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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:58

 

 

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Kabongo Africa Info (Douala)  30 Avril 2010

La participation de la République Centrafricaine (RCA) à l'exposition universelle 2010 en Chine «meilleure ville, meilleure vie » a été, le 29 avril, au centre d'un point de presse animé par le Ministre du Commerce et de l'Industrie Emilie Béatrice Epaye et l'ambassadeur de Chine à Bangui, Shi-Hu.

«Je voudrais, au nom du président de la République et de celui du premier ministre, remercier le gouvernement chinois d'avoir invité la RCA à l'exposition de Chine» a déclaré Mme Epaye à l'ouverture du point de presse.

Pour le membre du gouvernement, ces expositions ont été toujours pour les pays organisateurs l'occasion de montrer aux nations participantes leur puissance économique et leur génie industriel. Et c'est dans cette optique que «La république populaire de Chine organise en 2010 à Shangai la 22è exposition universelle qui se déroulera du 1er mai au 31 octobre». Selon elle, cette exposition sera la première à se tenir dans un pays en voie de développement.

Quant à ce qui concerne les avantages que la RCA pourrait tirer de sa participation à cette exposition, Mme Epaye a fait savoir que «le pays va d'une part se faire découvrir à travers sa culture, son art et ses différents produits agricoles et du sous-sol, de même que ses produits industriels. D'autre part, se sera l'occasion pour la Rca de nouer des relations commerciales et industrielles avec d'éventuels pays participants en vue de drainer des investisseurs pour l'aider à développer son économie »

Pour une meilleur exposition de ses produits, a précisé le Ministre de Commerce, la RCA va occuper un stand de 324 m2 et identifié au sein du pavillon collectif de l'Afrique par le numéro L-04.

Pour l'ambassadeur de Chine Pour Shi-Hu, c'est après 40 sessions de foire expo universelle qu'un pays en développement comme la Chine organise pour la première fois depuis 1851, la toute première exposition universelle.

« C'est depuis plus de cent ans que des chinois ont proposé d'accueillir et d'organiser l'exposition universelle en terre chinoise » a expliqué le diplomate chinois annonçant que, dans trois jours, tous les regards du monde se focaliseront sur la Chine qui va réaliser enfin son rêve.

« Le peuple chinois recevra à bras ouverts des personnalités centrafricaines des divers milieux pour assister à l'expo Shangai dans le seul souci de les amener à mieux connaitre, comprendre la Chine profonde et approfondir la coopération bilatérale » a déclaré l'ambassadeur Shi-Hu.

Selon lui, pendant les 184 jours de l'exposition, la ville de Shangai maintiendra non seulement les traditions glorieuses des expositions universelles précédentes mais aussi i rehaussera l'éclat, outre la présence des 21 chefs d'Etat et du gouvernement à la cérémonie d'ouverture, la participation d'environ 50 pays africains parmi lesquels 1 ou 5 pays exposants n'ont pas participé aux expositions universelles pendant longtemps, voire jamais. En ce qui concerne la participation de la RCA au tour du thème «la prospérité de l'économie urbaine», l'ambassadeur a précisé qu' «elle cherche à présenter la dynamique de la prospérité urbaine, la belle vie et les rêves qu'apporte ladite prospérité aux citadins». «Et pour immortaliser cet événement, le 25 septembre2010 est choisi par la RCA comme journée nationale centrafricaine pendant l'expo et sera célébrée en présence du chef de l'Etat centrafricain François Bozize», a ajouté l'ambassadeur.

Il convient de préciser que, pour la participation des pays africains à cette 52ème foire expo, le pays organisateur a octroyé une aide financière d'environ 100 millions de dollars américains aux pays en développement à faible et moyen revenus.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 02:10

 

 

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Source: International Committee of the Red Cross (ICRC) 30 Avr 2010


La situation sécuritaire précaire qui prévaut dans le centre-nord, le nord-est et le sud-est du pays pose un défi continu pour l'action humanitaire en faveur des populations affectées, explique Simon Ashmore, chef de délégation du CICR en République centrafricaine.

Comment se présente la situation humanitaire dans le sud-est du pays ?

Après l'arrivée des hommes de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une grande partie de la population rurale s'est déplacée pour trouver refuge dans les villes de la région. L'année dernière, ces populations ont perdu l'accès à leurs champs juste au moment de la récolte ; et cette année, elles pourraient avoir des problèmes à semer à temps. Sachant que c'est la campagne qui nourrit les villes, le manque de production agricole a forcement un impact sur les résidents des zones urbaines.

Dans le nord-est, quel impact ont eu les attaques de 2009 pour l'accès des acteurs humanitaires ?

La situation y est plus que préoccupante. En juin 2009, il y a eu deux attaques sur la ville de Birao. Depuis lors, on constate un certain nombre d'affrontements entre groupes armés, braqueurs, et « coupeurs de route ». Puis en novembre, deux collaborateurs de l'ONG Triangle Génération Humanitaire ont été enlevés par des hommes armés, et relâchés seulement en mars dernier. On voudrait vraiment voir une amélioration de l'environnement sécuritaire pour que les humanitaires, CICR compris, puissent évaluer l'impact des récents affrontements sur la population et fournir une assistance appropriée.

Quelle est votre lecture de la situation dans le centre-nord et le nord-ouest ?

Dans le centre-nord, la situation est également très instable, comme le montre l'attaque sur la ville de Ndélé en avril dernier. Dès que la situation le permettra, le CICR essaiera de pousser pour avoir accès au plus vite à Ndélé et aux axes nord de la ville. Cela permettra d'évaluer les besoins des populations affectées par la violence et de répondre de manière pertinente.

Concernant le nord-ouest, depuis la signature des accords de paix et la tenue du « dialogue politique inclusif » en 2008, une certaine sécurité est revenue, permettant à des personnes auparavant déplacées ailleurs dans le pays ou réfugiées au Tchad de retourner chez elles après une absence de parfois deux ou trois ans. Le CICR aide la population à relancer la production agricole et à améliorer son accès à l'eau, à l'hygiène et au logement ; en un mot, à un environnement sain.

Les problèmes du pays sont-ils tous liés à l'insécurité actuelle ?

Il est parfois difficile de distinguer clairement les besoins qui découlent du conflit de ceux liés au sous-développement, qui existent depuis des décennies. C'est la raison pour laquelle une large part de nos actions se concentre sur la reprise de programmes visant à soutenir la transition entre l'urgence et le développement.

La population centrafricaine n'a pas accès aux moyens qui pourraient générer des ressources leur permettant de sortir de la simple subsistance. L'accès à l'eau potable et aux soins de santé est limité et extrêmement difficile. Les besoins prioritaires des populations sont essentiellement des besoins de base.

Entre la pauvreté, les violences armées et le banditisme, quelle est la réponse préconisée par le CICR ?

La priorité, pour le CICR, c'est de pouvoir accéder aux populations directement affectées par le conflit. Grâce à ses contacts avec les parties au conflit, le CICR a souvent plus de possibilités de répondre à temps, de façon pertinente et cohérente, aux besoins des gens qui sont touchés par les affrontements armés. Après, il y a la période post-conflictuelle, elle aussi souvent chargée de problèmes humanitaires. Là, il s'agit d'aider les gens à regagner leurs lieux d'habitation d'origine, à rebâtir leurs maisons, à relancer la production agricole et à pouvoir accéder à l'eau potable et à un environnement sain.

L'assistance est très importante, que ce soit l'aide d'urgence ou le soutien à la relance des activités agricoles. Cependant, il y a aussi souvent des problèmes liés à la protection de la population civile et des personnes détenues en lien avec le conflit. Le CICR vise à faire connaître et respecter le droit international humanitaire auprès des parties au conflit. On visite également des centres de détention et on entretient un dialogue avec les autorités afin d'améliorer les conditions de détention.

Et puis nous travaillons étroitement avec la Croix-Rouge centrafricaine, qui assume de plus en plus ses responsabilités. Elle veut être pleinement capable de déployer des secouristes, d'agir en premier lieu en cas de catastrophe naturelle, et côte à côte avec le CICR dans les situations de conflit. Ceci justifie l'importance de notre de soutien actuel au renforcement des capacités de la Croix-Rouge centrafricaine

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 01:35

 

 

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Bangui, 29 av (ACAP)- Le Président de la République, François Bozizé a demandé à la Commission Electorale Indépendante (CEI) de poursuivre sa mission à ce que les conditions concernant les élections générales sur l’ensemble du pays soient réunies, de façon à ce que les centrafricains aillent à ces élections en toute quiétude.

Cette déclaration a été faite jeudi 29 avril 2010, lors de la rencontre du chef, Président de la République, François Bozizé avec les acteurs politiques centrafricains impliqués au processus électoral en présence des Représentants de la communauté internationale à Bangui.

Eu égard à l’état d’avancement des travaux de la CEI relatifs aux élections de 2010, le président François Bozizé a instruit l’Assemblée Nationale de manière Constitutionnelle de réfléchir sur la question et faire des propositions justes et adaptées.

Le Président François Bozizé, a réitéré qu’il est le garant de la Constitution, de la paix et de la sécurité dans le pays.

La représentante du Bureau Intégré de l’Organisation des Nations-Unies, Mme Sahle Work Zewdé, a affirmé qu’il y a eu beaucoup d’insuffisances enregistrées au niveau de la CEI qui a retardé considérablement tout le processus.

Elle a réaffirmé que nous avons été guidé par le principe de respect des institutions de la république et de faire en sorte que ces élections ne soient pas une occasion pour un retour en arrière, pour une remise en cause des acquis du dialogue Politique Inclusif et des accords globaux de paix.

« Pour mieux les élections sont une étape dans un long processus démocratique et qu’il ne devrait pas mettre en péril la stabilité et la légitimité », a-t-elle fait remarquer.

Le Rapport du processus électoral en République centrafricaine, indique que la CEI se trouve dans l’obligation de reconnaître qu’elle ne pourra plus techniquement respecter le chronogramme préétabli

La Commission Electorale Indépendante (CEI) a invité les acteurs politiques et les autorités nationales à lui faire des propositions justes, réalistes et adaptées au contexte centrafricain afin de lui permettre d’établir un nouveau chronogramme sans délai.

 Pour le Collectif des forces du changement, Me Nicolas Tiangaye, a affirmé : « nous prenons l’engagement devant la nation, la Communauté Internationale et devant l’histoire de ne pas contester la légitimité du Président de la République, jusqu’à la tenue des élections ».

« En ce qui concerne les autres aspects, il appartiendra au Médiateur de la république de réunir toutes les forces politiques et sociales du pays pour aborder la solution des autres problèmes inhérents à ce report », a-t-il conclu

 

NDLR : Visiblement Bozizé avait son idée derrière la tête, celle d’échanger le report des élections contre la prorogation de son mandat par un texte de loi voté par les députés. Feint-t-il d’ignorer ou ne sait-il pas vraiment que l’article 108 de la Constitution interdit expressément la révision de la Constitution en ce qui concerne le nombre et la durée du mandat du président de la République. C’est pour cette raison et en connaissance de cause que l’opposition lui a plutôt proposé la signature d’un accord politique sous les bons offices du Médiateur de la République, Mgr Pomodimo mais Bozizé prend tellement en mépris l’opposition qu’il a balayé cette proposition du revers de la main. Il a apprêté un autre casting qu’il a déjà engagé par le biais de son homme de paille Célestin Leroy Gaombalet, le président de l’Assemblée nationale. Un projet de loi a déjà été jugé recevable par le Bureau de l’Assemblée nationale dès le lendemain de la rencontre de Bozizé avec la classe politique. Malheureusement pour eux, cette manœuvre parlementaire de prorogation de son mandat est totalement illégale et formellement interdite par la Constitution. S’ils insistent, ce n’est rien d’autre qu’un coup d’Etat constitutionnel qui doit être condamné et dénoncé comme tel.  

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:48

 

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La casserole de l’affaire Charles Massi, en particulier des circonstances de sa disparition, est bien accrochée à la cheville de Bozizé et continue de l’empêcher de dormir sur ses deux oreilles, surtout depuis que le président tchadien, répondant dernièrement à une question de l’hebdomadaire Jeune Afrique, a donné la version donnée par Bozizé à ses pairs au cours du huit clos des chefs d’Etat de la CEMAC pendant leur sommet de Bangui en janvier 2010.

Sans doute, Bozizé aurait souhaité que cette version qu’il a fournie aux Chefs d’Etat selon laquelle « Massi aurait été tué au cours d’un accrochage avec les Faca » soit gardée secrète. Mais sachant que le président tchadien lui-même a déjà beaucoup de mal à se dépêtrer de l’affaire de son propre opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh qui le suit partout, l’affaire Massi est pour lui l’affaire de trop. Il n’a visiblement pas voulu assumer encore la responsabilité de celle de Massi à la place de Bozizé. C’est pourquoi il cru devoir lever toute équivoque sur ce qui aurait pu laisser croire à sa responsabilité dans les circonstances de la disparition de Massi.

Ce faisant, il a refilé le bébé à Bozizé qui a manifestement beaucoup de mal à donner une version convaincante qui pourrait faire passer la pilule à l’opinion afin qu’elle le laisse tranquille. Malheureusement pour lui, il a choisi de jouer à l’ignorant dès le début de l’affaire et la version différente qu’il a cru devoir fournir aux chefs d’Etat de la CEMAC pose maintenant problème et ne peut que faire resserrer inévitablement l’étau autour de lui. Son embarras est dès lors encore plus grand lorsqu’il opte pour envoyer au charbon le nouveau porte parole du gouvernement Fidèle Ngouandjika répondre maladroitement à Idriss Déby en l’accusant d’avoir mal interprété les propos de Bozizé tout en lui administrant piteusement des leçons de conjugaison et de grammaire française.  S’agissant de la mort d’un homme, de surcroît rejoint peu de temps après là où il se trouve à présent, par son épouse qui a été minée par le décès de son mari dans les circonstances que l’on sait, Bozizé devrait faire un peu d’introspection et arrêter de faire montre d’autant de cynisme et de méchanceté.   

Rédaction C.A.P

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Journal RFI Afrique Matin édition de 5h 30 TU du jeudi 29 avril 2010

« En Centrafrique, ce sont les circonstances de la disparition de Charles Massi qui font polémique. La famille de l’ancien ministre passé à la rébellion réclame la vérité au président Bozizé. François Bozizé en effet, aurait présenté à ses homologues de la CEMAC une version très différente de la version officielle selon le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby. François Bozizé aurait reconnu la mort de Charles Massi dans un accrochage avec l’armée centrafricaine. les autorités de Bangui officiellement avaient toujours affirmé ne rien savoir puis elles le répètent ce matin par la voix de Fidèle Ngouandjika Porte parole du gouvernement centrafricain, interrogé par Carine Frenk. » RFI

F. NGouandjika : Charles Massi a choisi la voie de la rébellion. Il s’est lancé dans l’aventure. Alors Massi a occasionné la perte de beaucoup de Centrafricains et également des militaires lors de ces accrochages entre la frontière de notre pays et les pays voisins. Il serait peut-être mort au cours de ces accrochages là-bas mais chez nous ici nous ne savons pas du tout, nous n’avons aucune information sur la vie de Massi. Le corps de Massi ne se trouve pas en République centrafricaine. C’est clair ! Massi n’a jamais été fait prisonnier chez nous. Si son corps était en République centrafricaine, on l’aurait restitué depuis longtemps.

Carine Frenk (RFI): Donc vous démentez les propos d’Idriss Déby ?

F. Ngouandjika : Le président Idriss Déby est un grand ami de la République centrafricaine. Il a interprété peut-être ce que le président Bozizé a dit. Il a dit que Massi serait mort. Entre le verbe « serait » mort et « est » mort il y a une très grande différence.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:41

 

 

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«Lorsque toutes les parties impliquées dans ces élections, y compris la communauté internationale, seront prêtes, nous iront à ces élections». C’est un Bozizé complètement désabusé qui a laissé tomber cette phrase pour lever la réunion qu’il a convoquée au palais de la Renaissance afin de rendre sa décision sur le calendrier des élections. Cela prouve à suffisance la lassitude et l’agacement qui sont les siens au sujet du processus électoral pour lequel il a dû subir ces derniers temps des pressions de toutes provenances.

Contrairement à son habitude, il s’est retiré de la salle de réunion sans prendre la peine de serrer les mains des gens qu’il a conviés, traduisant ainsi son état d’âme fait de colère, de honte et de déception. Le poids de ces pressions a eu raison de lui. Son rêve que le pays aille aux urnes le 16 mai venait de s’envoler mais pouvait-t-il faire autrement que d’accepter un nouveau report sauf à ouvrir lui-même une ère de fortes turbulences dans son pays qui n’en a pas besoin. C’est donc une décision de sagesse et de bon sens.

En réalité Bozizé ne peut s’en prendre qu’à lui-même. C’est en diabolisant et en ignorant totalement l’opposition dont toutes les exigences étaient pourtant fondées et justifiées, en voulant faire de la question des élections son affaire à lui tout seul et en confiant la présidence de la CEI à un incapable qui ne pouvait être à la hauteur de l’enjeu, qu’il s’est retrouvé dans cette galère. C’est en effet très honteux pour lui de devoir reporter plusieurs fois la date des élections. C’est une humiliation suprême pour un chef d’Etat d’être désavoué par les partis politiques de sa propre majorité présidentielle et par ses propres collaborateurs qui lui ont ouvertement demandé le report des élections comme ce fut son cas. Enfermé dans sa tour d’ivoire, il n’écoutait plus que certains de ses parents et son homme de main Binguimalé pour l’entendre débiter ses mensonges.

Maintenant que les élections sont reportées, il faut travailler sereinement pour réunir toutes les conditions indispensables à la tenue d’élections transparentes et crédibles. Bozizé ne doit plus être seul maître du jeu. En clair, il faut maintenant exécuter la feuille de route dressée par le DPI que le gouvernement Touadéra 2 n’a pas voulu mettre en oeuvre. Cela doit être l’affaire de toutes les forces vives du pays. Il faut désarmer les rebelles en réussissant le DDR. Pour cela, Bozizé doit restituer l’enveloppe des huit milliards de la CEMAC destinée au financement de ce programme. Toutes les barrières illégales doivent disparaître. Il faut procéder à un recensement du corps électoral digne de ce nom.

A l’expiration du mandat de Bozizé le 11 juin prochain, l’actuel gouvernement Touadéra doit laisser place à un gouvernement de mission comme l’a préconisé l’opposition qui a eu l’élégance et le fair-play d’accepter que Bozizé demeure à son fauteuil jusqu’à l’élection du nouveau président de la République. Ce gouvernement doit immédiatement s’atteler à la préparation effective des élections. Le président actuel de la CEI doit également faire place à une personne plus capable et compétente, plus indépendante, afin de ramener de la sérénité au sein de cette structure pour que cesse le désordre et la vacuité.

C’est à ces conditions seulement et sans doute à d’autres plus techniques, que les bailleurs de fonds retrouveront goût et confiance pour œuvrer efficacement aux côtés de la CEI et du pays, et décaisseront les fonds que la communauté internationale s’est engagée à apporter pour le processus électoral, demeurés gelés jusqu’ici en raison des incessantes turpitudes du président de la CEI. Bozizé doit cesser avec ses intentions belliqueuses et la distribution d'armes à lquelle il s'adonne lui-même. C'est intolérable. L’expiration de son mandat actuel ne doit pas être synonyme de boucherie. Le sang des Centrafricains a assez coulé. C’est faute d’avoir travaillé concrètement à réconcilier les fils du pays que nous en sommes arrivés là. Les élections auront lieu lorsqu’un minimum de conditions de transparence et de tranquillité sera réuni. Il faut dès maintenant y travailler.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 00:36

 

 

Dongou

 

 

 

APA-Kin­sha­sa, 29 avril 2010 - (RD Congo) Le Bu­reau de co­or­di­na­tion des af­faires hu­ma­ni­taires (OCHA) confirme, dans son rap­port pu­blié mer­cre­di à Kin­sha­sa, la pré­sence à Bondo, dans le dis­trict du Bas-Uele en Pro­vince Orien­tale (Nord-Est de la RD Congo), d’en­vi­ron 400 per­sonnes ayant fui en Cen­tra­frique voi­sine les at­taques de la ré­bel­lion ou­gan­daise de l’Armée de ré­sis­tance du Sei­geur (LRA).

Dans ce rap­port dont une copie est par­ve­nue jeudi à APA, OCHA in­dique qu’une mis­sion in­ter-or­ga­ni­sa­tions s’est ren­due pour éva­luer la si­tua­tion dans ce dis­trict.

Les pre­mières per­sonnes fuyant les at­taques sont ar­ri­vées le 26 mars et leur nombre conti­nue d’aug­men­ter, sou­ligne le rap­port.

Le HCR pré­co­nise à cet effet le re­grou­pe­ment de ces per­sonnes dis­per­sées dans plu­sieurs vil­lages afin de fa­ci­li­ter l’ache­mi­ne­ment de l’as­sis­tance hu­ma­ni­taire.

Plu­sieurs élé­ments de la LRA ont fui le Nord-Est de la RDC où ils opé­raient, après les attaques conjointes dont ils avaient été l’objet de la part d’une coa­li­tion des ar­mées de la RD Congo, de l’Ou­gan­da et du Sud-Sou­dan de dé­cembre 2008 à mars 2009.

La traque contre la LRA s’est pour­sui­vie après mars 2009 par la seule armée de la RD Congo qui a bé­né­fi­cié de l’appui lo­gis­tique de la Mis­sion de l’ONU en RD Congo (MONUC).

En RD Congo, en dépit de la di­mi­nu­tion de leur nombre, ces re­belles ou­gan­dais com­mettent en­core des exac­tions contre la po­pu­la­tion ci­vile du Nord-Est du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 21:00

 

 

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29 avril 2010 à 11h09  Mis à jour à 11h11 (Agence France-Presse Bangui) Christian Panika

Le président centrafricain François Bozizé a annoncé jeudi le deuxième report des élections présidentielles et législatives prévues cette année, sans annoncer de nouvelle date, après de multiples appels en ce sens de sa classe politique et de la communauté internationale.

Ces scrutins, initialement programmés pour le 25 avril, avaient été repoussés au 16 mai sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) mais contre l'avis de plusieurs acteurs de la politique centrafricaine, incluant la majorité présidentielle, qui avaient réclamé un nouveau report.

«Les élections ne vont pas se tenir le 16 mai», a déclaré M. Bozizé à la fin d'une réunion avec la CEI, les partis de toutes tendances, des ex-rébellions, des diplomates et la société civile.

«Lorsque toutes les parties impliquées dans ces élections, y compris la communauté internationale, seront prêtes, nous iront à ces élections», a-t-il affirmé, sans fournir de nouvelle date.

Il a toutefois laissé entendre que le nouveau délai pourrait dépasser le 11 juin, date officielle de fin de son premier mandat.

«Il ne nous reste plus qu'à confier la suite à l'Assemblée nationale, car il se pourrait que le 11 juin soit dépassé», a ajouté François Bozizé, porté au pouvoir par un coup d'État en mars 2003, élu président à l'issue d'un scrutin organisé en mai 2005 et candidat cette année à sa propre succession.

«Donc, notre Assemblée doit nous proposer des textes. Sans cela, nous rentrerons dans la +Somalisation+», a-t-il ajouté, en référence à la Somalie,  en guerre civile depuis 1991.

L'Assemblée nationale «va se mettre au travail», a assuré son président, Célestin Leroy Gaombalet, sans fournir non plus de calendrier.

Les partisans du report avaient soulevé plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la méthode d'établissement du fichier électoral et surtout la sécurité, au moment où le programme de désarmement démarré en 2009 est paralysé. Le blocage est lié au paiement de primes aux ex-combattants.

La commission électorale, ayant longtemps soutenu qu'elle respecterait le calendrier officiel, a reconnu jeudi lors de la réunion que «tenir le délai» du 16 mai était désormais pour elle une mission impossible «techniquement».

«Rien que les opérations de saisie des nouvelles listes électorales jusqu'à leur certification prendront des délais que la CEI n'est pas en mesure de fixer actuellement», a expliqué son porte-parole et rapporteur général, Rigobert Vondo.

Auparavant, le président de la CEI Joseph Binguimalé avait fait état à l'AFP de difficultés financières pour la commission, qui a besoin de 3,5 milliards de FCFÀ (plus de 5,3 millions d'euros), soit la moitié du budget prévisionnel global pour l'organisation des élections.

Selon lui, Bangui a versé 3,5 milliards (5,3 millions d'euros), la France 130 millions de FCFÀ (198.000 euros) et le Programme des Nations unies pour le développement 80 millions de FCFÀ (122.000 euros). Le reste du financement doit émaner de la communauté internationale.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 13:16

 

 

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Centrafrique: impossible d'organiser les élections le 16 mai

BANGUI - AFP / 29 avril 2010 13h47 - La Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine "ne pourra plus techniquement tenir le délai d'organisation des élections" présidentielle et législatives fixées au 16 mai, a affirmé jeudi son porte-parole lors d'une rencontre avec le chef de l'Etat à Bangui.

"La CEI se trouve aujourd'hui dans l'obligation de dire qu'elle ne pourra plus techniquement tenir le délai d'organisation des élections", a déclaré Rigobert Vondo, lors d'une réunion convoquée par le président François Bozizé et rassemblant notamment la classe politique et des ex-rébellions.

"Rien que les opérations de saisie des nouvelles listes électorales jusqu'à leur certification prendront des délais que la CEI n'est pas en mesure de fixer actuellement", a expliqué M. Vondo, également rapporteur général de cette structure.

La CEI "demande à toutes les entités concernées par l'organisation des élections de faire des propositions justes, réalistes et adaptées au contexte centrafricain", a-t-il indiqué.

Cette déclaration intervient après de multiples appels à un report des élections dans la classe politique centrafricaine, y compris la majorité, mais aussi dans la communauté internationale contribuant au financement du processus électoral.

A l'ouverture de la rencontre, le président Bozizé avait expliqué avoir convoqué cette rencontre pour permettre "au peuple (...) d'appréhender la réalité des choses et de se faire une idée exacte de la situation du pays, surtout en cette période pré-électorale".

Plusieurs interventions sont prévues lors de cette réunion, qui a débuté peu avant 11H00 locales (10H00 GMT) et qui se poursuivait en début d'après-midi. Parmi les participants, figurent aussi des diplomates, représentants de syndicats et de la société civile.

La CEI a besoin de 3,5 milliards de FCFA (plus de 5,3 millions d'euros), soit la moitié du budget prévisionnel global pour l'organisation des élections du 16 mai, d'après son président, le pasteur Joseph Binguimalé.

Sur ce montant, "il nous faut au moins 700 millions de FCFA (près de 1,07 million d'euros) pour l'édition des cartes d'électeurs, somme dont nous ne disposons pas", avait auparavant déclaré à l'AFP M. Binguimalé.

Selon lui, l'Etat centrafricain devait contribuer à ce budget global pour 2,5 milliards de FCFA (3,8 millions d'euros) mais a versé 3,5 milliards (5,3 millions d'euros).

Le reste devait être assuré par la communauté internationale. La France a octroyé 130 millions de FCFA (198.000 euros) et le Programme des Nations unies pour le développement a accordé 80 millions de FCFA (122.000 euros), avait-il précisé.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 02:23

 

 

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Le président du CSRDPI, Henri Maïdou déplore la non réussite du DDR, l’ossature du processus électoral

Bangui, 28 av (ACAP) Le Président du Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif (CSRDPI), également ministre d’Etat, Conseiller spécial du président de la République, Henri Maïdou, a déploré mercredi 28 avril, la non réussite du programme Désarmement Démobilisation de Réinsertion (DDR) des ex-combattants.

"Le DDR qui semble être la pièce maîtresse pose aujourd’hui problème à la réalisation du processus qui autoriserait des élections normales et transparentes dans le pays", a indiqué M. Maïdou, lors de la restitution de la mission du CSRDPI de quinze jours à l’intérieur du pays en vue d’évaluer l’état d’avancement des travaux de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et la réalisation du DDR.

Le président Henri Maïdou, a relevé plusieurs irrégularités dans les villes de provinces: " toutes les barrières érigées par les ex-rebelles sont restées en l’état. Les forces de défenses et de sécurité maintiennent eux aussi des barrières illégales pour rançonner la population ; les comités locaux de la CEI travaillent sans crédit de fonctionnement, leurs indemnités ne sont pas payées ou ne parviennent pas aux vrais destinataires", a t-il cité entre autres.

En revanche, le CSRDPI a suggéré de faire payer la Prime Globale d’Alimentation (PGA) aux ex-rebelles par les Comités Locaux du DDR et non les autorités administratives.

 

NDLR : Les propos de ce très proche collaborateur de Bozizé sonnent comme un véritable coup de grâce qu’il assène aussi bien au président de la CEI, le vrai faux pasteur Binguimalé, qu’à Bozizé lui-même quant à leurs illusions de voir se tenir les élections le 16 mai. Sans le dire explicitement, le président du CSRDPI plaide aussi pour le report des élections tout en mettant également le doigt sur ce cancer que sont les barrières illégales dans ce pays, tant du côté des mouvements rebelles que de la part de la garde présidentielle et des prétendues forces de défense et de sécurité. En réalité ces barrières servent presque uniquement à rançonner la population. C’est une véritable entrave à la liberté d’aller et venir qui fait pourtant partie des préceptes de la démocratie et de l’Etat de droit.

Nous apprenons par ailleurs que Bozizé convoque ce jeudi à 12 H 30 à la Présidence, toute la classe politique, les diplomates, les syndicats, les confessions religieuses, la CEI, etc... à une réunion qu'il présidera lui-même. Quelle décision va-t-il prendre et annoncer ? On lui prête l’intention de ne vouloir accepter le report des élections que pour quinze jours seulement, ce qui ne règlera rien du tout car le report est censé permettre de bien préparer les élections. Ce n’est pas en quinze jours que tous les problèmes de l'impréparation des élections unanimement soulevés tant par l’opposition que le propre camp de Bozizé ainsi que ses collaborateurs comme Henri Maidou vient encore de le faire, seront réglés. Wait and see…

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 22:49

 

 

LRA-soldats

 

 

Source: International Crisis Group (ICG)


Rapport Afrique Nº157 28 avr. 2010

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

L'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, ou LRA) est devenue un problème régional qui nécessite une solution régionale. L'opération Lightning Thunder, lancée en décembre 2008, est la dernière tentative de l'armée ougandaise pour éradiquer militairement le groupe rebelle originaire du nord de l'Ouganda. Cette opération a été un échec. Après l'attaque initiale, de petits groupes de combattants de la LRA se sont dispersés en République démocratique du Congo (RDC), au Sud-Soudan et en République centrafricaine (RCA), où ils survivent maintenant en attaquant des civils. Alors que dans ces pays les forces de sécurité nationales sont trop faibles pour protéger leurs populations, l'armée ougandaise, bénéficiant du soutien américain, est exclusivement orientée vers la traque de Joseph Kony, le chef de la LRA. Les Ougandais ont progressivement affaibli les forces de la rébellion et rendu la communication interne au sein du groupe plus difficile. Cependant, bien que désorganisés, les combattants de la LRA restent un terrible danger pour la population civile vivant dans cette zone transfrontalière incontrôlée. Les armées nationales, l'ONU, et la population civile doivent donc mettre en commun leurs renseignements et coordonner leurs efforts de manière innovante, s'ils veulent en finir avec la LRA une fois pour toute.

Alors que le processus de paix de Juba aboutissait à une impasse, le président ougandais Museveni s'est efforcé de convaincre le Sud-Soudan et la RDC de participer à une opération militaire conjointe contre la LRA. Pour cela, il a dû surmonter leur défiance à l'égard de l'armée ougandaise, notoirement connue pour ses exactions contre les civils et l'exploitation illégale de ressources naturelles sur le territoire de ses voisins. Les Etats-Unis ont également usé de leur poids diplomatique pour faire avancer les discussions. Même si le Sud-Soudan et le Congo ont finalement donné leur accord, l'Ouganda a compromis ses propres chances de succès en négligeant de coordonner son action avec ses partenaires, leur donnant ainsi peu de raison de s'engager dans la lutte contre la LRA. En l'occurrence, le mauvais temps et des fuites ont fait échouer l'opération Lightning Thunder dans son objectif premier, à savoir l'élimination de Kony. Un manque de planification à long terme a ensuite permis à la LRA d'effectuer une sanglante démonstration de force contre les civils congolais.

La LRA a depuis profité de l'incapacité du Congo, du Sud-Soudan et de la Centrafrique à contrôler leurs zones frontalières. Des groupes peu nombreux et rapides de la LRA attaquent ainsi les villages non protégés pour se ravitailler en nourriture et en habits et capturer de nouvelles recrues, avant de retourner se cacher dans la forêt. Les tueries et les mutilations font partie de la stratégie de terreur de la LRA visant à dissuader les survivants de coopérer avec l'armée ougandaise ou les autres armées nationales. Même avec l'aide de l'imagerie satellitaire et des moyens d'écoute américains, l'armée ougandaise, la seule force véritablement engagée dans cette chasse à l'homme, a connu de grandes difficultés pour suivre la trace de ses cibles. Censée être une attaque soudaine et fatale, la mission d'origine s'est progressivement transformée en une lente et très coûteuse campagne d'usure à travers trois pays. Elle a aussi engendré des coûts humains inacceptables au sein de la population civile locale, et n'a pratiquement pas été tenue responsable de l'absence de protection des civils. En raison de la faiblesse de ces trois forces de sécurité étatiques et des moyens limités des missions des Nations Unies au Congo et au Sud-Soudan, les civils n'ont eu d'autre choix que de se débrouiller par eux-mêmes, ce qu'ils ont réussi à faire dans bien des cas.

 

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