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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 23:57


Lucas-Abaga-Nchama.jpg

 (Congo- Site Actualités 19/02/2010)

Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama a annoncé le 18 février à Brazzaville, la poursuite des enquêtes relatives aux malversations à l’agence de Paris (France) et la restauration de la crédibilité de la banque.

«Je crois que les Chefs d’Etat ont montré la voie de savoir qu’il faut poursuivre les enquêtes, restaurer la crédibilité à la banque centrale. Pour cela, il n’y a pas d’inquiétudes, je viens d’avoir le soutien du Chef de l’Etat et Président en exercice de notre communauté», a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : «Nous allons faire toute la lumière dans toutes ces affaires, restaurer la crédibilité au sein de la banque centrale».

Lucas Abaga Nchama qui succède à Philibert Andzembé du Gabon au poste du gouverneur de la BEAC, s’est exprimé au sortir d’une audience avec le Président de la République du Congo, Président en exercice de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), Denis Sassou N'Guesso.

Le nouveau gouverneur de la banque centrale a fait savoir que sa priorité était la mise en œuvre de la feuille de route tracée par les Chefs d’Etat lors du sommet tenu en janvier dernier à Bangui en République centrafricaine (RCA).

Les Chefs d’Etat de la communauté avaient notamment apporté des changements au niveau des textes régissant la BEAC et adopté des mesures de bonne gouvernance devant permettre à la banque centrale de s’aligner sur les meilleures pratiques au niveau international en matière de gestion.

 Ils avaient décidé de poursuivre les cadres de la BEAC et de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) impliqués dans les malversations financières.

Le gouverneur de la BEAC a été reçu en compagnie du secrétaire général de la Commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) Idriss Ahmed Idriss et du directeur national de la BEAC Jovial Cédric Ondaye Ebauh.


Jeudi 18 Février 2010

 Christan Brice Elion

© Copyright Congo- Site Actualités

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 03:11


Andr--Kolingba.jpg



ALLIANCE POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES

 

 

                                                                  (A.D.P)

 

                                                           Liberté – travail- Progrès

 

                                                       SECTION DE FRANCE

 

 

CONDOLEANCES PRESENTEES A L’OCCASION DU DECES DU PRESIDENT ANDRE KOLINGBA

 

 

 

Honorable Mireille KOLINGBA, Députée de Ouango,

Monsieur le Président du RDC France-Europe,

 

 

Au nom de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès, section de France,

Et en mon nom personnel,

 

     Je présente mes condoléances les plus attristées à madame Mireille Kolingba et au RDC, section de France et de L’Europe.

 

     Le général d’Armée André Kolingba avait dirigé notre pays de 1981 à 1993 où il avait laissé une démocratie naissante et une  agriculture qui a permis de nourrir la population centrafricaine.

 

     Aujourd’hui, la démocratie est confisquée et une bonne partie de la population du nord et de l’ouest souffre de la famine.

 

    Je faisais partie des  compatriotes qui avaient lutté entre 1990 et 1993 pour la restauration de la démocratie dans notre pays, à travers le Comité de Coordination de la Convocation de la Conférence Nationale dont je fus le secrétaire général. Le Président avait compris la justesse de cette revendication contrairement à son entourage et avait proclamé la démocratie multipartite en Février 1991.

 

     Il était pratiquement le seul Président en Afrique ayant organisé les élections générales pour les perdre. Tout était en son honneur parce qu’il ne s’était pas accroché au pouvoir.

 

     Je pense que le peuple Centrafricain tout entier lui était reconnaissant.

 

    A cet instant, très pénible pour sa famille et son parti, nous devrons prier le Bon Dieu pour qu’il puisse accueillir son fils auprès de lui.

 

 

 

                                                                                         Fait à Paris, le  12 février  2010

                                                                                         P/ La section, le Président

                                                                                         Clément BELIBANGA

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 01:16


Boziz--en-treillis.JPG

      général François Bozizé

 

AFP - le 19 février 2010, 13h24

En dix ans, une quinzaine de coups d'Etat et renversements de régime ont eu lieu en Afrique:

- 9 avr 1999 - NIGER: Ibrahim Baré Maïnassara tué par des éléments de la garde présidentielle, dirigée par Daouda Mallam Wanké.

- 30 avr 1999 - COMORES: L'armée dirigée par son chef d'état-major, Azali Assoumani, prend le pouvoir.

- 7 mai 1999 - GUINEE-BISSAU: Joao Bernardo Vieira est renversé par une junte en rébellion depuis 1998 dirigée par Ansumane Mané.

- 24 déc 1999 - COTE D'IVOIRE: Une mutinerie de soldats se transforme en coup d'Etat, le premier du pays. Robert Gueï annonce la destitution du président Henri Konan Bédié.

- 15 mars 2003 - CENTRAFRIQUE: Ange-Félix Patassé, au pouvoir depuis 1993, renversé par le général François Bozizé, entré en rébellion fin 2001.

- 16 juil 2003 - SAO TOME ET PRINCIPE: Bref coup d'Etat dirigé par Fernando Pereira en l'absence du président Fradique de Menezes. Grâce à une médiation internationale, celui-ci reprend ses fonctions le 23.

- 11 août 2003 - LIBERIA: Charles Taylor contraint de quitter le pouvoir sous la pression de la communauté internationale et d'une rébellion.

- 14 sept 2003 - GUINEE-BISSAU: Kumba Yala renversé par une junte dirigée par Verissimo Correia Seabra, tué un an plus tard lors d'une attaque contre le QG de l'armée.

- 3 août 2005 - MAURITANIE: Une junte renverse le régime de Maaouyia Ould Taya.

- 6 août 2008 - MAURITANIE: Le président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi renversé par une junte dirigée par Mohamed Ould Abdel Aziz.

- 23 déc 2008 - GUINEE: Une junte dirigée par Moussa Dadis Camara prend le pouvoir quelques heures après l'annonce de la mort du président Lansana Conté.

- 2 mars 2009 - GUINEE-BISSAU: Le président Joao Bernardo Vieira est tué par des militaires à Bissau, quelques heures après l'assassinat du chef d'état-major de l'armée. Le président de l'Assemblée nationale Raimundo Pereira prête serment comme chef d'Etat par intérim.

- 17 mars 2009 - MADAGASCAR - Le président Marc Ravalomanana, lâché par l'armée, est contraint de démissionner en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les remet à Andry Rajoelina. Les Occidentaux condamnent ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat".

- 18 fév 2010 - NIGER - L'armée prend le pouvoir, déposant le président Mamadou Tandja et déclarant le gouvernement "dissous".



Après le renversement du président nigérien, l’Afrique des coups d’État

Liberté-algerie.com Samedi 20 Février 2010

En dépit des sanctions appliquées dorénavant par l’Union africaine et la communauté internationale aux pays dans lesquels on recourt aux coups d’État pour prendre le pouvoir, il ne se passe pas un an sans qu’un président soit renversé par la force sur le continent africain.

Alors que la situation est encore floue en Guinée après le coup d’État du capitaine Dadis Camara, qui a pris le pouvoir le 23 décembre 2008 par la force au lendemain du décès du président Lansana Conté, l’Afrique a enregistré un nouveau coup d’État, jeudi, au Niger. Mamadou Tandja, qui s’accrochait à son poste après deux mandats, a été renversé par l’armée, laquelle annonce avoir pour objectif de rétablir la démocratie dans le pays. C’est toujours l’argument avancé par les putschistes pour justifier leur action, et cela depuis le premier coup d’État sur le continent en 1952, lorsque Mohamed Neguib a évincé le roi Farouk 1er en Égypte. Ce fut ensuite une succession de putschs, qui n’épargnèrent pratiquement aucun pays africain.

Les plus célèbres sont ceux de Mouammar Kadhafi le 1er septembre 1969 en Libye, de Houari Boumediene en 1965 destituant Ahmed Ben Bella, de Mobutu Sese Séko la même année au Zaïre (actuel RD Congo) et de Jean Bédel Bokassa en Centrafrique une année plus tard. L’on citera également les coups d’État de Moussa Traoré qui a renversé Modibo Keïta au Mali en 1968, ainsi que celui du général Idi Amin Dada qui a déposé Milton Obote en Ouganda en 1971. Il y a lieu de signaler que le Sénégal, où s’est instauré une tradition démocratique après l’exemple donné par le premier chef d’État, Léopold Sédar Senghor, lequel avait démissionné de ses fonctions avant la fin de son cinquième mandat en décembre 1980, constitue une petite exception, même si une tentative d’assassinat du président Senghor a eu lieu le 22 mars 1967.

Ainsi, aucune partie du continent n’a été à l’abri de ces prises de pouvoir par la force, dont le nombre avoisine aisément la centaine. Généralement, dans les pays africains, le pouvoir politique est détenu par un parti dominé par un individu, d’où l’absence d’alternance à la tête de l’État. L’accession massive de pays à l’indépendance à la fin des années cinquante et début soixante a provoqué une série de coups d’État à travers tout le continent en raison des conflits en majeure partie tribaux et, parfois, confessionnels.

Il faut dire que depuis 2008, la situation est devenue inquiétante avec l’augmentation de la fréquence des putschs. On a enregistré pas moins de cinq coups d’État d’août 2008 jusqu’à maintenant, dont quatre dans un laps de temps de quatre-huit mois seulement. La fréquence est si effrayante que cela apporterait de l'eau au moulin de ceux qui affirment que l'Afrique n'est pas prête pour la démocratie. Avec la mise en place de l’Union africaine, qui condamne sans équivoque les prises de pouvoir par la force avec, en plus, l’application de sanctions sévères contre les pays concernés, les analystes pensaient que la situation allait changer. Malheureusement, il n’en est rien et l’on assiste régulièrement à des renversements aussi sanglants les uns que les autres. En Guinée, où Dadis Camara avait succédé à Lansana Conté sans effusion de sang, un bain de sang a eu lieu quelques mois plus tard dans un stade de Conakry où plus d’une centaine de partisans de l’opposition ont été massacrés alors qu’ils participaient à un rassemblement de protestation.

Du pain sur la planche en perspective pour l’Union africaine, qui ambitionne d’éradiquer les coups d’État sur le continent. Mais, la question qui se pose est de savoir par quels moyens, car rien n’a découragé les candidats au pouvoir par la force.

 

La démocratie et les intérêts

Salim Tamani Liberté-algerie.com Samedi 20 Février 2010

Si l’Afrique fête cette année le cinquantenaire des indépendances avec le défilé prévu le 14 juillet prochain de 14 armées africaines sur les Champs- Élysées, c’est que la complicité de l’Occident dans une telle situation est établie.

Coup d’État au Niger. Encore un dans ce continent africain qui n’a pas fini de payer le prix d’une construction, voulue biaisée et anarchique, de la démocratie. S’il est admis que les sociétés ne sont pas encore prêtes culturellement pour assumer l’ouverture politique, et ce, pour plusieurs raisons, il n’en reste pas moins que les pouvoirs en place ont toujours favorisé la violence pour s’imposer.

Au Niger, le président renversé est arrivé au pouvoir à l’issue d’un coup d’État. Il le quitte par un autre. Autant dire que les systèmes politiques, encore sous la domination du parti unique, ont encore de beaux jours devant eux. Mais alors une question : pourquoi recourt-on souvent en Afrique au procédé des coups de force pour régler des situations politiques souvent complexes, alors qu’il aurait fallu gérer de façon à anticiper sur les événements afin d’éviter des imbroglios qui suscitent des réactions négatives de la communauté internationale ?
L’Union africaine (UA) a décidé depuis plus d’une décennie, à l’issue du sommet d’Alger de 1999, de ne plus reconnaître les régimes issus des coups d’État. Or, depuis cette date, il y a eu plusieurs coups d’État et paradoxalement les responsables qui en sont issus continuent de siéger au sein de l’UA. En revanche, a-t-elle les moyens et le poids diplomatique nécessaires pour faire respecter ses décisions et mettre ainsi le continent sur les rails de la démocratie ? Rien de moins surtout que dans certains cas, l’UA hésite même à dénoncer publiquement les coups de force.

Mais il n’y a pas que les régimes africains qui en portent la responsabilité. Si l’Afrique fête cette année le cinquantenaire des indépendances avec le défilé prévu le 14 juillet prochain de 14 armées africaines sur les Champs-Élysées, c’est que la complicité de l’Occident dans une telle situation est établie.

Car ce ne sont pas tous les renversements qui sont dénoncés. Il y a ceux qui sont même inspirés, voire soutenus par la communauté internationale qui a démontré à maintes reprises sa mauvaise foi en n’hésitant pas à bafouer ses propres principes lorsqu’il s’agit de sauvegarder ses intérêts. Quant à la démocratie en Afrique, elle attendra.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:42
Navi Pillay H C NU Droits de l'Homme


Source: Office des Nations Unies du Haut Commissaire aux droits de l'homme (HCDH)

BANGUI / GENEVE 19 février 2010 – Alors que l'impunité et les violations des droits de l'homme constituent toujours un des plus grands défis de la République centrafricaine, les élections prévues le 18 avril représentent une étape décisive de la consolidation de la paix et la démocratie, a souligné la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, lors d'une visite dans ce pays.

« Sur le long terme, le renforcement de l'état de droit et du système judicaire, l'éradication de l'impunité au sein des autorités de l'Etat, y compris les forces armées, et la fin de la violence et de l'exploitation sont essentiels pour le futur et le bien-être de ce grand pays », a déclaré jeudi Mme Pillay dans la capitale centrafricaine, Bangui.

Elle a salué la volonté du gouvernement de collaborer avec le système des Nations Unies en matière des droits de l'homme, ainsi que la révision récente par l'Assemblée nationale du code pénal et du code de procédure pénal. Ces réformes « amélioreront l'administration de la justice en République centrafricaine, en particulier l'indépendance de la magistrature et la lutte contre l'impunité », a-t-elle ajouté.

« Les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires sont des problèmes liés aux institutions étatiques de sécurité et de défense, et des efforts considérables devront être faits pour mettre fin à ces abus de pouvoir extrêmement graves », a déclaré Mme Pillay. Elle a exhorté le gouvernement à prendre des mesures plus concrètes pour accorder réparation aux victimes et poursuivre les auteurs en justice.

La Haut commissaire a également exprimé sa profonde préoccupation « au sujet des violences sexuelles répandues dont font face les femmes en République centrafricaine – prétendument commises par les acteurs étatiques et non-étatiques, y compris l'Armée de résistance du seigneur (LRA) – ainsi que par les violences faites aux femmes accusées de sorcellerie, une diffamation basée sur le genre qui n'a pas sa place dans cette société du 21ème siècle ».

Elle a aussi pointé le problème récurrent du recrutement des enfants par les groupes armés, constatant que « les enfants restent particulièrement vulnérables et ont besoin d'une protection supplémentaire contre ce genre d'exploitation illégale ».

Selon Mme Pillay, les élections présidentielles, qui doivent avoir lieu le 18 avril 2010, « présentent une opportunité formidable pour la République centrafricaine, à la fois de montrer au monde et au peuple de la RCA qu'elle peut tenir avec succès des élections libres et transparentes, et de faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique ».

La liberté d'expression et de réunion et le respect du rôle des médias sont décisifs à la tenue d'élections transparentes. Mme Pillay a exhorté toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d'opposition et la Commission électorale indépendante « à mettre de côté leurs divergences et à travailler pour s'assurer que le peuple de ce pays puisse avoir confiance et respecter le résultat de l'élection, quel qu'il soit ».

Le gouvernement devra accélérer le processus de création d'une Commission nationale des droits de l'homme et adopter un Plan d'action national des droits de l'homme d'ici fin 2010, a-t-elle conclu.


NDLR : «Les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires sont des problèmes liés aux institutions étatiques de sécurité et de défense, et des efforts considérables devront être faits pour mettre fin à ces abus de pouvoir extrêmement graves ». Il a fallu que ce soit cette brave dame d'une agence spécialisée du système des Nations Unies qui vienne de Genève pour faire ce terrible constat et tirer sur la sonnette d'alarme, à peine descendue de l'avion alors que l'ambassadeur de France à Bangui est lui sur place mais ne voit rien et passe  plutôt son temps à adresser à Paris des rapports honteux et mensongers dans lesquels il passe la pommade sur le régime vomi de Bozizé, de plus en plus caractérisé par une dictature sanguinaire et une malgouvernance qui sautent tout de suite aux yeux du plus novice des observateurs.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:24


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 BANGUI (AFP) - vendredi 19 février 2010 - 19h51 - Dix-huit éleveurs tchadiens ont été tués mercredi dans le nord-ouest de la Centrafrique par des hommes armés, qui pourraient faire partie d'une rébellion ayant signé l'accord de paix, a appris vendredi l'AFP auprès d'une source consulaire tchadienne en Centrafrique.

"Dix-huit de nos compatriotes sont tombés sous les balles des hommes de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, une des principales rébellions du pays) dans une région entre Bossangoa (300 km au nord de Bangui) et Paoua (500 km au nord-ouest)", a affirmé cette source sous couvert de l'anonymat.

"Nous cherchons encore a connaître les raisons de ce massacre. Ces éleveurs tchadiens et leurs troupeaux étaient traqués par des hommes armés qui voulaient les déposséder de leurs bêtes" a-t-elle ajouté.

"Des démarches sont actuellement entreprises auprès des autorités de la région et de l'APRD en vue de récupérer les corps des victimes, et les bêtes", a-t-elle conclu.

Interrogé par l'AFP, le président de l'APRD, Jean-Jacques Demafouth, a déclaré: "nous sommes en train de procéder à un recoupement pour vérifier la véracité des faits. Parce que l'APRD étant signataire des accords de paix, nous avons des obligations que nous devons respecter".

"S'il était établi que ce sont nos hommes qui ont commis ces exactions, nous prendrons nos responsabilités", a assuré le président de l'APRD.

Les régions de Bossangoa et de Paoua sont situées dans des zones d'élevage où circulent éleveurs centrafricains et tchadiens, qui font souvent l'objet d'attaques d'hommes armés qui les dépouillent de leurs bêtes.

Selon les autorités locales de Paoua, "l'APRD, qui contrôle sept des huit communes de Paoua, soumet les éleveurs en pâturage dans la région au paiement de certaines taxes" non officielles.

Cette forme de racket serait à l'origine du meurtre en 2009 à Paoua du président de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) de Paoua, abattu en plein jour par les hommes de Laurent Djimwoé, un responsable de l'APRD destitué par M. Demafouth après le meurtre.

L'APRD, présente dans le nord-ouest de la Centrafrique, est partie prenante du processus de paix en Centrafrique: elle a signé en mai 2008 un accord de paix avec le pouvoir de Bangui, puis en juin l'accord global de Libreville avant de participer au Dialogue politique inclusif (DPI, forum rassemblant toutes les parties), au gouvernement d'union nationale et de participer au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), qui connaît un démarrage difficile.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:21


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BANGUI (AFP) - vendredi 19 février 2010 - 20h44 - La rébellion ougandaise, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), a attaqué deux villages du sud-est centrafricain les 15 et 17 février, prenant en otage plus d'une dizaine de personnes, a affirmé à l'AFP vendredi une source militaire centrafricaine.

L'attaque n'a pas fait de morts.

"Les éléments de la LRA ont attaqué le 15 février dans la matinée le village de Kamandaré à 40 km de la localité de Dembia voisine de Nzako. Ils ont pris en otage au moins une dizaine de personnes et pillé de nombreuses maisons", selon la source militaire basée à Nzako (sud-est).

"Le 17 février, les éléments ont encore lancé une attaque contre le village de Gbangomboro, à 7 km de Dembia. Cependant, les villageois avaient déserté les lieux à la suite d'une alerte", a poursuivi la source.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:14


sarkozy-Bocsa.jpg

 



"Monsieur le Président,


J'ai appris avec tristesse le décès du Président André Kolingba.

La République centrafricaine perd en lui un homme d'Etat animé par la volonté de porter son pays vers le progrès. Je souhaite que l'histoire retienne qu'il a su mettre en place le cadre nécessaire à l'organisation d'élections libres, notamment en autorisant le multipartisme. Il a ensuite eu le grand mérite de s'incliner devant le verdict des urnes. Au-delà des
aléas politiques, le Président Kolingba a ainsi donné une image positive de la Centrafrique et des Centrafricains.

Dans ces circonstances difficiles, permettez-moi de m'associer au deuil de la nation centrafricaine, et de vous adresser, au nom de la France, mes sincères condoléances. A travers vous, ces condoléances s'adressent également à la veuve et aux enfants du Président Kolingba, ainsi qu'à l'ensemble du peuple centrafricain.

Avec toute ma sympathie, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.


Signé : Nicolas Sarkozy"./.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:13


billets-CFA.jpg

APA Bangui 19-02-2010 (Centrafrique) La République centrafricaine attend un appui budgétaire de la banque mondiale de 5 milliards de FCFA, a appris APA.

« Cet appui est imminent », a déclaré, jeudi à Bangui, le chef de la délégation de la Banque mondiale, Mme Meike Van Ginneken, à l’issue d’un entretien avec le ministre centrafricain du plan, de l’économie et de la coopération internationale, M. Sylvain Maliko.

« Après les discussions, d’ici le mois de juin, il est possible que la première tranche soit débloquée dès juillet 2010 », a indiqué Mme Meike Van Ginneken, ajoutant que « cet appui fait suite à la grave crise financière qui a secoué l’économie internationale et qui n’a pas épargné l’économie de la République centrafricaine ».

M. Maliko a indiqué, pour sa part, que « c’est depuis 2006 que la Banque mondiale assiste la République centrafricaine » pour appuyer toutes les réformes initiées par le gouvernement.

« Les indicateurs de croissance en économie comprennent, entre autres, la génération des ressources, notamment financières. La République centrafricaine n’a pas atteint une performance dans ce domaine. Autrement dit, l’économie du pays reste encore très fragile. D’où l’importance du coup de pouce de la Banque mondiale », a-t-il expliqué.

« L’enveloppe allouée peut s’avérer insuffisante, au regard des besoins », a estimé le ministre d’Etat centrafricain. « En conséquence, le gouvernement devra rechercher d’autres sources de financement pour combler les déficits », a-t-il poursuivi.

Parlant de la crise financière internationale, M. Maliko a expliqué « qu’elle ralentit les efforts fournis en ce qui concerne les réformes. « Et l’appui de la Banque mondiale est la bienvenue », a-t-il conclu.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:10


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NOTE D’INFORMATION

 

Arrivée à Bangui de Mme Navanethem (Navy)  PILLAY, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme

 

Bangui, le 16 février 2010 – Mme Navy Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, séjournera en Centrafrique le 18 février, à la tête d’une  importante délégation.

 L’objectif de la mission est de renforcer la coopération entre le Gouvernement de la RCA et l’Office du Haut commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme après la participation de la RCA à la Revue Périodique Universelle du Conseil des Droits de l’Homme de Mai 2009. En effet, au cours de cette revue, où le rapport gouvernemental sur la situation des droits de l’homme a été discuté avec les membres du Conseil et les Organisations Non Gouvernementales, des recommandations ont été adressées au Gouvernement, qui s’est par ailleurs engagé à les mettre en œuvre.

 Durant son séjour,  Mme le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, à la tête d’une délégation composée de ses principaux collaborateurs,  travaillera en étroite collaboration avec les membres du Système  des Nations Unies en Centrafrique. Elle exposera les objectifs de son Département à Mme la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, ainsi qu’à l’équipe-pays. Elle aura des séances de travail avec le  Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de la Francophonie,  celui de la Justice et avec les conseillers du Président de la République en matière de droits de l’Homme. A l’occasion d’une audience avec le Chef de l’Etat et  le Premier Ministre, elle discutera des priorités, en termes d’activités à planifier pour appuyer les structures du pays en matière de respect des droits de l’homme, à travers le BINUCA.  Mme Pillay s’entretiendra également avec les représentants des ONG et de la société civile.

 Cette visite de Mme le Haut Commissaire pour les droits de l’Homme, bien que brève,  reste une opportunité de rappeler, au cours des entretiens avec les autorités du pays, la nécessité de placer le respect des droits de l’homme au cœur du processus de paix, de  réconciliation nationale et de  consolidation de la paix. La mise en œuvre d’une Commission Nationale Indépendante des droits de l’homme ainsi que l’élaboration d’un Plan National Des droits de l’homme sont autant de cadres solides pour protéger et promouvoir tous les droits en RCA.  

 

 

 Section Information du BINUCA 

  Tél : 00 (236) 75 50 85 95.

 Email : tourea@un.org

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 00:07


Gl Kandji Minurcat

Lettre au Conseil de sécurité de l’ONU sur les conséquences qu’induirait un retrait de la MINURCAT du Tchad

Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 16 Feb 2010


Aux Ambassadeurs des États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies

Votre Excellence,

Sur la base d'une expérience de près de dix ans consacrés à rendre compte de la situation des droits humains au Tchad, Human Rights Watch s'inquiète sérieusement des conséquences que tout retrait des forces de maintien de la paix de la MINURCAT, réclamé par le gouvernement tchadien, pourrait avoir sur la protection et la sécurité des populations civiles, sur les moyens mis en œuvre pour prévenir les violations des droits humains, sur l'accès à l'aide humanitaire pour les réfugiés et les populations déplacées dans l'est du Tchad, ainsi que sur les efforts consacrés à la réforme du secteur de la sécurité.

La mission des Nations Unies, malgré les nombreuses difficultés auxquelles elle est confrontée, contribue à améliorer la protection et la sécurité des populations civiles. Cette mission devrait donc rester en place jusqu'à ce que soient observés des progrès incontestables et conformes aux conditions de son retrait présentées par le Secrétaire Général dans son rapport adressé au Conseil de sécurité en décembre 2008.

Insécurité et violations des droits humains

Selon les recherches effectuées par Human Rights Watch, s'il est vrai que le nombre d'attaques perpétrées à l'encontre de civils a diminué depuis 2005-2007, les populations civiles résidant dans la région orientale du Tchad restent vulnérables, vivent dans une insécurité permanente et subissent les persécutions de divers groupes armés, parmi lesquels l'armée tchadienne et les groupes rebelles tchadiens et soudanais, ainsi que plusieurs gangs de criminels plus ou moins bien organisés. Dans le cadre de la bataille la plus brutale entre le gouvernement et les forces rebelles ces derniers mois, les soldats tchadiens ont usé, en mai 2009, d'une violence aveugle dans la ville d'Am Dam et ses environs, tuant au moins 15 civils, violant les femmes et les jeunes filles et se livrant au pillage de propriétés civiles et, notamment, de matériel médical.

Les attaques de bandits armés sur des populations civiles représentent une autre forme de menace perpétuelle. Très souvent, ces criminels visent des opérations d'aide humanitaire. L'ONU a observé des dizaines d'attaques visant chaque mois des opérations humanitaires et a cité plus de 200 incidents dans ses rapports en 2009. Ces attaques comprennent des actes de banditisme et de piraterie routière, des cambriolages, des enlèvements ainsi que d'autres violences à l'encontre des membres du personnel de l'ONU et des organismes humanitaires. Ces actions ont entraîné, dans certains cas, la perte de vies humaines et une diminution de l'aide dans certaines régions. Les conflits intercommunautaires, nourris par une concurrence exacerbée pour des ressources éparses, se sont également poursuivis.

À ce jour, la grande majorité des 160 000 Tchadiens déplacés et des 220 000 réfugiés soudanais n'ont pas pu retourner chez eux en raison de l'insécurité, des violations des droits humains, des menaces et des attaques contre les rapatriés, de l'absence d'informations sur leurs régions d'origine, ainsi que de l'absence d'assistance humanitaire et de services de base. Ces populations seront vraisemblablement amenées à rester au Tchad jusqu'à ce que la situation des droits humains connaisse une embellie irréfutable. (Lire le rapport de Human Rights Watch intitulé « Le risque du retour : Rapatriement des personnes déplacées dans le contexte du conflit dans l'est du Tchad », juin 2009.)

L'absence d'institutions légales et de forces de maintien de l'ordre au Tchad, particulièrement dans l'est du pays, a engendré l'impunité liée aux crimes violents, au banditisme et aux violations des droits humains des civils et, notamment, des populations tchadiennes déplacées et des réfugiés soudanais. Parmi les violations de droits humains observées dans l'est du Tchad, on compte nombre d'arrestations et de détentions arbitraires, les violences sexuelles perpétrées à l'encontre des femmes et des jeunes filles et le recrutement forcé d'enfants soldats par les groupes rebelles et les forces gouvernementales. (Lire le rapport de Human Rights Watch intitulé « Trop jeunes pour la guerre : Les enfants soldats dans le conflit tchadien », juillet 2007.) Les observateurs des droits humains de la MINURCAT ont observé ces schémas fin 2009, comme l'illustre le rapport du Secrétaire général daté d'octobre 2009, ainsi que sur le début de l'année 2010.

Indispensabilité actuelle de la MINURCAT

En janvier 2009, la résolution 1861 du Conseil de sécurité a autorisé les troupes de l'ONU à remplacer la force « de liaison » de l'Union européenne (EUFOR) et a prolongé la mission de la MINURCAT jusqu'au 15 mars 2010, compte tenu de l'insécurité dans l'est du Tchad et dans le nord-est de la République centrafricaine, ainsi que de la nécessité d'améliorer les droits humains et l'état de droit dans l'est du Tchad. Un mois plus tôt à peine, en décembre 2008, le Secrétaire général avait défini les conditions en vertu desquelles le retrait de la mission pourrait être prononcé. Parmi celles-ci figuraient le retour volontaire et la réinstallation dans des conditions de sécurité satisfaisantes d'un nombre conséquent de personnes déplacées ainsi que la capacité des autorités locales à garantir le niveau de sécurité nécessaire aux réfugiés, aux personnes déplacées, aux populations civiles et aux travailleurs humanitaires, de même que d'autres conditions liées à l'établissement de l'état de droit dans l'est du Tchad.

Malgré les retards constatés dans le déploiement d'une composante militaire de l'ONU pour remplacer l'EUFOR et leur incapacité à atteindre les régions les plus reculées, les casques bleus semblent avoir contribué à prévenir la reprise des massacres et des violences à grande échelle. Les autorités locales et les communautés déplacées ont déclaré aux organisations humanitaires que la présence des forces de l'ONU avait ces derniers mois permis d'améliorer la sécurité et nombre d'entre elles se déclarent inquiètes d'une recrudescence de l'insécurité en cas de départ des troupes de l'ONU.

Outre les menaces qui pèsent sur la sécurité, la présence permanente d'une force de maintien de la paix internationale est nécessaire si l'on souhaite pouvoir anticiper toute forme de violence susceptible de menacer les populations civiles en raison des relations soudano-tchadiennes. En dépit du rapprochement récent des gouvernements soudanais et tchadien, les tensions historiques et profondément enracinées qui minent les relations de ces deux nations et le soutien apporté par chacune d'elle aux forces rebelles de son voisin pourraient favoriser un regain de violence, comme nous l'avons déjà constaté par le passé juste après la signature d'accords de paix entre les deux pays. Dans la région soudanaise du Darfour, les élections prévues en avril, mais qu'un grand nombre de personnes déplacées comptent boycotter, pourraient également contribuer à une recrudescence de la violence dans la région et à de nouveaux déplacements vers l'est du Tchad. Les élections législatives au Tchad en novembre 2010 pourraient également avoir un effet déstabilisateur sur la région.

Human Rights Watch s'inquiète des conséquences désastreuses qu'un retrait anticipé des troupes de l'ONU aurait sur la fourniture de l'aide humanitaire dans l'est du Tchad. Le personnel civil de la MINURCAT, des agences de l'ONU et d'autres agences humanitaires comptent sur les forces de la MINURCAT pour assurer les escortes et le maintien de la sécurité. Les agences présentes sur le terrain ont rapporté à Human Rights Watch que, sans la présence des Nations Unies, elles se verraient contraintes de limiter leurs opérations.

Nous sommes également profondément inquiets de l'impact négatif qu'un retrait anticipé de la MINURCAT aurait sur les efforts déployés en faveur d'un état de droit dans l'est du Tchad. La mission de la MINURCAT est précisément consacrée à la promotion de cet état de droit et, notamment, à l'aide apportée aux forces de police tchadiennes, au Détachement Intégré de Sécurité (DIS) et à la sécurité à l'intérieur et aux alentours des camps de personnes déplacées et de réfugiés. Elle apporte également un soutien décisif au personnel du secteur de la justice, aux tribunaux mobiles et aux installations correctionnelles dans l'est du Tchad. S'il est vrai que ces programmes montrent des signes de progrès, ils nécessitent néanmoins un soutien accru. Le DIS est loin d'être suffisamment durable et nécessite d'importants efforts de formation, de soutien et de supervision ; un retrait anticipé mettrait un terme définitif à tous ces efforts ainsi qu'au soutien apporté au secteur de la justice.

Enfin, un retrait anticipé de la MINURCAT aurait une incidence désastreuse sur les efforts déployés par cette mission en faveur de la protection des droits humains. Le personnel en charge des droits humains au sein de la MINURCAT surveille les violations et représente les victimes auprès du secteur de la justice. Sans cette fonction de surveillance, le degré d'impunité dont jouissent les forces de sécurité tchadienne demeurerait incontrôlé. Human Rights Watch s'inquiète particulièrement des informations qui lui parviennent sur la poursuite du recrutement d'enfants soldats par le groupe rebelle soudanais du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) dans l'est du Tchad et par les forces de sécurité tchadiennes. Les efforts consacrés à la réforme du secteur de la sécurité n'ont que peu contribué à enrayer ces violations.

Afin de garantir aux populations civiles vivant dans l'est du Tchad la protection et l'assistance urgentes dont elles ont besoin, Human Rights Watch recommande aux membres du Conseil de prendre les mesures suivantes :

- renouveler la mission de la MINURCAT et autoriser la poursuite de son déploiement, conformément au plan initial défini par la résolution 1861 du Conseil;

- s'assurer que le retrait progressif de la mission s'appuie sur le respect des conditions définies par le Secrétaire général dans son rapport adressé au Conseil en décembre 2008. À cet égard, il devrait être demandé à la MINURCAT de coopérer avec le gouvernement tchadien afin de planifier l'obtention du respect des principales conditions et les modalités de son retrait progressif.

Veuillez agréer, Excellence, l'assurance de ma très haute considération.

Georgette Gagnon

Directrice de la Division Afrique

© Copyright, Human Rights Watch 350 Fifth Avenue, 34th Floor New York, NY 10118-3299 USA

 

ONU : Le Conseil de sécurité devrait prolonger le mandat de la MINURCAT au Tchad

Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 17 Feb 2010


Le Conseil devrait insister auprès des autorités tchadiennes sur un renforcement de la sécurité et de l'État de droit

(New York) - Le Conseil de sécurité devrait prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) qui se termine en mars 2010, a déclaré Human Rights Watch dans une lettre adressée aujourd'hui aux membres du Conseil de sécurité. Le retrait des Casques bleus exposerait la population civile à un risque aggravé de violence et d'atteintes aux droits humains, a averti Human Rights Watch.

En janvier, le gouvernement tchadien a demandé à la mission de quitter le pays à la fin de son mandat actuel, prévue le 15 mars, en déclarant que ses forces de sécurité pourraient assurer la sécurité des populations déplacées et des réfugiés dans l'est du Tchad. Les forces tchadiennes n'ont pourtant pas réussi à garantir la sécurité dans le passé et la situation reste instable.

« Les forces de maintien de la paix de l'ONU contribuent actuellement à la protection des civils et aux pressions exercées sur le gouvernement tchadien pour sanctionner toute exaction commise par l'une des parties en conflit », a déclaré Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique au sein de Human Rights Watch. « Ce travail doit se poursuivre en raison des menaces qui continuent de peser sur la population civile dans l'est du Tchad. »

Les Casques bleus déployés au Tchad et au nord-est de la République centrafricaine depuis la mi-2008 ont pour mandat de protéger les réfugiés et les populations déplacées, de faciliter l'aide humanitaire et de veiller au respect des droits humains. En janvier 2009, le Conseil de sécurité a prolongé leur mandat en remplaçant les forces de l'Union européenne par 5 200 Casques bleus.

Ainsi que l'a documenté Human Rights Watch, les civils dans l'est du Tchad - notamment les réfugiés du Darfour - sont exposés à la violence et à d'autres atteintes aux droits humains perpétrées par des soldats tchadiens, des forces rebelles et des bandes armées criminelles. Cette situation a empêché le retour en grand nombre des populations déplacées. L'instabilité des rapports entre le Tchad et le Soudan dans le passé, la tenue d'élections nationales dans ce pays voisin en avril, ainsi que la tenue d'élections législatives au Tchad en novembre, constituent d'autres facteurs pouvant également déstabiliser la région, a averti Human Rights Watch.

« Le moment est mal choisi pour un départ des Casques bleus », a mis en garde Mme Gagnon. « Un tel départ, durant cette période cruciale marquée par une certaine volatilité, pourrait exposer les civils à davantage de dangers et de violations de droits humains ».

Le retrait des Casques bleus aurait des effets néfastes sur les organismes humanitaires qui comptent sur ces soldats pour les escorter et assurer leur sécurité, a rappelé Human Rights Watch. Un retrait prématuré pourrait également compromettre le travail des Casques bleus relatif au respect des droits humains et couper court à leur soutien aux efforts en faveur de la justice dans l'est du Tchad, y compris les actions menées par le Détachement intégré de sécurité tchadien qui assure la sécurité dans les zones où ont été établis des camps pour personnes déplacées et réfugiés. Par ailleurs les Casques bleus soutiennent les initiatives entreprises par d'autres institutions judiciaires pour améliorer leur capacité à défendre les droits humains.

« L'ONU appuie des programmes essentiels qui visent à mettre fin à l'impunité et à renforcer les capacités des institutions judiciaires du Tchad », a indiqué Mme Gagnon. «Il faut laisser le temps à ces initiatives de porter leurs fruits, ce qui signifie qu'il faut autoriser le personnel militaire et civil de la mission de paix à rester plus longtemps au Tchad. »

La Résolution 1861 des Nations Unies a intégré plusieurs critères évoqués par le Secrétaire général Ban Ki-moon dans son rapport sur la MINURCAT présenté en décembre 2008. Parmi ces critères figurent la garantie du retour en toute sécurité des populations déplacées, la cessation des violations des droits humains dans les camps de personnes déplacées et de réfugiés, le renforcement des capacités des forces de sécurité tchadiennes, ainsi que l'avancée de l'État de droit au Tchad. Human Rights Watch a demandé à l'ONU et au Tchad de lier le retrait des troupes de la MINURCAT aux progrès réalisés par rapport à ces critères.

« L'ONU doit travailler avec le gouvernement tchadien en vue de respecter ces critères », a souligné Mme Gagnon. « Il y a encore un long chemin à parcourir. »

© Copyright, Human Rights Watch

350 Fifth Avenue, 34th Floor New York, NY 10118-3299 USA


 

 

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