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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:17


Joseph-Kony.jpg

 

 Rome (Agence Fides 4/3/2010) – “Les guérilleros de la LRA ont causé de graves dommages matériels, mais ce sont surtout ceux psychologiques et humains qui m’attristent” dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, dont le diocèse fait partie de la mission de Rafai au Sud-est de la République Centrafricaine, récemment attaquée par des guérilleros ougandais de l’Armée de libération du Seigneur (LRA, cf. Fides 22/2/2010).

« Les rebelles ont entièrement rasée la mission catholique et seule l’intervention d’un détachement de l’armée a évité que deux coopérants français soient enlevés » dit Mgr Aguirre Muños. « Les deux coopérants, un homme et une femme, enseignaient au lycée géré par les Sœurs franciscaines de Montpellier, respectivement les mathématiques et le français. Dans cette zone, l’Eglise gère des écoles de tout ordre et de tout niveau, allant des écoles élémentaires aux lycées. A Bangassou, nous avons aussi un institut technique pour les jeunes des rues et les filles mères » dit Mgr Aguirre Muños.

La présence des guérilleros de la LRA constitue une sérieuse menace pour les populations locales et la vie de la mission du diocèse. Mgr Aguirre Muños explique comment il a été possible qu’un groupe de guérilla depuis des années actif dans le Nord de l’Ouganda soit parvenu à menacer le Sud-est de la République Centrafricaine, qui n’a pas de frontière commune avec l’Ouganda:

« Depuis quelques années la LRA s’est déplacée du Nord de l’Ouganda pour s’établir d’abord à Juba, dans le Sud Soudan, puis près d’Isiro, dans la forêt de Garamba, au Nord-est de la République Démocratique du Congo » dit l’Evêque de Bangassou. « C’est là que les rebelles ougandais avaient établi leur quartier général, doté même de plusieurs pistes où atterrissaient des petits avions qui transportaient leur ravitaillement. A qui sont ces avions et d’où ils arrivaient, on ne sait. En décembre 2008 les armées d’Ouganda, du Sud Soudan et de la RD Congo ont attaqué le quartier général de la LRA dans la forêt de Garamba. Le chef de la LRA, Joseph Kony a cependant réussi à échapper à la capture, ainsi qu’une bonne partie des guérilleros ».

« L’opération militaire de 2008 a eu deux conséquences – explique Mgr Aguirre Muños. En premier lieu les guérilleros se sont vengés sur la population civile congolaise, accomplissant des atrocités inénarrables. J’ai recueilli des témoignages des survivants et j’ai vu des photographies sur les violences des guérilleros, qui sont impressionnants ».

En second lieu – continue l’évêque- les guérilleros se sont répartis en une centaine de petits groupes. Plusieurs de ceux-ci sont entrés en Centrafrique. La première localité qui a été attaquée a été Obo, qui se trouve à la frontière centrafricaine avec le Soudan et l’extrême Nord-est de la RDC. Ils ont saccagé le village et ont enlevé 74 personnes. Une bonne partie de celles-ci ont ensuite été relâchées, certaines après un an et demi de prison ».

« Avant Rafai, les guérilleros avaient attaqué la petite ville de Zacko, où ils avaient tué deux personnes et enlevé 55 jeunes, dont la plupart ont été libérés. Une quinzaine de jeunes femmes restent cependant entre les mains de la LRA » dit Mgr Aguirre Muños.
« Désormais les guérilleros se sont enracinés en Centrafrique. On considère que Kony lui-même est caché en territoire centrafricain. On ne comprend pas qu’il soit encore en mesure d’échapper à la capture car on dit qu’il est malade et qu’il se déplace avec une vingtaine de femmes et de nombreux enfants ».

L’armée ougandaise a envoyé un contingent militaire en Centrafrique, avec le consentement des autorités locales, pour chercher à arrêter les guérilleros. « Des moyens importants ont été mobilisés » – dit Mgr Aguirre Muños. « Une piste de 4.000 mètres a été construite pour les avions de transport ougandais, avec lesquelles sont arrivés des moyens de transport aériens et des hélicoptères ».

« La LRA est une secte, quand Kony sera capturé je pense que le groupe finira » conclut Mgr Aguirre Muños.

(L.M.) (Agenzia Fides 4/3/2010) fides.org

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:09


CarteBirao.jpg

Triangle-ONG-lyonnaise

La Croix 04/03/2010 17:10


Les deux expatriés de l’ONG Triangle GH sont retenus depuis plus de cent jours par un groupe de rebelles soudanais, les Aigles de libération de l’Afrique

Au départ, l’ONG Triangle GH avait choisi la discrétion la plus absolue. Pas un mot sur la prise d’otages de leurs deux employés enlevés le 22 novembre 2009 au nord-est de la République centrafricaine. Devant la lenteur des négociations et face à l’inquiétude grandissante des familles, l’association lyonnaise est sortie de son silence mardi 2 mars, au centième jour de captivité.

 Dans un bref communiqué, elle a dévoilé les prénoms des otages, Olivier D. et Olivier F., imitant la démarche adoptée pour les journalistes de France Télévisions capturés en Afghanistan. Les deux Olivier, âgés d’une trentaine d’années, sont respectivement technicien spécialisé en eau et coordinateur de programme. Triangle GH les présente comme des « collaborateurs expérimentés ».

 Créée en 1994, cette ONG française travaille sur des situations humanitaires d’urgence comme de développement. Elle intervient aujourd’hui dans une dizaine de pays d’Afrique et d’Asie, dont le Soudan, le Yémen, la Birmanie ou la Corée du Nord. Ses missions portent aussi bien sur le développement rural que l’accès à l’eau, l’hygiène, l’assainissement ou l’éducation.

Les "Aigles de libération africaine", auteur de plusieurs rapts d'Occidentaux

Lors de leur enlèvement, les deux Olivier travaillaient depuis des mois à la création d’écoles et de puits dans la région de Vakaga, située à plus de 1 000 km au nord-est de la capitale, Bangui. « C’est un territoire particulièrement sous-développé, négligé par les autorités, coupé du reste du pays à la saison des pluies, et bordé par les frontières du Tchad et du Soudan », explique-t-on au siège de Triangle. Les affrontements y sont fréquents entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et le banditisme renforce l’insécurité dès que l’on quitte Birao, la préfecture.

Jusqu’à la prise d’otages, cette ville était considérée comme sûre par les organisations internationales, du fait de la présence des casques bleus de l’ONU et des troupes régulières. Depuis, les expatriés de l’ONG sont partis à Bangui, d’où ils pilotent les programmes à distance en attendant le retour à la liberté de leurs deux collègues.

 Ceux-ci semblent être retenus de l’autre côté de la frontière soudanaise par un groupe rebelle aux méthodes crapuleuses se dénommant les « Aigles de libération africaine ». Ce mouvement est l’auteur de plusieurs rapts d’Occidentaux dans la zone ces deux dernières années. Le 6 février, ils avaient libéré Laurent Maurice, agronome français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), après 89 jours de captivité.

« Nous n’avions pas agi pour de l’argent mais parce que nous souhaitions que la France change sa politique dans la région », avait alors affirmé Abou Mohamed Al Rizeigi, l’un des responsables des ravisseurs. Lesquels avaient cependant réclamé auparavant un million d’euros pour la libération du Français.

Olivier TALLES

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:41


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L’ancien Premier Ministre, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et son candidat aux prochaines élections présidentielles en Centrafrique, Martin ZIGUELE sera un des invités de la prochaine émission « Le Débat Africain » sur Radio France Internationale dimanche 7 mars 2010 en fin de matinée. L’émission sera animée par le journaliste Assane Diop et portera sur le thème : Les commissions électorales en Afrique. Un sujet qui tombe à pic avec deux exemples qui font l’actualité : le cas ivoirien qui est en train de se dénouer et l’exemple centrafricain où la commission continue encore de patauger dans une crise qui se complique de jour en jour avec les turpitudes d’un ancien chauffeur d’ambassade converti en vrai faux pasteur que le président Bozizé a fait porter à la tête de la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante centrafricaine. Soyez nombreux à l’écoute de cette émission.

La Rédaction


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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:38


Assingambi-Zarambaud.jpg

 

Le Président André KOLINGBA, affectueusement appelé André KO ou Grand K par ses nombreux partisans restera pour la postérité, au-delà de ce qu'on a pu lui reprocher, tant il est vrai que nul n'est infaillible, le Président qui a inlassablement œuvré pour la paix (siriri) qui lui était si chère, pour l'unité nationale, ainsi que pour la prévoyance et l'auto - suffisance alimentaires.

Sa revendication de la tentative de Coup d'Etat du 28 Mai 2001 demeurera une énigme que seule l'Histoire élucidera totalement, à en croire les confidences distillées par certains exécutants, d'autant que cette revendication avait curieusement été faite alors que la tentative de Coup d'Etat avait déjà notoirement échoué, que ses auteurs présumés étaient pourchassés et que le Président lui-même comme sa famille n'avaient pas été préalablement mis à l'abri. Le Président espérait-il ainsi limiter à sa seule personne ou à seulement quelques personnes les représailles qui furent néanmoins étendues à presque tous « les éléments exogènes simplement tolérés mais avides de Pouvoir » ?

Le Congrès de Berbérati du Parti Unique RDC dont André KOLINGBA était le Président -Fondateur avait déclaré que la plupart des directions des sociétés d'Etat et des sociétés d'économie mixte étaient détenues par des membres de l'ethnie du Président; les mêmes reproches avaient été faits en sourdine quant aux postes de commandement au sein de l'Armée. Le Parti du Président pouvait critiquer le Président. Par contre, il ne semble pas qu'il y ait eu de contestation quant au fait que les hautes fonctions de l’administration et les portefeuilles ministériels étaient attribués sans distinction d'appartenance ethnique; ia palme de la longévité gouvernementale était détenue par un Ministre non membre de l'ethnie du Président.

Quant aux arriérés de salaires, ils étaient de deux mois lorsque des « actions syndicales dures et d'envergure», selon les termes de l’honorable SONNY COLE, avaient paralysé Il Administration, notamment les régies financières, portant finalement ces arriérés à douze mois.

Quand le Président André KOLINGBA disait que seule la paix peut drainer les investissements, que « l'argent n’aime pas les troubles», qu'on ne peut pêcher tout en jetant des cailloux dans l'eau et qu'il lançait des appels pressants pour la préservation de la paix, certains lui rétorquaient qu'on ne mange pas la paix. La paix a fini par être reconnue par tous comme préalable incontournable pour le développement.

Quand il s'inquiétait que la famine nous guette (nzara akè ga), encourageant les paysans à produire toujours plus, à travers les journées nationales de l'alimentation et appelait les centrafricaines et les centrafricains à cultiver, même autour de leur case, certains le toisaient d'un sourire narquois, tant le manioc était abondant et bon marché. C'est la raison pour laquelle des milliers de militants du RDC et la population lui ont rendu un dernier hommage en brandissant des feuilles de manioc.

Contre l'avis du Congrès de Berbérati du Parti Unique ROC, il avait finalement décidé d'instaurer le multipartisme et il s'était incliné devant le verdict des urnes qui avait donné la victoire au candidat Ange Félix PATASSE, évitant au Peuple Centrafricain des troubles comme après l'élection du Président David DACKO, voire un bain de sang.

A présent que le Pays est déchiré par des rébellions, que des hordes étrangères sans foi ni loi occupent certaines parties du pays sans qu'on ne puisse les bouter dehors, massacrent, violent, pillent et emportent des citoyennes et citoyens en esclavage, que des dizaines de milliers de centrafricaines et centrafricains ont été contraints à l'exil ou vivent en brousse comme des bêtes sauvages, de sorte qu'ils ne pourront pas participer aux prochaines élections, que la malnutrition ravage des Préfectures naguère relativement prospères, les paroles du Président André KOUNGBA se révèlent prémonitoires et prennent plus que jamais valeur de mots d'ordre salutaires que le Peuple Centrafricain veillera à mettre en application, pour la réunification du Pays, la souveraineté sur toute l'étendue du territoire, la paix, la fraternité, l’auto - suffisance alimentaire et le développement.

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:17


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Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 04 Mar 2010


Un recensement national et la pleine application du programme de désarmement et de réinsertion des anciens combattants rebelles sont nécessaires à la tenue d'élections présidentielles et législatives : telle est la position exprimée par une alliance de partis et ex-mouvements armés après que le scrutin a été fixé au 25 avril.

 Selon les leaders du Collectif des forces du changement en effet, "outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population".

Le Collectif des forces de changement rassemble entre autres le Mouvement de libération du peuple de Centrafrique (Mlpc), un des principaux partis de l'opposition, et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), ancien groupe rebelle figurant depuis près d'un an au sein du gouvernement d'union nationale. Les élections ont été convoquées il y a quelques semaines par un décret du président François Bozizé, au pouvoir depuis sept ans.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:15


Jean-Francis-Boziz-.jpg

 

Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 20:08

Les autorités de Bangui intensifient les arrestations à l’encontre des ressortissants tchadiens supposés ou non appartenir  aux groupes de l’opposition armée hostile à Idriss Deby.

En effet, nous venons juste d’apprendre par le biais d’un responsable politique tchadien que M. Saleh Mahamat Sossal et son épouse Aché Cheib, fille de M. Cheib Abba Ké, ancien animateur radio en langue arabe à la Radio Nationale Tchadienne (RNT), sont interpellés aujourd’hui dans la journée par les autorités policières de Bangui.

Rappelons aussi  que par le passé, Abakar Mahamat Sossal, petit frère Saleh Sossal et Moustapha Hassane ont disparu également à Bangui dans des circonstances similaires sans qu’aucune structure des droits de l’homme au plan international ne connaisse grand-chose sur  leurs sorts.

Nous dénonçons et  condamnons fermement  sans réserve ces agissements des autorités de Bangui contre les membres de l’opposition tchadienne se trouvant à l’intérieur de leur territoire ou à l’extérieur.

Par la même occasion, nous lançons un appel en direction des organisations centrafricaines de défense des droits de l’homme et particulièrement à l’Amnesty International à Londres d’interpeller publiquement les plus autorités de Bangui sur leurs dérives policières et de cesser immédiatement avec les pratiques des arrestations arbitraires à l’encontre des Tchadiens dont le seul tort est de s’opposer au pouvoir totalement autocratique d’Idriss Deby qui a placé au trône en RCA,  le Général Bozizé à partir de N’djaména, lequel lui est redevable par une allégeance absolue.

Il est rappelé aussi qu’à peine deux semaines trois (3) paisibles commerçants tchadiens ont été appréhendés par les services de renseignements centrafricains à Bangui, sans motif fondé. Ces derniers ont été gardés pendant plusieurs jours dans les locaux de la Présidence centrafricaine avant d’être transférés vers le commissariat central de Bangui. Nous ne savons pas encore s’ils resteront à Bangui ou extradés vers N’djaména.

Amnesty International qui suit la grave situation des droits de l’homme à Bangui et à N’djaména, doit réellement veiller à la sécurité de tous les  opposants appartenant à ces deux pays.

A suivre……………..

Source : Le blog de Makaila 

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:13


Birao

BOULEMBE (Cameroun) - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres, a appelé à ne pas oublier la Centrafrique et ses réfugiés, lors d'une visite mercredi et jeudi d'un site d'accueil dans l'est du Cameroun.

A Boulembe (380 km de Yaoundé) où se trouvent 1.150 (bien 1.150) réfugiés centrafricains, M. Guterres a exhorté mercredi la communauté internationale "à accorder beaucoup plus d'importance à la Centrafrique", estimant que cet Etat a été "oublié" au profit de pays comme "l'Afghanistan".

"Il y a un peuple qui souffre énormément face à l'indifférence de la communauté internationale", a-t-il précisé jeudi face à la presse, indiquant que 200.000 Centrafricains étaient déplacés à l'intérieur de leur pays, plus de 80.000 autres réfugiés au Cameroun et plus de 60.000 au Tchad.

"Je désire que la paix puisse s'établir en Centrafrique" qui tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions et coups d'Etat, a affirmé Antonio Guterres.

"Il faut qu'il y ait un accord politique. (...) Mais il faut aussi qu'il y ait une capacité de l'Etat à assurer la sécurité afin que les réfugiés puissent rentrer chez eux pour reconstruire leur avenir", a-t-il ajouté.

Dans son intervention, le porte-parole des réfugiés, Adama Hadja, a indiqué que les Centrafricains de Boulembe ne souhaitaient plus se contenter de "l'assistance" et avaient besoin de matériel et d'intrants agricoles, d'un centre de santé et de plus de puits d'eau.

Un seul puits ravitaille 5.000 personnes, dont les 1.150 réfugiés. Plusieurs Centrafricains interrogés par l'AFP ont affirmé qu'ils souhaitaient s'établir définitivement au Cameroun.

Selon le HCR, les réfugiés centrafricains sont répartis sur plus de 70 sites dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua, le long de la frontière avec la Centrafrique.

Antonio Guterres a visité jeudi un deuxième site d'accueil de réfugiés dans l'Est. Il devait achever vendredi sa visite au Cameroun et se rendre ensuite en Centrafrique jusqu'au 9 mars.

(©AFP / 04 mars 2010 16h31)

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:11


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le 3 mars 2010 - 2:30pm

Des hommes de la rébellion ougandaise de la LRA ont attaqué le week-end dernier la localité de Yalinga (sud-est de la Centrafrique), a appris l'AFP mercredi de sources concordantes, parmi lesquelles un officier de l'armée selon qui 23 personnes ont été enlevées.

Les assaillants de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont investi Yalinga dimanche dans l'après-midi, a expliqué sous couvert d'anonymat l'officier, un des responsables du détachement de l'armée à Bangassou, la principale ville de l'extrême Est du pays, à une centaine de km au sud de Yalinga.

Ils "ont pris en otage 23 personnes, en majorité des hommes", après avoir pillé "les locaux de la gendarmerie, de l'hôpital, la station météorologique", ainsi qu'"un magasin d'une société de safari (...), emportant tout ce qui pouvait leur tomber sous la main", a affirmé l'officier.

L'attaque a été confirmée à l'AFP par un fonctionnaire, cadre de la Santé basé à Bria, chef-lieu de préfecture à l'ouest de Yalinga, qui fait des interventions dans la région.

De retour d'une tournée dimanche soir, sur la route de Yalinga, "j'ai vu plusieurs dizaines d'habitants qui m'ont dit qu'ils fuyaient (cette localité) parce qu'il y a eu une attaque de +Tongo-Tongo+ (surnom local des membres de la LRA)", a déclaré ce fonctionnaire sous couvert d'anonymat.

Les assaillants "s'exprimaient en anglais et en arabe", a-t-il ajouté, indiquant ne pas disposer d'éléments sur le bilan.

Cet assaut est le cinquième attribué à la LRA dans la région début février.

Des hommes armés identifiés comme des rebelles ougandais avaient investi la ville minière de Nzako le 9 février, le village de Kamandaré le 15, le village de Gbangomboro le 17 et la localité de Rafaï le 19. Ces attaques ont été marquées par l'enlèvement de plusieurs dizaines de personnes.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases ougandaises pour s'installer dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo. Ce pays partage des frontières avec l'Ouganda et la Centrafrique.

Source : AFP

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 23:08


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APA-Nairobi 04-03-2010 (Kenya) Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a remis mercredi aux juges de la CPI les noms de 20 Kenyans qui ont financé, organisé ou incité à la violence post-électorale de 2007 qui a coûté la vie à plus de 1000 personnes et déplacé plus de 300.000 autres, a appris APA dans un communiqué publié à Nairobi.

Ces personnes ont été identifiées dans le cadre de différentes enquêtes sur les violences post-électorales, notamment celles menées par la Commission nationale kenyane des droits de l’homme et la Commission d’enquête sur les violences post-électorales surnommé la "Commission Waki » présidée par l’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Annan.

"A ce stade, les noms sont seulement indicatifs", a déclaré le procureur Ocampo.

"Les allégations concernant les personnes nommées devront être comparées avec les preuves recueillies indépendamment par mon bureau. Si les juges autorisent l’enquête, je discuterai avec ceux qui souhaitent clarifier leur rôle ou fournir des informations supplémentaires, » a-t-il dit en déposant la liste des noms.

Le Procureur a également rappelé aux juges qu’aucune des personnes citées n’a encore fait face à la justice kenyane pour ces crimes.

Il a demandé aux juges de prendre une décision expéditive parce que, selon ses propres termes, « les victimes ainsi que ceux identifiés comme suspects ont besoin de justice ».

En réponse à la demande des juges de la CPI du 18 février dernier, le Procureur a précisé que les hauts responsables politiques et économiques associés aux principaux partis politiques, le PNU (Parti d’unité national)qui était dans le gouvernement au moment de la violence et l’ODM (Mouvement démocratique orange) qui était le principal parti d’opposition à l’époque étaient derrière cette vague de violences.

"Les hauts responsables des deux parties (PNU et l’ODM) ont été guidés par des objectifs politiques de conserver ou d’accéder au pouvoir", a déclaré le procureur dans le communiqué publié à Nairobi.

"Ils ont utilisé leurs réseaux personnels, gouvernementaux, tribaux et d’affaires pour commettre des crimes. Ils ont mis en œuvre leur politique avec la participation d’un certain nombre d’agents de l’État et des institutions publiques et privées, telles que les députés, des haut responsables du gouvernement, la police et des gangs de jeunes », a-t-il ajouté.

Les violences ont éclaté après la réélection contestée du président Mwai Kibaki.

Il a fallu l’intervention de l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, pour négocier en février 2008 un accord de paix qui vit Raila Odinga devenir Premier ministre dans l’actuel gouvernement de coalition au Kenya.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 03:35


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APA Bangui 03-03-2010 (Centrafrique) Le collectif des forces de changement a rejeté le décret portant convocation du corps électoral pour les élections présidentielles et législatives, le 25 avril prochain, a appris APA.

« Le Collectif des Forces du Changement considère la signature du décret convoquant le corps électoral, comme une fuite en avant et la matérialisation d’une volonté de saboter le processus d’élections apaisées », a déclaré le président du collectif, Me Nicolas Tiangaye, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Bangui.

Me Tiangaye a exigé la publication du ‘’rapport du 23 février 2010 relatif à l’état d’avancement de la préparation des élections législatives et présidentielles de 2010’’, pour la transparence dans toutes les opérations électorales.

Selon lui, il ne s’agit pas d’un rapport du bureau, mais d’un rapport débattu et adopté en séance plénière par l’ensemble des 31 membres de la Coordination nationale de la commission électorale indépendante.

« Les mandataires révoqués n’ayant plus aucune légitimité politique et juridique pour engager les entités mandantes, les nouveaux représentants n’ayant pas encore prêté serment et n’ayant pas encore pris leurs fonctions à la CEI, tout rapport élaboré, sans débats, au niveau de toutes les entités selon la règle du consensus adoptée depuis le Dialogue politique inclusif (DPI) est nul et nul effet », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, il a rappelé que la pacification du pays et l’aboutissement du programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national.

« Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l’âge de voter, huit préfecture sur les seize que compte le pays sont le théâtre de conflits armés (Ouham, Ouham -Pendé, Nana Gribizi, Bamingui Bangoran, vakaga, Haute Kotto et depuis peu le Haut Mbomou et le Mbomou », a-t-il ajouté.

« Selon les rapports des ONGs humanitaires, quelque 300. 000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs », a-t-il relevé, soulignant qu’en décembre 2009, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins (74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan).

Le collectif des Forces de changement regroupe l’Union des forces vives de la Nation (UFVN-opposition démocratique), les Autres Partis (Forum civique, Convention républicaine pour le progrès social).


Elections le 25 avril: la Centrafrique pas prête

BANGUI AFP / 03 mars 2010 22h35 - Une coalition de plusieurs partis de Centrafrique a "exigé" mercredi dans une déclaration "le retrait" du décret qui fixe les élections présidentielle et législatives au 25 avril, en expliquant que le pays n'est pas pacifié et n'a pas procédé au recensement électoral.

Le Collectif des forces du changement, regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions, "exige le retrait pur et simple du décret présidentiel du 25 février convoquant le corps électoral" pour le 25 avril, dans cette déclaration lue devant la presse par son porte-parole, Me Nicolas Tiangaye.

Le message a été signé par l'opposition et les formations centristes, mais pas par les ex-rébellions. Jean-Jacques Demafouth, habilité à parapher en leur nom, était absent de Centrafrique. Il devrait y être de retour jeudi, selon son entourage.

Le collectif soulève plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la sécurité, les populations de déplacés et réfugiés, et considère que tenir des scrutins dans ces conditions est "une fuite en avant et la matérialisation d'une volonté de saboter le processus d'élections apaisées".

"La pacification du pays et l'aboutissement du programme DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion des ex-rebelles) constituent un préalable à un recensement électoral fiable" sur le terrain, estime-t-il.

"Outre la prise en compte de milliers de jeunes qui ont maintenant atteint l'âge de voter, huit préfectures sur 16 que compte le pays sont le théâtre de conflits armés. (...) Aucune élection sérieuse et crédible ne peut se faire en excluant la moitié de la population", ajoute-t-il.

D'après des organisations humanitaires, "quelque 300.000 Centrafricains sont des déplacés intérieurs. En décembre 2009, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés avait dénombré 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins : 74.000 au Tchad, 63.919 au Cameroun et 245 au Soudan", poursuit-il, soulignant que "le nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives" n'est pas connu.

Les élections générales doivent être organisées "selon les standards internationaux en vue d'aboutir à des résultats crédibles, transparents, incontestables, déclare le Collectif, qui formule d'autres revendications.

Il exige notamment "la mise en oeuvre immédiate du programme DDR", "la publication du texte relatif au découpage des circonscriptions électorales" et "l'organisation sur toute l'étendue du territoire national et dans les ambassades du recensement en vue de mettre à jour une liste électorale fiable".

Le 28 février, un de ses responsables avait affirmé que la coalition rejetait "en bloc" le décret du président François Bozizé. Selon ce texte, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril.

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NDLR : Peu après le point de presse du Collectif des Forces du Changement, un autre décret signé de Bozizé portant découpage des circonscriptions  pour les élections législatives a été lu à la radio nationale. C'est grosso modo le même découpage qu'en 2005 avec les mêmes aberrations consistant à ne pas tenir compte de la démographie de certaines villes, régions ou arrondissements de la capitale. Exemple : le 8ème arrondissement de Bangui qui compte plus de 84.000 habitants n'a qu'un seul siège occupé d'ailleurs frauduleusement depuis 2005 par un cousin de Bozizé un certain Willibona Kocys du KNK, qui est en même temps président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle et distributeurs attitré des fréquentes enveloppes d'espèces sonnantes et trébuchantes du pouvoir pour soudoyer les députés afin qu'ils fassent passer des lois iniques et antinationales. Il va sans dire que ce décret pose encore le même problème que soulève le Collectif des Forces du Changement à savoir son illégalité. Elle est due au fait que ce n'est pas sur proposition du rapport de la CEI comme le prescrit le Code électoral qu'il a été pris mais sur proposition du singleton vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui ne représente plus que sa modeste personne et qui n'est donc plus légitime mais continue de signer illégalement des documents qui n'ont aucune valeur juridique mais s'entête à le faire. Voilà comment Bozizé et son complice et homme de main Binguimalé qu'il ne veut pas lâcher cherchent à saboter les élections et créer des troubles inutilement.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique