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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 18:22

 

 

ASECNA.jpg

 

 

 

Le satisfecit semble général à l’issue de la signature ce 28 avril à Libreville de la nouvelle convention de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) par les ministres de tutelle des 18 pays membres. Les dissensions internes relatives notamment à l’ancien directeur général semblent avoir été résolues, résorbant ainsi les failles qui faisaient craindre l’éclatement de l’agence.

Réunis à Libreville depuis la veille, les ministres de tutelle des 18 pays membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) ont paraphé la nouvelle convention de l’agence sensée arrimer celle-ci aux nouveaux standard de l’aviation civile internationale.

 Face à la caducité patente des textes organiques signés à Dakar en 1974, la nouvelle convention dite de Libreville, doit donner un nouveau souffle à l’agence qui peine encore à répondre à toutes les exigences de sécurité des partenaires internationaux, en raison notamment des problèmes internes qui freinent son essor.

 «Au moment où l’aviation civile internationale est à l’heure des grands défis, il était nécessaire d’adapter l’ASECNA à l’évolution du secteur aérien», a déclaré le chef de l’Etat gabonais qui présidait la cérémonie.

«Si tout ce travail d’adaptation n’était pas fait, l’Afrique courrait le risque d’être marginalisée. (…) les prémisses de cette marginalisation sont déjà là avec l’inscription, par l’Europe, de certaines compagnies africaines sur la liste noire du Transport aérien», a-t-il ajouté.

Des dizaines de compagnies aériennes africaines, ou certains de leurs avions, sont interdits de vol dans l’espace européen en raison du non respect de certaines normes sécuritaires. Pour certains pays comme la République démocratique du Congo, c’est l’ensemble des compagnies qui sont concernés ; au Gabon seules trois des neuf compagnies sont autorisées à se poser en Europe uniquement avec certains appareils.

 Le président du Comité des ministres de tutelle, le ministre burkinabé des Transports, Gilbert Ouedraogo, a par ailleurs rappelé que la signature de la Convention révisée de Dakar était «le couronnement d’un travail de dur labeur entrepris depuis juillet 2006 à Bamako, au Mali». Un travail de médiation entre les pays membres notamment, dans lequel le défunt président Omar Bongo avait joué un rôle majeur.

 Pour Karim Wade, le ministre sénégalais des Transports aériens, dont le pays a plusieurs fois menacé de quitter l’agence en raison des dissensions internes, cette nouvelle convention «ouvre pour l’ASECNA une nouvelle ère de transparence, de bonne gouvernance et de modernité». Il a salué à cet effet «la sagesse des plus hautes autorités tchadiennes qui ont décidé de ne pas suivre le Directeur Général sortant dans sa tentative de faire prolonger son mandat en violation des textes statutaires de l’ASECNA». Le Sénégal avait clairement conditionné la signature la nouvelle convention au départ de l’actuel directeur général de l’agence.

«Avec la désignation, en juillet prochain à Moroni (Comores), de son prochain directeur général, l’ASECNA pourra enfin entreprendre les reformes nécessaires, notamment la mise en œuvre des recommandations de l’audit comptable et financier décidé par les Etats membres», a conclu le ministre sénégalais des Transports aériens.

28-04-2010    Source : Gaboneco 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 17:35

 

 

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Communiqué de presse n° 109 du FDPC

 

Dans la matinée du mardi 27 avril 2010, les éléments du FDPC du général Abdoulaye Miskine ont essuyé une violente attaque conjointe des FACA et de la garde présidentielle du général François Bozizé, de 8 heures (heures locale) jusqu’à 9 heures 45 minutes, dans les villages MBO et BOKAYANGA sur l’axe KABO – SIDO.

Le FDPC a mis en déroute totale les assaillants mais déplore dans ses rangs 1 élément grièvement blessé et 3 autres blessés légers. Nous ignorons le nombre de victimes qui doit être élevé chez les assaillants.

 Le FDPC saisit l’occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur la volonté de belligérance du général Bozizé et son refus total de voir une paix véritable s’instaurer dans la région. Il ne cesse de parler d’élections mais il préfère en réalité la guerre pour faire couler le sang des fils du pays.

Le FDPC qui continue de payer de lourds sacrifices au régime sanguinaire du général Bozizé ne se laissera pas faire et mènera la lutte pour la justice et une véritable paix en République centrafricaine.

Fait le 28 avril 2010

Pour le général Abdoulaye MISKINE

Le porte parole

 

Abakar HONGRAM

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 23:12

 

 

Massi.jpg

 

 

Par la Grâce de Dieu, rendez-nous Charles Massi

Suite aux révélations faites par le Président tchadien Idriss Deby faisant état de la mort de Charles MASSI, nous demandons au Président François BOZIZE et à son fils Francis, de rendre le corps de notre père, parent et ami, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI et de dire la vérité.

En effet, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, n° 2571 du 19 au 24 avril 2010, le Président tchadien Idriss DEBY ITNO a affirmé que Charles MASSI « a été tué au cours d’un accrochage avec l’armée [centrafricaine]. » et que «  C’est, ce que nous a dit le président Bozizé lors du compte rendu qu’il a fait à ma demande devant les chefs d’État, en marge du sommet de Bangui, le 16 janvier [2010]».

Cette affirmation du Président Idriss DEBY ITNO contredit les déclarations précédentes du Président François BOZIZE et de son fils Francis, qui ont toujours nié, détenir une quelconque information sur le sort qu’ils ont réservé à Charles MASSI ; et ce, malgré des informations émanant de plusieurs sources issues de leur proche entourage, confirmant l’enlèvement, la torture et l’exécution de Charles MASSI.

Sauf à affirmer que les révélations faites par le Président Idriss DEBY ne sont que pures mensonges, François BOZIZE et son fils Francis, doivent maintenant se rendre à l’évidence qu’ils ne peuvent plus cacher la vérité.

Charles MASSI ne représentant plus une menace pour leur pouvoir, le Président de la République François BOZIZE et son fils Francis, doivent rendre son corps à sa famille pour qu’elle puisse dans la dignité, l’accompagner dans son dernier voyage.

Nul n’est plus puissant que l’Eternel !

Eternel nous te prions aujourd’hui, afin que dans ton infinie bonté, tu donnes la lumière à François BOZIZE et à son fils Francis, pour qu’ils accomplissent ta volonté, pour le bien et la paix de tous.

Fait à Paris, le 26 avril 2010.

Pour la famille                                 

M. Eric NERIS-MASSI                                                            

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:55

 

 

Le pasteur Thomas Touangaye de l’Eglise baptiste du quartier Kina de Bangui est décédé ce jour à 13 heures des suites d’une courte maladie. C’est ce pasteur qui fut à l’origine de la scandaleuse décision de Bozizé d’ordonner que soient également incendiées en retour, les maisons des diacres de son église qui avaient cru devoir mettre le feu à la maison du pasteur.

L’attitude de Bozizé avait à l’époque une grande indignation dans le pays parce qu’il avait publiquement revendiqué avoir ordonné exprès la réalisation de cette loi du talion. En réalité, Bozizé avait pris fait et cause pour le pasteur Touangaye non seulement parce qu’il était de la même ethnie que lui mais surtout parce que c’est au domicile de celui-ci qu’il s’était planqué lorsqu’il était activement recherché sous le régime de Patassé à l’issue de son coup d’Etat manqué de novembre 2001.

Dieu saura reconnaître les siens !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:53

 

 

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(Xinhua) - mardi 27 avril 2010 - Le calendrier électoral fixant les élections présidentielle et législatives le 16 mai en Centrafrique, après un premier report par rapport à la date initiale le 25 avril, subira une nouvelle modification, a révélé lundi à Xinhua une source présidentielle centrafricaine à Bangui qui avait déjà évoqué cette éventualité il y a deux semaines.

Le nouveau report pourrait être soit de deux semaines, soit d’un délai relativement quelque peu plus long. Le président François Bozizé, candidat à sa propre succession, devrait faire une annonce officielle au cours de cette semaine pour communiquer les raisons de cette décision qui ne surprend guère, selon la même source. « S’il est confirmé, c’est un report raisonnable », a souligné une source diplomatique centrafricaine à Yaoundé, faisant allusion aux contraintes de l’organisation qui ne permettent pas d’envisager la tenue des opérations de vote le 16 mai dans de bonnes conditions.

Des sources concordantes à Bangui font état d’un retard dans la fabrication du matériel électoral. Elu une première fois en 2005, François Bozizé affrontera l’ex- président Ange-Félix Patassé qu’il avait renversé par un coup d’Etat le 15 mars 2003. Son pays est l’un des plus pauvres du monde. A part élire leur président, les Centrafricains se rendront également aux urnes pour renouveler leur Parlement.

 

NDLR : Nous apprenons par ailleurs que le vrai faux pasteur Binguimalé devrait pouvoir enfin remettre demain son médiocre rapport à Bozizé qui devrait à son tour convoquer une grande réunion avant de rendre sa décision de reporter la date des élections. En privé, le même Binguimalé déclare qu'il est impossible de tenir les élections avant au moins le mois de septembre prochain mais dit-t-il la même chose à Bozizé ? Certains bozizistes indécrottables affirment aussi en privé à leurs interlocuteurs que c'est à partir de semptembre que les élections peuvent raisonnablement avoir lieu mais ils n'osent point répéter cela devant Bozizé. Une chose est sûre, tous les autres rapports soulignent le travail bâclé de la CEI dans les provinces et recommandent un report de plusieurs mois des élections. De combien de mois Bozizé décidera ce report ? Tout dépendra sans doute de ce que lui dira son gourou béninois qui aime marcher pieds nus. On ne devrait pas tarder à le savoir.     

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:48

 

 

Jean-Pierre-Bemba-Gombo.jpg

 

 

LA HAYE (AFP) - 27.04.2010 14:33 - Des avocats de la République centrafricaine ont demandé jeudi aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas renoncer au procès de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, comme l'a requis la défense de l'accusé.

Des avocats de la République centrafricaine ont demandé jeudi aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas renoncer au procès de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, comme l'a requis la défense de l'accusé.

"Je pense que c'est parce que notre humanité aujourd'hui n'est pas en mesure de supporter l'impunité de tels actes que la CPI a été instituée", a déclaré l'avocat de la République centrafricaine Emile Bizon.

Emile Bizon a rappelé que la République centrafricaine, qui avait soumis en 2005 l'affaire à la CPI, n'avait pas la capacité matérielle de juger elle-même M. Bemba, 47 ans, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique.

Jean-Pierre Bemba est selon l'accusation responsable de meurtres, viols et pillages commis entre octobre 2002 et mars 2003 par les hommes de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), envoyés en Centrafrique pour appuyer le régime du président Ange-Félix Patassé.

"On ne peut plus nous poursuivre", a affirmé Nkwebe Liriss, l'avocat de Jean-Pierre Bemba, soutenant que son client avait bénéficié d'un non-lieu en Centrafrique et qu'il ne peut donc pas être à nouveau poursuivi pour les mêmes faits.

Emile Bizon a accusé la défense d'utiliser une stratégie "dilatoire", affirmant que les enquêtes menées en Centrafrique à l'encontre de M. Bemba n'avaient pas abouti à un procès.

"Les victimes souhaitent que le procès se déroule devant la CPI", a expliqué l'avocate des victimes, Paolina Massidda.

Elle a avancé "une crainte de sécurité (...) due à la proximité du territoire centrafricain avec la RDC, où des milices du MLC se trouvent encore et agissent encore", si le procès de M. Bemba avait lieu en Centrafrique.

M. Bemba, qui avait fui la RDC en avril 2007 après avoir perdu les élections présidentielles de 2006 face à Joseph Kabila, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles.

© 2010 AFP

 

  

Bemba : pétition à la Belgique (La Libre 27/04/2010)

 Des parlementaires congolais prient Bruxelles d’accueillir le sénateur. Ils espèrent ainsi faciliter sa libération sous conditions par la Cour pénale.

 Selon l’agence de presse privée congolaise APA, des parlementaires congolais ont déposé samedi dernier une pétition à l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

Le texte, émanant de l’opposition et qui serait signé par plus de 120 parlementaires "toutes tendances confondues", demande à la Belgique d’accepter de recevoir sur son territoire le sénateur Jean-Pierre Bemba au cas où ce dernier bénéficierait d’une mise en liberté provisoire par la Cour pénale internationale.

Interrogé par Radio Okapi, émetteur patronné par l’Onu, le député d’opposition Clément Kanku a déclaré qu’il n’était "pas normal que la Belgique puisse jouer le jeu des politiciens qui tend toujours à éloigner Jean-Pierre Bemba de Kinshasa ou de le garder en prison".

Il a ajouté que les parlementaires congolais seraient reçus en Belgique pour plaider en faveur de l’accueil de M. Bemba. Aux Affaires étrangères belges, on confirme qu’une délégation de parlementaires congolais sera bien à Bruxelles jeudi et vendredi. "Elle sera reçue par des députés et sénateurs du Groupe Afrique, ainsi que, aux Affaires étrangères, par l’envoyé spécial pour les Grands lacs, l’ambassadeur De Koninck", a indiqué à "La Libre Belgique" le porte-parole du ministère, Patrick Deboeck.

Sur le fond, les Affaires étrangères belges soulignent que ce n’est qu’en juillet que la CPI réexaminera le dossier Bemba. "La question (d’un accueil éventuel en Belgique) est donc prématurée. On ne veut pas préjuger de ce que serait notre réponse à une éventuelle demande en ce sens de la CPI à ce moment-là", indique M. Deboeck. C’est en effet au 5 juillet 2010 qu’a été fixée l’ouverture officielle du procès.

Jean-Pierre Bemba n’a jamais siégé au Sénat congolais depuis son élection en raison de son départ en exil, en avril 2007, après la défaite de ses troupes dans des combats avec l’armée du président Kabila, puis de son incarcération dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Cette dernière date de juillet 2008. La Belgique l’avait arrêté le 24 mai sur son territoire, à la suite d’un mandat d’arrêt de la CPI, qui l’accuse de crimes de guerre et contre l’humanité en Centrafrique, en 2003. Il avait alors prêté des troupes au président centrafricain de l’époque, Ange Patasse, à la demande de ce dernier; la zone rebelle que dirigeait Jean-Pierre Bemba, l’Equateur, est en effet voisine de la capitale centrafricaine, Bangui. Les troupes de M. Bemba avaient commis des crimes en Centrafrique et c’est à ce titre que M. Bemba est poursuivi - sans, curieusement, que l’homme sous l’autorité desquelles les troupes bembistes étaient placées, Ange Patasse, fasse l’objet de poursuites.

S’appuyant sur l’abandon de certains motifs d’inculpation pour insuffisance de preuves, les avocats du détenu ont demandé à plusieurs reprises sa libération; elle avait été accordée en août 2009, avant que cette décision soit renversée en appel. Dans l’éventualité d’une telle libération, la CPI avait alors sondé la Belgique et trois autres pays pour savoir s’ils accepteraient d’accueillir Jean-Pierre Bemba en cas de mise en liberté sous conditions. La Belgique avait fait valoir qu’un tel accueil serait susceptible de causer des désordres, en raison de la présence, sur son territoire, de nombreux partisans de Jean-Pierre Bemba. Et de citer en exemple la manifestation en faveur de "Bemba président!" qui s’était organisée dans et devant la cathédrale Sts-Michel-et-Gudule, à Bruxelles, durant la messe de funérailles du père du détenu, Jeannot Bemba Saolona, à laquelle Jean-Pierre Bemba avait pu assister sous escorte policière en juillet 2009.

Marie-France Cros  27/04/2010

© Copyright La Libre

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 00:13

 

 

Patass é décorant Bozize

 

Selon des informations d’une source sûre qui a désiré conserver l’anonymat, la caution financière de Patassé pour l’élection présidentielle et celle des candidats qu'il parraine à la députation ont réellement été payées par Bozizé qui aurait demandé à la CEI  de restituer à Patassé son argent, et c’est lui qui a payé à sa place 20 millions de F CFA. Le jour de la clôture des candidatures en effet, Patassé a envoyé un émissaire payer sa caution et celle de ses candidats à la députation pour un montant d'une dizaine de millions de F CFA environs (entre 11 et 12 millions).

Quand Bozizé l’a appris, il a demandé à la CEI de restituer à Patassé son argent, et a remis 20 millions à l'émissaire de Patassé pour le règlement de sa caution et celle de ses députés. Bozizé a donc pris cela en charge, avec même un surplus, pour que Patassé puisse mettre du beurre dans ses épinards. Quand on vous dit que ce sont deux larrons… ! Selon des informations dignes de fois, le même Patassé qui a dû se rendre à l’évidence que personne ne veut de sa médiation dans la crise électorale, ne devrait pas tarder à rendre son tablier à son compère Bozizé.

 Bozizé ne sait plus où donner de la tête

Outre le groupement des partis politiques de la majorité présidentielle qui lui ont adressé une lettre lui demandant de reporter les élections afin de mieux les préparer en prenant en considération les revendications de l’opposition, Bozizé est soumis à de telles pressions qu’il ne sait plus à quel saint se vouer. Les rapports lui arrivent de partout faisant état des manquements et carences de toutes sortes surtout en province.  

Les brigades de gendarmerie lui ont aussi fait unanimement un rapport accablant sur les dégâts causés par les commissaires de la CEI envoyés dans l’arrière-pays pour la prétendue révision des listes électorales. Ces fameux commissaires ont détourné les sous destinés aux comités locaux et aux soi-disant agents recenseurs qui  n'ont même pas été formés comme prévu. C'est un travail totalement bâclé, indigne d'une CEI.

Le président du Comité de suivi des recommandations du DPI, pourtant aussi conseiller spécial de Bozizé, Henri Maïdou y est également allé de sa partition en adressant aussi à Bozizé un résumé de son rapport qui donne les mêmes conclusions. Paradoxalement, Bozizé est furax contre Maïdou. Va-t-il aussi le limoger comme Gonda et Oueifio?

Toujours selon nos informations, même l’OIF en aurait ras le bol de l’autisme de Bozizé et menacerait même de ne plus l’assister s’il ne prenait pas en compte les recommandations notamment formulées au nom de la Francophonie lors du récent passage à Bangui de l’ex président burundais Pierre Buyoya. Ce que tout ce monde ne comprend pas est que Bozizé n’obéit qu’à son gourou béninois de leur église sectaire du Christianisme céleste.  C’est donc ce gourou qui a l’habitude de marcher pieds nus qu’il faut chercher à convaincre et non Bozizé.

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 00:08

 

 

El-Bashir.jpg

 

 

 

Le Monde.fr | 26.04.10 | 18h45

A peine réélu, le président soudanais Omar Al-Bachir peut-il s'estimer satisfait ? Arrivé au pouvoir en 1989 grâce à un coup d'Etat dont il n'était pas l'instigateur, mais plutôt l'exécutant dirigé par les cerveaux du mouvement islamiste, il avait eu le plus grand mal à s'imposer à la tête du Soudan.

Au fil des années, il s'est défait de certains responsables puissants, comme son ex-éminence grise, Hassan Al Turabi ou l'ex-patron des services de renseignement, Salah Gosh, pour raffermir un pouvoir dont il espère renforcer la légitimité par cette élection.

La question n'est pas seulement liée à la place du Soudan sur la scène internationale – le pays a quasiment fait figure de paria dans les années 1990 –, mais aussi à la construction de la ligne de défense du président soudanais contre les poursuites de la Cour pénale internationale (CPI). Omar Al-Bachir est le premier chef d'Etat en exercice au monde à faire l'objet d'un mandat d'arrêt émis par la juridiction internationale, qui a engagé contre lui des poursuites pour crimes de guerres et crimes contre l'humanité commis au Darfour.

Dans cette région de l'ouest du Soudan, grande comme la France, l'apparition de mouvements rebelles en 2003 a entraîné une campagne contre-insurrectionnelle d'une grande violence, menée par l'état avec le soutien de forces paramilitaires, les janjawids, recrutés parmi les tribus dites arabes. Environ 300 000 personnes sont mortes au Darfour dans les violences ou faute de soins, de médicaments, de nourriture. Des méthodes similaires avaient été employées par le pouvoir soudanais lors de la guerre civile contre le Sud (1983-2005), au cours de laquelle deux millions de personnes sont mortes.

Pour tenter de paralyser les poursuites de la CPI, Omar Al-Bachir dispose de plusieurs alliés, à commencer par les chefs d'état de l'Union africaine. Ils ont manifesté leur hostilité à la décision de la Cour, qu'ils accusent de faire preuve d'acharnement à l'encontre des responsables africains, et décidé de cesser toute forme de coopération avec la juridiction.

Pour conforter les tentatives de l'organisation panafricaine de pousser le Conseil de sécurité des Nations unies à faire appel à l'article 16 du statut de Rome, qui permettrait un gel des poursuites, Omar Al-Bachir avait besoin d'être élu dans le cadre d'un processus reconnu par la communauté internationale.

LE SUD-SOUDAN, UNE MENACE SÉRIEUSE

Par deux fois, il avait déjà été élu, lors de scrutins sans enjeux ni candidats, dans l'indifférence générale. Cette fois, les élections générales du 11 avril sont loin d'avoir été parfaites. Omar Al-Bachir n'avait en face aucun adversaire de poids après le retrait du candidat de l'ex-rébellion sudiste, le Mouvement de libération des peuples du Soudan (SPLM).

Mais au moins le scrutin – trop rapidement qualifié d'historique –, a-t-il été organisé dans le cadre d'une période de transition prévue par la signature d'un accord de paix signé sous supervision internationale entre le pouvoir du Nord et l'ex-rébellion sudiste. Les élections générales, de taille démesurée, dans la mesure où 16 millions d'électeurs étaient appelés à voter pour élire à la fois leurs représentants nationaux, régionaux et locaux, cumulant jusque à douze bulletins dans le Sud, ont été conçues à la fois pour donner au Soudan de nouvelles fondations, mais aussi pour servir de base pour le moment-clé du pays, le référendum d'autodétermination de janvier 2011. Administré comme une région semi-autonome depuis la mise en application du plan de paix après 2005, le Sud devrait voter en faveur de la sécession.

Pour le pouvoir de Khartoum, traditionnellement accaparé par les membres d'une poignée de tribus originaires des environs de la capitale, la perspective de voir la partie Sud du pays (8,5 millions d'habitants mais l'essentiel des ressources pétrolières) représente une menace sérieuse. Dans l'immédiat, Omar Al-Bachir, sa victoire à peine annoncée par la commission électorale, a promis lors d'une allocution à la télévision : "Je confirme que nous allons mettre en œuvre le référendum au Sud Soudan à la date précise et que nous allons continuer à œuvrer pour la paix au Darfour."

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont fait état de leurs réserves face aux irrégularités du scrutin. Listes mal établies, bourrages d'urnes (un exemple a même été filmé), intimidations d'électeurs et de candidats, les irrégularités auront été nombreuses, même si les élections se sont déroulées dans une paix relative. L'annonce des résultats locaux, notamment dans le cadre des élections de gouverneurs d'Etat, peut encore déclencher des contestations violentes. Mais pour Omar Al-Bachir, la véritable bataille commence maintenant. Celle qu'il a engagée avec l'appui de l'Union africaine contre la CPI.

Jean-Philippe Rémy

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 22:42

 

 

femme-pygm-e.jpg

 

 

Suite101.fr 26 avr. 2010 Amaria Rebiai

La forêt épaisse équatoriale de Centrafrique abrite les pygmées bayakas qui subissent le poids de la déforestation, celle-ci mettant en péril leur survie.

Magnifique pays que le Centrafrique, limité au sud par la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) et la République du Congo (Congo-Brazzaville), au nord par le Tchad, à l’est par le Soudan et à l’ouest par le Cameroun.

Dans la forêt dense équatoriale vivent les légendaires pygmées bayakas, ce peuple primitif qui n’en finit pas de fasciner les occidentaux dans les livres de contes et de légendes. Ces hommes et ces femmes caractérisés par leur petite taille sont pourtant bien réels et représenteraient les premiers autochtones de la République Centrafricaine.

De quoi vivent – ils ?

Les pygmées vivent de cueillette, de pêche et de chasse. La faune et la flore n’ont pas de secret pour eux. Malheureusement la survie de ce peuple est en danger à cause de la déforestation qui les prive chaque fois un peu plus de leur habitat naturel.

Les pygmées sont persécutés par les bantous

Très souvent méprisés et maltraités par de nombreux bantous, les pygmées endurent depuis bien trop longtemps l’attitude de supériorité des autres communautés centrafricaines. En effet, certaines ne les considèrent même pas comme des humains en raison de leur mode de vie et de leur dénuement matériel. Ils sont mis au ban du système éducatif, beaucoup sont analphabètes et les naissances ne sont pas déclarées, ce qui fait qu’énormément de pygmées ne savent pas leur âge.

Un peuple expert dans plusieurs domaines

Ce peuple des forêts a pourtant beaucoup de choses à nous apprendre notamment dans les domaines de la biomédecine, de la zoologie et de la cosmogonie dans lesquels ils excellent. Ces personnes sont aussi réputées pour le chant, la polyphonie pygmée bayaka est connue de nos jours au delà des frontières centrafricaines. IL est important d’arrêter de juger négativement ce qui est différent de la « norme » si tant est qu’il y ait une norme, car les pygmées bayakas, eux, apprécient leurs façons de vivre et sont heureux en dehors de la société de consommation.

La menace de la déforestation

La sédentarisation de ce peuple s’accélère contre son gré et les dégâts occasionnés par la déforestation le mettent en péril. Ces fins connaisseurs de la forêt équatoriale devront modifier peu à peu leur mode de vie en raison des changements qui s’opèrent dans leur milieu de vie naturel. L’économie de marché est impitoyable. Comment faire pour que les pygmées ne perdent pas leur identité culturelle ?

Leur rendre visite

Pour aller à leur rencontre, il faut compter au moins trois heures de piste à partir de Bangui, la capitale centrafricaine. Un guide local est nécessaire pour faire le voyage qui vous mènera jusqu’à eux car vous vous perdriez dans la forêt. Ces guides n’ont pour la plupart aucunement besoin de carte ou de plan pour traverser la forêt équatoriale, ils se repèrent souvent grâce à des indices qu’ils connaissent par cœur tels un tronçon d’arbre, un chemin ou encore la mousse sur les arbres.

L’agence de voyage Fleuves du Monde vous permet d’aller à la découverte de ce peuple incroyablement attachant et fragilisé par la surexploitation de son environnement.



Suite101: Le sort des pygmées bayakas de Centrafrique http://afrique.suite101.fr/article.cfm/le-sort-des-pygmees-bayakas-de-centrafrique#ixzz0mFEHV5zs

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 20:45

 

 

Yangouvonda.jpg

 

 

Centrafrique : Une autre demande de report des élections

Africa Info Douala 26 Avril 2010

 

Ai-Rca — Dans un communiqué de presse du Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (Gppmp) signé le 24 avril par Michel Zabolo et parvenu au desk central de l'agence Ai, le GPPMP joint sa voix à celle de l'opposition pour demander un report des élections législatives et la présidentielle de 2010.

Selon ce communiqué, le Gppmp soucieux de voir la République Centrafricaine réaliser des élections non contestées, crédibles par conséquent, garante de la paix sociale durable.

Vu les inquiétudes et aux supputations grandissante, quotidiennes de l'opposition Démocratique Centrafricaine tendant à traduire un certain malaise autour des élections Présidentielle et Législatives de 2010 et compte tenu des difficultés de rencontrer le Chef de l'Etat pour une concertation dans le cadre de la recherche de solution à cette problématique, le Groupe des Partis Politiques de la Majorité Présidentielle (Gppmp) se voit dans l'obligation de proposer ce qui suit:

Que le Chef de l'Etat convoque le plus rapidement possible une réunion très élargie regroupant toutes les Institutions de la République, le corps diplomatique et les Institutions Internationales, l'opposition démocratique, les autres Partis, les Politico-militaires, la Majorité Présidentielle, la Société Civile, les Organisations syndicales, des femmes et de la jeunesse, la Commission Electorale Indépendante (CEI).

Toujours selon le communiqué, au cours de cette réunion, la CEI présentera le niveau d'avancement de ses travaux.

Que le Chef de l'Etat accepte le report technique des élections Présidentielles et Législatives de 2010 en tenant compte de l'état d'avancement des travaux de la Commission Electorale Indépendante (CEI) aux fins de fixation d'une nouvelle date consensuelle appropriée devant garantir l'adhésion de toute la communauté nationale et internationale aux résultats qui seront issus des urnes.

Qu'en cas de report technique dépassant plus de trois (3) mois, les dispositions suivantes devront être respectées, à savoir : le maintien non négociable des institutions démocratiques de la République pendant cette période, que la Commission Electorale Indépendante (CEI) passe directement à un recensement électoral effectif au lieu d'une simple révision de la liste électorale, sujette aux supputations.

En fin, le Gppmp pense et croit fermement qu'il y a lieu de transcender, car la paix n'a pas de prix et espère que cette proposition retiendra la très haute attention du Chef de l'Etat.

 

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