Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 03:32


Jean-Pierre-Fabre.jpg

                        Jean-Pierre Fabre

 

LOME - AFP / 20 mars 2010 15h10 - Des milliers de partisans de l'opposition au Togo ont à nouveau manifesté samedi à Lomé contre la réélection du président Faure Gnassingbé le 4 mars, avant de se disperser dans le calme, a constaté un journaliste de l'AFP.

Partis vers 10H00 (locales et GMT) du quartier populaire de Bè, où le principal parti d'opposition Union des forces de changement (UFC) a son siège, les manifestants ont sillonné les rues puis se sont réunis sur la plage.

Jean-Pierre Fabre, le candidat de l'UFC battu par Faure Gnassingbé à la présidentielle à un tour du 4 mars et qui rejette sa défaite, a appelé les Togolais à résister.

"Nous ne laisserons pas le pouvoir faire ce qu'il veut, c'est terminé (...) Aujourd'hui nous lançons un appel à la résistance nationale pour récupérer notre victoire. Nous sommes sûrs, avec vous, que nous allons la récupérer", a-t-il déclaré à ses partisans.

M. Fabre avait assuré le 7 avril avoir remporté l'élection avec 55 à 60% des suffrages face à Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans jusqu'à son décès en 2005.

"Trop c'est trop", "sauvons la démocratie" et "peuple togolais, libère-toi", pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants, parfois habillés en jaune, la couleur de l'UFC.

L'opposition a organisé plusieurs manifestations pour dénoncer les résultats du scrutin, annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) le 6 mars et validés par la Cour constitutionnelle le 18. Certains rassemblements ont été dispersés à coup de grenades lacrymogènes.

Faure Gnassingbé, élu président en 2005 à l'issue d'un scrutin déjà vivement contesté et suivi de violences meurtrières, a été réélu avec plus de 60% des votes contre près de 34% à M. Fabre, selon les résultats officiels.

Jean-Pierre Fabre a appelé ses partisans à veiller mercredi à partir de 17H00 devant le siège du parti, munis de bougies, et à manifester à nouveau samedi prochain.

(©)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 04:03


Mme Denise Massi

 

LIBREVILLE - AFP / 19 mars 2010 22h49 - L'épouse de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est décédée des suites d'un "hématome cérébral" vendredi à Paris, où elle luttait pour faire la lumière sur le sort de son mari disparu et donné pour mort, a annoncé à l'AFP une source proche de la famille.

Denise Massi, une Franco-Centrafricaine, "est décédée ce (vendredi) soir" dans un hôpital parisien où elle avait été admise "il y a trois jours", a déclaré cette source jointe au téléphone depuis Libreville.

"Elle a eu un caillot de sang, un hématome cérébral que les médecins ne s'expliquent pas", a précisé la source, un membre du Forum démocratique pour la modernité (Fodem, opposition), le parti de Charles Massi.

Ce dernier est aussi le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique.

Denise Massi avait expliqué à l'AFP être sans nouvelles directes de son mari depuis le 18 décembre. Pour "faire la lumière" sur le sort de son époux, elle s'était rendue à la mi-janvier à Bangui, d'où elle avait été expulsée, mais continuait à partir de Paris de réclamer la vérité sur la situation de son époux.

Depuis trois mois, "Denise vivait l'enfer, ne sachant pas où est Charles. Ca l'a minée, c'est ça qui l'a amenée là", a dit la source proche de la famille. "Il faut qu'on fasse toute la lumière sur le sort de Charles, on va s'arranger pour le faire" en sa mémoire, a ajouté la source.

La famille et le parti de Charles Massi soutiennent qu'il a été arrêté le 19 décembre en territoire tchadien puis remis fin décembre par le Tchad à la Centrafrique. Citant des sources au sein de l'armée et dans l'entourage de l'actuel président, François Bozizé, ils ont indiqué qu'il est décédé le 8 janvier des suites de tortures à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui).

Le gouvernement centrafricain a démenti ces affirmations. Le président Bozizé, lui, a assuré ignorer s'il était décédé ou en vie.

En Centrafrique et au sein de la diaspora centrafricaine, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer une enquête internationale pour faire la lumière sur la situation de Charles Massi, qui a été plusieurs fois ministre sous le régime d'Ange-Félix Patassé (1993-2003) et de M. Bozizé, au pouvoir depuis 2003.

En mai 2009, M. Massi avait été arrêté dans le sud tchadien. Il tentait d'aller en Centrafrique, selon le Tchad, qui l'avait emprisonné notamment pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin". Il avait été libéré le 8 juillet pour avoir fait amende honorable, d'après les explications du gouvernement tchadien qui a assuré l'avoir conduit à la frontière camerounaise et n'avoir eu depuis aucune nouvelle de lui.

 

NDLR : Encore une mort sur la conscience de Bozizé, si tant qu’il en ait une. Qu’on la lui donne pour qu’il la "dépèce" aussi après son mari…Selon nos informations, Bozizé qui se trouvait dans la région natale de Charles Massi, vers Baboua, a aussitôt fait de se replier sur Bouar puis Bangui, lorsqu’il a appris la mort de Mme Denise Neris… De quoi avait-il peur ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 20:49


Bozizé en Chine

PARIS (AFP) - vendredi 19 mars 2010 - 18h38 - L'ONU, les Etats-Unis, l'Union européenne et la France se sont prononcés pour un report des élections prévues le 25 avril en Centrafrique, en raison de leur impréparation, lors d'une réunion de leur comité de pilotage, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques françaises.

Les partenaires étrangers représentés dans ce comité de pilotage, qui sont aussi ses principaux bailleurs de fonds -- Union européenne, USA, France -- ont appuyé jeudi à Bangui la position exprimée par la représentante des Nations unies en Centrafrique, l'Ethiopienne Salhe Work Zewde.

Celle-ci a fait valoir que la préparation du double scrutin présidentiel et législatif a pris un énorme retard, a-t-on indiqué.

Ils ont recommandé que de nouvelles solutions soient élaborées avec les responsables centrafricains pour préparer le scrutin, avec l'aide d'experts électoraux de l'ONU déjà présents sur place, selon ces mêmes sources.

Dans certaines régions du nord, les comités locaux chargés de les organiser (rassemblement des candidatures, distribution des cartes électorales) n'ont même pas encore été installés.

Le dépôt des dossiers de candidature s'est ouvert mardi alors qu'il était censé débuter le 12 mars. Le général François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis un coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, s'est déclaré candidat. Avant lui, quatre personnalités, dont l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé renversé par M. Bozizé, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

Plusieurs partis et ex-rébellions ont réclamé un report des scrutins, estimant que la Centrafrique n'était pas prête à les organiser en avril.

M. Bozizé a évoqué ces demandes, et, sans s'y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) devrait se prononcer.

Il s'agit aussi de mener à bien le processus de "désarmement démobilisation réinsertion" (DDR), condition pour que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. Si elles étaient reportées, il faudrait trouver une solution transitoire qui pourrait être la prolongation du mandat du président et des députés, avec l'aval de la Cour constitutionnelle, juste le temps de préparer le vote.

 

L'Onu appelle Bangui au report des élections

 

Par RFI vendredi 19 mars 2010

La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de France ont recommandé à la Commission électorale indépendante de Centrafrique le report technique des élections législatives et présidentielle prévues le 25 avril prochain. Cette démarche conjointe de la communauté internationale appelant au report d'un scrutin en Afrique est rarissime. Le 15 mars 2010, dans son discours en sango, le président François Bozizé avait exclu toute idée de report des élections.

Pour la communauté internationale à Bangui, le constat est sans appel : le programme de désarmement des ex-rebelles a pris un tel retard qu'il n'est pas possible de circuler librement dans toute la moitié nord du pays. Comment inviter les villageois à s'inscrire sur les listes électorales ? Comment distribuer des cartes d'électeurs ? Comment installer des bureaux de vote sur l'ensemble du territoire ? Autant de questions qui sont restées sans réponses à ce jour. Par ailleurs, les comités locaux de la Commission électorale ne sont pas encore officiellement installés.

« Dans ces conditions, envisager des élections crédibles dans un peu plus d'un mois, c'est tout simplement impossible », explique une source diplomatique. Mercredi 17 mars, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies à Bangui, les ambassadeurs de l'Union européenne, des Etats-Unis et de la France, qui sont les principaux soutiens du processus électoral, ont donc délivré, comme un seul homme, le même message à la CEI : « La crédibilité des élections est plus importante à nos yeux que le respect à la lettre des délais imposés par la Constitution ».

La communauté internationale demande non seulement le report technique des prochaines élections, mais aussi davantage de transparence dans le fonctionnement de la Commission électorale.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 03:09


Logo-Presse.jpg


Lu pour vous dans lindependant-cf.com du 18 mars 2010


Un directeur de publication sous les verrous

«Chaque matin, quand je me lève, je me demande dans quel lit je vais dormir le soir. Le mien, celui de l’hôpital ou celui de la morgue. » Ces terribles mots ne sont pas ceux d’un opposant centrafricain en mal de publicité mais ceux du directeur de publication du plus ancien quotidien banguissois, Le Citoyen, Maka Gbossokoto.

Un peu plus de deux ans après, ce constat lucide, sonne comme une prophétie. Le directeur de publication du quotidien Le Démocrate, Ferdinand Samba, ne dormira pas ce soir du 18 mars à son domicile mais plutôt dans les geôles de la SRI, la police politique du régime de Bangui.

Alors qu’il devait se présenter ce jeudi devant la justice pour répondre des chefs de diffamation, suite à une plainte du tout puissant Firmin Findiro, nous apprenons que Ferdinand Samba a été arrêté et placé en détention dans les locaux de la SRI.

Cette arrestation est incontestablement un fait de prince. Le moins que l’on puisse dire, c’est que du haut de son Tribunal, Firmin Findiro se procure la République de Bozizé. Non content d’avoir adressé lui-même en sa qualité de simple requérant, une citation à comparaitre à notre confrère, Firmin Findiro, sans attendre la décision du tribunal, orchestre l’arrestation arbitraire et la détention de Ferdinand Samba. Façon d’envoyer un signal fort à tous ceux qui seront tentés de pointer du doigt ses obscurs agissements qui déshonorent dame justice.

Mais que reproche-t-il à notre confrère ? Il lui reproche d’avoir repris un article de L’Indépendant qui s’interrogeait sur les origines douteuses de sa subite fortune. Au lieu de démentir le principal axe de cet article, en ce qui concerne l’achat d’un appartement à Joué-lès-Tours, le procureur de Bangui se perd en conjecture et évoque une prétendue volonté de nuire à sa réputation.

Il évite soigneusement d’aborder la seule question qui vaille dans cette affaire : comment un fonctionnaire qui gagne moins de 1000 euros par mois peut-il s’acheter un appartement dont le prix avoisine les 100 mille euros ? Où a-t-il trouvé l’argent ? Serait-il un homme d’affaire prospère ?

 Question subsidiaire, pourquoi cherche-t-il à intenter une action judicaire contre l’agence de la banque Crédit Agricole de Tours, qui détient son compte bancaire, pour des retraits prétendument frauduleux, alors qu’il a personnellement donné mandat en mars 2008 (nous détenons copie du mandat que nous produirons à la justice) à l’un de ses proches pour le « représenter dans tous les actes civils sur le territoire français » ? Pourquoi avoir porté plainte contre inconnu pour usurpation d’identité et escroquerie alors que le même jour, il a écrit une lettre (sommation de me rembourser) à ce même proche pour réclamer le montant qui aurait été frauduleusement retiré sur son compte bancaire? Nous apporterons des éléments de réponse à ces questions devant les tribunaux, de même que nous le ferons pour l’enquête sur la fraude à la sécurité sociale ainsi que dans certaines académies universitaires de France. Car le faux n’induit pas un droit, notion de base, enseignée en première année de droit.

Il est temps que le président centrafricain se penche un tout petit peu sur les agissements de ceux qui se proclament comme étant les plus « écoutés » de son entourage. Ce sont ces véritables poisons qui vont le perdre. Et le jour où le bateau prendra l’eau, ils ne resteront plus à bord. Patassé et Kolingba l’ont appris à leurs dépens. Nous-y reviendrons.

 

 L'Indépendant Jeudi 18 Mars 2010

 

 

Source : http://www.lindependant-cf.com

 


NDLR : On a cru à tort que le délit de presse était dépénalisé dans le pays de Bozizé puisque les députés, même aux ordres, en avaient décidé ainsi. Il n’en est rien en réalité. Même la perspective d’aller bientôt aux urnes ne fait pas peur au régime en place qui n’hésite pas à jeter un journaliste en prison. Le demi-Dieu de Bangui, le Procureur de la République, Firmin Findiro, une pièce maîtresse du pouvoir de Bozizé, n’a tout simplement pas supporté d’être sommé par la presse nationale, le quotidien Le Démocrate en particulier qui avait repris des articles des sites internet de lindependant-cf.com et centrafrique-presse.com, de devoir s’expliquer sur les origines douteuses de ses importants avoirs bancaires en Touraine en France ainsi que sur l’appartement qu’il a acquis à Joué Les Tours en banlieue de Tours. Voilà ce qui a conduit Ferdinand Samba le Directeur de publication du Démocrate dans les geôles de la police politique du régime de Bozizé. Il n’en demeure pas moins que Bozizé, son fils Jean Francis, Ndoutingaï, Findiro, pour ne citer que ceux là, doivent s’expliquer un jour, tôt ou tard devant la justice sur l’origine de leur enrichissement illicite et leur colossale fortune actuelle, sept années seulement après leur accession au pouvoir par les moyens que l’on connaît.  

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 03:02


75102904447b736ba61e1c.jpg

PARIS, France, 18 mars 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 17 mars 2010.(…)


(Pouvez-vous nous indiquer le stade actuel des négociations pour la signature de nouveaux accords de défense avec la Centrafrique, les Comores, la Côte d’Ivoire et Djibouti ?)


 Comme vous le savez, le président de la République dans son discours du Cap du 28 février 2008, devant le Parlement sud-africain a annoncé la révision des anciens accords de défense nous liant à divers pays africains. Trois premiers accords ont été signés avec le Togo, le Cameroun et le Gabon. Ce n’est pas encore le cas des autres pays concernés, à savoir la République centrafricaine, les Comores, la Côte d’Ivoire, Djibouti et le Sénégal.

 Il s’agit, à cette occasion, d’abroger tous les accords passés dans ce domaine et d’aboutir à un document unique pour chaque pays regroupant les dispositions relatives à l’ensemble de notre relation de défense avec ces pays, sans aucune référence à une éventuelle intervention dans une crise intérieure que comportaient certains de nos anciens accords. L’un des objectifs consiste, autour du maintien de notre coopération militaire qui demeure le cœur de notre relation, à ouvrir celle-ci vers la construction de l’architecture de paix et de sécurité en Afrique et vers le concours que l’Europe s’est engagée à lui apporter dans le cadre du partenariat stratégique Union européenne/Afrique signé à Lisbonne en décembre 2007.

 

SOURCE 

France – Ministry of Foreign Affairs

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:59


Foot-balleurs.jpg


Libreville, 18 mars (GABONEWS) – Cinq joueurs du championnat de football centrafricain ont quitté leurs clubs et leur pays en catimini à destination des clubs gabonais, où, usant désormais de faux noms, ils espèrent décrocher des contrats plus juteux, rapporte ce jeudi Radio France internationale (RFI).

 

En effet, ces sportifs des clubs Tempête Mocaf, Stade Centrafricain, entre autres, ont décidé de quitter leur pays, leur Fédération et leurs clubs sans autorisation préalable, succombant ainsi à l’appât de leur recruteur qui leur a présenté une gamme de privilèges, une fois intégrer dans le championnat gabonais, où l’on estime les salaires et autres avantages des footballeurs, plus cossues.

 

Pour échapper à la réglementation en vigueur, les clubs gabonais, recruteurs, ont imposé aux nouveaux joueurs de changer leurs noms afin de passer inaperçus.

De leur côté, les responsables du football en république Centrafrique dénoncent le « recrutement frauduleux » et souhaitent que les clubs gabonais qui ont organisé ces départs puissent revoir cette situation qui nuit au football centrafricain.

 

L’on sait que des clubs gabonais, à l’exemple de Stade Mandji, sont engagés dans des compétitions africaines et les observateurs du football national attendent de voir où se sont tapis ces « émigrés clandestins » et dans quelles équipent évoluent-ils ou évoluent déjà.

 

Quoi qu’il en soit, cette page n’est pas encore tournée au regard de la Fédération centrafricaine et des responsables du football de la Centrafrique qui veulent absolument voir clair dans ce dossier.

Pour l’heure, à Libreville, le silence prévaut autour de cette affaire.

 

GN/10
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Sports
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:55


casque-bleu-onusien.jpg

Point de vue

LEMONDE.FR | 18.03.10 | 22h54



A la frontière du Soudan, à l'est du Tchad, près de 400 000 réfugiés et déplacés sont exposés quotidiennement à des violences, endurées depuis de trop nombreuses années. Ils subissent les attaques des groupes armés d'opposition tchadiens, des milices, des bandes criminelles et des membres des forces de sécurité.

Une protection de ces personnes vulnérables est assurée par la Minurcat, mission des Nations unies au Tchad et en République centrafricaine. Or, le prolongement de sa présence est remis en question.

L'avenir de cette mission repose en partie entre les mains de la France. Face à la guerre au Darfour, aux affrontements sur le territoire tchadien, ainsi qu'en Centrafrique, la France s'était fortement mobilisée en 2006. Elle est la seule, parmi les pays européens, à avoir poussé à la création d'une mission onusienne, appuyée par une mission européenne (l'Eufor). Cette dernière fut essentiellement composée de forces armées françaises. Si elle est moins impliquée qu'auparavant dans la sécurisation de la région, la France assure toujours à l'heure actuelle un appui notable à la Minurcat.

Son déploiement presque achevé, cette force de maintien de la paix peut, depuis un an à peine, mettre réellement en œuvre sa mission de protection. Or fin janvier 2010, le président tchadien Idriss Deby Itno a clairement insisté pour que la Minurcat quitte le Tchad le 15 mars 2010, à l'expiration de son mandat, sous prétexte de son inefficacité. A la suite de différentes négociations avec l'ONU, les autorités tchadiennes ont concédé un maintien de sa composante civile mais pas militaire. L'ONU a rétorqué qu'il était trop risqué de maintenir son personnel civil sans protection militaire. Début mars 2010, le gouvernement tchadien faisait machine arrière en acceptant une prolongation en l'état du mandat de la Minurcat jusqu'au 16 mai prochain. Mais il ne s'agit que d'un sursis.

Malgré les nombreuses critiques formulées à l'endroit de la Minurcat, on a pu constater cette année un recul des attaques visant les civils alors qu'elles avaient pris des proportions alarmantes au cours des derniers mois de 2009. Les soldats de la Minurcat, dont des Français, patrouillent désormais dans des zones sensibles où il leur était auparavant impossible de se rendre.
L'Etat tchadien n'a ni la capacité ni la volonté politique d'assurer la protection nécessaire des civils dans l'Est. Le DIS (Détachement intégré de sécurité), police tchadienne chargée de la sécurité des camps de réfugiés et déplacés soutenue par la Minurcat, serait insuffisant et pas assez formé pour prendre la relève. La plupart des organisations humanitaires opérationnelles à l'est du Tchad risqueraient de suspendre leurs activités pour raison d'insécurité.

La disparition de la Minurcat affecterait la sécurité au Tchad et n'augurerait rien de bon pour l'avenir des autres missions de l'ONU dans la région. Un retrait chasserait très vraisemblablement la mission en République centrafricaine voisine, où sa présence, plus discrète, répond à un besoin tout aussi criant. Une aggravation des violations des droits humains sur les populations civiles abandonnées à leur sort serait à craindre : elles seraient alors à la merci des membres de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), groupe armé ougandais, des nombreux groupes armés centrafricains, des bandits y compris les "coupeurs de routes'', ainsi que des militaires de l'armée ougandaise.

L'Etat tchadien est très sourcilleux sur le respect de sa souveraineté et n'est pas le seul. Les autorités de la République démocratique du Congo viennent de demander le retrait de la Monuc de son territoire d'ici juin 2011. Comme au Tchad, les autorités ne démontrent ni capacité ni volonté politique d'assurer la protection de ses populations. Cette demande des autorités congolaises, de même que celle du Tchad, risque de présenter un précédent fâcheux et pose la question essentielle du rôle que jouent les missions de maintien de paix en Afrique et la protection effective des civils dans les pays en conflit ou en situation de post-conflit.

En tant que membre du Conseil de sécurité des Nations unies, la France doit aujourd'hui aller jusqu'au bout de son engagement pour ne pas laisser des civils sans protection et faire pression sur l'ONU et les autorités tchadiennes afin de renouveler le mandat de la Minurcat.

Geneviève Garrigos est présidente d'Amnesty International France.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:13


Faure Gnassingbé votant

LOME - AFP / 18 mars 2010 13h18 - La Cour constitutionnelle du Togo a confirmé jeudi la réélection du président sortant Faure Gnassingbé lors de la présidentielle du 4 mars, dont les résultats ont été contestés par l'opposition, a constaté l'AFP.

"Faure Gnassingbé, ayant obtenu le plus grand nombre de voix, doit être déclaré président de la République", a annoncé le président de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma.

"Cette proclamation est définitive, et clôt toutes les opérations électorales", a-t-il poursuivi lors d'une cérémonie officielle.

M. Gnassingbé, 43 ans, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père le général Gnassinbé Eyadéma qui régna sur le Togo d'une main de fer pendant 38 ans, a recueilli 60,88% des suffrages lors du scrutin à un tour du 4 mars, selon la Cour constitutionnelle.

(©)


NDLR : Le contraire aurait été surprenant. On n’attendait pas autre chose. Pourquoi fait-on des élections en Afrique puisque les résultats sont connus d’avance ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:11


6a00d834532b9169e200e54f28e9aa8833-800wi.jpg

 


YAOUNDE--(Xinhuanet 18/03/2010) - 3.205 milliards de francs CFA ( environ 6,41 milliards de dollars US) sont nécessaires pour compléter le bitumage de l'ensemble des liaisons routières inter- capitales des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), a estimé mardi le directeur du bureau sous-régional de la Commission économique des Nations Unies, Mamadou Hachim Koumaré, lors d'une rencontre à N'Djamena au Tchad.


En janvier 2004, ces pays avaient adopté un plan de développement des infrastructures de transport intitulé "Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale" (PDCT-AC) ayant pour objectif de doter cette région africaine d' infrastructures de transport sûres, fiables, efficaces et offrant des services à des coûts abordables.

Ce plan inclut les besoins collectifs de cet espace géographique et couvre tous les modes de transport : routier, ferroviaire, aérien, maritime et par vois d'eaux intérieures. Mais, à l'instar des autres régions du continent (Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Afrique de l'Est et Afrique australe), le transport routier est prédominant.

En Afrique centrale particulièrement, la performance du transport ferroviaire, aérien et fluvial est jugée faible. Par conséquent, plus de 80% du transport de marchandises et 90% du transport de personnes sont assurés par la route, selon la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).

Réunis en sommet à Brazzaville au Congo, les chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) avaient alors retenu en janvier 2004 comme objectif à court terme du plan directeur consensuel des transports la liaison de toutes les capitales de la région par une route entièrement bitumée à l'horizon 2010.

A l'échéance fixée, cet objectif est loin d'être atteint, a souligné mardi dans la capitale tchadienne à l'ouverture d'une réunion ad hoc de deux jours relative à l'évaluation de ce processus, M. Koumaré, citant une étude de la CEA d'où il ressort "un taux de réalisation de seulement 51% dudit objectif, avec deux liaisons inter-capitales sur les 14 identifiées".

"Il s'agit des liaisons Yaoundé-Libreville et Yaoundé-Bat, avec là aussi quelques tronçons dégradés. Une troisième liaison Yaoundé- N'Djamena devrait s'y ajouter à moyen terme, à l'achèvement des travaux en cours", a-t-il précisé dans une allocution dont Xinhua a obtenu copie mercredi à Yaoundé.

Pourtant, a expliqué le responsable onusien, "les liaisons inter-capitales constituent une étape minimale, indispensable pour la crédibilité du projet d'édification d'un espace économique intégré et performant" dans la région.

Et de recommander, en vue d'atteindre l'objectif fixé, "la création d'un fonds spécial de développement des infrastructures qui serait financé, entre autres sources, par les surliquidités des banques de la sous-région et une partie des surplus de recettes pétrolières des Etats membres".

Parmi ces pays, pour la plupart enclavés d'ailleurs, quatre ( Guinée équatoriale, Centrafrique, Sao Tome & Principe et Tchad) dépendent essentiellement de la route pour accéder au marché international et pour la circulation de leurs populations au sein de l'espace communautaire.

Globalement, indiquent en outre les études, seuls 15% du réseau routier de cette région sont bitumés. Au point que les coûts du transport en transit inter-Etats se trouvent élevés, atteignant jusqu'à 70% du prix de revient des marchandises.

Ces facteurs affectent négativement la performance de leurs économies et rendent encore plus difficile la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), déplore Mamadou Hachim Koumaré.

Une étude récente de la Banque mondiale sur les prix et le coût du transport en Afrique a mentionné que le prix du transport d'une tonne de marchandise sur 1 km le long du corridor Douala-N'Djamena est trois plus élevé qu'au Brésil et plus de 5 fois supérieur à celui pratiqué au Pakistan.

Dix pays sont concernés par le PDCT-AC : Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo ( RDC), Gabon, Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe puis Tchad.

L'état des lieux dressé par le bureau sous-régional de la Commission économique des Nations Unies révèle que l'Angola a un réseau routier principal de 73.000 km dont 5.244 km bitumés, soit un taux de bitumage de 7%.

Parmi les tronçons du réseau routier consensuel, 3.897 km sont situés en territoire angolais dont 1.480 km bitumés, soit un taux de bitumage de 38%. 1.034 km sont en cours de bitumage dans le cadre d'un vaste programme d'urgence mis en place pour la réhabilitation des infrastructures détruites pendant la guerre civile qu'a connue le pays.

Au Burundi, le réseau routier est évalué à environ 5.000 km, avec 1.230 km de routes revêtues, autrement dit un taux de bitumage de 25%. Les 246 km du réseau consensuel situé sur le territoire national sont entièrement bitumés.

D'une longueur totale de 24.884 km, le réseau routier principal camerounais se compose de 16.797 km de réseau prioritaire et 8.087 km de réseau non prioritaire. Le premier est constitué de tronçons bitumés et de tronçons en terre faisant l'objet d'un entretien courant. Tandis, sans entretien régulier, que le second est en très mauvais état.

5.196 km de ce réseau principal sont bitumés, ce qui fait un taux de bitumage de 21%. 2.802 km sont bitumés sur les 6.882 km du réseau consensuel, soit un taux de bitumage de 40%. 706 km sont en cours de bitumage.

En Centrafrique, 882 km sont bitumés sur les 9.307 km du réseau principal, en d'autres termes un taux de bitumage de 9%. Egalement 882 km sont bitumés parmi les 4.288 km du réseau consensuel, ce qui représente un taux de bitumage de 21%. 155 km sont en cours de bitumage.

Pour sa part, le Congo présente un réseau routier principal de 5.450 km (soit 1.815 km de routes nationales et 3.575 km de routes préfectorales) dont 1.262 km sont bitumés, soit un taux de bitumage de 23%. Avec 509 km bitumés sur les 3.092 km, le taux de bitumage du réseau consensuel s'établit à 16%. 597 km sont en cours de bitumage.

En RDC, sur les 58.129 km du réseau routier principal, 3.000 km seulement sont bitumés, soit un taux de bitumage de 5%. C'est le taux le plus bas de la région. Le réseau bitumé est principalement situé sur l'axe océan Atlantique-Kinshasa-Lubumbashi-Zambie.

S'agissant du réseau consensuel long de 9.470 km, il est bitumé sur 2.021 km, c'est-à-dire un taux de bitumage de 21%.

Parmi ses 9.107 km du réseau routier national, le Gabon en a pu bitumer 1.245 km, soit un taux de bitumage de 14%. Le réseau consensuel distant de 3.116 km est bitumé à 1.026 km, ce qui représente un taux de bitumage de 33%. 304 km sont en cours de bitumage.

Faisant office de meilleur élève, la Guinée équatoriale ne compte que 2.700 km de réseau routier principal dont 1.616 km sont bitumés, pour un taux de bitumage de 60%. 287 km sur les 427 km du réseau consensuel sont également bitumés. Les 140 km restants sont en cours de bitumage.

A Sao Tomé et Principe, 233 km des 1.100 km du réseau routier national sont bitumés, soit un taux de bitumage de 21%. Du fait de son état d'insularité, aucun projet routier de Sao Tomé et Principe n'a été recensé parmi les projets intégrateurs du PDCT-AC. Mais il est envisagé d'inscrire ses besoins dans les actions de ce plan.

Au Tchad, 990 km des 6.200 km du réseau routier principal sont bitumés, ce qui signifie un taux de bitumage de 16%. Les routes bitumées font partie du réseau consensuel estimé à 3.072 km. 511 km sont en cours de bitumage.

Au total, les 10 pays affichent une longueur de 10.243 km de routes bitumées sur les 34.490 km du réseau consensuel. Alors que 3.447 km sont déclarés en cours de bitumage, 20.800 km sont non bitumés.


Par Raphaël MVOGO

© Copyright Xinhuanet

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 15:08


Bemba.jpg

 

18/03/2010 à 12h:18 Par Marianne Meunier Jeune Afrique


Jean-Pierre Bemba
ne sera pas dans le box des accusés le 27 avril. Le 8 mars, les magistrats de la Cour pénale internationale (CPI) ont décidé de reporter son procès au 5 juillet après l’examen d’une requête d’irrecevabilité déposée par ses défenseurs.

Détenu à La Haye (Pays-Bas) depuis le 3 juillet 2008, l’ex-vice-président de la RD Congo est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. À l’époque, Bemba est à la tête d’une rébellion, le Mouvement de libération du Congo (MLC), dans le nord-ouest de la RD Congo. De l’autre côté de la frontière, le président centrafricain Ange-Félix Patassé, menacé de déstabilisation, l’appelle à l’aide. Viols, massacres, pillages: les troupes de Bemba sèment la désolation. En tant que chef militaire, il en serait pénalement responsable.

Les arguments de la défense

Depuis son arrestation, ses avocats cherchent les failles du dossier instruit par le procureur Luis Moreno-Ocampo. Dans leur dernière requête, ils dénient cette fois à la CPI la compétence de juger leur client, en se fondant sur deux arguments. Premièrement, Bemba a déjà fait l’objet d’une instruction judiciaire à Bangui, qui a abouti à un non-lieu en septembre 2004. Or nul ne peut être jugé deux fois pour le même crime, selon le statut de Rome, le texte fondateur de la CPI. Deuxièmement, le président centrafricain François Bozizé avait indiqué, en 2008, dans une lettre au secrétaire général de l’ONU, que la justice de son pays avait les moyens de juger d’autres crimes, commis en 2005. Dans ce cas, estiment les avocats de Bemba, les tribunaux centrafricains sont tout aussi capables de juger les hommes du MLC. Ils se réfèrent là encore au statut de Rome, qui prévoit que la CPI ne peut se substituer aux justices nationales.

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour présenter ces arguments? « Nous n’avons disposé de toutes les pièces qu’en décembre dernier », se défend un avocat. Le bureau du procureur, lui, y voit une « tactique habituelle de la défense » et se déclare « confiant ».

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers