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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 01:11

 

 

 

Bangui, 26 février 2015 (RJDH)- Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, en visite en République Centrafricaine a annoncé la poursuite des présumés auteurs de crimes. Elle l'a dit à l'issue d'une rencontre avec la presse, le mercredi 25 février, lord de sa première visite dans le pays.

 

« La CPI est indépendante et travaille en collaboration avec le gouvernement centrafricain. Notre objectif est que les auteurs des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en Centrafrique, soient traduits devant la justice et qu’ils répondent de leurs actes.  Nous avons demandé que les auteurs des exactions soient arrêtés »,  a fait savoir Fatou Bensouda.

 

 Je vous le répète: ces crimes doivent cesser. Ceux qui commettent des meurtres, des pillages, des viols ou d'autres crimes atroces doivent répondre de leurs actes répréhensibles, a insisté Fatou Bensouda. « (...). Notre action n'est guidée que par la loi et les éléments de preuve dont nous disposons. Les personnes qui au vu de ces preuves seront les principaux responsables de ces crimes seront punis », a-t-elle dit.

 

Sur la question de sa visite en Centrafrique, le procureur de la CPI a fait savoir aux journalistes  que « sa mission consiste à faire la lumière sur la situation dans le pays et de mettre un terme à l’impunité ». Elle a souligné que des procédures judiciaires ont été déclenchées en commençant par des enquêtes préliminaires.

 

Fatou Bensouda dans ses explications, a souligné que le bureau de la Cour Pénale Internationale est disponible pour recevoir toutes les requêtes.  « Des examens préliminaires ont déjà commencé. Ce sont les résultats de ces préliminaires que des enquêtes consistantes pourraient commencer. Il s’avère capital que la police se mette à pied d’œuvre, que les processus soient accélérés. Nous sommes ici pour des constats », a précisé le Procureur.

 

Elle a fait savoir en outre que des conversations entre elle en tant que Procureure de la CPI et Catherine Samba Panza, présidente de la transition centrafricaine, ont eu lieu afin que « la coopération entre la Centrafrique soit renforcée et qu’il faut veiller à ce que les enquêtes et les poursuites progressent autant que possible ».

 

Ex-Séléka et Anti-Balaka présumés criminels de  2014

 

« Au vu de l'analyse des informations disponibles menées en toute indépendance par mon Bureau, je sui parvenue à la conclusion qu'il y avait des motifs raisonnables pour penser que , les ex-Séléka et les Anti-Balaka avaient commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre», a-t-elle dit.

 

En poursuivant, Fatou Bensouda, rappelle que «le 24 septembre 2014, j’ai annoncé l’ouverture d’une 2ème enquête concernant la situation en Centrafrique. Ces enquêtes parallèles ont déjà recueilli  des éléments de preuve. Nos enquêteurs sont encore sur le terrain pour les mêmes objectifs ».

 

Notons que l’affaire Jean-Pierre Bemba est en phase d’être clôturée. C’est le verdict qui est attendu à l’heure actuelle. De même, l’Affaire Dominic Ongwen, l’un des leaders de la LRA arrêté sur le territoire Centrafricain en janvier 2015 suit son processus devant la CPI.

 

Fatou Bensouda es arrivée en Centrafrique au moment où une vingtaine d’ONGs nationales et internationales soutiennent le projet de Loi déposé par le gouvernement au parlement provisoire, pour la création de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique en complément des actions de la CPI./

 

Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique/Bangui : La CPI déterminée à poursuivre les présumés auteurs de crime en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:59

 

 

 

http://lepays.bf  jeudi 26 février 2015

 

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, était en visite le 25 février 2015  à Bangui, en république  Centrafricaine (RCA), où elle s’est entretenue avec les autorités  de la transition centrafricaine. Il était question des axes de  coopération future entre son bureau et Bangui. Il s'est aussi agi de la future Cour pénale spéciale (CPS) que la RCA compte mettre sur pied, dans les prochains mois. Cette visite de Fatou  Bensouda est d’autant  plus importante qu’elle  intervient au moment où les chefs des deux principaux protagonistes de la crise centrafricaine, à savoir   Bozizé et Djotodia,  appellent leurs combattants à la cessation des hostilités. Faut-il donc voir un lien de causalité entre cette visite et la nouvelle posture de  Bozizé et de Djotodia, qui semblent  de plus en plus disposés à  aller à la paix? Certainement, oui. Surtout que la procureure Fatou Bensouda,  au terme de sa visite lui ayant permis de rencontrer tour à tour les autorités de la transition, a déclaré être préoccupée par  la précarité  de la situation en matière de  sécurité en RCA. La procureure de la CPI a aussi  indiqué clairement qu’elle n’hésiterait pas à poursuivre les auteurs présumés de crimes relevant de la compétence de la Cour.

 

Il faut souhaiter que  tous les crimes  commis en RCA, fassent l’objet de jugement

 

Attention, la CPI arrive! Cette position ferme de la procureure Fatou Bensouda a sans  doute fait réfléchir et fléchir Bozizé et Djotodia qui, sentant l’épée de Damoclès de la CPI  planer sur leur tête, ont sûrement compris la nécessité de tout mettre en œuvre pour que leur pays retrouve la stabilité. C’est pourquoi l’on se demande si la vue du gendarme n’est  pas finalement le début de la sagesse. Il faut l’espérer. Tout comme il faut souhaiter que  tous les crimes  commis dans ce pays, fassent l’objet de jugement, que ce soit par la CPS ou la CPI.

 

Cela aura le mérite de redorer le blason de cette juridiction à laquelle on reproche une certaine nonchalance, quant à son implication sur le terrain des exactions à grande échelle. En effet, pour certains, la CPI ne devrait plus attendre qu’il y ait une multiplicité de crimes avant  de se mettre en branle. Histoire d’amener tous ces potentiels criminels de guerre  à travers le monde, à se raviser. En tout cas, Fatou Bensouda qui a affirmé avoir l’entière disponibilité des autorités centrafricaines dans cette phase d’enquête  mise sur pied en Centrafrique, a indiqué avoir mis deux équipes d’enquêteurs chargées de mener des investigations sur des crimes supposés commis par les ex-Seleka d’une part et les Anti-balaka, d’autre part. Ce sera tant mieux, si cela peut permettre à l'ex-Oubangui-Chari de se débarrasser des démons de l'instabilité qui l'ont, jusque-là, retardée dans sa marche vers le progrès et le développement.

 

Seydou  TRAORE

Lu pour vous : VISITE DE BENSOUDA EN RCA : La vue du gendarme sera-t-elle le début de la sagesse ?

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Centrafrique-Presse.com
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:40

 



25 fév 2015 (Bloomberg) – L’ancien dirigeant de la République centrafricaine Michel Djotodia a refusé de briguer la présidence lors des élections qui doivent avoir lieu en Août, selon un responsable de la médiation du conflit qui dure depuis deux ans dans ce pays.


"Il a accepté de ne pas se présenter" a déclaré Albino Aboug, un envoyé spécial de Denis Sassou-Nguesso de la République du Congo, qui dirige les efforts internationaux pour mettre fin à des combats dans le pays, dans une interview mercredi dans la capitale kényane, Nairobi.

 

La République centrafricaine est en proie à l'anarchie depuis que la Séléka, une alliance de milices anti-gouvernementales principalement musulmanes anciennement dirigé par Djotodia, a renversé le président chrétien François Bozizé en mars 2013. La prise du pouvoir a été marquée par le meurtre de nombreux civils.


Djotodia décidé de ne pas briguer la présidence après un accord le mois dernier, négocié par Sassou-Nguesso, entre la Séléka et le groupe de la milice anti-Balaka principalement chrétienne contre laquelle elle se bat depuis deux ans. Les deux parties ont négocié un cessez-le-feu à Nairobi, que la Présidente Catherine Samba-Panza a rejeté parce que son gouvernement de transition n’était pas impliquée dans les pourparlers.

 

"Nous parlons avec Bozizé maintenant» et lui demandons de ne pas se présenter à la présidence, a déclaré Aboug. "Si Bozizé se présente et gagne les élections, nous pensons que les partisans de Djotodia peuvent causer des problèmes. Nous pensons qu'il est préférable que tous les deux ne se présentent pas comme présidents. "

 

Chef de coup d’Etat

 

Djotodia a été installé comme président après le coup d'Etat, avant d'accepter de passer le pouvoir à Samba-Panza en Janvier 2014. Le gouvernement actuel est prévu pour superviser les élections, mais il doit d’abord assoir son autorité au-delà de la capitale, Bangui.

 

Au moins 893 000 personnes ont été forcées de quitter leurs maisons en raison de la violence, selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés. Les derniers combats ont conduit 50 000 personnes hors de leurs foyers depuis Décembre, avec plus de 19 000 fuyants vers la République démocratique du Congo voisine, a indiqué l'agence mercredi.

 

La République centrafricaine est en volume le 12è producteur de diamants bruts du monde, selon US Geological Survey. Avec les exportations de bois, les pierres précieuses sont la plus importante source de devises pour l'économie de $ 3,6 milliards. Le pays produit aussi de l'or et du pétrole et a des gisements d'uranium, indique l'USGS sur son site web.

 

Aboug a déclaré qu'il se rendra la semaine prochaine en République centrafricaine pour informer Samba-Panza au sujet de ce qu’on appelle l’initiative de paix en RCA de Nairobi. Cette rencontre aura lieu probablement avant la convocation du Forum Bangui, dans lequel ceux qui sont impliqués dans le processus de paix discuteront des efforts pour assurer la stabilité avant les élections, a-t-il dit.

Lu pour vous : Le Chef rebelle va rester en dehors des élections en République centrafricaine
Lu pour vous : Le Chef rebelle va rester en dehors des élections en République centrafricaine

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:33

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FODEM

 

Le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) considère que les pourparlers de NAIROBI au KENYA, au-delà de son organisation non inclusive et particulière, qui ont vu la participation des anciens Chefs d’Etat François BOZIZE et Michel DJOTODIA, constituent une avancée pour la réconciliation politique indispensable à la réconciliation nationale, au regard des limites de l’accord de cessation des hostilités de BRAZZAVILLE du 24 juillet 2014 qui n’avait pas traité de la question du désarmement démobilisation réinsertion (DDR) et qui n’avait pas jeté les bases d’une solution politique de sortie de crise.

 

L’accord de cessation des hostilités de BRAZZAVILLE entre les anti-balaka et l’ex-coalition séléka, en présence des forces vives de la Nation, sous l’impulsion du médiateur, son Excellence le Président Denis SASSOU NGUESSO, de l’Union Africaine et de l’organisation des Nations Unies, était l’aboutissement du travail courageux et citoyen initié par des représentants connus de l’ex coalition séléka et des anti-balaka.

 

Malgré cet important accord, notre Pays ne semble pas avoir trouvé la bonne trajectoire de sortie de crise, laquelle doit passer par une solution politique concertée, une stratégie de DDR et sa mise en œuvre, la cessation effective des hostilités avec pour marqueurs le redéploiement de l’administration et des autorités sur tout le territoire national, la libre circulation des personnes et des biens, la mise en œuvre d’une stratégie concertée de réconciliation nationale, la mise en œuvre d’une Justice spéciale de réconciliation nationale, la relance de l’économie dont nous devons changer de paradigme

 

A la lumière des différents changements politiques de notre histoire, depuis l’accession de notre Pays à l’indépendance dans la douleur, avec la disparition tragique du feu Président Barthélemy BOGANDA, à la prise de pouvoir par la coalition séléka, nous devons désormais œuvrer pour un autre changement, celui qui doit être fondé sur un projet démocratique alliant compétences et intérêt général.

 

Depuis la transition instituée après la chute de l’ancien Président François BOZIZE et conduite successivement par l’ancien Président Michel DJOTODIA et la Président Catherine SAMBA-PANZA, la réalisation de la Paix et l’enclenchement du processus de réconciliation nationale qui passe nécessairement par une gouvernance consensuelle, concertée, transparente, le dialogue permanent et la justice, reste une préoccupation nationale, voire internationale, majeure.

 

  • Considérant que la recherche de la Paix demeure une préoccupation prioritaire majeure et un préalable à la réconciliation nationale, la relance de l’économie et l’organisation des futures élections législatives et présidentielle dans le respect du chronogramme annoncé, de plus en plus difficile à tenir,

 

  • Considérant que la réconciliation nationale passe par la réconciliation politique indispensable,

 

  • Considérant que les Autorités de transition ne sont toujours pas en mesure de fournir une solution politique et un cadre institutionnel pertinents de sortie de crise,

 

  • Considérant que les éléments d’une crise durable semblent se réunir, avec une force MINUSCA qui n’est pas dissuasive, au regard des évènements meurtriers et du banditisme récurrents tant dans la capitale que dans l’arrière Pays, une Autorité de transition dont les limites se dévoilent de plus en plus, des désaccords entre les acteurs extérieurs, l’impunité et le morcellement des groupes armés,

 

  • Considérant que les Autorités de transition ont pris le risque de devenir une partie du problème plutôt que de demeurer la solution, en ce sens qu’elles n’ont pas privilégié la Paix, la réconciliation nationale véritable et le consensus,

 

  • Considérant l’effondrement et les limites des forces vives de la Nation dont les principales préoccupations demeurent les règlements de compte et les positionnements pour les prochaines élections, justifiant ainsi leur discrédit aux yeux de la population déjà très désenchantée,

 

Le FODEM appelle à une large concertation, avant le FORUM de BANGUI, regroupant les groupes armés, la classe politique et les Autorités de la transition, pour amender et valider le projet d’accord dit de NAIROBI qui deviendra « l’accord de BANGUI », pour une fois, afin de faire cesser définitivement les hostilités et mettre en œuvre les solutions politiques devant permettre la sortie de crise et le retour à l’ordre constitutionnel et institutionnel marqué par l’organisation rapide des élections législatives et présidentielle aux résultats incontestables et incontestés. Cette concertation aura l’avantage d’apaiser et de rendre serein le FORUM annoncé de BANGUI.

 

Le FODEM rappelle que le courage de la Paix et la réconciliation nationale ne sont pas incompatibles avec la recherche de la Vérité et l’application de la Justice réparatrice pour les victimes et ré intégratrice des coupables reconnus comme tels dans la société.

 

Le FODEM en appelle à la responsabilité de tous les citoyens afin de tout mettre en œuvre pour qu’un changement qualitatif véritable et irréversible devienne réalité.

 

Le pouvoir doit redevenir un instrument au service du bien être collectif, de la prospérité et de l’intérêt général. Il doit cesser d’être le refuge de tous ceux qui ont déjà échoué et qui ont plongé notre Pays dans la division, le désordre, l’impunité, la misère et la mauvaise gouvernance. Nous ne pouvons éternellement vouloir le changement dans l’inaction, le conformisme politique et intellectuel, de plus en plus chroniques.

 

Ensemble et forts de nos attributs de citoyens, nous devons changer notre destin commun. Ce changement ne pourra pas se réaliser avec ceux qui confondent sans cesse les rendez-vous de notre histoire avec les retrouvailles festives au banquet de la République. Il y a un temps pour tout, y compris un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour la guerre et un temps pour la Paix. Nous devons mettre de côté nos différences afin de nous retrouver sur la même longueur d’onde de la réconciliation nationale, pour réaliser la Paix dans l’Unité et la Dignité de notre République.

 

Ensemble, nous avons le devoir citoyen de nous retrouver pour chanter notre hymne national, «  La RENAISSANCE » de notre Patrie. Nos ancêtres nous appellent à ce devoir pour la refondation de la Nation Centrafricaine.

 

Fait à BANGUI, le 26 février 2015

Le Président du FODEM

Saturnin NDOMBY

Tel : 00 (236) 77 40 41 82/00 (236) 72 40 41 82

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Centrafrique-Presse.com
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:27

 

 

http://citizenkane.fr   25 février 2015 Patrick Lancier

 

Les gateways uniques seraient une manne. Ceux qui les promeuvent proposent à des chefs d’Etat, le plus souvent des dictateurs de préférence dans des pays pauvres, de confier l’exclusivité du traitement des flux d’appels téléphoniques entrants et sortants d’un pays à une société privée. En échange, cette dernière reverse une partie de ses revenus au régulateur local et aux opérateurs de téléphonie locaux, puis répartit le reste, c’est-à-dire le profit, entre elle-même et surtout quelques personnes désignées pour l’importance de leur contribution à ce merveilleux résultat. La « gateway » agit comme une barrière de péage électronique, inégalable pompe à fric, concédée par le despote local à une société privée qu’il choisit. Officiellement, elle contribuerait à contrôler le flux entrant de chaque opérateur mobile afin de lui appliquer une taxe et améliorer la qualité des communications téléphoniques du pays, même si, dans les faits elle pousse naturellement les acteurs locaux à vouloir frauder plus et mieux.

 

C’est à la recherche de cet eldorado qu’est parti le dealer d’armes François-Régis Tézé : il était demeuré ébahi devant le modèle simple du montage financier de gateway centrafricaine opérée par la société Comcell-Telsoft Centrafrica sous Bozizé. Des revenus récurrents et prévisibles, en lieu et place de ses commissions « one shot » pour des deals d’armes, avaient mis en émoi François-Régis Tézé .

 

Il crée d’emblée une société dédiée au Luxembourg, ZTA (ex Zeus Telecom Africa) et, n’y connaissant à peu près rien aux télécoms, s’associe à un ancien militaire d’infanterie, Didier Pagnoux, débarqué manu militari de la société française Ercom pour divers agissements indélicats, voire impropres autour d’un véhicule suisse, « Xtel », créé par lui. L’ex-militaire s’est depuis réinstallé au Luxembourg, à travers la coquille « Mobill (ex CFR) », rémunérant elle-même une société « Pactole Ltd » – tout un programme – domiciliée cette fois à Dubaï.

 

Depuis cinq ans, François-Régis parcourt la terre – presque 120 pays visités, de la Mongolie au Pérou en passant par le Liban – pour proposer sa nouvelle danseuse aux dictateurs peuplant notre planète, parfois aux chefs d’Etat quand ces derniers acceptent de le recevoir. Il ne faut pas sous-estimer l’entêtement de notre « lord of wars » aux petits pieds : une fois il rêve d’obtenir la gateway internationale de la Turquie, un petit pays connu pour son absence de position géostratégique. Une autre fois celle du Maroc. Plus modestement, il se vautre à Madagascar avec Andry Rajoelina et au Somaliland avec Silanyo, se fait escroquer de 600 000 euros en Guinée Conakry pour avoir prêter foi à un document de licence qui s’avérera être un faux grossier. Il rencontre à Beyrouth le ministre des postes et télécommunications d’Irak qui le traite publiquement de mythomane quand les représentants irakiens découvrent que la structure irlandaise « Gemtelco », que Tézé mettait en avant dans son montage « ad hoc », n’existait en réalité pas. Dans les documents présentés par Tézé, figure la référence centrafricaine de la gateway Comcell-Telsoft que Tézé n’a pourtant jamais opéré, ni de près, ni de loin.

 

Il accumule en parallèle une longue collection de casseroles, notamment en Afrique, faisant face aujourd’hui à la fronde d’une cohorte de prestataires dont ZTA n’a pas honoré les créances, parmi lesquels le propre CTO de la société, un ingénieur tunisien de qualité.

 

C’est finalement en Centrafrique, d’où il était pourtant intellectuellement parti avant de faire le tour du monde, qu’il aurait fini par trouver, tout récemment, un peu de réconfort : une licence de gateway internationale temporaire, qui pourrait courir jusqu’à la mise en place du prochain potentat par voie démocratique, donc sans contrôle biométrique de l’identité des votants, aurait été attribuée à la société ZTA, plus ou moins associée avec une société de conseil active au Tchad. Mais chut … il ne faut pas le dire, c’est secret.

 

François Régis Tézé est peu connu du grand public. Fils d’une mère appartenant à une prestigieuse famille française d’entrepreneurs du BTP, le bambin a mal tourné en donnant dans la vente d’armes. Sa société, General Engineering Marketing Development and Trading (GEMDT), sert de structure de portage de commissions dont les deux tiers sont reversés à divers agents. GEMDT est notoirement proche de Charles Millon, personnalité devenue célèbre pour son alliance avec le Front National, intervenant désormais comme entremetteur, quand il le peut encore, notamment au profit des deals d’armes, réels, et des affaires de gateways, plus rares, de Tézé.

 

Suivez les prochains épisodes de notre feuilleton sur les gateways : « De la faillite frauduleuse de Nuage Neuf à l’organisation de nouveaux circuits de corruption en Centrafrique, sous couvert de télécommunications internationales ».

Lu pour vous : Centrafrique : les pieds nickelés de la gateway unique.

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Centrafrique-Presse.com
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 12:13

 

 

Par RFI 26-02-2015 à 00:47

 

Fatou Bensouda était en visite, ce mercredi 25 février, à Bangui, en République centrafricaine (RCA). La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) s'est entretenue avec les autorités de transition centrafricaines de la coopération passée et future entre son bureau et Bangui. Fatou Bensouda s’est également entretenue de la future Cour pénale spéciale (CPS) que la RCA compte mettre sur pied dans les mois qui viennent. Arrivée ce mercredi soir, la procureure de la CPI partira, jeudi, pour Kampala, en Ouganda.

 

A Bangui, Fatou Bensouda est venue saluer la bonne coopération avec les autorités de transition avec notamment le transfèrement à La Haye, le mois dernier, de Dominic Ongwen, un des commandants de la LRA, recherché par la CPI.

 

Mais il s'agissait aussi de parler de la future Cour pénale spéciale sur la Centrafrique dont le travail devra être complémentaire de la CPI.

 

Depuis septembre dernier, Fatou Bensouda a ouvert une enquête préliminaire sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique depuis août 2012. Deux équipes d'investigations se trouvent d'ailleurs sur le terrain pour enquêter sur les exactions commises par les ex-Seleka et par les anti-balaka.

 

Ces dossiers alimenteront aussi le travail de la Cour pénale spéciale. La CPI s'occuperait des commanditaires et la Cour pénale spéciale des accusés moins emblématiques.

 

Le 5 février dernier, le conseil des ministres centrafricain a émis un projet de loi sur la création de cette Cour qui serait composée de magistrats centrafricains et étrangers. Le CNT, le parlement de transition, a pour sa part décidé de reporter son examen à sa prochaine session qui démarre début mars.

 

De leur côté, la Minusca et une vingtaine d'ONG ont plaidé, la semaine dernière, pour la création de cette Cour, sorte d'appel du pied au Conseil national de transition pour qu'il presse le pas.

 

 

 

Fatou Bensouda, pour une justice indépendante et impartiale en Centrafrique

 

26/02/15 (Afrique Actualité)

 

Le Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda était en visite de travail ce mercredi à Bangui la capitale centrafricaine. « En tant que Procureur de la Cour, ma mission consiste à mener des enquêtes et des poursuites en toute indépendance et impartialité à l'encontre des personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes les plus graves qui soient, et qui relèvent de la compétence de la Cour... », a indiqué Mme bensouda.

 

Au terme de cette visite qui lui a permis de rencontrer tour à tour les autorités de transition, la Procureure de la CPI a déclaré être préoccupée par la précarité de la situation en matière de sécurité en RCA et par les graves violences et les crimes commis sur des civils.

 

« Mon bureau suit avec angoisse les évènements tragiques qui ébranlent la Centrafrique depuis 2012. J'ai fait part publiquement, à plusieurs reprises, de ces préoccupations et j'ai indiqué clairement que je n'hésiterais pas à poursuivre les auteurs présumés de crimes relevant de la compétence de la Cour », a-t-elle réitéré.

 

Son bureau qui a ouvert, depuis le 24 septembre 2014, une deuxième enquête dans le cadre de la situation en République Centrafricaine, attribue aux deux groupes armés rivaux que sont ex-seleka et antibalaka, la responsabilité des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique.

 

« Après analyse des informations recueillies depuis l'année dernière, le bureau du Procureur conclut qu'il y avait des motifs raisonnables de penser que les groupes de la seleka et des antibalaka ont commis des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre », a précisé la Procureure de la CPI.

 

Pour Fatou Bensouda, cette enquête parallèle, qui porte sur des actes commis par les deux camps, a déjà démarré ; et ses enquêteurs ont recueilli des éléments de preuve et continuent de le faire.

 

Il s'agit d'une première visite d'un officiel de la CPI en terre centrafricaine. Fatou Bensouda est venue s'enquérir de l'évolution de l'enquête ouverte par son bureau dans le cadre des crimes présumés commis depuis août 2012 dans ce pays.

 

Elle a indiqué que ces enquêtes sont menées en toute indépendance et en toute impartialité. « Nous sommes guidés par ces mêmes principes au fur et à mesure que nous progressons dans nos enquêtes sur la situation en Centrafrique », a tenu à rassurer Fatou Bensouda, indiquant avoir obtenu l'entière coopération des autorités centrafricaines dans cette phase d'enquête.

 

Fatou Bensouda affirme avoir mis sur pied en Centrafrique deux équipes d'enquêteurs chargées de mener des enquêtes sur des crimes supposés commis par les ex-seleka d'une part et les antibalaka d'autre part.

 

 

La CPI enquête sur les crimes en RCA

 

http://www.bbc.co.uk  26 février 2015

 

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé qu'elle continuait à enquêter de manière rigoureuse pour identifier les principaux responsables des crimes les plus graves perpétrés en Centrafrique.

 

Fatou Bensouda, Procureure de la CPI était en visite de travail mercredi à Bangui la capitale centrafricaine.

 

Il s’agit d’une première visite d’un officiel de la CPI en terre centrafricaine. Fatou Bensouda est venue s’enquérir de l’évolution de l’enquête ouverte par son bureau dans le cadre des crimes présumés commis depuis août 2012 dans ce pays.

 

Pour Fatou Bensouda, cette enquête parallèle, qui porte sur des actes commis par les deux camps, a déjà démarré et ses enquêteurs ont recueilli des éléments de preuve et continuent de le faire.

 

Après analyse des informations recueillies depuis l’année dernière, le bureau du Procureur conclut qu’il y avait des motifs raisonnables de penser que les groupes de la seleka et des antibalaka ont commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

 

Au terme de cette visite qui lui a permis de rencontrer tour à tour les autorités de transition, la Procureure de la CPI a déclaré être préoccupée par la précarité de la situation en matière de sécurité d

 

Son bureau qui a ouvert depuis le 24 septembre 2014 une seconde enquête dans le cadre de la situation en République Centrafricaine, rend les deux groupes armés rivaux que sont les ex-seleka et les antibalaka, coupables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

 

Déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, lors d’une conférence de presse en République centrafricaine : notre contribution est d’apporter une justice indépendante et impartiale

 

par: PR Newswire publié le : 25/02/2015 à 15:50 UTC 59 vues dans: Communiqués de presse

 

LA HAYE, Pays-Bas, 25 février 2015 / PRN Africa / — Mesdames et messieurs,

 

Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à notre action et pour votre présence. Permettez-moi d'abord de vous présenter mon travail et de vous préciser le sens de ma visite en République centrafricaine. Je me ferai ensuite un plaisir de répondre à vos questions à la suite de mon intervention.

 

En tant que Procureur de la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la « Cour »), ma mission consiste à mener des enquêtes et des poursuites en toute indépendance et en toute impartialité à l'encontre des personnes portant la plus lourde part de responsabilité dans les crimes les plus graves qui soient – le crime de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre – qui relèvent de la compétence de la Cour et lorsqu'aucune autre institution ne rend justice aux victimes, qu'elle soit en mesure de le faire ou non.

 

Mon objectif est de faire jaillir la vérité et de mettre un terme à l'impunité des auteurs des crimes commis à grande échelle. Ce faisant, j'espère pouvoir apporter un peu de réconfort aux survivants, redonner de la dignité à ceux dont la vie a été brisée par des atrocités et honorer la mémoire de ceux dont l'existence a connu une fin brutale.

 

Mon Bureau suit avec angoisse les événements tragiques qui ébranlent la Centrafrique depuis 2012. J'ai fait part publiquement, à plusieurs reprises, de ces préoccupations et j'ai indiqué clairement que je n'hésiterais pas à poursuivre les auteurs présumés de crimes relevant de la compétence de la Cour.

 

En déférant la situation en Centrafrique à la CPI s'agissant de crimes présumés commis depuis août 2012, les autorités centrafricaines ont démontré qu'elles étaient déterminées à demander des comptes aux auteurs de crimes à grande échelle et à rendre justice aux victimes : les hommes, les femmes et les enfants de ce pays. Elles ont fait preuve de sagacité en constatant qu'il ne saurait y avoir de paix durable en l'absence de justice. Dans le cadre de nos activités, nous avons reçu et nous continuons de recevoir un appui précieux du peuple centrafricain et de son Gouvernement.

 

J'ai eu l'honneur de m'entretenir, tout récemment, avec la Présidente Catherine Samba-Panza dans la capitale et nous avons discuté des moyens de renforcer notre coopération pour veiller à ce que les enquêtes et les poursuites progressent autant que possible.

 

Je souhaite saisir cette occasion pour adresser mes sincères remerciements pour cette aide cruciale et pour l'accueil chaleureux qui nous a été réservé, à moi-même et aux membres de ma délégation, et pour l'hospitalité dont vous avez fait preuve à notre égard lors de cette visite, la première que j'effectue sur cette terre hospitalière en tant que Procureur de la CPI.

 

Plus tôt dans la journée, j'ai également rencontré le Premier Ministre, le Président du Conseil national de transition et les Ministres de la justice, de la défense et de la sécurité publique. Les échanges que nous avons eus ont été fructueux et constructifs et ouvrent la voie à une collaboration accrue entre mon Bureau et le Gouvernement centrafricain.

 

Permettez-moi de vous expliquer les prochaines étapes de ce processus. L'année dernière, au vu de l'analyse des informations disponibles menée en toute indépendance par mon Bureau, je suis parvenue à la conclusion qu'il y avait des motifs raisonnables de penser que les groupes de la Séléka et des anti-Balaka avaient commis des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Par conséquent, le 24 septembre 2014, j'ai annoncé l'ouverture d'une deuxième enquête dans le cadre de la situation en Centrafrique. Cette enquête parallèle, qui portera sur des actes commis par les deux camps, a déjà démarré et mes enquêteurs ont recueilli des éléments de preuve et continuent de le faire.

 

Je sais que certains s'intéressent de très près aux détails et aux résultats de nos enquêtes. Celles-ci sont menées dans le plus strict respect de la confidentialité. Cette condition est nécessaire non seulement pour faciliter le recueil et la préservation des preuves, mais aussi pour veiller à ne pas mettre en danger ceux avec qui nous sommes en contact dans le cadre de notre travail.

 

Nous agissons avec la plus grande prudence et minutie dans le cadre de nos enquêtes, conformément au nouveau plan stratégique de mon Bureau. Je tiens également à souligner que nous menons, sans exception, nos enquêtes en toute indépendance et en toute impartialité. Nous sommes guidés par ces mêmes principes au fur et à mesure que nous progressons dans nos enquêtes sur la situation en Centrafrique.

 

La justice ne peut être rendue à la hâte. Nous continuerons à enquêter de manière rigoureuse et, au moment opportun, nous identifierons ceux qui, au vu des preuves que nous détenons, sont les principaux responsables des crimes les plus graves perpétrés en Centrafrique. Notre action n'est guidée que par la loi et les éléments de preuve dont nous disposons. Les personnes qui au vu de ces preuves seront les principaux responsables de ces crimes seront traduites en justice.

 

Je continue d'être très préoccupée par la précarité de la situation en matière de sécurité dans ce pays et par les graves violences et les crimes qui se poursuivraient à l'encontre des civils. Mon Bureau continue d'être saisi de la question et de surveiller ces actes qui lui sont rapportés dans le cadre de ses enquêtes en cours.

 

Je vous le répète : ces crimes doivent cesser. Ceux qui commettent des meurtres, des pillages, des viols ou d'autres crimes atroces doivent répondre de leurs actes répréhensibles.

 

Au peuple centrafricain, je fais cette promesse : mon Bureau mettra tout en œuvre pour mener des enquêtes et des poursuites contre les principaux responsables de ces crimes odieux et prendre des mesures pour que justice soit rendue aux victimes. En outre, nous soutiendrons les mécanismes judiciaires mis en place à l'échelle nationale et destinés à permettre des enquêtes et des poursuites complémentaires à l'encontre d'autres auteurs de crimes à grande échelle. L'impunité ne saurait être tolérée en Centrafrique. D'après ce que j'ai pu observer au cours de cette visite officielle, il y a tout lieu de croire avec optimisme que l'avenir de ce pays se bâtira sur les socles de la justice, de la paix et de la stabilité. Merci de m'avoir écoutée.

 

Le Bureau du Procureur de la CPI mène des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, en toute indépendance et en toute impartialité. Il a ouvert des enquêtes en Ouganda, en République démocratique du Congo, au Darfour (Soudan), en République centrafricaine, au Kenya, en Libye, en Côte d'Ivoire et au Mali. Il conduit également des examens préliminaires à propos des situations en Afghanistan, en Colombie, en Géorgie, en Guinée, au Honduras, en Irak, au Nigéria, en Ukraine et en Palestine.


SOURCE Cour pénale internationale

Copyright : PR NewsWire

 

 

RCA: Fatou Bensouda à Bangui pour évoquer la future Cour spéciale

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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 19:24

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  mercredi 25 février 2015 13:00

 

Les officiers généraux, supérieurs et sous-officiers ont fait mardi au gouvernement de la transition que dirige Mahamat Kamoun une vingtaine de recommandations. Ils entendent ainsi redorer le blason de l'armée nationale afin de redonner confiance au peuple et la faire participer au décollage économique de la République Centrafricaine (RCA).

Les recommandations ont été émises à l’occasion de la clôture de l'atelier de deux jours sur la mise en place des stratégies de sortie de crise qui s’est tenu au Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire).

 
Parmi les 19 recommandations, figurent l'implantation des casernes, des poudrières et magasins d'armes par textes de loi, la mise en place d'un organe technique du pilotage de l'embargo, l'opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA) dans un délai raisonnable,  l'intégration des ex-combattants conformément aux critères légaux et en harmonie avec les normes internationales, la restitution des équipements militaires saisis et confisqués par les pays voisins.


La ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, se réjouit de l’engagement des forces de défense et de sécurité à appuyer les forces internationales dans le processus du rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire. « Le fait de voir nos forces aux côtés de la population avec les autres forces opérationnelles sera un très grand réconfort et surtout une grande valeur qu’on va donner à la République Centrafricaine », a-t-elle expliqué.

 
La ministre Koyara souhaite voir l'application de ces recommandations dans un bref délai. « Un pays a une grande valeur à partir de ses forces armées. On se donne bientôt rendez-vous dans la mise en application de ces recommandations ».


Les officiers généraux, supérieurs et sous-officiers estiment que l'embargo imposé par la communauté internationale est une mesure favorable pour le peuple centrafricain. « Les mesures qui ont été prises par la communauté internationale étaient salutaires. Beaucoup d’armes étaient dissimulées dans les quartiers et ces armes n’ont pas fait bon usage », a fait remarquer le lieutenant-colonel Ghislaine Léa Yangongo, chef de mission en matière de la réforme du secteur de sécurité au ministère de la Défense, soutenant que de nombreuses armes circulent sur le territoire national et ne sont pas utilisées dans les normes.

 
« Il était clair que la communauté internationale prenne des mesures. Ensemble, nous avons réfléchi pour mettre en place des stratégies afin de ramener la plupart de ces armes dans nos casernes en vue de les utiliser au profit de la population centrafricaine », a ajouté le lieutenant-colonel.


La rencontre a regroupé plus de 70 cadres de l'Armée nationale, des autorités de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), des responsables de la Sangaris, de la Force européenne (Eufor-RCA) et ceux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Des recommandations de l’armée pour une sortie de crise en 19 points

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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 16:11

 

 

 

Bangui, 25 février 2015 (RJDH)—Au moins 19 Organisations non gouvernementales, centrafricaines et internationales sont déjà favorables à la création de la Cour Pénale Spéciale pour la  Centrafrique. La Minusca a noté lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 25 février qu’elle soutient ce projet de loi initié par le gouvernement, projet de loi qui est déposé sur la table du parlement provisoire pour adoption afin d’avoir une justice impartiale, moderne et républicaine.

 

Ces ONG centrafricaines et internationales ont demandé dans une déclaration au Conseil National de Transition (CNT), d’adopter le projet de loi créant la Cour Pénale Spéciale (CPS) afin de faire avancer la justice pour les victimes des atrocités en République centrafricaine.

 

« L’adoption par le Conseil national de transition du texte créant la Cour pénale spéciale serait une étape historique et sans précédent dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique », ont déclaré les organisations signataires avant de justifier que  « L’impunité a contribué aux conflits qui ravagent le pays depuis 20 ans, elle doit donc être combattue avec force. ».

 

La Cour Pénale Spéciale sera composée de 27 magistrats dont 14 nationaux et 13 internationaux et elle sera donc intégrée dans le système judiciaire centrafricain pour une durée de 5 ans renouvelable. Cette cour spéciale sera chargée de juger les auteurs des crimes les plus graves perpétrés sur le territoire centrafricain depuis le 1er janvier 2012.

 

 Le projet de loi a été adopté en Conseil des Ministres le 5 février 2015 suite au travail préliminaire d’un comité mixte de rédaction composé des experts nationaux et internationaux, complété par le travail du ministère de la Justice, et en concertation avec la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

Selon Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, son institution appuie la création de la Cour Pénale Spéciale,  mais également la réhabilitation des prisons et d’autres efforts pour que « la justice soit impartiale, moderne et républicaine. La Minusca n’est pas pessimiste pensant que ce projet  va être rejeté».

 

« La Cour pénale spéciale proposée constitue un projet équilibré et novateur pour soutenir un système judiciaire centrafricain ravagé par le conflit déclenché en 2012 par les groupes armés du nord du pays et pour poursuivre de façon efficace, indépendante et équitable les auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’humanité » ont estimé les organisations signataires.

 

Pour les signataires du document, la Cour pénale spéciale demeure complémentaire de l’action de la CPI puisque cette dernière a été saisie par les autorités centrafricaines le 30 mai 2014, et que le 24 septembre 2014, la Procureure de la CPI a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les crimes relevant de sa compétence depuis le 1er septembre 2012 sur le territoire centrafricain.

 

Au moment où des organisations de défense des droits de l’Homme attendent l’adoption de cette loi, la procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Bensouda,  effectue sa première visite en Centrafrique. Elle a rencontré les autorités du pays, la Minusca, les organisations de Droit de l’Homme sur les affaires relevant de la compétence de la CPI./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique : Des ONG et la Minusca favorables à la création de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 15:53

 

 

 

25/02/15 (AFP)

 

Les ex-présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia, accusés par Bangui de saper la transition dans leur pays, sont prêts à signer une déclaration pour rejoindre le processus de réconciliation, a-t-on appris mercredi de source proche des négociations.

 

Les deux hommes, engagés depuis début décembre dans des pourparlers de paix à Nairobi aux côtés d'ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-balaka, ont paraphé un texte commun dans lequel ils disent adhérer à "l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014".

 

Cet accord, arraché entre l'ex-Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka rivales, majoritairement chrétiennes, n'avait pas mis fin pour autant aux violences intercommunautaires.

 

Dans ce texte, qui, selon une source proche des négociations devrait être formellement signé lors d'une cérémonie en présence du médiateur de la crise, le président congolais Denis Sassou Nguesso, Bozizé et Djotodia appellent leurs "partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise résultant de l'application effective de la feuille de route de la transition".

 

Ils se disent disponibles à participer "à tous les organes et structures en charge de la préparation du Forum politique inclusif de Bangui et des élections à venir".

 

Fin janvier, des ex-rebelles de la Seleka et des anti-balaka avaient déjà signé à Nairobi un nouvel accord de cessez-le-feu. Cet accord, qui prévoyait une amnistie générale pour les belligérants et le remplacement des autorités de transition, avait été rejeté par Bangui et les autres pays d'Afrique centrale.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, y était d'autant plus hostile qu'elle n'avait pas été invitée aux discussions, à l'inverse de M. Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, et son tombeur, Michel Djotodia, chef de la Séléka, ensuite contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Selon la source proche des négociations, ex-Seleka et anti-Balaka ont amendé l'accord de janvier, qui pourrait être formellement signé avec la déclaration des ex-présidents.

 

Les exactions commises par la Séléka à son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays avaient débouché sur la création des milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sans précédent.

 

Pour Thierry Vircoulon, de l'International Crisis Group, la démarche de MM. Bozizé, sous sanctions onusiennes, et Djotodia, menacé de sanctions, s'apparente à une "opération de blanchiment politique pour revenir au pays et participer aux élections" mais est accueillie avec "hostilité" à Bangui.

 

Les violences en Centrafrique ont obligé des dizaines de milliers de personnes à fuir depuis le début de l'année pour échapper aux tueries, aux viols et aux pillages, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

Centrafrique: Bozizé et Djotodia se disent prêts à rejoindre le processus de réconciliation
Centrafrique: Bozizé et Djotodia se disent prêts à rejoindre le processus de réconciliation

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:33

 

 

 

https://www.cameroon-tribune.cm   25 Février 2015 Sainclair MEZING

 

En cette période de carême, l’épiscopat demande aux fidèles détenteurs d’armes d’aller les déposer dans les paroisses.

 

Le premier dimanche du carême a servi de tribune aux évêques centrafricains pour inviter leurs fidèles à une repentance d’un autre genre. Dans une lettre pastorale lue dimanche dernier dans les paroisses du pays, ils invitent les chrétiens encore détenteurs d’armes à faire preuve de repentance en cette période, en allant les déposer dans les paroisses. Pour la Conférence épiscopale nationale de Centrafrique, les fidèles chrétiens doivent profiter de cette période de 40 jours pour comprendre que «la vraie paix ne dépend que d’eux-mêmes et que la Communauté internationale n’a pas une baguette magique pour ramener la paix.» Les prélats souhaitent que, «chaque chrétien  dans sa famille, son quartier, son lieu de travail œuvre pour un retour à  la paix en Centrafrique pour cette période de carême.» Pour Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, il est question pour chacun des Centrafricains de contribuer au retour de la paix en ce moment de carême.

 

A travers ce message, l’Eglise catholique entend contribuer au désarmement volontaire de la population. Afin d’éviter le désarmement forcé réclamé par nombre de Centrafricains suivant la résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations unies, compte tenu de ce qu’il pourra entraîner comme conséquences fâcheuses. Mais, l’appel de l’épiscopat centrafricain est perçu avec scepticisme au sein de l’opinion à Bangui. Car, il n’est pas le premier du genre à inviter au désarmement dans le pays. En 2011, le gouvernement, avec l’appui de la Communauté internationale, avait procédé à une initiative similaire à travers un programme dit de «Démobilisation-Désarmement et Réinsertion des ex-combattants» pour mettre un terme à l’activité des groupes rebelles dans le nord du pays. Ceux des éléments qui ont désarmé ont perçu en retour un pécule. Beaucoup de leurs compagnons attendent toujours que ce programme reprenne. En juin 2014, l’ancien Premier ministre, André Nzapayeke a convié ses compatriotes à un désarmement volontaire. Malheureusement, son appel a été diversement suivi. Car, peu de personnes sont parvenues à déposer les armes dans les arrondissements.  

Lu pour vous : Les évêques prônent l’apaisement en Centrafrique

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