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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:36

 

 

 

Pana 19/12/2014

 

Situation des enfants en Centrafrique - Deux  enfants sur cinq ayant besoin de toute urgence d'aide humanitaire en République centrafricaine (Rca) n’en disposent pas, vu le manque critique de financement et la poursuite du conflit, un an après qu’une violence extrême a dévasté le pays, a indiqué le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

 

«Les enfants de la République centrafricaine (Rca) ne font plus la Une des journaux, mais plus de 2,5 millions d'entre eux continuent de vivre dans la peur constante', a déclaré M. Manuel Fontaine, directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique de l’Ouest et du Centre, dans un communiqué obtenu par la PANA à New York jeudi.


'Ils ont peu d'accès aux services essentiels et dépendent entièrement de l'aide humanitaire. Comme nous nous préparons à célébrer le nouvel An, nous devons saisir la chance de donner à ces enfants un meilleur avenir», a-t-il souligné.


M. Fontaine a également noté que l'Unicef avait reçu moins de la moitié du financement d'urgence, dont il a besoin pour 2014, tandis que l'accès humanitaire demeure faible en raison de l'insécurité persistante, avec des barricades sur les routes, les pillages et les attaques contre les travailleurs humanitaires, ce qui entrave les efforts de l'Unicef pour offrir une assistance essentielle aux communautés dans le besoin.

'Les communautés que l'Agence devait assister cette année n’ont pas pu accéder aux services de base, avec 620.000 personnes se retrouvant dans l’incapacité de recevoir des soins de santé de base et des médicaments, 250.000 incapables d'accéder à des sources améliorées d'eau, 33.000 enfants non vaccinés contre la rougeole et 5.000 enfants de moins de cinq ans sévèrement malnutris qui ne sont pas traités.


'Néanmoins, en collaboration avec les autorités locales et les partenaires, l'Unicef a pu fournir des services essentiels comme des médicaments, des vaccins, des moustiquaires et des traitements pour les enfants souffrant de malnutrition, à des milliers de familles dans le besoin ', a-t-il affirmé.


Pour mener à bien ses programmes d'urgence en Rca en 2015, l'Unicef a lancé un appel à hauteur de 72 millions de dollars qui, selon l’agence onusienne, seront utilisés pour reconstruire les services sociaux, protéger les civils et engager les communautés dans la réconciliation et la promotion de la paix.


Le conflit a déchiré les communautés à travers le pays, poussant près d'un demi-million d'enfants à fuir leurs foyers, entraînant la mort ou la mutilation d'au moins un enfant par jour et le recrutement de jusqu'à 10.000 enfants par des groupes armés.

Plus de 80 pour cent des 188.000 réfugiés créés par la crise et fuyant vers les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et le Congo sont des enfants et des femmes, avec un total de 430.000 déplacés internes et plus de 16.000 personnes appartenant à des ethnies minoritaires encore bloquées dans des enclaves entourées par des groupes armés.

Alerte Unicef sur la situation des enfants en Centrafrique
Alerte Unicef sur la situation des enfants en Centrafrique

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Centrafrique-Presse.com
19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:20

 

 

 

19/12/2014 à 14:35 Par Vincent Duhem et Rémi Carayol

 

Présent au forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique (15 et 16 décembre), Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU, évoque pour "Jeune Afrique" la situation au Mali, en Centrafrique et en RDC.

 

Jeune Afrique : On a beaucoup parlé pendant le Forum de Dakar d'une menace transfrontalière et d'une réponse qui lui soit adaptée. Peut-on imaginer un jour une opération de maintien de la paix qui ne soit pas strictement nationale ?

 

Hervé Ladsous : On le fait déjà un peu avec ce que l'on appelle les arrangements de coopération intermission. Avant Ebola, entre le Liberia et la Côte d'Ivoire, on transférait des unités, des hélicoptères, en fonction des besoins sur le terrain. On a également fait ça au Soudan du Sud quand il a fallu monter en puissance il y a un an. Mais une opération qui serait d'emblée plurinationale est plus compliquée à monter. Le problème est de définir le périmètre, de trouver des États hôtes qui acceptent cette mobilité et des contributeurs.

 

Les premiers éléments du M23 rapatriés de l'Ouganda sont arrivés à la base de Kamina, au Katanga. Pourquoi ces opérations sont-elles si compliquées à mettre en place ?

 

Le gouvernement congolais n’a pas voulu donner, pour des raisons qui leur sont propres, une amnistie globale. On peut le comprendre. Mais qui dit traitement individualisé dit longueur de traitement. Du coup, les ex-rebelles son dans les camps depuis un an et commencent à s’inquiéter pour leur avenir. Cela n’excuse rien, mais c’est une réalité.


Dans le même temps, la Monusco mène, conjointement avec l'armée congolaise, une opération contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF)...

 

Les ADF sont un énorme souci. Nous, et d’abord l’armée congolaise, avons eu de réels succès contre eux durant la première partie de l’année. Ils ont été considérablement affaiblis, mais ont, du coup, changé de stratégie et se sont mis à commettre en petits groupes des exactions terribles. Il y a eu plusieurs fois des dizaines de cas de civils égorgés pendant la nuit. L’armée congolaise est extrêmement mobilisée, la Monusco, notamment la brigade d’intervention, est en train de se renforcer dans la région de Beni : nous envoyons un deuxième bataillon, j’ai demandé à ce que les drones de surveillance y soient basés pour mieux surveiller la région. C’est une traque très difficile.

 

Au Mali, on ne fera pas l’économie d’avancées significatives sur le plan politique.

 

Au Mali, on observe une baisse des attaques contre les Casques bleus de la Minusma. Comment l’expliquez-vous ?

 

La période septembre-octobre a été très dure, très couteuse en vie humaine. C’est vrai qu’il y a aujourd’hui moins d’attaques durables. Est-ce lié à des changements de postures, d’abord des forces onusiennes mais aussi d’un engagement encore plus marqué des Français de Barkhane ? Ou est-ce l’effet des négociations d’Alger ? Leur reprise est cruciale. Car on ne fera pas l’économie d’avancées significatives sur le plan politique.

 

Vous tenez le même discours que Le Drian qui appelle à la signature d’un accord en janvier ?

 

C’est aussi le discours du Conseil de sécurité. Il faut une sortie politique. C’est à partir de là que l’on pourra faire un travail conjoint pour lutter contre les jihadistes et les autres.

 

La présence française dans le nord du Mali est indispensable ?

 

Elle est nécessaire. C’est une approche régionale. Pour nous, une coordination très étroite avec Barkhane sur le théâtre malien est cruciale. La Minusma n’est pas une opération anti-terroriste, qui est le mandat donné par le Conseil de sécurité à Serval et maintenant à Barkhane.

 

En RCA, la force Sangaris va passer de 2 000 à 1 500 hommes. Craignez-vous le retrait progressif de l’armée française ?

 

Non. Tout ça s’opère de manière concertée. Les Européens ont décidé de prolonger Eufor-Car jusqu'au 15 mars. Cela coïncidera à peu près au moment où l'on approchera quasiment du déploiement intégral du contingent militaire de la Minusca. Pour le gros des troupes, la "génération de forces" est bouclée. Il nous manque encore une unité d'hélicoptère de combat.

 

En Centrafrique, il faut qu'avant le mois d'août, des autorités nouvelles issues des élections puissent se mettre en place et faire toutes les réformes nécessaires au pays.

 

L'ONU a également pour mandat d'accompagner les autorités dans l'organisation des élections…

 

Nous avons pris note positivement de la réunion du groupe de contact, le 11 novembre, qui a confirmé que tout le monde était d'accord pour tenir le forum de Bangui en janvier. Il est impératif qu'il se tienne à la date prévue, avant le sommet de l'Union africaine. On pourra ainsi discuter à Addis Abeba du soutien qu'il faudra apporter à tel ou tel aspect du processus.

 

L'objectif est de mettre un terme à la transition. N'oublions pas le sens des mots. Une transition est par définition transitoire. Il faut qu'avant le mois d'août, des autorités nouvelles issues des élections puissent se mettre en place et faire toutes les réformes nécessaires au pays.

 

Cela fait maintenant un an que les combats ont repris au Soudan du Sud. Comment y mettre fin ?

 

Je suis consterné par la situation sur place. Il y a des affrontements autour des gisements de pétrole, au nord du pays, les accords signés n'ont jamais été suivis de fait, les négociations politiques patinent. En attendant, les civils en font les frais. Il y a près de 2 millions de sud-soudanais déplacés ou réfugiés, près de 5 millions seront bientôt menacés de crise alimentaire grave. Il faut que les dirigeants sud-soudanais se mobilisent pour mettre un terme aux souffrances des populations.

________

Propos recueillis par Rémi Carayol et Vincent Duhem

Lu pour vous : ONU - Hervé Ladsous : "En Centrafrique, il faut des autorités nouvelles issues d'élections avant août 2015"

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 16:09

 

 

Par RFI 18-12-2014 à 16:19

 

Comme RFI l'annonçait dimanche dernier, le mercenaire belgo-congolais François Toussaint, arrêté en Centrafrique en juillet, a bien été extradé samedi 13 décembre vers la Belgique. Le parquet de Liège l'a confirmé ce mercredi 17. L'an dernier, François Toussaint appartenait au groupe armé rebelle Révolution et Justice d'Armel Sayo, actif dans le nord-ouest de la RCA avant de le quitter pour un différend avec son chef. C'est pour d'autres faits qu'il était recherché par la Belgique où il a été condamné en son absence, il y a un an.

 

« François Toussaint a fait l’objet de poursuites ayant abouti à la réclusion à perpétuité. »

 

Jean-Baptiste Andries avocat général au parquet de la cour d'appel de Liège 18/12/2014 - par Pierre Pinto

La Belgique confirme l’extradition du mercenaire François Toussaint
La Belgique confirme l’extradition du mercenaire François Toussaint

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:55

 

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   vendredi 19 décembre 2014 13:11

 

L'Autorité nationale des élections (ANE) a présenté jeudi aux préfets et maires, lors d'une rencontre à Bangui, les textes juridiques et le chronogramme de l'institution.

« L'ANE est indépendante, mais l'ANE ne peut s'appuyer sur le terrain que sur les représentants de l'autorité qui sont les préfets, les sous-préfets et les maires », a expliqué Julius-Rufin Ngouadé-Baba, responsable de la logistique au sein de l'institution.


« Nous attendons d'eux qu'ils appréhendent déjà les dispositions prises par l'ANE pour la conduite de ce processus électoral. Qu'ils comprennent aussi les mesures que nous prenons et qu'ils interviennent auprès des populations pour nous aider à implanter nos démembrements », a-t-il ajouté.


Saluant cette initiative, le préfet de la Sangha-Mbaéré dans le sud-ouest du pays, André Sibali, n'a pas non plus manqué de souligner que les autorités administratives ont été souvent accusées de partialité.


« Généralement, à l'issue des élections présidentielle et législatives, quoi que les préfets et sous-préfets fassent, ils sont toujours accusés d'avoir adopté des attitudes partisanes », a-t-il dit, tout en remerciant les législateurs centrafricains qui ont élaboré le nouveau code électoral.


Pendant que l'ANE menait cette séance avec les préfets, le Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire) débattait, de son côté, du projet de relecture de son règlement intérieur. Le nouveau texte, qui a été rejeté jeudi lors du débat général, prévoyait de nouvelles dispositions disciplinaires pour sanctionner les absences répétées et le non-respect de certains principes.


Les parlementaires ont estimé, dans leur majorité, qu'il y avait des questions plus urgentes d'autant plus que la transition doit absolument prendre fin un jour.


« Nous avons ouvert les discussions avec les conseillers et il ne reste plus que huit mois pour la transition. Ils trouvent que c'est inopportun de se pencher sur le règlement intérieur et nous donnent le pouvoir d'utiliser l'actuel règlement intérieur pour conduire notre mission jusqu'à la fin. Ils nous exhortent plutôt à nous pencher sur les problèmes des  populations », a expliqué Léa Koyassoum Doumta, vice-présidente du CNT. 


A l'ouverture de la séance, une minute de silence avait été observée en la mémoire des personnes tuées lors d'affrontements, au cours des dernières 48 heures, entre Antibalaka et ex-Séléka, aux Mbrès, dans le nord de la Centrafrique.

Le code électoral expliqué aux préfets et maires

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 15:53

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-19 12:21:27 La présence française en Centrafrique, à travers notamment l’opération Sangaris, fait la Une des journaux centrafricains de ce vendredi.


« La RCA n'a pas encore atteint son indépendance et sa souveraineté ? Sinon Pourquoi c'est la France qui continue de décider de l'avenir du pays en lieu et place du peuple centrafricain ? » se demande Médias +.


Pour ce journal, « le Centrafricain, devant l'humiliante peine qu'il a vécue, engendrée par la dernière grave crise militaro-politique qui perdure, a le droit de s'interroger sur les origines de ces crises de distinctes configurations, coup d'état, mutinerie de l'armée régulière, rébellion etc… qui ont émaillé la vie de la nation depuis la proclamation de la République Centrafricaine à nos jours et qui ont causé des morts et destructions ».


De son côté, L'Hirondelle fait remarquer qu' « Une année de l'opération Sangaris, c'est aussi une année de présence française controversée, une France qui minimise la crise centrafricaine, d'autre part une France qui ajuste moult fois ses stratégies en plein vol sans succès jusqu'à mordre la poussière ».


« La France désarçonnée en Centrafrique » titre L'Hirondelle et Médias+ se demandant « Pourquoi la France continue-t-elle à décider de l'avenir de la RCA ? ».


Pour Médias +, certaines interrogations taraudent l'esprit de Centrafricain lambda à telle enseigne qu'il est à droit de s'interroger sur ces questions.


Il indique par ailleurs que par la récente déclaration fracassante du ministre français de la Défense, Jean Yves Le Drian, l'ancienne puissance colonisatrice clignote pour jeter l'éponge d'ici 2015.


« Si Hollande savait malheureusement que le mal est fait. La France ne doit que regretter son erreur d'appréciation initiale et au besoin se raviser. L'alternative n'est donc pas de partir sur la pointe des pieds car un tel échec devrait être évité par cette grande puissance » commente L'Hirondelle.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812564#sthash.Uf7Ub2av.dpuf

La présence française en Centrafrique fait la Une à Bangui

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:59

 

 

 

Deux membres du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés en Centrafrique mardi 16 décembre.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr  France 3  19/12/2014 | 11:21, mis à jour le 19/12/2014 | 11:21

 

Deux militaires du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés par une grenade lancée dans leur direction mardi 16 décembre alors qu’ils étaient appelés sur une patrouille à Bangui, la capitale. L’explosion les a blessés aux jambes.

Leurs blessures ont été jugées légères. Les jours des deux militaires ne sont donc pas danger. L’un d’eux a été rapatrié en France car son état nécessitait une greffe de peau. Le second militaire a pu rejoindre la mission.


360 militaires du 1er régiment d’infanterie de Sarrebourg sont déployés en Centrafrique au titre de l’opération Sangaris débutée il y a un an. Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la force de l’ONU en Centrafrique, la MINUSCA.


"Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU", selon le ministère de la Défense

Deux militaires de Sarrebourg blessés en Centrafrique

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:53

 

 

Bangui, 18 décembre 2014 (RJDH) Les sept membres de l’Autorité nationale des élections (ANE) ont rencontré ce matin les préfets et les maires de Centrafrique. La réunion s’articulait autour de  l’état d’avancement du processus électoral et les réactions des autorités décentralisées quant aux réalités sécuritaires et administratives que vivent leurs localités.

 

C’est plus d’une cinquantaine de maires et une dizaine de préfets qui  ont échangé ce matin avec l’équipé dirigeante de la structure chargée de gérer les élections de 2015 en République Centrafricaine. Selon son président, Dieudonné Kombo-Yaya, « Il est important que l'ANE dialogue avec les autorités représentatives de l’Etat dans l’arrière pays, sur les préparatifs des prochaines élections présidentielle et législatives ».

 

Le bon côté des élections réussies dans un Etat comme la République Centrafricaine a été également évoquée. Selon le président de l’ANE, « les élections mal organisées peuvent être des sources de conflits et la crise centrafricaine tire sa source entièrement dans les élections du 2011, contestées par certains candidats. Il est donc normal que vous vous partagiez les réalités securitaires et l’état de santé de l’administration dans vos zones de juridictions afin de nous permettre de bien fonctionner ».

 

Le deuxième vice président de l'ANE, a quant à lui attiré l’attention des préfets et maires sur la vigilance qui doit les caractériser durant ce moment crucial. « La vigilance du maire du 2eme arrondissement de la ville de Bangui a été abusée. Les gens ont envoyée à l’ANE la liste tronquée des membres du comité de démembrement de cet arrondissement. L’ANE s’en est rendue compte et a écarté les usurpateurs. Soyez vigilants », a-t-il conseillé à leurs invités.

 

Certains maires et préfets se sont dits touchés par la démarche innovante et se disent prêts à s’associer à l’initiative qui selon eux, ouvrira la voix à des élections libres, transparentes et crédibles, telles que souhaitées par le peuple centrafricain et la communauté internationale.

 

L’Autorité Nationale des Elections a déjà sillonné 12 préfectures sur 16 que compte la République Centrafricaine. Elle a également installée ses démembrements dans trois préfectures du pays. Elle s’achemine ainsi peu à peu vers les élections prévues pour juin-juillet 2015./

 

 Naim-Kaelin ZAMANE

Lu pour vous : Centrafrique: L’ANE rencontre les Préfets et les Maires pour discuter du processus électoral

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 11:50

 

 

http://www.45enord.ca  par Jacques N. Godbout le 19 décembre 2014 à 0:01.

 

Quelques jours après la tenue d’une cérémonie de réconciliation sous l’égide des Nations unies (ONU) et un mois avant le Forum de réconciliation qui doit se tenir en janvier 2015 à Bangui, la Croix-Rouge rapporte qu’au moins 28 personnes ont été tuées lors d’affrontements entre combattants musulmans et chrétiens à Mbres au centre de République centrafricaine.

 

Cinq jours auparavant, avait eu lieu une cérémonie de réconciliation organisée sous l’égide de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricain (MINUSCA) «entre les Séléka et les anti-balaka» afin de «promouvoir la fin des hostilités et entamer des relations pacifiques».

 

L’espoir de paix de la population de Mbrès a été vite déçu lorsque, mardi, les combats ont éclaté quand un milicien chrétien a été tué par une grenade possiblement lancée par un groupe de musulmans, selon un pasteur de cette ville du centre du pays.

 

Les affrontements ont pris de l’intensité quand des combattants chrétiens ont contre-attaqué et que des membres d’une ancienne alliance rebelle musulmane sont arrivés d’une ville voisine et ont sauté dans la mêlée.

 

Des dizaines de personnes ont aussi été blessées et des centaines d’autres ont fui la ville maintenant déserte pour se mettre en sécurité.

 

Selon un représentant de la Croix-Rouge, quelque 70 maisons ont aussi été incendiées.

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a rappelé pour sa part que la MINUSCA «a pour mandat de protéger, sans préjudice de la responsabilité principale des autorités de transition, la population civile du risque d’atteinte à l’intégrité physique, dans les limites de ses moyens et de ses zones de déploiement, notamment grâce à des patrouilles actives ».

Le Conseil a aussi réitéré son appel à toutes les parties et tous les protagonistes, notamment les dirigeants de l’ex-Séléka et des groupes anti-Balaka ainsi que de tous les autres groupes armés, « de déposer immédiatement et définitivement les armes, de libérer tous les enfants qu’ils ont enrôlés et d’emprunter la voie du dialogue, seul moyen viable d’arriver à une réconciliation et une paix durables et condition essentielle de la mise en œuvre effective du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ».

 

En outre, le Conseil de sécurité de l’ONU appelle les autorités de transition en République centrafricaine à hâter les préparatifs du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale qui doit se tenir en janvier 2015 et à accélérer les préparatifs des élections présidentielles et législatives qui doivent se tenir au plus tard en août 2015.

 

Les violences confessionnelles ont fait quelque 5000 morts en République centrafricaine au cours de la dernière année.

Centrafrique : les violences ne cessent pas malgré les appels à la réconciliation

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 23:49

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 18.12.2014 à 11h03

 

Quelques jours après la tenue, sous l'égide des Nations unies (ONU), d'une cérémonie de réconciliation qui avait redonné un espoir de paix à la population de Mbrès, une ville du centre de la République centrafricaine, au moins 28 personnes ont été tuées lors d'affrontements entre groupes armés.

 

« De violents affrontements ont éclaté mardi dans le centre de Mbrès entre des éléments anti-balaka et des ex-Séléka », a expliqué jeudi 18 décembre sous couvert d'anonymat un responsable de la gendarmerie. « On dénombre déjà au moins 28 morts et plusieurs dizaines de blessés d'après un bilan provisoire de la Croix-Rouge locale », a-t-il ajouté. Parmi les victimes figure un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

Selon la même source, les affrontements entre miliciens majoritairement chrétiens et des ex-rebelles Séléka à dominante musulmane se sont poursuivis mercredi, faisant fuir des centaines d'habitants terrorisés dans la brousse. Jeudi matin, les anti-balaka étaient « retranchés dans les hauteurs de Mbrès et dans les grottes, tandis que les ex-Séléka contrôlent le centre où ils dictent leur loi ». Ces combattants appartiennent à la faction Unité du peuple centrafricain du « général » Ali Ndarass. « La situation reste tendue jeudi matin », a ajouté le responsable de la gendarmerie, faisant état de « quelques tirs sporadiques ».

 

ESPOIR DE PAIX

 

Cette flambée de violence meurtrière est survenue cinq jours après la cérémonie de réconciliation organisée sous l'égide de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricain (Minusca) « entre les Séléka et les anti-balaka » afin de « promouvoir la fin des hostilités et entamer des relations pacifiques », a rapporté une source des forces internationales.

 

La région de Mbrès a déjà été le théâtre d'attaques des deux groupes armés dans les mois précédents.

 

Les autorités administratives de Mbrès ont depuis quitté la localité et se trouvent pour la plupart à Bangui, attendant une normalisation de la situation.

 

 

 

La Centrafrique déplore ses morts

 

http://www.bbc.co.uk 

 

Jeannette Dethoua, ministre de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique, de la Promotion de la Culture Civique centrafricaine déplore les affrontements qui ont eu lieu mardi entre les groupes anti-Balaka et ex-Séléka et qui ont fait 28 morts.

 

Les affrontements entre certains groupes musulmans et chrétiens ont éclaté dans la ville de Mbrés, dans le centre du pays, et se sont poursuivis jeudi.

 

Un responsable de la Croix-Rouge a déclaré que quelque 70 maisons ont été brûlées.

 

L’ONU avait pourtant organisé une cérémonie de réconciliation entre les deux camps.

 

Les deux parties se sont mutuellement accusées d’être à l’origine des violences.

 

Jeannette Dethoua estime qu'il faut davantage sensibiliser les groupes armés.

 

Des milliers de personnes ont été tuées cette année, victimes de violences interconfessionnelles.

 

Le rythme des combats a néanmoins ralenti depuis le cessez-le-feu décrété en juillet dernier.

République centrafricaine : nouvelles violences malgré les espoirs de paix
République centrafricaine : nouvelles violences malgré les espoirs de paix

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 22:42

 

 

 

18/12/2014 à 13:05 Par Mathieu Olivier Jeune Afrique

 

Les jours du camp de déplacés de l'aéroport de Mpoko sont-ils comptés ? Du côté de la Minusca ou du gouvernement centrafricain, l'installation dérange et les acteurs humanitaires sont priés de trouver rapidement une solution de rechange. Quel avenir pour les 20 000 déplacés qui y vivent ?

 

Enquête.

 

C'est l'un des plus grands camps de déplacés de Centrafrique. Le site de Mpoko, du nom de l'aéroport de Bangui, est au centre des débats en cette fin d'année 2014. Accueillant toujours un peu plus de 20 000 personnes, contre 100 000 il y a un an et 60 000 en juin, il pourrait fermer ses portes prochainement, avant la prochaine réunion du Groupe international de contact (GIC) qui se tiendra en février 2015.

 

Le camp de Mpoko accueille 20 000 personnes, contre 100 000 il y a un an.

 

La sécurité de l'installation y reste en effet précaire et des personnes n'hésitent pas à traverser les pistes pour se rendre d'un quartier à l'autre. Alors que l'Agence française de développement (AFD) a prévu la construction d'un mur autour de l'enceinte pour contenir ces va et viens, la Minusca, de son côté, presse dans le sens de la fermeture ou de la réorganisation du camp afin de construire, notamment, un parking pour accueillir les avions cargos de sa flotte. 

 

L'AFD et la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) ont octroyé à la Centrafrique deux subventions de plus de neuf millions d’euros destinées au projet d’extension et de modernisation de l’aéroport international mis en service en 1967. D'où la nécessité de vider plusieurs zones, cinq sur onze, les plus proches des aires de parking, de décollage et d'atterrissage, occupées par des déplacés. Voire d'évacuer complétement le site. Problème : les 20 000 personnes encore prises en charge font partie des plus démunis de la capitale.

 

Quel avenir pour cette population ? C'est la question que se posent actuellement les acteurs humanitaires de la capitale centrafricaine, en particulier le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et l'ONG Premières urgences-Aide médicale internationale (PU-AMI), gestionnaire du site de Mpoko. Jeune Afrique fait le point sur les solutions qui se dessinent.

 

Le retour dans les quartiers d'origine

 

"La priorité est d’accompagner les personnes déplacées afin qu’elles puissent rentrer chez elles ou accéder à d’autres formes de solutions durables, à condition que la situation sécuritaire le permette", explique Orianne Bataille, coordinatrice du Haut-commissariat aux réfugiés à Bangui.

60% des déplacés de Mpoko viennent du 3e arrondissement de Bangui.

 

Sur le site de l’aéroport de Mpoko, quelque 60% des déplacés ont déclaré être originaires du 3e arrondissement. Or celui-ci reste l'un des quartiers de la capitale où la situation est la plus tendue, notamment au niveau du kilomètre 5, où des affrontements ont régulièrement lieu entre milice d'auto-défense et forces de maintien de l'ordre.

 

Début octobre, un officier pakistanais de la Minusca a été tué et huit autres Casques bleus ont été blessés dans une embuscade alors que des miliciens anti-balakas et une partie de la population musulmane du PK5 s'étaient affrontés pendant près de trois jours. Ces événements avaient d'ailleurs poussé certains anciens déplacés à se réfugier une nouvelle fois dans des zones proches de l'aéroport.

 

 Aujourd'hui encore, si 88% des déplacés de Mpoko souhaiteraient à terme retourner chez eux, selon une étude du Danish Refugees Council (DRC), la plupart d'entre eux sont encore effrayés. Et pour cause, outre l'insécurité, en particulier nocturne, ils n'ont tout simplement pas de quoi reconstruire leur demeure ou relancer une activité professionnelle, que 85% des déplacés de Bangui déclarent avoir interrompue. "Il faudrait que Sangaris et/ou la Minusca sécurisent les quartiers pour permettre aux humanitaires d'intervenir au niveau de la reconstruction et de la cohésion sociale", explique une source proche du dossier à Bangui.

 

Des évaluations ont toutefois déjà été lancées dans certains quartiers, notamment par des équipes de PU-AMI, et des projets de reconstruction sont à l'étude par endroit, sous le contrôle d'Ocha. "Plusieurs projets d’appui au retour dans les quartiers, comprenant des activités de reconstruction de maisons, de soutien à la reprise des activités économiques, des programmes de cohésion sociale et du soutien psychosocial vont démarrer dans les semaines qui viennent", confie le HCR.

 

L'alternative Avicom

 

L'option d'un nouveau camp baptisé Avicom est longtemps restée secrète, même si, dès août, le gouvernement et les forces internationales avaient identifié le site. Ce n'est que début décembre que la ministre des Affaires sociales, Eugénie Yarafa, l'a évoquée après une visite à l'aéroport de Mpoko. L'idée : déplacer les personnes prises en charge dans un quartier qui ne pertubera pas l'activité de l'aéroport, et de la Minusca, qui l'utilise pour recevoir son matériel.

 

"Le gouvernement a réquisitionné à cet effet le terrain Avicom, situé dans le quartier Catin, dans la commune de Bimbo pour une période d’un an renouvelable un an", explique Oriane Bataille. "Néanmoins de nombreux défis demeurent pour sécuriser la zone et aménager le site", ajoute-t-elle. "Le problème de ce site, outre qu'il ne comporte aucune infrastructure et qu'il va falloir tout mettre en place à grands frais, est que la sécurité n'y est pas assurée, notamment parce que les groupes anti-balaka de Mpoko ne s'entendent pas du tout avec ceux du quartier d'Avicom", confie un connaisseur du dossier.

 

Un aménageur de site a été identifié et un budget est en cours de montage mais le projet ne semble recueillir ni l'approbation des humanitaires, ni celle des déplacés de Mpoko, qui ne souhaitent pas y être transférés, confie-t-on au HCR. Le 5 décembre, la ministre des Affaires sociales estimait que les déplacés ne pouvant pas rentrer dans leur quartier d'origine seraient relocalisées dans le camp Avicom. Toutefois, la décision n'a pas encore été définitivement prise et les négociations se poursuivent entre HCR, ONG et pouvoirs publics.

 

Vers une solution mixte ?

 

Comme l'a bien compris Eugénie Yarafa, du fait de la situation sécuritaire de leurs arrondissements d'origine, le retour des déplacés ne pourra se faire en quelques semaines. À tel point qu'au sein des acteurs humanitaires, le délai de début 2015 passe pour difficilement tenable, au vu des actions de reconstruction et de développement à mettre en place.

 

Entre un camp Avicom coûteux en infrastructures et des retours difficiles sur le court terme, une solution intermédiaire pourrait émerger. L'idée : organiser le retour d'une partie des déplacés vers les quartiers les plus sécurisés et réaménager le camp de l'aéroport, ce qui présenterait l'avantage d'être moins coûteux et moins risqué que la solution dite Avicom.

 

Le site de Mpoko est en effet passé de 100 000 à 20 000 bénéficiaires en un an, du fait des retours, des déplacements vers l'extérieur de Bangui ou de prises en charge par des familles d'accueil, certaines zones s'étant mécaniquement libérées. Il pourrait ainsi s'agir de déplacer la population occupant les zones destinées aux travaux vers celles inoccupées. Dans un délai aussi court que celui évoqué par le gouvernement centrafricain, cette troisième voie ne manque pas d'intérêt.

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Par Mathieu OLIVIER


 

Lu pour vous : Centrafrique : quel avenir pour les déplacés du camp de Mpoko ?
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