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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 01:01

 

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Jean-Jacques DEMAFOUTH est avocat au barreau de Paris. Attiré par la politique dans son pays, la République centrafricaine, il s'est très tôt retrouvé comme conseiller juridique du Président Ange-Félix Patassé dès son accession à la magistrature suprême en 1993 avant de devenir ensuite son ministre de la défense. Peu après le coup d'Etat manqué du 28 mai 2001 contre ce dernier qui a été revendiqué par le général André Kolingba, il a été accusé d'y avoir trempé et est jeté en prison. Relaxé après un procès retentissant, il s'exile à Paris et reprend ses activités d'avocat. Il crée en 2008 un parti politique, la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP) puis devient en même temps Président de l'Armée Pour la Restauration de la Démocratie (APRD), un des nombreux mouvements politico-militaires entrés en rébellion contre le régime du général Président François Bozizé. Après le Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008 en Centrafrique, Jean-Jacques Demafouth est devenu Vice-Président du Comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) de ses rebelles devenus ex-combattants et prend actuellement une part active dans la lutte pour l'obtention des conditions propices à la tenue d'élections transparentes et crédibles en Centrafrique où on lui prête aussi l'intention de briguer le fauteuil présidentiel.

 

La Rédaction C.A.P

 

 

Entretiens avec Samy Abtroun

« La garde impériale de Bokassa passait dans les rues à grand bruit et faisait craindre le pire : arrestations, exécutions, tueries. On savait que celui qui était arrêté ne reviendrait jamais ... »

« Dacko a remis symboliquement le drapeau bleu blanc rouge sur nos têtes. Les premiers jours, nous étions plutôt contents. Mais nous avons rapidement déchanté. »

« Là encore, coup de théâtre: je fus accusé d'être l'auteur du coup d'État de mai 2001 alors qu'en réalité, j'avais permis de l'arrêter! »

« Bozizé reproduit parfois les mêmes erreurs que ses prédécesseurs alors que son arrivée au pouvoir avait suscité un réel espoir de changement. »

« il faut un certain courage pour tendre la main ... Ceux qui m'ont fait du tort et qui se taisent, c'est tant pis pour eux! »

« Le combat que je mène avec mes compatriotes n'a qu'un objectif: le meilleur devenir de notre pays. »

Samy Abtroun est journaliste à Afrique Asie.

 

Editions Numéris .  Paris Février 2010. 128 pages

9"782953 549003

 

ISBN: 978-2-9535490-0-3 l0€

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:36

 

 

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Source : Camer.be Dimanche, 04 Avril 2010 14:07

A l'issue du sommet de Bangui tenu les 16 et 17 janvier 2010 qui porta Lucas ABAGA NCHAMA à la tête de l'institut d'émission monétaire de la « CEMAC », la « Banque de France » proteste vivement contre ce choix. Par Pierre Célestin ATANGANA.

« Les responsables de la + Banque de France + étaient favorables à la nomination du gabonais Alex BARROT CHAMBRIER à la + BEAC +. Dans leurs échanges avec certains dirigeants de la Communauté, ils avaient obtenu un consensus qui laissait croire que cela passerait comme une lettre à la poste », indique une source à la « BEAC ».

Pour continuer à apporter son soutien au « Franc Cfa » et sa coopération technique à la « BEAC », la « Banque de France » pose des conditions pour la poursuite de la collaboration. Bien que respectant « le choix souverain des chefs d'Etat de la + CEMAC + », la « Banque de France » exige que le nouveau gouverneur leur présente sa feuille de route, et se sépare du personnel pléthorique et coûteux.

Pour officialiser ces entretiens informels, la « Banque de France » envoie, au cours du mois de février 2010, une correspondance dans laquelle elle pose de nouvelles conditions devant intégrer le train des réformes engagées au sein de l'institut d'émission monétaire de la sous-région, et qui, selon des sources, vont entraîner la réorganisation fondamentale de son fonctionnement.

Quelques jours après la constitution de ce groupe de travail, des sources indiquent que la « Banque de France » exige la suppression des postes de directeurs généraux, occupés par des personnalités représentant leur pays au sein de leur institution.

Pour les responsables de l'institut d'émission français, ces postes, dont la justification repose sur la politique de représentation, n'ont plus de place dans le dispositif de l'institution, le gouvernorat étant devenu tournant. Un rééquilibrage est aussi suggéré par les français au niveau des directions centrales qui sont des directions techniques de la « BEAC ». Désormais, chaque Etat ne devra plus disposer que d'une seule direction centrale.

« Les postes de directeurs généraux étaient des postes politiques alors que la + BEAC + avait besoin des techniciens pour son fonctionnement. Mais à ce niveau déjà, il y a des Etats comme la Guinée Equatoriale qui, pour des raisons de disponibilité de compétence, ont eu voix au chapitre très tard », explique un cadre de l'institution.

L'institut d'émission français demande en plus de cela, que les procès verbaux et les rapports des conseils d'administration soient soumis à son approbation avant leur signature


LA RESTRUCTURATION

 

Pour la « BEAC », ces directives ne peuvent pas être considérées comme des injonctions dans la mesure où les relations entre la Banque centrale et l'institut d'émission français n'ont pas de coloration paternaliste.

« C'est une relation entre partenaires, parce que la Banque de France participe au conseil d'administration et dans les organismes de contrôles de la + BEAC +. Il est donc normal que sur la base de ce partenariat, la Banque de France émette des avis sur le bon fonctionnement de l'institution », explique-t-on à la cellule de la communication de l'institution.

Le « Bureau extérieur de Paris (BEP) » n'échappe pas aux foudres de la « Banque de France ». Autrefois place forte des achats et des placements d'argent de la « BEAC » auprès des autres instituts d'émission, le « BEP », qui avait des missions d'opérationnalité, est désormais réduit à sa portion congrue. Tous les avantages et autres missions opérationnelles lui sont retirés : toutes les commandes d'achats passées depuis le siège, ne seront plus payées par le « BEP ». Yaoundé assurera directement le paiement des factures des fournisseurs via leurs comptes.

Dépouillées de toutes ces missions, le « BEP » va rester un bureau de représentation et de liaison, qui recevra un budget de fonctionnement sur mesure, et dont les initiatives se limiteront désormais au contact des fournisseurs, payés directement par le siège. « Même pour l'achat des petites fournitures de bureau, c'est le siège à Yaoundé qui va s'occuper du règlement des factures. Il n'engage plus rien », soutient une source à la « BEAC ».

Présidé par Issa ALLAM NDOUL, conseiller spécial du gouverneur, le groupe de travail chargé de proposer les nouveaux textes devant désormais servir de boussole à la gestion transparente de l'institut d'émission monétaire de la « CEMAC », est placé sous la supervision de MAHAMAT TOLI ABBAS le secrétaire général de la « BEAC ».

Composé de 12 membres dont un représentant de la France, le groupe de travail mis sur pied le 12 février 2010, a commencé ses travaux le 15 février 2010 et devait les achever le 28 février 2010.

Ceux-ci consistaient à la révision des textes organiques et réglementaires de la « BEAC » sur la base des décisions de la conférence des chefs d'Etat de Bangui.

Riche en ressources pétrolières, minières et forestières, la « Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) » est l’une des régions d’Afrique où la pauvreté affecte la plus grande partie de la population.

D’une superficie de 3 millions de km² - allant du Congo Brazzaville à la Guinée équatoriale en passant par le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine et le Tchad - la « CEMAC » est un petit marché de 32,1 millions d’habitants.

Selon des données du « rapport mondial sur le développement humain » publié par le « Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) », 33,4% de la population du Cameroun vivent avec moins d’un dollar par jour et ces chiffres atteignent 66,6% pour la population de Centrafrique et près de 70% au Congo Brazzaville.

Les échanges commerciaux intra-communautaires sont encore faibles en raison de l’absence d’infrastructures de base, comme les routes et dessertes ferroviaires, et des lenteurs dans le processus d’intégration régionale.

« Nous sommes en train de nous organiser pour accélérer l’intégration régionale. C’est notre première priorité », avait assuré le secrétaire exécutif de la « CEMAC », Jean NKUETE, lors d’une conférence de presse en marge du lancement des négociations entre la « CEMAC » et l’« Union européenne (UE) » pour un accord de partenariat économique en 2007.

Le commerce intra-régional est de l’ordre de 2% pour les importations et de 1% pour les exportations. D’après le M. Pascal LAMY Directeur Général de l’« OMC », le commerce entre la « CEMAC » et le seul Nigeria - géant économique de l’Afrique de l’Ouest - est « supérieur au commerce intra-régional ». Le commerce bilatéral entre l’« UE » et la « CEMAC » associée à Sao Tomé et Principe représente à peine un flux de 7 milliards d’euros/an (Chiffres 2007).

Les principales exportations vers l’« UE » sont constituées essentiellement de produits pétroliers qui représentent 48% de ces exportations, de bois (18,4%), de cacao (4%), de bananes (3,8%), de coton (2,2%), d’aluminium (1,5%), de diamants (3,8%), de café (1,1%) et de manganèse (1%).

Le pétrole est la première ressource d’exportation de la plupart des pays de la « CEMAC » et, selon la « Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) » basée à Brazzaville, « le principal déterminant de l’évolution de la + CEMAC + ».

Dans un de ses rapports, la « BDEAC » indique qu’au cours de cette année, la production pétrolière globale a été de 41,4 millions de tonnes pour quatre des six pays de la « CEMAC » : Cameroun, Congo, Gabon et Guinée équatoriale. La « CEMAC » devrait commencer par construire un marché commun pour bien asseoir l’intégration régionale.

La « Banque de France » qui est le véritable pilote du bateau de la « CEMAC » freine de toutes ses forces toutes initiatives allant vers une véritable intégration régionale car celle-ci ne cadre pas avec les intérêts français dans la région.

 

 

 

La France veille aux réformes

30/03/2010 à 14h:19 Par Jeune Afrique

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde insiste sur la mise en oeuvre des réformes de la BEAC demandées par le FMI dans une lettre au ministre équato-guinéen de l'Intégration régionale.

Contrairement à une rumeur persistante, la France n’a pas « posé de conditions à la poursuite des réformes » à la Banque des États de l’Afrique Centrale (Beac). Ni « protesté contre la nomination, le 17 janvier, de Lucas Abaga Nchama, le nouveau gouverneur équato- guinéen ». En revanche, Christine Lagarde a, début février, répondu favorablement à Balthazar Engonga, le ministre équato-guinéen de l’Intégration régionale, qui lui demandait, conformément aux statuts de la Beac, l’agrément de la France à l’investiture de ce même Abaga Nchama. Dans sa lettre, la ministre française insistait sur la mise en œuvre du plan de réformes demandé par le FMI et avalisé, fin 2009, par la Beac: il est censé renforcer l’indépendance et les mécanismes de contrôle de l’établissement.

En réalité, la France souhaite calquer le fonctionnement de l’institution sur celui de la BCEAO, dirigée par un gouverneur et deux vice-gouverneurs. Il en résulterait la suppression des trois postes de directeurs généraux et des douze postes de directeurs centraux – et donc une limitation de l’influence des États. Ce train de réformes sera discuté le 16 avril à N’Djamena, lors d’un Conseil des ministres, puis adopté quatre jours plus tard à Malabo, lors d’un sommet des chefs d’État. Vacant depuis le limogeage du Congolais Rigobert Roger Andely, en janvier, le poste de vice-gouverneur sera pourvu à cette occasion.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:32

 

 

afrique

 

Fédéralisme et démocratie sous surveillance comme solutions

Par SHANDA TONME    Le Messager 5 avril 2010

 

Jamais occasion ne s’était présentée de façon aussi lumineuse et aussi éloquente, pour établir la différence entre les pays et groupes de pays jadis classés dans le même tableau des dictatures obscurantistes et liberticides.

Jamais il ne sera apparu de façon aussi claire dans l’actualité politique internationale, l’existence d’un fossé entre d’une part, des peuples évoluant vers une démocratie réelle basée sur des consultations électorales effectivement libres et transparentes et d’autres part, des peuples encore condamnés à subir de fausses élections, exposés à la guerre civile et incertains sur leur destin.

Le constat est dorénavant saisissant, entre d’un côté des pays à l’instar de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Ouganda, du Congo Brazzaville, de la RCA, et du Soudan pour ne citer que ceux-là, et de l’autre côté des pays à l’instar de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger et dans une certaine mesure du Kenya.

Dans le premier groupe, l’analyse de la situation politique fait craindre le pire, et met en exergue des dictatures insouciantes et arrogantes qui entretiennent volontairement et ouvertement, une situation virtuelle et de vexation populaire. Les dirigeants n’envisagent pas du tout de quitter le pouvoir, et par conséquent s’opposent par tous les moyens à une alternance au sommet de l’Etat.

La vie politique est pour ainsi dire bloquée au sens propre comme au sens figuré, pendant que des mafias impitoyables prospèrent, attisant la haine tribale, le pillage des ressources du pays, l’émergence de chefs de guerre potentiels en prélude à la guerre civile, et le stockage silencieux des armes légères dans des domiciles privées.

Dans le deuxième groupe, on pense à régler les comptes passés, à laver le linge sale le plus vite que possible, à faire un dernier ménage institutionnel et à passer rapidement au choix démocratique des dirigeants légitimes pour le pays. Parce que pour la plupart une crise violente leur a donné la mesure des désastres du crime politique, l’arbitrage international est devenu la voie de la sagesse, et un calendrier précis de rétablissement des institutions démocratiques a été arrêté de concert avec des acteurs diplomatiques.

a) Le paradoxe des choix systémiques imposés : l’urgence du fédéralisme

Si le Nigéria et la guerre du Biafra pouvaient servir de leçon à quelques dirigeants africains, le Cameroun et la Côte d’Ivoire n’en seraient plus à brocarder des slogans mensongers, aux seules fins de se dérober des élections justes et transparentes, en maintenant leur pays dans une situation d’explosion potentielle.

L’embêtant c’est que même le génocide rwandais ne sert de miroir à personne, et non plus à Paul KAGAMÉ en personne car lui aussi n’a utilisé le drame de son pays que pour consacrer sa propre dictature.

Le décor institutionnel planté depuis longtemps dans la république éclatée du Congo démocratique offre le parfait exemple d’une démission des intelligences diplomatiques ou de leur complicité, face à l’interpellation logique que constitue la superficie gigantesque d’un tel pays.

Au bout de la plus banale des réflexions honnêtes, aucun stratège sensé n’aurait manqué de conseiller aux tenants internes et externes de la décision sur ce pays, le recours au système fédéral. Or pour n’y avoir pas, ou pour ne l’avoir pas souhaité, les acteurs de l’histoire de la RD Congo assument une terrible responsabilité.

Les puissances occidentales et leur ONU peuvent répondre là d’un crime brutal et ouvert contre l’humanité, aux côtés de quelques piètres politiciens locaux qui furent d’abord tous des traîtres à la cause de leur propre destin, à l’exception de Patrice LUMUMBA et de quelques fidèles sacrifiés.

Il est clair, il a toujours été clair et il restera clair, que les cas de la Côte d’Ivoire et du Cameroun ne font plus exception et ne sont pas loin de ressembler avec tous les ingrédients, à cette situation congolaise dont la solution fédérale est devenue la seule alternative crédible pour une évolution politique qualitative au-delà de leurs propagandes mensongères.

Le Nigéria serait aujourd’hui une constellation de petits Etats voire de petits royaumes tropicaux barbares, si au sortir de la guerre civile des années 1970, les dirigeants du pays n’avaient pas eu l’intelligence d’opter pour le système fédéral.
En fait, l’observation impartiale de l’évolution politique de nos Etats renvoie à la recrudescence d’un égoïsme et d’un cynisme cruels, qui aboutissent à faire prévaloir les appétits de pouvoir d’une clique de hauts fonctionnaires artisans de la tricherie et de l’enrichissement illicite, soutenus au besoin par une propension ouverte à jouer sur des dissensions ethno tribales.

Dans ce contexte, on ne voit pas comment la Côte d’Ivoire pourra retrouver la paix à brève échéance, tant que le régime de Laurent GBAGBO n’abandonne pas le discours identitaire, et tant que la partie Nord du pays n’a pas l’assurance d’une alternance effectivement démocratique au sommet de l’Etat.

Le problème se généralise du Congo Brazzaville en Ouganda, au Cameroun, en Centrafrique et ailleurs. Faute de transparence électorale et d’alternance institutionnalisée, l’option fédérale est devenue honnêtement et légitimement la voie de salut et le moteur de l’avenir politique des nations mal gouvernées.

b) Démocratie sous surveillance

Les Etats Unis sont aujourd’hui dans une position de loin moins embarrassante par rapport au début de la guerre en Irak et en Afghanistan.

Les critiques ont beau pleuvoir sur le mode d’intervention dans ces deux pays et sur la signification en droit international, ce qui est visible dorénavant c’est le fait que des citoyens à Kaboul et à Bagdad, aient pu pour la première fois dans leur longue histoire, glisser librement un bulletin de vote dans une urne.

Même s’il ne faut pas tirer des conclusions hâtives, le précédent de la Corée du sud est suffisant pour établir un parallèle salutaire et dégager des enseignements théoriques généraux dans les relations internationales

En somme, face à la difficulté qu’il y a de s’assurer que des dirigeants ne prendraient pas goût au pouvoir pour changer les constitutions, dissoudre les organes de représentation populaire et bloquer toute possibilité d’alternance au sommet, le stationnement de troupes aux frontières ou même directement dans le pays, semble être une solution acceptable et viable.

Comment en effet faire confiance aujourd’hui à des dignitaires qui changent de testaments et de serments tous les cinq ou tous les trois ans, ou qui usent et abusent des constitutions comme de simples serviettes jetables ?

Depuis 1991, le Cameroun a renié au moins trois promesses importantes du président et changé autant de fois la durée du mandat présidentiel.

Le cas du Niger est encore plus pathétique. Le pays était presque devenu un modèle de référence démocratique sur le continent, jusqu’à ce qu’un fou du nom de Mamadou TANDJA, ne le replonge dans les turbulences des régimes militaires.

Au regard de ce qui précède, le raisonnement qui pousse vers la consécration d’une armée d’intervention pour garantir ou rétablir des institutions légitimes et démocratiques, relève d’une logique vérifiée et confirmée par des expériences contemporaines.

Il faut dans cette option, s’élever contre les bases militaires néocoloniales dont la présence a depuis 1960 été motivée exactement par le maintien des régimes corrompus et impopulaires. Il ne faut donc rien confondre avec notre alternative qui se situe loin, très loin des combines françaises et des élucubrations infantiles d’une Union Africaine en coquille vide.

Il va sans dire que toute approche d’une alternative qui ferait de la force armée le garant de l’orientation institutionnelle, doit pouvoir prendre corps dans la plus grande et la plus prestigieuse des organisations internationales. Il n’est d’ailleurs pas vain de dire ici qu’une analyse et une compréhension minutieuse de la charte de l’ONU adoptée en 1945 à San Francisco, abouti à la conclusion selon laquelle les buts et objectifs de l’organisation ont été détournés.

Il serait tout autant acceptable de soutenir que ceux-ci ont simplement été mis en veilleuse à cause de la guerre froide et qu’il serait toujours possible, de leur donner enfin tout leur sens.

Le réalisme politique et diplomatique nous conduit inévitablement vers ces alternatives sans lesquelles, il demeurera pour longtemps encore, inutile de s’attendre à la construction d’Etats démocratiques dans plusieurs parties du monde.

Certes, le cas de la république populaire de Chine introduit le trouble dans les esprits, de même que les résidus des dictatures communistes de Cuba. Mais comparaison n’est point raison, et ces cas relèvent d’autres structurations politiques autrement moins complexes et nettement moins dangereuses pour la paix et la sécurité internationales.

Pourtant, rien ne saurait atténuer l’urgence de la quête du fédéralisme particulièrement pour les pays déchirés entre les volontés folles et cupides de leurs dirigeants d’une part, et les tentations de vassalisation des communautés entières de leur populations transformées de fait comme des citoyens secondaires interdits de gouverner./.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:30

 

 

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nouvelobs.fr 4 avril 2010

L'armée française compte encore des bases permanentes à Djibouti, au Gabon et à la Réunion, après le départ annoncé de ses troupes stationnées au Sénégal.

Quelques centaines d'hommes devraient rester au Sénégal, suite au retrait annoncé des troupes françaises stationnées dans le pays. Ils pourraient être affectés à un pôle de coopération militaire régional. Si les effectifs des troupes françaises stationnées actuellement sur le continent africain sont en perpétuelle mutation, leurs actions dans les pays restent quasiment les mêmes.

Djibouti, le gros des troupes françaises

 A Djibouti, la   plus importante base française implantée à l'étranger, 2.900 militaires français sont "pré-positionnés". Les Forces françaises à Djibouti (FFDJ) participent depuis 15 ans à de multiples opérations. En 2004 notamment, elles étaient venues en aide aux victimes du tsunami en Asie du Sud-Est. Elles ont aussi collaboré à d'autres actions, notamment Artemis en République démocratique du Congo en 2003 et Licorne en Côte d'Ivoire en 2002. Si Djibouti détient une présence française importante, les Forces françaises au Gabon (FFG) comptent quant à elle 980 militaires. La France déploie des forces dans le pays depuis son indépendance en 1960. Parmi les missions des troupes stationnées figurent la protection des quelques 12.000 ressortissants français présents au Gabon, mais aussi la participation à des opérations comme Epervier (Tchad), Licorne (Côte d'Ivoire) ou Boali (Centrafrique).

Aide aux actions humanitaires à Mayotte et à La Réunion

 A Mayotte et à La Réunion, l'armée française est en revanche plus représentée, avec près de 1.460 hommes regroupés au sein des Forces armées en zone sud de l'océan Indien (FAZSOI). Ils ont participé il y a peu à l'opération Azalée aux Comores et à diverses actions humanitaires suite aux cyclones qui se sont abattus sur la région. Le Sénégal quant à lui détenait un effectif stable d'environ 1.200 militaires, puisque les Forces françaises du Cap-Vert y étaient présentes au titre des accords de défense du 29 mars 1974. Elles participaient à la lutte contre le trafic de stupéfiants en Atlantique et coopéraient avec les forces militaires des Etats d'Afrique de l'Ouest.

Déclin des effectifs en Côte d'Ivoire, au Tchad et en RCA

 En Côte d'Ivoire, les effectifs n'ont cessé de décroître au cours de ces dernières années. Si en 2009 les effectifs français déployés dans le pays étaient de l'ordre de 2000 hommes, aujourd'hui ils ne sont plus que 900 à Abidjan, dans le cadre de l'opération Licorne, en soutien à la force de maintien de la paix de l'ONU (ONUCI). Enfin au Tchad et en République centrafricaine, 900 militaires français sont présents au Tchad au titre d'Epervier, une opération nationale qui a été lancée en 1986. Et à ce jour ils ne sont plus que 200 en RCA, dont une majorité se concentre à Bangui.

(Nouvelobs.com avec Afp)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 00:22

 

 

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APA Bangui 05-04-2010 - (Centrafrique) Le Haut conseil de la communication (HCC) a mis en demeure l’ancien président Ange Félix Patassé, candidat aux élections présidentielles du 11 mai 2010, et deux journaux privés, « L’Agora » et « Médias Plus », pour violation du code de bonne conduite.

 

Le HCC reproche à Patassé d’avoir, sous le couvert d’un « récapitulatif provisoire de la situation des comités de soutien » à sa candidature, rendu public les résultats d’un sondage sans fondement et « de nature à jeter des troubles dans les esprits des électeurs ».

 

En violation de l’article 7 du code de bonne conduite, les résultats du sondage ont été publiés par L’Agora et Médias Plus respectivement dans leurs livraisons n°508 du 16 mars 2010 et n°042 du 24 mars 2010.

 

Le HCC a rappelé que le code de bonne conduite vise à rétablir la confiance entre les acteurs politiques, à assurer un climat serein et un comportement responsable pendant la campagne électorale, le jour des scrutins et après les élections, notamment jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions républicaines.

 

Le code de bonne conduite pour les élections de 20101 dispose en son article13 que « pendant la période préélectorale, qui se situe un mois avant la date du démarrage effectif de la campagne électorale, les médias ne focaliseront davantage leurs programmes que sur des émissions de large sensibilisation des électeurs à l’exercice de leur droit civique et à la culture citoyenne lors du déroulement des élections. Ils doivent s’interdire tout sondage hasardeux et tout pronostic fantaisiste de nature à jeter le trouble dans les esprits des électeurs »._ 
 
 
NDLR : Il est temps que ce Haut Conseil de la Communication se réveille. Les prétendus sondages en question ne sont pas seulement hasardeux mais ne sont ni crédibles et n’ont aucun  fondement scientifique. C’est dans les pays développés et encore pas dans tous, que la technique des sondages d’opinion est généralement de nos jours, relativement maîtrisée. Il n’existe à Bangui aucun institut ni structure quelconque digne de ce nom susceptible d'effectuer des sondages d’opinion répondant aux standards et normes techniques et scientifiques appropriés. Les chiffres des pseudos sondages dont Patassé se prévaut dans ces journaux en mal de sensationnel qui se prêtent à ces jeux avec complaisance, ont été purement et simplement fabriqués et inventés pour les besoins de la cause par l’illuminé Bengué-Bossin qui fait partie à présent, de l’équipe de campagne du candidat indépendant. Tout cela n’est que de l'esbroufe, du bluff et de la manipulation de conscience car  ne reposant sur rien de sérieux.
_._

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 13:34

 

 

Bozizé en Chine

 

 

Jeune Afrique 05/04/2010 à 10h:49 Par Marc Brenner, à Jérusalem

 

Les entreprises israéliennes ont vendu entre autres, des drones Hunter à plusieurs pays africains.

Vente d’armes, soutien logistique, formation... L’intérêt de l’État hébreu pour les pays au sud du Sahara ne se dément pas.

 

Janvier 2009. La scène se déroule dans un somptueux restaurant du bord de mer à Tel-Aviv. Assis nerveusement au coin d’une table, Samuel Sternfeld avise une dernière fois son équipe. Dans quelques heures, cet habile homme d’affaires israélien reconverti en marchand d’armes doit accueillir une délégation officielle de Centrafrique. Bien que l’État hébreu n’entretienne aucun lien diplomatique avec Bangui, tout est organisé comme une visite d’État: accueil des ministres à l’aéroport Ben-Gourion, transport avec chauffeur, rencontre avec des officiers de l’état-major de Tsahal et inspection des principaux sites d’armements israéliens. Chaque étape du voyage est minutieusement planifiée. Soudain, le téléphone de Sternfeld retentit. Des rebelles viennent d’attaquer un détachement des forces centrafricaines dans la région de Ndélé, frontalière du Soudan. Il y a des morts, la visite est annulée. Coup dur pour cet homme d’affaires mandaté par le ministère israélien de la Défense et qui avait financé de sa poche le déplacement de la délégation envoyée par le président François Bozizé. Pour parfaire son « opération séduction », Samuel Sternfeld avait même sollicité le général Amos Gilad, alors négociateur israélien dans les pourparlers avec le Hamas. Gilad était chargé de transmettre l’assentiment officiel de son gouvernement et de mettre en confiance la délégation centrafricaine.

Fini l’eldorado subsaharien ?

Complexe à réaliser sans l’aval de la France, qui a toujours soutenu militairement les troupes de François Bozizé, l’accord avec Israël ne verra finalement jamais le jour. L’enjeu était pourtant de taille pour le président centrafricain. Confronté à diverses rébellions aux frontières nord et est, le général s’était laissé convaincre par Samuel Sternfeld de la nécessité de bâtir une armée plus imposante que sa garde présidentielle composée d’un petit millier d’hommes. Bozizé y voyait aussi l’occasion de se détacher de la pesante tutelle fran­çaise. Pour ce faire, l’industrie militaire israélienne était prête à tourner à plein régime: drones, blindés, armes légères et vedettes de la marine ont été proposés au régime de Bangui, de même que du matériel d’écoute et de renseignement. Sans grandes ressources financières, le gouvernement centrafricain envisageait en contrepartie de régler l’État hébreu en bois et en diamants.

Inconnu jusqu’ici, cet épisode illustre la nature actuelle des relations entre Israël et les pays d’Afrique subsaharienne, du moins sur le plan sécuritaire. Officieuses, aléatoires, elles obéissent en priorité à une logique d’intérêts politiques et économiques. Comme dans beaucoup d’autres zones géographiques instables, les Israéliens ont su faire valoir leur expérience militaire. « Aujourd’hui, des dizaines de sociétés de sécurité travaillent sur ce continent, toutes dirigées par d’anciens officiers de Tsahal, explique le journaliste d’investigation Ronen Bergman (éditorialiste au Yediot Aharonot). La présence israélienne y est exclusivement privée, c’est un phénomène qui remonte aux années 1970. »

Au lendemain de la guerre de Kippour (1973), lorsque la plupart des pays africains rompent leurs liens avec l’État hébreu, le Mossad décide de se substituer aux diplomates en servant d’interlocuteur auprès des dirigeants africains et des mouvements d’opposition. Isolé sur la scène internationale, Israël cherche avant tout à bénéficier d’appuis au sein de l’ONU. « C’est à ce moment-là que les hommes d’affaires et les marchands d’armes israéliens ont fait irruption en Afrique », raconte l’ancienne députée Naomi Hazan. Au Liberia, au Zaïre, au Togo ou encore au Cameroun, des centaines d’instructeurs israéliens commencent à assurer la formation de gardes présidentielles et d’unités d’élite. À la fin des années 1970, plus d’un tiers des ventes d’armes israéliennes se réalise sur le continent noir. Mais dans certains pays, l’ingérence est parfois lourde d’implications. En Afrique du Sud, l’État hébreu est accusé ouvertement de fermer les yeux sur l’apartheid et d’aider Pretoria a se doter d’armes nucléaires. Tandis que, face à la rébellion érythréenne en Éthiopie, il conditionne son soutien militaire à Addis-Abeba à l’émigration vers Israël des Falashas, les juifs éthiopiens. « L’effondrement de l’URSS a changé la donne, estime Naomi Hazan. D’autres marchés se sont ouverts aux États-Unis, en Inde et en Chine. Ils rapportent chaque année des milliards de dollars à l’industrie militaire israélienne. L’Afrique n’est plus une priorité. »

Nigeria, kenya, éthiopie…

Et pourtant, en septembre 2009, Avig­dor Lieberman est venu démentir cette allégation en effectuant une tournée africaine. Officiellement, la visite du chef de la diplomatie israélienne visait à renforcer la coopération sur le plan agricole et proposer des solutions liées à la purification des eaux. « Il ne fait aucun doute que le plus important pour l’Afrique, c’est la lutte contre la pauvreté et la sécheresse, pas les armes », déclarait Haim Dibon, l’un des proches de Lieberman. Ce déplacement officiel cachait néanmoins d’autres ambitions moins avouables. Au sein de la délégation israélienne figurent une équipe du Mossad, des représentants du Sibat, l’organisme en charge des exportations d’armes israéliennes, de même que plusieurs responsables d’industries de défense, comme les sociétés Elbit, Soltam, Silver Shadow et l’Israel Aerospace Industries (IAI).

Les pays visités par Avigdor Lieberman représentent quant à eux un intérêt sécuritaire majeur. Au Nigeria, principal producteur de pétrole en Afrique, en proie à une rébellion dans le Delta et des conflits communautaires dans l’État de Plateau, les ventes d’armes ont rapporté 500 millions de dollars à Israël ces dernières années. Au Kenya, cible par le passé de plusieurs attentats, la coopération antiterroriste a été longuement évoquée. Enfin, l’Éthiopie, partenaire stratégique de l’État hébreu, est positionnée sur la Corne africaine, au carrefour de la mer Rouge, à proximité du Soudan et de l’Égypte, un axe où l’Iran fait régulièrement transiter ses cargaisons d’armes à destination du Hamas et du Hezbollah.

Activités illégales en Guinée

Éditorialiste au quotidien Haaretz, Yossi Melman refuse néanmoins de penser qu’Israël a signé son retour sur le continent noir. Il prône une doctrine plus pragmatique: « En Afrique, là où il y a de l’argent, il y a des armes israéliennes », clame-t-il. Ce spécialiste des questions de défense a récemment révélé les activités de la société de sécurité privée Global CST en Guinée.

En décembre 2008, lorsque le capitaine Moussa Dadis Camara s’autoproclame successeur du défunt président Lansana Conté, il connaît la méfiance qu’éprouve à son égard une partie de la population. N’accordant guère plus de confiance à l’armée guinéenne, dont il est pourtant issu, le chef de la junte décide de s’attacher les services d’un expert en sécurité qui assurera l’encadrement de sa garde prétorienne, les Bérets rouges. Via le diamantaire israélien Beny Steinmetz, qui possède une mine d’exploitation en Guinée, Dadis Camara reçoit Israel Ziv, patron de la société privée Global CST. Ancien commandant des forces spéciales, Ziv possède un profil impressionnant. Connu pour avoir encadré l’armée colombienne lors de la libération d’Ingrid Betancourt, il a également servi de conseiller militaire en Géorgie en 2008, juste avant que n’éclate la guerre en Ossétie du Sud. Dadis et Israel Ziv concluent un accord qui s’élève à 10 millions de dollars. Mais la transaction est illégale: « Ziv a vraisemblablement agi sans le feu vert du ministère israélien de la Défense et a enfreint les règles d’exportation d’armes », explique Yossi Melman. Si le gouvernement israélien a décidé d’ouvrir une enquête, l’affaire est d’autant plus embarrassante que Global CST n’a pas remis en question sa coopération avec Dadis Camara après la répression sanglante de l’opposition, le 28 septembre 2009. « La société Global emploie toujours en Guinée des experts militaires, agricoles, des conseillers politiques et toutes sortes d’ingénieurs civils », affirme Yossi Melman.

Stratégie d’Infiltration

À défaut d’y avoir déterminé une politique claire, les Israéliens ont, semble-t-il, opté pour une stratégie d’infiltration en Afrique. Ainsi, l’aide militaire proposée par des entrepreneurs privés ou publics ne constitue souvent qu’un premier pas. En septembre 2002, cette logique est à l’œuvre lorsque le président ivoirien, Laurent Gbagbo, fait face à une offensive rebelle. Déçu des Français et à la recherche d’un appui militaire, le chef d’État ivoirien se tourne vers son fidèle avocat parisien Sylvain Maier, qui le met en contact avec plusieurs spécialistes israéliens. En quelques semaines, Laurent Gbagbo obtient la livraison d’hélicoptères, de drones tactiques et de matériel d’écoute. Une cinquantaine d’experts israéliens du renseignement opèrent alors à Abidjan pour espionner les communications des rebelles.

Le 6 novembre 2004, cette implication éclate au grand jour lorsque l’aviation progouvernementale bombarde une position française à Bouaké, tuant neuf soldats de l’opération « Licorne ». Paris découvre que des avions sans pilote israéliens ont survolé le secteur peu de temps avant l’attaque. La France demande alors des comptes à l’État hébreu et exige qu’il cesse son assistance militaire à Laurent Gbagbo. Entre-temps, l’homme d’affaires Moshe Rothschild, principal acteur des ventes d’armes à la Côte d’Ivoire, a déjà monté sur place plusieurs entreprises et décroche des projets liés au développement d’infrastructures civiles. À la fin du mois de juillet dernier, c’est Ehoud Olmert en personne qui s’est rendu à Yamoussoukro, pour une visite restée plus que discrète. Organisé par l’ancien ambassadeur israélien en Côte d’Ivoire, Daniel Kedem, le déplacement de l’ex-Premier ministre était lié à des affaires sécuritaires, telles que la mise en place d’un Shin Bet ivoirien pour renforcer la sécurité autour de Gbagbo et surveiller certains éléments hostiles de l’armée ivoirienne. Les Israéliens, en effet, via la société privée Omega, appuient et forment les services ivoiriens, ainsi que la garde présidentielle.

« Les Israéliens sont derrière tous les conflits en Afrique », s’écriait en août 2009 le colonel Kaddafi, en marge d’un sommet de l’Union africaine, à Tripoli. La réalité est autrement plus subtile. Très réactives, habituées aux situations de crise, les entreprises israéliennes sont souvent les premières à proposer leurs services à des pays en guerre: conseil militaire, soutien logistique et armement. Avec seulement neuf ambassades en Afrique, l’État hébreu est contraint de recourir au secteur privé pour exister sur ce continent.

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 13:32

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

« Six personnes ont été tuées et plusieurs ont été blessées lors d’une attaque samedi 3 avril des bandits de la LRA à environs 40 km de Rafaï sur l’axe Bangassou – Rafaï. C’est même le ministre de l’Administration du territoire qui aurait ramené certains blessés à l’hôpital de Bangassou. » C’est ce qu’a confié au téléphone à notre rédaction, un habitant de Bangassou sous couvert d’anonymat. « Des renforts de soldats Faca ont été envoyés ces jours-ci depuis Bangui. Ils sont passés par ici mais ils ont continué directement sur Obo. Nous sommes abandonnés à nous-mêmes ici à Bangassou », a ajouté notre interlocuteur.

Au même moment, plusieurs habitants de la ville que notre rédaction a pu joindre au téléphone dimanche 4 avril, font état de ce que la ville de Ndélé chef lieu de la Préfecture du Bamingui-Bangoran serait en train de se vider de sa population. « Les rebelles sont à une trentaine de km de Ndélé et vont certainement revenir » a déclaré un habitant joint par la rédaction de Centrafrique-Presse.

En un week-end, voilà deux situations fâcheuses et dramatiques de l’actualité nationale de Centrafrique qui interpellent tout un chacun car venant mettre le doigt sur le caractère totalement dérisoire et irréaliste de ceux qui, comme Bozizé et Binguimalé, croient que les élections pourraient parfaitement se dérouler dans les délais constitutionnels restants. Le pouvoir de Bozizé est pleinement responsable de la situation actuelle.

Malgré les pertinentes recommandations du Dialogue Politique Inclusif qui a pratiquement défini la feuille de route du gouvernement qui devait être formé à l’issue de ses travaux, Bozizé n’a jamais voulu mettre en application ce qui a été arrêté par consensus. Alors que tout le pays attendait la nomination d’un premier ministre dans les rangs de l’opposition afin de conduire un gouvernement d’apaisement en vue de préparer la tenue d’élections crédibles, il reconduit ineffable et lisse Faustin Touadéra qui n’avait plus de légitimité ainsi que la plupart de ses anciens et incompétents ministres tant décriés car impopulaires, complétés par quelques individus insignifiants débauchés ça et là pour donner l’impression d’un changement.

Le résultat de cet incompréhensible refus politique et ces errements est le considérable retard qui a été pris sur l’essentiel qui devait être la mise en œuvre des processus d’apaisement et de sécurisation du pays ainsi que des opérations indispensables à la bonne tenue des élections. Presque rien de significatif dans les mesures et principales recommandations du DPI n’a été mise en œuvre concrètement. Bozizé et son gouvernement ont passé leur temps à tourner en rond, voire à prendre même souvent le contre-pied de ce qui a été préconisé. A présent, le réveil est dur. Que Bozizé se retrouve maintenant à craindre et redouter la période de vide constitutionnel que pourrait vivre le pays à l’expiration de son mandat, il ne le doit et ne peut en vouloir qu’à lui-même.

Il s’est emparé du pactole des huit milliards de F CFA octroyé par les autres pays de la CEMAC pour financer le programme DDR afin d’accompagner le succès des travaux du DPI, sous le fallacieux prétexte que cet argent allait susciter beaucoup de convoitise. Les conséquences de sa décision ne se sont pas fait attendre et se sont immédiatement traduites par un grave retard dans le processus de désarmement et démobilisation des ex-combattants des divers mouvements de rébellion qui ont remis toutes leurs barrières routières pour reprendre à racketter la population ainsi prise en otage. C’est en partie ce retard qu’on paie actuellement. 

Alors que le DPI a fortement recommandé une politique d’apaisement et de sécurisation du pays, Bozizé se fait plutôt plus belliqueux que jamais. On est sans nouvelles jusqu’ici du chef rebelle, Hassan Ousman du MNSP alors qu’il vivait au camp Mpoko de la FOMUC et le pouvoir observe un mutisme assourdissant sur son sort. Il se fait livrer et le fait torturer atrocement jusqu’à ce que mort s’en suive Charles Massi.

Son épouse qui se rend à Bangui pour s’enquérir de sa situation est remise manu militari dans l’avion. Les inadmissibles et indécents propos que Bozizé a publiquement tenus pour justifier sa décision sont indignes d’un être humain qui se dit chef d’Etat. Minée psychologiquement par le triste sort fait à son mari, Mme Denise Neris Massi finit par craquer et décède à son tour.

C’est sur ce bilan sanglant et très peu reluisant que Bozizé compte pour solliciter le suffrage de ses compatriotes. Possédant une grosse fortune résultant de divers dessous de tables, pots de vin et autres trafics mafieux, sa seule stratégie consiste à acheter la conscience des citoyens qu’il a eu de cesse d’affamer pour qu’ils puissent lui permettre de rempiler à la tête du pays. Ayant acheté et stocké une considérable quantité d’armes de guerre, il mise aussi sur cet arsenal pour mâter toute opposition ou velléité de contestation électorale. C’est avec une logique belliqueuse et d’affrontement que fonctionne Bozizé. Il n’a aucune vision pacifique et de développement pour la République centrafricaine. Il n’a donc rien à faire à la tête de ce pays dont il ne fait que faire couler le sang de ses fils. L’enjeu des prochaines élections qu’il veut coûte que coûte gagner à nouveau est clair : BOZIZE DOIT PARTIR !

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 13:28

 

 

LRA-soldats

 

 

 

BANGUI, 5 avril 2010 (AFP)  Cinq personnes ont été tuées et une autre blessée lors d'une attaque attribuée à la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du seigneur (LRA) samedi entre Bangassou et Rafaï (est), a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie de Bangassou.

"Le véhicule appartenant à un particulier était en route vers Rafaï lorsqu'il a été attaqué par les rebelles qui ont ouvert le feu sans sommation. Après les tirs, les rebelles de la LRA sont sortis pour piller le véhicule et ils l'ont ensuite incendié avant de s'évanouir dans la nature", a expliqué un gendarme à l'AFP.

Peu après l'attaque, le ministre de l'Administration du territoire, en séjour dans la région, est arrivé sur les lieux et a évacué le blessé à l'hôpital préfectoral de Bangassou, a-t-on appris de même source.

Les attaques de la LRA, auteur d'un massacre de 300 civils en RD Congo en décembre, ont fait plus de 200 morts depuis 2008 dans l'est de la Centrafrique, selon une association locale.

La LRA est particulièrement active dans le secteur depuis le mois de février 2010. Lors de la dernière semaine de mars, trois attaques de la LRA ont fait 26 morts dont onze civils, de source militaire centrafricaine.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 03:39

 

 

joseph_kony_lra.jpg

 

 

Source: Sudan Tribune 02 Apr 2010


(Kampala) - 2 avril 2010 - Joseph Kony, leader de la résistance des rebelles ougandais Lord's Army (LRA) a quitté l'ouest du Soudan et repassé en République centrafricaine (RCA) en raison de pénuries alimentaires, a annoncé vendredi l'armée ougandaise.

"Kony et ses hommes ont traversé au début de cette semaine du Darfour vers la République centrafricaine ». Il n'a pas trouvé de la nourriture au Darfour et a été confronté à la famine, de  a déclaré Felix Kulayigye porte-parole militaire de l'Ouganda.

"Ils ont également échoué à trouver une couverture forestière au Darfour et ils ont été exposés à un danger, a-t-il encore ajouté.

Le président ougandais Yoweri Museveni a confirmé le mois dernier un rapport publié par le projet américain basé Assez disant Kony avait emménagé dans la région agitée du Darfour au Soudan.

Les troupes ougandaises opérant en République centrafricaine "m'ont dit que le groupe comprenant Kony a fui au Darfour", a déclaré M. Museveni le 12 Mars. Les remarques du Président sont intervenues quelques jours après un rapport publié par Enough disant que Kony avait trouvé refuge dans les zones du Sud-Darfour contrôlées par le gouvernement du Soudan.

L'armée soudanaise a nié abriter le chef des rebelles ougandais qui sont recherchés par la Cour pénale internationale.

Le chef de la LRA est en fuite depuis Décembre 2008, lorsque les Etats régionaux ont lancé une chasse à l'homme après lui depuis son refus de signer un accord de paix avec Kampala.

Depuis l'opération, le reste des combattants de la LRA ont évolué dans les jungles du nord-est de la République démocratique du Congo, le sud du Soudan et la République centrafricaine (RCA).

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 02:36

 

 

Joseph Binguimalé

 

 

 AFP 03/04/2010 | Mise à jour : 15:09

La date de clôture des candidatures aux élections présidentielle et législatives du 16 mai en Centrafrique, a été reportée du 3 au 9 avril, selon communiqué de la Commission électorale indépendante (CEI) lu aujourd'hui à la radio nationale.

La CEI "informe les candidats aux élections présidentielle et législatives, que la date de clôture des candidatures initialement prévue pour le 3 avril 2010 est reportée au vendredi 9 avril 2010 à minuit, délai de rigueur", selon le communiqué. Les raisons du report n'ont pas été indiquées.

Le général Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis son coup d'Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, est candidat à sa succession. Ses plus grands rivaux devraient être l'ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé, qu'il a renversé en 2003, et l'ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

L'ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassen (indépendante) complètent la liste actuelle des candidats déclarés.

Les élections présidentielles et législatives en Centrafrique, prévues le 25 avril, ont été reportées au 16 mai, selon un décret présidentiel lu le 3 mars à la radio nationale.

L'opposition demande un report à une date plus éloignée: "Toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale. Il est irréaliste d'aller aux élections le 16 mai", estime Me Henri Pouzère, coordonnateur de l'Union des forces vives de la nation (UFVN, principale coalition de l'opposition).

NDLR : Toutes ces gesticulations font partie de la panoplie des moyens de pression qu'utilise le vraix faux pasteur et corrompu Joseph Binguimalé pour se donner de l'allure. Il sait bien que ses jours à la tête de la CEI sont comptés et qu'il lui faut donner l'impression de bien servir à quelque chose. On ne peut contraindre les candidats à une élection dont les dates sont contestées et font encore l'objet de débats, de déposer leurs dossiers de candidature. Tout cela n'est pas très sérieux ni légal. Binguimalé est un malfrat récusé par l'opposition car n'inspirant confiance à personne. Plus vite on le démissionnera, plus vite la CEI retrouvera sa sérénité et une crédibilité pouvant lui permettre de conduire le processus électoral à son terme normal. En attendant, il doit arrêter de semer la confusion.   

 

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