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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:56

 

 

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Malgré l’engagement écrit de l’opposition centrafricaine de continuer à reconnaître son pouvoir jusqu’aux élections présidentielles après l’expiration de son mandat constitutionnel, tout montre que Bozizé n’est point convaincu de la sincérité et la bonne foi des leaders de l’opposition qui veulent en découdre avec lui. Avec son fils Jean Francis Bozizé et quelques proches parents de sa galaxie, ils n’arrêtent pas de réfléchir ces derniers jours à tenter de trouver une réponse à l’épineuse question : comment faire pour que quelques candidats de l’opposition acceptent de déposer leur dossier de candidature à la présidentielle ?

En effet, ils ont parfaitement conscience du caractère impopulaire, bizarre et très peu crédible d’une élection présidentielle avec comme deux seuls candidats, Patassé et son tombeur Bozizé. Ce cas de figure est très raillé à l’étranger et est franchement source de sérieuse inquiétude pour certains chefs d’Etat de la sous-région qui ne veulent nullement entendre parler de Patassé et qui n’hésitent pas à le faire savoir à Bozizé qui a accepté qu’il mette fin à son exil pour rentrer au bercail.

Bozizé et sa clique aimeraient donc qu’il y ait d’autres candidats qui pourraient servir de faire-valoir et permettre que les élections puissent se tenir néanmoins après le 16 mai mais au plus tard le 6 juin. C’est la preuve que Bozizé et son clan n’avaient pas pensé que l’opposition allait faire preuve d’autant de fermeté et de détermination dans son refus de déposer les dossiers de candidature. Ils croyaient que ses leaders allaient paniquer et se précipiter pour remettre leur dossier compte tenu du dead line du 9 avril à minuit, date de clôture du dépôt des dossiers. Mal leur en a pris et à présent, ils cherchent à diviser le camp de l’opposition par la corruption des opposants.  

Selon des informations d’une source proche de Jean Francis Bozizé ayant requis l’anonymat, une réunion a donc eu lieu il y a quelques jours la semaine dernière à Sassara de 18 h à 04 h du matin autour du rejeton de Bozizé et non moins ministre délégué à la défense et du chef de cabinet particulier de Bozizé, le général de police Joel Sinfei Moidomsé et plusieurs jeunes oisifs qu’ils ont récemment recrutés pour en faire des « tontons macoutes » et à qui ils ont distribué de nombreux téléphones portables pour le travail de délation dans les quartiers.

La décision majeure qui a été arrêtée par ces stratèges nocturnes, est de tenter l’abordage des leaders de l’opposition - dont la détermination à refuser de déposer leurs dossiers de candidature a totalement faussé leurs calculs politiciens machiavéliques et surtout fait capoter la perspective de la tenue des élections du 16 mai - en leur proposant carrément des enveloppes d’espèces sonnantes et trébuchantes pour qu’ils acceptent de déposer leur dossier de candidature. Pas moins.

On le voit, les méthodes avec lesquelles Bozizé mise pour obtenir sa réélection sont totalement déloyales, aux antipodes de la démocratie car reposant fondamentalement sur l’argent, la corruption, l’achat des consciences, la violence armée, l’intimidation et autres. C’est inadmissible. Autant de vices et d’anti-valeurs qui font déjà peser sur les élections à venir de graves menaces de n’être qu’une mascarade destinée à accorder un second mandat à Bozizé dont le bilan est franchement catastrophique dans plusieurs domaines. Ce sont ces défauts et ces graves carences que vient de dénoncer le rapport du NDI américain.

Cela dit, plusieurs sources d’informations crédibles prêtent à Bozizé l’intention de repousser une énième fois la date des élections au 6 juin seulement au plus tard comme nous l’avons dit plus haut, ceci d’après lui, afin de rester toujours dans les délais constitutionnels. En réalité, quoiqu’on fasse et dise, on ne sera plus dans ces délais constitutionnels car pour les respecter, il aurait fallu qu’au plus tard le 26 avril, le successeur de Bozizé soit désigné et connu car selon l’article 24 de la Constitution qui prescrit dans un de ses alinéas que « L’élection du nouveau Président a lieu quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du Président en exercice ». Toujours selon la Constitution, article 25, le nouveau Président élu doit prêter serment « dans un délai de quarante-cinq (45) jours au plus tard après que la Cour ait vidé le contentieux électoral ».

Par quel miracle cela toutes ces dispositions du texte fondamental pourraient être appliquées avant l’expiration du mandat de Bozizé au 11 juin qui arrive. C’est pourquoi, ses rodomontades actuelles n’ont aucun fondement sérieux. Il ne sait pas lui-même ce qu’il veut ni ce qu’il recherche. Tout indique qu’il n’a absolument aucune idée de la situation du pays à l’expiration de ce fameux mandat qui de toute façon est désormais inévitable. Souhaite-t-il conserver le pouvoir après l’expiration de son mandat ? Pour combien de temps  et à quelles conditions ? On n’en sait absolument rien. C’est même faute de savoir quoi que ce soit sur ses intentions que l’opposition en est réduite à les deviner. Si on pouvait le savoir, on pourrait lui faire des propositions. C’est ainsi qu’un pouvoir moderne qui privilégie le dialogue et la concertation gère les affaires d’un pays. Avec Bozizé, il n’en est pas question. C’est la dictature et des décrets qui dégringolent.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:53

 

 

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APPUI DE LA FRANCE AU CONSEIL DANOIS POUR LES REFUGIES DANS LE CADRE DE LA PROTECTION DES ENFANTS DANS LES CONFLITS ARMES

 

Le lundi 19 avril à 16h, à l’Alliance française, il sera procédé, par M. Jean-Pierre VIDON, Ambassadeur, haut représentant de la République française en République centrafricaine, et par M. Saïd  KARMAOUI, Directeur pays RCA du Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) , à la signature d’une convention de subvention d’un montant total de 250 000 €,  soit 163 989 250  millions de F CFA.

 

           Ce financement, attribué à DRC sur le Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) « protection des enfants dans les conflits armés » du Ministère français des Affaires étrangères et européennes, permettra la mise en œuvre d’un programme d’appui à la réinsertion et à la sensibilisation dans les sous-préfectures de Paoua, Nanga Boguila et Markounda, pour  plus de 2000 enfants vulnérables. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 16:32

 

 

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L'Iran prône le désarmement

Journal du Dimanche 17 Avril 2010

A l'occasion d'une conférence internationale organisée à Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad, a plaidé en faveur du désarmement nucléaire. Le président iranien a par ailleurs appelé à la création d'un "organe international indépendant" pour "empêcher la prolifération". Sa réponse à la conférence organisée par Barack Obama en début de semaine à Washington.

Mahmoud Ahmadinejad n'était pas invité à la conférence internationale sur le nucléaire organisée à l'initiative des Etats-Unis, en début de semaine, à Washington. Qu'à cela ne tienne, le président iranien a décidé d'organiser son propre sommet. Celui-ci s'est ouvert samedi à Téhéran. En petit comité, toutefois. Quand Barack Obama réunissait 47 pays dans la capitale fédérale, Mahmoud Ahmadinejad, lui, est simplement entouré de huit ministres des Affaires étrangères - Irak, Syrie, Liban, Oman, Arménie, Turkménistan, Centrafrique et Swaziland -, des vice-ministres de Russie, du Qatar et des Emirats arabes unis et d'un "assistant spécial du ministre chinois des Affaires étrangères", dit-on à Pékin. Le président de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) et des représentants de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et de l'ONU sont également présents dans la capitale iranienne.

Dans son discours d'ouverture, Mahmoud Ahmadinejad a lancé le mot d'ordre de la conférence: "L'énergie nucléaire pour tous, l'arme nucléaire pour personne". Le président iranien s'est ensuite prononcé pour le désarmement nucléaire, appelant de ses vœux la création d'un "organe international indépendant" chargé de lutter contre la prolifération nucléaire. Le dirigeant de la République islamique entend ainsi prendre à contrepied ceux qui le soupçonnent de vouloir se doter de la bombe atomique. Dans ce dossier, il n'a jamais changé de ligne: le programme nucléaire iranien a des visées exclusivement civiles. C'est pourquoi il est, a-t-il une nouvelle fois rappelé, "irréversible".

Pour une suspension des Etats-Unis de l'AIEA

Et le président iranien, plutôt adepte de la provocation, d'aller plus loin: il a proposé samedi la suspension des Etats-Unis de l'AIEA. "Les Etats ayant l'arme nucléaire, ceux l'ayant utilisée ou ceux ayant menacé de l'utiliser" devraient être "suspendus de l'AIEA, et particulièrement les Etats-Unis", a-t-il ainsi estimé.

"Malheureusement, le gouvernement américain a utilisé des armes nucléaires et aussi menacé officiellement de les utiliser", a-t-il insisté, avant d'ajouter: "Quand ceux qui possèdent des armes nucléaires et qui utilisent ces armes possèdent un droit de veto inégal dans la plus haute instance internationale chargée de la sécurité internationale, est-ce que cela n'encourage pas les autres pays à la prolifération d'armes nucléaires pour assurer leur sécurité nationale?" Dans ce contexte, pour Mahmoud Ahmadinejad, les appels à un monde sans arme nucléaire lancés par Barack Obama, sont nuls et non avenus. Et les menaces de sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire aussi.

 

Iran : La conférence nucléaire de Téhéran n’est pas un succès


Source : iran-resist.org 17.04.2010

Il y a trois semaines, quand Obama a annoncé l’organisation d’une conférence sur le désarmement nucléaire à Washington les 12 et 13 avril où il allait discuter des sanctions contre l’Iran avec son homologue chinois, les mollahs avaient annoncé qu’ils allaient aussi organiser une conférence sur le même thème à Téhéran les 17 et 18 avril avec comme invité-vedette le président Chinois Hu Jintao. Hier, à la veille de cet événement, ils ont publié la liste des invités. Elle évidemment des plus floues.

 

Au début de ce mois, la Chine, qui a depuis toujours protégé les mollahs contre les sanctions américaines avec ses contrats pétroliers ou avec son droit de veto à l’ONU, a changé de position car elle a compris que son veto était une aubaine pour Washington. Ce dernier qui a besoin d’une alliance stratégique avec le régime islamique d’Iran et pour y parvenir mène une lente guerre d’usure contre les mollahs prétextait ce veto pour éviter des sanctions trop lourdes fatales à ces futurs alliés régionaux. Pékin a annoncé son adhésion aux sanctions pour priver Washington de son prétexte et l’engager dans une logique de confrontation qui ne laisse pas de place à une entente.

 

Les mollahs qui exploitaient la protection pour rejeter les offres de compromis afin de forcer Washington à assouplir ses conditions ont paniqué. Ils ont alors envoyé Jalili, le négociateur du programme nucléaire iranien à Pékin pour sonder le terrain et obtenir éventuellement leur revirement chinois.

 

La Chine a reçu le milicien Jalili sans faire les commentaires attendus par les mollahs. Pire encore, alors que Jalili était encore à Pékin, le ministère des affaires étrangères chinois a annoncé la présence du président chinois Hu Jintao à Washington les 12 et 13 avril pour participer à la conférence sur la sécurité nucléaire et rencontrer Obama en tête-à-tête (pour parler des sanctions contre Téhéran). Humilié, le régime a tenté de dissimuler son isolement en annonçant la présence de Hu Jintao à Téhéran les 17 et 18 avril pour participer à une autre conférence sur le désarmement nucléaire. Les Chinois qui ont l’art des réponses laconiques avaient décliné l’offre en publiant le programme des voyages officiels d’Hu Jintao et Téhéran ne figurait pas sur la liste. La liste comportait en revanche une escale au Brésil pour la rencontre annuelle du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) les 17 et 18 avril, ce qui insinuait que les dirigeants de ces quatre pays seraient aussi indisponibles pour la conférence de revanche. Le régime s’est alors retrouvé en position délicate. Il n’a plus communiqué sur sa conférence batârde. Il a attendu la veille de son début pour annoncer la liste des invités.

 

Il ne s’agit pas d’une vraie liste car certains officiels parlent de 70 pays représentés, la presse parle de 35 pays et le ministère des affaires étrangères a publié 56 noms, mais sans préciser qui les représentait et enfin, l’agence Fars a été la seule à proposer les noms des officiels présents. Ils sont 13 et non 35 ou 70, ce qui laisse supposer qu’un grand nombre de pays ne seront pas représentés par des officiels mais par des associations ou des activistes anti-nucléaires que les mollahs n’ont pas jugés opportun de présenter.

 

Si le régime n’a pas donné les noms des invités résiduels, la liste des seuls VIP n’est guère plus reluisante puisque l’on y trouve d’illustres inconnus comme Rashid Mardov, le ministre des AE de Turkménistan, Antoine Gambi, le ministre des AE de Centrafrique, Lutfo Delamini, le ministre des AE du royaume de Swaziland aux côtés d’homologues ou des directeurs régionaux venus d’Irak, d’Afghanistan, Oman, Sierra Leone, Zimbabwe ou encore du Cap vert… Il s’agit pour la plupart de pays pauvres où le régime des mollahs distribue quelques liasses, le fait qu’après 12 heures de débats, les invités aient droit à un voyage d’agrément de 2 jours tout frais payés à Ispahan a sans doute été décisif. Pitoyable.

 

 

NDLR : Qu’est allé réellement chercher le ministre des affaires étrangères centrafricain, le général Antoine Gambi en Iran ? Sans doute l'argent qui devait être distribué aux participants à cette minable et pathétique réunion. Bozizé et Gambi ne doivent même pas se douter que chercher à faire risette avec le très controversé président iranien peut leur coûter très cher ainsi que malheureusement aussi à l'image de marque du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 16:12

 

 

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Le retrait des récépissés des dossiers de candidatures par les concurrents aux élections (présidentielles et législatives) à la Commission Electorale Indépendante (CEI) est reporté le 17 avril 2010 à une date ultérieure.

Selon un des candidats aux élections législatives, au micro de radio Ndeke Luka, la CEI promet de les rappeler une fois que ces documents seront disponibles.

Pour la CEI, interrogée par Radio Ndeke Luka ces récépissés sont en cours de traitement à l’Office National de l’Informatique (ONI). Elle précise que ces candidats devraient par la même occasion,  valider leurs logos sur les bulletins électoraux.

Le retrait de ces récépissés intervient pendant que se poursuit le recensement électoral sur l’ensemble du territoire Centrafricain. D’après certains agents recenseurs interrogés par Radio Ndeke Luka, la mobilisation est faible.

L’ancien chef d’Etat Centrafricain Ange Félix Patassé et son tombeur François Bozizé sont officiellement déclarés candidats pour la présidentielle du 16 mai 2010.

L’opposition politique Centrafricaine a refusé de déposer son dossier de candidatures, pour ce scrutin.  Elle proteste contre la date de ces élections fixée, rappelons-le, au 16 mai 2010 par la CEI. L’opposition exige le report de ces consultations populaires pour janvier 2011.


Source: NDEKE LUKA

 

NDLR : Quel désordre !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 16:08

 

 

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Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

*******

Membre de l’Internationale Socialiste

Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine

*******

Bureau National

*******

Secrétariat Général

*******

                                                                                                                      

COMMUNIQUE DE PRESSE N°003/10

 

Une frange de la « jeunesse centrafricaine » en mal d’imagination politique et en quête perpétuelle de nourriture a cru devoir poser un acte salvateur en se rendant au siège de l’Union Européenne pour déposer un mémorandum au nom de la Jeunesse Centrafricaine.

Il n’ya pas très longtemps, le Bureau National du Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine (MLJC) dans un communiqué de presse n°002/10 du 06 Avril 2010 a dénoncé ces genres d’agissement d’une autre frange des « jeunes » de ce même acabit. La Jeunesse du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), parti d’opposition démocratique d’avant-garde et membre du Collectif des Forces du Changement (CFC) ne saurait tolérer que des personnes mal intentionnées puissent jeter de tels discrédits sur la République Centrafricaine, pays de feu Barthélemy BOGANDA.

En effet, depuis la proclamation de la République jusqu’à l’avènement de ce régime aux abois (nous ne cesserons de le répéter), la Jeunesse Centrafricaine ne s’est jamais comportée de cette manière indigne à l’endroit de nos principaux partenaires que  sont l’Union Européenne, la France, les Etats-Unis et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Pour se convaincre de la bassesse des auteurs intellectuels et des acteurs de cette scène insolite qui n’honore personne mais qui serait encouragée par le Général Président de la République François BOZIZE YANGOUVONDA, il suffit de parcourir les titres des journaux de la place en date du 15 avril 2010:

Ø         Le Citoyen qualifie de : « Spectacle ridicule de la jeunesse KNK devant le siège de l’Union européenne » ;

Ø         L’hirondelle titre : « RCMJPPE : la marche de la honte de la jeunesse centrafricaine » ;

Ø         Agora renchérit : « Elections et DDR : un groupuscule de jeunes s’égosille devant le siège de l’Union Européenne »etc.

Le mémorandum est truffé de contre-vérités et de contradictions à telle enseigne que la Jeunesse Centrafricaine en général et le Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine en particulier, tiennent à condamner avec fermeté ces aventures qui ne sont pas de nature à encourager la Communauté Internationale, déterminée à nous accompagner vers une paix durable souhaitée par le Peuple Centrafricain à travers des élections démocratiques, crédibles, transparentes et incontestables.

Le MLJC s’étonne quand les auteurs de ce mémorandum affirment gratuitement que « les salaires sont payés à terme échu, toutes les activités économiques ont été reprises à merveille », quand on sait qu’en réalité malgré les aides multiformes reçues par ce régime pourtant issu d’un coup d’Etat, on continue de parler des arriérés de salaires, de pensions et de bourses. Les artisans miniers broient du noir dans les zones diamantifères de la Sangha Mbaéré et de la Mamberé Kadeï. Le fonctionnaire continue de percevoir un « salaire de catéchiste » malgré la hausse incessante du coût de la vie, et le déblocage de salaires ne s’opérant que par tranche pour les seuls fonctionnaires au seuil de la retraite.

Comment demander aux étrangers de respecter notre constitution si nous même nous la violons quotidiennement ?

Nos rédacteurs de ce mémorandum ignorent ou feignent d’ignorer que le Chef de l’Etat sortant, en son temps Chef d’Etat Major et Général de division, ex chef rebelle, a violé la constitution de la République du 15 janvier 1995 en renversant par un coup d’Etat le Président de la République démocratiquement élu Ange Félix PATASSE le 15 mars 2003, avant l’expiration de son mandat. Les exemples ne manquent pas quand à ce qui concerne la violation de la Constitution du 27 Décembre 2004 par le Chef de l’Etat lui-même : Président de la République et Ministre de la Défense Nationale ; Chef d’un Etat dit de droit qui ordonne la destruction du domicile d’un serviteur de Dieu en représailles de l’incendie de la maison d’un de ses « parents », en vertu de la loi de talion en application de l‘adage « œil pour œil et dent pour dent », faisant une victime en la personne du Sergent SANZE etc.

Pourquoi ordonner à la France « de pacifier dans un bref délai le territoire national en général et l’Est du pays, en particulier (Haute-Kotto ; Mbomou et Haut-Mbomou)… », alors que quelque part interdiction est faite à l’Union Européenne dont la France fait membre « de ne pas s’ingérer dans les affaires de notre pays qui est souverain » ?

Voilà des contradictions grossières qui dénotent de la qualité et de la capacité de ces « jeunes » qui aspirent  à gouverner ce pays demain. Tout porte à croire que la République Centrafricaine est infectée par cette race de « jeunes loups aux dents longues » qui sont à la recherche effrénée de gains faciles et dont il faudra bien prendre garde.

Le MLJC lance un appel solennel à toute la Jeunesse Centrafricaine en général et à celle du Collectif des Forces du Changement en particulier à se mobiliser, afin de barrer la route à ces fossoyeurs de la République, usurpateurs du nom de la Jeunesse responsable pour que la paix tant recherchée par le Peuple meurtri, désemparé et errant dans la brousse à cause des conflits armés dans l’Ouham-Péndé, l’Ouham, la Nana-Gribizi, la Vakaga, le Bamingui Bangoran, la Haute-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou puisse se concrétiser à travers le DDR (Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) condition sine qua non pour l’organisation des élections libres, crédibles et acceptables par tous.

Aussi, le Bureau National du MLJC voudrait- il s’interroger :

- pourquoi le processus du DDR piétine pour que nos fameux « jeunes » demandent à l’Union Européenne et le PNUD « d’appuyer le gouvernement centrafricain financièrement avant le 16 mai 2010 afin de désarmer les rebelles » ?

- Où sont passés le 8 milliards des Etats de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) en appui au DDR ?

Il faudrait bien qu’on apprenne à respecter ce peuple qui n’a plus besoin de conflits inutiles pour se nourrir mais de la paix pour lui permettre de vaquer à ses travaux champêtres.

Le MLJC réitère sa confiance à la Communauté Internationale en général et particulièrement à l’Union Européenne, la France et le PNUD incriminés par ce mémorandum de la honte nationale, mais qui ont la ferme volonté de nous aider à crédibiliser ce processus électoral en panne, de tout mettre en œuvre afin d’ amener le Président de la République à revoir son décret pris pour convoquer un corps électoral « fantôme » le 16 mai 2010, par la seule volonté du Président de la CEI Joseph BINGUIMALE.

Il réaffirme son perpétuel soutien inconditionnel au Collectif des Forces du Changement à travers l’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) et sa détermination à œuvrer à ses côtés pour l’avènement du Changement réclamé par le Peuple Souverain.

Bangui, le 16 Avril 2010

                                                    POUR LE  BUREAU NATIONAL

LE PRESIDENT

                                                                    

EMMANUEL  T O B Y

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 03:16

 

 

Patass é décorant Bozize

 

 

Depuis qu’il est rentré au bercail fin octobre dernier, divers bruits ont circulé sur les relations qui unissent désormais l’ancien président Ange-Félix Patassé et son tombeur, l’actuel président en exercice François Bozizé. S’il est vrai que sans l’accord de celui-ci Patassé n’aurait jamais remis pied sur le sol centrafricain, on ignore totalement quel deal a été conclu entre les deux personnages. D’aucuns postulent que Bozizé aurait secrètement monnayé le retour au bercail de sa victime du 15 mars 2003 contre son engagement à l’aider à barrer la route du fauteuil présidentiel à Martin Ziguélé, celui-là même qui l’avait mis en ballottage aux élections présidentielles de 2005, qui a réellement le vent en poupe. Cet accord secret a-t-il prévu que Patassé puisse être aussi candidat à la présidentielle ou cherche-t-il uniquement à nuire en parasitant celle de Martin Ziguélé dans l’intérêt de Bozizé ? Nul ne le sait.

Toujours est-il que lorsque Patassé a pris l’initiative de convoquer la presse pour exiger qu’une enquête internationale soit diligentée pour faire la lumière sur le sort de Charles Massi, Bozizé a envoyé deux jours après sur les antennes de Radio Centrafrique, deux de ses griots, insulter et dénigrer copieusement Patassé en lui demandant de se taire.

Peu après, il n’y a pas encore si longtemps, le ministre de la sécurité de Bozizé, le général d’opérette Jules Bernard Ouandé avait mobilisé les medias d’Etat pour accuser à des mots à peine couverts un certain AFP, entendez Ange-Félix Patassé, qui projetait sur toute une semaine, l’exécution d’un plan de coup d’Etat pour renverser leur régime. Ouandé a prétendu avoir plusieurs noms de comploteurs qu’il ne voulait pas livrer. Depuis, plus rien.

Curieusement, le commanditaire du coup d’Etat n’a jamais été inquiété mais mieux, à la faveur de la crise sur le processus électoral née du refus de l’opposition de prendre part aux élections précipitamment fixées pour le 16 mai, il est brusquement et longuement reçu en audience par Bozizé au salon d’honneur de l’Assemblée nationale. Selon nos informations d’une source sûre ayant requis l’anonymat, Bozizé aurait exigé avant de recevoir récemment Patassé, qu’on lui apporte tout le fond de ses dossiers judiciaires, notamment ceux relatifs à ses divers biens mis sous séquestre depuis le coup d’Etat qui l’a renversé le 15 mars 2003. 

C’est donc clair comme de l’eau de roche. Le marché tient en substance en ces termes : « Je te restitue tes biens mais en revanche, tu me soutiens pour que je me débarrasse de mon principal challenger Martin Ziguélé. » Outre ce deal, dès que Patassé sort de cette rencontre, il n’hésite pas à annoncer qu’il a également reçu de Bozizé mandat de faire la médiation entre lui et l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement qui s’est retiré du processus électoral, ayant réclamé en vain le report du scrutin que Bozizé a arbitrairement fixé pour le 16 mai. Etrange procédé pour quelqu’un qui est lui-même candidat à la même élection. Par ailleurs, que devient Mgr Paulin Pomodimo qui a été bien avant lui, nommé officiellement Médiateur de la République par décret signé du même Bozizé ? 

Aux dernières nouvelles, une première rencontre entre Patassé et les dirigeants du CFC qui devait avoir lieu à l’Assemblée nationale a tourné court, Patassé s’étant fait attendre par ces derniers plus d’une heure de temps. C’est aussi dans ce contexte que l’envoyé de l’OIF, l’ancien président Pierre Buyoya et sa délégation sont arrivés à Bangui pour se pencher également sur la crise électorale en cours. Techniquement et politiquement, tout prouve qu’un énième report des élections est inévitable mais Bozizé va sans doute pinailler de combien de mois ? Le vrai problème n’est pas tant la durée du report que du temps que nécessite un recensement en bonne et due forme du corps électoral ainsi que l’achèvement du désarmement des rébellions armées de toutes sortes qui occupent plus de la moitié du pays. Au lieu de se préoccuper de ces questions, le seul souci et la hantise de Bozizé est de savoir comment faire pour s’épargner un gouvernement de transition à l’expiration de son mandat. Qui pourra le faire revenir à la raison ?

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 02:38

 

 

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Jimmy Carter ici lors d'une de ses visites à Bangui

NDLR : C'est un constat explosif de graves carences de toutes sortes, manquements et divers dysfonctionnements que vient d'effectuer en Centrafrique la mission d'évaluation pré-électorale de l'Ong National Democratic Institute (NDI) de l'ex président américain Jimmy Carter. C'est un véritable zéro pointé qu'il adresse en particulier à la CEI du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui n'a manifestement rien à faire en vérité, à la tête de cette structure, tellement son incompétence et ses limites sont crasses et abyssales. Si ces insuffisances ne sont pas sérieusement revues et corrigées, il est vain de parler d'élections dignes de ce nom en Centrafrique par delà les questions de dates et de délais constitutionnels. Le seul qui a intérêt à la persistance de ce flou artistique et ces graves carences, c'est Bozizé car plus la situation est confuse, plus c'est propice à la fraude et à la réalisation de son plan de hold-up électoral. Nous publions ci-dessous, la synthèse tirée du Rapport du NDI pour la gouverne de nos lecteurs et de l'opinion. C'est tout simplement très très inquiétant...!

MISSION D’EVALUATION PREELECTORALE DE L’EISA

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Résumé du Rapport

EISA a déployé une mission d'évaluation préélectorale en République Centrafricaine (RCA) pour étudier la situation politique et légale du pays avant la tenue des élections présidentielles et législatives, prévues pour le dimanche 25 Avril 2010. L'équipe a rencontré les différentes parties prenantes aux élections à Bangui, la capitale du Pays du 6 au 12 Mars 2010. Le but de la mission préélectorale était d'évaluer le niveau de préparation du pays pour les élections, de déterminer si la situation permettra la tenue d'élections crédibles

Le déploiement de la Mission d'EISA est une partie des activités, rendue possible par une sous­subvention du National Democratic Institute for International Affairs (NDI). Le NDI met en œuvre en Centrafrique, un programme d'accompagnement du processus électoral sur financement du Gouvernement des Etats-Unis par le biais de l'USAID et de "Ambassade des Etats-Unis en Centrafrique.

La méthodologie de la mission a reposé essentiellement d'une part sur une analyse du cadre juridique et du système électoral centrafricains, d'autre part, sur des réunions consultatives avec les principales parties prenantes au processus électoral en RCA, à savoir, la Commission Electorale Indépendante (CEI), des partis politiques de la majorité comme de l'opposition, des membres du gouvernement, des organisations non-gouvernementales, les médias, ainsi que les organisations internationales qui soutiennent le processus électoral. Les analyses, conclusions et recommandations de la mission sont basées sur ces réunions consultatives.

1. Constatations générales:

De manière générale, la mission a noté des progrès vers une résolution du conflit en 2008, grâce au Dialogue Politique Inclusif qui a ouvert la voie à un accord établissant une commission électorale indépendante et un gouvernement d'union nationale, intégrant les groupes rebelles. Cependant, d'après le comité mis en place en janvier 2009, et chargé du suivi de l'exécution des recommandations établies par le Dialogue, la mise en place du processus a été lente, particulièrement pour les recommandations concernant la séparation effective des pouvoirs et la mise en œuvre d'un mécanisme de dialogue permanent entre les acteurs politiques,

En ce qui concerne la Commission Electorale Indépendante, la mission a noté un manque d'expertise qui nécessite un renforcement des capacités. De plus, la plupart des parties prenantes ont souligné la nature dysfonctionnelle de la direction de la CEI assez paradoxale puisqu'elle est le résultat d'un regroupement de différents intervenants, issus eux-mêmes de l'accord conclu par le Dialogue Politique Global. Ce dysfonctionnement se caractérise entre autres, par un problème de communication et de consensus entre les différents membres de la coordination nationale.

La mission reconnaît cependant que la composition actuelle de la CEI peut être justifiée par les efforts réalisés pour assurer une représentation équitable et équilibrée des différentes forces sociales et politiques de la RCA, suite au Dialogue Politique Inclusif.

Mais n'étant un organe constitutionnel et n'étant pas permanent, il y aura un problème de mémoire institutionnelle, ce qui a déjà été problématique lorsque les archives de l'enregistrement des électeurs de 2005 ont 'été 'perdus'.

La mission a noté que la constitution de la RCA est muette en cas de non tenue de l'élection présidentielle selon le chronogramme légal, ce qui peut aboutir à une crise de légitimité si le scrutin présidentiel a lieu après le délai de juin 2010. Plus qu'une simple décision politique, la date doit se baser sur des paramètres techniques sur le terrain et sur toutes les exigences légales pertinentes afin d'établir un chronogramme véritable pour les élections de 2010.

Il est important de souligner qu'il s'agit d'une mission pré-électorale, il s'agit par conséquent d'évaluer le niveau de préparation du pays pour les élections et de déterminer dans quelles conditions, la situation permettra la tenue d'élections crédibles.

Il. Les Elections de 2010: Etat de la préparation

1. Le processus d'inscription électorale: les électeurs s'inscrivent pour les élections de 2010

La question relative aux listes électorales devant être utilisées pour les élections de 2010 reste un des obstacles majeurs dans le processus électoral en cours en RCA. De plus, en ce qui concerne le processus d'informatisation, peu d'informations sont disponibles et aucune des parties prenantes que l'équipe a rencontrées, n'a pu donner la moindre information.

2. La circonscription électorale

La mission a entamé une étude approfondie du décret et a noté que la distribution des sièges a été faite sans critères clairs ou bien définis. En général la distribution des sièges se fait proportionnellement à la taille de la population. Le principe directeur est d'assurer que le vote de chaque individu pèse de la même manière. Une des plaintes principales des partis de l'opposition est que le principe de « une personne, un vote» n'est pas respecté.

A titre illustratif, la distribution des sièges dans les districts de Bangui, Ouham-Pendé et Ombella­M'Poko, qui ont neuf sièges chacun pour une population de 531 763, 325 567 et 304 025 respectivement, est en elle-même un cas de disproportion par rapport à un district comme Ouham dont la population est de 280 772 et le nombre de sièges au parlement est également neuf. Vakaga (37 595) a 3 sièges, tandis que Kémo n'a que 4 sièges en dépit d'une population qui est presque trois fois plus grande (98 881).

3. La proposition des candidats

Selon le Code Electoral de la RCA, les candidats potentiels peuvent déposer leur dossier de candidature pour les élections présidentielles et législatives 30 jours au plus tard avant le début de la campagne électorale. Il n'y a aucune allusion claire ni dans la Constitution, ni dans le Code Electoral de la date à laquelle les candidats peuvent commencer le processus de leur enregistrement comme candidat ou de la date à laquelle la liste finale des candidats doit être publiée.

La mission a noté que les partis, politiques et les coalitions se positionnent maintenant de manière active et qu'ils se préparent pour les prochaines élections. Dans l’état actuel, plusieurs personnalités proéminentes ont exprimé leur intention de participer à l'élection présidentielle de 2010.

4. La Situation Sécuritaire et le Programme de DDR

Bien que la ville capitale de Bangui est relativement calme, la situation sécuritaire reste assez précaire et volatile à travers le reste du pays, surtout dans le nord où des groupes de rebelles sont notamment actifs et provoquent des dégâts parmi les populations rurales.

La mission constate un besoin crucial d'accélérer la mise en œuvre du programme de DDR afin de créer des conditions minimales de sécurité propices à des élections pacifiques et concurrentielles.

5. Education Civique et Education de l'Electeur

La mission a noté que l'éducation civique et des électeurs demeurent l'un des plus grands défis à relever pour la CEI. Aucune activité de sensibilisation liée aux élections n'a eu lieu, malgré l'imminence du scrutin et tous les changements faits au Code électoral. La CEI et les organisations de la société civile, groupes qui seraient normalement impliqués dans ces programmes, indiquent l'absence ou l'indisponibilité des fonds comme raison principale. Mais la mission a aussi noté l'absence d'un plan et d'une vision claire à cet égard.

La mission a également constaté le faible niveau d'information et de sensibilisation sur le processus électoral en cours en Centrafrique. La majorité des citoyens à Bangui, par exemple, semblent avoir juste une idée générale sur les progrès du processus. La situation est probablement pire dans les zones rurales où les moyens de communication sont inexistants ou pauvres, et le taux d'analphabétisme très élevé.

Il y a un besoin urgent et crucial pour la mise en œuvre des programmes d'éducation civique et des électeurs au sujet des procédures et de l'importance du vote, ainsi que où et quand voter.

La mission a noté que les organisations de la société civile (OSC) en RCA sont confrontées à des obstacles particuliers liés au manque de capacité organisationnelle et de ressources. Toutes les OSC que la mission a rencontrées ont exprimé leur volonté de jouer un rôle actif dans le processus en cours en organisant des campagnes de sensibilisation des électeurs, des observations électorales et d'autres activités, telles que le plaidoyer pour une plus grande représentation des femmes dans le processus de prise de décisions dans des institutions comme le gouvernement et le Parlement.

6. Médias: accès et équité

Les médias, en particulier la radio et la télévision, peuvent jouer un rôle crucial dans la formation de l'opinion publique concernant les choix électoraux. La mission a noté que les lois et règlements exigent un accès équitable aux candidats politiques aux médias gérés par l'Etat pendant la campagne électorale.

La mission a fait une liste d'environ quarante journaux, dont seulement 15 sont publiés et diffusés régulièrement.

En gros, la couverture et l'impact des médias, audio-visuels et imprimés, sont très limités. La grande majorité du territoire n'est pas couverte du tout. Le manque de ressources financières et logistiques substantielles limite la portée des médias à Bangui.

7. L'Observation des Elections

L'observation des élections peut grandement contribuer à la tenue d'élections démocratiques en promouvant la transparence, la crédibilité, la responsabilité et la confiance dans le processus électoral. Des observateurs des élections aident à éviter les violations et la fraude avant, durant et après les élections.

Quant à l'observation internationale des élections, la CEI a exprimé sa volonté d'accueillir des missions internationales pour observer les élections de 2010. Plusieurs organisations prévoient de déployer des missions d'observation des élections en République centrafricaine, notamment l'Union Européenne, l'Union Africaine et EISA. Le PNUD est en train de créer un secrétariat technique, qui coordonnera les activités des missions d'observation internationales.

Les observateurs nationaux et internationaux doivent être accrédités par la CEI. Toutefois, la mission a noté l'absence de mécanismes en place pour répondre à ce besoin.

g) La mission encourage le gouvernement centrafricain et les autres autorités compétentes à s’assurer de la sécurité de tous les acteurs politiques, en particulier ceux des partis d’opposition, afin de leur permettre de participer librement au processus électoral. Pour que le processus électoral en soit considéré comme juste et crédible, il doit être dépourvu de nombreux actes d’intimidation politiquement motivés, de harcèlement ou de violence.   

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 23:57

 

 

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Recensement électoral : faible mobilisation à Bangui


Bangui 15 avril 2010 - Les électeurs de la capitale centrafricaine ne sont pas nombreux à aller  s’inscrire sur la liste électorale. Le constat a été fait le 15 avril par Radio Ndeke Luka.

La situation semble être la même dans presque tous les arrondissements de Bangui. Seulement quelques recenseurs ont les anciennes listes électorales de 2005.

Au quartier Lando dans le 4e arrondissement de Bangui, l’équipe de recensement a fait savoir à Radio Ndeke Luka que la population  n’a pas été bien sensibilisée.

A Galabadja 3 dans le 8e, le constat est le même. Aussi, les anciens électeurs estiment pour leur part que leur nom figure déjà dans ces listes de 2005, donc ils n’ont pas intérêt à aller s’inscrire sur la nouvelle liste ont-ils ajouté.

Cependant dans le 2e arrondissement de Bangui, au quartier Lakouanga 2, aucun listing de 2005 n’a été mis à la disposition des recenseurs. Anciens et nouveaux électeurs sont inscrits sur de nouvelles listes. Beaucoup d'électeurs s’interrogent s’il s’agit de la révision des anciennes listes électorales ou d’un nouveau recensement électoral.

Les élections (législatives et présidentielles) sont prévues pour le 16 mai 2010. Elles étaient initialement fixées pour le 25 avril. Toutefois, cette date du 16 mai 2010 ne rencontre pas l’agrément de l’opposition démocratique et armée. En réaction à cette date, elles ont refusé de déposer leurs dossiers de candidatures à la période indiquée par la Commission électorale Indépendante (CEI).

Source: Radio Ndeke LUKA

 

NDLR : La véritable raison du désintérêt et de ce peu d’empressement des citoyens centrafricains à se faire recenser est la perspective d’aller à un scrutin présidentiel du 1- mai avec comme seuls candidats Bozizé et Patassé. C’est dire combien ces deux candidats sont populaires ! Malgré le déploiement dans la capitale de ses immenses et coûteux panneaux publicitaires, le vrai faux pasteur Binguimalé enregistre néanmoins un flop qui est bien la preuve du refus d’adhésion de la population à son brassage d’air au niveau de la CEI et un signal clair qu’il doit interpréter comme un appel à sa démission.   

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 20:20

 

 

 

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                          François Bozizé

 

 

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                                        Charles Massi

 

 

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                     Denise Neris Massi

Source : continentalmag.com n° 90 en cours

Annoncée pour ce mois d’avril, l’élection présidentielle en Centrafrique n’aura pas lieu. Pour autant, l’heure est au bilan de l’action menée par le président François Bozizé, au sommet de l’État depuis cinq ans.

VIOLENCES D'ETAT

Denise Massi n’avait plus eu de nouvelles de son mari depuis le 18 décembre 2009. Charles Massi, plusieurs fois ministre sous les régimes d’Ange-Félix Patassé et de François Bozizé et ancien président du Fodem (Forum démocratique pour la modernité), s’était rapproché depuis août 2009 du mouvement rebelle CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) pour entreprendre des négociations, toujours rejetées par le président Bozizé, entre les parties en conflits. «Contrairement à ce que veut faire croire l’entourage du président, mon mari n’a jamais été un chef rebelle, il n’a jamais porté une arme, affirmait Denise Massi. Sa seule rébellion consistait à lutter contre toutes les injustices et pour la démocratie dans son pays.»

Dans le but d’obtenir des explications sur la soudaine disparition de son conjoint, elle s’était rendue le 14 janvier dernier à Bangui. Quelques heures après son arrivée, des agents de la police avaient fait irruption à son domicile, lui intimant l’ordre de les suivre. Emmenée dans un véhicule de la police à l’aéroport, sans aucune explication ni procédure légale, elle sera contrainte d’embarquer dans un avion à destination de Paris. Expulsée et bannie de son pays, elle était déterminée à se battre « jusqu’au bout » afin que la vérité se fasse jour sur le sort de Charles Massi.

Cette affaire, parmi tant d’autres, porte la marque du pouvoir en place en Centrafrique. Brutalités, intimidations, terreur organisée, banalisation du crime politique sont devenues l’ordinaire dans ce pays où les acteurs politiques non inscrits dans le cercle du pouvoir, sont menacés quotidiennement par diverses formes de violence érigées en système de gouvernement. Sans compter les affidés d’hier tombés en disgrâce et que le régime de François Bozizé a méthodiquement bannis de la scène politique. Politiquement liquidés, ceux-là se sont retrouvés soumis à l’errance dans les capitales d’Afrique ou d’Europe où ils ont trouvé refuge.

Selon des sources proches de la présidence centrafricaine, Charles Massi, après avoir été enlevé par les sbires du pouvoir, aurait été placé en détention et soumis à de multiples séances de tortures, dont le détail défie l’entendement. L’horreur, la barbarie et l’inhumanité se sont donné rendez-vous dans les geôles du régime Bozizé ! Des témoins rapportent, sous le sceau de l’anonymat, qu’après un ultime interrogatoire, il aurait été abattu d’une balle. Le corps aurait été brûlé, et les restes jetés dans une rivière. Les autorités de Bangui, interpellées, ont démenti toute implication dans la disparition de l’ancien ministre.

Tenu pour premier responsable dans cette affaire, l’État centrafricain, incapable d’apporter la moindre preuve de vie de Massi, joue la montre, espérant que le temps efface le souvenir de ce qui s’apparente à un crime d’État. Une plainte devrait être déposée par les avocats de Denise Massi auprès de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et tortures ayant entraîné une exaction extrajudiciaire. L’épouse de Charles Massi a également adressé une lettre au président français, Nicolas Sarkozy, réclamant son intervention pour faire la lumière sur cette disparition. Dans sa réponse, le chef de l’État français indique que si l’exécution de Charles Massi s’avérait, « cette violation de l’État de droit ne pourrait rester sans conséquence ». Denise Massi ne connaîtra pas l’épilogue de son combat. Elle est décédée le 19 mars 2010 dans un hôpital de la région parisienne, des suites d’une hémorragie cérébrale.

S. H. et F.L.

 

 

NDLR : En vue des élections présidentielles qui auront lieu tôt ou tard en Centrafrique, Centrafrique-Presse informe ses lecteurs que la rédaction publiera bientôt le véritable bilan de la gouvernance François Bozizé (2003-2005-2010).

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 19:44

 

 

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AFP 16/04/2010 | Mise à jour : 15:38

Un militaire centrafricain chargé de protéger des agents de la Commission électorale indépendante (CEI) a été tué par des hommes armés mercredi soir dans une zone proche de la frontière avec le Soudan, a appris l'AFP vendredi auprès de la CEI.

"Le coordonnateur de la CEI de la région de la Vakaga (dont le chef-lieu est Birao), est allé mercredi matin à Am Dafok déposer les agents recenseurs de la localité. A son retour, des hommes armés non identifiés, que je qualifie de +bandits+, ont ouvert le feu sur le véhicule du coordonnateur tuant sur le coup le soldat de deuxième classe Didier Ngolé", a déclaré Steve Yambété, directeur de la sécurité de la CEI.

"Les autres éléments de la sécurité ont aussitôt riposté, et ont ratissé le secteur mettant la main sur l'un de ces +bandits+ qui ne s'exprime qu'en arabe", a ajouté Stève Yambété.
Il s'agit du premier incident grave touchant la CEI, chargée d'organiser et contrôler les élections présidentielle et législatives du 16 mai.

La révision des listes électorales sous la supervision des coordonnateurs, membres de l'organe central de la CEI, est en cours depuis lundi à travers le pays. Les inscriptions sur les listes restent ouvertes jusqu'au 18 avril, selon le président de la CEI, Joseph Binguimalé.

Ces listes "permettront ensuite à la CEI de disposer de données fiables sur les électeurs afin que ceux-ci disposent le moment venu de leurs cartes d'électeurs", a précisé M. Binguimalé.

NDLR : Cette tragique réalité vient rattraper ceux qui comme Bozizé et Binguimalé, veulent mettre la charrue avant les boeufs et qui croyaient qu'on pouvait faire l'économie du désarmement et tenir les élections.Voilà un pays dont plus de la moitié du territoire échappe totalement aux autorités tant administratives que militaires. Comment faire fi de cette incontournable donnée ? 

 

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