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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:15


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Dans une de nos récentes parutions, nous annoncions que lors de son récent entretien à N’djaména avec le président tchadien sur le chemin de son retour de Copenhague, Bozizé avait fait part à son interlocuteur, sans doute dans le but de se faire pardonner le réchauffement de ses relations avec le Soudan de El Beshir, de son idée saugrenue de se rendre également dans la ville de Sahr au Tchad où Idriss Déby comptait passer le réveillon du nouvel an dans une caserne avec ses soldats.

Bozizé étant un lecteur assidu et fidèle du site de Centrafrique-Presse, il s’est ému de cette information et s’en est plaint aux autorités tchadiennes. D’après lui, il ne voudrait pas jouer les intrus à Sahr. Gentleman, Idriss Déby décide de dépêcher un émissaire à Bangui pour remettre une invitation officielle à sieur Bozizé afin de lui permettre de trouver une justification à son déplacement de la St Sylvestre hors de son pays.

C’est donc le ministre tchadien de l’Intérieur, Ahmat Bachir, qui a effectué le lundi 28 décembre, un saut éclair à Bangui porter la précieuse invitation à Bozizé qui peut donc se rendre désormais la conscience tranquille au réveillon de Sahr avec Déby. On est franchement en pleine psychanalyse.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:12


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APA Bangui 29-12-2009 (Centrafrique) Le représentant spécial de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), Victor Angelo, a déclaré, lundi à Bangui, que l’exécution du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), dans les prochains jours, va contribuer à une certaine stabilité et à la sécurité de la population dans les zones en proie à l’insécurité du nord-est de la Centrafrique.

« Une bonne combinaison d’un bon programme DDR avec beaucoup de patrouilles mixtes MINURCAT et gouvernement centrafricain permettra d’être beaucoup plus opérationnel, d’avoir plus de résultats afin d’assurer la tranquillité des populations et aussi des réfugiés », a déclaré M. Angelo, à l’issue d’une audience, lundi à Bangui, avec le président centrafricain, François Bozizé.

Le représentant spécial de la MINURCAT a indiqué avoir discuté avec le chef de l’Etat centrafricain de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga et examiné avec lui les mesures à prendre pour l’améliorer.

Il a ajouté avoir aussi abordé la situation des réfugiés à Sam Ouandja et de leur protection par les forces de la MINURCAT et par le gouvernement centrafricain à cause de l’insécurité qui prévaut dans la région.

Mise en place par la résolution 1778 du 25 septembre 2007 du Conseil de sécurité des Nations unies, la MINURCAT doit créer les conditions favorables au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés, des personnes déplacées.

Elle doit aussi garantir la protection des réfugiés, des personnes déplacées et des populations en danger en République centrafricaine, et créer les conditions en faveur de la reconstruction et du développement économique et social des zones en proie à l’insécurité.

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:08


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APA-Yaoundé 29-12-2009 (Cameroun) Le Cameroun a déjà engrangé un peu plus de 66,7 milliards FCFA au titre des droits de transit du pipeline tchadien depuis son inauguration en octobre 2003, a appris APA mardi auprès de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Entre le 1er janvier et le 15 novembre 2009, 44 enlèvements de pétrole brut ont été effectués au terminal de Kribi (sud du pays), générant pour le Cameroun des recettes de l’ordre de 7,49 milliards FCFA.

Au total, le volume cumulé des enlèvements de brut tchadien est de 37,44 millions de barils depuis 2003.

Par ailleurs, le Cameroun indique avoir remboursé, « à bonne échéance », près de la moitié des prêts contractés pour le financement de sa participation au projet de construction du pipeline tchadien, soit 32,847 millions de dollars US sur 53,4 millions auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), et 14,595 millions d’euros sur 35,7 millions auprès de la Banque européenne d’investissement (BEI).

Le pipeline Tchad-Cameroun, d’une longueur de 1070 kilomètres, part des champs pétroliers de Doba pour aboutir au terminal de Kribi.

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:06


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APA Bangui 29-12-2009 (Centrafrique) Les députés centrafricains ont adopté, lundi à Bangui, le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2009-2010 estimé à 184,6 milliards de FCFA, a appris APA.

Dans ce nouveau budget en hausse de 7,9% par rapport à celui de l’exercice-2008-2009, les dépenses de fonctionnement et d’investissement se chiffrent à 206,9 milliards de FCFA alors que les ressources propres sont évaluées à 107,6 milliards de FCFA grâce aux nouvelles mesures fiscales et administratives.

Au titre des appuis budgétaires, 14,6 milliards ont été annoncés, dont un droit de tirage spécial du Fonds Monétaire International (FMI) de 6,3 milliards de FCFA et une contribution de l’Union européenne (UE) de 8,3 milliards de FCFA.

Les financements extérieurs représentent 62,4 milliards de FCFA, dont 58,9 milliards de FCFA de dons et les emprunts 3,5 milliards de FCFA d’emprunts, tandis que les dépenses publiques, en hausse de 16,7%, se situent à 206,9 milliards de FCFA.

Il se dégage un solde global déficitaire de 22,3 milliards de FCFA, en forte dégradation de 263,5% par rapport au collectif budgétaire de 2009, et un solde primaire estimé à presque moins 5 milliards de FCFA, qui ne permettent pas au gouvernement de faire face au service de la dette.

Le taux de croissance prévu en RCA est de 3,5% pour un Produit Intérieur Brut (PIB) estimé à 998 milliards de FCFA en 2010, un taux de prélèvement fiscal avoisinant les 11% et une baisse importante de l’inflation à environ 3%, susceptible de soutenir le processus de paix et maintenir la stabilité politique avant les élections de 2010.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 18:43


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Lundi 28 Décembre 2009


Les centrales nucléaires d'Abou Dhabi seront coréennes et pas françaises, Volvo vient d'être racheté par un «petit» constructeur chinois et à Copenhague l'Europe donneuse de leçons a été superbement ignorée.

 

Les basculements géopolitiques ont rapport avec la tectonique des plaques.  Les forces s'accumulent sous la surface mais restent invisibles, on les ignore, puis tout craque d'un coup. Les nouvelles structures apparaissent, nouveaux sommets, nouveaux creux. Il en est ainsi aujourd'hui de l'Europe. L'Asie est montée en puissance ces dernières années, l'Asie des usines pas chères. La Chine «atelier du monde» nous exportait ses téléviseurs et ses jouets. L'Inde «brillante» nous a montré une intelligence dans les services informatiques. Singapour a commencé à rivaliser comme place financière. Mais l'Europe ne s'en est pas alarmée. Chacun sa place au soleil, que l'Asie «émerge», nous en profiterons.


Aujourd'hui il y a danger. Danger parce que l'Asie ne se contente plus de nous fournir en «produits pas chers». Elle nous dame le pion dans les hautes technologies. Si l'Europe et la France ne répondent pas à ce défi immense posé sur sa place future dans la nouvelle division du travail, elles vont rester impréparées, perdront leurs emplois les plus qualifiés après les emplois ouvriers  et elles n'auront alors plus rien à opposer aux arguments protectionnistes. Sans un sursaut contre son déclin accéléré, l'Europe n'aura d'autre choix que de se refermer sur elle-même, comme le fit la Chine dans les années 1820.


L'histoire du déclin européen s'accélère maintenant sous nos yeux. Il y a une semaine, à Copenhague, Chine et Etats-Unis ignoraient l'Europe superbement et écrivaient à deux, appuyés par  l'Inde et l'Afrique du sud, le communiqué final du sommet sur le climat. L'Europe donneuse de leçons, l'Europe qui se croyait avant-garde, s'est retournée pour voir que personne ne la suivait. Tandis qu'elle court dans l'impasse des restrictions malthusiennes, les nouvelles grandes puissances, quatre milliards d'individus, s'engagent sur une autre voie, celle qui marie écologie et économie. L'Europe pleure son isolement, ses commentateurs accusent Chinois et Américains, tous les autres pays poussent les feux de la solution technologique. Ils savent que l'avenir est là, dans la recherche, l'innovation, pas dans la restriction.


Cinq jours plus tard un «petit constructeur Chinois» d'automobiles achetait Volvo. Un des groupes européens qui était mondialement en avance dans la sécurité, racheté par un Chinois dont les voitures sont classées comme dangereuses. Un constructeur haut de gamme qui passe dans des mains d'un fabriquant d'automobiles pas chères. Un industriel qui a développé des relations sociales exemplaires avec ses salariés, repris par une firme toute jeune, propriété d'un entrepreneur pressé et ambitieux. N'est-ce pas un glissement tectonique de plaques?


Et, dernier d'une liste d'actualités désormais quotidiennes, le groupe coréen Kepco vient de battre le consortium français pour construire des centrales nucléaires à Abou Dhabi. Un contrat de 20 milliards de dollars (ou 40 si l'on compte l'exploitation) qui est soufflé aux «champions mondiaux» que croient être les Français. Un marché perdu au profit de l'Asie dans LA technologie qu'ils pensaient la mieux défendue dans la division du travail, un secteur où les groupes tricolores ont une expérience éprouvée, des techniques, des ingénieurs.


Il faudra tirer toutes les leçons particulières de cet échec, passer au crible les divisions entre Areva, Total, GDF Suez, la volonté tardive et brutale de l'Elysée de confier à EDF le poste d'avant-centre.  S'interroger sur la question du prix: les Coréens étaient-ils vraiment 30% moins chers? Si oui, comment rabaisser les coûts français? Faudra-t-il délocaliser, notamment hors de la zone euro?


Mais il est surtout temps de tirer les leçons générales de cet échec. L'Europe manque le tournant de l'histoire faute de savoir vendre ses innovations. Le basculement des forces vers  l'Asie a pour cause sans doute, aussi, la démographie. Des milliards comptent plus que des millions. Le déclin de l'Europe est assuré si elle reste endormie sur ses certitudes d'occuper naturellement le haut de l'échelle dans la division du travail sans voir que les Coréens l'ont rattrapée, que les Indiens sont là, que les Chinois la doublent. Il est temps de tout mettre à l'échelle de cette nouvelle concurrence: nos coûts, nos formations universitaires, nos laboratoires, nos inventions et d'effacer nos divisions d'une autre époque. Ce devrait être un cri d'alarme qui sonne à Bruxelles et dans toutes les capitales: comment reprendre l'avant-garde? Comment maintenir le peu d'avance qui nous reste parfois devant des concurrents plus nombreux, formidablement formés, qui ont le mors aux dents ?

 

Eric Le Boucher

 

Source : http://www.slate.fr


Mal entouré, Areva se plante dans le Golfe


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Nucléaire. Abou Dhabi a préféré les Sud-Coréens.

Par ALEXANDRA SCHWARTZBROD Libération 28/12/2009 à 00h00

Anne Lauvergeon, la patronne d’Areva, ne pouvait pas imaginer pire façon de clore son annus horribilis. Le contrat nucléaire de 40 milliards de dollars (27,8 milliards d’euros) qu’elle négociait âprement à Abou Dhabi vient de lui passer sous le nez. C’est un consortium de sociétés sud-coréennes et américaines, conduit par la compagnie publique Korea Electric Power, qui a emporté hier la première tranche du deal, de 20,4 milliards de dollars. La signature du contrat s’est déroulée en présence de sommités, donnant à l’événement une valeur politique : le président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa al-Nahyane, et son homologue sud-coréen, Lee Myung-bak, opportunément en visite à Abou Dhabi.

Un échec, et alors ? Les industriels en connaissent tous les jours, sur tous les marchés ! C’est ce que l’on pourrait penser au premier abord. Mais celui-ci n’est pas banal. Il raconte bien des histoires.

Et d’abord celle de l’effroyable désorganisation française dans le secteur du nucléaire. Car, à la décharge de Lauvergeon, elle n’était pas seule dans le coup. Les plus grands noms de l’énergie avaient été associés à l’affaire : GDF Suez, Total et, depuis peu, EDF. Depuis peu, car EDF avait initialement refusé d’embarquer dans l’aventure. Approché par Lauvergeon au moment où Abou Dhabi manifestait son désir d’acquérir des réacteurs nucléaires, le patron du groupe d’électricité, alors Pierre Gadonneix, avait envoyé promener la patronne d’Areva. Non merci, lui avait-il dit en substance. Je préfère me concentrer sur mes trois marchés phares : l’Europe, les Etats-Unis et la Chine. Lauvergeon s’en était retournée pas vraiment penaude, plutôt contente même de relever le défi seule, ou presque. Car, au côté d’Areva, concourraient GDF Suez et Total.

Le problème, c’est que cet attelage-là n’a pas fonctionné. GDF Suez ne s’est pas assez impliqué (on dit que son patron, Gérard Mestrallet, n’a pas multiplié les visites à Abou Dhabi), et Total n’a pas joué les ouvreurs de portes comme il l’avait promis (son patron, Christophe de Margerie, est pourtant un intime des émirs arabes). D’où l’exigence des autorités émiraties de voir EDF s’impliquer. L’électricien, qui exploite 58 réacteurs en France, était un gage de crédibilité.

Mais il était trop tard. Les Français ont eu beau baisser leurs prix, les Coréens se sont avérés être bien plus compétitifs. Et, au moment où Abou Dhabi s’apprête à injecter des milliards de dollars dans l’économie défaillante de son voisin Dubaï, l’argument a peut-être joué. Certes, les industriels français ont beau jeu de souligner que les mérites de l’EPR - le réacteur proposé par Paris - ne sont pas en cause… Abou Dhabi a choisi «entre une DS et une Safrane», souligne l’un d’eux, en précisant que le réacteur coréen victorieux n’obtiendrait jamais sa licence en Europe et aux Etats-Unis, tant il ne répond pas aux normes de sûreté. Mais cet échec la fout mal au moment où les grands contrats de demain sont en train de se décider, et où l’EPR enchaîne les difficultés.

Un autre élément a joué : le Rafale, l’avion de combat que Serge Dassault et son ami Nicolas Sarkozy essaient désespérément de vendre à l’étranger. Abou Dhabi étant aussi très intéressé par cette technologie française, l’Elysée a sans doute jugé qu’il valait mieux privilégier le contrat des avions.

De cette mésaventure sortent renforcés le nouveau patron d’EDF, Henri Proglio, qui affirmait-il y a peu vouloir regrouper la filière nucléaire française sous sa bannière, et l’ex-patron d’EDF François Roussely, à qui le chef de l’Etat vient de confier la mission de mettre de l’ordre dans ce secteur. Anne Lauvergeon, en revanche, pourrait en faire les frais. Ses ennemis - nombreux - vont lui faire porter la responsabilité de cet échec collectif.

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:54


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Bangui, 27 déc (ACAP)- Le Front Patriotique pour le Progrès (FPP), membre de l’internationale socialiste, s’est engagé à faire alliance avec le parti Kwa na Kwa (KNK), parti travailliste du président François Bozizé, à l’occasion de la 4ème Convention des présidents fédéraux du FPP, samedi 26 décembre 2009, à Bangui.

« Le parti KNK, parti travailliste partage avec le FPP les valeurs communes, du travail, de la justice, de la liberté, de l’humanisme, d’une gauche qui se veut humaniste et sociale. Ces mêmes valeurs sont également partagées par d’autres partis tant en Afrique que dans le monde », a déclaré le Président de ce parti Alexandre Goumba.

 
« Nous sommes socio-démocrates car nous nous inspirons de la plate forme idéologique de la social –démocratie et des valeurs de l’espace socio-culturel de notre pays pour apporter notre pierre à la construction d’un Etat républicain et démocrate fondé sur une économie de marché », a-t-il ajouté.

 
« C’est pourquoi, nous apportons et apporterons notre soutien fraternel au KNK dans l’intérêt des populations centrafricaines et la consolidation des acquis », a expliqué Alexandre Goumba


« Le FPP, parti ayant une assise nationale, est tout à fait prêt à travailler main dans la main avec son parti frère lequel il partage les mêmes idéaux, mais aussi de part les liens particuliers qu’entretenait le président François Bozizé avec le feu professeur Abel Goumba depuis plus de 27 ans et que le peuple centrafricain a découvert le 15 mars 2003, en le nommant Premier ministre, puis vice président de la République et Médiateur de la République jusqu’à son décès », a rappelé Alexandre Goumba.

 
Cependant, le président Alexandre Goumba a réitéré sa ferme détermination de tendre la main à ses camarades dissidents du FPP pour avoir la paix des cœurs dans la fraternité rationnelle.

Créé le 5 mai 1992 par le défunt Professeur Abel Goumba, le Front Patriotique du Progrès qui compte quatre députés à l’Assemblée nationale connait une crise de leadership en son sein depuis 2006. Deux camps, l’un dirigé par le Docteur Alexandre Goumba et l’autre par Moïse Kotayé se discutent l’héritage et la paternité du FPP dont le Professeur Abel Goumba avait quitté la direction en 2006 après sa nomination au poste de médiateur de la République.

 

NDLR : Un parti qui se vante d’appartenir à l’Internationale Socialiste et qui noue alliance avec un parti prétendument « travailliste » dont le chef protège des assassins et des criminels tristement célèbres comme Eugène Ngaikoisset et Olivier Koudémon alias Gbangouma, un chef de parti comme Bozizé qui a fait fuir en brousse les paysans du Nord, fait brûler des villages et a rempli des camps de réfugiés du HCR dans les pays voisins, mérite-t-il encore d’être membre de l’Internationale ? Pour sa survie, Alexandre, le rejeton de Goumba n'a peut-être pas d'autre choix que d'atteler sa secte au KNK. Le FPP ne survivra pas à son chef le défunt Pr Abel Goumba qui n'a jamais réussi à en faire un parti d'exercice du pouvoir. Avec Alexandre Goumba, le FPP ou la secte qu'il dirige, demeurera un parti nain, à présent qu'il se jette corps et âme dans les bras de Bozizé.  

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 14:02


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CONAKRY (AFP) - lundi 28 décembre 2009 - 10h35 - Le dirigeant par intérim de la Guinée, le général Sékouba Konaté, se rend lundi au Maroc auprès du chef de la junte, hospitalisé à Rabat depuis plus de trois semaines, après avoir été blessé à la tête par son aide de camp, a annoncé la junte dans la nuit de dimanche à lundi.

"Le général de brigade Sékouba Konaté, ministre de la Défense nationale, président par intérim, quittera ce lundi 28 décembre 2009 Conakry pour se rendre au Maroc auprès du chef de l'Etat, son excellence le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République, chef de l'Etat, commandant en chef des forces armées, pour une visite de courtoisie et de consultation", selon ce texte diffusé dans la nuit de dimanche à lundi sur la radio nationale.

Le texte a été lu par le commandant Mandjou Dioubaté, directeur du bureau de presse de la présidence de la République.

Le général Konaté n'a pas rencontré le chef de la junte depuis que ce dernier a été blessé, le 3 décembre, par son aide de camp qui a ouvert le feu sur lui dans un camp militaire à Conakry.

Cette visite à Rabat du général a été plusieurs fois programmée puis reportée.

Depuis que le capitaine Camara a été opéré, officiellement d'un "traumatisme crânien", les autorités guinéennes diffusent le même type de message officiel: "Il va mieux et a l'intention de retourner le plus vite possible à Conakry". Mais, un ministre aurait récemment rapporté au général Konaté que le capitaine Camara était, en fait, dans "un état assez déplorable".

Par ailleurs, Sékouba Konaté a ordonné, durant le week-end, au ministre chargé de la Communication à la présidence et au ministère de la Défense, Idrissa Chérif, de s’abstenir désormais de toute déclaration sur la Guinée et sur l’état de santé du chef de la junte, a confié un ministre proche du général.

Les "déclarations tapageuses contre Bernard Kouchner et la France ne sont pas de nature à améliorer les relations entre la Guinée et l’Union européenne", qui vient de durcir ses sanctions contre la junte, a fait valoir ce ministre proche du chef de l'Etat par intérim.

"Si les instructions du général ne sont pas respectées, Idrissa Chérif sera mis aux arrêts, nous sommes toujours en régime d’exception", a-t-il ajouté.

M. Chérif avait plusieurs fois accusé le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'avoir cherché à "déstabiliser le régime" et "d'être en contact avec ceux qui ont tenté d'assassiner" le chef de la junte.



(NDLR : Il est donc clair que Paris souhaite remplacer Dadis par Konaté et que le processus de succession à la tête de la transition est enclenché.)

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:40


Goungaye-Wanfiyo-Nganatouwa.jpg

 Un an après, toute la lumière doit encore être faite sur les circonstances de sa mort


(FIDH 26/12/2009)

 Paris, Bangui – Le 27 décembre 2008, Maître Nganatouwa Goungaye Wanfiyo, président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme, décédait dans un accident de voiture. Un an plus tard, les circonstances de celui-ci demeurent troubles et ne peuvent écarter les probabilités d'un assassinat.

Maître Goungaye Wanfiyo avait consacré sa vie à la promotion et la protection des droits de l'Homme dans son pays, la République centrafricaine (RCA), et s'est battu, avec un franc-parler qui le caractérisait, contre toutes les violations des droits de l'Homme commises par toutes les parties aux différents conflits qui ont ravagé son pays. Depuis 2002, il bravait tous les dangers pour garantir le droit à la justice pour les victimes des crimes commis lors du coup d'Etat du Général Bozizé. Face au manque de volonté et de capacité de la justice de son pays, il a joué, par son engagement sans faille, un rôle crucial dans l'ouverture d'une enquête par la Cour pénale internationale (CPI) sur ces crimes, et a contribué à informer et sensibiliser la société civile et les victimes centrafricaines sur le travail de cette juridiction internationale. Il soutenait la participation de plusieurs dizaines de victimes ou familles de victimes d'exécutions sommaires, de viols, de pillage, dans la procédure engagée par la CPI sur la situation en RCA. C'est d'ailleurs en revenant d'une mission à Bossangoa destinée à recueillir le témoignage de victimes que Maître Goungaye Wanfiyo a trouvé la mort dans la nuit du 27 décembre 2008.

Son activisme, son professionnalisme et son courage pour dénoncer les violations des droits de l'Homme en RCA et appeler à lutter contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves, indispensable préalable à une paix durable, lui a valu de nombreux ennemis, y compris aux plus hauts rangs de l'Etat. Maître Goungaye Wanfiyo a été plusieurs fois menacé de mort, arrêté arbitrairement et faisait l'objet d'une surveillance constante des forces de sécurité.

Le rapport d'enquête de la police centrafricaine sur la mort de Maître Goungaye Wanfiyo est truffé de contradictions et d'approximations. Aucune autopsie du corps n'a été réalisée malgré la demande de la famille. Le principal témoin de l'accident dit ne plus se souvenir des faits et circonstances. Les secours sont arrivés très tardivement après l'accident.

 Une procédure judiciaire a été ouverte à Bangui contre le chauffeur du camion dans lequel se serait encastrée la voiture de Maître Goungaye Wanfiyo.

La FIDH et ses 155 organisations membres rendent hommage à Maître Goungaye Wanfiyo, grand militant des droits de l'Homme, droit, intègre et courageux, et renouvelle son soutien à toute sa famille.

La FIDH exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de Maître Goungaye Wanfiyo et que les responsabilités soient établies à l'occasion du procès qui doit s'ouvrir à Bangui en mars 2010. Dans le cas contraire, la FIDH se réservera la possibilité de demander des éclaircissements devant la justice. La FIDH n'oubliera pas Maître Goungaye Wanfiyo.

Paris, Bangui, le 24 décembre 2009


Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

http://www.fidh.org/Un-an-apres-toute-la-lumiere-doit-encore-etre

Contact presse : Karine Appy + 33 1 43 55 14 12 / + 33 1 43 55 25 18


Karine Appy
Attachée de presse Press Officer  FIDH
17 passage de la main d'or 75011 Paris
France
Tél : 00 33 1 43 55 14 12 / 00 33 6 48 05 91 57
Fax : 00 33 1 43 55 18 80
http://www.fidh.org

© Copyright FIDH

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 00:36

 

C-lestin-Leroy-Gaombalet.jpg

Célestin Leroy Gaombalet, Président
actuel de l'Assemblée nationale


 Si beaucoup de députés prennent de temps en temps leur plume pour écrire soit des communiqués de presse pour attirer l’attention de l’opinion sur la situation de leur circonscription – c’est mon cas - soit des articles à caractère scientifique, très peu écrivent pour critiquer la gestion de leur institution, ce qui aurait pu constituer pour elle un aiguillon. C’est pourquoi j’ai décidé de meubler ce vide par la production de cet article dont je suis conscient qu’il ne manquera pas de susciter des remous, d’éveiller des aigreurs et des ressentiments dans la deuxième institution de l’Etat et peut être au-delà. Mais il faut le faire….pour l’histoire.

 

«… En ce qui me concerne, je ne ferais rien qui puisse gêner l’exécutif dans son travail ». Célestin Leroy Gaombalet, Président de l’Assemblée nationale, Bangui, le 17 juin 2005.

 

Tel est le serment sous lequel le Président de l’Assemblée nationale va placer la mission de cinq (05) an, à lui donnée par la constitution. Au nom de ce serment, tout, mais absolument tout a été dit et fait, non pas pour gêner l’exécutif, mais pour empêcher littéralement le parlement et les députés de jouer pleinement leur rôle dans l’Etat, dit de droit, qu’est le nôtre.

 

Sur ce dernier aspect des choses, un voile pudique a été jeté par tous, y compris les premières victimes que sont les députés eux-mêmes et qui, de ce fait, se rendent complices de leur propre dramatique situation.

 

Cependant, hors micro et à l’abri de regards indiscrets et jusque dans le propre camp de la majorité, les critiques et dénonciations sont particulièrement acerbes et virulentes. Plusieurs parmi ceux qui les font, finissent souvent par se demander si face à un tel état de chose, ils seront encore tentés de se représenter aux prochaines élections législatives. Car à bien y réfléchir, mus par l’ambition qu’entrant à l’Assemblée nationale ils pourraient œuvrer dans l’intérêt du Peuple centrafricain, ils se rendront très vite compte, à l’épreuve des faits, qu’ils ont opéré un mauvais choix. Cette ambition s’est évanouie, laissant place à un sentiment de perte de temps pour ceux qui, avant de faire leur entrée à l’Assemblée nationale, vaquaient à des occupations plus lucratives par ailleurs. Voilà le sentiment dominant après bientôt cinq ans de présence à l’Assemblée nationale.

 

1. Au niveau fonctionnel et politique


Le fonctionnement même de l’Assemblée nationale - ou plutôt son non fonctionnement - est la première lacune qui caractérise cette législature qui a entamé sa ligne droite.

A cet égard, le Président de l’Assemblée nationale a effectivement tout fait dans la pratique, « pour ne pas contrôler l’exécutif ».

 

L’application des dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée est systématiquement contrecarrée par la seule volonté de son Président de ne pas contrôler l’exécutif. Cette attitude est caractérisée par le refus absolu de faire interpeller les ministres, ce dont il a une peur bleue. Il a toujours à l’esprit le cas de l’ex ministre Michel SALLE dont le dérapage verbal a failli lui coûter son limogeage du gouvernement par la volonté des députés qu’il a réussi à liguer contre lui, séance tenante. Depuis lors et plusieurs fois, il a été retenu en concertation des députés d’interpeller un certain nombre de ministres. Hélas, on n’est pas allé plus loin que ces décisions car la deuxième personnalité de l’Etat ne se voit pas l’âme à laisser interpeller le fils du Président de la République qui est avant tout un membre du gouvernement. C’est ce qu’il avoue hors micro croit-il, pour ne pas avoir à déclencher les foudres du père, à l’instar du Président de l’Assemblée nationale du Sénégal ou de celui du Congo Démocratique.

Outre qu’il les empêche d’exercer la plénitude de leurs fonctions, le Président de l’Assemblée nationale a réussi à réduire les députés au point de les laisser ne représenter que l’ombre d’eux-mêmes, dépouillés qu’ils sont. Tout ce qui peut leur revenir de droit, soit matériellement, soit financièrement, est systématiquement contré ou traîné volontairement.

 

A contrario de la misère des députés, l’aisance insolente du Président, eu égard à la densité de son parc auto, à l’épaisseur de son porte monnaie et à l’immensité de sa nouvelle résidence, a quelque chose d’indécent pour un manager d’hommes et de femmes dont il a la responsabilité de garantir la situation, la sécurité et surtout l’honorabilité.

 

Le comble de l’indécence est atteint par le Président qui, ne prenant presque jamais part aux travaux de sa commission, perçoit sans sourciller, les frais de rapport , institués pour stimuler les députés et les rendre plus actifs dans leurs commissions respectives.

 

De même que les interpellations, le Président de l’Assemblée a une peur presque morbide des commissions d’enquête dont les députés ont pourtant, en vertu des dispositions de leur Règlement intérieur, la possibilité d’en constituer autant qu’il y a d’affaires à éclaircir. Ainsi, il a réussi la prouesse de ratatiner les commissions d’enquête sur le Guichet Unique de Douala (Unitech Benin), le contrôle interne de l’Assemblée nationale, etc. et de s’opposer à la constitution de toutes autres ultérieures.

 

Un député de la majorité, pourtant pilier de la majorité parlementaire, est diabolisé, semble-t-il, pour son « entêtement » à insister pour qu’enfin une loi de règlement pour l’exercice budgétaire de l’année précédente soit présentée par le gouvernement. Il est presque en disgrâce aujourd’hui.

 

La désignation des députés comme représentants dans les organes sous régionaux ou internationaux se fait sur la base d’un quota pour la majorité et l’opposition. Ici aussi, l’appartenance à la tribu du Président a la préférence. C’est le cas de la CEEAC où l’un des deux députés de l’opposition a été remplacé par un parent du Président, par la seule volonté de ce dernier, alors que le quota est de trois députés de la majorité et deux de l’opposition. A la fin du tripatouillage, l’opposition se retrouve avec un seul député contre quatre à la majorité.

 

L’obstacle à l’exercice du devoir parlementaire par les députés va jusqu’à toucher ce que la constitution les fait partager avec le gouvernement, l’initiative des lois. En presque cinq ans de vie parlementaire, seules deux propositions de loi d’un député ont été approuvées, non sans difficultés. Quelques autres font l’objet de pires tracasseries dans les services de l’administration parlementaire. Pour décourager les députés, le Président de l’Assemblée nationale a réussi à le faire.

 

Ces actes politiques de la plus haute et négative importance ont fait peser sur toute cette législature une chape de béton qui a complètement plombé l’Assemblée nationale qui de ce fait ne peut plus jouer son rôle de contrôle de l’exécutif. Pourtant, que de séminaires n’a-t-il pas accepter de faire organiser à l’intention de députés pour les sensibiliser sur leur rôle de super contrôleurs de l’exécutif ! Cette situation a valu aux députés de se faire traiter par un organe de la presse écrite privée nationale de « kpanda » et leur législature de « kpandature » à l’indifférence du Président. Nous ne méritons pas cela.

 

Toutes ces vexations et humiliations, les députés le vivent dans leur chair et les ruminent dans leurs coins, en se demandant bien ce qu’ils font là, leurs pouvoirs en main.

 

A l’Assemblée nationale, le temps s’est vraiment arrêté, à la satisfaction de son Président qui cultive à outrance l’immobilisme ou mieux le farniente, à l’exemple de la dernière session ordinaire actuelle où, pour donner l’impression que quelque chose a été fait pendant les trois mois qu’a duré cette session, un débat a été enfin programmé le 24 décembre et le budget le 28 décembre. En trois mois de session, avec à l’actif deux textes de loi, on ne peut pas dire que les députés ont croulé sous le poids du travail. Si on y rajoute les conférences des présidents non tenues et quoi d’autre encore, on est bien obligé de conclure que l’Assemblée nationale est en vacance permanente. L’enthousiasme et l’ardeur de ceux qui veulent encore travailler se sont complètement émoussés.

 

2. Au niveau administratif


La situation administrative de l’Assemblée nationale est caractérisée par un recrutement tribal particulièrement clanique, resserré autour de la propre famille du Président. Neveux, nièces, cousins, cousines, etc. sans que cela puisse correspondre à un besoin justifié de l’Assemblée nationale.

 

A ces parents, il faut en plus rajouter tous ceux que le système n’a pu satisfaire depuis les élections de 2005. Pour ceux-là, l’Assemblée nationale est devenue un véritable exutoire et l’on se demande pour quel travail justifient-ils leur salaire.

 

Un audit de la situation du personnel de l’Assemblée nationale a été demandé par les députés et confié à une commission interne depuis 2007. Bien qu’achevé, ses conclusions n’ont jamais été soumises aux députés, ni pour leur information, ni pour les leçons à tirer. Les indiscrets des milieux proches de la commission font état d’un véritable scandale.

 

3. Au niveau financier


Prenant prétexte du fait que le ministère des finances et le trésor public ne daignent pas lui mettre à disposition le budget de fonctionnement de l’honorable institution, plusieurs lignes de crédit et différentes sommes importantes d’argent sont utilisées, au détriment de leurs réels destinataires et bénéficiaires. A ce propos, il verrouille tout débat autour de la question et ne veut rien entendre de qui que ce soit, arguant qu’il sera le seul comptable devant la Cour des comptes. Entre lui et les services comptables, les ponts son établis directement via son neveu, à l’exclusion du 3ème Vice Président et les deux Questeurs plus qualifiés pour traiter de ces question. Beaucoup se plaignent de cette situation sans véritablement élever la voix.

 

En outre, étant bénéficiaire de plusieurs financements de la part des partenaires ou de l’Etat, pour le renforcement des capacités de l’Assemblée nationale, ces financements se gèrent d’une façon telle qu’on retrouve au finish les mêmes problèmes. C’est le cas de la climatisation de l’hémicycle où lors des débats, il préfère se munir de son ventilateur pendant que le reste de la salle est une vraie fournaise. Il s’en fout dès lors qu’il se ventile allègrement.

 

L’achat de véhicules de troisième main ; leur affectation à la tête du client ; le financement des missions à l’étranger est également le registre où il excelle, on ne sait si c’est par injustice, par méchanceté ou par malveillance, accordant aux uns ses largesses pour les missions, refusant aux autres ses bonnes grâces, même pour des missions entièrement prises en charge par les organisateurs. C’est à ne rien comprendre !

 

Intellectuel, banquier de son état, ancien Premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale qui ne peut être accusé d’ignorance, sait parfaitement ce qu’il fait. C’est donc en toute connaissance de cause qu’il le fait, dans le seul dessein de bloquer, pourvu que l’on n’avance pas. Si c’est à la demande qu’il agit, il le fait ultra petita.

Mais par moment, l’attitude du Président est telle qu’on se demande si c’est par méchanceté, par égoïsme, par gourmandise ou toute autre chose qu’il le fait.

 

Une chose est sure, en tant que manager, il se dénie le droit de s’occuper des problèmes sociaux des autres, préférant résoudre les siens propres. Qu’un député marche à pieds, que les pires scandales soient commis, que les services soient bloqués, que l’hémicycle soit occupé par des activités extra parlementaires empêchant les députés de travailler, que lui-même roule dans une voiture qui fume, que l’institution soit humiliée, c’est le cadet de son souci. Elle est bien curieuse, la conception que ce patriarche a de la deuxième institution de l’Etat qu’est l’Assemblée nationale, haut lieu du pouvoir politique.

 

Malheureusement, on ne peut parler sereinement de ces problèmes sans se faire cataloguer, surtout que ces critiques proviennent d’un député qui plus est, appartient à l’opposition. Il y a tellement de choses à dire qu’on ne peut le faire en une fois. J’espère être suivi.

 

Cependant, mon initiative n’a d’autre prétention que celle de susciter un déclic, celui de faire aller les choses dans le sens des intérêts du peuple mandant. J’espère être compris de ce côté-là.

 

Conclusion


En définitive, après avoir plombé l’Assemblée nationale pendant cinq ans, humilié et fait humilier les députés, il se prépare de nouveau à se représenter comme candidat à l’élection législative avec certainement en tête, la prétention de demeurer Président. Pour quelle législature ? Certainement la même sinon la pire, pour le plus grand malheur du Peuple centrafricain.

 

 

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 00:33


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Les nombreux atermoiements voire le refus manifeste de Bozizé de régler le dossier de certains mouvements résiduels de rébellion ainsi que son accaparement des fonds destinés à la réalisation du programme DDR, font peser de sérieuses menaces sur l’indispensable retour à la paix et à la sécurité qui sont autant de préalables à une tenue sereine et pacifique des élections dans le pays.

Bozizé refuse de négocier avec le FPDC d’Abdoulaye Miskine pour des accords de paix définitifs. Il préfère jouer plutôt et voir ce mouvement se scinder en deux factions pro et anti gouvernementale. C’est la politique bien connue de « diviser pour régner » qui malheureusement, dans le cas centrafricain, est loin de faire avancer, bien au contraire. Le processus global de paix est sérieusement en retard. Plusieurs faits incitent à le dire.  

Même la rébellion de l’UFDR dans le Nord-Est qu’on croyait éteinte ou du moins en sommeil, est en train de se raviver. La presse nationale fait état de ce que le 12 décembre dernier, deux membres de l’UFDR dont un proche de son chef Zakaria Damane, ont été tués à une cinquantaine de km de la ville de Sam-Ouandja dans la Haute-Kotto. Cet accrochage a fait un mort du côté des assaillants, un Soudanais porteur d’une carte de réfugié du camp de Sam-Ouandja.

En réaction, l’UFDR a renforcé sa présence à Sam-Ouandja, tout en contrôlant les accès au camp et demandant que soient rendues les deux armes et le Thuraya  dérobés lors de cette attaque mais surtout,  elle exige de l’ONU que le camp de 3200 réfugiés soudanais dans cette ville d’où serait parti le tueur, soit déplacé dans les plus brefs délais. La MINURCAT a dépêché sur zone une vingtaine de personnels du bataillon togolais déployé à Birao car l’UFDR semble bien décidée à faire bouger ce camp qui menace sa sécurité et ses intérêts.

Malgré l’offre plusieurs fois réitérée d’une médiation tchadienne, Bozizé a toujours refusé jusqu’ici de discuter avec Charles Massi et traîne les pieds pour engager des négociations directes avec les rebelles de la CPJP qui continuent d’affirmer qu’aucun émissaire du gouvernement n’a tenté de les contacter pour entamer des négociations. La région de Ndélé dans le Bamingui-Bangoran et la zone qui s’étend jusqu’à la frontière du Tchad, restent donc  hors du contrôle du gouvernement central.

S’agissant de l’APRD au Nord-Ouest, la situation reste calme mais les rebelles avaient empêché début décembre la mission de l’ambassadeur belge Jan Grauls, Président du Comité de Consolidation de la Paix des Nations Unies, de se rendre dans la localité de Gadoulou à Paoua.

Les rebelles de l’APRD continuent d’empêcher les organisations internationales d’effectuer leurs missions dans la zone y compris dans le cadre du DDR (cas du PNUD qui a été aussi empêché de remplir sa mission d’étude socio-économique dans le cadre du programme DDR et de rencontrer les ex combattants de l’APRD). Il semblerait que ce serait sur ordre de Jean Jacques Demafouth qui veut être l’interlocuteur unique de l’APRD.

Il est évident que la multiplication de ces incidents au sujet desquels les autorités de Bangui restent totalement muettes, ne permettront ni le bon déroulement d’un recensement électoral serein et exhaustif ni encore moins une campagne électorale réellement démocratique.

Par ailleurs, si les observateurs militaires (MILOBS) de la CEEAC ont bien été officiellement présentés le 17 décembre dernier, on ne sait toujours pas quand  ils seront effectivement déployés sur le terrain. Officiellement, on avance que l’environnement doit être préalablement sécurisé pour eux en coordination avec les mouvements politico militaires. Il a donc été décidé qu’une campagne de sensibilisation des ex-combattants et des populations des zones concernées ait lieu début janvier 2010 pour une durée d’un mois et demi, ce qui nous amène à la mi-février 2010.

Les phases de désarmement-démobilisation démarreraient en février /mars 2010 pour combien de temps ? Il est donc clair qu’il sera très dur voire quasiment impossible de tenir le délai du programme DDR et a fortiori celui des élections sur lequel le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé se méprend complètement. S’agissant de ce dernier et de son projet de chronogramme électoral, nous reviendrons dessus plus tard…

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