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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 02:02



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A l’invitation des sous-fédérations de son parti, le président du MLPC et son candidat aux élections présidentielles de 2010, Martin Ziguélé a entamé depuis le lundi 7 décembre 2009, une importante tournée dans plusieurs villes des préfectures de la Kémo, la Ouaka, la Basse-Kotto et le Mbomou dans le Centre-Est, et l’Est de la République centrafricaine. Cette descente sur le terrain lui permet de sentir et toucher du doigt le pays réel. Il a pu ainsi se rendre compte de visu à quel point de délabrement et d’abandon, végète aujourd’hui le monde rural et l’arrière-pays de Centrafrique et ses problèmes, sous la gouvernance du président François Bozizé.

Peu après avoir quitté la capitale en direction de Sibut, Martin Ziguélé et sa suite ont marqué un arrêt dans la localité de Mabo, village où les services de santé et les organismes internationaux autorisés ont également enregistré un fort taux de malnutrition infantile sévère. Très choqué par le triste spectacle des enfants décharnés n’ayant que la peau sur les os, Martin Ziguélé a dû se résoudre à se délester d'une petite enveloppe pour soulager la famine de ces enfants et a profité de l'occasion pour dénoncer et condamner l’indifférence des autorités nationales dont cette situation n’est que la conséquence de leur mauvaise gouvernance et leur politique d’abandon de l’arrière-pays.

Puis le président du MLPC a poursuivi son périple avec les villes de Sibut, Grimari, Bakala, Ippy, Orondjafoun, Bambari où il a reçu un accueil enthousiaste des militants et tenu d’importantes Assemblées générales de son parti avec des militants qu’il a sensibilisés sur les enjeux réels des prochaines élections de 2010 et l’urgente nécessité de battre dans les urnes tous les candidats de KNK.

Après Bambari chef lieu de la Ouaka, Martin Ziguélé et sa délégation ont continué leur tournée par Alindao et rejoint Mobaye, chef lieu de la préfecture de la Basse-Kotto où à l’issue de leur réunion de travail, ils comptent se rendre à Dimbi et Kembé avant d’achever leur tournée par Bangassou, chef lieu de la préfecture du Mbomou.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 01:41

Marie-Reine-Hassein.jpg

 

Bien qu’obligée de quitter précipitamment le pays pour se mettre à l’abri en France, elle qualifie cela de "convalescence psychologique" après que son domicile banguissois fût l’objet de mitraillage à la Kalachnikov dans la nuit du 8 au 9 juin dernier par un commando inconnu d’hommes armés, Mme Marie Reine Hassen, ancienne ministre déléguée auprès du ministre d’Etat au Plan à l’Economie et à la Coopération Internationale, chargé de la Coopération Internationale  et ex-ministre déléguée à la Présidence de la République chargé du développement régional continue de faire l’objet d’un harcèlement de la part des autorités de Bangui, on ne sait trop pour quelles raisons.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est le président Bozizé en personne qui envoie un officier de la garde présidentielle au domicile Marie Reine Hassen récupérer ses véhicules de fonction. Elle n’a opposé aucune résistance et a remis les clés des véhicules au militaire qui lui s'est même permis de lui passer un interlocuteur sur son téléphone portable qui n’était autre que Bozizé en personne qui, sans scrupule, confirme avoir dépêché effectivement l’officier.

Quelques jours après, Marie Reine est reçue en catastrophe au palais présidentiel par Bozizé qui cherche à s’enquérir auprès d’elle de l’évolution du projet des pôles de développement dont la ministre a la charge. Celle-ci ne se démonte pas et fait comprendre à Bozizé qu’après l’attaque armée de son domicile quelques jours plus tôt, elle n’avait pas la tête à lui parler du dossier des pôles de développement. Depuis que ce département lui a été confié, malgré ses nombreuses tentatives, Marie Reine n'a jamais pu être reçue par Bozizé pour pouvoir l'en entretenir. Ne voit pas Bozizé qui veut, même ses propres collaborateurs ! Ce dernier feint de n’être pas au courant de ce qui lui était arrivé. Ils en resteront là et Marie Reine qui a clairement pris la mesure du danger auquel elle s’expose désormais en restant à Bangui, décide de prendre l’avion pour se mettre au vert à Paris.  

Habitant seule dans sa maison, elle débranche tous les appareils électriques, frigos, télé, chauffe-eau, chaîne hi-fi...etc …comme elle le fait d'habitude avant de partir. Seuls deux ampoules au néon pour l’éclairage extérieur autour de la maison et sur un bâtiment annexe au fond de la cour arrière se trouvent à portée de main des gardiens. A son départ, la dernière facture venait d'être réglée. Vivant seule chez elle et souvent en déplacement,  ses factures d’électricité ne volent habituellement pas bien haut et tournent généralement autour de  20.000 à 25.000 francs CFA tous les deux mois.

Bizarrement, depuis qu’elle est partie de Bangui, sa maison est manifestement sous surveillance policière. « Pourquoi, puisque je ne suis pas là »?, s’interroge aujourd’hui l’ex-ministre.

Entre temps, on lui signale qu’une étrange facture d'environ 380.000 francs CFA a été remise au voisin à qui elle a confié une certaine somme d'argent pour régler les factures pendant son absence. « Qu'est ce qui peut justifier que deux ou trois mois après mon départ, ma facture habituelle se soit subitement multipliée par 14 ou 15 ? Ai-je installé une usine en mon absence? Sinon par quel miracle ma facture s'est-elle ainsi multipliée au lieu de se trouver réduite du fait de mon absence? », telles sont les questions que se pose à présent Marie Reine.

« Ils ont immédiatement procédé à la coupure, sans aucun avertissement et sans aucune explication » ajoute –t-elle tout en poursuivant : « Début décembre, une autre facture est remise à mes gardiens, d'un montant cette fois-ci de 500.000 FCFA. Comment expliquer cette fois-ci le miracle qui a gonflé ma facture, alors que mon domicile est plongé dans le noir depuis septembre, époque à laquelle l'ENERCA a interrompu ma fourniture d'électricité ? ».

Pour l’ancienne ministre de Bozizé, « il est très clair que c'est du harcèlement, et les manoeuvres d'intimidation continuent malheureusement, mais dans quel but? Se demande-t-elle. On cherche à m'empêcher de rentrer en RCA pour mener ma campagne pour l’élection présidentielle où je voudrais me présenter ? Je ne suis pourtant pas à craindre, puisque candidate indépendante, et ne faisant pas partie des ténors. Peut-on alors parler en RCA de la promotion des femmes......Le concept genre est agité pour "faire bien", mais en fait, comme pour tout le reste, il est foulé du pied. »

S'il est vrai que le commando qui avait mitraillé sa villa dans la nuit du 8 au 9 juin 2009 avait abandonné sur les lieux de son forfait des tracts dans lesquels on pouvait lire : « Voilà le sort réservé aux amis de l’Occident, de la France et de la Libye. », on est bien obligé de se demander si d'autres raisons plus inavouables par Bozizé et sa clique ne justifient pas cet inqualifiable acharnement contre une cette brave fille du pays qui a renoncé à des situations plus confortables ailleurs et n'aspire qu'à vivre en paix et oeuvrer pour le développement de la RCA qu'elle aime tant.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 00:20

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Publié le 07 Décembre 2009 à 10:59 | concernant : Seine-et-Marne
 

L’association Awatole Solidarité Internationale, est née en 2005, de l’initiative d’un meldois, ancien international Centrafricain de basket : Lucien Yéguete.

Awatole a fait don d'un nouveau terrain de Basketball au Stade mythique de l'Ecole Koudoukou de Bangui, cet été.


L’idée de base est simple : transmettre les valeurs du sport en général et du basket en particulier aux plus jeunes, qu’ils soient à Meaux ou à Bangui en Centrafrique.

L’objectif de mettre en place des terrains de basket à disposition des jeunes Centrafricains paraissait ambitieux à la naissance de l’association. Aujourd'hui ce n’est plus un rêve puisque Awatole a fait don d'un nouveau terrain de basketball au stade mythique de l'Ecole Koudoukou de Bangui, cet été. L’opération a d’ailleurs été présentée aux sympathisants d’Awatole Solidarité International la semaine dernière au centre Aragon de Meaux.

Parmi les personnalités présente, Alpha Willybiro Zoli, président de l’AS MAZANGA, club de basket de Bangui, qui a témoigné de l’importance de l’action d’Awatole pour tous les Centrafricains.

Pour aider Awatole Solidarité Internationale à mener son action pour les jeunes, voici toutes les coordonnées de l’association


ASI Résidence Argonne B022 – 77100 – MEAUX

06.03.92.99.59
awatole@yahoo.fr

Lucien Yéguete, fondateur de l'association :


Alpha Willybiro Zoli, président de l’AS MAZANGA, club de basket de Bangui :


Source : http://www.77info.fr/article-634-Divers+-AWATOLE+++Une+association+au+service+des+jeunes+Centrafricains

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:55

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Jan Grauls, Francis Bozizé et Mme Zewede

Bangui, 8 déc. (ACAP) – Le Premier ministre centrafricain, le Pr. Faustin Archange Touadéra, a ouvert, mardi 2 décembre 2009, à Bangui, les travaux de la revue semestrielle du cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en présence du président de la configuration Centrafrique de la Commission des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, l’Ambassadeur Jan Grauls, l'ONU, Mme Zewede Work.

 

Le président de la configuration, l’Ambassadeur Grauls a déclaré que « cette revue semestrielle que nous allons effectuer tous les 6 mois, nous permettra ainsi d’assumer notre engagement et aussi d’ajuster nos actions communes en faveur consolidation de la paix ».

« Le but de notre mission, cette fois, ci est de poursuivre notre dialogue avec tous les acteurs de la consolidation de la paix en RCA. Nous sommes venus pour vous écouter, et pour entendre votre analyse des progrès accomplis ces derniers mois, les défis rencontrés, et ce que vous considérez être les priorités les plus importantes pour les 6 mois à venir », a déclaré M. Grauls.


« Des priorités sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord tous ensemble, notamment la première priorité concerne la paix, la sécurité en RCA, dans ce domaine notre action se focalise sur la réforme du secteur de la sécurité, y compris le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex combattants. La deuxième priorité concerne la bonne gouvernance et l’Etat de droit et la troisième priorité concerne le développement, domaine très important où nous comptons soutenir les pôles de développement », a-t-il indiqué.

 « Dans ces trois domaines, notre regard se tourne plus particulièrement vers la situation des femmes et les enfants », a jouté Grauls.

 Il a enfin demandé aux décideurs de démontrer au quotidien, à l’instar de leurs compatriotes des zones de conflit, leur volonté unanime de changer leur pays.

La Représentante Spéciale du Secrétaire Générale des Nations Unies, Mme. Zewede, a pour sa part précisé que « les assises qui nous réunissent ici constituent donc une étape importante dans la mise en oeuvre effective du cadre stratégique depuis son adoption au mois de mai dernier ».

« Pour nous, au niveau des Nations Unies, le cadre stratégique constitue un document de base pour trouver les solutions pérennes aux défis auxquels la République Centrafricaine fait face en matière de la consolidation de la paix », a-t-elle souligné.

« La République Centrafricaine se trouve à quelques mois des élections générales, à un tournant décisif de son histoire. Située au cœur d’une zone de conflits, redéployée de tension permanente à ses frontières et après d’une décennie de turbulences, la capacité à réagir à ces menaces a été fragilisée », a relevé le ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé.

Il a, à cet effet, spécifié que « la mission de la RCA à la Commission pour la consolidation de la paix devrait offrir l’opportunité à mon pays de relever les défis qui se présentent encore à lui pour atteindre l’objectif de la consolidation de la paix dans une région déjà très pauvre ».

Il faut rappeler que le cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine a pour objectif d’aider à établir et renforcer la confiance entre toutes les parties, à améliorer les conditions de vie de la population et pose les bases d’un meilleur futur et identifie les rôles et responsabilités de toutes les parties dans la consolidation de la paix dans le pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:45

Mamadou-Tanja.jpg

 


PARIS - Areva a signé avec l'électricien sud-coréen Kepco un partenariat sur l'exploitation du gisement d'Imouraren, la mine d'uranium la plus importante d'Afrique, au nord du Niger, a annoncé jeudi le groupe nucléaire français dans un communiqué.


Cet accord prévoit notamment une entrée à hauteur de 10% de Kepco dans le capital d'Imouramen SA, la société d'exploitation du gisement, détenue à 66,65% par Areva et à 33,35% par l'Etat du Niger.

Le groupe coréen pourrait également enlever 10% de la production de la mine sur sa durée de vie, est-il écrit encore.


"L'entrée d'un industriel majeur dans le projet minier apporte un soutien significatif aux partenaires déjà investis dans le développement de la mine d'Imouraren",
se réjouit le groupe public dans un communiqué.


L'exploitation de la mine démarrera en 2013 avec une capacité de production initiale de 5.000 tonnes par an sur une durée de plus de 30 ans, affirme Areva.


Ce gisement fera, selon le groupe nucléaire, l'objet d'un investissement initial de plus de 1,2 milliard d'euros et engendrera près de 1.400 emplois directs.


Areva exploite des mines d'uranium principalement au Canada, au Niger et au Kazakhstan. Le groupe nucléaire exploite depuis quarante ans deux gisements au Niger, l'un à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium.


AREVA


(©AFP / 10 décembre 2009 14h47)


NDLR : En Centrafrique, le dossier des mines d'uranium de Bakouma et Denguiro, se gère entre Bozizé, Ndoutingai, Fabien Singaye, George Forrest et Richard Ondoko avec AREVA, et ce, dans la plus totale opacité. C'est l'une des principales sources d'enrichissement de Bozizé et son ministre des mines Sylvain Ndoutingai qui leur permet d'acheter des armes de guerre à tour de bras et de préparer leur fraude électorale prochaine par l'achat des électeurs.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:42

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PARIS - Une mutation génétique particulièrement répandue au sein de certaines populations d'Asie du Sud-est confère une résistance accrue contre le paludisme, selon une étude menée pendant huit ans en Thaïlande par des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS.


Cette mutation, apparue il y a longtemps, a "considérablement augmenté le taux de survie de ces populations", selon un communiqué commun des deux institutions. Les travaux ont été publiés dans la revue Science du 11 décembre.


Les chercheurs ont conduit leur étude sur plus de 3.500 personnes en Thaïlande sous la direction d'Anavaj Sakuntabhai, de l'Institut Pasteur, et de Lluis Quintana-Murci (Pasteur/Centre national de la recherche scientifique) et en collaboration avec l'Université de Mahidol à Bangkok.


Selon leurs résultats, la mutation protectrice augmente le taux de survie et est associée à une diminution significative dans le sang de la quantité de parasites, notamment le Plasmodium vivax.


Ce parasite est responsable de la moitié des cas de paludisme en Asie du Sud-est. Il est en outre à l'origine de problèmes de nutrition chez les enfants et de déficits pondéraux importants à la naissance.


La mutation (G6PD-Mahidol487A) affecte le gène de l'enzyme G6PD. 18 à 25% de la population en sont porteurs en Asie du Sud-est, où la mutation est apparue à une période de déforestation massive favorisant le rapprochement entre les hommes et les moustiques vecteurs de la maladie.


Des études précédentes réalisées en Afrique avaient montré qu'une autre mutation touchant ce même gène conférait une résistance à Plasmodium falciparum, principal agent du paludisme sur ce continent.


(©AFP / 10 décembre 2009 19h01)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:33

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Par Laurent Martinet, publié le 10/12/2009 à 12:31 - mis à jour le 10/12/2009 à 17:29

 

Alain Mabanckou et Léonora Miano, écrivains d'expression française et d'origine étrangère, nous confient leur sentiment sur "l'identité nationale" française.


Que vous inspire le débat actuel sur l'identité nationale?

Alain Mabanckou: J'ai presque envie de dire que le gouvernement pratique la politique de la diversion au moment où les grandes questions sont celles de l'emploi, du logement, de la crise économique, de la pauvreté, des sans-abris, bref de ce qui préoccupe directement chaque Français, de ce qui rend délicate la vie quotidienne. Je ne pense pas que la France est actuellement en pleine guerre civile pour agiter la question de "l'identité" - terme très prisé par les nationalistes et souvent utilisé par les régimes totalitaires qui conduit le monde dans des aventures sinistres. Parler de l'identité nationale au moment où il faudrait prôner l'ouverture au monde relève de l'idéologie, et ma pratique du marxisme léninisme me fait dire que pour mieux analyser une société il vaut mieux se fonder sur l'infrastructure (économie, moyen de production etc.) et non la superstructure (l'idéologie - donc la question de l'identité nationale).

En somme le gouvernement semble gouverner par la superstructure afin de camoufler les urgences de l'infrastructure. Les dérapages d'un élu de L'UMP - qui a prétendu qu'il y avait trop d'immigrés, que les Français allaient etre avalés - montrent que ce débat a réveillé ce que nous repoussons par le sens de la courtoisie et de l'échange : la haine, la suspicion, la xénophobie.

Léonora Miano: Il me dérange, comme d'ailleurs, le concept de nation, avec lequel je compose parce que je n'ai pas vraiment le choix. Je ne crois pas aux identités nationales. L'identité n'est pas un domaine administrable comme la santé ou l'éducation, qui peuvent, elles, être régies par des ministères.

Les individus sont le fruit d'éléments divers, n'ayant pas nécessairement à voir avec l'histoire d'un seul territoire. Ils sont, surtout à notre époque, attachés à des cultures et à des lieux différents. Je parle de mon identité comme frontalière, et définis la frontière comme le lieu où les mondes se touchent sans cesse.

Y voyez-vous des résonnances avec vos thèmes favoris?

Alain Mabanckou: J'ai critiqué dans mon roman Black Bazar plusieurs travers de ces idéologies par le biais de l'ironie. Mon personnage qui s'appelle Hippocrate est sans doute celui qui colle à la réalité actuelle : il prêche l'intolérance, écarte l'Autre et agite le spectre de la xénophobie. Je ne pensais pas que ce que j'avais écrit aurait eu un tel écho dans la réalité... Je continuerai à traquer ces idées, à leur mener une guerre sans merci car j'attends de la France qu'elle reconnaissance qu'une identité est mobile, indéfinissable et qu'elle est la somme des éléments les plus disparates de notre humanité.

Léonora Miano: Aucunement. Ce débat vise à évoquer l'immigration récente, subsaharienne et maghrébine, par des voies détournées. Il s'agit d'un procédé bassement électoraliste. Ma démarche est plus profonde, plus sérieuse. Mon roman, Tels des astres éteints (Plon 2008), était dédié aux "identités frontalières". Il s'agissait pour moi de réfléchir, à travers des personnages subsahariens et afro-descendants enfermés dans une vision close de l'identité, à la possibilité d'habiter sereinement la frontière. C'est ce que je fais. Mon pays est avant tout intérieur.

Alain Mabanckou est né à Pointe-Noire, en République du Congo, en 1966.  Il a obtenu en 2006 le Prix Renaudot pour Mémoires de porc-épic. Il vient de publier Black Bazar (Seuil).

Léonora Miano est née à Douala, au Cameroun, en 1973. Son premier livre, L'intérieur de la nuit, a été choisi comme meilleur roman français de l'année 2005 par Lire. Elle vient de publier Les Aubes écarlates (Plon).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:29


 

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Par RFI lundi 07 décembre 2009


Les Etats africains ont décidé de faire front commun lors des négociations sur le réchauffement climatique qui se tiennent dans la capitale danoise. Les gouvernements africains affirment que ce sont les pays industriels du Nord qui sont les responsables de ce problème environnemental et demandent ainsi des compensations financières.


Les responsables du continent africain – le continent le moins pollueur mais le plus affecté par le changement climatique - répètent qu'ils ne signeront pas n'importe quoi. Les négociations qui démarrent à Copenhague sont cruciales pour le continent africain et ses habitants sont particulièrement vulnérables au réchauffement climatique.


Même si l’urgence n’est pas la même pour les pays pauvres du Sahel ou pour les Etats forestiers d’Afrique centrale, tous ont décidé de parler d’une seule voix pour exiger un engagement fort de la part des pays du Nord historiquement responsables du réchauffement. Un engagement fort – à la fois en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 25 à 40% - mais aussi et surtout en termes d’aide financière et technologique, une aide qui devrait être additionnelle à l’aide au développement pour permettre aux pays les plus vulnérables de s’adapter au réchauffement climatique.


Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, qui dirige la délégation africaine à Copenhague, a prévenu que l’Afrique quitterait la table des négociations si les compensations financières pour lutter contre les conséquences du réchauffement climatique n’étaient pas à la hauteur. Ce sera là un des enjeux de cette négociation. L’Afrique est décidée à faire entendre sa voix.


En ouverture, lundi matin, un court film-catastrophe a été projeté aux 1 200 délégués, un film exposant les conséquences d'un réchauffement de la planète non maîtrisé. Une fillette profondément endormie dans un lit douillet s'éveille au milieu d'un désert au sol craquelé, avant d'être rattrapée par des vagues déchaînées. Apparaissent ensuite l'ancien archevêque sud-africain du Cap, Mgr Desmond Tutu, et le secrétaire-général des Nations unies Ban Ki-moon pour appeler à la conclusion d'un accord ambitieux qui permettrait d'échapper à de telles perspectives.


Alors que s'ouvrait à Copenhague la conférence sur le climat, l'Afrique du Sud a proposé, ce lundi, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 42% d'ici 2025, à condition que les pays émergents reçoivent une aide pour le développement des énergies propres. Jacob Zuma, le président sud-africain, a prévu de se rendre à Copenhague les 17 et 18 décembre, derniers jours de cette conférence des Nations unies.


La République démocratique du Congo, elle, attend des « pays riches pollueurs » une « compensation » financière à l'issue du sommet de Copenhague, pour sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre, a affirmé lundi son président Joseph Kabila. L'Afrique est donc décidée à faire entendre sa voix lors de ce sommet, car plusieurs pays du continent souffrent déjà au quotidien du réchauffement climatique.


Selon le ministre centrafricain de l'Environnement François Naoueyama, « l’Afrique attend beaucoup de Copenhague », tout en soulignant que le bassin du Congo est « le deuxième poumon forestier du monde, après le massif de l’Amazonie » et qu’il faut donc « des mesures compensatoires pour amener les gens à cesser d’agresser les forêts ». Il a conclu que « la lutte à mener ne devra pas être une lutte Sud-Nord, ou Nord-Sud. C’est une lutte commune ».


Pour Laurence Tubiana, fondatrice de l’Institut du développement durable et des relations Internationales (Iddri) et membre de la délégation française à Copenhague, l'Afrique a son mot à dire, d'autant qu'elle a bien l'intention de s'organiser pour se faire entendre. Elle a ainsi souligné que « la première exigence des Africains c’est que les pays développés – notamment ceux qui émettent des gaz à effet de serre – réduisent leurs émissions, parce que l’impact du changement climatique est évidemment plus violent en Afrique qu’ailleurs ».

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:24

Association-Passe-moi-le-relais-France.jpg

           TOURCOING SOLIDARITÉ



 jeudi 10 décembre 2009 à 06h00


Passe-moi le relais France a organisé la soirée « Be Afrika » au foyer de la rue de Menin. L'occasion de revenir sur un des lauréats du Forum Projet dans ses derniers préparatifs, avant la construction d'une école à Bangui dès mars 2010.

Passe-moi le Relais France est l'une des associations lauréates du dernier Forum Projet organisé par la Ville. Jumelée avec une autre association du même nom en Centrafrique, elle s'efforce de soutenir les initiatives locales, notamment en trouvant des financements. Samedi dernier, la structure proposait une soirée au Foyer de la rue de Menin afin de récolter les derniers fonds nécessaires à la réalisation de la première phase de son projet. Il s'agit de financer la rénovation d'une école maternelle à Bangui, la capitale de Centrafrique. La première pierre sera posée en mars 2010.

La soirée « Be Afrika » se voulait informative et festive. D'un côté, les photos de l'école sont exposées, de l'autre des spécialités culinaires de Centrafrique sont à déguster. Et en guise de cerise sur le gâteau : le chanteur Bébé Matou est venu soutenir le projet en proposant un concert gratuit.

Il joue du Moté Nguéné, une musique traditionnelle des régions de forêt en Centrafrique. « Il est venu sans ses musiciens car cela coûtait trop cher, explique Malepa Almonde, présidente de Passe-moi le relais France. Pour le remercier de son soutien nous essayons de le faire connaître par ici. »

DAMIEN CASSETTE (Correspondant local)

Infos pratiques : 06.65.55.61.60.

Source : http://www.nordeclair.fr/Locales/Tourcoing/2009/12/10/la-soiree-be-afrika-pour-une-ecole-de-ba.shtml


 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:34

 

03-14carchad.jpgKHARTOUM – (AFP)  10 décembre 2009 17h24 - Le groupe revendiquant l'enlèvement de trois humanitaires français au Tchad et en Centrafrique a lancé jeudi un ultimatum d'une semaine à la France, au terme duquel un otage sera exécuté si Paris n'accepte pas de négocier directement avec lui.

"Nous nous sommes réunis aujourd'hui et nous avons décidé que dans une semaine, si la France n'accepte pas de négocier avec nous, nous allons exécuter l'un des otages que nous détenons", a affirmé à l'AFP par téléphone Abou Mohammed al-Rizeigui, un porte-parole des "Aigles de libération de l'Afrique".

"Nous allons aussi viser les forces françaises au Tchad et nous allons mener des opérations d'assassinat contre des diplomates français", a-t-il ajouté.

Ce groupe peu connu du Darfour, une région de l'ouest du Soudan en guerre civile, revendique le rapt d'un employé français de la Croix-Rouge internationale (CICR), enlevé dans l'est du Tchad, à une dizaine de kilomètres du Soudan.

Il revendique également le rapt de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH kidnappés à Birao, ville de la Centrafrique jouxtant le Darfour.

Après les rapts, les Aigles de libération de l'Afrique avaient affirmé ne pas viser des organisations humanitaires mais bien la France, à laquelle ils reprochent "sa politique dans la région".

Ce même groupe avait revendiqué l'enlèvement en avril au Darfour de deux humanitaires -une Canadienne et une Française- de l'ONG Aide médicale internationale. Il avait aussi menacé de les tuer avant de les libérer après 26 jours de détention.


©

 

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