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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:26

 

 

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AFP 15/04/2010 | Mise à jour : 18:37 Une cinquantaine de présidents de pays africains ont été invités par la France à participer les 31 mai et 1er juin à Nice à un sommet Afrique-France, tandis que deux ont été incités à envoyer un représentant, a-t-on appris aujourd'hui de source diplomatique française.

Les deux chefs d'Etat dont la présence est refusée par la France sont ceux du Soudan, Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité, et du Zimbabwe, Robert Mugabe, en disgrâce sur la scène internationale.
Ces deux présidents ont reçu une lettre du chef de Nicolas Sarkozy leur demandant de désigner un représentant pour le sommet de Nice, a-t-on précisé de même source.

Parmi les chefs d'Etat ayant déjà répondu, selon la même source, un seul a pour l'instant décliné: le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, qui a invoqué une situation intérieure difficile.

Deux pays africains n'ont pas encore été invités à participer au sommet: le Niger, où une junte militaire a pris le pouvoir en février en renversant le président Mamadou Tandja, et Madagascar, en situation de crise politique grave depuis fin 2008 et l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana.

Le sommet Afrique-France se tient l'année du 50e anniversaire de l'indépendance pour 14 anciennes colonies françaises (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Côte d'Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo).

Nicolas Sarkozy n'honorera aucune des 14 invitations qui lui ont été faites d'assister aux cérémonies de commémoration de cette indépendance, selon la même source diplomatique. La France sera représentée à celles-ci par des ministres ou hautes personnalités françaises, comme cela a déjà été le cas pour le Sénégal.

 

NDLR : Du fait de sa responsabilité dans la disparition de Charles Massi et dans bien d'autres crimes de sang dans son pays, la participation des présidents sanguinaires comme François Bozizé de Centrafrique à ce sommet pose problème, ainsi que celle d'Idriss Déby du Tchad en raison des graves présomptions qui pèsent sur lui dans la disparition de l'opposant Ibni Omar Mahamat Saleh. En quoi Bozizé et Déby sont-ils différents de El Bechir du Soudan et Mugabé du Zimbabwe ? Le mandat d'arrêt de la CPI ne doit pas être le seul critère d'appréciation de ces potentats de républiques bananières.

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:24

 

 

afrique

 

 

LE MONDE DES LIVRES | 15.04.10 | 11h17  •  Mis à jour le 15.04.10 | 11h17


Cinquante après la décolonisation, où en est la littérature africaine francophone ? La question de l'indépendance a peu à peu déserté les romans, laissant la place à des problèmes plus contemporains, tels que la pauvreté ou la corruption. Les auteurs de la nouvelle génération, dont beaucoup vivent aux Etats-Unis ou en Europe, sont écartelés entre l'attachement à leurs pays d'origine et le faible écho que peuvent y trouver leurs ouvrages. Le Monde des livres fait le point sur ce continent littéraire souvent méconnu et pourtant riche de nombreux auteurs comme le rappelle l'écrivain Alain Mabanckou.

Les pays d'Afrique noire francophone célèbrent cette année le cinquantenaire de leur indépendance. La littérature a été le témoin immédiat de cette émancipation. Une littérature si jeune qu'il n'est pas surprenant, pour un lecteur africain, de croiser certains auteurs classiques qu'il a lus au lycée ou au collège. Sait-on par exemple que l'Ivoirien Ahmadou Kourouma – à qui l'on attribua en 2000 le Renaudot pour Allah n'est pas obligé – était en réalité, depuis longtemps, un grand classique dans l'espace francophone ? Bernard Dadié, un autre Ivoirien, jouit de ce statut et déambule dans les rues, serrant les mains des femmes qui vendent de l'attiéké sur les marchés d'Abidjan. Cheikh Hamidou Kane, auteur du mythique L'Aventure ambiguë, donne des conseils aux jeunes auteurs du Sénégal. Beaucoup d'écoliers d'Afrique centrale ont eu pendant les épreuves de la dictée française les extraits des oeuvres d'Henri Lopes, auteur congolais résidant actuellement en France. Lorsque j'en parle à ce dernier, il en sourit, oubliant les coups de fouet que j'ai écopés à cause des fautes commises pendant cette redoutable épreuve. Difficulté ou plaisir de porter le statut de "classique vivant" ? Sans doute les deux, alors même qu'en France on hésiterait à reconnaître le privilège de classiques à J.-M. G. Le Clézio, Pierre Michon, Patrick Modiano ou Pascal Quignard.

La jeunesse de la littérature d'Afrique noire francophone ne doit pas occulter le fait qu'il existe des textes anciens en langues africaines et une littérature orale qui remonte à des temps immémoriaux. Le Malien Ahmadou Hampaté Bâ avait raison de clamer devant la tribune de l'Unesco en 1960 : "En Afrique lorsqu'un vieillard meurt c'est une bibliothèque qui brûle."

La littérature écrite est arrivée bien plus tard, avec la "rencontre" de l'homme blanc. Pendant la période d'alphabétisation des Africains les textes sur l'Afrique provenaient essentiellement des auteurs occidentaux. C'était alors le règne de la littérature coloniale avec le péché de l'exotisme lié à une telle démarche. La "littérature négro-africaine" n'a vu le jour qu'à partir du moment où les Africains ont "détourné" la langue du colonisateur pour dire eux-mêmes le monde, confirmant au passage le proverbe souvent cité par Hampaté Bâ : "Quand une chèvre est présente, on ne doit pas bêler à sa place."

Les premières oeuvres avaient pour "mission" d'afficher au visage de l'Occident la richesse culturelle du continent africain et de fustiger le système colonial comme allait l'illustrer, en 1921, un "frère noir", le Guyanais René Maran dans Batouala, "véritable roman nègre", qui reçut le prix Goncourt. Ce roman a sans doute signé l'acte de naissance de la "littérature négro-africaine", celle qui, à la fin des années 1930, influencée par la présence à Paris des intellectuels et écrivains noirs américains, allait lancer le mouvement de la négritude sous l'impulsion de Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Gontran Damas.

Placée sous le signe de la revendication, cette littérature était fondamentalement engagée et "missionnée". C'est en 1948, avec l'Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, publiée par Senghor et préfacée par Jean-Paul Sartre, que la littérature négro-africaine se consolide. Deux romanciers marquent les années cinquante : Camara Laye (L'Enfant noir) et Mongo Béti (Ville cruelle). Le premier introduit l'autofiction, place l'individu au coeur de la fiction, pendant que le second perpétue la virulence des fondateurs de la négritude. Deux conceptions antagoniques dont les conséquences sont encore manifestes dans les productions contemporaines.

Après les indépendances les oeuvres les plus emblématiques sont celles du Malien Yambo Ouologuem (Le Devoir de violence) et d'Ahmadou Kourouma (Les Soleils des indépendances). Ouologuem opte pour l'insolence de l'esprit et pointe la responsabilité des Africains quant à leurs malheurs, pendant que Kourouma scrute l'affrontement entre les sociétés traditionnelles africaines et le modèle de civilisation imposé par l'Occident.

A la fin des années 1970, la critique contre la colonisation est "remplacée" par le plaidoyer contre les dictatures désormais ancrées dans la plupart des pays du continent. Sony Labou Tansi est un des auteurs phare de cette ère. Dans La Vie et demie, en installant au coeur de la fiction africaine le personnage du dictateur - à l'instar des auteurs latino-américains -, Labou Tansi dessinait également la figure du rebelle immortel, bête noire de la dictature. C'est aussi pendant cette époque que les voix féminines, jusqu'alors inexistantes, se font entendre avec Mariama Ba (Une si longue lettre), Aminata Sow Fall (La Grève des battus) ou encore Ken Bugul (Le Baobab fou).

Dans les années 1990 le vent de la démocratie souffle sur le continent après le "discours de La Baule" prononcé le 20 juin 1990 par François Mitterrand. Mais l'Afrique devient le théâtre des guerres civiles. On découvre avec stupeur les "enfants-soldats", et les romanciers s'emparent de la thématique - notamment Ahmadou Kourouma (Allah n'est pas obligé). Le drame le plus retentissant survient en 1994 avec un génocide au Rwanda planifié et exécuté par les Hutu contre les Tutsi. Des oeuvres de fiction en font écho dont L'Aîné des orphelins, de Tierno Monénembo, Murambi, de Boubacar Boris Diop, et Moisson de crânes, d'Abdourahman Waberi. Une abondante "littérature de témoignage" va suivre avec les ouvrages publiés par les rescapés.

Depuis la fin des années 1990, une nouvelle génération d'écrivains a vu le jour avec des noms qui s'imposent de plus en plus : Léonora Miano, Fatou Diome, Sami Tchak, Gilbert Gatore, etc. Presque tous vivent en Europe ou aux Etats-Unis et publient leurs livres en France, ce qui entraîne une "déterritorialisation" de la "pensée noire". Ce fait n'est pas nouveau : Senghor, Césaire, Mongo Beti, etc., ont publié leurs oeuvres depuis l'étranger tandis que les grands "mouvements noirs" sont nés à Paris ou aux Etats-Unis.

Enfin, la littérature d'Afrique noire en français est largement vulgarisée dans les universités américaines où elle constitue une discipline autonome et très prisée. Chemin que beaucoup d'observateurs souhaiteraient que la France prenne car il est indubitable que les oeuvres de ces auteurs enrichissent avant tout le patrimoine littéraire d'expression française.

Le dernier livre d'Alain Mabanckou, Black Bazar (Seuil, 2009), a été réédité en poche en février chez Points (264 p., 7 €.).

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 00:17

 

 

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TOGO  LE TEMPS DES  BAVURES »

 

Le mercredi 14 avril 2010, la veillée de prières et de chants organisée au siège de l'Ufc par le Frac et ses alliés a été empêchée par des éléments de la gendarmerie nationale togolaise.

 

Dès 16:00, le siège de l'Ufc et ses environs ont été bouclés par un dispositif musclé, fort de plusieurs centaines de gendarmes casqués.

 

Quelques instants plus tard, les gendarmes ont fait irruption dans les locaux du parti.

Ils ont littéralement saccagé tout ce qui était à leur portée et emporté tout le matériel informatique, une dizaine de téléphones fixes, cinq ventilateurs ainsi que tout le matériel de confection des cartes d'adhésion, des milliers de cartes de membres. Ils ont fait main basse sur une somme d'argent de 22 millions et cinq cents mille cfa (environ 34 000 euros), répartis dans des enveloppes et destinés à être distribués dès le lendemain matin aux fédérations  pour l'organisation de la grande marche du samedi 17 avril prochain.

 

Dans les environs du siège de l'Ufc, bouclés par la gendarmerie, il y a eu des échauffourées entre les gendarmes et les jeunes militants présents là.

Une centaine de personnes se trouvant sur les lieux, en majorité des femmes, ont été arrêtées, bastonnées, menottées et emmenées à la gendarmerie.

 

Lors de ces interpellations musclées et ensuite dans les locaux de la gendarmerie, plusieurs femmes ont subi des violences inqualifiables: attouchements, viols et autres traitements inhumains et dégradants.

 

Le Frac condamne, avec la plus grande fermeté, l'arbitraire et la violence gratuite dont ses militants et sympathisants ainsi que les paisibles populations de Lomé ont été victimes à l'occasion d'une simple veillée de prière et de recueillement.

Le Frac mettra  tout en œuvre pour que justice soit rendue aux victimes de viols et de traitements dégradants et que soient punis ceux qui se sont rendus coupables de tels actes.

 

Le Frac appelle à se mobiliser:

 

Ø       la population de Lomé et de l'ensemble du pays qui doit se mobiliser encore davantage pour participer massivement à la marche du samedi 17 avril prochain

 

Ø      les Togolais de la diaspora dans le monde entier à relayer par tous les moyens possibles le combat de leurs frères et sœurs restés au pays

 

Ø      tous les démocrates et militants des droits humains à soutenir le peuple togolais exsangue de 43 longues années de dictature, d'injustice et d'impunité

 

Kofi Yamgnane

 

Porte parole du Frac

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 17:04

 

 

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 PARIS 15.04.10 | 17h21 (Reuters) - Le ministre de la Défense, Hervé Morin, souhaite la radiation de l'armée du général Raymond Germanos, condamné mardi à dix mois de prison avec sursis pour avoir téléchargé plus de 3.400 images pédopornographiques entre 2004 et 2008, annonce un porte-parole.

"Le ministre estime que les faits sont extrêmement graves et indignes d'un général", a dit le porte-parole, le général Christian Baptiste.

Hervé Morin a par ailleurs saisi la grande chancellerie de la Légion d'honneur pour obtenir le retrait des décorations du général, la Légion d'honneur et l'Ordre national du mérite.

Jugé pour "détention d'images pédopornographiques", le général Germanos, âgé de 69 ans, a reconnu les faits devant le tribunal correctionnel de Paris, les imputant à la tumeur au cerveau dont il a été opéré au début des années 2000.

Conseiller à la présidence du Cameroun, Raymond Germanos fut dans le passé chef de cabinet militaire des ministres de la Défense Charles Millon et Alain Richard, directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) et du Service d'information et de relations publiques des armées (Sirpa).

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

 

Hervé Morin souhaite la radiation du général Germanos

15/04/2010 Libération

Le ministre de la Défense Hervé Morin souhaite que le général d'armée Raymond Germanos, 69 ans, condamné mardi pour détention d'images pédophiles, soit radié des cadres de la 2ème section des officiers généraux. Il s'agit d'une sanction très rare, mais sans réelles conséquences sur le plan financier.

Le ministre de la défense vient de transmettre un courrier au chef d'état-major de l'armée de terre pour qu'il convoque le conseil supérieur de l'armée de terre, l'instance habilitée à proposer des sanctions au président de la République, qui décide au final. "Dans l'esprit du ministre, il est clair que la radiation est la seule sanction adéquate", a précisé le général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère de la Défense.

Le ministre a également écrit à la Chancellerie de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du mérite, dans le même but : proposer une sanction, qui peut aller jusqu'à l'exclusion.

Le dernier officier général a avoir été l'objet de telles sanctions est le général Paul Aussaresses, à la suite de ses déclarations justifiant la torture et les exécutions sommaires durant la guerre d'Algérie.

Le ministre de la Défense tient à préciser qu'au moment des faits pour lesquels il a été condamné, le général Germanos n'était déjà plus en service actif. Après leur départ, les officiers généraux sont placés en "deuxième section". Ils perçoivent leur pension, mais peuvent être rappelés pour des tâches particulières et restent soumis à une obligation de réserve.

Le général Germanos a été condamné à dix mois de prison avec sursis. Me Laurent Epailly, que je remercie vivement, nous précise que "selon article 227-23 du Code Pénal le fait de détenir une (ou plusieurs) photos à caractère pédophile est puni de 2 ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. Sans antécédent judiciaire et tenant la personnalité sans perversité, nous sommes dans la norme avec 10 mois avec sursis, lorsqu'il ne s'agit que de détention d'images. Le Procureur avait demandé 12 mois avec sursis et le Tribunal a appliqué assez sévèrement la règle habituelle et non écrite en matière correctionnelle : on multiplie la peine proposée par deux et on la divise par trois", ce qui aurait porté la peine à 8 mois.

 

 

NDLR : C'est le minimum que le ministre puisse exiger pour sauver l'honneur de l'armée française ainsi souillé par la déviance de ce général dont il faut rappeler qu'il fut conseiller de deux chefs d'Etat de la Françafrique, François Bozizé de Centrafrique et Paul Biya du Cameroun. On se demande bien qu'est ce qu'il pouvait leur conseiller de bon ! 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:49

 

 

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Bangui, 12 av. (Acap)- Le Directeur résident de l'ONG National Démocratic Institut (NDI), M. Badié Hima, a restitué, au cours d’un point de presse mardi 13 avril 2010 à Bangui, le rapport d'une mission d’évaluation préélectorale de l’EISA en République Centrafricaine.

Selon M. Hima, cette mission, qui avait pour but "d’évaluer le niveau de préparation du pays pour les élections, de déterminer si la situation permettra la tenue d’élections crédibles, a fait des recommandations visant à renforcer la crédibilité et l’équité du processus électoral en cours en Centrafrique".

"Afin d’assurer des élections inclusives, crédibles et pacifiques en Centrafrique, la mission pense que le dialogue politique initié dans le passé devrait se poursuivre et être renforcé par toutes les parties afin de traiter des problèmes soulevés par les parties prenantes et par l’opposition ».

« La mission encourage les efforts d’éducation civique et électorale en vue de sensibiliser les électeurs sur l’importance du vote, les procédures de vote et la nécessité de compétitions électorales pacifiques », a-t-il poursuivi, ajoutant que, « la mission encourage la communauté internationale à travailler pour soutenir la République Centrafricaine et l’aider dans l’organisation pacifique des élections crédibles et transparentes, ceci est essentiel pour maintenir la dynamique du Dialogue Politique Inclusif, contribuant à l’établissement de la démocratie et d’une paix durable dans le pays ».

« La mission a noté que la communauté internationale a accepté de financer le processus électoral à condition que les règles de transparence et de bonne gouvernance soient appliquées, notamment en ce qui concerne la Commission Electorale Indépendante (CEI), la mission a appris qu’une vérification de la situation financière de la CEI est en cours, mais n’a pas pu confirmer à quel stade se trouvait le processus », a-t-il souligné.

La publication du rapport de cette mission d'évaluation intervient au lendemain du démarrage des inscriptions sur les listes électorales, opération prévue pour 5 jours par la CEI.

Il faut noter que le déploiement de la mission d’EISA est une partie des activités rendue possible par une sous-subvention du NDI, qui met en œuvre en Centrafrique un programme d’accompagnement du processus électoral sur financement du gouvernement américain par le biais de l'USAID et de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique en Centrafrique.

 

NDLR : Voilà des gens qui ont la suite dans les idées. Ils posent clairement la nécessité de l’application des règles de transparence et de bonne gouvernance en ce qui concerne notamment la Commission Electorale Indépendante (CEI) et son président le vrai faux pasteur Binguimalé au sujet duquel le NDI n’a que raison de s’interroger sur les conclusions de l’audit que Bozizé avait ordonné sur sa gestion. Pourquoi est-il si compliqué au pouvoir de Bozizé de réunir les conditions d'une élection transparente et crédible afin de bénéficier des financements que les bailleurs de fonds sont prêts à accorder ? La dynamique du consensus  du DPI est une bonne chose mais faut-il rappeler que c’est Bozizé qui piétiné les recommandations de ce forum qu’il n’a jamais voulu appliquer jusqu’ici. La situation actuelle est la traduction concrète de ce refus politique dont la responsabilité lui incombe entièrement.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:44

 

 

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Que l’on se le dise ! La meilleure constitution du monde ne rimera à rien s’il n’y a pas d’hommes sages et vertueux pour la conduire. En même temps une constitution médiocre  accomplira des miracles lorsqu’elle est conduite par des hommes sages et vertueux.

Or, notre pays semble être dépourvu d’hommes dotés de ces attributs de sagesse et de vertu aussi bien du côté du régime que du côté de l’opposition dite démocratique. La preuve en est que toute la classe politique depuis toujours n’arrête pas de s’en remettre honteusement à la France, à l’union européenne, à la francophonie, à l’union africaine, aux nations unies et à d’autres institutions pour régler le plus petit de nos problèmes intérieurs. Pire,  cette classe politique s’en remet piteusement à ce que beaucoup de nos compatriotes  avisés savaient déjà, c’est-à-dire aux conseils  qui sont d’une évidence déconcertante, voir d’une banalité déprimante d’un Amadou Toumani Touré, d’un Omar Bongo, d’un Alain Joyandet, d’un Buyoya.

La politique n’est-elle pas par excellence l’art de renouer  le dialogue ? D’arriver à un consensus ? De faire un compromis ? A-t-on vraiment besoin de ces « sages » pour nous inculquer  ces fondamentaux ? Notre pays est-il dépourvu à ce point ?  Par l’attitude des uns et des autres, toute la classe politique a démontré son incompétence chronique. Les uns et les autres ont complètement échoué dans leur mission originelle. Ceux qui devaient gouvernés n’ont pas  su  gouverner donc gérer les différentes crises dans notre pays et ceux qui devaient s’opposer n’ont  pas su transformés leur revendication en termes d’intérêt général, ce, dans une vision globale. C’est pourquoi, l’heure n’est plus aux querelles infructueuses ni à l’entêtement  bête et méchant ni au triomphalisme aveugle mais à la recherche d’une solution apaisée car le risque d’un morcellement de notre pays demeure après la fin du mandat du général Bozizé.

Bozizé doit bénéficier malgré tout, exceptionnellement d’une prorogation de son mandat après le 11 juin contre un report des élections  pour éviter une situation de blocage dans notre pays.

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le régime peut se prévaloir au gré de ses humeurs du respect de la constitution pour  narguer l’opposition démocratique mais l’on peut s’étonner que le général Bozizé qui avait à maintes reprises  posé des actes anticonstitutionnels depuis son accession au pouvoir se cramponne aujourd’hui à cette même constitution pour  revendiquer sa légitimité.

Le fait de ne pas pouvoir avec son équipe depuis les élections de 2005 mettre en place les conditions nécessaires pour l’organisation d’une élection en 2010 ne constitue t’elle pas une preuve d’incompétence ? De non respect de la constitution ? Par conséquent d’illégitimité ? On peut poser la question dans tous les sens mais le régime de Bozizé porte la plus grande responsabilité dans l’inorganisation de ces élections. Il appartient au pouvoir en place et non à l’opposition comme cela se fait dans tous les pays du monde d’organiser les élections. Le régime disposait alors de cinq bonnes années pour le faire. Qu’en est-il aujourd’hui à l’heure du bilan ? On ne peut pas se réclamer de démocrate, se vanter d’avoir un bon bilan,  prétendre gagner ces élections et en même temps saborder le processus électoral comme le fait le président Bozizé. Finalement de quoi le général Bozizé a-t-il peur ?  Aurait-il si peur de perdre dans une élection transparente ? Toutes les conditions doivent êtres réunies afin qu’une élection juste, libre et transparente soit organisée. Ainsi le vainqueur qui sortira des urnes jouira d’une légitimité incontestable. Les centrafricains sont fatigués et aspirent à vivre en paix.

D’autre part, l’opposition démocratique qui a échoué lamentablement  lors du dialogue politique inclusif par ses manigances et autres querelles de leaderships contre productif, par ses hésitations doit se reprendre au plus vite et ne plus faire la politique de la chaise vide.  Elle doit prendre ses responsabilités au lieu de rester dans une posture attentiste et minimaliste.

Pour des raisons objectives liées notamment à l’insécurité dans le pays, à l’absence effective du corps électoral, au risque d’une contestation des résultats voir  à une multiplication de conflits à défaut de solution satisfaisante du programme DDR, les élections présidentielles et législatives ne peuvent avoir lieu à la date fixée. Comment faire ?

Suggestions pour une sortie de crise

Pour des raisons objectives, le régime du général Bozizé doit se rendre compte à l’évidence que les élections ne peuvent pas avoir lieu dans les conditions qui sont celles d’aujourd’hui. La date de ces élections doit être reportée afin de permettre une meilleure organisation. La situation que connait notre pays est exceptionnelle et dangereuse. Le régime ne peut pas continuer à faire comme si de rien n’était. Si rien n’est fait pour régler définitivement le programme DDR avant ces  élections, si rien n’est fait pour une liste électorale crédible, si rien n’est fait pour ramener la sécurité dans les 8 préfectures  occupés par les rebelles, alors nous nous dirigeons inéluctablement  dans une voie sans issue.

L’opposition démocratique qui revendique doit également être une opposition responsable.  Elle ne doit pas être une opposition de nécessiteux. Elle ne doit pas demander le report de ces élections juste pour affaiblir encore le régime dans le seul but de participer à un gouvernement de mission. Si alternative il y a, les centrafricains ont besoin d’une véritable alternative qui est synonyme d’un véritable changement. Il faudrait que le régime aussi bien que l’opposition démocratique face pour une fois en commun un écart à la constitution pour situation exceptionnelle du pays. 

Dans un premier temps, l’opposition démocratique doit accepter que le président Bozizé bénéficie  exceptionnellement d’une prorogation de son mandat après le 11 juin 2010. Le temps de mettre les listes électorales à jour, de garantir la sécurité sur l’étendue du territoire, d’élire un nouveau président de la commission électorale indépendante qui sera issu des membres de la dite commission électorale.

L’opposition démocratique  ne doit pas profiter de cet état de fait  pour faire main basse sur le gouvernement. Dans le passé, nous avions déjà expérimenté ces gouvernements de « mission » qui n’ont rien donné. On sait que les « tê ka mon tê gué « sont nombreux dans l’opposition et sont prêts à aller à la soupe. Le risque d’instaurer un bras de fer entre le président et le gouvernement fera faire du surplace à notre pays. Le pays ne peut s’offrir aujourd’hui ce luxe là.  Notre pays ne doit pas être à l’arrêt à cause d’un bras de fer quelconque. Désormais, les centrafricains veulent savoir qui fait parti du régime et qui est dans l’opposition. C’est pourquoi Bozizé doit gouverner avec ces hommes pendant cette période de prorogation de mandat.

Dans un deuxième temps, le régime en place doit accepter que les pleins pouvoirs en matière d’organisation de ces élections soient donnés à la commission électorale indépendante, conformément aux recommandations du dialogue politique inclusif.

 Les membres de la commission électorale indépendante doivent êtres représentatifs  des entités qui ont participé à ce dialogue.

Ensuite le président de la dite commission doit être élu parmi ses pairs et non désigner comme c’est le cas.

La mise en place des comités locaux doivent impérativement observée les règles entérinés lors de ce dialogue politique inclusif.

Pour des raisons pratiques et de coordination, il faudrait apporter un petit changement au niveau du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Un comité ad hoc de vigilance composé des représentants de différentes entités présentes au dialogue politique doit être rattaché à ce département combien sensible dans l’organisation de ces élections. Ce comité doit prendre part au jour le jour à tous les travaux de mise en place et d’organisation de ces élections. Ce département ne doit pas rester seul maitre à bord pour ne pas être juge et partie.

Une chose est sûre et certaine. Les centrafricains sont fatigués, la communauté internationale est fatiguée. Tout le monde veut désormais aller à une élection  libre, juste et transparente.

 

Franck SARAGBA

« De Fini kodé l’esprit « 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 03:08

 

 

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Bangui, 14 avril. (ACAP) – La ministre déléguée aux Affaires Etrangères, à la Francophonie et à l’Intégration Régionale, Mme Ambroisine Kpongo, a reçu, mercredi 14 avril 2010 en son cabinet, l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), L’ancien président du Burundi Pierre Buyoya, en mission d’évaluation des élections présidentielles et législatives de 2010.

Selon Mme Kpongo, « la présence de l’ancien président Pierre Buyoya à Bangui a pour but de prendre attache avec les différents acteurs politiques de notre pays pour voir en quels points l’OIF pourrait intervenir pour nous accompagner pour ce processus électoral ».

Il s'agit «surtout de voir avec la Commission électorale indépendante (CEI) quels sont les problèmes rencontrés, et qu’est ce que le président de la CEI attend de cette organisation pour la bonne marche des élections futures ».

« L’OIF est prête pour l'organisation des élections, surtout si nous demandons ce qui nous manque pour la réussite de ces élections car le président vient en tant qu’observateur, il vient nous écouter, c’est à nous de dire ce qui nous manque, c’est à nous de dire ce qu’il faut pour que nous allions aux élections dans des bonnes conditions », a-t-elle répondu.

 Il faut rappeler que l’ancien président Pierre Buyoya est un habitué de la République Centrafricaine, où il avait conduit une mission d'observation des élections présidentielle et législatives de mars et mai 2005.

Il a également présidé les travaux du Dialogue Politique Inclusif (DPI), qui a réuni à Bangui, du 8 au 20 décembre 2008, l'ensemble des forces politiques du pays, y compris des représentants des groupes armés, pour tenter de mettre fin aux activités de ces derniers dans le Nord du territoire centrafricain.

 

NDLR : Il était temps que l’OIF procède à cette évaluation du processus électoral totalement en panne dans ce pays, principalement en raison de la volonté de Bozizé et son homme de main le vrai faux pasteur Binguimalé qui tiennent à mettre la charrue avant les bœufs sous le fallacieux prétexte qu’ils veulent rester dans les délais constitutionnels. Comment aller aux urnes sans corps électoral ? Comment y aller avec la moitié du pays sous occupation de rébellions armées, autrement dit sans DDR ? Voilà les vraies difficultés ou plutôt obstacles crées de toutes pièces par l’entêtement de Bozizé et Binguimalé, qui empêchent la tenue d'élections en Centrafrique à l’heure actuelle. Il ne faut pas tourner en rond en racontant des histoires.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 02:36

 

 

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International Crisis Group Briefing Afrique Nº73 8 avril 2010

SYNTHESE

La consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo (RDC) est entravée dans presque toutes ses dimensions et le régime congolais reste fragile. Lorsque Joseph Kabila est devenu le premier président élu démocratiquement en 2006, la communauté internationale a considéré cette élection comme une avancée majeure du processus de paix. Aujourd’hui, l’équilibre des pouvoirs est quasiment inexistant. Le cabinet présidentiel a pris l’ascendant sur le gouvernement, le parlement et le pouvoir judiciaire. Les libertés fondamentales sont fréquemment menacées et des réformes institutionnelles essentielles – la décentralisation et la réforme du secteur de la sécurité – n’ont pas significativement progressé.

A moins que les autorités politiques congolaises ne redonnent en 2010 un nouvel élan à la transformation démocratique et au renforcement des institutions, les avancées obtenues durant la période de transition et l’effort international consenti pour stabiliser ce géant régional sont compromis. Les partenaires extérieurs du Congo doivent remettre la démocratisation et la réforme institutionnelle au centre de leur dialogue avec le gouvernement de Joseph Kabila et ils doivent lier l’aide au développement qu’ils lui accordent aux progrès enregistrés sur ces sujets.

En 2006, pour la première fois dans l’histoire de la RDC, les Congolais choisissent leurs dirigeants nationaux et provinciaux à travers des élections crédibles. L’année précédente, ils ont adopté par référendum la constitution la plus démocratique de leur histoire. Elle traduit une détermination apparente à rénover radicalement la gouvernance politique et économique et à reconnaître les aspirations démocratiques inassouvies depuis l’indépen­dance. La mise en œuvre de cette nouvelle constitution nécessite des réformes institutionnelles fondamentales, telles que la décentralisation et la refonte des structures de sécurité.

L’origine de ce dessein politique remonte aux négociations de Sun City qui mirent fin à des années de guerre civile et à la Conférence souveraine du début des années 1990. Il associe le retour d’une paix durable au Congo à l’équilibre des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces, tout autant qu’à l’établissement de véritables contre-pouvoirs à leur niveau respectif.

Kabila a obtenu un mandat de cinq ans en s’associant à cette vision durant la campagne électorale. Il s’est engagé à redresser un Etat défaillant et à combattre la corruption ; il a proposé un programme de reconstruction du Congo suivant cinq priorités stratégiques : les infrastructures, la santé, l’éducation, l’habitat et l’emploi ; il a promis de promouvoir la démocratisation, notamment en respectant l’Etat de droit et en organisant des élections locales. Presque quatre ans plus tard, le constat est néanmoins accablant. La présidence a entrepris d’étendre son pouvoir sur les autres branches de l’Etat et entretient des réseaux parallèles de prise de décision.

L’exécutif conduit une campagne anti-corruption orientée politiquement qui met en cause l’indépendance de la justice. Le régime utilise les moyens financiers et les outils de coercition à sa disposition pour éliminer les contestations et pour réduire les insurrections locales qui éclatent depuis 2006. Kabila examine la possibilité de modifier la constitution sous le prétexte de résoudre les difficultés rencontrées dans la mise en place de la décentralisation. Tout amendement constitutionnel ayant pour effet de concentrer davantage de pouvoir à la présidence ou de limiter les expressions dissidentes menacerait cependant un système de contre-pouvoir déjà très affaibli. Il est aujourd’hui peu probable que les élections locales se tiennent avant la fin de la législature courante, ce qui risque de compromettre le respect du délai constitutionnel de la fin 2011 pour tenir les élections générales.

Malgré cette tendance autoritaire, la communauté internationale, qui s’est pourtant beaucoup investi dans le processus de paix, est demeurée globalement silencieuse. Les autorités nationales sont extrêmement sensibles aux signes assimilables à une tutelle extérieure. Invoquant le principe de souveraineté, le gouvernement congolais demande le retrait rapide de la mission de maintien de la paix des Nations unies (MONUC) d’ici l’été 2011 et annonce qu’il prendra en charge l’organisation des prochaines élections générales. Il négocie l’allégement de la dette congolaise qu’il espère obtenir avant les célébrations du cinquantième anniversaire de l’indépendance prévues pour le 30 juin 2010.

Compte tenu de la taille du pays et des tensions politiques internes déjà existantes, la RDC est sujette à des rébellions locales alimentées par des querelles intercommunautaires. Certaines insurrections ont démontré un potentiel suffisant pour entraîner une perte de contrôle des autorités. Dans ce contexte, une nouvelle stratégie internationale doit être conçue pour relancer le mouvement de consolidation démocratique et pour prévenir de nouveaux risques de déstabilisation.

Poursuivre le projet démocratique est indispensable pour stabiliser le Congo à moyen et à long terme. Produire un nouvel élan susceptible d’inverser la tendance actuelle exige que les réformes institutionnelles et le programme législatif cessent d’être uniquement considérés sous leurs aspects techniques. Ils représentent d’abord un véritable test de la volonté politique du gouvernement d’améliorer les pratiques de pouvoir et ils doivent constituer un élément central de tout dialogue portant sur l’attribution de nouvelles aides internationales. Les étapes suivantes sont nécessaires pour relancer la transformation démocratique :

  • Entamer immédiatement la préparation des élections générales de 2011. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit être établie rapidement et un budget adéquat doit simultanément lui être attribué. Dans l’intervalle, les autorités électorales actuelles doivent présenter un plan opérationnel clair pour ces élections qui servira de base de discussion avec les bailleurs de fonds.
  • Institutionnaliser la lutte contre la corruption. Une stratégie de lutte contre la corruption fondée sur les efforts de la société civile et les expériences enregistrées dans d’autres pays sortant d’une période de conflit doit être élaborée et mise en œuvre par des agences indépendantes nouvellement crées.
  • Garantir les droits fondamentaux à travers la loi et les institutions. Le parlement doit créer une Commission nationale des droits de l’homme comme indiqué dans la constitution, réviser le code pénal pour se conformer à la convention des Nations unies contre la torture, limiter les pouvoirs de l’agence nationale de renseignement (ANR), et passer une loi protégeant les journalistes, les militants des droits de l’homme et les victimes et témoins de violations des droits de l’homme.
  • Harmoniser le processus de décentralisation avec le renforcement de capacités et la dotation budgétaire des provinces et des gouvernements locaux. Le gouvernement de Kinshasa doit mettre en place une commission d’experts nationaux et internationaux pour explicitement décider quand et comment se tiendront les élections locales. Dans le cas où ces élections ne peuvent avoir lieu avant les élections générales de 2011, un nouveau calendrier doit alors être élaboré.
  • Etablir un partenariat clair entre la communauté internationale et le gouvernement congolais sur la réforme du secteur de la sécurité. Une dimension politique doit compléter l’approche technique actuelle. Des critères d’évaluation doivent être élaborés pour mesurer les progrès réalisés et appliquer une approche d’assistance conditionnée.
  • Lier l’aide au développement à la gouvernance démocratique. Considérant le rôle essentiel joué par les bailleurs de fonds au Congo, ceux-ci doivent se servir de leur influence financière et politique pour soutenir le processus de construction d’institutions démocratiques. Les nouveaux partenaires asiatiques du Congo doivent être encouragés à inscrire leurs interventions dans cette perspective dans la mesure où ils ne peuvent que bénéficier de l’existence d’un régime plus stable et efficace avec lequel coopérer et commercer.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:11

 

 

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APA Bangui 14-04-2010 (Centrafrique) Ecobank Centrafrique a lancé mercredi un nouveau produit dénommé « Rapid Transfert » qui permet d’envoyer ou de recevoir de l’argent en monnaie locale dans toutes ses filiales africaines.

« Rapid Transfert » peut permettre aux opérateurs économiques de payer des marchandises et des services partout en Afrique là où il y a des guichets Ecobank », a expliqué le directeur général d’Ecobank Centrafrique, M. Didace Sabone.

Pour le cas de la République centrafricaine, « les opérations s’effectueront dans le strict respect des limites fixées par la réglementation en vigueur dans la zone CEMAC », a ajouté M. Sabone qui avait à ses côtés, lors du lancement du nouveau produit, Mme Sovie Perrière, responsable de la communication, et M. Firmin Grékoguéré, chef de la division Remittances Business.

« Rapid Transfert » présente quatre options : le transfert d’argent liquide pour recevoir des liquidités à l’arrivée, le transfert d’argent liquide sur un compte, le transfert par débit d’un compte pour des liquidités à l’arrivée, enfin le transfert d’un compte à un autre.

Les frais de « Rapid Transfert » sont payés au départ pour qu’à l’arrivée le bénéficiaire perçoive la totalité de la somme envoyée.

« Rapid Transfert » est un produit conçu pour tous les clients d’Ecobank quel que soit le pays », a déclaré M. Sabone, ajoutant qu’il peut également être utilisé, pour recevoir ou envoyer des fonds, par des clients de la banque en voyage, à condition qu’ils aient sur eux une pièce d’identité en cours de validité.

Multinationale africaine, Ecobank a célébré récemment ses 22 ans d’existence, marqués par des résultats et un chiffre d’affaires en constante croissance.

Avant « Rapid Transfert », la banque a proposé à sa clientèle d’autres services tels que le sms banking (consultation d’un compte par téléphone), l’Internet banking et la carte bancaire régionale qui permet de faire des retraits dans toutes les filiales africaines.

Ecobank dispose de six agences à Bangui, notamment au KM5, à la Place de la République, à l’Université de Bangui, à Bangui-Sica, au Terminal Nord (départ et arrivée des bus urbains) et à Pétévo, et de deux à l’intérieur du pays, à Bambari (centre) et à Béloko, localité située à la frontière avec le Cameroun. La banque envisage d’ouvrir une agence à Bossangoa.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 01:04

 

 

 

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La commission électorale est une véritable aubaine pour l’enrichissement personnel sans cause du vrai faux pasteur Binguimalé. Il le doit évidemment à Bozizé qui, pour les besoins de réalisation de son hold-up électoral, avait besoin d’un individu sans foi ni loi comme lui. Binguimalé lui, était en mal d’argent, d’honneur et en quête de renommée. Ce sont tous ces vices qui ont réuni les deux individus et permis leur pacte secret de complicité et d’alliance.

C’est tout cela qui permet de comprendre l’obstination du premier à compter sur le second en dépit de la dénonciation et récusation dont celui-ci a fait l’objet de la part de l’opposition. Jamais président d’une commission électorale n’a fait montre d’aussi peu d’indépendance pour ne pas dire de soumission à un seul camp, celui du président sortant. Sa gestion de la CEI est totalement solitaire, secrète et opaque.

Cette opacité se retrouve même dans la manière dont il a attribué plusieurs marchés uniquement de gré à gré se chiffrant pourtant à des montants de plusieurs dizaines voire centaines de millions à des tiers qui, moyennant naturellement de juteuses rétro-commissions pour lui, s’en donnent à cœur joie. C’est ainsi qu’à Serge Singha, directeur d’un établissement privé Newtech Institute et pourtant candidat KNK par hasard dans une circonscription de la capitale aux législatives, on parle d’attribution d’un marché de plus de cinq cents millions de F CFA pour la révision informatique des fameuses listes électorales qui avaient servi aux élections de 2005 et miraculeusement retrouvées par Binguimalé.

Plusieurs dizaines d’ordinateurs de bureau lui ont également été fournis à l’occasion pour les besoins de la cause. Bruno Vickos, DG de l’Office National d’Informatique a dû également profité de quelques largesses du président de la CEI. Certains publicistes de la place comme Maxime Kazagui ont également bénéficié de marchés de communication de la CEI. C’est ce qui a donné lieu depuis ces quelques jours à d’immenses, inutiles et coûteux panneaux publicitaires qui fleurissent dans les grands carrefours de la ville de Bangui pour l’odieuse campagne de manipulation des esprits et des consciences de Bozizé et Binguimalé pour leur hold-up en préparation.

De même, à Socrate Bozizé un des fils du président Bozizé, lui aussi pourtant candidat aux législatives à Gambo dans la préfecture du Mbomou, Binguimalé a octroyé le marché de fourniture d’urnes électorales. C’est à Douala au Cameroun que Socrate s’est tourné pour s’approvisionner mais on apprend d’une source bien informée qu’un commerçant camerounais serait actuellement à sa recherche et aurait menacé de saisir le parquet à son sujet pour abus de confiance. L’intéressé se serait déjà adressé à plusieurs reprises au consulat de Centrafrique à Douala à propos du fils du président Bozizé.

Bénéficiant de la totale confiance de Bozizé qui compte sur le sale boulot qu’il effectue à la tête de la CEI pour la concrétisation de sa réélection, Binguimalé est parfaitement serein et continue à brasser du vent dans une grande indifférence. Il continue de signer des communiqués de presse et de lancer des appels à la radio comme si de rien n’était. Plus personne ne reparle plus de l’audit que Bozizé lui-même avait ordonné sur sa gestion administrative et financière. A-t-il été réalisé ou non ? Quel en est le rapport ? Quelles en sont les conclusions ? En principe, dans l’attente des conclusions de cet audit, il n’aurait pas dû continuer à exercer ses fonctions ni rouler les mécaniques. Malgré de son incompétence criarde, de sa grande médiocrité et de ses limites objectives, le voilà bien agrippé aux fonctions qu’il n’entend pour rien au monde, lâcher, tellement c’est juteux…

 

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