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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 19:06
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

La population de Grimari terrorisée suite à l’arrivée des éléments de Ali Darass dans la ville

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 1 SEPTEMBRE 2015

 

Depuis hier la population de la ville de Grimari située au centre de la République Centrafricaine, vit dans une psychose à cause de la présence des éléments de Ali Darass, qui ont fait leur entrée dans la ville. La majorité des habitants a rejoint les sites où se trouvent les déplacés de Bambari.

 

Une source jointe ce matin par le RJDH a confirmé la présence des éléments de Ali Darass dans la ville, « les éléments de l’UPC étaient arrivés hier soir  à Grimari, mais ces derniers ont été empêchés par les éléments Burundais de la Minusca » a-t-elle confié au RJDH.

 

Elle précise par ailleurs que la Minusca et les forces de l’ordre ont engagé ds discussions avec les éléments de l’UPC « c’est pour garantir la sécurité de la population civile que nous sommes venus sans donner plus de détails » a confié une source autorisée.

 

Toutes les activités sont paralysées depuis hier. Certains habitants continuent de regagner les sites des déplacés notamment lc Camps de la Minusca et l’église catholique notre dame de Liesse  et d’autres ont trouvé refuge  dans les champs.

 

Aucun dégât causé par ces éléments n’a été enregistré depuis qu’ils sont  à l’entrée de la ville de Grimari, mais les autorités communales  refusent qu’ils soient basés dans la ville.

 

 

Deux morts attribués aux éléments de l'UPC dans la Ouaka

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 1 septembre 2015 13:40

 

Deux personnes ont été tuées à Bambari – Capitale de la Ouaka par les hommes armés de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) du général Ali Ndaras qui aurait pris en otage neuf jeunes depuis cinq jours. Deux d'entre eux seraient assassinés juste avant la libération des sept autres par des éléments de la Minusca basés à Bambari.  Une situation qui a fait fuir une bonne partie de la population en brousse et d’autres sur les sites des déplacés. 


« Les peuhls d'Ali Ndaras ont arrêté 9 jeunes en provenance de Bria (Haute Kotto) à l'entrée ou à la sortie de Bambari située à 5 kilomètres de la ville. Ces jeunes gens ont été traités de manière inhumaine. Devant le refus d’obtempérer, deux d'entre eux ont été tués. C'est une fille qui a informé la Minusca qui a fait une descente sur les lieux pour libérer les restants », a expliqué un habitant de la ville joint ce mardi au téléphone par Radio Ndeke Luka.  


Le porte-parole de l'UPC, le capitaine Ahamat Nédjad Ibrahim, rejette les accusations portées contre ses éléments et parle de propos visant à jeter des discrédits sur le mouvement. 


« Je sillonne la ville sans un garde du corps. Je n'ai même pas aperçu un homme en uniforme. Ce sont des intoxications, de pures inventions pour éviter qu'il y' ait la paix et la stabilité dans la Ouaka ».


Aux dires de certains habitants selon lequel l'UPC a érigé des barrières sur la base d'un document remis par le Chef d’État de la transition, Catherine Samba-Panza, Ahamat Nédjad Ibrahim réagit. 


« On nous a accusé de tout. Aujourd'hui, nous voulions savoir si la personne qui a donné l'information est au sein du contingent Congolais de la Minusca ? Comment a-telle fait pour entrer en possession de l'information selon laquelle c'est le Chef d’État de la transition qui nous a donné l'autorisation d'opérer en toute liberté. C'est de l'amalgame ».


Cela fait plusieurs semaines que la situation sécuritaire est restée volatile à Bambari. Dans un communiqué de presse publié le 28 août dernier, la coordination des Antibalaka de la Ouaka a réclamé le départ sans condition du général Ali Ndaras. Cette coordination estime que l'accord de cessation des hostilités signé lors du forum national de Bangui est foulé au pied par les éléments de l'UPC. Le mouvement affirme ne pas être en possession du document lui exigeant de sortir de la Ouaka.

 

 

Bambari : Antibalaka somme l'UPC de quitter la ville

 

http://www.radiondekeluka.org/  lundi 31 août 2015 13:42

 

Le climat est tendu à Bambari chef lieu la Ouaka entre les miliciens Antibalaka et la faction des ex-Séléka regroupée au sein du mouvement Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Dans un communiqué de presse publié le 28 août 2015, les Antibalaka demandent sans condition au général de l’ex-Séléka Ali Ndaras de quitter la préfecture. 


Les éléments Antibalaka trouvent que les membres de l’UPC ont violé les accords de cessation des hostilités signés lors du forum de Bangui en semant la désolation dans toute la préfecture et en prenant position dans le secteur sous contrôle de leurs éléments. 

« Au moment du forum national de Bangui, nous avons signé l'accord de cessation des hostilités. Aujourd'hui, nous respectons ce document alors que du côté d'Ali Ndaras, l'accord est foulé au pied. Ces hommes ont violé ce document en s'infiltrant dans la zone sous notre contrôle. C'est un signe d'hostilité. Nous demandons avec force à tous ses éléments armés de quitter les zones sous contrôles des Antibalaka. Nous gardons silence mais ce n'est pas une position de faiblesse », a martelé Alix Marcelin Orogbo, secrétaire général porte parole de la coordination des Antibalaka de la Ouaka . 


A la question de savoir ce qui adviendrait si Ali Ndaras ne quitte pas, Alix Marcelin Orogbo rappelle que, «Nous avons signé les accords. Si une entité refusent de les respecter alors ces accords vont la condamner. Qui sème la paix récoltera la paix, mais qui tue par l'épée périra par l'épée ».


Du côté de l’UPC, ils affirment ne pas avoir reçu ledit communiqué et  rejettent les responsabilités des mauvaises actions sur les Antibalaka. Selon le capitaine Ahamat Nédjad Ibrahim, porte-parole de ce mouvement, ils sont dans la région pour la protection de la population, « On n'a pas reçu un document qui demande notre départ de la Ouaka. Le peuple centrafricain reconnaît la légitimité de l'UPC. Aujourd'hui, ce sont les Antibalaka qui déclenchent les hostilités, ils assassinent les paisibles citoyens. Ils sont responsables de se qui est en train de se produire ». 


« En vertu de quoi les Antibalaka demandent notre départ de la Ouaka ?  Ce ne sont pas les Antibalaka qui vont nous demander de quitter la ville de Bambari. Aujourd'hui, les Centrafricains reconnaissent le parcours criminel des Antibalaka. Ils ont commis tous les crimes. Non seulement ils ont kidnappé des gens, ce sont des actes terroristes. Même les chrétiens qui sont sur la rive droite ont témoigné le comportement négatif des Antibalaka. Nous avons pris des mesures de sécurité parce qu'ils ont cassé le cordon de la sécurité de la Minusca. Ils ont tiré sur nos éléments dans leur base, raison pour laquelle ceux-ci ont riposté », a expliqué Ahamat Nédjad Ibrahim.

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:51

 

 

 

Après l’affligeante affaire Bertin Béa, victime d’une arrestation qualifiée d’arbitraire où la Justice a été humiliée et son autorité bafouée, il était temps qu’une décision de justice de haute volée vienne redorer le blason de notre système judiciaire. La Cour Constitutionnelle vient de trancher de façon magistrale la querelle juridique concernant l’interprétation de l’article 106 de la Charte constitutionnelle qui frappe d’inéligibilité les dirigeants de la Transition. Le respect scrupuleux de cette décision par tous les Centrafricains est un devoir civique qui fortifie l’autorité de notre Haute Juridiction. C’est donc tous ensemble que nous devons instaurer un Etat de droit dans notre pays en respectant véritablement la loi et les droits fondamentaux des citoyens.

 

La libération, rapportée par l’Unicef, de 163 enfants par des milices armées est une autre bonne nouvelle qui va dans le sens d’un retour progressif au respect des droits de l’enfant.  Nous encourageons ces groupes armées non conventionnels à libérer tous les enfants en leur possession conformément à leurs engagements et à déposer définitivement les armes car la force doit revenir à l’Etat et à l’Etat seul. Et pour finir, nous appelons à la fin immédiate des exactions contre la population civile de la Ouaka, de la Haute Kotto  du Mbomou et du Haut Mbomou afin que les préparatifs des élections y soient effectivement déployées. Les populations de ces préfectures ont droit à la vie, à la paix et à la protection de l’Etat comme tous les autres habitants du pays.

 

Professeur Marcel DIKI-KIDIRI

 

Candidat à l’élection présidentielle 2015

 

Tous pour  un Etat de droit en Centrafrique ! par Marcel Diki Kidiri

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:48

 

 

 

01/09/15 (RFI)

 

En République centrafricaine, le Conseil national de transition (CNT) a adopté ce week-end un projet de nouvelle Constitution, qui devrait être soumis à référendum le 4 octobre prochain. Mais à peine adopté, ce texte suscite déjà des débats au sein de la classe politique qui ne s'accorde pas. En cause notamment : le projet de création d'un Sénat.

 

D'après le projet de Constitution centrafricaine, le mandat du président dure cinq ans et ne peut être renouvelé qu'une seule fois. Le texte prévoit une série de dispositions encadrant la liberté de la presse et donne des garanties sur le droit au rassemblement pacifique. Il crée une cour pénale spéciale chargée « de juger les crimes les plus graves ». Et sur le plan institutionnel, il prévoit enfin la création d'un Sénat.

 

« Manque un relais »

 

Ce dernier point est positif, estime Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain et candidat à la prochaine présidentielle. « Mon parti a toujours soutenu l’idée de création d’un Sénat, rappelle-t-il. C’est tiré de l’expérience malheureuse que nous vivons depuis deux ou trois ans avec la crise dans notre pays. Nous avons constaté qu’il manque un relais entre l’administration et la population. »

 

« Quasiment malhonnête »

 

Selon Martin Ziguélé, il faut donc « voir les choses comme des réponses institutionnelles qui sont apportées à des carences, à des défaillances, à des dysfonctionnements qui sont en partie à l’origine de la crise que nous vivons ». Mais cette disposition frustre néanmoins certains partis, à l'image de la Convergence Kwa na Kwa. Christian Guenebem, le porte-parole de cette formation, rappelle que ce projet avait été unanimement abandonné il y a quelques semaines. Il s'étonne de le voir finalement figurer dans le texte.

 

« Nous sommes surpris que de manière, je dirais, quasiment malhonnête, dans le projet final qui a été adopté (ce week-end), on ait fait ressusciter le Sénat, que l’ensemble de la classe politique, de la société civile, ont rejeté, dénonce M. GuenebemCe n’est pas de nature à instaurer la confiance, parce que les arguments présentés, qu’il était question de pouvoir recycler une partie du personnel politique, n’ont pas été de nature à convaincre les différentes parties prenantes à la discussion. »

Constitution en Centrafrique : le Sénat au centre du débat

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 18:29
DEMENTI DU DNC DE MARTIN ZIGUELE

 

 

   BUREAU POLITIQUE

         ----------

M.L.P.C

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté - Travail

 

Membre de l’Internationale  socialiste

 

 

DIRECTION DE CAMPAGNE

         ----------

CELLULE DE COMMUNICATION

 

 

          COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A LA CANDIDATURE DU CAMARADE Martin ZIGUELE A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DE 2015.

 

 

     La Direction Nationale de Campagne (D.N.C)  du M.L.P.C a suivi avec stupeur, dans la matinée  du 30 août 2015, la diffusion d’une information erronée par RFI, selon laquelle le Camarade Martin ZIGUELE, Candidat du M.L.P.C, aurait été disqualifié de la course aux prochaines élections présidentielles par décision N° 010/15/CCT/du 28 Août 2015 de la Cour Constitutionnelle de Transition relatives aux critères d’inéligibilité de certains hommes politiques ayant pris part à la gestion de la transition en cours.

 

     Face à une telle erreur médiatique, même si celle-ci a été aussitôt rectifiée par sa propre rédaction, la Direction Nationale de Campagne tient à rassurer le peuple centrafricain, tous les camarades militants et sympathisants du M.L.P.C sans exception que jamais, à aucun moment, le Camarade Martin ZIGUELE n’a été concerné par cette décision d’inéligibilité rendue par la Cour Constitutionnelle de Transition.

 

     A cet effet, la D.N.C du M.L.P.C en appelle aux uns et aux autres à ne pas céder à la panique, en continuant à se mobiliser activement  autour de notre Candidat le Camarade Martin ZIGUELE afin de créer les conditions de la victoire de notre grand Parti à ce grand  rendez-vous démocratique.

 

Fait à Bangui, le 31Août 2015

 

       Pour la D.N.C

 

          Le Directeur National

 

           Christian TOUABOY

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:20

 

 

 

BBC Afrique 01.09.2015 06:41

 

Ils estiment que le recensement électoral est un véritable échec à l'extérieur de Bangui, du fait de l'insécurité.

 

Alors que le Conseil national de transition, le parlement provisoire de la RCA, vient d’adopter un projet de constitution, plusieurs partis et associations politiques demandent le report des prochaines élections, dont le premier tour est prévu le 19 octobre.

 

Cette plateforme a publié une déclaration lundi 31 août, car selon elle, le recensement électoral est un véritable échec à l'extérieur de Bangui, du fait de l'insécurité qui persiste.

RCA : plusieurs partis et associations politiques demandent le report des élections

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:13

 

 

 

31/08/15 (APA)

 

Le nombre de circonscriptions électorales a sensiblement augmenté en Centrafrique, passant de 105 à 141 conformément au nouveau découpage électoral dont le décret a été rendu public, dimanche à Bangui.

 

Avec six arrondissements, la capitale centrafricaine se taille la part du lion avec 16 circonscriptions électorales, suivie par la préfecture de l’Ouham Pendé avec 15 circonscriptions électorales et celle de l’Ouham 14.

 

La Vakaga et la Bamingui sont les préfectures les moins pourvues avec chacune trois circonscriptions électorales.

 

Effectué dans la perspective des élections législatives centrafricaines dont le premier tour est prévu le 18 octobre et le 2ème le 2 novembre prochain, le nouveau découpage électoral a tenu compte de la population. Les préfectures les plus peuplées ont obtenu plus de sièges que les autres.

Centrafrique: Nouveau découpage des circonscriptions électorales

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:07
RCA : membres de transition inéligibles

 

 

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/08/150831_rca_loi_electorale#sthash.WDxyQN5D.dpuf

31 août 2015 

 

La décision a été prise par la Cour constitutionnelle centrafricaine.

 

En 2013, la charte de la transition stipulait que les membres dudit gouvernement ne seraient pas autorisés à participer aux élections présidentielles et législatives, qui sont destinées à mettre un terme à plus de deux ans de violence en Centrafrique.

 

Selon la décision du tribunal, toute personne ayant été membre de l'autorité de transition est inéligible indépendamment de la durée pendant laquelle, elle a rempli ses fonctions et quelles que soient les causes de l'arrêt de ces fonctions.

 

La Cour a toutefois demandé de clarifier cette disposition de la charte à cause notamment de l'ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye et d'autres ministres de haut rang, qui ont depuis quitté le gouvernement de transition, et ont annoncé leur candidature.

 

Tiangaye a démissionné de son poste de Premier ministre du président Michel Djotodia, un leader Séléka, en Janvier 2014 à cause de l'incapacité du gouvernement à enrayer la violence interreligieuse.

 

Crépin Mboli Ngumba, un ancien ministre d'État et porte-parole de l'autorité de transition, lui, a dénoncé la décision de la Cour qu'il traite de ‘’fantaisiste’’.

 

Il a déclaré que cette décision, sans aucun doute, crée plus de problèmes qu’elle n’en résout. "Ceux qui ont allumé la mèche de cette bombe devront y répondre ", a-t-il averti.

 

L'autorité de transition a été créée pour mener le pays à de nouvelles élections.

 

Les élections législatives et présidentielles en RCA sont prévues pour le 18 octobre.

 

Toutefois, elles ont déjà été reportées à plusieurs reprises et les préparatifs pour les scrutins ont pris du retard.

 

Pour rappel, la RCA a sombré dans le chaos en Mars 2013, lorsque les rebelles Séléka majoritairement musulmans ont pris le pouvoir, déclenchant les représailles des "anti-Balaka", une milice à dominante chrétienne qui a poussé des dizaines de milliers de musulmans à fuir le sud du pays.

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 14:37

 

 

 

Par RFI 31-08-2015 à 00:35

 

Le projet de Constitution a été adopté dimanche 30 août en Centrafrique par les députés après avoir fait de multiples allers-retours entre la Cour constitutionnelle et le Conseil national de transition (CNT).  Le projet va pouvoir être soumis par référendum à la population, normalement le 4 octobre prochain.

 

Les parlementaires du CNT ont adopté le projet de Constitution par 84 voix pour 6 contre et 4 abstentions. Parmi les opposants, Michel Loudégué, le rapporteur général de la loi, qui déplore que les députés aient choisi d'intégrer la création d'un Sénat dans le projet de Constitution : « L'Etat n'a déjà pas les moyens de payer tous les parlementaires. Il y a des chantiers plus importants que la création d'un Sénat. » Un avis partagé par la vice-présidente du CNT, Lea Koyassoum Doumta qui a choisi de s'abstenir.

 

La question de l’immunité précisée

 

Parmi les points saillants de ce nouveau projet de Constitution, on peut noter que les notions d'immunité ont été davantage précisées. Les dispositions amendées par les parlementaires se rapprochent fortement du modèle français. Concrètement, un député pourra être poursuivi, mais la justice devra d'abord demander la levée de son immunité au CNT. En cas de flagrant délit, il pourra être traduit en justice directement.

 

L'adoption de cette Constitution est une étape importante, souligne l'ambassadeur Adolphe Nahayo, représentant du secrétaire général de la Communauté Économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) à Bangui. Il a suivi chaque étape du processus, et malgré les vifs débats que ce projet a pu suscité chez les parlementaires, comme au sein de la cour constitutionnel, le texte qui vient d'être adopté est selon lui l'aboutissement d'un consensus national.

 

Référendum

 

« Finalement, affirme Adolphe Nayoil faut savoir que la Constitution est une loi nationale, et la manière dont cela a été préparé, ici, en Centrafrique, nous considérons vraiment que cela a requis le consensus national. Ça veut dire qu'à la fin de la transition, les Centrafricains auront une Loi fondamentale qui va désormais gérer leur vie politique, et donc pour nous, c'est vraiment une grande étape. »

 

Reste maintenant à ce que ce texte soit soumis à référendum, cela devrait être le cas le 4 octobre prochain. Si l'ambassadeur Adolphe Nahayo estime que c'est bien dans le domaine politique qu'il y aujourd'hui le plus d'avancées, avec l'enrôlement des électeurs et l'adoption du projet de Constitution, il n'exclut pas un glissement du calendrier dû à des difficultés techniques et logistiques.

 

« Mais nous faisons tout pour qu'il soit respecté », précise le représentant du secrétaire général de la Ceeac à Bangui, tout en rappelant que les chefs d'Etat de son organisation ont déjà validé la prolongation de la transition jusqu'à la fin de l'année.

 

 

RCA : la nouvelle Constituée largement adoptée par le Conseil national de transition

 

Bangui (RCA) 31/08/15 (APA) - La nouvelle Constitution centrafricaine a été largement adoptée, dimanche soir, par les membres du Conseil national de transition, une étape qui sera suivie par le vote par référendum prévu le 4 octobre prochain, suivant le chronogramme de l’Autorité nationale des élections (ANE).

 

Quatre vingt-quatre membres du Conseil national de transition ont voté pour l'adoption de la nouvelle Constitution, là où six ont voté contre et quatre se sont abstenus.

 

Avant sa soumission au Conseil national de transition, la nouvelle Constitution a fait l'objet de plusieurs analyses par d'autres institutions de la République mais aussi les forces vives de la nation lors d'un séminaire national de validation qui s'est tenu à Bangui au mois de juin dernier. L'objectif visé était de faire en sorte que les inspirations profondes du peuple centrafricain soient prises en compte.

 

Toutefois, certaines dispositions qui avaient été élaguées au terme du séminaire national de validation ont été retenues par les membres du Conseil national de transition, notamment l'article concernant l'existence d'une deuxième chambre du parlement.

 

Ace propos, les conseillers ont ramé à contre-courant du séminaire qui avait rejeté la mise en place d'un Sénat, au motif que l'Etat n'a pas assez de ressources pour le supporter.
.
Avec cette adoption de la nouvelle Constitution, le Conseil national de transition qui est appelé à disparaitre a posé l'un des principaux actes de son existence.

 

 

Centrafrique : Un projet de nouvelle Constitution pour tourner le dos aux vieux démons !

 

Bangui01/09/15 (Afriquinfos) – Le Conseil national de transition centrafricain a adopté ce dimanche 31 août un projet de nouvelle Constitution. Cette nouvelle loi prévoit notamment une limitation à deux mandats présidentiels. Le projet a été voté par 84 voix contre 6 et 4 abstentions.

 

Ce projet a fait de multiples allers-retours entre la Cour constitutionnelle et le conseil national de la transition avant d'arriver enfin à l'étape cruciale du vote. Pendant des jours, plusieurs points de la Constitution ont été la source de vifs débats au parlement et au sein de la Cour constitutionnelle.

 

Les principaux sujets débattus ont été entre autres les conditions d'inéligibilité des candidats désireux de pouvoir se présenter à l'élection. Selon Michel Loudégué, le rapporteur général de la loi, le texte à cet effet ne souffre «d'aucune ambigüité».

 

Il est à retenir qu’aucun membre de la transition - passé ou présent - ne peut être éligible, explique t-il. Autre point de débat, l'immunité des parlementaires, des membres de la Cour constitutionnelle, et du Haut conseil de la communication. Le texte prévoit que le chef de l'Etat pourra être traduit devant la Haute cour de justice s'il est accusé par exemple de financer des milices ou groupes armés.

 

Par ailleurs, le mandat présidentiel reste limité à cinq ans, mais ne sera renouvelable qu'une seule fois et ne pourra être prorogé «pour quelque motif que ce soit », estime le texte.

 

Ce projet prévoit également la création la création d'une «cour pénale spéciale chargée de juger les crimes les plus graves». Il est aussi prévu la création d’un Sénat, dont est dépourvu le pays.

 

Une question qui laisse sceptique le rapporteur général de la loi. Selon lui, «L'Etat n'a déjà pas les moyens de payer tous les parlementaires. Il y a des chantiers plus importants que la création d'un Sénat». Un avis partagé par Lea Koyassoum Doumta, la vice-présidente du CNT qui a d'ailleurs choisi de s'abstenir.

 

Malgré ces divergences, Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du Conseil national de transition invite les Centrafricains à soutenir ce projet. «Au nom de la représentation nationale, j'exhorte le peuple centrafricain le moment venu, à voter massivement oui, cette nouvelle loi fondamentale, pour permettre à notre pays, de retrouver la voie normale de l'ordre constitutionnel», a-t-il déclaré.

 

Le projet de constitution devrait être soumis par référendum à la population, le 4 octobre prochain avant des élections présidentielles et législatives fixées pour le 18 octobre. Mais selon les experts, les difficultés logistiques et sécuritaires rencontrées dans plusieurs régions par les agents chargés du recensement électoral pourraient retarder ces échéances électorales, déjà reportées par deux fois !

 

Depuis plusieurs années, la Centrafrique peine à se relever suite à des décennies de troubles incessants ayant abouti en 2013-2014 à des violences intercommunautaires massives, et qui perdurent ponctuellement dans plusieurs régions du pays.

 

L. AGBENOU

 

© 2015

 

Projet de nouvelle constitution en Centrafrique: vers une renaissance de la RCA ?

 

01/09/15 (Le Pays)

 

Le corps électoral centrafricain devrait bientôt être convoqué pour un référendum sur la Constitution du pays. En effet, le Conseil national de la Transition (CNT) de ce pays vient d’adopter un projet de nouvelle loi fondamentale qui devra être soumis au verdict des populations. La nouvelle Constitution dont veut se doter le pays, devra ouvrir de nouvelles perspectives, plus heureuses, au pays. Le moment est propice à ce genre de réformes. La Transition dans laquelle se trouve le pays, offre l’occasion de prendre les mesures idoines pour la promotion de la démocratie et d’une gouvernance vertueuse. Ce qui est très important pour un pays qui n’a pas connu de répit en termes de crises politiques, depuis son accession à l’indépendance. C’est dire combien cette période devrait être mise à profit par la République centrafricaine (RCA), pour identifier toutes les pustules sur le visage de sa gouvernance et travailler à les gommer.

 

La question de la pertinence de l’adoption de nouveaux textes fondamentaux ne se pose pas

 

Les transitions politiques sont des occasions rarissimes dans l’histoire et la vie des nations. Des occasions pour ces nations de rectifier le tir, de faire une profonde introspection et de faire en sorte que les crises du genre soient conjurées à jamais. Le succès d’une telle entreprise commande que les dirigeants surtout, prennent vraiment conscience de leurs responsabilités historiques. Avec une bonne volonté, les autorités de la Transition centrafricaine devront poser les bases d’une renaissance du pays. Il est déjà heureux de constater que la volonté d’une meilleure traque de l’impunité des parlementaires, a été exprimée dans le projet de texte constitutionnel avec la possibilité de la levée de leur immunité et celle de poursuites judiciaires en cas de flagrant délit. Toute mesure permettant de combattre l’impunité qui gangrène bien des pays africains, est à saluer. Car, l’impunité des élites politiques fait le lit de bien des crises sociopolitiques sur le continent africain.

 

Il y a donc nécessité de bien toiletter les textes fondamentaux du pays, de bien les verrouiller pour empêcher tout aventurier de conduire, encore à l’avenir, le pays à la catastrophe. Au total, la question de la pertinence de l’adoption de nouveaux textes fondamentaux ne se pose même pas à la RCA. Cependant, la renaissance en vue, de la Centrafrique, ne semble pas dénuée de calculs politiciens. En effet, comment comprendre que dans le projet de loi constitutionnelle, le CNT ait prévu la création d’un sénat ? Les autorités caressent-elles le rêve de se trouver un point de chute à la fin de la Transition ? Dans nos républiques de prébendes, l’intérêt général n’est pas toujours le souci premier. Tant et si bien que certaines autorités centrafricaines, qui verraient en la fin prochaine de la Transition la fin des haricots, peuvent avoir travaillé à la mise en place d’une institution de plus, aux fins de continuer à téter les mamelles de l’Etat. Alors que pour un pays pauvre sous perfusion financière comme la RCA, le souci de réduire les dépenses de l’Etat, devrait être la priorité. Qu’est-ce qu’un Sénat pourrait apporter de plus à la RCA ?

 

La RCA pouvait trouver le moyen de réduire sa facture électorale

 

Il faudra arrêter de copier la France qui, elle, a plus les moyens de sa politique institutionnelle. Encore que même dans l’Hexagone, le débat sur la pertinence d’une institution comme le Sénat, revient souvent sur la table. En tout état de cause, cette inflation institutionnelle ne saurait être la solution pour un ancrage démocratique réel. Bien au contraire, elle cache mal un mauvais fonctionnement des institutions. Il suffit que l’Assemblée nationale cesse d’être une caisse de résonnance et que le pouvoir judiciaire fasse preuve d’indépendance, pour se prémunir contre bien des travers de la gouvernance.

 

L’inflation institutionnelle dans certains pays se justifie moins par son intérêt que par le souci de trouver à des élites, des points de chute. Il faut plus de patriotisme aux décideurs. Il importe que chaque pays pauvre s’emploie à utiliser de façon rationnelle, ses maigres ressources. En mettant l’accent sur l’essentiel. Par ailleurs, on peut se demander pourquoi la RCA ne s’inscrit pas dans une logique de réduction des coûts, à propos de l’adoption de sa nouvelle Constitution. Le pays de Catherine Samba-Panza peut, en effet, se contenter de faire voter le projet de Constitution par son CNT, d’autant que cette institution a la légitimité requise pour le faire.

 

Certes, les autorités de la Transition centrafricaine peuvent faire valoir que l’onction populaire directe est capitale pour l’adoption d’une loi fondamentale, surtout dans ce pays où les clivages ethniques et religieux ont pignon sur rue. Mais, même dans ce cas de figure, la RCA pouvait trouver le moyen de réduire sa facture électorale en décidant de coupler la présidentielle à venir et le référendum. Et cela aurait l’avantage d’amoindrir son degré d’endettement vis-à-vis de ses partenaires financiers.

 

« Le Pays »

RCA : adoption de la Constitution par les députés

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 14:31

 

 

 

La République Centrafricaine vit depuis bientôt quinze jours une crise de démocratie. Tirée à la courte paille et à grands renforts de pots- de vin , mais aussi à la faveur de la presse qui l’avait encensée, Madame Catherine Samba PANZA, la Présidente de Transition, navigue à vue tel un navire en perdition.

 

Accordons- nous un retour en arrière pour rappeler les circonstances qui ont amené Madame Samba PANZA à la présidence de la transition politique.

 

Le 10 décembre 2012, les mercenaires tchado-soudanais envahirent la République Centrafricaine, tuant, violant, pillant, incendiant sans vergogne, la soumettant à une razzia d’une autre époque (le sac de Rome par Alaric et ses Wisigoths le 5 août 410 par exemple). Le président F.BOZIZE en appela à la France, aux Forces Armées Françaises et Sud-Africaines pour assurer la sécurité sur le territoire national. Nous connaissons tous la réponse cinglante du Président français : « La France n’est plus le gendarme de l’Afrique pour voler au secours d’un régime devenu impopulaire du fait de sa mal gouvernance et de la volonté d’un Chef d’Etat de vouloir modifier la constitution. J’ai d’ailleurs donné des instructions fermes aux troupes françaises déployées en Centrafrique de s’en tenir strictement à leur mission initiale. En cas de dégradation de la situation sécuritaire, nos soldats dont l’effectif vient d’être renforcé se chargeront exclusivement de la protection de nos ressortissants et des ressortissants  européens ainsi que la protection des intérêts français en Centrafrique. » Dès lors, comprend qui voudra.

 

Eu égard à la gravité de la situation, le président en exercice de l’Union Africaine, le Dr BONI YAYI, Président du Benin, arriva à Bangui le 30 décembre 2012. A l’aéroport Bangui M’POKO, le Président François BOZIZE déclara qu’il ne briguerait pas un autre mandat. Le monde entier a suivi cette déclaration.

 

Laccord désuet de Libreville.

 

A Libreville, après trois jours de négociations, le gouvernement centrafricain et les chefs de la coalition séléka, signèrent un accord de paix le 11 janvier 2013. Cet accord prévoyait la formation d’un gouvernement d’union nationale, un cessez-le feu, le maintien du Président François BOZIZE YANGOUVOUNDA au pouvoir jusqu’en 2016, et le retrait des forces étrangères du territoire  centrafricain.

 

Deux semaines plus tard, un Premier Ministre fut nommé et un gouvernement d’union nationale mis en place. Le ministère de la défense fut confié à Michel DJOTODIA qui deviendra le Président de Transition le 24 mars 2013.

 

Fort mécontents du maintien du Président François BOZIZE au pouvoir, les chefs de la coalition séléka, décidés à s’emparer du pouvoir, mirent en scène la rocambolesque prise d’otages des ministres séléka dont Damara fut le théâtre. Ils exigèrent l’intégration des mercenaires tchadiens et soudanais de la séléka dans les FACA. Elle ne faisait pas partie des négociations de Libreville. Le 23 janvier 2013, les mercenaires tchado-soudanais de la séléka franchirent la ligne rouge de la MICOPAX et prirent d’assaut la capitale Bangui, foulant aux pieds les accords de Libreville.

 

La Transition en œuvre : l’échec et l’éviction  de Michel DJOTODIA.

 

Sous la présidence de Michel DJOTODIA, les nombreux crimes commis par les mercenaires de la séléka n’ont fait qu’exacerber la haine des Centrafricains. Toute action suscite une réaction. Ne pouvant rester impassibles devant les tueries auxquelles se livrent les hors-la loi de la séléka, des citoyens exaspérés formèrent des groupes d’auto-défense dénommés ANTI-BALAKA. Ils se sont organisés pour résister aux attaques des occupants. N’eût été leur action déterminée et salutaire, le pays n’aurait pas connu une accalmie relative avant l’arrivée des Sangaris.

 

Une gestion calamiteuse de la crise

 

S’étant rendu compte de l’incapacité de Michel DJOTODIA à diriger la transition, la France le déshabilla pour habiller Madame Catherine SAMBA PANZA. Les Centrafricains dénoncèrent les exactions répétées des soudards de la séléka et leurs complicités avec les militaires tchadiens de la MISCA. Outre les plaintes récurrentes des Centrafricains, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, les ONG des droits de l’Homme et le Haut commandement de la FOMAC stigmatisèrent à leur tour la duplicité  des soldats tchadiens. C’est un fait avéré qui obligea  le Président Idriss Deby à retirer ses soldats de la Misca.

 

 La haine et le ressentiment résultant des massacres commis par les mercenaires soudanais et tchadiens de la séléka, sont une bombe qu’il fallait désamorcer  avec délicatesse. Le gouvernement de transition devrait être un début de la réconciliation du peuple assailli avec lui-même. Il n’a pas été représentatif du peuple centrafricain. C’était et c’est toujours un gouvernement de copinage, de cousines, de cousins et de tantes. La présence des ministres séléka au gouvernement et des conseillers séléka à la présidence, est mal perçue  par les Centrafricains. Comment diriger le pays avec ceux qui l’ont mis à feu et à sang ?

 

La duplicité de Madame Catherine S.PANZA

 

Bangui bruissait déjà de rumeurs de la proximité de Madame Catherine Samba PANZA avec les  séléka. Leur Congrès à Ndélé sous sa couverture, corrobore et renforce ces rumeurs. Dans leurs conférences de presse relayées par la presse nationale et internationale, le président du CNT et le professeur MANDATA NGUEREKA, ont mis en exergue le flou de la politique que mène la Présidente de Transition pour mettre fin à la crise.Nous vivions un épisode à la fois dramatique et humiliant. Les violences avaient atteint leur paroxysme. Les séléka, qui ont déjà fait des milliers de morts  et des centaines de milliers de déplacés, établirent  leur état- major à Bambari, bravant l’autorité de l’Etat.

 

La Présidente de Transition ne peut pas dire qu’elle œuvre pour le retour de la sécurité sur tout le territoire national, et dans le même temps entretenir d’excellentes relations avec un groupe rebelle qui occupe illégalement une fraction de ce même territoire. Il ne peut pas avoir deux états-majors dans un même pays. Il y a beaucoup de duplicité dans son attitudeElle est bicéphale.

 

Un soit- disant complot de coup d’état manqué est venu détourner l’attention de l’affaire du congrès des séléka qui tournait encore dans beaucoup de têtes, une tactique d’endormissement des esprits vieille comme le monde. Trois jours durant, Banguissoises et Banguissois étaient dans la rue pour demander la démission de la Présidente de Transition et du gouvernement. Les instigateurs de ce putsch raté sont des personnes connues du gouvernement et de la présidence. Certains membres du gouvernement de cousins seraient-ils lésés dans le partage du gâteau? Etaient-ils des soiffards de pouvoir ? Toujours est-il qu’Ils n’ont pas été sanctionnés.

 

Une carence d’autorité

 

Comme son prédécesseur, Madame SAMBA PANZA manque d’autorité et ne contrôle rien. Le Haut Commissariat des réfugiés et l’Office International des migrations, avaient déplacé  les Centrafricains musulmans vers le nord-est à son insu, sous la protection de la Misca. Cet acte aurait pu être sanctionné par un rappel à l’ordre. La Présidente de Transition n’a pas réagi. Son autorité a été Bafouée.

 

Une initiative qui a accouché d’une souris : Le dialogue inclusif.

 

 Les travaux préparatoires  au dialogue inclusif  avaient duré 72 heures. La rencontre avait été initiée par Madame SamBA PANZA. Pour que ce dialogue réussisse, les participants aux travaux préparatoires, issus du gouvernement, du parlement provisoire, des partis politiques, de la société civile, des groupes armés et des confessions religieuses, avaient recommandé l’arrêt immédiat des affrontements, de toute forme de violence, l’inclusion de tous les groupes armés,la mise en place dune commission Vérité, Justice et Réconciliation. 

 

Ce dialogue  inclusif n’a pas été un succès. Il ne s’était pas déroulé dans un esprit de tolérance, de responsabilité, de confiance mutuelle et de compromis. Le Forum de Bangui n’a pas abouti à un accord acceptable  dans l’intérêt de la nation. C’est dommage de voir une initiative intéressante accoucher d’une souris.Pourquoi Messieurs François BOZIZE et Michel DJOTIDIA en ont-ils été écartés ? Craignait-on de voir la vérité éclater au grand jour ? L’article  de Sandrine Martin WHITE, Pourquoi DJOTODIA ne sera pas inquiété par la Justice Internationale, constitue un élément de réponse. 

 

 « Inculper en outre Djotodia, le monstre du chaos primitif, oblige Rait à ouvrir des dossiers politiques puant que personne dans la sous-région n’a envie de voir dévoilés en public, de la France au Gabon en passant par le Tchad et le Congo-Brazza, surtout au Tchad.


Car des sommes de complots et de manipulations, si mis à jour, mettraient en difficulté politique tous les acteurs agissant dans la crise centrafricaine.
 

Idriss Deby serait contraint de s’expliquer sur le financement des Séléka (secret de polichinelle), sur l’implication de ses soldats à Bangui, qui bien que faisant partie des forces africaines de paix, la FOMAC de l’époque, ouvraient pourtant la route de Bangui aux envahisseurs Séléka, à la désormais célèbre “ligne rouge de Damara”.


Paris serait également mis sur la sellette afin de s’expliquer sur ce qui fut son intrusion dans la gestion d’un pays libre et auto déterminé. Car c’est la France qui a ‘démissionné’ Michel Djotodia sous l’habillage CEEAC à N’Djamena.


Quant au Congo-Brazza, il serait contraint de s’expliquer sur l’instrumentalisation du CNT (le Conseil National de Transition) à Bangui, lors du vote truqué de l’élection de Catherine Samba-Panza.


Pour un conseiller à Bangui : ‘Inculper Djotodia, ça foutrait le bordel, car il y’aurait un gros déballage de linge sale. Ce serait un véritable “DJOTODIAGATE”.

 

Ainsi, pour solde de tous comptes, et surtout pour se taire et se faire oublier, Michel Djotodia en quittant N’Djamena le jour de son éviction ne partit pas au Bénin les mains vides.

 

En conclusion, seuls des lampistes de la Séléka seront poursuivis sans risque, et non les vrais meneurs des massacres.».

 

Pourquoi le Président BOZIZE est-il préféré aux responsables de la transition ?

 

Deux raisons :

 

a) Le Président François BOZIZE est et demeure, jusqu’à preuve du contraire, le président de la RCA. Le sommet de Libreville l’a dépouillé de ses prérogatives de chef d’Etat, mais il devait garder son fauteuil  jusqu’ à la fin de son mandat. Les séléka l’ont forcé   à quitter le pays. Pour la plupart des Centrafricains, il est victime d’une machination diabolique. Ils revendiquent son retour.

 

b) Il est apprécié à l’aune des actes qu’il a déjà posés et qu’il entend poursuivre à son retour au pouvoir. Les Centrafricains ne se reconnaissent pas dans la politique destructrice que mène la Présidente de Transition.

 

Madame Samba PANZA renie sa parole.

 

Le 24 janvier 2014, Madame Samba PANZA était installée dans le fauteuil présidentiel. Elle a juré sur la Constitution et devant le peuple qu’elle est la mère de toutes les femmes et de tous les hommes de Centrafrique et, qu’à ce titre, elle a les devoirs d’amour, de sécurité, de protection et de justice envers tous, sans discrimination aucune.  Pourquoi s’acharne-t-elle sur le Président BOZIZE comme un loup sur sa proie ? Elle dit tout et son contraire.

 

Le Président BOZIZE est un nationaliste dont le courage politique lui a coûté son fauteuil. Madame Samba PANZA veut lui rendre la vie difficile. Qu’elle sache  que la difficulté l’attire davantage parce que l’homme s’affirme quand il triomphe d’une difficulté.

 

Madame Samba PANZA ignore l’équité, l’impartialité et la probité, credo d’un responsable politique. Elle se situe aux antipodes du combat que mène le Président BOZIZE pour sortir la RCA de l’impasse.

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A l’adresse des militantes et militants de KNK

 

Mahatma GHANDI, illustre homme politique Indien, grand défenseur de la liberté dont sa doctrine de la non violence a fait des émules aux Etats-Unis et en Afrique du Sud  a dit :« La plus grande force dont puisse disposer l’humanité est la non-violence. Elle est plus puissante que la plus puissante des armes de destruction élaborées par l’intelligence de l’homme. »

 

 Militantes  et militants du KNK, évitez la violence, ne faites rien qui puisse porter préjudice à notre grand parti. Contenez votre colère, utilisez les armes que les lois vous autorisent. La violence n’arrange rien, elle détruit.

 

La démocratie au bord de l’asphyxie

 

Le 15 août dernier, le Secrétaire Général du KNK, Monsieur Bertin BEA, a été arrêté parce qu’il a commis le crime de lèse-majesté en dénonçant la forfaiture du Ministre de la justice qui, ne se basant sur aucun fondement juridique, a exposé son intention d’arrêter le Président François BOZIZE à sa descente d’avion. Les Centrafricains ont du mal à comprendre l’intention du Ministre de la justice qui n’agit pas de sa propre initiative, mais sur ordre de la Présidente de Transition. L’arrestation de Monsieur Bertin BEA est un moyen d’atteindre le Président BOZIZE qui reste lucide devant ces gesticulations politiques grossières. Le but recherché est de provoquer de troubles dans le pays et de lui faire endosser la responsabilité. Le Président BOZIZE est un homme qui sait se dominer ; il ne se laissera pas prendre au piège de la provocation

 

Madame Samba PANZA a été co-optée pour  pacifier le pays et préparer des élections transparentes et ouvertes à tous. Mais elle ne fait pas son devoir. Elle s’est dévoyée de la mission dont elle a été chargée pour s’attaquer aux démocrates. Les Centrafricains vivent dans un état de droit, dans une société ouverte et démocratique. Tout Centraficain peut et doit s’exprimer librement, à visage découvert , sur les problèmes sociaux, économiques, culturels  et politiques  du pays, pourvu qu’il ne transgresse pas les lois de la République. Monsieur BEA Bertin n’a fait que défendre la liberté, « le droit de faire tout ce que les lois permettent .» En l’arrêtant, la Présidente de Transition condamne la liberté d’expression.

 

                                               

LA  DEMOCRATIE MENACEE D’ASPHYXIE EN CENTRAFRIQUE par Simon GOUNEBANA

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:08

 

 

 

Par  Yann UNICEF~enfants~Centrafrique


French.china.org.cn  29-08-2015

 

163 enfants ont été libérés par un groupe armé en République centrafricaine, où des milliers de garçons et filles sont encore utilisés comme combattants, cuisiniers et messagers par les milices du pays, a annoncé vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

 

"Cette libération démontre que la mise en œuvre des engagements pris par les chefs de ces groupes [armés] dans le cadre du processus de paix et de réconciliation est en bonne voie", a indiqué le représentant de l'UNICEF en République centrafricaine (RCA), Mohamed Malick Fall, cité par un communiqué rendu public au siège de l'ONU.

 

"Nous nous attendons à la libération d'autres enfants avant la fin de cette année", a-t-il ajouté.

 

Les 163 enfants, dont cinq filles, ont été libérés par des militants anti-Balaka vendredi lors d'une cérémonie dans la ville de Batangafo, où leur transfert a été facilité par l'UNICEF et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

"La MINUSCA s'engage avec tous ses partenaires à assurer la protection des enfants. Je réaffirme ici la détermination de la Mission à multiplier les efforts pour identifier et distinguer les enfants qui espèrent retourner à une vie normale", a déclaré le représentant spécial adjoint de la Mission, Diane Corner.

 

Selon l'UNICEF, entre 6.000 et 10.000 enfants ont été enrôlés dans des factions armées en République centrafricaine depuis 2013.

 

Source: Agence de presse Xinhua

163 enfants libérés par un groupe armé en Centrafrique (UNICEF)

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