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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 04:06

 

 

Bozize KNK

 

 

place-du-cinquantenaire.jpg

 

                                      Bangui  - Place du Cinquantenaire

 

 

Un événement est passé inaperçu ces derniers jours et qui venu souligner l’impopularité qui est celle de Bozizé à l’heure actuelle auprès de ses concitoyens et sur quasiment l’ensemble du territoire national. Il y a quelques semaines, les habitants du quartier Boy Rabé dans le quatrième arrondissement de Bangui pourtant considéré comme son fief avaient ostensiblement boycotté sa venue dans leur quartier pour la cérémonie d’une de ces indénombrables poses de première pierre pour la construction d’une prétendue cité avec trois cents logements sociaux. Comme par pur hasard, Bozizé est réputé  pour les poses de premières pierres jamais suivies d’inauguration. Ne voir aucune arrière-pensée électoraliste dans ces cérémonies de pose de première.

 

L’arrestation de ses parents dont l’un est trésorier au sein de la CEI et l’autre caissier principal n’est sans doute pas étrangère au véritable phénomène de rejet dont Bozizé fait l’objet même dans les quartiers considérés comme ses bastions dont certains habitants appartenant à la même ethnie que lui ne comprennent pas et n’admettent pas en tout cas ses décisions et comptent le sanctionner. Ceux-ci multiplient les marches et manifestations de mécontentement à l’encontre de certaines de ses décisions comme celle ayant désigné dans un premier temps son griot de DG de la presse présidentielle comme son suppléant pour les législatives dans le quatrième arrondissement. Il a été contraint de revenir dessus puisqu’il vient de choisir son ancien Premier Ministre Elie Doté comme suppléant plusieurs jours après la date de clôture de dépôt des candidatures qu’il avait lui-même ordonnée au vrai faux pasteur Binguimalé.

Il y a une dizaine de jours, les habitants de Boy Rabe avaient dressé des barricades depuis le marché de ce quartier jusqu’à l’avenue de l’Indépendance à la hauteur du Lycée B. Boganda, pour ceux qui connaissent la ville de Bangui. Motif : un véhicule militaire qui revenait d’un enterrement avait tué un enfant de 10 ans tout en continuant son chemin. A cette occasion également, les manifestants sont allés tagger, crever ses yeux et enfoncer des clous dans ses narines, déverser de l’huile de vidange sur le buste de Bozizé qui trône aux côtés de ceux de Bokassa, Dacko, Kolingba et Patassé sur le monument dédié à la place dite du Cinquantenaire de la RCA située en face du Lycée B. Boganda. Ce sont les services techniques de la mairie de Bangui qui ont dû procéder au nettoyage des tags et autres salissures sur le buste en question. Cela en dit long sur la haine que vouent les habitants de Boy-Rabe pas seulement au buste mais à l’individu en chair et en os.

On voit mal comment les nominations en cascade auxquelles vient de procéder Bozizé ces derniers jours comme celle de Jean Willibyro Sacko comme ministre d’Etat chargé de l’Administration du territoire afin de  mettre désormais le vrai faux pasteur Binguimalé entre parenthèses, celle du poivrot François Nanaré à la tête du Conseil d’Etat, de Salomon Feiganazoui à la tête du Tribunal administratif et Alfred Poloko comme porte-parole du KNK, pourraient changer quelque chose dans sa descente aux enfers.

Le refus catégorique de Bozizé de respecter l’arrêt du Conseil d’Etat du 28 septembre dernier n’est motivé que par sa haine contre Me Nicolas Tiangaye dont il est conscient que la création d’une seconde circonscription électorale dans le quatrième arrondissement comme l’avait décidé le Conseil d’Etat allait assurer l’élection à l’Assemblée nationale et probablement son arrivée au perchoir, perspective qui fait littéralement pousser de l’urticaire à Bozizé. Selon des informations émanant de la CEI, le KNK n’aurait investi et déposé les candidatures que de quatre et vingt et cinq (85) candidats aux élections législatives sur cent cinq (105) sièges ouverts à compétition électorale. Certains dossiers dit-on, seraient même incomplets, certaines pièces manquant.

On comprend dès lors pourquoi Bozizé a nommé le magistrat Salomon Feiganazoui qui était pourtant conseiller juridique du bureau de la CEI président du Tribunal administratif afin que ces dossiers incomplets de KNK ne soient pas invalidés. Outre son impopularité très peu enviable, l’état de santé de Bozizé continue d’alimenter les rumeurs dans l’opinion publique. L’intéressé étant dans un déni permanent de sa maladie alors que la fréquence de ses chutes préoccupe réellement ses proches, ce d’autant plus qu’il ne veut s’adresser qu’aux guérisseurs traditionnels béninois. Cela ne l’empêche pas non plus de continuer à acheter des armes de guerre comme il est allé le faire récemment encore en Afrique du Sud, dans l'espoir de faire la guerre pour demeurer coûte que coûte au pouvoir.

 

Rédaction C.A.P   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 02:56

 

 

RCA Afrique

 

En prenant alors la grave responsabilité d’introduire dans son pays non pas des troupes régulières d’un pays ami mais des forces armées non conventionnelles de la rébellion de Jean-Pierre Bemba qu’il avait appelée naguère à la rescousse, l’ancien président Ange-Félix Patassé dont le pouvoir était menacé d’être renversé par d’autres mercenaires étrangers, tchadiens en l’occurrence, avait ouvert la boîte à pandore.

Tandis que vient de s’ouvrir à la Cour Pénale Internationale des Pays-Bas le procès du commandant des hordes du MLC, force est de constater dores et déjà que ce procès aura un goût d’inachevé quoiqu’il advienne car  une chose est sûre, Jean-Pierre Bemba et ses troupes rebelles n’étaient pas venus en Centrafrique de leur propre chef mais sur invitation expresse d’un Patassé qui a toujours déclaré n’être pas opposé à l’idée de se rendre à la CPI pour s’expliquer.

Selon certains observateurs, les propos du procureur Luis Moreno Ocampo au cours de la conférence de presse préalable à l’ouverture du procès de La Haye affirmant n’avoir pas des preuves suffisantes pour inculper l’ancien président Patassé, a refroidi tous ceux qui en attendaient beaucoup et jeté de sérieux doutes sur la crédibilité de ce procès qui sera suspendu le 7 décembre prochain pour reprendre le 10 janvier 2011, et même de la CPI dans son ensemble. Bozizé dont l’avancée de la rébellion en janvier, février et surtout par l’assaut final contre le pouvoir de Patassé du coup d’Etat du 15 mars 2003 a été facilité par un pacte secret financier conclu avec Jean-Pierre Bemba qui avait ordonné le retrait de ses troupes des positions de verrous de la capitale Bangui qu’elles tenaient.  

Comment en effet parler de justice dès lors que les victimes de l’épopée des « libérateurs » avec à leur tête un certain François Bozizé qui, simplement parce qu’il est au pouvoir à l’heure actuelle est non seulement à l’abri de toutes poursuites mais continue allègrement de tuer et de dépecer les Centrafricains en toute impunité sans être inquiété par le parquet de la CPI qui s’acharne contre le président soudanais. C’est aussi un secret de polichinelle que Bozizé s’est entendu avec Joseph Kabila qui l’a instrumentalisé pour faire en sorte que Jean-Pierre Bemba soit tenu éloigné le plus longtemps possible de la RDC.

Les combattants du MLC avaient eu en face d’eux des mercenaires, supplétifs étrangers de la rébellion de Bozizé dont presque tous les Centrafricains conviennent aujourd’hui que sur l’échelle des atrocités et de l’horreur, leur cruauté et leurs crimes de guerre étaient sans doute supérieurs ou n’avaient rien à envier à ceux commis par les hordes de Bemba actuellement en jugement. C’est par esprit de vengeance et de règlement de compte contre Patassé que Bozizé, en dépit de la position de certains chefs d’Etat qui le lui avaient déconseillé, a tout fait pour que la cour de cassation de la RCA se déclare incapable et saisisse la CPI pour qu’elle prenne en main le dossier des crimes de guerre des rebelles de Bemba et cela, bien avant même que ce dernier soit arrêté.  

Plus tard, lorsqu’il s’était aperçu que les investigations de la CPI devraient aller au-delà de la période où avaient été commis les crimes des troupes de Bemba et que cela pourrait l’impliquer, Bozizé avait écrit une mémorable et minable lettre à Ban-Ki moon et tenté maladroitement d’obtenir que le Conseil de sécurité des Nations Unies fasse renoncer à la CPI son intention de faire d’étendre ses investigations à l’année 2005-2006, ce qui risque de l’atteindre eu égard à ses responsabilités dans les crimes de guerre et autres incendies volontaires de villages dans le Nord de la RCA qu’il a commandités et ordonnés notamment au capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua ».

Il est évident que tant que Bozizé sera au pouvoir en RCA, il ne pourrait y avoir d’enquête judiciaires sur les crimes de guerre qu’il a ordonnés ou non commis par ses bras armés, encore moins de procès. Pourtant, d’innombrables victimes existent et malheureusement se taisent et n’osent saisir la justice sous peine de représailles. La République centrafricaine, ventre mou de l’Afrique centrale, est-elle irrémédiablement condamnée à subir impuissante, les calamiteuses interventions de forces étrangères non conventionnelles et autres troupes étrangères régulières auxquelles ses dirigeants ne cessent de faire appel avec les fortunes que l’on sait.  

A présent où Birao est occupée par une rébellion, Bozizé lorgne et compte sur l’intervention de voisins plus forts militairement pour sauver son pouvoir. Tel paraît être le destin contemporain de la RCA aussi longtemps qu’elle ne pourra pas disposer d’une armée digne de ce nom capable de défendre non seulement son intégrité territoriale en protégeant ses frontières mais aussi contribuer à son développement tout en assurant la protection de ses citoyens.

 

Rédaction C.AP

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 02:34

 

 

afrique

 

 

 

ABIDJAN - AFP / 28 novembre 2010 22h38 - Le second tour de la présidentielle ivoirienne de dimanche a été "globalement non transparent" dans le nord du pays, sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis 2002, a affirmé un porte-parole du chef de l'Etat et candidat Laurent Gbagbo.

"De graves irrégularités sont intervenues dans les zones contrôlées par les Forces nouvelles, où beaucoup d'intimidations et de contraintes ont été exercées" contre les électeurs de M. Gbagbo, a affirmé Pascal Affi N'Guessan lors d'une conférence de presse.

Au nord, "globalement le scrutin n'est pas transparent, il n'est pas sincère, il n'y a pas liberté de vote", a-t-il lancé.

L'élection s'est passée "dans cette zone sous tension, dans la peur, dans les agressions, sous la menace des armes des Forces nouvelles", a-t-il jugé.

"La réalité sur le terrain, c'est qu'il n'y a pas de désarmement", contrairement aux dispositions de l'accord de paix de 2007, a accusé M. N'Guessan.

De son côté, le parti de l'opposant Alassane Ouattara a accusé les partisans du président d'avoir empêché beaucoup de ses propres électeurs de voter, à Abidjan et dans le centre-ouest notamment.

(©)

 

NDLR : Aller aux urnes lorsqu’une bonne partie du territoire national est sous occupation d’une rébellion armée et que les citoyens des zones occupées sont devenus des otages, la Côte d’Ivoire l’apprend à ses dépens aujourd’hui. Puisse la RCA en tirer leçon, elle dont le territoire est actuellement partagé entre plusieurs mouvements armés aussi bien centrafricains qu’étrangers et dont certaines régions de son sol sont également devenues des champs de bataille. Le recensement du corps électoral n’ayant pas pu bien se dérouler dans ces zones, et tant que des armes continueront à y circuler, comment pourrait-on y organiser des élections ? Le cas ivoirien est donc à méditer.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 02:22

 

 

centrafrique

 

 

Bangui, 28 nov (C.A.P) Selon des informations dignes de foi provenant d’une source ayant requis l’anonymat, le médecin commandant Achille Lakouama de la garde présidentielle aurait trouvé la mort dans les combats ayant opposé les Faca aux rebelles de la CPJP à Birao. Achille Lakouama était celui-là même qui avait abattu avec son arme de service dans la nuit du 21 septembre 2006, Pascal Bembé, directeur de protocole à la présidence de la République pour une sombre affaire de vente de voiture mêlée à un ténébreux problème de femme. Après son forfait, Lakouama avait couru droit trouver refuge à Sassara, résidence officielle du président Bozizé et avait depuis lors, échappé à la justice.

A l’époque, le tristement célèbre porte-parole du gouvernement Cyriaque Gonda avait dans un communiqué publié au nom du gouvernement, prétendu que « la justice de notre pays s’en est saisie et les forces de l’ordre ont commencé à diligenter des enquêtes pour tirer au clair les circonstances de ce drame». Plus de quatre ans après, non seulement aucun éclaircissement n’a été apporté par la justice sur ce crime mais l’auteur qui jouissait manifestement de la protection de Bozizé et de sa totale liberté d’aller et venir, avait également continué jusqu’ici à vaquer à ses occupations de médecin militaire jusqu’à trouver la mort à Birao.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 14:13

 

 

bachir.jpg

 

 

Blog de Makaila Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /2010 09:55

 

Ils étaient arrêtés ensemble avec Charles Massi le même jour à  Doba par le gouverneur sur instruction de l'ex ministre de l'intérieur Ahamat Bachir et après cela Charles Massi a été  transféré à  Bangui et eux aux Renseignements Généraux (RG) de Ndjamena puis depuis plus d'un an à la Maison d'arrêt de Ndjamena sans jugement. Ils sont en tout 10 éléments dont deux colonels. Voici leurs noms :

  1. Djibrine Dagachene
  2. Haroun Oumar   
  3. Hassan Mahamat Zene
  4. Ngaba Djahtalo
  5. Sama Damuel
  6. Ahmad Abderaman
  7. Adoum Bolla
  8. Mahamat Youssouf
  9. Hissein Moumine
  10. Koutou Ngata

Source: confidentielle

 

NDLR : Ahmat Bachir est l’actuel ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement tchadien. Il a eu à gérer le cas Charles Massi sur instructions on suppose du président Idriss Déby avec la suite que l'on sait quand à ce qui est advenu de l'ancien ministre d'Etat de Bozizé.

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 13:18

 

 

Willybiro Sako

 

Le Togo met des urnes à la disposition de la CEI pour les élections en Centrafrique

Radio Ndéké Luka Samedi, 27 Novembre 2010 12:58

Le Togo va mettre des urnes à la disposition de la CEI (Commission électorale indépendante) de République centrafricaine pour les élections de janvier prochain. Selon l’agence Chine Nouvelle à Lomé, la mise à disposition de ces urnes a fait l’objet le vendredi 27 novembre 2010 à Lomé de la conclusion d’un accord entre la CEI de la République centrafricaine et la Commission électorale nationale indépendante du Togo.

Le président de la CEI, Joseph Binguimalé, qui séjourne en ce moment à Lomé, a souligné que le Togo est toujours prêt à accompagner son pays dans un élan de confraternité. Selon lui, comme la CEI centrafricaine est confrontée à un besoin d’urnes et n’a pas les moyens de les acquérir, le Togo s’est proposé de les mettre à notre disposition.

"Pour l’instant, le processus avance doucement", a déclaré à la presse le président de la CEI, au sortir d’une audience chez le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé à qui il transmettait un message du président centrafricain François Bozizé.

 

NDLR : Bozizé et Binguimalé ont-ils un peu conscience qu’ils sont ridicules et font honte au pays avec leur mendicité internationale ? Depuis près d’un an, l’incapacité coupable dont ils font montre par leur nullité à organiser des élections crédibles avec un corps électoral d’à peine 1,5 million est un record absolu de médiocrité. Plusieurs pays notamment en Afrique de l’Ouest semblables à la RCA ont pu organiser des élections sans que leur président de CEI se soit tristement offert en spectacle comme le fait Binguimalé.

En nommant le 20 novembre dernier comme ministre d’Etat chargé de l’Administration du territoire l’ambassadeur de Centrafrique en France et surtout le président de la commission électorale de 2005 qui avait permis son élection, Jean Willibyro Sacko, tout le monde aura compris que c’est un aveu d’échec personnel de la part de Bozizé et qu’il venait de désigner le véritable nouveau patron de la commission électorale, incapable qu’il est de destituer la calamité Joseph Binguimalé dont il ne sait plus comment se débarrasser quand bien même celui-ci est décrié et récusé par quasiment tout le monde en raison de son incompétence, sa « gloutonnerie » pour reprendre le propre terme de Bozizé à son sujet, et sa gestion opaque de la CEI.

Sitôt nommé, Willibyro Sacko est déjà sur place à Bangui pour prendre fonction et participer aux  festivités du cinquantenaire de la RCA du 1er décembre. C’est donc lui qui doit organiser les élections selon Bozizé donc imposer ses décisions au vrai faux pasteur Binguimalé. Telles que les choses sont parties, on ne voit donc pas quel miracle pourrait réaliser Willibyro Sacko pour que les élections se tiennent le 23 janvier 2011.On le voit, Bozizé est honteusement obligé de corriger lui-même ses propres turpitudes responsables de la non tenue jusqu'ici des élections.  

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:36

 

 

bemba

 

 

Source : Le Soir 27 nov 2010

 

Elle abonde dans le sens de la défense, selon laquelle c’est le président centrafricain Patassé qui commandait le MLC, non Bemba.

Alors que la Cour pénale internationale, qui a ouvert lundi le procès de Jean-Pierre Bemba – opposant congolais poursuivi pour crimes de guerre et contre l’humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002-03, époque où il était chef de la rébellion du MLC – devait entendre, mardi, le premier témoin de l’accusation, un chef de quartier de Bangui, la défense de l’accusé a reçu un appui indirect de la presse centrafricaine. 

Dans sa déclaration liminaire, lundi, la défense avait fustigé l’enquête « partiale » et « bâclée » qui « en définitive n’apporte absolument pas aux juges ce qu’ils sont en droit d’attendre, c’est-à-dire des preuves au-delà de tout doute raisonnable » de la responsabilité de leur client dans les viols commis contre des Centrafricaines. Les avocats, pour qui le contingent MLC envoyé à Bangui à la demande du président Patassé pour faire face à une tentative de coup d’Etat militaire du général Bozizé était placé sous l’autorité du chef d’Etat centrafricain et non celle de Jean-Pierre Bemba, avaient regretté que « la chaîne de commandement centrafricaine » de l’époque ne soit pas appelée à témoigner au procès. Finalement, le général Bozizé était arrivé à renverser le président Patassé. Il est toujours au pouvoir aujourd’hui.

Mardi, la presse centrafricaine abondait dans le sens des avocats du Congolais. Bemba « n’acceptera pas de mourir seul », estimait ainsi un journal privé, « Le Citoyen ». Il « va accuser l’ex-président Patassé », écrivait ce quotidien. Celui-ci, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, « à son tour, se retournera contre son ministre de la Défense nationale » de l’époque, Pierre Angoa, « et son chef d’état-major » d’alors, François Bozizé, affirme-t-il. « Mais que pouvaient faire ces deux-là quand l’ordre venait directement du président de la République, chef suprême des armées ? (…) Au lieu de faire appel à un Etat, Patassé s’est fait offrir les services d’un groupe rebelle, se passant (ainsi) d’une armée régulière en tout état de cause« , ajoute « Le Citoyen ».

Le quotidien n’exclut pas des bouleversements de la scène politique centrafricaine avec la mise en cause de personnalités nationales, à quelques mois de l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, à laquelle Ange Patassé se présente grâce à l’amnistie du gouvernement centrafricain.

« Le peuple centrafricain attend l’issue de ce procès avec beaucoup d’espoir« , commente de son côté le quotidien « Le Confident ». « L’enjeu est de taille pour le bien de la Centrafrique et l’heure de débusquer les taupes qui se sont tapies dans les profondeurs des terres a sonné. Le peuple centrafricain espère que ce procès mettra à nu les turpitudes des complices de Bemba », poursuit-il. « Que le droit soit dit et que la justice s’exerce en toute équité pour que l’esprit des victimes disparues repose désormais en paix », ajoute le journal.

A La Haye, le premier témoin de l’accusation a raconté l’arrivée des hommes du MLC au point kilométrique 12, près de Bangui. « Quand la rébellion de Bozizé s’est retirée du PK12, immédiatement la rébellion de M. Bemba est rentrée. » « Le lendemain autour de 05H00, on s’est réveillé avec des coups de feu, c’était le trouble général », a-t-il poursuivi : « Ils sont entrés dans chaque maison, ils ont pris tout ce qu’ils avaient sous la main, les radios, les portables… » (AFP)

Radio LAVDC

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:31

 

 

RCA.jpg

 

 

Centrafrique : Bangui et rebelles disent contrôler Birao, aide du Tchad évoquée

BANGUI - AFP / 28 novembre 2010 01h33 - Les autorités centrafricaines et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, rébellion) revendiquaient samedi le contrôle de Birao (nord-est), des sources dans les deux camps évoquant l'intervention de l'armée du Tchad voisin pour bombarder la ville.

Vendredi, "les positions rebelles ont d'abord été bombardées avant que les éléments (des Forces armées centrafricaines, Faca) au sol n'engagent la riposte pour le contrôle" de Birao, tombée le 24 novembre aux mains de la CPJP, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, le ministre Fidèle Ngouandjika.

"Les rebelles ont fui, abandonnant des corps et des véhicules calcinés, ainsi que de l'armement lourd hérité des rebelles tchadiens chassés du Darfour", région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre où de nombreux mouvements rebelles tchadiens avaient jusqu'à récemment leurs bases arrière.

"En ce moment, l'armée contrôle la ville et la reprise de Birao a fait plusieurs morts dans les rangs des rebelles. (...) L'armée centrafricaine continue de poursuivre les éléments de la CPJP en débandade", a-t-il poursuivi, sans préciser de bilan.

Interrogé par l'AFP, un responsable militaire centrafricain à Bangui a confirmé les bombardements, évoquant un soutien apporté à l'armée centrafricaine par l'armée du Tchad voisin.

Au Tchad, aucun responsable sollicité par l'AFP n'a souhaité s'exprimer sur ce soutien supposé de l'armée tchadienne aux Faca, soutien aussi évoqué samedi à l'AFP par un responsable militaire centrafricain sans plus de détails.

"Un avion a d'abord survolé la ville pour localiser les positions rebelles. Puis il les a bombardées. Ensuite, les militaires centrafricains et tchadiens sont entrés en action pour nettoyer les poches de résistance", avait indiqué ce responsable.

Joint depuis Libreville par l'AFP, le porte-parole de la CPJP, Dr Bevarrah Lala a réagi samedi soir: "Nous tenons toujours Birao. (...) Le gouvernement (centrafricain) s'est arrangé avec le gouvernement tchadien pour envoyer en renfort l'aviation pour pouvoir nous pilonner".

"L'armée tchadienne nous a pilonnés ce (samedi) matin, il y a eu huit obus qui sont tombés sur la ville. (...) Il y a des pertes au niveau de la population civile mais nous n'avons pas encore de bilan", a affirmé Dr Lala, précisant qu'il n'y avait pas eu de combats au sol avec l'armée tchadienne.

"Le pilonnage, c'est vraiment l'aviation tchadienne, parce que l'armée centrafricaine n'a pas d'avion pour nous bombarder", a-t-il insisté, précisant ignorer le lieu exact de provenance des forces tchadiennes.

Pour le Dr Lala, les autorités centrafricaines ont dû demander l'aide de l'aviation tchadienne faute de route praticable - du fait de la saison des pluies en cours - permettant aux Faca de relier dans de brefs délais Bangui à Birao, distantes de quelque 800 km.

Jusqu'à la nuit de samedi à dimanche, l'AFP n'avait pu joindre aucun habitant ou aucune source indépendante à Birao. Depuis l'annonce, le 24 novembre, de l'attaque sur cette ville les communications téléphoniques sont devenues difficiles.

"L'attaque a provoqué des dégâts sur les installations des sociétés de téléphonie mobile", a dit à l'AFP sans plus de détails un employé d'une société de télécommunications.

(©)

 

Centrafrique: l'armée tchadienne a bombardé Birao pour Bangui

LIBREVILLE (AFP) - 27.11.2010 23:28

La rébellion centrafricaine de la CPJP a affirmé samedi que l'armée tchadienne a pilonné Birao (nord-est de la Centrafrique) à la demande de Bangui, tuant plusieurs civils, pour tenter de reprendre cette ville qui est, selon sous contrôle depuis le 24 novembre.

Au Tchad, aucune autorité sollicitée par l'AFP n'a souhaité s'exprimer sur ce soutien supposé de l'armée tchadienne aux Forces armées centrafricaines (Faca), soutien auparavant évoqué samedi à l'AFP par un responsable militaire centrafricain sans plus de détails.

"Nous tenons toujours Birao. (...) Le gouvernement (centrafricain) s'est arrangé avec le gouvernement tchadien pour envoyer en renfort l'aviation pour pouvoir nous pilonner", a déclaré samedi soir à l'AFP Dr Bevarrah Lala, porte-parole de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), joint depuis Libreville.

"L'armée tchadienne nous a pilonnés ce (samedi) matin, il y a eu huit obus qui sont tombés sur la ville. (...) Il y a des pertes au niveau de la population civile mais nous n'avons pas encore de bilan", a affirmé Dr Lala, précisant qu'il n'y avait pas eu de combats au sol avec l'armée tchadienne.

© 2010 AFP

 

Centrafrique : Bangui assure avoir repris Birao

BANGUI (AFP) - 27.11.2010 15:24

Les autorités centrafricaines ont affirmé samedi avoir repris la veille Birao, la principale ville du nord-est de la Centrafrique, après des bombardements aériens et des combats terrestres avec la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, Rébellion), une affirmation niée par les rebelles.

Vendredi, "les positions rebelles ont d'abord été bombardées avant que les éléments (de l'armée centrafricaine) au sol n'engagent la riposte pour le contrôle de la ville" de Birao, qui était tombée mercredi aux mains de la CPJP, a déclaré à l'AFP le ministre Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement.

"Les rebelles ont fui, abandonnant des corps et des véhicules calcinés, ainsi que de l'armement lourd hérité des rebelles tchadiens chassés du Darfour", région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre où de nombreux mouvements rebelles tchadiens avaient jusqu'à récemment leurs bases arrière.

"En ce moment, l'armée contrôle la ville et la reprise de Birao a fait plusieurs morts dans les rangs des rebelles. (...) L'armée centrafricaine continue de poursuivre les éléments de la CPJP en débandade", a poursuivi le ministre, sans plus de détails.

Interrogé par l'AFP, un responsable militaire centrafricain à Bangui a confirmé les bombardements, évoquant un soutien apporté à l'armée centrafricaine par l'armée du Tchad voisin.

"Un avion a d'abord survolé la ville pour localiser les positions rebelles. Puis il les a bombardée. Ensuite, les militaires centrafricains et tchadiens sont entrés en action pour nettoyer les poches de résistance", a affirmé ce responsable militaire, sans plus de détails.

Jusqu'à samedi après-midi, l'intervention de l'armée tchadienne n'avait pu être confirmée de source tchadienne alors que la CPJP en a évoqué la possibilité, en démentant les affirmations du ministre Ngouandjika.

"Ce sont des mensonges. (...) Nous sommes toujours à Birao, la situation n'a pas changé" depuis mercredi, a assuré le porte-parole de la CPJP, Dr Bevarrah Lala, joint depuis Libreville.

"Nos gars sont là-bas, ils se reposent", le gouvernement "veut jeter de la poudre aux yeux de l'opinion, pour rassurer", avant la fête de l'indépendance du pays du 1er décembre, a poursuivi le Dr Lala.

© 2010 AFP

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:54

 

 

RCA militaire en RCA PierreHoltz

 

 

 

Par RFI samedi 27 novembre 2010

Le gouvernement et l'armée centrafricains ont annoncé le 26 novembre avoir repris la ville de Birao occupée depuis mercredi par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). « Actuellement nous pouvons confirmer que l'armée a mis en déroute les rebelles », a déclaré une source du haut commandement militaire. De son côté la CPJP affirme toujours tenir la ville.

Qui tient Birao la principale ville du nord-est de la Centrafrique ? La ville est tombée aux mains des rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) le 24 novembre, au terme de combats avec les militaires. Le haut commandement militaire reconnaît quatre morts dans ses rangs ainsi que des prisonniers. Dans la soirée du 26 novembre, le gouvernement et l'armée centrafricains ont annoncé avoir repris la ville. Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement centrafricain admet à mots à peine voilés l'intervention de l'aviation du Tchad affirme au micro de RFI que la situation est sous contrôle.

Fidèle Ngouandjika : Birao est sous contrôle des forces centrafricaines. Depuis le 25 novembre à partir de 16 h, on a infligé une petite leçon d’avertissement aux rebelles de la CPJP de Abdoulaye Issène.

RFI : La CPJP parle de bombardements subis par leurs positions.

FN : C’est tout à fait cela. Nous leur tendons la main pour un dialogue, pour une négociation autour d’une table : négociations pour la paix. Il faut que ces rebelles se ressaisissent, cessent les hostilités, et cessent de terroriser la population de la Vakaga (chef-lieu de Birao).

RFI : Est-t-il vrai que ce bombardement a été effectué par l’aviation militaire tchadienne ?

FN : Nous sommes au sein de la Cemac (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale). Et, aucun pays de la Cemac ne tolèrera ces actes terroristes dans son espace.

Aucune source indépendante ne confirme pour le moment que Birao ait été reprise. Ces informations, la CPJP les dément formellement en tout cas. Le groupe rebelle reconnaît néanmoins qu'il y a eu des bombardements aériens de l'armée tchadienne aux alentours de la ville, car Bangui a demandé au président tchadien de lui prêter main forte.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:26

 

 

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La Haye, 26 novembre 2010 (FH) - Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a appelé à la barre, mardi, son premier témoin dans le procès intenté contre Jean-Pierre Bemba.

Le sénateur congolais, président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour des meurtres, viols et pillages commis par ses soldats en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003. Comme la majorité des témoins qui viennent déposer devant la CPI, le « témoin 38 » a bénéficié de mesures de protection. Il a donc comparu sous pseudonyme, son visage a été caché du public par un rideau, sa voix déformée et une grande partie de son audition a été entendue à huis clos.

Présent dans le quartier dit "PK12", situé au nord de Bangui, le témoin a raconté l'arrivée des troupes de Jean-Pierre Bemba, les « banyamulenge », comme ils sont désignés en Centrafrique. « Ils portaient des bottes de marais, des bottes en plastique, pas des rangers ». C'est ainsi, selon lui, qu'ils étaient identifiables. Ces soldats parlaient lingala, étaient coiffés de « bérets rouges, violets, bleus, tout un amalgame de couleurs », a expliqué le témoin 38. Il se rappelle avoir entendu le président Ange-Félix Patassé annoncer à la population qu'il avait « fait appel à son enfant », Jean-Pierre Bemba, pour tenter de parer le coup d'Etat du général François Bozize.

Interrogé par la procureure adjointe de la CPI, Fatou Bensouda, le témoin 38 a affirmé avoir vu Jean-Pierre Bemba « à Bandoua et Bégoua, à l'occasion d'une parade militaire ». « Les informations que nous recevions à l'époque faisaient état que, de temps en temps, monsieur Bemba venait rencontrer le président Patassé » a-t-il encore précisé à l'adresse des trois juges, brésilienne, japonaise et kenyane. Interrogé sur la provenance des armes portées par les soldats, il a répondu qu'elles « venaient du gouvernement centrafricain ».

Au cours de son enquête, ouverte en mai 2007 à la demande de l'actuel chef de l'état centrafricain, François Bozize, le procureur de la CPI avait aussi visé son prédécesseur, Ange-Félix Patassé. Mais Luis Moreno Ocampo affirme aujourd'hui ne pas avoir de preuves pour l'inculper. Aujourd'hui, Ange-Félix Patassé est candidat à la présidentielle du 23 janvier 2011, en Centrafrique. Jean-Pierre Bemba est donc seul dans le box des accusés.

Le témoin a également raconté deux meurtres commis par les hommes du MLC, ainsi que le viol d'une enfant. « Une femme m'a amené sa fillette, de 8 ou 9 ans, en sang, violée » a-t-il raconté, en sanglotant. « Ils l'ont violée devant sa maman, dans sa maison ».

Après les questions du procureur, l'une des avocates des victimes, Marie Edith Douzima-Lawson, a été autorisée par les juges à interroger à son tour le témoin. Les questions ont été posées à huis clos. Actuellement 759 victimes sont représentées dans le procès, et 653 attendent une réponse des juges pour savoir si elles peuvent, elles aussi, participer. Les représentants des victimes ne peuvent toutefois intervenir que dans des conditions limitées et après autorisation des juges, au cas par cas.

Pour la défense, maître Peter Haynes a procédé au contre-interrogatoire du témoin 38. « Notre armée était divisée, encore plus avec l'arrivée de la rébellion de monsieur Bemba. Notre armée était vilipendée par le plus petit des soldats du MLC (...) Elle était réduite à néant », a expliqué le témoin à l'avocat, alors que ce dernier tentait d'établir la responsabilité de l'armée centrafricaine. Lunettes rectangulaires, écouteurs, Jean-Pierre Bemba a suivi attentivement l'audition du témoin 38. Maître Haynes a aussi tenté de démontrer que les hommes de Bemba venaient pour aider le pays. « Ils n'étaient pas une force de libération, ils étaient plutôt une force d'invasion », a rétorqué le témoin.

Au cours de la semaine prochaine, le procureur devrait appeler à la Cour un expert des crimes sexuels.

SM/ER/GF

 © Agence Hirondelle

 

Procès Bemba  le témoignage du n° 38 mis en doute

Par RFI   26.11.2010

Ils avaient des bottes en caoutchouc et portaient un béret noir, violet ou rouge : le premier témoin au procès de Jean-Pierre Bemba a raconté mardi devant la Cour pénale internationale (CPI) l'arrivée au PK12, en Centrafrique, des « banyamulenge », la milice de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo en 2002.

Le témoin est invisible pour le public, installé derrière la vitre qui le sépare de la salle d’audience. Sur les écrans de télévision, l’image de ce témoin, référencé sous le numéro 38, est totalement floutée et sa voix est transformée.

 En ouvrant la séance, la présidence des juges met en garde les différentes parties pour que leurs questions ne puissent pas révéler son identité. Mais le témoin va lui-même oublier. Il lâchera dans une réponse, lors de l’interrogatoire de l’après-midi, qu’il est un notable habitant du PK12 de Bangui.

Toute l’après-midi, l’accusation a interrogé ce témoin sur l’arrivée des rebelles du MLC (Mouvement de libération du Congo) dans cette zone du PK12, où ils avaient installé leur QG entre octobre 2002 et mars 2003.

Piller et saccager les maisons, bastonner les gens et semer la terreur

Fatou Bensouda, l’adjoint du procureur pose des questions précises : « Comment saviez-vous que c’étaient des rebelles de Jean-Pierre Bemba ? ». « Nous connaissons l’uniforme de notre armée centrafricaine, la couleur des bérets, les rebelles portaient des bottes en caoutchouc, ils n’avaient pas la morphologie des centrafricains. Ils parlaient lingala, la langue du Congo, du Zaïre comme on dit encore chez nous à Bangui ».

Le témoin raconte comment les rebelles de Bemba surnommés des « banyamulenge », se sont installés au PK12, un carrefour très important. Il explique comment, dès le lendemain de leur arrivée, ils ont commencé à piller, à saccager les maisons, bastonner les gens et semer la terreur dans la population qui a rapidement fuit.

Jean-Pierre Bemba est apparu moins impassible

Le témoin est un des rares résidents à être resté, avec une poignée de jeunes et quelques plus âgés.
- «Avaient-ils beaucoup d’armes ?», questionne encore la procureur adjointe.
- « Oui des armes de guerre neuves »

- « Savez-vous d’où venait ces armes ? »

- « Je crois que les rebelles de Bemba les recevaient du gouvernement centrafricain »

Dans les rangs de la défense on esquisse des sourires…

 

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