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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:32


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COMMUNIQUE DE PRESSE DU CANDIDAT INDEPENDANT ELOIS ANGUIMATE

 Réunie en sa session extraordinaire le 01 mors 2010, la Coordination nationale de la compagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE, prenant acte du Décret n° 10.041 du 25 février 2010 portant convocation du corps électoral pour la journée du 25 avril 2010, soulève les vices qui y sont contenus et lui ôtent toute crédibilité :

Ce décret fixe la dote des élections au 25 avril 2010 et ne prévoit pas la date du second tour comme s'il était entendu que le scrutin sera à un tour;

En principe la dote de la tenue des élections devrait être fixée au moins 60 jours avant le scrutin « Sur rapport du président de la CEI » conformément à l'article 54 de la Loi n° 09.009 du 03 août 2009, portant Code électoral de la République Centrafricaine et non « Sur simple proposition du président de la CEI» comme cela est mentionné dons ce décret.

L'accord de sortie de crise intervenu dernièrement entre les groupes de l'opposition, la CEI et le gouvernement sous l'égide du Médiateur de la République stipule que toute décision ou sein de la CEI doit être prise par consensus. Ce décret est pris en même temps que celui modifiant partiellement les dispositions du décret na 09.323 du 09 octobre 2009 portant nomination des membres de la CEI. Or, ces derniers n'ont ni prêté serment ni pris service et par conséquent n'ont pas été associés à cette décision ce qui viole donc l'esprit du consensus.

Les articles 23, 25 et 62 du Code électoral disposent que les opérations d'inscription, la publication des listes électorales, l'établissement et la délivrance des cartes d'électeur, la mise en place des comités locaux, le nombre et la localisation des bureaux de vote et de dépouillement sont arrêtés et publiés soixante jours avant le démarrage de la compagne ce que ce décret ne respecte pas une fois encore.

Au regard à ces graves manquements, la Coordination Nationale de la Compagne du candidat Indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE:

-          rejette purement et simplement le décret n° 10.041 du 25 février 2010 convoquant le corps électoral;

-          invite instamment le Chef de l'Etat et son gouvernement, hantés par l'échéance du 10 juin prochain alors que c'est depuis fort longtemps qu'ils auraient dû y penser, à revoir leur copie en se tenant stricto sensu aux dispositions de la Loi n° 09.323 du 09 octobre 2009 en vigueur;

-          dénie au président de la CEI tout pouvoir de proposition convoquant le corps électoral;

-          appelle les Centrafricains à veiller à la sauvegarde de cet aspect de la démocratie gravement menacée;  

-          appelle l'opposition à faire bloc face à ce péril.

-          appelle une fois de plus la Communauté Internationale, qui ne ménage aucun effort pour nous accompagner dans nos turpides, à s'engager à nos côtés pour barrer la route à ce nouveau Coup d'Etat;

En tout état de couse, la Coordination nationale de la campagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle Elois ANGUIMATE se réserve le droit de saisir le Tribunal Administratif si rien n'est fait.

 

Fait à Bangui, le 01 mars 2010

Le Directeur de Campagne

 

Saturnin de Chékouth MBATA NGUIMANE

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:28


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AFP 07/03/2010 | Mise à jour : 22:48

L'opposition togolaise emmenée par Jean-Pierre Fabre a appelé ce soir à "la résistance" et a annoncé une marche mardi à Lomé "pour protester contre les résultats frauduleux", selon elle, du scrutin présidentiel du 4 mars, remporté par le président sortant Faure Gnassingbé.

"Le Front républicain pour l'alternance et le changement au Togo (FRAC, alliance de trois formations soutenant M. Fabre, ndlr) invite les populations togolaises et toutes les forces démocratiques à une marche qu'elle organise mardi à travers les rues de Lomé pour protester contre les résultats frauduleux du scrutin présidentiel du 4 mars proclamé par la Céni", la Commission électorale, indique un communiqué de l'opposition. "Le président élu Jean-Pierre Fabre et les responsables du FRAC lancent un appel à la résistance. Ils demandent aux uns et aux autres de ne pas faiblir", ajoute le texte.

Selon les chiffres officiels annoncés samedi soir, Faure Gnassingbé a remporté le scrutin présidentiel avec 60,92% des voix, contre 33,94% à M. Fabre. Ce dernier conteste ces résultats et affirme avoir remporté l'élection. Une manifestation de l'opposition dimanche, à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes. Selon la loi électorale togolaise, les résultats du scrutin doivent être transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours, durant lequel des recours peuvent être introduits.

 

Togo : l’opposition conteste la réélection de Gnassingbé

Le Figaro 07/03/2010 | Mise à jour : 17:56

Le président sortant Faure Gnassingbé aurait reçu 60,9% des voix, mais l'opposition dénonce une «procédure illégale». Dimanche, une nouvelle manifestation a essuyé des tirs de lacrymogènes.

Le Togo va-t-il renouer avec ses vieux démons ? Deux jours après le scrutin pour la présidentielle, la commission électorale a annoncé samedi soir que le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé avait été réélu président avec 60,9% des voix. Jean-Pierre Fabre, le principal candidat d'opposition, a catégoriquement contesté dimanche cette «prétendue victoire».

«Je conteste absolument les chiffres publiés car la procédure utilisée par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est illégale», a déclaré le candidat à la presse, en promettant de «ne pas se laisser faire». «Je veux que les résultats véritables soient publiés, car j'ai obtenu entre 55 et 60% des voix sur tout le territoire national», a-t-il affirmé depuis le siège de son parti, l'Union des Forces de Changement (UFC). «Nous allons multiplier les manifestations. Je n'ai jamais eu l'idée de faire de la violence mais si on me vole je ne baisserai pas les bras», a averti Jean-Pierre Fabre devant une centaine de jeunes militants surexcités.

Quelques heures plus tard, tenant sa promesse, Fabre est descendu dans la rue en compagnie de 200 à 300 partisans, dans une ambiance électrique. Immédiatement, des escouades de gendarmes casqués et matraque en main se sont déployées face aux manifestants. Et très vite, le cortège a dû essuyer des tirs de grenades lacrymogènes venant des forces de l'ordre.

Selon le président de la commission électorale, Issifou Tabio, le fils de l'ancien dictateur Gnassingbé Eyadéma a pourtant recueilli 1,2 million des suffrages exprimés jeudi, contre 692.584 à Jean-Pierre Fabre, le candidat du premier parti d'opposition. Très loin derrière en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes. Le taux de participation à cette élection a été de 64,68%.

«Irrégularités constatées»

Mais depuis le scrutin et avant même la publication des premiers résultats, chacun des deux principaux camps avait proclamé sa victoire. «Nous avons gagné la présidentielle du 4 mars 2010», avait affirmé vendredi Jean-Pierre Fabre. L'opposant avait également évoqué des «irrégularités constatées» dans le processus de vote, notamment des «bourrages d'urnes». Quelques heures plus tard, c'était au tour du porte-parole du gouvernement, Pascal Bodjona, d'annoncer sur la radio RFI que le président sortant Faure Gnassingbé, du RPT (Rassemblement du peuple togolais), avait «largement remporté» l'élection. «Je pense que c'est une plaisanterie, avait-t-il déclaré à propos de l'annonce du camp adverse. Je pense que l'UFC a connu une déroute totale au regard de tout ce qu'on a comme procès verbaux».

Il y a cinq ans, une vague de violences avait éclaté dans la capitale togolaise après l'annonce de la victoire contestée à la présidentielle de Faure Gnassingbé. Il succédait ainsi à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, mort quelques mois plus tôt et qui a régné sans partage sur le Togo pendant 38 ans. Les violences avaient fait 400 à 500 morts selon l'ONU. Selon Amnesty international, des militaires avaient attaqué les domiciles de présumés opposants avant et après le scrutin, les frappant à coups de gourdin ou les tuant par balles.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:40


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leparisien.fr  07.03.2010, 00h04 | Mise à jour : 00h09

 

Le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur de la présidentielle au Togo. Les résultats du scrutin sont contestés, le pays est sous tension. Officiellement Faure Gnassingbé a remporté l'élection avec 60,92% des voix, contre 33,94% des suffrages à son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, a annoncé samedi soir la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Très loin derrière, le troisième candidat (sur 7 au total), l'ex-Premier ministre Yawovi Agboyibo, a obtenu 2,96% des voix.

Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), avait été élu président en 2005, lors d'une élection contestée, et, en quête de légitimité, briguait un second quinquennat. «Le président est porté par une dynamique populaire, nous l'annoncions, nous en avons la preuve», s'est félicité Solitoki Esso, secrétaire général du Rassemblement du peuple togolais (RPT), le parti au pouvoir.

Immédiatement après l'annonce des résultats, l'ambiance était calme devant le siège du RPT. Seuls de jeunes hommes juchés sur des deux-roues criaient «Faure ou rien».  L'annonce de la victoire de M. Gnassingbé est intervenue deux jours après le scrutin, pendant lesquels la tension est peu à peu montée à Lomé, où la présence des forces de l'ordre a été considérablement renforcée.

Grenades lacrymogènes

Juste avant que la Commission électorale publie les résultats, le porte-parole du gouvernement togolais, Pascal Bodjona, a mis en garde contre toute manifestation de violence.  «Si les jeunes sortent pour manifester de façon pacifique, il n'y aura pas de problème, mais s'ils sortent pour détruire, nous n'allons pas faiblir», a déclaré à quelques journalistes M. Bodjona.«Les auteurs subiront les rigueurs de la loi», a-t-il ajouté.

Samedi après-midi à Lomé, une manifestation de l'Union des forces de changement (UFC), à laquelle participait M. Fabre, a été dispersée à coups de grenades lacrymogènes par la police. M. Fabre, qui a crié victoire dès vendredi, n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et certains de ses jeunes partisans ont plusieurs fois menacé de manifester violemment contre une éventuelle reconduction du président sortant.

Toutefois, samedi en fin de soirée, le calme régnait aux abords du siège de l'UFC, où une dizaine de personnes attendaient, l'air abattu. «Ce sont de faux résultats qu'ils ont donnés», s'est indigné Jean Adikossi, un chauffeur de 27 ans.

3,2 millions de Togolais étaient appelés jeudi aux urnes. Cette élection était perçue comme un test dans un pays traumatisé par les violences électorales, notamment lors de la présidentielle de 2005, où 400 à 500 personnes avaient été tuées selon l'ONU.




Faure Gnassingbé l'emporte avec 60,92% des voix (CENI)

Le président sortant du Togo Faure Gnassingbé a remporté l'élection présidentielle du 4 mars avec 60,92% des voix. Son principal adversaire, Jean-Pierre Fabre, a obtenu lui 33, 94% des suffrages, a annoncé samedi la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Faure Gnassingbé, 43 ans, a recueilli 1.243.044 voix lors de ce scrutin à un tour, et son principal adversaire, l'opposant Jean-Pierre Fabre, 692.584 voix (33,94%), sur 2.040.546 suffrages exprimés, selon un document transmis à la presse par la CENI. Très loin derrière, arrivé en troisième position, l'ancien premier ministre Yawovi Agboyibo a recueilli 2,96% des votes.

"Ces résultats seront transmis à la Cour constitutionnelle dans un délai de huit jours. Les recours pourront être introduits", a indiqué le président de la Céni, Issifou Taffa Tabiou.

Le taux de participation à cette élection, qui s'est déroulée jeudi sans heurts, a été de 64,68%. Quelque 3,2 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes pour choisir leur président parmi sept candidats. Faure Gnassingbé, fils du général Gnassingbé Eyadéma qui a régné sur le petit pays ouest-africain d'une main de fer pendant 38 ans (1967-2005), briguait un second quinquennat.

Installé dans le fauteuil présidentiel par l'armée en février 2005, juste après le décès de son père, Faure Gnassingbé avait finalement été élu président du Togo, une nation de 6,5 millions d'habitants, à l'issue d'une élection contestée, suivie de violences faisant 400 à 500 morts, selon l'ONU.

L'opposition n'a cessé de mettre en garde contre des fraudes électorales, et depuis plusieurs jours de jeunes partisans de M. Fabre ont menacé de manifester violemment au cas où le président sortant obtiendrait un nouveau mandat.

(ats / 06 mars 2010 23:51)

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:20
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Sylvain Ndoutingaï ministre des mines
et grand argentier de Bozizé
 



L’uranium déchaîne déjà la passion en Centrafrique alors qu’il est loin d’être extrait… Dans une lettre adressée le 28 janvier à Henri de Dinechin PDG d’Areva Ressources Centrafrique, la DGA centrafricaine de la société, Marie-Clotilde Nambona-Boybo, se plaint ainsi de subir mille et une vilénies. Tenue à l’écart des recrutements et des contrats de services dont elle est en fait responsable, elle critique également « le ralentissement intentionnel des travaux pour ne pas aboutir à l’exploitation avant 2010 » en violation des accords signés et « le non respect des engagements de la société » (constructions du centre de santé de Bakouma, en particulier). Marie-Clotilde Nambona-Boybo évoque au sein de l’entreprise un « climat de méfiance », un « manque total de franchise dans la collaboration » et « rétention délibérée des informations nécessaires à partager dans l’intérêt de la société ». Elle demande également de revoir le montant de son salaire « en y incluant tous les accessoires afin de permettre le plein épanouissement  selon la définition du mot ». Fin décembre, c’est Sylvain Ndoutingaï  himself qui avait lancé deux « missiles » sur Areva (LC n° 580). Tous les ingrédients d’un « enrichissement » de l’uranium centrafricain sont à maturation !

Lettre du Continent n° 583 du 4 mars 2010


NDLR : Encore une parente de la galaxie Bozizé qui se lamente pour mauvais traitement par Areva...et de ne pas bouffer assez...

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 01:17


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Source : hautetfort.com 06.03.2010 Le petit Blanquiste de Bretagne

Nicolas Sarkozy s'est rendu récemment au Gabon, pays qui a été dirigé pendant quarante et un ans par Omar Bongo - "l'ami" de tous les présidents de la République française. [1]

En confirmant, sur place, le maintien de la base militaire de Libreville, Nicolas Sarkozy a montré qu'il ne se distingue pas de ses prédécesseurs. La politique néo-coloniale française - la "Françafrique" et ses turpitudes - continue.

Cette base militaire (950 hommes actuellement) continuera donc de garantir la continuité du régime gabonais "ami" (dirigé aujourd'hui par Ali Bongo - le fils d'Omar) ainsi que la sécurité des 10.000 ressortissants et des 120 entreprises françaises opérant sur place (dont le pétrolier Total).

Cette base pourra aussi servir de point d'appui pour des interventions dans la région : le Golfe de Guinée (et son pétrole !) et les pays d'Afrique de l'Ouest (Côte d'Ivoire, Guinée, Niger) comme d'Afrique centrale (Tchad, Centrafrique, Cameroun, les deux Congo ...).

Nicolas Sarkozy s'était engagé à associer le Parlement à l'élaboration des nouveaux accords de défense avec les pays africains. Il n'en a rien été, et les députés et sénateurs n'ont, de leur côté, pas été trop exigeants...

De fait - parmi les politiciens français - qui s'intéresse vraiment au devenir des peuples africains ?

Sur cette question, c'est le consensus : au pouvoir, la gauche comme la droite se sont livrés à la même ingérence politique et militaire qui a maintenu "nos" ex-colonies dans la sujétion et dans la misère.

 

En apparence, le nouvel accord de défense signé avec le Gabon a éliminé la clause des accords précédents qui prévoyait une intervention automatique de la France en cas de "menace" extérieure comme intérieure. Cependant, il dissimule une multitude d'accords dits "techniques" qui permettent de le contourner sans forcément engager les troupes françaises de manière directe et frontale.

Ainsi, il est prévu que la France puisse fournir des matériels de guerre, des renseignements militaires voire des "conseillers" susceptibles de planifier des opérations militaires.

De plus, le déploiement des troupes françaises restera toujours possible en prenant pour prétexte l'évacuation de ressortissants ou des opérations humanitaires.

Notre responsabilité

Beaucoup de Français aiment s'indigner contre les politiciens africains qui sont parvenus au pouvoir après les "indépendances" ; ils les voient le plus souvent comme des autocrates corrompus et les tiennent pour responsables de la misère de leurs populations.

Mais c'est trop facile et trop hypocrite !

Car, en définitive, si beaucoup de ces politiciens sont là où ils sont c'est d'abord parce que la France les y a installés et maintenus contre la volonté de leurs propres peuples.

Or, la France ce sont des gouvernements, tous élus par une majorité de Français.

Rien ne sert donc d'en appeler aux droits de l'homme et aux grands principes démocratiques. Rien ne sert de compatir avec la misère africaine et de multiplier les oeuvres caritatives.

Il faut s'attaquer aux causes de la situation, ce qui ne passe pas uniquement - peut-être pas du tout - par des élections...

Il faut faire en sorte qu'en Afrique il n'y ait plus de gouvernements français qui - EN NOTRE NOM - continuent à perpétrer une politique d'ingérence meurtrière.

Le reste n'est que diversion... confortable !

JPD

Source principale : Philippe Leymarie, "La France fidèle à la dynastie Bongo", Le Monde diplomatique, 25 février 2010.

[1] Au Gabon, le groupe de Vincent Bolloré, qui convoitait la mine de fer de Belinga, avait placé la fille d'Omar Bongo à la tête de sa filiale Gabon Mining Logistics. (Thomas Detombe, "Vincent Bolloré et la Françafrique", Le Monde diplomatique, Manière de voir n° 108)

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 15:16


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                             Antonio Guterres

 

samedi 06 mars 2010

Par Emmanuel D'Abzac RFI

« J'ai été frappé par l'extrême générosité du peuple camerounais. Les réfugiés du Centrafrique ne sont pas dans des camps. Ils partagent la vie de la communauté camerounaise, ils sont dans les villages... et reçoivent ainsi une protection bien plus efficace. »

Antonio Gutteres, le Haut représentant aux réfugiés des Nations Unies, vient de passer trois jours au Cameroun afin de mesurer la situation de près de 80 000 réfugiés centrafricains installés dans l’Est camerounais. Ce sont principalement des populations d’éleveurs Bororos, victimes de racket et d’enlèvements. Les conditions de leur retour dans leur pays d’origine ne sont toujours pas réunies. M. Gutteres poursuit sa tournée régionale. Il est à présent en RCA pour trois jours.



NDLR : Au lieu de faire de la fuite en avant en fixant de façon si précipitée la date des élections, comment Bozizé compte-t-il résoudre la question de la participation de ces près de 80.000 citoyens réfugiés à l’Est du Cameroun du fait des conséquences de sa mauvaise gouvernance et de l’insécurité, aux prochaines élections ? Quand la CEI pourra-t-elle se rendre sur les lieux pour procéder à leur recensement ?Autant de questions incontournables que Bangui ne saurait éluder.

 

LE HAUT COMMISSAIRE DU HCR EN VISITE AU CAMEROUN.

 

Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /2010 20:06

 

S.E ANTONIO GUTERRES EST VENU DISCUTER AVEC LES AUTORITES CAMEROUNAISES ET CENTRAFRICAINES DES DEFIS A RELEVER ET DES ACTIONS A PRENDRE EN FAVEUR DES REFUGIES.



C'est le 2 mars 2010 que le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés est arrivé au Cameroun. Son séjour sera marqué par des rencontres  de haute importance, notamment avec le ministre des relations extérieures Henri Eyebe Ayissi, Marafa Hamidou Yaya, en charge de l'administration territoriale et de la décentralisation, le vice- premier-ministre, ministre de la justice garde des sceaux Amadou Ali ,  M.Yang Philemon, premier ministre, chef du gouvernement et son Excellence Paul Biya, président de la république , chef de l'état. Au cours de la conférence de presse donnée à l'hôtel Hilton de Yaoundé, le haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés s'est dit satisfait des mesures prises par le Cameroun pour améliorer les conditions de vie des réfugiés. Il a aussi remercié le président Paul Biya pour son en engage ment en faveur de la sécurité et de l'épanouissement des réfugiés vivant au Cameroun. Il faut dire qu'au 31 décembre 2009, le Cameroun abritait environ 101269 réfugiés. La République centrafricaine arrive  en tête avec 80,880 réfugiés basés dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua; le Tchad vient en deuxième position avec 3,626 réfugiés basés dans le camp Langui, et le Nigeria avec 2,871 réfugiés localisés dans le Nord -ouest et l'Adamaoua. En outre le Cameroun abrite 12,580 réfugiés urbains et 1,312 demandeurs d'asile  des pays tels que la RCA, le Tchad, le Rwanda, la République Démocratique du Congo(RDC) et d'autres nationalités révèle le HCR.


M. Antonio Guterres accompagné de la Représentante du HCR au Cameroun, Mme Aida Hailé Mariam et du Coordonnateur résident du système  des Nations Unies, M.Thierry Mertens, a rencontré les réfugiés Centrafricains installés dans le site de Boulembe, situé à 30 km au nord de Bertoua,  puis celui de Manjou banlieue de Bertoua à l'Est Cameroun. Le Haut Commissaire du HCR, ancien premier ministre Portugais de 1996 à 2002, a aussi eu des entretiens avec le gouverneur de cette région, M. Adolphe Lele Lafrique Tchoffo Deben. Durant ce périple, son Excellence Antonio Guterres a pu toucher du doigt les réalités du quotidien des réfugiés majoritairement  originaire de la Centrafrique. C'est la raison pour laquelle l'escale de Bangui est prévue dans le programme du Haut Commissaire du HCR. Du 5 au 9 mars 2010 à Bangui, il aura des entretiens avec les autorités Centrafricaines certainement dans l'optique de trouver les solutions aux problèmes des réfugiés et évoquer naturellement la possibilité d'un rapatriement volontaire, avec en prime la mise en oeuvre des conditions d'accueil et de réinsertion de ces hommes, femmes et enfants qui ont fui leur pays pour diverses raisons. Le Cameroun reste le pays qui accueille actuellement le plus grand nombre de réfugiés. Le pays est réputé pour son hospitalité légendaire, mais un exode massif des réfugiés au Cameroun peut s'accompagner de graves  problèmes de santé, d'alimentation et surtout d'insécurité.



camerouninfos.overblog.com      

 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:27


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A ces Messieurs de la Politique Centrafricaine,

 

Je suis surprise de voir que l’ensemble de la classe politique centrafricaine qui s’assoit aujourd’hui à la table du Président de la C.E.I. dont elle a demandé hier la démission, ne fasse pas de la disparition du Colonel Charles Massi, Leader Politique, Président fondateur du Forum Démocratique pour la Modernité, Député de Baboua, l’une de ses revendications.

 

Ses prises de positions et ses actes politiques lui ont coûté la vie. Faut-il en plus que le silence de ses amis du FRUD, de l’UFAP, du GPO, du CPPO, de L’UFVN et du CNT ne l’assassine à nouveau et que vous donniez l’occasion au Président BOZIZE de se laver les mains dans le sang de Charles MASSI ou de GOUNGAYE WANFIYO ?

 

Si tel avec été le cas pour un seul d’entre vous, le Colonel Charles Massi se serait levé contre l’impunité et l’injustice dans ce Pays.

 

De tout temps, ils se sont battus à vos côtés pour faire respecter la démocratie, la justice et l’équité.

 

Chaque homme a ses idées et a le droit de les exprimer, mais nul n’a le droit de laisser dans l’oubli ces Hommes qui ont subi les actes odieux d’enlèvement, de séquestration et de tortures jusqu’à ce que mort s’ensuive de la part de celui que vous allez élire demain.

 

Aussi, à la veille de vos élections présidentielles et législatives, permettez-moi, Messieurs les politiques, de m’interroger sur le devenir de votre pays.

 

En vous comportant de la sorte, vous ne faites que consolider la réélection déjà volée de François BOZIZE.

 

Aujourd’hui, vous criez au scandale et demandez le report pour cause d’irrégularité ! Mais, souvenez-vous, Messieurs les politiques, que Charles Massi, en précurseur, avait dénoncé le risque d’un Dialogue Politique et d’un Programme de D.D.R. mal préparés sur les ondes d’Africa N°1 à la fin de l’année 2008. Le « coup d’épée dans l’eau » visionnaire de Charles Massi est malheureusement d’actualité.

 

Alors, Messieurs les politiques, combien de temps encore allez-vous trembler devant les bourreaux de la Nation, qu’attendez-vous pour vous soulever comme un seul homme et exiger que le corps d’un des vôtres vous soit rendu et que la vérité soit établi sur la mort d’un autre ?

 

Que chacun se pose la question : à qui le tour, demain ?

 

Le 4 Mars 2010

 

Claudine PaillardA

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:24


A C cemac


(Zenga-Mambu.com 05/03/2010)

Histoire complexe et souvent douloureuse que celle de la franc-maçonnerie en terre noir-africaine. Infiltrée par les réseaux affairistes, inféodée aux dictatures en place, l’institution qui prône l’idéal de fraternité a bien du mal à faire entendre sa voix.

Derrière ce constat affligeant, des maçonnes et maçons africains œuvrent pour que justice et égalité deviennent une réalité. Eclairage sur une franc-maçonnerie source d’incompréhensions.

« Si Dieu tue un riche, il tue un ami ; s’il tue un pauvre, il tue une canaille » proclame le romancier ivoirien Ahmadou Kourouma, dans sa critique des dictatures africaines(1). Goût du pouvoir sans limites, ignorance des populations civiles, culte de l’apparence, sont les attributs de la grande majorité pour ne pas dire de l’intégralité des dirigeants africains passés et présents.

Denis Sassou N’Guesso et Pascal Lissouba, au Congo Brazzaville, Omar Bongo et son fils Ali au Gabon, François Bozizé en République Centrafricaine, Idriss Déby au Tchad, tous se sont illustrés dans des guerres fratricides, perpétrant massacres et désolations. Et tous sont francs-maçons, ont vécu le rituel si symbolique du passage sous le bandeau lors de l’initiation, qui doit permettre à l’homme de renaître et devenir meilleur. Le constat est amer et les interrogations multiples.

Alors que la maçonnerie occidentale a insufflé démocratie, émancipation des hommes et accroissement des libertés, la maçonnerie africaine, n’aurait-elle engendré que des potentats sanguinaires, trahissant les valeurs de l’institution même qui les a accueillis ? Faut-il parler d’échec et ignorer les maçonnes et maçons africains qui cherchent à instaurer plus d’humanité et de valeurs citoyennes dans leur pays ? Comprendre la maçonnerie africaine, ses particularités, et son imbrication dans le politique, c’est d’abord remonter aux origines de son implantation.
La colonisation et l’émergence d’une maçonnerie « paternaliste ».

Dès le XIXème siècle, les grandes puissances européennes, surtout la France et la Grande-Bretagne convoitent le continent africain. La colonisation, au-delà des arguments économiques évidents, avec la mainmise et l’exploitation des richesses locales est perçue comme un acte civilisateur des populations. Cette vision sera partagée par de grands humanistes, défenseurs des droits de l’homme, Jules Ferry et Léon Gambetta pour ne citer qu’eux. Mais elle pose d’emblée les bases d’un paternalisme, où situation dominante de ceux qui savent, les blancs, sur les ignorants, les indigènes. La franc-maçonnerie qui apparait alors sur le continent africain suivra assez naturellement cette tendance. Le 9 mai 1781, une première loge voit le jour, la Respectable Loge Saint-Jacques des vrais amis rassemblés, à l’orient de Saint-Louis du Sénégal. Ce sera ensuite la création de loges au Maroc, en Tunisie, à Madagascar, en Guinée, au Congo(2).


De l’incompatibilité à être franc-maçon

Par Nicolas Georges, rédacteur en chef

En Europe, la franc-maçonnerie a été, au XVIIIe siècle, le moteur d’une formidable révolution intellectuelle. Il y avait enfin un lieu neutre de toute idéologie, dépourvu de dogmes et de prêt-à-penser. L’homme pouvait être lui-même sans craindre d’être jugé ou même persécuté.

Ce souffle nouveau a été qualifié par la suite : l’esprit du siècle des lumières. Il n’est jamais retombé depuis. Ce modèle de « libre pensée » à l’européenne a essaimé en Afrique par l’intermédiaire des militaires et administrateurs partis dans les colonies. Les premières Loges maçonniques se sont donc créées dans les grandes capitales africaines.

A l’aube de l’indépendance, les africains ont repris leur terre. Au cœur de sa propre tradition multiethnique, l’Afrique héritait de la philosophie du siècle des lumières : la franc-maçonnerie.

Cette franc-maçonnerie, pour beaucoup, avant d’être perçue comme symbolique ou philosophique, était la représentation de l’ancien pouvoir en place. De fait, à la fin de la colonisation, les africains qui ont pris le pouvoir, se devaient de prendre tous les symboles du Pouvoir. La maçonnerie devenait un statut dont on devait être paré.

Aujourd’hui, meurtris par les guerres et les conflits armés, certains pays africains condamnent la franc-maçonnerie. Denis Sassou N’Guesso, Omar et Ali Bongo, pour ne citer qu’eux, sont tristement célèbres pour l’atrocité de leur dictature et leur appartenance maçonnique. C’est là une bien mauvaise image et un triste sort pour une institution qui se veut humaniste et progressiste.

Pourquoi Denis Sassou N’guesso et Ali Bongo devraient-ils encore être considérés comme franc-maçons ?

 C’est la question que nous posons aux obédiences françaises qui n’hésitent pas à aller sur place pour reconnaitre « comme tel » des dirigeants qui semblent exempts des valeurs maçonniques. A moins que d’autres liens unissent les grands maîtres entre eux, il y a des amitiés qu’il est difficile de justifier aux yeux des populations massacrées.


Sources : http://www.gadlu.info/franc-maconnerie-magazine-n%C2%B0-3.html


Par Hélène Cuny

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:17


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 Rome (Agence Fides 4/3/2010) – “Les guérilleros de la LRA ont causé de graves dommages matériels, mais ce sont surtout ceux psychologiques et humains qui m’attristent” dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, dont le diocèse fait partie de la mission de Rafai au Sud-est de la République Centrafricaine, récemment attaquée par des guérilleros ougandais de l’Armée de libération du Seigneur (LRA, cf. Fides 22/2/2010).

« Les rebelles ont entièrement rasée la mission catholique et seule l’intervention d’un détachement de l’armée a évité que deux coopérants français soient enlevés » dit Mgr Aguirre Muños. « Les deux coopérants, un homme et une femme, enseignaient au lycée géré par les Sœurs franciscaines de Montpellier, respectivement les mathématiques et le français. Dans cette zone, l’Eglise gère des écoles de tout ordre et de tout niveau, allant des écoles élémentaires aux lycées. A Bangassou, nous avons aussi un institut technique pour les jeunes des rues et les filles mères » dit Mgr Aguirre Muños.

La présence des guérilleros de la LRA constitue une sérieuse menace pour les populations locales et la vie de la mission du diocèse. Mgr Aguirre Muños explique comment il a été possible qu’un groupe de guérilla depuis des années actif dans le Nord de l’Ouganda soit parvenu à menacer le Sud-est de la République Centrafricaine, qui n’a pas de frontière commune avec l’Ouganda:

« Depuis quelques années la LRA s’est déplacée du Nord de l’Ouganda pour s’établir d’abord à Juba, dans le Sud Soudan, puis près d’Isiro, dans la forêt de Garamba, au Nord-est de la République Démocratique du Congo » dit l’Evêque de Bangassou. « C’est là que les rebelles ougandais avaient établi leur quartier général, doté même de plusieurs pistes où atterrissaient des petits avions qui transportaient leur ravitaillement. A qui sont ces avions et d’où ils arrivaient, on ne sait. En décembre 2008 les armées d’Ouganda, du Sud Soudan et de la RD Congo ont attaqué le quartier général de la LRA dans la forêt de Garamba. Le chef de la LRA, Joseph Kony a cependant réussi à échapper à la capture, ainsi qu’une bonne partie des guérilleros ».

« L’opération militaire de 2008 a eu deux conséquences – explique Mgr Aguirre Muños. En premier lieu les guérilleros se sont vengés sur la population civile congolaise, accomplissant des atrocités inénarrables. J’ai recueilli des témoignages des survivants et j’ai vu des photographies sur les violences des guérilleros, qui sont impressionnants ».

En second lieu – continue l’évêque- les guérilleros se sont répartis en une centaine de petits groupes. Plusieurs de ceux-ci sont entrés en Centrafrique. La première localité qui a été attaquée a été Obo, qui se trouve à la frontière centrafricaine avec le Soudan et l’extrême Nord-est de la RDC. Ils ont saccagé le village et ont enlevé 74 personnes. Une bonne partie de celles-ci ont ensuite été relâchées, certaines après un an et demi de prison ».

« Avant Rafai, les guérilleros avaient attaqué la petite ville de Zacko, où ils avaient tué deux personnes et enlevé 55 jeunes, dont la plupart ont été libérés. Une quinzaine de jeunes femmes restent cependant entre les mains de la LRA » dit Mgr Aguirre Muños.
« Désormais les guérilleros se sont enracinés en Centrafrique. On considère que Kony lui-même est caché en territoire centrafricain. On ne comprend pas qu’il soit encore en mesure d’échapper à la capture car on dit qu’il est malade et qu’il se déplace avec une vingtaine de femmes et de nombreux enfants ».

L’armée ougandaise a envoyé un contingent militaire en Centrafrique, avec le consentement des autorités locales, pour chercher à arrêter les guérilleros. « Des moyens importants ont été mobilisés » – dit Mgr Aguirre Muños. « Une piste de 4.000 mètres a été construite pour les avions de transport ougandais, avec lesquelles sont arrivés des moyens de transport aériens et des hélicoptères ».

« La LRA est une secte, quand Kony sera capturé je pense que le groupe finira » conclut Mgr Aguirre Muños.

(L.M.) (Agenzia Fides 4/3/2010) fides.org

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:09


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Triangle-ONG-lyonnaise

La Croix 04/03/2010 17:10


Les deux expatriés de l’ONG Triangle GH sont retenus depuis plus de cent jours par un groupe de rebelles soudanais, les Aigles de libération de l’Afrique

Au départ, l’ONG Triangle GH avait choisi la discrétion la plus absolue. Pas un mot sur la prise d’otages de leurs deux employés enlevés le 22 novembre 2009 au nord-est de la République centrafricaine. Devant la lenteur des négociations et face à l’inquiétude grandissante des familles, l’association lyonnaise est sortie de son silence mardi 2 mars, au centième jour de captivité.

 Dans un bref communiqué, elle a dévoilé les prénoms des otages, Olivier D. et Olivier F., imitant la démarche adoptée pour les journalistes de France Télévisions capturés en Afghanistan. Les deux Olivier, âgés d’une trentaine d’années, sont respectivement technicien spécialisé en eau et coordinateur de programme. Triangle GH les présente comme des « collaborateurs expérimentés ».

 Créée en 1994, cette ONG française travaille sur des situations humanitaires d’urgence comme de développement. Elle intervient aujourd’hui dans une dizaine de pays d’Afrique et d’Asie, dont le Soudan, le Yémen, la Birmanie ou la Corée du Nord. Ses missions portent aussi bien sur le développement rural que l’accès à l’eau, l’hygiène, l’assainissement ou l’éducation.

Les "Aigles de libération africaine", auteur de plusieurs rapts d'Occidentaux

Lors de leur enlèvement, les deux Olivier travaillaient depuis des mois à la création d’écoles et de puits dans la région de Vakaga, située à plus de 1 000 km au nord-est de la capitale, Bangui. « C’est un territoire particulièrement sous-développé, négligé par les autorités, coupé du reste du pays à la saison des pluies, et bordé par les frontières du Tchad et du Soudan », explique-t-on au siège de Triangle. Les affrontements y sont fréquents entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et le banditisme renforce l’insécurité dès que l’on quitte Birao, la préfecture.

Jusqu’à la prise d’otages, cette ville était considérée comme sûre par les organisations internationales, du fait de la présence des casques bleus de l’ONU et des troupes régulières. Depuis, les expatriés de l’ONG sont partis à Bangui, d’où ils pilotent les programmes à distance en attendant le retour à la liberté de leurs deux collègues.

 Ceux-ci semblent être retenus de l’autre côté de la frontière soudanaise par un groupe rebelle aux méthodes crapuleuses se dénommant les « Aigles de libération africaine ». Ce mouvement est l’auteur de plusieurs rapts d’Occidentaux dans la zone ces deux dernières années. Le 6 février, ils avaient libéré Laurent Maurice, agronome français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), après 89 jours de captivité.

« Nous n’avions pas agi pour de l’argent mais parce que nous souhaitions que la France change sa politique dans la région », avait alors affirmé Abou Mohamed Al Rizeigi, l’un des responsables des ravisseurs. Lesquels avaient cependant réclamé auparavant un million d’euros pour la libération du Français.

Olivier TALLES

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