Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:37


premiere-urgence.jpg

le 08-03-2010 16:00 | émis par : Première Urgence

La République Centrafricaine (RCA) est en proie depuis de nombreuses années à des conflits armés entraînant des actes de violence généralisés et une insécurité récurrente. Cette situation est à l'origine de multiples déplacements de populations aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la RCA.

C'est ainsi que depuis 2005, plus de 80.000 réfugiés centrafricains majoritairement Mbororos ont été contraints de fuir leurs villages en RCA, victimes des actes de persécutions perpétrés par des groupes rebelles et de coupeurs de route, utilisant des méthodes sordides telles que les enlèvements de femmes et d'enfants contre rançon.

Fadimatou et Hamadou ont fui le conflit centrafricain pour se réfugier le long de la frontière au Cameroun. Ils nous livrent leurs témoignages.

 Fadimatou Magadji a 24 ans, mère de 3 enfants, a fui les conflits en Centrafrique et après plusieurs semaines de marche, s'est installée avec sa famille au Cameroun. Elle vit aujourd'hui à la périphérie du village de Ndanga Gandima.

 Fadimatou : « Les premiers mois ont été très durs, nous n'avions pas de maison, pas d'eau et surtout rien à manger du fait de la perte de notre troupeau de boeufs en Centrafrique. Puis une équipe de Première Urgence est venue au village pour sélectionner des femmes qui pourraient travailler aux champs et cultiver des légumes et du manioc. En accord avec mon mari, je me suis tout de suite inscrite.

Depuis décembre 2008, je travaille tous les jours aux champs et je récolte mes légumes. Au début c'était dur, je n'avais jamais manipulé les outils et j'avais mal au dos mais maintenant j'ai l'habitude et les moniteurs de Première Urgence nous ont appris et nous motivent tout le temps pour ne pas baisser les bras. Je cultive les légumes-feuilles pour préparer le Ndolé et aussi le Foléré et les tomates.

Il y a aussi eu des distributions de poules et j'ai reçu 3 poules et un coq. J'ai construit avec mes soeurs un poulailler mais malheureusement j'ai perdu 2 poules à cause des rapaces. Mais la troisième poule a eu des oeufs que j'ai pu vendre au marché pour 100 francs chaque oeuf.

Ce projet de Première Urgence m'a beaucoup aidé à nourrir ma famille et aussi à vendre des légumes sur le marché pour pouvoir acheter de l'huile, du sel et du pétrole. J'ai même pu m'acheter un nouveau pagne ! »

Hamadou a 65 ans. Il était un grand éleveur en Centrafrique et ses 40 têtes de bétail lui permettaient d'élever ses 7 enfants sans grande difficulté.

Hamadou : « On a tué ma femme et 3 de mes enfants sous mes yeux. Pour sauver les 4 autres, j'ai du vendre tout mon troupeau. Par la suite nous avons préféré nous séparer afin d'éviter que cela ne se répète. Depuis je suis seul et je suis sans nouvelle de mes enfants... »

Hamadou est arrivé au Cameroun, dans la ville de Gbiti puis à Boubara, il y a 4 ans. Il passait ses journées sur le bord de la route à attendre que "son heure vienne".

Hamadou : « J'ai essayé le maïs, mais ça n'a pas marché, puis Première Urgence est arrivée. Avec mes légumes, j'ai maintenant de quoi manger. Avec la vente, j'ai eu plus de 50.000 francs, et j'ai pu acheter de la viande, du poisson et des habits. Aujourd'hui je n'ai plus le temps de m'ennuyer. Tous les jours je me lève et vais m'occuper de mon jardin. Je souhaite maintenant utiliser mes économies pour acheter des poules ou des chèvres. »

Hamadou est l'un des bénéficiaires les plus motivés du programme de relance agricole. Tous les jours il travaille sur ses billons qui sont les plus beaux et les plus rentables de la parcelle de Boubara. Il a retrouvé sa joie de vivre et envisage sérieusement de se remarier....

C'est grâce à un financement du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) que Première Urgence soutient les réfugiés centrafricains, en leur enseignant des techniques agricoles et en fournissant les semences et les outils qui leur permettront d'améliorer leur autonomie et de retrouver une vie normale au Cameroun.

© News Press 2010

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:33


Bozize171108275.jpg


(Libre antenne 08/03/2010)

Sous d’autres cieux, le calendrier électoral très précis est fixé un an à l’avance ou au pire des cas 6 mois avant le scrutin. Toute élection confère à l’élu un Mandat limité dans le temps et dans l’espace. Bozizé élu Président de la République disposait d’un mandat de cinq (5) ans à la tête de l’Etat Centrafricain, comme le stipule la Constitution du 27 décembre 2004 dont il a été l’initiateur. Les Elections Présidentielles et Législatives qui doivent légalement se tenir au mois d’avril ont été bâclées à dessein dans leur préparation par le Président sortant BOZIZE.

Pourquoi avoir attendu le mois de mars 2010 pour publier le Décret de convocation du corps électoral à un scrutin devant se tenir le 25 avril 2010 ? De qui se moque BOZIZE ? BOZIZE veut flouer le processus électoral et passer en force comme il en a l’habitude. Il perpétue ainsi sa logique du 15 mars 2003 : le pouvoir par tous les moyens et coûte que coûte. Et comme le peuple Centrafricain par peur des armes de BOZIZE a dû avaler la pilule bien que amère en 2003 sans broncher, en 2005, une autre dose a été administrée à l’occasion des élections mal organisées et truquées. En 2010, le Général comme un mauvais Médecin s’apprête cette fois ci à réaliser une intervention chirurgicale avec visiblement le malin plaisir de laisser volontairement un bistouri dans le ventre de son patient. L’accumulation des erreurs entraîne une faute lourde et engage la responsabilité de l’auteur. Il ne faut pas oublier qu’un patient même grabataire arrive à se révolter contre le traitement de son Médecin qu’il juge inapproprié.

Le Peuple Centrafricain s’est tu en 2003 et en 2005 ; se taira t-il de nouveau en 2010 au vu de la volonté manifeste de BOZIZE de confisquer le pouvoir par tous les moyens ?

- BOZIZE méprise royalement les conclusions du Dialogue Politique Inclusif.

 - BOZIZE torpille à dessein la mise en œuvre du programme DDR censé ramener la sécurité sur le territoire notamment les zones sous contrôle rebelle et permettre ainsi à tous les candidats aux élections de pouvoir battre campagne partout dans le pays sans inquiétude d’ordre sécuritaire. Les fonds alloués à ce programme sont tombés dans un tonneau des Danaïdes.

- BOZIZE a mis sur pied une CEMI en mission commandée (l’aider à se maintenir au pouvoir par tous les moyens)

- BOZIZE dénie à des milliers de ses compatriotes le droit de vote : les centrafricains réfugiés au Tchad et au Cameroun, beaucoup de centrafricains vivant dans l’Ouham-Pendé et les zones rebelles et qui ont fui pour se réfugier en brousse n’ont aucune possibilité de s’inscrire sur les listes électorales et de voter.

- BOZIZE ne veut pas d’une liste électorale comportant effectivement les noms de tous les Centrafricains en âge de voter.

- BOZIZE convoque au scrutin un corps électoral qui n’existe pas puisqu’il n’ya pas eu de recensement de la population et d’opérations d’inscriptions sur les listes électorales.
- BOZIZE achète la conscience des membres de la CEMI en leur promettant des récompenses financières et matérielles. Les premiers représentants des Candidats qui avaient été désavoués par leurs Etats Majors ont encore été réintroduits dans la CEMI sous d’autres casquettes, avec le même objectif : faire gagner BOZIZE.

- BOZIZE terrorise ses opposants en les insultant copieusement et régulièrement sur les ondes de la Radio Centrafrique et en leur promettant, tel un boucher, de les dépecer un à un ; quelques jours après, on apprenait la disparition de l’opposant Charles MASSI dont les circonstances sont toujours non élucidées sans que la pression internationale ne soit exercée sur lui et ses proches. A qui le prochain tour ?

- BOZIZE impose la tenue des élections en avril sans que les conditions minimales soient réunies. Cette fuite en avant ne regarde que lui.

- BOZIZE sait que son bilan est nul et est conscient que le Peuple l’attend fermement aux Elections à l’issue desquelles il ne sera pas réélu si ces dernières sont un peu transparentes. Alors il fait tout pour flouer tout le monde, ses opposants et le Peuple Centrafricain et réaliser un hold-up électoral en 2010 comme en 2005.

BOZIZE et tous ceux qui le soutiennent à l’extérieur et à l’intérieur du pays dans la logique d’un éventuel hold-up électoral doivent savoir ceci :

- Un éventuel hold-up électoral en 2010 ne passera pas. Le PEUPLE CENTRAFRICAIN se lèvera et se révoltera. Mains nues contre armes, le PEUPLE CENTRAFRICAIN VAINCRA COMME EN 1979 FACE A LA TYRANNIE BOKASSA !

- Que BOZIZE n’oublie pas l’histoire. Moussa Dadis CAMARA a fini comment ?

BOKASSA a fini comment ? MOBUTU a fini comment ? KABILA a fini comment ?

MAMADOU TANDJA a fini comment ? Tous ces derniers étaient pourtant plus puissants que BOZIZE mais ils ont été neutralisés. Que BOZIZE suive l’exemple du Général KOLINGBA en 1993 au lieu de s’entêter comme Robert GUEI, Moussa Dadis CAMARA et MAMADOU TANDJA au risque de subir le même sort qu’eux.

- Les Elections Présidentielles et Législatives de 2010 en RCA doivent être transparentes, justes et équitables pour tous les candidats.

- Si BOZIZE impose un hold-up, le Peuple Centrafricain le neutralisera, le déposera le moment venu. La communauté internationale est prévenue.


GUEREKOUA JEAN-JACQUES

© Copyright Libre antenne

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 02:10


Samir-Amin_.jpg

 

2010-03-08 11:59 Par Christophe Champin RFI

Anniversaire des indépendances africaines/Economie

Samir Amin, 79 ans, n'a rien perdu de sa fougue militante. Tête pensante du Tiers mondisme, proche de certains des pères des indépendances, comme Modibo Keita, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages politiques et économiques, il traque le capitalisme et l'impérialisme international sous toutes leurs formes. Interrogé par Christophe Champin (RFI), il dresse le bilan de 50 ans de relations entre les États africains et le reste du monde.

  R.F.I.: Faites-vous partie de ces pessimistes qui disent que les cinq décennies de l'indépendance sont cinq décennies perdues ?

 
Samir Amin : Je ne suis pas pessimiste et je ne pense pas que ce sont cinq décennies perdues. Je reste extrêmement critique, extrêmement sévère à l’égard des États africains, des gouvernements, des classes dirigeantes, mais je suis encore plus critique à l’égard du système mondial qui est responsable, en grande partie, des échecs africains. Vous savez la colonisation que l’on vante aujourd’hui a été une catastrophe historique. Au sortir de la colonisation, au Congo belge, il y avait neuf Congolais qui avaient effectué des études supérieures. Après 30 ans du régime de Mobutu, l’un des régimes les plus ignobles qu’on ait eu dans l’histoire, ce chiffre se compte par centaines de mille. Autrement dit, le pire régime africain a fait trois mille, cinq mille fois mieux que la belle colonisation belge. Il faut rappeler ces choses.

 
R.F.I. : Quand vous pointez du doigt le système mondial qui a mené en partie le continent africain là où il est aujourd’hui... que reprochez-vous particulièrement à ce système mondial ?

 
S.A. : Au moment des indépendances africaines, l’Afrique était, et reste encore aujourd’hui, le «ventre mou», la partie la plus vulnérable du système mondial. Et une partie vulnérable du système mondial est condamnée par la logique même de ce système à être surexploitée. La surexploitation en Afrique, c’est principalement le pillage des ressources naturelles du continent. C’est-à-dire que l’Afrique est utile pour le système mondial dans la mesure où elle est une source de richesses naturelles assez fabuleuses. L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains. Les peuples africains pour le système mondial sont de trop. Ils ne font pas partie de cette frange des travailleurs, sauf les émigrés bien entendu, que l’on surexploite. Ce qui est intéressant pour l’impérialisme, pour l’appeler par son nom contemporain, ce sont les ressources naturelles de l’Afrique. Et pourquoi l’Afrique est vulnérable ? Parce que précisément, après avoir reconquis son indépendance, les pays africains ne se sont pas engagés suffisamment, pas engagés du tout même, dans la voie d’une industrialisation accélérée. Je dis le contraire de ce que l’on dit généralement : l’industrialisation, c’est pour plus tard. L’Afrique n’est pas mûre pour l’industrialisation. On disait ça de la Chine il y a cinquante ans. On disait ça de la Corée du Sud. Ce sont précisément les pays qui se sont industrialisés, rentrés dans l’industrialisation, d’une façon décidée, qui sont aujourd’hui les pays émergents. Alors l’Afrique a pris cinquante ans de retard. Dans ces cinquante ans de retard, il y a une part importante de responsabilité des classes dirigeantes. Mais la faiblesse même de ces classes dirigeantes, le fait qu’elles aient accepté de se situer dans le statut d’État client de l’Occident ne réduit pas la responsabilité des pays occidentaux.


R.F.I. : Est-ce qu’il n’y a pas aussi le risque de placer systématiquement ces pays en position de victime. Les dirigeants aujourd’hui sont acteurs sur le continent africain.

S.A. : Bien sûr qu’ils sont acteurs ! Ce sont les alliés subalternes dans le système mondial, donc ils ont autant de responsabilité que leur patron. Mais leur patron a autant de responsabilité qu’eux. Prenons une question banale, celle de la corruption parce que tout le monde parle de la corruption et c’est vrai une bonne partie des politiciens africains sont corrompus à l’extrême. Mais ceux qui les corrompent ne sont pas moins responsables.

R.F.I. : Revenons à l'histoire.1960, année d’indépendance pour de nombreux pays africains. Certains évidemment ont acquis leur indépendance plus tôt, mais l'année 1960 est une année importante pour beaucoup de pays francophones et certains pays anglophones. Où êtes-vous précisément à cette époque-là ?

S.A. : Je suis précisément en Afrique. J’avais été en Égypte, dans mon pays, entre 1957 et 1960. En septembre 1960, je suis allé à Bamako. Je crois que c’était le jour même de la proclamation de l’indépendance du pays, ou c’était le lendemain. Donc dès le départ, j’avais fait le choix de mettre mes compétences modestes au service du développement de l’Afrique nouvelle, de l’Afrique indépendante.

R.F.I. : Comment avez-vous vécu ce jour de l’indépendance ?

S.A. : Je l’ai vécu avec beaucoup d’enthousiasme et avec beaucoup d’attente. Enfin, ces pays ayant reconquis leur indépendance allaient pouvoir s’engager dans un développement digne de ce nom, c’est-à-dire rapide, à marche forcée, mais également juste, bénéficiant à l’ensemble du peuple, aux classes populaires. J’ai choisi d’aller au Mali pas par hasard. C’est parce que le gouvernement malien, le parti qui s’appelait l’Union soudanaise à l’époque, avait fait des choix radicaux c’est-à-dire un choix d’indépendance, un choix d’indépendance pas rhétorique mais d’indépendance réelle, en se battant sur le terrain pour obtenir la marge de manœuvre la plus large possible et, l’histoire de ce parti en faisait un parti qui était très largement à l’écoute des masses populaires, notamment de la paysannerie. Beaucoup de conditions étaient réunies pour un bon départ. Et le départ n’a pas été mauvais, mais le pays restait extrêmement vulnérable non pas seulement pour des raisons géographiques : un très grand pays à l’époque très peu peuplé (il y avait 4 millions d’habitants à peine), avec des frontières énormes et incontrôlables, sans accès à la mer, donc toute sorte de raisons de vulnérabilité.

La dérive est venue rapidement. Dans cette dérive les classes dirigeantes locales ont une responsabilité particulière parce qu’elles s’étaient créé une marge de manœuvre et elles ne l’ont pas utilisée de la meilleure manière. La dérive vers le pouvoir, je ne dirais pas personnel, mais le pouvoir d’une élite et d’une minorité, y compris le pouvoir personnel a été très rapide.

R.F.I. : Il y a d’autres pays qui avaient fait un choix : la Guinée ou le Ghana prônaient une certaine indépendance économique notamment vis-à-vis des anciens colonisateurs. Est-ce qu’à l’époque, en observant ces pays, vous perceviez tous les problèmes qui allaient survenir dans les années 70-80 ?

S.A. : Oui et non. Je n’aurais pas l’outrecuidance de dire que j’avais tout prévu, mais j’ai vu assez rapidement les difficultés et les dérives possibles et qui se sont avérées de véritables dérives, celle du Mali, mais également celle du Ghana. J’ai été au Ghana et le Ghana m’a toujours fait une assez bonne impression c’est-à-dire, en dépit des dérives, une capacité de se ressaisir, ce qui a été le cas, avec des hauts et des bas, bien entendu. La Guinée qui m’a donné dès le départ une impression déplorable, c’est-à-dire l’impression d’un gouvernement et particulièrement d’un président, extrêmement autoritaire, Sékou Touré, qui était un bon politicien au sens où il savait manœuvrer, il savait parfois faire les concessions qu’il fallait ou des choses de ce genre, il savait parfois négocier au plan international, mais il n’avait aucune culture politique, aucune vision des véritables difficultés et des exigences d’un développement.

Le minimum pour un développement exige, exigeait et exige toujours, une certaine démocratie pas au sens du blueprint («modèle», en français), de la recette toute faite comme celle du multipartisme et des élections qui seront dans la plupart des cas tout à fait bidons - pas seulement dans les conditions de l’Afrique, également ailleurs, y compris en Europe, puisqu’on peut voter comme on veut en Europe et le résultat est comme si on n’avait pas voté (rires) - mais au sens de la prise en considération de la dimension sociale, c’est-à-dire d’une démocratie associée au progrès social, et non dissocié du progrès social, a fortiori associé à une régression sociale comme c’est le cas à l’heure actuelle quand il y a quelques éléments de démocratie.

R.F.I.: Concevez-vous l’échec des politiques qui ont été menées dans ces pays comme un échec des idées que vous avez défendues ou de l’application de ces idées ?

S.A. : L’argument qui consiste à dire «les idées étaient bonnes mais leur application a été mauvaise» n’est pas mon genre de raisonnement. Si l’application a été mauvaise, c’est que les idées n’étaient pas parfaites. Je ne dirais pas qu’elles étaient mauvaises. On peut penser que les grands principes choisis par un certain nombre de pays africains au lendemain des indépendances étaient des principes corrects, mais ça ne suffit pas. Il faut aller plus loin. Il faut traduire ces principes en sous-principes, je dirais en méthodes d’action et là, on a vu très rapidement les contradictions apparaître.

 

R.F.I.: L'Afrique a-t-elle une place dans la mondialisation... que vous critiquez, par ailleurs ?

S.A. : L’Afrique doit trouver sa place. Si elle le doit, elle le peut. Mais c’est un peu théorique. Dans le court terme, l’Afrique reste extrêmement vulnérable. Et comme je le disais, dans l’avenir visible, l’Afrique reste pour le monde entier, particulièrement pour les puissances développées du capitalisme, une source de matières premières : que ce soient les hydrocarbures, que ce soit l’uranium, que ce soient les minéraux rares, les métaux rares (ça c’est très important pour l’avenir), ou que ce soient les terres agricoles ouvertes maintenant à l’expansion de l’agri-business occidental, chinois, brésilien et autre, que ce soit demain le soleil et donc l’électricité lorsqu’elle pourra être transférée sur de longues distances, et que ce soit l’eau. Le capital international s'intéresse exclusivement à ces opportunités. Pour le capital international, l’Afrique, les Africains n’existent pas. Le continent africain est un continent géographique plein de ressources. Point. Et c’est contre cette idée que l’Afrique doit s’organiser pour non pas seulement refuser de se soumettre à ce pillage, mais utiliser ces ressources naturelles pour son propre développement.

R.F.I. : Après les indépendances, différents chefs d’Etat ont tenté de mettre en place des méthodes de développement dit autocentré ou plus indépendant des anciens colonisateurs : Julius Nyerere en Tanzanie, Kwame Nkrumah au Ghana… Ces modèles ne sont pas parvenus à leurs buts. Aujourd’hui, on est dans cette période du tout capitalisme mondialisé. Que faire en fait ?

S.A. : Ces moyens et ces politiques ne sont pas parvenus à leurs buts, c’est vrai, Mais les autres non plus. On a vanté beaucoup à l’époque le choix de Houphouët-Boigny et le choix de l’ouverture non régulée et incontrôlée de la Côte d’Ivoire. Et où en est la Côte d’Ivoire aujourd’hui ? Je crois que sa situation est bien pire que celle du Ghana, c’est-à-dire que malgré tout, l’héritage, la partie positive de ce que Nkrumah avait fait, c’est pour cette raison que le Ghana est dans une moins mauvaise situation aujourd’hui qu’un pays voisin et très comparable par ses richesses et par son type d’agriculture, de richesses naturelles, par sa taille, qu’est la Côte d’Ivoire.

R.F.I. : Quelle est aujourd’hui la marge de manœuvre des États africains pour trouver une voie médiane ?

S.A. : Cette marge de manœuvre est en train de renaître précisément par le succès des pays dits émergents : la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres pays moins importants comme la Corée du Sud, ou en Afrique même, l’Afrique du Sud (c’est le seul). Ces pays sont déjà en conflit avec les pays de l’Occident. On l’a vu à l’occasion de la visite d’Obama à Pékin et dans les suites de cette visite. Et ce conflit qui n'est pas seulement un conflit pour l’accès aux ressources naturelles mais aussi pour l’accès au marché, l’accès au financement, va aller en s'aggravant. Ce conflit constitue également une garantie contre la poursuite du projet de contrôle militaire de la planète par les Etats-Unis de contrôle militaire de la planète qui est bien malade maintenant, ne soit pas poursuivi. Même s’il y a beaucoup de bémols à mettre, ces pays émergents comprendront qu’ils ont intérêt à contribuer à la renaissance, à la reconstitution (il n’y a pas de reconstitution en histoire) de quelque chose comme  Bandoeng, c’est-à-dire je n’irai pas jusqu’à dire un front commun mais une alliance très large même avec les pays les plus vulnérables, avec les pays du continent africain, de façon à se renforcer collectivement et à imposer un recul des ambitions occidentales et le pillage du continent.

R.F.I. : Beaucoup de pays africains se tournent vers la Chine, vers l’Inde, parfois comme si c’était une planche de salut pour sortir de leur situation. N'est-ce pas une erreur ? La solution... ne serait-elle pas plutôt de savoir jouer avec les différents partenaires ?

S.A. : Jouer avec les partenaires est un jeu dangereux. À l’époque de Bandoeng, bien des pays y compris l’Égypte nassérienne, ont voulu jouer du conflit entre les États-Unis et l’Union soviétique : jouant la carte soviétique de temps en temps, la carte américaine à un autre moment. Ils ont perdu sur les deux tableaux. Je crois qu’aujourd'hui, un pays qui engagerait… une diplomatie disons, active, qui s’engagerait à jouer une carte chinoise un jour et une carte américaine le lendemain serait également vouée à l’échec. Je crois qu’il faut au contraire travailler à reconstituer cette ligne des 77 (les 77 sont beaucoup plus nombreux aujourd’hui et le groupe des 77 s’appelle « 77 + Chine » aux Nations unies). Les Chinois proposent à beaucoup de pays africains ce que l’Occident ne propose pas: la construction d’une gigantesque infrastructure qui est l'une des conditions d’un développement possible, d’un développement industriel, d’un développement digne de ce nom, qui ne soit pas simplement quelques produits agricoles d’exportation dans des conditions misérables, mais des infrastructures de transport, des chemins de fer, des routes, … Après tout, la seule grande construction de chemins de fer dans l’histoire moderne de l’Afrique après les indépendances a été le Tanzam qui a été fait par les Chinois. Maintenant, il n’est pas impossible hélas que dans la course aux ressources naturelles, les Chinois et les Brésiliens et les autres ne se comportent pas très différemment, d’une façon très différente des Occidentaux.

R.F.I. : L'Afrique ne risque-t-elle pas de se retrouver dans la même configuration mais avec des partenaires différents ?

S.A. : Non, je ne crois pas. Parce que les partenaires sont différents. Le partenaire chinois et le partenaire brésilien ne sont pas dans la situation des États-Unis ou de l‘Europe. D’abord, ils n’ont pas un projet de contrôle militaire de la planète comme les États-Unis. Si les États-Unis ont un projet de contrôle militaire de la planète, hélas l’Europe suit. L’Europe, c’est l’Otan et l’Otan, ce n’est rien d’autre que les alliés subalternes des États-Unis. Ni la Chine, ni l’Inde, ni le Brésil, quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir sur la nature des classes dirigeantes et la nature des choix de développement économique et social de ces pays, ne sont pas dans la même position.

R.F.I. : Beaucoup d’observateurs parlent d’une période historique qui serait dans une sorte de seconde indépendance de l'Afrique, notamment pour l’Afrique francophone. Qu’en pensez-vous ?

S.A. : Ce sont des grands mots. Nous sommes dans une deuxième vague. Elle peut être meilleure ou elle peut être pire que la première - dans l’histoire c’est toujours ouvert –. L’Afrique avait commencé pas si mal en dépit du titre du livre de René Dumont, l’Afrique noire est mal partie. Elle était mal partie sur certains points, sur certains plans, et René Dumont avait raison sur ce point, en ce qui concerne l’agriculture. Mais l’Afrique qui n’était pas tellement mal partie en 1960 s’est enlisée très rapidement et je souhaite que ce qui s’annonce soit une deuxième vague d’indépendance, si on l’appelle ainsi, du continent africain.




 
Bulletin de Chinafrique.com. Le chemin de fer Tanzanie-Zambie, un monument perpétuel

Time Magazine (6/11/1978) The Great Railway Disaster

Un voyageur (blog en anglais) The Tazara, a challenge

Tanzania Daily News annonce la recapitalisation de Tazara et une aide en équipement de la Chine (2/07/2009)

Tanzania Daily News annonce que la société Tazara est prête à transporter les supporters de football pour la Coupe du monde en Afrique du Sud (13/01/2010).
TANZAM vu par
Le nom de TANZAM désigne aujourd'hui une autoroute qui relie la Tanzanie à la Zambie.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:34


Assingambi-Zarambaud.jpg

Depuis quelques mois, les hordes sans foi ni loi de l'Armée dite de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph KONI, venues de la lointaine Ouganda qui n'a pourtant pas de frontières avec la RCA, écument l'Est du pays; elles massacrent, violent, pillent, brulent des dizaines de maisons et emportent des citoyennes et des citoyens pour en faire des esclaves, des' rebelles forcés ou des esclaves sexuelles, privant la RCA de producteurs valides et de jeunes filles fécondes qui devaient lui donner de nombreux enfants pour peupler son vaste territoire sous-peuplé.     -

Bien que les armées ougandaise et soudanaise aient volé à notre secours et bien que notre Armée ait affirmé avoir dépêché d'importantes troupes aux fronts, force est de constater que les hordes de Joseph KONI continuent à semer la mort et la désolation; elles ont même progressé de la frontière avec le Soudan jusqu'à OBO, MBOKI, NZAKO, BAKOUMA et RAFAI. A présent on dit qu'elles sont à 17 kms de Bangassou, dont les habitants seraient en débandade, selon Radio Ndéké Luka, et qu'elles viennent d'attaquer YALINGA, dans le Nord - Est du Pays.

Etant donné que la stratégie élaborée par l'Armée Nationale s'est révélée inopérante, il est nécessaire que chaque citoyen propose une autre stratégie que lui suggère son simple bon sens, même s'il n'est pas militaire et s'il n'est pas sorti d'une école de guerre ou d'une école d'Etat - Major.

Une rébellion n'est généralement solide que si elle bénéficie du soutien de la population et dispose d'une base de repli, d'un sanctuaire, où" elle peut se réfugier sans crainte lorsqu'elle est attaquée. Or, la LRA ne bénéficie d'aucun soutien des populations, bien au contraire, et elle n'a pratiquement plus de base de repli, ni au Soudan, ni en Ouganda. Seule une petite portion du territoire du Congo Démocratique lui est accessible. En fait, la partie du territoire du Congo Démocratique où sévit encore la LRA est assez éloignée de la frontière Centrafricaine.

Dans ces conditions, au lieu d'attaquer la LRA uniquement là où elle s'est avancée, le simple bon sens du profane en stratégie militaire lui suggère qu'on l'attaque simultanément à partir des frontières du Soudan et du Congo pour lui couper toute possibilité de retraite, et à partir de là où elle s'est avancée pour la prendre en tenailles. Il faut évidemment pour cela sélectionner des soldats aguerris et courageux, qui ne se contentent pas de sillonner les routes, mais qui rentrent en brousse pour affronter l'ennemi. Il faut également pour cela battre le rappel de tous les valeureux soldats formés sous le régime KOLINGBA par MOBUTU, les américains et les Français.

En verrouillant de leur côté leurs frontières avec la RCA, le Soudan et le Congo Démocratique permettraient, avec notre Pays, non seulement de prendre la LRA en tenailles, mais aussi de l'encercler complètement et de la mettre définitivement hors d'état de nuire.

Certes, on peut se demander comment nos troupes pourraient procéder pour se retrouver aux frontières soudanaise et congolaise, sur les lignes arrière de la LRA. Il faut alors se rappeler que le Soudan et l'Ouganda interviennent déjà sur notre territoire avec des avions et des hélicoptères. On pourrait dès lors leur demander d'héliporter une partie de nos troupes à leurs frontières; on pourrait tout aussi bien, si nous tenons à notre souveraineté, le faire avec notre avion de transport de troupes C 130, s'il est en état de voler. En réceptionnant cet avion, le Président de la République avait déclaré qu'il servirait au transport de nos troupes. On pourrait enfin demander l’aide de la France, en vertu des accords de défense, s'agissant d'une agression étrangère. Il est curieux qu'on ne semble pas y avoir pensé depuis lors. Secret défense?

Selon l'interview accordée à Radio Ndéké Luka par l'ex - « médecin» centrafricain de Joseph KONI, après chaque attaque les hordes de la LRA parcourent de nuit une centaine de kms à pieds pour éviter toute contre - attaque. C'est ce qui explique que ces hordes aient pu attaquer YAUNGA peu de temps après avoir attaqué RAFAI. Afin de suivre à la trace les hordes de la LRA après chaque attaque, l'Armée devrait remettre des téléphones portables avec chargeurs solaires à tous les chefs des villages de l'Est et du Nord - Est du pays.

La guerre est avant tout affaire d'hommes, mais aussi affaire de renseignements et de transmissions. Si des téléphones portables avec chargeurs solaires avaient été remis aux chefs des villages de RAFAI, non seulement "attaque de YALINGA n'aurait pas été une surprise, mais on n'aurait pas laissé les hordes de la LRA progresser tranquillement et impunément jusqu'à atteindre YALINGA. Un compatriote vivant en France vient d'amener à Bangui 20 des 100 chargeurs solaires de haut de gamme dont il dispose. Par ailleurs les sociétés de téléphonie mobile viennent de lancer des promotions pour des téléphones portables à seulement 6.000F l'unité. Pourquoi ne pas profiter de l'aubaine?

Si des régions de l'Est et du Nord - Est ne sont pas encore couvertes par la téléphonie mobile, le Gouvernement devrait d'urgence intimer l'ordre aux sociétés de téléphonie mobile de remédier immédiatement à cette carence. Voilà à quoi on aboutit lorsqu'on délivre des licences d'exploitation sans cahier des charges imposant la couverture de toute l'étendue du territoire dans un laps de temps déterminé, et qu'on laisse les sociétés ne s'implanter que quand et où bon leur semble. L'interconnexion doit devenir une réalité, au lieu de demeurer un vœu pieu psalmodié par chaque Ministre des Télécommunications qui passe.

Les sociétés de téléphonie mobile nous doivent bien tout cela, elles qui se sont installées en ne payant qu'une faible partie de leurs faibles frais de licences sur leurs fonds propres et ne nous ont payé le solde qu'avec les recettes des clients, c'est-à-dire avec notre propre argent, contrairement à ce qui se passe partout ailleurs en Afrique.

Nous ne devons pas oublier qu'avec des parties du territoire national occupées par les hordes de la LRA, sans compter les parties occupées par une autre rébellion étrangère et des rébellions « nationales », il ne sera pas possible d'organiser des élections ouvertes à tous et crédibles.

On peut qualifier cette « stratégie» d'illusoire, d'irréalisable ou de fantaisiste, auquel cas il faut déployer une nouvelle stratégie plus efficace et propre à nous débarrasser définitivement des hordes de la LRA. Il n’y va pas seulement de notre honneur et de l’honneur de notre armée, il y va aussi de notre survie en tant que Nation indépendante, souveraine et fière.

Bangui le 2 mars 2010

Me ZARAMBAUD Assingambi


NDLR : Me Zarambaud soulève un problème crucial qui est bien réel. Pourquoi en effet, les autorités de Bangui ne sollicitent-t-elles pas l'aide militaire de la France pour résoudre la calamité que constitue la LRA de Joseph Kony et ses hordes de bandits qui sont un véritable cauchemar pour les paisibles populations du Sud Est centrafricain ? Manifestement la présence massive de l'armée ougandaise dans le secteur ne suffit pas. En vertu des accords de défense toujours en vigueur encore en attendant leur révision et la conclusion de nouveaux comme la France vient d'en signer avec le Togo, le Sénégal et récemment le Gabon, si Bozizé, qui est pourtant si prompt à réclamer l'intervention de l'armée française lorsqu'une rébellion veut descendre sur Bangui pour le renverser, (cas UFDR en 2007) lançait un appel à la France.

En décembre 2008, Bangui n'a même pas été fichu de solliciter ne serait ce qu'un appui aérien à la France lors des opérations militaires conjointes avec l'Ouganda et la RDC contre les bandits de Joseph Kony. Seul l'Ouganda l'a fait et obtenu effectivement ce soutien aérien de l'armée française. La signature des nouveaux accords de défense France-Centrafrique traîne en longueur du fait justement des exigences de Bozizé d'y voir être prises en compte dans le projet de document, des clauses spéciales de sécurité en vertu desquelles la France était toujours intervenue jusqu'ici pour sauver le pouvoir des potentats locaux qui se sont succédé à la tête du pays.

C'est bien la preuve que Bozizé n'en a en réalité rien à foutre des souffrances que les bandits de la LRA imposent aux citoyens des localités du Sud-Est si éloignées de la capitale comme Obo, Rafai, Zémio, Bambouti, Bakouma, et autres Yalinga. Cela doit être dit. C'est à la limite de la haute trahison de son serment de défendre le territoire national et son peuple, crime passible de la Haute Cour de justice. Et dire qu'avec cela, il voudrait rempiler pour cinq ans encore à la tête du pays...!  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:13


Elois-Anguimat-.jpg

 

Quid de la population centrafricaine en 2010 et pourquoi les élections ne doivent pas avoir lieu maintenant malgré les gesticulations du gouvernement. Le peuple centrafricain et la communauté internationale doivent savoir. Les chiffres accusent.

  1. De la population et du décret n° 10.049 du 12 mars 2010

Hypothèse moyenne avec un taux de croissance de 2,5 %.

Méthode : Interpolation linéaire.

Période 2003 à 2010 soit 7 ans. 

Source RGPH 2003

 

ANNEE

2003 / RGPH

2010

Décret N°10.049 du 02.03.10

ECARTS (1) et (2)

 Bangui

622 771

748 977

531 763

91 008 / 218 214

Ombella-Mpoko

356 725

410 242

304 025

52 700 / 106 217

Lobaye

246 875

283 912

214 137

32 738 / 69 775

Mambéré Kadéï

364 795

419 523

289 688

75 107 / 129 835

Nana Mambéré

233 666

268 721

184 794

47 872 / 83 927

Sangha Mbaéré

101 074

116 238

89 871

11 203 / 26 367

Ouham Péndé

430 506

495 093

325 567

104 939 / 179 526

Ouham

369 220

424 621

280 772

88 448 / 143 849

Kémo

118 420

136 185

98 881

18 539 / 37 304

Nana Gribizi

117 816

135 491

87 341

30 475 / 48 150

Ouaka

276 710

318 223

224 076

52 634 / 94 147

Bamingui Bangoran

43 229

49 714

38 437

4 792 / 11 277

Haute Kotto

90 316

103 866

69 514

20 802 / 34 352

Vakaga

52 255

60 095

37 595

14 660 / 22 500

Basse Kotto

249 150

286 529

203 887

45 263 / 82 642

Mbomou

164 009

188 615

132 740

31 269 / 55 875

Haut Mbomou

57 602

66 244

38 184

19 418 / 28 060

Total

3 895 139

4 512 281

3 151 272

743 867 / 1 361 009

 

 

 

 

 

 

LE RGPH de 2003 définitivement validé et rendu public dénombre 3.895.139 habitants en Centrafrique. Le décret n° 10.049 du 02 mars 2010 donne le chiffre de 3.151.272.  L’écart entre les deux chiffres est de 743.867. Du RGPH de 2003 et du gouvernement, qui détient le bon chiffre ? Le Gouvernement peut-il nous donner sa source ?

 

Avec un taux officiel de croissance annuel de 2.5 %, de 2003 à 2010 soit au bout de 7 ans, la population centrafricaine doit avoisiner les 4.512.281. L’écart entre cette projection et le chiffre retenu par le gouvernement est de 1.361.009. Alors que la République Centrafricaine n’a pas connu de cataclysme majeur ou un très important exode, on est en droit de se demander ce que sont devenus ces million trois cent soixante et un mille neuf Centrafricains au nombre desquels on peut abusivement compter les cent trente huit mille cent soixante quatre (138 164) réfugiés au Tchad, au Cameroun et au Soudan dénombrés par le haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés ? A quoi donc ont servi les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) qui a nécessité d’importantes mobilisations humaine et financière ?

  

Le peuple centrafricain souverain et la communauté internationale sont en droit d’exiger du gouvernement des explications sur ces importants écarts et surtout sur la provenance des chiffres par lui utilisés dans le Décret n° 10.049 du 02 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales pour les élections législatives.

 

  1. Des électeurs :

Dans une récente interview par lui accordée aux media, le porte-parole du gouvernement a lâché le chiffre de 1.200.000 électeurs. Quand on sait que des rumeurs persistantes ont fait état de ce que le gouvernement aurait procédé avec l’aide de certains chefs de quartier et de village à sa solde à l’enrôlement des électeurs, doit-on déduire que le Ministre porte-parole du gouvernement rend ainsi public le résultat du travail fait en catimini ? Quelle garantie accordée à ce chiffre ?

Ici encore, les chiffres issus du RGPH et de la projection sur la base du taux de croissance de 2.5 % de la population centrafricaine nous édifient autrement :

Tranche d’âge

Population 2003

Taux

Population 2010

Ecart

0 – 4 ans

644 732

16,55 %

771 511

 

5 – 9 ans

572 161

16,66 %

672 989

 

10 – 14 ans

468 062

12 %

549 972

 

15 – 19 ans

439 884

11,30 %

516 863

 

20 – 24 ans

364 383

9,35 %

428 150

 

25 – 29 ans

301 036

7,73 %

352 717

 

30 – 34 ans

253 392

6,50 %

297 735

 

35 – 39 ans

213 300

5,47 %

250 527

 

40 – 44 ans

173 117

4,44 %

203 412

 

44 - 49 ans

130 496

3,35 %

153 332

 

50 – 54 ans

99 796

2,56 %

117 260

 

55 – 59 ans

71 921

1,85 %

84 507

 

60 – 64 ans

61 128

1,60 %

71 825

 

65 – 69 ans

41 424

1,06 %

48 673

 

70 – 74 ans

32 528

0,83 %

38 220

 

75 – 79 ans

15 256

0,40 %

17 925

 

80 ans et plus

13 523

0,35 %

15 889

 

Total

3.895.139

100 %

4 512 281

 

 

En partant de la tranche des 20 ans, le nombre d’électeurs en 2003 est supérieur à un million sept cent soixante onze mille deux cents quatre vingt dix sept (1 771 297). En 2010, le nombre des électeurs doit être équivalent à deux millions cinq cent soixante dix sept mille soixante (2 577 060).

Chiffre du gouvernement : 1 200 000 électeurs

Ecart avec le chiffre du RGPH de 2003 : 571 297

Ecart avec la projection de 2010 : 1 377 060.

Le gouvernement ignore-t-il vraiment ces chiffres officiels ? N’y a-t-il pas volonté de sa part de frauder ou de faire capoter le processus électoral dont l’issue lui est défavorable ?

 

Les chiffres accusent.

 

Au gouvernement de la République Centrafricaine d’apporter à la veille de ce scrutin capital la preuve de sa bonne foi en rendant publiques ses sources d’informations er en laissant la CEI faire son job selon l’esprit des textes et du consensus en vigueur.

 

Les démocrates et les amis de la communauté internationale doivent rester vigilants et veiller au grain.

Elois ANGUIMATE



NDLR : Toutes ces grossières et sacndaleuse anomalies laissent Bozizé et sa clique de marbre. Ils s'en fichent éperdument et poursuivent imperturbablement leur chemin et leur logique de faire fi d'une préparation consensuelle des élections. C'est ainsi que Bozizé met directement la pression sur Serge Singa le repsonsable d'un établissement privé, Newtech Institut à qui il a donné suffisament de moyens financiers et informatiques pour la révision des listes électorales découvertes comme par enchantement au quartier Combattant par le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé. Selon nos informations, les listes révisées devraient être publiées le 22 mars prochain nous dit une source bien informée à Bangui ayant requis l'anonymat. De même, toujours selon notre source, Bozizé a également attribué de gré à gré à un opérateur économique de la place proche de lui, le marché de confection des cartes d'électeurs dont l'impression s'effectue actuellement en parallèle avec la révision des listes électorales du vrai faux pasteur Binguimalé.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:09


Areva.jpg

 

Source : areva.com

 

AREVA Resources Centrafrique est la filiale opérationnelle d’AREVA Resources Southern Africa en République Centrafricaine. La société est installée à Bangui et développe un projet minier dans la région de Bakouma.

Le Projet Bakouma

Le projet Bakouma est localisé à 100 km au nord de Bangassou, préfecture régionale, et à 900 km au nord-est de Bangui.

Le gisement de Bakouma, situé sur un paysage de dolomites, est connu depuis longtemps des équipes d'AREVA, le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) ayant été à l'origine de sa découverte dans les années 1960.

En 2009, le projet est entré en phase de préfaisabilité. Les ressources identifiées à fin 2008, affichaient une teneur moyenne de 1 720 ppm (soit 1,72 ‰). Le démarrage des opérations sur site est attendu dans les années à venir, avant de progressivement parvenir à une pleine production à partir de 2014-2015.

AREVA Ressources Centrafrique est d'ores et déjà détentrice du permis d'exploiter pour les gisements de la zone de Bakouma.

Développement local

AREVA Ressources Centrafrique participe à l’émergence des talents locaux. Environ 160 personnes travaillent en moyenne sur le site, ce chiffre évoluant en fonction de l’activité. Un programme de formation conséquent est en cours de développement pour renforcer le potentiel national et près de 200 000 euros y ont été alloués pour la période 2009-2010.

AREVA a signé un accord avec le gouvernement centrafricain en août 2008. Avec l’exploitation du gisement de Bakouma, la Centrafrique bénéficiera :de 18 milliards de francs CFA sur cinq ans (près de 30 millions d’euros),

de la construction d’infrastructures (routes, structures sanitaires et scolaires, alimentation électrique) du don de matériel médical d'une valeur de plus de 200 000 euros de l’emploi de 900 personnes une fois la montée en puissance du projet achevée. 

Contact

AREVA Ressources Centrafrique

Tel. +236 21 61 37 10

Fax +236 21 61 37 32

Copyright 2010 AREVA.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 01:07


Antonio Guterres HCR2[1]

 

Par CHRISTIAN.TCHAPMI | Lundi 8 mars 2010 | Le Messager

Vous venez d’achever en terre camerounaise votre visite qui a été principalement marquée par l’escale dans les sites accueillant les réfugiés dans la région de l’Est du pays. Que peut-on retenir de ce périple ?

Avant toutes choses, je tiens à exprimer ma gratitude face à la politique très généreuse et très hospitalière mise sur pied par le Cameroun pour accueillir ces milliers de réfugiés qui sont venus chercher la protection en terre camerounaise. J’en ai fais moi-même le constat et je pense que le Cameroun est une seconde patrie pour ces réfugiés. Deuxièmement, je rends hommage à l’hospitalité de l’Etat camerounais qui continue de mettre à la disposition de ces étrangers tout ce dont ils ont besoin pour se sentir en sécurité dans ce pays. Ce qui, évidemment, rentre dans le cadre de la promotion des programmes de protection et d’assistance que développent déjà depuis plusieurs années, le HCR au Cameroun.Au cours de cette visite qui s’achève, j’ai rencontré les réfugiés installés dans le site de Boulembé dans la région de l’Est, j’ai touché du doigt le quotidien de ces centaines de réfugiés qui sont pour la plupart des réfugiés centrafricains. J’ai également discuté avec les autorités gouvernementales du Cameroun (Philémon Yang, Premier ministre, chef du gouvernement, Marafa Amidou Yaya, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, André Eyebe Ayissi, ministre des Relations extérieures et Adolphe Lele Lafrique Tchoffo Deben, gouverneur de la région de l’Est, et bien sûr Paul Biya, le chef de l’Etat, qui l’a reçu en audience, Ndlr) sur les défis à relever et des actions à prendre dans le cadre du renforcement de l’aide et de l’assistance à ces réfugiés.

Parlant justement d’autorités, vous revenez du Palais de l’Unité où vous avez été reçu par la plus haute autorité du pays, le président Paul Biya. Peut-on savoir ce qui ressort de ce tête à tête ?

Je vais d’abord avouer que j’en ressors très ému parce que le président de la République nous a confirmé l’ouverture du Cameroun et de sa volonté à renforcer l’hospitalité de ce pays à l’endroit des réfugiés. Ce qui est à mon sens une contribution très réconfortante dans le processus d’accueil de ces réfugiés. Mais le point le plus important de cet échange avec le président de la République, c’est l’engagement humanitaire de l’Etat camerounais à toujours accueillir les réfugiés en terre camerounaise, mais aussi sa volonté à maintenir la paix et la stabilité dans les régions où sont installés ces réfugiés.

Lorsqu’on sait que le Cameroun à lui seul offre l’hospitalité à environ 8.000 réfugiés, on se demande bien si l’Etat sera toujours à la hauteur pour répondre aux sollicitations de ce nombre pléthorique, mieux, si le HCR parvient à couvrir leurs besoins…

Je dois tout d’abord reconnaître que les défis à relever par le HCR au Cameroun sont nombreux. Nous en sommes conscients rassurez-vous. Ce d’autant plus que chaque année, le pays accueille un nombre considérable de réfugiés. Tenez par exemple, le budget du Hcr en 2008 s’élevait à 13,2 millions de dollars (environ 5 milliards FCfa). Ce qui au regard de l’augmentation sans cesse croissante du nombre de réfugiés devient insuffisant, vu que la demande devient de plus en plus forte. C’est donc pour moi l’occasion de lancer un appel à la communauté internationale pour qu’elle nous vienne en aide. Qu’elle essaye de répondre aux besoins des réfugiés centrafricains en matière de santé, d’éducation, d’eau. Ce qui pour ma part est même un devoir vis-à-vis de ces réfugiés.

La situation politique en République centrafricaine et marquée aujourd’hui par une insécurité et une instabilité notoires. D’où ce perpétuel mouvement migratoire des réfugiés vers le Cameroun et vers d’autres pays voisins. En tant que Haut commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, qu’entendez-vous faire pour remédier à cela ?

La situation qui prévaut en Centrafrique ces moments représente une tragédie pour l’Afrique et même pour le monde entier. Car l’instabilité et l’insécurité qui y règnent ont des répercussions sur tout le continent. Des milliers de réfugiés ont fui des rebelles qui attaquent leurs villages, volent leur bétail et kidnappent leurs femmes ainsi que leurs enfants. Nombre d’entre eux ont subi de multiples traumatismes et ils ont perdu des proches. Ils ont également perdu leurs bétails et leur mode de vie traditionnel, devenant entièrement dépendants de l’aide humanitaire en tant que réfugiés. Personne n’a hélas levé le doigt pour arrêter cette souffrance. Je pense qu’il faut aujourd’hui tirer la sonnette d’alarme. Mais il faut avouer en toute sincérité que ce cri d’alarme était déjà nécessaire il y a longtemps. Car cette indifférence vis-à-vis de la Centrafrique dure il y a trop longtemps et que comme on dit dans mon pays « il vaut mieux cesser l’alarme tard que jamais ». C’est donc pour le HCR un devoir de répondre aux besoins de ces populations sinistrés, de les assister et de les prendre en charge. Je pense qu’avec l’aide du gouvernement camerounais, de la communauté internationale ainsi de nos agences des Nations-Unies, nous y arriverons.

Aujourd’hui, le Cameroun va se joindre à la communauté internationale pour célébrer la journée internationale de la Femme. On imagine bien que dans les différents sites que vous avez visités, il y a parmi ces réfugiés des femmes. Qu’a concrètement prévu le HCR pour ces femmes en cette journée qui leur est consacrée ?

Je suis au courant de la célébration de cette journée et je puis vous rassurer que les femmes réfugiées ne seront pas mises en marge. Pour cette année, 250 femmes qui vont représenter les différentes communautés de réfugiés installés en terre camerounaise vont effectivement prendre part au défilé.

Après le Cameroun, vous êtes attendu à Bangui, la capitale centrafricaine. Peut-on savoir ce que prévoit votre feuille de route dans ce pays ?

Tout comme je l’ai fait au Cameroun, je vais tout d’abord rencontrer les autorités du gouvernement centrafricain pour discuter avec eux sur les défis à relever et des actions à prendre dans le cadre de l’aide et de l’assistance aux réfugiés.

 

Source : http://www.lemessager.net/2010/03/antonio-guterres-«-c’est-un-devoir-pour-le-hcr-de-repondre-aux-besoins-des-refugies-»/

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:58


Boziz--putschiste.jpg

 Au fur et à mesure, les preuves de complicité des deux larrons que sont les deux vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimalé apparaissent petit à petit au grand jour. C’est ainsi qu’on sait désormais que c’est flanqué de son soi-disant dircab un ex-gendarme du nom Eloge Goyémidé et le DG Adjoint de la police nationale centrafricaine un certain Yves Gbéyoro, que le vrai faux pasteur s’est secrètement rendu début février dernier à Khartoum afin de remettre aux plus hautes autorités soudanaises le budget prévisionnel des élections, Bozizé ayant préalablement sollicité en marge du dernier sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba, le concours financier de son homologue Omar El Bachir.

 

Plusieurs autres chefs d’Etat tels que Téodoro Obiang Nguema de Guinée équatoriale, Abdelaziz Bouteflika d’Algérie et l’incontournable Guide libyen, ont également été ciblés par Bozizé pour être démarchés en vue d’obtenir aussi leur contribution pour le financement des élections centrafricaines afin de lui permettre de faire l’impasse sur les enveloppes annoncées par les bailleurs de fonds habituels de la communauté internationale (USA, UE, France et autres) mais toujours non décaissées car soumises à des conditionnalités non satisfaites, situation qui donne de l’urticaire à Bozizé.

 

S’agissant du fameux rapport qui a sous tendu le décret illégal de Bozizé convoquant le corps électoral pour le premier tour de la présidentielle le 25 avril prochain dont le Collectif des Forces du Changement a exigé la publication, n’a d’existence que dans l’imaginaire du président de la CEI, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé et de son mentor Bozizé. Ils ne peuvent donc jamais pouvoir le mettre à la disposition des autres membres de la CEI ni le publier. Le vrai faux pasteur est bel et bien un homme de main de Bozizé chargé d’œuvrer secrètement pour le prochain hold-up électoral de ce dernier. Selon des informations distillées par une source proche de Binguimalé ayant requis l’anonymat, Bozizé leur aurait dit mais mis en garde de ne pas le répéter, qu’il va imposer de gré ou de force les élections aux opposants qui d’après lui, sont incapables de mobiliser du monde et de traduire en acte leur discours fumant. Sa décision est prise : les élections auront lieu, que les conditions soient réunies ou non.

 

Autre scandale qui en dit long sur la volonté et la détermination de Bozizé et Binguimalé d’aller jusqu’u bout de leur logique de contrôler entièrement toutes les phases du processus électoral pour le vicier à leur profit, c’est l’usage qu’ils font à présent de la bande des cinq ex-délégués de l’UFVN auprès de la CEI qu’ils ont corrompus jusqu’à la moelle avec des enveloppes de 500.000 F CFA et des promesses d’octroi de voitures. Au cours d’une récente réunion de la CEI, un d’entre eux, en l’occurrence Clément Erégani qui y prenait part, s’était présenté comme « expert national » désigné à la CEI. Un texte muet aurait en effet désigné tous les cinq corrompus comme experts nationaux à la CEI.

 

Bozizé a tardivement pris conscience des risques réels de se retrouver dans un vide juridique constitutionnel que l’expiration de son mandat le 11 juin prochain sans que des élections devant désigner son successeur aient eu lieu. Il n’aurait plus de légitimité et serait contraint de gérer un régime de transition pour préparer la tenue des élections. Or c’est un secret de polichinelle qu’il n’a jamais voulu jusqu’ici entendre parler d’un gouvernement dont il ne serait pas tout seul maître du jeu. Gonflé donc à bloc par son entourage de caciques du KNK qui lui ont mis dans la tête les dangers pour lui qui se profilent à l’horizon et fait toucher du doigt les cas de figure qui sont loin d’être des hypothèses d’école,  veut maintenant faire de la fuite en avant en tentant un passage en force électoral.

 

Par ailleurs, chose extrêmement grave, Bozizé, sur le plan militaire, vient de faire partir de la capitale un bataillon entier pour se déployer à Kaga-Bandoro chef lieu de la préfecture de Nana-Gribizi, à Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Ce déploiement correspond comme par hasard, aux régions sous contrôle de l’APRD dont le président n’est autre que Jean Jacques Demafouth. Celui-ci semble être désormais dans son collimateur. Il l’a récemment, dans une allocution en langue nationale sango prononcée à Kaga-Bandoro et à Paoua, nommément accusé, ainsi que son propre ministre d’Etat Cyriaque Gonda le président du parti PNCN et du comité de pilotage du DDR, d’avoir détourné une partie 340 millions de F CFA des fonds de cet important programme qu’il leur aurait « donné »  (ndlr :comme si c’était son argent), pour acheter des armes et s’en servir pour le renverser.

Autre information Bozizé a décidé de se bunkeriser en allant désormais habiter la résidence présidentielle du camp militaire de Roux tombée en ruine depuis le départ en 1993 du président André Kolingba, dont un financement libyen à permis la réhabilitation. C’est même le président camerounais Paul Biya qui a inauguré ladite villa en l’occupant lors du récent sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de Bangui en mi-janvier dernier.

Toutes ces informations montrent clairement que Bozizé tient à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, d’une part avec l’argent volé au pays dont il a garni ses nombreux comptes bancaires çà et là dans les paradis fiscaux des Caraïbes, et surtout par la force des armes car il ne fait plus mystère de ses intentions d’écraser dans le sang, toutes velléités de résistance aux actes dictatoriaux qu’il pose au quotidien. Il faut bien qu’il crée maintenant des situations pour se donner l’occasion de faire usage des nombreuses armes de guerre qu’il n’a jusqu’ici, eu de cesse d’acheter et stocker par-ci par-là dans le pays. Va-t-on le laisser faire toujours couler impunément le sang des Centrafricains ? Il est temps de l’arrêter dans ses funestes intentions… !

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:52


billets-CFA.jpg

08-03-2010

 

La République centrafricaine devrait recevoir un appui budgétaire de 5 milliards de FCFA de la part de la Banque mondiale, pour aider le pays à faire face aux effets de la crise financière.

 

Selon le chef de la délégation de la Banque mondiale, Mme Meike Van Ginneken, « cet appui est imminent ».

 

« Après les discussions, d'ici le mois de juin, il est possible que la première tranche soit débloquée dès juillet 2010 », a-t-elle précisé, en estimant que « l'économie du pays reste encore très fragile, d'où l'importance du coup de pouce de la Banque mondiale ».

 

Source :
http://www.lesafriques.com/centrafrique/rca-la-banque-mondiale-devrait-accorder-un-appui-budgetaire-de-5-milliards.html?Itemid=229?article=227430


NDLR : Que pense la Banque Mondiale des préparatifs de guerre auxquels s'active Bozizé qui veut s'accrocher au pouvoir par la force des armes ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 01:46


Femme-centrafricaine.jpg



Une femme meurt toutes les minutes des causes dues à une grossesse. 61% des décès maternels ont lieu surviennent après l'accouchement.

Les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) atteignent 5 fois plus de femmes que d'hommes.

Dans le monde entier, 130 000 000 de fillettes et de jeunes femmes ont subi la Mutilation Génitale Féminine (MGF).

A l'échelle de la planète, au moins 1/3 des femmes ont été battues, contraintes à des rapports sexuels ou maltraitées de quelque autre manière, la plus souvent par une personne de sa connaissance (mari, membre masculin de la famille).

Près de 50% des femmes dans le monde ont été battues ou maltraitées physiquement à un certain moment de leur vie par leur partenaire. Une femme sur quatre est maltraitée durant la grossesse.

Pas moins de 5 000 femmes et filles sont victimes, chaque année, des " crimes d'honneur", souvent pour le déshonneur d'avoir été violées, dont 1 000 pour le seul Pakistan.

On évalue à 4 000 000 par an, dans le monde entier, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d'esclaves.

Les 2/3 des 300 000 000 enfants qui n'ont pas accès à l'éducation sont des filles et les 2/3 des 880 000 000 d'analphabètes sont des femmes.

Au moins 60 000 000 de filles meurent chaque année du fait d'avortements, d'infanticides ou d'absence de soins en raison de leur sexe.

2 000 000 de fillettes âgées de 5 à 15 ans sont livrées chaque année à la prostitution.

Aux Etats-Unis, une femme est battues toutes les 15 secondes par son partenaire.

Sur 613 femmes victimes de sévices au Japon, près de 60% avaient subi de leur partenaire des sévices physiques et sexuels ainsi que des actes de cruauté mentale. De même, à Leon (Nicaragua), les chercheurs ont établi que, sur 188 femmes maltraitées par leur partenaire, cinq seulement n'avaient pas subi d'agression sexuelle.

Aux Etats-Unis, 1/3 des femmes battues passent par de graves crises de dépression. Une étude a établi que dans ¼ des cas, les tentatives de suicide survenaient à la suite de violences.

Chaque année, selon l'UNICEF, au moins 10 000 fillettes et femmes de pays limitrophes pauvres entre en Thaïlande où elles finissent travailleuses dans l'industrie de sexe.

D'après la banque mondiale, dans les pays industrialisés, agressions et violences sexuelles privent les femmes de 15 à 44 ans de près d'une année de vie en bonne santé sur 5.

Au Canada, les coûts sanitaires de la violence contre les femmes s'élèvent chaque année à 900 000 000 de dollars. Aux Etats-Unis, l'impact de la violence à l'égard des femmes sur l'économie s'élève à 4 Milliards de Dollars.

Dans 22 pays africains, et neuf pays asiatiques, le taux de scolarisation des filles est de 80% inférieur à celui des garçons.

Les pays où l'accès à l'enseignement est le plus ouvert, comme en Afrique australe, en Amérique latine et dans la grande partie de l'Asie de l'est, les filles sont plus nombreuses que les garçons.

Dans une douzaine de pays, aucune femme ne siège encore au parlement et, dans 8, au moins, elles n'ont pas le droit de vote.

Les femmes représentent 13% des parlementaires du monde entier, contre 7% en 1975. Dans 9 pays seulement la proportion de femmes au parlement national atteint au moins 30% (objectif fixé par la quatrième Conférence mondiale sur les femmes). C'est pays sont : Afrique du sud, Allemagne, Danemark, Érythrée, Finlande, Islande, Norvège, Pays-Bas et Suède (avec plus de 40 %).

* Plusieurs autres pays en développement ont vu la place des femmes au parlement augmenter très nettement au cours des 25 dernières années, à savoir l'Ouganda (de 1 % à 18 %), l'Équateur (de 1 % à 17 %), les Bahamas (de 4 % à 20 %) et la Barbade (de 4 % à 20 %).

* Les femmes occupent 30 % au moins des postes de niveau ministériel dans six pays seulement : Barbade, Érythrée, Finlande, Liechtenstein, Seychelles et Suède. Dans 10 autres pays d'Europe occidentale et des Caraïbes, cette proportion est comprise entre 20 % et 30 %. Quarante-huit pays environ n'ont pas de femme ministre.

* En Afrique du sud, 52 000 femmes dénoncent chaque année un viol dont elles ont été victimes. Les forces de polices évaluent, de leur côté, une proportion de 1/36 le nombre de victimes qui signalent l'agression !

* En comparaison, l'Afrique du sud compte 129 viols signalés pour 100 000 personnes par an. Aux Etats-Unis, le taux est de 36 femmes pour 100 000, au Royaume-Uni, 8,7.

* Une augmentation de 1% de la scolarisation secondaire des filles se traduirait par une augmentation de 0,3% de la croissance économique.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales