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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 23:03

 

  

APA-Bangui(Centrafrique) -2016-07-25 14:35:27 ‘’Karinou Airlines’’, une compagnie aérienne basée en Centrafrique et qui dessert Bangui et la sous-région Afrique centrale, a décidé d’ajouter la destination Cotonou, la capitale économique du Benin, dans ses destinations à partir du mois d’aout, selon une source proche de cette compagnie contactée lundi à Bangui.


Deux fois par semaine, plus précisément chaque lundi et vendredi, Karinou Airlines quittera Bangui pour Cotonou via Douala au Cameroun, sans changement d’avion. 

Cette nouvelle liaison directe est une bouffée d’oxygène pour les opérateurs économiques centrafricains qui souffraient de ce manque dommageable pour leurs trafics.

Maintenant les marchandises qui circulent entre les deux pays ne vont plus souffrir à Douala comme par le passé.

Karinou est la deuxième compagnie après A Sky à desservir directement Bangui Cotonou.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858845#sthash.fW4YrK65.dpuf

La compagnie aérienne centrafricaine ''Karinou'' s'ouvre le ciel béninois
Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 22:35

        

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-25 17:34:29 Le sous-préfet de Baboua, Robert Tora, le maire de Baboua, David Mboka Barboi, et le pasteur Clotaire Mbosso qui ont retrouvé leur liberté depuis samedi, ont été reçus ce lundi au Palais de la République par le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra.


Avant cette audience, ils ont été reçus par le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. Rien n’a filtré de ces deux rencontres.

Arrêtés le 15 juillet 2015, ils ont été officiellement remis au préfet de la Nana Mambéré, Frédéric Ouagonda, samedi matin, dans un village sur l'axe Baboua-Gallo, vers l’ouest de Centrafrique.

Selon, le préfet Ouagonda, « les otages ont subi une première visite médicale à l'hôpital de Bouar ; une visite qui atteste qu'ils sont en bonne santé ».

Les otages de Baboua ont passé plus d'un an aux mains de leurs ravisseurs, un groupe armé dont on ignore l’appartenance. 

Leur libération aurait été facilitée par une opération armée dirigée depuis le Congo-Brazzaville par le général Abdoulaye Miskine, chef de file du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4858862#sthash.GLyIUvkv.dpuf

Libres, les otages centrafricains sont reçus par le président Touadéra
Libres, les otages centrafricains sont reçus par le président Touadéra
Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 12:39
Un nouveau représentant pour la Minusca

 

CENTRAFRIQUE

 

http://www.lexpressiondz.com/   26 Juillet 2016

 

Le secrétaire général des Nations uies, Ban Ki-moon, a nommé vendredi le Chilien Fabrizio Hochschild, en tant que représentant spécial adjoint pour la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

 

M. Hochschild assumera également les fonctions de coordonnateur résident des Nations unies, de coordonnateur humanitaire et de représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

 

M. Hochschild succède à Aurélien Agbénonci, du Bénin, qui a été nommé ministre des Affaires étrangères de son pays en avril 2016. Le secrétaire général de l'ONU a exprimé sa gratitude à M. Agbénonci pour sa contribution et son engagement indéfectible en vue de soutenir la transition politique en République centrafricaine, pendant la période critique de 2014 à 2016.

Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 11:30

 

 

APA 25/07/16 -Douala (Cameroun) - Une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se tiendra le 30 juillet 2016 à Malabo, a appris lundi APA de source officielle.

 

Ce sommet se tient sur convocation du président en exercice, le Président de la République de la Guinée Equatoriale, Obiang Nguema Mbasogo.

 

Le communiqué signé par le directeur de la communication de la Commission de la CEMAC, David Yingra, et dont APA a reçu une copie, précise que « plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour de cette session ».

 

Il s’agit notamment l’accompagnement du relèvement politique et économique de la République Centrafricaine et l’état des négociations de l’Accord de partenariat économique (APE) entre la configuration Afrique Centrale et l’Union européenne.

 

Egalement au menu des échanges des dirigeants de la CEMAC, la conjoncture économique et financière à laquelle fait face les Etats de la sous région.

Sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la CEMAC samedi prochain à Malabo
Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 11:16
Bangui envahi par les chenilles !
Bangui envahi par les chenilles !

 

 

http://www.voaafrique.com/ 25 juillet 2016

 

Les chenilles, appelés Makongo en sango, sont très prisées en Centrafrique. Une vraie aubaine pour les vendeuses qui discutent sans relâche les prix avec leurs clients.

 

Les chenilles sont un met très prisé en Centrafrique. Cet aliment inonde les marchés de la capitale ce mois de juillet. Les centrafricains en raffolent. Les commerçantes font des bénéfices, mais les bouchers éprouvent des difficultés pour l’écoulement de leurs viandes.

 

Tous les marchés de Bangui sont inondés de chenilles ce mois de juillet. Pour ravitailler la capitale certaines vendeuses grossistes doivent se rendre dans la préfecture de la Lobaye à plusieurs centaines de kms au sud-ouest de Bangui. D’autres par contre en achètent au marché de Bimbo à 9 km à la sortie Sud de la capitale.

 

Les chenilles, appelés Makongo en sango sont très prisés en Centrafrique. Une vraie aubaine pour les vendeuses qui discutent sans relâche les prix avec leurs clients.

 

Pendant la saison des chenilles, les grands perdants sont parfois les bouchers qui comptent leurs clients au bout du doigt.

Centrafrique-Presse.com
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:44

 

 

 25/07/16 (AFP)

 

Au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque rebelle dans la région de Bambari, dans l'est de la Centrafrique, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

 

La localité de Ngakobo, située à 30 km de Bambari, a été attaquée samedi par d'ex-rebelles Séléka et des peuls armés qui "tiraient à vue, cherchant à investir les maisons d'habitation", a déclaré à l'AFP un officier de la gendarmerie locale sous couvert d'anonymat.

 

"Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs autres blessées", d'après un bilan provisoire, a-t-il affirmé, précisant qu'il s'agissait d'une "attaque surprise".

 

Des centaines d'habitants ont fui en brousse et en direction des villages voisins, selon la même source. D'après un enseignant, Isaac Gonaba, les trois morts sont "un collègue enseignant et deux employés du complexe sucrier" Sucaf.

 

"On ne sait pas ce qui s'est passé exactement pour qu'ils investissent le village et se mettent à tirer sur la population", a déploré un autre habitant de Ngakobo joint par l'AFP, Jean-Pierre Azou.

 

Dimanche matin, les tirs avaient cessé et un calme précaire était revenu dans le village, mais des hommes armés y étaient toujours présents, selon plusieurs témoignages d'habitants.

 

Ngakobo, où se trouve la Sucaf, la plus grosse usine de Centrafrique, a été le théâtre de nombreuses attaques rebelles durant le conflit sanglant qu'a connu le pays de 2013 à 2015.

 

Après avoir été envahie, pillée et occupée par des combattants de la Séléka pendant plus d'un an, la sucrerie avait rouvert ses portes mi-2014.

 

La Centrafrique est toujours "en danger", avec des "régions entières" contrôlées par des groupes armés, a prévenu le président Faustin-Archange Touadéra en tirant le 10 juillet le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir.

 

Le pays avait basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane, suscitant des représailles des milices chrétiennes anti-Balaka.

 

La France, qui avait déployé en décembre 2013 une intervention militaire pour stopper les massacres intercommunautaires, a annoncé la fin de l'opération Sangaris pour octobre.

 

Quelque 12.000 casques bleus de la force onusienne Minusca restent déployés dans les principales villes du pays avec pour mission de stabiliser définitivement la situation.

Centrafrique: au moins trois civils tués dans une attaque rebelle dans l'est
Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 12:05

 

 

23 Juillet 2016 - 10:20 Alwihda Info

 

La remise des otages a eu lieu aujourd'hui à 8h15 du matin dans un village dont le nom n’a pas encore été divulgué.

 

Les trois otages de Baboua libérés il y a quelques jours au cours d’une opération dirigé depuis Brazzaville par le Président du FDPC (Front Démocratique du Peuple Centrafricain), le Général Abdoulaye Miskine, ont été remis ce matin au Préfet de Bouar, a appris Alwihda Info. 


La remise des otages a eu lieu aujourd'hui à 8h15 du matin dans un village dont le nom n’a pas encore été divulgué. 


Le sous-préfet de Baboua, Tora Robert, le Maire de Baboua, Mboka Barboi David, et le Pasteur Mbosso Clotaire étaient détenus depuis plusieurs mois par Abakar Sambla, un ex-combattant de la Séléka. Annoncé comme capturé, ce dernier aurait pris la fuite lors de l'opération de libération. 


Le chef de l'Etat centrafricain, Touadera était intervenu en personne - peu après son élection à la Présidence de la République - auprès du Général Abdoulaye Miskine afin de solliciter son intervention dans la libération des otages.

Lu pour vous : Centrafrique : Le FDPC remet trois otages de Baboua au Préfet de Bouar
Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 11:22

                                                                                               

 

Le conseil de sécurité de l'ONU à travers la résolution 2281 avait prolongé le mandat des forces des Nations Unies en Centrafrique en redéfinissant leurs missions. Ce mandat arrive à échéance au 31 juillet 2016. Depuis son investiture, le President de la République a montré des signes de bonne volonté pour procéder au désarmement des groupes armés mais sa méthode de fermeté absolue semble s'essouffler, s'embourber et pas adapter à la situation centrafricaine.

 

Ainsi, on assiste à un dialogue de sourd entre les protagonistes de la crise et même les groupes armés se permettent de défier l'autorité de l'Etat en brandissant au passage des menaces de reprise des hostilités militaires. Peut-on régler une crise militaro-politique avec une fermeté absolue ? La logique d'une négociation suppose des concessions, des compromis assortis de conditions. La jurisprudence africaine des discussions post-conflit privilégie traditionnellement des solutions politiques au détriment des solutions juridiques. Le désarmement des groupes armés c'est à dire la Séléka et les anti-balaka est un enjeu important et une condition indispensable à une paix durable.

 

Ne perdons pas de vue que ces groupes militaires étaient seulement cantonnés mais pas désarmés, leur chaîne de commandement militaire est structurée, hiérarchisée et personne n'ignore les limites et le jeu ambigu des forces internationales : alors une discussion franche avec les groupes armés s'impose tout en préservant l'autorité de l'Etat dans toute sa rigueur. Le programme DDRR s'inscrit dans la logique de la consolidation de la paix après un conflit armée ou une guerre.

 

Ce processus doit faire appel au rassemblement, identification et enregistrement des combattants, la destruction des armes récoltés, la réinsertion et la réintégration sociale des ex combattants sans oublier le rapatriement des mercenaires et combattants étrangers dans leurs pays respectifs. Il faut noter que ce programme ne fait pas de l'ombre à la mise en place de la cour pénale spéciale pour la Centrafrique et la réparation des préjudices subis par la population.

 

Nous sommes unanimes sur le principe que c'est le cœur qu'il faut désarmer et non les combattants. S'ils ne sont pas désarmer dans la tête, le désarmement forcé même avec l'appui des meilleures armées au monde sera voué à l'échec. Compte tenu de la santé économique et financière de notre pays, le programme de désarmement dépend substantiellement d'un financement de la communauté internationale et de se poser les bonnes questions : que vont devenir les enfants soldats ? Les femmes enrôlées ? Pourquoi les désarmements ont réussi ailleurs ? Pourquoi ne pas s'inspirer du modèle des autres ?

 

En conséquence de ce qui précède, nous exhortons le President de la République à s'investir personnellement en mettant en place un comité de pilotage qui peut favoriser une discussion directe avec les délégués représentatifs des groupes armés. Le President de la République ne doit pas se laisser guider ou influencer par les médias, la société civile et des injonctions de quelconque nature de la communauté internationale. Il doit prendre ses responsabilités avec courage et fermeté relative car c'est un problème centrafricain qui ne peut être réglé que par des centrafricains.

 

Nous sommes d'avis que le pouvoir central affiche une fermeté en laissant quelques brèches aux groupes armés en privilégiant une issue politique que juridique. Le pouvoir central peut leur proposer de se muer en partis politiques, de prendre part activement et positivement à la vie politique centrafricaine. Cette démarche permettra d'intégrer les paramètres socio-économiques et surtout de prendre en compte les causes de la crise. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                   

 

Paris le 22 juillet 2016. 


 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

DÉSARMEMENT EN CENTRAFRIQUE : UNE DISCUSSION FRANCHE ET PARTICIPATIVE S'IMPOSE par Bernard SELEMBY DOUDOU
Centrafrique-Presse.com
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 11:02
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Charles Malinas optimiste du succès de la table ronde de Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 22 JUILLET 2016

 

BANGUI, 22 Juillet 2016 (RJDH)—Dans une interviews exclusive accordée au RJDH, l’Ambassadeur sortant de France, Charles Malinas, se dit optimiste quant au succès de la table ronde des bailleurs de la Centrafrique, prévue en novembre à Bruxelles. Le diplomate français est largement revenu sur la configuration des forces françaises et de leur présence en Centrafrique et enfin la question de l’embargo sur les armés à destination de la RCA.

 

RJDH : Bonjour M l’Ambassadeur

 

Charles Malinas : Bonjour

 

Vous êtes en fin de mission diplomatique en République Centrafricaine après trois ans, sur quelle note quittez-vous la République Centrafricaine ?

 

Charles Malinas : Merci beaucoup, d’abord pour cet entretien. Effectivement, je vais quitter le pays dans deux semaines, après presque  3 ans au service de mon pays la France mais surtout au service de la République Centrafricaine et des centrafricains. Alors quels souvenirs je conserverais le plus. Il y ‘a des souvenirs forts, des souvenirs heureux, des souvenirs moins heureux. Deux choses peut être, les premières images qui m’ont marquées lorsque je suis arrivé ici, c’était les images de chaos et de désolation, et puis au moment où je pars un pays où il y a beaucoup de problème bien sûre mais un pays largement apaisé et où lorsqu’on traverse Bangui on se rend compte de l’embouteillage, ça veut dire la vie qui reprend.

 

Alors ce que je conserverais d’abord et avant tout c’est l’image d’une population qui a tout fait pour que les choses changent dans le bon sens et qui s’est mobilisée au moment des élections notamment et avant les élections pour que sa volonté soit faite, si je peux m’exprimer ainsi, c’est-à-dire que la paix revienne, que les dirigeants soient bien élus et aujourd’hui c’est  le cas.

 

J’emporte avec moi un pays qui se retrouve où il y a beaucoup de travail à faire pour la réconciliation, où il y a beaucoup de travail à faire pour désarmer les groupes armés, pour retrouver une paix réelle sur tout le pays, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas. Mais, un très gros travail, de très gros progrès ont été accomplis et donc un pays qui est sur la bonne voie. C’est ce que je conserve.

 

Le décret vous rappelant précise que vous êtes appelé à d’autres fonctions,  vers quelle destination irez-vous ?

 

Alors comme ma nomination n’est pas encore agréée par le pays dans lequel je me rends, c’est-à-dire l’agrément est en cours, je ne l’ai pas encore, je ne peux pas donner le nom de ce pays. Mais ce que je peux vous dire, c’est que c’est une ville magnifique d’Europe Centrale qui va m’accueillir donc je rentre en Europe, je quitte l’Afrique au moins provisoirement je l’espère pas définitivement. Mais c’est un pays d’Europe centrale avec une capitale vraiment superbe qui va m’accueillir et y a un grand fleuve qui passe par cette ville.

 

M. l’Ambassadeur là où vous allez être quel rôle vous allez jouer pour le plaidoyer afin qu’on puisse lever l’embargo sur les armes en destination de la Centrafrique ?

 

La question de l’embargo sur les armes est une question effectivement très importante et qui suscite beaucoup de débat, en réalité l’embargo est fait de sorte que si une unité de la gendarmerie ou de la police ou une unité militaire est constituée , qu’elle a un encadrement, qu’elle a toutes les conditions pour agir de manière correcte, encadrée et disciplinée, et bien, il suffit de demander la levée de l’embargo pour cette unité. C’est-à-dire qu’il n’y a pas d’obstacle. En réalité, l’embargo c’est une simple déclaration qui permet de le lever pour une unité quelle que soit sa taille dès lors cette unité doit intervenir et dans des bonnes conditions sur le terrain. D’ailleurs, ça déjà été fait pour certaines unités de la gendarmerie. La discussion un peu virulente qu’il y ait autour de l’embargo est largement en dehors des faits. La réalité aujourd’hui, si une unité par exemple de la gendarmerie a besoin d’armes, la Centrafrique avec la direction de la Minusca demandent la levée de l’embargo, elle obtiendra normalement sans difficulté.

 

Pour dire que vous allez toujours continuez à plaider ?

 

Ah ! Moi je continuerai parce que lorsqu’on a passé trois ans ici, il est bien clair qu’on ne ferme pas la porte derrière soi, ce n’est pas possible. La porte de la Centrafrique sera toujours ouverte dans mon cœur et dans mon esprit. Maintenant, vous savez que j’aurai un successeur qui est un garçon que je connais depuis vingt-cinq ans, qui est un diplomate de très-très haut niveau, excellent ambassadeur, mais c’est un ami, quelqu’un de très professionnel et efficace qui va beaucoup sur le terrain et qui est très proche de la population, qui a une belle expérience africaine. Vous verrez, il fera un très bon travail, je n’ai pas besoin de plaider, il le fera  très bien. Mais, s’il y a besoin que je fasse quelque chose je le ferais très volontiers.

 

La France a été très active sur le plan militaire. La Sangaris se retire alors que les groupes armés reprennent leur position à l’intérieur du pays. Est-ce que le retrait de la Sangaris ne favorise-t-il pas le mouvement des groupes armés à l’intérieur du pays ?

 

Je ne sais pas si le retrait de la Sangaris favorise le mouvement des groupes armés. Ce que je sais, c’est que Sangaris avait une fonction qui était de ramener le calme dans le pays. Dans une situation où le chaos était majeur et cette mission a été accomplie et c’est la raison pour laquelle le président de la République a décidé de réduire puis d’arrêter l’opération Sangaris à partir du mois d’octobre puisqu’il l’a dit le 13 juillet dernier. Sangaris sera remplacée par une autre opération qui va changer de nom avec une présence militaire française réduite mais avec une capacité de réactivité comme disent les militaires avec la capacité réelle. Donc, la capacité de venir épauler en tant que de besoin la Minusca.  En tout cas, la mission a été accomplie, le relai est passé à la Minusca, la Minusca est sur le terrain. Je crois que maintenant, il revient à la Minusca de réaliser la protection de la population, la sécurisation du pays. Je crois qu’elle va réussir sa mission en tout cas, moi je le souhaite de tout mon cœur.

 

M. l’Ambassadeur les élections sont terminées le grand défi qui s’impose aujourd’hui à la RCA est celui de sa reconstruction quel sera l’apport de la France à travers la table ronde que le gouvernement compte organiser d’ici le mois de septembre ?

 

Alors la reconstruction c’est le cœur du sujet, c’est indispensable puisque nous savons tous que tout est par terre. Le gouvernement de transition a commencé à reconstruire un certain nombre de chose. Il a remis les éléments de l’Etat  sur pied. Il a rebâti la fondation de la maison Centrafrique avec l’économie, l’éducation, la santé et la justice bien sûre.  Donc, tout ce travail-là est devant nous. Voyez,  je dis-nous comme un centrafricain.

 

Ce travail est là et le gouvernement s’y est attelé. Alors, il y a plusieurs échéances, il y a la réunion du Groupe Internationale de Contact (GIC) que je l’espère se transformer en groupe des amis de la RCA à la fin du mois d’août sous l’égide de l’Union Africaine et de la CEEAC avec la participation des Nations-Unies et d’autres partenaires, la France y participera et il y a surtout ce que vous évoquiez, c’est-à-dire la conférence de Bruxelles qui se tiendra la mie novembre. Elle doit permettre de réunir des donateurs, c’est-à-dire des partenaires qui vont décider de s’engager financièrement pour soutenir  la reconstruction. Alors, il y a des partenaires qui sont déjà là, j’en fais partie en tant qu’ambassadeur de France, la France est là avec tous ses partenaires. Mais il y a des partenaires qui sont là, mais il y a des partenaires qui sont venus à l’occasion, qu’il faut peut-être faire revenir, je pense à l’Allemagne, au Pays Bas, qui sont dans le fond Bekou et qui donnent beaucoup d’argent, la Suisse également et le Japon qui sont présents aux travers les différents organismes. Je pense à des partenaires qui ne sont pas encore là, les pays du Golf, les pays du Nord, les pays d’Amérique autres que les Etats-Unis qui pourraient prendre une place dans la reconstruction de la Centrafrique. Ces partenaires, il faut les convaincre de venir. Il faut leur dire vous voyez, on a aidé la Centrafrique à tenir des élections,  elle a tenu des élections dans des bonnes conditions, on a aidé la Centrafrique à rebâtir ou à commencer à rebâtir ses routes et bien voilà il y a des choses qui se réalisent, on a aidé la Centrafrique à rebâtir son aéroport, vous savez bien qu’il y a un programme pour l’aéroport aujourd’hui, ça fonctionne, il va démarrer, pareil pour l’énergie, Boali est en train d’être rénovée sur financement des divers partenaires.

 

Et bien, il faut convaincre les divers partenaires qui vont venir à Bruxelles, d’abord de venir ensuite il faut les convaincre que ça vaut la peine d’aider la Centrafrique. Si on aide la Centrafrique, cela se traduit par des réalisations. Ce n’est pas de l’argent perdu, c’est pour le peuple centrafricain et ça marche. C’est ça la condition de la reconstruction. Je sais que le ministre de l’Economie et du plan est quotidiennement à cette tâche, il y a d’autres partenaires, puisque c’est l’initiative de l’Union Européenne et de la Banque Mondiale, les Nations-Unies nous rejointe. Nous, nous y sommes également, les français mais y a d’autres partenaires, et donc moi je suis persuadé que ça va marcher mais il faut y travailler beaucoup.

 

Vous qui avez consacré une partie de votre vie à la RCA est ce que vous allez faire ce plaidoyer là en informel ?

 

Ah oui, bien sûr, j’ai toujours plaidé pour la RCA et je vais continuer !

 

Monsieur l’Ambassadeur, je vous remercie

 

Propos recueillis par Fridolin Ngoulou et Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Deux personnes tuées et huit autres prises en otage par des éléments assimilés à la LRA à Ndélé

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN BOSCO DAWALBET LE 22 JUILLET 2016

 

NDELE, 22 Juillet 2016(RJDH) — Au moins deux personnes tuées et huit autres prises en otage par des hommes armés assimilés à la LRA de Joseph Kony, au village Kpata, situé à 105 kilomètres de la ville de Ndélé, dans la Bamingui-Bangoran. Selon des sources locales, les faits se sont déroulés la semaine dernière.

 

Le sultan de Ndélé, Félicien Ibrahim, contacté par le RJDH ce vendredi 22 juillet 2016 a confirmé l’information selon laquelle, ces éléments de la LRA ont tué deux personnes, avant d’enlever huit personnes, « il y a de cela quatre jours, des éléments de la LRA sont sortis dans le village Kpata et ils ont enlevé huit personnes puis tué deux jeunes. Dans la matinée, certains jeunes de la localité les ont poursuivi et tué trois parmi les éléments de la LRA », a confié le sultan joint depuis la ville de Ndélé.

 

Il a aussi ajouté que parmi ces otages, quatre personnes ont réussi à s’échapper. Selon une source autoritaire, des motos ont été braquées par ces rebelles sur l’axe Ndélé-Bria. Des magasins ont été aussi pillés ainsi que quelques biens emportés par les malfrats dans ce même village.

 

C’est la première fois que ce groupe rebelle de Joseph Kony, s’infiltre dans la région de Bamingui-Bangoran. Selon un rapport des ONG Invisible Children et The Resolve, la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a enlevé près de 350 personnes en Centrafrique au premier semestre 2016.

 

 

Centrafrique : La population de Bimbo1 réagit suite à l’annulation des législatives partielles

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 22 JUILLET 2016

 

BIMBO, 22 juillet 2016 (RJDH) — Les habitants de Bimbo 1 ont exprimé ce matin leur  mécontentement suite à l’annulation des élections législatives dans leur circonscription. Pour ces derniers, le gouvernement et la Cour Constitutionnelle doivent tout faire pour qu’ils aient un représentant à l’Assemblée Nationale. Un souhait émis ce matin lors d’un reportage réalisé par le RJDH à Bimbo.

 

Nombre de ces habitants affirment être fatigués par la multiple reprise de ces élections législatives et souhaitent que le meilleur gagne pour enfin baisser le rideau sur cette affaire.

 

 Narcisse Ngo, responsable des affaires communales et démographiques à la mairie de Bimbo qualifie cette annulation d’une honte et pense que la faute n’incombe pas aux électeurs, « quand la cour constitutionnelle parle de l’invalidation des dossiers, je pense que ça devait se faire lors du dépôt des dossiers. Mais, ils ont accepté les dossiers et après les résultats, revenir sur le problème des dossiers pour disqualifier et annuler les élections. Vraiment ça ne fait pas bien. Je souhaiterais que les candidats déposent à nouveau leurs dossiers pour revoir tout au clair», a-t-il fait observer.

 

Delta Zoé Mazango, étudiante en Droit rencontrée au bord de la route, pense qu’il est inadmissible pour la commune de Bimbo de ne pas avoir un représentant à l’Assemblée Nationale en cette période de sortie de crise, « les élections ont été faites trois fois ici. Pour le moment, les gens sont démotivés. La balle est maintenant dans le camp de la Cour Constitutionnelle. Qu’on choisisse seulement quelqu’un qui peut avoir l’œil sur la population de Bimbo », s’est-t-elle exprimée.

 

Pour Jefferson Pamanda, vendeur au marché de Bimbo, les raisons de cette annulation ne sont pas encore élucidées, « nous ne savons pas ce qui se passe actuellement, mais c’est à l’Autorité Nationale des Elections, au gouvernement et à la Cour Constitutionnelle de voir dans quelle possibilité mobiliser la population pour une nouvelle élection», souhaite-t-il.

 

Judith Songoli et Erick Kamagnawodet souhaitent que le meilleur de tous les candidats soit choisi car, la population est démotivée ainsi que ceux qui appuient les candidats.

 

C’était le 20 juillet 2016 que la Cour Constitutionnelle a annulé pour la troisième fois les élections dans la circonscription de Bimbo1 pour diverses raisons entre autre le problème de propriété bâtie.  Huit députés sont élus à l’issu du 2e tour des élections partielles. Ils viennent s’ajouter à 131 autres qui siègent déjà à l’Assemblée Nationale.

 

Centrafrique-Presse.com
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 23:42

 

 

La rébellion de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) a enlevé près de 350 personnes en Centrafrique au premier semestre 2016, un record depuis six ans, affirme un rapport des ONG Invisible Children et The Resolve.

 

"Le groupe a enlevé 344 personnes au cours des six premiers mois de 2016, plus que dans les six premiers mois de chaque année depuis 2010", note le document transmis jeudi à l'AFP.

 

Parmi ces otages, tous des civils, on compte 65 enfants, dont 39 sont toujours en captivité ou portés disparus, ont précisé les deux ONG américaines.

 

"La communauté internationale doit faire davantage pour protéger les civils de la LRA et d'autres groupes armés dans l'est de la Centrafrique", a déclaré dans un communiqué Sean Poole, directeur des programmes internationaux à Invisible Children.

 

Au total, entre janvier et juin 2016, les ONG ont recensé 498 civils enlevés et 17 autres tués dans 122 attaques de la LRA dans l'est de la Centrafrique et le nord de la République démocratique du Congo.

 

Ce rapport intervient au moment où l'Ouganda envisage de retirer de Centrafrique ses troupes luttant contre la rébellion, estimant que cette dernière "n'est plus une menace".

 

"La LRA s'est dégradée, elle n'a plus les moyens de faire la guerre", avait déclaré mi-juin à l'AFP le porte-parole de l'armée Paddy Ankunda.

 

Environ 2.000 soldats ougandais, soutenus notamment par des soldats américains, sont actuellement déployés pour lutter contre la LRA dans l'est de la Centrafrique sous bannière de l'Union africaine. Quelque 10.000 Casques bleus de la Minusca sont par ailleurs déployés dans le pays.

 

Créée en 1987 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni, la LRA s'est forgée une effroyable réputation au fil de ses exactions, s'étendant en Ouganda, dans le Soudan du Sud, dans le nord-est de la RDC puis en Centrafrique.

 

Elle a été depuis affaiblie par la capture ou la défection de plusieurs de ses chefs, mais l'état de déliquescence des autorités centrafricaines dans les régions de l'est, soumises aux bandes armées, a facilité sa pénétration.

 

Et l'accalmie des confrontations armées entre l'ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka semblent permettre à la LRA de gagner du terrain. Certaines de ses attaques se sont produites dans le nord-est, échappant en grande partie au contrôle de la Minusca, présente dans les principales villes du pays.

 

Selon l'ONU, la LRA a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants, d'abord dans le nord de l'Ouganda, puis au gré de son exil dans les pays voisins.

 

Avec AFP

Centrafrique: nombre record d'enlèvements de la LRA depuis six ans
Centrafrique-Presse.com