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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:39

 

 

Acheikh-Ibn-Oumar.jpg

 

 

 

 Paris, France (PANA) - 30/03/2010 - Un ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, Acheikh Ibn Oumar, a estimé à Paris que le bilan des pays africains après 50 ans d'indépendance est «très négatif» même s'il y a eu quelques succès.

«Il faut reconnaître qu'il y a eu quelques succès : le colonialisme portugais et l'Apartheid ont été vaincus, le pluralisme est devenu un principe incontournable, la vaccination a enrayé beaucoup de maladies, la scolarisation a fait de grands progrès. Néanmoins nous avons tous le sentiment que le bilan des années d'indépendance est globalement très négatif», a-t-il déclaré

S'exprimant au cours d'un entretien accordé à la PANA, M. Ibn Oumar a souligné que « dans certains domaines, il y a eu même une régression par rapport aux acquis de la colonisation ».

A ce propos, il a évoqué « la déprofessionnalisation de corps importants de l'Etat comme l'armée, la justice, la diplomatie, l'administration territoriale, les atteintes à la laïcité et surtout le profond mépris de l'orthodoxie financière ».

 

«Les pouvoirs africains sont des créatures mutantes qui échappent à toute typologie : des yeux et des oreilles énormes pour tout voir et tout entendre, un ventre immense pour tout avaler et une cervelle minuscule incapable d'appréhender d'autres réalités que celles de l'instant immédiat», a-t-il dit.

Concernant, M. Ibn Oumar a affirmé que si dans certains pays africains il y a une centaine de partis politiques peu représentatifs, d'autres pays du continent ont fait des progrès avec des formations politiques en nombre raisonnable et assez représentatives.

"Pour ce qui est des rébellions armées en Afrique, on trouve des situations très dissemblables comme pour les partis politiques : il y a des contextes où, sous couvert de rébellion, on trouve une multitude de groupes aux motivations diverses, parfois de simples relais de réseaux internationaux de trafiquants, et d'autres situations où le blocage de l'alternance politique associé à une répression massive et sans discrimination, consacre la lutte armée comme seul terrain de contestation ou simplement d'expression politique possible", a ajouté l'ancien ministre tchadien.

Parlant de la société civile qu'il qualifie de «Cendrillon de la construction démocratique», M. Ibn Oumar a estimé qu' « elle est trop jeune et trop démunie, soumise aux pressions du pouvoir et de l'opposition qui l'accusent, chacun de son côté, de faire le jeu de l'adversaire, alors que le corps social s'en méfie, car la soupçonnant de remettre en cause des valeurs traditionnelles au profit de la ‘’chose des blancs’’ ».

Pour améliorer la situation des pays africains, M. Ibn Oumar a préconisé «d'appuyer les efforts, non pas des jeunes en général, comme on le dit parfois, mais de la fraction la plus éclairée et la plus déterminée de la jeunesse, l'aider donc à construire des organisations politiques et civiles de type radicalement nouveau et surtout, mener un travail de refondation intellectuelle similaire au mouvement des Lumières en Europe au 18ème siècle».

Il a soutenu que « des centaines de réformes sont nécessaires au niveau de la gestion gouvernementale tout en citant la lutte contre l'enrichissement illicite, l'investissement dans l'éducation des filles synonymes de certains progrès sociaux et économiques rapides et l'exportation des produits manufacturés et non seulement des matières premières en commençant par des choses simples, à la portée des capacités matérielles et humaines des producteurs africains et sur des créneaux porteurs. »

M. Ibn Oumar a été, entre autres, président du conseil des ministres de l'OUA en 1990, ambassadeur aux Etats-Unis et représentant de son pays à l'ONU en 1993.

Actuellement il est l'un des responsables de l'opposition politico-militaire tchadienne et représentant en Europe de l'Union des forces de la résistance, une coalition de mouvements rebelles qui combat le régime du président Idriss Déby Itno.

 

 

 

NDLR : Il faut espérer que la France, patrie de la Révolution française et des Droits de l’homme, n’invite pas le sanguinaire François Bozizé aux cérémonies du cinquantenaire des indépendances africaines en mai prochain en France. Si la France a pris la précaution de ne pas adresser d’invitation au soudanais El Bechir qui est recherché par la Cour Pénale Internationale, le dictateur centrafricain Bozizé devrait être logé à la même enseigne. Est-il besoin de rappeler que c’est le dictateur de Khartoum qui est en train de financer actuellement la prochaine réélection du tyran de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 01:26

 

 

Joseph-Kony-et-un-de-ses-adjoints.jpg

 

 

  BANGUI (AFP) - jeudi 01 avril 2010 - 14h06 - Massacre en RDC en décembre, attaques répétées depuis février en Centrafrique: la rébellion ougandaise de l'armée de la résistance du seigneur (LRA) se joue des frontières et profite de l'absence de forces de sécurité pour s'en prendre aux populations civiles.

Avec au moins neuf attaques depuis le début du mois de février, l'est de la Centrafrique est en proie à un harcèlement incessant. A chaque fois le modus operandi est le même: les rebelles de la LRA font du "porte-à-porte" dans les villages et prennent "des otages emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon un officier centrafricain basé à Bangassou (principale ville du sud-est de Centrafrique).

"Nous n'avons jamais connu une telle cruauté. Des jeunes, des adultes et vieillards, des deux sexes confondus, systématiquement abattus selon les humeurs des rebelles", raconte à l'AFP Eusèbe Moutizon, fonctionnaire, habitant de Rafai actuellement réfugié à Bangassou.

Le bilan en RCA est difficile à établir mais il se chiffrerait en dizaines pour les morts et centaines pour les otages. Des centaines d'habitants ont déjà fui leurs villages pour se réfugier dans des villes mieux protégés.

"C'est une guerre qui nous est imposée", a affirmé à l'AFP Jean-Francis Bozizé, ministre Délégué à la Défense nationale centrafricaine, soulignant "Nous vivons une situation qui n'est pas propre à notre pays".

La LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la RDC.

"Nous faisons de notre mieux pour renforcer le dispositif mis en place, malgré nos ressources matérielles et humaines limitées. Nous essayons de sécuriser au maximum les centres urbains, et c'est ce qui fait que les villages isolés sont souvent attaqués", affirme le ministre Bozizé.

Un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a reconnu: le président François Bozizé "a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés".

La RCA, déjà très instable sur le plan politico-militaire avec l'existence de nombreuses rébellions aux quatre coins du pays, a donné son feu vert en juin 2009 pour que l'armée ougandaise poursuive la LRA sur son territoire.

"Sans la présence de ces frères (ougandais), les dégâts seraient beaucoup plus graves encore", affirme l'officier supérieur centrafricain

Le chef de la LRA, Joseph Kony, recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale, "circule entre le Darfour, Bahr-al-Gazal (deux provinces du Soudan) et la RCA", explique le porte-parole de l'armée ougandaise le lieutenant colonel Felix Kulayigye.

La Centrafrique est pour la LRA un terrain plus favorable que le Soudan semi-désertique pour se cacher ou pour voler des vivres dans les villages, a-t-il ajouté. "Cela fait un certain temps qu'il joue ce jeu".

Des sources proches du dossier s'interrogent sur l'utilité de la Micopax (la force de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale) et qui n'est pas intervenue alors qu'une des attaques est survenue à Yalinga à 120 km de sa base de Bria. Il est vrai que sa mission est d'aider à stabiliser le pays et pas de faire face à des rebelles étrangers.

Certains militent pour le déplacement de la Mission des Nations Unies en RCA et au Tchad (Minurcat) de Birao (nord) dans la zone. Là encore, on est loin du mandat prévu par les Nations Unies.

 

 

 

 

 

NDLR : En réalité, c'est parce que les agissements et le banditisme de Joseph Kony et sa prétendue armée de libération du Seigneur au Sud Est centrafricain ne menacent pas directement le pouvoir de Bozizé dans la capitale que lui et son fils, le ministrion dont cette dépêche rapporte les propos, ne cherchent pas à enrayer définitivement cette calamité de la LRA. Tant que ce sont les pauvres populations du Haut Mbomou, distant de près de 1000 km de la capitale Bangui qui font les frais des razzias des hordes de la LRA, Bozizé et son fils n'en ont rien à foutre.  Si leur régime était directement sous la menace de Joseph Kony, il y a bien longtemps qu'ils allaient demander l'aide militaire de la France en faisant valoir les clauses des accords de défence des années soixante. C'est la triste vérité.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:59

 

 

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BANGUI - AFP / 01 avril 2010 17h44 - L'opposition et les rebelles centrafricains ayant signé les accords de paix ont demandé jeudi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) "d'intervenir" pour reporter les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, déjà reportées du 25 avril au 16 mai.

"Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d'intervenir auprès du président François Bozizé pour abroger le décret convoquant le corps électoral", écrit le Collectif des forces du changement.

Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les "Autres Partis" (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix.

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

Le collectif estime que "les conditions matérielles et politiques préalables à l'organisation d'une élection crédible ne sont pas réunies".

Le collectif dénonce notamment le "non achèvement du Programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes rebelles), les déplacements des populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qui sont estimées à 438.134 (personnes), (...) l'insécurité du fait des rébellions dans huit préfectures sur seize, l'inexistence des listes électorales fiables et incontestables, le découpage électoral non équitable".

Le collectif estime aussi qu'il faut "prendre en compte les exigences de l'opposition sur le fonctionnement de la CEI (Commission électorale indépendante", accusant son président d'être "partial, dévolu au président de la République" et de "pratiquer une mauvaise gestion des fonds de la Commission".

"Les élections constituent pour un pays en transition démocratique comme la RCA, un moment important, car elles doivent être transparentes et incontestables, reflétant le vote de chaque citoyen. C'est la condition de la paix durable et du développement économique", conclut le collectif.

(©)

 

 

NDLR : La question se pose vraiment de savoir pourquoi un individu comme le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, dont la preuve a été suffisamment faite que c'est l'homme de main de Bozizé, continue de représenter et parler au nom de la CEI et de distribuer de juteux marchés à coup de centaines de millions de F CFA à des complices qui lui ristournent dessus des commissions. Les autres membres de la CEI n'ont qu'à voter à son encontre une motion de défiance. Le décret de Bozizé est totalement illégal car il n'est pas fondé sur un rapport en bonne et due forme de la CEI. Binguimalé fait sa cuisine tout seul avec Bozizé, cela est inadmissible. Ils ne veulent pas voir la triste réalité du pays dont la moitié des préfectures est occupée par des rébellions. On apprend de bonne source qu'en rentrant de leur prestation de serment de Batangafo, les membres du comité local de la CEI de Sido ont été pris en otage par les éléments du FDPC d'Abdoulaye Miskine. Bozizé fait de la fuite en avant parce qu'il veut acheter d'avance les résultats de ces élections. On ne doit pas le laisser faire. Il est temps que l'OIF se réveille et prenne ses responsabilités. 

 

 

 

Centrafrique: la date des élections déclarée légale par la commission électorale


BANGUI (AFP) - 01.04.2010 15:40 - La nouvelle date des élections présidentielle et législatives le 16 mai est légale, a déclaré jeudi à l'AFP Rigobert Vondo, rapporteur général de la Commission électorale indépendante, en réponse à un membre de l'opposition qui estimait la date "pas valable".

"Le chronogramme (calendrier, ndlr) des élections de la CEI a été adopté en plénière et par consensus, mais je précise que c'est avec amendements", a déclaré M. Vondo, précisant que les amendements concernaient non pas la nouvelle date choisie, mais le "redéploiement des coordonnateurs de la CEI sur le terrain en vue de la révision de la liste électorale, et des moyens devant être mis à leur disposition".

"Les obstacles à l'adoption de cette date ont donc été élagués. C'est ainsi que le président de la CEI a proposé la date du 16 mai au président de la République", a ajouté le rapporteur général.

Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN, principale coalition de l'opposition), avait affirmé mercredi à l'AFP que le décret présidentiel instaurant la nouvelle date n'était "pas valable" parce que la proposition de la CEI n'avait pas été prise en réunion plénière, assurant avoir contacté des membres de l'UFVN au sein de la CEI.

Une affirmation démentie par M. Vondo: "Me Henri Pouzère n'est pas membre de la Commission électorale indépendante et c'est pourquoi je suis convaincu qu'il lui échappe certaines choses. Je ne suis pas certain que les représentants de l'UFVN à la CEI puissent être d'accord avec ce qu'il dit".

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

Mais l'opposition et les rebelles ayant signé les accords de paix ont demandé jeudi à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) "d'intervenir" pour les reporter encore.

"Compte tenu du rôle important que joue la Francophonie dans ce processus électoral, nous vous prions d'intervenir auprès du président François Bozizé pour abroger le décret convoquant le corps électoral", écrit le Collectif des forces du changement.

Le collectif regroupe à la fois la principale coalition d'opposition l'Union des forces vives de la nation (UFVN), les "Autres Partis" (coalition de partis d'opposition non-membres de l'UFVN), et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix.

Le collectif estime que "les conditions matérielles et politiques préalables à l'organisation d'une élection crédible ne sont pas réunies".

Le collectif dénonce notamment le "non achèvement du Programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion des groupes rebelles), les déplacements des populations à l'intérieur et à l'extérieur du pays, qui sont estimées à 438.134 (personnes), (...) l'insécurité du fait des rébellions dans huit préfectures sur seize, l'inexistence des listes électorales fiables et incontestables, le découpage électoral non équitable".

 L'UFVN milite pour un report de la date initiale du 25 avril au-delà du délai constitutionnel du 11 juin (fin du mandat du président François Bozizé). "Toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Il est irréaliste d'aller aux élections le 16 mai", estime Me Pouzère.

Par ailleurs, M. Vondo a précisé que "conformément aux dispositions du Code électoral, qui stipulent que +le dossier de candidature doit être déposé pour enregistrement trente jours avant l'ouverture des campagnes électorales pour les élections présidentielle et législatives+ (...) la date de clôture de dépôt des candidatures est fixée au 3 avril 2010 à minuit".

Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassen (indépendante) complètent la liste actuelle des candidats déclarés.


© 2010 AFP

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:23

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

Continentalnews.fr

La classe politique centrafricaine continue de se quereller au sujet du calendrier électoral. Le président François Bozizé a pris un décret reportant au 16 mai les élections générales. Ce n’est pas valable, s’insurge l’opposition centrafricaine réunie au sein de l’Union des forces vives de la nation. 

Son coordinateur, Me Henri Pouzere, demande que les élections soient repoussées à la fin 2010, voire début 201. « La République centrafricaine est, aujourd’hui, occupée ; nous avons dit qu’il y a une rébellion intérieure qui continue à sévir », a-t-il souligné. 

Il y a actuellement 162 000 déplaces en Centrafrique du fait des différentes rébellions selon la représentation locale du Bureau pour les affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), à Bangui. « Il y a encore pas mal de zones dans le pays, et pas seulement celles où la LRA sévit toujours, qui, globalement, se détériorent ; il y a une zone assez peuplée toujours sous contrôle d’un groupe rebelle », a expliqué Jean-Sébastien Munié, représentant d’OCHA en RCA.

Source : VOA

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:09

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

NDLR : Ci dessous, la réponse du porte parole du Quai d'Orsay lors de son point de presse quotidien à la question qui lui a été posée sur le décret de Bozizé portant convocation du corps électoral pour le 16 mai

 

 

 

République centrafricaine

 

PARIS, France, 1er avril 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 31 mars 2010.

 (…)

 (Quelle est votre réaction au report des élections en Centrafrique ?)

 

« Nous constatons que le décret reportant la date des prochaines élections, législatives et présidentielles, du 25 avril au 16 mai ne tient pas compte des recommandations émises dans le rapport d’étape de la Commission électorale indépendante, rendu public le 24 mars dernier.

 Ce rapport concluait à la nécessité de disposer de douze semaines pour la révision des listes électorales.

 Les partenaires internationaux ont récemment exprimé à la Commission électorale indépendante et au président de la République centrafricaine leur inquiétude s’agissant des préparatifs nécessaires à un bon déroulement des scrutins à venir.

 Comme l’ensemble de la communauté internationale, la France est très attachée au succès du processus électoral en cours en RCA, qu’elle soutient.”

 

SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 16:06

 

 

LRA-soldats

 

 

1er avril

Sources : RFI, France 24, La Croix, Le Faso

La LRA (Armée de Résistance du Seigneur) n’en fini pas d’annoncer des massacres. Après avoir admis, Samedi 27 Mars, le meurtre de plus de 300 personnes en République Démocratique du Congo, la LRA revendique, aujourd’hui, le meurtre de 26 personnes dont 10 civils en République de Centrafrique. L’organisation militaire ougandaise est active en RDC et en Centrafrique depuis 2005. Elle se livre actuellement a de véritables razzias sur les petits villages : Agoumar, le 21 Mars, Kamadar le 25 et Dembia le 28.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) dénonce, dans cette affaire le manque de coopération des institutions des pays concernés : « Ni l’armée ougandaise, ni l’armée congolaise n’ont vraiment parlé de ce massacre. Ils avaient des informations. » Pourtant l’armée ougandaise affirme avoir tué 15 rebelles à Dembia.

De son côté, Lessa Bambi Luzolo, Ministre de la Justice congolais est accusé d’avoir minimiser les massacres. Il avait annoncé que « le nombre total de victimes civiles ne dépassait pas 25 » et que les chiffres communiqués à la fois par la LRA, l’ONU et HRW étaient « manifestement exagérés ».

La Centrafrique se trouve en difficulté pour lutter contre un groupe qui se déplace entre le sud Soudan, l’Ouganda et la RDC. La population centrafricaine refuse, néanmoins, de voir le nombre de soldats ougandais sur son sol augmenter. Elle estime qu’il existerait des complicités entre l’armée régulière et les rebelles de la LRA. Actuellement, environ 250 personnes seraient prisonnières de l’Armée de Résistance du Seigneur. Son leader, Joseph Koni, veut mener une politique de terreur qui dure depuis 1986.

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:37

 

 

Bozize171108275.jpg

 

 

Tout dans les actes que pose au quotidien le président centrafricain François Bozizé qui s’est déclaré candidat à sa succession montre à suffisance qu’il ne veut pas d’élections transparentes et crédibles dans le pays. Il n’entend pas se présenter à ces consultations pour que ce soit quelqu’un d’autre que lui qui sorte des urnes pour lui succéder à la tête de l’Etat centrafricain.  On peut comprendre dès lors tout le mal qu’il se donne pour brouiller les cartes et piper les dés. Une de ses cartes maîtresses est le personnage du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qu’il a pu dénicher et imposer à la tête de la Commission Electorale dite Indépendante qui est totalement à ses ordres, acquis à sa cause et à résolument à son service.

Comme le dit un adage populaire, qui paie commande. C’est ce que Bozizé veut faire. Il s’est mis dans la tête depuis fort longtemps que la communauté internationale qui, dans le cas des pays comme la RCA, le financier des élections, poserait certaines conditions avant de décaisser les fonds nécessaires au financement des élections. Tant et si bien qu’il s’est préparé en conséquence en anticipant les choses. Il a sollicité et obtenu le soutien financier de certains chefs d’Etat afin de contourner les bailleurs de fonds traditionnels que sont les Nations Unies, l’Union Européenne, la France, les USA etc…Il a même secrètement dépêché début février pour cela son homme de paille et président de la CEI Binguimalé à Khartoum.

C’est ainsi que selon nos informations d’une source crédible ayant requis l’anonymat, Bozizé aurait obtenu de son homologue de Khartoum qui s’apprête lui aussi à aller aux urnes, la bagatelle de cinq (5) milliards de F CFA pour financer les élections centrafricaines. Toujours d’après notre source, il aurait donc mis ce mercredi 31 mars, la somme de 900 millions de F CFA à la disposition de la Commission électorale pour lui permettre d’acquérir le matériel électoral. Ce n’est pas par hasard que son fils Socrate se trouve depuis plus d’une semaine à Douala au Cameroun pour commander et prendre livraison des urnes électorales. Autrement dit, plus besoin des bailleurs de fonds et de la communauté internationale.

Il s’agit pour Bozizé, d’ôter aux bailleurs de fonds habituels qu’il accuse d’être de connivence avec certains leaders et de soutenir l’opposition d’une manière générale, le prétexte de l’argent avec lequel ils pourraient prendre en otage le processus électoral. Ainsi pour Bozizé, à partir du moment où c’est lui qui finance les élections, pourquoi laisserait-il à d’autres, le loisir d’en fixer les dates. Dès lors, il n’hésite même plus à prendre systématiquement le contre-pied de toutes les actions de la communauté internationale et des bailleurs de fonds. Dans une certaine mesure, sa tactique vise à décourager et à désemparer les diplomates et autres représentants des bailleurs de fonds membres du comité de pilotage du processus électoral.

 Ceux-ci étaient en pleine réunion mardi dernier quand Bozizé leur a fait une virgule dans le dos en signant et publiant le décret portant à nouveau convoquant du corps électoral à la grande surprise de tout le monde. La seule complicité qui lui est acquise dans ce sacré coup de Jarnac est celle de l’étrange et inénarrable président de la CEI. Les deux n’obéissent qu’à leur seule logique qui est celle de prendre tout le monde à rebrousse poil et de réaliser à tout prix leur hold-up électoral le jour J comme le dit non sans cynisme Binguimalé.

On le voit, si la communauté internationale ne tape pas du poing sur la table et laisse Bozizé poursuivre son manège et dérouler tranquillement son dispositif de fraude, les résultats des élections présidentielles en Centrafrique sont déjà connus d’avance. A la limite, à quoi sert-il même de les tenir puisque le vainqueur doit être le candidat et président sortant, François Bozizé.

C’est maintenant que le sort de ces élections centrafricaines se joue. C’est maintenant que l’Union Africaine, l’OIF, la CEMAC, la CEEAC doivent intervenir. Leur sérieux et leur crédibilité doivent se mesurer à l’aune des pertinentes solutions de sortie de crises qu’elles doivent être en mesure de proposer dans ce genre de situation. Elles doivent s’emparer de la problématique électorale en Centrafrique et tout faire pour ramener Bozizé sur le droit chemin. Or, malheureusement, ces institutions sont désespérément muettes à l’heure actuelle. On ne peut que comprendre ni encore moins accepter que le singleton Bozizé puisse résister à toutes ces institutions et imposer son diktat. Mahamadou Tandja a osé le faire au Niger, on a vu ce qui est advenu de lui. Bozizé a besoin qu’on le lui rappelle… !

C.A.P

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:20

 

 

L-Moreno-Ocampo.jpg

 

 

  LA HAYE (AFP) - mercredi 31 mars 2010 - 18h09 - Le procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo a été autorisé mercredi par les juges de la CPI à mener une enquête pour crimes contre l'humanité sur les violences post-électorales commises au Kenya fin 2007-début 2008.

"La chambre préliminaire II, à la majorité des juges, a fait droit à la requête du procureur aux fins de l’ouverture dune enquête sur les crimes contre l’humanité qui auraient été commis sur le territoire de la République du Kenya", a annoncé la CPI dans un communiqué.

La décision des juges "revêt une importance toute particulière", a réagi M. Moreno-Ocampo. "Elle signifie qu’aucune impunité ne sera accordée aux principaux responsables des crimes commis lors de la flambée de violence qui a fait suite aux élections", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les violences politico-ethniques qui avaient suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre 2007, accusé de fraude électorale par l'opposition menée par Raila Odinga, ont fait, selon l'accusation, environ 1.200 morts, 3.561 blessés et 350.000 déplacés.

Le bureau du procureur avait entamé en février 2008 un examen préliminaire, destiné à établir si la CPI pouvait poursuivre les principaux responsables des violences, si le Kenya ne le faisait pas lui-même.

Les juges de la CPI ont souligné mercredi le "manque de procédures nationales au Kenya ou dans tout autre Etat tiers" et la "réticence" des autorités kényanes à "traiter" les violences post-électorales.

Le gouvernement de coalition kényan s'est déclaré à plusieurs reprises prêt à "coopérer" avec la CPI. Mais le président Kibaki et son Premier ministre Raila Odinga n'entendaient pas, selon les observateurs kényans, saisir eux-mêmes la CPI et prendre ainsi le risque d'être perçus comme étant à l'origine de poursuites judiciaires contre des membres de leurs camps respectifs.

Le procureur avait remis aux juges le 3 mars une liste confidentielle comprenant les noms de vingt personnes ayant soutenu, selon lui, les violences post-électorales.

Selon M. Moreno-Ocampo, ces personnes, hommes politiques ou hommes d'affaires, sont associées au Parti de l'unité nationale (PNU) du président Kibaki ou au Mouvement orange démocratique (ODM) de Raila Odinga.

"Le procureur va commencer à recueillir des témoignages, et il va solliciter ceux qui pensent être sur la liste des suspects pour qu'ils viennent donner leur version des faits", a expliqué à l'AFP Béatrice le Fraper, conseillère spéciale de M. Moreno-Ocampo.

"Une demande de mandat d'arrêt ou une citation à comparaître ne peut pas intervenir avant la fin de l'été", a-t-elle indiqué.

La décision de la CPI représente un "pas important vers la fin de l'impunité au Kenya", a estimé la délégation de l'Union européenne à Nairobi, tout en rappelant que l'enquête de la CPI ne devrait viser que les principaux commanditaires des violences et "ne changera pas l'urgente nécessité (de créer) un tribunal spécial local pour juger les autres cas".

"Une enquête fructueuse par l'accusation pourrait marquer la fin de l'impunité pour les violences liées aux élections au Kenya", a déclaré à l'AFP Param-Preet Singh, une porte-parole de l'ONG Human Rights Watch. "Ca pourrait marquer une rupture avec le passé".

La CPI, seul tribunal international permanent chargé de juger les auteurs présumés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide, a ouvert des enquêtes en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, en Centrafrique et au Soudan.

 

NDLR : Le triste exemple de violences post-électorales du Kenya avec ses fâcheuses et dramatiques conséquences qui aboutissent aujourd'hui à la CPI, devrait servir de dissuasion pour ceux qui ont en charge d'organiser des élections. En Centrafrique actuellement, si on permet à Bozizé et Binguimalé de marcher sur les règles en la matière et des dispositions adéquates dans la préparation d'élections transparentes, la forfaiture qu'il concocte débouchera à n'en pas douter sur des résultats frauduleux, susceptibles d'entraîner des contestations et de générer des troubles post-électoraux. Cela peut et doit être évité à condition que Bozizé soit ramené à temps sur le droit chemin. La communauté internationale est-elle prête et disposée à le faire ? Il est permis d'en douter. Sinon comment expliquer le mutisme actuel de l'Union Africaine, l'OIF, la CEMAC et la CEEAC ? 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:05

 

 

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Des tueries de l’Ouganda à la République centrafricaine en passant par le Soudan et la RDC   

Bangassou/Kinshasa, 30 mars 2010 (Apic) La sanglante "Armée de Résistance du Seigneur" (LRA), le groupe armé ougandais fondé en 1998 par Joseph Kony et accusé récemment par l’ONG "Human Rights Watch" d’avoir commis de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est également actif au Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai, dans le Sud-Est de la Centrafrique. Mgr Juan José Aguirre Munos, évêque de Bangassou depuis 12 ans, a donné des détails de ce raid sanglant à l’agence vaticane "Fides". La ville de Rafai, à 150 km de Bangassou, en République centrafricaine (RCA), a été attaquée le dimanche 21 mars par les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army).

"Ce ne sont que des barbares criminels"

 

 

RDC: Le "massacre" de la LRA

JDD 29 Mars 2010  

Considérée comme l'une des milices les plus violentes du monde, l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qui organise la rébellion contre le pouvoir ougandais, est accusée, par l'ONG Human Right Watch (HRW), d'avoir perpétré un massacre en RDC. Ce qu'elle nie fermement.

LRA, trois lettres qui font trembler en Afrique australe. Emmenée par son sanguinaire chef Joseph Kony - poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) - la milice ougandaise est considérée comme l'un des violentes au monde. Responsable de plusieurs milliers de morts depuis 1983 et le début de son soulèvement, elle est notamment accusée d'enlever des enfants pour en faire de combattants ou des esclaves sexuels. Depuis plus de vingt ans, la LRA cherche à s'emparer du pouvoir afin de soumettre l'Ouganda aux Dix commandements bibliques. Pourchassés par l'armée régulière ougandaise - aidée dans sa tâche par une force multinationale (Monuc) sous mandat de l'ONU – ses combattants sont aujourd'hui éparpillés dans plusieurs pays: au Soudan, en République centrafricaine et surtout en République du Congo, où elle a pris pied en 2005.

Or, c'est précisément dans le nord-est du pays que ces "fous de Dieu" auraient commis un véritable "massacre" entre le 14 et le 17 décembre derniers. Selon l'ONG Human Right Watch, la LRA aurait tué plus de 300 personnes et en aurait enlevé 250 lors de raids menés dans plusieurs villages. "Ces quatre jours d'atrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais", en conclu l'organisation qui réclame, dans un rapport publié dimanche, davantage d'efforts humains et matériels pour venir à bout de la rébellion. Se tournant, notamment, vers les Etats-Unis – qui possèdent eux un commandement militaire dans la région, l'Africom - HRW réclame "une attention de tous les instants et des mesures audacieuses nécessaires au développement et à la mise en place d'une stratégie régionale globale qui dissiperait la menace de la LRA".

La LRA contre-attaque

La veille, l'ONU avait, au contraire de l'armée ougandaise, plus sceptique, confirmé elle-aussi l'existence d'exactions dans la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé, à la mi-décembre. "Nous avons la confirmation d'au moins 290 morts et 150 enlèvements", déclarait la responsable onusienne, Liliane Egounlety. Plus largement, les Nations unies ont fait état de plus de 1.200 civils tués par la LRA depuis 2008. Dernière tuerie en date, le 22 mars dernier, une série de raids dans l'extrémité orientale de la République centrafricaine a provoqué la mort d'au moins dix personnes. Autant dire, à la lumière de ces événements, que la situation est loin d'être sous contrôle dans cette vaste région d'Afrique australe, alors que le retrait progressif des soldats de la Monuc doit débuter au plus tôt à partir de juin 2011.

Un départ évidemment souhaité par une LRA, qui, lundi, rejette en bloc les accusations portées contre elle durant le week-end. "Ces accusations de massacres qui arrivent avec quatre mois de retard sont fabriquées de toutes pièces par les ONG prônant la guerre", a déclaré Justine Labeja, porte-parole de la milice, basée à Nairobi. "Les Nations unies sont en train de se faire chasser du Congo contre leur volonté mais ils cherchent à nous utiliser comme excuse pour rester", enchéri le colonel Michael Anywar, un responsable de la LRA lui aussi basé à Nairobi, qui accuse ici l'ONU de stationner en RDC au seul motif que le pays possède de riches ressources en minerai…

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 13:32

 

 

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Bangui, AFP - le 31 mars 2010, 12h41 - L'opposition centrafricaine a estimé mercredi que le report par un décret pris mardi des élections présidentielle et législatives au 16 mai n'est "pas valable", et demande le report du scrutin, initialement prévu le 25 avril, au-delà des délais constitutionnels le 11 juin.

"Pour l'UFVN (Union des forces vives de la nation, principale coalition de l'opposition), ce décret n'est pas valable et la date qui est fixée pour les élections n'est pas valable du tout", a déclaré mercredi à l'AFP, Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'UFVN.

"Pour l'opposition démocratique, la date des élections doit être fixée au-delà des délais constitutionnels (fin du mandat du président François Bozizé le 11 juin) parce que toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale", a-t-il poursuivi.

M. Pouzère a précisé que l'opposition allait se réunir "dans les jours qui suivent pour prendre position" et déterminer sa marche à suivre.

L'UFVN regroupe le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), l'Alliance pour la solidarité et le développement (ASD), la Convention nationale (CN), et l'association Londo.

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu mardi en soirée à la radio nationale.

 

 

 

Centrafrique : les élections présidentielles et législatives reportées au 16 mai 2010

Bangui, 31 mars 2010 - Le président centrafricain François Bozizé a signé un décret repoussant au 16 mai 2010 la tenue des élections présidentielle et législatives, initialement prévues pour le 25 avril prochain.

Aux termes de ce décret, pris "sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI)", la campagne électorale débuterait le vendredi 30 avril pour s'achever le vendredi 14 mai.

La fixation d'une nouvelle date pour les élections intervient environ 24 heures avant la prestation de serment devant la Cour d'appel de Bangui des membres des comités locaux de la CEI pour Bangui, la capitale de la République Centrafricaine.

On indique, de source proche de la CEI, que pour certains représentants de l'opposition au sein de l'organe chargé d'organiser les élections, il s'agit d'une nouvelle "virgule dans le dos" fait par le président Joseph Binguimalé. L'opposition avait déjà demandé un report des élections à la fin 2010 dans le meilleur des cas, estimant que les conditions n'étaient pas encore réunies pour l'organisation d'élections libres et transparentes.

Elle avait notamment relevé le retard pris dans la mise oeuvre du programme de désarmement (DDR) et la confection des listes électorales.

Recevant les représentants des diplomates qui lui ont également demandé le report des élections en échange d'une prolongation consensuelle de son mandat, qui s'achève le 11 juin prochain, le président Bozizé avait réaffirmé son attachement "au respect et à la défense de la Constitution", ajoutant qu'un éventuel report était du ressort de la seule CEI et ne devrait pas dépasser le 11 juin 2010.

Annonçant sa candidature à sa propre succession, le 15 mars dernier, le général Bozizé, avait indiqué qu'un report des élections ouvrirait une période de vide constitutionnel et donc d'incertitude peu propice à la stabilité du pays.

Source: xinhua

 

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