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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:26
Centrafrique : 399,5 millions de dollars pour sauver 2,2 millions de vies

 

 

 

Bangui, le 13 janvier 2016 – Le Gouvernement centrafricain et l’Equipe humanitaire pays ont procédé le 13 janvier au lancement officiel du Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019. D’un montant de 399,5 millions de dollars américains, il ambitionne de répondre aux besoins vitaux de 2,2 millions de Centrafricains. Organisé autour de trois objectifs stratégiques, ce document de planification aspire à sauver davantage de vies, à renforcer la protection des populations affectées et à préserver la dignité humaine en rétablissant l’accès aux services sociaux de base et aux mécanismes de subsistance.

 

Le Plan de réponse humanitaire 2017 – 2019 arrive dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire, notamment au cours du deuxième semestre de l’année 2016, avec une multiplication des foyers de tension. Cette dégradation a généré de nouvelles urgences humanitaires et a exacerbé la vulnérabilité de plus de 70 000 nouveaux déplacés. «Elle défie nos efforts de protection, de planification et entrave sérieusement l’accès humanitaire » comme l’a souligné la ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baikoua.

 

«A cela s’ajoute une conjoncture internationale peu favorable pour le financement de l’action humanitaire en RCA. De nouvelles crises surgissent ailleurs dans le monde et retiennent l’attention des bailleurs du fait de leur acuité et de leurs effets sur les populations civiles » a fait remarquer le Docteur Michel N’da Konan Yao, Coordonnateur humanitaire par intérim.

 

Dans cette configuration, Virginie Baikoua et Michel Yao ont appelé les donateurs à s’engager davantage auprès de la RCA afin de consolider les acquis des années précédentes et répondre aux nouvelles urgences. En 2016, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 531,5 millions de dollars n’a été financé qu’à hauteur de 36,2% en décembre 2016. Un financement adéquat en 2017 permettra d’apporter une assistance alimentaire à 900 000 personnes. Dans toute crise humanitaire, la sécurité alimentaire occupe le premier poste de dépense. En 2017, 128,5 millions de dollars devront être dédiés à cette priorité.

 

Avec les autorités nationales, une campagne de plaidoyer est en cours pour mobiliser davantage les bailleurs autour de l’action humanitaire afin de faire en sorte que la RCA ne soit pas une crise oubliée ou négligée et que le financement soit à la hauteur des besoins. Dans cette dynamique, une véritable synergie a été développée entre le Plan de réponse humanitaire et la Stratégie de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA). L’objectif commun est de de renforcer la capacité de résistance aux chocs et l’autonomie des communautés afin des passer progressivement de l’humanitaire au redressement.

 

Présidé par le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr. Michel N'da Konan Yao, et le ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga Anyanga, les représentants du Gouvernement, du Corps diplomatique, les représentants de l’Equipe humanitaire pays, les ONG nationales et internationales ainsi que les média ont participé au lancement.



 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int
 

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Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:24
Honneurs funèbres aux deux militaires marocains tués en Centrafrique

 

 

https://www.medias24.com vendredi 13 janvier 2017 à 18 h 04

 

Sur instructions royales, les honneurs militaires funèbres ont été rendus, vendredi 13 janvier à Khemisset et à Agadir, respectivement au Lieutenant Hicham El Aouzi et au Caporal-chef Mohamed El Azzabi, du contingent des Forces armées royales de la Minusca, décédés le 3 janvier alors qu'ils étaient en mission d’escorte d’un convoi logistique de l’ONU.


La dépouille du Lieutenant Hicham El Aouzi a été inhumée au Cimetière Sidi Ghrib, à Khemisset, alors que la dépouille du Caporal-chef Mohamed El Azzabi a été inhumée au Cimetière Tillila, à Agadir. Les funérailles des deux militaires décédés se sont déroulées en présence de leurs familles et de personnalités civiles et militaires.



Les deux militaires appartenant au contingent des FAR de la Mnusca ont été tués dans une attaque armée près de la ville de Bria, au nord-est de Bangui en Centrafrique.



L'attaque, qui a fait également un blessé parmi les militaires marocains, a été perpétrée par un groupe armé non identifié contre une patrouille du contingent des FAR de la Minusca.

 

(Avec MAP)

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Centrafrique-Presse.com
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Menaces d’affrontement entre Anti-Balaka et le mouvement 3R dans le Nord

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 JANVIER 2017

 

BOCARANGA, 13 Janvier 2017(RJDH) — Des regroupements de mouvements Anti-Balaka et 3R sont signalés ces derniers temps dans le Nord de la RCA. De sources concordantes les menaces d’affrontement entre ces deux groupes armés sont plus en plus réelles.

 

Le commandant des Anti-Balaka de la région reconnait avoir procédé au regroupement des éléments. Pour lui, cette décision est prise suite aux informations qui font état d’éventuelle attaque de 3R « nous avons des informations qui indiquent que le mouvement 3R se prépare pour attaquer notre position. Nous savons que le mouvement a reçu des renforts. C’est pour cela que nous avons ordonné le regroupement des éléments pour que nous soyons prêt afin de faire face à toute éventualité » confie –il au RJDH.

 

Le porte-parole du mouvement 3R accuse les Anti-Balaka de préparer une attaque. Selon lui, la ville de Koui où se trouve 3R est entourée par les éléments Anti-Balaka, « nous avons reçu des informations sur le regroupement des Anti-Balaka de la région du Nord. Ils ont encerclé la ville de Koui. Il ya de réelles menaces d’affrontement au moment où je vous parle. Nous, c’est le DDRR que nous attendons mais s’ils nous attaquent, on sera obligé de nous défendre », explique ce dernier.

 

En visite dans la région, mi-décembre, les députés de la région du Nord avaient exigé le retrait du groupe armé 3R de la ville de Koui. Un proche du général Sidiki a confié au RJDH qu’il est impossible que leur mouvement quitte la localité comme prévue, « si nous partons de Koui, c’est la catastrophe assurée. Dans ces conditions, le retrait n’est pas envisageable », précise cette source.

 

Malgré les rencontres que les députés du nord ont eues avec ces deux groupes armés, les menaces d’affrontement sont restées réelles. Le 05 janvier, soit trois semaines après le départ des élus de la nation, des combats ont opposé les deux mouvements à 20 Km de Bocaranga.

 

 

Centrafrique : La Minusca confirme la bastonnade collective des femmes à Kaga Bandoro

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PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 JANVIER 2017

 

Kaga Bandoro, 11 Janvier 2017 (RJDH) – Les femmes dont leurs maris et fils font partie des ex-Séléka, sont passées à tabac par le général Alkatim Mahamat, le 9 janvier 2017 à Kaga Bandoro. La Minusca dit avoir reçu des informations des violences perpétrées contre les femmes et des hommes dans cette ville et annonce mener des investigations.

 

Beaucoup des femmes dont les maris et enfants sont enrôlés dans la Coalition Séléka à Kaga Bandoro sont inquiètes et exigent de Alkatim du MPC des informations sur leurs proches envoyés au combat. Ces cris de détresse des femmes interviennent quelque mois après les violentes attaques de Ndometé et de Kaga Bandoro en 2016 des Séléka contre la population civile.

 

Des sources proches des victimes, le bastonnade est intervenu après l’audience qu’a accordée le général Alkhatim à ces femmes « le général Alkathim a accepté la demande d’audience des femmes, mais il n’a pas supporté le ton avec lequel ces femmes ont exprimé leur désarroi. C’est ainsi qu’il a ordonné à ses éléments de passer ces femmes aux fouets » a indiqué ces sources.

 

Le MPC du général Alkathim est cité dans plusieurs cas de violations des droits humains. Le RJDH a tenté sans succès de joindre ce dernier pour sa version des faits.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et les agences des Nations-Unis lancent la mise en œuvre du plan triennal de réponse humanitaire

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PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 13 JANVIER 2017

 

BANGUI, 13 Janvier 2017(RJDH)—La mise en œuvre du plan de réponse humanitaire 2017-2019 a été lancée ce jour par le gouvernement et les agences des Nations-Unies. Ce plan permettra d’apporter de l’aide à plus d’un million de Centrafricains en trois ans.

 

Ce plan triennal est financé à hauteur de 399,5 millions de dollars soit environs 219 725 000 FCFA. Il permettra d’atteindre 1.6 millions de personnes qui, selon les statistiques des agences du système des Nations-Unies, sont dans le besoin.

 

Ce plan triennal, selon Michel Yao représentant du Coordonnateur Humanitaire en Centrafrique, est basé sur trois piliers, « le premier pilier est de sauver des vies, le second respecter les droits fondamentaux et le troisième objectifs préserver la dignité humaine, ce dernier est un complément du plan de Relèvement du gouvernement Centrafricain » présente –t il avant de permettre la réévaluation semestrielle du plan.

 

La sécurité alimentaire est le gros lot du plan triennal de réponse humanitaire, « dans ce plan de réponse 2017, la sécurité alimentaire occupe le premier poste des dépenses avec 128.5 millions de dollars compte tenu de l’insécurité récurrente dans les zones agricoles qui ont sans nul doute affecté les récoltes et maintenir un niveau alarmant d’insécurité alimentaire » a expliqué le coordonnateur humanitaire.

 

Virginie Mbaikoua, ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale se félicite de ce plan Humanitaire qu’elle pense être proche de la réalité « ce travail d’équipe qui a permis la production d’un plan humanitaire proche de la réalité, pose un diagnostic objectif sur la situation humanitaire en Centrafrique », déclare-t-elle avant d’engager les deux parties dans la mobilisation des ressources, « nous devons sans relâche mobiliser les bailleurs afin que le plan de réponse soit financé dans des proportions qui nous permettent de continuer à sauver des vies ».

 

L’évaluation des besoins humanitaires est basée sur des évaluations menées entre Janvier 2015 et Aout 2016./

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:53

 

 

REPORTAGE

 

Par Maria Malagardis, Envoyée spéciale à Bamako Libération — 12 janvier 2017 à 19:36

 

Alors que s’ouvre ce vendredi au Mali la 27e réunion Afrique-France, des militants venus de tout le continent ont organisé un contre-événement pour dénoncer les amitiés du président français.

 

«La politique africaine de François Hollande ? Encore faudrait-il qu’il en ait une…» ironise Laurence Ndong, sous le préau d’un bâtiment rongé par la poussière rouge, pompeusement baptisé «pyramide de la jeunesse», dans le centre-ville de Bamako. La capitale du Mali accueille ce vendredi le président français ainsi qu’une trentaine de chefs d’Etat africains pour le 27e sommet Afrique-France. Une «réunion de famille», biennale ou triennale, instituée en 1973 à l’apogée de la «Françafrique», terme désignant les relations incestueuses entre la France et ses anciennes colonies.

 

En accédant au pouvoir, François Hollande, comme beaucoup de ses prédécesseurs, avait promis de tourner la page de cette Françafrique désormais officiellement honnie. Avant de se soumettre, à son tour, à une très incertaine realpolitik. Pour Hollande, la conversion s’est justement produite au Mali : lors de l’opération Serval, celle qui, en janvier 2013, a permis de stopper la progression des forces jihadistes venues du nord du pays, qu’elles occupaient alors depuis un an. La phrase est restée célèbre : le 2 février 2013, à Tombouctou à peine libéré, le président français déclare : «Je viens de vivre le moment le plus important de ma vie politique.»

 

Volte-face

 

Quatre ans plus tard, c’est donc à Bamako que François Hollande a tenu à organiser le dernier sommet de sa présidence, dans ce pays où il s’est révélé en chef de guerre, s’érigeant en sauveur du Mali puis, fin 2013, de la Centrafrique, d’où les forces françaises se sont finalement retirées en décembre. Mais la priorité accordée aux opérations militaires - celle au Mali, désormais étendue à tout le Sahel sous le nom d’opération Barkhane, comme celle en Centrafrique - a également généré beaucoup de frustrations.

 

«La défense est désormais le seul moteur de la politique africaine de la France, souvent au détriment de la démocratie. Au nom de la sécurité, Hollande soutient, implicitement ou explicitement, des régimes qui confisquent l’espoir, renforcent les inégalités sociales et font justement le terreau du terrorisme», accuse ainsi Laurence Ndong, de passage à Bamako. Car cette jeune femme énergique n’est pas malienne, mais gabonaise. Installée à Paris, elle s’est fait connaître ces derniers mois comme l’un des fers de lance de la contestation à la réélection controversée d’Ali Bongo en août au Gabon. Comme un grand nombre de ses compatriotes, elle ne comprend pas que la France ait d’abord semblé soutenir ceux qui réclamaient le recomptage des voix lors de ce scrutin, avant de faire volte-face et d’entériner fin octobre la réélection d’Ali Bongo. Mais l’élection gabonaise n’est qu’un exemple parmi les nombreux scrutins controversés qui ont ponctué l’année 2016 en Afrique.

 

Comme Laurence Ndong, ils sont un petit groupe de ressortissants africains à s’être rendus à Bamako dans l’espoir de faire entendre leur voix, en marge du sommet officiel. Réunis dans les bâtiments vétustes de la «pyramide de la jeunesse», ils organisaient cette semaine leur contre-sommet sous l’égide de la campagne «Tournons la page», qui vise à mobiliser les citoyens pour mettre un terme aux dictatures. Parmi eux, on trouve Nadjo Kaina, un jeune Tchadien qui vit toujours à N’Djamena et dénonce le soutien de Hollande au président Idriss Déby, au pouvoir depuis vingt-six ans. Au nom de la sécurité régionale et de la lutte contre le terrorisme, le Tchad, où se trouve le QG de l’opération Barkhane, est devenu un partenaire essentiel aux yeux du gouvernement Hollande. Et c’est à N’Djamena que le nouveau Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a effectué fin décembre sa première visite à l’étranger. Un soutien sans équivoque au régime en place. «Et qui passe par pertes et profits les élections truquées d’avril 2016, l’arrestation des leaders de la société civile, la disparition de militaires qui voulaient voter contre Déby», énumère Nadjo Kaina, qui décrit «une situation sociale explosive, malgré l’aide budgétaire de la France qui a permis à Déby de régler récemment les arriérés de salaires des fonctionnaires».

 

Au côté du jeune Tchadien, Welcome Nzaba Nodjitolom, venu du Congo-Brazzaville, ne digère pas le soutien inattendu de François Hollande au référendum imposé dans son pays. Celui qui a permis fin 2015 à l’inamovible Denis Sassou-Nguesso de modifier la Constitution pour se représenter à un troisième mandat. «Tout le monde sait qu’il a en réalité perdu les élections, mais qu’il a truqué grossièrement les résultats, avant de jeter en prison les leaders de l’opposition. Face à ces dérives, Hollande ne dit rien.»

 

Aura

 

Les trois militants ne sont, bien sûr, pas représentatifs de toutes les opinions africaines. Lors du sommet, il se trouvera certainement des voix pour faire l’éloge des succès militaires du président français. Mais même à Bamako, l’aura de François Hollande semble avoir pâli face à l’instabilité qui perdure dans le nord du pays et gangrène désormais le centre (lire ci-contre). «Une solution purement militaire est de toute façon une utopie», confie un élu du nord du Mali, relativisant lui aussi la «victoire» dont ce sommet aurait dû être l’incarnation.

 

Maria Malagardis Envoyée spéciale à Bamako

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 17:08
Centrafrique : Martin Ziguélé appelle à la restructuration de l’union sacrée proposée par son allié Touadéra
Centrafrique : Martin Ziguélé appelle à la restructuration de l’union sacrée proposée par son allié Touadéra
Centrafrique : Martin Ziguélé appelle à la restructuration de l’union sacrée proposée par son allié Touadéra

 

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 12 JANVIER 2017

 

BANGUI, 12 Janvier 2017(RJDH)—Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé dans une interview accordée au RJDH a appelé à la restructuration de l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera. Il a évoqué l’accord politique avec Touadera et promet donner la réponse de son parti à la demande de François Bozizé d’obtenir un dialogue politique inclusif. Position exprimée ce 10 janvier 2017 à Bangui.

 

Monsieur Martin Ziguélé bonjour !

 

MZ : bonjour !

 

RJDH : Comment vous appréciez aujourd’hui les neuf premiers mois au pouvoir de votre allié Touadera ?

 

MZ : Je vous remercie, je voudrais d’abord souhaiter une excellente année 2017 à tous nos compatriotes et ceux qui nous écoutent. Entre les deux tours de l’élection présidentielle qui a eu lieu en 2016, le MLPC sur décision unanime de son bureau politique a décidé de soutenir le candidat Faustin Archange Touadera. Nous avons signé l’accord politique le 6 mars pour le soutenir. Jusqu’à preuve du contraire, nous restons dans l’esprit et dans la lettre de l’accord politique. Nous avons tenu notre conclave le 17 et le 18 décembre 2016 et le MLPC a décidé de continuer dans cet accord politique.

 

Vous me demandez comment j’apprécie les performances du président Faustin Archange Touadera ces dix derniers mois. Je dois dire que personne n’ignorait les défis et l’immensité des problèmes auxquels notre pays faisait face après ces élections. Nous pensons que beaucoup de chose ont été faites dans le cadre de la normalisation politique, parce que nous pensons que des institutions ont été mises en place, le processus d’élection des représentants du peuple est allé jusqu’à son terme. Nous avons une Assemblée Nationale élue, un président de l’Assemblée, nous sommes en train de voter à l’Assemblée les textes pour mettre en place les institutions prévues par la constitution, parce que vous savez qu’un pays repose sur des institutions.

 

Sur le plan économique, il y a eu le sommet de Bruxelles qui a permis à notre pays de présenter et de défendre devant la communauté financière internationale un plan de consolidation et de relèvement de la paix en République Centrafricaine. Il y a eu succès sur le plan des annonces. Le plus important aujourd’hui, c’est la sécurité qui comporte deux volets : la RSS et la Sécurité. On aurait souhaité que les avancées soient rapides en matière de sécurité, mais la paix c’est comme la santé, lorsque vous l’avez perdue, le retour à la normale prend un certain temps. Mais nous au MLPC, nous pensons qu’aucune économie ne sera faite sur le plan de notre engagement pour que notre pays retrouve la paix.

 

Je le dis parce que sans la paix et la sécurité, tous les défis, toutes les promesses, tout ce que les hommes de bonne volonté peuvent vouloir faire pour ce pays ne pourra pas aboutir, c’est pourquoi notre contribution à la paix est essentielle et c’est pour cela que nous poussons la roue pour que la cause de la paix avance.

 

RJDH : Votre parti avait signé un accord politique avec Faustin Archange Touadera, comment le MLPC apprécie aujourd’hui la mise en œuvre de cet accord ?

 

MZ : Vous savez que dans un mariage, il y a toujours à un moment donné des ajustements à faire, pour se mettre d’accord sur la manière d’appréhender tel ou tel problème, soit telle ou telle solution. Mais nous sommes un parti mature, le MLPC existe depuis 1979, nous avons 37 ans d’existence et d’expérience de la vie et nous savons que ce n’est pas parce que quelqu’un est à la tête de l’Exécutif qu’il peut tout faire et nous avons pris tout à fait librement en âme et conscience de soutenir le candidat Faustin Archange Touadera qui est devenu le président de la République. Mais, nous savons que dans un accord politique tout ne peut pas être parfait, mais nous faisons de sorte que chaque fois que nous pensons qu’il y a des choses à discuter, à partager et à redresser, nous ne faisons pas l’économie de la démarche pour faire discuter et avancer les choses. La base du parti est fidèle à la direction du parti, puisque ce conclave-là m’a renouvelé sa confiance à l’unanimité, c’est-à-dire que les engagements et la prise de position du parti ne sont pas faits par Martin Ziguélé en tant qu’individu, mais c’est une démarche du MLPC.

 

La vie d’un pays c’est un long fleuve, il y a des moments où le pays est dans une situation tellement critique que vous devez faire abstraction d’un certain nombre de principe classique pour pousser à arriver à la paix. Le sacrifice que le MLPC fait, c’est de faire que cette alliance constitue peut-être un socle de stabilité, un point d’appui pour avancer sur le fond de la sécurité, sur le fond de la bonne gouvernance, de l’amélioration des conditions des Centrafricains et sur le fond de l’intérêt général parce que nous agissons en politique pour l’intérêt général.

 

RJDH : Vous semblez demander l’ajustement de l’accord politique que vous avez signé avec Touadéra ?

 

MZ : Ce n’est pas ce que j’ai dit. Je dis que la vie est un ajustement continu. Si hier vous avez fait beaucoup de dépense aujourd’hui vous tentez d’en faire moins, si aujourd’hui vous ne faites pas beaucoup de dépense, demain vous allez dire comment hier je n’ai pas fait beaucoup de dépense aujourd’hui je peux faire plus. Donc le MLPC est dans une alliance politique, elle est quelque chose de dynamique et il y a tous les jours de sujets de discussion et de débat. Mais en général, la direction politique du MLPC, le bureau politique, l’ensemble des structures de direction du parti ont répété le 17 et 18 décembre que nous restons dans l’alliance politique. Si nous avons de débat à faire, nous le ferons avec nos partenaires, il ne s’agit pas de discordance.

 

RJDH : Faustin Archange Touadera a demandé l’union sacrée et le désarmement négocié avec les groupes armés. Quelle lecture faites-vous au MLPC de cette vision ?

 

MZ : Le MLPC a toujours dit qu’une maison divisée coure à sa propre perte. Nous avons connu beaucoup de problèmes dans notre pays, nous avons connu une longue crise dont nous ne sommes pas d’ailleurs encore sortis et je pense que c’est une option de sagesse que de créer l’union la plus large possible des sensibilités politiques, des acteurs politiques, des forces vives de la nation pour que des sujets essentiels comme tenant à la sécurité du pays comme je disais tout à l’heure tant qu’il n’y a pas de sécurité il n’y a pas de pays, tel que le sujet sur le DDRR, la RSS, les sujets économiques parce que l’une des causes de l’instabilité politique c’est la misère grandissante et toujours grandissante de notre pays, de l’amélioration qualitative de la gouvernance dans notre pays là pour que chaque centrafricain voit l’amélioration de cette gouvernance dans son quotidien pour croire aux institutions et à l’Etat.

 

Donc ces différents chantiers sont des chantiers évident j’allais dire, cela tombe sous le bon sens. Je pense qu’autour de ces grands principes et chantiers, il doit y avoir un grand partage favorable d’opinion, c’est ce que j’appelle l’union sacrée. Mais il faut restructurer, il faut déterminer les objectifs, déterminer les mécanismes de fonctionnement et de prise de décision parce qu’en politique il faut toujours décider. Il faut le parfaire !

 

RJDH : Donc selon vous cette détermination manque dans l’union sacrée ?

 

MZ : Je n’ai pas dit que cette détermination manque, mais je dis qu’il faut restructurer davantage cette idée à l’exemple de la périodicité des réunions, des infrastructures qu’il faut mettre en place pour que la superstructure puisse fonctionner. C’est de cela qu’il s’agit mais je n’ai pas dit qu’il manque de détermination, je n’ai pas fait d’appréciation mais je parle d’organisation. Il faut restructurer cette union sacrée en respectant l’esprit et les volontés qui ont décidé de mettre en place cette union sacrée-là.

 

RJDH : Cette union sacrée doit naturellement partir de la majorité présidentielle à laquelle vous appartenez. Or la majorité présidentielle peine à s’organiser et à s’affirmer. Ne voyez-vous pas de l’incohérence dans l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera ?

 

MZ : Je ne pense pas que je suis le mieux placé pour répondre à cette question. Nous, nous avons signé un accord politique avec le candidat Faustin Archange Touadera, nous avons confirmé notre volonté de rester dans le cadre de cette alliance-là. Nous attendons que nos amis nous invitent à discuter du cadre, de la structure de l’organisation pour que nous puissions avancer.

 

RJDH : L’ancien président François Bozizé a demandé un dialogue politique inclusif dans un mémorandum le 24 novembre dernier. Le pouvoir de Bangui n’a pas clairement affiché sa position. Etes-vous pour ou contre le dialogue souhaité par François Bozizé?

 

MZ : J’ai reçu une correspondance du secrétaire général du KNK juste avant la fin de l’année constituée par déclaration sur le dialogue politique inclusif. J’ai saisi l’ensemble des membres du bureau politique avec ce document et nous avons programmé avec la réunion politique hebdomadaire pour en discuter. Parce que nous sommes un parti structuré, nous avons été saisis par un autre parti politique d’une question politique, il ne s’agit pas de donner une opinion personnelle en tant que Martin Ziguélé mais ce sera une opinion du MLPC et elle sera rendue publique et en ce moment-là vous serez informé.

 

RJDH : Monsieur Martin Ziguélé je vous remercie.

 

MZ. C’est Moi qui vous remercie!

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Le mouvement armé 3R accusé de renforcer ses dispositifs dans le nord

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 12 JANVIER 2017

 

BOCARANGA, 12 Janvier 2017(RJDH) –Le mouvement armé dirigé par le général Sidiki aurait reçu des renforts venus de certains pays limitrophes de la Centrafrique. L’accusation est portée par des sources proches des Anti-Balaka basés dans le Nord du pays.

 

Des sources non officielles contactées dans la région Nord de la République Centrafricaine, parlent d’arrivée massive de combattants armés dans la ville de Koui sous contrôle du général Sidiki. Il s’agirait selon les mêmes sources des renforts reçus par ce groupe armé accusé de commettre de graves exactions contre les civils dans la région.

 

Contacté par RJDH, le commandant des Anti-Balaka de la région du Nord confirme l’information, « nous avons appris que 3R a reçu des renforts venus de N’Gaoundéré et autres et qu’il se prépare à attaquer notre position pour contrôler l’Ouham-Pendé », confie-t-il. Les Anti-Balaka du nord disent se préparer pour faire face à toute éventualité « nous nous sommes préparés pour contrecarrer toute attaque venant des élément de 3R », fait-il savoir.

 

Bachir, porte-parole de 3R a rejeté ces accusations qui, selon lui relève de l’imaginaire « tout ce qui se dit contre nous est faux ». Il accuse plutôt les Anti-Balaka de préparer une attaque contre le mouvement 3R, « les différents groupes Anti-Balaka sont en train de se rassembler autour de Koui. Ils veulent nous attaquer c’est pour cela qu’ils cherchent des alibis » avance Bachir de 3R.

 

L’information sur d’éventuels renforts reçus par le mouvement armé 3R circule 6 jours après un affrontement entre ce mouvement et les Anti-Balaka du nord. Le 14 décembre dernier, les députés de la région, ont engagé des discussions avec ces deux groupes armés.

 

 

Centrafrique : Une aide d’urgence d’un million de dollars octroyée au PAM

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PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 12 JANVIER 2017

 

BANGUI, 12 janvier 2017(RJDH)—Un million de dollars américain soit 550 millions de Fcfa, est retiré de la réserve des fonds humanitaires pour soutenir le Programme Alimentaire Mondial en Centrafrique qui a annoncé fin décembre son incapacité de continuer la fourniture de vivres. L’annonce de l’octroi de ces fonds au PAM a été faite dans l’aperçu humanitaire publié le 04 janvier dernier par la coordination humanitaire.

 

La procédure du retrait de cet argent des fonds humanitaires, selon le document de Ocha est déclenchée par Fabrizio Hochschild, coordonnateur Humanitaire en Centrafrique. Cette décision, selon des sources humanitaires bien informées, est prise en réponse à l’alerte lancée par le PAM en décembre dernier « nous savons que le PAM a des difficultés pour continuer à soutenir les vulnérables dans le pays. Cet appui est une réponse à l’alerte du PAM », confie une de ces sources.

 

L’aperçu humanitaire de Ocha dont le RJDH a eu copie, indique que l’aide attribuée au PAM ne couvre que 10% des besoins actuels du PAM qui, selon des données officielles, a besoin de 21,5 millions de dollars pour faire face à la crise conjoncturelle actuelle.

 

En 2016 le PAM projetait d’apporter son aide à 700 000 personnes. Ce chiffre a dû être réduit à 400 000 par manque de ressources financière.

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:56
Où en est le projet de Cour pénale spéciale en Centrafrique?

 

Où en est le projet de Cour pénale spéciale en Centrafrique?

 

Par RFI Publié le 12-01-2017 Modifié le 12-01-2017 à 13:51

 

Dans son dernier rapport, Amnesty International déplore que l'impunité soit toujours de mise en Centrafrique. Des dizaines de personnes suspectées de crimes ces dernières années sont toujours libres, sans risque d'être inquiétées par la justice. Certains occupent même des postes officiels. Le système judiciaire centrafricain a été mis à terre il y a quatre ans et peine à se relever. Et en parallèle à ce grand chantier, il y a celui de la mise sur pied de la Cour pénale spéciale, tribunal mixte (national et international) chargé de juger les crimes les plus graves.

 

Le budget est bouclé pour les quatorze premiers mois de fonctionnement. Sept millions de dollars financés par les Etats-Unis, l'ONU, la France ou l'Union européenne notamment, quatorze premiers mois au cours desquels n'auront lieu que les enquêtes criminelles. Des enquêtes conduites par des juges d'instruction et des officiers de police judiciaire.

 

Le processus de recrutement des magistrats centrafricains est en cours. Le dépôt des candidatures est clos depuis lundi 9 janvier et le ministère de la justice a 45 jours pour choisir parmi les dizaines reçues. Ce qui nous amène fin février.

 

Pour ce qui est des magistrats étrangers, c'est à New York que cela se décide.

 

De bonne source par ailleurs, deux candidats ont été retenus pour le poste de procureur spécial : un magistrat sénégalais et un autre originaire de RDC.

 

Concernant le processus de recrutement des officiers de police judiciaires, il devrait commencer prochainement.

 

Une « première étape »

 

La Cour Pénale spéciale sera installée dans l'actuel tribunal de grande instance de Bangui. Du coup, un nouveau bâtiment est actuellement en construction pour accueillir le futur TGI. Pour Erica Bussey, conseillère juridique à Amnesty International, la mise sur pied de la CPS est un préalable crucial au redémarrage de la justice en Centrafrique : « C’est un début. C’est la première étape pour vraiment rétablir les tribunaux en RCA. On va voir ce qui se passe. C’est aussi peut-être important de regarder en RDC où ils ont des audiences foraines dans les régions éloignées. »

 

Compte-tenu de l'avancement du projet, un début des travaux de la cour est envisageable cette année, soit deux ans après sa création sur le papier. Normalement la mise en place d'un Tribunal spécial prend des années, celle du Tribunal spécial pour la Sierra Leone a pris 8 ans. « La Centrafrique, c'est la Cour pénale spéciale qui va le plus vite », commente une source proche du dossier à Bangui.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 22:46

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 11 janvier 2017 – La MINUSCA reste ferme face aux groupes armés et sur ses engagements en Centrafrique en dépit de la mort de trois de ses soldats dans l’exercice de leur mission, a déclaré le porte-parole Vladimir Monteiro, mercredi à Bangui. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, Monteiro a indiqué que les attaques lâches de la semaine dernière ne feront pas plier les casques bleus en vue de la stabilité et la paix dans le pays.

 

Sur ces événements et sur la sécurité, le porte-parole de la Force, Lieutenant-Colonel, Clément Cimana, a souligné que tout est mis en œuvre pour identifier les auteurs des attaques afin de répondre de leurs actes. Il a également annoncé des mesures prises pour renforcer la sécurité des populations dans les secteurs Ouest et Centre. « Dans l’Ouest, la transhumance et ses enjeux continuent d’impacter la situation, notamment à Bocaranga, Koui, Ndim, Niem Besson, Paoua, Gouze, Kabo et Batangafo. Pour y répondre, la Force a décidé de se rendre plus mobile et d’intensifier ses patrouilles. Au Centre, elle prononce son effort dans le triangle Bakala-Ippy-Bambari pour éviter que les combats ne se produisent à Bambari », a précisé Cimana.

 

Sur la situation des droits de l’homme, Monteiro a indiqué qu’un total de 31 incidents de violations et abus de droits de l’homme ayant affecté 39 victimes, ont été surveillés, vérifiés et documentés par la MINUSCA dans le pays entre le 4 et le 10 janvier 2017. Les responsables seraient des groupes armés et certains éléments des forces de défense et de sécurité nationales. « Ces chiffres n’incluent pas les nombreuses violations du droit international humanitaire qui auraient été commises par l’UPC et la coalition FPRC/RPRC/anti-Balaka dans les préfectures de la Ouaka et de Basse-Kotto. Il y aurait eu entre 58 et 89 meurtres dans la Ouaka et au moins 48 meurtres en Basse-Kotto », a souligné Monteiro.

 

Le porte-parole a également annoncé les efforts de la MINUSCA pour la protection des enfants, en partenariat avec d’autres acteurs, avec une prochaine campagne de sensibilisation sur le recrutement des enfants par les groupes armés. « Les violations contre les enfants y compris leur recrutement et utilisation dans un conflit sont des manquements aux lois nationales et internationales, et les auteurs de ces actes s’exposent à des poursuites et à des sanctions devants les tribunaux nationaux ou internationaux », a lancé Monteiro à l’endroit des groupes armés.

 

Vladimir Monteiro est également revenu sur des « articles inexacts et mal intentionnés » véhiculés par certains médias centrafricains mettant en cause l’impartialité et le professionnalisme des casques bleus, notamment des soldats bangladais et rwandais. « La MINUSCA travaille en toute impartialité et il n’y a jamais eu de collusion avec aucun groupe armé », a lancé le porte-parole, tout en réitérant la volonté de la Mission de continuer à travailler avec la presse centrafricaine, notamment l’accès aux informations sur la mise en œuvre de son mandat.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Lieutenant Salifou Konseiga, a indiqué que la Police de la MINUSCA a assuré au cours de la semaine, l’escorte et la protection de hautes personnalités, les patrouilles motorisées et pédestres, les gardes statiques au niveau des points sensibles et des institutions étatiques, ainsi que les opérations de lutte contre la délinquance. Le Lieutenant Konseiga a également fait part de la tenue « d’importantes rencontres au plus haut niveau, entre les autorités centrafricaines en charge de la sécurité, la MINUSCA et les partenaires dont le PNUD, au sujet du recrutement et de la formation en 2017, des 500 policiers et gendarmes centrafricains ».

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LA MINUSCA RESTE FERME SUR SES ENGAGEMENTS MALGRE LES ATTAQUES CONTRE LES CASQUES BLUES
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 22:19
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le président Touadera invité en Angola après le passage des leaders de groupes armés hostiles au DDRR

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 11 JANVIER 2017

 

BANGUI, 11 Janvier 2017 (RJDH)—Le président centrafricain s’est rendu ce matin à Luanda, capitale de l’Angola pour s’imprégner des résultats des discussions que le gouvernement angolais a engagées avec les groupes armés sur le DDRR. L’information a été confiée au RJDH par des sources concordantes.

 

Faustin Archange Touadera s’est rendu en Angola, selon des sources diplomatiques, à l’invitation de son homologue Edouardo Dos Santos. Ce déplacement, selon les mêmes sources, s’inscrit dans le cadre des discussions avec les groupes armés hostiles au DDRR, discussions chapotées par le président angolais.

 

Un membre du gouvernement qui a requis l’anonymat a confié que le chef de l’Etat a fait le déplacement pour s’imprégner des résultats des discussions que l’Angola a eues avec les groupes armés « vous êtes sans savoir que depuis quelques semaines, certains leaders de groupes armés sont reçus dans la capitale angolaise pour parler du DDRR sinon du format. Il est normal que le président de la République aille voir son homologue pour avoir une idée sur les résultats » nous laisse savoir ce ministre.

 

Le président de la République, selon de sources proches du protocole d’Etat, doit faire un aller-retour. De manières officielle, la présidence de la République n’a pas communiqué sur ce déplacement ni les rencontres que les groupes armés ont eues entre le 23 au 29 décembre 2016 avec le président angolais sur le DDRR.

 

 

Centrafrique : Le ministère des Affaires sociales fait le bilan à mi-parcours du retour des déplacés du site de l’aéroport

 

PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 11 JANVIER 2017

 

BANGUI, 11 janvier 2016(RJDH)—Le ministère des Affaires Sociales a fait le bilan à mi-parcours du des opérations du retour des déplacés de l’aéroport Bangui Mpoko. Un rapport publié à cet effet indique que la moitié d’occupant du plus important camp de déplacés de la RCA, est rentrée après trois semaines d’opération.

 

8 zones sur les 13 que compte le site de l’aéroport ont été vidées, selon le rapport des Affaires Sociales dont le RJDH a eu copie. Ces 8 zones correspondent à 14.189 personnes soit 4173 ménages qui, d’après le texte, ont quitté le site.

 

Le rapport fait état de quelques irrégularités dans les opérations. Les litiges dont fait état le rapport, concerne les zones 7, 4, 5 et 6 tandis qu’elles se sont déroulées sans incident dans les zones 1, 2, 10 et 11. Le ministère des Affaires Sociales annonce que ces litiges sont en cours de traitement sans donner plus de détails.

 

De sources autorisées, ces irrégularités sont liées aux mesures d’accompagnement que doivent bénéficier les ménages avant de quitter le site. Certains déplacés affirment n’avoir pas reçu la totalité des sommes fixées et d’autres auraient vu leur nom ôté de la liste.

 

Un cadre du ministère des Affaires Sociales a confié au RJDH que les opérations avancent à grand pas « en moyenne 174 ménages soit 591 personnes quittent le site chaque jours. En 24 jours, nous avons fait beaucoup de succès. Les opérations avancent à merveilles et d’ici là, on va libérer le site » a-t-il expliqué.

 

Les opérations de retour des déplacés à domicile des déplacés de l’aéroport, initiées par le gouvernement, sont engagées depuis le 16 décembre 2016. Au lancement de ces opérations, le site comptait environ 28.710 personnes pour 8501 ménages. Environ 10 milliards de F cfa sont alloués par le Fond Monétaire International pour accompagner le programme du retour des déplacés à travers le pays.

 

 

Centrafrique : La jeunesse de Kaga-Bandoro pose la présence des autorités comme préalable à la restauration de l’autorité de l’Etat

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 11 JANVIER 2017

 

BANGUI, 11 Janvier 2017(RJDH)—Le président de la jeunesse de Kaga Bandoro Wilfried Zoumalet considère l’absence des autorités comme un obstacle à la restauration de l’autorité de l’Etat. Il appelle le gouvernement à mettre l’accent sur le redéploiement de ses agents afin de poser les bases de l’autorité de l’Etat.

 

Le représentant des jeunes de Kaga Bandoro dit regretter l’absence des autorités « nous comprenons que nos autorités sont absentes de la région à cause de l’insécurité. Je regrette cela malgré tout » a déclaré Wilfried Zoumalet.

 

L’absence des autorités, selon le président des jeunes de Kaga Bandoro ne joue pas en faveur de la restauration de l’autorité de l’Etat « l’absence des autorités dans la région ne peut favoriser la restauration de l’Etat. Si les autorités sont dans la ville, l’Etat aura son mot à dire sur ce qui se passe mais, nous sommes abandonnés aux groupes armés » déplore t-il.

 

Wilfried Zoumalet a confié que plusieurs actions en faveur de la stabilité sont fragilisées par les groupes armés qui continuent de commettre des exactions « la jeunesse de Kaga-Bandoro avait initié en partenariat avec le bureau de la Minusca et l’UNFPA, des activités allant dans le cadre de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Mais nous avons des groupes armés qui souvent, fragilisent ces actions par leurs exactions dans certaines zones, ce qui freine la bonne marche de toutes ces activités de cohésion. Notre souci c’est que le gouvernement renforce davantage les mesures sécuritaires dans la Nana-Gribizi » lance ce leader.

 

La Nana Gribizi est contrôlée des années par le MPC et le FPRC deux tendances de l’ex-Séléka accusées d’exactions graves dans la région. Plusieurs autorités administratives et politiques ont dû quitter la ville à cause de l’insécurité. Plusieurs tentatives de redéploiement n’ont pas marché depuis la transition de Catherine Samba-Panza.

 

 

Centrafrique : Présence d’éléments de l’UPC signalée dans la sous-préfecture de Bakouma

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 11 JANVIER 2017

 

BAKOUMA, 11 Janvier 2017 (RJDH)—La présence des hommes armés identifiés comme combattants de l’UPC est signalée dans la préfecture de Bakouma dans l’Est du pays. L’information est confirmée par plusieurs sources indépendantes jointes dans la région par le RJDH.

 

Ces combattants se seraient installés dans le village Ngolo, situé à quelques kilomètres de Bakouma. Une source jointe à Bakouma a indiqué que plusieurs groupes de ces hommes armés ont traversé la ville depuis quelques temps pour des raisons inconnues « plusieurs hommes armés en provenance de Kembé, de la commune d’élevage de Pombolo, de la sous-préfecture et de Ouango-Bangassou ont créé une base à Ngolo. Nous ne savons pas pourquoi ils se sont rendus dans ce village » fait-elle savoir.

 

Cette présence, selon les informations du RJDH, perturbe la population qui craint des exactions « la population du village et de toute la sous préfecture de Bakouma est paniquée depuis que la présence de ces hommes est signalée. Les gens craignent qu’ils commettent des exactions sur les civils » a expliqué une autorité locale contactée par le RJDH.

 

Le commandant de l’UPC n’a pas été joignable pour se prononcer sur cette information. Toutefois, la région de la Ouaka, de la basse Kotto et une partie du Mbomou sont sous contrôle de l’UPC depuis deux ans aujourd’hui.

 

Bakouma est la ville de la République Centrafricaine où d’importants gisements d’uranium sont confirmés.

 

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 22:11
Amnistie dénonce l'impunité en Centrafrique

 

 

 

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud11/01/2017 7:30 (The Associated Press) — La République centrafricaine souffre d’un manque de justice si criant que certaines victimes doivent côtoyer leurs agresseurs quotidiennement, a dénoncé mercredi Amnesty international, tout en demandant à la communauté internationale de lutter contre «l’impunité d’une ampleur stupéfiante» qui prévaut au pays.

 

Un rapport dévoilé par l’organisation londonienne affirme que des années de violences entre chrétiens et musulmans ont dévasté un pays déjà grandement appauvri. Des centaines de prisonniers se sont évadés et plusieurs individus accusés des pires crimes n’ont jamais été inquiétés par la justice. Seulement huit des 35 prisons du pays sont fonctionnelles, et les tribunaux sont rares à l’extérieur de la capitale, Bangui.

 

Des milliers de victimes de viols ou de crimes de guerre «attendent toujours qu’on leur fasse justice», a dit une porte-parole d’Amnistie, Ilaria Allegrozzi.

 

On ne retrouve parmi les 384 personnes arrêtées par des Casques bleus ou les forces centrafricaines entre septembre 2014 et octobre 2015 qu’une «poignée d’individus bien connus et soupçonnés d’avoir commis les pires crimes», prévient le rapport.

 

Amnistie demande à la communauté internationale d’aider à reconstruire le système judiciaire du pays et de mettre sur pied un tribunal spécial. Une conférence des donateurs qui a eu lieu en novembre, à Bruxelles, a été informée que ces deux objectifs coûteront 105 millions $ US sur cinq ans.

 

La violence se poursuit en République centrafricaine, qui est le théâtre d’affrontements sectaires depuis 2013. Des élections démocratiques ont eu lieu l’an dernier, mais plusieurs secteurs du pays échappent toujours au contrôle du gouvernement.

 

Le rapport d’Amnesty est tiré d’entrevues avec des dizaines de personnes.

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 22:10
Le président TOUADERA déjeune avec la presse
Le président TOUADERA déjeune avec la presse
Le président TOUADERA déjeune avec la presse

 

 

Le Président Touadera a déjeuné avec une soixantaine de journalistes de la presse publique, privée et internationale. Cette occasion a permis aux professionnels des médias de faire part de leurs préoccupations au numéro un centrafricain. Le Président a répondu aux questions d'une dizaine de journalistes et était prêt à aller au delà.

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes et Directeurs de Publication,Je suis ravi de vous rencontrer ce jour dans le cadre de cette première rencontre convoquée à mon l’initiative. J’ai cru bon de vous recevoir aujourd’hui en raison du rôle combien important que la presse joue dans la stabilité et le développement économique et social de notre pays.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Comme vous le savez tous, notre pays a connu des moments les plus sombres de son histoire.

 

Il a connu des actes de violence de tout genre, de torture, des pillages, des destructions de biens publics et privés, d’importants mouvements de populations.

 

Nous avons reculé au moment où les autres pays de la sous région, de la région d’Afrique et du monde avançaient.

 

Mais, le peuple centrafricain dans son ensemble s’est levé pour dire non à l’anarchie et se prononcer en faveur d’un retour à la démocratie et l’État de droit à travers les élections libres, démocratiques et transparentes qui m’ont porté à la magistrature suprême de l’État.

 

Depuis lors, je me suis attelé avec le gouvernement à remettre le pays sur la voie de la stabilité et du développement pour le bien de l’ensemble des populations centrafricaines.

 

Et, je pense que la presse a un rôle important à jouer dans cette étape décisive.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Je tiens à renouveler, devant vous, mon attachement à la liberté de la presse et aux valeurs démocratiques chères à notre pays.

 

Pour réussir le défi de reconstruction de la République Centrafricaine nous avons besoin d’une presse objective, capable de véhiculer des messages de paix, de développement et de cohésion sociale.

 

Je sais qu’une bonne partie d’entre vous accomplit le travail de journaliste avec rigueur et professionnalisme.

 

Il faut, cependant, faire attention aux dérives qui menacent votre profession et qui peuvent constituer des obstacles non seulement à la liberté de la presse mais aussi au retour à la stabilité du pays et à la cohésion entre les communautés.

 

La rumeur comme source d’information, la diffamation, les injures, la confusion entre vie privée et affaires publiques, la calomnie, la délation, le mensonge sont autant de maux qui ternissent l’image de presse et qui alimentent la division, la haine et qui incitent à la violence.

 

Je crois à la divergence des idées et à la liberté d’expression.

 

En même temps, je suis opposé aux contre vérités et à tout ce qui ternit l’image du pays.

 

J’exhorte notre à projeter une bonne image de notre pays à travers des articles et parutions qui :

 

- consolident la paix et la stabilité ;
- encouragent le développement ;
- respectent la vie privée des citoyens quels qu’ils soient ;
- éduquent et qui instruisent les populations ;
- valorisent l’image de notre pays ;
- préservent la cohésion sociale.

 

• Mesdames et Messieurs,

 

Je suis conscient des difficultés que vous rencontrez dans l’exercice de votre profession :
- Le problème des locaux pouvant abriter votre organisation ;
- Le manque d’aide financière sous forme de subvention ;
- Les questions d’accès aux sources d’informations ;

 

J’ai instruit le gouvernement pour chercher des solutions durables à tous ces problèmes.

 

Je compte sur notre presse pour qu’elle soit un véritable acteur de développement au titre de la nouvelle année qui commence.

 

Pour finir je vous souhaite une bonne et heureuse année 2017.


Je vous remercie.

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