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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:40


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Port-au-Prince-haiti.jpg

Haïti : des dizaines de milliers de morts, des dégâts "inimaginables"

WASHINGTON - Le séisme dévastateur qui a frappé Haïti mardi a provoqué la mort de "dizaines de milliers" de personnes et causé des dégâts d'une étendue "inimaginable", a jugé jeudi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, sur les chaînes de télévisions américaines.

"Nous savons déjà que (les morts) se compteront par dizaines de milliers (...). La zone (du séisme) a été très durement touchée. Cette zone est une des plus peuplées d'Haïti", a dit Mme Clinton sur MSNBC, au sujet du tremblement de terre qui a frappé Port-au-Prince, la capitale surpeuplée.

Le tremblement de terre d'une magnitude 7 a provoqué des dégâts "d'une étendue inimaginable", a encore lancé Mme Clinton sur une autre chaîne, CBS.

Les Etats-Unis collaborent "étroitement avec le gouvernement haïtien" pour tenter de venir en aide aux milliers de victimes du désastre, a souligné la chef de la diplomatie américaine qui a annulé un voyage dans le Pacifique pour rentrer à Washington suivre la crise qui touche le pays caribéen.

Toujours sur CBS, Mme Clinton en a appelé à la "générosité" de ses compatriotes, les exhortant à faire des dons.

La cellule mise en place par le département d'Etat a déjà levé "environ trois millions de dollars", a-t-elle rapporté.

La veille, son époux, l'ancien président Bill Clinton, avait également lancé un appel aux contributions financières, "même un ou deux dollars", pour parer aux urgences après le violent séisme.

Jeudi, dans les colonnes du Washington Post, M. Clinton a jugé que le désastre se classait parmi les "pires catastrophes humanitaires dans l'histoire du continent américain".

"Les premières estimations montrent que près de trois millions de personnes --soit un tiers de la population haïtienne-- ont besoin d'assistance", écrit M. Clinton qui occupe le poste d'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.

"Ce dont Haïti a le plus besoin, c'est d'argent pour (acheter) de l'eau, des vivres, des abris et du matériel médical de base", a affirmé Bill Clinton.

Les autorités haïtiennes n'ont pas encore avancé de bilan humain de la catastrophe. Mais selon le Premier ministre Jean-Max Bellerive, il pourrait largement dépasser les 100.000 morts.

(©AFP / 14 janvier 2010 14h26)

 

Haïti :  Le chaos et l’impuissance

Caroline Stevan Le Temps

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées par le tremblement de terre, selon les chiffres d’Hillary Clinton ce midi. Washington va envoyer 3500 hommes. L‘Onu avoue être toujours sans nouvelles d’une centaine d’expatriés

Bâtiments écroulés, cadavres étalés sur le sol, blessés bloqués au milieu des gravats ou errant dans la rue, habitants paniqués: Haïti s’est réveillé mercredi matin sur des scènes d’apocalypse. La plupart de ses dix millions d’habitants n’avaient pas dormi, hantés par la crainte de nouvelles secousses. Le tremblement de terre de la veille, qui avait frappé vers 17 heures, a été ressenti jusqu’à Cuba, 300 kilomètres plus loin. La secousse a duré une longue minute, soulevant une noire poussière. De magnitude 7 sur l’échelle de Richter, le séisme a dévasté l’île.

Port-au-Prince, capitale surpeuplée de l’un des Etats les plus pauvres de la planète, est «détruite», dit un témoin. De nombreux édifices, dont le Palais national, le parlement, des ministères et la prison principale, se sont effondrés. Les premiers récits disent l’effroi et la désolation. On redoute des morts par milliers, prisonniers des gravats. On croise des blessés tous les deux pas dans la rue.

Le premier ministre Jean-Max Bellerive évoquait hier après-midi un bilan «bien au-dessus des 100000 décès». 3,5 millions de personnes vivaient dans la zone la plus touchée. L’épicentre se trouve à seulement quinze kilomètres de la capitale. Les villes de Jacmel et Carrefour sont aussi sinistrées.

Près d’une quinzaine de répliques ont été enregistrées dans les heures suivant le choc. Eau, électricité et télécommunications ont été coupées. Les routes sont défoncées ou jonchées d’obstacles. Des dégâts qui sèment le chaos.

Hier, les informations du terrain ne parvenaient qu’au compte-gouttes, le réseau téléphonique ayant été largement détruit. Internet s’est fait le relais de témoignages, photos et vidéos à l’appui. Grâce à Twitter, Richard Morse, propriétaire du fameux hôtel Oloffson perché sur les hauteurs de Port-au-Prince, a pu commenter les événements toute la nuit. «Vu une photo du Palais, il est détruit.» «Entendu une rumeur concernant l’effondrement de l’hôpital, je n’en sais pas plus.» «La batterie de mon téléphone s’épuise. Bientôt, nous ne pourrons plus communiquer.»


NDLR : On ne peut qu'être en peine devant ce tableau apocalyptique. A rappeler que plusieurs Centrafricains dont Jean Lambert Ngouandji ancien journaliste à radio Ndéké Luka, Fulgence Zeneth et bien d'autres encore travaillent dans ce pays dans le cadre de la MINUSTAH. Aux dernières nouvelles, la dizaine de Centrafricains vivant à Haïti se porteraient bien ainsi que leurs familles.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:21


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Mme Denise Massi

 BANGUI (AFP) - jeudi 14 janvier 2010 - 14h27 - L'épouse française de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi a affirmé jeudi à l'AFP être venue à Bangui pour "faire la lumière" sur le sort de son époux, qui serait en détention selon certaines sources, et dont elle dit être sans nouvelles depuis près d'un mois.

"Je suis à Bangui (depuis mercredi soir) pour voir (...) comment tirer cette affaire au clair (...) Je dois absolument connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Charles", a déclaré par téléphone Denise Massi, qui est établie en France depuis le limogeage de son mari du gouvernement, début 2009.

"Je vais me renseigner sur la situation exacte de mon mari, et donner une conférence de presse pour situer l'opinion nationale et internationale", a-t-elle dit, ajoutant être sans nouvelles de lui depuis le 18 décembre.

Le 10 janvier, une source militaire centrafricaine avait affirmé à l'AFP que Charles Massi avait été arrêté et était détenu "dans une prison à Bangui", confirmant en partie des informations données la veille par sa famille.

L'arrestation se serait déroulée "au Tchad entre le 1er et le 2 janvier" et M. Massi aurait ensuite été "remis aux autorités centrafricaines par le Tchad", avait indiqué cette source

"Il est détenu dans une prison à Bangui", avait ajouté cette source, démentant des rumeurs sur son décès sans toutefois donner plus de précisions.

Le 9 janvier, la femme de Charles Massi avait fait état d'informations officieuses évoquant son arrestation et son incarcération à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui). "Il a été tabassé et il est dans un état lamentable, dans un état critique, m'a-t-on dit", avait-elle déclaré.

Charles Massi, 57 ans, a été plusieurs fois ministre et est le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique.

En mai, il avait été arrêté dans le sud tchadien alors qu'il tentait d'aller en Centrafrique, selon N'Djamena, qui l'avait emprisonné notamment pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin" avant de le libérer le 8 juillet.

Son mouvement, la CPJP, a été impliqué depuis février 2009 dans plusieurs accrochages avec l'armée centrafricaine, marqués par des combats meurtriers.

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 23:15


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C-lestin-Leroy-Gaombalet.jpg

Célestin Leroy Gaombalet


GESTION SCABREUSE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE : J’ACCUSE !

 

En décidant de publier une tribune dans la presse privée nationale, je voulais, par ce fait, porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, le véritable drame que vit l’Assemblée nationale de la République centrafricaine et à travers elle, les députés centrafricains.


Privé d’accès aux medias d’Etat, c’était pour moi, le seul moyen pour faire comprendre à nos compatriotes et à ceux des étrangers que cela intéresse, les raisons de notre prétendue « inertie », essentiellement due à deux facteurs conjugués à savoir : i) les entraves volontairement créées et entretenues par le député Célestin Leroy Gaombalet, élu par ses pairs pour diriger l’institution et présider à leur destinée, c’est-à-dire gérer leurs intérêts ; ii) le manque criant de moyens devant permettre aux députés de faire face aux nombreuses et diverses sollicitations des populations, en lieu et place de l’Etat défaillant. C’est donc au collègue Gaombalet que je me suis adressé, en ma qualité de représentant du peuple à qui des comptes doivent être rendus, pour l’information du peuple souverain.


Au lieu de se soumettre à cet exercice pourtant simple, le Président de l’Assemblée nationale a cru devoir, après moult tergiversations, se faire remplacer par Monsieur Louis Papeniah dont lui seul connaît les raisons pour lesquelles il s’est attaché les services, pour me répondre au nom d’un prétendu cabinet du Président de l’Assemblée nationale où il fait la pluie et le beau temps. Par la même occasion, ce dernier exprime son trouble quant à la coïncidence de la parution de mon article avec le rebondissement de l’affaire dite du tripatouillage de la loi portant statut général de la fonction publique, où depuis des mois, par incompétence et couardise, cette affaire n’est toujours pas tirée au clair.


N’étant ni député ni membre du Bureau de l’assemblée, j’en déduis que Monsieur Papeniah se trompe d’interlocuteur puisque n’ayant ni la qualité, ni les éléments pour prétendre répondre aux nombreux problèmes précis soulevés et maîtrisés par les seuls députés. Cette réaction participe d’une démarche de diversion qui laisse les problèmes toujours sans réponse. Je ne me sens en rien concerné par cette prétendue réponse qui vise plus à plaire à son patron – afin de garantir le beefteak - qu’à informer sérieusement les Centrafricains. En espérant que le Président de l’Assemblée se décidera enfin à répondre, en tant que comptable public, je rajoute les éléments suivants pour lui permettre, s’il le veut bien, de faire comme le dit l’adage « d’une pierre deux coups »:

 

1. Le parc auto du Président

 

En quittant la Primature, le Président est parti avec la voiture de commandement, une Peugeot 607. En arrivant à l’Assemblée, il a hérité de la Toyota 4x4 land cruiser flambant neuf du Président du défunt Conseil National de Transition.


A ces deux véhicules de commandement de très haut de gamme, très faiblement utilisés, il faut rajouter d’autres, acquis par le Président soit par le biais des réformes soit à l’étranger.

Depuis quelques temps, c’est à bord d’une voiture privée que le président se déplace, on ne sait pour quelles raisons. Où sont passées les voitures de commandement ? Sont-elles en panne ? Si oui, ne sont-elles pas réparables ? A moins qu’elles soient déjà épinglées au tableau de la stratégie de réforme, pourquoi abandonne-t-il toutes ces voitures pour rouler dans des voitures privées et fumantes, toute chose de nature à ternir l’image de l’Assemblée nationale et de la République centrafricaine. La visite officielle du Président Ali Bongo dans notre pays a constitué le point d’orgue de cette attitude honteuse qui n’honore pas du tout l’homme qu’abusivement on appelle « le très honorable président de l’Assemblée nationale ».


Cette attitude incompréhensible contribue à alimenter des rumeurs de toutes sortes à l’Assemblée nationale.

Lorsqu’il s’est agi de faire doter de véhicules les députés, le président, une fois de plus s’est refusé à faire un montage financier correct susceptible de couvrir les différentes cautions exigées pour l’opération. Au résultat, l’adjudicataire du marché lui a collé un procès sur la tête pour lui avoir fait perdre de l’argent dans la procédure. L’affaire est aujourd’hui devant la Cour de cassation en dernier ressort. Par la faute du président de l’Assemblée, le tort doit être réparé moyennant le paiement d’importantes sommes d’argent à titre de dommages-intérêts. Et notre président est un ex banquier !

 

2. La défense des députés

 

Sous la présidence de Gaombalet, il a été porté atteinte à la sécurité et à l’intégrité physique de nombreux députés, en violation des textes qui les régissent, sans qu’il ait entrepris quoi que ce soit pour que le tort soit réparé afin que cela ne se reproduise plus. Il s’agit de :


1.
Député N'douba Christophe : perquisition de domicile ;


2.
Député Yama Davy : giflé par un policier ;


3.
Député Kassala Ali : battu par les policiers de l’Ocrb dans les locaux mêmes de cette institution étatique ;


4.
Député Mandaba Jean Michel : arrêté à Douala malgré sa double qualité de député centrafricain et de la Cemac, le président n’a pas levé le petit doigt pour faire diligence alors que son collègue camerounais a été très actif en l’apprenant ;


5.
Député Tidjiani : perquisition de domicile ;


6.
Député Kaïne Hélène : a failli être tuée par le Colonel Tchimangoa, alors Directeur général adjoint de la Sécurité présidentielle. La concertation des députés a retenu le principe de faire interpeller le ministre délégué à la défense, Francis Bozizé. Le Président de l’Assemblée s’est opposé par des manœuvres depuis mars 2008 à cette interpellation qui ne s’est pas concrétisée à ce jour ;


7.
Beaucoup de vexations et humiliations des députés aux barrières de racket de la sécurité présidentielle sont systématiquement rapportées au Président de l’Assemblée. Mais il reste de marbre. Fatigués par cette attitude, chaque député digère ces vexations en silence et s’organise pour gérer sa propre sécurité. Les exemples peuvent être multipliés à l’infini.

 

3. Le détournement des indemnités des députés

 

En 2007 et 2008, deux mois de salaires ont été payés par deux fois à tous les fonctionnaires, y compris aux députés. En se ravisant que ces derniers n’ont pas d’arriérés d’indemnité – puisque pris en compte dès leur entrée en fonction en juin 2005 – le Président de l’Assemblée fera procéder à une retenue sur leurs indemnités à concurrence des deux mois « trop perçus » selon lui, par les services financiers de l’Assemblée. Mais au lieu de reverser cette importante somme au trésor, il a préféré non seulement la garder à l’Assemblée mais surtout à l’utiliser en lieu et place du budget de fonctionnement qui d’après lui, de petits fonctionnaires du trésor se refusent à lui faire verser. Au cours d’une concertation des députés, il ira jusqu’à dire, je cite : « mais lorsque les toilettes sentent bon, que les couloirs sont propres, où croyez-vous que je trouve l’argent ? C’est cet argent, car même le Premier ministre ne se fait pas respecter par ces fonctionnaires » fin de citation. Si ces deux plus hautes personnalités de l’Etat ne sont pas respectées, qu’attendent-elles pour rendre leur tablier pour qu’enfin l’Etat soit respecté ?


Ce n’est quand même pas par le biais de l’argent détourné de son objectif que l’Assemblée nationale doit fonctionner.

Plus d’une séance de concertation ont été consacrées à cette question sans faire changer d’avis et surtout d’attitude au président de l’Assemblée nationale. Cependant, une chose est sure, c’est que les députés ne se laisseront pas faire si, à la fin de la présente législature, un centime de leurs indemnités venait à manquer. Ils utiliseront tous les moyens pour rentrer dans leurs droits. Une affaire à suivre très attentivement.


Les appels incessants de fonds sont une autre source de problème. Ayant refusé de donner les moyens à la commission de contrôle interne pour fonctionner et d’instruire le personnel administratif pour sa collaboration, cette commission est restée une coquille vide.

Il est fortement souhaitable qu’une mission de contrôle extérieure soit dépêchée à l’Assemblée nationale. Malheureusement, la Cour des comptes est seule habilitée à le faire, et a posteriori. La vérité se fera bien un jour.

 

4. Le contrôle parlementaire

 

Le devoir de contrôle de l’exécutif par le législatif est l’une des prérogatives les plus importantes conférées aux députés par la constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée. A ce titre, tout représentant – surtout les ministres - de l’exécutif a l’obligation de déférer aux convocations de l’Assemblée nationale pour se faire entendre et donner des explications sur tout sujet jugé important par les députés. A titre de rappel, c’est la conférence des présidents (des groupes parlementaires et des commissions permanentes) qui arrête le programme hebdomadaire de l’Assemblée. Le président refuse systématiquement d’y faire inscrire l’interpellation des membres du gouvernement, quelles que soient la gravité, l’urgence et le problème du moment. C’est pourquoi pendant près de cinq années bientôt, le nombre de ministres interpellés se compte sur les doigts d’une seule main. Plus d’une fois au cours de cette législature, certains membres du gouvernement, sous de prétextes divers, se sont soustraits de cet exercice sans être inquiétés le moins du monde par le Bureau de l’Assemblée. Ce fut particulièrement le cas lors de l’examen du dernier projet de loi des finances 2010 où des constats de carence ont été établis pour certains ministères. En fait, c’est parce que le Président de l’Assemblée nationale n’a jamais voulu les laisser se familiariser à l’exercice parlementaire car selon lui, notre pays brûle en permanence et que ce n’est donc pas la peine d’y verser de l’huile. Il fera néanmoins voter cette loi. Dans son discours de clôture de la dernière session 2009, aucune allusion à ce grave manquement ne sera faite. Au contraire, ce sont ses félicitations à l’équipe nationale de football qui vont emporter sa préférence, certainement jugées plus importantes que ces manquements dérisoires des membres du gouvernement.

 

5. La grandeur d’âme et le patriotisme

 

Guidé en tout et pour tout que par ses seuls intérêts, le Président de l’Assemblée a attendu le discours de clôture de la session budgétaire pour joindre sa voix à celle des autres compatriotes qui, un mois plus tôt, félicitaient les fauves pour avoir gagné la coupe de la CEMAC. Cette félicitation du bout des lèvres et à contre temps, illustre à la perfection l’indifférence et l’immobilisme de l’homme pour l’intérêt général et celui de la jeunesse en particulier. C’est pourquoi il n’a rien fait pour que les fauves parviennent à ce résultat. Que le Président de la Fédération de foot ne s’est-il pas plaint d’être abandonné, les fauves dans les mains, pendant la phase capitale des préparations ! Il eût été important que les trois grandes institutions de la République que sont la Présidence, l’Assemblée nationale et la Primature donnent l’impulsion du soutien par des actes symboliques forts. Ce n’est pas ce à quoi on a assisté.


C’est aussi à travers des actes patriotiques de cette nature qu’on mesure la qualité des hommes, qui plus est, dirigent les plus importantes institutions de la république. Ici, le Président de l’Assemblée est purement et simplement sifflé hors-jeu. La jeunesse appréciera.

 

Conclusion

 

Pour l’essentiel, assumer la fonction du perchoir requiert des aptitudes particulières dont les plus importantes sont la vision, la grandeur d’âme et le patriotisme, toute chose apparemment hors de portée de l’actuel locataire de la présidence de l’Assemblée nationale. C’est pour cela d’ailleurs et pour notre malheur qu’il s’est attaché les services d’un directeur de cabinet qui, lui-même guidé en tout et pour tout que par ses propres intérêts, le fourvoie en croyant lui rendre service. Véritable maître à penser du Président, toute faute, tout manquement du président doit lui être directement imputé. Tous les députés s’en plaignent sans que rien n’y fasse. Tout au long de cette législature, il s’est méthodiquement employé à torpiller les dossiers des députés, à manipuler le Président de l’Assemblée, à s’occuper et à parler de ce qui ne le regarde pas, etc.

Installé depuis peu dans ses nouvelles fonctions de premier responsable du Mouvement pour la Défense de la Démocratie (MDD), on est en droit de se permettre de penser qu’il saura prendre la judicieuse et courageuse décision de se libérer de ses charges administratives à l’Assemblée nationale pour se consacrer entièrement à l’exaltante et noble mission qu’est celle de diriger un parti politique. L’histoire de notre pays retiendra alors son nom.

Pour le reste, qu’il lui plaise de laisser les concernés s’expliquer. C’est aussi cela le discernement.

 


Christophe N'DOUBA
Député de Paoua 2

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 23:05


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PARIS (AFP) - 13.01.2010 17:01 - Médecins sans frontières (MSF) a demandé mercredi au HCR d'enregistrer sans délai les quelque 120.000 réfugiés des violences survenues depuis fin octobre dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), aujourd'hui rassemblés au Congo voisin et en Centrafrique.

 Médecins sans frontières (MSF) a demandé mercredi au HCR d'enregistrer sans délai les quelque 120.000 réfugiés des violences survenues depuis fin octobre dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), aujourd'hui rassemblés au Congo voisin et en Centrafrique.


"Il y a(vait) quand même une certaine lenteur, réticence de la part du HCR, à mettre son mandat en oeuvre",
a estimé Marie-Pierre Allié, présidente de MSF, qui a rencontré le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) vendredi dernier.

Or "il est absolument indispensable que les personnes réfugiées en République du Congo et en République Centrafricaine bénéficient de la protection assurée par le statut de réfugié", a-t-elle ajouté, lors d'une conférence de presse.

Pour cela, MSF demande au HCR de procéder sans délai à leur "enregistrement, qui n'a que trop tardé".

Selon les informations en possession de MSF, l'enregistrement des rescapés par le HCR doit débuter vendredi.

Les derniers chiffres disponibles cités par MSF font état de 107.000 rescapés en République du Congo et au moins 15.000 en République Centrafricaine.

Ces réfugiés, qui ont fui les violences intercommunautaires dans la province de l'Equateur, dans le nord-ouest de la RDC, ne veulent pas rentrer chez eux, "malgré l'appel des autorités (de RDC) à rentrer", a assuré Me Allié.

"C'est extrêmement préoccupant", notamment compte tenu de "l'extrême violence" dont ont été victimes ces populations, a-t-elle ajouté.

Selon des chiffres officiels, les violences ont fait au moins 270 morts et plus de 150.000 déplacés à l'intérieur de la RDC et au Congo. Selon le HCR, 15.000 personnes ont aussi fui vers la Centrafrique.

Se basant sur une enquête menée en décembre par le centre de recherche épidémiologique Epicentre auprès de réfugiés au Congo, MSF estime que les violences ont pu faire quelque 1.500 morts en une semaine, entre le 28 octobre et le 3 novembre.

 

© 2010 AFP

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:41



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                              Mme Denise Massi


NDLR C.A.P : Au moment où les plus vives inquiétudes planent sur le sort du colonel Charles Massi, la présence sur place à Bangui de son épouse ne peut qu'aider à contraindre un peu plus Bozizé et sa clique à clarifier les choses. Les propos du ministre d'Etat Cyriaque Gonda tendent à prouver que le pire est à craindre concernant la vie du chef rebelle. Bozizé peut-il vraiment se permettre d'ôter purement et simplement et en toute impunité la vie à Massi ? Il est  toujours permis d'en douter quand bien même il a déjà fait preuve par le passé de cruauté sanguinaire. S'il est vrai que sa responsabilité est évidente dans les crimes et incendies volontaires de villages commis dans le Nord du pays par sa garde prétorienne ainsi que dans la capitale par ses bras armés comme Olivier Koudémon et Eugène Ngaikoisset restés jusqu'ici impunis, on n'ose croire que Bozizé puisse commanditer sans autre forme de procès, l'exécution sommaire de son frère de lumière Charles Massi . L'épouse de celui-ci mettra sans doute à profit sa présence à Bangui où doit s'ouvrir dans 48 heures le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC.


L’épouse de Charles Massi arrive mercredi à Bangui


Source : (L'Indépendant (cf) 13/01/2010)

L’épouse de l’ex-ministre et principal chef du groupe rebelle de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) arrêté au Tchad et détenu dans un lieu secret à Bangui, arrive mercredi dans la capitale centrafricaine par le vol Afrikhiya aux environs de 23 heures.

« Le ministre de Bozizé Cyriaque Gonda a déclaré que mon mari ne se trouve dans aucune prison centrafricaine et cela est vérifiable. La seule façon de le vérifier c’est d’être à Bangui. J’irai donc demain à Bangui pour qu’on me dise où se trouve Charles Massi », a déclaré Denise Massi.

 Madame Massi a indiqué à L’Indépendant que différentes organisations de défense des droits de l’homme ont été déjà prévenue. « j’ai saisi la CICR, la FIDH et tous ceux qui ont encore un peu d’humanité et qui pourraient comprendre la détresse d’une mère et d’une épouse qui n’a pas de nouvelles de son mari depuis près d’un mois », a-t-elle dit rappelant au passage que « C’est par amour pour le peuple centrafricain qui souffre à cause de la mauvaise gestion de ses gouvernants que Charles Massi s’est engagé dans la lutte politique et de ce fait ne mérite pas l’injustice qui lui est infligé ».

Par ailleurs, craignant pour sa vie, l'ex Colonel tchadien Djibrine Dagbachene qui était avec Charles Massi le jour de son arrestation et que L’Indépendant a pu joindre la semaine dernière depuis sa cellule de la gendarmerie de N’Djamena, dément vertement les dénégations du ministre de l’intérieur du Tchad. Il a fait parvenir à notre rédaction quelques précisions sur ce qu’il c’était passé ainsi que les noms d’élément qui avaient été arrêtés avec lui. « Après notre kidnapping nous avons été entendus individuellement à la gendarmerie de Doha. On peut aujourd’hui retrouver les traces dans leurs archives. En plus, le préfet de Doha était venu s’entretenir avec Charles Massi dans les locaux de la gendarmerie avant de le conduire chez lui ».

Principal dirigeant de la CPJP, une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique, Charles Massi, 57 ans, plusieurs fois ministre sous les régimes Patassé et Bozizé, avait été arrêté le 19 décembre dernier sur ordre des autorités tchadienne qui l’ont livré à leurs homologues centrafricaines entre le 1er et le 2 janvier. Depuis, sa famille est sans nouvelles.

Mardi 12 Janvier 2010

Adrien Poussou

© Copyright L'Indépendant (cf)

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:38


bonne-annee

Anne Lauvergeon-copie-1

 

BANGUI – (L’Indépendant) – 13 janvier 2010 – Le gouvernement centrafricain réclame près de 2 milliards de francs CFA de taxes et de frais de transfert du titre URAMIN Centrafrique au groupe français AREVA, numéro un mondial du nucléaire civil.

« Je voudrais par la présente vous rappeler qu’au terme de l’article 3.2 de l’Avenant N° 1 à la convention minière du 28 février 2006 entre l’Etat centrafricain et la société URAMIN Centrafrique SA, le transfert du titre de URAMIN à AREVA se fera dans les conditions prévues par les textes en vigueur en République centrafricaine », a écrit le ministre centrafricain des mines au responsable d’AREVA à Bangui.

M. Ndoutingaï a également fait savoir au PDG de AREVA CENTRAFRIQUE que « depuis le rachat de la société URAMIN par AREVA, aucune procédure légale devant aboutir audit transfert n’a été suivie par votre société, en dépit de nombreux rappels que je vous ai faits à propos et, plus récemment, lors de ma dernière visite à Bakouma, en août dernier ».

Une source proche du dossier qui a souhaité garder l’anonymat, a expliqué à L’Indépendant que le transfert du titre URAMIN à AREVA doit permettre à l’Etat d’empocher près de 2 milliards de CFA de taxes. Mais depuis, le groupe français se refuse de passer à la caisse.

Par ailleurs, Sylvain Ndoutingaï a sommé le groupe français de « renforcer leur opération afin de pouvoir procéder, dès 2010 à l’exploitation du gisement de Bakouma, et aux investissements notamment dans le domaine des infrastructures », comme le stipule la convention qui lie l’Etat centrafricain à AREVA.

Force est cependant de constater que contrairement aux dispositions de cette convention, le groupe français subordonne l’exploitation de l’uranium de Bakouma, à la construction par l’Etat centrafricain de « routes, ponts, fourniture de l’électricité, procéder au dragage des fleuves et apporter la chaux et l’acide sulfurique nécessaire à l’opération de traitement de l’uranium ».

Ces nouvelles exigences du groupe français ne figurent pourtant pas dans la convention qu’il a signée en 2006 avec le gouvernement centrafricain.

Comme on le voit, le clan Bozizé et le groupe français AREVA sont loin de trouver une solution à l’amiable aux querelles qui les opposent sur la question de l’uranium de Bakouma.

 

Mercredi 13 Janvier 2010

L'Indépendant

 

 Source : http://www.lindependant-cf.com

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:33


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APA-Douala 13-01-2010 (Cameroun) Des experts des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont indiqué mercredi en marge de la treizième session des compagnies d’assurance, la nécessité pour les pays d’Afrique centrale de mettre « réellement » en application, le passeport communautaire conformément à la décision des chefs d’Etat.

« Nous pensons que c’est un instrument important, mieux, indispensable pour une véritable intégration sous régionale », ont-ils précisé.

Les experts qui « regrettent que la date de la mise en circulation du passeport CEMAC n’a pas été respectée à la date du 1er janvier 2010 », émettant le vœu que les chefs d’Etat qui vont bientôt se réunir à Bangui, en Centrafrique, prennent une décision « définitive » à ce sujet.

Selon eux, l’heure n’est plus « aux tergiversations, il est temps d’appliquer les textes et d’avancer pour que la réalisation de l’intégration nationale soit effective ».

Après les reports du 30 novembre 2009 pour cause d’élection présidentielle en Guinée équatoriale et le 15 décembre pour cause de sommet des Nations Unies à Copenhague, au Danemark, consacré au réchauffement climatique, le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC devrait se tenir d’ici une semaine à Bangui.

Ce sera sans doute l’occasion de matérialiser certaines décisions à l’instar de la compagnie sous régionale Air CEMAC et de la mise en circulation du passeport communautaire, indique-t-on.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:44


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 Tripoli – (Pana) 13/01/2010- Le secrétaire du comité populaire général libyen, le Dr Baghdadi Mahmoudi, et le Premier ministre de la République centrafricaine (RCA), Faustin Touadera, ont co-présidé mardi à Tripoli des entretiens destinés à promouvoir les perspectives de consolidation de la coopération entre les deux pays dans divers domaines.

La rencontre s'est déroulée en présence des secrétaires des comités populaires généraux des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Moussa Koussa, du Plan et des Finances, Abdlhafidh Zlitni, de la Santé et de l'Environnement, Mohamed Hijazi, et le secrétaire à la Coopération, Mohamed Tahar Siala, des ministres centrafricains des Affaires étrangères, Antoine Gambi, du Plan, de l'Economie et de la Coopération internationale, Sylvain Maliko, de l'Education nationale, Ambroise Zawa, de la Santé publique, André Dorogo, et de plusieurs conseillers du Premier ministre.

A cette occasion, M. Touadera a salué l'action unioniste du guide Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union africaine (UA), ses efforts soutenus dans la promotion du processus de l'organisation continentale sur la voie de l'édification des Etats-Unis d'Afrique, ainsi que ses initiatives et son grand rôle en faveur de l'instauration de la paix dans le continent africain.

Il a fait part de la volonté de son pays de consolider la coopération avec la Libye, notamment au niveau économique et des investissements.

De son côté, le secrétaire du comité populaire général libyen a exprimé la volonté de son pays de promouvoir ses relations avec la Centrafrique dans divers domaines.

La rencontre a permis de passer en revue les possibilités d'ouvrir de nouvelles perspectives dans la coopération bilatérale dans tous les domaines et a convenu de la mise en place de l'ordre du jour des réunions de la haute commission mixte libyo-centrafricaine qui se tiendra prochainement.

Le Premier ministre centrafricain est arrivé lundi soir à Tripoli dans le cadre d'une visite en Libye.


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:39


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CNDD

New York – (Pana) 13/01/2010 - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a invité les autorités de la junte guinéenne et du gouvernement à respecter leurs engagements de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, indique un communiqué publié mardi à New York.

Il a également invité tous les acteurs politiques à travailler ensemble pour trouver des solutions définitives aux problèmes du pays, saluant les récents développements politiques, surtout l'engagement pris par le chef de l'Etat par intérim, le général Sekouba Konate, pour un retour à l'ordre constitutionnel.

Le secrétaire général de l'ONU s'est félicité de l'invitation lancée par la junte à l'opposition lui demandant de désigner un Premier ministre de consensus et les garanties de sécurité données à tous les Guinéens.

M. Ban a réitéré l'engagement de l'ONU à soutenir la Guinée pour l'aider à parvenir à un retour rapide à l'ordre constitutionnel de manière pacifique et consensuelle.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 03:09


bonne-annee

Dadis-et-Toumba.jpg

 

Washington sera "préoccupé" si le chef de la junte tente un retour en Guinée

WASHINGTON - Les Etats-Unis seraient "préoccupés" de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte Moussa Dadis Camara, a réagi mardi un responsable du département d'Etat à l'annonce de son départ du Maroc.

"Tout effort de la part de Dadis de retourner en Guinée nous préoccuperait", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat.

Le capitaine Camara est arrivé mardi soir à Ouagadougou, après avoir passé plus d'un mois hospitalisé à Rabat. Son aide de camp l'avait blessé par balle à la tête le 4 décembre dernier à Conakry.

Une source à la présidence burkinabé, interrogée pour savoir si le chef de la junte allait rester au Burkina ou s'il était seulement en transit vers un autre pays, a répondu: "On ne sait pas encore, c'est lui qui va nous dire. Pour l'instant, il ne nous a rien dit" à ce sujet.

Les Etats-Unis réclament depuis des mois le départ de la junte et l'organisation d'un gouvernement de transition, qui serait chargé de préparer des élections démocratiques.

Washington, activement impliqué dans la résolution de la crise politique en Guinée aux côtés de la France et du Maroc, redoute qu'un retour de Dadis en Guinée ne provoque une guerre civile, qui pourrait ensuite embraser les pays voisins.

Le général Sékouba Konaté, chef d'Etat guinéen par intérim, s'est notamment entretenu à Rabat avec des représentants américains et français.

Il a invité l'opposition à choisir le prochain Premier ministre dans l'optique de la formation d'un gouvernement de transition, et a appelé les chefs de l'opposition qui avaient fui le pays à rentrer, affirmant que leur sécurité serait garantie.

(©AFP / 13 janvier 2010 01h05)

 

Le chef de la junte militaire guinéenne, le capitaine Moussa Dadis Camara, est arrivé mardi en fin de journée au Burkina Faso. Il venait du Maroc où il a séjourné plus d'un mois à l'hôpital après avoir été blessé dans une tentative d'assassinat le 3 décembre.

Deux personnes ont aidé Camara à descendre de l'avion, à l'aéroport militaire de la capitale burkinabé. Le capitaine y a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères et un haut responsable de l'armée.

Aucune indication n'a été fournie sur la raison pour laquelle Camara s'est rendu au Burkina Faso. Une source proche de la présidence burkinabé a simplement indiqué que les autorités marocaines avaient téléphoné dans la soirée pour annoncer la venue du chef de la junte. "Nous avons été complètement pris par surprise", a indiqué cette source.

"Nous venons juste d'apprendre l'information", a déclaré Idrissa Cherif, porte-parole de la junte à Conakry. "Pour le moment, nous n'avons pas d'autres informations sur les circonstances de ce transfert".

Selon un rapport de l'Onu, Camara est considéré comme responsable des violences du 28 septembre à Conakry au cours desquelles les forces de l'ordre ont tué plus de 150 manifestants réclamant le retour de la démocratie.

Le chef de la junte avait été blessé à la tête le 3 décembre lors d'une attaque menée par l'un de ses anciens collaborateurs et a dû passer un mois dans un hôpital marocain. Pendant son absence, la Guinée a été dirigée par son adjoint, le ministre de la Défense Sekouba Konate.

La junte a entamé cette semaine, comme elle l'avait promis, des discussions avec l'opposition en vue de préparer une transition démocratique vers un régime civil et la tenue d'élections. Le président burkinabé, Blaise Compaore, a joué un rôle central dans les efforts de médiation visant à résoudre la crise politique croissante en Guinée.

(ats / 13 janvier 2010 02:07)

 

Guinée: le chef de la junte est à Ouagadougou et est "lucide"


OUAGADOUGOU – (AFP) 13 janvier 2010 01h10 - Le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, hospitalisé au Maroc après une tentative d'assassinat le 3 décembre, est arrivé mardi soir à Ouagadougou en provenance de Rabat, et est "lucide", selon la présidence burkinabè.

Il est arrivé par un vol spécial du Maroc à la base aérienne militaire 511 de la capitale du Burkina. "Il est lucide, il parle", a indiqué à l'AFP cette source à la présidence.

Selon un journaliste local, le capitaine Camara était "soutenu par deux personnes" à la sortie de l'avion et "marche difficilement".

Le capitaine Camara était soigné depuis le 4 décembre dans une clinique de Rabat après avoir été grièvement blessé à la tête par balle par son propre aide de camp au cours d'une dispute dans un camp militaire de Conakry. Depuis la tentative d'assassinat, il n'a fait aucun discours public.

Il avait été transporté de Guinée au Maroc à bord d'un avion du Burkina. Le président burkinabè Blaise Compaoré est médiateur dans la crise guinéenne.

Dans un discours à Conakry le 6 janvier, le chef par intérim de la junte, le général Sékouba Konaté, avait affirmé que la vie du capitaine Camara n'était "pas en danger".

"Sa vie n'est pas en danger, mais il faut du temps, de la patience et un suivi médical pendant un certain temps pour qu'il se rétablisse totalement", avait-il ajouté.

Interrogé pour savoir si le chef de la junte allait rester au Burkina ou s'il était seulement en transit vers un autre pays, la source à la présidence burkinabè a répondu: "on ne sait pas encore, c'est lui qui va nous dire. Pour l'instant, il ne nous a rien dit" à ce sujet.

Les Etats-Unis seraient "préoccupés" de toute tentative de retour en Guinée du chef de la junte, a très vite réagi mardi un responsable du département d'Etat.

Mardi après-midi, avant le départ vers 18H00 du Maroc du chef de la junte, le président intérimaire, le général Sékouba Konaté, avait pour sa part appelé l'armée à aller "vers la démocratie".

"Aujourd'hui, notre pays a des problèmes économiques, le pays est bloqué par le Fonds monétaire (international, FMI), la Banque mondiale. A l'instar des autres pays africains, je voudrais que nous partions vers la démocratie", a-t-il indiqué au camp militaire Alpha Yaya Diallo, le plus grand du pays.

"Il nous faut une démocratie à l'image de celle prônée par la communauté internationale, il nous faut renouer avec la communauté internationale pour que la jeune génération puisse mieux vivre", a-t-il ajouté dans un discours diffusé mardi soir par les médias d'Etat.

La crise en Guinée née du coup d'Etat du 23 décembre s'est brutalement aggravée après le massacre de plus de 150 opposants, selon l'ONU, par des forces de sécurité le 28 septembre dans un stade de Conakry.

Le chef de la junte guinéenne est arrivé au Burkina Faso

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