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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:54

 

 

Patass-e-decorant-Bozize.JPG

 

 

 Pourtant accusé de fomenter un coup d'Etat mais remis en selle par Bozizé, le candidat indépendant Patassé s'érige en médiateur de la crise électorale. A quoi sert donc Mgr Paulin Pomodimo qui a été nommé Médiateur de la République ? 

(MISNA) 12/4/2010   13.22 - Seules les deux candidatures de l'actuel président François Bozizé et de son prédécesseur, Ange-Félix Patassé – destitué par le premier en 2003 –, ont été présentées aux élections du 16 mai prochain, boycottées par l'opposition, a annoncé la Commission électorale indépendante (Cei), qui, à l'expiration du délai pour se porter candidat au scrutin vendredi dernier, n'avait reçu les dossiers que des deux "frères ennemis", tel que la presse francophone surnomme les deux anciens alliés.

Les leaders de l'opposition et de l'ancienne rébellion et maints observateurs ont largement critiqué la date fixée par la Cei pour la présidentielle, jugeant que les conditions nécessaires pour les préparatifs du scrutin ne seraient pas réunies dans les délais. Dans un entretien à la radio, M Patassé a quant à lui laissé entendre qu'en accord avec le président Bozizé, un report des élections pourrait être décidé.

Le mandat de Patassé, au pouvoir de 1993 à 2003, a alterné les guerres et les accusations de détournement de fonds, pour lesquelles il a par ailleurs été condamné par contumace à 30 ans de travaux forcés. De même, la présidence de Bozizé s'est caractérisée par des conflits contre des groupes rebelles, actuellement résolus en partie.

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 14:09

 

 

 

La mobilisation internationale continue pour obliger les vrais faux pasteurs Bozizé et Binguimale à revoir leur copie, quant à la date des élections en Centrafrique.

Lire le communiqué de presse des "Verts" Français (Europe Ecologie)

La Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique : La France au service du pouvoir en place

Communiqué de presse du 14 avril 2010

 

Le Président Bozizé est nettement plus pressé d’aller à l’élection que la communauté internationale. Il confirme par décret la date du 16 mai prochain. L’opposition a annoncé qu’elle ne participera pas aux élections dans ces conditions.

Le comité de pilotage pour les élections en Centrafrique, composé de représentants des Nations unies, de l’Union européenne, des Etats-Unis, recommande le report de l’élection en septembre pour garantir un scrutin libre et ouvert. Le scrutin annoncé pour le 16 mai risque de se passer dans des conditions qui n’y sont pas du tout favorables. A ce jour il n’y a toujours pas de listes électorales et plus de la moitié du territoire centrafricain est occupée par des mouvements armés. Surtout la demande de l’opposition de faire un recensement du corps électoral avant le scrutin doit être respecté. Il n’est également pas assuré que la situation dans le nord et l’est du pays se stabilise jusqu’en mai pour garantir la participation des populations au scrutin. Aujourd’hui, l’est de la Centrafrique est occupé par les rebelles ougandais de la LRA (l’Armée de Résistance du Seigneur), dirigée par son chef sanguinaire Joseph Kony, qui est poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI (Cour Pénale Internationale).

Dans ces conditions la prise de position du secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, en soutien au Président Centrafricain, va dans la mauvaise direction. La signature d’un document cadre de partenariat et de défense, qu’il a également conclu lors de sa visite à Bangui, semble confirmer que la France retombe dans sa politique à l’ancienne et tente de consolider sa position en Centrafrique contre les recommandations données par la communauté internationale et le droit légitime des citoyens centrafricains à des élections libres et ouvertes. Les Verts demandent donc au gouvernement français de revoir sa position et de se conformer aux recommandations du comité de pilotage des élections en Centrafrique.

 

Les Verts

 

Attachée de presse des Verts : Marjorie Delmond  01 53 19 53 15

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 02:10

 

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 13.04.10 | 21h26  •  Mis à jour le 13.04.10 | 21h26

Le secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, Hubert Falco, a annoncé, mardi 13 avril, que les troupes des anciennes colonies africaines de la France ouvriront le défilé du 14 juillet 2010 sur les Champs-Elysées, cinquante ans après leur indépendance.

Le secrétaire d'Etat lançait aux Invalides "Force noire - Tirailleurs 2010", un cycle d'hommage aux anciens combattants africains et malgaches. Selon lui, "la présence de détachements des forces armées africaines sur les Champs-Elysées, leur défilé devant leurs aînés, anciens combattants de l'armée française, sera une image forte de cette année 2010".

"L'Afrique et la France ont une mémoire commune. Verdun, les Ardennes, le chemin des Dames, Chasselay : les tirailleurs sénégalais ont écrit des pages entières de l'histoire de France", a souligné M. Falco.

 

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 01:43

 

 

JJDemafouth

 

 

Bangui, 13 av. (ACAP)-Le premier congrès de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), qui s'est tenu mardi 13 avril 2010 à Bangui, a investi l'ancien ministre de la Défense, M. Jean Jacques Démafouth, comme président du parti.

L’objectif du premier congrès de la NAP, qui a vu le jour en août 2006, est l’adoption des textes de base et la mise en place du Comité Directeur du parti.

S'adressant à la presse après sa désignation, M. Démafouth a revendiqué son adhésion à l'idéologie du socialisme, relevant toutefois vouloir "une économie socialiste ouverte à l'économie de marché" car, selon lui "une idéologie, il faut savoir l'adapter à la situation de chaque pays".

Il a par ailleurs indiqué que sa mission à la tête de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) allait bientôt prendre fin avec les premières phases de mise en oeuvre du programme Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) va prendre fin.

Candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2005, Jean-Jacques Démafouth, qui a pris la tête de l'APRD (rébellion) en 2008, s'est déclaré candidat à celle prévue pour cette année.

Le délai imparti par la commission électorale a toutefois expiré le 9 avril dernier sans que son dossier ait été enregistré par cet organe chargé d'organiser les scrutins.

La NAP fait partie de l’entité ‘’ Autres Partis’’.

 

 

NDLR : Petit à petit, on assiste à une clarification des choses sur l'échiquier politique centrafricain. Cependant, les leaders des partis qui composent l'opposition centrafricaine devraient se garder du danger d'un ego trop grand et de l'émiettement qui avantageront inévitablement Bozizé la calamité. Les malheureux et récents exemples du Gabon et du Togo sont encore là pour rappeler l'impérieuse  nécessité d'un candidat unique face au dictateur sanguinaire Bozizé.Il est risqué voire dangereux de prétendre attendre un ralliement ou une alliance au second tour à celui qui ^sera le mieux placé. L'opposition béninoise vient de le comprendre et de se prémunir, elle qui a choisi le week-end dernier, Me Adrien Houngbédji comme candidat unique pour affronter le président actuel du Benin qui voudra sans doute se succéder à lui-même l'année prochaine.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 22:06

 

 

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LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 13.04.10 | 22h32  •  Mis à jour le 13.04.10 | 22h32


Le général Raymond Germanos, qui s'était fait connaître du grand public pendant la première guerre du Golfe en 1990-1991, a été condamné, mardi 13 avril à Paris, à dix mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé des milliers d'images pédopornographiques entre 2004 et 2008. Le tribunal correctionnel n'a pas suivi le parquet, qui demandait un an de prison avec sursis avec une obligation de soins psychiatriques et une "mise à l'épreuve", sorte de contrôle judiciaire, pour deux ans.

Ce général cinq étoiles – plus haut grade dans l'armée française – de 69 ans, qui fut chef du cabinet militaire des ministres Charles Millon et Alain Richard, était accusé d'avoir détenu des photos et vidéos mettant en scène des enfants âgés de 6 mois à 12 ans. "Suite à une perquisition à votre domicile, les policiers ont découvert plus de 3 000 images pédopornographiques sur le disque dur de votre ordinateur et sur une clé USB", a rappelé la présidente, Marie-Françoise Guidolin. Ces images, "parmi les plus hard que le tribunal ait eu à connaître", mettent en scène "des enfants extrêmement jeunes" subissant "des actes inqualifiables", a-t-elle dit.

Le général Germanos a reconnu les faits devant le tribunal, assurant qu'il s'agissait d'une infraction purement intellectuelle et qu'il n'avait jamais eu de rapports sexuels avec des enfants. Il a par ailleurs tenté à l'audience d'expliquer son comportement par des raisons médicales. Le téléchargement est intervenu pendant "une période extrêmement perturbée pour moi à cause de problèmes médicaux", a expliqué l'officier. La "fin 2005" correspond avec "le moment où ma tumeur s'est beaucoup développée. Jusque-là, je n'ai eu aucune déviance de ce côté".

L'affaire avait été révélée en septembre 2006 par Interpol, qui a transmis à la justice française une liste d'internautes français ayant téléchargé des photographies pédophiles sur un site autrichien.

NDLR : Ce général est un conseiller de deux présidents de la Françafrique, le Camerounais Paul Biya et le Centrafricain François Bozizé. Les oreilles de ces deux doivent bien siffler.

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:52

 

 

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APA-Ban­gui 13 avril 2010 (Cen­tra­frique) Le pré­sident de la Com­mis­sion élec­to­rale in­dé­pen­dante (CEI) de Cen­tra­frique, le Ré­vé­rend pas­teur Jo­seph Bin­gui­ma­let, a lancé un appel aux huit maires et no­tables d’ar­ron­dis­se­ment de Ban­gui leur de­man­dant de sen­si­bi­li­ser leurs ad­mi­nis­trés sur l’ins­crip­tion sur la liste élec­to­rale qui fe­ront bien­tôt l’objet d’une ré­vi­sion.

Le pas­teur Bin­gui­ma­let qui a ren­con­tré lundi les chefs de quar­tier et no­tables à l’As­sem­blée na­tio­nale, au sujet du pro­ces­sus élec­to­ral, a éga­le­ment pro­fi­té de l’oc­ca­sion pour ap­pe­ler tous les par­tis po­li­tiques à ex­hor­ter leurs mi­li­tants à s’ins­crire sur la liste élec­to­rale sur toute l’éten­due du ter­ri­toire.

« J’in­vite à par­tir de cet ins­tant tous les Cen­tra­fri­cains femmes, hommes et en­fants ayant l’âge de voter c’est-à-dire 18 ans (…), d’aller dans les écoles, chez les chefs de quar­tiers et de vil­lages, dans les sous pré­fec­tures et les pré­fec­tures pour vé­ri­fier si leur nom fi­gure sur la liste et si ce n’est pas le cas de s’ins­crire afin d’être pris en compte lors de la ré­vi­sion », a dé­cla­ré en sub­stance le pré­sident de la CENI.

Le pré­sident Jo­seph Buin­gui­ma­let a in­di­qué que cette opé­ra­tion se fera toute cette se­maine et « nous per­met­tra de sor­tir une liste dé­fi­ni­tive afin de per­mettre à tout un cha­cun d’avoir une carte élec­teur ».

 

NDLR : L’incompétent et corrompu vrai faux pasteur continue de faire la sourde oreille. Où en sommes-nous avec l’audit ordonné par Bozizé lui-même sur la gestion de son homme de main ?  C’est un scandale.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:31

 

 

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13/04/2010  Par Thomas Hofnung Libération

La semaine dernière, la France a, une nouvelle fois, désarçonné ses interlocuteurs sur le continent africain par son double langage. En l'occurrence, en République centrafricaine, où le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, s'est rendu, à l'issue d'une courte visite au Rwanda.

A Bangui, ce proche de Nicolas Sarkozy a, certes, signé un nouvel accord de défense avec les autorités locales. Ce texte prévoit que la France contribue à appuyer la restructuration et la formation des forces armées centrafricaines, tout en favorisant l'émergence de forces africaines de maintien de la paix. C'est le quatrième du genre, après ceux signés avec le Togo, le Cameroun et le Gabon.

"C'est un texte qui sera public. Il n'y aura plus de secrets", a-t-il lancé. Des mots qui trouvaient un écho indéniable à Bangui. Par le passé, la Centrafrique a illustré jusqu'à la caricature les dérives de la Françafrique avec l'affaire des diamants de Bokassa sous VGE et les "alternances" au sommet de l'Etat organisées depuis l'Elysée...

Rappelons que les forces françaises sont toujours présentes à Bangui, mais également dans le nord, à Birao, où -en mars 2007- les paras avaient lancé une opération coup de poing contre des rebelles, la première du genre depuis Kolwezi (Zaïre), en 1978. Mais Alain Joyandet a aussi profité de sa visite à Bangui pour appuyer publiquement le président François Bozizé, qui achève dans les semaines qui viennent son quinquennat.

Malgré les appels de l'opposition, le général Bozizé, qui avait pris le pouvoir par la force en 2003, avant d'être élu deux ans plus tard, souhaite maintenir la date du scrutin présidentiel au 16 mai. Les adversaires du chef de l'Etat centrafricain assurent que la liste électorale n'est pas crédible, et demandent un délai supplémentaire afin d'organiser une élection incontestable. Cette position est soutenue par l'Union européenne, les Etats-Unis... et par la France. Du moins jusqu'à la visite du secrétaire d'Etat à la Coopération à Bangui.

Jeudi dernier, lors d'une rencontre avec l'opposition dans la capitale centrafricaine, Alain Joyandet a en effet expliqué que le scrutin devait être organisé coûte que coûte avant le 11 juin prochain, date de l'échéance du mandat de Bozizé, afin -a-t-il dit- d'éviter un "vide constitutionnel" à la tête de cet Etat fragile s'il en est. Lors de cette réunion, l'un des chefs de file de l'opposition, le socialiste Martin Ziguélé, a pourtant réaffirmé que l'opposition acceptait que Bozizé reste au pouvoir afin de donner du temps au temps... Il n'a pas été entendu par le ministre français.

Résultat des courses: les opposants ont, pour l'heure, décidé de boycotter en l'état la future élection, et le président Bozizé clame désormais qu'il est "soutenu par la France" par la voix de Alain Joyandet.

D'après un bon connaisseur du dossier, l'ambassadeur de France à Bangui, Jean-Pierre Vidon, s'arrache les cheveux.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:29

 

 

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 12/04/2010 à 10h:51 Par François Soudan Jeune Afrique


On peut reprocher ce que l’on veut à Abdoulaye Wade, sauf de ne pas avoir d’idées. À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de son pays, le président sénégalais a mis les pieds dans un plat particulièrement épicé, au risque certes de s’y brûler les orteils, mais avec la jubilation diablotine des briseurs de tabous. Ne serait-il pas temps, un demi-siècle après le départ des derniers commandants de cercle, que l’Afrique francophone acquiert enfin son indépendance monétaire – en d’autres termes: qu’elle se débarrasse du franc CFA? Les ex-colonies françaises qui, à l’instar de la Mauritanie et de la Guinée, ont quitté la zone CFA, ceux qui n’y ont jamais adhéré (Djibouti) et bien évidemment les pays anglophones et lusophones du continent sont-ils pour autant plus pauvres et moins bien gérés? En posant ces questions, Wade sait qu’il touche à une corde particulièrement sensible, mais il a, cette fois, raison de le faire.

Soixante-cinq ans après sa création, le franc CFA (CFA comme « Colonies françaises d’Afrique », puis comme « Communauté financière africaine ») apparaît définitivement aux yeux du monde comme une curiosité obsolète et une survivance coloniale vaguement humiliante, qui oblige quatorze pays africains à confier 65 % au minimum de leurs réserves de change au Trésor français et contraint leurs ministres des Finances à rendre compte régulièrement de leur gestion au grand argentier de Bercy (prochaine revue, le 20 avril à N’Djamena). En contrepartie: une parité fixe avec l’euro et une garantie monétaire jalonnées de diktats successifs imposés depuis Paris. Dévaluation forcée en 1994, inconvertibilité des billets aux guichets depuis dix-sept ans, impossibilité de transférer ses avoirs en francs CFA sans passer par les banques centrales, étanchéité entre les deux zones d’émission, etc. L’essentiel des exportations des pays de la zone franc étant libellé en dollars et le volume des échanges commerciaux avec l’ex-métropole diminuant comme peau de chagrin, le franc CFA a en outre beaucoup perdu de sa nécessité.

Certes, au franc CFA, les pays dont c’est la monnaie peuvent être reconnaissants d’un acquis capital: celui d’avoir créé entre eux deux unions économiques et monétaires viables, qu’il serait suicidaire de sacrifier au profit d’une balkanisation fiduciaire. Mais les Africains n’ont plus besoin de la France pour maintenir cette solidarité, ni de sa tutelle pour garantir eux-mêmes­ leur propre monnaie régionale. On sait que Paris ne s’opposera pas à cette étape ultime de la décolonisation. Aux chefs d’État d’avoir le courage, en cette année historique, de l’aborder sans complexes.

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 19:23

 

 

Ngarta-Tombalbaye.jpg

 

 

 

 

(Publié sur Facebook, par Acheikh IBN-OUMAR, le 13 avril 2010)

 

Il y a 35 ans, l’armée tchadienne renversait  le régime du 1er président du Tchad, François TOMBALBAYE (rebaptisé Ngarta).

 

S’il est vrai que l’instabilité au Tchad avait commencé beaucoup plus tôt, on peut néanmoins dire que le putsch du CSM avait constitué un séisme politique d’amplitude maximale dont l’onde de choc se fait ressentir jusqu’à nos jours.

La confusion entre politique et militaire ainsi inaugurée a fini par devenir, au fil des convulsions sanglantes de notre histoire récente, un trait de plus en plus marquant de l’espace national.

Serait-on pour autant en droit de dire que c’est la faute aux militaires et leur CSM si on a connu cette descente aux enfers ?

 

Evidemment non ; car feu TOMBALBAYE avait lui-même contribué à rendre inévitable son propre renversement violent, et par ailleurs, l’autre acteur, le FROLINAT, aussi a une part de responsabilité dans l’engrenage de militarisation du débat politique, d’affaiblissement des institutions étatiques et du renforcement du communautarisme au détriment de l’idée nationale.

 

Depuis 1966, au Tchad, on avait une espèce de partie à trois (Pouvoir politique, Armée, Frolinat) où chacun jouait son propre jeu contre les deux autres, à l’instar du célèbre western «Le bon, la brute et le truand » ; sauf qu’on ne voit pas très bien qui jouait le rôle du « bon ».

 

LES ÉVÈNEMENTS:

 

Les jours qui précédaient le putsch du 13 avril 1975 avaient été marqués par des incidents d’une extrême gravité.

 

Les armureries de la garde prétorienne (CTS : Compagnie tchadienne de sécurité) avaient été incendiées à Ndjamena et à Sarh, à 24 heures d’intervalle.

Dans la nuit du 3 au 4 avril, le défunt Youssouf Togoïmi (futur président fondateur du MDJT), détenu à la suite de troubles survenus au lycée Félix Eboué, dirigea une mutinerie qui causa la mort d’un sous-officier français travaillant aux renseignements tchadiens : l’adjudant-chef Gélineau.

 

Des tracts circulaient dans les rangs des militaires.

 

Tout en menant la guérilla au Tibesti et au Centre-est, le FROLINAT avait réussi à monter des vastes réseaux clandestins dans les villes, dans l’administration et même dans l’armée. L’affaire Françoise Claustre venait de commencer.

 

La rupture était totale avec les hauts officiers, et TOMBALBAYE se rendit lui-même à la gendarmerie pour procéder à l’arrestation des colonels Djimé Mamari Ngakinar et Kotiga Guérina. Kamougué disparaissait dans la nature, officiellement en tournée en province, mais en fait pour préparer les unités qui devaient converger sur Ndjamena et exécuter le plan.

 

Les généraux Malloum et Djogo étaient arrêtés bien avant.

Fou de rage, TOMBALBAYE était persuadé que tous ces troubles faisaient partie d’un complot des « impérialistes » et de la « maffia internationale des néocolonialistes » (dont le fer de lance était ses propres officiers supérieurs) pour éliminer son régime afin de mettre la main sur les richesses du Tchad, en particulier le pétrole.

 

Le matin du 13 avril, les Ndjamenois furent réveillés par les tirs d’armes automatiques et les explosions. La Radio nationale qui venait de commencer ses émissions matinales, s’interrompit brusquement, pour reprendre à 10heurs30 avec de la musique militaire suivie du communiqué lu par le général Odingar : « Les Forces armées ont pris leurs responsabilités devant Dieu et la nation. La sécurité et les intérêts des étrangers seront garantis. ..Je demande aux forces françaises de ne pas s’immiscer dans les affaires tchadiennes… »

 

Ce n’est qu’à 15 heures qu’un autre communiqué annonça que le président Tombalbaye avait succombé à ses blessures.

Peu à peu, les nouvelles structures du pouvoir se dessinèrent : le GROFAT (Groupe des Officiers de Forces armées tchadiennes, sorte d’assemblée) et le CSM (Conseil supérieur militaire, organe exécutif suprême) sous la présidence du général Malloum libéré à la faveur du putsch.

 

LES CAUSES DIRECTES:

 

Pour reprendre le titre du célèbre ouvrage de René Dumont, en fait, dès l’indépendance, le Tchad « était mal parti ».

En 1963, Tombalbaye décréta la dissolution de tous les partis sauf le sien. En mars de la même année, Abbo Nassour, Mahamat Abdelkerim et le Dr Outel Bono furent arrêtés et condamnés à mort pour « complot ».

 

La tension connut un premier pic avec les évènements du 16 septembre : l’arrestation de Jean-Baptiste, Ahmed Khoulamallah et Djibrine Khérallah conduisit à des violentes émeutes à Ndjamena (surtout au sein de la population nordiste), durement réprimées par l’armée, avec un nombre indéterminé de morts (on parle de plusieurs centaines) et une chasse à l’homme à travers tout le pays  pendant plusieurs semaines.

 

Parmi les opposants qui réussirent à s’échapper à l’étranger, il y avait deux jeunes inconnus: Mahamat Albaghalani et Ibrahim Abatcha qui devaient former le Frolinat, le 22 juin 1966, au congrès de Nyala au Sud-Darfour (tiens, tiens !).

 

La suite est connue : soulèvement des paysans à Mangalmé en novembre 65 qui inaugurèrent un chapelet de jacqueries embrasant progressivement toutes les préfectures du Nord , à l’exception du Kanem et du Lac ; extension des maquis du Frolinat, intervention de l’armée française, vagues de massacres dans les zones rurales, provoquant, en réaction, d’autres soulèvements , provoquant à leur tour d’autres massacres, bref le fameux cycle « révolte-répression-révolte ».

 

Tombalbaye, débordé, n’avait d’autre choix que la fuite en avant, qui devait l’amener progressivement à « péter les plombs ».

 

Sous l’inspiration de Mobutu, il pensa trouver la solution en déclenchant un mouvement de Révolution sociale et culturelle (sic) qui devaient amener les Tchadiens à se ressaisir et à se remobiliser autour de leur « vrai Chef » (ngar-taa). Le moyen principal était la politique dite de l’authenticité et son expression pseudo-spirituelle : la remise au goût du jour du rite ancestral du Yondo, mais sous une forme dévoyée pour embrigader et décerveler les cadres sudistes.

 

Les prêtres et pasteurs au Sud qui bravaient ouvertement l’instauration du Yondo et le dénonçaient en tant que retour forcé et manipulatoire au paganisme, furent  massacrés dans des conditions atroces (certains furent enterrés vivants)-et oui, le Tchad aussi a eu sa part de martyrologie chrétienne !

 

Après s’être aliéné la classe politique issue du Nord, puis les masses rurales de cette partie du pays, Tombalbaye devenait encore plus impopulaire auprès des intellectuels et officiers originaires du Sud. Son régime ne tenait que grâce à l’Armée française (tiens, tiens !).

 

Malheureusement pour lui, il finit par perdre le soutien français. L’idée de le remplacer par une personnalité plus acceptable faisait son chemin dans les cercles du pouvoir en France. Tombalbaye prit les devants et fit assassiner en plein Paris le Dr Outel Bono, pressenti par beaucoup comme un remplaçant crédible (1973). La même année, il tenta une autre porte de sortie en se rapprochant de la Libye ; les mauvaises langues allant jusqu’à dire qu’il avait signé un document de cession de la bande d’Aozou à nos voisins du nord, moyennant une importante somme d’argent et la promesse de la lutte contre le Frolinat.

 

Ne reposant plus que sur sa garde prétorienne en voie de formation la CTS, la chute du régime n’était plus qu’une question de temps. Surtout qu’après l’arrestation de hauts responsables militaires et le projet de marginalisation de l’armée au profit de la CTS, les officiers se sentaient menacés et le renversement du régime devenait pour eux une nécessité de survie.

 

Je me limite aux causes directes, liées à la gestion du pouvoir, car si on veut aller au delà, il faut poser toute la problématique de la construction de l'État-nation, en remontant à l'époque pré-coloniale.

 

LES CONSÉQUENCES:

 

La chute d’une dictature soulève toujours de grands espoirs.

 

Au Tchad, l’espoir soulevé par la fin tragique du régime Tombalbaye fut de courte durée.

 

Dès les premiers jours : alors que l’opinion attendait avec impatience la libération des dizaines des cadres et intellectuels arrêtés sous Tombalbaye pour liens avec le Frolinat, les nouvelles autorités devaient annoncer que la plupart n’avaient pas été retrouvés, sûrement morts en détention depuis longtemps. La déception avait un goût de suspicion car la rumeur disait que certains de ces détenus étaient encore en vie au moment de la prise de pouvoir par les forces armées.

 

La presse française se saisit de l’affaire Claustre qui devait empoisonner les rapports avec la France pendant les deux années à venir.

Mais le grand ratage, ce fut la non résolution de la question du Frolinat.

 

Il faut dire que le soutien massif de la Libye aux insurgés à partir de la fin 1977, l’éclatement du conflit entre Goukouni et Habré, suivi par un autre éclatement au sein de la coalition dirigée par Goukouni, avaient inauguré la naissance des « tendances politico-militaires », en réalité la clanisation de la lutte du Frolinat.

En plus de la France, certains pays voisins (Libye, Soudan, Nigéria) commencèrent à s’ingérer directement dans nos affaires, surtout à travers le soutien ou la manipulation, tâche rendue facile et même très tentante par la multiplication de ces fameuses tendances. L’implication croissante de la Libye, alors alliée au camp soviétique, devait provoquer l’implication des Etats-Unis et ses alliés africains (Zaïre, Maroc) et arabes (Egypte, Arabie saoudite).

 

Le conflit perdit progressivement sa nature de lutte politique interne pour devenir un épisode de plus de la Guerre froide.

A ces complexités politiques et militaires, s’ajoutait un manque de savoir-faire certain de la part du nouveau pouvoir militaire, sans compter les rivalités de leadership au sein même du CSM.

 

Inutiles de rappeler tous les grands  bouleversements  qui s’enchaînèrent: première guerre civile du 12 février 79, puis celle dite des « neuf mois » en 1980,  affrontements avec la Libye, etc. jusqu’à la crise actuelle.

 

Résultat : ceux qui ont eu la malchance de naître après les années 1970, n’ont jamais connu qu’un pays de guerres, de déchirements, d’interventions extérieures, de haines tribales, de multiplication des espaces de non-droit etc.

 

UNE LEÇON:

 

Il y a évidemment un nombre incalculable de leçons à tirer des évènements qui ont ensanglanté et qui continuent d’ensanglanter notre pays, mais il y a une chose qui me paraît particulièrement importante :

 

Malgré les souffrances, les traumatismes et les injustices de toutes sortes dont on n’arrive pas à voir pas la fin, il faut, à mon avis, comprendre que tous les pays du monde ont connu des périodes de déchirements et de bouleversements, souvent beaucoup plus graves et plus durables que ceux que nous avons connus ; la plupart de ces pays sont maintenant à la pointe de l’humanité (Japon, Chine, Allemagne, Russie, etc.). Aussi, il faut se départir d’un certain dolorisme (« nous sommes un pays maudit », « qu’avons-nous fait au Bon Dieu », etc.) et se convaincre que notre sort est encore et toujours entre nos propres mains.

 

Aucun de ces phénomènes si déprimants soient-ils ne doivent échapper à l’analyse méthodique et à la réflexion maîtrisée.

 

La tâche des intellectuels est de produire des cadres d’analyse et des concepts pour rendre intelligibles et maîtrisables ces ruptures qui paraissent relever d’une certaine « folie » de l’Histoire. Analyser, conceptualiser, non pas par esthétisme mais pour définir des modalités d’action et d’organisation politique de type nouveau, basées sur des forces nouvelles, animées par des idées novatrices.

 

(Publié sur Facebook, par Acheikh IBN-OUMAR, le 13 avril 2010)

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 15:35

 

 

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L’actualité politique de notre pays est dominée ces jours par le processus électoral volontairement vicié par le pouvoir, dont l’objectif avoué est de continuer jour après jour à instrumentaliser la Commission Electorale Indépendante, en vue de paver le chemin d’un hold-up électoral.

Le MLPC, notre Parti, avec les partis frères réunis au sein de l’Union des Forces Vives de la Nation, et du regroupement plus large du Collectif des Forces du Changement, n’a nullement l’intention de boycotter les élections.

Pour preuve, c’est depuis le 14 juin 2009 que le Congrès Extraordinaire de notre Parti m’a désigné comme son candidat aux élections présidentielles de 2010, et que nous travaillons d’arrache-pied pour mobiliser nos différents organes préalablement restructurés, par des  missions de terrain partout dans le pays et à l’extérieur.

Depuis la sortie du Dialogue Politique Inclusif, nous n’avons cessé de tirer sur la sonnette d’alarme afin que le pouvoir fasse procéder aux révisions des listes électorales annuellement comme le prescrit la loi. Au-lieu de cela, le Ministre de l’administration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Elie OUEFIO,  a préféré distribuer depuis juin 2009 des cahiers aux chefs de village pour procéder à un recensement sélectif et clandestin. Nous avons dénoncé en son temps cette pratique éhontée, et voilà que ce problème est aujourd’hui le nœud gordien du processus électoral.

Dans aucun pays au monde, le Président de la République ne peut prendre un décret pour convoquer le corps électoral  aux urnes, alors même qu’aucune liste électorale n’existe.

Par ailleurs, depuis avril 2009, nous ne cessons de clamer haut et fort que le Président BOZIZE doit impérativement consacrer l’aide financière de 8 milliards de francs CFA consentis par les pays frères de la CEMAC et la BEAC pour le DDR , au financement de ce programme pour libérer les populations prises en otage dans cinq préfectures du pays (Ouham, Ouham-Pendé , Nana-Gribizi, Vakaga et Haute-Kotto). A ces préfectures,  s’ajoutent celles du haut-Mbomou et du Mbomou, désormais terrains de chasse à l’homme de la sinistre Lord Resistance Army (LRA) du non moins sinistre Joseph KONY. Huit préfectures sur seize de notre pays échappent donc aux normes minimales de sécurité pour la simple libre circulation des personnes.

Lénine disait que les faits sont têtus. C’est à partir de ces faits incontestés même par le pouvoir, que nous avons formulé nos exigences qui en sont la simple conséquence logique : nous voulons une liste électorale crédible et complète, ainsi que des conditions sécuritaires minimales pour les acteurs du processus. Il est évident que sans sécurité, donc sans possibilité d’aller et de venir sur tout le territoire,  ni les électeurs, ni les candidats aux élections ne pourront aller s’inscrire pour les uns et battre campagne pour les autres.

Les choses sont aussi simples que cela. Dès que le pouvoir consentira à mettre fin à sa politique de l’autruche, de fuite en avant et de tentative d’imposition du fait accompli, et daignera engager un processus électoral crédible, nous reviendrons dans le processus électoral pour faire acte de candidature, puisque la politique de la chaise vide n’est ni notre objectif, encore moins notre volonté.

J’ai cru devoir porter cette information aux nombreux camarades, amis et sympathisants qui s’interrogent sur nos intentions : nous sommes prêts depuis 2005 pour aller aux élections à tout moment, pour peu que les conditions précitées soient remplies.

Restons mobilisés Camarades, inscrivons-nous massivement sur les listes électorales, car seule la voie des urnes est notre choix politique.

Unis, nous vaincrons !

 Bangui, ce 13 avril 2010

Martin ZIGUELE

 

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