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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 21:59
Election en Gambie : une défaite qui vient de loin pour Jammeh

 

 

 

Banjul (Gambie) 5 DÉCEMBRE 2016 (AFP)

 

Usure du pouvoir, unité de l’opposition, frustrations économiques et ras-le-bol de la répression et de l’isolement de la Gambie : de nombreux éléments se sont ligués pour aboutir à la défaite électorale de Yahya Jammeh, estiment habitants, diplomates et analystes.

 

Depuis la proclamation des résultats vendredi du scrutin du 1er décembre, un vent nouveau souffle sur le pays, comme en témoigne la libération sous caution lundi du principal opposant, Ousainou Darboe, et de 18 coprévenus, condamnés en juillet à trois ans de prison ferme pour participation à une manifestation non autorisée.

 

Personne n’était néanmoins encore en mesure d’expliquer pourquoi M. Jammeh, qui gouverne sans partage la Gambie depuis 22 ans, a reconnu sa défaite, et si promptement, dans une déclaration télévisée vendredi soir au cours de laquelle il a appelé au téléphone son tombeur, candidat d’une large coalition de l’opposition, Adama Barrow, pour le féliciter.

 

Ce coup de théâtre "demeure encore pour moi une énigme", déclare à l’AFP Mathias Hounkpe, responsable du programme de Gouvernance politique à la fondation Osiwa (Open Society Initiative for West Africa), qui promeut la bonne gouvernance et la transparence.

 

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1994 dans ce pays enclavé dans le territoire sénégalais hormis sa façade atlantique, Yahya Jammeh a été élu une première fois en 1996, puis réélu tous les cinq ans.

 

Mais le 1er décembre, il a été largement distancé par Barrow, parfait inconnu sur la scène politique six mois auparavant, qui a obtenu 45,5% des voix contre 36,6% pour le président sortant, et 17,8% pour le troisième candidat, l’ex-député du parti au pouvoir Mama Kandeh.

 

Le jour du vote, Sulayman Jallow, un homme d’affaires de 33 ans, s’est dit impatient d’une alternance, après 22 ans."Cela fait trop longtemps", a-t-il affirmé, résumant un sentiment exprimé par beaucoup à Banjul, la capitale. "Nous avons été marginalisés, persécutés et torturés".

 

- Vote à un tour -

 

Francis Kpatindé, qui donne à Sciences-Po Paris un cours sur "le contrôle des élections en Afrique", mentionne aussi à l’AFP "l’usure du pouvoir", au sein d’une population (deux millions d’habitants), dont la majorité n’a connu que Yahya Jammeh, comme une des pistes pouvant expliquer sa défaite.

 

Il cite également l’unité inédite de l’opposition, cruciale dans une élection à un seul tour, autour d’une personnalité neuve par rapport aux figures présentes dans le paysage depuis un quart de siècle, dont Ousainou Darboe. 

 

Darboe, déjà en lice face à Jammeh en 1996 ne pouvait concourir cette année en raison de la limite d’âge (65 ans maximum). 

 

L’unité de l’opposition "a suscité un immense espoir" dans une population frustrée par les difficultés économiques et la répression, souligne également Mme Isatou Touray, militante des droits des femmes, qui a retiré sa candidature en faveur de M. Barrow"Cela a permis de lever la peur que l’Etat a instillée à son peuple", dit-elle à l’AFP. 

 

A contrario, d’autres observateurs considèrent que Mama Kandeh a pêché dans le réservoir électoral de Jammeh en s’appuyant sur des réseaux tissés durant ses dix ans de mandat parlementaire avant de tomber en disgrâce.

 

Il "a une bonne connaissance interne du parti" au pouvoir, dont il a attiré les déçus, confie à l’AFP Essa Jallow, son porte-parole.

 

Mathias Hounkpe, d’Osiwa, constate par ailleurs que les "déçus de la gouvernance" de Jammeh ont vu leurs messages amplifiés par les réseaux sociaux qui "ont joué un rôle extrêmement important" dans la mobilisation contre sa réélection.

 

Quant au fait qu’il n’ait pas tenté un coup de force ou de contester les résultats, Francis Kpatindé évoque des "pressions internationales", menées de manière discrète mais efficace, citant des pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Nigeria.

 

Il est encore trop tôt pour dire si Jammeh a renoncé à s’accrocher au pouvoir en échange de promesses, juge Mathias Hounkpe.

 

"Mais quand je vois la décontraction avec laquelle il a annoncé sa défaite, je suis tenté de croire qu’il n’a pas le sentiment que quelque chose lui arrivera" après la passation de pouvoirs, prévue en janvier, souligne-t-il.

 

Depuis sa déclaration télévisée, Yahya Jammeh n’a pas été vu en public mais, selon des diplomates, il n’a pas quitté la Gambie. Lui-même a assuré qu’il prendrait sa retraite à Kanilai (ouest), son village natal.

 

Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 21:43
Abus sexuels en Centrafrique : des Casques bleus mis en cause
Abus sexuels en Centrafrique : des Casques bleus mis en cause

 

 

 

5 décembre 2016 (AFP)

 

Une enquête de l’ONU a permis d’identifier 41 Casques bleus gabonais ou burundais de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) soupçonnés d’avoir commis des agressions sexuelles dans la préfecture de Kemo (centre) en 2014 et 2015.

 

Selon le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric lundi, l’enquête, qui a duré quatre mois en coopération avec des enquêteurs burundais et gabonais, a recueilli des preuves contre 16 Gabonais et 25 Burundais servant dans la Minusca.

 

Il appartient maintenant aux deux pays de mener des enquêtes complémentaires et de sanctionner pénalement leurs nationaux s’ils sont reconnus coupables. Les suspects ont depuis quitté la République centrafricaine (RCA).

 

« Les Nations unies ont transmis le rapport d’enquête aux deux Etats membres, y compris les noms des présumés responsables identifiés, et ont réclamé que des poursuites judiciaires appropriées soient engagées », a ajouté M. Dujarric.

 

Au total, 139 victimes potentielles ont été interrogées, dont 25 mineures. Les 41 suspects ont été reconnus à partir de photos et d’autres indices par 45 d’entre elles, alors que 83 n’ont pas été en mesure d’identifier leurs agresseurs ou de fournir des preuves probantes.

 

Huit demandes en reconnaissance de paternité ont été faites, dont six par des mineures.

 

L’ONU souligne que les enquêteurs se sont appuyés principalement sur des témoignages, par manque de preuves matérielles ou médicales, les faits étant trop anciens.

 

Les premières accusations avaient fait surface en mai dernier. Elles portent sur des agressions sexuelles commises en 2014 et 2015 à Dekoa, dans la préfecture de Kemo, là où étaient stationnés les contingents burundais et gabonais de la Mission.

 

La réputation des Casques bleus a été entachée par une série de scandales concernant des abus sexuels commis en particulier en République centrafricaine.

 

Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d’une force de maintien de la paix de l’Union africaine en septembre 2014.

 

Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon recensait 69 cas d’agressions sexuelles commises par des Casques bleus en 2015, dont la moitié dans deux missions seulement: la Minusca et la Monusco en République démocratique du Congo. Depuis, 44 nouvelles accusations se sont ajoutées en 2016.

 

Par ailleurs, des soldats français de l’opération Sangaris opérant en RCA avaient été accusés de viols d’enfants et d’abus sexuels et la justice française a ouvert des enquêtes sur ces cas.

 

 


L'Onu identifie 41 soldats burundais, gabonais accusés d'abus en Centrafrique

 

05/12/2016 | 19:14 (Reuters) - Une enquête interne réalisée par les Nations unies a permis d'identifier 25 casques bleus burundais et 16 autres gabonais qui sont accusés d'avoir commis des abus sexuels en République centrafricaine en 2014 et 2015, a annoncé lundi le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric.

 

"La responsabilité de mener des compléments d'enquête incombe au Burundi et au Gabon", a ajouté le porte-parole en ajoutant que l'Onu avait demandé à ces pays d'interroger les soldats incriminés, qui ont tous quitté la Centrafrique avant que les accusations ne soient rendues publiques.

 

La force de maintien de la paix en Centrafrique, la Minusca, est la cible d'accusations de violences sexuelles depuis son déploiement en avril 2014, dans un pays qui était alors en proie aux affrontements entre les rebelles de la Seleka, majoritairement musulmans, et les milices chrétiennes anti-balaka.

 

(Michelle Nichols; Eric Faye pour le service français)

 

 

Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 21:36
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : L’accès de Paoua interdit au préfet de l’Ouham-Pendé par les groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 5 DÉCEMBRE 2016

 

Paoua, 05 Décembre 2016 (RJDH)—Le préfet de l’Ouham-Pendé, Gabin Nakombo s‘est vu interdire ; le samedi dernier l’accès de la ville de Paoua par les groupes armés opérationnels dans la région. De sources autorisées, le garde du corps de l’autorité a été désarmé en présence des éléments de la Minusca.

 

Le préfet et sa suite ont été bloqués au  village Gouze à 20 Km de Paoua sur l’axe Bozoum. Les groupes armés, selon le préfet n’ont pas apprécié qu’il puisse circuler dans la zone sans leur autorisation « nous étions en train d’accompagner une mission de vaccination quand ces combattants nous ont arrêtés. Ils ont estimé que je devais avoir leur autorisation avant de me rendre à Paoua.  Ce qui est déplorable dans cette situation, c’est que l’acte s’est produit devant les éléments de la Minusca qui sécurisaient le convoi » explique le préfet.

 

De sources bien informées, le garde du corps de l’autorité a été désarmé par ces hommes armés. Aux dernières nouvelles, le préfet a pu après négociation entrer dans la ville de Paoua.

 

Le procureur de Paoua, Narcisse Danboy regrette cet incident qui, selon lui prouve la montée en puissance des hommes en armés dans la région de l’Ouham-Pendé, « ils ont dépouillé un véhicule de vaccination, maintenant c’est le préfet qui a été empêché de circuler et hier soir nous avons entendu des tirs nourris dans la région sans pour autant connaitre la cause c’est vraiment déplorable. Les groupes armés sont en train de monter en puissance dans la région », précise-il.

 

Les éléments de  RJ et ceux du MPC, opérationnels dans la région sont pointés du doigt. Mais le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec les leaders de ces deux groupes armés pour avoir leur version des faits. Il y a deux mois, une coalition RJ-MPC est signalée dans l’Ouham Pendé.

 

 

Centrafrique : « Nous sommes disposés à participer à ce DDR négocié, souhaité par le président Touadéra », dixit Moussa Dhaffane

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 5 DÉCEMBRE 2016

 

Le président de la Séléka renovée, Mohamed Moussa Dhaffane a salué la volonté du chef de l’Etat de faire un DDRR négocié. Pour lui, c’est la voie à suivre pour rétablir la paix dans le pays. Le chef de cette branche de la Séléka aborde aussi, dans l’interview accordée au RJDH les questions sécuritaires et les rivalités actuelles entre les tendances du mouvement.  

 

RJDH : M Moussa Dhaffane Bonjour !

 

RJDH : Bonjour : vous êtes président de la Séléka rénovée, une des branches de l’ex-Séléka. Comment réagissez-vous à la volonté de Faustin Archange Touadéra de faire un DDRR négocié ?

 

MMD : Cette volonté est appréciable à un niveau positif. Je peux dire qu’il veut prendre toutes les dispositions nécessaires pour pacifier le pays. Le président de la République est bien placé pour identifier le chemin à suivre et donc nous sommes disposés à participer à ce DDR négocié, souhaité par le président Touadéra.

 

Sachez qu’il y a des Centrafricains qui ont la volonté de faire la paix tant au sein des Séléka qu’au sein des Antibalaka. Mais il y a aussi des gens qui sont retissants de tel ou tel côté mais on essayera de faire que tout le monde entre dans le processus et c’est cela l’essentiel.

 

RJDH : Avec la réticence observée du coté des groupes armés qui ont multiplié les attaques, un DDRR négocié peut-il avoir une chance ?

 

MMD : Pensez-vous que la crise-là est superficielle ? La crise est vraiment profonde. Je ne justifie pas les exactions, les crimes et tout ce qui se passe dans le pays. Non ! On essaie d’analyser la situation tête froide. La crise est tellement profonde qu’à un moment donné on a failli avoir confrontation entre deux communautés religieuses, ce qui est grave pour un pays. J’ai confiance en sa capacité de pédagogie. Quand le président parle du DDRR négocié, cela ne veut pas dire qu’on va négocier en position de faiblesse. Je suis déjà engagé pour la paix, je n’attends pas qu’on vienne négocier avec moi pour faire la paix.

 

RJDH : L’impression que se dégage aujourd’hui est que la tension est maintenue dans le pays par ceux dont la nationalité centrafricaine est douteuse. On parle Ali Daras par exemple.

 

MMD : Non, vous savez, je vais vous dire une chose, je ne veux pas justifier ou défendre Ali Daras où un autre. Mais moi je suis positif. Je reste pragmatique dans mon analyse. Ali Daras ne s’est pas installé à Bambari de son propre chef. Cela au moins, on le sait même s’il est étranger ou pas et même si on doute sur son origine et sa nationalité.

 

RJDH : C’est vous de la Séléka qui l’aviez installé à Bambari !

 

MMD : C’est ce que je suis en train de vous le dire.

 

RJDH : Vous accusez Michel Djotodia ?

 

MMD : Tout à fait, c’était au temps de la Sléléka,  il a été nommé à Bambari par décret présidentiel.

 

RJDH : Mais son décret a été rapporté sous la transition de Samba-Panza malgré tout il continue de sévir.

 

MMD : Si il y a un responsable qui a trouvé au moins une légitimité de mener des actions dans une contré donnée, c’est qu’il a tiré sa légitimité d’un autre responsable du pays. Qu’est-ce que je voudrais dire ? Je voudrais dire qu’il y a des étrangers qui agissent sur le sol centrafricain avec la bénédiction d’autres Centrafricains. C’est aux Centrafricain de prendre conscience de la paix et de l’importance de la défense de leur territoire et de rentrer dans le processus DDRR. Si tous les groupes armés pensent comme moi, on prend conscience et on dit c’est notre pays et on ce moment-là, les étrangers n’auront pas la légitimité de mener des actions sur le territoire centrafricain, voilà ce que je pense et c’est cela ma vision.

 

RJDH : Les combats entre l’UPC de Ali Daras et le FPRC de Nouredine, entrent-il dans le processus de mise à l’écart des étrangers ?

 

MMD : Mmoi je pense que les gens n’ont pas les bonnes informations. Malheureusement, il y a deux jours j’ai parlé dans une émission à Radio Ndéké Luka et je parlais de certains ministres qui ne répondent pas au téléphone et qui ne veulent pas avoir les bonnes informations. Il ne faut pas polariser et penser qu’il y a une  dualité entre l’UPC et le FPRC. Le vrai problème, ce n’est plus question de l’UPC et du FPRC mais plutôt la mobilisation de certains groupes face à l’UPC, compte tenu de l’expansion que l’UPC commence à prendre dans la zone. Les gens ne combattent pas Ali Daras parce qu’il est étranger cela est faux. La réalité c’est que le FPRC n’est pas seul dans ce combat, mais il y a aussi la question des peulhs, des Ahoussa, les arabes et les Borno et c’est trop mélangé tout cela.

 

RJDH : Qu’est-ce que vous pouvez faire pour concilier les deux parties ?

 

MMD : Qu’est-ce que je peux faire, mais si le gouvernement ne m’en donne pas les moyens, je pourrais faire quoi ?

 

RJDH : Quel genre de moyen avez-vous besoin ?

 

MMD : On n’en parle pas par voie de presse.

 

RJDH : Des fonctions officielles par exemple…

 

MMD : Non, je ne suis pas chercheur, je ne demande pas cela, mais il y a d’autres moyens de collaborer pour baisser les tensions. Déjà je parle avec les notables de Bambari comme de Bria et je parle à certains responsables militaires de la Séléka, je garde le contact pour pouvoir comprendre ce qui se passe. Mais en réalité c’est une question de positionnement et ce n’est pas pour le pays et ce n’est pas parce qu’Ali Daras est étranger que les gens se mobilisent pour le combattre, c’est faux, c’est un prétexte et nous, on sait très bien de quoi il s’agit.

 

RJDH ; Question d’intérêt lié au diamant et aussi au convoyage de bœufs, voulez vous dire.

 

MMD : C’est vous qui l’affirmez.

 

RJDH : Il y a deux semaines la RCA a mobilisé plus de mille milliards lors de la table ronde de Bruxelles, une réaction du leader de la Séléka rénovée.

 

MMD : C’est une réaction de satisfaction et de grand bonheur, nous avons tous contribué à cela chacun à sa manière. Nous avons obtenu ce que nous obtenu. Je suis très satisfait et je salue le travail qui a été fait par les autorités de la République.

 

RJDH : N’êtes-vous pas inquiet par rapport à la gestion lorsque ces fonds seront décaissés ?

 

MMD : On en a parlé même dans les émissions et dans les communiqués que je signe je fais toujours allusion à ces choses et je pense que le détournement et la corruption sont à éviter. Il faut de la vigilance, de la clairvoyance et de la rigueur dans la gestion et pour cela j’ai confiance au chef de l’Etat, il a de l’expérience en la matière y compris son premier ministre.

 

RJDH : Moussa Dhaffane, je vous remercie.

 

MMD : c’est moi qui vous remercie

 

Propos recueillis par Sylvestre Romain Sokambi

 

 

Centrafrique : Les déplacés de Kaga-Bandoro s’opposent à leur délocalisation

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 5 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 05 Décembre 2016 (RJDH)—Les déplacés de Kaga Bandoro refugiés à coté de la base de la  Minusca, ont rejeté l’idée de leur délocalisation souhaitée par certains acteurs humanitaires. Ces derniers justifient leur refus par l’éloignement du nouveau site et la garantie sécuritaire.  

 

Le nouveau site aménagé est situé, selon nos informations à 3 km de la base de la Minusca et à 5km de la ville de Kaga Bandoro. Enoch Nago Ngoya, président des déplacés de Kaga Bandoro dit s’opposer à cette délocalisation par manque de garantie sécuritaire « le site qu’on nous a affecté est très loin et la garantie sécuritaire n’est pas assurée. Dans ces conditions, les déplacés ont refusé de se faire transférer comme le souhaitent les humanitaires » explique t-il au RJDH.

 

Le président des déplacés appelle le gouvernement à garantir la sécurité dans la ville pour faciliter le retour des déplacés à domicile au lieu de leur délocalisation sur le nouveau site. De sources bien informées, certains déplacés ont même commencé à rentrer depuis l’annonce de cette opération. Joint au téléphone, Justin Singa, chef de bureau de Ocha à Kaga Bandoro a promis réagir sauf qu’au moment où nous mettons sous presse, la rédaction n’a toujours pas reçu cette réaction.  

 

C’est depuis 2014 que de nombreux habitants de Kaga Bandoro sont réfugiés sur le site des déplacés de l’Evêché. Ceux-ci ont quitté l’évêché le  12 octobre dernier suite à l’attaque des ex-Séléka sur ledit site, attaque qui avait fait une quarantaine de morts. Depuis ce jour, les déplacés se sont réfugiés à côté de la base de la Minusca.

 

 

Centrafrique : Le sous-effectif des forces de défense à la frontière RCA-Congo Brazza inquiète

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 5 DÉCEMBRE 2016

 

Moungoumba, 05 Décembre (RJDH)—La République Centrafricaine semble abandonnée sa frontière avec le Congo Brazza. Le sous-effectif des forces centrafricaines inquiète les notables.  

 

Quelques éléments Faca tiennent la barrière qui fait office de ligne de démarcation entre la République Centrafricaine et la République du Congo. Egide Passi, Chef du village Gouga, proche de la frontière regrette le sous-effectif des forces centrafricaines, « Il y a un sous-effectif des forces de défense et de sécurité à la barrière entre la Centrafrique et le Congo Brazza. Ces soldats ne sont pas équipés. Je pense que c’est un danger pour la population voire pour le pays parce que tout peut passer à ce niveau», déplore t-il.

 

Les forces de défense centrafricaines basées à cette frontière n’ont pas souhaité se prononcer sur leur situation et le travail qu’elles font sur place. La sécurité au niveau de la frontière entre la RCA et le Congo Brazzaville est assurée par les forces congolaises bien équipées avec un effectif conséquent.

 

Les cadres de la défense contactés à ce sujet n’ont pas voulu faire des commentaires. Un officier proche du ministre de la défense nationale confie au RJDH que cette situation est observable au niveau de plusieurs frontières. Pour lui « la sécurité intérieure passe par la sécurisation des frontières d’où nécessité de penser à nos frontières communes avec les pays voisins. Mais vous savez tout ce ci dépend de l’opérationalisation de nos forces » explique t-il.

 

Moungoumba, ville centrafricaine riveraine, située à 161 kilomètres de Bangui et frontalière avec les deux Congo, est riche en essence de bois. L’abattage clandestin et abusif des arbres du coté centrafricain est signalé ces derniers à cause de l’absence des forces de défense et de sécurité centrafricaines.

 

Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:33
RCA : une ONG locale veut construire dix mille logements sociaux

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-05 12:53:06 L’ONG nationale Eco-tourisme pour le développement intégré des villages (ETODIVI) a présenté aux députés réunis à Bangui un programme national de construction de dix mille logements sociaux au profit des ménages à faible revenu en Centrafrique.

 


L’objectif de cette présentation était de sensibiliser les députés sur la nécessité de s’approprier le programme de manière à soutenir l’équipe de l’ONG engagé dans la recherche et la mobilisation des ressources nécessaires à son opération. 



« Nous avons conçu ce projet qui est entièrement bouclé, seulement le financement nécessite les efforts des uns et des autres, à commencer par les élus du peuple », a souligné Jean Félix Ouanfio président de l’ONG ETODIVI, qui a profité de l’occasion pour suggérer aux députés de mettre en place un mécanisme de levée des fonds et des matériaux auprès du gouvernement, des collectivités territoriales et des partenaires au développement au profit du programme.



L’ONG ETODIVI a déjà identifié et aménagé huit sites à Bangui et dans l’arrière-pays pour construire avec du matériel local ces logements dénommés « maisons yeke yeke, selon moyen ».



Jean Félix Ouanfio président de l’ONG ETODIVI a besoin de 100 milliards de FCFA pour construire ces dix mille logements sociaux en Centrafrique.



De deux millions de logements au départ, le nombre de logements à construire en Centrafrique s’est accentué avec la crise que vit le pays et qui est marquée par la destruction des villages et villes.



Cette initiative d’ETODIVI complète d’autres projets visant à relocaliser les déplacés internes.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4869529#sthash.8krTRdlj.dpuf

Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:23
République centrafricaine: Des civils ont été tués lors d'affrontements armés (HRW)
République centrafricaine: Des civils ont été tués lors d'affrontements armés (HRW)

 

 

 

La minorité Peul, en danger, a besoin d'une meilleure protection de la part de l'ONU

 

(Nairobi) 5 DÉCEMBRE 2016 12:00AM EST – De violents affrontements qui ont éclaté fin novembre 2016 en République centrafricaine entre deux groupes de la Séléka ont fait au moins 14 morts et 76 blessés parmi la population civile, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les groupes armés semblent avoir délibérément pris pour cible cinq des civils tués lors des principaux combats, survenus dans la ville de Bria, dans le centre du pays, entre le 21 et le 23 novembre, et neuf autres au cours des jours suivants. Trois autres civils sont portés disparus et présumés morts.

 

Des personnes déplacées par les combats à Bria (République centrafricaine) font la queue pour recevoir de l’eau dans un camp provisoirement établi dans cette zone. © Lewis Mudge / Human Rights Watch

 

Ces décès de civils, survenus lors des pires actes de violence commis entre des groupes de la Séléka depuis la scission de celle-ci en 2014, soulignent la nécessité que les troupes de maintien de la paix des Nations Unies déployées en République centrafricaine exercent pleinement leur mandat et utilisent la force pour protéger les civils.

 

« L'accroissement des violences entre factions de la Séléka dans les régions du centre a de manière prévisible, un grave impact sur les civils », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. «Les Casques bleus de l’ONU devraient anticiper ces incidents et utiliser la force pour protéger ces personnes vulnérables, ainsi que leur mandat les y autorise. »

 

Environ 485 civils d'ethnie peule qui ont trouvé refuge dans trois enceintes résidentielles à Bria, dont de nombreuses femmes et des enfants, sont terrifiés à l'idée de possibles attaques de représailles car les Peuls constituent la majorité d'une des factions qui s'affrontent. Ces civils ont besoin d'une protection immédiate de la part des près de 250 soldats de maintien de la paix qui sont déjà dans la ville, a affirmé Human Rights Watch.

 

Entre le 28 et le 30 novembre, Human Rights Watch a interrogé 10 victimes civiles des violences, 5 témoins, 10 membres des autorités locales et des dirigeants des factions de la Séléka impliquées dans les affrontements : le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC). Les combats ont fait au moins 115 morts parmi les combattants des deux côtés.

 

Les tensions entre ces deux factions dans la région de Bria étaient déjà élevées avant les récentes violences. Début novembre, des escarmouches ont éclaté entre les deux groupes au sujet du contrôle de routes menant à des mines de diamants près de Kalaga, ville située à 45 kilomètres de Bria. Les deux factions prélèvent des « taxes routières », en particulier dans les zones minières et le long des routes migratoires utilisées par les bergers peuls. Le FPRC a attaqué l'UPC à Gobolo le 21 novembre, déclenchant de violentes hostilités.

 

L'ONU dispose de 12 870 Casques bleus déployés à travers le pays, dont 246 membres armés qui se trouvaient à Bria au moment des combats mais n'ont pas été en mesure de protéger les civils lors de ces violentes hostilités. L'ONU a envoyé des soldats de maintien de la paix supplémentaires dans la ville après les affrontements. Les forces nationales de sécurité, comme la police et les gendarmes, n'ont pas été capables de faire cesser les affrontements et ont sollicité la protection de l'ONU.

 

L'UPC est composée majoritairement de membres d'ethnie peule et les combats ont entraîné des violences à l'encontre des civils peuls de la part des combattants du FPRC et d'hommes habillés en civil. Le 21 novembre, deux combattants du FPRC ont tué un homme d'affaires local, Nouhou Badem, à son domicile dans le quartier de Mandé II, où des centaines de Peuls avaient cherché refuge.

 

Les combats ont éclaté aux alentours de l'hôpital de la ville. Vers 8h00 du matin le 21 novembre, des combattants du FPRC qui avaient amené des combattants blessés à l'hôpital s'étaient installés dans l'enceinte de l'établissement, tirant sur des combattants de l'UPC qui avaient pris position à l'extérieur de l'hôpital. A peu près à la même heure, des combattants du FPRC et des hommes en civil ont sorti de l'hôpital deux Peuls blessés, dont l'un était peut-être un combattant, et les ont tués juste devant l'entrée principale.

 

Les combats ont déplacé jusqu'à 10 000 personnes de Bria, ville d'environ 43 000 habitants. Au moins 7 000 se trouvent dans un camp de fortune à proximité de la base des troupes de maintien de la paix de l'ONU dans la ville, et 2 000 à 3 000 autres sont dans des maisons et des écoles proches du terrain d'aviation. Au camp de fortune, Human Rights Watch a pu observer des conditions de vie sordides qui exigent une réponse humanitaire urgente. Le camp a commencé à recevoir une assistance limitée le 1er décembre.

 

Les violences se sont également étendues à la périphérie de Bria. Des combattants peuls alliés à l'UPC ont pris pour cible des civils non peuls et, en représailles, des non-peuls armés ont attaqué des civils peuls. Le 26 novembre, des hommes armés de fusils, de machettes et de couteaux ont attaqué neuf Peuls, dont trois femmes et quatre enfants, aux alentours de Golaga, à 10 kilomètres de Bria, tuant cinq d'entre eux. Trois des autres sont portés manquants et présumés morts.

 

Les chefs de faction ont affirmé à Human Rights Watch que leurs combattants ne s'en prenaient pas aux civils. Toutefois, les deux côtés ont utilisé des termes incendiaires qui pouvaient être perçus comme une approbation d'actes de violence à l'encontre des civils.

 

Le chef de la branche militaire du FPRC à Bria, le général Azor Khalid, a déclaré qu'il voulait que les Peuls quittent Bria et que ses combattants prévoyaient de déloger l'UPC de sa base de Bambari, à 170 kilomètres à l'ouest, avec l'aide de la population locale, y compris de miliciens anti-balaka. Le chef des affaires politiques de l'UPC à Bria, Moussa Ahmat Alou, a déclaré que ses hommes feraient tout leur possible pour « empêcher un génocide ». Entre le 28 et le 30 novembre, Human Rights Watch a vu des centaines de combattants lourdement armés des deux factions, dont beaucoup étaient habillés en civil, se déplaçant librement dans des zones de la ville qui sont sous leur contrôle respectif.

 

« La tension est élevée et ce sont les civils qui en payent le prix », a déclaré Lewis Mudge. « La prise pour cible délibérée de civils constitue un crime de guerre. Les commandants du FPRC et de l'UPC devraient savoir qu'ils peuvent être tenus responsables des actes de leurs hommes. »

 

La République centrafricaine en crise


Des combats font rage en République centrafricaine depuis décembre 2012, lorsque les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka, affirmant représenter la minorité musulmane défavorisée du nord-est du pays, ont fait mouvement vers le sud-ouest dans des zones non musulmanes et plus peuplées, tuant des milliers de civils. En 2014, les forces internationales ont chassé la Séléka de la capitale, Bangui. Des divisions ethniques, des rivalités, des désaccords sur le contrôle des ressources et des divergences stratégiques ont rapidement miné la Séléka. À la fin de 2014, elle s'est scindée en plusieurs factions, chacune contrôlant sa propre zone.

 

Les violences à Bria

 

Le 21 novembre, des centaines de civils peuls ont cherché refuge sur la propriété de Nouhou Badem, un homme d'affaires local. Deux combattants du FPRC sont arrivés ce matin-là au domicile de Badem et ont ouvert le feu, tuant Badem et blessant quatre autres personnes, selon les récits de trois témoins. L'un de ceux qui ont assisté à la fusillade a déclaré :

 

Les combattants sont venus de la direction de l'aéroport. Ils sont arrivés devant l'enceinte de la propriété et se sont adressés à Nouhou en arabe. Ils ont dit ‘Ne vous inquiétez pas, nous ne vous ferons pas de mal.’ Mais alors, ils se sont reculés et se sont mis à nous tirer dessus. Cinq personnes ont été atteintes par des balles, dont Nouhou, qui est mort sur le coup. Il avait été touché à la poitrine.

 

Les habitants peuls de Gobolo ont également été pris pour cible lors des affrontements, notamment une femme âgée de 66 ans qui a raconté avoir été atteinte dans le dos après que son fils, Hamadou Abash, âgé de 40 ans, eut été tué. « Nous étions devant la maison, les combattants arrivaient dans la ville. J'ai entendu un coup de feu et Hamadou est tombé », a-t-elle dit. « Je me suis jetée sur lui pour le protéger et j'ai reçu une balle dans le dos qui m'a traversée. » Human Rights Watch a pu constater ce qui paraissait comme étant des blessures d'entrée et de sortie d'une balle dans le dos et la poitrine de la femme, pour lesquelles elle reçoit des soins médicaux.

 

Alors que les combats s'intensifiaient aux alentours de l'hôpital, des combattants du FPRC et des hommes en civil ont fait sortir de force de l'hôpital deux Peuls blessés qui y recevaient des soins, dont l'un était peut-être un combattant, et les ont tués devant l'entrée principale. Un Peul blessé qui attendait des soins au même moment et qui a été témoin des meurtres a déclaré :

 

Nous étions dans l'enceinte de l'hôpital mais pas encore dans les bâtiments. Des hommes sont venus pour nous prendre. Ils étaient déjà dans l'hôpital et étaient vêtus de treillis militaires ou en civil. Ils ont emmené deux hommes, Amadou et Halidou, dehors et les ont tués à coups de fusil et de machettes. Dans la confusion générale, j'ai été emmené dans une autre salle et caché par des membres du personnel hospitalier.

 

Les violences à l’extérieur de Bria

 

Le 26 novembre, neuf civils peuls ont tenté de fuir les violences à Bria en se rendant à pied dans un enclos pour bétail appelé Dimakou, à l'écart de la route menant à Balenguere. Au village de Golaga, à 10 kilomètres de Bria, le groupe a été attaqué par des hommes armés de fusils artisanaux, de couteaux et de machettes, a déclaré « Saidatou », une femme de 40 ans qui a survécu à l'attaque :

 

Le long de la route, on nous avait avertis de ne pas nous approcher de Golaga, mais l'un des hommes de notre groupe, Paté, a dit que nous devrions continuer notre chemin. Quand nous sommes entrés dans Golaga, un groupe d'hommes nous a attaqués. Ils étaient au moins 12. J'ai tout de suite reçu une balle dans le bras gauche et je suis tombée à terre. Paté a essayé de m'aider mais je lui ai dit de s'enfuir. Un homme est passé près de moi en courant et m'a tiré une balle dans le bras droit alors que j'étais au sol. Il a couru après Paté. J'ai entendu Paté crier « S'il vous plaît, s'il vous plaît ! Ne me tuez pas ! » et puis je les ai entendus le tuer à coups de machette.

 

J'ai entendu ma belle-fille, Habiba, qui implorait leur pitié. Elle avait son fils âgé d'un an, Hamidou, avec elle. Je l'ai entendu pleurer. Puis j'ai entendu un coup de feu et les pleurs ont cessé. J'ai aussi entendu ma fille Salamatou pleurer. Elle était avec sa fille de 2 ans, Adama, qui pleurait elle aussi. Et je les ai entendus les tuer à coups de machettes. Je me suis levée et j'ai couru dans le bush, mais je n'ai pas trouvé mes deux petits-fils qui étaient avec moi, Saladin (âgé de 3 ans) et Abou Aziz (7 ans). Je pense qu'ils sont morts aussi. J'ai passé la journée dans le bush, puis je suis revenue à Gobolo.

 

Le 26 novembre, un homme de 20 ans pêchait avec deux amis dans un ruisseau dans la région de Bria près du village de Kpakaba. Il a déclaré qu'il se reposait un peu à l'écart du ruisseau lorsque trois combattants peuls en uniforme se sont approchés de lui, « L'un d'eux a dit : ‘Si tu cries, nous te tuerons.’ Ils m'ont fait asseoir et l'un d'eux a sorti un couteau et m'a coupé le tendon d'Achille du pied droit. Je ne sais pas pourquoi ils ont fait cela. Je crois qu'ils voulaient s'assurer que je ne puisse pas marcher. Ils se sont contentés de me répéter que si je criais, ils me tueraient. Quand ils ont fini de me couper le tendon, ils sont partis. Maintenant, je peux à peine bouger. » Human Rights Watch a constaté une profonde blessure au-dessus du talon droit de cet homme.

 

Le 27 novembre, des combattants de l'UPC ont tué par balles un garçon de 17 ans, Jean-Richard Walakouzou, à trois kilomètres de Bria alors qu'il allait à bicyclette voir sa famille, qui se cachait dans les champs à l'extérieur de la ville. Une personne qui l'accompagnait et qui a survécu à l'attaque a déclaré aux autorités et aux membres de la famille de la victime que les combattants avaient abattu Walakouzou sans préavis, de balles dans la poitrine et l'épaule.

 

Un homme âgé de 35 ans a déclaré qu'un combattant peul avait tiré sur lui le 28 novembre mais l'avait manqué. « Il était entre 8h00 et 9h00 du matin et je terminais mon travail dans les champs », a-t-il dit à Human Rights Watch le jour de l'attaque. « Alors que je coupais du manioc, j'ai vu un Peul en uniforme devant moi. Il n'a rien dit, il a juste tiré sur moi. Je suis tombé au sol, puis j'ai fui. »

 

Le 29 novembre, des combattants peuls en uniforme ont apparemment tué par balles un homme de 50 ans, Saleh Yousef, un musulman non peul de Bria, à un kilomètre de la ville sur la route de Gobolo près du ruisseau Pimba. Des habitants de Bria ont déclaré avoir vu les combattants quitter les lieux où Yousef, un prospecteur de diamants qui n'était pas armé, a été tué, quelques instants après avoir entendu des coups de feu.

 

Centrafrique-Presse.com
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:20
Lu pour vous : Il y a 39 ans jour pour jour que Bokassa se proclamait Empereur de la Centrafrique

 

 

 

http://galsen221.com/  Par Yamar  5 décembre 2016

 

C’était un dimanche comme aujourd’hui, c’était également un 4 décembre tout comme ce jour, Jean Bedel Bokassa précédemment chef de l’état de la Centrafrique se proclamait premier Empereur de Centrafrique.  Ce 4 décembre 1977, les yeux du monde entier se tournaient vers ce pays de l’Afrique centrale qui devenait désormais une monarchie.

 

Plus de cinq cents journalistes venus des quatre coins du monde avaient pris d’assaut les rives de l’Oubangui pour couvrir « l’un des plus grands événements du XXe siècle ».

 

Tous étaient présents pour l’un des sacres qui aujourd’hui apparaît comme étant le sacre le plus ridicule de l’histoire.  Dans un palais omnisports de Bangui entièrement drapé de rouge.

 

Cinq mille invités en tenue d’apparat attendent Jean-Bedel Bokassa. Un trône a été construit à son image : mégalomaniaque. Un aigle aux ailes déployées dans le soleil, emblème de l’empire… Près de 3 tonnes de bronze doré, 3,10 m de haut et 4,20 m d’envergure… Un décor digne de Cinecitta.

 

Un manteau de huit mètres de long et 785 000 perles…

 

L’entrée dans l’arène du désormais empereur de la Centrafrique fût majestueuse. Il revêtait un improbable manteau : 8 m de long, 785 000 perles, 1,3 million de boules de cristal et d’or… L’épée, la ceinture, le sceptre : rien n’est oublié. Jean Bedel Bokassa était coiffé d’une couronne impériale, une inestimable pièce réalisée par le joaillier français Arthus-Bertrand et sertie des plus belles pierres du pays. La plus grosse de ces pierres fait 58 carats. Vive l’empereur !

 


Un sacre napoléonien

 

La cérémonie est calquée sur l’époque napoléonienne. Bokassa, ce caporal de l’ancienne armée française a longtemps rêvé de vivre comme le roi Napoléon. Même la date de la cérémonie, le 4 décembre, se veut l’écho de ce 2 décembre 1804 qui vit le sacre de Napoléon Ier en la cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est à la cathédrale Saint-Paul de Bangui que Bokassa Ier, lui, se rendra en carrosse pour entendre la messe en latin. Le soir venu, lors du banquet, le « sang du christ » coulera à flots : 40 000 bouteilles des meilleurs crus d’Alsace, de Bourgogne et de Bordeaux, 24 000 bouteilles de champagne…

 

40 000 bouteilles des meilleurs crus d’Alsace, de Bourgogne et de Bordeaux.

 

Du haut de ses 57 ans, Jean-Bedel Bokassa peut enfin croire qu’il a touché le sommet de sa vie. L’ascension aura duré douze ans. Le 1er janvier 1966, moins de deux ans après être rentré au pays, le colonel Jean-Bedel Bokassa renverse David Dacko, premier président de la République centrafricaine, et s’empare du pouvoir. De tous les pouvoirs. En 1972, il s’établit  « président à vie » de la Centrafrique. Deux ans plus tard, il est promu maréchal. Le 4 décembre 1976 enfin, à l’issue d’un congrès extraordinaire du Mouvement pour l’évolution sociale en Afrique noire (MESAN), le parti unique auquel tous les Centrafricains âgés de plus de 18 ans sont contraints d’adhérer, l’empire est officiellement proclamé. Un an plus tard, Bokassa Ier est sacré.

 

Plus de 7 milliards de francs CFA

 

Le montant de la facture du sacre de Jean Bedel Bokassa? entendez 7 milliards de F CFA de l’époque (près de 140 millions de francs français), soit le cinquième du budget annuel de l’empire. Un empire qui, en 1976, accusait un déficit de près de 2 milliards de F CFA. Un empire dont les sujets manquaient de tout. Interrogé par Alain Duhamel et Jean-Pierre Elkabbach, deux journalistes français venus l’interviewer à la veille du sacre, Bokassa avait répondu : « On ne peut pas créer une grande histoire sans sacrifices. » Des sacrifices, les Centrafricains en consentirent donc : taxes, nouveaux impôts, dons obligatoires… Bien sûr, leur « générosité » ne devait rien à leur passion pour le dictateur !

 

« ON NE PEUT PAS CRÉER UNE GRANDE HISTOIRE SANS SACRIFICES. » DIXIT JEAN-BEDEL BOKASSA

 

Le reste, c’est-à-dire l’essentiel, fut généreusement fourni par la France de Valéry Giscard d’Estaing, que Bokassa appelait son « cher parent » et qui finira par le lâcher. En septembre 1979, les troupes françaises débarquèrent à Bangui pour renverser « l’empereur », en visite officielle en Libye.

 

Reste que le ridicule de ce grand barnum du 4 décembre laisse dans la bouche un goût de cendre. Pourquoi, moins de vingt ans après la décolonisation, le chef de l’État français – et ceux des pays africains, d’ailleurs -, tout en se gardant d’honorer personnellement l’invitation, a-t-il laissé Bokassa donner de l’Afrique une image aussi pitoyable ?

 

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:38
RCA : Des diamants de conflit pénètrent les marchés internationaux via le Cameroun

 

 

 

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 2 DÉCEMBRE 2016

 

Le Processus de Kimberley doit réagir à la suite de la parution d’un nouveau rapport. Ledit rapport révèle que des lacunes dans les procédures de traçabilité du Cameroun créent des possibilités de contrebande. Les diamants centrafricains transitent par ce pays.

 

Le Cameroun permet à des diamants de conflit provenant de la Centrafrique de franchir ses frontières. Et par la suite de pénétrer la chaîne d’approvisionnement légale. C’est en raison de ses faibles contrôles, de la contrebande et de la corruption. Partenariat Afrique Canada l’affirme, dans un rapport publié aujourd’hui.

 

Le rapport est intitulé « Du conflit à l’illégalité : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun ». Il examine l’incapacité du Cameroun à mettre en œuvre le Processus de Kimberley. C’est le système international de certification des diamants destinés à mettre un frein au commerce des diamants de conflit.

 

Le rapport paraît à la veille de la visite d’examen au Cameroun du Processus de Kimberley. Celui-ci doit évaluer la mise en œuvre, par le pays, de contrôles internes régissant la production et le commerce des diamants.

 

Les exportations de diamants depuis la République centrafricaine ont été frappées d’un embargo international. Ce, après qu’un coup d’État eut déclenché une guerre civile en 2013. Plus tôt cette année, le Processus de Kimberley a levé partiellement l’embargo dans des zones qu’il jugeait conformes et libres de conflit. Pourtant, Partenariat Afrique Canada a constaté que le commerce illicite des diamants de conflit se poursuit encore aujourd’hui.

 

« Bien que le tollé international soulevé par le financement de la guerre au moyen des +diamants du sang+ en Centrafrique ait entraîné l’adoption de mesures pour arrêter le commerce, on n’a pas porté la même attention aux voisins de la RCA. Notre examen montre la réalité sur le terrain et la façon dont les diamants de conflit provenant de la RCA ont conservé des points d’entrée sur les marchés internationaux par l’entremise du Cameroun », a dit Joanne Lebert, directrice générale de Partenariat Afrique Canada.

 

En entrevue, des mineurs, des négociants et des exportateurs ont décrit en détail la contrebande des diamants de la République centrafricaine qui traversent la frontière de 900 km que ce pays partage avec le Cameroun; la corruption parmi les fonctionnaires chargés de vérifier l’origine des diamants; et les importantes expéditions de diamants de conflit sous embargo qui passent par les carrefours de transit du Cameroun sans être déclarées.

Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:28

 

                                                                                                        

 

Dans son discours d'investiture, le Président élu avec une écrasante majorité a érigé la rupture en mode de travail. Cette notion de rupture conçu comme un nouveau concept par les centrafricains se définit comme une cassure, une fin annoncée de gestion traditionnelle d'avec les régimes précédents. Après trois trimestres de tâtonnements et d'initiatives infructueuses, le pouvoir central de Bangui campe sur sa stratégie et mode de travail et ne veut faire un revirement par crainte d'acter un constat d'échec. Ce tâtonnement n'est pas l'échec d'un homme mais d'une politique.

 

Logiquement, après la réussite de la table ronde de Bruxelles, le renouvellement du gouvernement avec un nouveau premier ministre s'impose. Un nouveau dispositif avec une nouvelle politique pour gérer l'après Bruxelles. Il s'avère ainsi normal que tous les partis politiques qui ont contribué à la préparation et à la négociation de Bruxelles doivent également être impliqués dans la mise à disposition et la gestion de la manne financière. La Centrafrique étant le pays de tous les paradoxes, on assiste à une incompréhension voire une confusion totale relative aux décrets portant nomination ou confirmation du personnel de quelques ministères (finances, communication et éducation ) alors qu'un nouveau gouvernement est imminent.

 

Est-ce une manière de renouveler sa confiance aux chefs de ces trois départements ministériels ? Si tel n'est pas le cas, comment les nouveaux ministres apprécieront l'harmonie du travail avec une équipe qu'ils n'ont pas contribué au choix ? N'est-ce pas les embryons d'une autre crise qui s'ajoutera à celle déjà existante ? A l'occasion de la fête du 1er décembre, le Président de la République dans son adresse à la nation a confirmé comme il l'a fait précédemment sur les ondes de RFI son intention d'opter pour le désarmement négocié avec les groupes armés. Nous sommes tentés d'adhérer à cette stratégie mais nous sommes très dubitatifs.

 

N'oublions pas qu'il existe de façon non exhaustive quatorze groupes armés recensés et lourdement outillés disséminés sur l'ensemble du territoire national. Le Président de la République pense pouvoir négocier et trouver un compromis avec ces différents groupes armés ? Aura-t-il les moyens nécessaires pour mettre autour d'une même table des groupes armés avec des intérêts et ambitions différents ? D'ailleurs, il faut rappeler que les groupes armés ne s'accordent pas entre eux à l'instar des derniers affrontements sanglants de Bria. La conquête géopolitique de la ville de Bria n'est pas le fruit du hasard. Cette zone étant diamantifère, la paternité et l'appropriation sont devenus des objectifs. Et c'est dans ce climat d'affaires de diamants que le Président de la République va proposer un consensus ou un compromis ?

 

Le DDRR étant un processus, il doit prendre en compte l'évolution du terrain et les paramètres liés au processus. Ainsi, le chef de l'Etat doit adapter, actualiser et mettre en phase sa politique, sa stratégie par rapport aux données réelles. Pour votre gouverne, le désarmement négocié suppose des rencontres, des négociations, des propositions. En outre, on ne peut pas résoudre un problème sans en connaître les causes d'où la nécessité de savoir pourquoi ils ont pris les armes pour finir sur la satisfaction des revendications politiques. Ne perdons pas de vue que certains groupes armés sont capricieux, récalcitrants, indélicats, non structurés, non hiérarchisés et se plaisent dans des actes incontrôlés.

 

Est-ce utile de négocier dans ces circonstances ? Face à la dégradation spectaculaire de la situation sécuritaire dans les arrières pays, n'êtes-vous pas tenter de changer de stratégie ? Entendez-vous toujours maintenir le désarmement négocié ? À quel rythme ? Car les centrafricains n'arrêtent pas d'enterrer leurs morts. Vous fûtes premier ministre et vous avez déjà par le passé géré un processus identique, vous en savez assez pour ne pas commettre les mêmes erreurs. En terme de bilan sécuritaire, des avancées sont-elles enregistrées ? Il est vrai que Bangui est un peu calme certes, mais vous n'êtes pas seulement le Président des Banguissois ? Qu'en est-il des autres provinces ?

 

Concernant l'organisation du défilé du 1er décembre, nous vous adressons nos sincères félicitations et reconnaissances pour sa réussite car cette fête est le symbole de l'unité et de la cohésion nationale. En dehors des festivités de la fête de la proclamation de la République, nous avons un sentiment de stupéfaction mélangé avec de l'émotion. D'où sortent ces vaillants militaires bien habillés qui ont défilé ? L'opinion publique ne savait pas qu'on avait une armée aussi hiérarchisée et structurée ? Quel est le véritable problème des forces armées centrafricaines ? C'est un problème d'effectif ? de matériel ? En dehors de l'embargo, les forces armées centrafricaines n'ont pas le matériel minimum pour une armée ? En cas d'affirmative, pourquoi la sécurité du Président de la République est toujours assurée par des forces étrangères ?

 

Cela ébranle notre souveraineté. La logique veut que les forces étrangères viennent en appui à une force nationale. Pour finir et en guise de contribution, nous nous permettons de rappeler au chef de l'Etat qu'en politique la légitimité est fondamentale, vous avez été élu démocratiquement, vous devrez oser quitte à se faire des ennemis pour assurer la sécurité de votre peuple. Votre discours politique actuel est en déphasage total avec la réalité. Occupez-vous des vrais problèmes des centrafricains en commençant par la restauration de la sécurité sur l'ensemble du territoire national. L'imminent gouvernement doit changer de cap, de stratégie pour éviter l'agonie politique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                       

 

Paris le 3 décembre 2016

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.

LA POLITIQUE DE LA RUPTURE EST-ELLE EN PHASE AVEC LE QUOTIDIEN DES CENTRAFRICAINS ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
Centrafrique-Presse.com
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 17:05

 

 

 

QUI : John Ging, Directeur des opérations du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Bruno Lemarquis, Directeur adjoint de l'Unité de réponse aux crises du PNUD, Manuel Fontaine, Directeur régional de l'UNICEF, Richard Danziger, Directeur régional de l’OIM, Félix Loïteohin Yé, Représentant régional de l’UNESCO, Millicent Mutuli, Directrice régionale adjointe du HCR, Bob Kitchen, Directeur de l’unité de préparation et de réponse aux urgences de l’ONG International Rescue Committee (IRC).

 

QUOI : Visite en République centrafricaine des Directeurs des secours d’urgence du Comité permanent inter-organisations (IASC) et du Groupe des Nations Unies pour le développement pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre

 

QUAND : Du 4 au 6 décembre 2016

 

La délégation effectuera du 4 au 6 décembre une mission conjointe en République centrafricaine afin de faire le bilan de la crise humanitaire, de la réponse apportée à ce jour et d’appréhender les efforts de relèvement qui ont été entrepris. A Bangui comme à l’intérieur du pays, la délégation s’entretiendra avec les plus hautes autorités nationales et les partenaires opérationnels sur les voies et moyens afin d’apporter des réponses durables aux besoins des personnes affectées par la crise. Les discussions porteront également sur l’accès humanitaire et la protection des civils. Avec les autorités nationales en particulier, la délégation reviendra sur le suivi de la Conférence des bailleurs de la RCA qui s’est tenue à Bruxelles le 17 novembre dernier.

 

La RCA continue de faire face à des défis complexes et interdépendants, exigeant l’engagement et le soutien de la communauté internationale comme cela a été le cas depuis l’éclatement de la crise en décembre 2012. Plus de 2,3 millions de personnes - près de la moitié de la population - ont encore besoin d'une aide humanitaire. Plus de 800 000 Centrafricains sont déplacés dans leur propre pays ou réfugiés dans les pays voisins. La persistance de l'insécurité et l'insuffisance des infrastructures rendent difficile l'accès aux communautés touchées.

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter 


Yaye Nabo Séne, Cheffe, Information publique, OCHA, +236 70 08 75 65, seney@un.org 
Alpha Seydi Ba, Spécialiste de la communication, PNUD, +236 75 00 50 06, ba.alpha-seydi@undp.org



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Ms. Yaye Nabo SENE 
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR) 
Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene 
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

 

Visite en République centrafricaine des Directeurs des secours d’urgence du Comité permanent inter-organisations (IASC) et du Groupe des Nations Unies pour le développement pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 22:12
L'Eglise craint que la RDC sombre dans une situation incontrôlable

 

 


Kinshasa - AFP / 02 décembre 2016 21h43 - Les évêques catholiques de la République démocratique du Congo ont déclaré vendredi craindre que le pays ne sombre dans une situation incontrôlable en l'absence d'un compromis politique avant la fin du mandat du président Kabila le 20 décembre. 



L'heure est grave, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), prenant à témoin le peuple congolais et la communauté internationale en appelle à la responsabilité et à la bonne volonté politique des uns et des autres pour éviter à notre pays de sombrer dans une situation incontrôlable, a déclaré l'abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco lors d'une conférence de presse à Kinshasa.



L'appel des évêques intervient après plusieurs semaines de médiation entre le Rassemblement (coalition de la majeure partie de l'opposition) d'une part, et la majorité au pouvoir et une frange minoritaire de l'opposition ayant participé au dialogue national en septembre.



En octobre, les participants à ce forum ont convenu de renvoyer à une date indéterminée la présidentielle et les législatives qui auraient dû avoir lieu cette année, ainsi que du maintien au pouvoir de M. Kabila au delà du 20 décembre.



Nous avons pris acte de cet échec de la médiation de la Cenco, nous recommandons au président de la République, aux autres institutions ainsi qu'au facilitateur de l'Union africaine, l'ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo de poursuivre la mise en oeuvre de l'accord politique, a déclaré à la télévision publique Geneviève Inagosi, une porte-parole de la Majorité présidentielle (MP). 



Le Rassemblement rejette pour l'heure ce compromis, tout en affirmant être ouvert à la médiation des évêques pour une sortie pacifique de la crise.



Vendredi soir, ce regroupement politique a promis de donner incessamment sa position officielle aussi bien sur la déclaration des évêques que celle de la majorité.



Depuis des jours, le Rassemblement agite la menace des manifestations populaires le 19 décembre pour contraindre M. Kabila de quitter le pouvoir en cas d'échec de cette tentative de rapprochement menée par les évêques.



La Cenco estime que, autour d'une table (...) un compromis politique est encore possible si les parties prenantes s'y engagent et font preuve de bonne volonté, a encore dit l'abbé Nshole.



La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par la non-tenue de la présidentielle et des législatives.



M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l'État reste sourd aux exhortations de ses détracteurs qui le pressent de déclarer publiquement qu'il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle. 


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