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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:30

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-01-30 17:42:00 Le Président du Haut Conseil de la Communication de Transition M. José Richard POUAMBI vient d’interdire la parution du quotidien MEDIAS PLUS pour non-conformité aux textes régissant la presse écrite indépendante en Centrafrique et a suspendu une vingtaine de journaux.


Le directeur de publication de MEDIAS PLUS M. Emmanuel Cyrus Sandy l'un des représentants des médias au Conseil National de Transition (CNT) , organe législatif de la transition a été sommé depuis son entrée dans cette institution à céder la direction du journal au profit d'une autre personne pour se conformer aux lois régissant la corporation.


Ce qu'il n'a pas voulu au point que toutes les voies juridiques étant épuisées, l'organe de régulation des médias en Centrafrique a été obligé de prendre la décision interdisant la parution du Journal.


La réaction de l'intéressé n'a pas tardé car il a publié un communiqué dans lequel il a dénoncé cette décision.


Pour les journaux suspendus, le HCCT leur reproche de paraître sans autorisation. Ils devront faire un effort de régularisation.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=815952#sthash.lE6crGOb.dpuf

 

Centrafrique : Interdiction de parution d'un quotidien et suspension de plusieurs journaux

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:20

 

 

 

 Paradoxe : opinion qui va à l’encontre de l’opinion commune 

A l’heure ou la crise Centrafricaine cherche  des réponses pour s’en sortir entre familles Centrafricaines,  les pays énergivores, les pays émergeants, les pays de fortes populations et autres pays ayant des intérêts en RCA, par la représentation de leurs opérateurs économiques,  affutent leur dictature économique, et confirment le coup d’état économique contre   notre Pays. L’économie parallèle qui existe depuis toujours en RCA s’est accentuée depuis  l’embargo sur les armes et la suspension du processus de Kimberley.

 

 Les manœuvres de diversion qui consistent à nous distraire par la barbarie, et la peur, juste pour permettre aux prédateurs de la RCA de s’installer… J’attire l’attention de tous les Centrafricain sur le fait  que les guerres ont toujours rendu l’étranger plus  riche et un centrafricain qui meurt aujourd’hui est remplacé par un étranger qui profitera du Centrafrique à sa place.

 

J’ai écrit en 2007  « les larmes du Centrafrique, l’alarme de l’humanité, une arme pour reconstruire »[1] 

 

Mon texte d’alerte, était  une analyse des faits,  suite au rapport accablant de Human Rights World Watch qui avait pour sous-titre « crimes contre l’humanité »[2] . Alerte a été donnée avant le dialogue inclusif de 2007 pour que ce dialogue soit plus juste, bon et utile, réel et  responsable,   Il n’en a pas été ainsi !  Nos responsables politiques ont simulé  une réconciliation de surface, leur permettant d’échapper, pour tous, au jugement du peuple, et pour certains, à la Cour Pénale Internationale. Profitant de l’ignorance du peuple, ils ont manœuvré  pour  se porter candidat au suffrage présidentiel, car une fois adoubés, ils se considèrent de facto comme blanchis de leurs crimes.

 

 Mais encore ? En 2012 avant les tueries ! J’ai écrit «une crise mal gérée conduit inévitablement à la guerre »[3] décrivant avec justesse ce qui allait malheureusement se passer et  je crains  que la suite logique qui persiste aille vers  la disparation de la RCA telle que nous la connaissons ! Là encore ! Ce n’est  pas une vision prophétique, mais une triste réalité connue de toute réflexion élémentaire sur les conséquences d’une dérive en sécurité. Là encore, aucune prise de conscience des dirigeants centrafricains en matière de prévention. 

 

 A oublier l’histoire elle recommence !

 

Comme dit l’adage, l’homme ne se construit que lorsqu’il est au bord du précipice, au moment du dernier  soupire de sa vie ! C’est la situation actuelle de la  RCA, et pourtant il ne se passe  rien ! Les hommes de pouvoir restés vivants s’enlisent dans leur autisme chronique, crachant sur la  misère et les morts centrafricains, et tentent sans relâche de revenir en simulant, une fois de plus, une réconciliation fugace dans les quatre coins du monde pour décider du sort des Centrafricains  sans les Centrafricains au nom de leurs forces de nuisance, tenant en otage le peuple meurtri et pétrifié par la peur.  La seule alternative pour eux serait la division de notre pays, ou la main mise sur nos matières premières pour faire des mines à ciel ouvert, dont les vraies et seules victimes sont, une fois de plus, les familles Centrafricaines   « les sans voix ceux que l’on n’écoute jamais, les sans grades ceux qui ne peuvent pas se défendre, les sans famille ceux qui ont tout perdu » [4].

 

Considérant que les politiques rescapés, dans la phase du dernier souffle de la RCA avant de mourir  ont pour souci premier  la sortie de la crise, ils doivent se faire harakiri comme dans d’autres civilisations nobles ou alors respecter la transition  qui comme son nom l’indique est un temps pour passer d’un mode pensée destructrice  à un mode de pensée constructrice, un temps pour rompre avec les mauvais gestes du passé, et mettre en place des mécanismes pour résoudre le problème de la confiance, le problème du partage des pouvoirs et des richesses. Comment faire ? La question est ouverte.   Le forum de Bangui  s’impose sous forme d’assises nationales souveraines où le thème de la réconciliation doit prendre toute sa place bien entendu, mais où il  sera impérativement question de discuter aussi de la refondation du pays à travers des réformes courageuses à entreprendre pour que notre pays ne connaisse plus jamais les affres du chaos qu’il a enduré.

 

 La réconciliation ne se décrète pas ! Elle se construit !  Comment ?  Le bons sens voudrait que soient mises en  avant  des personnes qui ont œuvré avec conviction et disposition au soutien des victimes ou encore des personnes de bonne moralité, reconnues comme personnalités de renommée rassurante et qui ont fait leurs preuves dans la recherche des solutions en faveur de la paix pour tous, à l’instar des hommes de culte qui ont excellé dans le soutien et l’assistance aux familles en détresse (archevêques, évêques, prêtres, imams, pasteurs) des chefs traditionnels (chefs coutumiers, chefs de village) des hommes éveilleurs de consciences, des guides, des professeurs, des personnes ayant une capacité de rassurer, des médecins ayant eu le mérite d’accompagner le Centrafrique malade.

 

Voilà les acteurs qui aujourd’hui  doivent être mis en avant lors de ce forum, pour trouver des solutions viables, garantissant la sortie de crise, et  pour désarmer le cœur des Centrafricains, ils représentent réellement aujourd’hui la véritable force vive de la Nation. 

 

La réconciliation dans sa définition, consiste à reconstituer quelque chose de cassé, on dit souvent que l’on se réconcilie plus facilement avec les morts ! C’est beaucoup plus difficile avec les vivants. Les amitiés renouées demandent plus de soins que celles qui n’ont jamais été rompues. Cette crise au départ qui était politico-militaire  a muté pour devenir une crise sociale généralisée, donc les réponses à trouver lors de ce forum doivent prendre en compte la détresse morale, matérielle  et psychologique des Centrafricains, non pas par des mots, mais par des décisions, suivies d’actes, qui vont rendre impossibles les comportements nuisibles du passé, et surtout, mettre en place des structures génératrices de richesses, pour donner de l’emploi à la population. Car il n’y a rien de tels que des projets économiques pour occuper l’esprit des Centrafricains en détresse, les mettre à la tâche, et permettre l’amorce d’une réconciliation par étapes, tel le schéma du deuil et par objectif pédagogique.

 

 C’est le paradoxe de l’absurde, chose qui heurte le bon sens, une injure à l’intelligence humaine de ne pas  arriver à faire quelque chose. Il est vrai que la RCA devient une anomalie dans la structure mondiale du fait de son vaste territoire potentiellement riche rapporté à sa population faible et pauvre.

 

Cette situation exige une prise de conscience rapide afin de prendre des mesures de protection dues à la crise mondiale qui attise naturellement l’appétit des pays énergivores, des pays émergeants, et des pays de grandes populations et les incite à envahir un pays tel que le nôtre avec son potentiel incommensurable, en usant d’intelligence terroriste, ou par une occupation économique qui se transformera inévitablement en  colonisation économique, jouant sur  notre faiblesse chronique « la corruption ».

 

Pour une RCA qui résiste contre les puissances du mal, le forum, c’est l’occasion d’adopter une politique  favorable à  une démocratie centrafricaine adaptée, qui consiste à faire grandir et élever les consciences, afin de protéger son peuple et son territoire, contre une intelligence économique sournoise étrangère, déjà active sur le terrain [5]

 

« Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain »

 

Il est reconnu que tout pays frappé d’embargo, a été auteur d’actes de mauvaise gouvernance ou de fautes graves entrainant la destruction humaine par l’incompétence de ses dirigeants qui  ont conduit  leurs peuples  à la dérive matérialisée. Le problème, c’est que l’on prend toujours les mêmes et que l’on recommence, sans parler des causes ni des  conséquences. Le forum est l’occasion d’expliquer aux Centrafricains comment et pourquoi les forces étrangères sont sur le territoire.  Que veut dire la présence onusienne  en RCA et son déploiement dans tout le  pays ? Expliquer son contrat, ses missions, ses objectifs . Pour combien de temps ?  Les ONG sur place quel est leur bien-fondé ? La mise sous tutelle inavouée de la RCA. Quels sont les risques si perdure la situation de crise ? Et comment interpréter  les  sanctions internationales ? Et surtout comment s’en défaire ?

 

Laxistes chroniques, les décideurs centrafricains ne prennent pas en compte cette situation susceptible de perdurer et de nous conduire à un assistanat permanant puis, à terme, à une perte totale d’identité, de capacité d’initiative, et enfin de nous ôter toute possibilité de créer des richesses propres à la RCA. 

 

Nous sommes doublement victimes de l’embargo,  en raison de notre manque de connaissance et d’un nombre infime d’intellectuels d’une part, et d’autre part, à cause de la non maitrise de notre économie. Ce qui fait que  mal comprendre notre situation nous a conduits encore plus loin dans les abimes d’un trou noir débouchant sur la disparition du Centrafrique en tant que Nation ou sa colonisation et son occupation économique. « La RCA est entre la peste et le choléra »  dans tous les cas elle se meurt…Alerte !!!

 

Lionel SARAGA MORAIS

 

Cercle des Intellectuels Centrafricains Bangui, le 27 janvier 2015.

_______________________________

 

[1] texte disponible sur mon blog «centrafriquealert.wordpress.com »  

[2] http://www.hrw.org/french/

[3] texte disponible sur mon blog « centrafriquealert.wordpress.com »

[4] cf texte « l’appel des sans voix » écrit 02/2012

[5] Référence texte « la RCA n’est pas un jeu de hasard » 12/2014

ALERTE ! Le Centrafrique se meurt !!!  par Lionel Saraga Morais

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 20:22

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 30 janvier 2015 14:02

 

 L’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), la plateforme de l'ancienne opposition démocratique, dénonce les conclusions des pourparlers de Naïrobi au Kenya.

 

« Pour nous, l'accord de Naïrobi est un accord mort-né. C'est un accord qui n'a aucun sens politique, aucun avenir politique. D'ailleurs, cet accord vient d'être dénoncé par ceux qui l'ont initié », a indiqué Martin Ziguélé, porte-parole de l’AFDT, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).
 
La plateforme de l’ancienne opposition démocratique estime que le débat centrafricain doit se tenir sur le sol national et non ailleurs. « Je voudrais dire que le sort de la République Centrafricaine se décide en Centrafrique en présence des filles et fils de ce pays, des autorités qui les représentent et des institutions comme le Conseil national de transition [Ndlr : parlement provisoire] qui représente le peuple centrafricain », a rappelé M. Ziguélé.

 

« Les leçons que nous tirons, c'est que c'est une insulte pour toutes les filles  et tous les fils de ce pays qui sont tombés depuis deux ans. C'est une insulte pour les veuves, les veufs et les orphelins », a souligné le leader politique centrafricain.

 

La plateforme de l'ancienne opposition démocratique propose l’accélération des procédures à la Cour pénale internationale contre les criminels sans distinction, la mise en place du Tribunal spécial et de la Cour criminelle spéciale pour la Centrafrique. 

 

A la fin décembre 2014, le président congolais, Denis Sassou Nguesso avait sollicité auprès du président Uhuru Kenyatta pour que se tiennent à Naïrobi au Kenya des négociations informelles entre les protagonistes de la crise centrafricaine, en marge de celles officiellement initiées à Brazzaville au Congo.

 

Dix jours plus tard Denis Sassou Nguesso fait marche arrière. Maintenant il rejette les conclusions de l’accord signé à Naïrobi entre les ex séléka et les anti-balaka. Accord dénoncé aussi par le gouvernement centrafricain et la communauté internationale.

 

Denis Sassou Nguesso rejette les conclusions des pourparlers qu'il avait lui-même initiés estimant que cela fait « un double emploi préjudiciable aux efforts consentis à Brazzaville ». Il dit aussi ne pas approuver le fait que « l'accord de Nairobi consacre l'option d'une troisième transition en République Centrafricaine, avec de nouvelles institutions et, en perspective, la révision du cadre juridique qui la régit ».

Les accords de Naïrobi dans le collimateur de l’AFDT et de Sassou Nguesso

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:16

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Des militaires français de l'opération Sangaris ont détruit jeudi soir des véhicules abandonnés par d'ex-rebelles Séléka qui avaient menacé une délégation officielle dans le nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi auprès de Sangaris.

 

La délégation s'était rendue à Bamingui dans le cadre des consultations lancées en province par le gouvernement en vue du forum de réconciliation prévu en mars à Bangui, la capitale de ce pays plongé dans une grave crise depuis près de deux ans.

 

"Une colonne de véhicules remplis d'hommes armés a menacé la délégation qui venait de mener" des consultations, exigeant qu'elle "quitte la région", a expliqué à l'AFP le conseiller en communication de la force Sangaris, Laurent Bastide.

 

"Suite à cette menace, nous avons envoyé un hélicoptère qui a effectué un tir de sommation en avant de la colonne", a-t-il ajouté.

 

Selon Sangaris, les hommes armés se sont alors dispersés "dans la brousse" avec "tout leur armement". "Nous avons détruit l'ensemble des pick-up de manière à anéantir leur capacité de déplacement. Nous n'avons constaté aucune victime civile, ni blessée ni tuée", a ajouté la source française.

 

Ces hommes armés appartiennent au Front populaire pour la restauration de la Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-Séléka hostile aux consultations lancées par le gouvernement.

 

Joint par l'AFP, un porte-parole du FPRC, Mahouloud Moussa Moctar, a accusé les soldats français de les avoir "attaqués gratuitement". Selon lui, le raid français a fait au moins deux morts et détruit quatre véhicules du FPRC.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka, essentiellement musulmans, à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka. Ces milices s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention en décembre 2013 de la force Sangaris, épaulée par des soldats de l'Union africaine remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Centrafrique/Ndélé : La Sangaris a détruit quatre véhicules des ex-Séléka qui s’opposaient aux consultations à la base

 

Ndélé, 30 janvier 2015 (RJDH)—Une opération menée par les soldats français de la Sangaris a permis de détruire quatre véhicules transportant des hommes armés de l’ex-Séléka, qui menaçaient de s’en prendre à l’équipe des consultations à la base. Une mission conduite par le ministre des Finances et du budget, Assane Abdallah Kadre à Ndélé (nord-est). L’incident s’est produit hier, dans l’après-midi, dans une localité située à 35 kilomètres de Ndélé.

 

Rapportée au RJDH par des sources locales, l’information a été ensuite confirmée par le service de communication de la Sangaris. Les ex-Séléka étaient en provenance de Kaga-Bandoro.

 

Pour la première source contactée depuis la ville de Ndélé, tout est parti de la menace proférée à l’endroit des membres de la délégation des consultations à la base déployée dans la localité. « Le ministre Abdallah Kadre et son équipe sont arrivés à Ndélé depuis quatre jours et ont entamé les consultations à la base dans les périphériques de la ville. Hier, ils étaient vers Mbolo Kpata, à 35 km de Ndélé. Une colonne de quatre véhicules des ex-Séléka a quitté Kaga-Bandoro dans l’intention de venir les stopper », commente la source.

 

 « Entre temps, la Sangaris avait été alertée de la situation. Leur Hélicoptère a donc détruit les quatre véhicules. Les combattants de l’ex-Séléka ont juste eu le temps de s’échapper avant que les engins ne soient calcinés. Aucun bilan ne peut être établi. Toutefois, le fils du chef de village de Kaga a reçu une balle et est admis à l’hôpital de la ville de Ndélé ».

 

Le commandant Laurent Bastide de la Sangaris parle d’une menace exercée sur les membres de l’équipe des consultations à la base que la Sangaris a empêchée. « Hier dans l’après-midi, une colonne de quatre véhicules transportant des hommes armés a quitté Kaga-Bandoro en direction de Ndélé avec comme but de tendre des embuscades aux facilitateurs des consultations à la base. Nous avons fait décoller un hélicoptère. Devant le refus des ex-Séléka de rebrousser chemin, l’hélico a réalisé des sommations sur la route. Nous étions donc obligé de détruire les quatre véhicules », raconte le commandant.

 

Tout en indiquant que l’opération n’a fait que des blessés légers, Laurent Bastide a ajouté que « nous ne laisserons pas menacer la population centrafricaine ni boycotter le déroulement des consultations à la base. Nous ne privilégions pas la force au détriment de la négociation qui reste prioritaire ».

 

Le Front Populaire pour le Redressement, faction de l’ex-Séléka basée à Kaga-Bandoro n’était pas joignable, après maintes tentatives du RJDH.

 

Depuis le lancement des consultations à la base, c’est la première opération armée menée par les forces internationales pour empêcher leur perturbation par des hommes armés./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Ndélé : Les consultations à la base se tiennent malgré les menaces des groupes armés

 

Bangui, 30 janvier 2015 (RJDH) —Les consultations à la base ont débuté samedi 24 janvier à Ndélé. La mission est conduite par le ministre résident de la préfecture de Bamingui-Bangoran (Nord), Assane Abdalla Kadre. Les rencontres ont été effectives à Ndélé, Bamingui, Kotissako, malgré les menaces des ex-Séléka venus de Kaga-Bandoro.

 

Selon les informations du RJDH, les consultations à la base se déroulent encore dans la région de Ndélé. Ce vendredi 30 janvier, une rencontre est prévue au village de  Mbolo Kpata. « Nous avons parcouru les villages proches de Ndélé. Les consultations se déroulent bien. Nous avons rencontré la population, même les éléments de l’ex-Séléka. Ils nous ont exprimé leurs besoins, la sécurité, la paix et la prise en compte de cette région qui semble être oubliée par les autorités centrales dans leur politique du développement », a rapporté au RJDH un membre de la délégation.

 

La source a indiqué que les consultations vont s’achever dans la ville de Ndélé, samedi 31 janvier.

 

Un communiqué de presse de la Sangaris assure que  la sécurité est garantie. La mission a noté que les consultations n’ont pas été faciles. « Le démarrage a été rendu délicat par une opposition initiale à la tenue de ces consultations, signifiée par un groupe armé local, le Front Patriotique pour la Reconstruction de la Centrafrique (FPRC). Mais progressivement, le dialogue a permis la poursuite de cette rencontre avec la population de Bamingui-Bangoran. L’objectif premier de ce processus de consultation à la base, est de faire remonter les grandes préoccupations de la population pour les inscrire à l’ordre du jour du forum de Bangui », explique le communiqué. 

 

Dans la ville de Bambari, la mission était contrainte de regagner Bangui, car empêchée par les habitants hostiles à ces consultations à la base. Selon certaines informations, la mission est repartie repartir dans la ville après une discussion avec les autorités militaires des ex-Séléka.

 

Depuis le 21 janvier, les consultations ont débuté dans toutes les préfectures, sous préfectures et postes de contrôle administratifs du territoire centrafricain, pour une période de 21 jours.

 

La MINUSCA et la force Sangaris apportent leur soutien logistique et sécuritaire aux consultations, menées par les autorités de transition dans les régions en déployant leur force./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique: l'armée française détruit des véhicules de l'ex-rébellion Séléka

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:38

 

 

 

République centrafricaine


29/01 - Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay

 

Q - Que pensez-vous de l'accord conclu à Nairobi entre belligérants centrafricains, sans représentant du gouvernement de transition ? Quel peut être sa portée ?

 

R - La clé de la sortie de crise en République centrafricaine réside dans la réussite du processus de transition conduit par les autorités centrafricaines de transition, sous l'égide de la présidente Samba Panza, avec le soutien de la communauté internationale. Nous soutenons l'appel lancé en ce sens le 17 janvier par le président Denis Sassou N'Guesso, médiateur pour la RCA.

 

Il est essentiel que tous les acteurs centrafricains responsables s'inscrivent dans la démarche de concertation engagée par les autorités de transition, qui doit aboutir rapidement au Forum de Bangui.

 

Cette démarche a l'appui de la France. Aucune initiative conduite en contradiction avec le processus de dialogue et de réconciliation conduit par les autorités de transition n'est susceptible de contribuer à la sortie de crise.

 

La France souligne en particulier l'importance, dans le processus de réconciliation, de la lutte contre l'impunité. Tous les États membres des Nations unies doivent respecter les sanctions adoptées par le conseil de sécurité.

Point de presse du porte-parole du Quai d'Orsay au sujet de l'accord de Nairobi

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:19

 

 

 

http://www.voixdelain.fr   Vendredi 30 janvier 2015 à 16h15

 

Le 19 janvier dernier, Thérèse Priest, plus connue sous le prénom de Claudia, est enlevée en Centrafrique par des miliciens anti-Balaka.

 

Cette femme de 67 ans, domiciliée à Pont-de-Veyle, fondatrice de l’association humanitaire Imohoro restera séquestrée  cinq jours avant d’être libérée.

 

En bonne santé mais psychologiquement marquée, elle a bien voulu répondre en exclusivité aux questions de Voix de l’Ain.

 

Mme Priest, voici une semaine que vous avez été libérée. Comment vous sentez-vous ?

 

Ça va. Je suis en bonne santé. Mais… Disons que j’ai toujours un mauvais sommeil. Ca va passer !

 

Racontez-nous les circonstances de votre enlèvement

 

Je circulais avec un frère qui conduisait. Et un autre monté derrière, que je ne connaissais pas. Nous transportions des tables d’accouchement qui devaient permettre de doubler la capacité d’un dispensaire que l’association soutient, aux environs de Bangui. A la sortie de la ville, tout à coup, le pick-up a été bloqué par des énergumènes. Ils portaient des sortes de cagoules, des grigris… Ils étaient surtout lourdement armés. Le frère qui conduisait a été violemment jeté par terre. Des gens sont montés dans la voiture. On est partis en trombe en direction du quartier de Boy-Rabe. On a du rouler une quinzaine de minutes, pied au plancher dans les ruelles très sinueuses d’un quartier très résidentiel.

 

Quand le pick-up n’a plus pu avancer, on nous a sortis de la voiture (NDLR : Mme Priest et l’homme de l’arrière).

 

Des coups de feu et un couteau sous la gorge

 

Ils nous ont forcés à marcher encore une quinzaine de minutes. On a gravi une colline pour arriver jusqu’à une sorte de carrière. Ca pétaradait dans tous les sens. Ils tiraient des coups de feu. C’était très violent. A plusieurs reprises, les ravisseurs m’ont mis un couteau sous la gorge. Deux hommes me serraient très fortement les bras. Au point de me faire des bleus. J’essayais de capter du regard l’attention des villageois. C’est là que j’ai vu que l’homme qui était avec nous dans le 4×4 était la juste derrière. Dans un sens, cela m’a un peu rassuré. Je me suis dit : c’est un Centrafricain, il connaît la langue… Mais c’était vraiment effrayant.

 

Avez-vous compris ce qui vous arrivait ?

 

Non. Je ne comprenais rien ! Les ravisseurs me parlaient du Cameroun, me disaient que j’étais une traître. Et je ne pouvais rien dire. Si j’essayais d’ouvrir la bouche, ils me disaient qu’ils allaient me tuer.

 

Que s’est-il passé ensuite ?

 

Nous sommes restés la fin de la journée dans la carrière. A la nuit venue, on nous a descendus dans un village. On m’a mis une sorte de veste d’homme et quelque chose sur la tête pour ne pas qu’on voit que j’étais blanche. Et puis on est parti dans un village bien plus loin. On a dû marcher environ 3h, en pleine nuit. Là, nous sommes arrivés dans un village isolé au milieu des collines. Nos ravisseurs nous ont confiés à une autre équipe. Des gens qui n’étaient pas armés et qui se sont montrés plutôt (hésitation).. bienveillants à notre égard.

 

La compassion des villageois

 

Etiez-vous enfermée ?

 

Non, mais j’étais suivie et surveillée. J’ai quand même pu échanger avec les villageois, qui m’ont témoigné leur compassion. Le chef du village nous a même fait porter du manioc à faire griller.

 

Dans quelles conditions étiez-vous retenue ?

 

Difficiles. On dormait dans une maison en brique couverte de paille. Le premier jour, je dormais par terre. Je leur ai dit que je n’avais pas mon traitement antipaludéen sur moi et que si je tombais malade, compte tenu de l’isolement du village, cela pouvait très vite mal tourner pour moi… Je crois que ça les a interpellés. Après, j’ai dormi sur un lit de briques, comme cela se fait là-bas et ils m’ont même donné une moustiquaire.

 

Les ravisseurs vous ont-ils expliqué les raisons de votre détention ?

 

Pas tout de suite. Mais une fois arrivée au village, on m’a dit qu’ils voulaient m’échanger contre un officier anti-Balaka (NDLR : le général Andjilo) arrêté peu avant avec une grosse somme d’argent à la frontière du Cameroun.

 

“Mal au coeur de songer à l’angoisse de ma famille”

 

A quoi pensiez-vous ?

 

J’ai beaucoup pensé à ma famille. Je me disais qu’ils devaient énormément s’inquiéter. D’autant qu’on sait les exactions qui ont été perpétrées par les milices… Des viols, des mutilations. J’avais vraiment mal au cœur de songer à leur angoisse.

 

En même temps, la bonté des gens du village me mettait les larmes aux yeux. Les gens me parlaient, me disaient de ne pas être triste…

 

Un jour, un vieil homme d’une maigreur telle qu’on voyait bien qu’il n’était pas loin de la tombe est venu m’offrir deux papayes… Il ne faut pas croire que la population soutient les brigands de grand chemin qui nous ont enlevé. Ces exactions sont le fait d’une minorité, souvent très jeune et à contexte politique dans lequel tout a été mis à terre…

 

Etiez-vous informée de l’avancée des négociations ?

 

Pas vraiment. Je savais que des négociations avaient lieu, mais je ne voyais aucune issue. Le 4e jour, je commençais à être très affaiblie. Je n’avais pas pu me laver. J’en avais assez. J’ai dit que désormais, j’arrêtais de parler et de manger. J’ai pris ma bouteille d’eau et suis allé m’enfermer dans la case. Je crois que ça leur a fait un peu peur… Vers une heure du matin, quelqu’un est arrivé et m’a dit « lève-toi maman, tu es libre. »

 

J’ai cru qu’il se moquait de moi. Je n’y croyais pas !

 

Le rôle clef de l’archevêque

 

Et là ?

 

On a encore fait une longue marche. J’étais si fatiguée qu’on a du faire des pauses. Et Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de bangui, un homme remarquable, une des grandes autorités du pays, qui a pesé de tout son poids pour ma libération, est venu me chercher. Je le vois encore marcher vers moi sur un petit chemin terreux.

 

A ce moment, vous êtes-vous dit que vous étiez vraiment libre ?

 

Oui. Quand j’ai vu Monseigneur Nzapalainga, je savais que c’était bon.

 

Comment s’est organisé le retour en France ?

 

Il a fallu plusieurs jours. On m’a conduit à l’ambassade ou il y avait beaucoup de monde. L’ambassadeur m’a donné une chambre. J’ai vu des médecins et des enquêteurs, des gens de la cellule de crise… Bref, j’ai pu monter dans l’avion dimanche, avec quelques personnes. A l’arrivée, Laurent Fabius était là. Il s’est montré extrêmement humain et compatissant.

 

“Ce serait horrible et lâche d’abandonner une majorité par peur de quelque bandits”

 

Et à Pont-de-Veyle ?

 

On a reçu beaucoup de témoignages de sympathies. Des amis, des gens que nous ne connaissions pas et même des élus, qui proposaient leur aide. J’ai aussi reçu des lettres très méchantes, me disant que je n’avais qu’à pas partir la-bas, que je l’avais bien cherché… Je suis triste pour ces gens. Ils doivent vraiment être très malheureux pour en arriver à cela. Je crois que le maire a prévu une petite cérémonie avec quelques personnalités et les gens de l’association.

 

Pensez-vous retourner un jour en Centrafrique ?

 

Bien sûr que j’y retournerai ! J’aime profondément ce peuple doux et pacifique. Ce serait horrible et lâche d’abandonner une majorité par peur de quelque bandits. Les centrafricains ont été outrés de cet enlèvement. Beaucoup savent ce que fait l’association : nous travaillons entièrement bénévolement, nous partons avec nos propres deniers, pour améliorer les conditions de vie de villageois. Nous avons noué des liens très forts avec les gens. Ils m’appellent maman. On ne se perd jamais de vue. On est fous de joie quand on se retrouve. Comme je leur dit souvent : il y a tout dans ce pays pour en faire un paradis !  Reste à trouver une stabilité politique et un leader d’envergure pour conduire le pays… Alors, non, je ne suis pas du tout résignée. Et je compte bien y retourner quand la situation se sera un peu calmée.

 

Propos recueillis par Etienne Grosjean

Lu pour vous : Claudia Priest : "j'ai eu très peur mais je n'abandonnerai pas le peuple de Centrafrique"

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:58

 

 

 

 

30 janvier 2015

 

L’ensemble du Parti du Renouveau Panafricain (PRP), ses adhérents, ses institutions, son président s’opposent avec la plus grande force possible contre les pseudo-accords de Nairobi (Kénya) entre les miliciens Anti-Balaka et Séléka.

 

Non seulement nous dénonçons la forme de cette rencontre qui se déroule en terre étrangère, sans la participation es autorités légitimes de transition (quelques soient les griefs que nous leurs faisons) ni de membres de la société civile centrafricaine, à contre-courant du processus du Forum National.

 

Il est manifeste que l’agenda du Médiateur, Son Excellence le Président congolaiais Sassou Nguesso, est contraire à celui des Centrafricains, à celui des intérêts de la Centrafrique, mais surtout semble parfaitement s’accorder avec ceux des chefs de guerre que sont Michel Djotodia, François Bozizé et leurs faire-valoir respectifs Nourredine Adam et Joachim Kokaté. Ceci nous est absolument intolérable, inacceptable. En ma qualité de Président du Parti du Renouveau Panafricain (PRP) je me présenterai toujours en défenseur de la souveraineté, de la dignité et des droits de notre cher pays la Centrafrique. Ainsi tous les ennemis de la RCA me trouveront sur son chemin.

 

Nous dénonçons également le fond de ce pseudo-accord de Nairobi (Kénya) qui travaille à récompenser les fossoyeurs de la Centrafrique, à accorder une prime à l’impunité à ces derniers en voulant amnistier les idéologues et leurs bras armés, ces funestes milices qui ont massacré des milliers de Centrafricains, détruits le pays, jetés sur la route de l’exil centaines de milliers de nos compatriotes, humilié la Centrafricaine aux yeux de toutes les Nations de la Terre.

 

Que les choses soient claires, jamais au grand jamais le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) n’acceptera l’amnistie pour des criminels qui sont à l’origine du désastre et du malheur des Centrafricains. Justice doit être rendue et nous ferons tout ce qui sera en notre possible pour ramener ces responsables politiques et militaires devant les tribunaux nationaux ou panafricains au nom du peuple centrafricain, des centaines de milliers de victimes du chaos centrafricain.

 

Aussi le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) dénonce l’action ténébreuse du Président congolais Sassou Nguesso, Médiateur de la crise centrafricaine. Il dénonce avec la plus grande fermeté les chefs de guerre François Bozizé, Michel Djotodia, Joachim Kokaté et Nourredine Adam qui doivent être tous traduits (avec leurs sbires) devant les tribunaux centrafricains pour leur responsabilité évidente dans la destruction de la Centrafrique, pour les crimes de guerre et contre l’Humanité perpétrés par leurs janissaires. Notre parti s’oppose et dénonce dans le même temps toute personne, toute entité, toute structure formelle ou informelle qui appuierait, soutiendrait ou ferait la promotion du processus de Nairobi qui est une œuvre de déstabilisation du processus de normalisation en RCA

 

Fait à Dakar le 29 Janvier 2015

 

Maître Tahéruka SHABAZZ, Président du PRP

Communiqué de presse du PRP sur les accords de Nairobi

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:32

 

 

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr  30.01.2015

 

Le "Pont de l’Unité" – une structure métallique de 24 m réalisée par la mission militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (EUFOR RCA) – a été inaugurée jeudi à Bangui. Ce pont facilitera les communications entre trois arrondissements de la capitale centrafricaine. 

 

La structure est un projet de l’EUFOR RCA lancé en coopération avec les autorités locales pour fournir temporairement une solution alternative au pont en béton que l’Union Européenne est en train de construire et qui sera prêt dans les prochains mois.

 

De nombreuses nations européennes ont contribué à ce projet: la République Tchèque a fourni le pont, la Suède a pris en charge le transport et les sapeurs du Génie alpin italiens ont construit le pont avec la supervision technique d’une équipe d’experts arrivée de Prague et de la cellule allemande du génie de l’EUFOR RCA.

 

Le général de division Philippe Pontiès – Commandant de l’Opération EUFOR RCA – a inauguré le pont, accompagné par la Présidente centrafricaine Catherine Samba Panza et par le Chef de la Délégation de l’Union Européenne, Jean-Pierre Reymondet Commoy.

Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs
Un pont en RCA dans la grande tradition des soldats bâtisseurs

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 16:28

 

 

 

Par RFI  Pierre Pinto 30-01-2015 à 14:06

 

Dans Appels sur l’actualité, les auditeurs veulent en savoir plus sur ce chef de milice anti-balaka arrêté à Bouca le 17 janvier par la Minusca, la force de l'Onu, à 300 kilomètres au nord de la capitale. Rodrigue Ngaibona dit «Andilo» était recherché depuis des mois pour meurtre, rébellion, viol ou pillage, selon le procureur général de Bangui, Maurice Dibert Dollet, qui n'exclut pas que le suspect soit jugé devant la Cour pénale internationale qui enquête sur les exactions en République centrafricaine.

 

Qui est ce chef de milice anti-balaka arrêté la semaine dernière en Centrafrique ?


Le « Général Andilo », de son vrai nom Rodrigue Ngaibona, fait un peu figure d’électron libre - difficilement contrôlable. Il a d’ailleurs souvent eu maille à partir avec d’autre chefs de milice anti-balaka. On trouve pour la première fois sa trace en 2012 dans un rapport d’International Crisis group. Andilo n’a pas 25 ans, mais il est déjà connu dans la région de Batangafo pour être un coupeur de route, un voleur de bétail, dont les autorités tchadiennes auraient d’ailleurs demandé la neutralisation à Bangui.

 

Quel est son parcours ?

 

Avec son groupe, le 5 décembre 2013, celui qui ne se prétend alors que « colonel », participe à la vaste offensive sur Bangui. C’est déjà un des leaders important de la mouvance anti-balaka, mais les mois suivants, Andilo monte en puissance. S’il fuit les médias, il apparaît dans un reportage de l’AFP effectué après le 5 décembre à Bangui. Il est décrit comme sous l’emprise de drogues ou de médicaments - répétant à l’envi qu’il est là pour chasser Michel Djotodia du pouvoir. Et quand le journaliste l’interroge sur le massacre des musulmans, il élude la question… Mais si Andilo est donc peu visible dans les médias, il est souvent mentionné dans les rapports du groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique !

 

Que lui reproche-t-on ?

 

En avril 2014 à Bouca, il inflige une cuisante défaite à un lieutenant du puissant chef Seleka Mahmat Al Khatim. En juillet et en août, son groupe, très actif dans cette zone, est à la pointe de l'attaque contre les Seleka à Batangafo. Quelques jours plus tard, il affronte avec ses hommes à Bangui une autre faction anti-balaka commandée par d'anciens militaires dans le 4e arrondissement. Ces affrontements violents ne s'arrêtent qu’en échange de plusieurs véhicules… En septembre, il est soupçonné d'être à l'origine de l'incendie d'un village entre Damara et Bouca, où un proche a été tué la veille. En octobre, il s'en prend à un convoi de la Minusca à Bangui : un casque bleu pakistanais est tué. Début janvier 2015, Andilo joue les stabilisateurs, lançant un ultimatum aux braqueurs et voleurs de son fief de Boy Rabe. Mais quelques jours plus tard, peu avant son arrestation à Bouca, on le soupçonne d'avoir braqué une église du 4e arrondissement de Bangui pour voler le véhicule du diacre ! On le voit, le « Général Andilo » est un homme puissant, violent, beaucoup craint car toujours aux confins de la lutte armée et du banditisme. Et également détesté au sein-même de la mouvance anti-balaka, justement parce qu’incontrôlable.

 

Son arrestation pourrait-elle avoir un impact sur le processus de réconciliation ?


Les faits auxquels on a assisté ces derniers jours sont une réponse à cette question… Andilo est soupçonné d’être derrière une attaque qui a coûté la vie à un casque bleu pakistanais. Et s’en prendre à un casque bleu, en droit international, c’est un crime de guerre que la mission onusienne ne veut pas laisser passer. En l’arrêtant il y a une dizaine de jours, il y avait un message clair de lutte contre l’impunité dans le pays. Enfin, on a assisté à la prise d’otage de la Française Claudia Priest et du religieux Gustave Reosse par les hommes d’Andilo… Si les otages sont restés si longtemps aux mains de leurs ravisseurs, c’est que manifestement le frère d’Andilo exigeait sa libération en échange de celle des otages. Il y a donc bien un impact sur le processus de réconciliation dans la mesure où ses hommes sont capables de prendre en otage des humanitaires ou des religieux… C’est dangereux pour la paix car le signal donné, c’est que quand on a un groupe puissant et armé, on peut faire ce qu’on veut !

 

En RCA, fin de parcours pour «Andilo», chef de milice anti-balaka

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Centrafrique-Presse.com
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:52

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Ex-rebelles centrafricains de la Séléka et miliciens anti-balaka ont appelé vendredi la communauté internationale à reconnaître leur accord de cessez-le-feu signé à Nairobi, à l'issue de pourparlers en l'absence des autorités centrafricaines.

 

"Nous invitons la communauté internationale à utiliser l'accord de Nairobi comme une formule susceptible de résoudre le problème centrafricain" et à le "prendre très au sérieux", a déclaré vendredi Moustapha Saboune, coordinateur politique de l'ex-Séléka.

 

Une faction des ex-rebelles de la Séléka et une autre des miliciens anti-balaka qui s'affrontent en Centrafrique ont négocié pendant deux mois dans la capitale kényane.

 

A ces discrètes négociations ont aussi participé l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l'Etat avant d'être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Les deux parties ont annoncé s'être mises d'accord sur un cessez-le-feu, une cessation des hostilités et un accord de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration).

 

Elles réclament également de concert le remplacement des autorités de transition actuelles et la mise en place d'un mécanisme de "vérité, justice et réconciliation nationale entre Centrafricains" devant conduire à une "amnistie générale", a précisé M. Saboune.

 

Depuis le début, les négociations de Nairobi rendent sceptiques les observateurs. Ne serait-ce que parce que les autorités de transition en ont été tenues à l'écart. Beaucoup doutent aussi de la capacité des belligérants à faire valider leur accord.

 

Ceux-ci espèrent au contraire poursuivre le processus engagé à Nairobi, pour y rallier la classe politique centrafricaine, la société civile, et les chefs religieux, ont-ils expliqué vendredi. Et les deux parties, qui contestent l'organisation d'élections en juin compte tenu de l'état du pays, entendent bien jouer un rôle dans la nouvelle transition qu'ils réclament.

 

Un fragile accord de cessez-le-feu avait déjà été arraché en juillet à Brazzaville entre ex-Séléka et les milices anti-balaka majoritairement chrétiennes, mais ne comprenait pas de volet DDR et n'avait pas empêché les affrontements et les violences inter-communautaires de se poursuivre.

 

Plusieurs factions au sein de la Séléka avaient dénoncé l'accord et l'ex-rébellion avait refusé de participer au gouvernement de large ouverture formé dans la foulée.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention d'une force française - Sangaris - épaulée par des soldats de l'UA a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pouvoir pacifier l'ensemble du territoire.

Les belligérants centrafricains demandent la reconnaissance de leur accord

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