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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:22

 

 

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Joyandet

 

 

Le Centrafrique est le 179è sur 182 dans le classement de l'ONU pour le développement humain. L'espérance de vie vient de passer sous la barre des 40 ans, et ceci explique sans doute cela, c'est le 10ème pays le plus infecté par le sida. Mais le tableau était encore trop rose.

En février ("Le Monde", 15/5), le traitement des 135 000 malades, dont beaucoup d'enfants, a été interrompu. En cause, un vaste système de corruption : à tous les niveaux de l'Etat, depuis des mois, les crédits et les médicaments de tous ces patients en sursis sont détournés ! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le mandat du président François Bozizé vient d'être prolongé à vie. Un gage de stabilité salué par la France. La preuve, Joyandet (a fait le voyage - en avion de ligne ? - pour signer un nouvel accord de défense avec Bangui début avril.

L'espérance de vie va sûrement remonter !


(Jérôme Canard dans Le Canard enchaîné 18/05/10)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:00

 

 

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Obama cible les assassins de la LRA

 

Washington 25/05/2010 à 15h:46 AFP- Le président américain Barack Obama a promulgué une loi réclamant la mise en place d'une stratégie par son administration pour combattre l'Armée de résistance du seigneur (LRA). Cette rébellion ougandaise, qui opère également en Centrafrique, en RD Congo et au Soudan, est considérée comme l'une des plus violentes du monde.

 

Le président américain Barack Obama a signé la promulgation d'une loi demandant à son administration de mettre au point une stratégie pour combattre la violente rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a annoncé la Maison Blanche tard lundi.

Le texte, adopté mi-mai par le Congrès, demande à l'administration Obama de mettre au point une stratégie globale pour aider les Etats de la région à désarmer la LRA et traduire ses chefs en justice, à protéger les civils et appelle à accroître l'aide humanitaire aux personnes touchées.

"S'il vous plaît, sauvez-nous"

La LRA, réputée pour être une des guérillas les plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

Vendredi, l'organisation Human Rights Watch (HWR) avait
accusé les rebelles de la LRA d'avoir "sauvagement tué 96 civils et enlevé des dizaines d’autres entre janvier et début avril 2010", dans le nord-est de la RDC.

L'ONG avait à cette occasion rendue publique une lettre de sept ONG congolaises du nord-est de la RDC, qui lançaient "un appel au secours" pour mettre fin aux attaques de la LRA, demandant notamment au président Obama de promulguer la loi en question.

"Cette lettre est un appel au secours. Nous connaissons la bonté de votre coeur et nous savons que vous seul pouvez apporter une réponse concrète, rapide et déterminante avant que nos femmes et nos enfants ne soient tous exterminés. S'il vous plaît, sauvez-nous", avait écrit à M. Obama les 31 signataires de la missive.

 

 

Les USA renforcent leur aide à l'Ouganda

Reuters  25/05/2010 | Mise à jour : 06:38

Le président américain Barack Obama a promulgué hier soir une loi permettant l'octroi d'une aide à l'Ouganda dans sa lutte contre les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Obama a qualifié les actions de la LRA d'"affront à la dignité humaine" devant être stoppé. Les rebelles se sont rendus coupables de multiples assassinats, viols et enlèvements d'enfants enrôlés de force au cours de 23 ans d'activité en Afrique centrale.

Le texte signé par Obama prévoit l'envoi d'une aide humanitaire à l'Ouganda et aux Etats voisins, afin de soutenir les efforts visant à mettre fin au conflit et à traduire en justice les dirigeants de la LRA.

"Cette loi incarne la volonté des Etats-Unis d'aider à mettre fin aux brutalités et aux destructions qui caractérisent vingt ans d'actions de la LRA dans plusieurs pays", affirme Obama dans un communiqué. Outre l'Ouganda, la LRA est active au Soudan, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, selon un rapport publié en mars par l'ONG Human Rights Watch.

Selon les Nations unies, le groupe a tué plus de 1.200 personnes en l'espace de dix mois entre 2008 et 2009. Human Rights Watch parle de 321 morts lors d'un massacre commis en décembre dans le nord-est de l'Ouganda.

Le commandement militaire américain en Afrique (Africom) fournit des moyens de communication, logistiques et de renseignement à l'armée ougandaise pour l'aider à venir à bout de la LRA.

 

 

 

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NDLR : Face à la couardise et à l'incapacité du général d'armée d'opérette François Bozizé qui a préféré sous traiter sans grand succès la guerre contre le criminel Joseph Kony et ses hordes d'assassins à l'armée de Yoweri Museveni, cette information est une bonne nouvelle qui doit redonner quelque espoir aux innocentes populations du Sud Est centrafricain qui n'en finissent pas d'être massacrées et subir les atrocités de ces bandits dits de l'armée du Seigneur.

 

 

 

 

États-Unis:  Le Président Obama devrait agir pour mettre fin la violence de la LRA (Lord's Resistance Army) en Afrique centrale

Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 24 mai 2010


(Washington, DC, le 24 mai 2010) - Le président Barack Obama devrait agir rapidement pour mettre en œuvre une loi historique, il a signé aujourd'hui commis aux États-Unis pour aider les civils en Afrique centrale menacée par la Lord's Resistance Army (LRA), une coalition de 49 droits de l'homme, humanitaire et les groupes confessionnels, a déclaré aujourd'hui. Le groupe rebelle a réalisé une des plus longues du monde et le plus brutal des insurrections.

Le Lord's Resistance Army du désarmement et du Nord de l'Ouganda Recovery Act de 2009 a été signé en droit lors d'une cérémonie de la Maison Blanche aujourd'hui qui comprenait des membres clés du Congrès et les représentants des organisations de la société civile. Il affirme que c'est la politique des États-Unis à soutenir les efforts »pour protéger les civils contre la Lord's Resistance Army, d'appréhender ou de supprimer Joseph Kony et ses hauts commandants du champ de bataille en l'absence prolongée d'une solution négociée, et à désarmer et démobiliser les autres LRA combattants. " Il faut aussi Obama à développer une stratégie globale et multilatérale pour protéger les civils en Afrique centrale contre les attaques de la LRA et prendre des mesures pour arrêter définitivement la violence de la guérilla. En outre, il invite les États-Unis à accroître l'aide humanitaire aux pays actuellement touchés par la violence de la LRA et à soutenir la reprise économique et les efforts de justice transitionnelle en Ouganda.

La coalition des organisations de soutien comprend des groupes en République démocratique du Congo et au Sud-Soudan - où les communautés sont confrontées à des attaques continues par la LRA - ainsi que dans l'Ouganda, où le conflit est né.

Défenseurs des droits humains Niangara, une ville au nord du Congo profondément affectés par ces dernières attaques de la LRA, dans une lettre publique au Président Obama a publié la semaine dernière, a plaidé pour une action concrète et urgente contre la LRA. «Nous nous sentons oubliés et abandonnés. Notre souffrance semble porter peu d'attention de la communauté internationale ou de notre propre gouvernement», dit la lettre. «Nous vivons chaque jour avec la crainte d'attaques LRA plus. Quelle chance nous avons, si personne n'entend nos cris et si personne ne vient à notre secours?"

La loi a été introduite au le Sénat et la Chambre des Représentants en mai 2009, et est depuis devenu la législation la plus large soutien spécifiques à l'Afrique dans l'histoire récente du Congrès. La loi a été parrainée par un groupe bipartisan de 65 sénateurs et 201 représentants, représentant 49 Etats et 90 pour cent des citoyens des États-Unis. Des dizaines de milliers d'Américains mobilisée en faveur de la législation, en participant à des centaines de réunions avec les bureaux du Congrès à travers le pays.

"Pour les civils ans en Afrique centrale ont beaucoup souffert de violences de la LRA», a déclaré Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior sur l'Afrique à Human Rights Watch. «Cette loi donne au président Obama un mandat clair pour travailler avec des partenaires nationaux et internationaux pour appréhender et inculper les commandants de la LRA dans le cadre d'une stratégie globale visant à arrêter définitivement les atrocités de la LRA."

"Le président Obama devrait agir rapidement pour profiter de cette occasion historique pour aider à la fermeture de l'une des pires crises des droits humains de notre époque", a ajouté Anneke Van Woudenberg.

violences de la LRA sévit en Afrique centrale depuis plus de deux décennies. Dans le nord de l'Ouganda, des milliers de civils ont été tués et près de deux millions déplacées par le conflit entre les rebelles et le gouvernement ougandais. En Juillet 2005, la Cour pénale internationale a délivré des mandats d'arrêt contre les principaux dirigeants de la LRA pour les crimes qu'ils ont commis dans le nord de l'Ouganda, mais les suspects sont toujours en fuite. Bien que le groupe rebelle terminé attaques en Ouganda du Nord en 2006, elle a ensuite déménagé ses bases au nord de la République démocratique du Congo et a depuis commis des actes de violence contre les civils au Congo, le Soudan et la République centrafricaine. Kony et ses hauts commandants de soutenir leurs rangs par l'enlèvement de civils, y compris les enfants, à les utiliser comme soldats et esclaves sexuels.

En Décembre 2008, suite à l'effondrement d'un processus de négociations, le Soudan, l'Ouganda et le Congo ont lancé une offensive militaire conjointe, l'opération "Lightening Thunder», contre le groupe rebelle, avec le soutien des États-Unis. Dans les 17 mois suivants la LRA s'est dispersée en plusieurs petits groupes et a brutalement assassiné plus de 1.500 civils et enlevé plus de 1.600 personnes, dont de nombreux enfants. violences de la LRA ont souvent ciblé des églises, écoles et marchés, et notamment le massacre de plus de 300 civils congolais dans une dernière attaque Décembre.

"Si rien n'est fait, la direction de la LRA continuera de tuer et d'enlever toute l'Afrique centrale, menaçant la stabilité dans quatre pays et risque de compromettre le référendum dans le sud du Soudan. La LRA est une menace manifeste pour la paix et la sécurité internationales", a déclaré John Prendergast, co -fondateur du projet Enough. "Les Etats-Unis est désormais chargé de diriger un effort mondial pour mettre fin à cette menace une fois pour toutes."

La loi vise également à contribuer à garantir une paix durable en Ouganda, en augmentant l'aide aux communautés touchées par la guerre dans le nord de l'Ouganda et à soutenir les initiatives visant à aider à résoudre les divisions de longue date entre le nord de l'Ouganda et du Sud. Il vise à accroître le financement des initiatives de justice transitionnelle et invite le gouvernement ougandais pour son engagement à relancer un processus de reconstruction transparente et responsable dans les zones touchées par la guerre.

«Jusqu'à maintenant, le monde a tourné le dos à la souffrance de notre peuple", a déclaré l'évêque Samuel Enosa Peni de l'Église épiscopale du Soudan de Nzara diocèse, qui a été profondément touchés par la violence de la LRA. "Nous prions pour les dirigeants américains et internationaux pour entendre nos cris et mettre fin à cette violence une fois pour toutes."

Pour lire la lettre au Président Obama de défenseurs des droits de l'homme dans Niangara, s'il vous plaît visitez: http://www.hrw.org/en/news/2010/05/19/public-appeal-human-rights-defenders-northeastern-dr-congo-president-barack-obama

appuyer des organismes suivants:

Human Rights Watch

Résoudre l'Ouganda, Etats-Unis

Projet Enough, Etats-Unis

Invisible Children, Etats-Unis

Refugees International, Etats-Unis

Les athlètes de l'Afrique / GuluWalk, Etats-Unis

Réseau d'intervention sur le génocide, États-Unis

Global Action for Children, Etats-Unis

Citizens for Global Solutions, Etats-Unis

Institut sur la religion et la démocratie, Etats-Unis

Centre international pour la Religion & Diplomatie, Etats-Unis

Fondation pour l'Initiative de droits de l'homme, de l'Ouganda

Coalition plaide pour le développement et l'environnement, de l'Ouganda

Groupe de réconciliation Grassroots, de l'Ouganda

Centre d'Intervention Psychosociale (CIP), Niangara, République démocratique du Congo

Voix des Opprimes, Niangara, République démocratique du Congo

Commission Justice et Paix Paroissiale, Niangara, République démocratique du Congo

Société Civile Niangara, République démocratique du Congo

Société Civile Faradje, République démocratique du Congo

Commission Justice et Paix (Dungu-Duru), République démocratique du Congo

Encadrement des Femmes Indigènes et Vulnérables menages (EFIM), République démocratique du Congo

Centre de Recherche sur l'Environnement, la Démocratie et les Droits de l'Homme (CREDDHO), République démocratique du Congo

Action Humanitaire pour le Développement Intégral (AHDI), République démocratique du Congo

Centre d'Appui pour le Développement Rural Communautaire (CADERCO), République démocratique du Congo

Fondation Mère et Enfant (FME), République démocratique du Congo

Campagne pour la Paix (CPP), République démocratique du Congo

Fondation Point de vue des Jeunes Africains pour le développement (FPJAP), République démocratique du Congo

Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD), République démocratique du Congo

Programme d'Appui à la Lutte Contre la misère (PAMI), République démocratique du Congo

Groupe d'Hommes Pour la Lutte Contre les Violences (GHOLVI), République démocratique du Congo

Association des Jeunes Engagés pour le Développement et la Santé (AJDS), République démocratique du Congo

Action Globale pour la promotion sociale et la Paix (AGPSP), République démocratique du Congo

Union d'Action pour les initiatives des Développement (UAID), République démocratique du Congo

Justice de paix en Afrique et le développement (AJPD), République démocratique du Congo

Synergie des Femmes Victimes des Verser les Violences Sexuelles (SFVS), République démocratique du Congo

Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC), République démocratique du Congo

Collectif des organisations des Jeunes Solidaires des du Congo (COJESKI), République démocratique du Congo

Diocèse Nzara, Église épiscopale du Soudan, au Sud Soudan

Soudan diocèse Tombura-Yambio, l'Église catholique du Sud

Agence de développement Nabanga, Sud SudaMaridi Agence de la fonction, au Sud Soudan

Association des jeunes femmes chrétiennes, du Sud-Soudan

Relief Mundri & Development Association, au Sud Soudan

Soudan New Women Association, au Sud Soudan

Construction Company Gbudue, au Sud Soudan

Association pour le développement Yubu, au Sud Soudan

Zande Association culturelle, au Sud Soudan

Yambio Farmers Association, au Sud Soudan

Effort conjoint pour le soutien aux orphelins, au Sud Soudan

Copyright ©, Human Rights Watch 350, avenue Fifth, 34e étage York York, NY 10118-3299 USA

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 01:28

 

 

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          Bozizé et Déby ici à Syrte en Libye

C’est depuis plusieurs années déjà que plusieurs rébellions armées tant centrafricaines qu’étrangères ont pris le contrôle de plusieurs préfectures, huit (8) sur les seize (16) que compte la République centrafricaine, portant ainsi un rude coup à l’intégrité de ce territoire. Incapable de venir à bout de ces rébellions sur le plan militaire, Bozizé qui se dit général d’armée en est réduit à négocier et signer çà et là quelques accords de paix partiels que du reste personne n’a véritablement respectés à commencer par lui-même.

Tout le Nord du pays, depuis la Nana-Mambéré (chef lieu Bouar) jusqu’à la Vakaga (chef lieu Birao) en passant par l’Ouham-Pendé avec Bozoum comme chef lieu, Paoua et Bocaranga, des sous-préfectures entièrement sous contrôle de l’APRD ainsi que presque toutes les villes de l’Ouham (chef lieu Bossangoa) Bouca, Boguila, Markounda, Maitioukoulou, Batangafo, Kabo, Sido ; la Nana-Gribizi (chef lieu Kaga-Bandoro) ainsi que Ouandago, le Banmingui Bangoran (chef lieu Ndélé) sont en proie à une situation d’effervescence généralisée.

Il ne se passe pas de mois voire de semaines sans qu’on fasse état d’attaque, de tueries, d’embuscades, de combats ici et là sur le territoire national. Depuis 2008, la rébellion ougandaise de la LRA de Joseph Kony, à force d’être traquée conjointement par l’armée ougandaise et celle de la RDC, a désormais traversé la frontière centrafricano-congolaise et massacre et fait subir les pires atrocités aux innocentes populations du Haut-Mbomou, du Mbomou et de la Haute Kotto.

Malgré tout cela, Bozizé ne s'est jamais rendu, même après une attaque, sur le terrain pour apporter le moindre réconfort aux populations victimes. Il ne s'est rendu que pour quelques heures à Obo, en avion et sous bonne escorte, pour la fête de la moisson en décembre 2009 ! Il n'a jamais été question ni pour lui en sa prétendue qualité de général d'armée et de vrai ministre de la défense, ni pour son fils Francis qu’il a bombardé illégalement colonel et ministre délégué à la défense, ni pour son chef d'état major, de se rendre sur le terrain.

Non seulement, il a sous-traité la sécurité la région du Sud Est à l’armée  ougandaise mais lors de la récente mission du Directeur du département Afrique du Quai d'Orsay à Bangui, il a carrément demandé aux autorités françaises de lui envoyer un détachement des forces françaises (style détachement Boali) pour combattre la LRA parce qu'il ne fait plus confiance aux Ougandais. Les Français n'ont pas voulu lui rappeler que le nouvel accord de défense qu'ils viennent de signer, exclut justement ce type d'actions et lui ont dit qu'ils se cantonneront comme toujours à la fourniture des renseignements militaires.

Cela donne à penser que les marches organisées la semaine dernière par Bozizé et son clan et qui ont visé principalement la France, au regard des slogans développés et le contenu du mémorandum remis aux diplomates, avaient en réalité pour but de réagir au refus poli de la France de l'appuyer militairement comme en 2006-2007 à Birao.

On apprend à présent qu’il a envoyé un officier à N’djaména pour quémander des armes et/ou des combattants à Idriss Déby. C’est ici le moment de rappeler que la différence fondamentale entre Bozizé et Déby est que quand le président tchadien subit les assauts des nombreuses rébellions qui cherchent à le renverser, il prend lui-même la tête de ses troupes, monte avec son ministre de la défense et son chef d'Etat-major pour affronter l'arme à la main l'ennemi et visiter les différents théâtres d’opération et pilote lui-même la riposte. Cela, il l'a fait à plusieurs reprises et bien lui en a pris.

Bozizé quant à lui est un véritable couard qui masque sa couardise derrière un discours  pseudo guerrier. Déby et lui, c’est le jour et la nuit. Non seulement Bozizé n’a jamais mis pieds sur le terrain, mais il reste dans la capitale et se contente de donner seulement l’ordre que ses éléments aillent tuer les civils et incendier les villages. En 1982, on a vu les limites de l’homme. Après son célèbre coup d’Etat radiophonique de la nuit du 2 au 3 mars 1982, il s'est retrouvé au domicile du général Alphonse Mbaikoua où on les enfants l’ont aidé à se cacher dans le plafond, puis a fui allongé dans la cabine de la pick-up bleue de Gilbert Nazingar pour se réfugier au Camp Béal, abandonnant  honteusement derrière Mme Agnès Mbaikoua et ses enfants à leur triste sort.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 01:04

 

 

Les engagements et les conseils gratuits du couple Patassé à Bozizé

 

Patass é décorant Bozize

 

Selon nos informations, bien que Bozizé cherche à l’assassiner, Ange Félix Patassé et sa femme ex-Mme Ngaro se sont rendus le dimanche 16 mai chez Bozizé à son domicile de Sassara. Ange Félix Patassé a demandé à Bozizé de se méfier de Martin Ziguélé et de certains membres de la direction du MLPC comme Gabriel Edouard Koyambounou, Jaquesson Mazette et ils seraient selon AFP, à l'origine de sa chute. Mme Ngaro très volubile, a même renchéri en disant que désormais elle chasse de chez eux les visiteurs ex-Mlpc. Elle a rassuré Bozizé de leur soutien en cas de second tour entre Bozizé et un de ses concurrents. Il semble que Bozizé ait promis à AFP le perchoir après les élections d'où sa double candidature aux législatives et aux présidentielles à Berbérati. En retour, AFP aurait fait la même promesse à Bozizé, échanges de bon procédé, pour se garantir réciproquement leur avenir à la tête du pays.

 

Pendant ce temps, le même Bozizé a demandé à Elie Ouéfio ex-préfet de la Mambéré-Kadéi de renforcer le soutien à Sylvain Ndoutingaye, candidat KNK à Berbérati, pour battre à tout prix le même Ange Félix Patassé qui s'y présente...C’est à y perdre son latin… !

 

 

Le sale boulot du général Ouandé : la traque des opposants

 

 

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Le général Ouandé s'est vu confier  la tâche exclusive de traquer les opposants. Il projette de faire surveiller les ambassades étrangères et d'empêcher les opposants de s'y réfugier en cas de troubles pendant ou après les élections.  A cette fin, la mobilisation des ex-USP, des Fox de Féïzouré, des ex-RMI et des ex-RDOT se poursuit. S'ajouteront à eux 25 ex- « sahraouis » venus d'Ouganda. Ils ont tous reçu la promesse d'être incorporés dans les FACA après les élections.

 

 

L’assassinat du Commissaire Trépassé : une sérieuse piste

 

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La piste de l'assassinat du commissaire Trépassé vient de s'éclairer: c'est un commando de la section « Eclair » de la Garde Présidentielle qui l'a assassiné sur ordre de Francis Bozizé pour des affaires de rivalité féminine. Francis Bozizé sortirait avec sa femme ou copine. On comprend pourquoi l’enquête n’a jamais pu apporter jusqu’à présent la moindre lumière sur cet odieux crime, le parquet se refusant délibérément à faire progresser les investigations puisque le ou les commanditaires sont au plus haut niveau du pouvoir. La vérité commence à éclater.

 

 

Le coût de la marche de soutien à Bozizé

 

Elie Oueifio 

 

Bozizé a débloqué au total 50 millions de F CFA à Elie Ouéfio, au truand en liberté provisoire Edouard Patrick Ngaïssona et à Bienvenu Gbadora pour la fameuse marche de mercredi dernier. L'un des objectifs de cette marche était de démontrer qu'il est populaire.

 

 

Les ministres de l’équipe choc de Bozizé

 

 

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            Anicet Parfait Mbay

 

Les ministres que Bozizé déclare intouchables et sur qui il bâtit toute sa stratégie sont: Fidèle Ngouandjika, Solange Pagonendji Ndakala, Ndoutingaye, Parfait Mbay, Francis Bozizé et Ambroise Zawa. S'y ajoute le proviseur du Lycée de s Martyrs à qui il promet un poste de ministre après les élections.

C'est le jeune Mayer, toujours coiffé en chignon aux côtés de Bozizé, qui est en mission 24h/ 24 pour exécuter ses basses oeuvres. Il est équipé d'un pistolet automatique (PA) que lui a personnellement remis Bozizé à qui il rend directement compte.  Ce Mayer est le cadet du Mayer candidat KNK aux législatives dans le 5ème arrondissement.

 

 

Me Nicolas Tiangaye, la bête noire et la phobie de Bozizé

 

Tiangaye

 

La stratégie électorale de Bozizé est de contrer Me Nicolas Tiangaye dans le 4ème arrondissement pour qu'il n'entre pas à l'Assemblée nationale. C'est devenu une obsession.!

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 18:00

 

 

centrafrique

 

   

Bangui, 24 mai (CA.P) - Des informations recoupées de sources bien informées font état de ce qu’un détachement des Faca serait tombé dans une embuscade de la rébellion, vraisemblablement de la CPJP, vers Ndélé. Le bilan serait de 5 soldats Faca tués et de plusieurs blessés dont certains graves, qui ont pu être ramenés pour être admis dans les hôpitaux de Bangui. Plusieurs témoins confirment en effet avoir aperçu à l’hôpital de l’Amitié et l’hôpital communautaire plusieurs militaires blessés ramenés du front nord.

Certaines informations d’une source militaire proche de l’état major des Faca ayant requis l’anonymat, déclare que la plupart des éléments envoyés à Ndélé seraient de nouvelles recrues fraîchement sorties du centre de formation de Bouar sans grande expérience du métier des armes et des situations de combats anti-rébellion. La rébellion de la CPJP avait pourtant annoncé il y a quelques jours à peine son intention de se retirer de Ndélé pour un autre lieu dont elle s'est bien gardée de donner des précisions pour des raisons de stratégie militaire. 

On note par ailleurs à Bangui une certaine nervosité au niveau du pouvoir en place. Le contrôle de toutes les barrières de racket jusqu’à Bossembélé par exemple a été repris par les éléments de la garde présidentielle sous le commandement du commandant Vianney Semndiro. Tous les gendarmes qui tenaient ces barrières auparavant ont été chassés par les GP qui  les ont remplacés.   

Toujours selon nos informations, Bozizé aurait dépêché le commandant Roger Godongai auprès du président Idriss Déby du Tchad pour lui mendier des armes. On se demande bien ce que Bozizé compte faire avec le stock considérable d’armes et munitions de guerre qu’il n’a cessé d’acheter en Chine, aux Ukrainiens et en Afrique du Sud. les armes seules ne suffisent pas à gagner une guerre. Le vrai problème de Bozizé est que les Faca ne sont nullement motivés pour aller au front contre les différentes rébellions. Donc c’est sans doute plutôt des combattants pour lui venir en aide qu’il a dû envoyer demander à Idriss Déby.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 16:13

 

 

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Kabongo 23 Mai 2010 Africa Info (Douala)

Le Conseil National de Coordination du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose (CCM/RCA) a tenu le 21 mai à Bangui une assemblée générale extraordinaire.

C'était l'occasion pour cet organisme de faire le point sur les allégations selon lesquelles les ARV ont été détournés ou alors sont vendus et qu'il y aurait malversation financière au sein du CNLS tel que rapporté ces derniers temps sur les ondes des radios et dans les colonnes des journaux.

Cette assemblée générale extraordinaire s'est tenue à huis clos. De sources bien introduites, il était question, pour les membres, de parler franchement de la gestion du stock des ARV par le comité national de lutte contre le sida.

«Nous avons pu voir avec l'ensemble des membres du CCM/RCA qu'est ce qui fallait mettre en place maintenant pour essayer de combler ce gap puisque nous sortons d'une crise de rupture» a fait savoir le président du conseil national de coordination du fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, Dr Bernard Lala.

«Nous avons examinés points par points et selon chaque molécule l'état de disponibilité sur le terrain et les décisions à prendre assez rapidement pour pouvoir disposer de commande et de livraison à temps de manière à faire la soudure pour éviter que les prochaines commandes n'attendent pas trop», a-t-il ajouté.

Pour le Président, ils ont mis cette situation à profit « pour voir où est ce qu'on en est avec la préparation de Round 10 qui se profile à l'horizon».

A en croire M Lala, au regard des examens, il n'y a aucune menace de rupture des ARV immédiatement pour la simple raison que la RCA a prévu un mécanisme de quantification de ses commandes qui est assez bien géré par des nationaux. «Nous sommes à l'abri de surprise quand il s'agit de planifier nos commandes pour que nous évitions en fait ces ruptures qui pouvaient intervenir », a-t-il rassuré.

De sources généralement bien informées, cette assemblée générale extraordinaire a vu la participation des représentants des organismes internationaux, des personnes vivant avec le VIH/Sida et des membres du gouvernement.

 

NDLR : Outre le problème de la rupture des ARV pour les malades, des accusations précises et graves ont été portés par les médias dont RFI et le très sérieux journal Le Monde sur les nombreux cas de détournement des ARV dès l’aéroport de Bangui Mpoko et l’existence de filières frauduleuses de ventes illégales d’ARV financés par le Fonds Mondial. Si le Dr Lala essaie de rassurer les malades sur les stocks d’ARV, il demeure cependant muet sur les accusations de malversations et de corruption et la gestion scabreuse du CNLS par Mme Hyacinthe Wodobodé qui se vante tellement d’être sous la protection de Bozizé.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 15:58

 

 

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(Xinhua) 24 mai 2010 - Un sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) aura lieu le 6 juin à Brazzaville au Congo, a annoncé le président centrafricain François Bozizé dans une interview diffusée sur la radio publique camerounaise (CRTV) dimanche au lendemain de la fête des 50 ans d’indépendance du Cameroun à Yaoundé.

Réunis mi-janvier à Bangui en Centrafrique lors d’un sommet crucial ayant conduit à une série de réformes institutionnelles comme la désignation de nouveaux responsables à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) suite aux scandales financiers révélés dans ces institutions, ces dirigeants devaient se retrouver trois mois après à l’occasion d’un sommet extraordinaire à Malabo en Guinée équatoriale.

Dans la capitale équato-guinéenne en avril, les présidents des six pays membres de la CEMAC, à savoir Paul Biya du Cameroun, François Bozizé de Centrafrique, Denis Sassou Nguesso du Congo, Ali Bongo Ondimba du Gabon, Obiang Nguema Mbasogo de Guinée équatoriale et Idriss Deby Itno du Tchad, s’étaient contentés de retrouvailles dans le cadre de l’inauguration du parlement communautaire.

Même si l’ordre du jour du prochain sommet annoncé n’est pour l’instant pas connu, il est à penser que les discussions entre le chef de l’Etat congolais, président exercice de l’organisation régionale, et ses homologues porteront sur des dossiers aussi importants tels que la mise en circulation du passeport biométrique communautaire prévue dans un premier temps le 1er janvier puis le 1er avril et le lancement de la compagnie aérienne régionale, Air CEMAC.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 01:49

 

 

Bevarrah LALA

 

          L'ex ministre et Président du MUD

                    Dr Bevarrah LALA

 

C’est un livre réquisitoire au vitriol, un véritable brûlot contre le président François Bozizé que vient de publier aux éditions l’Harmattan à Paris, Bevarrah Lala qui fut pourtant par le passé non seulement ministre dans le gouvernement de transition après son coup d’Etat du 15 mars 2003 mais qui se trouve aussi être de l’ethnie Gbaya de Bossangoa comme lui. Une première partie du livre est essentiellement une autobiographie de l’auteur. La seconde partie en revanche est une approche de Bevarrah Lala de l’interminable crise que traverse la République centrafricaine depuis presque plus de deux décennies - trois règnes de chefs d’Etat, André Kolingba, Ange Félix Patassé et actuellement François Bozizé pour on ne sait combien de temps encore – et qui avec Bozizé ne fait que perdurer tout en rendant incertain l’avenir de ce pays.

 C’est justement fort de l’expérience gouvernementale qu’il a vécue aux côtés de Bozizé et dont le livre regorge d’anecdotes que l’auteur, qui est aussi le président d’un petit parti politique, le Mouvement pour l’Unité et le Développement (MUD), se permet de dénoncer vigoureusement. Il stigmatise son manque d’envergure et sa médiocrité qu’il estime constituer une contre-indication à la gestion d’un pays comme la République centrafricaine. Il insiste lourdement sur les conditions dans lesquelles Bozizé avait littéralement viré de ses fonctions de Premier Ministre feu le Pr Abel Goumba sont restées à travers de la gorge de Bevarrah Lala dont le propre sort ministériel a aussi pris fin avec le brutal limogeage d’Abel Goumba. Bevarrah Lala avait naguère ouvertement exprimé son désaccord avec le projet de Bozizé de remercier le vieux Goumba mais rien n’y fit. Il considère que la présence de Bozizé à la tête du pays l’enfonce davantage et que plus tôt il en partirait, mieux il en serait pour la RCA.

Il s’en prend pêle-mêle aux conséquences et méfaits de la longue rébellion de Bozizé qui a énormément détruit le pays avec le recrutement et l’introduction de mercenaires tchadiens, la persistance du fléau des « coupeurs de route », la calamité des barrages illégaux et autres contrôles intempestifs des militaires qui rackettent en permanence les citoyens, l’affairisme effréné de Bozizé et sa clique. Tout cela a plongé dit-il la RCA dans un bourbier et fait d’elle un état voyou. Pour Bevarrah, le parti politique de Bozizé n’est autre qu’un rassemblement de malfaiteurs qui oeuvrent pour réaliser un hold-up électoral et permettre à Bozizé de conserver indéfiniment le pouvoir duquel ils tirent leurs prébendes. N’ayant pu tenir les élections dans les délais requis, ils viennent de subir un premier échec qui les a obligés à les reporter. Cependant, ils ont réussi à tordre le coup à la Constitution en faisant adopter par les députés une loi modifiant la Constitution pour proroger sans limite temporelle son mandat.   

Bevarrah Lala, courageusement, crie son ras le bol et exige que Bozizé quitte immédiatement le pouvoir une fois son mandat expiré le 11 juin car il n’est pas normal à ses yeux que ce dernier considère la République centrafricaine comme une société concessionnaire. En tant que leader d’une formation politique, il lance ouvertement appel à la France pour qu’elle « s’engage clairement aux côtés de la RCA en vue de l’aider à faire asseoir un gouvernement de transition qui prendrait en main la préparation des élections en toutes quiétude et transparence ». C’est ce qui est écrit en toute lettre dans le manifeste du Mouvement Fondamental pour Activer la Relance des Accords de 1958 (MFARA’58) que revendique également Bevarrah Lala.

Comme on le voit, la publication de son livre est un précieux outil et un formidable support qui permet à cet intellectuel non seulement de se positionner clairement par rapport au régime calamiteux du général président Bozizé auquel il avait momentanément appartenu au début, mais aussi d’apporter sa modeste contribution au débat politique sur l’échiquier centrafricain quant aux inadmissibles dérives prédatrices, dictatoriales et sanguinaires de Bozizé qui fait l’objet d’un véritable phénomène de rejet et dont le pouvoir est profondément décrié.

 

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République Centrafricaine

Unité-Dignité -Travail

 

MOUVEMENT FONDAMENTAL POUR ACTIVER

LA RELANCE DES ACCORDS DE 1958

MFARA'58

 

MANIFESTE

            L'Oubangui, aujourd'hui République Centrafricaine était un territoire d'outre-mer, colonie française, faisant partie des quatre membres constituant 1'« Afrique Équatoriale Française », AEF.

            Le Député de l'Oubangui à l'Assemblée territoriale française, Barthélemy BOGANDA, qui avait concocté les éléments constitutifs du pays, à savoir: le nom de la République Centrafricaine, la devise nationale Unité-Dignité-Travail, les armoiries, l'hymne Nationale et le drapeau, l’étendard de la patrie, sous l'égide du. Général DE GAULLE en vue de, 1'accession à l’indépendance, avait malheureusement trouvé la mort au seuil du processus de transfert de compétence. Ainsi le Président David DACKO, alors Ministre de l'intérieur du 1er gouvernement formé par le Président Barthélemy BOGANDA, lui avait succédé par un vote de l'Assemblée Législative exprimé à 99,99%.

            Pour l’accession à l’Indépendance du Pays, le Général de Gaulle avait proposé deux mesures qu'il avait soumises au référendum en 1958, à savoir :

1- indépendance dans la Communauté Française Était à voter «OUI» au Général De Gaulle;

2- indépendance totale, sortir de la Communauté Française Était à voter « NON » au Général De Gaulle

            Ainsi, le 28 Septembre 1958, le peuple oubanguien avait voté «OUI» par plébiscite (98,01%) au Général De Gaulle.

            C'est ainsi que l'Oubangui a accédé à l'indépendance au nom de la République Centrafricaine, telle qu'avait préconisé le Président Barthélemy BOGANDA.

            L'indépendance de la République Centrafricaine dans la Communauté Française qui est simplement le prolongement de l'administration française, avait suscité grandement l'espoir et l'engouement du peuple Centrafricain d'une manière indescriptible; des chansons populaires de toutes sortes faisaient étalage de cette émancipation. Les festivités à l'occasion de la déclaration d'accession à la souveraineté du pays émergés ci-après sont des preuves explicites.

13 Août 1960 la République Centrafricaine est indépendante

            L'indépendance de la République Centrafricaine a été solennellement proclamée par M. DAVID DACKO, Président du gouvernement, le 13 août 1960, à zéro heure, au Palais du Haut-commissariat, en présence de la Délégation Française dirigée par MM. MALRAUX et FOYER, et des représentants des autres Etats de la Communauté et des puissances étrangères. La population française et africaine a assisté nombreuse à cette cérémonie dont les échos ont été retransmis dans toute la ville par des haut-parleurs et dans tout le pays par la radio. Les réjouissances populaires ont débuté dès qu'eut retenti le premier des cent un coups (101) de canon annonçant l'indépendance, alors que carillonnaient les cloches de la Cathédrale.

            Quelques heurs auparavant, s'était déroulée la cérémonie de l' échange des instruments de ratification des accords d'indépendance, cérémonie au cours de laquelle M. MALRAUX rappela les relations fraternelles qui ont toujours existé entre les peuples de France et ·la· République Centrafricaine, avant de lire le message du Général DE GAULE assurant la jeune République de la franche et amicale coopération de la France. Puis le Président DACKO souligna l'attachement de son pays à la Communauté et à la France, qu'il remercia pour tout ce qu'elle a fait pour la République Centrafricaine.

            Après la proclamation de l'Indépendance, M. ADAMA TAMBOUX, Président de l’Assemblée Législative, après avoir rendu hommage au Général DE GAULE et à BARTHÉLEMY BOGANDA, déclara: "Nous disons à la France que nous acceptons chez nous sa présence, que, nous faisons du français notre langue, que nous mettons à la disposition de ses armées cette remarquable plate­forme stratégique qu'est le Centre du Continent Africain, que notre voix qui se fera entendre dans le concert des Nations, se joindra toujours à la sienne pour défendre la liberté, la justice et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes".

            "Nous voici enfin égaux en droit, devait dire de son côté M.DACKO, répondant aux vœux de M. MALRAUX, aujourd'hui, l'histoire donne raison à BOGANDA. Grâce à l'honnêteté de la France, nous accédons à cette heure historique à l’indépendance sans effusion de sang, mais dans hi paix, le calme et l'amitié avec les français".

            L'Assemblée législative de la République centrafricaine a voté à l'unanimité, le 14 août 1959, le projet de loi conférant au Président du Gouvernement, M. DAVID DACKO, les titres et prérogatives de Chef de l'État

            Les accords de coopération entre la France et la République. Centrafricaine ont été signés le 13 août par MM. DACKO et FOYER. Ces accords concernent: la participation du Nouvel Etat à la Communauté, la Défense; la Culture, l'Enseignement, la Monnaie et les Affaires Etrangères...

Eu égard à tout ce qui précède, très rapidement la République Centrafricaine a pris une déviation et rentre dans une crise, convulsion sans pareille. L'espoir et l'engouement nourris par la population qui venait de sortir de la colonisation pour une nouvelle ère politique s'estompent et volent en éclat. L'instabilité s'instaure avec ses différentes crises et créent la valse de succession des 'dirigeants, en guise d'alternance pour tenter de stabiliser le pays; mais hélas !

            En 50 ans d'indépendance, le pays a connu successivement 7 Présidents de la République : de Barthélemy BOGANDA à David DACKO à Jean-Bedel BOKASSA à David DACKO 2 à André KOLINGBA à Ange Félix PATASSE et à François BOZIZE ...

            Face à l'indécision des Centrafricains à prendre la destinée de leur pays en mains de concert avec la France tels que les accords de 1958 le prévoient, ils la délaissent sous prétexte de souveraineté: Cependant la France, garante des Institutions Centrafricaines n'en déchante pas, elle se résigne à rallonger l'aide budgétaire, matérielle et la défense du territoire. Alors que nôs accords ne limitent pas la France seulement à ces missions. A vrai dire, ces missions relèvent du cadre humanitaire de la politique étrangère de la France; en ce qui nous concerne, elles devraient être plus étoffées si nous avions appliqué pleinement les accords de 1958.

            La chute de l'Empereur BOKASSA, la rébellion du général BOZIZE qui avait attiré des hommes en armes du Tchad et du Congo RDC en Centrafrique, pour piller et tout emporter (lire: «Centrafrique, mon combat Politique, vers une Nouvelle République» du Dr Lala BEVARRAH) des mutineries à répétition, des mouvements des Braconniers, coupeurs de route; des contrôles intempestifs des militaires ou des hommes en treillis aux barrages pour des oboles, des grèves perlées, et surtout la politique affairiste de BOZIZE et ses maffieux, ont plongé la RCA dans un bourbier et l'amène à se comporter en un Etat voyou. En ne voyant pas clairement l'ampleur de la manifestation négative des Centrafricains et de la Communauté Internationale par rapport à leur attitude désinvolte, Bozizé et les siens réunis au sein de l'Association des malfaiteurs, dénommé : « KNK» se préparent activement pour un autre mandat d’actions  maffieuses. Ils projettent proroger l'actuel mandat ou aller directement aux élections législatives et Présidentielles en 2010 avec l'intention d'organiser un hold-up électoral.

            Mais cette fois nous disons non! C'est assez! On ne va plus croiser les bras et regarder notre nation aller en péril. La Centrafrique n'est pas une société concessionnaire créée par le Général François BOZIZE pour qu'il se réclame l'appartenance. Il doit quitter immédiatement le pouvoir après son mandat de 2005-2010. La France doit s'engager pleinement aux côtés de la République Centrafricaine en vue de l’aider à faire asseoir un Gouvernement de Transition qui prendrait en main la préparation des élections en toute quiétude et transparence.

-          Attendu que le MFARA'58 n'est pas un parti politique, mais plutôt une organisation pour alterner l'entente traditionnelle (relations bilatérales) entre la France et la République Centrafricaine;

 

-          Considérant la déviation politique de la RCA et la souffrance du peuple Centrafricain;

 

-          Attendu que la République Centrafricaine est une ancienne colonie Française;

 

-          Attendu que le peuple Centrafricain a voté massivement « oui » au général DE GAULLE au référendum de1958 pour l'accession à l’indépendance;

 

-          Attendu que la République Centrafricaine a accédé à l'indépendance dans La Communauté Française sans effusion de sang;  

 

-          Attendu que les dispositions du référendum de 1958, lient étroitement la République Centrafricaine à la France en vue d'œuvrer ensemble;

 

-          Considérant la souveraineté du peuple Centrafricain, qu'en cas de crise grave de l'Etat, il dispose du droit de faire recours à la France;

 

-          Persuadés que la France est sensible à la précarité et à la dérive de la République Centrafricaine et qu'elle peut l'aider à retrouver la paix, la stabilité et la concorde nationale;

 

-          Convaincus que cet appel pressant des Centrafricains fait à la France est la seule voie honorable de sortie de crise de la RCA et doit être mené jusqu'à terme pour une solution pacifique et durable;

 

-          Nous Centrafricains, Leaders des partis politiques, personnalités indépendantes, entités politiques et associations etc, guidés par un patriotisme effréné de sauvegarde de notre patrie en dérive, décidons de. créer le « Mouvement Fondamental pour activer la relance des accords de 1958 » en abrégé: MFARA'58, afin de juguler la crise actuelle en République Centrafricaine.

Le Président exécutif

Dr Bevarrah LALA

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 01:44

 

 

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Louis-Paul Eyenga Sana Le Potentiel

Kinshasa 21 Mai 2010— Bien que les FARDC continuent à maintenir leur pression sur les groupes résiduels de l'armée de résistance du seigneur (LRA) dans les deux districts des Uélé, la situation humanitaire reste préoccupante, notamment dans les zones frontalières entre la RDC, la république Centrafricaine et le Soudan.

Depuis fin mars, 1.156 citoyens centrafricains ont fui les attaques de la LRA en République Centrafricaine et ont trouvé refuge en RDC, particulièrement en territoire de Bondo dans la Province Orientale. Selon Ocha, la dernière vague de 435 personnes est arrivée le 16 mai 2010. Le HCR, en partenariat avec la Commission nationale pour les réfugiés (CNR) et le PAM, prépare une assistance humanitaire pour venir en aide à ces personnes.

D'après la même source, la commission diocésaine « Justice et paix » dans cette partie de la Province Orientale a rapporté la présence de 102 ménages, notamment 1.300 personnes déplacées à Soronga sur l'axe Niangara-Poko en territoire de Poko dans le district du Bas-Uélé depuis la mi-février suite aux attaques de la LRA. Cependant, ces déplacés n'ont encore reçu aucune assistance.

Par ailleurs, un communiqué de Ocha signale qu'en date du 16 mai 2010, des inondations ont eu lieu dans la zone de santé de Tchomia en territoire de Djugu dans le Bas-Uélé. Les centres de santé de Joo et Gbii ont été affectés et les médicaments du centre de santé de Joo ont été emportés par les eaux de pluie. Le bilan de ces inondations ont donné selon Ocha, un mort et une cinquantaine de maisons détruites. Les acteurs humanitaires de Bunia ont recommandé qu'une mission d'évaluation se rende sur place aussitôt que possible afin d'évaluer la situation et prévoir une assistance.

LES CAMPS DE DEPLACES SE VIDENT AU NORD-KIVU

Au moment où l'on parle de l'arrivée des réfugiés centrafricains dans la Province Orientale, Ocha a déclaré qu'une mission conjointe HCR/UNOPS s'est rendue dans les zones de Birambizo et de Mweso dans la province du Nord-Kivu pour sensibiliser les personnes déplacées internes sur le retour volontaire et la délivrance des attestations de retour volontaire. C'est ainsi que des attestations de retour volontaire ont été remises à 2.738 ménages soit 6.163 déplacés internes se trouvant dans 1e camps dans ces deux zones.

Les premiers départs sont prévus après le 20 ami vers les zones de retour des groupements de Bambu, Tongo, Kihondo, Mutanda et Bukumbo. Prochainement, la remise des attestations de retour volontaire touchera les camps de Kiwanja, Tongo, Kabizo et Masisi Centre. A ce jour, il reste environ 100.000 déplacés internes dans l'ensemble des camps au Nord-Kivu.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 01:27

 

 Livre-F-Saragba.JPG

 

 

Par ces quelques lignes, l'auteur tente de nous persuader de sortir de l'idée simpliste assez répandue dans les sociétés africaines en générale et en particulier centrafricaine, que les élections ne constituent qu'une simple formalité ou le moment de s'enrichir à moindre frais, tant, il y a une débauche de moyens déployés par les candidats en lice.

 

Un rendez-vous électoral est un moment de partage entre un homme et des hommes. Comme tous rendez-vous, celui-ci ne déroge pas à la règle des préparatifs. Personne n'étant jamais né en marchant, l'apprentissage des bases de la démocratie suppose désenchantement, échecs, chutes, douleurs mais aussi persévérance.

 

Pour cela, l'auteur montre le chemin, donne les outils, suggère des méthodes pour la réussite de toute opération électorale.

 

Comme les choses évidentes sont souvent les plus difficiles à exprimer, il fallait beaucoup de courage mais aussi de pédagogie pour s'attaquer à ce vaste champ insondable. C'était une véritable gageure que d'avoir cette autre approche qui tranche singulièrement avec les démarches en vogues sur le continent africain.

 

Franck SaragbaPolitologue, Administrateur des élections, Franck SARAGBA fait partie de cette nouvelle génération d'africains née après les « indépendances» qui prône un véritable changement de cap. Originaire de la République centrafricaine, il est convaincu que le temps est venu après cinquante années d'aliénation, de suivisme, d'irresponsabilité d'opérer une rupture radicale avec la pratique actuelle afin de donner à la Centrafrique la place qui lui revient dans une Afrique émancipée et forte. Son premier ouvrage, Fini kodé, nouvelle manière de faire ou de pratiquer la politique, parue en 2008, a été un véritable succès de librairie.

 

Éditions BEAFRICA

Chez Mr Adrien Poussou

15, rue d’Angleterre

44000 Nantes (France)

  Disponible sur commande dans toutes les FNAC ou sur la page Facebook des éditions BEAFRICA au prix de 20 € Prévoir 2euros en plus pour frais de port.

 

9782953 667806

ISBN 978-2-9536678-0-6

 

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