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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 23:49

 

 

Gl-Ganascia.jpg

 

général Jean-Philippe Ganascia

Digitalcongo Kinshasa, 21/04/2010 / Politique

Pendant que les patrons de la Monuc persistent à justifier la poursuite de cette mission onusienne en RDC, voici qu’un de ses propres consultants descendu sur le terrain des opérations constate et dénonce son inefficacité et donc le peu d’intérêt d’en prolonger encore le mandat

Consultant indépendant depuis qu’il est à la retraite, le général français Jean-Philippe Ganascia est un expert militaire dont les avis et considérations font autorité sur le plan international. A ce titre, il a pris part à une mission d’une Ong internationale militant pour le maintien de la Monuc au Congo.

Plutôt que de le convaincre à soutenir l’Ong qui l’a invité, son séjour lui a permis de découvrir la Mission onusienne sous son vrai jour. Incapable de se contenir et de couvrir les gravités qu’il a relevées, l’expert militaire français a crevé l’abcès.

La Monuc ne fait rien et ne sert pratiquement à rien en Rdc au regard des moyens dont elle dispose. Ses 18 hélicoptères, en l’occurrence, n’ont jamais servi de manière décisive dans la lute contre l’insécurité. Que ce soit à l’Est ou partout ailleurs au pays ! Ils n’ont jamais servi, ne serait-ce que pour marquer une simple présence dissuasive.

L’unique circonstance dans laquelle ces engins se sont signalés a été triste et déplorable à tout point de vue. L’un d’entre eux s’est fait pitoyablement abattre à l’Equateur par des apprentis mutins. Justement parce que l’engin de guerre n’a pas été engagé dans les opérations à la hauteur de la menace ni des risques encourus. L’hélicoptère avait été engagé un peu comme s’il s’agissait d’une simple ronde touristique aérienne.

Pendant la semaine passée par Ganascia au Nord-Kivu, le constat a atteint le seuil de l’insupportable. En pleine observation dans une base temporaire avancée de la Monuc, le général n’a vu aucun hélicoptère quitter le sol. C’est à croire que ces engins avaient une valeur purement décorative et esthétique. Pourtant, sur le terrain, relève l’expert militaire français, l’insécurité n’en finissait pas de solliciter chaque jour une intervention aérienne intense.

Un peu amère, le consultant international enfonce le clou : «  Nous avons aussi constaté un sous-emploi des capacités humaines ». A preuve : un officier de la Monuc se retenait de prendre toute initiative de patrouille dans les villages exposés et ne voyait pas ce qu’il pouvait faire de plus, dévoile le général français. Faute d’actions, il résulte que certaines bases temporaires avancées n’ont aucun impact dissuasif clair et ne contribuent nullement à donner de la Mission onusienne une image positive.

Les causes

Cette apathie légendaire d’une Mission internationale pourtant investie de la mission d’imposer la paix par la force, si besoin est, d’une cause profonde. Le général Ganascia la situe dans le manque de direction homogène des opérations. Les responsables des Nations Unies en RDC sont démissionnaires face à toutes les questions d’ordre opérationnel. Ces questions sont renvoyées au commandement militaire sans obligation de rendre compte!

De manière claire, il n’existe donc pas de direction politique au sein de la Monuc. Cela pose un véritable problème d’efficacité. Etant en réalité un assemblage grossier d’unités en provenance de divers pays, la Monuc est loin de fonctionner comme un corps régulier et homogène. Chacune des unités en son sein répond à des ordres et des directives externes au commandement régulier. Disons que, presque chaque bataillon, se réfère d’abord et principalement à son pays d’origine avant de s’engager sur le terrain.

Ainsi révèle-t-on qu’à l’époque où Laurent Kunda sévissait, un incident est venu illustrer, mieux que tout, cette présence de sources de commandements parallèles. Il était question, pour clouer la rébellion de Nkunda, d’engager dans les combats les hélicoptères indiens et leurs commandos. Dans le but de contrer cette action salvatrice, l’ambassadeur du Rwanda à New Delhi a été dépêché auprès du gouvernement indien. Il a prévenu ce dernier que Nkunda possédait des missiles anti-aériens et que leurs engins encouraient le risque d’une destruction totale. L’ordre est parti de New Delhi, enjoignant les troupes indiennes de ne pas daigner engager les hélicoptères et les commandos d’élite. C’est ça la Monuc!

Comment dès lors s’étonner que les soldats de cette même Mission aient assisté à l’exécution d’un armateur comme à un match de football à Mbandaka ? De toutes les façons, le point de vue du Gouvernement congolais sur la Monuc vient de trouver un supporter de taille. Appelé au départ pour démontrer le caractère incontournable de la présence onusienne au Congo, le général Ganascia est devenu, malgré lui, un fervent adepte de la thèse contraire. Qu’avancera-t-on contre le verdict sans appel de cet expert ? Pour l’instant, c’est motus et bouche cousue au Conseil de sécurité de l’Onu et aux Département d’Etat et Congrès américains.


Le Palmarès

NDLR : Le général Jean-Philippe Ganascia est celui-là même qui avait commandé entre temps les forces de l’EUFOR

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 23:44

 

 

militaires français en Afrique

 


(Lutte Ouvrière 22/04/2010)

À l'occasion du 16e anniversaire du massacre des Tutsi par le régime hutu du Rwanda, débuté en avril 1994, la revue XXI, dont un des animateurs, Patrick de Saint-Exupéry, est l'auteur de livres dénonçant le sale rôle joué par l'État français dans ce massacre, revient sur celui de l'ex-officier de gendarmerie Barril qui, après avoir s'être tristement illustré dans différentes affaires (la fabrication de fausses preuves contre des militants irlandais en 1982, les écoutes téléphoniques clandestines demandées par Mitterrand entre autres) avait entamé une carrière de mercenaire.

À partir de 1989, Barril a donc vendu ses services à plusieurs dirigeants africains : Éyadéma du Togo, Houphouët-Boigny de Côte-d'Ivoire, Mobutu du Zaïre, Lissouba du Congo-Brazzaville et son rival Sassou Nguesso, Patassé du Centrafrique, etc. Selon un ancien agent de la DST, cité par la revue, il aurait participé, en 1995, à une tentative d'assassinat de l'opposant togolais Olympio. C'est aussi Barril qui a formé et entraîné les milices de Sassou Nguesso, parmi les plus violentes d'Afrique, qui ont violé, torturé et tué des milliers de personnes.

Dès 1989, Barril se met au service, moyennant finances, du clan dirigeant hutu, celui d'Agathe, la femme du président Habyarimana, un clan qui trouve son mari trop modéré vis-à-vis des Tutsi. C'est Grossouvre, conseiller de Mitterrand pour les basses ouvres, qui a introduit Barril auprès du clan hutu. Il leur vend d'abord du matériel de sécurité et des armes puis se charge de la protection des dirigeants hutus et de l'infiltration des rangs de la rébellion FPR conduite par Paul Kagamé, actuel président du Rwanda.

Deux missions où Barril réussit à peu près aussi bien que lorsqu'il était au GIGN, puisque l'avion du président Habyarimana est abattu le 6 avril 1994 et que la rébellion FPR finit par l'emporter !

On sait que la chute de l'avion présidentiel donna le coup d'envoi du génocide des Tutsi. Et pendant les mois qui suivirent, Barril se comporta en bon petit soldat du clan des massacreurs mais aussi de l'État français.

Il s'est démené pour accréditer la thèse que l'attentat était l'ouvre du FPR, exhibant au journal d'Antenne 2 une fausse boîte noire attribuée à l'avion abattu... qui n'avait qu'un enregistreur de vol ! Cette baudruche s'est dégonflée mais, avec d'autres, Barril a continué d'accuser le FPR, soutenant même qu'il n'y avait pas eu un génocide des Tutsi mais un génocide des Hutu !

À la fin du génocide, Barril mit sur pied une armée de mercenaires pour tenter d'empêcher le FPR de l'emporter. Il fut aussi le fournisseur d'armes du régime hutu aux abois. Tout cela était connu des services secrets français et le gouvernement français n'y trouvait rien à redire car Barril le relayait alors qu'il ne pouvait plus livrer d'armes du fait de l'embargo décrété par l'ONU.

Ce Barril a donc été bien utile à l'éphémère clan hutu comme à l'État français qui a depuis accueilli Agathe Habyarimana et quelques-uns de ses complices. On suppose que c'est pour cela qu'en juin 1994, il n'y a pas eu d'objection à verser le capitaine de gendarmerie Barril dans la réserve avec le grade de commandant.

Jacques FONTENOY

© Copyright Lutte Ouvrière

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 23:37

 

 

afrique

 

 

 

Par Sabine Cessou 21/04/2010 Libération

Le gouvernement français a finalement annoncé, le 1er avril, un budget de 16,3 millions d'euros pour fêter le cinquantenaire des Indépendances de ses 14 anciennes colonies africaines : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Côte d'Ivoire, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. «Y a-t-il vraiment quoi que ce soit à commémorer ou faut-il au contraire tout reprendre ?» La très pertinente question, posée par l'intellectuel camerounais Achille Mbembé, ne semble pas avoir fait beaucoup réfléchir à Paris.

Le budget, pas énorme, servira à financer 250 manifestations culturelles et sportives en France et en Afrique, mais le clou du spectacle sera le défilé militaire du 14 juillet. Les armées des anciennes colonies défileront sur les Champs Elysées, quel que soit leur récent tableau de chasse (500 morts au Togo après les élections contestées de 2005, 100 morts au Cameroun pendant les émeutes de la faim de 2008,  un conflit larvé depuis 1982 en Casamance, région du sud du Sénégal). Les seuls à ne pas défiler seront les Ivoiriens, dont l'armée avait bombardé une position française à Bouaké en 2004, mais qui avait quand même été invitée. «La Côte d'Ivoire entend célébrer seule ce cinquantenaire dans le cadre de sa politique nationale de refondation, a expliqué Jacques Toubon, ancien ministre de la Culture et de la francophonie, secrétaire général du cinquantenaire des Indépendances. C'est son choix souverain

Voulue par le président Sarkozy, «la grande fête africaine en hommage aux tirailleurs», le 14 juillet, prend le risque de rendre hommage au passé colonial, plutôt qu'à l'indépendance. Pour le reste, la France va faire comme d'habitude : un sommet franco-africain réunira à Nice, les 31 juin et 1er juin, des chefs d'Etat de toute l'Afrique qui se verront à huis-clos, pour parler du secteur privé et négocier des contrats, en présence de 150 entreprises africaine et 50 entreprises françaises. Egalement à l'ordre du jour du sommet de Nice, de grands dossiers diplomatiques, tels que la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et la place de l'Afrique dans les processus de Cancun (traitement spécial et différencié dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce) et de Copenhague (changement climatique).

La France a par ailleurs l'intention «d'expliquer», selon une source proche de l'Elysée, la révision de son dispositif militaire en Afrique. Laurent Gbagbo, le président ivoirien, a là encore décliné, de même que Pedro Pires, le président du Cap-Vert. Tout le monde n'a pas été invité : Omar el-Béchir, le président du Soudan, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) et Robert Mugabe, du Zimbabwe, ont reçu une lettre de Nicolas Sarkozy leur demandant d'envoyer des émissaires. N'ayant pas été reconnus par la France, les représentants de la nouvelle junte au pouvoir au Niger et les dirigeants de Madagascar, un pays en crise depuis la déposition du président Marc Ravalomana, en 2009, ne seront pas non plus de la partie. Quant à Nicolas Sarkozy, il a décliné toutes les invitations à assister aux cérémonies qui se dérouleront en Afrique. 

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 00:46

 

 

acheikh-ibn.jpg

 

 

 

Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /2010 21:16

 

Acheikh Ibn-Oumar, ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, représentant en Europe de l’Union des forces de la résistance (UFR), réagit aux propos du président tchadien, interviewé par "Jeune Afrique".

 

1) Qui sont les « mercenaires » dont parle le président Idriss Déby Itno ?

  S’agit-il des pilotes payés 1 000 dollars de l’heure par le Tchad pour bombarder les villages du Salamat et du Dar Sila, soupçonnés d’abriter des combattants du Front populaire pour la renaissance nationale (FPRN) ? S’agit-il des milices soudanaises « Toro-Boro » du Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), qui se battent à l’intérieur du Tchad contre l’opposition tchadienne et responsables, selon les ONG et les observateurs, de recrutements forcés et de racket dans les camps des réfugiés ? S’agit-il des soldats « prêtés » par le Tchad au général Bozizé pour renverser le président Patassé, appelés « libérateurs » et dont beaucoup continuent à semer la terreur en Centrafrique afin de se « faire payer » ?
Non, pour le général Déby Itno, les « mercenaires », ce sont les anciens ministres, ambassadeurs, députés, médecins, enseignants, syndicalistes, officiers supérieurs et autres rescapés de la répression liée à la modification de la Constitution (pour lever la limitation des mandats présidentiels) et à qui on n’a laissé d’autre option que la résistance armée. En un mot, la recrudescence des conflits armés au Tchad est la conséquence du verrouillage politique.

2) « Il n’y a plus de mercenaires en territoire tchadien » :

 

Rappelons que l’UFR avait accepté le cantonnement, au Soudan, d’une partie de ses troupes se trouvant à la frontière. C’était une exigence du président Déby Itno lui-même, qui ne voulait pas « négocier sous la menace ». L’aide - limitée à l’intendance et assortie d’une trêve tacite - que le Soudan fournit à nos unités pour faciliter le dialogue avec le pouvoir, et en accord avec ce dernier, est exploitée comme preuve du « mercenariat » et de l’« agression soudanaise ». De toute façon, ce repli ne concerne pas les unités de la résistance basées en profondeur dans le territoire tchadien et qui existent bel et bien, comme le reconnaît l’armée tchadienne, qui annonce périodiquement, et sans rire, l’« élimination définitive des derniers mercenaires ».

3) « Dialogue sur des bases saines » :

 

La résistance en général et l’UFR ont toujours appelé à une démilitarisation du débat politique, à travers un dialogue entre tous les acteurs, avec l’aide des partenaires. C’est le pouvoir qui avait jusque-là rejeté la « paix sans conditions » (dixit le président Déby Itno), préférant les ralliements partiels avec « distributions de postes et de prébendes » (idem), tout en attaquant directement le territoire soudanais. Aussi, nous ne pouvons que noter positivement l’évolution dans les propos du président Déby Itno, espérant qu’elle reflète une prise de conscience réelle.

  4)  « L’indépendance du Sud-Soudan serait une catastrophe pour l’Afrique » :

 

Le référendum d’autodétermination pour le Sud fait partie de l’accord de Naivasha (CPA) du 31 décembre 2004 entre le gouvernement, d’une part, et le Mouvement de libération du peuple du Soudan et son bras militaire, l’Armée de libération du peuple du Soudan (SPLA/SPLM), d’autre part. Le président El-Béchir a toujours affirmé qu’il en accepterait l’issue et que, dans l’éventualité de l’indépendance du Sud-Soudan, les deux futurs États organiseraient au mieux leurs rapports dans un souci de complémentarité. Et voilà que le président Déby Itno doute que le président El-Béchir tienne parole, et laisse entendre que ce dernier relancera la guerre à cause du pétrole. Il dit que lui-même ne peut « rien » faire. En réalité, il peut faire beaucoup, ne serait-ce qu’en s’abstenant de mettre de l’huile sur le feu avec ce genre de déclaration. Il peut aussi aider à l’entente entre Soudanais en cessant de manipuler le MJE selon les intérêts du moment, et surtout en œuvrant pour une paix globale et définitive au Tchad et aussi en RCA, car les trois crises sont liées. Et pour éviter le risque de « contagion » d’une sécession éventuelle du Sud-Soudan, il faut, au Tchad, cesser la manipulation de l’islam et de la langue arabe à des fins politiciennes.

 5) L’enlèvement du professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh :

 

La commission d’enquête nommée par le président Déby Itno, sur demande du président Sarkozy, a remis son rapport au gouvernement en juillet 2008. Elle a conclu qu’Ibni Oumar avait été arrêté par les forces gouvernementales. Le président Déby Itno avait promis que le gouvernement rendrait public ce rapport et prendrait les mesures subséquentes. Vingt-et-un mois après, le gouvernement refuse de livrer au peuple tchadien les conclusions de la commission et quelles mesures il entend prendre. La procédure judiciaire n’a rien à voir avec le devoir du gouvernement de cesser de se dérober. Puisque la commission a conclu en la responsabilité des forces tchadiennes, le plus important, pour la famille, est que les responsables de cet enlèvement et probable assassinat disent ce qu’ils ont fait du corps. Et pour l’opinion, c’est d’être rassurée de voir que le chef de l’État, garant de la Constitution et premier magistrat du pays, n’a pas donné d’ordre direct dans ce crime. La résolution salutaire du parlement français, fruit de l’abnégation du député Gaëtan Gorce exigeant que lumière soit faite, est non seulement légitime, mais c’est une perche tendue à N’Djamena pour éviter une procédure au niveau de l’ONU ou même de la CPI.

  6) La gestion des revenus pétroliers :

Le gouvernement a réalisé beaucoup de constructions, c’est vrai. Il faut cependant rappeler que le conflit avec la Banque mondiale fut provoqué par le détournement du fonds d’épargne dit « des générations futures » pour couvrir des dépenses militaires, en violation des textes signés par le Tchad.

Sur le plan de la gouvernance, le gros problème est que ces réalisations ont servi de couverture pour développer l’enrichissement illicite des affidés du pouvoir à une échelle extraordinaire, par la surfacturation, l’opacité de la passation des marchés, et le non-respect des normes techniques ; sans compter la désinvolture en matière budgétaire dont les effets délétères commencent à se manifester.

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 00:04

 

 

vote d'une femme en Afrique

 

 

Centrafrique : L’Organisation des femmes adresse un mémorandum à Patassé

Kabongo, Ai Bangui 18 Avril 2010

 

Ai-Rca — L'ancien président centrafricain et candidat à la prochaine élection présidentielle Ange Félix Patassé s'est entretenu le 16 avril à sa résidence de Bangui avec une délégation de femmes centrafricaines forte de dix (10) femmes.

Elles représentaient entre autres: l'Organisation des Femmes Centrafricaines (Ofca), des partis politiques et de la Plateforme du Groupe des 23 associations féminines (G-23), a appris l'agence Ai.

Selon une source proche de l'ancien président, la délégation, conduite par Marguerite Kofio, était porteuse d'un mémorandum adressé au futur candidat à la magistrature suprême.

Selon cette même source, trois préoccupations ont été exprimées dans ce mémorandum. Entre autres, la tenue obligatoire et urgente d'une table ronde entre toutes les entités impliquées dans le processus électoral, assorti d'une date des élections arrêtée sur une base consensuelle, la réouverture du dépôt des candidature, le dépôt des candidatures par les partis politiques de l'opposition et de l'appui de la communauté internationale pour des élections crédibles et transparentes, le déploiement des militaires de la force multinationale de l'Afrique Centrale (Fomac) et ceux de la Mission des nations unies en république centrafricaine et au Tchad (Minurcat) dans les zones en proie à l'insécurité avant la tenue des élections et enfin l'implication effective des femmes dans le programme désarmement démobilisation et réinsertion (DDR).

Joint au téléphone par l'agence Ai, l'ancien président Ange Félix Patassé a déclaré qu'il allait donner une suite à ce mémorandum le lundi 19 avril.

Par ailleurs, de source proche de l'OIF, l'ancien président Patassé a aussi eu un tête-à-tête à huis clos avec l'ancien président burundais Pierre Buyoya, envoyé spécial de la francophonie en Centrafrique pour des questions liées au processus électoral.

 

NDLR : L’OFCA est en train de faire le tour de toute la classe politique et des forces vives du pays. Elle a ainsi déjà rencontré l’UFVN à qui elle a donné raison sur ses exigences pré-électorales et verra aussi le Collectif des Forces du Changement. Patassé n’est pas le seul destinataire de leur mémorandum. Cette démarche est un désaveu de la CEI et bien la preuve que le pays traverse une crise dans le processus électoral, créée par le refus de Binguimalé et Bozizé d’agir pour une préparation sereine et par consensus des élections. Elle permet également aux femmes de sortir du cadre des mensonges que ne cessent de raconter Binguimalé et autres Vondo à Bozizé. C’est cette situation de blocage qui est à l’origine de la démarche de l’OFCA qui semble plus saine, malgré l’appartenance de sa présidente au camp bozizéen, que la prétendue médiation politicienne de Patassé dont personne ne veut et qui résulte d’un obscur deal avec Bozizé dont on ignore les termes. 

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 23:04

 

 

Joseph Binguimalé

 

 

Centrafrique : la commission électorale satisfaite de la révision des listes électorales

Bangui, 19 av. (ACAP) -Le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le Révérend Pasteur Joseph Binguimalé, a déclaré, au cours d’un point de presse lundi 19 avril 2010 à Bangui, qu'il était « heureux » des premiers rapports qui lui ont été rapportés par les coordonnateurs de l'opération de révision des listes électorales.

"Techniquement ils n’ont pas rencontré de difficultés, mais en matière de sensibilisation oui parce que vous savez que même la sensibilisation a besoin de moyens, donc ça pris du temps au début pour sensibiliser les chefs de quartier, les chefs de villages et chefs de groupement. Donc ça dû prendre un peu de retard au début, mais vers la fin ça s’est très bien passé, y a eu l’engouement et y en a même qui ont dû faire du porte-à-porte», a déclaré le pasteur Binguimalé.

Le Président de la CEI a juste déploré la mort d’un élément de sécurité mort dans un accident au retour d’Amdafock, à la frontière avec le Soudan.

 Il a saisi l'occasion pour lancer un appel aux partenaires les invitants à verser leurs contributions pour faciliter la poursuite du processus électoral.

Interrogés pendant les opérations à Bangui par l'Acap, certains agents d’enregistrement ont toutefois signalé certains problèmes d'ordre technique tels que l'indisponibilité des anciens listings, de l'encre indélébile ou d'imprimés pour les nouveaux enregistrements, les radiations ou les transferts.

Des cas de démotivation des électeurs ont également été signalés dans certains postes en ce qui concerne en particulier les femmes et les jeunes.

"Lorsqu'on veut nous juger, il faut le faire avec beaucoup d'indulgence", observe le rapporteur de la CEI, M. Rigobert Vondo, pour qui ces faux pas s'expliquent par le fait que l'opération de révision des listes électorales est "une démarche nouvelle en Centrafrique" et que "le temps a été court indépendamment de la volonté de la CEI".

Considérant que "l'opération a pour but de favoriser l'inscription d'un maximum de personnes, il s'est dit satisfait des résultats de la révision fournis par les premiers coordonnateurs ayant remis leurs rapports.

La révision des listes électorales a démarré le 12 avril dernier et s’est achevée sur toute l’étendue du territoire national dimanche 18 avril 2010 à 16 heures. Elle s’était effectuée dans tous les quartiers et villages du pays.

Mardi 20 Avril 2010 Alain-Patrick MAMADOU / ACAP

 

NDLR : Alors que tout le monde s’accorde à reconnaître que l’opération de révision des listes électorales lancée par Binguimalé et sa CEI tant dans les arrondissements de Bangui que dans l’arrière pays a été un flop et qu’il ne s’en est pas suivi une grande affluence des citoyens pour vérifier leur noms sur les prétendues listes électorales de Binguimalé, ce dernier fait ici montre d’une autosatisfaction incompréhensible et injustifiée.

C’est un pieux mensonge qui ne peut convaincre personne que d’affirmer que la révision des listes électorales s’est effectuée dans tous les quartiers et villages du pays. Parallèlement aux missions de la CEI, le Comité de suivi des recommandations du DPI a également envoyé des missions en province qui ont relevé beaucoup d’insuffisances sur le terrain quant aux préparatifs des élections.

Il est donc étrange que Binguimalé puisse oser se déclarer « heureux » de toutes ces carences qui sont pointées par presque tout le monde. Que pense-t-il du rapport de la mission d’évaluation pré-électorale du NDI qui a relevé nombre d’insuffisances de la CEI ? Comme à son habitude, au lieu d’un rapport en bonne et due forme de la CEI, c’est Binguimalé seul qui va aller raconter des balivernes et des mensonges à Bozizé et celui-ci va signer unilatéralement des décrets scélérats.

On prête à Bozizé l’intention d’accepter de reporter la date des élections mais pas au-delà du 6 juin. C’est ce qui aurait été arrêté au niveau de son clan familial. Quand comprendra-t-il que le problème n’est pas tant la date que les conditions préalables pour la tenue d’élections crédibles ? Par ailleurs Bozizé doit arrêter de se faire mener en bateau par les mensonges de Binguimalé qui ne correspondent pas du tout à la réalité. Son autosatisfaction rapportée dans cette dépêche est très inquiétante et augure encore d’une mauvaise surprise que lui et Bozizé sont encore en train de concocter à partir de ses prétendus rapports qui ne sont qu’un tissu de mensonges généralement rédigés en catimini entre lui et son compère et rapporteur, le zélé Rigobert Vondo.

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 21:25

 

 

Bozizé en Chine

 

Léger réaménagement du gouvernement centrafricain

APA Bangui 21-04-2010 (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a procédé mercredi à un léger réaménagement technique de son gouvernement pour remplacer les ministres relevés de leurs fonctions la veille, a constaté APA.

Selon un décret présidentiel rendu public mercredi à Bangui, le ministre du développement rural et de l’agriculture, Fidèle Gouandjika, porte-parole gouvernement, va assurer l’intérim du ministère de la communication, du civisme, de la réconciliation nationale et du suivi de dialogue dont le titulaire, Cyriaque Gonda, a été démis de ses fonctions mardi.

Le général Jules Bernard Ouandé va cumuler ses fonctions de ministre de l’ordre public et de l’immigration, avec celle de ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, poste jadis occupé par M. Elie Ouéfio, également relevé de ses fonctions mardi.

M. Ouéfio a été nommé ministre secrétaire général de la présidence de la République, selon le décret présidentiel signé mercredi par le président François Bozizé qui a également pris un autre décret nommant le Général Raymond Doungou au poste de ministre délégué à la présidence chargé du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

 

Centrafrique : les deux ministres limogés mardi provisoirement remplacés

BANGUI AFP / 21 avril 2010 20h53- Le président centrafricain François Bozizé a confié provisoirement mercredi à deux membres de son gouvernement les fonctions de ministres occupées par deux de ses proches, Cyriaque Gonda et Elié Ouéfio, limogés la veille, selon des décrets lus à la radio nationale.

Le ministre de l'Agriculture, Fidèle Gouandjika, est nommé ministre intérimaire de la Communication, du Civisme, de la Réconciliation nationale et du suivi du Dialogue en remplacement de Cyriaque Gonda.

Il avait déjà été désigné mardi porte-parole du gouvernement, autre fonction précédemment dévolue à M. Gonda.

Le ministre de la Sécurité publique, le général Jules-Bernard Ouandé est chargé provisoirement de l'Administration du Territoire en remplacement d'Elie Ouéfio, qui a été, lui, nommé mercredi ministre secrétaire général de la présidence.

Aucune information n'était disponible sur la nouvelle affectation de Cyriaque Gonda, chef d'un parti de la majorité présidentielle qui fut notamment porte-parole de M. Bozizé avant son entrée au gouvernement en 2008.

Joint mercredi par l'AFP, le nouveau porte-parole du gouvernement a affirmé qu'Elie Ouéfio avait été déchargé de ses fonctions de ministre de l'Administration du territoire parce qu'il "ne pouvait plus être à la fois juge et partie" à quelques semaines des élections présidentielle et législatives fixées au 16 mai.

"Depuis novembre (2009), le 1er congrès ordinaire du parti Kwa na Kwa (KNK, formation du président Bozizé, NDLR) l'a désigné secrétaire général. (...) Elie Ouéfio n'avait plus sa place au gouvernement", a expliqué Fidèle Gouandjika, qui n'a pas souhaité commenter le départ de M. Gonda.

Elie Ouéfio devait préparer les élections en collaboration avec la Commission électorale indépendante (CEI).

L'opposition et les ex-rébellions boycottent ces scrutins, initialement programmés le 25 avril et reportés sur proposition de la CEI, estimant que le pays n'est pas prêt pour organiser des élections dans de bonnes conditions.

Par ailleurs, l'ex-ministre de l'Intérieur (2008-2009) le général Paul-Raymond Ndougou a été nommé ministre délégué à la Présidence chargé du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Démarré sur le terrain en janvier 2009, ce programme - dont Cyriaque Gonda était un des vice-président du comité de pilotage - est paralysé depuis début février 2010 à cause de problèmes de paiement de prime alimentaire aux anciens insurgés.

L'opération doit permettre de démobiliser quelque 8.000 ex-combattants, d'après l'ONU.

 

 

 

NDLR : C’est loin d’être un réaménagement du gouvernement. Comme il fallait s’y attendre après le limogeage du gouvernement de certains « proches parents » de Bozizé, un autre jeu de chaises musicales, s’en est suivi. C’est ainsi que le même Elie Oueifio a été ramené à la présidence comme conseiller. Le général d’opérette Jules Bernard Ouandé et ministre de la Sécurité publique, celui-là même qui avait annoncé il y a peu de manière fracassante, avoir déjoué le coup d’Etat en préparation d’Ange-Félix Patassé dit « AFP », est désigné pour assurer son intérim au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

Le général Raymond Ndougou, un autre général d’opérette, était ancien préfet de la Vakaga à Birao et de l’Ouham-Pendé. C’est à lui que le même Elie Oueifio avait déjà succédé au ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation. Il est chargé maintenant du volet pilotage du programme DDR en remplacement de l’ancien ministre d’Etat Cyriaque Gonda limogé. Ce dernier, en tant que président du PNCN, a dores et déjà convoqué son parti en session extraordinaire sans doute pour examiner la nouvelle situation crée par son départ du gouvernement. Est-ce le début d’une guerre fratricide dans la galaxie bozizéenne ?

Reste le cas de l’ancien porte parole Côme Zoumara qui n’est pas encore recasé mais cela ne devrait sans doute pas tarder, connaissant Bozizé. Ces intérims et ces permutations montrent les limites objectives tant qualitatives que quantitatives du personnel à la disposition de Bozizé.

Au fil des années, avec les décès et départs les uns après les autres des principaux appuis et collaborateurs qui l’avaient non seulement accompagné et installé au pouvoir, mais aussi permis à son régime pourtant issu d’un coup d’Etat, d’être accepté dans le concert des nations, l’entourage de Bozizé et de ceux  qui font ses décisions s’est petit à petit réduit en peau de chagrin et ne tient plus qu’à son fils Jean Francis, son chef de cabinet particulier le général de police Joel Sinfei Moidomsé et Michel Gbézéra Bria son directeur de cabinet qui aime à dire qu’il ne donne que des avis. Le turn-over est caractérisé par la rotation des mêmes personnes qui ont déjà montré leurs limites objectives et n'ont par conséquent plus rien de nouveau à démontrer. Bozizé est donc plus seul que jamais. Il ne fait plus confiance à personne et s'enferme dans sa tour d'ivoire ne recevant que ses parents. Plus personne ne se bouscule non plus pour rejoindre son orbite. On assiste donc à une pitoyable et pathétique fin de mandat pour Bozizé. Il n'a rien fait pour qu'il n'en soit pas ainsi.      

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:13

 

 

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21 April 2010  slate http://www.slate.fr  Par Jacques Attali

Il est parfois dans la vie, des coïncidences hautement symboliques: au moment même, où, en attente à l'aéroport de La Guardia, New York, d'un avion pour  Washington, j'apprenais que mon retour à Paris le lendemain serait sans doute compromis par l'éruption du volcan islandais, un ami voyageant avec moi me présentait un financier, attendant, lui, un avion pour Boston: John Paulson [2]. L'homme qui a construit une immense fortune en pariant sur l'effondrement de Wall Street, parce que, pensait-on, il avait été l'un des très rares à prévoir la crise des subprimes [3] et à avoir très lucidement parié sur la baisse de certains produits titrisés que les autres financiers  s'arrachaient.

C'était quelques heures avant qu'on n'apprenne, ce à quoi, selon la SEC (Securities and Exchange Commission) [4], John Paulson avait joué: faire fabriquer sur mesure par Goldman Sachs [5] un produit titrisé tres particulier, dont on va devoir apprendre le nom dans nos livres d'histoire: le ABACUS 2007 AC1, un titre volontairement pourri, regroupant, à la demande express de M. Paulson, les crédits hypothécaires les pires, les prêts subprimes faits aux Américains les moins solvables, choisis comme tels, et donc les moins certains d'être remboursés. M. Paulson, toujours selon la SEC, pouvait ensuite parier sans trop de risque sur leur chute; ce qu'il fit en achetant massivement des CDS [6] associés à Abacus, c'est-à-dire des paris sur l'évolution de la valeur de ce produit, gagnant ainsi, au moment de son effondrement programmé, beaucoup d'argent (en fait plusieurs milliards de dollars) et une réputation de gourou.

Evidemment, il y a moins de mérite à parier sur l'effondrement d'une maison quand on a soi-même décidé que  ses fondations seraient en sable. Et il est criminel, alors, de chercher à la vendre. C'est pourtant ce qu'à fait sa banque, Goldman Sachs, qui dit encore la SEC, non contente d'avoir fabriquer pour un client  ce produit volontairement catastrophique et de gagner beaucoup d'argent pour ce travail, s'est permis de commercialiser Abacus 2007 AC1 auprès de ses clients sans leur dire qu'il avait été conçu pour être le plus mauvais possible! Aux cinéphiles, cela rappellera le scénario de The Producers [7], le chef d'œuvre de Mel Brooks, dont les héros finissent en prison.

A l'heure où nous parlons, la justice n'inquiète pas M. Paulson, qui soutient ne pas avoir été informé de la commercialisation de ce produit par son banquier, et ne pas être responsable du fait que certains ont pu croire à sa  valeur, en se portant contrepartie des CDS émis à son endroit, dont la valeur ne pouvait pourtant  que baisser.  Et il ne se considère pas d'avantage responsable de ce que l'effondrement d'Abacus 2007 AC1 participa au démarrage de la panique générale sur les subprimes, déclenchant la crise financière et économique mondiale [8] dont nous sommes  très loin d'être sortis.

Le volcan islandais et l'abaque américaine évoluent dans deux mondes très différents; l'un dans celui, tres réel de la nature la plus pure. L'autre dans celui, tres abstrait de la finance la plus virtuelle. L'un indépendant des hommes, l'autre totalement conçu par eux.

Et pourtant, tous les deux renvoient à la même réalité: dans notre monde de plus en plus complexe, un événement apparemment marginal peut avoir des conséquences globales considérables. Le volcan va sans doute accélérer la descente aux enfers des compagnies aériennes [9] et affecter  significativement la croissance européenne. L'abaque va sans doute  accélérer la descente aux enfers des banques américaines et affecter significativement les marchés financiers américains et mondiaux. Et en plus, pour les banques comme pour les compagnies aériennes, ce sont encore les contribuables qui vont payer: l'abaque et le volcan seront payés par le contribuable.

Indépendamment des leçons, considérables, qu'il faut tirer de chacun de ces deux événements, pour réduire leurs conséquences, et surtout pour éviter, si on le peut, leur récurrence, il faut surtout réaliser que nous entrons dans un moment extrêmement dangereux pour l'humanité, où tout événement local, humain ou naturel, a désormais des conséquences planétaires, sans que nous ayons encore mis en place les mécanismes globaux de prévention et  de protection.

Tel est aujourd'hui le principal enjeu, que si peu de gens veulent comprendre, et que les hommes politiques, dans chaque pays, font tout pour masquer, pour maintenir  l'illusion de leur pouvoir: la nécessité d'une gouvernance mondiale.

Il faut évidemment dès aujourd'hui mettre en place les mécanismes de contrôle financier planétaire pour empêcher de telles turpitudes, aux conséquences planétaires. Il faut aussi, dès aujourd'hui, mettre en place des mécanismes d'alerte météorologique et vulcanologique globale, une conception commune du principe de précaution et adopter de règles globales de sécurité aérienne, planétaires, pour éviter un chaos comme celui qui règne actuellement sur les aéroports.

De nouveaux incidents locaux, aux conséquences planétaires, vont se multiplier, dans tous les domaines. Aussi, plus généralement, faut-il dès maintenant nous habituer à penser monde. Pour tout, en tout.

 

Jacques Attali

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 17:36

 

 

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                       Vincent Bolloré

Par frederic.boungou | Mercredi 21 avril 2010 | Le Messager

Rarement, cérémonie a drainé autant de beau monde. La cérémonie de mise en service des deux nouvelles locomotives récemment acquises par CAMRAIL (voir article ci-dessus) a connu la participation de plusieurs personnalités de premier plan. Aux côtés de Bello Bouba Maïgari, ministre d’Etat, ministre des Transports, accessoirement « représentant personnel du Premier ministre chef du gouvernement » qui présidait l’événement, l’on notait la présence des ministres tchadien et centrafricain en charge du secteur des Transports; du ministre des Sports et de l’éducation physique, Michel Zoah ; du secrétaire d’Etat aux Transports, Méfiro Oumarou ; du ministre délégué au ministère de l’Economie, du plan et de l’aménagement du territoire (MINEPAT). A ces cinq ministres, il faut ajouter trois gouverneurs de régions (Littoral, Est et Adamaoua), le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, des députés à l’Assemblée nationale, notamment Hilarion Etong (1er vice-président) ou Albert Dooh Collins (membre du bureau) ; sans oublier la présence de Françoise Foning ou celle des présidents des Chambres de commerce du Tchad et de la Centrafrique et du maire de la ville de N’djaména. Au total, un joli parterre de personnalités accourues à une cérémonie d’apparence anodine, puisqu’il s’agissait simplement de la mise en service de nouvelles locomotives par l’opérateur du secteur.

Qu’est-ce qui a donc fait courir toutes ces personnalités ? Encore que le Big Boss du groupe, Vincent Bolloré, n’a finalement pu faire le déplacement du Cameroun à cause de la paralysie du ciel européen. Toutes choses qui expliquent sans doute l’absence de Philémon Yang, le Premier ministre sous le parrainage de qui la cérémonie était placée, à Douala. Sur cette exceptionnelle mobilisation, c’est peut-être Dominique Lafont, le directeur général de Bolloré Africa Logistics qui en donne la quintessence. « Le corridor du Cameroun est essentiel dans notre déploiement dans la sous-région Afrique centrale, notamment en Centrafrique, au Tchad et au nord du Congo. Nous sommes conscients de cet enjeu », a-t-il déclaré dans son propos. Pour Hamadou Sali, président du conseil d’administration de CAMRAIL, les deux nouvelles locomotives CC 3 300 vont contribuer à « favoriser l’intégration sous-régionale à travers le corridor Douala-N’djaména-Bangui. » Si le groupe Bolloré est conscient de l’importance du corridor camerounais, à combien plus forte raison, les autorités de ces pays voisins dont le désenclavement dépend du réseau ferroviaire camerounais ?

Mais si cet enjeu peut expliquer la présence des autorités compétentes de ces pays, quid de celle des autorités camerounaises ? Celle de Michel Zoah, le Minsep, a trait logiquement à la signature du partenariat qui lie désormais la CAMRAIL à la FECAFOOT (nous y reviendrons). Mais que venait faire le Secrétaire d’Etat aux Transports Méfiro Oumarou là où son patron présidait la cérémonie ? De même, ne pouvait-on pas faire l’économie du déplacement du ministre délégué au MINEPAT à Douala ? Ou de celui des gouverneurs des régions de l’Est et de l’Adamaoua venus encombrer Faï Yengo dans son « territoire de compétence » ? Avait-on vraiment besoin de toute cette armada pour cette cérémonie ? Tous ces questionnements conduisent à se demander pourquoi Bolloré fait autant courir les autorités, à commencer par celles de Yaoundé…

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 17:34

 

 

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NANTERRE (France) (AFP) - mercredi 21 avril 2010 - 14h25 - Cinq hommes ont été renvoyés devant un tribunal français pour une agression qui a provoqué la mort de Brahim Deby, fils aîné du président tchadien Idriss Deby Itno, près de Paris en 2007, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

L'un d'eux a toutefois fait appel et il n'est pas certain qu'il comparaîtra devant la cour d'assises de Nanterre (ouest de Paris) lors du procès dont la date n'a pas été précisée.

Conformément aux réquisitions du parquet, la juge d'instruction a retenu pour quatre des cinq suspects âgés de 28 à 43 ans l'accusation de "vol avec violence ayant entraîné la mort" et non plus de "meurtre en bande organisée", la mise en examen initiale, a précisé la source judiciaire.

Un cinquième homme de 27 ans a été renvoyé en cour d'assises pour "complicité" dans l'agression survenue à Courbevoie, dans la banlieue parisienne.

Les suspects, dont l'identité n'a pas été révélée, avaient été arrêtés en novembre 2008, quatre d'entre d'eux en région parisienne et le cinquième en Roumanie.

Le 2 juillet 2007, Brahim Deby avait été retrouvé asphyxié dans le parking de son immeuble à Courbevoie, en région parisienne, le corps recouvert de poudre d'extincteur.

L'un des avocats de la famille du président tchadien, Me Joseph Cohen-Sabban, avait déclaré au début de l'enquête que le "vol" était "le mobile premier de cette affaire" et que "le meurtre" avait "accompagné le vol".

Il avait précisé que "l'appartement (de la victime avait) été très méticuleusement fouillé" alors que Brahim Deby gardait à son domicile "des sommes assez significatives de cash, selon des témoins".

Connu des services de police français, entre autres pour des affaires de stupéfiants, Brahim Deby avait été condamné en juin 2006 à six mois de prison avec sursis pour "port d'arme" et "détention" de drogue par un tribunal de Paris.

 

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