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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 18:22
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

Centrafrique : dix candidats demandent l'annulation de la présidentielle

 

Avec notre envoyée spéciale à BanguiFlorence Morice

Dix des seize candidats à la présidentielle annoncent dans un communiqué qu’ils ne reconnaissent pas les résultats provisoires de la présidentielle du 27 décembre, et demandent son « annulation ». Lundi, l’ANE (l’autorité en charge des élections) a annoncé l’élection du président sortant Faustin-Archange Touadéra dès le premier tour avec plus de 53% des suffrages exprimés. Des résultats qui ne portent que sur la moitié de l’électorat, l’autre moitié n’ayant pas pu voter à cause de l’offensive rebelle en cours dans le pays.

Le constat dressé par les signataires de ce communiqué est sans appel : ils estiment que la présidentielle du 27 décembre constitue « un grave recul pour la démocratie », ne « saurait conférer de légitimité » au président déclaré élu et demandent son annulation.

À l’appui de leur requête ils dénoncent de « nombreuses irrégularités » ayant émaillé, selon eux, le scrutin : un « proportion importante de votes par dérogation », le démarrage tardif des opérations électorales, ou « l’achat de votes ».

► À lire aussi : Centrafrique: le président Touadéra déclaré réélu, le scrutin déjà contesté

Ils notent également que le nombre de votants avoisine les 700 000 sur un corps électoral de 1,8 million et dénoncent le fait qu’une part importante de l’électorat n’a pas pu exercer son droit de vote. Ils pointent enfin du doigt l’échec du plan de sécurisation des élections mis en place par le gouvernement et la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine).

Neuf de ces candidats avaient déjà saisi lundi l’ANE pour dénoncer le manque « de transparence » et d’« équité du scrutin ». Parmi eux, Anicet Georges Dologuélé, arrivé deuxième au premier tour, Abou Karim Meckassoua et Mahamat Kamoun. Ils ont été rejoints dans leur contestation par l’ancienne présidente de la transition, Catherine Samba-Panza.

 

 

Centrafrique: plusieurs recours déposés pour annuler le scrutin présidentiel

RFI 08/01/2021 - 03:28

Le président sortant Faustin Archange Touadéra a été déclaré vainqueur dès le premier tour par les autorités électorales, avec 53,92% des voix. Il s’agit d’un résultat provisoire, qui doit encore être validé par la Cour constitutionnelle, qui a jusqu’au 19 janvier pour le faire. Mais avant cela, cette même instance devra examiner les différents recours.

Au total, trois recours ont été déposés hier auprès de la Cour constitutionnelle : deux au nom des candidats de l’opposition, Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuelé, et un troisième au nom de dix candidats.

Tous dénoncent ce qu’ils considèrent comme de nombreuses irrégularités : la disparition de bulletins de vote, l’intimidation, l’achat de votes. Pour maitre Arlette Sombo Dibele, qui a déposé la requête - au nom des dix candidats -, ces irrégularités sont nombreuses. « La non-remise de feuilles de résultats ou de procès-verbaux, le démarrage tardif des opérations électorales, la conservation des urnes par la Minusca, les candidats ont beaucoup de giefs. Il y a eu des violations de dispositions du code électoral massives et évidentes. »

Ils déplorent également le fait que la moitié des électeurs du pays n’ait pas pu voter, explique Bernard Dillah, directeur de campagne du MLPC. « Ce n'est pas tous les Centrafricains qui ont pu voter. Plus de la moitié n'ont pu voter. Or, la Constitution nous dit que l'élection présidentielle est une élection universelle. Ca veut dire que tous les Centrafricains doivent voter. Ca c'est déjà une irrégularité. »

Tous réclament l’annulation pure et simple du scrutin du 27 décembre. La Cour constitutionnelle va maintenant devoir examiner et statuer sur ces requêtes avant de valider ou non les résultats de l’élection.

Le dépôt des recours pour la présidentielle qui devait s'achever jeudi soir à minuit a été prolongé de quelques heures ce matin vendredi 8 janvier. La Cour constitutionnelle ayant dû fermer son bureau hier soir en raison du couvre-feu décrété par les autorités, de 20h à 5h du matin.

 

 

Centrafrique les plaintes des candidats aux législatives se multiplient

 

https://www.rfi.fr/ 11/01/2021 - 21:12 Avec notre envoyée spéciale à Bangui,  Alexandra Brangeon

Les résultats de la présidentielle centrafricaine du 27 décembre attendent toujours d’être validés. Le président sortant Faustin-Archange Touadéra est arrivé en tête avec 53,92% des voix. La Cour constitutionnelle a jusqu’au 19 janvier pour valider sa réélection. Concernant les législatives, de nombreux candidats à la députation continuent de venir déposer leur requête auprès de la Cour à Bangui.

Chaque jour, ils sont plus d'une vingtaine de candidats à venir déposer un recours. Écarts de voix, absence de procès-verbaux, bureaux qui n’ont ouvert que quelques heures, intimidation, ou candidats accusés d’être proches des groupes armés... les plaintes sont nombreuses.

À Kembé, 600 km à l’est de Bangui, seul un village sur les deux que compte la circonscription a pu voter déplore un candidat, venu déposer son dossier. « Les rebelles de la Seleka ont empêché les bureaux d’une des localités d’ouvrir », ajoute-t-il. Ce dernier a d’ailleurs dû passer par le Congo voisin pour atteindre Bangui, la route côté centrafricain n’étant pas sûre.

Même chose à Mbaïki, seul 4 000 électeurs ont pu voter sur plus de 10 000 inscrits, en raison de l’intrusion d’hommes armés, explique ce candidat qui vient de déposer sa requête : « Seule la moitié de la circonscription a pu voter, mais avec ce traumatisme et cette peur au ventre. Parce que quand le vote a interrompu deux fois. Quand les gens sont venus voter, il y a eu une alerte disant que les groupes armés allait venir et qu'il fallait courir. »

« Une mascarade »

« Ce scrutin a été une mascarade », s’indigne une candidate de Bambari, aussi venue déposer son dossier. Des hommes armés ont tiré à plusieurs reprises durant la matinée. Seuls 3 bureaux sur 67 ont pu ouvrir, affirme-t-elle, et encore, seulement 2 ou 3 heures.

De son côté, un candidat de Nola, dans le sud-ouest du pays accuse une rivale d'avoir trafiqué les urnes le jour du vote : « Le commissaire et le commandant de la compagnie de gendarmerie de la localité ont mis la main sur des urnes bourrés. C'était au domicile d'une candidate pendant que le vote se déroulait. La candidate était possession de ces urnes, s'exclame-t-il en présentant une photo servant de preuve. Présentement sur la photo, ce sont deux urnes, ici. »

Preuves à l’appui — photo, témoignages, copie de procès-verbaux — les requérants ont jusqu’à la fin de la semaine pour déposer leur recours. Après quoi la Cour Constitutionnelle devra étudier ces nombreuses requêtes, avant de rendre son jugement sur leur validité au plus tard le 28 janvier. Tous les candidats affichent leur confiance en la Cour constitutionnelle.

Dans leur rapport présenté fin décembre, les observateurs internationaux, notamment de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (Ceeac) et l’Union Africaine s’étaient dit satisfaits du déroulement des élections. Plus de 130 recours ont été déposés auprès de la Cour constitutionnelle.

 

 

Législatives en Centrafrique : vers un deuxième tour dans 61 circonscriptions

 

https://www.rfi.fr/ 07/01/2021 - 12:09 Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Les résultats provisoires des élections législatives donnent 21 députés sur 140 élus au premier tour. Dans 61 circonscriptions il faudra un deuxième tour. Cependant l’insécurité a empêché de nombreux Centrafricains, posant des questions sur la suite du processus.

A l’issue de ce scrutin, 58 circonscriptions n’ont pas pu voter à cause de l’insécurité. La question d’une tenue prochaine d’un scrutin dans ces zones est soulevée par certains observateurs.

Jean-Symphorien Mapenzi, le vice-président de l’Assemblée nationale, se veut optimiste sur les délais à tenir. « Au niveau de l’Assemblée, il n’y a pas d’inquiétude. Du moment que notre mandat court jusqu’au 2 mai, donc on attend que le deuxième tour se fasse et les circonscriptions qui n’ont pas pu voter fassent leurs élections avant de voir. »

Pour que l’Assemblée nationale puisse être investie, il faut atteindre le seuil minimum de 2/3 de députés. Si ce n’était pas le cas avant la fin de la législature début mai, la Cour constitutionnelle serait saisie pour avis.

Malgré les difficultés rencontrées lors du vote, Jean-Symphorien Mapenzi élu de la majorité estime qu’il est important de consolider le processus. « Malheureusement, des gens se sont organisés pour empêcher que ces élections se tiennent. Si on ne tient pas ces élections, c’est un recul démocratique, il faut consolider ces acquis démocratiques donc normalement il faut tenir compte de ces résultats quoiqu’il y ait un nombre faible d’électeurs qui se sont exprimés. »

Et pour les circonscriptions qui n’ont pas ou peu voté, la Cour constitutionnelle devra décider des suites à donner.

Premiers enseignements

Même s’il va donc falloir un deuxième tour dans 61 circonscriptions, déjà une tendance ressort de ces résultats : le nombre de poids lourds de la politique centrafricaine qui ont été éliminés dès le premier tour.

C’est le cas par exemple de l’ex-présidente Catherine Samba-Panza qui a été battu à Bangui par candidat indépendant, nouveau dans la politique. Ou bien l’ex-ministre Désiré Kolingba, battu également par un jeune indépendant dans la circonscription de Kembé.

C’est une marque de la lassitude des Centrafricains envers leur classe politique, analyse Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile. « Il y a une grande crise de confiance entre les Centrafricains et toute la classe politique. Ils estiment que les politiques de tous bords ne jouent pas leur rôle, qu’ils ne sont pas sincères, engagés ou assez créatifs pour résoudre les problèmes du pays. On pense que chaque parti a une part de responsabilité et c’est pour ça que le peuple a plus confiance en des candidats indépendants sans casquette. Ils estiment que ceux-là pourront mieux les représenter. » 

Gervais Lakosso estime aussi que cette lassitude provient d’une classe qui a du mal à laisser la place à de nouvelles figures. « Il y a le facteur du vieillissement et du non renouvellement de la classe politique. Quand vous prenez Touadéra, il n’est pas si veux que ça mais autour de lui il y a des gens qui ont traversé plus de quatre régimes déjà. On prend les mêmes, on recommence. »

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 18:13
Centrafrique: ni paix, ni guerre
Centrafrique: ni paix, ni guerre
Centrafrique: ni paix, ni guerre

Lu pour vous

 

Centrafrique: ni paix, ni guerre

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris 12 janvier 2021

Deux dangers menacent l’existence même de l’État: le laisser faire du clan du président Touadera, tout juste réélu, et l’enracinement des groupes armés dans leurs fiefs.

Après la proclamation des résultats provisoires donnant le président sortant réélu avec 53,92 % des voix et en attendant le verdict de la Cour constitutionnelle, le 19 janvier prochain, la situation en Centrafrique es plus fragile que jamais

Les forces armées centrafricaines ont de plus en plus de mal à faire respecter l’ordre dès qu’on s’éloigne de Bangui, la capitale de la Centrafrique

Le clan Touadera impuissant

Depuis sa première élection en mars 2016, le président Touadera n’a guère contribué à réconcilier la nation et à libérer le territoire national des groupes armés. Le fameux Accord dit de Khartoum a été signé le 6 février 2019 à Bangui, en dehors de la classe politique, de la société civile, entre le président et les chefs rebelles. Sur fond de scandales géologiques dans le nord-ouest avec l’abandon du sol et sous- sol aux entreprises chinoises.

Pollution durable et intoxications des populations ont été dénoncées notamment par des religieux, immédiatement condamnés par le gouvernement. Une police politique appelée  » Les Requins » sévit depuis une année notamment contre les opposants ou soi-disant opposants. Ce sont surtout les conseillers à la présidence, de préférence Gbaka-Mandja, qui tirent les ficelles du régime avec quelques familiers escrocs qui ont été placés aux quelques postes tirant de substantiels bénéfices. 

Le président Touadera assoie son pouvoir essentiellement sur plusieurs arrondissements de Bangui et des localités de banlieue. Même la ville de Damara, à 70 km de Bangui et fief du président Touadera, n’est pas totalement contrôlée. Comment le second mandat pourrait- il être mieux réussi ? Quand on sait que le Président Touadera est inflexible, sourd à toutes demandes, y compris de la Ceeac ou de la Cour constitutionnelle pour une concertation des forces vives de la Nation !

Le plus polémique et qui divise désormais le G5+ (ONU, Ua, UE, EU, FR, RU, BM) est désormais  la présence massive de mercenaires et de militaires russes sans autorisations expresses du Conseil de sécurité. Des armements létaux ont également été livré. Le second mandat présidentiel pourrait bien-être la satellisation russe de la Centrafrique. On.attend, dans ces conditions, les réactions de l’Administration américaine avec l’arrivée de Joe Biden aux commandes.

L’enracinement des groupes armés 

L’ Accord de Khartoum aura vécu, comme les douze autres précédents accords. Les groupes armés auront eu tout le temps de consolider leurs fiefs. Il va de soi que ces hors la loi n’ ont jamais eu la moindre volonté de contribuer positivement à la paix et à la réconciliation nationale. Ce sont des prédateurs, des criminels pour qui la vie d’ un homme,.d’une femme, d’un enfant n’ ont pas de valeur. Ce sont avec ces gens, souvent d’origine étrangère, que le président Touadera avait cru bon garantir le bon déroulement des élections et bien.sur assurer sa réélection. Certes, il sera réélu, mais sans eux et même contre eux, avec la Coalition des patriotes pour le changement ( CPN). Voilà, désormais Touadera face à ses anciens partenaires de plus en.plus remontés contre lui.

Certes, il y a encore actuellement une Coordination entre les chefs Ali Daras (UPC), Al-Khatim (MPC), Abass Sidiki (3R) au sein de la CPC. Les groupes armés sont toujours plus proches de la division que de l’ union. On.devrait donc probablement assister à la reprise à leur indépendance, voire même à leur éclatement en fonctions des ressources potentielles se présentant. 
Il est hautement probable que certain groupes armés accueillent des groupes frères qui sévissent dans d’ autres théâtres davantage islamistes comme au Sahel et dans la zone  nilo-soudanaise. Que pourront faire les Forces Armées centrafricaines ? Sans casernement, sans matériel de projection, sans intendance, avec des militaires au bord de la démission ?

Quant à Minusca, plusieurs pays contributeurs ont fait savoir que leur contingent ne saurait participer à une guerre totale. Ils demandent le respect strict du.mandat onusien. La Minusca et l’ ONU pourraient bien avoir à résoudre de gros problèmes.

L’élection du 27 décembre n’aura guère consolidé l’avenir de cet État et de sa population.

 

Centrafrique, rien de neuf dans la politique africaine française

https://mondafrique.com/ Nicolas Beau 11 janvier 2021

Alors que les troubles se multiplient en Centrafrique après une élection présidentielle contestée, le président français, Emmanuel Macron, dans un échange téléphonique avec le président Touadera, s’est félicité du « processus électoral constitutionnel et soutenu par la communauté internationale »

La France soutient toujours les Etats et combat les rebelles. C’est ce qu’elle fait en Centrafrique où elle prend parti pour le pouvoir en place face aux groupes armés du Nord du pays. Il est vrai que ces derniers qui sèment la violence et s’en prennent désormais au président Touadera, leur allié d’hier devenu leur adversaire, ne sont guère fréquentables.

Pour la diplomatie française, l’élection présidentielle centrafricaine, largement fraudée, qui vient d’avoir lieu reste l’affaire du président Touadera . Le président Macron ne cesse de répéter qu’il ne saurait se mêler des affaires intérieures des Etats, un principe mis à mal pourtant en Algérie ou au Liban où il s’est positionné sans états d’âme. Avec le seul souci de voir s’instaurer « un dialogue politique ouvert et inclusif », le président français a pris acte des résultats « provisoires » du scrutin centrafricain qui doivent encore être reconnus, le 19 janvier, par la Cour Constitutionnelle..

Positions floues

Pour le reste, la feuille de route est minimaliste: envoi de quelques forces spéciales, soutiens logistiques et survols sur les régions où ont lieu les affrontements. L’Elysee attend la proclamation officielle des résultats pour adresser alors un communiqué plus ou moins alambiqué de félicitation au président Touadera. Ce fut le cas pour les présidents ivoirien et guinéen, Ouattara et Alpha Condé, après des scrutins qui furent en partie et surtout en Guinée des mascarades électorales.

Tant pis pour les opposants, souvent réfugiés à Paris mais laissés à eux mêmes. Cette diplomatie réaliste renforce le sentiment anti français qui gagne les populations africaines qui croyaient encore dans une France patrie des droits de l’homme.

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Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 17:40
MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT TOUADERA

 

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT A L’OCCASION DU NOUVEL AN 2021

Centrafricaines, Centrafricains ;

Mes chers Compatriotes ;

C’est toujours avec une fierté légitime et un plaisir renouvelé que je m’adresse à vous, au seuil du nouvel an, pour vous présenter ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, les plus chaleureux vœux pour l’année 2021.

Comme toute nouvelle année, l’année 2021 fait naître une nouvelle espérance pour chacun de nous et pour notre pays.

En pareille circonstance, permettez-moi de vous souhaiter à toutes et à tous, mes vœux sincères de bonheur, tant sur le plan personnel que professionnel.

Je souhaite aussi mes meilleurs vœux à tous les Compatriotes de la diaspora et salue leurs contributions au rayonnement de notre pays à l’étranger, à la vitalité de notre démocratie et au relèvement socio-économique de notre pays.

Je présente également mes meilleurs vœux à nos forces de défense et de sécurité qui, en dépit de l’embargo qui les prive des moyens de défense de l’intégrité du territoire, continuent à se battre sur différents fronts pour protéger le peuple contre les atrocités des ennemis de la paix et du développement de la République Centrafricaine.

Mes vœux vont particulièrement à la MINUSCA, ainsi qu’aux forces spéciales russes et rwandaises qui, au prix de leur vie, combattent aux côtés de leurs frères d’armes centrafricains pour la paix et la démocratie dans notre pays.

Puisse le sang des martyrs versé, loin de leur patrie, mêlé à celui de leurs frères d’armes centrafricains, être une semence de paix, sceller à jamais l’unité nationale, exorciser notre pays des démons de la violence aveugle, de la barbarie, de la haine et de l’autodestruction.

J’associe à ces vœux tous les ressortissants des pays frères et amis qui vivent parmi nous, soit comme membres des missions diplomatiques, soit dans le cadre des missions des Nations Unies, de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de la CEEAC, de la CEMAC, de la CIRGL, de la CEN-SAD ou simplement comme des résidents ayant choisi notre pays comme leur seconde patrie.

Je formule enfin les vœux de paix et de prospérité pour notre cher et beau pays en partage, la République Centrafricaine.

Mes chers Compatriotes ;

Au lendemain du double scrutin présidentiel et législatif, je ne vous dresserai pas le bilan des réalisations au titre de l’année 2020 ; cela a été suffisamment fait durant la campagne présidentielle.

Ce soir, je voudrais évoquer avec vous les défis, mais aussi les meilleures perspectives qui s’offrent à notre pays.

Comme vous le savez, chaque année est marquée par des perspectives et des évènements heureux ou malheureux, des douleurs et des bonheurs ressentis personnellement ou collectivement.

L’année 2020 qui s’achève aura été marquée par d’importants événements dans le monde.

En ce qui concerne particulièrement l’Afrique, notre continent, elle a été marquée principalement par le développement de l’extrémisme violent, la radicalisation, le terrorisme, les catastrophes naturelles liées aux changements climatiques et la pandémie du Covid-19.

S’agissant particulièrement du terrorisme et de l’extrémisme violent, notre région a été le théâtre des attentats terroristes qui ont frappé aveuglement certains pays frères comme le Tchad, le Cameroun, le Burkina- Faso, le Niger, le Mali, le Nigeria, le Kenya, la Somalie, et le nombre des nationalités des victimes est malheureusement effrayant.

Notre pays, situé entre deux grands foyers de terrorisme que sont la Corne de l’Afrique à l’Est et le bassin du Lac Tchad à l’Ouest, avec le phénomène de BOKO HARAM, continue malheureusement de faire face aux atrocités de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph KONY, au phénomène de transhumance armée, à la criminalité transfrontalière, aux exactions de certains groupes armés auxquelles s’est ajoutée, depuis le 14 mars dernier, la pandémie de Coronavirus.

Ces nouvelles formes de criminalité doivent inciter notre classe politique à plus de sagesse et de retenue dans la manière de régler nos contestations internes.

Mes Chers Compatriotes ;

L’année 2020 qui s’achève a été marquée par deux évènements douloureux pour notre pays, à savoir, la pandémie du Covid-19 et l’attaque perpétrée par la diabolique Coalition des prétendus Patriotes pour le Changement, CPC.

Mais l’année 2020 a aussi été marquée par un évènement heureux, en l’occurrence l’organisation du double scrutin présidentiel et législatif dans les délais constitutionnels.

En ce qui concerne les défis, je dois rappeler l’avènement de la pandémie du Covid-19 qui est d’ailleurs mondial.

Face à cette pandémie, l’humanité partage un destin commun qui renforce notre adhésion au multilatéralisme et à la solidarité internationale comme mécanismes efficaces de solutions aux défis de dimension mondiale.

Les mesures de riposte prises par le Gouvernement dès la découverte du premier cas, le 14 mars, suivant les préconisations de l’OMS, accompagnées des journées nationales de prière et de jeûne, ont permis à notre pays de résister au choc initial majeur.

Ainsi, notre pays, gloire soit rendu à Dieu, est relativement épargné de cette pandémie, avec moins de 5000 personnes infectées et 63 décès, comparé à ce qui se passe dans le monde.

C’est ici l’occasion de rendre hommage aux Confessions Religieuses de Centrafrique pour leurs incessantes prières adressées à Dieu dont l’exaucement a épargné notre pays de la catastrophe.

Mais nous devons demeurer vigilants en respectant les mesures barrières édictées, tant le fléau mondial devient protéiforme dans certains pays affectés.

Les mesures prises par les différents gouvernements pour contrer la propagation du Covid-19 ont entraîné une récession économique mondiale.

Or, depuis le 30 mars 2016, nous nous sommes attelés à l’œuvre de la réconciliation nationale, à reconstituer l’unité nationale mise à mal par la crise, à reconstruire l’Etat par la mise en place des institutions républicaines, à reconstruire nos forces de défense et de sécurité en mettant un accent particulier sur les caractères multi-ethnique, républicain et non-partisan, à jeter les bases solides d’un développement socio-économique, à reconquérir notre place dans le concert des Nations.

Bien plus, nous avons lancé des chantiers de construction et de réhabilitation d’infrastructures, initié des projets de relance de la production à travers tout le pays et entrepris de satisfaire les besoins vitaux de nos populations, à travers plusieurs chantiers d’infrastructures comme les écoles, les hôpitaux, les routes, les projets agricoles et la fibre optique qui devrait contribuer à assurer la connectivité de notre pays avec le reste du monde ainsi que nos différentes régions entre elles.

Notre pays avait enregistré un taux de croissance économique de 4,5% en 2019, pour la troisième année consécutive, avec une projection de 5% à moyen terme, ce qui constituait l’un des meilleurs taux de croissance dans la sous-région.

Hélas ! L’avènement du Covid-19 a provoqué la revue en baisse de notre croissance à moins de 2% et le retard dans la réalisation de certains projets vitaux, à l’exemple des champs solaires dont la mise en exploitation était prévue pour la fin de cette année.

Mes Chers Compatriotes ;

J’ai le pénible devoir de vous dire ce soir que nous sommes en guerre. La République est en guerre. Sa survie est menacée. Cette guerre asymétrique, nous allons la gagner.

Et pour la gagner, nous devons tous, dans un élan patriotique, soutenir et encourager nos forces de défense et de sécurité ainsi que la MINUSCA, les forces spéciales russes et rwandaises engagées à nos côtés pour mettre hors d’état de nuire la horde de mercenaires, composés essentiellement des anciens bourreaux du peuple centrafricain, réunis pour la circonstance au sein d’une nébuleuse rébellion dénommée pompeusement Coalition des Patriotes pour le Changement.

Comme vous le savez, à la tête de cette association de malfaiteurs qui vient de manquer une énième tentative de coup d’Etat, se trouve l’ancien Président François BOZIZE, appuyé par ses alliés politiques que vous connaissez tous.

Les attaques coordonnées, déclenchées à quelques jours des élections présidentielle et législatives avaient pour but de renverser les institutions de la République et de mettre fin au processus démocratique, en vue d’instaurer une énième transition, un régime de prédation.

Dans leur frénésie, les malfaiteurs tuent, violent nos femmes, nos sœurs et nos filles, détruisent les récoltes, les infrastructures socio-économiques du pays et pillent nos ressources naturelles.

Face à cette agression armée injustifiée, notre pays a le droit naturel de légitime défense, pour maintenir la paix et la sécurité.

Ainsi, au regard des menaces graves et imminentes contre les institutions de la République et le fonctionnement normal des pouvoirs de l’Etat, l’intégrité du territoire et l’exécution de nos engagements internationaux, j’ai fait recours à nos accords de coopération militaire afin de rétablir l’ordre public et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

Je condamne avec la dernière énergie cette aventure odieuse visant à replonger le pays dans un désastre indescriptible.

Je voudrais en votre nom, remercier les pays amis et frères comme la France, la Fédération de Russie et le Rwanda, la République Démocratique du Congo pour leurs soutiens militaires qui ont permis de contrer la menace.

Je voudrais également remercier les organisations comme l’ONU, l’Union Européenne, l’Union Africaine, le G 5+, la CEEAC, la CIRGL, la CEMAC et la CEN-SAD qui, de manière spontanée, ont unanimement condamné avec la plus grande fermeté, cette énième tentative de déstabilisation de la République et de remise en cause du processus démocratique et exigé des poursuites judiciaires contre les auteurs connus ou inconnus de ces crimes contre le peuple centrafricain.

Je demande donc à nos forces de défense et de sécurité de faire preuve de patriotisme, de courage, de discipline et d’esprit de sacrifice dans le combat contre l’ennemi, en vue de sauver la patrie.

Je demande aux femmes et à la jeunesse centrafricaine de se mobiliser pour barrer la route aux ennemis de la nation qui, par cette entreprise périlleuse, compromettent leur avenir.

Vous le savez, la chaîne de complicité de cette guerre asymétrique contre notre pays est longue, complexe, mais nous sommes tenus de la déterminer.

Je regrette qu’en dépit d’une mobilisation nationale et internationale pour condamner cette agression injuste contre le peuple centrafricain, l’opposition démocratique, réunie au sein de la Coalition de l’Opposition dite Démocratique, COD-20-20, précurseur de la C.P.C, observe un silence incompréhensible jusqu’à ce jour.

Mes Chers Compatriotes;

Durant mon mandat, j’ai indiqué le chemin à suivre pour aboutir à une paix véritable et définitive, à une réconciliation nationale sincère, à un développement durable.

Durant tout mon mandat, je me suis investi à respecter la Constitution du 30 mars 2016, notre loi suprême, à construire l’Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, à respecter la séparation et l’équilibre des pouvoirs et à assurer le fonctionnement harmonieux de nos institutions.

Durant tout mon mandat, j’ai réaffirmé que le suffrage universel est la seule source de la légitimité du pouvoir politique ; que le peuple centrafricain s’oppose fermement à la conquête du pouvoir par la force, le coup d’Etat ainsi qu’à tout acte de division et d’entretien de la haine.

Je n’ai jamais cessé de rappeler aux professionnels de coups d’Etat et aux entrepreneurs de guerre, que notre loi suprême énonce de manière péremptoire que l’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique, constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain et que toute personne ou tout Etat qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.

Sous mon autorité, le Gouvernement a consenti de sacrifices pour offrir aux anciens dirigeants du pays des conditions de vie acceptables, dignes de leur rang, notamment par la promulgation de la loi fixant le régime de pension accordée aux anciens Présidents et Chefs de l’Etat.

Je dois relever, pour le regretter, qu’en dépit de cette ouverture politique, l’ancien Président François BOZIZE, visiblement rongé par la haine, la rancœur, l’esprit de vengeance, la méchanceté, a une fois de plus fait appel à des mercenaires étrangers ainsi qu’à certains fils égarés du pays, pour se lancer dans une nouvelle aventure criminelle, en tentant sans vergogne de s’emparer du pouvoir de l’Etat par la force.

Mes chers Compatriotes ;

L’un des défis de l’année 2020 est l’organisation réussie des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020, preuve de la fermeté de notre foi dans la paix et notre attachement à la démocratie comme seul mode de gouvernance de notre pays.

Je voudrais vous féliciter pour la bonne tenue de ces élections historiques qui ouvrent une nouvelle page vers une paix définitive dans l’histoire de notre pays, la République Centrafricaine.

Ces élections qui ont déjoué tous les pronostics diaboliques, ont mobilisé l’ensemble de nos communautés et constitué un moment d’unité du peuple centrafricain contre les forces du mal.

En dépit des manipulations, des désinformations, des intimidations, des violences aveugles, vous vous êtes levés comme un seul homme, pour dire non à la dictature, à la tyrannie, à la haine et à la vengeance.

Vous vous êtes levés comme un seul homme, pour dire que la nouvelle République que nous avons inaugurée le 30 mars 2016, est résolument entrée dans le concert des Nations civilisées.

A la violence des armes, vous avez opposé vos bulletins de vote, armes redoutables contre les criminels sans foi ni loi qui veulent prendre notre pays en otage.

J’espère que les fossoyeurs de la République ont compris cette réponse du peuple, à leur appel machiavélique.

Toute la communauté internationale a salué ces élections, expression, mes chers Compatriotes, de votre maturité politique, car le chaos et l’implosion annoncés par les prophètes de malheurs n’ont pas eu lieu, à leur grande désolation.

Certes, les élections ont été perturbées dans certaines régions du pays, mais on s’y attendait au regard de la détermination des fossoyeurs de la République à rendre le pays ingouvernable, tant que leurs intérêts familiaux et partisans ne seraient pas garantis.

Je vous exhorte à faire confiance à nos institutions, en l’occurrence l’Autorité Nationale des Élections et la Cour Constitutionnelle et d’attendre patiemment et dans la dignité, les résultats de ces élections.

Je tiens à rappeler qu’aucune portion du peuple ne peut continuellement braver les valeurs universellement reconnues de démocratie, d’alternance pacifique du pouvoir, de l’État de droit qui implique le respect de la Constitution, des lois et règlements ainsi que des décisions de justice passées en force de chose jugée, pour prendre tout le peuple centrafricain en otage.

La justice doit s’exercer avec fermeté et sérénité à l’encontre des auteurs, coauteurs, complices et commanditaires de ces nouveaux crimes commis contre le peuple centrafricain par la C.P.C.

Les auteurs de ces crimes doivent être recherchés, arrêtés et punis conformément à la loi.

Il n’y aura pas d’impunité ni de répit pour les auteurs de cette guerre déclarée au peuple centrafricain.

Le Gouvernement de la République emploiera tous les moyens, je dis bien tous les moyens, pour mettre hors d’état de nuire ces malfaiteurs regroupés au sein de la C.P.C.

Le peuple centrafricain a trop souffert. Le sang des Centrafricains a trop coulé. Il est temps de mettre définitivement fin à cette spirale de violences aveugles.

Quelle que soit l’issue du scrutin présidentiel, j’agirai jusqu’à la fin de mon mandat pour vous protéger et protéger notre pays contre les démons de la haine, de la méchanceté, de la rancœur, de la prédation.

J’ai pleinement confiance en votre patriotisme et en votre volonté de tourner définitivement le dos au passé de notre pays, fait de violences aveugles, de coups d’Etat, de mutineries, d’impunité, de mal gouvernance, le tout sur fond de tribalisme, de régionalisme, de népotisme et de toutes les contre valeurs.

Mes Chers Compatriotes ;

L’année 2021 sera aussi marquée par des chantiers de développement, de reconstruction, de réhabilitation des infrastructures socio-économiques de base, de relèvement socio-économique de notre pays.

Pour l’année 2021, je souhaite que nous soyons plus rassemblés, plus unis, pour être forts et que nous privilégions ce qui nous unit sur tout ce qui nous divise.

Nous devons, en cette nouvelle année, regarder au-delà du passé avec sa cohorte de crimes odieux, de haine et de vengeance, pour nous lancer vers de nouveaux horizons, avec toutes les raisons d’espérer un avenir meilleur.

Je sais qu’il existe encore beaucoup de difficultés à surmonter, à vaincre, pour remettre réellement notre pays sur la voie du progrès économique.

Notre pays, vous le savez, a accumulé d’énormes retards dûs essentiellement aux tragédies qu’il a subies pendant plusieurs décennies et à des choix politiques irréalistes.

Pendant cinq ans, nous avons avancé. Mais il reste beaucoup à faire.

Nous devons regarder au-delà de l’année qui s’ouvre pour tracer les meilleures perspectives, de nous offrir les meilleures chances de consolider la nouvelle République que nous construisons patiemment depuis 2016.

La construction d’une nouvelle République, débarrassée de tous les démons de la haine, de violences aveugles, de l’impunité, de la mal gouvernance, a besoin d’une vision à long terme.

C'est pourquoi, et pour terminer, je forme le vœu que l'année 2021 nous conduise sur le chemin de la paix, de la cohésion sociale, de la réconciliation nationale et nous donne l’énergie pour surmonter nos défis, purger nos querelles quasi congénitales et unir nos cœurs pour reconstruire notre pays.

Je vous souhaite à toutes et à tous, une très bonne année, une année de succès, qui voit se réaliser vos espoirs et vos attentes.

Je forme le vœu que cette nouvelle année nous donne l’énergie pour surmonter nos défis, pour purger nos querelles quasi congénitales et unir nos cœurs pour reconstruire notre pays.

Je vous souhaite une bonne et heureuse année, avec une pensée toute particulière pour les personnes malades ou isolées, déplacées, et pour celles ou ceux qui rencontrent des difficultés en ce moment.

Je souhaite un prompt rétablissement aux blessés de la guerre et les assure de la compassion et du soutien de la République.

Je vous exhorte à porter un regard positif sur notre pays et de partager avec moi la conviction que, malgré les difficultés, notre pays recèle de fortes capacités d’initiatives pour rebondir si nous unissons nos cœurs.

Vive la République Centrafricaine !

Que Dieu nous protège tous et chacun d’entre nous!

Je vous remercie.

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 16:30
Déclaration de l’ambassade des États-Unis

 

Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur l’attaque meurtrière contre la MINUSCA

 

Bangui, 26 décembre 2020 – L’ambassade des États-Unis en République centrafricaine (RCA) est profondément attristée par la nouvelle de la mort de trois Casques bleus burundais, tués au cours de leur travail en protégeant les civils centrafricains à Dékoa, préfecture de Kémo, le 25 décembre 2020. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette attaque meurtrière contre la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), qui a aussi blessé deux autres Casques bleus burundais.

 

Nous déplorons la récente montée de la violence en République centrafricaine, qui a coûté la vie à des innocents, déplacé des milliers de civils et menacé l’action humanitaire vitale qui doit pouvoir se poursuivre. Nous appelons toutes les parties à cesser les hostilités et à garantir que le peuple centrafricain puisse exercer son droit à participer à des élections pacifiques le 27 décembre

 

Aux familles des victimes nous offrons nos plus sincères condoléances, et nous souhaitons un prompt et complet rétablissement aux blessés. L’ambassade des États-Unis réaffirme son soutien à la MINUSCA et aux courageux soldats de la paix qui risquent leurs vies afin de rassurent la paix en RCA. Nous demandons que les auteurs de ce crime soient appréhendés et que justice soit rendue.

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 16:18
RCA : TROIS CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA PERDENT LA VIE
RCA : TROIS CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA PERDENT LA VIE
RCA : TROIS CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA PERDENT LA VIE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

TROIS CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA PERDENT LA VIE LORS DE VIOLENTS COMBATS A DEKOA

 

Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont perdu la vie vendredi, lors de la deuxième tentative sans succès de prise de la ville de Dékoa (préfecture de la Kémo), par des éléments rebelles de la coalition sous l’autorité politique de François Bozizé et la coordination de ses alliés du MPC, des anti-balaka et du 3R.  

 

Les assaillants ont subi des pertes en vies humaines et certains ont été fait prisonniers.  

 

Ces affrontements ont débuté le matin et ont fait deux blessés parmi les casques bleus burundais, qui ont été évacués à Bangui pour des soins, mais leur pronostic vital n’est pas engagé. Signalons que les troupes rwandaises sollicitées par le gouvernement centrafricain qui étaient présents dans la zone, sont venues appuyer le dispositif de défense de Dékoa, qui reste toujours sous le contrôle des Forces armées centrafricaines (FACA) et des casques bleus.  

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, condamne avec la plus grande fermeté cette attaque ignoble, rend hommage aux casques bleus disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le Représentant spécial exprime ses sincères condoléances aux familles des casques bleus disparus ainsi qu’au contingent et au gouvernement burundais.  

 

Le Représentant spécial souligne que la MINUSCA ne ménagera aucun effort pour que les auteurs, les commanditaires et les complices de tout bord des attaques délibérées, concertées et coordonnées dirigées contre la MINUSCA et destinées à perturber les élections du 27 décembre 2020, répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes.  

   

Mankeur Ndiaye rend également hommage à tous les casques bleus de la MINUSCA actuellement engagés sur différents fronts dans l’ouest et dans une partie du centre de la République centrafricaine, pour empêcher les groupes armés de mettre à exécution leur projet d’empêcher la tenue des élections présidentielle et législatives et de tenter de marcher sur Bangui.  

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies dénonce de nouveau l’alliance entre des acteurs/partis politiques et groupes armés, et rend responsables de l’instabilité actuelle dans l’ouest de la RCA, l’ancien président François Bozizé, les chefs de groupes armés Ali Darassa et Al Khatim ainsi que leurs alliés politiques sur le terrain.    

 

RCA : l’ONU condamne le meurtre de trois Casques bleus de la MINUSCA

 

https://news.un.org/ 26 décembre 2020

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a fermement condamné les attaques perpétrées vendredi en République centrafricaine (RCA) au cours desquelles trois soldats de la paix de l’ONU ont été tués.

Le jour de Noël et à 48 heures des élections, des éléments non-identifiés ont attaqué les forces de défense et de sécurité centrafricaines et la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) à Dékoa (250 kilomètres au nord de Bangui), dans la préfecture de Kémo, et à Bakouma (850 kilomètres au nord-est de la capitale), dans la préfecture du Mbomou.

Trois Casques bleus burundais de la MINUSCA ont été tués et deux autres blessés à Dékoa.

« Le Secrétaire général rappelle que les attaques contre les forces de maintien de la paix des Nations Unies peuvent constituer un crime de guerre », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

M. Guterres a exhorté les autorités centrafricaines à enquêter et à traduire rapidement en justice les responsables de telles « attaques odieuses ». Le chef de l’ONU a présenté ses plus sincères condoléances aux familles des Casques bleus décédés, ainsi qu’au peuple et gouvernement du Burundi. Il a également souhaité un prompt rétablissement aux blessés. 

La Centrafrique doit organiser des élections présidentielle et législatives dimanche 27 décembre. Le pays d’Afrique centrale a été déstabilisé depuis plus d’une semaine par des agissements de groupes armés qui cherchent à perturber les scrutins à venir. La MINUSCA et ses partenaires internationaux ont condamné ces actes de violence et de déstabilisation. L’opération de paix onusienne a renforcé ses patrouilles dans la capitale et dans les différentes provinces du pays, en appui aux forces centrafricaines, et dans le cadre du plan de sécurisation des élections.

Jeudi, 300 Casques bleus du contingent rwandais de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) sont arrivés en RCA en renfort de la MINUSCA pour renforcer la sécurisation du processus électoral. 

Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général a réaffirmé l’engagement continu des Nations Unies, en étroite collaboration avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, à soutenir les efforts de consolidation de la paix et de la stabilité en RCA.

 

RCA : 300 Casques bleus en renfort de la MINUSCA pour sécuriser les élections

https://news.un.org/ 25 décembre 2020

Trois cents Casques bleus sont arrivés, jeudi après-midi, en République centrafricaine (RCA) en renfort de la Mission des Nations Unies dans le pays (MINUSCA) pour sécuriser les élections du 27 décembre dans un contexte de recrudescence de la violence et de menaces de groupes armés.

A la veille de Noël, 300 soldats de la paix rwandais sont arrivés par deux avions à Bangui en provenance du Soudan du Sud où ils servent d’habitude au sein de la Mission des Nations Unies dans le pays (MINUSS). Ce renfort s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan intégré de sécurisation des élections présidentielle et législatives qui doivent avoir lieu dimanche. Il vise à renforcer les capacités de la MINUSCA et à répondre aux défis sécuritaires que traversent actuellement la Centrafrique.

« Ces Casques bleus supplémentaires renforceront le dispositif de sécurisation des élections de la Force de la MINUSCA qui consiste, en partie, à déployer des troupes dans les circonscriptions électorales en appui aux forces de défense et de sécurité centrafricaines », a précisé la mission onusienne dans un communiqué de presse publié vendredi.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Mankeur Ndiaye, a salué l’arrivée de ces Casques bleus supplémentaires, rappelant que « le professionnalisme des soldats de la paix rwandais est connu de tous ».

M. Ndiaye, qui est également chef de la MINUSCA, a remercié le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour avoir sollicité et obtenu l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies pour renforcer en urgence le dispositif actuel de l’opération de paix en Centrafrique alors que des groupes armés tentent de perturber les élections de dimanche.

« Il s’agit d’une preuve supplémentaire de l’engagement total de la communauté internationale aux côtés du peuple centrafricain, pour la tenue des élections le 27 décembre dans le respect des délais constitutionnels », a dit le Représentant spécial.

La police de la MINUSCA poursuit ses patrouilles 

M. Ndiaye a de nouveau condamné les alliances entre acteurs/partis politiques et groupes armés, et réitéré l’appel de la communauté internationale demandant à ces derniers de mettre fin immédiatement aux attaques qui visent à empêcher les électeurs de se rendre aux urnes.

« La MINUSCA continuera à exécuter son mandat de sécurisation des élections, en appui aux forces de défense et de sécurité centrafricaines », a souligné le Représentant spécial, réaffirmant que la volonté de la population et l’exercice de son droit civique seront respectés. « La communauté internationale est unanime, elle a une position commune : aller vers les élections le 27 décembre. », a rappelé vendredi M. Ndiaye lors d’une conférence de presse.

Avec l'appui de la section justice et correction de la MINUSCA, la police de la mission onusienne (UNPOL) accompagne les forces de sécurité intérieures centrafricaines (FSI) dans toutes leurs missions de police judiciaire, notamment pour les enquêtes ouvertes suite aux récentes violences pré-électorales. En collaboration avec ONU Femmes, UNPOL a ouvert une ligne verte téléphonique pour recueillir le signalement de violences à l’encontre des femmes candidates et électrices. Plus de 1.700 appels ont été reçus à ce jour.

Vendredi 25 décembre, jour de Noël, UNPOL poursuivait ses patrouilles avec les FSI dans la capitale Bangui et dans plusieurs régions afin de protéger les lieux de cultes et rassurer la population.

Plus de 55.000 personnes ont fuit les violences ou par crainte d’attaque (OCHA)

Les affrontements armés et les tensions observées depuis plus d’une semaine dans plusieurs régions du pays ont de graves conséquences pour la protection de la population centrafricaine, alerte l’ONU.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), l'insécurité et les craintes d'attaques par des groupes armés ont déjà semé la panique parmi la population et poussé plus de 55.000 personnes à fuir, augmentant davantage leur vulnérabilité.

Des groupes armés ont également augmenté leurs menaces et leurs attaques contre des acteurs humanitaires, Au cours de la semaine, plus de 17 incidents contre le personnel et les biens humanitaires ont été enregistrés par le bureau d’OCHA en RCA. En outre, une ambulance et un véhicule d'un district sanitaire ont été détournés et un personnel médical a été blessé. Cette situation a empêché des centaines de milliers de personnes vulnérables vivant dans l'ouest et le centre du pays de recevoir une aide d'urgence, en particulier médicale.

« Je condamne fermement ces actes de violence, qui contribuent à augmenter la souffrance et le traumatisme de la population centrafricaine, et j'exhorte les éléments armés à arrêter immédiatement leurs attaques à l’encontre du personnel humanitaire, à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à protéger les personnes comme les infrastructures civiles », a déclaré, jeudi, la Coordonnatrice humanitaire en RCA, Denise Brown, dans un communiqué.

Malgré l'insécurité et les contraintes d'accès, les partenaires humanitaires persévèrent pour fournir une assistance vitale dans tout le pays, à travers le déploiement d’équipes médicales d'urgence et le transport aérien d’intrants sanitaires et nutritionnels essentiels.

« Les acteurs humanitaires sont résolus à rester dans les communautés auprès des populations malgré les violences, qui doivent immédiatement cesser », a déclaré Mme Brown.

La Coordonnatrice humanitaire a également appelé les donateurs à augmenter le financement d’urgence de la réponse humanitaire en RCA, y compris pour les services aériens humanitaires des Nations Unies. 2,8 millions de personnes ont besoin d'assistance et de protection en Centrafrique. Le Plan de réponse humanitaire pour l’année 2021 requiert 444,7 millions de dollars pour venir en aide à 1,8 million de personnes. 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 16:07
Nouvelles nationales sur RFI
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Elections en Centrafrique: la Cour constitutionnelle rejette le report du scrutin

https://www.rfi.fr/ 26/12/2020 - 12:22 Avec notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice

À la veille des élections présidentielles et législatives en Centrafrique, des combats opposent toujours la coalition de groupes rebelles et les forces du gouvernement. Ce vendredi, après la rupture d'un cessez-le-feu décrété unilatéralement par les rebelles, trois casques bleus du Burundi ont été tués à Doka, à 250 kilomètres au nord de Bangui par des combattants armés non identifiés. Des voix se sont élevées pour demander le report du scrutin mais ce samedi matin, la Cour constitutionnelle a rejeté les ultimes recours de l'opposition pour reporter ces élections.

La décision, très attendue, est tombée un peu avant 11h30. Huit recours avaient été déposés au total… Tous ont été rejetés.

La cour fait valoir qu’un report du scrutin ne permettrait pas de respecter les délais constitutionnels qui prévoient qu’un nouveau président doit être installé, au plus tard, le 30 mars prochain.

Elle assure que le calendrier actuel qui prévoit deux tours avant la présidentielle, a été établi en fonction de cette contrainte, et que la Constitution doit primer sur tout autre considération.

Danièle Darlan, la présidente de la cour, estime que les questions soulevées par ces recours pourront être examinées, après le vote, pendant la période du contentieux prévue dans le calendrier électoral du 5 au 19 janvier.

Le débat juridique est clos mais pas le débat politique. À la sortie de l’audience, les avis étaient partagés sur cette décision.

Réactions à la sortie de la Cour constitutionnelle

Rigobert Vondo, avocat du MCU, parti du président Touadéra, se réjouit de cette décision.

J’ai dit à l’opposition que le droit n’était pas de la philosophie, comme mon ami d’à côté est en train de le faire, et que le droit c’est le droit.

Rigobert Vondo, avocat du MCU.

Charlotte Cosset

« L’ami d’à côté », c’est Joseph Bendounga, président du parti d’opposition MDREC. Ce dernier continue à se questionner sur la faisabilité du scrutin, compte tenu du contexte sécuritaire.

Comment les électeurs peuvent-ils aller voter en toute âme et conscience, en toute tranquillité, surtout que certaines provinces sont occupées…

Joseph Bendounga, président du MDREC, parti d’opposition.

Charlotte Cosset

Contexte sécuritaire inquiétant

À en croire l’ANE, l’autorité nationale des élections, « tout est prêt pour aller au vote » mais les retours qui nous parviennent de certaines localités soulèvent des questions. Hier encore, vendredi, des combats ont eu lieu à Dekoua et Bakouma. Trois casques bleus ont été tués.

A Bossangoa, le fief de François Bozizé, plusieurs sources attestent que des agents de l’autorité nationale des élections ont été menacés de représailles s’ils se rendent dans les centres de vote.

Ailleurs, du matériel a été confisqué ou détruit, cette semaine. C’est le cas à Bambari, par exemple. Et il reste encore ce samedi matin, selon nos informations, beaucoup de matériel à acheminer, depuis les centres de stockage régionaux, jusqu’aux bureaux de vote.

La décision de la Cour constitutionnelle est en tout cas dans la droite ligne de celle de la communauté internationale. Vendredi encore, avant cette décision, la Minusca a pris une position très ferme en faveur du maintien du scrutin.

 

 

Élections en Centrafrique : fin de campagne émaillée de tensions et de violences

Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Le scrutin couplé législatives-présidentielle est pour ce dimanche 27 décembre en Centrafrique, où la situation est toujours volatile. Des combats ont été signalés hier, vendredi, dans plusieurs localités, notamment à Dékoa. L'ONU y déplore la mort de trois casques bleus du Burundi, tués par des « combattants armés non identifiés ». La coalition des groupes armés CPC semble déterminée à perturber les élections. Malgré cela, les autorités et institutions internationales restent fermes : les Centrafricains iront voter dimanche.

C'est une fin de campagne un peu particulière en Centrafrique. Si le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, a mis à profit le temps qui lui était imparti jusqu’au bout, en menant plusieurs meeting dans la journée de vendredi, de nombreux candidats de l’opposition ont eux stoppé leur campagne, estimant que la situation sécuritaire n’était pas favorable.

C’est que cette campagne électorale a été émaillée d’incidents, notamment à l’encontre des candidats à la députation dans les circonscriptions touchées par les combats ou par l’insécurité. La députée Béatrice Epaye, par exemple, a été empêchée à Markunda. Les députés de Mbaïki sont coincés par les combats depuis plusieurs jours. À Bambari, même l’UPC a empêché les candidats de battre campagne.

► À lire aussi : Centrafrique: la coalition de groupes armés annonce rompre la trêve

Une fin de campagne particulière aussi car la Cour constitutionnelle doit statuer ce samedi 26 décembre sur le report ou non du scrutin. Plusieurs recours ont été déposés suite au retrait de la candidature de Jean-Serge Bokassa. Ils appellent à l’application de l’article 115 du code électoral qui stipule, dans ce cas, que « l’organisation de l’élection est entièrement reprise ».

Assaut des rebelles sur Dékoa, trois casques bleus tués

Vendredi, des combats ont éclaté à Dékoa, une ville du centre du pays. Les rebelles tentent de descendre par là pour rejoindre la ville de Sibut, puis Bangui. La mission onusienne assure avoir repoussé les éléments armés, mais les combats ont poussé les habitants à fuir leurs habitations.

Dès dimanche dernier, les rumeurs d'une attaque des groupes armés agitaient la population de Dékoa, au nord de Sibut. Mais depuis deux jours, les combats font rage entre groupes armées et Forces de défenses centrafricaines, appuyées par la Minusca. La mission onusienne a déploré, dans la nuit du 25 au 26 décembre, la mort de trois casques bleus du Burundi dans des affrontemments avec des « combattants armés non identifiés ».

Après plusieurs tentatives en début de semaine, les rebelles ont pris d'assaut la ville de Dékoa dans la matinée de vendredi. Stanislas Zoumbeti, un candidat aux législatives locales, explique que les habitants ont compris que Dékoa allait être attaquée, dès jeudi soir : « À 21 heures, nous avons été informés qu'on avait signalé leur présence autour de sept kilomètres de l'entrée de Dékoa, sur la route de Kasa Bandoro. Vers 9h30, on a commencé à subir des crépitements d'armes de tous calibres. C'est par la suite que nous avons compris qu'ils attaquaient effectivement la ville. »

« Nous ne voulons plus de la culture de la violence et de l'impunité dans ce pays »

Les différentes alertes de la semaine avaient déjà poussé les populations à se réfugier dans la mission catholique de Dékoa. Mais les événements de vendredi ont accéléré les choses. Ce sont actuellement entre 3 000 et 4 000 personnes qui s'abritent dans la paroisse Sainte-Anne, dirigée par le père Claude, qui s'exprime : « On n'attendait pas une situation pareille. Nous n'avions rien prévu. Certains ont fait un peu de provisions, ils ont amené leur manioc. Pour le moment, c'est ce qu'ils sont en train d'utiliser. On est en train de chercher quoi faire, mais on ne trouve pas de solution. »

Les conditions sanitaires, en ces temps de Covid-19, inquiètent les membres de la mission catholique. Ils espérent et demandent de l'aide, mais en attendant, les habitants de Dékoa restent sous la protection de la Minusca et des forces armées centrafricaines. Le Réseau des ONG de promotion et de défense des droits de l'Homme (RONGDH) a, de son côté, exprimé son « indignation » vendredi. Pour la coordinatrice du Réseau, Me Marie-Edith Douzima, la population centrafricaine est « prise en otage » par la reprise de la violence politique. Pour elle et pour son organisation, « trop c'est trop » et « la violence ne résout rien ».

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 15:53
RCA : Idriss Deby condamne les tentatives de déstabilisation
RCA : Idriss Deby condamne les tentatives de déstabilisation

Lu pour vous

 

Centrafrique : Idriss Deby condamne les tentatives de déstabilisation

 

Alwihda Info | Par Info Alwihda - 26 Décembre 2020

 

Idriss Deby réaffirme son "attachement au respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale" de la Centrafrique.

Le chef de l'État tchadien et président en exercice de la Communauté des États Sahelo-Sahariens (CEN-SAD), Idriss Deby, a condamné samedi "avec la plus grande fermeté toutes les tentatives de déstabilisation et de remise en cause du processus politique", selon un communiqué rendu public par le ministère des Affaires étrangères.

Il condamne également toute ingérence étrangère dans le processus politique.

Le président en exercice de la CEN-SAD invite toutes les parties prenantes à l'accord de Khartoum à respecter leurs engagements dans l'intérêt supérieur du peuple centrafricain.

Il appelle les Nations Unies, l'Union Africaine et les partenaires internationaux à "tout mettre en oeuvre en vue de favoriser une sortie de crise pacifique par le dialogue", et réaffirme son "soutien à la tenue des élections dans les délais prévus".

L'élection présidentielle est prévue demain en Centrafrique. Idriss Deby exprime sa "disponibilité pour se joindre à toutes les initiatives visant à inciter tous les acteurs centrafricains à conduire le processus électoral à son terme, condition sine qua non de paix et de stabilité dans le pays".

 

NDLR : Belle hypocrisie ! N'est ce pas bel et bien à partir du territoire tchadien que partent les Toyota BJ 75 remplis de guerriers de la CPC lourdement armés ainsi que les hordes de motos qu'enfourchent les mêmes combattants qui avaient déjà naguère conduit François Bozizé au pouvoir à Bangui en mars 2003. 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 15:49
(RCA) : La Françafrique et ses prolongements ont laissé ce pays exsangue et divisé (PCF)

Lu pour vous

 

République centrafricaine (RCA) : La Françafrique et ses prolongements ont laissé ce pays exsangue et divisé (PCF)

 

https://www.pcf.fr/ Publié le 26/12/2020 par PCF

C'est la Françafrique et ses prolongements qui ont laissé ce pays exsangue et divisé. C'est la priorité à la reconstruction du pays dans le respect de la souveraineté du peuple centrafricain qui ouvrira un chemin de paix et de justice sociale (PCF)

L'élection présidentielle du 27 décembre 2020 en République centrafricaine (#RCA) se tient dans un contexte des plus précaires. Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, dénonce une tentative de coup d'Etat par des groupes rebelles.

 

Le pays ne s'est jamais remis des horreurs de la Françafrique qui, du sacre du dictateur Bokassa avec la complicité du président Giscard d'Estaing en passant par les multiples déstabilisations et décennies de coups tordus et de pillage, a laissé ce pays exsangue. La guerre civile, déclenchée en 2013 lors de la chute de l'ex-président, François Bozizé, a parachevé le dépeçage de la RCA. L'expédition militaire française qui s'en est suivie n'a en rien remédié aux problèmes du peuple centrafricain.

L'accord de paix signé au Soudan en février 2019 s'est traduit par une baisse des violences mais il inscrit dans la durée la division du pays entre le gouvernement à Bangui et de vastes zones tenues par différents groupes rebelles. La prise temporaire de Bambari, quatrième ville du pays, par un groupe armé ces derniers jours illustre cette situation.

Ces groupes se fournissent depuis des années en armes en provenance de pays voisins, dont le Tchad du dictateur Idriss Déby. L'embargo des Nations Unies sur les ventes d'armes en Centrafrique a eu un impact avant tout sur la politique d'achat du gouvernement centrafricain qui s'est alors tourné vers la Russie pour bénéficier d'équipements d'occasion et de coopération militaire.

Force est de constater que le chaos et le remodelage des territoires s'inscrivent, en Centrafrique comme dans d'autres zones du monde, dans un mode de gouvernance mondiale issue des guerres et politiques de dominations menées jusqu'à leur paroxysme.

L'instabilité, la violence et la misère sont propices au pillage des richesses du sol et du sous-sol. Il est, par exemple, de notoriété publique que des diamants sortent du pays de manière illicite mais y compris à bord de vols aériens réguliers.

Aucune perspective de paix, de développement et progrès social ne sera possible tant que perdura ce régime d'exploitation, spoliation et prédation.

Le Parti communiste français (#PCF), solidaire du peuple centrafricain, condamne avec fermeté les violences qui interviennent depuis plusieurs jours à la veille de l'élection présidentielle, et appelle à une solution politique, sous égide de l'ONU, priorisant la reconstruction du pays dans le respect de la souveraineté du peuple centrafricain, ciblant les causes profondes qui ont conduit à la déstabilisation de la RCA et cherchant à mettre un terme aux tensions régionales par la mise en œuvre de politiques publiques offensives de lutte contre la pauvreté et pour la promotion d'une sécurité humaine globale.

C'est à ces conditions qu'un véritable retour à la paix se dessinera en République centrafricaine ; c'est à ces objectifs que la politique internationale de la France devrait entièrement consacrer ses efforts et moyens.

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 15:39
Scrutin à haut risque en Centrafrique
Scrutin à haut risque en Centrafrique

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REPORTAGE

Scrutin à haut risque en Centrafrique

https://www.liberation.fr/ Par Antoine Rolland, Correspondance à Bangui —  (mis à jour à )

Une menace sécuritaire importante pèse sur le scrutin de dimanche en République centrafricaine, au point qu’il a donné lieu à quelques scènes surréalistes. Et à une campagne loin de la ferveur de 2016.

Bangui est une ville de rumeurs. Souvent fausses, elles disent quelque chose du moment. Lors de son élection comme maire dans les années 50, Barthélemy Boganda, premier président de la République centrafricaine, aurait été vu en train de marcher sur les eaux de l’Oubangui. Aujourd’hui, les groupes armés seraient sur le point de marcher sur Bangui. Autres temps, autres mœurs.

La rumeur frappe de plein fouet la campagne électorale centrafricaine. Mercredi vers 10 heures, celle-ci a connu un impressionnant coup d’arrêt. Des éléments armés auraient été vus aux portes de la ville. En quelques instants, les Banguissois rentrent chez eux. Sur la principale artère de la ville, l’avenue des Martyrs, une colonne de milliers de travailleurs, commerçants et fonctionnaires quittent la ville pour leur domicile. Certains regards sont fermés.

D’autres font preuve d’un flegme très banguissois. «C’est la panique», se marre un ancien «DG» (directeur général) d’une administration, en tirant sur sa cigarette. Ses partenaires de séminaire ont délaissé leur formation le temps du spectacle. L’un d’eux semble inquiet, jette des regards à droite, à gauche. Jusqu’au soulagement, et l’arrivée d’une voiture : leur collègue a réussi à trouver une bouteille de rouge avant la fermeture des magasins. La pause déjeuner est sauvée.

Un basculement dans la violence

Depuis moins d’une semaine, six groupes armés parmi les plus importants du pays se sont coalisés pour empêcher la bonne tenue du scrutin de dimanche. Les ennemis d’hier, ex-Séléka de 2013, à majorité musulmane, et des anti-balaka, mouvances d’autodéfense qui s’étaient élevés contre lesdits Séléka, combattent désormais côte à côte. Cette alliance opportuniste, qui se fait appeler Coalition des patriotes pour le changement (CPC), vise un homme, le président sortant, Faustin-Archange Touadéra. Les mercenaires l’accusent de préparer un «hold-up électoral». Le professeur de mathématiques, élu en 2016 et favori du scrutin, cherche un improbable «KO au premier tour».

Pour le moment, c’est le chaos qui se dessine, ou du moins la pagaille. Nombre des 1 500 candidats aux législatives ont annulé leurs meetings dans l’arrière-pays pour raisons de sécurité. Ce vendredi encore, pour le dernier jour de campagne, un candidat affirme s’être fait dérober, dans le sud du pays, son pick-up, 2 millions de francs (environ 3 000 euros), des tee-shirts… Les groupes armés l’ont dépouillé jusqu’aux allumettes. Le président Touadéra a annulé ses déplacements en province. Dans Bangui, les caravanes circulent dans une relative indifférence.

La CPC a allumé des incendies un peu partout dans le pays, sur les trois axes principaux menant vers Bangui (sud, ouest et nord-est). Certains combats ont eu lieu à moins de 100 kilomètres de la capitale. «La situation est sous contrôle», affirme la Minusca – la force onusienne déployée dans le pays depuis 2014. Mais selon plusieurs sources sécuritaires, des troupes rebelles continueraient d’avancer sur les réseaux routiers secondaires.

Faire campagne malgré tout

A Bangui, dans la nuit de mercredi à jeudi, le commissariat de Boeing, quartier du nord de Bangui et fief anti-balaka, s’est fait attaquer à la grenade. C’était la première alerte du genre dans la capitale. Le lendemain, Serge Bruno Mageot y reprend tout de même sa campagne. Cet entrepreneur, dont le physique rappelle à tous son passé de basketteur, se lance pour la première fois en politique à Bimbo 3, dans la banlieue de Bangui, qui inclut Boeing. «On prend trop de retard», lance-t-il à son équipe de vingt personnes. Elle devait partir au petit matin, il est midi.

Direction les alentours de la capitale, à PK18, dans les villages enclavés dont les maraîchers nourrissent la capitale. Avant de quitter le QG, le directeur de campagne prend soin d’envoyer deux motos en éclaireurs. «J’ai eu des bruits qui signalaient la présence d’anti-balaka.» Après vérification, il s’agirait, encore, de rumeurs.

«Les groupes armés, ce sont des bruits venus de Bangui, affirme Janvier Blaise Malongou, secrétaire général chef de village de Sakai 1. Ici, tout est calme.» Tous les témoins des villages le confirment, et on veut les croire, tant l’ambiance de «psychose» (prononcez «pisschose») du centre-ville paraît loin.

Ici, c’est une campagne classique. A chaque village, le même rituel : la caravane du candidat, un utilitaire des années 90, crache sa musique à saturation, pour annoncer l’arrivée de «l’honorable Mageot», qui suit au volant de sa voiture. De quoi faire danser les locaux, privés la plupart du temps de musique car dépourvus d’électricité. Puis vient le moment d’écouter le candidat. Il se présente en «enfant du pays» et développe des thèmes concrets : accessibilité de la route, des services de santé (l’hôpital le plus proche est à 30 minutes de moto), électricité, protection des maraîchers. Vient enfin le temps des dons, pour prouver sa bonne foi : un sac de sel, de sucre, de savons, quelques outils…

Demande de report rejetée

«C’est une drôle de campagne, en demi-teinte, pleine d’incertitudes au vu des nouvelles qui nous parviennent de province, analyse Serge Bruno Mageot. Mais je ne peux pas imaginer que l’on repousse le vote. Ce serait revenir à la situation d’avant 2015.» Cette semaine, six candidats d'opposition avaient saisi la Cour constitutionnelle pour reporter les élections, un ultime recours rejeté samedi par l'instance. Pour l’opposition démocratique, réunie en alliance dans la COD 2020, il fallait un report technique et négocier une transition. Sur ce point, elle converge avec les hommes armés.

Les deux ont en commun François Bozizé. Le président déchu en 2013 était revenu d’exil, avait pris la tête de «l’opposition démocratique» et rêvait de reprendre le pouvoir perdu en 2013 au profit de la Séléka. La Cour constitutionnelle a invalidé sa candidature, poussant l’ancien potentat à la fuite. Le gouvernement centrafricain, et l’ensemble de la communauté internationale, l’accuse de tentative de coup d’Etat«Bozizé est mû par une rancœur tenace envers Touadéra», analyse un diplomate.

À LIRE AUSSI :Boy-Rabe, le quartier de Bangui aux deux présidents

La menace est prise suffisamment au sérieux pour que les renforts affluent à l’aéroport de Bangui, non sans arrière-pensées diplomatiques : 700 forces spéciales et 300 Casques bleus rwandais, des hélicoptères russes, ainsi que «300 instructeurs non armés» venus de Moscou. Dans les faits, il s’agit de 500 hommes de la milice privée du groupe Wagner, proche de Poutine, y compris des supplétifs syriens selon une source diplomatique, confirmée par des témoins. La France ajoute également au pot, avec le survol du pays mercredi par des Mirage 2000.

Tout cela sera-t-il suffisant pour dimanche ? Les troubles ont mis en péril la préparation du processus : la Minusca, qui assure la sécurité du scrutin, dénombre 55 000 déplacés, et 11 % des électeurs n’ont pas encore pu retirer leurs cartes. Face au bruit de bottes, le représentant spécial Mankeur Ndiaye reste droit dans les siennes. «Il faut absolument tenir ces élections le 27 décembre», a-t-il répété ce vendredi en conférence de presse, dénonçant «la stratégie de la peur et de la rumeur». Au risque que, cette fois, la rumeur soit vraie.

Antoine Rolland Correspondance à Bangui

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 20:21
LE MLPC APPELLE A LA MOBILISATION GENERALE POUR RETIRER LES CARTES ET VOTER MASSIVEMENT
LE MLPC APPELLE A LA MOBILISATION GENERALE POUR RETIRER LES CARTES ET VOTER MASSIVEMENT

 

 

BUREAU POLITIQUE

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SECRETARIAT GENERAL

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis quelques jours, de graves événements armés affectent plusieurs régions de la République Centrafricaine et ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines parmi les populations civiles et les éléments des Forces Armées centrafricaines, dépêchés sur les théâtres d’opération pour faire face à la situation.

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), reste très préoccupé devant une telle situation puisqu’un Plan de sécurisation était supposé encadrer les élections pour les faire se dérouler dans la paix. Il s’incline donc respectueusement devant la mémoire de nos compatriotes, victimes de ces événements et rend par la même occasion, un hommage mérité aux valeureux soldats tombés sur le champ de bataille pour la défense de notre Patrie.

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain qui est un Parti républicain, respectueux de la légalité, milite pour la paix et la concorde nationale condamne vigoureusement cette tentative de coup de force visant à renverser des institutions démocratiques issues des urnes. Il rappelle que le choix des filles et fils du pays auxquels le Peuple choisit de confier la gestion de leur destinée, passe par des élections démocratiques.

Par ailleurs, le MLPC  salue la position des Partenaires du G5 et l’appui apporté dans le cadre bilatéral par des pays amis de la République Centrafricaine et la communauté internationale à travers la MINUSCA, afin de sauvegarder les Institutions démocratiques en place et permettre l’organisation des prochaines élections.

Le Bureau politique constate, en dépit de la situation qui prévaut, que la date du 27 décembre est maintenue pour la tenue des élections groupées. C’est donc légitimement qu’il souhaite que la distribution des cartes d’électeur et le déploiement du matériel électoral soient effectifs en vue de la tenue de ces élections.

C’est pourquoi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain lance un appel solennel à tous les militants et militantes du Parti pour se mobiliser pour aller retirer leurs cartes d’électeur afin de se rendre massivement aux urnes pour voter leurs candidats aux législatives et notre candidat Martin ZIGUELE à l’élection présidentielle le dimanche 27 décembre 2020, date actuellement retenue pour les scrutins. Il y va de l’intérêt supérieur du Peuple centrafricain.

Bangui, le 21 décembre 2020

Pour le Bureau Politique

Le Secrétaire Général

 Christophe NDOUBA

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