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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 03:03

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C’est littéralement la peur au ventre et avec beaucoup d’appréhension que Bozizé va débarquer à Nice pour participer au 25ème sommet France-Afrique. Une information lui serait parvenue selon laquelle des opposants centrafricains prépareraient une manifestation contre sa venue en France. Cela a suffi pour que Bozizé et ses stratèges politiques décident de faire monter à Nice pour précéder leur patron, plusieurs « ouvriers  et ouvrières » du KNK, on dirait des termites, pour tenter de contenir et donner la réplique à ces opposants décidés à perturber le bref séjour sur le territoire français du dictateur sanguinaire.

« Une mission gouvernementale est depuis plus de quarante huit heures en France pour préparer l'arrivée du Président François Bozize et sa suite. Les Ministres sont en train de ficeler les dossiers, prendre des contacts etc » a annoncé pour le confirmer, la Radio d’Etat sur son site internet. Quels dossiers et contacts avec qui ? 

C’est ainsi que ces messieurs et dames du KNK ont pris d’assaut le vol d’Air France qui a quitté Bangui jeudi matin dernier pour Paris, le même vol que Bozizé a fait empêcher son ancien ministre d’Etat Cyriaque Gonda de prendre lui, pour des raisons familiales et personnelles. La délégation choc du KNK est composée notamment de Simplice Aurélien Zingas (qui a tenu à préciser lors de la réunion de travail avec la structure France du KNK qu’il était là en tant qu’ « ouvrier » et non ministre des sports), Mme Annette Pacco née Ngaibona, le président de l’association Bozizé doit rester (BDR) Claude Ngouandjia, Fidèle Gouandjika, Lévy Yakité, Henri Pascal Bolanga, le conseiller en communication gabonais de Bozizé, l’homme d’affaire très particulier de Bozizé Mahamat Tahir pour ne citer que ceux-là.

Dès leur descente d’avion à Paris, cette fine équipe a préparé des banderoles et des pools de médias toute la journée du vendredi, lendemain de son arrivée et après une séance de travail samedi, devrait descendre à Nice où s’ouvrira dès lundi le sommet. Une somme d’argent de 1300 euros a été distribuée pour chaque ville de France où existe une section du KNK afin de permettre à quelques rigolos de se rendre à Nice faire le guignol au nom du KNK et tenter de rassurer quelque peu Bozizé.  Prévoyants, ces pitres du KNK n’ont pas jugé nécessaires de faire descendre à Nice la section de Paris du KNK, on ne sait jamais, pour éventuellement contrer certains opposants qui s’aviseraient de manifester aussi contre sieur Bozizé. Si ce n’est pas de la paranoïa, cela y ressemble.

On doit relever que depuis le 15 mars 2003 qu’il trône au pouvoir, c’est la première fois que Bozizé doit affronter en France un climat franchement hostile de la part de ses compatriotes. Généralement lors de ses brefs passages à paris, souvent en transit, il arrivait à faire réunir dans son hôtel, quelques militants à sa cause ou des Centrafricains en mal d’argent ou de poste à Bangui, pour leur raconter des balivernes et leur remettait à la fin une petite enveloppe avec laquelle ceux-ci pouvaient s’offrir des beuveries.

Cette fois-ci, les temps et la donne ont visiblement changé. L’impopularité et le phénomène de rejet auxquels Bozizé fait face au pays ont également débordé pour atteindre le territoire français où beaucoup de Centrafricains ayant fui son régime se trouvent en exil. Malgré la débauche de moyens et d’argent qu’arbore son parti le KNK, le socle de l’opposition à son pouvoir demeure solide en France, particulièrement à Paris et l’Ile de France. D’où les multiples précautions qu’il a choisi de prendre avant de poser pieds à Nice. Plus peureux que Bozizé, tu meurs… !

Selon nos informations, il arriverait sur la côte d’azur par vol spécial et se dépêcherait de regagner Bangui aussitôt le sommet terminé. On n’est jamais trop prudent, surtout par ces temps où la rébellion de la CPJP ne cesse de multiplier les embuscades contre les Faca avec les nombreux cadavres de soldats tués vers Ndélé qu’on n’arrête pas de ramener à Bangui ces jours-ci. Bozizé doit être conscient qu'il ne sera plus tranquille. partout, il sera traqué même par sa propre conscience. Tant que la lumière ne sera pas faite sur les conditions de la disparition de Charles Massi, il aura des comptes à rendre. Il doit comprendre que sa volonté de dépecer les opposants ne passera pas en pure perte.

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 00:54

 

 

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A l’occasion de la journée du 30 mai dédiée à la fête des mères dans le monde entier, mes pensées vont naturellement vers toutes les mères et tout particulièrement à celles de Centrafrique dont je suis conscient de l’importance qui est la leur et du poids social qu’elles représentent dans notre pays, en dépit des souffrances qu’elles endurent.

Aussi c’est avec un grand plaisir que je voudrais adresser au nom de mon parti le MLPC et au mien propre à chacune d’elles, mon chaleureux souhait de joyeuse fête des mères 2010.

 

Martin ZIGUELE

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:42

 

 

Elois-Anguimat-.jpg

 

 

Des vers pour te célébrer, maman

Maman

Je ne m’habitue pas à ton départ

Si tant est que tu sois vraiment partie.

Pour combien de temps es-tu partie ?

Pourquoi ne donnes-tu pas signe de vie ?

 

Même les morts se manifestent aux leurs.

C’est ce que ces derniers racontent.

Je veux pouvoir, moi aussi, raconter,

Raconter que tu t’es manifestée à moi.

 

Donne-moi des raisons d’espérer,

Espérer que tu reviendras bientôt.

Tu me manques beaucoup.

Il ne se passe pas un jour,

Un seul jour sans que je ne parle de toi.

 

Je ne parle pas autant de papa que de toi.

Et dire que lui aussi est parti.

Je ne me souviens pas des circonstances de son départ.

Je ne me souviens pas non plus de sa destination.

 

Peu m’importe pour combien de temps il est parti.

Il est parti très souvent de la maison.

De son absence, je me suis fait une raison.

Ce n’est pas ton cas, maman.

 

L’idée est de qui ?

De papa ou de toi ?

De toi, cela m’étonne beaucoup.

A quand la fin de cette vacance ?

 

Dis, maman…

Dis-moi que je rêve.

Dis-moi que cette longue lune de miel avec papa va bientôt prendre fin.

Je vis dans l’espoir de te revoir bientôt.

 

De tout mon cœur, maman, je t’aime.

 

Grandir

 

Grandir !

L’expression est de toi, maman,

Grandir !

Tu m’as encouragé à grandir.

Voilà qui est désormais fait

Fait évidemment à contrecœur.

 

Je ne voulais pas grandir

Car grandir pour moi, maman, c’est te quitter.

Quitter ton corps auquel je demeure attaché,

Ce corps à la peau ridée,

Rugueuse comme celle d’un lézard

Mais à la douceur d’un duvet

Contre lequel tu m’attachais

Et qui me tenait bien au chaud.

 

Grandir, c’est arrêter, maman,

Arrêter de me faire bercer,

Bercer par ta voix,

Cette voix à la fois rassurante et susurrante

Dans le creux des oreilles me chantait des berceuses.

 

Grandir, maman,

C’est ne plus téter.

Téter tes seins,

Ces seins, source de vie, dans lesquels je mordillais

Comme dans un chewing gum

Et t’écoutais gémir de douleur

Une douleur que tu étouffais

Histoire de me faire croire

Croire, maman, que tu n’en souffrais pas.

 

Maman, merveilleuse maman !

Tu me manques.

 

 

Elois ANGUIMATE.

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 22:07

 

 

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Drapeau-RCA.jpg

 

 

LE COLLECTIF DES FORCES DE CHANGEMENT

Section de France

 

INVITATION

 

Le collectif de France organise une rencontre avec des Centrafricains et les amis de Centrafrique sur la situation des élections et la modification de la Constitution.

 

Le débat sera animé principalement par maître

Nicolas TIANGAYE Porte-parole du Collectif des Forces de Changement venu de Bangui

 

Cette rencontre aura lieu le samedi 5 juin  2010 de 15 heures à 20 heures à l’hôtel le chateaubriand

418, Avenue Division Le clerc 92290 Châtenay- Malabry

 

 Hôtel le Chateaubriand www.hotel-chateaubriand.com Situé sur la N 186 traversant Châtenay-Malabry

418, Avenue Division Leclerc 92290 Châtenay Malabry 01 46 29 98 20 Depuis Paris en voiture :

 

Porte d'Orléans -N20(D920) - Croix de Berny - Châtenay-Malabry par la N186(D986)

 

Pont de Sèvres N 118 - direction Clamart / direction Orly / Sortie Châtenay-Malabry Plessis-Robinson et prendre la N186(D986)

 

En transports en communs:

 

Ligne 194 -Pte d'Orléans – direction Lycée de Châtenay-Malabry (terminus derrière l’hôtel) RER B2 Station Robinson ou

 

Ligne 379 - RER B Station Croix de Berny devant la Cité U d’Antony et descendre devant l’hôtel. Ligne 179 – De Pont de Sèvres direction Robinson RER - descendre devant le QUICK de Châtenay-Malabry (Hôtel à 100M)

 

Ligne 179 - De Gare RER B2 Robinson direction Pont de Sèvres - descendre devant le QUICK de Châtenay-Malabry (Hôtel à 100M)

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:48

 

 

FIDH-logo.jpg

 

 

 

Source: Fédération Internationale des Ligues des Droits de I'Homme (FIDH)

Date: 28 May 2010


La FIDH et son organisation membre, la Ligue française des droits de l'Homme (LDH), appellent les représentants des Etats présents au XXVe Sommet France-Afrique qui va se tenir à Nice les 31 mai et 1er juin 2010, à s'engager en faveur du droit des victimes des crimes les plus graves à la justice comme base d'une paix durable et de la prévention des conflits.

Le Sommet abordera notamment le thème de la paix et de la sécurité en Afrique mais traité uniquement sous les angles de la lutte contre le terrorisme et du renforcement du système africain de défense collective. Nos organisations considèrent que la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves devrait être placée au centre de ce débat prenant en compte son rôle fondamental de répression et de prévention des conflits et des crises politiques qui jalonnent le continent africain.

Le droit à la justice des victimes des crimes les plus graves est souvent oublié des processus de résolution des conflits voire entravé, nourrissant ainsi rancœurs et esprit de revanche, propres à la déstabilisation et à l'insécurité. Les exemples d'impunité au motif de promouvoir la paix ou la sécurité sans pourtant en atteindre les objectifs sont nombreux : citons, entre autres, l'absence de justice pour les victimes des conflits au Darfour, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, les victimes du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée Conakry, les victimes des massacres commis au Beach de Brazzaville, en République du Congo en 1999 ou encore les victimes de la répression du régime d'Hissène Habré au Tchad.

L'impunité est bien souvent le fait d'un manque de volonté politique, comme nous pouvons le déplorer également en France. « Le projet de loi d'adaptation du Statut de la Cour pénale internationale voté par le Sénat en juin 2008 et sur le point d'être soumis à l'Assemblée nationale, comporte de nombreuses carences destinant ce pays à devenir un véritable havre de paix pour les auteurs des crimes les plus graves », déplore Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

Aussi, nos organisations appellent les participants au XXVe Sommet France-Afrique de Nice à s'engager à :

adopter des législations nationales incriminant notamment les crimes de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture ;

soutenir le principe de la compétence universelle de leur tribunaux pour répondre au droit des victimes à la justice ;

soutenir le travail de la Cour pénale internationale et à coopérer avec ses instances.

« Sans cet engagement, et alors que plus d'une centaine d'Etats se retrouveront à Kampala, en Ouganda, pour discuter de la paix et de la justice à l'occasion de la conférence de révision du Statut de la Cour pénale internationale, les discussions autour du thème de la paix et de la sécurité en Afrique lors du Sommet de Nice seraient vidées de leur sens », a affirmé Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

 

NDLR : La tragique affaire de la disparition de Charles Massi est toujours là pour souligner la pertinence et la justesse des propos de la présidente de la FIDH. Comme ce fut le cas au sommet de la CEMAC en janvier dernier à Bangui, Bozizé qui déclare urbi et orbi sa volonté de dépecer ses opposants politiques, devrait être interpelé devant ses homologues pour qu'il fasse la lumière sur cette triste disparition dont tout indique qu'il en porte une lourde responsabilité, à en juger aux multiples et différentes versions mensongères qu'il fournit chaque fois qu'il est contraint d'en parler.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:39

 

 

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Source: United Nations News Service


28 mai 2010 – Le Fonds des Nations Unies pour les enfants (UNICEF) a débuté vendredi une campagne de distribution de plus d'un million de moustiquaires imprégnées en République Centrafricaine (RCA) afin de protéger du paludisme 896.000 ménages, spécifiquement les enfants et les femmes enceintes.

« Le paludisme est une des principales causes de la mortalité infantile en République Centrafricaine, et les moustiquaires font partie de notre stratégie pour réduire son impact sur les enfants et les femmes enceintes », a dit vendredi la Représentante de l'UNICEF en RCA, Tanya Chapuisat, à l'occasion du lancement de la campagne.

La RCA a l'un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde. Environ 173 enfants sur 1.000 meurent avant leur cinquième anniversaire. Selon l'UNICEF, 19% de ces décès sont dus au paludisme. Malgré l'aide massive que l'UNICEF va apporter, « le pays a encore besoin de 1,5 million de moustiquaires et d'un million de dollars pour couvrir entièrement les besoins des populations à risque », a précisé Tanya Chapuisat.

L'utilisation quotidienne de moustiquaires peut réduire la mortalité d'infantile de 20% et l'incidence du paludisme de 50% chez les enfants de moins de cinq ans. Combinés avec un diagnostique et un traitement précoce, l'utilisation de la moustiquaire peut réduire de 50% la mortalité des enfants. L'UNICEF et ses partenaires vont distribuer les moustiquaires directement dans les communautés, juste avant l'arrivée de la saison des pluies, caractérisée par un pic de paludisme. L'agence onusienne sensibilisera aussi les populations sur les risques de la maladie et les moyens de le prévenir.

« Nous ne souhaitons pas simplement distribuer les moustiquaires, nous voulons aussi que les populations les utilisent », a insisté Tanya Chapuisat. « Si c'est nécessaire, nous ferons du porte-à-porte pour démontrer comment installer les moustiquaires et persuader chaque famille que cela peut sauver la vie de leurs enfants », a-t-elle conclu.

Le nord de la RCA est toujours en proie à l'instabilité, à cause des activités de groupes armés. Environ 300.000 déplacés et refugiés du Tchad et du Soudan sont installés dans des camps.

 

 

NDLR : La RCA collectionne tous les mauvais records. C'est une raison pour remettre en cause le cumul anormal par le CNLS et sa véreuse coordinatrice Hyacinthe Wodobodé, du programme de lutte contre le paludisme et de celui aussi contre la tuberculose avec celui contre le Vih/Sida.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 04:45

 

 

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Centrafrique-France : Cyriaque Gonda interdit de séjour en France

Source : rcamagazine.com Vendredi 28 Mai 2010

 

L’ex-ministre centrafricain, Cyriaque Gonda, « a été empêché jeudi de quitter la Centrafrique pour la France où il devait se rendre pour raisons de famille et de santé », selon un membre de son parti. Une interdiction que le gouvernement centrafricain a qualifiée vendredi "d'incident".

"C'est un incident. Cela va être réparé", a déclaré, en effet, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Fidèle Gouandjika. "Cet incident est lié à une vérification policière. Parce que selon la police, étant haut cadre de l'Etat et ancien membre du gouvernement, M. Gonda doit présenter une autorisation de sortie, notamment un ordre de mission. Ce qui n'a pas été le cas", a ajouté M. Gouandjika.

M. Gonda est le président du Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN, majorité). Il a été limogé en avril de son poste de ministre de la Communication. Il "devait se rendre jeudi en France à bord du vol régulier d'Air France" pour y rejoindre "son épouse qui a accouché il y a trois semaines", selon Jeune Afrique.

 

NDLR : Une forte délégation du KNK avait embarqué sur le même vol d’Air France qu’on avait empêché Gonda de prendre. Elle était composée entre autre du même ministre Fidèle Gouandjika qui tente maladroitement d’expliquer ce qu’il appelle un incident, du ministre des sports Simplice Aurélien Zingas, de Mahamat Tahir, de Mme Annette Pacco née Ngaibona, de Jean Claude Gouandjia responsable de l’association de propagande Bozizé doit rester (BDR), Steve Tangoa, on en oublie, tous du KNK. Tout ce beau monde devrait prendre la direction de Nice où est censé arriver leur vedette François Bozizé pour prendre part au sommet France Afrique.

Pendant ce temps selon nos informations, de violents combats ont encore eu lieu jeudi aux environs de Ndélé opposant à nouveau de très  jeunes soldats Faca sans expérience, envoyés par Bozizé comme chair à canon, aux éléments de la rébellion de la CPJP. Un bilan extrêmement lourd pour les Faca est à craindre. De sources proches de la rébellion, 61 soldats Faca auraient été tués, un char détruit* et une mitrailleuse lourde de 14,5 aurait été récupérée. Le silence assourdissant du pouvoir et de l’état major de Bangui peut être interprété en effet comme une confirmation de ce terrible bilan.    

* Bozizé dispose en effet de quelques chars qu'il a acquis en Afrique du Sud. Cela est vérifié.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 04:14

 

 

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 Lettre à Mon Père

 

Papa bonjour,

 

29 mai 2001, 29 Mai 2010, voilà neuf ans aujourd’hui que tu te reposes. Un repos bien mérité après toutes les tracasseries et accusations voir d’humiliation dont tu étais l’objet, de la part de celui-là même dont tu étais le bouclier et qui n’hésita pas à te traiter en bouc émissaire. Tu es parti sans doute au bon moment car comment aurais-tu supporté ce qui se passe dans ce pays depuis neuf ans. Tu t’en es allé après avoir évoqué, non seulement, tous les maux qui minent la RCA notre cher et beau pays, mais enfin, et en bon chrétien, tu as prié Dieu pour la République Centrafricaine. Je reste pour ma part marqué par un tel amour pour ta patrie, même pendant les derniers instants de ta vie.

 

Je voudrais revenir sur les quelques points saillants de cette prière.

 

Tu as prié pour la paix en RCA. Je voudrais simplement te dire combien cela est resté un  vœu pieux, puisque c’est tout le contraire que le pays vit en ce moment. Une partie de notre territoire est occupée par des hommes sans foi ni loi, qui y sèment la désolation la plus criarde. Tu as prié pour l’armée en général et pour la gendarmerie que tu chérissais en particulier. Tu as insisté dans cette prière pour que l’armée dans son ensemble ne soit pas détournée des ses nobles objectifs à savoir, défendre l’intégrité du territoire et le peuple centrafricain dans son ensemble. Le constat aujourd’hui, cher papa, est triste et alarmant. L’armée a comme de nouveaux « objectifs » qui n’ont strictement rien à voir avec les ceux d’une armée républicaine.

 

Tu as prié pour l’amour entre les Centrafricains. Hélas, ce mot a complètement disparu du vocabulaire centrafricain. La haine est devenue le maître mot. Même notre radio nationale est mise à contribution et est instrumentalisée à cet effet, nous rappelant la célèbre radio milles collines de triste mémoire. Cela traduit le manque de conscience de ceux-là mêmes qui sont en charge du pays,  ce pour lequel tu as aussi prié.

 

Papa, je ne saurais m’étendre, tellement la liste des agissements désespérants est longue.

 

Je tiens néanmoins à te dire que j’ai pu reconstituer l’histoire de ta mort avec les tenants et les aboutissants. Je puis simplement te dire que le coup d’Etat raté qui occasionna ta mort devrait avoir lieu pendant les obsèques de maman Micheline au mois d’avril aux 14 villas. Un commando à bord d’un véhicule non identifié, a pu pénétrer jusqu’au niveau du rond point se situant dans l’enceinte des 14 villas. C’était le commencement de l’exécution de ce coup d’Etat et l’occasion était trop belle car tous ceux qui devaient mourir étaient sur place, à l’exception, bien évidemment des commanditaires qui avaient plus d’une raison de ne pas être présents. C’est un véritable carnage qui devrait suivre. Mais heureusement la seule chose qui fit échouer cette tentative fut la présence à ces obsèques de l’ambassadeur de France Jean-Marc Simon avec qui, tu entretenais de très bonnes relations et qui marqua de sa présence, le déroulement de toute la cérémonie. Tout le monde pouvait mourir ce jour là sauf lui pour éviter les représailles de la France. La tentative ayant donc échoué, leurs auteurs n’ont pas eu trop de mal à trouver un autre évènement qui se déroulera un mois plus tard, à savoir, la fête des mères du mois de mai 2001.

 

Papa, as- tu idée de tout ceux qui devaient périr ce jour ? Patassé, Bozizé, les responsables politiques et militaires présent ce jour, les nombreux parents, amis et connaissances, Toi-même et nous avec toi ainsi que koko Bria (le père à M. Gbezera-Bria) qui était assis juste derrière nous, te témoignant son affection en ce moment de deuil. Non seulement cela aurait été terrible, mais certainement l’histoire de notre pays aurait été écrite autrement à ce jour.

 

Papa, comme tu l’as si bien compris à travers cette lettre, j’ai décidé de ne plus me taire. Ils sont nombreux, ceux qui veulent connaître la vérité sur ta mort et ils seront servis. Ce n’est pas le fait d’avoir amnistié les faits relatifs à ta mort, par ceux-là mêmes qui y sont impliqués, qui m’empêchera de parler. Les Centrafricains saurons qui sont les auteurs, les co-auteurs et autres complices de ta mort Je ne manquerai pas d’aborder certains cas qu’on t’a fait porter et dont tu nous en à parler tel celui de Christophe Grélombé et son fils Martin. Les Centrafricains doivent connaître la vérité et je m’y emploierai, même si mort devrait s’en suivre. Il y a un temps pour tout sous le soleil et j’estime que le temps de la vérité a sonné quel que soit le prix à payer.  

 

Parler de ta mort n’a pas pour but une quelconque revanche car de cela, tu nous avais  mis en garde avant ton repos. Le plus bel exemple est le fait que tu as pardonné à ton meurtrier avant de t’éteindre, refusant de nous donner son nom.

 

Papa, maintenant que tu es au ciel, insiste auprès de Dieu pour qu’il se penche un peu plus sur le sort de la République Centrafricaine.

 

Tu ne manqueras pas aussi de transmettre mes filiales salutations à maman Joséphine et à maman Micheline.

 

Papa je t’aime

 

Ton fils Dieu-Merci Lazare N’DJADDER-KANGANG

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 04:11

 

 

Bokassa 1er

 

 

 

Tanguy Berthemet Le Figaro 28/05/2010 | Mise à jour : 21:53

REPORTAGE - Cinquante ans après l'indépendance, dans un pays rongé par la misère, les habitants sont gagnés par la nostalgie de «l'empereur».

A première vue, c'est un amas de ferraille dont surgissent quelques morceaux de bois. Il faut se pencher pour distinguer la carcasse d'un siège. Les derniers vestiges du trône de Bokassa Ier, empereur de Centrafrique, achèvent de pourrir dans l'herbe humide.

Au-dessus d'eux, la grande silhouette de la salle Omnisport ne vaut guère mieux. De ce gymnase, cadeau de la France giscardienne, il ne reste que des murs de béton et, dans le toit effondré, les conduites de la climatisation qui pendent dans le vide. Plus rien ne subsiste des fastes grand-guignolesques du couronnement, le 4 décembre 1977. Le maréchal-président à vie Bokassa avait pourtant vu grand, engloutissant une année du budget de l'État dans la fête. Une partie des fonds était allée aux prisons, pour y entasser les derniers opposants.

Geneviève contemple l'Omnisport de loin, sans vraiment y prêter attention. «Avant, ça marchait. C'était bien», glisse-t-elle. À Bangui, la capitale, la phrase revient comme une ritournelle. L'eau courante, l'électricité et les services de base ne sont plus, bien souvent, que des souvenirs «d'avant ».

Geneviève a 50 ans ; elle en paraît quinze de plus. Marchande des rues, elle est née quelques jours avant l'indépendance et a vu lentement son pays s'effondrer, pour devenir l'un des plus pauvres du monde. «Avant c'était bien, quand Bokassa était président», répète-t-elle. Ces deux dernières décennies, elle les a passées à errer d'un point à l'autre de Bangui à la recherche d'un abri, avant de se fixer à Guitangola, une banlieue. En fait, Guitangola, à 7 km du centre, a tout d'un gros village avec ses maisons en torchis, des toits de tôle et ses champs étriqués. Ici, l'électricité est restée un projet. La compagnie nationale s'est contentée de poser les poteaux. Le quotidien de Geneviève, ce sont ses lampes à pétrole et sa famille : dix enfants et quatre adultes, tous chômeurs. Ils traînent ou ils prient. En ce jour, leurs prières vont à Céline. La gamine, 4 ans, se meurt dans la maison voisine. «Elle a une anémie, mais on ne peut pas payer pour le traitement», se lamente son père, Casimir Imasamba. «Quand Bokassa était là… », enchaîne-t-il à son tour.

Or, diamants, uranium… et misère 

Aujourd'hui, le drame est devenu routinier. Le pays affiche des statistiques effroyables, médiévales : 176 enfants sur 1 000 meurent avant l'âge de 5 ans ; en vingt ans, l'espérance de vie s'est effondrée - elle n'est plus que de 39 ans. Sur les décombres du système de santé, les marabouts et autres guérisseurs ont prospéré. Dans sa maison, Jean Nganga, «grand sauveur », affirme recevoir dix patients par jour. Son fétiche, il l'assure, est redoutable. «Je mets une potion secrète dans les yeux du malade. Alors il peut voir le sorcier qui lui veut du mal. Alors on l'arrête et on le livre à la police. Et le malade guérit.»

Les archives des premières heures d'une colonisation particulièrement brutale débordent de ce genre d'histoires. La Centrafrique, née d'un accident de l'histoire, était certes mal partie. Mais ce pays, de la taille de la France et de la Belgique pour à peine plus de 4 millions d'habitants, avait des arguments : de l'or, des diamants, de l'uranium, du bois… Dans son vaste salon climatisé, l'ancien premier ministre Martin Ziguélé reconnaît les torts d'une classe dirigeante avide de pouvoir et d'argent. «Il serait difficile de nier nos responsabilités.» Une autocritique rare. L'ancien président Ange-Félix Patassé, chassé du pouvoir en 2003 par l'actuel chef d'État, s'y refuse. De sa décennie de pouvoir, marquée par des mutineries militaires et des pillages qui ont achevé d'enfoncer le pays, «AFP», comme on le surnomme, ne retient qu'une chose : «J'ai apporté la démocratie. » Rentré d'exil forcé il y a peu, Patassé n'a d'yeux que pour le prochain scrutin général, un temps prévu en juin mais reporté sine die. «Je ne voulais pas revenir. Mais une nuit j'ai entendu une voix. C'était Dieu. Il m'a convaincu de reconquérir la présidence», dit-il sans un sourire.

Henri Bolanga, conseiller du président François Bozizé, se veut un peu plus rationnel. «Il y a eu des efforts de faits», martèle-t-il. La grande victoire du gouvernement est d'être parvenu à payer régulièrement ses fonctionnaires, qui cumulent malgré tout toujours 40 mois d'impayés. Mais, au Nord, des rébellions qui ressemblent plus à des jacqueries qu'à des véritables mouvements insurgés ravagent les provinces depuis quatre ans. Désormais, la moitié du territoire échappe au pouvoir central.

«L'histoire de la Centrafrique est celle d'un État en faillite. Ce n'est pas un État failli, comme d'autres pays, c'est un État fantôme », analyse un haut fonctionnaire international. La France, comme si elle prenait acte de son impuissance, s'est peu à peu retirée de ce symbole de la Françafrique, ne laissant sur place qu'une poignée de coopérants et de militaires.

Mathieu Gbakpoma ne va pas jusqu'à regretter l'époque coloniale. Mais l'éphémère ministre des Mines de Bokassa se surprend à plonger dans une sombre nostalgie. «Le président Bokassa n'était pas toujours bon, c'est vrai, sourit-il. Mais c'était un grand bâtisseur, il a tout construit à Bangui. Bien sûr, il n'y avait pas beaucoup de liberté. Mais c'était surtout les hommes politiques qui allaient en prison. Pour les autres c'était bien…»

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 03:49

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 27 Mai 2010 15:59

« Nous ne comprenons plus les raisons de la hausse des prix de denrées alimentaires dont les boissons alcoolisées, et sommes prêts à manifester pour la réduction de ces prix ».

C’est la substance des réactions ce jeudi 27 mai 2010 sur Radio Ndeke Luka, des consommateurs des boissons alcoolisées fabriquées et mises en vente par la brasserie Motte Cordonnerie en Afrique (MOCAF) de Centrafrique.

Ils réagissent suite à la hausse des prix des produits « Mocaf » et « Castel » qui passent respectivement de 500 francs (0,76euros) à 550 francs CFA (0,83 euros et de 550 à 600 francs CFA (0,91 euros).

Selon les responsables de la brasserie MOCAF, interrogés par Radio Ndeke Luka, la montée de ces prix s’explique par la récente hausse du prix des produits pétroliers dans le pays.

Pour certains grossistes, au micro de Radio Ndeke Luka, ils ne font que subir la pression de la brasserie et la situation risque de baisser considérablement leurs chiffres d’affaires.

Quant à maître Thierry Ngoalesso, président de l’Observatoire des Consommateurs Centrafricains, il était judicieux que MOCAF, associe les consommateurs dans la prise d’une telle décision pour l’intérêt général.

D’après nos sources, l’unique brasserie de fabrication de bière en Centrafrique qu’est MOCAF, fait en moyenne des recettes journalières de l’ordre de 200 000 000 de francs CFA (environ 304,898 euros), pour une masse salariale d’environ 13 000 000 (environ 19,818 euros).

Signalons que le personnel avait observé, en mars 2010,  un arrêt de travail pour revendiquer un réaménagement de ses conditions de travail.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie