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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 01:43




 

Selon des informations dignes de foi, il y a 48 heures, le ministre chargé de l’Administration du territoire Elie Ouéfio, a reçu en son cabinet des émissaires de l’ex président Patassé venus lui poser la question de savoir s’il pouvait reprendre librement des activités politiques au niveau de son parti, entendez le MLPC.  Et Elie Ouéfio de leur répondre en substance qu’on est en démocratie et que l’ex président Patassé était libre de mener des activités politiques.

Le ministre Elie Ouéfio apparaît donc clairement comme le véritable fossoyeur du MLPC, celui-là même qui est sans doute chargé par le régime de Bozizé d’œuvrer pour laminer le parti qui a investi Martin Ziguélé comme son unique candidat aux prochaines présidentielles afin d’augmenter les chances de victoire du candidat président François Bozizé aux prochaines élections présidentielles.

Est-il besoin de rappeler que, traîné en justice par Luc Apollinaire Dondon Konamabaye pour le compte de Patassé, la direction du MLPC que contrôle Martin Ziguélé a eu gain de cause d’abord en première instance puis en appel en décembre 2008. Même Bozizé a reconnu dans son interview de ce vendredi 13 novembre au micro de Radio France Internationale en déclarant que la justice avait tranché en faveur de Martin Ziguélé et qu’il avait lui-même fait cette réponse à l’ancien président Patassé qui sollicitait récemment son accord afin de reprendre les activités de « son parti » le MLPC lors de leur entretien. Et Bozizé d’ajouter qu’il fallait respecter les décisions de justice et qu’au nom du principe de la séparation des pouvoirs, il fallait laisser les magistrats faire leur travail sans ingérence de l’exécutif. Etre en démocratie ne signifie nullement fouler aux pieds les décisions de justice bien au contraire.

C’est donc avec l’accord et le scandaleux soutien du ministre de l’Administration du territoire que quelques partisans de Patassé réunis autour de Sosthène Guétel font ouvertement de l’agitation depuis l’annonce du retour au bercail plusieurs fois reporté de l’ex président, allant même jusqu’à tenir des réunions dans un local du 5ème arrondissement qui serait soi-disant le siège de leur parti, endroit pourtant bien connu des autorités. Au lieu de leur rappeler les dispositions de la loi à travers l’arrêt de la Cour d’Appel et notamment les risques d’astreinte financière auxquels s’exposaient ces affidés de Patassé, le ministre Elie Ouéfio les a plutôt encouragés à se comporter comme des hors la loi en poursuivant les violations dudit arrêt. Cela est totalement inadmissible et confine à une insupportable provocation.

Les ministre Elie Ouéfio n’en est pas à une manœuvre près. C’est lui qui est en réalité derrière l’initiative des deux députés Luc Apollinaire Dondon Konamabaye et Paul Abouka, d’introduire une proposition de loi pour que par voie parlementaire, l’Assemblée nationale puisse voter la prorogation du mandat du président Bozizé et celui des députés. Cette initiative n’est pas tombée du ciel. Elle a été élaborée à la suite d’une fréquentation assidue d’Elie Ouéfio par le député Dondon qui, d’après certains témoins qui ont constaté à plusieurs reprises que ce dernier était toujours fourré dans le bureau du ministre à des heures indues c’est à dire, lorsqu’ il n’y avait plus personne au ministère. Ceci peut donc expliquer cela. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil…

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 04:25




 

Le vendredi 13 est généralement une date qui, paraît-il, porterait malheur. Mais c’est justement le vendredi 13 novembre que Bozizé et sa clique ont choisi pour tenir à Mbaiki, le congrès fondateur de leur parti censé naître sur les cendres du KNK. Est-ce sur recommandation des oracles du christianisme céleste ? Pour une assise de lancement et de surcroît un congrès, on devrait en principe s’attendre à ce que cela se tienne sur au moins deux ou trois jours.

Or selon nos informations, les travaux de cette réunion ne se dérouleraient curieusement qu’en un seul jour. Il faut croire qu’ils n’ont sans doute pas grand chose à se dire sinon à seulement investir François Bozizé comme leur candidat pour les présidentielles de 2010. Autre curiosité, toujours selon nos informations, Bozizé a choisi de donner rendez-vous à de mystérieux hommes d’affaires le même jour où devrait se tenir le congrès de son parti. Allez-y comprendre ! Pour un regroupement d’une seule journée, les organisateurs n’ont pourtant pas lésiné sur les moyens.

C’est ainsi que plusieurs invités des structures du KNK de France, Paris, Reims, Bordeaux Lyon, Toulouse, pour ne citer que ces villes, ont littéralement pris d’assaut le vol régulier d’Afriquiyah Paris-Tripoli-Bangui du mercredi 11 novembre 2009 ainsi que des journalistes de la chaîne de télévision africaine Télé Sud, conviés in extremis, on parle d’un coup de fil passé le même jour vers 01 h du matin par le conseiller en communication de Bozizé, l’ex journaliste d’Africa n° 1 Henri Pascal Bolanga aux responsables de la chaîne pour qu’une équipe de reportage puisse embarquer obligatoirement sur le vol d’Afriquiyah. Il doit certainement en être de même pour certains pays, notamment africains, où des responsables attitrés du KNK ont dû faire à grands frais, le déplacement de Bangui afin de prendre part au congrès « historique » de Mbaiki.

Sur place à Bangui, beaucoup de Centrafricains et d’observateurs politiques ne manquent pas de s’interroger sur les conséquences de ce qui, de plus en plus, n’apparaît plus comme une vue de l’esprit ni une hypothèse d’école, sur les prochaines élections présidentielles. En effet, depuis le tonitruant retour d’exil de l’ancien président Patassé et ses fracassantes déclarations sur sa candidature à l’élection de 2010, si la CPI accède aux souhaits de la FIDH qui réclame la délivrance de mandats d’arrêt contre ceux qu’elle considère comme étant aussi d’incontournables protagonistes et responsables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité en RCA, à savoir Ange Félix Patassé et François Bozizé, ceci dans les perspectives du procès de Jean-Pierre Bemba à compter du 27 avril 2010.

En cela, la volonté plusieurs fois réaffirmée de Patassé d’être candidat aux prochaines présidentielle, apparaît aux yeux de beaucoup d’observateurs à Bangui et même dans le monde, comme une fuite en avant quant à son inculpation - qui n’est qu’une question de temps et d’opportunité - comme commanditaire des crimes reprochés au leader des troupes du MLPC Jean-Pierre Bemba qui n’en était que l’exécutant.  

Par ailleurs, les conditions dans lesquelles s’est déroulé l’entretien entre Bozizé et Patassé - dans le salon d’honneur de l’Assemblée nationale et non au Palais de la Renaissance et pas en tête à tête mais en présence du président de ladite Assemblée et de la Mme la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies - sont interprétées par beaucoup de banguissois et d’observateurs politiques comme une manière pour Bozizé de ne pas accorder à Patassé plus d’importance que ce dernier ne veuille s’en donner, tout en lui faisant comprendre que c’est lui Bozizé qui entend demeurer le maître du jeu politique.

En tout état de cause, les jours prochains ne manqueront pas d’apporter leur lot d’éléments d’appréciation susceptibles de constituer une éclaircie dans le ciel politique centrafricain très nuageux et l’atmosphère qui grouille de tant de rumeurs actuellement, juste avant les élections de 2010.  

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 01:08




APA-Addis-Abeba 12-11-2009 (Ethiopie) Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a exhorté jeudi l’Afrique à " compter sur elle-même pour faire face à ses problèmes et non sur des promesses faites et non tenues depuis de nombreuses années".

Jean Ping a lancé l’appel dans le cadre de la 4ème Conférence économique africaine (EAC) qui se tient à Addis-Abeba, en Ethiopie, en présence d’économistes et de chercheurs africains ainsi que des décideurs des diverses institutions régionales telle que la Banque africaine de développement (BAD).

M. Ping a déclaré que la crise financière actuelle a servi de leçon à l’Afrique pour qu’elle tire parti de ses ressources et capacités.

Il a indiqué que le continent doit élaborer de nouvelles stratégies et procéder à un changement de politique pour s’attaquer à la crise financière actuelle qui affecte les pays d’Afrique et du monde.

"La globalisation étant pour tous, l’Afrique doit plus que jamais diversifier son partenariat stratégique pour faire face à ses crises. C’est l’ère de la concurrence et l’Afrique n’entend plus rester à la traîne », a-t-il lancé.

Ping a identifié la création d’emplois, l’accroissement des revenus, l’amélioration et le renforcement de l’intégration continentale et la compétitivité croissante, parmi tant d’autres, comme des domaines qui doivent être bien pris en compte pour relever les défis auxquels l’Afrique est confrontée.

Abdoulie Janneh, Sous secrétaire et secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a déclaré, pour sa part, que « la crise économique et financière actuelle ne nous fournit pas une bonne occasion de réorienter la voie du développement de l’Afrique pour rendre la croissance plus stable et durable ».

"Une crise nous oblige tous à réfléchir sur les options qui étaient auparavant considérées peu pratiques, trop ambitieuses ou jugées non urgentes", a-t-il ajouté.

Nous sommes maintenant obligés de proposer des options politiques qui permettraient aux pays africains de dépasser la croissance annuelle de 6% atteinte avant la crise financière.

"Ceci nous amène à la gestion de l’indivis mondial, principalement caractérisée ces derniers jours par la question du changement climatique", a-t-il souligné.

La Conférence est organisée conjointement par la CEA avec la Banque africaine de développement (BAD).

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:01




 

Mercredi, 11 Novembre 2009 21:39 | Cam New 24


Les « révélations » sur les chefs d'Etat camerounais et congolais sèment la confusion entre les deux voisins de la CEMAC. Le président Paul Biya a reçu en audience vendredi dernier au palais de l'Unité un émissaire du son homologue Denis Sassou Nguesso. Sur les ondes de la CRTV, l'on a appris que l'hôte du chef de l'Etat était porteur d'un message du président congolais. Ce message, à en croire la radio télévision nationale camerounaise, était relatif à la « campagne de dénigrement du chef de l'Etat Paul Biya dans le magazine congolais + Le Choc + ». Enquête par Georges Alain Boyomo.

 Selon toute vraisemblance, Denis Sassou Nguesso a tenu à dégager sa responsabilité face aux« propos injurieux et diffamatoires » contenus dans l'hebdomadaire congolais et partant exprimer ses regrets à Paul Biya. Nul ne peut pour autant jurer, en l'état actuel des choses que l'incident est clos. Compte tenu de l'escalade verbale transpirant des deux publications, sources du « conflit ». En l'occurrence, les magazines « Afrique Education » du camerounais Jean Paul Tedga et « Le Choc » du congolais Dominique Asie de Marseille.

Réagissant à des informations publiées dans Afrique Education, « Le Choc », dans une édition spéciale de vingt pages dont treize consacrées au Cameroun, parue en septembre dernier, s'en prend vertement à Paul Biya. Sur la manchette du journal, l'on lit : « Paul Biya le président le plus corrompu du monde avec Paul Tedga le plus grand escroc des salons présidentiels africains ». La Une est assortie d'une photo du chef de l'Etat camerounais saluant Paul Tedga, le directeur de publication de « Afrique Education ». L'éditorial ouvrant le dossier n'est pas moins corrosif : « biographie, qui est Paul Barthélemy Biya'a bi-Mvondo, empereur du Cameroun; Paul Biya, le dictateur le plus sanguinaire à la tête du pays le plus corrompu du monde ; toute la vérité sur l'harcèlement médiatique de Paul Tedga contre le clan Sassou Nguesso ; la réélection de Denis Sassou Nguesso hante le sommeil de Paul Biya ; les frasques du couple présidentiel camerounais Paul Tedga, le plus grand malfrat de la presse métropolitaine, roi de la cochonnerie; le tandem Biya-Tedga, un vrai danger pour le Cameroun, une vraie République bananière ».

 DÉMOCRATIE PLURALISTE

En octobre 2009, Le Cameroun est de nouveau... sous Le Choc. « Troublantes révélations sur le livre de la diaspora congolaise. 975 millions Fcfa : Biya a financé la sortie du livre de la diaspora congolaise contre Sassou Nguesso », tel est le titre qui barre la Une du journal brazzavillois, qui fait allusion à un livre édité chez L'Harmattan sous le titre : « Sassou Nguesso, l'irrésistible ascension d'un pion de la Françafrique ». Le magazine « Le Choc » met surtout en évidence le rôle du président camerounais en rapport avec la publication de ce livre. Morceaux choisis : « C'est en mars 2007 qu'il [Paul Biya, Ndlr] dépêcha un de ses émissaires, agent évoluant à la présidence de la République camerounaise, rencontrer le journaliste camerounais Paul Tedga et lui présenter le projet de sortir un livre accablant sur le président Denis Sassou Nguesso », écrit, Hauloury Bengoubi, qui fait de Paul Biya le commanditaire de ce livre.

« Le marché est conclu entre Tedga et les trois Congolais. Le compte rendu est fidèlement fait au président Paul Biya qui expédie la logistique : une faramineuse somme de neuf cent soixante quinze millions Fcfa (1.500.000 euros) est alors débloquée. L'émissaire de Biya reprend l'avion pour Paris au mois de mai 2007. Il retrouve Jean-Paul Tedga et lui dépose la mallette ». Dans un droit de réponse adressé au magazine congolais le 26 octobre 2009, le directeur du Cabinet civil à la présidence de la République du Cameroun, Martin Belinga Eboutou indique que « Le Cameroun n'est pas une dictature, mais bien au contraire un Etat où prime la liberté d'expression et la démocratie pluraliste ». Belinga Eboutou revient également sur l'état des relations entre le Cameroun et ses voisins de la CEMAC et la question du leadership en Afrique centrale.

 


SASSOU NGUESSO CHERCHE L’APAISEMENT.


 

Biya a-t-il financé un livre contre Sassou Nguesso ?


(Camer.be 12/11/2009)

 Yaoundé et Brazzaville s’affrontent par médias interposés

Un journal congolais proche de Denis Sassou Nguesso accuse Paul Biya d’être à l’origine d’une campagne visant à ternir l’honneur du président congolais. Selon le même journal, le président camerounais aurait financé la parution d’un livre intitulé Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique (L’Harmattan, 2009). La présidence camerounaise a apporté un démenti. Mais une crise couve entre les deux pays.

L’affaire prend les allures d’une véritable crise diplomatique entre Yaoundé et Brazzaville. Une guéguerre à laquelle Paul Biya, le président du Cameroun, et son homologue Denis Sassou Nguesso de la République du Congo se livreraient par médias interposés. Dans ses livraisons de septembre et d’octobre, Le Choc, un mensuel brazzavillois proche de Denis Sassou Nguesso s’attaque directement à Paul Biya, qu’il accuse d’avoir orchestré une campagne médiatique contre le président congolais.

Paul Biya a ainsi droit à sept articles chapeautés d’un éditorial, dans l’édition de septembre. Des textes d’une rare violence. Où l’on voit le président camerounais associé pour la circonstance à Jean-Paul Tedga, le directeur de la publication d’Afrique Education, un mensuel paraissant à Paris, traité de « chien enragé », de « catastrophe vivante », ou encore d’ « ordure ». Un « déchaînement langagier d’une rare verdeur », souligne Joseph-Janvier Mvoto Obounou, directeur du développement des médias et de la Publicité au ministère camerounais de la Communication, qui a signé dans la presse camerounaise une tribune pour défendre Paul Biya.

Paul Biya accusé d’avoir financé un livre hostile à Sassou Nguesso

Dans son édition d’octobre, Le Choc en remet une couche : « Troublantes révélations sur le livre de la diaspora congolaise. 975 millions FCFA : Biya a financé la sortie du livre de la diaspora congolaise contre Sassou Nguesso », lit-on à la Une du magazine. Une allusion à un livre à charge contre le président congolais, Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique, publié chez L’Harmattan par la Fédération des Congolais de la diaspora.

Pour Le Choc, c’est Yaoundé qui a déclenché le conflit. « Depuis trois ans, le Cameroun tape sur mon pays par le biais du journal Afrique Education. C’est pour cela que nous avons réagi en publiant les dossiers spéciaux », explique à Afrik.com Asie Dominique de Marseille, le directeur de la publication du Choc. Ses collègues et lui soutiennent ainsi que Paul Biya n’a de cesse de commanditer des articles dans le magazine Afrique Education pour dénigrer Sassou Nguesso. « En 2009, sur 24 publications (…), il [le magazine NDLR] en a consacré 22 à insulter le chef de l’Etat congolais » écrivent-ils. Selon eux, c’est sous l’inspiration de Paul Biya que Jean Paul Tedga a pu, dans son magazine, qualifier Denis Sassou Nguesso de « tare pour la société congolaise », après avoir jugé honteuse son élection à la tête de l’Union africaine, et pointé sa responsabilité dans l’affaire des disparus Beach.

A propos du financement du livre anti-Sassou Nguesso, ils écrivent : « C’est en mars 2007 qu’il [Paul Biya, Ndlr] dépêcha un de ses émissaires, agent évoluant à la présidence de la République camerounaise, rencontrer le journaliste camerounais Paul Tedga et lui présenter le projet de sortir un livre accablant sur le président Denis Sassou Nguesso ». Une rencontre qui sera suivie d’un deuxième rendez-vous, au cours duquel l’envoyé du président camerounais aurait remis au journaliste une mallette contenant l’équivalent de 1500 000 euros pour éditer le livre.

Conflit de leadership sous-régional

Pourquoi Paul Biya dépenserait-il autant pour décrédibiliser son homologue congolais ? Parce qu’il souhaiterait prendre la place de leader de l’Afrique centrale laissée par feu Omar Bongo, estime Le Choc. Une position que lui disputerait Sassou Nguesso. « Le président Denis Sassou Nguesso est un rassembleur. Autour de lui, on retrouve facilement Idriss Deby du Tchad, François Bozizé de Centrafrique, Obiang Nguema de Guinée équatoriale. Cette entente fait manquer le sommeil à Paul Biya », selon le mensuel congolais.

Les rédacteurs du Choc rappellent ainsi que Paul Biya a été le seul à ne pas voter pour Denis Sassou Nguesso lors de son élection à la présidence de l’Union africaine. Ils ajoutent que le président camerounais a snobé son homologue congolais par deux fois. Il n’est pas venu à sa récente cérémonie d’investiture. Après avoir confirmé qu’il participerait aux festivités marquant le 49e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo, il a décidé en dernière minute de se faire représenter. La campagne médiatique contre Sassou Nguesso participe, selon les journalistes congolais, de cette même logique d’adversité. Et pour ce faire, Paul Biya a trouvé en Paul Tedga la personne idéale. Celui-ci, expliquent-ils, nourrit depuis quelques années, une profonde animosité personnelle contre le pouvoir de Brazzaville. Et d’évoquer une sombre affaire de contrat de publireportage portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros que Brazzaville aurait décidé d’annuler, après avoir honoré quelques échéances.

Idriss Deby médiateur ?

« La crise entre les deux capitales est bien réelle », indique un journaliste camerounais. Denis Sassou Nguesso se serait ainsi plaint auprès de plusieurs présidents africains. C’est même pour tenter une médiation qu’Idriss Deby, le président tchadien, se serait rendu à Yaoundé fin octobre dernier. Denis Sassou Nguesso aurait également dépêché Firmin Ayessa, son directeur de cabinet et ministre d’Etat à Yaoundé, pour remettre un pli fermé à Paul Biya.

La réaction officielle de Yaoundé a pris la forme d’un droit de réponse écrit par Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence. Dans la missive qu’il écrit le 26 octobre, celui-ci regrette les manchettes et articles « désobligeants, irrévérencieux, mensongers » à l’égard de Paul Biya. Il indique que le président n’a pas financé de livre contre Sassou Nguesso. « Il est extravagant de prétendre que le président Paul Biya l’a financé, au seul prétexte qu’un journaliste d’origine camerounaise, vivant et travaillant à Paris, en a rendu compte ».

Les auteurs du livre nient tout lien avec le président camerounais

Un avis partagé par Brice Nzamba, membre du collectif à l’origine du brûlot. « Ils n’ont pas pu écrire cela sans l’aval de Sassou Nguesso. Le Président veut peut-être décrédibiliser notre livre. Mais tous ceux qui sont au courant de la genèse de l’ouvrage savent que seule l’association française Survie nous a soutenus. Nous n’avons aucun lien avec le président camerounais », assure-t-il. De son côté, Jean Paul Tedga affirme n’avoir fait que son travail de journaliste. A l’en croire, son magazine se vend bien en République du Congo, parce qu’il ouvre ses colonnes aux opposants de Sassou Nguesso. Il n’y a donc pas eu de tentative de chantage, selon lui. « Ils [les journalistes du Choc Ndlr] parlent de contrats annulés. Qu’ils montrent donc les documents portant ma signature ! S’ils les avaient, ils n’auraient pas hésité à les publier pour appuyer leurs écrits. Je suis une victime dans cette affaire. On m’a tout simplement utilisé », estime Jean Paul Tedga.

Pourtant, Asie Dominique de Marseille, le patron du Choc, persiste et signe. « Nous avons enquêté à Yaoundé et nous avons eu la confirmation que c’est Paul Biya qui a financé le livre. Je n’ai même pas reçu son droit de réponse, alors que ses collaborateurs ont mon adresse. Après chacune de mes deux publications sur le Cameroun, j’ai envoyé quinze exemplaires du journal à la présidence de Yaoundé par DHL. Et ils ont été reçus. Le directeur du cabinet de Paul Biya a tenté de me joindre par téléphone, mais c’est ma secrétaire qui l’a reçu parce que j’étais absent ».

Martin Belinga Eboutou lui a suggéré de présenter ses excuses à Paul Biya, en lui rappelant que selon la coutume, celui-ci a qualité pour le maudire. De son côté, Jean Paul Tedga a décidé de consacrer le prochain numéro de son magazine à l’affaire. « Congo Brazaville – Cameroun, la guerre n’aura pas lieu. Telle sera ma Une, avec la photo du président Sassou Nguesso », indique-t-il. Brazzaville et Yaoundé apprécieront.


© Afrik.com : René Dassié


© Copyright Camer.be



RELATION CAMEROUN - CONGO :



Mardi, 10 Novembre 2009 00:00  
Par Edmond Kamguia K. La Nouvelle expression  


Paul Biya a reçu jeudi dernier un émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso  porteur d’un pli fermé dont le contenu vise à mettre fin à la tension créée par des attaques du magazine congolais « Le Choc ». 

 Compte tenu du contexte politique et diplomatique actuel et surtout de l’état des relations entre le Cameroun et le Congo, il n’était pas très compliqué de deviner l’objet du message que portait l’émissaire. C’est la réaction de la République du Congo au sujet de tout ce qui a été dit ou a été écrit ces derniers mois concernant non seulement les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso, mais aussi leurs pays respectifs.

La visite au Cameroun de Firmin Ayessa, ministre d’Etat, directeur de cabinet et émissaire du chef de l’Etat congolais, survient quelques jours après le vigoureux droit de réponse que Martin Belinga Eboutou, directeur du cabinet civil de la présidence de la République, a adressé à M. Asie Dominique Marseille, directeur général du magazine « Le Choc », basé à Brazzaville. Magazine qui s’est illustré au mois de septembre dernier par un dossier spécial particulièrement injurieux à l’endroit du président Biya et du Cameroun.

Le journal congolais justifiait sa longue diatribe contre Paul Biya par le fait qu’un journaliste d’origine camerounaise vivant et travaillant à Paris, en France et directeur de publication du journal Afrique Education aurait été financé par Paul Biya pour dénigrer et salir, par de écrits  insultants et des propos grossiers, l’image de Denis Sassou Nguesso sur la scène internationale.

Dans le droit de réponse signé par le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, on a pu noter « le démenti le plus  formel » de la Présidence de République à l’allégation du journal  « Le Choc » selon laquelle « le président Paul Biya a financé l’ouvrage d’un collectif de Congolais de la diaspora intitulé « Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique ». Mieux, Martin Belinga Eboutou a tenu à dissocier le président Paul Biya et son entourage de manoeuvres de publications du directeur- fondateur de Afrique Education. M. Belinga Eboutou a même clairement évoqué une « campagne abjecte de dénigrement, sans précédent dans les annales des relations fraternelles et amicales entre le Cameroun et le Congo (…) campagne de dénigrement, aussi gratuite, haineuse que vaine à l’endroit du peuple camerounais et de son peuple ». C’était suffisant pour que Brazzaville réagisse.

 LE BAL DES AMBITIONS

Denis Sassou  Nguesso a donc dépêché à Yaoundé un de ces principaux collaborateurs. Pour transmettre à son « frère et ami » sa pensée sur ce qui se passe, sur ce que le journal congolais « Le Choc » a écrit, son opinion par rapport à ce que les médias racontent  sur sa prétendue quête du leadership dans la sous région et dans toute l’Afrique centrale. Sans être dans le secret des dieux, il faut dire que les présidents Sassou Nguesso et Paul Biya se connaissent bien et ont entretenu jusqu’ici de très bonnes relations. Cependant, le décès du président Omar Bongo Ondimba, qui était doyen des chefs d’Etat africains, interlocuteur privilégié de la France et champion des bons offices en Afrique centrale, a laissé vacant un leadership que beaucoup d’observateurs voient  échoir naturellement au Cameroun de Paul Biya. Rien n’est pourtant moins sûr.

Il se trouve que le chef de l’Etat congolais a des ambitions africaines. L’ouvrage intitulé « Parler vrai pour l’Afrique » de Denis Sassou Nguesso est une profession de foi, un engagement à servir le Congo et le continent. Une telle ambition, qui dépasse pratiquement le cadre sous régional, l’a amené à utiliser un discours de Nelson Mandela comme préface de son « ouvrage de promotion politique ». Ce qui a soulevé un tollé général. A commencer par l’indignation de la Fondation Nelson Mandela qui a dit n’avoir jamais reçu un quelconque manuscrit, ni une demande d’autorisation à publier un texte signé de l’ancien président sud-africain.

A propos du « prétendu leadership en Afrique centrale », dont parle Martin Belinga Eboutou dans son droit de réponse, la vraie question qu’il faut se poser est celle de savoir si le Cameroun va se contenter d’être « toujours disponible et disposé à coopérer avec tous les Etats africains et notamment les Etats d’Afrique centrale, sans chercher à jouer particulièrement un rôle » comme disait Paul Biya à Paris, pendant que Denis Sassou Nguesso renforce son lobbying en Afrique centrale, à l’Union africaine où il semble plus écouté que Paul Biya et à l’Elysée où trône le président Nicolas Sarkozy, « grand maître de la Françafrique » qui n’a jamais cru en la « rupture » qu’il avait annoncée ? Le Cameroun n’a-t-il donc aucune ambition sur les plans régional, africain et international ?

« HÂTEZ-VOUS DE LUI PRÉSENTER VOS EXCUSES »

Dans la conclusion du droit de réponse, Martin Belinga Eboutou avait estimé « qu’il s’agit là de fausses querelles » et affirmé que « Le choc » a fait « le mauvais choix de vouloir brouiller deux peuples frères et amis ». Ainsi que les présidents Paul Biya et Denis Sassou Nguesso : «  Des frères  et des amis unis de solidarité géographique, historique et politique ». S’appuyant sur une sagesse africaine sur laquelle le magazine congolais avait la prétention de motiver et de justifier sa « soif de vengeance », Martin Belinga Eboutou s’était efforcé de mettre les points sur les « i » en rappelant qu’en Afrique, « le frère du père (oncle) est tout simplement le père ». Comme pour dire que Paul Biya et Denis Sassou Nguesso sont comme deux frères. Insulter le frère de son père, c’est comme insulter son propre père.

D’où cette interpellation au patron du journal congolais qui a publié « des articles désobligeants, irrévérencieux » à l’endroit du président  Paul Biya : « Il a qualité pour vous maudire. Hâtez-vous de lui présenter vos excuses », a véritablement conclu le directeur du cabinet civil de la présidence de la République. En guise de conseil au directeur général du journal « Le Choc »qui s’est distingué négativement dans son « option » et sa « propension à l’insulte et l’invective, en insultant un Chef de l’Etat ». Et si l’émissaire congolais était venu remplir une double mission ? C’est-à-dire non seulement transmettre le message de Denis Sassou  Nguesso à Paul Biya, mais aussi lui présenter les excuses du journal congolais « Le Choc » ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:50





Par Mahorou KANAZOE  (Le Pays 12/11/2009)

 
A 72 ans, Ange-Félix Patassé s’estime toujours assez fort pour aller à la conquête du fauteuil présidentiel centrafricain. Il devrait toutefois retrousser les manches car la tâche sera des plus ardues. Le président François Bozizé, qui est solidement assis sur l’objet de toutes les convoitises, n’entend pour rien au monde le céder à un "jeune" comme Martin Ziguélé, encore moins à un vieux leader sur le retour.


Certes, l’annonce de la candidature de Patassé peut avoir le don de mettre du piment dans la sauce électorale centrafricaine. Elle peut débrider les passions et rehausser le niveau des enjeux. Mais est-ce vraiment raisonnable pour Patassé de revêtir sa tunique de candidat et de se jeter dans la mêlée politique de son pays ? On peut comprendre sa frustration, d’avoir été évincé par un putschiste et sa soif de revanche. Il aurait cependant été plus sage - son exil ne lui semble pas avoir porté conseil - de se tenir en dehors des joutes partisanes et des clivages politiques pour incarner la stature d’un ancien président à l’écoute de tous les Centrafricains.

Ce qui veut dire une neutralité totale vis-à-vis des chapelles politiques, une reconversion qui ferait de lui un recours moral. Mais l’envie du pouvoir est bien plus forte. Et à moins d’un bluff, Patassé est dans les starting-blocks, à ses risques et périls. Le danger de sortir de cette présidentielle avec un honneur totalement perdu, est grand pour Patassé. S’il réalise un score minable, tout en favorisant la défaite de son ancienne famille politique dont le porte-flambeau est Martin Ziguélé, il pourrait dire adieu à une retraite politique digne.


Sauf, si, comme le suspectent certains, il a contracté un accord secret avec Bozizé, pour faire perdre Ziguélé. En ce cas, un poste honorifique au sein des institutions de la République lui sera taillé sur mesure, pour le remercier de ses hauts faits d’armes. Mais un tel poste peut-il enlever de la tête des militants du Mouvement de libération du peuple centrafricain, le parti qu’il a créé, ce sentiment de trahison et de forfaiture ? Ange-Félix Patassé, quelles que soient ses intentions, met en péril la réputation qui lui reste, avec cette candidature à la présidentielle. Si ses anciens compagnons de route peuvent se poser des questions sur cette option périlleuse, il n’en est pas de même pour le président en exercice et grand favori à la prochaine présidentielle. L’intrusion de Patassé a le don de fragiliser l’opposition et donc, de lui ouvrir un boulevard encore plus large vers la réélection.


L’ex-président Patassé a raison de vouloir à nouveau faire le grand saut dans la bataille politique. La géopolitique africaine l’y encourage, puisque l’âge, sur le continent, ne semble pas être un facteur limitant pour la conquête et la gestion du pouvoir d’Etat.


"Retraite, connais pas !" Tel pourrait être le slogan des Wade, Mugabe, Ben Ali et autre Moubarak qui se prennent pour d’éternels jeunes. Pourquoi alors denier ce droit à Patassé de rêver d’entrer dans le cercle des présidents septuagénaires et octogénaires ? A 72 ans, il se croit suffisamment solide pour se jeter dans la jungle politique centrafricaine ? Mal pourrait lui en prendre.



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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:24




Communiqué de Presse N°106

 
En date de Vendredi 06 Novembre, le leader du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), le Général Abdoulaye MISKINE, a reçu une information en provenance de Bangui ; par le biais de sa boîte électronique. Il s’agit d’une information concernant l’accord technique sur le désarmement

Les pourparlers ont eu lieu à la Présidence. Au terme de ces pourparlers, Abakar SABONE aurait apposé sa signature pour le compte du FDPC. Le FDPC proteste vigoureusement contre l’acte que le sieur SABONE aurait posé et tient à rappeler à toutes les opinions que le mois dernier, deux (2) communiqués ont été publiés. Ils portent mention de la caducité des deux (2) accords de paix signés à Syrte en Lybie. Ce qui suspend tout contact avec le gouvernement.
Le FDPC n’a mandaté personne et se désengage de tout individu qui de près ou de loin agit en son nom auprès du régime BOZIZE.

A ce moment précis ; tous les combattants sont sous contrôle de leur chef, le Général Abdoulaye MISKINE. Ils sont en position de faire mouvement pour lancer les premières attaques.
Le président du FDPC, le Général Abdoulaye MISKINE se dit déterminer à mettre ses menaces à exécutions.


Fait à Moyen-Sido le 12 novembre 2009


Le Porte-parole


J.B LANGATE

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 04:29




 

NEW YORK (AFP) - 11.11.2009 16:55 - L'Assemblée générale des Nations unies a consacré comme "Journée internationale de Nelson Mandela" la date du 18 juillet, qui correspond à l'anniversaire de l'ancien président sud-africain lauréat du prix Nobel de la Paix, a indiqué l'ONU mercredi.

L'Assemblée générale des Nations unies a consacré comme "Journée internationale de Nelson Mandela" la date du 18 juillet, qui correspond à l'anniversaire de l'ancien président sud-africain lauréat du prix Nobel de la Paix, a indiqué l'ONU mercredi.

L'Assemblée générale des Nations unies a consacré comme "Journée internationale de Nelson Mandela" la date du 18 juillet, qui correspond à l'anniversaire de l'ancien président sud-africain lauréat du prix Nobel de la Paix, a indiqué l'ONU mercredi.

Dans une résolution adoptée mardi par consensus entre ses 192 Etats membres, l'Assemblée a ainsi décidé qu'une célébration annuelle le 18 juillet commémorerait à partir de 2010 la contribution de Nelson Mandela à "la promotion d'une culture de paix".

La résolution a été adoptée dans le cadre d'un débat à l'assemblée plénière de l'ONU sur ce thème d'une culture de paix.

Elle souligne notamment le dévouement de M. Mandela tout au long de sa vie à des causes défendues par l'ONU telles que "la résolution des conflits, les relations inter-raciales, la promotion des droits de l'homme, la réconciliation et l'égalité des sexes".

Anticipant sur la décision de l'Assemblée générale, l'ONU avait déjà rendu un hommage officiel à Nelson Mandela le 18 juillet dernier, à l'occasion de son 91e anniversaire.

"Nelson Mandela est une icône internationale et un symbole d'espoir pour ceux qui sont opprimés et marginalisés à travers le monde", a déclaré l'ambassadeur d'Afrique du sud à l'ONU, Baso Sangqu.

"Mandela n'est ni un dieu, ni un saint. C'est simplement un homme qui s'est comporté un peu plus sagement, un peu plus fermement, un peu mieux que nous tous", a-t-il ajouté.

© 2009 AFP

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:59




 

Bangui, 11 nov. (ACAP) - Le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Jules Bernard Ouandé, a dénoncé, mercredi 11 novembre 2009, « la montée de la criminalité, la pratique de l’escroquerie et de faux et usage de faux », à Bangui, au cours d’un point de presse en présence d’une dizaine de personnes interpellées sur les divers délits.


  Selon le Général Ouandé, un nouveau système de braquage a vu le jour à Bangui et consiste pour les braqueurs d’utiliser des armes blanches en pleine route, à une certaine heure avant de retirer de leurs victimes tout objet précieux ou argent.

Il a expliqué que cette pratique est développée au Kilomètre 5, précisément au niveau du marché Kokoro, du marché Mamadou Mbaïki, à l’issue Koudoukou, au quartier Lakouanga, à Combattants et arrondissement ainsi sur l’avenue Mbaïkoua dans les quatrième et huitième arrondissements de Bangui.

 « Nous ne voulons pas tuer, nous sommes pour la paix et les Droits de l’homme, C’est ce qui doit caractériser la police centrafricaine », a préciser le ministre le Général Ouandé qui a annoncé des mesures qui s’imposent au cas où il n’y aurait pas de changement.

Il a cité le cas du 8 novembre 2009 où, MM. Boris Mobéda, Cyrille Béoroféi et Dieubénit Ibloke ont poignardé une jeune fille à Lakouanga pour de lui prendre de l’argent, tandis que M. Idriss Dérant Francis, chargé de vendre les produits de braquage et un de ses complices se sont fait arrêter par la Police de Zongo, en République Démocratique du Congo.

A Galabadja cependant, un trio a assassiné un jeune garçon de quatorze ans avant de le violer et de jeter son corps au bord de la route.

« La population centrafricaine a raison, la population de Bangui à raison, quand elle se voit menacée, elle se dit où est ma Police? Mais vous assure que la Police fait son travail en dépit des moyens limités dont elle dispose », a rassuré le ministre Ouandé.

Pour ce qui est de l’escroquerie, il a cité le cas de M. Chakir Djibrine, alias Mubarak, 28 ans, nationalité centrafricaine, qui se dit « spécialiste d’escroquerie » au marché central de Bangui.

« M. Chakir Djibrine, alias Moubarak que vous avez là est devant vous est un homme dangereux. Il empoisonne ses victimes dans des bouteilles de yaourt contenant une dose de valium. Après la consommation, la victime est emportée par le sommeil avant d’être dépouillé par M. Chakir Djibril », a indiqué le ministre.

 « Je vais expliquer un de ces cas, un jour, M. Chakir Djibrine va chez une femme dont il venait de faire la connaissance; Amicalement, il lui offre deux boites de yaourt. A peine a-t-elle fini la deuxième boite qu’elle est emportée par un sommeil profond. Et M. Chakir l’a portée comme un bébé dans son lit conjugal pour la violer et emporter tout ce qui était bien dans son salon », a expliqué le Général Ouandé.

M. Roger Ango, dix huit ans, s’illustre quant à lui dans la falsification des diplômes, de visa, de permis internationaux, de la carte nationale d’identité. Il détient toutes les signatures et tous les cachets des autorités politiques et administratives du pays et travaille dans « un réseau qu’il refuse de dévoiler » jusqu’ici.

 « Je demande à ces jeunes de changer. Au cas contraire, je vais prendre les mesures qui s’imposent », a déclaré le ministre de la sécurité, de l’immigration et de l’ordre public, le Général Ouandé.

 Ii a enfin regretté le fait que les personnes jugées et transmises à la maison d'arrêt de Ngaragba sont souvent quelques heures plus tard, libérées avec la complicité de certaines autorités du pays.

 Pour l'heure, toutes les personnes interpellées sur les questions citées ci-haut sont à l'Office centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) de Bangui.

 

Mercredi 11 Novembre 2009 - 14:09

 
NDLR : Il serait intéressant que le général Ouandé donne les noms des autorités du pays qu'il semble bien connaître et qui se font complices des bandits et des délinquants qu'elles font aussitôt libérer  lorsque ceux-ci sont jugés et déférés en prison pour qu'on puisse les dénoncer, ceci afin qu'elles ne recommencent plus.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:37




 

 Par RFI


L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, qui vient de rentrer dans son pays après plus de six ans d'exil, réaffirme à l'issue d'un entretien avec l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé, qu'il est bien candidat à l'élection présidentielle prévue en mars 2010. C'était la première rencontre entre les deux hommes depuis le retour d'Ange-Félix Patassé à Bangui à la fin octobre.

Du côté de l'actuel chef de l'Etat comme de celui de l'ancien, le ton est le même : on parle de « fraternité » et de « respect mutuel ».

Pourtant, au delà de ces apparences, la rancoeur est profonde entre les deux anciens amis, devenus ennemis au fil de l'histoire. Deux anciens amis qui tentèrent ensemble, mais en vain, le fameux coup d'Etat radiophonique en 1982 contre le général Kolingba. Deux anciens amis qui se partagèrent ensuite les rôles, Ange-Félix Patassé président, François Bozizé chef d'état-major... jusqu'au moment de la rupture quand le général Bozizé prit le chemin de la rébellion et renversa Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003, condamnant le président déchu à l'exil.

Le moment de vérité est donc arrivé. Le retour d'Ange-Felix Patassé va tout d'abord semer la zizanie au sein même du MLPC, le principal parti de l'opposition qui a exclu de ses rangs l'ancien chef d'Etat pour faire place nette à l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé.

Aujourd'hui, Ange-Felix Patassé réclame des primaires au sein de son ancien parti. Pendant ce temps, le président Bozizé se frotte les mains, car il compte sur le retour de l'ancien patron du MLPC pour affaiblir Martin Ziguélé. Cela dit, dans le même temps, il redoute lui aussi Ange-Felix Patassé. Il sait qu'avec deux poids lourds en face de lui, il aura du mal à atteindre son objectif non avoué d'une victoire au premier tour.

Ange-Félix Patassé, ancien président centrafricain

« Je suis rentré pour faire l'unité de mon parti dont je suis le fondateur, donc tous les militants m'attendent. »

 

11/11/2009 par Christophe Boisbouvier



Centrafrique : Ange Félix Patassé est de retour



Mondeactu.com 11 novembre 2009

Ange Félix Patassé est de retour. Les choses peuvent singulièrement se compliquer en Centrafrique sur le plan politique. De par sa barbe fleurie et son éternel nœud papillon, il est connu au-delà des frontières de son pays comme le loup blanc. Mieux que quiconque, il a connu les délices du pouvoir au haut sommet de l’Etat, mais aussi ses moments les plus durs.

C’est cette figure fortement marquée de la politique centrafricaine qui vient de rentrer dans son pays, au terme d’un exil de plus de six ans à Lomé au Togo où il résidait depuis qu’il a été renversé par son ancien chef d’état-major, François Bozizé, une nuit du 15 mars 2003.

Patassé a appris le renversement de la situation politique dans son pays pendant qu’il se prélassait dans un hôtel de Niamey où il était venu assister à une conférence internationale. Depuis le début de la semaine, l’homme est chez lui à Bangui. Un retour qui est loin de réjouir beaucoup de monde au sein de la classe politique nationale.

En effet, sitôt rentré que le prédécesseur du général Bozizé, qui du haut de ses 72 ans dirigea la Centrafrique de 1993 à mars 2003, déclara sans autre forme de procès, qu’il serait candidat à la présidentielle de 2010. Lui qu’on croyait bon pour la retraite veut donc remonter en selle. Mais sous la bannière de quelle formation politique va-t-il se porter candidat, puisqu’il a été exclu du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), son parti ?

On se souvient que le Conseil politique national du MLPC, réuni le 12 juin dernier, avait pris la grave décision, par vote à bulletin secret et à l’unanimité des 73 conseillers politiques nationaux venus des 16 préfectures du pays et des 4 fédérations de Bangui, de radier définitivement Ange Félix Patassé du parti.

On reproche, entre autres, au prédécesseur du général Bozizé à la tête de l’Etat de n’avoir pas tenu de congrès en dépit de ses multiples professions de foi. Qui pis est, on l’accuse d’œuvrer uniquement pour ses propres intérêts au détriment de ceux du parti, surtout que la Cour suprême de Bangui, dans un arrêté en date du 19 décembre 2008, avait formellement interdit à Patassé et à ses partisans de faire usage du nom et du logo du parti.

Patassé exclu du parti, c’est désormais à son ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, qu’échoit la lourde tâche de conduire le MLPC vers des lendemains qui chantent. Et c’est peu dire d’affirmer que les choses se compliquent singulièrement pour Patassé, qui assiste, quelque peu impuissant et l’âme en peine, à son exclusion du MLPC, la formation politique qu’il avait patiemment bâtie de ses mains.

Et s’il tient toujours à être candidat à la prochaine présidentielle, il doit le faire comme candidat indépendant ou au nom d’un autre parti que le MLPC qu’il se doit aussi de créer d’ici là, sauf à tomber sous le coup de la loi, s’il s’entête à user du nom et du logo du Mouvement de libération du peuple centrafricain.

Mais quoi qu’on dise, le MLPC n’est aucunement à l’abri un grand déchirement, car en dépit de son long exil togolais, l’homme à la barbe fleurie a encore quelques fidèles qui entendent dire non à cette mort politique programmée de leur leader. Une probable zizanie au sein du MLPC qui pourrait bien faire l’affaire de François Bozizé qui, par-dessus tout, craint fortement l’aura de cette formation politique qui reste quoi qu’on dise le principal parti d’opposition centrafricain.

Avec le MLPC, Bozizé, qui a goûté au pouvoir et qui entend y rester a bien du souci à se faire si, bien sûr, la prochaine présidentielle se déroule à la régulière. Mais si Patassé peine à retrouver son pouvoir, un autre tracas, et non des moindres, semble également l’habiter.

Il s’agit de l’interpellation du Congolais Jean-Pierre Bemba qui, depuis, attend au fond d’une prison de la Haye son procès, accusé qu’il est de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité pour des actes commis par ses troupes venues prêter main-forte au président Patassé en 2003.

Et Patassé sait, mieux que quiconque, que si l’exécutant se trouve emmêlé dans les mailles du filet de la justice internationale, le commanditaire pourrait difficilement y échapper. Ce n’est peut-être qu’une question de temps.

En tentant de redescendre dans l’arène politique au soir de sa vie, pour certainement mieux se prémunir contre les affres de cette justice internationale, Patassé veut mener son dernier combat. Certainement un combat de trop !

Boureima Diallo, l’Observateur

 

 

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 03:31





 

Bangui, 10 nov. (ACAP) - Le Ministre d’Etat à la Communication, deuxième vice-président du comité de pilotage du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants, M. Cyriaque Gonda, a annoncé le déploiement de 31 observateurs militaires du DDR par la communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), le 15 décembre prochain.

Le ministre d’Etat, Cyriaque Gonda qui animait une conférence de presse sur cette question, a expliqué que la mise en œuvre du DDR se déroulait bien.


« Je me réjouis que la Communauté internationale en particulier l’Union Européenne, la CEEAC, la Banque Mondiale, les Nations-Unies et la CEMAC se sont mobilisées pour mettre ces moyens à la disposition de ce programme », a-t-il affirmé.


Selon le ministre d'Etat, l’enveloppe devant permettre la mise en oeuvre intégrale du DDR s'élève à environ 30 millions de dollars, soit 16 milliards FCFA.

 
Par contre, le budget global du déploiement des observateurs militaires du DDR est de 1, 5 milliards FCFA, la République Centrafricaine devant verser pour sa part
200 à 300 millions FCFA.

"Le processus du DDR ne souffrira pas de financement. Il est en train d’être mené conformément à un chronogramme qui tient compte du délai constitutionnel de l’organisation des élections de 2010", a fait remarquer le ministre d'Etat.

 
Il convient de noter qu'un "Accord technique" relatif au déploiement des observateurs militaires du DDR a été signé le 5 novembre dernier entre Le Secrétaire Exécutif de la CEMAC, l’Ambassadeur Akendengué et Commandant de la Force de la MICOPAX à Bangui, en présence du Président de la République, François Bozizé.

 

 

NDLR : Tirant leçon de la récente et malheureuse expérience des 5 milliards de F CFA octroyés par la CEMAC pour le DDR et évaporés depuis entre Bozizé et Ndoutingai, il faut espérer que ces autres milliards que d’autres partenaires au développement et amis de la RCA dégagent pour le programme DDR que Gonda se réjouit d’annoncer, n’atterrissent plus entre les mains de Bozizé et Ndoutingai afin de ne pas encore être détournés mais aillent directement au BONUCA et au PNUD pour servir effectivement à financer le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des rebelles. Toujours au sujet de ces 5 milliards de la CEMAC, le prochain sommet des chefs d’Etat de la CEMAC devrait demander quelques comptes à Bozizé de ce qui est advenu de cette enveloppe car il s’agit quand même de l’argent public de ces Etats.   

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