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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:42
Les missions de maintien de la paix de l'ONU condamnées à se réformer en Afrique
Les missions de maintien de la paix de l'ONU condamnées à se réformer en Afrique

 

 

 

15/11/17 (AFP)

 

Matériel insuffisant, vulnérabilité, mandat inadapté... des dirigeants africains ont dénoncé au Forum de Dakar l'inadéquation des missions des Casques bleus au nouvel environnement sécuritaire, une préoccupation partagée par les Nations unies, qui veulent faire évoluer leurs interventions.

 

"Face à la violence asymétrique, les missions de maintien de la paix éprouvent des difficultés, au point qu'elles sont parfois contraintes de consacrer leurs moyens à leur propre sécurité", constate le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, déplorant à ce Forum annuel sur la paix et la sécurité en Afrique "l'impuissance de la puissance".

 

"On ne peut maintenir la paix là où elle n'existe plus, là où il faut la rétablir", a fait valoir le président sénégalais Macky Sall, dont le pays deviendra à la fin de l'année l'un des principaux contributeurs de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), avec quelque 1.500 militaires et policiers.

 

"Nous n'avons pas besoin d'une force de maintien de la paix, nous avons besoin d'une force d'imposition de la paix", juge lui aussi le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Marcel Alain de Souza.

 

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma, qui compte environ 12.500 militaires et policiers, est actuellement la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines, avec plus de 140 Casques bleus morts, dont 89 tués par des actes hostiles.

 

Ailleurs sur le continent, qui concentre huit des 15 actuelles missions de maintien de la paix de l'ONU, plusieurs autres peinent à convaincre.

 

Déployée en Centrafrique depuis 2013, l'opération de l'ONU (Minusca) est loin de garantir la paix dans un pays où les violences entre groupes armés se sont intensifiées en 2017.

 

Quant à la mission en République démocratique du Congo, la Monusco, le plus important et coûteux déploiement de Casques bleus au monde, elle est également critiquée pour son inefficacité.

 

- 'Plus mobiles'

 -
Des griefs que n'ignorent pas les Nations unies, qui tiennent mardi et mercredi à Vancouver (Canada) une conférence ministérielle sur le maintien de la paix, pour débattre des défis rencontrés sur le terrain.

 

"Il faut être réaliste, certaines opérations de maintien de la paix de l'ONU ont eu du succès, comme en Côte d'Ivoire ou au Liberia, mais il y aussi des difficultés", reconnaît Jean-Pierre Lacroix, chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU.

 

"Plusieurs de nos opérations ont lieu alors que les processus politiques avancent lentement et dans des environnements sécuritaires de plus en plus difficiles", explique-t-il.

 

Face aux nouvelles menaces, "nous devons nous adapter, être dotés d'équipements à la hauteur pour être moins vulnérables aux attaques, être moins statiques, plus mobiles", juge-t-il.

 

Toutefois, nuance M. Lacroix, "quand il s'agit de lutter contre des groupes terroristes, il faut d'autres types d'instruments. Il faut soutenir les forces comme celle du G5 Sahel (Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et Mauritanie)", qui s'est déployée pour la première fois en novembre.

 

Selon lui, "l'avenir, c'est la complémentarité entre des forces de maintien de la paix et la lutte anti-terroriste".

 

"Les opérations de maintien de la paix ont été définies après la Guerre (mondiale de 1939-1945, NDLR). Une réflexion est engagée depuis les années 2000 pour les adapter au nouvel environnement", assure à l'AFP le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.

 

"Mais la Minusma a son rôle à jouer, la réponse ne doit pas être uniquement sécuritaire", se défend-il.

 

"Notre mission est multidimensionnelle: au Mali, il faut aider à reconstruire la justice, défendre les droits de l'Homme et les principes démocratiques, mettre en oeuvre l'accord de paix" de 2015, dont l'application tarde encore, énumère-t-il. "Le terrorisme nous empêche de faire notre travail, c'est sur ce point qu'il faut trouver une solution".

 

 

Françafrique 2017 des képis et des milliards

 

https://www.letemps.ch Richard Werly, Dakar


Publié mercredi 15 novembre 2017 à 16:36, modifié mercredi 15 novembre 2017 à 17:09.

 

Hier, le pouvoir politique français régnait sur son pré carré africain à partir de l’Elysée et de ses antichambres. Aujourd’hui, militaires et clans capitalistes familiaux tiennent le haut du pavé. Le sommet de Dakar sur la sécurité vient d’en apporter la preuve

 

La Françafrique est un sacré morceau d’histoire hexagonale. Quelle autre république peut se prévaloir d’avoir, pendant des décennies, tiré de façon si ostentatoire et souvent dramatique les fils de ses anciens colonisés sur le continent noir?

 

Refrain connu. En arrière-plan? L’incontestable legs culturel, politique, économique d’un siècle et demi de colonisation à la force des sabres, des goupillons, puis de la mise en coupe réglée de ces vastes territoires africains par la caste des administrateurs d’outre-mer, appuyés par des édiles locaux formés à la française. Sur le devant de la scène jusqu’au début des années 90? Le mythe des héritiers de la France libre et du gaullisme – la reconquête de la métropole ne démarra-t-elle pas, en 1941, à Brazzaville? – entretenu habilement par le tout-puissant Jacques Foccart, ses protégés politiques (l’incontournable président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, décédé en décembre 1993, puis le Gabonais Omar Bongo, décédé en 2009) et ses réseaux semi-mafieux. Résultat? Une longue appropriation par la métropole des ressources naturelles des Etats africains (minerais, uranium, pétrole) les plus dociles de sa zone d’influence, devenus indépendants mais contraints d’accorder les concessions les plus juteuses aux compagnies hexagonales.

 

Emergence de la Chinafrique?

 

Ce système, pensait-on, avait succombé au seuil du XXIe siècle sous les coups de la mondialisation et de l’arrivée de nouveaux «partenaires» économiques agressifs comme la Chine ou la Turquie, prêts à sortir le carnet de chèques dont la France ne dispose plus. Antoine Glaser, observateur toujours bien informé de ces réseaux «françafricains», avait même prédit, dans son essai passionnant sur l’Africafrance (Ed. Pluriel), un complet renversement des rôles après la fin de la Guerre froide. Aux dirigeants français le soin de préserver les apparences en continuant de convier sous les ors des palais républicains leurs soi-disant obligés africains. A ces derniers la réalité du pouvoir, grâce aux valises de cash toujours à portée de main. Archétype de ce nouveau modèle des années 2000: le président congolais Denis Sassou-Nguesso, maître dans l’art de distiller sa manne pétrolière.

 

Le sommet de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui vient de s’achever a toutefois démontré qu’en 2017, à l’aube de la Macronie triomphante, la réalité est plus complexe. Certes, aucun nouveau Foccart n’est apparu à l’horizon. Certes, l’Elysée n’est plus en mesure de dicter ses volontés à ceux que le général de Gaulle appelait tout simplement «nos rois nègres». Certes, la Chinafrique a émergé, avec sa myriade de contrats dans les infrastructures et ses communautés d’immigrants industrieux débarqués d’Asie.

 

Bolloré, Bouygues et consorts

 

Antoine Glaser, toujours lui, a donc raison de pointer du doigt le syndrome Arrogant comme un Français en Afrique (Ed. Fayard). Mais un coup d’œil dans la salle plénière du Centre international de conférences Abdou Diouf à Dakar démontrait ces jours-ci que la Françafrique a de beaux restes. Une kyrielle de généraux français, salués avec déférence par leurs homologues africains en mal d’interventions protectrices contre le péril djihadiste. Une escouade de dirigeants des groupes Bolloré, Bouygues ou autres, toujours incontournables dans les capitales francophones de la région. Des brigades d’anciens officiers reconvertis en entremetteurs avec leurs carnets d’adresses bien remplis. Telle est la nouvelle Françafrique: une conjugaison de képis et de milliards…

 

Le changement est en fait tectonique. Le curseur d’influence et de prise de décision s’est déplacé. Hier, au temps de Foccart, de ses barbouzes et de ses réseaux (souvent corses), le pouvoir politique élu rythmait le bal depuis Paris. La Françafrique était un axe vertical. Vingt-cinq ans après le décès de l’intéressé, les généraux et quelques dynasties familiales ont raflé la mise. Coté glaive, les 10 000 soldats français prépositionnés en Afrique – dont 4000 dans le Sahel pour l’opération «Barkhane» – demeurent la clé de voûte des pouvoirs locaux qui ne peuvent rien refuser à cet allié majeur. Coté portefeuille, Bolloré, Bouygues et consorts recrutent à tour de bras les anciens centurions pour protéger leur pré carré. Emmanuel Macron, nouveau venu sur la scène africaine, l’a d’ailleurs compris: son Conseil présidentiel pour l’Afrique, créé en juin, met en avant de jeunes entrepreneurs de la diaspora. Une façon de ne pas gêner les «éléphants» en uniforme. Mais aussi, peut-être, de desserrer l’étau militaro-capitaliste de cette Françafrique en apparence au garde-à-vous.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:39
Centrafrique: les civils "doivent être protégés", appel au renforcement de l'ONU (ONG)
Centrafrique: les civils "doivent être protégés", appel au renforcement de l'ONU (ONG)
Centrafrique: les civils "doivent être protégés", appel au renforcement de l'ONU (ONG)

 

 

 

14/11/17 (AFP)

 

Les civils centrafricains, souvent pris pour cibles dans les violences, "doivent être protégés" et la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) "renforcée" pour "éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile", appelle l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC) dans un communiqué mardi.

 

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", estime la directrice régionale de l'ONG, Marianne Irion.

 

Ce besoin de protection des civils doit se faire par un renforcement de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca, 10.000 hommes déployés depuis 2014), selon l'ONG.

Le 6 novembre, 28 organisations de la société civile centrafricaine et internationales avaient déjà lancé un appel à plus de troupes pour la Minusca, dont le renouvellement du mandat doit être examiné mercredi au Conseil de Sécurité de l'ONU, à New York.

 

Ce renforcement avait été demandé dans un récent rapport au Conseil de sécurité par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, après une visite dans le pays en octobre.

 

La Minusca est déployée depuis 2014 et le renouvellement de son mandat vise, outre une augmentation de ses contingents (900 militaires supplémentaires), à les rendre plus flexibles et mobiles pour contrer les menaces et les atteintes à la paix.

 

En vertu du projet de résolution rédigé par la France, la Minusca serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

La Centrafrique est embourbée dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition pro-musulmane de l'ex-Séléka, entraînant une contre-offensive de milices anti-balaka, prétendant défendre les chrétiens et auto-proclamées d'"auto-défense".

 

Ces groupes armés s'affrontent désormais pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde.

 

Plus de 600.000 personnes sont déplacées dans le pays et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:28

 

 

 

LA MINUSCA CONTRE TOUTE TENTATIVE DE PERTURBATION DE LA SÉCURITÉ DANS LA VILLE DE BANGUI

 

Bangui, 15 Novembre 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne les violences survenues samedi au PK5, à Bangui, et précise qu’elle sera aux côtés des autorités pour empêcher toute tentative visant à perturber la sécurité dans la capitale centrafricaine.

 

« La MINUSCA ne permettra pas que la paix et la stabilité dans la ville de Bangui soient perturbées par qui que ce soit, et demeure déterminée à appuyer les autorités centrafricaines pour prévenir tout tentative dans ce sens », a déclaré mercredi en conférence de presse, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro. La MINUSCA a dénoncé le jet de grenade lancée par des individus, provoquant des morts et des blessés parmi les spectateurs d’un concert, ainsi que les représailles meurtrières qui s’en sont suivies dans les premières heures.

 

Selon le porte-parole, dès les premiers instants qui ont suivi l’incident, la MINUSCA a renforcé son dispositif sécuritaire dans la zone, avec des militaires et des policiers, aux côtés des forces de sécurité nationale, afin de prévenir toute escalade de violence armée et pour accélérer le retour au calme. « La MINUSCA a également travaillé avec le Comité de Pilotage du Pacte de non-agression entre PK5 et Boeing, le Comité de Retour pour les Musulmans et Chrétiens et les leaders communautaires, afin de stopper les rumeurs et appeler la population au calme et à ne pas répondre aux provocations », a ajouté le porte-parole, qui a salué l’ouverture d’une enquête pas les autorités judiciaires nationales.

 

Pour sa part, le chef des opérations des forces de la MINUSCA, Colonel Moussa Mboup, est revenu sur le plan de sécurisation mis en place par l’Etat-major intégré de Bangui, composé de la Force et la Police, pour faire face à cette situation. « L’action de la force, en appui aux initiatives d’apaisement des autorités et des communautés, consistait à endiguer ces incidents et à éviter qu’ils ne se propagent à d’autres quartiers de Bangui », a-t-il souligné. « L’Etat-major intégré a renforcé sa posture dans le 3ème arrondissement, et établi des zones tampons, entre le 3ème  arrondissement et le 5ème, et entre le   3ème et le 6ème arrondissements », a ajouté l’officier.

 

Lors de la conférence de presse, la MINUSCA s’est par ailleurs félicitée du déploiement, la semaine dernière, de nombreux préfets dans leurs régions d’affectation, tout en réitérant sa « disponibilité à appuyer, dans la mesure de ses capacités, ces représentants de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions ». Tout en estimant que « le déploiement des préfets et des sous-préfets dans les régions est essentiel en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire », le porte-parole a qualifié « d’inacceptables les positions exprimées par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui s’opposent au déploiement des préfets dans certaines préfectures ». « La présence de l’autorité de l’État sur le terrain ne peut faire l’objet de chantages », a indiqué le porte-parole.

 

De son côté, le porte-parole de la composante police de la MINUSCA, Franck Gnapié, a indiqué qu’à Bria, la Police de la MINUSCA a organisé une activité de sensibilisation contre les exactions et la circulation des armes sur le site sur le site des Personnes Déplacées du PK-3. Cette cérémonie a vu la participation des différentes autorités et leaders communautaires ainsi que des responsables de la MINUSCA environs 1000 personnes étaient présentes à cette sensibilisation.

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:03
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique
L'ONU renforce de 900 militaires sa mission de paix en Centrafrique

 

 

 

 17h21, le 15 novembre 2017

 

900 Casques bleus supplémentaires vont être déployés en Centrafrique, en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité qui prolonge d'un an la mission de paix de l'ONU.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté mercredi à l'unanimité un prolongement d'un an de sa mission de paix en Centrafrique, qui sera renforcée de 900 militaires, et devra être plus mobile et réactive. Ce renforcement de la Minusca avait été demandé par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays. En vertu de la résolution adoptée, rédigée par la France, la force est autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

"S'abstenir de tout abus sexuel". Cette force devrait permettre à l'ONU d'enrayer la "spirale de violences et recréer une dynamique positive en République Centrafricaine", a jugé l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Washington, qui cherche à réduire les coûts des opérations de paix de l'ONU, avait récemment indiqué ne pas être opposé "par principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca, mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus" à la mission. Ils devront "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", ont réclamé les États-Unis.

 

Violences en hausse en province. Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l'ONU ont permis de réduire les violences, notamment à BanguiEn province, 2017 a vu au contraire les affrontements reprendre en intensité entre groupes armés et des milices se disputant le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde mais riche en minerais. La résolution prévoit que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives. Il faut "tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain", a souligné Antonio Guterres lors d'une récente visite dans le pays, sa première auprès d'une opération de paix depuis son entrée en fonctions en janvier.

 

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:02
Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui
Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui

 

 

Centrafrique : Une mission d’évaluation du FMI attendue à Bangui

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 NOVEMBRE 2017ACTUALITÉSÉCONOMIE

 

BANGUI, 15 novembre 2017 (RJDH)—Une mission du Fond Monétaire International (FMI) est attendu à Bangui la semaine prochaine a-t-on appris de sources proches du ministère des Finances. Il s’agit, selon les informations du RJDH, d’une mission d’évaluation.

 

Cette mission débute le 20 novembre prochain. Elle se concentrera sur l’évaluation des performances économiques de la RCA. Une source digne de foi contactée au ministère des Finances et du Budget parle d’une mission d’évaluation qui permettra de mesure les efforts consentis ces derniers mois.

 

Toutes les régies financières, selon nos sources, sont mobilisées depuis plusieurs jours pour préparer la mission d’évaluation du FMI, « tous les services des régies financières sont à pied d’œuvre pour préparer cette mission. Toutes les régies financières doivent rendre leurs rapports d’ici vendredi. L’objectif est de présenter la situation économique actuelle pour permettre à nos hôtes de voir si nous avons progressé ou non afin qu’ils fassent des recommandations », explique un cadre du ministère qui a requis l’anonymat.

 

Le pouvoir de Bangui a conclu le programme de Facilité Elargie de Crédit Cette mission d’évaluation est attendue à Bangui plus d’une année après les conclusions de Facilité Elargie de Crédit entre le gouvernement et le FMI. La dernière mission du FMI en Centrafrique remonte au mois d’octobre, mission pendant laquelle Samir Jahja, chef de la mission de cette institution financière internationale s’est félicité des avancées enregistrées par l’économie centrafricaine. Les prévisions du FMI projettent 4% de croissance économique en Centrafrique pour l’année 2017.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 23:00
Lu pour vous : Surendettée, Azur Gabon va être mis en liquidation judiciaire

 

 

 

https://africtelegraph.com  15 NOVEMBRE 2017

 

L’opérateur de téléphonie mobile, USAN Gabon, qui opère sous la marque Azur pourrait vivre ses derniers jours en territoire gabonais. La démission inattendue de l’Administrateur Directeur Général, Vane Kringer, en pleine grève des employés, laisse peu d’espoir à la survie de cette entreprise.

 

Les employés de Azur Gabon suivent un mouvement de grève depuis près de un mois, pour réclamer des arriérés de salaire. Un mouvement déclenché par des proches de Jean Bruno Obambi, l’actionnaire majoritaire de Azur Gabon.

 

Azur Gabon a été cédée au congolais Jean Bruno Obambi par Bintel au cours d’une opération qui n’a pas été déclarée aux autorités gabonaises. Et qui à l’époque avait failli entrainer un retrait de licence.

 

Ce 8 novembre 2017, Vane Kringer, l’Administrateur Directeur Général a déposé sa démission auprès de la direction générale des ressources humaines. Cela faisait seulement sept mois qu’il était en poste, avec pour mission de redresser la société. Ce qu’il a réussi à faire tant bien que mal jusqu’à ce 8 novembre.

 

Obambi, la goutte d’eau de trop…

 

Jean Bruno Obambi aurait forcé l’ADG à effectuer des paiements vers les filiales étrangères, et les comptes monégasques. Ce que Vane Kringer se refusait mettant en priorité le bon fonctionnement du réseau. La perte d’influence est peu appréciée par l’actionnaire majoritaire, en manque de cash depuis le Congo voisin. Ce serait la raison pour laquelle Jean Bruno choisit de déclencher une grève au sein de la société. Une stratégie désastreuse pour la société et ses employés.

 

C’est en apprenant qui tirait les ficelles avait le syndicat, que l’Administrateur Général a pris la simple décision de démissionner de son poste. A la grande surprise du personnel. Pourtant, Vane Kringer avait réussi à convaincre les autorités locales de donner un nouveau souffle à la société.

 

Perte des créanciers, retrait de licence, et mise en liquidation

 

Surendettée, Azur Gabon avait su reprendre du poil de la bête. Mais la démission de l’ADG entraîne une perte de confiance certaine dans cette société qui emploie plus d’une centaine de personnes. Les créanciers refusent désormais catégoriquement de négocier les échéances de paiements. Des saisies de compte conservatoires sont actuellement en cours. Ce qui va certainement accélérer la mise en liquidation judiciaire.

 

En infraction avec son cahier des charges, plus rien ne retient le conseil de régulation (ARCEP) pour, désormais, retirer la licence de USAN Gabon et assainir définitivement le marché des télécommunications du Gabon.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 22:57
Lu pour vous : Centrafrique : instabilité et territoires hors de contrôle

 

 

 

https://www.ritimo.org  15 novembre 2017, par Forum Réfugiés-Cosi

 

 

Depuis 2013, la Centrafrique est en proie à des conflits internes incessants. Echecs des efforts de démocratisation, multiplications de coups d’Etats, concentration du pouvoir de l’Etat par l’exécutif, porosité des frontières et ingérences de combattants étrangers, pauvreté et instabilité, échecs des tentatives de dialogue avec les groupes d’opposition : toutes ces causes peuvent expliquer la prolifération de groupes armés et la persistance des conflits.


Le dossier fait le point sur les causes structurelles et politiques de l’instabilité chronique de la RCA.

 

Depuis le 19è siècle, la république Centrafricaine, parce que son territoire est fertile et riche en ressources naturelles (pétrole, minerais, etc.), est l’objet de convoitise et de jeux d’influences, notamment de la part de puissances internationales. Cette ancienne colonie française est, pour ces raisons, le théâtre d’instabilité politique et de violences, au détriment des populations qui s’enfoncent dans la pauvreté. La tutelle économique ou politique perdure bien après la colonisation, et va aujourd’hui au-delà d’une ingérence française avec l’entrée en lice de puissances régionales.

 

La décolonisation et le règne de Bokassa

 

A la fin de la deuxième guerre mondiale, la situation géopolitique évolue et la décolonisation entre en marche. L’indépendance du pays est incarnée par Barthélémy Boganda, prêtre catholique, qui périt dans un accident dont les causes restent inexpliquées.

 

Jean Bédel Bokassa arrive au pouvoir en 1966 et met en place un régime qui s’inscrit dans la lignée des régimes dictatoriaux africains de l’époque instaurant un Etat prédateur et répressif. Bien que mal accepté par Paris à son arrivée au pouvoir, les autorités françaises le soutiennent jusqu’en 1979. A cette date, le régime de Bokassa devient de moins en moins recommandable. Paris orchestre alors sa chute.


Après divers rebondissements politiques, André Kolingba, chef d’État-major de l’armée centrafricaine, met en place une oligarchie où la contestation sociale et politique grandit entre 1986 et 1991.

 

Violences sous l’ère Patassé : rivalité pour le pouvoir et rivalité ethnique

 

Suivant le courant de démocratisation amorcée lors du sommet de la Baule en 1992, les premières élections multipartites ont lieu la même année : Ange-Félix Patassé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est élu président pour un mandat de six ans. En 1995, une nouvelle Constitution est adoptée par le Parlement qui prévoit la mise en place d’une politique de décentralisation.

 

Le pays est marqué par la rivalité entre Patassé et Kolingba. Le premier est originaire du Nord. Le deuxième représente les gens du fleuve.


En 1996-97, des mutineries de soldats éclatent à Bangui et dégénèrent en conflits interethniques désorganisant la vie économique, politique et sociale. Patassé maintient son pouvoir en finançant des forces spéciales, agents de sécurité privés et milices personnelles, qui se rendent coupables de graves exactions. Les forces françaises interviennent, suivies d’une force d’interposition africaine, puis de l’ONU. En septembre 1999, Patassé est réélu pour six ans au premier tour d’un scrutin contesté. La situation économique du pays est précaire, l’instabilité politique se poursuit.

 

Kolingba lance un coup d’Etat en mai 2001 provoquant par riposte la mort arbitraire de près de 300 personnes principalement les membres de son ethnie (les Yakoma). Bozizé, chef d’Etat-major des FACA (Forcées Armées Centrafricaines), accusé d’en être l’auteur caché, se réfugie avec ses partisans au Tchad. Cet « asile » tchadien provoque de vives tensions entre les deux pays. Depuis son exil, Bozizé déclenche un deuxième soulèvement à Bangui, réprimé dans le sang par Patassé, avec les appuis libyens et congolais. Patassé affaibli, lâché par la France et ses alliés dans la région, devra laisser la place à son rival.

 

Le régime Bozizé : un pouvoir sous influences dans un pays encore instable

 

En mars 2003, une coalition composée du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, permet à Bozizé de s’emparer de Bangui. L’emprise du Tchad dans le domaine sécuritaire centrafricain est totale. Se proclamant président de la République, Bozizé annonce une transition consensuelle. Bozizé promet un processus de normalisation politique pour le retour à la démocratie avec des élections démocratiques et multipartites.

 

Lors de l’élection présidentielle de mai 2005 Bozizé est élu à 64.6 % et son parti Convergence Nationale remporte 42 des 105 sièges à l’Assemblée nationale. Il promet la formation d’un gouvernement d’union nationale pour « la République centrafricaine », pays sinistré dont l’espérance de vie est tombée en dessous de 40 ans en 2005 et où 95% de la population vit sous le seuil de pauvreté d’un dollar par jour (contre 67 % en 2000).

 

Le pouvoir reste concentré autour de Bozizé. En 2006-2007, deux foyers d’insurrection sont réactivés, au nord-ouest fief de l’ex-président Patassé et au nord-est sous l’influence du conflit du Darfour. Sur ce territoire, très éloigné du pouvoir de Bangui, sans voie de communication, les relations entre populations soudanaises et centrafricaines s’enveniment face à un Etat défaillant. Un mouvement rebelle centrafricain émerge : l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) [1]. L’origine de ce mouvement est floue : pour certains, il est proche de Khartoum pour d’autres, il est issu de rebellions endogènes, notamment d’anciens compagnons de Bozizé. Birao est prise en octobre 2006 : l’armée centrafricaine fera appel aux soldats français pour reprendre la ville. La pacification du territoire ne tient qu’aux soutiens libyen, tchadien et français qui redoutaient que Bangui ne tombe sous l’influence du Soudan.


Le pays connaît une période extrêmement agitée avec les assauts répétés des rebelles de l’UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) dans le Nord-Est. Liée par un accord de défense à la Centrafrique, la France intervient militairement à deux reprises (en novembre 2006 et mars 2007) pour suppléer à des forces armées locales totalement dépassées.


La région du Nord-Ouest, victime d’une situation humanitaire difficile (200 000 personnes déplacées) subit, en outre, les conséquences de la crise du Darfour et notamment l’afflux de réfugiés fuyant les combats.

 

En 2007 un processus de pacification aboutit aux accords de Birao en avril puis, un an plus tard, à la signature d’un accord de paix avec l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie, important mouvement du nord-ouest du pays) [2]. Le pays traverse une période de relative accalmie, tandis que les relations avec Paris semblent se compliquer sur fond d’intérêts pétroliers. En effet, le monopole du groupe Total dans la distribution du carburant semble menacé par un projet de nationalisation.


L’année 2008 est marquée par la réconciliation nationale : le 21 juin à Libreville, est signé un "accord de paix global" entre le gouvernement, l’UFDR et les rebelles de l’APRD. En décembre le Forum sur la paix de Bangui réunit quelques 200 délégués, acteurs politiques et représentants de mouvements rebelles et assiste à la réconciliation entre Ange-Félix Patassé et le général François Bozizé. A cette occasion est créée la Commission vérité et réconciliation et un premier processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) des ex-rebelles, est mis en place.

 

En janvier 2009, Bozizé nomme Faustin-Archange Touadéra premier ministre, son gouvernement intègre des membres de l’opposition non armée, mais aussi d’ex-rebelles.

 

En 2010, après le report des élections, c’est encore Bozizé qui se maintient au pouvoir en emportant 66,1 % des suffrages devant Ange-Félix Patassé (20,10 %) qui décède en avril, tandis que son parti conserve la prépondérance à l’Assemblée nationale. L’opposition se sent flouée reprochant à Bozizé de ne pas respecter les accords de paix visant une gouvernance d’unité nationale.


Le gouvernement de Bozizé est caractérisé par une hypercentralisation qui délaisse et met à l’écart des régions entières du pays, notamment à l’est.


L’absence du contrôle de l’Etat dans les régions enclavées, l’armée extrêmement faible et la porosité des frontières permettent l’intrusion de bandes armées venues des pays voisins (Tchad, RDC). Des exactions de miliciens ou des luttes entre ces groupes qui se disputent les ressources mènent à une escalade de la violence. Ces forces marginalisées vont se structurer en un groupe politique rebelle qui renverse le pouvoir par un coup d’Etat en 2013.

 

Notes

[1] Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, créé en 2006, ce nouveau mouvement provint de la coalition de trois groupes armés : le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLJC), le Groupe de d’action patriotique pour la Libération de la Centrafrique (GAPLC) et le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC). Il s’agit d’ex-compagnons déçus de Bozizé, quelques officiers d’Ange Félix Patassé.


(source : MUNIE Vincent, « En Centrafrique, stratégie française et enjeux régionaux » in Le Monde Diplomatique, février 2008)

 

[2] Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie, rébellion dans le nord-ouest de la Centrafrique. Elle est constituée à la base d’anciens membres de la Garde présidentielle d’Ange Félix Patassé.

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 14:13
L'ONU appelée à renforcer sa mission de paix en Centrafrique

 

 

 

http://www.forbesafrique.com  Philippe RATER le 15 Novembre 2017

 

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) - Le Conseil de sécurité de l'ONU est appelé mercredi à voter un renouvellement du mandat de sa force de paix en Centrafrique, incluant une révision de sa mission et une augmentation de ses troupes de 900 militaires.

 

Ce renforcement avait été demandé par le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres qui a mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique dans le pays.  

 

En vertu du projet de résolution renouvelant le mandat de la Minusca, rédigé par la France, la force serait autorisée à déployer sur le terrain jusqu'à 11.650 personnes, dont 2.080 policiers et 480 observateurs militaires.

 

"Les Etats-Unis ne sont pas opposés par principe à une augmentation modeste de troupes pour la Minusca, mais à la condition que les militaires supplémentaires apportent un réel plus" à la mission, a fait savoir Washington.Ils devront "faire preuve des plus hauts standards professionnels et s'abstenir de tout abus sexuel", selon la même source.

 

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l'ONU ont permis de réduire les violences, notamment à Bangui. Samedi cependant, quatre personnes sont mortes et une vingtaine ont été blessées dans une attaque à la grenade contre un café de la capitale, suivie de représailles ayant fait trois morts.

 

En province, où les Casques bleus ne couvrent pas tout le territoire, 2017 a vu au contraire les affrontements reprendre en intensité entre groupes armés et des milices se disputant le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres au monde mais riche en minerais.

 

Le projet de résolution prévoit que les troupes de la Minusca soient plus mobiles et réactives. Il faut "tout faire pour augmenter son efficacité et sa capacité sur le terrain", a récemment souligné Antonio Guterres lors d'une visite dans le pays, sa première auprès d'une opération de paix depuis son entrée en fonctions en janvier.

 

- Enquête spéciale -

 

Lundi, l'ONU a annoncé l'ouverture d'une "enquête spéciale indépendante" sur de possibles défaillances des Casques bleus lors d'attaques par des groupes armés contre des civils à proximité desquels se trouvaient des militaires de l'ONU. 

 

Cette "enquête spéciale est déclenchée dans un contexte de récente détérioration de la situation sécuritaire dans le sud-est du pays, avec l'objectif d'améliorer la capacité de la Mission à empêcher des violences et à protéger des civils sous une menace immédiate, avec ses moyens et dans ses zones de déploiement", a précisé l'ONU

 

La Minusca, qui peine à rétablir l'ordre, a perdu 12 soldats depuis début 2017.

 

Accusés par leurs détracteurs de "passivité" et parfois même de "collusion" face aux groupes armés, les contingents onusiens font aussi face à une avalanche d'accusations d'agressions sexuelles. En juin, un bataillon de plus de 600 soldats du Congo-Brazzaville avait été renvoyé chez lui après des accusations d'agressions sexuelles et divers trafics. En 2016, 120 Casques bleus de la même nationalité avaient déjà été renvoyés pour les mêmes motifs.

 

"Si nous devons éviter que le pays entier ne retombe dans la guerre civile, il y a un besoin urgent d'une meilleure protection des populations civiles", a réclamé mardi l'ONG Norwegian Refugees Council (NRC).

 

A terme, la mission de l'ONU doit être remplacée par les Forces armées centrafricaines (FACA).Fin octobre, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a promis que les premières forces formées par l'Union européenne seraient déployées d'ici à trois mois - et ce, malgré un embargo sur l'acquisition d'armes imposé par l'ONU depuis 2013.

 

Le texte de la résolution soumise aux 15 membres du Conseil de sécurité exprime l'"inquiétude" du Conseil face à la "dégradation de la situation sécuritaire dans le sud-est et le nord-ouest".

 

Le pays est embourbé dans un conflit depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par une coalition pro-musulmane (l'ex-Séléka), qui a entrainé une contre-offensive de milices pro-chrétiennes autoproclamées d'"autodéfense" (antibalaka, ou anti machettes).

 

En raison des violences, plus de 600.000 personnes sont déplacées en Centrafrique et 500.000 sont réfugiées dans des pays voisins. Environ 2,4 millions de Centrafricains, soit la moitié de la population, sont dépendants d'une aide internationale.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:48
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : 10% de la population est atteinte du diabète

 

PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 14 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI 14 novembre 2017 (RJDH) : Le monde célèbre ce 14 novembre la journée internationale des diabétiques sous le thème « la femme et le diabète ». Cette maladie incurable est  l’une des causes de mortalité dans le monde causée par plusieurs facteurs entre autres l’alimentation. Elle est célébrée en République Centrafricaine par plusieurs activités.

 

Cette célébration intervient dans un contexte où la population centrafricaine souffrant de  cette maladie, ne dispose pas assez de spécialité, seul diabétologue pour une population estimée à 5 millions d’habitants. « Il y a expert qui est au niveau de l’hôpital de l’Amitié qui prend en charge les patients », a dit le Professeur Pascal Mbelesso, président de l’ordre des médecins.

 

«Le diabète, c’est un tout, une femme peut devenir diabétique et la grossesse aussi peut induire le diabète chez une femme, et une femme diabétique peut tomber enceinte », a dit, à propos du thème de cette année, le Docteur Gaspard Kouriah, chef de service de diabétologie à l’hôpital de l’Amitié de Bangui.

 

Le seul diabétologue centrafricain, en appelle au contrôle annuel du diabète à partir de 40ans chez un individu et une alimentation contrôlée. Les moyens de préventions sont d’éviter une alimentation grasse, sucrées en mangeant des aliments sains et en faisant une marche olympique quotidienne et accélérée de 30 minutes sans arrêter.

 

Il est à noter que la tendance est inversée de nos journées. Le diabète considéré comme la maladie est riche a changé de camp aujourd’hui. Le diabète est attribué aux pauvres du fait que ceux-ci ne contrôlent pas leurs alimentations et mangent tout ce qui leur tombe  sous les bras.

 

Plusieurs campagnes de communication et sensibilisation sont organisées à Bangui dans le cadre de cette journée par le HCR, et les autres organisations en charge de la santé.

 

L’étude de prévalence qui montre que la population est atteinte du diabète à 10% date de 2011. Il est aujourd’hui temps cette étude d’actualiser.

 

« Une campagne de dépistage gratuit sera organisé dans les jours à venir à Bangui »,a dit Docteur Gaspard Koriah.

 

 

Centrafrique : ballet diplomatique des ambassadeurs au chevet des victimes du 11 novembre

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 14 NOVEMBRE 2017

 

BANGUI, le 14 Novembre 2017(RJDH)—les représentations de l’Europe, des USA et de la France ont conjointement avec le ministre de la Sécurité publique été au chevet des victimes des événements du 11 novembre à l’hôpital Communautaire ce 14 novembre à Bangui. Un soutien affiché au gouvernement après le drame.

 

Trois jours après les violences ayant paralysé une partie de la capitale centrafricaine Bangui, le gouvernement vient d’avoir un soutient de taille celle de la communauté internationale qui a fait le déplacement de l’hôpital en vue de s’enquérir de la situation des blessés sous soins intensifs. Cette visite s’inscrit dans un contexte de flou autour du bilan exhaustif des événements. Des sources hospitalières parlent de 4 morts et plusieurs blessés alors que d’autres sources parlent des corps inhumés dans la foulé sans être comptabilisés.

 

Environ 15 patients sont encore sous observation médicale selon le directeur de l’hôpital communautaire « Le 11 novembre nous avons enregistré vingt patients et quatre morts. Ces blessés sont pris en charge par les chirurgiens centrafricains et du CICR. Après ces soins, certains patients sont libérés et présentement une quinzaine de patients sont en observation médicale dans notre structure »  a indiqué Paterne Joachim Tembeti, Directeur général de l’Hôpital Communautaire de Bangui.

 

Le Ministre de la Sécurité Publique, dit avoir renforcé des dispositifs sécuritaires. « Cela veut dire que les ennemis de la paix ont trouvé une autre méthode qui est celle de jeter de la grenade dans un bar alors que nous sommes en train de manifester la cohésion sociale. Le gouvernement avec l’appui de la Communauté Internationale est en train de prendre des mesures sécuritaires qui existent déjà mais nous allons les renforcer davantage » a promis Wanzé Linguissara, ministre de la Sécurité.

 

Une occasion pour le collège des ambassadeurs d’afficher leur soutien et appeler à la paix. « La communauté internationale veut toujours témoigner sa proximité et sa solidarité au peuple centrafricain » peut-on lire dans le message de la représentante de l’UE dans le pays Samuela Isopi.

 

L’attaque à la grenade du 11 novembre dans un bar entre le 5è  et 3è arrondissements de Bangui est survenue trois semaines après la visite du Secrétaire Général de l’ONU en Centrafrique Antonio Guterres qui appelle les centrafricains à la culture de la paix.

 

 

Centrafrique : 168 ex-combattants du MLCJ engagés dans le pré-DDRR à Birao au nord du pays

 

PAR GILDAS KINTIN LE 14 NOVEMBRE 2017

 

BIRAO, 14 Novembre 2017 (RJDH)—168 ex-combattants du mouvement de libération et de la justice MLCJ ont opté pour le pré-DDRR et ont bénéficié à cet effet d’une formation. Des kits de fin de formation leur ont été remis pour des  activités génératrices de revenu ce 13 novembre à Birao, un appui de l’UNOPS et la Minusca.

 

Cette remise est rendue possible dans un contexte où la phase pilote du DDRR entre dans sa phase opérationnelle dans plusieurs villes à l’intérieur du pays. Les bénéficiaires ont droit à l’appui direct en vivres et de participation rémunérée dans les projets d’intérêt communautaire. Selon les programmes les combattants démobilisés auront choix entre leur incorporation au sein des FACA soit celui de la réintégration socioéconomique.

 

Un membre du comité présente la substance des kits individuels « Il s’agit des kits composés des brouettes, des outils mécaniques et de la maçonnerie, des machines à coudre  qui ont été fournis officiellement à ces 168 ex-combattants bénéficiaires du pré-DDRR parmi lesquels, 36 femmes, en présence des autorités administratives et locales de la ville de Birao » a indiqué au RJDH un membre du comité.

 

La section DDRR de la Minusca encourage l’engagement des ex-combattants qui selon elle participe à la recherche de la paix, « après le désarmement, la démobilisation et la vérification de leur éligibilité, les bénéficiaires ont participé à une formation de deux mois basée sur les activités génératrices de revenus avant de recevoir ces kits  qui permettront leur réintégration socio-économique et communautaire » a expliqué le responsable de la section DDRR à Birao. Par ailleurs, ils ont interpellé les autres combattants qui détiennent encore les armes à adhérer au DDR  pour la restauration de la paix dans le pays.

 

Ces ex-combattants reçoivent des kits quelques semaines après que d’autres ex combattants à Bangui ont été immatriculés dans l’armée et attendent leur formation militaire.

 

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 13:41
Lu pour vous : La Centrafrique, ce pays qui n’existe pas

 

 

 

 

https://mondafrique.com Par La redaction de Mondafrique  15 novembre 2017

 

 

Dans son ouvrage “Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas” l’ancien journaliste au Monde Jean-Pierre Tuquoi retrace plus d’un siècle d’histoire oubliée de cette ancienne colonie française si mal aimée. Un ouvrage rigoureux et nécessaire qui éclaire, au prisme du passé, l’actualité brûlante d’un pays en lambeaux vivant sous perfusion de la communauté internationale.  

 

« Fantôme d’Etat », « fantôme de pays » dont la capitale n’a pas de musée et le registre de statistiques pas de données, la République centrafricaine a la mémoire trouble. La vérité de son histoire, elle, est limpide. En un peu plus d’un siècle, l’ancien Oubangui-Chari, territoire enclavé au cœur du continent, est passé d’une colonie mal aimée à un « quasi-protectorat » qui ne dit pas son nom. Cette histoire oubliée, l’ancien journaliste au Monde Jean-Pierre Tuquoi en déroule les épisodes passionnants, souvent violents, à travers les récits d’explorateurs, de missionnaires chrétiens, d’administrateurs coloniaux et de personnalités politiques centrafricaines.

Horreur coloniale

 

Les détails inédits extraits de ces archives et témoignages jettent une lumière crue sur quelques uns des pires volets de la colonisation et de ses conséquences sur « les corps et les âmes en Afrique ». A l’image des résumés sordides rapportés dans les écrits dépoussiérés d’un missionnaire capucin au sujet de l’expédition punitive menée dans le nord-ouest du pays par le lieutenant Duquenne en 1919. « En deux mois, Duquenne et ses deux cents tirailleurs (…) sèment la terreur dans la région de Bocaranga, encerclent des villages, capturent les chefs les attachent à des poteaux et les fusillent devant leur famille horrifiée, en égorgent d’autres, donnent la chasse aux habitants, coupent des têtes qu’ils emportent plantées sur des piquets (…) enfument les grottes pour faire sortir ceux qui s’y sont réfugiés et les tuent à coups de fusil à la sortie. (…) Aucun historien, aucun chercheur n’a travaillé sur ce dossier ».

 

Tortueuses, omniprésentes, les relations avec la France rythment le destin du pays sous des formes mouvantes qu’incarnent de sinueux personnages aux destinées hors du commun. Les périlleuses expéditions de Jean-Baptiste Marchand, Pierre Savorgnan de Brazza ou encore Emile Gentil qui entreprend la périlleuse remontée du fleuve Congo à bord d’un bateau à vapeur, ouvriront la voie à un marchandage territorial tous azimuts entre puissances européennes.

L’absurdité de ce Monopoly à grande échelle atteint son apogée en 1911 lorsque la France fait don d’un morceau d’Oubangui à l’Allemagne contre la garantie qu’au Maroc, “ils laisseront la main libre aux Français”. A l’époque, le dédain pour cette colonie “poubelle”, lointaine, marécageuse “dont il n’y a rien à attendre hormis un peu d’ivoire et de caoutchouc” la transforme en une monnaie d’échange avec d’autres puissances coloniales. A défaut, les portes s’ouvrent en grand pour une myriade de sociétés anonymes qui “exploiteront au sens littéral du terme, le pays et ses habitants en toute impunité, avec la bénédiction des autorités”.

 

Boganda, l’homme qui marchait sur l’eau

 

Le vent des autonomies auquel succèdera celui des indépendances fait émerger une personnage hors du commun : Barthélémy Boganda, le père de l’indépendance de la République Centrafricaine. Jeune prêtre devenu député d’un pays où l’Eglise a une influence colossale, il portera jusque sur les bords de la Seine et à la tribune du Palais Bourbon les espoirs d’émancipation des Noirs de l’Oubangui. Les discours de cet homme visionnaire sur l’avenir de l’Afrique reflètent les idéaux qui nourrissent l’élan de libération qui bourgeonne à l’époque. Au coeur des années 1950, celui à qui l’on prête le pouvoir d’avoir marché sur l’eau devant le général De Gaulle rêve d’un grand ensemble comprenant l’Angola, le Cameroun, le Rwanda, le Burundi et une tranche du Congo belge : les “Etats-Unis de l’Afrique latine”. Sa mort précipitée dans un accident d’avion ne fera place qu’à de bien médiocres successeurs mus par les sirènes du pouvoir et l’appât du gain.

 

Caricature de la Françafrique

 

La France, qui tantôt soutient ces leaders tantôt les désavoue, ne cessera, après l’indépendance, de peser sur les évènements que traverse son ancienne colonie. « Quoi qu’il se passe dans le pays, la France n’est jamais loin et pas seulement pour assurer les fin de mois de l’Etat. Ses fonctionnaires sont installés à la présidence. Ses entreprises contrôlent l’embryon d’économie nationale. Dans aucune autre de ses anciennes colonies, ses militaires ne sont intervenus aussi fréquemment pour, selon les circonstances, se débarrasser d’un chef d’Etat, en remettre un autre en selle, mater une rébellion, jouer les arbitres, éviter un bain de sang, etc. Huit opérations au bas mot depuis l’indépendance (…). » C’est bien grâce au soutien de la France que David Dacko, candidat apprécié pour ses positions anti communiste, se retrouve parachuté la tête de l’Etat à la suite de Boganda dont il est le neveu. Paris conserve alors un millier de militaires cantonnés dans le pays. “Les plus proches conseillers de Dacko sont des Français. Le M. Services secrets envoyé par Paris pour avoir un oeil sur tout occupe le plus officiellement du monde un bureau à la présidence.”

 

Suivront parmi les plus célèbres et les plus ahurissants épisodes de l’histoire de la “Françafrique”. Le putsch de Jean-Bedél Bokassa auquel la France de De Gaulle s’abstient de réagir précède l’inénarrable cérémonie de couronnement impérial du chef de l’Etat financée au titre de la coopération française sous Giscard d’Estaing. Quand les massacres du leader sanguinaire contre sa propre population s’intensifient, Paris n’hésite pas à faire ramener Dacko sur le devant de la scène par les hommes du SDECE, les services secrets.  En coulisses, l’ancienne puissance coloniale continue de donner le la sous le règne d’André Kolingba à travers le lieutenant-colonel Jean-Claude Mantion. Officier de la DGSE, cet homme de confiance du président tirera les ficelles au point de devenir un véritable “chef de l’Etat bis”. Pourtant élu démocratiquement après un scrutin considéré comme transparent, Ange-Félix Patassé bénéficiera lui aussi de l’intervention des militaires Français pour calmer des mutineries qui éclatent à Bangui en 1996. Le putsch de son successeur, François Bozizé, soutenu par le président tchadien Idriss Déby mettra finalement un terme à une décennie de ce règne marqué par l’affairisme crapuleux.

 

“Quasi protectorat”

 

Difficile, voire impossible d’identifier les retombées positives héritées de cette accablante frise chronologique. Après des élections qui passent l’éponge sur son coup d’Etat en 2005, Bozizé arrive à la tête d’un pays au fond du gouffre. L’homme n’a guère les épaules pour s’y atteler. “Que ce soit l’espérance de vie, l’indice du développement humain ou n’importe quel autre indicateur, le pays affiche de résultats pitoyables”. C’est aujourd’hui toujours le cas.

 

Au nord, une rébellion s’éveille en 2012 portant le nom de Séléka et soutenue en sous-main par le président tchadien Idriss Déby contre son propre poulain Bozizé. Après s’être ingérée sans limite dans les affaires d’une ancienne colonie déconsidérée, la France anticipe mal la dégradation de la situation et ne prend pas partie. “A Bangui, ni les militaires ni les diplomates français n’anticipent la tempête qui va s’abattre sur la capitale.” Après tant d’immixtions  infructueuses, l’envoi tardif des militaires française de l’opération Sangaris avec le feu vert de l’Onu interroge : “l’ancienne puissance coloniale fait-elle partie de la solution ou du problème?” D’autant que depuis le départ de l’essentiel des troupes françaises, les flambées de violences continuent à ensanglanter le pays jusque dans la capitale. Incapable de relever l’Etat effondré, la classe politique porte une grande responsabilité dans le naufrage du pays  depuis des décennies. Malgré l’élection porteuse d’espoir du nouveau président Faustin Archange Touadéra, la Centrafrique continue à vivre sous la tutelle des bailleurs de fonds, des ONG et de l’Onu. Sans signe notable d’amélioration.

 

Nécessaire, l’ouvrage de Jean-Pierre Tuquoi agit comme une loupe posée sur le présent d’un pays dont l’actualité brûlante rapportée dans les médias n’est aujourd’hui examinée qu’à travers le prisme des conflits qui la submergent. Eclairant.

 

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