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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:35


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Kadhafi_raibann__jpg.jpg

 

ADDIS ABEBA (AFP) - dimanche 31 janvier 2010 - 18h07 - L'élection du président du Malawi à la tête de l'Union africaine (UA) dimanche permet à l'organisation de tourner la page d'une année chaotique où les prises de position dissonantes de son prédécesseur Mouammar Kadhafi ont brouillé l'image de l'institution.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 53 membres de l'UA ont désigné dimanche, à l'ouverture du 14e sommet, le président Bingu wa Mutharika, contrecarrant les souhaits du numéro libyen d'assumer un deuxième mandat d'un an en violation du principe de présidence tournante.

Elu à la tête de l'organisation en février 2009, le Guide de la Jamahiriya libyenne avait donné le ton de sa présidence en demandant à ses pairs de l'appeler désormais "Roi des rois traditionnels d'Afrique", après avoir été "adoubé" par des chefs traditionnels en Libye.

Dimanche, il a tenté un passage en force lors de la cérémonie d'ouverture, en donnant la parole au représentant du "Forum des rois, sultans, chefs et princes traditionnels d'Afrique", organisation qu'il a créée de toutes pièces.

Bardé de colliers dorés, ce dernier a invité de manière tonitruante les chefs d'Etat à "suivre le Guide qui nous montre la voie".

En vain. C'est visiblement dépité que M. Kadhafi a repris sa place à la tribune après une petite demi-heure de huis clos, enlevant immédiatement l'écriteau indiquant son titre de président de l'UA.

Au sein de la Commission et des délégations, c'est le soulagement qui primait: "c'est une très bonne décision. En plus le Guide n'est pas parti, donc finalement l'Afrique reste unie", a commenté un haut responsable de l'UA.

"Kadhafi n'était même pas officiellement candidat. Ca s'est passé en douceur et finalement assez vite", a glissé un second.

La présidence du colonel Kadhafi a été très controversée et "très nuisible à l'image de l'UA, notamment sur la gestion des crises politiques comme à Madagascar et en Guinée," confiait cette semaine un proche de Jean Ping, le président de la Commission de l'UA.

A Madagascar, M. Kadhafi a apporté son soutien à Andry Rajoelina comme en Mauritanie à la junte militaire, alors même que les deux régimes étaient issus de changements anticonstitutionnels de pouvoir, condamnés par l'UA.

"Le fait que le président de l'UA se prononce régulièrement contre les élections et estime que le modèle libyen (de comités populaires) devrait être imposé dans toute l'Afrique représente un paradoxe pour une organisation qui prône l'Etat de droit et la démocratie", ajoutait ce haut responsable.

Avant l'élection de dimanche, un diplomate européen résumait ainsi la situation: "on a l'impression qu'il y a deux voix à l'UA. D'un côté Jean Ping qui suit la ligne de l'organisation, notamment sur la gestion des crises, et de l'autre Kadhafi qui suit sa propre ligne, bien souvent éloignée de celle de la communauté internationale. Cela est bien sûr dommageable à la crédibilité de l'UA".

Désabusé, Moummar Kadhafi n'a pas mâché ses mots dimanche envers l'UA, dont il a été l'ardent promoteur en 2000 pour transformer l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) créée en 1963 après la vague d'indépendance des anciens pays colonisés.

Il a affirmé que le "président de l'UA n'a aucune prérogative", prêchant une nouvelle fois pour une plus grande intégration du continent et accusant ses pairs de "manquer de vision politique".

"Je n'ai besoin d'aucun titre, je resterai sur le front pour la lutte en faveur de l'UA",

a-t-il annoncé, en soulignant: "dans tous les cas, j'ai une responsabilité en tant que soldat de l'Afrique et je continuerai à l'assumer".


 

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 02:28


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La Conférence de l’Union Africaine s’ouvre, ce dimanche, à Addis-Abeba en Ethiopie, avec la présence remarquée du Président gabonais, Ali Bongo Ondimba

Libreville, 30 janvier (GABONEWS) – La Conférence de l’Union Africaine (Sommet proprement dit des Chefs d’Etat et de gouvernement), dont les travaux préliminaires ont débuté depuis lundi dernier dans la capitale éthiopienne, s’ouvre ce dimanche et se poursuivra jusqu’au 2 février 2010, avec à la clé une participation active et remarquée du Gabon à travers son président, Ali Bongo Ondimba, accompagné d’une délégation gouvernementale forte des ministres des Affaires Etrangères , Paul Toungui, et de la Communication, Laure Olga Gondjout.

A se fier à l’agenda officiel du  quatorzième Sommet des Chefs  d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, qui  se tient à Addis-Abeba en Ethiopie, tout porte à croire que celui est  très chargé cette fois-ci, en ce sens que les dirigeants africains auront à se pencher sur des questions de taille.

Outre les Technologies de l’Information et de la Communication qui constitueront la clé de voûte de la rencontre, les participants débattront de la réforme de l’Institution panafricaine et de la révision à la hausse de son budget, des discussions sur les statuts et règlement de son personnel, sans compter les dossiers épineux de tensions secouant, entre autres, la Guinée-Conakry, les Comores, Madagascar, Somalie, Soudan (Darfour), Tchad et Centrafrique.

Le Conseil Exécutif, composé des ministres des Affaires Etrangères et autres ministres  ou autorités désignés par les  gouvernements des Etats membres, s’est déroulé les 28 et 29 janvier, tandis que, la Conférence de l’Union ou le sommet proprement dit qui rassemble les Chefs d’Etat et de gouvernement, elle, est programmée se tenir du 31 janvier au 2 février 2010.

 

NDLR : On comprend pourquoi, avant de s’envoler pour Addis-Abeba, Bozizé a cru devoir rencontrer en catastrophe la classe politique, la société civile et le corps diplomatique, tellement il n’est pas sûr de lui. Le dossier de la situation en Centrafrique figure bien à l'ordre du jour du sommet. Il doit s’attendre à être interpellé au sujet de l’affaire du meurtre de Charles Massi qu’il traîne désormais comme un boulet aux pieds malgré le mépris et la désinvolture qu’il affiche dès qu’on lui pose une question dessus.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 23:47


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Zobize-Yangou.jpg


C’est par communiqué radio hier vendredi 29 janvier en début d’après-midi que la Présidence de la République a convoqué toutes les institutions, le corps diplomatique et l’ensemble des partis politiques à une réunion ce jour, samedi à 11h.

C’est séance tenante et en début de réunion que l’ordre du jour a été annoncé et concernait deux points :

-          La crise de la CEI

-          L’affaire Charles Massi

Sur le premier point, François BOZIZE a passé la parole à tour de rôle aux différents protagonistes de la crise pour donner leurs versions de la crise. Le Pasteur Joseph Binguimalet, confirmant les doutes sur sa moralité, a menti de bout en bout, arguant que tout se passe bien à la CEI et qu’il ne comprend pas les raisons de la fronde de l’opposition. Le rapporteur général de la CEI, Monsieur Rigobert Vondo, a poursuivi sur la même lancée en accusant l’opposition de faire de la diversion pour retarder les élections et créer un vide constitutionnel qui lui permettre de semer des troubles ans le pays .

L’intervention magistrale de Maître Nicolas Tiangaye a permis de resituer le problème sur les graves manquements causés par le Président de la CEI en initiant la mise en place des comités locaux de la CEI de manière unilatérale tout en omettant volontairement d’en informer au préalable les entités. Maître Nicolas Tiangaye, arguments et exemples bien choisis à l’appui, a démontré non seulement l’incompétence mais surtout la mauvaise foi du vrai faux Pasteur Binguimalet face aux différentes tentatives du Collectif des Forces du Changement pour entrer en contact avec lui afin de mettre fin à cette opération qui avait pour seul objectif de bourrer les comités locaux de faux délégués des entités, mais vrais KNK, pour dénaturer le processus électoral .

Ensuite, Maître Nicolas Tiangaye a donné à l’assistance un vrai cours de droit sur la théorie des mandats. Il a expliqué en substance que la tentative des délégués de l’UFVN de ne pas  obtempérer aux ordres de leurs partis respectifs de suspendre  leur participation à la CEI est une hérésie juridique, qui ne doit être tolérée.

Jean-Edouard Gabriel Koyambounou du MLPC a enfoncé le clou pour dénoncer les manipulations des listes des délégués des comités locaux, et a demandé le départ pur et simple des délégués de l’UFVN qui ont été tous sanctionnés par leurs partis respectifs.

Bozizé, fort embarrassé par les révélations en direct sur les fautes graves du Président et du Rapporteur général de la CEI, a posé des questions de précision aux différents intervenants, et a avoué en direct qu’il découvre en même temps que l’assistance, les fautes commises  dans le fonctionnement de la CEI.

Il a ainsi refusé à plusieurs reprises de laisser s’expliquer le vrai faux Pasteur Binguimalet, ni d’ailleurs le griot Rigobert Vondo qui, perdant de sa superbe devant les explications précises des autres entités qui l’ont acculé, a reconnu en direct les errements de la CEI, a demandé l’indulgence de l’assistance pour les fautes commises et s’est engagé à les réparer.

Il était devenu clair que la CEI a failli sur toute la ligne et BOZIZE s’est livré à un vrai exercice de ponce-pilatisme :

-          non il ne connaît pas Binguimalet donc il ne pouvait pas comploter avec lui ;

-          oui il avait cru que la fronde de l’opposition était la suite logique de l’initiative des députés de l’opposition pour une transition et s’en était inquiété ;

-          il est d’accord pour un audit de la CEI ;

-          il est d’accord pour en renforcer la compétence par l’ajout des experts de l’OIF et du BONUCA ;

-          il demande à Mgr Paulin Pomodimo de prendre en mains le dossier des récriminations contre la  CEI pour lui proposer des solutions dans un bref délai ;

-          Il refuse la création d’un Cadre de concertation politique et estime que la Médiature avec Pomodimo remplit bien ce rôle.

Sur l’affaire Charles Massi, il a répété les mêmes choses : Massi est un rebelle, il est mort ou vivant, sa femme n’a qu’à aller le chercher sur le champ de la guerre.


Correspondance particulière pour C.A.P


NDLR : La désinvolture avec laquelle Bozizé parle de l'affaire Massi et de son épouse est scandaleuse et inadmissible. Contrairement à ce qu'il dit Bozizé, Massi n'est pas tué au combat mais mort des suites de tortures à lui infligées par deux éléments bien identifiés de sa garde présidentielle, ce qui est totalement différent. Il s'agit malgré tout de la mort d'un homme. Bozizé qui se dit pourtant pasteur, ne semble pas bien évaluer pour l'instant, les conséquences de cette mort sur le climat politique en Centrafrique. Avec l'évolution de ce dossier dans les jours prochains, il mesurera sans doute mieux la gravité de ses propos et reviendra sur terre.
S'agissant de la CEI et de son président, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, la messe semble avoir été dite. Bozizé a été contraint de constater les diverses insuffisances et faiblesses de son compère. Il a prétendu ne pas le connaître pour comploter avec lui. Mais on lui rétorquera que ce n'est pas par hasard que Binguimalé a débarqué à la tête de la CEI. Il l'avait longuement reçu en tête à tête quand il revenait de visite officielle de Chine puis, ils avaient pris le même vol pour regagner Bangui. Tout cela n'était pas fortuit. Leur complot vient d'échouer car il a été découvert. Binguimalé doit regagner sa chère église à Paris.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 23:17


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APA-Addis Abeba 30-01-2010 (Ethiopie) Plusieurs chefs d’Etat africains sont arrivés samedi à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, siège de l’organisation panafricaine depuis sa création en 1963, où s’ouvre dimanche le sommet de l’Union Africaine (UA).

Dans le cadre de la préparation du sommet, l’Éthiopie a renforcé la sécurité dans les zones où les dirigeants passeront de l’aéroport à leurs hôtels.

Parmi ceux qui sont déjà arrivés figurent le président soudanais, Omar Hassan El-Béchir, le président sud-africain, Jacob Zuma, la présidente du Liberia, Ellen Johnson-Sirleaf, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, le vice-président ghanéen John D. Mahama, le Premier ministre et Première Dame du Lesotho, entre autres, qui sont arrivés à Addis-Abeba en fin de soirée de vendredi.

Le Vice-Premier ministre de l’Ile Maurice, le Dr Rashid Bibi June, le Vice-Premier ministre somalien, Sherrif Sheikh Hassan, et la Première dame zambienne sont également à Addis-Abeba pour prendre part au sommet.

Le leader libyen, président sortant de l’Union africaine, les avaient précédés dans la capitale éthiopienne pour le sommet.

Le président namibien, Hifikepunye Pohamba, le président zambien Rupiah Banda, le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, et le président algérien Abdelaziz Bouteflika, sont arrivés le samedi.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, fait partie des invités d’honneur à ce sommet.

Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, qui devrait prendre la relève à la présidence de l’UA en 2010, est également déjà à Addis-Abeba.

L’actuel sommet de l’UA, qui se tiendra sous le thème des technologies de l’information et de la communication, permettra de discuter de diverses questions régionales et transmettre diverses recommandations sur les affaires du continent et les questions administratives de la Commission, y compris le projet de budget de 201 millions de dollars proposé pour 2010.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 23:05


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APA-Conakry30-01-2010 (Guinée) Le ministre-secrétaire permanent du CNDD, la junte au pouvoir en Guinée, Colonel Moussa Keita, aurait été interpellé dans la nuit de vendredi à samedi, puis conduit dans un camp de la gendarmerie, situé au centre de Conakry, a appris APA de sources concordantes

La nouvelle sur cette interpellation alimente plusieurs causeries dans la capitale guinéenne, en raison de l’influence du Colonel Keita au sein du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et qui est présenté comme un des proches du Capitaine Moussa Dadis Camara, le Chef de la junte, en « convalescence » au Burkina, au lendemain de la tentative d’assassinat dont il a été victime début décembre dernier.

Des sources indiquent que l’officier militaire serait « foncièrement » contre les accords paraphés le 15 janvier dernier à Ouagadougou entre le capitaine Dadis Camara et son successeur à la tête du pays, le Général Sékouba Konaté, lequel a obtenu la nomination de l’opposant Jean-Marie Doré, au poste de Premier ministre.

Le nouveau Premier ministre, qui a pris fonctions le 26 janvier, devrait conduire une transition de six mois, au cours de laquelle les textes fondamentaux seront rédigés en vue de l’organisation d’un scrutin pour élire un nouveau Chef de l’Etat.

« Moussa Kéita constituait une menace pour le processus de transition qui doit déboucher sur un retour à un ordre constitutionnel, d’où sa mise à l’écart pour le moment », indique une source militaire, qui a requis l’anonymat.

Cet officier, présenté comme un des « faucons » de la junte guinéenne sous Dadis Camara, avait mobilisé autour de lui, à la veille de la signature des accords de Ouagadougou, un groupe de gradés qui s’étaient constitués en un collectif pour réclamer vainement le retour du capitaine Dadis en Guinée.


NDLR : C'en est bien fini de l'aventure Dadis Camara si maintenant ses principaux soutiens dans le CNDD se font arrêter.
 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 23:00


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Bangui, 30 Jan (ACAP)-Le Président de la République, François Bozizé a proposé, à l’issue d’une rencontre samedi 30 janvier avec les partis politiques et la société civile, que la Commission Electorale Indépendante (CEI) soit renforcée par des experts issus de structures indépendantes telles que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le Conseil National de la Médiation.

Lors de cette rencontre en présence du corps diplomatique, Le Président Bozizé a également proposé la dissolution des comités locaux, d’ambassade et de consulats ainsi que la réalisation d’un audit des finances de la CEI.

Selon le chef de l’Etat, ces dispositions permettraient d’éviter les « petites anomalies » relevées par les partis d’opposition et de crédibiliser la commission électorale chargée de préparer et organiser les élections présidentielles et législatives prévues pour avril prochain.

"Nous n’avons pas de temps à perdre si nous voulons respecter la Constitution. Respectons la Constitution que nous avons mise en place à presque 85%", a-t-il prévenu, ajoutant que "sans la Constitution c’est l’anarchie, la somalisation ».

Invité par le chef de l'Etat à prendre la parole au nom du corps diplomatique, l’Ambassadeur des Etats-Unis à Bangui, M. Frederik coock, a appelé les groupes militaro-politiques à baisser les armes et à s'engager dans le processus de reconstruction du pays dans la paix.

Le diplomate américain a, en retour, demandé au gouvernement centrafricain la bonne gouvernance pour la protection de toute la population, expliquant que les élections sont très importantes parce que c’est un moyen par lequel le gouvernement peut être bien établi pour guider et protéger la population du pays.

La rencontre du président de la République avec les acteurs politiques intervient 2 semaines après que les partis d'opposition eurent suspendu leur participation aux travaux de la CEI pour réclamer la démission du président de cet organe accusé de partialité et d'incompétence.



 

BANGUI, 31 jan 2010 (AFP) - Le président centrafricain François Bozizé a demandé la dissolution de comités locaux de la Commission électorale indépendante (CEI), une des revendications de l'opposition qui boycotte la CEI depuis mi-janvier, a rapporté dimanche l'agence de presse officielle. M. Bozizé s'exprimait samedi lors d'une rencontre avec les partis politiques et la société civile, en présence du corps diplomatique, a précisé l'Agence Centrafrique Presse (Acap).

D'après l'agence, le président a "proposé la dissolution" des comités locaux et dans les consulats à l'étranger de la Commission électorale, "ainsi que la réalisation d'un audit des finances de la CEI".

"Selon le chef de l'Etat, ces dispositions permettraient d'éviter les +petites anomalies+ relevées par les partis d'opposition et de +crédibiliser la commission électorale chargée de préparer et organiser les élections présidentielle et législatives prévues pour avril prochain" à une date non fixée, a ajouté l'Acap.

"Nous n'avons pas de temps à perdre si nous voulons respecter la Constitution", a dit M. Bozizé, cité par l'agence, sans fournir de calendrier. Le "Collectif des forces du changement", coalition regroupant l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes, réclame depuis quelques semaines la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés" ainsi que la démission du président de la CEI, pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial.

Le Collectif a annoncé le 13 janvier a décidé de suspendre sa participation aux activités de la CEI jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. Jusqu'à cette suspension, la Commission électorale comptait en tout 30 membres, dont la moitié était des représentants de l'opposition, des ex-rébellions et des partis centristes. Cinq des 15 représentants du Collectif ont refusé le boycott et continuent de siéger à la CEI. L'opposition a annoncé qu'ils étaient exclus de leur coalition pour "acte de rébellion".

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 17:28


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A C cemac

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Il y a quinze jours, s’était tenu à Bangui le 10ème sommet des chefs d’Etat de la CEMAC qui mettait fin à la présidence en exercice de l’institution du président centrafricain François Bozizé qui transmettait le flambeau au président Denis Sassou Nguesso du Congo. En principe, lorsqu’on assure cette présidence tournante, il s’agit d’une grande responsabilité non seulement par rapport à son propre pays mais également à l’égard des autres pays de l’espace CEMAC. Or, quelques jours à peine avant d’abriter le sommet, en guise de message à la nation la veille du nouvel an, Bozizé ne s’est pas empêché de tenir des propos belliqueux d’une irresponsabilité affligeante pour un chef d’Etat du genre : « Les fauteurs de trouble, je vais les dépecer »…Comment s’étonner qu’après de tels propos on apprenne par la suite, la disparition de Charles Massi.

Force est de constater que le bilan de la présidence de la CEMAC par Bozizé, non seulement est celui qui a été l’un des plus ternes de l’institution sous-régionale mais surtout, il s’est soldé dans son propre pays par un grave et odieux cas d’assassinat politique, en l’occurrence celui de son ancien ministre d’Etat le colonel Charles Massi. Celui-ci a  vraisemblablement trouvé la mort après avoir été arrêté et livré par les autorités du Tchad voisin et sauvagement torturé par des éléments de la garde présidentielle de Bozizé, juste quelques jours avant le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC.

Durant leur séjour banguissois, tous les chefs d’Etat ont dû certainement avoir été informés de la disparition de Charles Massi dans les conditions que l’on sait. La règle de fonctionnement entre ces chefs d’Etat étant de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des uns des autres, on ne pouvait nullement s’attendre à ce que l’affaire Charles Massi soit à l’ordre du jour de cette réunion au sommet. Les circonstances au cours desquelles Charles Massi a été arrêté et conduit au Tchad pour être ensuite livré à Bozizé, exigent qu’une enquête indépendante soit diligentée afin que la lumière soit faite sur sa mort.

Les mains d’un de leur collègue, en l’occurrence celles de François Bozizé étant désormais souillées par la mort d’un opposant politique dans des conditions atroces,  tous les chefs d’Etat de la CEMAC ne peuvent demeurer indifférents à ce meurtre et ont l’obligation d’interpeller François Bozizé qui s’est permis de porter la responsabilité d’un assassinat politique quelques jours à peine avant le sommet de la CEMAC de Bangui. Cela est d’une extrême gravité.

Il y a lieu de rappeler que c’est au président congolais Denis Sassou Nguesso qui au demeurant connaissait bien Charles Massi, que Bozizé a désormais passé le flambeau de la présidence tournante de la CEMAC. On n’ose pas croire que le président congolais qui a toujours accordé beaucoup d’attention aux questions centrafricaines, pourrait rester insensible à cet assassinat.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 17:26


bonne-annee

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Mesdames et Messieurs,

Depuis quelques jours, nous avons appris par voie de presse et sur les ondes des radios nationales et étrangères que le colonel Charles Massi, ancien Ministre d’Etat, Président fondateur du Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) et Président du groupe armé Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a été arrêté par les éléments de la gendarmerie tchadienne. Selon les mêmes sources, il aurait été par la suite récupéré par les militaires centrafricains de la garde présidentielle qui l’auraient transféré et incarcéré à Bossembélé où il aurait été torturé jusqu’à ce que mort s’en suive.

Pour lever toute équivoque, nous exigeons du gouvernement centrafricain de faire toute la lumière sur cette préoccupante affaire qui trouble actuellement le peuple centrafricain.

Aussi, condamnons-nous avec la dernière rigueur les communiqués de presse et les déclarations tendancieuses des membres du gouvernement qui, non seulement nous laissent sur notre soif d’en savoir davantage, mais dénotent leur manque d’élégance morale dans une affaire dont les conséquences peuvent être graves pour notre pays.

Par ailleurs, cet événement malheureux intervient au moment où le peuple centrafricain s’apprête à aller aux urnes pour choisir de nouveaux députés et un nouveau président de la République. Un tel acte ne peut que réprouver la conscience humaine. Et mieux que cela, il ne peut que déconcerter la communauté internationale qui ne demande qu’à nous aider au cour de ce processus électoral.

Quant à nous démocrate républicain et fervent combattant pour la justice, la liberté et la paix, nous n’avons soutenu et nous ne soutiendrons jamais tous ceux qui croient devoir recourir aux armes pour s’emparer du pouvoir de l’Etat.

Cependant, nous estimons à juste titre, que monsieur Charles Massi n’ayant pas été tué au combat, et dès lors qu’il a été arrêté et remis aux autorités centrafricaines, il aurait dû être simplement traduit en justice pour répondre de ses actes.

Faut-il rappeler que sous notre propre régime, messieurs Kolingba, Demafouth et autres, accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat ont été jugés condamnés ou acquittés.

Nous nous souviendrons aussi que monsieur François Bozizé, réfugié au Bénin en mars 1982, accusé lui aussi d’atteinte à la sûreté de l’Etat, arrêté et rapatrié dans des conditions dramatiques et inhumaines a été incarcéré et maltraité dans la prison militaire du camp de Roux. Nous avons à cette époque, mobilisé tous nos amis, connaissances, militants et partisans, tant de l’étranger que du pays pour alerter l’opinion nationale et internationale. C’est ainsi qu’il fut jugé et acquitté.

En notre qualité d’ancien chef d’Etat, témoin de l’histoire récente de notre pays, nous pouvons donc affirmer avec certitude et sans rancune que ce sont les autorités actuelles qui ont pris la responsabilité d’introduire le virus de la rébellion dans les forces armées centrafricaines.

Pour terminer, nous lançons un appel pressant à l’ONU, à l’Union Africaine, à la CEN-SAD, à la CEMAC et à toutes les organisations humanitaires, d’intervenir énergiquement auprès du gouvernement centrafricain pour constituer une commission d’enquête internationale afin de déterminer les circonstances réelles de la mort de M. Charles Massi.

A cet effet, nous défions le gouvernement du général François Bozizé de présenter son frère d’arme, le colonel Charles Massi vivant au peuple centrafricain et à la communauté internationale.

En effet, notre souhait commun est de voir tout le monde placé dans une atmosphère de sérénité et de confiance absolue avant la tenue des élections présidentielles et législatives et même après celles-ci.

Mesdames et Messieurs, nous avons parlé et vous remercions.

Fait à Bangui, le 27 janvier 2010

 

Ange Félix PATASSE

Ancien Chef d’Etat

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 02:10


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 Ousmane Tanor Dieng et des experts dressent un tableau sombre


(Le Quotidien (Sn) 29/01/2010)

Le processus démocratique en Afrique subit des remises en cause perpétuelles, si bien que le moment est venu de s’arrêter et de le réorienter. Tel est l’objectif d’un colloque qui réunit les Socialistes ouest africains depuis hier, à Dakar. Les hôtes de Ousmane Tanor Dieng ont tout d’abord fait le bilan de la pratique démocratique africaine.

Le sommet de Baule peut être considéré comme un symbole du début de l’ouverture démocratique en Afrique. A analyser les deux décennies de pratiques démocratiques sous l’angle électoral, le bilan se révèle mitigé, a constaté, hier, le constitutionnaliste Ismaïla Madior Fall, lors d’une conférence sur «les processus électoraux et enjeux démocratiques en Afrique», qui a suivi le lancement du Colloque international sur l’état de la démocratie en Afrique, co-organisé par le Parti socialiste (Ps), l’Union des forces du progrès de la Mauritanie (Ufp) et la fondation Friedrich Herbert.

Selon le Secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng, il y a eu une remise en cause perpétuelle des normes à travers des coups d’Etat (60 depuis les indépendances), une révision unilatérale du cadre juridique. Par conséquent, un diagnostic des différentes expériences démocratiques des pays ouest-africains devient indispensable, afin de savoir s’il s’agit d’un problème de modèle inadapté aux valeurs africaines ou bien d’acteurs politiques incultes. Cette dernière hypothèse est vérifiable, d’après le conférencier.

Presque tous les cadres juridiques des Etats africains consacrent la démocratie, des normes internationales standard imposées par la communauté internationale. Mais les insuffisances sont notées dans la mise en œuvre, souligne-t-il. Et le constitutionnaliste de rappeler l’un des critères qui distinguent la démocratie des autres formes de régime politique : l’organisation des élections plurielles et dans une périodicité établie par la loi. Si les Etats réussissent souvent des élections de transition, dit-il, ce n’est pas souvent le cas pour celles de la consolidation, mais surtout celles de la routinisation.

Et pour cause : les mêmes sujets de divergence relatifs à la fiabilité du fichier électoral, des pouvoirs de l’organe d’organisateur ou de supervision (exemple de la Cena au Sénégal), l’organisation matérielle du vote. La révision des listes électorales en est une illustration. «Dans les grandes démocraties, affirme M. Fall, l’inscription sur les listes électorales doit faire partie de la vie du citoyen. On n’a pas besoin d’annoncer une ouverture ordinaire des listes électorales pendant une durée déterminée». Autant de manquements qui résultent «d’un cadre institutionnel (qui) se met en place souvent avec beaucoup de retard». A cela s’ajoutent des modifications unilatérales des textes à quelques jours du scrutin et parfois en violation du protocole de la gouvernance de la démocratie de la Cedeao pour ne citer que ce cas. «Ce qui fait qu’on reste dans une réorganisation éternelle. L’élection devient alors un moment à problèmes et non un jour ordinaire.»

DEMOCRATIE ET POUVOIR MILITAIRE

L’assistance ne s’est pas du tout dépaysée, remarque Ismaila Madior Fall, lorsque l’ex-président de l’Assemblée nationale du Niger Mahamadou Issoufou a évoqué trois facteurs fondamentaux pour un scrutin transparent dans son pays. Il cite l’existence d’un fichier électoral fiable qui dépend d’un bon Etat-civil, une commission d’organisation ou de contrôle crédible et une Cour constitutionnelle indépendante. Il ne faut par ailleurs négliger «la faible culture citoyenne qui favorise une corruption des votants».

Le rapport de force entre les partis politiques et de leur implantation sur toute l’étendue du territoire ne viendra pas fermer la liste des obstacles dans la mesure où le règne militaire, en cours dans 17 pays africains, et la place de la femme dans le jeu politique sont problématiques. «Il nous faut réfléchir sur le pouvoir militaire. L’Armée est au cœur des problèmes, si l’on regarde comment elles gangrènent depuis les indépendances les systèmes démocratiques», se désole le président de la Raddho, Alioune Tine.

 Une fois toutes les questions passées à la loupe après deux jours de travaux, les différents participants venus du Niger, du Benin, du Burkina Faso, du Togo, de la Côte d’Ivoire devront esquisser des solutions. Certains proposent déjà la création d’une organisation sous-régionale pour la gestion de la démocratie. En tout état de cause, la résolution qui va sanctionner le colloque international sur l’Etat des lieux, les enjeux et les perspectives de la démocratie en Afrique jettera les bases d’une nouvelle solidarité entre les partis ouest africains se réclamant de la social-démocratie.


Par Birame FAYE

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 02:08


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 LIBREVILLE, 29 janvier 2010 (AFP)  — L'Equato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, nommé mi-janvier gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), était vendredi en visite au Gabon, dont des ressortissants ont occupé ce poste pendant 36 ans, a annoncé la présidence à Libreville.

Après s'être rendu en début de semaine dans son pays d'origine, M. Abaga Nchama "a choisi le Gabon pour sa première sortie officielle", a affirmé lors d'un point de presse le porte-parole de la présidence, Guy-Bertrand Mapangou.

Selon M. Mapangou, le nouveau gouverneur a été reçu par le président Ali Bongo Ondimba auquel il a "exprimé toute sa reconnaissance".

Les deux hommes se sont dits disposés à "oeuvrer dans le sens de redorer la crédibilité de la Banque", affectée récemment par la révélation de scandales financiers.

Lucas Abaga Nchama a été nommé gouverneur de la BEAC lors du sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac) tenu les 16 et 17 janvier à Bangui.

La BEAC est l'institution d'émission monétaire de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

M. Abaga Nchama remplace le Gabonais Philibert Anzembe, limogé après la révélation, en septembre, du détournement entre 2004 et 2009 de 25 millions d'euros par des employés d'une succursale de la Banque à Paris.

Sa nomination a mis fin à un privilège qui était accordé depuis 1973 au Gabon. Le sommet de Bangui a décidé de rendre désormais rotatif.



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