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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 00:51


Gl Kandji Minurcat


(Afrique en ligne 22/02/2010)


Le Tchad va renvoyer les casques bleus de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), tout en conservant les travailleurs humanitaires de l'Organisation des Nations unies (ONU), a indiqué un communiqué de l'Etat rendu public ce dimanche à N'Djaména et dont la PANA a reçu copie.


Le communique indique que le Tchad va conserver le millier de travailleurs humanitaires qui sont présents dans le pays pour porter assistance à 240.000 réfugiés du Darfour, 180.000 Tchadiens déplacés par la guerre civile et 70.000 réfugiés venus de la République centrafricaine.


La Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a été déployée en 2009 pour protéger les civils et améliorer la distribution de l'aide à près d'un demi-million de réfugiés le long de la frontière. Elle vise aussi à promouvoir la paix au Tchad et en RCA.


Composée sur le papier de 5.200 hommes, la mission n'en compte en réalité sur le terrain que la moitié, malgré un budget de 690 millions de dollars US par an. Quarante pays y participent, dont la France, l'Irlande, le Togo, le Ghana, la Pologne, la Norvège et le Népal.


Rappelons que le président tchadien Idriss Déby Itno a déclaré le 9 février que son pays ne souhaitait pas le renouvellement du mandat de la force de maintien de la paix en raison de l'échec de sa mission.


Le Tchad a demandé mercredi le retrait de son territoire de plus de 2.700 casques bleus internationaux, pour les remplacer par ses propres troupes sur la frontière avec le Soudan, en contradiction avec les objectifs des diplomates et des Nations unies.



N'Djaména - Pana 22/02/2010

 

© Copyright Afrique en ligne

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 04:02



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appatement-Feindiro-006.JPG  entree-appatement-Feindiro.JPG

Façade et entrée du 10, rue Philibert Delorme à Joué les Tours(Indre et Loire) 
de l'immeuble où se trouve au 6è étage l'appartement acheté par Firmin Feindiro

 



O F F I C E                                       Jacques MONMARCHE    Jacques VAUTIER

N O T A R I A L                              Christian LE CLEZIO        Jean Michel COQUEMA

2. Avenue du Général de Gaulle                   ***

 BP 341                                                                      Notaires Associés

37303 JOUELES TOURS Cedex

Téléphone: 0247681515

Télécopie 0247681516

 

AF

AQ

VERSION 2000

N° 24433

Le 13/04/2005

 

ATTESTATION AVEC INDICATION DU PRIX

JE SOUSSIGNE Maître Jacques MONMARCHE Notaire Associé de la Société Civile Professionnelle «Jacques MONMARCHE, Jacques VAUTIER, Christian LE CLEZIO, Jean-Michel COQUEMA et ***, Notaires Associés» titulaire d'un Office Notarial à JOUE-LES-TOURS, 2, avenue du Général de Gaulle, certifie et atteste avoir reçu le 28 octobre 2008 la vente,

Par:

Monsieur Pascal Nestor Philippe Roland BOISGARD, agent de fabrication, demeurant à JOUE-LES-TOURS (37300) 10 rue Philibert Delorme.

 

Né à ABILLY (37160), le 19 mai 1966.

Célibataire.

 

Au profit de :

Monsieur Firmin FINDIRO, Magistrat, et Madame Léocadie NGON DJEN ECK,

Médecin, son épouse, demeurant ensemble             à BANGUI REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, BP 2224.

Nés savoir:

Monsieur FINDIRO à KEMBE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, le 24 septembre 1969,

Madame FINDIRO à DOUALA CAMEROUN, le 18 novembre 1965.

DESIGNATION

Désignation de L'ENSEMBLE IMMOBILIER dont dépendent les BIENS:

 

Un ensemble immobilier situé à JOUE-LES-TOURS (INDRE-ET-LOIRE) 37300 10, Rue Philibert DELORME.

Cadastré:

 

Section

Lieudit

Surface

BC

311

LA ROTIERE

00 ha05 a 63 ca

 

Désignation des BIENS :

Lot numéro trente (30):

Un appartement situé au sixième étage comprenant une entrée, une cuisine, une salle de bains, WC, salle de séjour, deux chambres, dégagement et rangements.

Et les cent quatre-vingt neuf /dix millièmes de la propriété du sol et des parties communes générales.

Lot numéro quatre-vinqt deux· (82) :

Une cave située au sous sol

Et les trois /dix millièmes de la propriété du sol et des parties communes générales.

 

 

Andrésy, Arras, Avallon-Bourgogne, Bordeaux, Bourg en Bresse, Cholet, Dinard,  Epinal- Fort-de-Françe, Gardanne (Marseille), Joué les Tours, La Ferté Bernard (Le Mans), Le Vésinet, Lille, Montpellier, Nérac (Agen), Nouméa,  Paris, Reims, Rennes, Rodez, Saint Priest (Lyon), Toulouse, Trans en Provence, Troyes, Uzès, Correspondants étrangers: Algérie. Allemagne. Belgique. Bénin. Cameroun. Canada. Danemark. Espagne. Grande Bretagne, Luxembourg. Maroc. Pays-Bas. Sénégal. Suisse. Togo.

L’ACQUEREUR est propriétaire des BIENS vendus à compter de la signature.

Il en a eu la jouissance dès avant ce jour par la prise de possession réelle depuis le 1er octobre 2008.

PRIX

La vente a été conclue moyennant le prix de QUATRE-VINGT TROIS MILLE EUROS (83.000.00 EUR)

Ce prix a été payé comptant et quittancé audit acte.

EN FOI DE QUOI la présente attestation est délivrée pour servir et valoir ce que de droit.

FAIT A JOUE – LES – TOURS (Indre-et-Loire)

Le 28 octobre 2008

 

NOTAIRES ASSOCIES



Enquête

Les ennuis politico-judiciaires que vit actuellement un certain Aristide-Briand Reboas qui fut, il n’y a pas encore longtemps Directeur du Bureau National de la Documentation (BND), le service de renseignement de Bozizé, ont un parfum de règlement de compte mafieux entre le parrain du gang qui n’est autre que sieur Firmin Feindiro, véritable demi-dieu du régime de Bangui et indéboulonnable Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui depuis le coup d’Etat du 15 mars 2003, et les autres membres du clan, en l’occurrence les frères Reboas.

Tout commence sur les bords de la Loire dans la magnifique ville de Tours en France où réside toujours actuellement Roger Reboas qui recommande un jour à son ami Firmin Feindiro, son frère cadet Aristide-Briand Reboas qui, après une vie de galère à Bordeaux, échoue chez lui à Tours où il finit par se faire embaucher comme pompiste dans une station service. C’est ainsi que compte tenu des relations de Feindiro avec Bozizé, il n’éprouvera aucune difficulté à faire bombarder Aristide Briand Reboas dans les fonctions de directeur des services de renseignement.

Firmin Feindiro avait totalement confiance à Roger Reboas au point même de lui confier la gestion de certains de ses comptes bancaires à Tours ainsi que les revenus de ses douteuses affaires d’enrichissement illicite. La preuve en est les informations sur le fonctionnement des dits comptes et l’acquisition par Feindiro à titre onéreux d’un appartement dans la proche banlieue de Tours, précisément à Joué Les Tours, qui commencent à maintenant à transpirer dans la presse centrafricaine sur internet.

Tout serait parti selon nos informations, de l’utilisation abusive par Roger Reboas d’une bonne partie du magot d’origine douteuse déposé sur un des comptes bancaires de Firmin Feindiro. Roger Reboas s’en serait servi pour acheter des véhicules dont des camions de transport qu’il aurait mis en circulation à Bangui. Lorsque Feindiro s’en serait aperçu, il a vu rouge et aurait saisi la justice en France en déposant une plainte contre Roger Reboas tout en déclenchant aussi sa foudre contre l’autre frère cadet, Aristide-Briand Reboas du BND à Bangui. Ce dernier s’était aussi spécialisé entre temps dans divers trafics d’enrichissement sans cause, en particulier l’escroquerie des hommes d’affaires et surtout des commerçants libanais de la place.  

On comprend donc pourquoi après l’avoir fait arrêter, Firmin Feindiro a également fait saisir tout les ordinateurs qu’utilisait Aristide-Briand Reboas au BND. Depuis quelques jours, c’est dans les geôles réservées aux délinquants que ce dernier a été placé sans doute sur instructions de Feindiro visiblement déterminé à lui faire payer son ingratitude à son égard.

A Tours, l’épouse d’Aristide Briand Reboas, met la pression par des messages téléphoniques répétitifs sur un rejeton de Bozizé surnommé Papy - qui commandait entre temps la police politique de son père en étroite collaboration avec Firmin Feindiro, le redoutable Service de recherche et d’Investigation (SRI) - qui vient lui aussi de s’installer dans la ville, de dire à son père de faire libérer son mari.  

S’agissant de Firmin Feindiro, est-il besoin de rappeler qu’il fut déjà Procureur de la République auprès du tribunal de grande instance de Bangui sous le régime du président Patassé. Il fut sanctionné par le conseil supérieur de la magistrature pour corruption aggravée. Il a trempé jusqu’au cou dans la grave affaire dite Zongo-Oil, une immense escroquerie et sur la fiscalité des produits pétroliers opérée par Sani Yalo sur le dos de l’Etat qui a suffisamment défrayé la chronique vers la fin du pouvoir de Patassé. Firmin Feindiro et l’épouse du ministre de la justice de l’époque ont été « cadeautés » d’une voiture chacun par Sani Yalo. Le ministre impliqué a été muté à la fonction publique et Firmin Feindiro fut rétrogradé et muté au tribunal d’instance de Kaga-Bandoro dans la préfecture de la Nana-Gribizi.

C’est à la faveur du coup d’Etat de Bozizé du 15 mars 2003 que tribalisme oblige, il a été nommé à nouveau Procureur de la République et exerce jusqu’à ce jour cette fonction qui lui permet de vivre un grand train de vie, de faire la pluie et le beau temps et de s’enrichir sans frais sur le dos des musulmans, des commerçants libanais et autres opérateurs économiques. Il est totalement impensable que son salaire de Procureur lui permette d’acheter un appartement à près de 100.000 euros en France et de disposer par ailleurs de plusieurs autres centaines de milliers d’euros sur des comptes bancaires toujours en France et sans doute aussi ailleurs, au Cameroun notamment, pays d’origine de son épouse. Comme l’autre indéboulonnable et aussi corrompu ministre des mines Sylvain Ndoutingai qui a déjà fêté en août 2007 son deuxième milliards de F CFA,  le Procureur de la République « à vie » Firmin Feindiro fait également partie des piliers du régime de Bozizé, assurés de la protection et impunité totales du dictateur sanguinaire de Bangui.

La Rédaction de C.A.P
 


 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 03:21

gl André Kolingba

 

Paris, 22 fév. 2010 (C.A.P) - Décédé depuis le 7 février dernier, la dépouille de l’ex président André Kolingba se trouve toujours à la morgue de l’Hôpital des armées du Val de Grâce de Paris. Théoriquement la mise en bière et la levée du corps est prévue pour le mardi 23 février à 9 h 30 mais des incertitudes demeurent sur la date du rapatriement vers Bangui de la dépouille du vieux général et le calendrier de ses funérailles. Un élément nouveau et pas des moindres vient parasiter les données.

C’est le déplacement que doit impérativement effectuer du 25 au 27 février prochain au Koweit, dit-on dans son entourage, le président Bozizé qui tient absolument par ailleurs à rendre hommage à son « frère d’arme » qu’il traitait pourtant de « serpent venimeux » il n’y a pas si longtemps, avant qu’il ne soit porté en terre et décréter quelques jours de deuil national en sa mémoire.

Mme Mireille Kolingba qui, soit dit en passant, a donné onze enfants à André Kolingba dit avoir beaucoup souffert avec son défunt mari et tient fermement à ce que le corps de son conjoint quitte Paris à bord du prochain vol régulier d’Air France mercredi prochain 24 février pour Bangui où elle entend faire procéder à l’inhumation dès le week-end prochain. D’où les tiraillements avec les officiels centrafricains car la volonté et le programme de la veuve du général ne tient pas compte des contraintes présidentielles de Bozizé.

Sur ces entrefaites, le fils aîné du président Kolingba, Désiré de son prénom, ci-devant ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, est attendu à Paris ce lundi 22 février où il tient lui aussi à assister le lendemain à la mise en bière de la dépouille de son géniteur. Les officiels de Bangui compte donc sur lui et espèrent qu’il réussira à faire entendre raison à sa belle mère afin qu’elle tienne absolument compte de l’agenda de Bozizé.    


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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 02:59


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A peine les lampions du Forum de Bamako où il avait pris part comme intervenant sur le bilan des cinquante ans d’indépendance des pays africains s’étaient-t-ils éteints que voilà l’ancien Premier Ministre Martin Ziguélé sauter à nouveau dans l’avion pour se rendre à Boston aux USA à l’invitation de l’Africa Business Club de la Harvard Business School. Maitrisant aussi parfaitement la langue de Shakespeare, il devait faire en Anglais, une intervention sur le thème de la croissance par l’intégration économique, l’exemple de la CEEAC. Ci-dessous, un descriptif du contexte de la conférence ainsi que la qualité des différents conférenciers et les thématiques abordés.

La rédaction de C.A.P

  

CONFERENCE DE L’AFRICA BUSINESS CLUB DE LA HARVARD BUSINESS SCHOOL

12 ème CONFERENCE ANNUELLE

BOSTON (MASSACHUSETS) 19 ET 20 FEVRIER 2010

THEME DE LA CONFERENCE : « UN CONTINENT QUI GAGNE EN MATURITE: LA DEFINITION D’UNE NOUVELLE ERE DE DEVELOPPEMENT DES AFFAIRES EN AFRIQUE »

Defining a New Era in African Business"

 

Présentation générale de la conférence et les justifications de l’invitation de Martin ZIGUELE

 

Cette conférence est la plus grande manifestation mondiale en milieu universitaire spécialement dédiée au développement des affaires en Afrique.

Il a réuni plus de 900 participants comprenant des étudiants africains et des hommes d’affaires du monde entier; et offre une plate-forme d’échanges et de contacts exceptionnels pour les hommes d’affaires et les leaders d’opinion, les sociétés sponsors, les étudiants actuels et les candidats à l’entrée du MBA de HARVARD, les anciens étudiants de Harvard et ceux des troisièmes cycles des autres facultés, et des enseignants-chercheurs du monde entier.

 

La conférence de 2010 s’est donc tenue sur le campus de la Harvard Business School à Boston les samedi 19 et dimanche 20 février et le thème central était:

“Un continent qui gagne en maturité: La définition d’une nouvelle ère de développement des affaires en Afrique.”

 

Les organisateurs de la conférence sont partis de l’idée que depuis que l’Africa Business Club a été créé il ya douze années, l’Afrique a connu des changements importants sur les plans politique et économiques, mais qu’il demeure des défis importants à relever.

En 2010, plus de 15 pays africains vont célébrer le 50ème anniversaire de leur indépendance et la Coupe du Monde sera jouée en Afrique du Sud. Au même moment, plusieurs défis continuent à mobiliser l’attention du monde sur l’Afrique.

 

Par exemple les violences au Zimbabwe et en Ouganda soulèvent la question de la stabilité politique dans les pays africains, les attaques des pirates en Somalie attirent de nouveau l’attention sur les craintes antérieures d’investir dans des conditions de sécurité acceptable en Afrique, et la couverture des médias internationaux sur les problèmes des réfugiés et des pandémies renforcent les investisseurs dans l’idée que l’Afrique n’est pas une destination viable pour les affaires.

 

L’objectif principal de la conférence est de mener la réflexion sur ce qui doit être concrètement entrepris pour changer cette perception et tracer des voies pour l’avenir.

 

Le panel dont faisait partie Martin Ziguélé a eu pour thème "Achieving Growth through Economic Integration » ou en français « Le renforcement de la croissance par l’intégration économique » et il a donc essentiellement parlé de la CEEAC.

Il était entouré à la tribune par: - Temitope W. Oshikoya (Director-General, West African Monetary Institute)

- Judith Aidoo (Chief Executive Officer, Caswell Capital Partners, LLC)
- Timothy S. McCoy (VP for Members Services - Corporate Council on Africa)

Au lieu de présentations écrites, Monsieur Tim McCoy le modérateur a indiqué sa préférence pour une session plus "informelle" et sur le mode de la conversation. Au lieu de speeches individuels successifs, le panel s’est déroulé sur le mode de questions/réponses avec l'animateur dans un premier temps, puis avec le public dans un deuxième temps.


Les thèmes/questions qu’ils ont avons abordés sont les suivants:

* Quelles sont quelques-unes des initiatives actuellement en cours, qui pourraient accroître considérablement le développement du secteur privé en Afrique et permettre la croissance des plus grands, les sociétés internationales en Afrique?

* Comment les communautés économiques régionales doivent gérer la dynamique des chevauchements? Un certain nombre de communautés économiques régionales (y compris l'EAC, le COMESA et la SADC, ainsi que l'UEMOA et la CEDEAO) ont des membres en commun. Est-ce du gaspillage? Comment coordonner les choses de façon à éviter plus / moins les doubles emplois? Comment, s'il en est, le dédoublement de toucher les investisseurs, à la fois africains et non africains?

* Quels autres types de dispositions institutionnelles doivent se produire à travers l'Afrique, afin que l'intégration régionale devienne vitale pour la croissance économique.

* Comment les organisations sous-régionales en Afrique ont l'intention d'aborder les questions de sécurité, d'autant que l'instabilité politique continue d'être un élément dissuasif pour l'investissement direct étranger en Afrique?

* Quels sont les trois principales possibilités que l'intégration régionale offre à l'investissement privé ?

* Quelles sont les ressources sous-régionales dont ont besoin - à la fois les gouvernements et le secteur privé - afin de réaliser leur plein potentiel en tant que blocs commerciaux efficaces ?

* Comment les jeunes entrepreneurs en herbe peuvent profiter des organisations sous-régionales pour établir et développer des entreprises florissantes?

* Quels sont certains les défis dont ces entrepreneurs devraient être informés? Quels sont certains exemples de réussite que vous connaissez?

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 02:54


Niger

 

NIAMEY - La junte militaire au Niger a donné les "garanties nécessaires" pour un retour à l'ordre constitutionnel et une nouvelle constitution sera élaborée, a déclaré dimanche à l'AFP Mohamed Ibn Chambas, président de la Commission de la Cédéao.

"Avec les membres de la junte nous avons discuté de comment faire pour que le pays retrouve dans les plus brefs délais une vie constitutionnelle normalisée", a indiqué le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

"Ils nous ont donné les garanties nécessaires et tout ceci va se faire avec la participation de la société civile et des partis politiques (...) Il y a un dialogue qui va s'installer avec toutes les forces vives de la nation qui va aboutir à l'élaboration d'une nouvelle constitution et une période de transition", a poursuivi M. Chambas.

Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre à Niamey avec les pustchistes qui ont pris le pouvoir jeudi.

M. Chambas est arrivé dans la capitale nigérienne dans la matinée avec Saïd Djinnit, représentant du secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest, basé à Dakar, et Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine.

Durant l'entretien avec les militaires putschistes, cette délégation internationale a aussi "reçu des garanties sur le fait que les membres de l'ancien régime ainsi que l'ancien président sont bien traités et dans de bonnes conditions de vie", a indiqué M. Chambas.

MM. Chambas, Djinnit et Lamamra, qui avaient rencontré dans l'après-midi des représentants de la société civile, de partis politiques et des diplomates, devaient quitter le Niger en fin de journée.

(©AFP / 21 février 2010 18h52)



NIGER : Deux mauvaises actions en font-elles une bonne?

DAKAR, 20 février 2010 (IRIN) - Les partis d'opposition, le plus grand syndicat du Niger et les membres de la société civile ont annoncé, le 19 février, leur soutien à un conseil gouvernemental militaire qui a enlevé le président Mamadou Tandja la veille et suspendu une Constitution contestée.

Alors que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a condamné le coup d'État comme étant une « ascension au pouvoir » inconstitutionnelle et l'Union africaine a suspendu le Niger, Chris Fomunyoh, directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest et centrale de l'Institut Démocratique National, une organisation non gouvernementale (ONG) dont le siège se trouve aux États-Unis, a dit que M. Tandja avait gardé le pouvoir illégalement.

  « Je ne dirais jamais qu'un coup d'État est une bonne chose, mais M. Tandja a fait tellement de tort aux Nigériens que si ses torts peuvent être réparés, alors la démocratie peut avoir une chance d'avoir à nouveau gain de cause au Niger ».

Au cours de l'année passée, M. Tandja a dissous le Parlement et la Cours constitutionnelle, organisé un référendum contesté et boycotté en août dernier pour supprimer la limite du mandat présidentiel - ce qui lui aurait permis de rester au pouvoir au moins jusqu'en 2013 - et maintenu les élections législatives en octobre, ce qui a valu au pays d'être suspendu du bloc économique régional, la CEDEAO.

  Aide

L'Union européenne a alors interrompu le versement de plus de 600 millions de dollars annuels de soutien budgétaire et d'aide au développement. Les États-Unis ont gelé environ 50 millions de dollars de soutien non humanitaire.

« Ouf ! Le Niger est sauvé aujourd'hui [le 18 février] », a dit à IRIN Habibou El Hadj Manzo, agent d'élevage à Agadez, un village du désert au nord du pays. « Même s'il y a eu quelques morts, c'est [le coup d'État] pardonnable, puisque si rien n'est fait, c'est le peuple entier qui va mourir de faim et de soif ».

Plus de la moitié des 15 millions d'habitants n'ont plus que deux mois de réserves alimentaires pour patienter jusqu'à la récolte de 2010 - dans neuf mois, selon les Nations Unies.

Le coup d'État a potentiellement sauvé le pays de la violence, a dit à IRIN Oumarou Keïta, deuxième Rapporteur à la Commission nationale des droits de l'homme et des libertés fondamentales. « Ce coup d'Etat intervient dans un contexte de crispation et de tension politique. L'échec du dialogue politique inter-nigérien du fait du président Tandja exposait le Niger à une situation potentiellement conflictuelle. Aussi, l'option choisie par Tandja et ses proches d'isoler le pays de la communauté internationale est lourde de conséquences que les citoyens ».

Un agent du ministère de la Finance qui a préféré garder l'anonymat a dit à IRIN qu'il était soulagé par la prise du pouvoir. « Le président ne cessait de répéter que le pays disposait de ressources, mais les choses s'échauffaient avec la famine que personne n'ose mentionner. Les bailleurs de fonds nous abandonnaient. Nous étions inquiets que les choses arrivent à un point où nous ne recevrions plus de salaires ».

 « Le voleur volé »

Le coup d'État n'est peut-être pas justifié, mais il était inévitable, a dit à IRIN le sociologue nigérien Issouf Bayard depuis la capitale, Niamey. « Nous avons essayé d'utiliser nos institutions politiques pour le pousser à respecter la Constitution, mais M. Tandja les a dissoutes. Nous avons essayé le dialogue, mais il a abouti à une impasse. Les issues probables étaient un soulèvement populaire, des grèves qui auraient paralysé le pays ou un coup d'État militaire ».

Selon M. Bayard, le vote de changement de la Constitution du 4 août 2009 était un acte de vol. « M. Tandja prenait ce qui ne lui appartenait pas de façon légitime en volant ce vote. Nous étions ensuite confrontés à une situation nous obligeant à voler le voleur - même si en principe c'est mal de voler ».

 Régime militaire

Le plus grand syndicat du pays a appelé à un retour rapide à un gouvernement démocratique civil.
Le meneur du coup d'État, Djibrilla Hima Hamidou - qui avait pris part au coup d'État qui avait tué le président Ibrahim Maïnassara Baré en 1999 - a dit à IRIN que le conseil militaire voulait stabiliser le pays, trouver une façon de sortir de la crise constitutionnelle et protéger les Nigériens de tout préjudice supplémentaire.

L'agent du ministère de la Finance a dit à IRIN qu'il croyait que les militaires agissaient en toute bonne foi. « Nous ne voulons pas avoir sur les bras un M. Dadis [meneur du coup d'État guinéen] qui refuse de quitter le pouvoir, mais il est trop tôt pour avoir ce genre de craintes. Nous avons vécu dans une crise politique pendant les six derniers mois. Cela pourrait être notre porte de sortie ».

Les appels à quitter le pouvoir adressés au meneur du coup d'État de 2008 en Guinée, Moussa Dadis Camara, ont régulièrement augmenté et ont atteint leur paroxysme dans une tentative d'assassinat contre lui en décembre dernier.

À la question de savoir si les dirigeants militaires risquaient d'éloigner le pays encore plus loin de la constitutionnalité, l'analyste de la démocratie, a répondu M. Fomunyoh : « Il y a peu d'avantages pour eux. L'armée nigérienne a appris ses leçons de l'assassinat de l'autocrate Ibrahim Maïnassara Baré [en 1999] et du renversement de M. Tanjda, qui n'a pas pu démanteler la démocratie sans impunité ».

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 02:44


Blaise Compaoré

 

OUAGADOUGOU - Le médiateur dans la crise ivoirienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, se rendra lundi en Côte d'Ivoire pour y rencontrer les principaux dirigeants et tenter de débloquer le processus électoral, a annoncé dimanche la présidence du Burkina Faso.

M. Compaoré s'entretiendra avec l'exécutif et l'opposition "dans le cadre des discussions de sortie de crise", ont précisé à l'AFP ses services.

Dimanche à Ouagadougou, le chef de l'Etat burkinabè a rencontré les deux leaders de l'opposition ivoirienne, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara. Mais ces discussions n'ont pas permis de sortir de l'impasse née de la dissolution du gouvernement et de la commission électorale par le président Laurent Gbagbo le 12 février.

Un sommet "en urgence" de M. Compaoré et des principaux dirigeants ivoiriens a donc été annoncé pour tenter de "débloquer" la situation.

Les parties vont prévoir "dans les jours à venir une réunion en urgence pour aborder cette question de fond du processus électoral dans la semaine", a indiqué le numéro un burkinabè.

Il doit s'agir d'une réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), qui rassemble les présidents Compaoré et Gbagbo, le Premier ministre reconduit Guillaume Soro ainsi que MM. Bédié et Ouattara, instance créée pour l'application de l'accord de paix signé en 2007 à Ouagadougou.

Annoncée pour lundi après plusieurs reports, la formation du nouveau cabinet de M. Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a été bloquée cette semaine par l'opposition.

Cette dernière a réitéré dimanche son exigence d'un "rétablissement immédiat" de la Commission électorale indépendante (CEI), accusée par le camp Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants, avant toute discussion sur le gouvernement.

Mais dimanche soir, dans l'entourage de M. Soro, on confirmait la date de lundi. "La date que le Premier ministre et le chef de l'Etat se sont fixée, c'est lundi", a-t-on insisté, jugeant que le problème du gouvernement "n'est pas lié au CPC".

Ce blocage politique s'est accompagné au cours de la semaine d'un fort regain de tension dans le pays.

Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.

Cinq personnes sont mortes vendredi à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.

Les derniers développements ont renvoyé à une date indéfinie le scrutin présidentiel, censé permettre de clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux. L'élection devait initialement avoir lieu en 2005, au terme du mandat de M. Gbagbo, élu pour cinq ans en 2000.

(©AFP / 21 février 2010 23h15)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 17:43


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APA - Ban­gui 21 février 2010 (Cen­tra­frique) En­vi­ron une qua­ran­taine d’hommes armés de la LRA ou­gan­daise de Jo­seph Kony ont pris d’as­saut l’Eglise Ca­tho­lique de la ville de Rafaï, ven­dre­di 19 fé­vrier 2010, à 18 heures, lo­ca­li­té si­tuée à 900 km de la ca­pi­tale Ban­gui, au Sud est de Cen­tra­frique, selon le cor­res­pon­dant de la radio ru­rale.

Selon le cor­res­pon­dant, les élé­ments des Forces Ar­mées Cen­tra­fri­caines (FACA), ar­ri­vés sur les lieux ont réus­si à mettre en fuite les pillards qui ont lar­ge­ment eu le temps de piller et sac­ca­ger l’Eglise ca­tho­lique en en­le­vant une tren­taine de per­sonnes.

« Jusqu’à pré­sent les élé­ments des forces de dé­fense sont à la pour­suite des as­saillants qui se sont re­pliés vers Ba­roua à 147 km de Rafaï », a conclu le cor­res­pon­dant.

Il est à noter que ces in­di­vi­dus armés, re­con­nus très vite par la po­pu­la­tion comme étant des ‘’Ton­go-Ton­go’’ (nom donné aux hommes de l’Armée de ré­sis­tance du sei­gneur de Jo­seph Kony, LRA ont at­ta­qué la ville mi­nière cen­tra­fri­caine de Nzako au Sud Est, dont des ha­bi­tants ont été en­le­vés, le 11 fé­vrier der­nier.

Di­ri­gée par Jo­seph Kony, la LRA, une des gué­rillas les plus bru­tales au monde, selon cer­tains ob­ser­va­teurs, a com­men­cé à être ac­tive en 1988 dans le nord de l’Ou­gan­da.

En 2005, ses com­bat­tants se sont éloi­gnés de leurs bases tra­di­tion­nelles pour s’ins­tal­ler dans l’ex­trême nord-est de la Ré­pu­blique dé­mo­cra­tique du Congo (RDC), fron­ta­lière de la Cen­tra­frique.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 04:01


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Les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont effectué vendredi un raid dans l'extrémité orientale de la République centrafricaine. Ils ont tué deux personnes et en ont enlevé 30 autres, ont rapporté samedi la presse locale et un témoin.

"Deux personnes ont été tuées à coups de machette et de bâton et 14 autres ont été grièvement blessées", a déclaré à Reuters par téléphone Désiré Gassi, un habitant de la ville de Rafai.

Il s'agit de la troisième incursion en moins de deux semaines d'éléments de la LRA en RCA. Les dirigeants de ce mouvement, en lutte contre le gouvernement ougandais depuis 20 ans, sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI).

(ats / 21 février 2010 03:38)


NDLR : Que se passe-t-il réellement à Rafai, Obo, Zémio, Nzako etc...Quel nombre de morts faut-t-il atteindre pour que Bozizé et son fils Jean Francis qui prétendent diriger ce pays réagissent afin de protéger les innocentes populations du Sud Est de la République centrafricaine ? Leur attitude est une démission et doit être dénoncée comme une haute trahison. Ils ont visiblement sacrifié définitivement ces compatriotes de l'extrême Sud Est en les laissant à la merci des criminels de Joseph Kony qui ont transporté leur guerre ougandaise sur le territoire centrafricain. Jusqu'à quand l'armée ougandaise continuera-t-elle de stationner sur cette partie du territoire centrafricain ? Autant de questions auxquelles on aimerait bien avoir des réponses de la part des pseudos dirigeants de Bangui qui n'ont manifestement rien à foutre du sort des citoyens de cette partie du pays.
 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 01:22


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Par Thomas Hofnung Libération 20/02/2010

On se demandait pourquoi Nicolas Sarkozy avait décidé d’ajouter une étape au Gabon, la semaine prochaine, à son voyage au Rwanda destiné à sceller la réconciliation avec Kigali, le 25 février. Depuis son élection, en mai 2007, c’est en effet la troisième fois qu’il se rendra à Libreville. Depuis vendredi soir, on a la réponse. Paris a décidé de fermer sa base militaire à Dakar pour ne conserver qu’une seule emprise permanente sur la façade atlantique du continent africain, au Gabon. En rendant visite à Ali Bongo, le fils du défunt président Omar Bongo, élu dans des conditions contestées l’été dernier, Nicolas Sarkozy vient souligner l’intérêt stratégique que revêt le Gabon pour la France.

Vendredi, c’est le ministre français de la Défense, Hervé Morin, qui est venu annoncer la nouvelle au président Abdoulaye Wade à Dakar. Il était porteur d’un message personnel de Nicolas Sarkozy à son homologue sénégalais. Histoire de faire passer la pilule, Morin a annoncé que les 1200 hommes déployés à Dakar seraient remplacés par un «pôle de coopération militaire à vocation régionale», aux contours vagues. Mais c’est bien une page d’histoire qui va se tourner entre les deux pays. Le Sénégal fut une colonie française durant trois siècles avant d’accéder à l’indépendance, voici 50 ans. Dakar fut la capitale de l’AOF (Afrique occidentale française). Les liens historiques et culturels entre Paris et Dakar sont infiniment plus riches et étroits que ceux qui peuvent exister entre la France et le Gabon.

Après la base militaire d’Abidjan, dont la fermeture a été décidée en catimini, la France poursuit donc la réorganisation de se présence militaire sur le continent. Libreville présente un avantage considérable: la base militaire française est attenante à l’aéroport. A Dakar, elle est distante d’une dizaine de kilomètres. Par le passé, l’aéroport de Libreville a servi à évacuer des ressortissants français fuyant des crises au Congo-Brazzaville, au Tchad ou en Centrafrique. De la capitale gabonaise, il est aussi aisé d’envoyer des renforts militaires en Afrique centrale, ou encore en Côte d’Ivoire.

Avant son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de moderniser les relations de la France et l’Afrique. S’il semble bien décidé à faire évoluer la carte militaire et à jeter par dessus bord l’encombrant képi de «gendarme de l’Afrique», on ne peut pas en dire autant de sa diplomatie. Formé à l’école de Charles Pasqua, le chef de l’Etat continue de recourir aux réseaux parallèles et aux rapports personnels avec les dirigeants locaux. Sa visite au Gabon, où la France a été accusée de cautionner l’élection contestée de Bongo en août dernier, le démontre une fois de plus. Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes de cette troisième visite à Libreville.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 00:11


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(La Croix 20/02/2010)

L’Année de l’Afrique, au programme encore flou, s’ouvre cette semaine par un déplacement de Nicolas Sarkozy au Gabon et au Rwanda. Les déclarations du président de la République sur ce continent sont interprétées comme une absence de ligne directrice

Nicolas Sarkozy se rend mercredi 24 et jeudi 25 février au Gabon et au Rwanda. « Deux pays où la France s’est illustrée », grince un membre d’une ONG de défense des droits de l’homme. Le choix de ces deux pays illustre le tiraillement de la France face au continent africain. Au Gabon, la tentation que « tout change pour que rien ne change » est incarnée par l’arrivée à la présidence d’Ali Bongo, après 41 années d’accaparement du pouvoir par son père, décédé en 2009. Au Rwanda, où la France s’est fourvoyée en soutenant les futurs artisans du génocide de 1994, la volonté de renouer avec un pays stratégique d’Afrique centrale, qui n’appartient pas à sa zone d’influence traditionnelle.

Sans mettre en œuvre la « rupture » promise durant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy a engagé des réformes maintes fois repoussées, comme la révision des accords de défense liant la France à ses anciennes colonies, ou la réduction du nombre de bases militaires sur le continent. Mais, à l’instar de ses prédécesseurs, il a maintenu le soutien inconditionnel à des régimes antidémocratiques, au Tchad, au Congo ou au Gabon.

Le très critiqué « discours de Dakar » prononcé en 2007, contrebalancé un an plus tard par le « discours du Cap », a mis en lumière ce que maints observateurs ont interprété comme une absence de ligne directrice. « Je ne comprends pas l’absence de travail interministériel sur l’Afrique, déclare un conseiller ministériel. Le secrétaire général de l’Élysée est devenu le conseiller Afrique et le conseiller Afrique joue le rôle du directeur Afrique du Quai d’Orsay. »

La doctrine voulant que la France se contente d’accompagner

L’implication personnelle de Claude Guéant a été prépondérante dans plusieurs dossiers africains, crises à Madagascar et en Guinée, relations diplomatiques avec le Rwanda, maintien du dialogue avec l’Angola malgré l’Angolagate. Dans bien des cas, l’avocat Robert Bourgi, fils spirituel de Jacques Foccart, est aussi à la manœuvre, sans que l’on distingue toujours si c’est pour le compte de ses clients privés ou de la diplomatie élyséenne.

Confrontée à la multiplication des crises politiques dans son pré carré, la France s’est ouvertement réinvestie dans leur gestion «en direct ». La mort d’Omar Bongo, mentor de Nicolas Sarkozy sur les questions africaines, et la retraite de plusieurs chefs d’État jouant volontiers les médiateurs, le Sud, Africain Thabo Mbeki, le Nigérian Olusegun Obasanjo ou le Ghanéen John Kufuor, a fait du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, un médiateur apprécié par les Occidentaux.

La doctrine voulant que les dirigeants africains gèrent les crises du continent et que la France se contente d’accompagner, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, « a atteint ses limites », estime un responsable français, qui « espère que ce ne sera que conjoncturel ». « Les États-Unis se sont résolus au même réengagement, notamment à l’occasion de la crise en Guinée, remarque le même interlocuteur. Quant à l’Union européenne, son intérêt pour l’Afrique est croissant, mais il croît lentement. »

Tout juste sait-on qu’un sommet Afrique-France aura lieu fin mai

La réforme de l’aide publique au développement s’est poursuivie, au détriment de l’Afrique. Selon les statistiques du Comité d’aide au développement de l’OCDE, l’aide bilatérale française en direction du continent a diminué de 35 % entre 2006 et 2008. Une baisse en partie contrebalancée par l’engagement français auprès d’organismes multilatéraux tels que le Fonds européen de développement ou le Fonds mondial de lutte contre le sida, qui reste important.

Après avoir constitué près de 40 % des échanges commerciaux français dans les années 1960, l’Afrique n’en représente plus qu’environ 2 %. Elle reste néanmoins une source de matières premières et un marché stratégique pour certaines entreprises françaises. Et il y a le passé commun, que Paris semble mal à l’aise de célébrer.

Alors que 2010 était annoncée par Nicolas Sarkozy comme «l’Année de l’Afrique », parsemée de « nombreuses manifestations » dont l’organisation a été confiée à Jacques Toubon, son budget, et donc son programme, n’était pas fixé à la mi-février. Tout juste sait-on qu’un sommet Afrique-France aura lieu fin mai, et que des troupes africaines participeront au défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées.


Laurent D'ERSU

© Copyright La Croix

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