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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 22:44


Massi.jpg

Paris 15 mars 2010 (C.A.P) - A leur demande, les deux avocats de Mme Denise Neris, la dernière compagne de Charles Massi, Maître François Gibault, ancien avocat de Bokassa et avocat de l'Etat Libyen en France et Maître Jean-Charles Tchikaya, ancien avocat du terroriste Carlos aux côtés de Jacques Vergès et de Milosevic au TPIY, ont été reçus ce lundi 15 mars au Palais de l’Elysée par un proche collaborateur du président français Nicolas Sarkozy.

Ces deux ténors du barreau parisien qui se préparent à déposer plainte devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour « crime de guerre » du fait des « tortures et l'exécution extrajudiciaire » du colonel Charles Massi, entendaient faire le point de l’évolution de l’affaire avec la présidence française qui, dans la réponse qu’elle avait faite à Mme Denise Neris, laissait clairement entendre que non seulement « L'absence de réponse satisfaisante à ce jour (ndlr : de la part des autorités centrafricaines) ne peut que nous inciter à persévérer dans notre détermination à obtenir que toute la lumière soit faite sur cette affaire » mais que « Si l'éventualité (…) d'une exécution extra-judiciaire de M. Massi était confirmée, cela constituerait une violation grave des principes élémentaires de l'Etat de droit qui ne pourrait rester sans conséquence ».

On le voit, l’étau judiciaire se resserre progressivement autour du président centrafricain François Bozizé au sujet duquel un dossier a dû être déjà ouvert et même des investigations doivent être en cours à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour divers crimes de guerre et nombreuses violations de droits de l’homme perpétrés sous sa responsabilité en 2005, 2006 et 2007 notamment au Nord Ouest de la RCA dans la région de Paoua (préfecture de l’Ouham-Pendé) par le tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset de la garde présidentielle dit le « boucher de Paoua ».

On notera que la coïncidence de date entre l’annonce faite par Bozizé à Bangui de sa décision de se succéder à lui-même et l’audience accordée aux deux avocats de la famille Massi au Palais de l’Elysée ce même jour, 15 mars, n’est sans doute pas fortuite et donnera à réfléchir à quelques uns.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 22:37


Franck Saragba

La fin justifie -t-elle finalement les moyens ?  En tout cas c’est ce qui semble indiquée cette bourde monumentale orchestrée par le général  président  François Bozizé par l’intermédiaire de son ministre de la sécurité publique jules Bernard OUANDE. Autant dire que depuis l’accession du général Bozizé au pouvoir par un coup d’état le 15 mars 2003, les centrafricains en ont vu « des vertes  et des pas mûres » Entre décrets anticonstitutionnels, actes de barbaries, impunités, corruptions, assassinats politiques… les centrafricains  pensaient en êtres aguerris jusqu’à ce vendredi 13 mars 2010 où le ministre de la sécurité publique est intervenu sur les ondes de la radio nationale pour faire exploser le baromètre des bourdes commises par le régime .

En dévoilant sur les antennes  de la même radio  un supposé projet de coup d’état encore au stade embryonnaire, le régime n’a-t-il pas montré ses limites ? A partir d’une fiche de renseignement concoctée maladroitement par ses services, le ministre  de la sécurité publique a cru bon de dévoiler un coup d’état qui serait mis en œuvre, organisé et planifié sur une période d’une semaine à Bangui. N’aurait-il pas fallu attendre en déployant intelligemment ces hommes afin de prendre les commanditaires du coup d’état la main dans le sac ? 

Au lieu de distraire le peuple. A quoi sert finalement l’école de guerre dont on se targue d’avoir suivi les enseignements ? Des personnalités politiques aussi bien que des officiers et sous officiers de l’armée que le ministre n’a pas voulu les nommés seraient impliqués. Pour ceux-ci, il en fera  son affaire  personnelle a-t-il dit. Néanmoins à plusieurs reprises, le ministre de la sécurité publique a cité les acronymes AFP dont chacun sait  qu’il est attribué à Ange Félix Patassé, l’ancien président centrafricain, candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2010.

Les Centrafricains demandent des preuves irréfutables pour condamner les coupables, sinon BOZIZE  doit démissionner pour manquement au serment prêté.

Trop c’est trop ! Le peuple centrafricain en a marre de ces enfantillages qui mettent en péril la vie de la nation. Si les preuves irréfutables de ce « coup d’état » sont apportées et démontrées, il ne fait aucun doute que la loi doit être appliquée dans la plus stricte rigueur, auquel cas Bozizé doit démissionner. L’accusation est trop grave pour rester sans suite. Elle dépasse le stade des accusés pour atteindre le niveau du peuple, premier victime des actes irresponsables de nos gouvernants. On ne s’amuse pas indéfiniment avec les institutions de la république.  On ne joue pas avec le peuple par lequel  on a reçu mandat si toutefois la prestation de serment et le sens de l’état ont encore un sens.

On serait tenté de croire à de telles allégations si seulement si, les mêmes accusations gratuites n’avaient  pas été portées d’une manière légère il y a si peu sur la personne du candidat du Mlpc Martin ziguélé. Ce dernier  serait aidé par la France pour renverser le régime de Bangui. Accusation qui s’est avérée infondée et qui est restée à ce jour sans effet, malgré la volonté du candidat Martin Ziguélé à vouloir clarifier cette histoire. Puis, récemment une autre accusation sur la personne de Jean jacques Demafouth  qui aurait détourné l’argent destiné au programme du DDR pour acheter des armes afin de faire un coup d’état.

Coup d’état par-ci, coup d’état par là, finalement coup-d’état de nulle part. Décidemment le régime de Bangui a du mal à se départir de la logique de coup d’état dont il est l’un des concepteurs et l’un des précepteurs dans la vie politique de notre pays. Et voilà qu’à bout de souffle le régime  se met à accuser à tort et à travers les différents leaders de l’opposition démocratique, voilà qu’il se met à jeter le discrédit et la confusion une fois de plus au sein des forces armées centrafricaines déjà éprouvées.

Toute l’énergie créative et positive que le régime doit mettre au service de la nation une et indivisible est accaparée dans le montage des stratégies politiciennes dans le seul but est de manipuler notre peuple et jeter le trouble dans le pays. Au moment où la plupart des acteurs politiques s’accordent  et ne souhaitent qu’une chose,  aller à une élection juste et transparente. Au moment où la communauté internationale se démène pour la énième fois  pour trouver une solution au particularisme centrafricain.

Derrière cette mise en scène politico burlesque se cache une réelle stratégie pour confisquer le pouvoir en 2010

Les sondages réalisés  du 09 au 14  février 2014 sur les prochaines élections présidentielles dans notre pays par la fondation panafrican union sont clairs et pourraient sans doute nous donner un début d’explication sur ces accusations. Les sondages donnent le général Bozizé perdant dans tous les cas de figure. Ceci pourrait expliquer sans doute cela.

La volonté de saborder le processus électoral en adoptant la stratégie de victimisation pour mieux le verrouiller en évinçant Les adversaires politiques capables de  battre le général Bozizé en 2010 semble être la motivation première.  La stratégie est dangereuse, anti démocratique mais elle a déjà fonctionné par le passé pour le régime Bozizé. Les candidats qui pourraient potentiellement battre le général Bozizé doivent êtres interdits des élections. Pour cela il faut trouver des raisons même les plus fantaisistes. C’est ainsi qu’il avait décrété en 2005 qui pouvait être candidat ou pas. Lors du dialogue politique inclusif, il a utilisé la même stratégie pour intimider et exclure quelques acteurs. Des décisions unilatérales dans l’organisation de ce dialogue ont été prises.  Il a fallu toute l’entremise du défunt président Bongo pour faire participer tous les leaders de l’opposition.

Les centrafricains abusés par les manipulations politiciennes grotesques de nos gouvernants ne veulent plus êtres les dindons de la farce. Nos pères, nos mères, nos oncles, nos tantes, nos frères, nos sœurs, des valeureux patriotes ont perdu la vie par le passé suite à ces montages éhontés  de ces hommes politiques pas comme les autres. Les centrafricains sont fatigués et veulent désormais qu’une élection libre, juste et transparente ait lieu afin de connaitre définitivement par les urnes la véritable notoriété et le poids de chaque homme politique.

 

Franck SARAGBA

« De l’esprit fini kodé »

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:37


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BANGUI (AFP) - 15.03.2010 13:20 - Le dépôt des dossiers de candidature pour les élections présidentielle et législatives d'avril en Centrafrique, qui était censé débuter vendredi, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé la commission électorale dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

Le dépôt des dossiers de candidature pour les élections présidentielle et législatives d'avril en Centrafrique, qui était censé débuter vendredi, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé la commission électorale dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une ex-rébellion basée dans le nord-ouest de la Centrafrique, s'est dit peu confiant en la tenue des scrutins en avril.

Le dépôt des dossiers de candidature pour les élections présidentielle et législatives d'avril en Centrafrique, qui était censé débuter vendredi, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé la commission électorale dans un communiqué reçu lundi par l'AFP.

La Commission électorale indépendante (CEI) ne précise pas de nouvelle date, alors que les scrutins ont été fixés au 25 avril par décret présidentiel.

"Le président de la CEI", le pasteur Joseph Binguimalé, "informe la Communauté nationale et internationale que (...) l'ouverture des candidatures aux élections présidentielle et législatives initialement prévue pour le vendredi 12 mars 2010, est reportée à une date ultérieure en attendant l'installation officielle des comités locaux" de la CEI, est-il simplement déclaré dans le communiqué.

D'après le décret présidentiel convoquant les électeurs aux urnes, la campagne électorale est prévue du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour.

Jean-Jacques Demafouth, président de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), une ex-rébellion basée dans le nord-ouest de la Centrafrique, s'est dit peu confiant en la tenue des scrutins en avril.

"La date des élections, elle est irréaliste", a déclaré à l'AFP M. Demafouth, ex-ministre de la Défense.

"Je ne m'écarte pas de la position du Collectif" des forces du changement, a-t-il ajouté, en référence à la coalition regroupant l'opposition, des formations centristes et des ex-rébellions qui avait réclamé le 3 mars une nouvelle date.

Ce collectif avait exigé "le retrait pur et simple du décret" présidentiel, en expliquant que le pays n'était pas pacifié et n'avait pas procédé au recensement électoral.

Samedi, le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo, a affirmé à l'AFP que la commission procédait depuis le début du mois à la confection de la liste électorale "sur la base de l'ancienne liste".

Le même jour, l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé avait aussi considéré "impossible" d'organiser les scrutins en avril et a réclamé une nouvelle date, dans un entretien à la chaîne de télévision panafricaine Africa24.

Samedi encore, le ministre de la Sécurité nationale et de l'Ordre public, Jules Bernard Ouandé a annoncé que le gouvernement a mis au jour et déjoué une tentative de coup d'Etat, qui devait se dérouler du 15 au 20 mars. Il " a pris les dispositions qui s'imposent", a-t-il assuré, sans fournir de détails.

La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d'Etat et exactions de rebelles, militaires et "coupeurs de routes".

 

© 2010 AFP

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:33


Jean-Serge-Wafio.jpg

Serge Wafio alias "mo ouara mo tè biani"

APA Bangui 15-03-2010 (Centrafrique) Le Parti démocratique centrafricain (PDCA), une formation politique membre de la majorité présidentielle, va présenter 43 candidats aux élections législatives du 25 avril 2010.

Les 43 candidats ont été investis par l’Assemblée générale extraordinaire du PDCA, qui s’est achevée dimanche à Bangui au terme de trois jours des travaux.

L’assemblée générale a demandé au bureau exécutif national du parti de tout mettre en œuvre pour apporter le soutien financier et l’encadrement technique nécessaires aux candidats, afin de garantir leur victoire.

Elle a aussi invité l’instance dirigeante du parti d’entreprendre rapidement les démarches auprès du parti KNK, en vue de la signature d’un accord socio-politique, afin d’éviter les déconvenues subies par ses militantes et militantes, après la victoire du président François Bozizé à l’élection présidentielle de 2005.

L’assemblée générale a aussi demandé au bureau exécutif national d’informer les militantes et militantes de la suite des démarches entreprises auprès du parti au pouvoir, avant l’ouverture de la campagne électorale, afin de décider des dispositions à prendre.

Parti fondé par Jean Serge Wafio le 22 février 2004, actuellement dirigé par Michel Zabolo (président en exercice), le PDCA compte 6000 militants sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le parti dispose de six sièges à l’Assemblée nationale qui en compte 105 sièges.

Lors de l’élection présidentielle de 2005, le PDCA a soutenu la candidature de M. François Bozizé et mobilisé trente autres partis pour la cause du chef de l’Etat.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 21:28


Boz-en-campagne.jpg

 

 BANGUI (AFP) - lundi 15 mars 2010 - 21h07 - Le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé s'est déclaré lundi à Bangui candidat à l'élection présidentielle prévue le 25 avril dans son pays, devant des milliers de militants de son parti, le Kwa na Kwa (KNK), a constaté un journaliste de l'AFP.


"Aujourd'hui, les ouvrières et les ouvriers KNK (Kwa na Kwa signifie "le travail, rien que le travail"

en langue nationale sango, NDLR) me pressent de nouveau (...) de les accompagner dans les élections prochaines car ils sont déjà en ordre de bataille", a affirmé M. Bozizé lors d'un rassemblement au stade Barthélemy Boganda, où un match de championnat national a été écourté pour l'occasion.

 

 

"Ouvrières, ouvriers KNK, je vous ai compris. J'accepte encore une fois d'être votre porte-flambeau, j'accepte encore une fois de porter vos aspirations, les aspirations du peuple centrafricain", a lancé le président, arborant un ensemble taillé dans un pagne à son effigie.

Selon un décret qu'il a lui-même signé le 25 février, la présidentielle aura lieu le 25 avril en même temps que des législatives. La campagne électorale se déroulera du 12 au 23 avril. Aucune date n'a été fournie pour un éventuel second tour.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 01:50


bozize-stylise

 

Si ce n’est pas parce qu’un coup d’Etat est chose sérieuse et de surcroît dans un pays comme la République centrafricaine qui en a connu plusieurs dans son histoire, on serait tenté d’en rire ou de prendre pour une mauvaise plaisanterie l’annonce faite ce week-end sur les antennes de Radio Centrafrique par le général d’opérette Jules Bernard Ouandé qui a en charge la sécurité publique dans le gouvernement de Bozizé. Bozizé lui-même ne s’y est d’ailleurs pas trompé car une source proche de lui a rapporté qu’il en a beaucoup ricané lorsque le ministre Ouandé l’a informé avoir reçu le coup de fil de l’ancien président Ange Félix Patassé qui a cru devoir réagir pour rejeter les accusations malicieusement proférées contre lui.

C’est cette réaction maladroite de l’ancien président qui aurait dû comprendre que dans certaines situations le silence est d’or, qui a donné quelque crédit à un projet présumé de putsch cousu de fil blanc et qui sentait de loin un grotesque montage, le général Ouandé n’étant pas à son premier coup. Ce monsieur se voit toujours obligé de faire monter de toutes pièces par ses services des « fiches » mensongères de  renseignement afin de pouvoir justifier auprès de son compère Bozizé l’idée selon laquelle il assurerait efficacement la sécurité de leur régime. C’est leur raison d’existence.

En l’occurrence, la grossière manipulation par voie de fiche mensongère du ministre Ouandé  traduit incontestablement la nervosité pathologique de Bozizé et le fait que qu’il ne semble plus supporter la double présence dans le pays d’Ange Félix Patassé et de son ancien ministre de la défense et non moins président du mouvement politico-militaire APRD et vice président du comité de pilotage du DDR, Jean Jacques Demafouth. Or, si le second a regagné le pays depuis le DPI à la faveur de l’Accord de paix Global de Libreville, sans l’accord de Bozizé, le premier n’aurait pas mis fin à son exil togolais et regagné le bercail via Tripoli comme ce fut le cas.

Les récents discours volontairement belliqueux et cyniques de Bozizé ne laissent aucun doute sur cette volonté de faire la peau de ses adversaires qu’ils accusent de vouloir chercher par tous les moyens à le chasser du pouvoir. Il suspecte Patassé de vouloir prendre sa revanche et Demafouth de vouloir le renverser. De ce point de vue, il n’y a rien d’étonnant qu’il puisse exercer d’inadmissibles pressions sur les responsables de la MICOPAX du camp Mpoko pour qu’ils ne puissent plus assurer la sécurité de Jean Jacques Demafouth. C’est clair comme de l’eau de roche…   

Est-il besoin de rappeler que le général Jules Bernard Ouandé est celui-là même qui a détourné à son profit personnel les fonds octroyés par la Banque Mondiale et le PNUD destinés à la réalisation du premier programme du DDR issu du Dialogue National de 2003. Les villas qu’il a construites avec les fruits de ce vol sont bien connues dans la ville de Bangui. Cela est de notoriété publique. De même que c’est bien connu dans les milieux judiciaires que c’est Bozizé qui a assuré jusqu’ici l’impunité totale au général Ouandé en refusant de signer à l’époque un décret pour permettre son audition par la justice. Certains de ses complices de ce détournement, des lampistes il est vrai, ont néanmoins dormi quelques mois en prison avant de retrouver leur liberté et sont malheureusement décédés après.

Jules Bernard Ouandé est aussi ce général qui lors du coup d’Etat du 15 mars 2003, a volé une voiture Peugeot 604 du parc auto présidentiel qu’il a réussi le tour de force à faire immatriculer en plaque BG et qu’il utilise jusqu’à présent comme propriété personnelle. Le tandem Bozizé et Ouandé est une véritable honte pour le pays et les Centrafricains. Avec eux, c’est la médiocrité et la force des armes au pouvoir.  Après avoir torturé Charles Massi pour que mort s’en suive, Bozizé et sa clique n’ont plus en tête que la force des armes et l’élimination physique des adversaires politiques comme solution de résolution des contradictions politiques afin de garder durablement le pouvoir.

Faut-il aussi rappeler qu’avec Bozizé, ce général ministre fut avant dernier de leur promotion de l’Ecole spéciale des Officiers d’Active (ESFOA) de Bouar du temps de Jean Bedel Bokassa, juste devant l’actuel président centrafricain qui occupa lui, la queue du peloton. C’est dire combien le sort n’a pas été généreux avec le Centrafrique en permettant que des personnes de si piètre qualité puissent se retrouver à la tête du pays. L’image désastreuse et l’état de délabrement actuels du pays et sa régression dans plusieurs domaines où il excellait par le passé, peuvent trouver ici leur explication. Ce ne sont pas hélas des lumières qui le dirigent, triste constat.

La question se pose vraiment de savoir quel but recherchent Bozizé et Ouandé à travers l’annonce de ce projet de prétendu coup d’état. Sont ils conscients que ce faisant et c’est ce qui est très irresponsable de leur part, ils accréditent dans l’esprit de l’opinion tant nationale qu’internationale, l’image d’un pays instable, qui n’en finit pas de s’empêtrer dans la crise qui l’agite depuis des années et qui ne saisit pas les opportunités de sortie de crise qu’on lui propose. Arrivé au pouvoir par coup d’Etat, Bozizé trouve à présent que les coups d’Etat sont une mauvaise chose pour un pays. Aucun Centrafricain n’en est dupe.

Ce pseudo projet de coup d’Etat est visiblement une manipulation montée de toutes pièces afin sans doute d’écarter dans le camp de l’opposition dont Bozizé redoute l’adversité politique dans les urnes, certaines personnalités avec lesquelles il a encore personnellement quelques comptes à régler. Peu avant la mascarade électorale de 2005, on se souviendra qu’il avait voulu choisir ses concurrents en faisant disqualifier par la cour constitutionnelle à sa solde certains candidats. Il a fallu la médiation de feu le président Omar Bongo Ondimba pour rétablir les recalés dans leurs droits. A présent, malgré le fric dont il dispose, il est pris à douter de ses chances de triompher dans les urnes sans devoir recourir à la fraude et à la force des armes s’il ne reste pas jusqu’au bout maître du jeu des élections face aux différents concurrents qui entendent lui ravir son fauteuil présidentiel.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 01:28

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                      PROCES VERBAL DE REUNION



       
Le 13 Mars 2010, se sont réunis à Orléans, en France, les représentants des partis politiques et des politico-militaires, membres du Collectif  des Forces du Changement en Centrafrique afin de mettre en place une structure similaire en France.

        Après avoir analysé la situation politique en Centrafrique, notamment le décret convoquant le corps électoral pour le 25 avril 2010  et la déclaration du Collectif des Forces du Changement du 27 février 2010, les participants :

 

-          Se félicitent de la mise en place du Collectif des Forces du Changement qui regroupe toutes les forces démocratiques de notre pays.

-          Se déclarent en accord avec  l’analyse du Collectif des Forces du Changement sur la situation politique actuelle en Centrafrique et leur exigence de l’abrogation du décret du 25 avril  2010 convoquant le corps électoral.

-           Décident de mettre en place une section du Collectif des Forces de Changement en France.

 

L’objectif général est de relayer les luttes que mène le peule Centrafricain pour une véritable démocratie et pour les élections justes, transparentes et incontestables.

Le collectif  met en place une structure  qui est composée d’un porte-parole, un porte-parole adjoint, un rapporteur, un rapporteur adjoint, un trésorier et une trésorière-adjointe.

 

Porte-parole : Clément BELIBANGA

Porte-parole adjoint : Jean-Pierre MARA

Rapporteur : Jean Didier KABRAL

Rapporteur adjoint : Benjamin BELOUM

Trésorier : Aubin- Roger KOMOTO

Trésorière-Adjointe : Barbara BAZOLI

 

Les participants ont décidé que les réunions seront présidées par rotation.

 

ONT SIGNE :

 

1)- ENTITE : OPPOSITION DEMOCRATIQUE

ADP : Clément BELIBANGA

MLPC : Jean Didier KABRAL

 

2)- ENTITE : AUTRES PARTIS

CRPS : Serge-Simplice SOLET BOMAOKO

FC : Jean-Pierre MARA

PATRIE : Benjamin BELOUM

 

 3)- ENTITE : MOUVEMENTS POLITICO-MILITAIRES

NAP /APRD : Aubin-Roger KOMOTO

 

Le président de séance

Clément BELIBANGA                              


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 01:12


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M . L . P . C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice - Liberté – Travail

Membre de l'Internationale Socialiste

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°028 MLPC/BP/SG/010

 

DECLARATION

Relative à la célébration du putsch du 15 mars 2003

 

            Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain constate avec amertume et indignation que sept (07) ans après avoir pris le pouvoir par les armes, cinq (05) ans après s'être légitimé par des élections, le Général François BOZIZE reste fortement attaché à la célébration de son acte anticonstitutionnel.

            Il y a des signes qui ne trompent pas. En cette année électorale, la célébration de l'anniversaire des sept (07) ans de son putsch prend des allures de préparation psychologique de l'opinion comme pour faire comprendre au peuple centrafricain qu'il n'est pas prêt de laisser le pouvoir s'il ne parvenait pas à se faire réélire.

            Mais on se souviendra surtout que sa rébellion a consacré le terrorisme, la destruction des infrastructures de base, le pillage des biens des particuliers et de l'Etat, l'assassinat crapuleux de centaines de nos compatriotes, le vol, le viol, en un mot la mise à genou de l'arrière-pays.

.           Présenté pourtant au lendemain de son putsch comme« l'homme de la situation », le Général François BOZIZE s'est révélé être, à l'épreuve du pouvoir, l'incarnation de la mal gouvernance, de l'affairisme, de la corruption, du tribalisme, du clanisme, de l'assassinat politique, de l'insécurité généralisée, de la violation des droits de l'homme et de la Constitution, de la braderie du territoire national, etc.

            Aujourd'hui, ce sont les populations centrafricaines, du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest qui subissent les conséquences de la politique de l'homme du 15 mars 2003, à l'évidence incapable de rétablir la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire et d'offrir la vie meilleure promise à ses compatriotes.

            A défaut d'offrir ce bien-être, le Général BOZIZE choisit de continuer à remuer le couteau dans les plaies de ses compatriotes et du pays en célébrant, le 15 mars de chaque année, les sombres souvenirs de la souffrance que sa rébellion leur a infligés.

 

            Aussi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain saisit-il l'occasion pour inviter le Peuple Centrafricain à avoir en cette douloureuse circonstance, une pensée pour nos compatriotes qui ont perdu leur vie ou leurs biens sous la rébellion du Général BOZIZE, à s'abstenir de participer à cette célébration et traduire cette pensée le moment venu, par un vote sanction lors de la prochaine élection présidentielle.

            Pour le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain enfin, cette célébration n'apporte rien de positif aux conditions de vie des populations centrafricaines qui continuent de végéter dans une misère noire. C'est pourquoi les ressources gaspillées à l'occasion de cette célébration doivent être utilement reversées dans des actions tendant à alléger cette misère.

Fait à Bangui, le 14 mars 2010

Pour le Bureau Politique

Jacquesson MAZETTE

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:39


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COMMUNIQUE DE PRESSE DE MARIE-REINE HASSEN

 

La candidate à l’élection présidentielle 2010 Marie-Reine HASSEN et son équipe de campagne, suite au Décret n°10-041 du 25 février 2010 portant convocation du corps électoral pour le 25 avril 2010, informent l’opinion nationale et internationale de leur opposition au calendrier électoral unilatéralement fixé par le Gouvernement Centrafricain. Ils dénoncent :

·       L’exclusion de la majorité des électeurs potentiels, du fait de l’incapacité de l’Etat à les identifier, et de la volonté affichée du pouvoir en place à réduire l’électorat à des personnes susceptibles de lui apporter leurs voix ;

·       L’exclusion des Centrafricains de l’extérieur et des jeunes ayant atteint l'âge de voter depuis les dernières élections de 2005 ;

·       La non révision  annuelle des listes électorales, alors que le code électoral l’impose. Il est à noter que trois quarts de la population n’ont pas de pièce d’identité ;

·       La paralysie du processus du DDR. L’aboutissement du programme DDR et la pacification du pays constituent un préalable à un recensement électoral fiable sur l’ensemble du territoire national ;

·       L’inaction des autorités centrafricaines en ce qui concerne le programme des Pôles de Développement. Il n’a pas été tenu compte du lien intrinsèque entre sécurité et développement. La précarité de la situation des populations nécessite des actions immédiates car la pauvreté exacerbe les tensions sociales et les conflits ;

·       L’incertitude quant au nombre exact des circonscriptions électorales pour les législatives.

La candidate Marie-Reine HASSEN et son équipe réclament :

·       Le retrait du Décret Présidentiel du 25 février 2010 convoquant le corps électoral pour le 25 avril 2010 ;

·       La transparence dans toutes les opérations électorales ;

·       La révision et la réactualisation des listes électorales de 2005 disparues et « retrouvées » partiellement ainsi que l’inscription des nouveaux électeurs en âge de voter ;

·       L’information des électeurs à travers les différents supports cités dans le code électoral: communiqués de presse, radio et télévision, site internet de la CEI et affiches ;

·       Le démarrage immédiat du processus DDR. Le retard accumulé par ce programme engendre des tensions qui pourraient provoquer la reprise des conflits et le regain de l’insécurité chronique dans les régions concernées ;

·       La mise en place rapide des Pôles de Développement qui permettrait la réinsertion de certains ex-combattants, le rétablissement de l’Etat, la relance des activités économiques locales suivi de l’amélioration des conditions de vie des populations ;

·       La mise en oeuvre  simultanée de ces deux programmes, afin de faire face immédiatement à la précarité de la situation des populations, et favoriser le retour des quelque 300.000 Centrafricains déplacés intérieurs et les 138.164 réfugiés centrafricains dans les pays voisins, dénombrés par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés ;

·       Le découpage des circonscriptions administratives pour les élections législatives, en tenant compte de leur nouvelle démographie, et sur proposition de la totalité des membres de la CEI ;

·       La publication dans un délai raisonnable de la liste des bureaux de vote et l’installation rapide des comités locaux pour réceptionner les candidatures et les bulletins de vote.

·       Le renouvellement général des cartes d'électeurs et leur distribution dans les délais.

 

La candidate Marie-Reine HASSEN et son équipe proposent à toutes les forces vives de la Nation la date du 24 octobre pour le 1er tour des élections présidentielles et législatives, et la date du 21 novembre pour le 2nd tour. Le report des dates des scrutins présidentiels et législatifs permettra de  résoudre les nombreux problèmes qui entachent le bon déroulement des prochaines élections.

Par conséquent, ils font appel au Collectif des Forces de Changement, aux autres partis, à la communauté nationale et internationale, pour demander au Chef de l’Etat de rapporter le décret du 25 février 2010 convoquant le corps électoral pour le 25 avril 2010, et d'organiser une concertation pour le choix d'un nouveau calendrier propice à la tenue d’un scrutin crédible et acceptable pour tous. 

 

Fait à Paris le 14 mars 2010

MARIE-REINE HASSEN

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:30


Joseph Binguimalé

 

APA Bangui14-03-2010 (Centrafrique) Le dépôt des candidatures aux élections présidentielles et législatives centrafricaines, qui devait avoir lieu vendredi dernier, a été reporté à une date ultérieure, en attendant l’installation des comités locaux, a annoncé la Commission électorale indépendante (CEI), dans un communiqué de presse reçu dimanche à APA.

Le président de la CEI, le Révérend pasteur Joseph Binguimalé, a rappelé que pour les candidats à l’élection présidentielle les dossiers à fournir sont notamment une déclaration de candidature signée en trois (3) exemplaires ; une profession de foi signée de la main du candidat ; un casier judiciaire datant moins de trois mois ou à défaut une attestation sur l’honneur indiquant que le candidat remplit les conditions d’éligibilité prévues par la loi ; un certificat de résidence datant de moins de trois mois, un reçu attestant du dépôt de la caution de 5.000.000 FCFA ; un arrêté de mise en disponibilité pour les candidats agents des collectivités locales et des établissements publics, la preuve d’une propriété bâtie sur le territoire national.

Les candidats aux élections législatives 2010 doivent pour leur part fournir un dossier comprenant également une déclaration de candidature signée en trois exemplaires ; une profession de foi signée de la main du candidat ; un casier judiciaire datant de moins de trois mois ou à défaut une attestation sur l’honneur indiquant que le candidat remplit les conditions d’éligibilité prévues par la loi, la preuve d’une propriété bâtie dans la circonscription ; un reçu attestant du dépôt d’une caution de 100.000 F CFA ; un arrêté de mise en disponibilité pour les candidats agents de l’Etat, des collectivités locales et des établissements publics (…).


NDLR : Ce report des dépôts de candidature préfigure le report attendu du calendrier électoral tout court et souligne crument le caractère peu réaliste des décrets illégaux de Bozizé convoquant le corps électoral pour le 25 avril et celui portant découpage des circonscriptions aux législatives qui traduisent sa fuite en avant.

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