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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:46
 Présidentielles centrafricaines : Première candidature féminine

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-07-29 03:47:13 Les élections présidentielles centrafricaines d’octobre prochain ont enregistré mardi leur première candidature féminine, celle de la prophétesse Valentine Modamet, présidente de l’organisation chrétienne «Les Parvis».


Mme Modamet a officiellement annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, à l'occasion d'un point de presse au siège de l'Organisation des Femmes centrafricaines (OFCA), mardi à Bangui.


"Il me parait opportun de ne plus seulement parler sans être écouter mais de me lever et de chercher, comme Néhémie, la solution à ce pays par les voies de l'Eternel", a déclaré Mme Modamet.


"Allons-nous rester impuissantes face à l'entêtement et à l'intolérance des hommes qui nous conduisent dans le chaos sans rien faire?" a-t-elle interrogé.

"C'est au regard de tout ceci et en réponse à ma prière devant Dieu pour cette nation que je décide d'être candidate aux élections présidentielles", a-t-elle déclaré.

Valentine Modamet compte diriger la République centrafricaine, "suivant les versets bibliques, afin de chasser les démons, les esprits malins qui manipulent les autorités, les poussent à désobéir à la volonté de Dieu et leur inspirent des sentiments cruels contre le peuple", a-t-elle déclaré.


A la tête de l'organisation chrétienne «Les Parvis », la prophétesse Modamet parcourt le monde, prophétisant, comme une voyante, sur l'avenir de certaines personnalités.

Plus de trente personnes, dont Valentine Modamet, ont déjà officiellement annoncé leur candidature à l'élection présidentielle centrafricaine.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829896#sthash.OW4zBpeU.dpuf

 

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Centrafrique-Presse.com
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 11:43

 

 

 

29/07/15 (AFP)

 

Deux casques bleus de la Minusca ont été "grièvement blessés" dans un accrochage avec des hommes armés dans l'ouest de la Centrafrique, près de la frontière camerounaise, a-t-on appris mercredi auprès de la gendarmerie locale.

 

"Deux soldats onusiens du Bangladesh escortant des véhicules en direction de la frontière avec le Cameroun ont été grièvement blessés lundi dans des heurts survenus à Béloko entre eux et des hommes armés non identifiés", a déclaré un officier de la gendarmerie, sous couvert d'anonymat.

 

"On ignore dans quelles circonstances exactes ces heurts ont éclaté. Selon certains témoins, il s'agissait d'un groupe d'individus armés (...) qui ont ouvert le feu sur les soldats onusiens, entrainant la riposte de ces derniers", a-t-il poursuivi.

 

Selon une source proche des forces internationales, "les deux blessés ont été transférés à Bangui par hélicoptère où ils sont soignés".

 

Par ailleurs, "des éléments camerounais de la force onusienne ont été déployés dans la zone pour sécuriser les véhicules en partance de Bangui pour la frontière camerounaise", a ajouté cette source.

 

Les camionneurs centrafricains et camerounais desservant le corridor Bangui-Garoua-Boulaï (Cameroun) avaient arrêté le trafic la semaine dernière pour protester contre les exactions des groupes armés malgré les escortes fournies par le contingent onusien.

 

Le trafic avait finalement repris le week-end dernier après des discussions avec les autorités.

 

Principale voie terrestre reliant Bangui au port camerounais de Douala, la route Bangui-Garoua-Boulaï est essentielle pour les importations de la Centrafrique, pays enclavé.

 

Le renversement en mars 2013 du président centrafricain François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, avait plongé cette ex-colonie française dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes.

 

Si la capitale connait un certain retour au calme depuis des mois, en province de nombreuses "zones grises" restent en proie aux groupes armés et au banditisme, en dehors de tout contrôle de l'administration centrale.

Centrafrique: accrochage dans l'ouest, deux casques bleus grièvement blessés

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 22:14

 

 

 

Par Naïm-Kaélin Zamane le 28 juillet 2015

 

Le préfet de la Nana-Mambéré est optimiste sur la libération du Sous-préfet et du Maire de Baboua. Frédéric Ouagonda a confié ce matin au RJDH qu’une cellule de crise vient d’être mise en place et une mission d’information dépêchée par le gouvernement est présente à Bouar.

 

L’équipe conduite par le ministre conseiller à la Primature Christophe Gazam-Betty est en consultation avec plusieurs groupes armés qui revendiquent le kidnapping et espère bientôt dénouer la situation.

 

L’autorité étatique a trouvé de satisfaisant le niveau de négociations entre le gouvernement, la Minusca et les ravisseurs. Tout en indiquant que la confidentialité est le maitre-mot dans les situations de prise d’otage, le préfet de la Nana-Mambéré a expliqué que « les ravisseurs espèrent sortir de leur état et retrouver une vie normale. Ils ont fait des revendications et nous sommes en discussions avec eux. Mais vous savez, nous sommes en pourparlers, nous ne pouvons donc pas trop communiquer sur ce qui se fait ».

 

Les autorités kidnappées se trouveraient selon Frédéric Ouagonda en bonne santé. « Je puis rassurer les proches des autorités de Baboua arrêtées que leurs proches ne sont pas en danger. Elles vont bien », poursuit-il en précisant que le contact avec ces dernières ne se fait qu’au travers de leurs ravisseurs.

 

Le préfet a préféré taire l’identité des ravisseurs soulignant que « les négociations pourront être un fiasco si nous nous mettons à divulguer certaines informations ».

 

Contacté, le Ministre conseiller à la Primature, Christophe Gazam-Betty a déclaré conduire à Bouar une mission d’information qui a procédé à la mise en place d’une cellule de crise composée du préfet de la Nana-Mambéré, des experts de la Minusca et de lui-même. « Plusieurs groupes armés se sont présentés comme les preneurs des otages. Nous nous informons encore et identifieront le groupe détenant réellement les otages. Pour l’instant, nous nous informons », a-t-il dit au RJDH.

 

Le  Sous-préfet et le Maire de Baboua ont été kidnappés le dimanche 19 juillet  alors qu’ils revenaient de Bouar. L’acte s’est produit à 72 kilomètres de Bouar. Aucun groupe armé n’a officiellement revendiqué le rapt. Mais plusieurs sources l’attribuent aux rebelles du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), d’Abdoulaye Miskine

Le préfet de la Nana-Mambéré optimiste sur la libération des otages de Baboua

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:24
Le président Obama appelle a combattre la corruption en Afrique


 

APA-Addis Abeba (Ethiopie) 2015-07-28 14:31:17 Le président américain Barack Obama a appelé mardi à Addis Abeba, à combattre le fléau de la corruption en Afrique, invitant par ailleurs les dirigeants africains à respecter leurs Constitutions.


« La corruption pompe des milliards de dollars des économies. De l'argent qui pourrait être utilisé pour créer des emplois, construire des hôpitaux et des écoles », a dit le président américain du haut de la tribune du siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba, ou il a prononcé pour la première fois un discours.


S'adressant directement aux dirigeants africains, Barack Obama leur a demandé de ne pas s'accrocher au pouvoir.


‘'(…) Lorsqu'un dirigeant essaie de changer les règles du jeu en cours de route pour rester au pouvoir cela risque de créer de l'instabilité et des conflits, comme on l'a vu au Burundi. Et c'est souvent le premier pas vers la paralysie ( ...), a asséné le président Obama, sous des acclamations nourries du large public agglutiné dans la vaste salle du hall Nelson Mandela, siège de l'organisation panafricaine.


Poursuivant sa diatribe contre les dirigeants africains qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour s'accrocher au pouvoir, le président américain explique : ‘'Parfois, on entend un chef d'Etat qui dit : je suis le seul à pouvoir empêcher cette nation d'éclater. Si c'est vrai, cela signifie qu'il a échoué à construire une véritable nation''.


Abordant le volet sécuritaire, point nodal de sa visite d'Etat en Ethiopie, le président Obama a appelé à une plus grande implication de la communauté internationale pour régler les problèmes du continent, assurant que ‘'le développement de l'Afrique permettra au monde entier finalement de vivre dans un environnement plus sécurisé''.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de la commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a rappelé ‘'les liens forts et historiques'', qui lient l'Afrique et les Etats-Unis, avant de dire sa fierté de voir aujourd'hui les ‘'Africains faire partie de la prestigieuse histoire de l'humanité et des Etats-Unis d'Amérique''.

Le président Obama séjourne en Ethiopie depuis dimanche, seconde étape d'une tournée qui l'avait déjà conduit au Kenya ;

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=829850#sthash.GUSIBABl.dpuf

 

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:10
Lu pour vous : Centrafrique : l’encombrant monsieur Karnou

 

 

 

28/07/15 (Jeune Afrique)

 

Contraint le 20 juillet de renoncer au ministère de la Sécurité publique au profit de Dominique Said Panguindji, ex-procureur de la cour d'appel de Bangui, Nicaise Samedi Karnou peut s'estimer heureux de rester membre du gouvernement de Mahamat Kamoun (il est ministre de l'Habitat).

 

D’abord, parce que les relations entre les deux hommes sont fort mauvaises – toutes les tentatives de Catherine Samba-Panza (CSP) pour les réconcilier ont échoué. Ensuite, parce que la gestion de son ministère laisse à désirer. « Il a laissé nombre d’ardoises impayées dans des boîtes de nuit et des restaurants de Bangui au nom du ministère », déplore un proche de CSP.

 

La présidence lui reproche également d’avoir conclu le 4 février, à son insu et sans avoir au préalable consulté le Conseil national de transition, un accord-cadre avec la société française Cofrexport (matériels d’écoute, de surveillance, de détection et d’interception), dont le président est Guillaume Giscard d’Estaing, petit-neveu de l’ancien chef de l’État français.

 

Un accord d’une durée de trente-six mois… qui n’a finalement jamais été mis en œuvre. Au grand dam de Cofrexport (groupe Sofema), dont trois responsables se sont rendus fin mars à Bangui sans parvenir à être reçus par les plus hautes autorités.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:01
Recensement électoral en Centrafrique: "à quoi bon aller voter?"

 

 

 

28/07/15 (AFP)

 

"Toi qui me regardes et qui passes tranquillement ton chemin, as-tu déjà pensé à t'inscrire sur la liste électorale?" Juché sur un camion, un artiste centrafricain interpelle ses compatriotes au mégaphone, à moins de trois mois de la présidentielle.

 

Affiches placardées sur les murs, messages radio, artistes populaires recrutés pour l'occasion: pendant des semaines, les autorités de "transition", les partis politiques de tous bords et la société civile ont tenté de convaincre leurs compatriotes de se faire enregistrer, jusqu'au bouclage de l'opération lundi à Bangui.

 

Les autorités ont fixé au 18 octobre la tenue de l'élection présidentielle dans cette ex-colonie française qui peine à se relever de la plus grave crise de son histoire depuis l'indépendance de 1960.

 

Mais, malgré l'intense campagne de sensibilisation, le recensement électoral, lancé dans la capitale le 29 juin par la présidente Catherine Samba Panza, n'a pas eu le succès escompté.

 

Monté sur son camion, l'artiste avait pourtant averti: "N'attendez pas demain pour aller vous inscrire. C'est aujourd'hui qu'il faut le faire".

 

La fin de l'opération, initialement prévue le 11 juillet, a même été repoussée à deux reprises - d'abord au 18 juillet, puis finalement au 27 juillet-, faute de mobilisation.

 

Le deuxième report était "nécessaire, parce que sur un total de 300.000 électeurs inscrits à Bangui (lors du dernier recensement électoral de 2011), 105.000 électeurs seulement (s'étaient) inscrits sur la liste électorale au 10 juillet dernier", affirme-t-on à l'Autorité nationale des élections (ANE), l'organe chargé de préparer, d'organiser et de superviser les élections législatives et présidentielle à la fin de l'année.

 

L'ANE "espère atteindre, voire dépasser" les précédents chiffres à la suite de ce dernier report, ajoute cette source sous couvert d'anonymat.

 

"Au début, il y avait un engouement. Mais cela s'est estompé. (...) Les gens viennent au compte-gouttes", affirme Alfred Zingazo, un agent recenseur.

 

- Plus d'état civil -

 

A Bangui, beaucoup d'habitants ne cachent pas leur désillusion tant la tâche semble immense: tout un pays reste à reconstruire, après des décennies de troubles incessants - rébellions, coups d'Etat... - ayant abouti en 2013-2014 à des tueries intercommunautaires massives.

 

"A quoi bon aller voter, si dans deux ou trois ans le régime démocratique sera contraint de fuir pour laisser les hommes en armes s'emparer du pouvoir?", affirme sans détour une commerçante, Marie-Louise Ngandi.

 

"Je me suis inscrit et j'ai voté en 2011. Mais le candidat sur qui j'ai porté mon choix pour la présidentielle a préféré quitter le pouvoir en cours de mandat, m'abandonnant aux mains des Séléka et des anti-balaka qui ont plongé le pays dans le chaos", affirme Serge Mounadé, un étudiant.

 

Le président François Bozizé avait été renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane Séléka, qui a commis de sanglantes exactions avant d'être chassée à son tour du pouvoir. En réaction, les milices chrétiennes anti-balaka s'en sont pris aux civils, notamment musulmans.

 

"Je n'ai plus envie de voter", assène le jeune homme.

 

Des milliers de personnes ont en outre perdu leurs documents d'identité ou d'état-civil durant les violences à Bangui, souvent obligées de fuir leurs foyers, pillés et saccagés. Dans ces cas-là, les chefs de quartier devaient assister au recensement comme témoins, ce qui a encore compliqué le processus d'enregistrement.

 

Autre difficulté rencontrée: ces derniers jours, "les agents recenseurs de Bangui (...) ont refusé de travailler à cause du non-paiement de leurs émoluments", explique Richard Kenza, un agent recenseur du 5e arrondissement.

 

En province, les opérations de recensement, qui ont officiellement démarré le 26 juillet et sont censées durer un mois, devront aussi être prolongées, indique la source au sein de l'ANE.

Elus nationaux et locaux ont été chargés de sensibiliser les habitants dans leurs circonscriptions respectives.

 

Reste le casse-tête du recensement des Centrafricains réfugiés dans les pays voisins, la Cour constitutionnelle ayant jugé récemment qu'ils devaient pouvoir voter... contrairement à un avis précédent du Parlement provisoire.

 

Actuellement, 460.000 personnes, un dixième de la population, sont installés au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo, dont environ 190.000 sont éligibles.

 

Certains électeurs, comme Adolphe Sembona, veulent pourtant y croire. "Je me suis inscrit pour voter le moment venu, explique cet enseignant. Il y a encore des Centrafricains qui peuvent relever le défi de la démocratie et redonner l'espoir à mon pays".

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:22
Retour difficile en RCA

 

 

 

BANGUI, 27/07/15 (IRIN) - Des milliers de personnes sont rentrées chez elles en République centrafricaine plus d’un an après avoir fui, souvent vers les pays voisins, la crise politique complexe et violente qui secouait le pays.

 

Bien que la sécurité se soit améliorée dans certaines régions, il reste difficile pour de nombreux anciens déplacés de retrouver un semblant de vie normale.

 

Depuis le mois de mai, le gouvernement de transition a fermé des dizaines de camps de déplacés à Bangui, la capitale. Incapable d’offrir les services essentiels à la majorité de la population, il a quand même distribué des trousses d’aide pour faciliter le retour des déplacés, avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations. Ces trousses contiennent deux sacs de riz, cinq litres d’huile et l’équivalent de 150 dollars.

 

Au plus fort de la crise, qui avait été déclenchée par un coup d’État en mars 2013, environ 900 000 Centrafricains étaient déplacés à l’intérieur de leur propre pays, dont 60 000 avaient cherché refuge autour de l’aéroport international de la capitale. Selon OCHA, l’organe de coordination humanitaire des Nations Unies, près de 400 000 personnes sont toujours déplacées dans l’ensemble du pays, dont environ 33 000 à Bangui.

 

Nombre de ceux qui ont quitté les camps sont retournés dans le 5e district de Bangui.

 

« Nous n’avons rien à faire. Nous aimerions faire du commerce, mais il n’y a pas d’argent », a dit Denise, une veuve âgée rencontrée par IRIN près du poste de police du district, avec deux amies dans la même situation. Elles étaient rentrées chez elles quelques semaines plus tôt, après avoir passé un an et demi à l’aéroport.

 

D’après un rapport publié la semaine dernière par le Comité international de secours, plus de 80 pour cent de la population centrafricaine n’ont pas assez d’argent pour satisfaire leurs besoins les plus essentiels. Environ 2,7 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, ont besoin d’aide humanitaire. Pourtant, les bailleurs de fonds ont versé moins du tiers des 613 millions de dollars demandés pour répondre à ces besoins cette année.

 

Le manque d’argent est loin d’être le seul problème pour les déplacés de retour chez eux.

 

« Nous ne pouvons pas boire ni utiliser l’eau des puits pour les tâches ménagères, car beaucoup ont été contaminés par les corps qui y ont été jetés », a dit Jeanne, une autre des veuves.

 

Les habitants s’approvisionnent donc en eau dans les ruines de maisons et des boutiques de leurs anciens voisins musulmans. Comme la coalition rebelle qui a pris le pouvoir à Bangui en 2013 provenait du nord-est à majorité musulmane, les membres de cette communauté ont été violemment pris pour cible par les milices, surtout dans la capitale, même lorsqu’il s’agissait de civils sans aucun lien avec les rebelles. Des non-musulmans ont aussi été attaqués pendant les violences intercommunautaires qui ont duré plusieurs mois.

 

Selon les Centrafricains rencontrés par IRIN, ces tensions se sont dans une certaine mesure dissipées, au moins dans la capitale. La population entre et sort maintenant en toute liberté des districts musulmans de Bangui, qui étaient jusqu’il y a peu isolés au milieu de quartiers hostiles.

 

D’après le rapport du Comité international de secours, environ 36 000 personnes dans le pays sont encore enfermées dans de telles enclaves, « avec un accès limité aux services essentiels et en proie à la violence et aux exactions. »

 

Moins d’aide pour ceux qui se sont réfugiés à l’étranger

 

Les réfugiés rapatriés n’ont pas droit aux trousses d’aide au retour du gouvernement et il n’existe aucune procédure officielle pour aider ceux qui reviennent de l’étranger. Environ 464 000 ressortissants centrafricains vivent actuellement dans les pays voisins.

 

Mahamadou Habibou, employé de banque de 51 ans, est rentré récemment du Cameroun avec sa famille. Il a pu reprendre son travail et réinscrire ses enfants à l’école. Il se sent maintenant en sécurité pour se rendre à son travail et à la mosquée.

 

« J’ai décidé de rentrer parce que je ne pouvais plus supporter d’être en exil et parce que la paix revient dans mon pays. Je suis libre de me déplacer », a-t-il dit à IRIN.

 

M. Habibou est cependant toujours hébergé chez des proches et doit trouver un nouveau logement. Son ancienne maison a été détruite peu de temps après son départ pour le Cameroun.

 

« Le gouvernement doit penser à rapatrier nos compatriotes en exil, car ils souffrent. Ce n’est pas agréable d’être exilé », a-t-il dit.

 

Pour Mahamat Moctar, commerçant musulman de 32 ans qui a passé 15 mois comme réfugié en République démocratique du Congo, il est temps de tourner la page sur ce chapitre de violence en RCA.

 

« Nos parents et grand-parents vivaient en paix avec les chrétiens, mais nous, nous avons réussi à nous entretuer. C’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu avant. »

 

« Maintenant nous devons dire “plus jamais”. Nous devons faire le bilan de ce qui s’est passé. Nous devons nous pardonner pour vivre à nouveau ensemble et reconstruire notre pays », a-t-il dit, appelant le gouvernement et les organisations non gouvernementales (ONG) internationales à aider les personnes comme lui à remettre sur pied leur activité.

 

Alhaji Ibrahim, barbier âgé de 65 ans, a toujours ses ciseaux et son salon et il lui a donc été plus facile de joindre les deux bouts depuis qu’il est revenu du Tchad avec sa famille.

 

« Les trois derniers mois se sont bien passés. Je travaille comme avant. Il n’y a plus autant de clients, mais nous nous en sortons avec ce que je gagne », a-t-il dit.

 

L’un des dangers qui dissuade de nombreux Centrafricains à rentrer chez eux est la présence de grenades, d’obus et de bombes non explosés, appelés aussi restes explosifs de guerre (REG).

 

« Une explosion involontaire, des jets de grenades parmi les populations ou des enfants jouant avec des munitions trouvées dans des débris sont des scènes fréquentes dans certains quartiers de Bangui », a observé récemment dans un compte-rendu l’Agence d’aide à la coopération technique et au développement (ACTED), une ONG internationale.

 

Les travailleurs humanitaires et la population en général sont confrontés quotidiennement aux risques posés par les grenades et autres REG « car ces engins se trouvent souvent parmi les débris des maisons détruites à reconstruire, les hautes herbes à débroussailler ou les caniveaux à curer », précisé ACTED.

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Centrafrique-Presse.com
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:02

 

 

 

http://rjdh.org   Par Naïm-Kaélin Zamane le

 

La prophétesse Valentine Modamet rejoint la liste des candidats à la prochaine élection présidentielle. Elle a officialisé sa participation à la course électorale ce lundi 27 juillet 2015 au siège de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) dans le 4ème arrondissement de Bangui. La religieuse dit mener son combat en se fondant sur les préceptes bibliques. Une candidature déclarée à deux mois des scrutins en Centrafrique.

 

« C’est avec un cœur meurtri que je prends la parole ce matin dans ce cadre symbolique de l’OFCA pour déclarer ma candidature à la prochaine élection présidentielle », a-t-elle déclaré.

 

« En ma qualité de prophétesse de l’Eternel et ayant comme vous un profond amour pour ce pays déchiré et en ruine, je me suis tournée vers l’Eternel pour chercher les causes et les solutions à ce problème sur le plan spirituel. En examinant ces crises répétitives, il m’a été donné de comprendre que le problème n’était pas seulement physique mais profondément spirituel », argumente-t-elle.

 

Valentine Modamet note que sa candidature est celle « de la paix et de la sanctification, du développement, d’une autre forme de gouvernance, d’un regard féminin dans la gestion des affaires du pays et de la crainte de Dieu et de l’obéissance à ses recommandations ».

 

La candidature de Valentine Modamet fait suite à celle du Professeur Marcel Diki Kidiri rendue publique en mi-juillet 2015. Elle est également la première candidature féminine pour la présidentielle en Centrafrique.

Une religieuse s’engage comme candidate à la présidentielle en Centrafrique

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 15:58

 

 

 

27 juillet 2015 à 14h55  Par Jeune Afrique

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, est reparti de Bangui et Brazzaville (avant de gagner Le Caire et Djibouti) plutôt confiant quant à la tenue de l'élection présidentielle centrafricaine aux dates prévues : 18 octobre et 22 novembre.

 

Ce scrutin, dont Paris espère qu’il marquera la fin de la crise, a été plusieurs fois reporté – il devait initialement se tenir en 2014. « Cette fois, ça se présente bien : le recensement et les inscriptions sur les listes électorales progressent et les réfugiés à l’étranger devraient être pris en compte », se félicitait un proche de Le Drian après des entretiens (près d’une heure chacun) avec la présidente Catherine Samba-Panza puis avec le médiateur de la crise, le Congolais Denis Sassou Nguesso, les 23 et 24 juillet.

 

Avec ce dernier, « les questions de politique intérieure congolaise » (en particulier le projet de réforme de la Constitution) n’ont en revanche pas été abordées.

Lu pour vous : Élection en Centrafrique : Jean-Yves Le Drian confiant

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 15:43

 

 

 

Par RFI 26-07-2015 à 11:03

 

A Bangui, les opérations de recensement en vue de la prochaine élection présidentielle arrivent à leur terme. Elles prendront fin le lundi 27 juillet après avoir été prolongées. Mais les bureaux d'inscription sur les listes électorales sont loin d'être pris d'assaut.

 

Il est 14 h, dans le centre de recensement de Lakouanga, dans le 2e arrondissement de Bangui. Serge Didier Pagano, le chef du bureau, a ouvert les portes à 8 h. Il n’a vu que trois personnes durant la matinée.

 

« Nous sommes là à la disposition de la population. Nous recevons de 8 h jusqu’à 16 h. Mais les gens viennent au compte-gouttes. D’autres disent qu’ils sont déçus. A chaque fois, il y a des guerres à répétition. C’est ce qui a fait qu’ils sont un peu découragés », explique-t-il.

 

Une communication insuffisante et des problèmes matériels ont obligé l’Autorité nationale des élections (ANE) à prolonger le recensement à Bangui. Mais pour Julius Ngoadebaba, président de la Commission matériel et logistique, le bilan est satisfaisant :

 

« Pour vous faire une idée, en 2011 à Bangui, il y avait 284 825 inscrits sur la liste électorale. Aujourd’hui, malgré tout ce que le pays a connu comme crises, comme difficultés, avec les déplacements de populations, nous sommes déjà, avant la fin des opérations, à 280 000. Ça démontre l’intérêt que la population de Bangui porte au processus électoral. »

 

En province, le recensement vient tout juste de débuter simultanément dans les différentes localités. Du côté de l’Autorité nationale des élections, on se veut confiant. Tout sera prêt pour les élections.

 

RCA: avant-dernier jour pour s'inscrire sur les listes électorales

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