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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 03:17


Gl Kandji Minurcat

 

NEW YORK (Nations unies) - Le Conseil de sécurité a prorogé vendredi de deux mois le mandat de la Mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (Minurcat), pour donner du temps aux négociations sur son avenir avec le président tchadien Idriss Déby Itno qui demande son départ.

Le Conseil a pris cette décision dans une résolution adoptée à l'unanimité de ses quinze membres. Le mandat de la Minurcat, qui allait expirer lundi, est prorogé jusqu'au 15 mai.

La résolution, numérotée 1913, mentionne des échanges de lettres entre le gouvernement tchadien et l'ONU, indiquant que des pourparlers sont en cours.

Le président Déby, qui a qualifié la Minurcat d'"échec", s'opposait au renouvellement du mandat et l'avait fait savoir à l'ONU en janvier.

Début mars, il a cependant accepté une prolongation de deux mois et la poursuite de discussions sur l'avenir de la force, lors d'une visite à N'Djamena du chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy.

Ce dernier avait alors indiqué que les discussions avec les autorités tchadiennes, pour un nouvel accord après le 15 mai, porteraient sur le nombre d'éléments de la Minurcat qui devront partir, combien resteront et quelle sera leur mission.

M. Déby souhaite une réduction forte de la composante militaire de la Minurcat, avait précisé M. Le Roy.

Cette demande est survenue en plein réchauffement des relations entre le Tchad et le Soudan, qui ont annoncé récemment leur intention de normaliser leurs relations et d'en finir avec leur guerre par groupes rebelles interposés.

Le Soudan a notamment signé à Doha fin février en présence d'Idriss Deby un accord cadre avec un important groupe rebelle du Darfour, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM).

La Minurcat dispose d'environ 3.800 personnels, dont quelque 2.800 militaires et policiers. Elle a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des réfugiés et déplacés au Tchad et en Centrafrique, favoriser le retour volontaire des réfugiés et faciliter l'aide humanitaire.

Elle avait pris, en mars 2009, le relais de l'Eufor, la Force de l'Union européenne. Cependant, elle ne s'est jamais entièrement déployée (ses effectifs autorisés sont de 5.200 militaires et 300 policiers) et a essuyé de nombreuses critiques.

L'est du Tchad abrite des camps de réfugiés venus du Darfour (ouest du Soudan voisin) en guerre civile et de la Centrafrique, ainsi que des déplacés tchadiens, estimés globalement à 450.000 personnes.

Craignant pour la sécurité à terme de ces personnes, les responsables de l'ONU et les ONG ont exprimé de sérieuses réserves à l'idée d'un éventuel retrait de la composante militaire de la Minurcat.

(©AFP / 12 mars 2010 17h14)


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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 03:13


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Par Shanda.Tonme | Jeudi 11 mars 2010 | Le Messager

Depuis la fin de la guerre froide, les menaces les plus sérieuses dont le monde fait face en permanence, ne résultent pas des comportements belliqueux des Etats, mais plutôt des contestations élevées par les citoyens contre les régimes autocratiques. Les élections truquées, les emprisonnements des opposants, les atteintes à la liberté de la presse et la compromission des libertés individuelles et des droits humains, offrent globalement une photographie des principales raisons des crises et des risques de crise dans les relations internationales. Longtemps éclipsés par une tolérance voire une entente tacite entre les systèmes idéologiques différents et rivaux, les systèmes de mauvaise gouvernance sont de moins en moins tolérés et une certaine opinion internationale s’est effectivement constituée autour des exigences de transparence dans les modes d’accession et d’alternance au pouvoir dans tous les pays de la planète.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier et évaluer les implications de l’élection du 4 mars au Togo et la signification profonde pour la stabilité de l’ensemble de la sous-région d’une part, et la crédibilité des organisations internationales d’autre part. Le président sortant, monsieur Faure Eyadema, a été déclaré victorieux avec 61% des suffrages par la commission électorale à l’issue d’un scrutin à un tour qui avait de prime abord des allures de pure formalité, tant les dés étaient ouvertement pipés et certaines candidatures invalidées à dessein. Au regard de ce qui précède, l’opposition, en somme une frange majoritaire de la population, a exprimé sa désapprobation avec véhémence. Or il convient de rappeler pour mémoire, qu’à la mort du père de l’actuel président, celui-ci s’était pratiquement imposé à la tête du pays au lendemain d’une autre élection truquée avec le soutien de l’armée qui avait massacré plus de cinq cent personnes, selon les chiffres établis par les enquêtes d’une commission spéciale de l’Onu.

Si au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la création de l’organisation des Nations Unies était surtout motivée par l’urgence d’une plus grande coopération entre les Etats à travers des mécanismes consensuels, l’évolution a rapidement permis de convenir que le sort individuel des citoyens, et surtout les dispositions institutionnels d’expression de leur volonté pour le choix de leur destin dans chaque pays, était une priorité diplomatique. Dès la fin des années 1970, les juristes internationalistes réfléchissaient déjà sur les organisations internationales dites de la troisième génération. En fait, le problème central dans la vision de l’évolution harmonieuse et moins conflictuelle du monde mettait en avant, la nécessité de s’assurer que tous les Etats qui s’annonçaient comme membres des institutions universelles, remplissaient un certain nombre de conditions internes. Les conditions internes ici s’entendent du traitement des citoyens et de la participation effective de ces derniers, au processus de décision par des consultations électorales libres, transparentes et équitables.

Certes, les affres des deux grandes guerres de 1914-1918 et 1939-1945, pouvaient être mis au compte d’un monde sans principes directeurs universels et sans code moral global et consensuel. Mais, comment pouvait-on continuer de justifier, même en tenant compte de la rivalité entre les systèmes idéologiques antagonistes, que des milliards de personnes à travers le monde ne connaissent pas le bonheur des élections libres ? Comment pouvait-on continuer d’accepter, que des personnes parlent dans les assemblées des institutions internationales, sans avoir un mandat clair de leurs citoyens ? Ces questions se posent encore avec activité aujourd’hui et prennent le caractère de préoccupations urgentes au regard des développements des communications et des technologies de l’information.

Le fait que monsieur Eyadema Faure ait été facilement déclaré vainqueur soulève un réel problème pour la morale des relations internationales et remet à l’ordre du jour, la considération à accorder aux grandes puissances qui demeurent dans tous les cas, des tutelles explicites de petit pays. Comment peut-on du point de vue moral et psychologique, concevoir que le fils d’un dictateur qui durant plus d’un demi-siècle a oppressé et écrasé le peuple dans le sang soit intronisé avec tambours et trompettes ? La légèreté avec laquelle l’Union africaine a validé l’élection du 4 mars au Togo traduit une mentalité de criminels aussi répugnante que celle de ceux qui planifièrent les crimes nazis et tous les autres génocides de l’histoire de l’humanité.

En réalité il faut entrevoir dans la mauvaise gouvernance dorénavant, la cause essentielle des souffrances actuelles et prochaines de l’humanité. Ce que préfigure le refus des élections libres est aussi grave que la manipulation en plein rue d’une bombe nucléaire. D’ailleurs, l’histoire récente nous renseigne suffisamment sur les conséquences pour les peuples, des pouvoirs autocratiques, que ceux-ci soient construits sur des ambitions personnelles, sur des groupes claniques sectaires, ou sur des combinaisons ethno tribales. Le génocide rwandais de 1994 puise sa source dans les rivalités ethniques et la gestion orientée vers le gouvernement d’une frange tribale contre une autre ou contre les autres. Que l’on se représente le Darfour, le Tchad, la Centrafrique, la Somalie et d’autres zones de fortes perturbations et de drames sanglants, les éléments à la source portent l’estampille des volontés cruelles qui engendrent la ruine de la paix et de la sécurité.

Ce qui interpelle aujourd’hui les consciences dans ces situations, c’est le comportement des grandes puissances face au dépérissement dans les pays périphériques, des valeurs pourtant célébrées et enseignées comme universelles dans leurs propres sociétés. Le président Nicolas Sarkozy qui s’est rendu au Rwanda pour déposer une gerbe de fleurs sur le mémorial des victimes du génocide, a parlé d’erreur de jugement de son pays, pendant que certains anciens responsables qui étaient à l’époque aux affaires, contestent cette déclaration qualifiée de pure fantaisie diplomatique. Qui croire dans ce concert de doutes, de renonciations, de larmes de crocodiles, de jeux d’intérêts sourds et obscurs qui avalisent les uns et condamnent les autres ?

Le risque d’un désordre planétaire à grande échelle partant des pays mal gouvernés est de plus en plus précis, tout comme l’est, la menace actuelle d’une prolifération des armes nucléaires qui demain, pourraient facilement devenir un jouet banal entre les mains de jeunes africains désabusés et humiliés de façon chronique. Derrière ou devant le Togo, la Côte d’Ivoire ou même le Cameroun, se dresse ces nouveaux défis puisés dans les mamelles infâmes des systèmes de gouvernance sectaires, ethniques et corrompus. Les Nations Unies et le cortège des humanitaires toujours prompts à rappeler les grands principes, se réveilleront sans doute trop tard pour constater les ravages de leur irresponsabilité, leur absence de réaction et de mise en garde, au moment où ces régimes fous, articulaient leurs plans dans la parfaite tranquillité./.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:51


Antonio Guterres HCR2[1]

Source: United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR)

BANGUI, République centrafricaine, 10 mars (HCR) - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a rencontré des réfugiés et des déplacés internes en République centrafricaine et il s'est engagé à améliorer les difficiles conditions de vie qu'ils endurent ainsi que leurs familles.

António Guterres est rentré à Genève en Suisse mercredi, au terme d'une mission de quatre jours dans ce pays africain entouré de terres pour attirer l'attention de la communauté internationale sur le sort de plus de 30 000 réfugiés et de quelque 183 000 déplacés internes auxquels le HCR assure protection et assistance. Les réfugiés sont majoritairement originaires de la République démocratique du Congo, du Tchad, du Rwanda et du Soudan.

Samedi, António Guterres a rencontré des déplacés internes dans les villes de Paoua et de Kabo, au nord-ouest du pays à environ 500 kilomètres de Bangui, la capitale. Des représentants des communautés déplacées lui ont fait part de leurs besoins immédiats, y compris des abris, de l'eau potable, des ustensiles de cuisine et des semences agricoles.

« Nous avons tout perdu lorsque nous avons fui et nous avons retrouvé nos villages en ruines. Nous avons besoin de votre aide pour reconstruire nos cases », a expliqué Marie Koure au Haut Commissaire à Paoua. Elle parlait au nom des femmes qui, comme elle, étaient rentrées dans leurs villages détruits pour la première fois après avoir fui la violence il y a cinq ans. Elles vivaient auparavant dans la brousse à l'intérieur même de leur pays ou de l'autre côté de la frontière au sud du Tchad.

Après s'être rendu dans des villages endommagés, António Guterres a indiqué avoir été choqué par les conditions épouvantables dans lesquelles vivent les populations déplacées, tout spécialement du fait du manque d'eau potable, d'écoles et de soins de santé. « Nous avons des ressources limitées, mais nous promettons de vous aider à reconstruire votre vie », a-t-il indiqué.

Le nord de la République centrafricaine est en proie à l'insécurité chronique depuis 2005 du fait de la présence de rebelles et de bandits. Les civils de la région sont harcelés par ces groupes armés. Cependant, malgré l'instabilité, le nord accueille également des réfugiés originaires de la région du Darfour au Soudan voisin.

Ils vivent dans le camp de Sam Ouandja, où ils craignent pour leur sécurité. Le Haut Commissaire s'est rendu dans ce camp dimanche. « Les rebelles nous menacent constamment et ne veulent pas nous voir sortir du camp. Ils nous accusent injustement, nous les réfugiés, d'être à l'origine des troubles à Sam Ouandja », a expliqué Moussa, un représentant de réfugiés, à António Guterres.

« Nous avons dû vendre nos vivres pour payer injustement une amende que les rebelles nous imposent pour des crimes que nous n'avons pas commis », a affirmé Hawa, une autre réfugiée originaire du Darfour. « Nous n'avons plus rien à manger. Nous voulons partir loin d'ici », a-t-elle indiqué à António Guterres, qui a assuré aux réfugiés que le HCR travaillerait avec le Gouvernement centrafricain pour renforcer leur sécurité.

Etabli en 2007, le camp de Sam Ouandja accueille quelque 3 500 réfugiés ayant fui la violence sévissant au Darfour. La plupart d'entre eux ont dû marcher ou ont voyagé à dos d'âne. Fatma, l'une des résidentes du camp, a indiqué avoir fui son village en 2007 après une attaque. « J'ai pris mes deux enfants dans mes bras et j'ai fui. Nous avons marché durant 10 jours avant de nous retrouver ici quelque part en République centrafricaine », a-t-elle indiqué, ajoutant : « Mon mari et mon fils aîné ont fui dans une autre direction et, depuis lors, je n'ai plus aucune nouvelle d'eux. »

António Guterres a indiqué que la communauté internationale avait le devoir d'aider la République centrafricaine à gérer la crise humanitaire à laquelle sont confrontés les réfugiés et les déplacés internes. « Il est injuste que toute l'attention soit concentrée sur l'Iraq, l'Afghanistan et le Soudan alors que des dizaines de milliers de civils vivent dans des conditions épouvantables en République centrafricaine », a-t-il affirmé.

Le Haut Commissaire a également rencontré le Président François Bozizé et d'autres représentants du gouvernement ainsi que des Nations Unies avant de quitter la capitale mardi.

Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, République centrafricaine

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 17:15


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Bruxelles – (Pana) 11/03/2010 - Les avocats de Jean-Pierre Bemba déclarent irrecevables les poursuites engagées par la Cour pénale internationale (CPI) contre Jean-Pierre Bemba, leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), détenu depuis 2008 dans le quartier pénitencier de la CPI à La Hayes aux Pays-Bas.


Mardi, la CPI avait décidé de reporter au 5 juillet prochain l'ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba, initialement prévue pour le 27 avril.


A cette date, la CPI examinera la requête introduite par la défense de Jean-Pierre Bemba sur l'irrecevabilité des poursuites engagées par la CPI.


En vertu du principe juridique que "nul ne peut être poursuivi deux fois pour les mêmes faits", Me Aimé Kilolo, avocat de Jean-Pierre Bemba, a indiqué mercredi à la presse à Bruxelles que son client, jugé à Bangui en septembre 2003, en même temps que Ange-Félix Patassé, ancien président centrafricain, avait bénéficié d'un non-lieu.


Les juges centrafricains avaient affirmé que Jean-Pierre Bemba s'était limité à prêter des troupes, dont le commandement relevait des responsables centrafricains de l'époque.


En outre, les avocats de Bemba récusent le fait que la plainte à la CPI a été déposée par le président Bozizé, alors qu'elle devait être introduite par la justice centrafricaine.


Dès lors, les avocats considèrent que Jean-Pierre Bemba est victime d'une conspiration impliquant les présidents Bozize de la Centrafrique et Joseph Kabila de la RDC, ainsi que la CPI, visant à l'écarter de la course à l'élection présidentielle congolaise prévue en 2011.


Me Kilolo a exprimé l'espoir que Jean-Pierre Bemba sera libéré le 27 avril prochain, après le rejet des poursuites engagées contre leur client "pour vice de procédure".


Jean-Pierre Bemba est accusé par la CPI de crimes de guerre à la suite des atrocités - meurtres, viols - commises par les milices du MLC, envoyées en 2002 en Centrafrique à la demande de l'ex-président Ange-Félix Patassé, qui était attaqué par la rébellion conduite par le général François Bozizé qui avait fini par le chasser du pouvoir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 06:06


Bozizé en Chine

On se souviendra qu’au cours de la rencontre du 13 janvier entre Bozizé avec toute  la classe politique, la société civile en présence du corps diplomatique accrédité en Centrafrique au sujet du piétinement des activités de la Commission électorale indépendante, le président de celle-ci avait été récusé par l’opposition qui exigeait en même temps sa démission ainsi que la dissolution des comités locaux de la CEI illégalement installé en province par lui et bien d’autres choses encore. Bozizé qui semblait découvrir l’état du désastre et l’étendue de la catastrophique gestion de son compère le vrai faux pasteur Binguimalé n’avait eu d’autre choix que d’accéder à la plupart des exigences de l’opposition et d’ordonner avant toute décision sur le sort de ce dernier, qu’un audit soit effectué sur le bilan administratif et financier de celui-ci.

Aujourd’hui, près de deux mois après, force est de constater que c’était uniquement pour endormir l’opposition que Bozizé avait fait semblant de désavouer son complice le vrai faux pasteur dont il avait pris la défense en déclarant en substance que c’est un homme de Dieu et qu’il ne pouvait pas faire n’importe quoi.

Non seulement il n’en est rien de l’audit qu’il avait ordonné mais Binguimalé  poursuit tranquillement l’exercice de ses fonctions en effectuant même des missions à l’étranger en tant que président de la CEI, en engageant des dépenses de plusieurs centaines de millions de F CFA au nom de la CEI, en prenant des décision pour réquisitionner la direction générale de la police afin qu’elle aille défoncer le portail de son domicile et récupérer le véhicule 4 x 4 mis à la disposition de Me Crépin Mboli-Goumba Vice-président de la CEI, en publiant des communiqués de presse comme celui ci-dessous du 8 mars, rédigé dans un charabia incompréhensible et dans une langue de Molière truffée de fautes de grammaire et de syntaxe, ce qui en dit long sur le niveau d’instruction réel du vrai faux pasteur en même temps que sur celui  de son prétendu dircab, Euloge  Goyémidé que Binguimalé s’est permis la fantaisie de recruter on ne sait d’ailleurs sur quelle base.  

Tous les deux sont véritablement une honte nationale en comparaison avec l’exemple d’autres pays africains comparables à la RCA. L’envergure des présidents de commission électorale d’autres pays africains, notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest, est autrement plus relevée. Alors que ceux-ci sont désignés pour la plupart d’entre eux, dans les milieux de la magistrature voire de la haute classe politique, donc présentent un niveau de compétence élevé, en RCA, Bozizé est allé chercher parmi les anciens chauffeurs d’ambassade le président de la CEI nationale avec les désastreuses conséquences prévisibles que l’on enregistre actuellement.

Mais comme le bonhomme est un maillon extrêmement important dans le dispositif de fraude électorale que Bozizé tente de d’asseoir, il lui est difficile voire impossible de se séparer de ce truand et parvenu, déguisé en vrai faux pasteur. Bozizé qui adore les médiocres à qui il peut facilement imposer ses points de vue, a besoin de ce genre de profil pour l’accomplissement de ses basses oeuvres. Il est donc clair que tant que Joseph Binguimalé demeurera dans les fonctions de président de la CEI, le processus électoral n’avancera pas.

Son unique souci est de parvenir à obtenir que les bailleurs de fonds de la communauté internationale qui ont annoncé leur intention de soutenir financièrement les élections en Centrafrique, puissent lui débourser les fonds mais ses procédés pour y parvenir ainsi que sa moralité, n’inspirent confiance à personne à Bangui. Récemment encore, flanqué de son rapporteur du KNK Rigobert Vondo, il a débarqué au BINUCA avec ses gros sabots mais a été pris en flagrant délit de mensonge et de malhonnêteté. Il est donc reparti bredouille.

En attendant, plusieurs mois après sa mise en place, la CEI centrafricaine fait du sur place et les préparatifs des élections tant législatives que présidentielles n’avancent pas au point que Bozizé, craignant de se retrouver bien vite le 10 juin à minuit sans légitimité, son mandat ayant expirant le 11 juin 2010, se voit aujourd’hui contraint de faire de la fuite en avant en convoquant aux urnes pour le 25 avril prochain un corps électoral dont on ne connaît pas du tout la configuration. Une chose est sûre et Me Zarambaud Assingambi l’a brillamment démontré récemment dans une excellente tribune dans la presse nationale, tout le pays sera hors délais s’agissant du respect du calendrier électoral, quoique fasse dorénavant Bozizé.  

Selon des sources bien informées à Bangui, son parti KNK se prépare à l’investir officiellement candidat à l’élection présidentielle le lundi 15 mars en même temps que se dérouleront les festivités du septième anniversaire de son accession au pouvoir par le coup d’Etat du 15 mars 2003. C’est dans ce contexte qu’à sa demande, son voisin et homologue Joseph Kabila de la RDC qui lui-même a pourtant déjà bien du mal à contrôler ses propres frontières et ce qui se passe à l’intérieur de son vaste territoire, vient d’envoyer des soldats congolais pour l’aider à combattre les bandits armés de la LRA de Joseph Kony qui ne cessent de commettre des exactions sur les paisibles populations civiles dans le Sud-Est centrafricain.Par ailleurs, en début de cette semine, Me Jacques Vergès a effectué un déplacement flash à Bangui sur invitation de Bozizé et Ndoutingaï. 

Selon nos informations, la perspective d'un arbitrage qui doit être rendu dans les prochains jours à Paris dans l'affaire du contentieux qui oppose depuis qu'il est au pouvoir Bozizé au pétrolier américain Jack Grynberg sur les permis pétroliers que lui avait octroyés naguère l'ancien président Ange Félix Patassé, n'est sans doute pas étrangère à cet aller retour de cette vedette du barreau international.  Il faut rappeler que Bozizé, son ancien Premier Ministre Elie Doté, son ambassadeur à l'époque à Washington Emmanuel Touaboy ainsi que l'incontournable Sylvain Ndoutingaï, ont fait l'objet collectivement et solidairement d'une condamnation par contumace prononcée par un tribunal du district de Columbia au USA pour verser une somme qui s"élève à plus de cinq millions de dollar US au vieux pétrolier américain. Depuis, des hommes d'affaires proche-orientaux mafieux et complices de Bozizé et Ndoutingai, tentent en vain d'extorquer plusieurs millions de dollar à Jack Grynberg en lui proposant de faire la médiation. Bref, il règne comme une atmosphère de fin règne à Bangui... 



  

COMMISSION  ELECTORALE  INDEPENDANTE

 

N° 229 /RCA.CEI.PDT.DIRCAB.CC

8 mars 2010

 

COMMUNIQUE DE PRESSE CEI

 

Objet : Mise au point par rapport aux listes électorales

 

La Commission électorale Indépendante (CEI) a en date du 17 février 2010 réceptionné le matériel ainsi que les listes électorales qui ont servi lors des élections centrafricaines de 2005 qui furent rappelons le, acceptées par la Communauté Nationale et Internationale.

Sur la base de cette liste, la CEI a depuis un certain temps commencé la constitution de la base de données informatisée qui fera l’objet d’une révision dans les prochaines semaines.

Ce processus est longuement avancé et devrait prendre fin dans un proche avenir.

La CEI tient a informé la Communauté Nationale et Internationale que son souci majeur et sa principale préoccupation restent l’organisation des élections transparentes, crédibles et justes en République Centrafricaine et qu’elle fera tout pour l’atteinte de cet objectif.

 

 

Le Révérend Pasteur Joseph BINGUIMALE

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 04:31


Guterres-a-Sam-Ouandja.jpg

           Antonio Guterres ici à Sam Ouandja

BANGUI, République centrafricaine, Mars 10 (HCR) -- Haut Commissariat des NU pour les réfugiés António Guterres a rendu visite aux réfugiés et personnes déplacées en République centrafricaine et se sont engagés à contribuer à l'amélioration des conditions de vie pour eux et leurs familles.

António Guterres a pris l'avion pour Genève, en Suisse mercredi après avoir passé quatre jours dans ce pays d'Afrique sans littoral dans le but d'attirer l'attention du monde sur le sort de plus de 30.000 réfugiés et quelque 183.000 personnes intérieurement déplacées (IDP), que le HCR aide à protéger et aider les là bas. Les réfugiés sont pour la plupart originaires de la République démocratique du Congo, le Tchad, le Rwanda et le Soudan

Le samedi, António Guterres a rendu visite aux déplacés dans les villes du Nord-ouest de Paoua et Kabo, à quelque 500 kilomètres de la capitale, Bangui. Des représentants des communautés déplacées cités abris, eau potable et des semences pour la culture comme étant parmi leurs besoins les plus pressants.

"Nous avons tout perdu quand nous avons fui et nos villages sont en ruines. Nous avons besoin de votre aide pour reconstruire nos maisons", Koure Marie a déclaré à la Haut-Commissaire à Paoua. Elle parlait au nom des femmes qui, comme elle, avaient regagné leurs villages détruits pour la première fois depuis fuient la violence, il ya cinq ans. Ils ont vécu dans les buissons ou l'hébergement à travers la frontière au sud du Tchad.

Après une tournée des villages endommagés, António Guterres s'est dit choqué par les conditions épouvantables que les populations déplacées vivaient dans des, en particulier le manque d'eau potable, les écoles et les soins de santé. "Nous avons des ressources limitées, mais nous vous promettons de vous aider à redémarrer votre vie», dit-il.

Nord de la RCA est en proie à une insécurité chronique depuis 2005, en raison de la présence de rebelles et de bandits. Les civils dans la région ont été harcelés par ces groupes armés. Cependant, malgré son instabilité, le Nord a également été un lieu d'asile pour les réfugiés de la région du Darfour au Soudan voisin.

Ils vivent dans le camp de Sam Ouandja, où ils craignent pour leur sécurité. Le Haut Commissaire s'est rendu Sam Ouandja le dimanche. "Les rebelles de cesse de nous menacer et ils ne veulent pas nous voir sortir de notre camp. Ils nous accusent faussement les réfugiés d'être la cause d'ennuis à Sam Ouandja", un chef de camp, Moussa, s'est plaint à M. Guterres.

"Nous devons vendre nos alimentaire à payer des amendes que les rebelles nous imposer pour les crimes de nous n'a pas commis,» a revendiqué Hawa, une autre réfugiée du Darfour. "Nous n'avons plus rien à manger. Nous voulons aller plus loin de ce lieu", a-t-elle déclaré António Guterres, qui a assuré les réfugiés que le HCR travaillera avec le gouvernement de la République centrafricaine à renforcer leur sécurité.

Fondée en 2007, Sam Ouandja accueille quelque 3500 réfugiés qui ont fui la violence au Darfour. La plupart ont dû marcher ou monter à dos d'âne. Fatma, un des habitants du camp, dit-elle a fui son village en 2007 lorsqu'il a été attaqué. «J'ai attrapé mes deux enfants et se sont enfuis. Nous avons marché pendant 10 jours avant que nous trouvions ici, en République centrafricaine, a-t-elle dit, ajoutant : « Mon mari et notre fils aîné s'enfuit dans une autre direction. Je n'ai pas entendu parler d'eux depuis. "

António Guterres a affirmé que la communauté internationale a le devoir d'aider la République centrafricaine face à la crise humanitaire qui frappe les réfugiés et personnes déplacées. "Il est injuste que toute l'attention est focalisée sur l'Irak, en Afghanistan et au Soudan où des dizaines de milliers de civils vivent dans des conditions épouvantables en République centrafricaine, a-t-il dit.

Le Haut Commissaire a également rencontré le président François Bozizé et de gouvernement et autres hauts fonctionnaires de l'ONU à Bangui avant de s'envoler hors de la capitale ce mardi.

Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, Central African Republic

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 04:27


Victor-Angelo-

 APA-Ban­gui 9 mars 2010 (Cen­tra­frique) Le Re­pré­sen­tant de la Mis­sion des Na­tions Unies en Ré­pu­blique cen­tra­fri­caine et au Tchad (MI­NUR­CAT), Vic­tor An­gé­lo, a dé­cla­ré que la si­tua­tion sé­cu­ri­taire dans les pré­fec­tures de la Va­ka­ga et Haute Kotto a beau­coup évo­lué po­si­ti­ve­ment, lundi 8 mars 2010, à la presse na­tio­nale, à l’issue d’une au­dience ac­cor­dée par le Pré­sident de la Ré­pu­blique, Fran­çois Bo­zi­zé.

Selon le di­plo­mate onu­sien, Vic­tor An­gé­lo, l’im­por­tant main­te­nant c’est qu’on éta­blisse un contact, un rap­port beau­coup plus fré­quent avec les Forces ar­mées cen­tra­fri­caines (FACA) de façon à ré­soudre les der­nières poches de ré­sis­tance dans la ré­gion.

L’ob­jec­tif de l’au­dience du Re­pré­sen­tant de la MI­NUR­CAT était d’an­non­cer au Pré­sident de la Ré­pu­blique son congé qu’il a pris à la tête la Mis­sion des Na­tions-Unies en Ré­pu­blique Cen­tra­fri­caine et au Tchad et de faire en­suite le point sé­cu­ri­taire de l’ex­trême-est de la Cen­tra­frique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 04:52

Centre d'Accueil de la Presse Étrangère
Grand Palais - Cours la Reine - Perron Alexandre III -  75008 Paris
Tél +33 1 53 76 90 60 - Fax +33 1 53 76 90 76 - www.capefrance.com

INVITATION PRESSE

A l'invitation de l'Association de la Presse Panafricaine (APPA)

      
Centrafrique: élections présidentielles 2010 en sursis?


Conférence de presse de 


Martin Ziguélé



Zigu-l--martin-copie-1.jpg


Candidat à la Présidentielle de 2010
Ancien Premier ministre et président du MLPC*
 

 

Les échéances auxquelles la RCA (République Centrafricaine) doit faire face cette année, (processus de désarmement des groupes armés, organisation d'élections générales), se déroulent paradoxalement dans un environnement non consensuelle et d'insécurité grandissante. La coalition des partis politiques de l’opposition réclament la tête du président de la Commission électorale qu’ils jugent  trop inféodé au pouvoir en place.

 

C’est dans cette atmosphère chaotique que le président François Bozizé croît devoir convoquer les Centrafricains pour le premier tour de l’élection présidentielle le 25 avril prochain, afin d’élire  non seulement leur Président de la République, mais aussi leurs députés.

 

La situation sécuritaire se complique dangereusement dans tout le pays avec les multiples et fréquentes attaques dans le Sud-Est des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony  ainsi que le contrôle d’une bonne partie du territoire centrafricain par des mouvements politico-militaires qui ébranlent la cohésion nationale.

 

Fin janvier, Charles Massi, ancien ministre et président de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) en RCA est mystérieusement porté disparu tandis que sa famille le donne pour avoir succombé aux tortures qu’il aurait subies de la part de la garde présidentielle du président Bozizé. Bref, plusieurs voix s’élèvent pour dire que le processus global de paix sera vraisemblablement retardé.

 

*Mouvement de libération du peuple centrafricain, principal parti d'opposition

 

AU CAPE, VENDREDI 12 MARS 2010 A 16H30


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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 04:40


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Il y a bien longtemps, j'avais publié dans ces colonnes un article intitulé « Monsieur le Ministre de l'Intérieur, réveillez-vous ! »; j'y rappelais que le 1er Décembre n'était pas seulement la date de notre fête nationale, mais que cette date était aussi celle de la révision annuelle des listes électorales, laquelle doit être clôturée chaque 31 Mars, après purge des éventuelles contestations.

Je pensais ainsi apporter ma modeste contribution au déroulement régulier des prochaines élections, mais certains n'y avaient vu qu'une tentative machiavélique de discréditer le Pouvoir. Je dois avouer que je m'attendais quelque peu à de telles réactions, mais ma conscience et mon patriotisme m'avaient imposé ce devoir; ils m'avaient susurré que les faits, qui sont têtus comme disait LENINE, me donneraient raison le moment venu. C'est malheureusement le cas.

Le Président de la République a été amené, pour tenter d'organiser les élections dans les délais, de publier le décret convoquant le corps électoral le 25 Avril 2010 pour l'élection présidentielle et les élections législatives, sans qu'il n'y ait ne serait-ce que l'intégralité des anciennes listes électorales de 2005. Celles-ci n'ont en effet été retrouvées qu'à l'état parcellaire par le Président de la CEI, à la surprise générale, dit-on, alors que la conservation de ces listes par le Ministère de l'Intérieur est une obligation légale. En tout état de cause, même si le premier tour des élections se déroulait le 25 Avril 2010, les résultats du second tour seraient nécessairement proclamés hors délais constitutionnels. En effet, aux termes de la Constitution, les nouveaux députés doivent avoir été élus 45 jours au moins avant la fin du mandat des Députés actuels, de même que le nouveau Président de la République doit avoir été élu 45 jours au moins avant la fin du mandat du Président BOZIZE.

Ainsi que je l'exposais dans un autre article intitulé « élections de 2010 : obstacles et essai de compte à rebours» daté du 7/9/2009 et également publié dans ces colonnes, les Députés actuels ayant été installés le 3 Juin 2005 et le Président BOZIZE ayant prêté serment le 11 Juin 2005, les nouveaux Députés doivent avoir été proclamés élus au plus tard le 19 Avril 2010 et le nouveau Président de la République au plus tard le 27 Avril 2010. Ce ne sera pas possible.

A présent, à quoi devons-nous nous attendre?

1. Des listes électorales

Le fait pour le Président de la CEI de reconstituer et de rationnaliser les listes électorales de 2005 n'est pas en soi condamnable. En effet, le Code Electoral n'impose pas de dresser de nouvelles listes électorales chaque année et pour chaque élection. Le code électoral impose seulement de réviser les listes électorales existantes. Les listes électorales de 2005 reconstituées et rationalisées doivent cependant n'être considérées que comme le point de départ d'une révision en vue des élections du 25 Avril 2010, si par impossible les élections ont lieu à cette date.

Conformément aux articles 32 et suivants du code électoral, les listes électorales ainsi que les tableaux d'addition et de retranchement doivent faire « l'objet d'affiches apposées dans les lieux publics appuyées par des communiqués radio diffusées. Les électeurs en sont informés par des affiches apposées dans les lieux publics et par la consultation du site internet de la CEI ». Ce site a - t - il été ouvert ?

Cette révision est prescrite par l'article 29 du code électoral qui dispose: « Les listes électorales sont permanentes et informatisées. Elles font l'objet d'une révision avant toute élection sauf si celle-ci intervient moins de six (6) mois après la précédente élection ».

Conformément à l'article 23 alinéa 2 du code électoral, « il existe une liste électorale pour chaque village ou quartier de ville, chaque circonscription électorale (Sous-préfecture, Arrondissement), chaque préfecture et chaque représentation diplomatique et consulaire ainsi qu'au niveau national, laquelle liste est fractionnée par bureau de vote». Dès lors, comment peut-on raisonnablement imaginer que les opérations de révision dans chacun des milliers de villages et quartiers de la RCA, de fractionnement et d'affichage dans chacun des centaines de bureaux de vote seront achevées avant le 25 Avril 2010 ?

L'affichage des listes électorales fractionnées dans chaque bureau de vote permet aux électeurs d'identifier leurs bureaux de vote avant le scrutin. A défaut, les électeurs déambuleraient comme perdus le jour du scrutin, à la recherche de leurs bureaux de vote. Compte tenu de la distance entre les bureaux de vote, certains électeurs risqueraient de se décourager et de ne pas voter.

2. De la détermination des bureaux de vote

La liste des bureaux de vote doit être publiée 60 jours au moins avant le scrutin, soit le 11 Février 2010. Autant dire que c'est d'ores et déjà impossible, le décret de convocation du corps électoral ayant été pris seulement 60 jours avant la date du scrutin, soit à la date limite. Le code électoral dispose que ce décret doit être pris 60 jours au moins avant le scrutin, ce qui signifie qu'il peut être pris plus de 60 jours avant le scrutin, pour permettre d'arrêter la liste des bureaux de vote 60 jours avant le scrutin.

3. De la campagne électorale et des déclarations de candidatures

Les déclarations de candidatures doivent être déposées 30 jours au plus tard avant l'ouverture de la campagne électorale. La campagne électorale devant être ouverte le 14ème jour précédant le jour du scrutin, soit le 11 Avril 2010, les déclarations de candidatures doivent être déposées au plus tard le 12 Mars 2010. Autant dire qu'aucune candidature n'ayant encore été déposée, ne serait que parcequ'i1 n'y a pas encore de Comités locaux pour les réceptionner, à la date du 12 Mars 2010 il n'y aura pas non plus de dépôts de candidatures, du moins pour les élections législatives. En ce qui concerne l'élection présidentielle, les candidatures sont déposées à la Cour Constitutionnelle.

Organiser des élections sans candidats?

4. Des bulletins de vote

Les bulletins de vote doivent parvenir aux comités locaux 15 jours au moins avant le scrutin, soit le 10 Avril 2010. Comme pour le moment il n'y a ni comités locaux et subséquemment ni dépôts de candidatures, ni bulletins de vote faute de candidats - - -

 

5. Des cartes d'électeurs

Si un renouvellement général des cartes d'électeurs est envisagé comme tel semble être le cas, la distribution des cartes d'électeur doit être achevée au plus tard 1 mois avant le scrutin, soit le 25 Mars 2010 (Article 43 alinéa 2). Manifestement, ce ne sera pas possible.

6. Que faire?

Tout d'abord, il faut faire preuve d'humilité et d'écoute, et ne pas considérer a priori toute critique comme visant systématiquement et gratuitement à mettre le Pouvoir en difficulté. Certes il existe des critiques de mauvaise foi et destructives, mais il existe aussi des critiques positives et constructives.

L'existence de listes électorales fiables sur lesquelles tous les citoyens en âge de voter sont inscrits ou ont été mis à même de s'inscrire est une condition sine qua non d'élections justes et transparentes dont les résultats peuvent être acceptés par tous, y compris par les perdants. Par contre, des élections organisées dans la précipitation, sans listes fiables, sont susceptibles de générer des troubles, voire un bain de sang. Nul ne le souhaite.

En second lieu et en conséquence de ce qui précède, il faut avoir la sagesse de repousser les élections à une date ultérieure, et de mettre en place l'équivalent du Conseil National Politique Provisoire (CNPP) qui fut mis en place à l'expiration du mandat de feu le Président André KOLINGBA. On ne devrait pas être tenté de faire comme le Président Laurent GBAGBO car, en Côte d'Ivoire, c'est la division du pays en deux par suite d'une rébellion qui a empêché le Président Laurent GBAGBO d'organiser des élections à l'expiration de son mandat. Chez nous, c'est l'improvisation qui nous a conduits là où nous sommes, puisque nous avons eu 5 ans pour préparer les élections, mais que nous ne l'avons pas fait. En outre, chez nous, les rébellions sont parties prenantes à l'organisation des élections.

En troisième lieu, il faut que ni le Président, ni le Bureau de la CEI ne se substituent à la CEI, qui compte 31 membres. C'est ce qui s'est passé lorsque le Président de la République a pris le décret convoquant le corps électoral sur rapport du seul Bureau de la CEI, alors par ailleurs que 5 nouveaux membres de cette Institution n'avaient pas encore prêté serment. L'union des forces vives de la Nation (UFVN) prétend même qu'il n'y a jamais eu de rapport. C'est également ce qui s'est passé pour la mise en place des comités locaux de la CEI, que le Président de la république a fort sagement dissous.

Nombre de citoyennes et de citoyens s'étaient demandé comment le Président du Directoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) avait pu soutenir la mise en place de comités locaux illégaux, alors que son Parti n'avait pas été associé à leur mise en place comme prescrit par le code électoral.

II semble que la juridiction compétente pour juger de la régularité du décret de convocation du corps électoral soit le Conseil d'Etat, et non la Cour Constitutionnelle, qui a été saisie par le MDREC de Monsieur Joseph BENDOUNGA. La saisine des juridictions pour contester les actes du Pouvoir Exécutif ne doit pas être considérée comme une tentative de déstabiliser la démocratie, bien au contraire. Cette saisine est en effet une preuve de bon fonctionnement de la démocratie ainsi qu'une preuve de ce que les citoyens n'ont pas peur.

Saisir la Justice est infiniment mieux que saisir les armes.

C'est le rôle constitutionnel des Partis Politiques ainsi que des citoyennes et citoyens de critiquer la politique du Pouvoir Exécutif et de proposer l'alternance dont le peuple est seul juge. Ces critiques peuvent aussi profiter au Pouvoir Exécutif, s'il s'en saisit et corrige les aspects négatifs de sa politique, au lieu de les rejeter en bloc. Nul n'étant infaillible, sa politique ne saurait être parfaite comme le chantent les flagorneurs ..

Si le Pouvoir Exécutif démontre au Peuple, à travers des débats démocratiques, que sa politique est la meilleure, le Peuple lui réitèrera sa confiance.

JI n'y a pas de démocratie réelle sans libertés de pensée et de critiques constructives.

Un vrai démocrate est plutôt avide de critiques objectives et allergique aux flagorneries du type de l'émission « yé so é Iingbi ti inga », dont les flagorneurs vont jusqu'à se permettre d'accuser un ancien Premier Ministre de ne pas savoir élever ses enfants, lesquels sont sans doute inconnus de ces flagorneurs.

De quoi se mêlent-ils? Sont-ils si surs d'avoir bien élevé leurs propres enfants pour se permettre de faire scandaleusement intrusion dans la vie familiale d'autrui et de donner des leçons? L'Ancien Premier Ministre a eu raison de répondre par un silence méprisant, au lieu de saisir la justice comme l'a fait l'auteur de ces lignes.

Qui va doucement va surement.

Alors, laissons le temps au temps, comme disait le président François MITTERRAND.

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui, le 09 Mars 2010



NDLR : Comme nous l'avions annoncé dans une de nos précédentes parutions d'il y a quatre à cinq jours, le détachement des bérets verts de la garde présidentielle que Bozizé a dépêché on ne sait pour raison à Paoua, Bocaranga et Kaga-Bandoro, a déjà commencé à créer des problèmes à la population. C'est ainsi que ceux déployés à Paoua ont semé la panique ce mardi 9 mars en plein marché de la ville où ils ont ouvert le feu à six reprises à la kalachnikov sous de fallacieux prétextes, faisant fuir les paisibles citoyens qui faisaient présents dans le marché. Des escarmouches avec les éléments de l'APRD ces jours-ci sont inévitablement à craindre devant de telles provocations.  

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 04:16


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(Cameroon-Tribune 09/03/2010)

L’opposition, les ex-rebellions et d’autres acteurs sont opposés à une présidentielle le 25 avril, jugeant cette date prématurée.

 Il y a une douzaine de jours, le président François Bozizé a signé un décret convoquant les Centrafricains aux urnes le 25 avril 2010 pour le premier tour de la présidentielle et des législatives. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour. La campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. Cette décision est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique.

Dès le lendemain de la diffusion du décret, l'Union pour la renaissance et la démocratie (URD), qui ne se réclame ni de l'opposition, ni de la majorité et n'a pas de député à l'Assemblée, a proposé d'organiser la présidentielle en janvier 2011, arguant qu'elle avait besoin de temps et d'une "transition qui pourrait durer jusqu'à décembre". "L'organisation des élections dans le contexte actuel où toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, peut replonger le pays dans une crise sans précédent", a estimé le président de l'URD, Auguste Boukanga. D’autres acteurs politiques sont plus virulents. "Les entités de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), les autres partis (formations centristes) et les politico-militaires (ex-rébellions) réunies au sein du Collectif des forces du changement rejettent en bloc le contenu" du décret présidentiel, a déclaré, le 28 février, Gabriel Koyambounou, un responsable de l'UFVN. Le coordonnateur de l'UFVN, Me Henri Pouzère, a également dénoncé une procédure "viciée" ayant conduit à la signature du décret présidentiel.

 Le chef de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD, ex-rébellion), Jean-Jacques Demafouth, quant à lui, a simplement réclamé des élections "libres, démocratiques et transparentes", pendant que Fidèle Gouandjika, ministre et membre du parti Kwa na Kwa (KNK) du président Bozizé, déclare que la majorité présidentielle est "prête" pour l'échéance du 25 avril.

Dans ces conditions où plusieurs sons de cloche dissonants se font entendre, que va faire le chef de l’Etat centrafricain ? Va-t-il réunir tous les acteurs politiques - déjà tous d’accord au moins sur la nécessité d’aller aux élections - afin de trouver une date plus consensuelle ? Quoi qu’il en soit, la RCA, pays membre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), est encore dans une situation fragile.

 Le pays tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confronté pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de route". N’a-t-il pas intérêt à organiser des élections auxquelles vont prendre part tous les acteurs politiques, afin de désamorcer la tension et créer les conditions d’une stabilité politique durable?

Rousseau-Joël FOUTE

© Copyright Cameroon-Tribune

 

NDLR : Le fond du problème est le refus de Bozizé et son complice et homme de main, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qu’il a imposé à la tête de la commission électorale, que les élections soient préparées de façon consensuelle avec l’opposition. Comment expliquer qu’ils soient en train de faire réviser tous seuls dans leur coin, les listes électorales qui n’inspirent confiance à personne. Comment comprendre que Bozizé ait déjà attribué comme bon lui semble et sans craindre de se faire accuser de vouloir chercher à bourrer les urnes, le marché de la production des cartes d’électeurs à un de ses amis, opérateur économique de la place. Autant de choses sensibles du processus électoral, qui se déroulent en dehors de la commission électorale avec la seule volonté de Bozizé et ses complices Binguimalé et le KNK Rigobert Vondo. Personne ne peut l’accepter.

A cet égard, un conseil de ministres extraordinaire a eu lieu vendredi dernier de midi à 00 heure au cours duquel quelques ministres ont pris leur courage à deux mains pour dire un certain nombre de vérités à Bozizé concernant le chaos qui règne à la commission électorale. Ces courageux ministres dont nous taisons les noms, ont même osé dire à Bozizé que ses conseillers en charge de ces questions ne lui disent pas la vérité sur le désordre qui règne à la CEI, ou plus exactement le vide sidéral qui la caractérise. Bozizé a piqué une verte colère et le conseil de ministres a fini en queue de poisson. C’est dire, combien le climat à Bangui est en ce moment délétère dans les couches supérieures de l’atmosphère…Bozizé doit s'apercevoir de plus en plus que son affaire de convoquer le corps électoral pour le 25 avril ne tiendra pas la route et cela le rend de plus en plus nerveux...

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