Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 15:46


bonne-annee

Anne Lauvergeon-copie-1



Proche neveu du président François Bozizé, le lieutenant-colonel Sylvain Ndoutingaï, ministre d'Etat chargé des mines et de l'énergie, vient, selon nos informations, de lancer deux missiles épistolaires sur Areva Centrafrique. Les deux courriers sont datés du 8 décembre 2009.

Le premier rappelle au groupe Areva qu'il s'était engagé à démarrer le projet d'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma en 2010. Or, le conseil d'administration du 19 novembre du groupe français n'a pas inscrit ce projet sur ses tablettes. La deuxième missive, cinglante, concerne le transfert à l'Etat centrafricain du titre UraMin (racheté 2,5 milliards $ par le groupe nucléaire), concessionnaire du gisement de Bakouma. Et toujours pas reçu à Bangui. Le ministre d'Etat est devenu très procédurier… Interrogé par La Lettre du Continent, Areva indique que 25 millions $ d'investissements sont prévus en 2010 sur Bakouma et que, par ailleurs, les papiers d'UraMin sont en cours de transmission. Il n'y plus qu'à guetter le facteur…

Désormais numéro deux du régime, Sylvain Ndoutingaï, en très grande forme, a également adressé une mise en demeure à George Forrest, "facilitateur" entre l'Etat centrafricain et Areva dans l'attribution du contrat de Bakouma. Pour ses bons offices, Forrest a hérité en mai de sept permis de recherche d'uranium, en bordure de la concession du groupe français. Sylvain Ndoutingaï réclame aujourd'hui à Forrest "le paiement intégral du montant du bonus de signature fixé". Il n'en précise pas le montant. Dommage…


Source : La Lettre du Continent N° 580

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 01:50


bonne-annee

Grauls, Mme Zewde

                   Mme Zewde ici à droite


Le BINUCA : Une même voix pour les Nations Unies 

 

Bangui, le 20 janvier 2010. Dans une déclaration présidentielle du Conseil de Sécurité adoptée le mardi 7 avril 2009, le Conseil s'est félicité de la recommandation du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, de créer un Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BINUCA). Le Bureau est chargé notamment, de « soutenir les efforts entrepris aux niveaux national et local » en vue de mettre en œuvre les conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI), qui s'est tenu à Bangui en décembre 2008.

Le 1er janvier 2010, le BINUCA a succédé au Bureau d'appui des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BONUCA).  

Le BINUCA est la réponse des Nations Unies aux efforts de paix et de réconciliation de la République Centrafricaine. Il « vise une plus grande cohérence et efficacité des actions de l’ensemble du Système des Nations Unies en Centrafrique. » Les priorités assignées au Bureau concernent :

· L’organisation des élections libres et transparentes

· La réussite du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR)

· La protection des enfants et des femmes

·  L’assistance humanitaire

 

De par leur mandat traditionnel, les Agences spécialisées des Nations Unies en Centrafrique appuient les autorités nationales dans la mise en œuvre des programmes liés à la Consolidation de la Paix. Grâce à l’intégration, le Bureau Politique (ex BONUCA) et les Agences Spécialisées assureront une meilleure coordination des activités. Cette approche intégrée des opérations des Nations Unies en Centrafrique va permettre d’accroître l’efficacité et l’impact des réponses apportées par les Nations Unies aux problèmes de la RCA.

 Plusieurs autres pays dont la Sierra Leone, la Guinée Bissau, le Burundi, ont eu recours avec succès à l’intégration des activités politiques,  de l’assistance  humanitaire, et des programmes de développement, ce qui a permis à l’ONU de parler d’une même voix.

 Aux fins d’expliciter cette transformation, la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, l’Ambassadeur Sahlé-Work ZEWDE, animera une Conférence de Presse dans la Salle de Conférence du BINUCA, à Bangui,  le jeudi 21 Janvier 2010, à partir de 10h30mn.

    

Conférence de Presse RSSGNU du 21 janvier 2010

 

Mot liminaire

 

Mesdames et Messieurs, soyez les bienvenus au sein du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA).

L’actualité internationale nous invite à observer une minute de silence par compassion et solidarité pour le peuple Haïtien et nos collègues durement touchés par le séisme de la semaine dernière.  

Je vous remercie.

Je voudrais vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2010, une année de santé, de bonheur et de prospérité pour tous et surtout de paix pour la République Centrafricaine.

2010 a une double signification pour la République Centrafricaine et les Nations Unies.  C est une année de consolidation de la paix et de retour à la stabilité politique, économique et sécuritaire. C’est aussi une année d’harmonisation et de consolidation de l’appui que les Nations Unies et la Communauté Internationale apporte à la Centrafrique.

Cette conférence de presse comporte un double intérêt. Tout d’abord vous présenter le mandat assigné par le Conseil de Sécurité à ce Bureau, ensuite vous expliquer les enjeux et les défis de transformation de BONUCA à BINUCA.

§     Le 27 juin 2008, le Conseil de Sécurité a demandé au Secrétaire Général de lui faire des recommandations sur la meilleure façon de redéfinir le mandat et la structure du BONUCA et celle des Agences Spécialisées des Nations Unies, afin de mieux coordonner l’assistance de l ONU dans le pays

§     Le 03 Mars 2009, le Secrétaire Général des Nations Unies a recommandé au Conseil de Sécurité la création d’un Bureau Intégré des Nations Unies en RCA, ce que ce dernier a accepté le 07 avril 2009.

§     Le 1er Janvier 2010 les Nations Unies en Centrafrique sont devenues le Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique BINUCA.

§     Le Représentant Spécial du Secrétaire Général que je suis, va continuer à donner des orientations politiques générales sur l’action des Nations dans le pays, et  mon adjoint, le Représentant Spécial Adjoint,  qui est en même temps le Coordonnateur Résident et Coordonnateur de l’action Humanitaire, sera chargé de la supervision des opérations des agences.

Le mandat du BINUCA comporte entre autre sept (7) priorités :

· Soutenir les efforts entrepris aux niveaux national et local pour la mise en œuvre des  conclusions du Dialogue, notamment en appuyant les réformes touchant la gouvernance et les opérations électorales ;

 

·  Contribuer à la bonne exécution du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) et à la réforme des Institutions dans le secteur de la Sécurité, et soutenir les activités visant à promouvoir l’état de droit.

· Appuyer les efforts menés en vue de rétablir l’autorité de l’Etat dans les provinces ;

· Appuyer le renforcement des capacités nationales pour faire respecter les droits de l’homme et l’état de droit et promouvoir la justice et la transparence ;

· Oeuvrer en coordination étroite avec la Commission de consolidation de la paix et soutenir son action ainsi que la mise en œuvre du Cadre Stratégique pour la consolidation de la paix et des projets financés par le Fonds de consolidation de la paix. 

Les Agences Spécialisées des Nations Unies continueront à exercer leur mandat en appuyant les autorités nationales dans la mise en œuvre des programmes liés aux domaines prioritaires de la Consolidation de la Paix, parmi lesquels

· La lutte contre la pauvreté,

· L’appui humanitaire,

· Le renforcement des capacités institutionnelles nationales,

· La sécurité,

· etc.

  

L’intérêt majeur de l’intégration en 2010 sera, en plus de la cohérence dans la réponse des Nations Unies aux besoins du pays:

 

· L’harmonisation et la coordination des activités,

 

· La mise en commun des ressources financières et humaines en vue de la réalisation des projets communs,

 

· La rationalisation des dépenses

 

· La recherche de l’efficience et l’efficacité dans l’action.

 

La création du BINUCA est non seulement une approche moderne de gestion du soutien des Nations Unies aux pays membres, c’est aussi la traduction en actions des efforts du BONUCA et en particulier  des recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI), du 8 au 20 décembre 2008.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 01:12


bonne-annee

Elois-Anguimat-.jpg

 

Bangui, 22 janv.2010 (C.A.P) - Eloi Anguimaté, un des premiers si ce n’est le premier à avoir déclaré sa candidature à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique s’est vu obligé de se cacher après qu’un véhicule bourré de militaires en uniformes et lourdement armés s’était nuitamment pointé à son domicile à Bangui. 

C’est à deux heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi 21 janvier 2010 que le gardien du domicile d’Anguimaté a eu affaire à un détachement de militaires à bord d’un véhicule, venus comme pour repérer les lieux. Dans l’après-midi du jeudi, d’autres militaires en uniformes et armés sont revenus cette fois-ci à moto aux environs de 15 heures.  Craignant pour sa sécurité, Eloi Anguimaté avait déjà pris le large pour se planquer.

Selon une source proche du candidat, celui-ci dit totalement ignorer les raisons de cette descente musclée à son domicile. Est-ce une simple démarche visant à intimider ce candidat ou autre chose, les prochaines heures nous le diront. Avec ce qui est arrivé à Charles Massi, tous les leaders de l’opposition politique centrafricaine ne peuvent qu’avoir des raisons de s’inquiéter pour leur sécurité. Dans une telle ambiance, on ne voit pas comment la future campagne électorale pourrait se dérouler convenablement.

Pour certains observateurs à Bangui, on s’explique difficilement pourquoi le pouvoir en place cherche des poux sur la tête du candidat Eloi Anguimaté qui ne semble pas a priori, représenter un quelconque danger pour le candidat Bozizé. Depuis qu’il a annoncé sa candidature, il s’est tenu tranquille et n’a pas émis publiquement la moindre critique sur le pouvoir en place. Si Bozizé voulait faire gratuitement de la publicité au candidat Eloi Anguimaté, il ne s’y prendrait pas autrement.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:07


bonne-annee

Francis-Boziz-.jpg

                       Jean Francis Bozizé

 

BANGUI – (AFP)  21 janvier 2010 19h46 - Les autorités centrafricaines ont démenti avoir arrêté, détenu et torturé à mort Charles Massi comme l'affirment la famille et le parti de cet ex-ministre et chef rebelle, dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP.

"Le ministère de la Défense nationale voudrait opposer un démenti formel aux allégations mensongères" de la famille et du parti de Charles Massi affirmant qu'il "serait mort (le 8 janvier) en détention, à l'issue de multiples tortures et mauvais traitements", selon ce texte du ministre de la Défense Jean-Francis Bozizé.

"Il s'agit d'une véritable campagne d'intoxication", ajoute-t-il, estimant que ses auteurs veulent "semer la confusion".

"Hormis les annonces et les revirements spectaculaires de Massi, le gouvernement n'a nullement connaissance" des "faits et gestes" de l'ex-ministre, assure Jean-Francis Bozizé, disant son souhait de voir M. Massi "entrer dans le processus de paix" engagé fin 2008.

Le 16 janvier, l'épouse et le parti de M. Massi, le Forum démocratique pour la modernité (Fodem), avaient affirmé qu'il était mort en détention huit jours plus tôt "des suites de tortures" après avoir été arrêté le 19 décembre près du Tchad, demandant aux autorités une preuve de vie ou le corps du chef rebelle.

Principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest du pays, Charles Massi, 57 ans, a été plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé (1993-2003) et de l'actuel chef d'Etat, François Bozizé.

En mai 2009, il avait été arrêté dans le sud tchadien alors qu'il tentait d'aller en Centrafrique, selon N'Djamena, qui l'avait emprisonné notamment pour "tentative de déstabilisation d'un pays voisin" avant de le libérer le 8 juillet.

Dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP, la CPJP a à son tour "exigé du pouvoir de Bangui, la preuve de vie du colonel Massi afin d'éviter tout embrasement inutile", demandant l'ouverture d'une enquête.

"Nous invitons la communauté internationale à s'impliquer pour faire la lumière sur cette affaire regrettable et préoccupante", écrit la CPJP, qui dénonce "un mutisme inquiétant autour (...) du sort" de M. Massi.

"Nous voulons toujours croire que le colonel Massi est en vie. Dans le cas contraire, les conséquences seront très graves", ajoute la rébellion.

L'opposition et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth, un des principaux ex-mouvements rebelles engagés dans le processus de paix, ont dans un autre communiqué condamné "l'assassinat" de M. Massi.

Evoquant "un acte prémédité décidé au plus haut sommet de l'Etat", ils ont demandé que "son corps soit remis à sa famille" et qu'une "commission d'enquête internationale indépendante" soit mise en place "en vue de faire la lumière" sur cette affaire.

 

NDLR : Cette sortie médiatique des autorités de Bangui rompt certes le lourd silence qu’elles ont observé jusqu’à présent sur l’affaire Massi. Ce démenti en réalité n’en est pas un et enfonce même davantage le régime de Bozizé. En tout cas personne ne peut être rassuré, surtout pas la famille de l’intéressé. Pourquoi avoir expulsé de Bangui son épouse sous prétexte de raisons d’Etat alors qu’elle était seulement venue tenter de faire la lumière sur le sort de son mari ?

Selon un proche de Bozizé qui a requis l’anonymat, Charles Massi aurait bien  été exécuté par le lieutenant Abel Dénamganai et le capitaine Vianney Semndiro commandant la garnison de Bossembélé de triste réputation, tous deux de la garde présidentielle et hommes des missions spéciales et basses besognes de Bozizé. Ce rôle était naguère dévolu au capitaine Eugène Ngaikoissé alias « le boucher de Paoua » qui a de plus en plus l’impression que Bozizé veut lui faire porter tout seul le chapeau des missions de massacres à grande échelle des populations du Nord Ouest dont il était pourtant le donneur d’ordre mais qu’il ne veut pas assumer, un peu comme le capitaine Moussa Dadis Camarade de Guinée  avec son aide de camp qui a fini par lui tirer dessus. On connaît la suite à Conakry mais pas encore à Bangui.

Le chef rebelle du FDPC Abdoulye Miskine dont les sanguinaires de Bangui ont éxecuté dernièrement deux des éléments dans les locaux même de l'OCRB, doit certainement se dire intérieurement, à la lumière du sort infligé à Massi, qu'il avait parfaitement eu raison de n'être pas rentré à Bangui malgré les pressions libyennes et celles de Bozizé. 




Convergence Citoyenne de Concertation Contre la Dictature   (CCCCD)

                                                                    

                                                                                            Tel: 06  31  12  52  51

                                                                                                  06  99  62  67  04

 

 

Communique de presse no 007

 

 

Nous, Convergence Citoyenne de Concertation Contre la Dictature, (C.C.C.C.D.) apprenons avec stupeur et indignation les informations persitantes selon lesquelles le Compatriote Charles Massi Président fondateur de ''FODEM'' patriote et combattant de la liberté a été arrêté au Tchad , puis transféré dans la triste et célébre camp de torture et d'éxécution de Bossembele situé  à  120 km de Bangui, où ce dernier serait décédé à la suite des traitements inhumains et dégrandants.

Cette pratique qui ressemble comme une goutte d'eau à celle infigée à d'autres compatriotes comme GRELOMBE et son fils Martin, aux assassinats de Kembe, de Paoua,et autres crimes restés à ce jours impunis, est la methode de l'actuel gouvernement et son Général Président formé à l'école de son maître Bokassa- Patasse.

Encore une fois, un régime de terreur est né, plus féroce, plus insidieuse, plus cinique, plus brutal; un autre ange de la mort plane sur la Centrafrique;

 La Convergence Citoyenne en appelle à la conscience de chaque centrafricaine et centrafricain digne de ce nom, qu'il soit à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, les forces vives de la  combattantes, de se lever comme un seul bloc pour demander des comptes à Bozize et à son gouvernement de ''kwa na kwa'' , alias ''la Mort, rien que la mort'' sur le  décès confirmé ou non de Charles Massi; elle exige une mission d'enquête sur les conditions dans lesquelles Mr MASSI a été transféré du Tchad en Centrafrique pour être ainsi livré aux bourreaux à la solde des régimes BOZIZE-DEBY.

 

Combattre la dictature, l'oppression, la tyrannie est un devoir et un droit

                                                                       

Fait à Bordeaux le 21 Janvier 2010

Pour Convergence Citoyenne

                                                               

Le Directeur Exécutif

Aboukary Tembeley                  aboukarytembeley@yahoo.fr

  

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 02:03


bonne-annee

Binguimalet.jpg

BANGUI – (AFP) 20 janvier 2010 18h48 - L'annonce par l'opposition centrafricaine de sa décision de suspendre sa participation à la Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine a provoqué des remous parmi les formations qui la composent, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

Selon l'avocat Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la Nation (UFVN, coalition de l'opposition), cinq opposants qui représentaient leurs formations à la CEI ont été suspendus par leurs partis pour avoir défié la décision de ne plus assister aux travaux de la commission électorale.

La CEI compte en tout 30 membres, dont 15 représentés auparavant par le groupe des partis de l'opposition, celui des ex-rébellions et celui dit des "autres partis". Ces trois groupes sont rassemblés au sein du "Collectif des forces du changement", qui a décidé le 13 janvier de ne plus participer aux activités de la commission.

Cinq personnalités, parmi les 15 concernées par la suspension, ont protesté contre le boycott et ont continué à participer aux travaux de la CEI, selon Me Henri Pouzère.

"C'est un acte de rébellion. Et nous avons décidé de les suspendre et de dire qu'ils ne nous représentent plus là-bas", a déclaré Me Pouzère qui, lui, suspendu ses activités à la Coordination de la CEI.

"Les gens que nous avons envoyés à la CEI (...) n'ont d'autres pouvoirs que ceux que nous leur avons délégués. Ils ne peuvent pas ne pas se soumettre à nous", a-t-il ajouté.

Joint par l'AFP, un des cinq opposants "dissidents", Gabriel Goloumo, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, de l'ex-président André Kolingba), a expliqué qu'ils ne se reconnaissaient pas dans le Collectif des forces du changement.

Le Collectif réclame notamment la démission du président de la CEI, le pasteur Joseph Binguimalé, qu'il juge partial, et la dissolution de tous les comités électoraux locaux et consulaires, qu'il estime "illégalement nommés".

La commission électorale doit organiser et superviser des scrutins présidentiel et législatifs prévus cette année en Centrafrique, à une date non encore fixée officiellement. Selon l'ONU, ces élections doivent être organisées avant fin avril 2010 pour être constitutionnelles.



NDLR : C'est bien connu en RCA qu'être membre de la commission électorale représente pour certains, une fin en soi qui permet à quelques crève la faim d'exister. S'il est vrai que dès le départ l'opposition aurait dû faire preuve de discernement et surtout de vigilance pour rejeter d'emeblée la désignation par Bozizé du vrai faux pasteur Joseph Binguimalet, elle est néanmoins aussi tout à fait dans son droit de se raviser et exiger à un moment donné, si elle constate de graves manquements, la démission de ce président malhonnête pour ne pas laisser le pays aller à une mascarade électorale comme en 2005. 
Il est fort regrettable qu'un illustre inconnu comme Gabriel Goloumo, sorti totalement du néant dans des conditions encore non élucidées au RDC, objet de controverse au sein même de ce parti parce que parachuté par des gens tapis dans l'ombre autour d'un André Kolingba physiquement diminué,  parvienne à manipuler quelques membres de la CEI pour la préservation de leurs intérêts personnels qui sont totalement aux antipodes de ceux des Centrafricains.
Si les conditions de la lutte contre les préparatifs du hold-up électoral par Bozizé et son complice infiltré à la CEI exigent la mise en place d'une structure plus large que celle de l'UFVN afin de rassembler toutes les bonnes volontés, il n'y a aucune raison que certains malins sans envergure cherchent à semer la zizanie au sein de l'opposition en voulant à tout prix s'accrocher à des prébendes que leur position à la CEI leur procure.
Les lourdes et graves accusations qui pèsent sur le président de la CEI justifient amplement que ce dernier laisse la place à un autre fils du pays et regagne sa prétendue église en région parisienne. En peu de temps, il a étalé son incompétence, sa malhonnêteté, sa soif de l'argent et du bien matériel. On n'a pas besoin d'un tel personnage à la tête de la CEI. Il est donc temps d'arrêter les frais avec lui.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 02:00


bonne-annee

Cemac-si-ge.jpg

 

Source : lanouvelleexpression.info Mercredi, 20 Janvier 2010 08:06

 
Selon nos informations, les autorités centrafricaines doivent en partie la réussite du dixième sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) au Cameroun. Bien qu’il soit difficile de se prononcer avec exactitude sur le montant de l’enveloppe, des sources proches des centres de décisions au Cameroun et en Centrafrique rapportent que Paul Biya aurait ordonné le déblocage d’une importante enveloppe au profit de la République centrafricaine, question de permettre aux dirigeants de ce pays frère et voisin de mieux se préparer pour accueillir les chefs d’Etat de la Cemac, leurs délégations ainsi que des invités spéciaux.

Une dotation décidée lors de la visite effectuée à Yaoundé en début décembre 2009 par le président centrafricain François Bozizé Yagovounda. Un geste de solidarité Sud-Sud qui n’est pas le premier, puisque déjà lors du dialogue inclusif centrafricain il y a un peu plus d’un an, une somme évaluée autour d’un milliard de francs Cfa avait été mise à la disposition des autorités de ce pays. Sauf qu’au regard du succès qu’a connu ce sommet, des analystes politiques ont tôt fait de conclure que le chef de l’Etat camerounais aurait par cet acte, décidé de soutenir implicitement le président Bozizé candidat à sa propre succession cette année.

Du coup, le beau-frère des Camerounais par ailleurs l’ex- président centrafricain Ange Félix Patassé aurait diversement apprécié cette aide du «grand frère », d’autant que ce dernier qui revient d’un exil de sept au Togo n’a jamais pardonné à Bozizé de l’avoir débarqué du pouvoir au terme d’une insurrection armée avec la complicité active du Tchadien Idriss Déby Itno et alors que le Cameroun se contentait d’une neutralité plutôt diversement appréciée.

Pendant que divers candidats fourbissent leurs armes pour la prochaine présidentielle, l’actuel chef de l’Etat a récemment frappé un grand coup, non seulement en accueillant avec succès le dixième sommet de la Cemac, mais aussi, avec l’arrestation quelques jours plutôt au Tchad d’un chef rebelle, en l’occurrence, le colonel Charles Massi, président du Bureau politique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (Cpjp), opération qui serait abondamment appuyée, coté renseignements, sur l’expertise camerounaise.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 01:50


bonne-annee

027082009155005000000MASSI.jpg


DECLARATION DU COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

 

Aux termes d'une déclaration du Bureau Politique du FODEM et de la famille de Charles MASSI datée du 16 janvier 2010, il ressort que « l’ex Ministre d'Etat Président fondateur du FODEM et Président du Bureau Politique de la Convention des Patriotes pour la Justice et ta Paix (CPJP), le Colonel-Pharmacien Charles MASSl a été torturé et assassiné par te Général-Pasteur-Président François BOZIZE et ses sbires. Selon les informations recueillies sur te terrain à Bossembélé et également fournies par l'entourage de François BOZIZE et de son fils Francis BOZIZE ainsi qu'auprès des éléments de la garde présidentielle, Charles MASSI a été torturé par François BOZIZE en personne et est mort des suites des tortures qu'il a subies depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19h à Bossembélé ».

Face à ces graves accusations, le Collectif des Forces du Changement s’étonne du silence des autorités Centrafricaines. L'absence de démenti officiel des mis en cause accrédite la thèse de l'assassinat de Chartes MASSI.

Il y a lieu de noter que le 31 décembre 2009 dans son adresse à la Nation en langue sango, le Président François BOZIZE avait déclaré qu'il mettait en garde tous ceux qui s'opposeraient à sa politique et qu'il n'hésiterait pas à les « charcuter» (mbi ke doroko ala).

Or au moment où cette déclaration était faite, Charles MASSI était déjà arrêté au Tchad depuis le 19 décembre 2009 et livré aux autorités centrafricaines.

En conséquence son assassinat relève d'un acte prémédité décidé au plus haut sommet de l'Etat.

Alors que le peuple centrafricain aspire légitimement à la paix dans la perspective des élections libres et transparentes, le Général François BOZIZE a opté pour des assassinats politiques comme mode de règlement des conflits politiques malgré les recommandations du Dialogue Politique Inclusif.

Cet acte odieux rappelle les nombreux et horribles assassinats commis par ce régime dans l'impunité totale.

De sources dignes de foi, une liste des leaders des partis politiques d'opposition, des mouvements politico- militaires et des organisations des droits de l'homme est établie et remise à un escadron de la mort en vue de leur élimination physique.

Le Collectif des forces du changement:

1- Condamne avec la dernière rigueur l'assassinat du Pharmacien-Colonel Charles MASSI et exige que son corps soit remis à sa femme.

2- Exige la mise en place d'une commission d'enquête internationale indépendante en vue de faire la lumière sur l'enlèvement au Tchad de Charles MASSI et tes circonstances de son assassinat sur le territoire Centrafricain.

3- Exige que les auteurs de cet assassinat soient poursuivis et jugés conformément à la loi.


Fait à Bangui, le 19 janvier 2010

Ont signé :

ADP                                                        C.E KEZZA KOYANGBO

ASD                                                        F. GOTTO GAZIAMODO


MLPC                                                      G.J.E KOYAMBOUNOU

LONDO                                                  Ferdinand DAGO

FC                                                           Gl Timothée MALENDOMA

CRPS                                                       Me Nicolas TIANGAYE

APRD                                                      Jean Jacques DEMAFOUTH

NAP                                                         Jean Jacques DEMAFOUTH

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 01:47


bonne-annee

A C cemac

COMMUNAUTE ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE L’AFRIQUE CENTRALE

10ème SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC

Bangui, 16 et 17 Janvier 2010



COMMUNIQUE FINAL

 

La Conférence des Chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique  Centrale (CEMAC) s'est réunie, en session ordinaire, les 16 et 17 janvier 2010 à Bangui (République centrafricaine), sous la présidence de Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine,  Président en exercice.

            Etaient présents:  

- Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun;

- Son Excellence Monsieur Denis SASSOU­N'GUESSO, Président de la République du Congo;

- Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise;

- Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale;

 - Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad.

Ont également pris part, en qualité d'observateurs,  

- Monsieur Xavier MICHEL, Directeur du Bureau régional Afrique centrale et Océan Indien, Représentant Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie;

- Monsieur KORDJE BEDOUMRA, Vice-Président, Représentant Monsieur Donald KABERUKA, Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement;

- Monsieur Laurean RUTAYISIRE, Administrateur de la République centrafricaine au Fonds Monétaire International.

- Monsieur Antoine NTSIMI, Président de la Commission de la CEMAC, rapportait les affaires  inscrites à l'ordre du jour.

Ont aussi assisté aux travaux de la Conférence; les membres du Conseil des Ministres de la CEMAC, les membres de la Commission, ainsi que les premiers responsables des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées de la Communauté.

La 10ème Conférence des Chefs d'Etat a été précédée de la 20ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l'Union Economique de l'Afrique Centrale (UEAC), tenue le 10 décembre 2009 à  Bangui.

La cérémonie solennelle d'ouverture de la Conférence a été marquée par trois allocutions: le mot de bienvenue du Président de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, l'allocution du Président de la Commission de la CEMAC et le discours d'ouverture de Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine, Chef de l'Etat, Président en exercice de la Conférence.

Abordant ses travaux, la Conférence a passé en revue la situation politique et sociale qui prévaut au sein de la Communauté. Elle a rendu un hommage appuyé au Président El Hadj OMAR BONGO ONDIMBA, décédé le 08 juin 2009

La Conférence s'est réjouie du déroulement pacifique des élections présidentielles au Congo, au Gabon et en Guinée Equatoriale et a réitéré ses vives félicitations à leurs Excellences MM. OBIANG NGUEMA MBASOGO, Denis SASSOU­N'GUESSO, et Ali BONGO ONDIMBA pour leur brillante élection à la tête de leurs pays respectifs.

La Conférence s'est également félicitée des actions entreprises pat Son Excellence Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, pour sauvegarder la paix et la concorde dans ce pays. Elle l'a encouragé à poursuivre ses efforts dans ce sens.

Evoquant le tremblement de terre survenu en République de Haïti, la Conférence a exprimé sa solidarité au Gouvernement et au peuple de ce pays frère, victimes de cette catastrophe naturelle.

La Conférence a soutenu la médiation conduite par le Président Blaise COMPAORE dans la crise en Guinée Conakry et souhaité un retour rapide à l'ordre constitutionnel.

Examinant l'état de mise en œuvre des réformes de la CEMAC la Conférence a suivi avec un intérêt tout particulier, la présentation du 4ème rapport d'étape de Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Chef de l'Etat, Président Dédié au Programme des Réformes Institutionnelles de la CEMAC.

Elle a ainsi été informée de l'état d'exécution des décisions de la Conférence Extraordinaire des Chefs d'Etat du 30 janvier 2009 à Libreville, et notamment des conclusions de l'audit de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC).

La Conférence, a ensuite, pris connaissance des avancées des chantiers du Programme des Réformes depuis sa conception.

A cet égard, elle a été informée des diligences entreprises dans le cadre du programme de renforcement -des capacités de la Commission, destiné à doter celle-ci en ressources humaines en quantité et en qualité suffisantes.

La Conférence s'est félicitée des avancées enregistrées dans la mise en œuvre de la feuille de route consensuelle visant la libre circulation des personnes. Elle a pris acte des engagements souscrits par les Etats membres d'émettre, au cours du l er trimestre 2010, leurs passeports biométriques CEMAC aux normes de l'OACI permettant à leurs détenteurs de circuler sans visa dans l'espace communautaire. Elle a invité la Commission et les Etats membres au respect des modalités convenues pour la mise en circulation du Passeport CEMAC biométrique avant la date buttoir fixée par l'OACI.

La Conférence s'est réjouie des progrès enregistrés dans la mise en œuvre du Programme des réformes institutionnelles de la CEMAC et a renouvelé ses félicitations à Son Excellence Monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président Dédié auxdites réformes, pour la qualité du travail accompli.

La Conférence a adopté, dans son intégralité, le 4ème rapport d'étape du Président Dédié et a décidé de fixer le siège de la Cour des Comptes Communautaires à N'djamena.

Poursuivant ses travaux, la Conférence a suivi une présentation détaillée du rapport final du Programme Economique Régional (PER) de la CEMAC. Elle s'est félicitée de la clarté, la précision et la cohérence de ce programme. Souscrivant à la vision présentée, la Conférence a adopté le PER dans sa globalité. Elle recommande cependant que des études approfondies sur les mécanismes de financement de ce programme, soient entreprises en vue de sa bonne exécution. Dans cette perspective, la Conférence a demandé aux Etats membres d'accélérer le règlement des arriérés dus au titre de la TCI.

la Conférence a été informée de l'impact de la crise financière internationale sur les économies de la CE MAC. Elle a instruit les Institutions de la Communauté et exhorté les Etats membres à entreprendre toutes les actions nécessaires à l'accomplissement des missions assignées au Comité de Veille mis en place pour le suivi et la mise en œuvre des mesures adoptées en vue de faire face à cette crise.

Prenant connaissance de l'évolution des négociations de l'Accord de Partenariat Economique (APE) avec l'Union européenne, la Conférence a réaffirmé l'engagement des Etats membres de la CEMAC à tout mettre en œuvre, avec les autres pays de la configuration négociante de l'Afrique centrale, pour conclure avec l'Union européenne un APE régional qui devra nécessairement prendre en compte le volet développement et faciliter l'arrimage harmonieux des économies de la région dans l'économie mondiale.

La Conférence a suivi respectivement le rapport présenté par le Gouverneur de la BEAC, le Président de la BDEAC, le Secrétaire général de la COBAC et le Président de la COSUMAF.

Le Gouverneur de la BEAC, après avoir fait le point sur l'environnement international, l'évolution macroéconomique des Etats de la CEMAC et la situation du système bancaire, a présenté les mesures prises par la Banque centrale pour juguler les effets néfastes de la crise financière internationale sur les économies de la CEMAC ainsi que les principaux chantiers structurants à portée régionale pilotés par l'Institut d'Emission. Il a, par ailleurs, informé la Conférence que le Fonds Monétaire International a procédé à une nouvelle allocation générale de DTS d'un montant d'environ 252,108 milliards de F cfa, ainsi qu'une allocation spéciale de l'ordre de 26,686 milliards de F cfa en faveur des pays membres de la CEMAC.

Le Président-de la BDEAC, à son tour, a fait état de la poursuite de l'exécution du Plan Stratégique 2008-2012 de son institution. Il a précisé que la BDEAC a financé des projets pour un montant total de F cfa 68 milliards au cours des deux dernières années. Il a, par ailleurs, informé la Conférence du lancement d'un vaste programme d'informatisation et de modernisation des processus opérationnels de la Banque, financé conjointement par l'Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale, pour un montant de 15 millions de dollars US. Il a, en outre, informé la Conférence de fa décision de l'Assemblée générale des Actionnaires de la BDEAC de porter le niveau du capital social de 94 à 250 milliards de F cfa, en vue de la poursuite des activités de mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des objectifs opérationnels du Plan.

Le Secrétaire général de la COBAC a, quant à lui, présenté la situation de son institution et relevé les actions entreprises, notamment dans la surveillance des établissements de crédit qui ont permis de contenir les effets directs de la crise financière sur le système bancaire. Il a sollicité le renforcement des capacités de la COBAC en moyens matériels et humains conséquents pour lui permettre de mieux accomplir sa mission.

La Conférence a réaffirmé l’importance de la COBAC dans sa mission de contrôle des banques et prend acte de la préoccupation exprimée en matière du renforcement des capacités de cette institution. Elle a reconnu par ailleurs, la nécessité de l'intervention des Etats pour soutenir les banques en période de crise. Elle a recommandé, cependant, que ce soutien tienne compte de la qualité de la gestion de ces banques.

Le Président de la COSUMAF, intervenant en dernier lieu dans l'examen de ce point, a précisé qu'au cours de dix années de son existence le marché financier de la CEMAC a contribué pour cent soixante quatorze milliards de Fcfa au financement des économies des pays membres. Il a relevé que pour permettre le développement du marché financier sous-régional, Il est nécessaire de rapprocher les places boursières de Douala et de Libreville et les doter des moyens financiers conséquents.

La Conférence a pris acte de cette présentation et a instruit la COSUMAF à entreprendre des actions permettant d'harmoniser les procédures des deux marc/lés financiers existants dans la sous-région.

Abordant le point sur la mise en place de la Compagnie aérienne communautaire Air CEMAC, la Conférence a été informée des actions récemment entreprises dans la conduite du projet et a pris acte des acquis obtenus.

La Conférence a décidé de fixer le siège de la Compagnie à Brazzaville, au Congo.

Au sujet des audits de la BEAC, la Conférence après avoir pris connaissance des conclusions des rapports présentés a apprécié la pertinence des recommandations formulées et les a adoptées dans leur intégralité.

En particulier, elle a décidé de :

1. instituer le principe de la rotation, par ordre alphabétique des Etats membres, au niveau de toutes les Institutions, Organes et Institutions spécialisées de la communauté, mettant ainsi fin au consensus de Fort Lamy;

2. relever de leurs fonctions Messieurs Philibert ANDZEMBE, Rigobert Roger ANDELY, André MFOULA et Madame Christiane Joëlle AKASSO;

3. modifier les statuts de la BEAC, en rapport avec le partenaire extérieur et de confier la présidence du Conseil d'Administration de la Banque au Ministre en charge du Comité Ministériel;

4. poursuivre en justice toutes les personnes impliquées dans les malversations et autres détournements tant au niveau du Bureau extérieur de Paris que dans les placements DATI;

5. instituer un audit annuel de l'ensemble des institutions, organes et institutions spécialisées de la CEMAC sous la supervision du Président Dédié aux Réformes Institutionnelles de la CE­MAC;

6. renforcer la prise de participation de la BEAC au capital de la BDEAC à hauteur de 30%.

Au titre des mesures individuelles, la Conférence a décidé de nommer aux postes ci-après :

1. Gouverneur de la BEAC: Lucas ABAGA NCHAMA

2. Président de la BDEAC: Michaël ADANDE.

Enfin, la Conférence a décidé d'installer le Parlement Communautaire au mois de mars 2010 à Malabo et de tenir, en marge de cette manifestation, une conférence extraordinaire des Chefs d'Etat.

Les Chefs d'Etat ont félicité leur Ami et Frère, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine, pour ses actions multiformes en qualité de Président en Exercice de la Conférence.

La présidence de la Communauté sera assurée, pour compter de ce jour, par Son Excellence Monsieur Denis SASSOU-N'GUESSO, Président de la République du CONGO.

La 11ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC se tiendra à Brazzaville, République du Congo.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat ont exprimé leurs sincères remerciements à leur Ami et Frère, Son Excellence Monsieur François BOZIZE YANGOUVONDA, Président de la République centrafricaine, au Gouvernement et au Peuple centrafricain, pour l'accueil chaleureux et fraternel, ainsi que pour l'hospitalité généreuse qui leur ont été réservés tout au long de leur séjour à Bangui.

Les travaux de la dixième session ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de la CEMAC se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité, de compréhension réciproque et d'entente cordiale.

Fait à Bangui, le 17 janvier 2010

Pour la Conférence des Chefs d'Etat,

Le Président en exercice,

Francois BOZIZE YANCOUVONDA

   

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 03:03


bonne-annee

billets-CFA.jpg


Dans sa parution du 30 novembre dernier, Centrafrique-Presse posait la question suivante : Que fera Bozizé des 26 milliards de F CFA qui viennent d’être virés par le FMI ?

Le siège de la BEAC à Yaoundé venait en effet d’informer par courrier en date du 19 novembre 2009 le Directeur national centrafricain de cette institution et les autorités centrafricaines du virement effectué par le FMI qu’il a transféré dans le compte courant du Trésor national de Bangui qui s'établissait à un montant de vingt cinq milliards sept cent quatre millions quatre cent cinquante quatre mille et cent soixante dix sept (25.704.454.177) de F CFA, presque 26 milliards de F CFA.

Cette manne était théoriquement destinée à apurer les dettes de l'Etat centrafricain auprès des banques de la place et le reliquat devrait servir à financer des projets éducatifs et de santé au profit de la population. Nous affirmions dans notre article que « connaissant la cupidité de Bozizé et sa clique, on craint que cet argent ne prenne une autre destination ». Nous ne croignions pas si bien dire. A présent nous sommes en mesure de dire à quoi a servi cet argent. Qu’est ce que Bozizé et son clan en ont fait ?

Une mission du FMI a en effet débarqué à Bangui le mardi 12 janvier 2010  et a procédé au contrôle de l'utilisation des 26 milliards CFA virés au trésor par le FMI via la BEAC et les résultats sont catastrophiques. Bozizé et son ministre des Finances, le sieur Albert Besse ont utilisé cet argent pour payer consécutivement deux mois de salaires aux fonctionnaires en novembre et décembre 2009, et  le reste de l'argent a été remis par le ministre Besse à Augustin Féigouto (ancien Directeur de la solde et actuel Chargé de Mission au cabinet du ministre des finances Albert Besse en matière de banques-assurances et institutions financières internationales, et par ailleurs trésorier général du KNK et également enfin, frère cadet de Mme Yvonne Mboïssona ancienne ministre des Eaux et Forêts, elle même cousine germaine de Bozizé) pour aller acheter des pick-ups à Dubaï pour la campagne du KNK.

Les mêmes Albert Besse et Augustin Féigouto ont utilisé le reste de l'argent en espèces pour acheter 50 pick-ups à la CFAO à Bangui, soit au total 100 pick-ups achetés sur les fonds du FMI, pour la campagne électorale de Bozizé et son parti KNK.

La mission du FMI n'a pas retrouvé les pièces comptables de ces dépenses au Trésor et a dû aller les récupérer à la CFAO à Bangui, du moins celles relatives aux 50 véhicules de campagne.

La délégation du FMI est repartie à Washington avec le représentant résident à Bangui de cette institution.  On s'attend donc dans la capitale centrafricaine à la sanction ultime: l'arrêt des décaissements du FMI pour la RCA. C’est le moins auquel Bozizé et sa clique s’exposent mais en ont-ils quelque chose à foutre avec les problèmes du pays du moment que la manne du FMI leur a permis d’acquérir les véhicules pour leur campagne électorale à si peu de frais. En clair, si par le plus grands des malheurs, Bozizé était réélu à l’issue des futures élections présidentielles, il pourrait dire merci au FMI.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 02:02


bonne-annee

A C cemac

 

La tenue du sommet de la CEMAC aura été pour Bozizé et sa clique un sujet d’auto-satisfaction. Ils auront réussi à ce que le sommet se tienne après plusieurs reports. Un boziziste confiait à la rédaction de Centrafrique-Presse que le sommet a permis la réhabilitation de la Cité des 14 villas, cité constituée de résidences de standing chefs d’Etat entre temps vandalisées et tombées en ruines. Il a aussi permis le ravalement de l’immeuble du siège de la CEMAC ainsi que la réfection de quelques tronçons de routes dans la ville de Bangui. Mais pour certains observateurs politiques avisés, la RCA aura été la plus grande perdante quant aux principales décisions adoptées à l’issue du huis clos des chefs d’Etat qui aura duré pratiquement cinq heures d’horloge.

En outre, du fait de la mauvaise direction des débats par le président en exercice sortant qui n’était autre que le calamiteux Bozizé, le sommet de Bangui aura surtout laissé paradoxalement un arrière goût très amer à presque tous les participants de tous les pays membres y compris au niveau des chefs d’Etat, à l’exception vraisemblablement de la Guinée équatoriale dont le boss, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo aura arraché le gros lot à savoir : obtenir que dorénavant toutes les postes de direction des institutions de la CEMAC soient tournants par ordre alphabétique à commencer par son pays pour ce qui est du gouvernorat de la BEAC.   

Selon les informations crédibles qui ont pu filtrer du huis clos des chefs d’Etat, le tout nouveau président gabonais est reparti de Bangui très furieux contre Bozizé qui, en ayant mal dirigé les discussions, n’a pas permis au Gabon d’obtenir la nomination de son candidat proposé pour achever le mandat de Philibert Andzembé au gouvernorat de la BEAC à Yaoundé. C’est d’ailleurs pour consoler le président gabonais que Bozizé a cru devoir sacrifier Anicet Georges Dologuélé et la présidence de la BDEAC qui traditionnellement revient à la RCA. C’est donc un Gabonais qui ira à Brazzaville. Lors du sommet extraordinaire prévu en mars prochain à Malabo, la RCA pourra-t-elle batailler pour obtenir au moins comme lot de consolation le seul poste qui reste à pourvoir : la présidence de la Commission de la CEMAC dont le sommet de Bangui n'a pas pu régler le cas et actuellement encore occupée par le Camerounais Nstimi ? Il est permis d'en douter. 

En arrivant en retard à Bangui, seulement samedi matin alors que ses autres homologues étaient déjà présents la veille au soir dans la capitale centrafricaine et avaient quasiment verrouillé certaines choses, Ali Bongo avait compromis les chances de son candidat au gouvernorat de la BEAC, Alexandre Barro-Chambrier qu’il avait pris le soin d’envoyer longtemps à l’avance se présenter à plusieurs chefs d’Etat. L’appui de Bozizé qui avait semble-t-il donné auparavant des assurances aux autorités gabonaises, lui a gravement fait défaut.

La mauvaise police des débats et les louvoiements de Bozizé ont fait que le président congolais a réussi à ravir au président Déby et au Tchad qui le réclamait aussi, le siège de la compagnie aérienne Air CEMAC. Ayant également perdu le vice-gouvernorat de la BEAC et devant juste se contenter de la cour arbitrale de justice de l’institution, le président Déby est également parti de Bangui mécontent. Il aurait feint d’aller aux toilettes et a en réalité quitté le sommet sans demander son reste.

Bozizé aura aussi réussi à mécontenter le président Paul Biya en faisant recevoir en audience le controversé patron de la banque CBC, Yves Michel Fotso par le président Obiang Nguema de la Guinée équatoriale. Ce dernier n’a pas fait autre chose que de ne pas décolérer contre le patron de la Commercial Bank du Cameroun avec qui il est en contentieux au sujet de la succursale de Malabo de cette banque qui lui réclame un dédommagement d’environ 50 milliards de F CFA.

Enfin, lors de la soirée de gala offerte aux chefs d’Etat par la partie centrafricaine, pour l’ouverture du bal, c’est l’épouse du ministre délégué à la présidence chargé de la défense, Jean Francis Bozizé fils de son père,  qui a été désignée par le protocole, on ne sait trop pour quelle raison, pour servir de cavalière au président Ali Bongo venu de Libreville sans son épouse. Allez-y comprendre ! C’est ainsi en bozizie… !

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE