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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:00

 

 

 

 

AU SECOURS DES IDEES                                                                    

 

Nommé le 10 août, premier ministre, Mahamat Kamoun a annoncé, vendredi 22 août, la formation d’un nouveau gouvernement de large ouverture, comptant 31 ministres contre une vingtaine, dans le précédent, conduit par André Nzapayéké. La nouvelle équipe intègre, à peu près, tous les profils de la scène politique centrafricaine actuelle : société civile, partis politiques, groupes armés, chrétiens, musulmans, animistes.

 

Douze membres du gouvernement sortant, ont retrouvé une place dans le nouveau cabinet. Les ministres des Affaires étrangères, des Postes, de l’Economie, de la Fonction publique, de l’Education, du Commerce, et de la Santé, restent inchangés.

 

Cinq membres de l’ancienne équipe se voient attribuer de nouveaux portefeuilles, à l’instar d’Aristide Sokambi, issu de la société civile et ancien titulaire de l’Administration du territoire, qui devient nouveau ministre de la Défense.

 

Dix-neuf nouvelles personnalités font leur entrée au gouvernement, dont le général de gendarmerie, Thierry-Marie Métinkoué, nouveau ministre à la Sécurité.

 

Les rebelles de l’ex-coalition Séléka obtiennent trois portefeuilles, avec l’Elevage (Mahamat Tahib Yacoub), les Transports (Arnaud Djoubaye Abazène) et les Postes et Télécommunications (Abdallah Kadre Hassane). Ils sont entrés au gouvernement après un accord du président de Séléka, l’ancien président de la transition, Michel Djotodia.

 

Armel Ningatoloum Sayo, un commandant du mouvement Révolution et Justice (rébellion armée active dans le Nord-Ouest), a, quant à lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

Des voix se sont élevées, et non des moindres, pour contester, non seulement, la nomination de Mahamat Kamoun, au poste de premier ministre, mais aussi, celle de l’ensemble de son gouvernement. Il en est, par exemple, du deuxième vice-président de l’ex-Séléka, le général Dhaffane, qui « se donne le droit de reconsidérer les engagements pris au Forum de Brazzaville », organisé du 21 au 23 juillet, sous l’égide du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine.

 

Une partie de la société civile représentée par Joseph Bindoumi, président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, fait savoir, de son côté, que « des personnalités se réclamant de la société civile (et faisant partie du gouvernement) n’ont pas été choisies par la société civile ». Il en est de même de l’ancienne majorité du président, François Bozizé, renversé, en mars 2013, par l’ex-Séléka : « Nous n’avons rien contre Mahamat Kamoun, mais il fut directeur de cabinet de l’ancien président Michel Dotodia (qui avait renversé François Bozizé le 24 mars 2013) qui a laissé un passé plein de mauvais souvenirs au peuple », a déclaré Mohamed Bengué Bossin, porte-parole de la coalition GPP-RTL qui regroupe l’ancienne majorité du président François Bozizé.

 

Bref, il y a beaucoup de mécontents. Y compris l’AFDT  (Alliance des forces démocratiques pour la transition) qui demande le retrait de sa représentante, du gouvernement.  La coupe est pleine.

 

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza pouvait-elle satisfaire tout le monde ? Quand on voit l’état de délabrement du pays et la hargne que mettent les groupes armés ou non à le détruire, malgré l’implication des forces politiques et militaires internationales, on donne raison à la présidente, qui s’est donné du temps, trois semaines, pour consulter, avant de désigner de façon « discrétionnaire » son premier ministre, et sortir l’équipe gouvernementale.

 

Pour diriger le Centrafrique, de nos jours, il faudrait une sacrée dose de caractère. Catherine Samba-Panza n’est peut-être pas (encore) une professionnelle de la politique, mais elle peut être considérée comme une « dame de fer ». Seule devant l’histoire, elle a fait son choix en toute responsabilité, et l’assume devant ses compatriotes : « Il faut donner l’occasion au nouveau premier ministre de faire ses preuves », au lieu de continuer à chercher à « déstabiliser la transition ».

 

Face à trop d’intérêts en jeu, dans ce pays tiraillé de tous les côtés, Catherine Samba-Panza vient de dicter son choix, qu’elle estime conforme aux (seuls) intérêts de son pays, actuellement, en lambeaux. C’est une litote. Exit le candidat du médiateur. Celui du président en exercice de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) n’a qu’à se préparer pour la prochaine élection présidentielle, tout comme celui de la France, qu’on disait avoir un très bon profil. C’est à Madame Panza de désigner un premier ministre. Point final. Ce pouvoir lui a été donné en janvier, à N’Djamena, par les chefs d’Etat de la sous-région. Ne revenons pas là-dessus. Donnons-lui, plutôt, les moyens d’abréger cette transition qui n’a que trop duré.

 

Ce sera, donc, Kamoun jusqu’à l’élection présidentielle de février 2015.

 

Sans tarder, il faut se (re)mettre au travail car le temps presse, tout en ayant à l’esprit, que la communauté internationale fait, déjà, beaucoup pour aider le pays, mais qu’elle ne sera pas, éternellement, derrière lui si ses fils et filles continuent de refuser de prendre son destin en main.

 

AFRIQUEDUCATION n° 398 - Du 1er au 15 septembre 2014 - www.afriqueeducation.com

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : CATHERINE SAMBA-PANZA EST-ELLE COURAGEUSE OU SUICIDAIRE ? Par Paul TEDGA

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 15:59

 

 

 

 

 

Par Le Nouvel Observateur   30-08-2014 à 13h46

 

À l'occasion du festival Visa pour l'image de Perpignan, le photojournaliste Michaël Zumstein revient sur ses reportages en Centrafrique.

 

Photojournaliste franco-suisse spécialiste du continent africain, Michaël Zumstein a couvert ces dernières années plusieurs conflits de la Centrafrique à la Côte d’Ivoire en passant par le Mali et la République démocratique du Congo.

 

Pour sa 26édition, le festival Visa pour l’image de Perpignan expose ses photos sur le conflit centrafricain dans une série intitulée "De terreur et de larmes." Un reportage au long cours de plusieurs mois, commencé début septembre 2013, à l’aube de la lutte armée qui allait opposer la Séléka, mouvement rebelle à majorité musulmane, et les anti-balaka, milices chrétiennes d’autodéfense.

 

De la formation des milices aux multiples exactions commises par les deux camps, le photographe a suivi toutes les évolutions du conflit dont la teneur religieuse se profilait. Avec Cyril Bensimon, journaliste au "Monde", ils étaient parmi les premiers reporters sur place. Michaël Zumstein raconte au "Nouvel Observateur" les conditions de travail dans lesquelles il a opéré en Centrafrique et la difficulté pour les photojournalistes de vendre leurs images. Interview.

 

Pourquoi un festival de photojournalisme comme Visa pour l’image est important ?

- La production de l’information est de plus en plus rapide, on est dans l’instantanéité. Le festival Visa offre une histoire de l’actualité sur la longueur, avec la possibilité de montrer la quasi-intégralité des photos du reportage. C’est un temps de répit où le long récit est roi. Pour des sujets complexes, comme la guerre en Centrafrique, le festival permet aussi de mettre en avant le travail des photojournalistes qui, à part lors d’enlèvements ou de meurtres, sont assez peu mis en avant.

 

C’est le moment d’une compréhension du monde, l’occasion de prendre le temps d’expliquer notre travail et les conditions de réalisation d’un sujet.


Certains journaux spécialisés publient encore des photoreportages, mais c’est un public restreint. Avec le festival Visa, plus de 200.000 personnes peuvent y accéder gratuitement.

 

Quand vous prenez une scène violente en photo, comme en Centrafrique avec les machettes, ne craignez-vous pas que cela se retourne contre vous, en tant que témoin ?

 

- Ceux qui commettent ce genre d’exactions savent très bien qu’il y a des journalistes autour d’eux. On est souvent proches de la scène de violence. En tant que Blancs, avec des appareils photos professionnels, on est très vite repérables, surtout si on ne travaille pas au téléobjectif. À partir du moment où l’on n’est pas chassé directement, c’est qu’il y a une permission implicite.

 

Le plus important est de faire attention que les scènes ne se produisent pas à cause des journalistes présents. J’ai connu des situations où des membres de groupes armés nous disaient : "Venez, venez, on a coincé un musulman, vous allez voir ce qu’on va lui faire." C’est de la manipulation pure et dure dans ce cas-là. Le photographe ne doit pas céder à la tentation de l’image facile. Le groupe de photojournalistes dans lequel j’étais a toujours refusé de participer à ce genre de scène. C’est une ligne à ne surtout pas franchir.

 

La crise du photojournalisme vous pousse-t-elle à rechercher des photos plus trash ?

 

- Non, je ne suis pas en quête de photos sanglantes. L’ultra-violence détourne parfois la vision de l’ensemble et enlève le côté narratif au récit que l’on donne à voir. Au contraire, on redouble de prudence avec ce genre d’images "trash". Le sang n’est pas la preuve que la photo est bonne.

 

Surtout, il ne faut pas oublier qu’en zone de conflit, les différents camps veulent manipuler l’information pour se mettre en valeur, intimider l’adversaire et tirer profit de la couverture des médias. Cela fait partie de la propagande des groupes armés."

 

En Centrafrique, au début de la crise, on voyageait avec un chauffeur musulman et un fixeur [accompagnateur, NDLR] chrétien, puis on alternait. Mais après plusieurs semaines de combats, il était difficile d’aller dans un quartier chrétien, avec un chauffeur de confession musulmane, et vice-versa. Or, pour traiter l’actualité, c’est essentiel d’aller dans les deux camps et trouver un équilibre dans la réception de l’information. On recoupe toujours les renseignements qu’on nous donne avec les ONG, les émissaires de l’ONU sur place pour être certain que nos photographies correspondent à la situation. Lors de mes 11 semaines de reportage pour "Le Monde", j’ai pu me rendre partout et passer d’un camp à l’autre dans la même heure.

 

Il y a des photos très violentes que j’ai demandé au journal de ne pas diffuser. Soit parce que je n’avais pas les moyens de vérifier les circonstances de la mort de la personne, soit parce que l’image ne donnait pas plus d’information qu’une mort brutale.

 

Ces photos peuvent-elles servir à expliquer autre chose que l’instant ?

 

- Prendre ces photos est important pour un travail d’archive. L’ambition du photojournaliste est aussi de documenter, de s’inscrire dans l’Histoire. Je me souviens d’une image très dure d’une personne morte qui allait être émasculée, à 100 mètres de la porte d’entrée des forces françaises. Garder cette image est primordial pour savoir comment la France réagira quand on lui demandera de faire le bilan de l’intervention.

 

Quels changements avez-vous observés dans le secteur du photojournalisme ?

 

Au niveau de la production de photos, on a moins d’espace qu’il y a 20 ans par exemple. Quand j’étais plus jeune, j’arrivais à trouver des journaux pour publier mes reportages et raconter des histoires.

 

L’avantage aujourd’hui est qu’avec la baisse des prix des billets d’avion et le développement des moyens de communication, il est plus facile de se pré-positionner sur le terrain quand on sent une actualité. Par exemple en Centrafrique, des relais m’avaient parlé de tensions qui existaient dans le pays. J’y suis allé avant que cela n’explose, ce qui m’a donné la possibilité de nouer des contacts, de comprendre les enjeux géopolitiques et de faire du repérage.

 

Le danger avec ces facilités d’accès au terrain, c’est l’arrivée de jeunes reporters inexpérimentés sur des zones conflictuelles où le risque est démultiplié.

 

En République centrafricaine, j’ai vu des jeunes photographes qui travaillaient dans des conditions dramatiques sans gilet pare-balles, sans assurances, sans média derrière eux, ni même une agence pour distribuer leurs photos."

 

Ils n’avaient pas de voiture, ou alors un vieux taxi qu’il fallait pousser pour faire démarrer ; imaginez quand il faut prendre la fuite pour échapper à une horde de rebelles armés de machettes. L’équipe de photojournalistes professionnels sur place leur a dit de partir. Le danger pour les jeunes photographes c’est de vouloir aller trop vite, trop loin, trop fort.

 

L'indication "Presse" peut-il faire des journalistes une cible, plutôt qu’une protection ?

 

Oui, cela peut arriver. On est toujours des proies potentielles dans une zone de conflit. C’est le grand mythe de tuer le messager plutôt que l’ennemi.

 

Propos recueillis par Tancrède Bonora

 

Michaël Zumstein commente deux de ses photos pour "Le Nouvel Observateur" :

 

"Ci-dessus, une photo que j’ai faite lors de mon premier voyage, en septembre 2013. À l’époque, on ne les appelait pas encore les anti-balaka, c’était encore des groupes d’autodéfense villageois, armés de carabines, qui essayaient de se défendre de la Séléka au pouvoir.

 

Puis quand le rapport de force s’est inversé, à partir de janvier 2014, ces mêmes milices chrétiennes ont commencé à faire aux musulmans ce que la Séléka leur avait fait subir : pillage, viol, destruction de villages. Cette photo prend maintenant des airs de tableau inquiétant car ces hommes sont devenus les maîtres officieux des routes centrafricaines. Au début, la population civile chrétienne les acclamait, maintenant c’est terminé car ils rançonnent tout le monde sur la route (chrétiens et musulmans). Ce sont devenus des grands brigands."

 

"Après l’attaque ratée de Bangui, le 5 décembre 2013, par les miliciens anti-balaka, pour prendre la ville et faire tomber le pouvoir de la Séléka, les miliciens chrétiens se cachaient dans les faubourgs. Ici, nous les trouvons presque par hasard dans une école désaffectée où ils nous proposent d’assister à un cours d’instruction militaire.

 

Alignés en rang comme dans une classe normale, les "élèves" sont venus à l’école avec leurs armes : machettes, gourdins cloutées et couteaux. Ils répondent aux questions de l’instructeur militaire et tachent de faire bonne figure devant le photographe.

 

Quelques semaines plus tard, ce sont ces mêmes hommes qui terroriseront les populations musulmanes et les forceront à quitter un pays qui était pourtant le leur."

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE. "Le sang n’est pas la preuve que la photo est bonne"
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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 13:52

 

 

 

 

 

30/08/2014 à 13:00 (AFP)

 

Au moins onze personnes ont été tuées dans de violents affrontements survenus mercredi et jeudi dans la région de Bambari, dans le centre-est de la Centrafrique, entre Peuls armés et miliciens anti-balaka, a indiqué à l'AFP une source au sein de la force africaine Misca.

 

"Au moins onze personnes, en majorité des Peuls, ont été tuées et plusieurs autres blessées dans de violents affrontements qui ont éclaté mercredi et jeudi dans le village de Ngakobo", a déclaré cette source sous couvert d'anonymat.

 

Ces combats ont opposé des Peuls armés et des individus armés se réclamant des milices anti-balaka à majorité chrétienne, selon la même source.

 

"Il s'agit d'un bilan provisoire, parce que des heurts sont signalés entre les deux camps dans des villages des environs où l'on parle aussi d'incendie et de destructions de maisons, de pillages et autres exactions", a ajouté la même source.



"Les affrontements semblent se poursuivre encore, car les Peuls armés sont à la recherche des anti-balaka dans la zone", selon cette source.

Centrafrique : 11 morts dans des affrontements

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 13:28

 

 

 

 

 

http://mondafrique.com/    PAR XAVIER MONNIER - Publié le 30 Août, 2014

 

Mails, virements, hommes de l'ombre, enquêtes privées et paradis fiscal. Sept ans après la plus grande OPA de l'histoire du géant nucléaire français, la manoeuvre a tourné au fiasco. Deux milliards de perte au moins. Et le dossier irradie encore, de France jusqu'en Centrafrique.

 

C'est un puzzle dont les pièces ont été éparpillées. Au fil du temps, elles ont même été enrichies, remplacées, détournées, déplacées à travers le monde.  Entre Europe, Amériques, Afrique et leurs paradis au climat fiscal bien tempéré, leurs coffres-forts inviolables et leurs transactions frappées du sceau du secret bancaire. 

 

Trésor centrafricain

 

Sept ans après le rachat d'Uramin, société canadienne immatriculée aux îles Vierges Britanniques, par Areva à l'occasion de la plus grosse OPA de l'histoire du géant nucléaire (et public) français, quelques éléments refont surface, nourrissant le trouble sur les modalités de l'opération. Son but. Ses bénéficiaires. Venues d'Afrique du Sud, de Centrafrique, du Canada ou bien sûr de France, ces empreintes, froides, marquent un terrain largement miné. Que ce soit sur le plan politique, économique ou diplomatique. 

 

Les enquêtes de Bakchich, au cours des dernières semaines, ont révélé certains de ces éléments. Par exemple : le virement d'Areva au trésor centrafricain pour solder le différent fiscal autour du rachat d'Uramin. Si le versement du géant français, via l'un de ses comptes londoniens, a bien été effectué, les finances centrafricaines en ont été délestées… Que cette manne ait été détournée par le clan Bozizé, alors au pouvoir en Centrafrique, et serve maintenant à financer la rébellion dans un pays où les soldats français sont embourbés n'est pas une hypothèse invraisemblable...

 

Les coquilles d'Areva

 

Les étranges caviardages des documents transmis par Areva à l'Agence des participations de l'Etat pour valider l'achat d'Uramin intriguent également. Non seulement l'opération a été finalisée durant l'entre-deux tours de la présidentielle de 2007, mais encore les bémols avancés par les experts miniers d'Areva quant aux capacités d'Uramin n'ont pas été soumis à l'appréciation de la puissance publique. Ni même l'étonnante – et très impressionnante - hausse du cours d'Uramin, 6 mois avant son rachat : de quelques centaines de millions de dollars fin décembre 2006, son prix s'est envolé, en juin 2007 à 2,5 milliard de dollars. L'investissement s'est révélé d'autant plus ruineux que le marché de l'uranium s'est effondré après la catastrophe de Fukushima, obligeant Areva à provisionner 2 milliards d'euros de pertes, principalement sur Uramin. Les mines acquises en Namibie et en Centrafrique, difficilement exploitables, ne sauraient être rentables qu'avec un marché de l'uranium au plus haut. Un pari risqué, tenté et perdu par Anne Lauvergeon. A dessein?

 

De la France à l'Afrique, un fort accent belge

 

C'est le soupçon qui plane depuis 2007 sur le dossier, et que ni le rapport Ricol en 2010, ni les missions d'information parlementaires de 2012, ni les audits effectués la même année, ni même les enquêtes privées diligentées par Areva, ne sont parvenus à éteindre : celle aussi, sur laquelle planche la brigade financière parisienne, saisie par le parquet national financier après une alerte, en avril 2014, de la Cour des comptes. Sept ans après les faits, la justice a ouvert une enquête préliminaire pour «présentation ou publication de comptes inexacts ou infidèles »« diffusion d'informations fausses ou trompeuses »« faux et usage de faux ». Des premières perquisitions ont été réalisées au sein même d'Areva et aux domiciles de ses anciens dirigeants - d'Anne Lauvergeon (présidente) et son époux Olivier Fric à Sébastien de Montessus (directeur de Mines) en passant par Daniel Wouters (vice-président, et grand exécutant de l'achat d'Uramin) - préalable fort peu urbain mais nécessaire avant une audition en bonne et due forme, à laquelle le dernier nommé a déjà goûté. 

 

Au coeur des interrogations des policiers, le CV dudit Wouters. Financier belge, spécialiste des opérations minières et levées de fonds liées à l'Afrique, il jouit d'un épais carnet d'adresses qui lui a permis de rapidement rebondir, après son départ d'Areva… dans la nouvelle structure créée par les anciens d'Uramin. Encore plus troublant, en 2008, pas peu fiers de la culbute qu'ils avaient réalisée, les fondateurs de la boîte publient un livre, A team enriched, où ils écrivent que le secret le mieux gardé d'Areva consiste en la personne qui a embauché Wouters au sein du géant français.

 

Cv et mails, les actes gratuits de M. Lauvergeon

 

Le secret a été partiellement éventé. Le mari d'Anne Lauvergeon a placidementexpliqué qu'il avait, en avril 2006, transmis le CV de Wouters dont l'embauche serait actée que six mois plus tard. « A l'époque, beaucoup de "mercenaires" des mines ont postulé, se rappelle un proche d'Atomic Anne. Mais elle voulait un vrai financier spécialiste des mines, pas un broker. Elle s'en est ouvert à son mari, qui connaît mieux les milieux de l'Est que l'Afrique. Mais un de ses amis travaillait avec Wouters sur une levée de fonds sur la plus gros cimenterie africaine. Il lui a transmis le dossier, sans le suivre». L'acte, gratuit, s'est transformé après le fiasco Uramin, en élément à charge. Que des pièces saisies lors des récentes visites policières sont venues alourdir.

 

Notamment un mail, dévoilé par L'Obs, sur lequel Bakchich a également mis la main, et que nous publions ici dans son intégralité.

 

A première vue, ce courriel, un rien crypté, a de quoi indisposer Olivier Fric, qui a toujours nié s'être mêlé des affaires d'Areva, malgré le cas Wouters et son rôle de conseiller des financiers d'UAG, l'un des partenaires d'Areva en Namibie.

 

Bakouma, un gisement très prisé

 

Surtout, le mail concerne l'un des épisodes les plus complexes du dossier Uramin dans la «très touchy» Centrafrique. Autour du gisement de Bakouma, racheté à prix d'or par Areva, deux parcelles connexes ont été acquises par Saif Durbar et Richard Odonko, proches conseillers de Bozizé, et regroupés dans la société Uranio. Or, sans ces terrains, impossible de lancer une exploitation de Bakouma. Ce verrou a longtemps pesé sur les négociations entre Areva et la Centrafrique… jusqu'à l'incarcération de Durbar, en France, après sa condamnation à cinq ans de prison dans un (très vieux) dossier d'escroquerie. Étrangement, l'homme d'affaires indopakistanais bénéficiera après seulement quelques mois d'une libération conditionnelle : Uranio, elle, disparaîtra…

 

«Rigsby, qui est cité dans le mail, était le trustee de Durbar», peste un proche de l'ancien vice-ministre des affaires étrangères de Centrafrique. « Il a essayé de le trahir en vendant ses part dans son dos». Sans succès. Si Robert Kissin, spécialiste comme Fric des marchés de l'Est en général et épinglé par Wikileaks pour son rôle dans une affaire de corruption au Kazakhstan, assure à Bakchich ne pas se souvenir du dossier, les proches de M. Lauvergeon s'en rappellent fort bien.

 

«Olivier Fric est connu par tous les milieux financiers parce qu'il bosse là dedans depuis 30 ans. Il a reçu 5 propositions d'émissaires d'Uranio, avant et après ce mail. Il a transmis à qui de droit, c'est à dire Montessus, c'est tout. Sans donner suite». Ni succès.

«Dans l'affaire, Durbar a tout perdu », décrit un proche de l'homme d'affaires indopakistanais. « Les permis d'Uranio ont été annulés entre 2010 et 2011, avant d'être accordé à une joint-venture créé fin 2009 entre Areva et Georges Forrest». 

 

Ancien consul honoraire de France et de Belgique au Katanga, Georges Forrest, considéré comme l'un des plus influents miniers d'Afrique australe, avait notamment prêté à Patrick Balkany son avion privé, lors des tournées africaines du maire de Levallois. Selon Le Point, il a même émis virement de 5 millions de dollars sur un compte singapourien, dont le bénéficiaire final serait l'élu sarkozyste.

Encore une pièce dans un puzzle des plus radioactifs…

Lu pour vous : Areva, le puzzle d’Uramin
Lu pour vous : Areva, le puzzle d’Uramin

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 11:54

 

 

 

 

 

                 M.L.P.C

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

 

Justice – Liberté – Travail

 

 Membre de l’Internationale Socialiste

 

                                                                                                                                         

 Bureau Politique

Secrétariat Général

 

                                               

Décision n°          / 14

Portant  suspension d’une camarade membre

de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA)

 

 

Le Bureau Politique

 

Vu les Statuts et Règlement  Intérieur du Parti ;

 

Vu le procès – verbal de la réunion statutaire du Bureau Politique en date du 27  Août 2014.

 

Décide

 

Article 1er : La camarade  Jeannette  DETHOUA, vice Présidente de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA), est suspendue de toute activité du Parti conformément à l’article 72 alinéa 2 du Règlement Intérieur jusqu’au prochain Conseil Politique National (CPN).

 

Motifs : - Inobservation de la ligne politique du Parti (article 69 alinéa 1 du

                Règlement Intérieur) ;

              - Refus d’exécuter les décisions et directives émanant  du Bureau Politique

                (Article 71 alinéa 1 du Règlement Intérieur) ;

 

Article 2 : La présente décision qui prend effet pour compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée  partout où besoin sera.

 

 

                                                       Fait à Bangui, le

 

 

                                 Le Président

 

                            Martin  ZIGUELE

Ampliations

 

-C.C.A

-Tous les organes du Parti                         

-AFDT

                    

Pour refus de démission du gouvernement Kamoun, Mme Jeannette Déthoua est sanctionnée par le MLPC
Pour refus de démission du gouvernement Kamoun, Mme Jeannette Déthoua est sanctionnée par le MLPC

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 11:50

 

 

 

 

Cinq millions de Centrafricains

Ont vaincu les agresseurs

Victoire pour le combat pour nos terres!

 

                                                                    1

 

Le peuple Bantou gagne toujours!

Victoire contre les agresseurs

De la Centrafrique

                                                                   2

 

Nos mères se nommaient, elles

Mandapu, Zara, Yalama

Pourquoi  les séparer?

                                                                    3

 

Durant les combats bientôt, ils

Accourent à Birao, Ndélé à Djalé

Pourquoi recruter les enfants?

                                                                    4

 

Ne confondons pas les cultures!

L’adolescent était un combattant

Pourquoi maintenant est-il devant

Les mitrailleuses pour tuer les gens?

                                                                  5

 

Faca Anti-Balaka l’armée centrafrique

Victorieuse est rendue fantôme

L’adolescent Guy Moquet de France

A dix- sept ans ,  fusillé par les allemands

Il est de nos frères dans l’esprit

Ancien de la Résistance

                                                                 7

 

Le Général De Gaulle mena

Au meilleur de son pays

Uni par l’espérance des

Nourritures

                                                               8

 

La victoire des centrafricains

La souffrance des enfants femmes

Hommes est humiliée

Pourquoi?

                                                              9

 

Cinq millions de combattants

Humiliés après la victoire

Notre victoire centrafricains!

Ils nous traitent en mendiants

                                                             10

 

D’un coup de talon de soulier sur le

Dos de la populationvictorieuse

Ils n’ont pas de regard sur elle

Ils accourent les bandits laids

Je vends tout!

 

                                                                 11

 

Ils accourent du refuge de leurs

Maîtres-partenaires leur cervelle

S’entre égorger

Ils n’ont jamais rien fait sur terre

Que se prostituer

                                                                12

 

Je vends tout intermédiaire

Nègre blanc de croyances franco-china

Qui égorgent  les gens

Je prends tout

Je vends toute appartenance à la

Race centrafricaine d’est en ouest

 

                                                             13

 

Ils trahissent le peuple de la victoire

Femmes hommes enfants qui sont

Cinq millions dans le Silence

La résistance réduite au silence

Sans espérance des nourritures

Pourquoi?

 

                                                              14

 

D’un coup de talon d’un saut sur le dos

Ils n’ont jamais rien fait sur terre

Que copier, ils se disputent les postes

De dévorer la cervelle la tête du peuple

 

                                                               15

 

Cinq millions de centrafricains

Ont vaincu les agresseurs

 Ils n’ont  rien fait que le bruit du fusil

Et les crimes contre l’Humanité

Il reste Elle, la victoire sur

Cette terre patrimoine sacré

                                                                16

Cinq millions de champs

Côte à côte pèle- mêle

Nos chants entendent

Accourir les bandits laids

Ils entendent voler les terres, tout

                                                                  17

Des hommes victorieux  tous ces bandits

Minou miaou font des esclaves

Et des mendiants affamés en vain

                                                                 18

Cinq millions de champs

Centrafricains bantous font l’homme

Femmes enfants adolescents

Avec le chant d’un fusil

Libre Centrafrique

 

Attention grands colonialistes

Miaou minou voleurs petits bandits

 

29 août 2014

 

Bamboté Makombo

Cinq millions de Centrafricains,  Ont vaincu les agresseurs par Bambote Makombo

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:54

 

 

 

 

 

vendredi 29 août 2014  par Agence de Presse Africaine (© APA)

 

Les examens du baccalauréat centrafricain qui étaient prévus lundi et mardi prochains ont été reportés, a annoncé la ministre de l’Education nationale et de l’enseignement technique, Mme Gisèle Bédan, dans un communiqué publié ce vendredi.

 

’’La date des épreuves écrites du baccalauréat de la session de septembre 2014 prévues le 1er septembre pour l’enseignement technique et le 2 septembre pour l’enseignement général, est reportée’’, a indiqué Mme Bédan, soulignant que ce report est dû à des problèmes techniques.

 

’’Des nouvelles dates seront communiquées dès la résolution des problèmes techniques à l’origine de ce report’’, a-t-elle ajouté.

 

De son côté, le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves de Centrafrique (FNAPEC) se dit étonné. ‘’C’est maintenant que je suis informé par la radio comme tout autre centrafricain’’, a-t-il affirmé avant d’ajouter : ‘’pour l’heure je ne puis me prononcer. Le bureau va se réunir demain et on va voir clair sur ce report et prendre position’’.

 

Les sujet des épreuves écrites du baccalauréat centrafricain, session du septembre 2014, dont 6073 candidats sont concernés ont été sélectionnées depuis le 10 juillet dernier par trois ministres du gouvernement Nzapayéké.

Centrafrique : Report des examens du Baccalauréat

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:45

 

 

 

 

 


Trois laboratoires publics français annoncent avoir découvert une molécule très prometteuse qui pourrait s'avérer efficace pour enrayer l'évolution de la maladie d'Alzheimer. Le donécopride a été testé avec succès "in vitro" mais aussi sur des souris qui auraient retrouvé, grâce à elle, la mémoire.


"Il faut être très prudent, ce n'est pas encore un médicament", a déclaré à Reuters le professeur Patrick Dallemagne, directeur du Centre d'études et de recherche sur le médicament de Normandie (CERMN), à Caen.

 

La nouveauté, c'est que le donécopride ne vise plus une seule mais plusieurs cibles moléculaires impliquées dans cette maladie, pour laquelle de nombreux essais cliniques ont échoué jusqu'à présent.


"La molécule exerce plusieurs actions, pour lutter contre les symptômes et pour enrayer l'évolution de la maladie. Or, les médicaments actuels ne font que pallier les symptômes, on n'est pas dans un effet curatif", explique le chercheur.


Plusieurs centaines de millions

Le donécopride n'est pour l'instant qu'un prototype et il faudrait passer aux essais cliniques pour qu'il devienne un médicament, ce qui implique la recherche de partenaires industriels capables d'investir de 800 millions à un milliard d'euros.

"Il y a encore beaucoup de travail pour arriver à des tests cliniques chez l'homme. On a besoin d'un transfert de technologie, ce n'est pas la recherche publique qui peut financer ça", explique Patrick Dallemagne.


Test sur les souris

 

Pour vérifier l'effet de la molécule sur des souris, les chercheurs ont utilisé des tests qui exploitent l'attirance du rongeur pour les nouveaux objets. "On va pouvoir juger de sa mémoire de travail", explique le directeur du CERMN, dont l'étude a été publiée cette semaine dans la revue scientifique américaine PNAS.

 

Dans un premier temps, les chercheurs ont employé des molécules détériorant la mémoire de la souris pour, ensuite, lui administrer le donécopride, ce qui leur a permis de vérifier que leur mémoire s'améliorait. D'autres tests ont été effectués sur des souris transgéniques présentant des troubles assez proches d'Alzheimer.

Le coût de la maladie d'Alzheimer, forme la plus commune de démence sénile, est évalué à 604 milliards de dollars chaque année au niveau mondial. Elle concerne actuellement 44 millions de personnes et ce nombre devrait être multiplié par trois d'ici 2050, estime l'association Alzheimer's Disease International.



(ats / 29.08.2014 21h04) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=512498 

Découverte d'une molécule prometteuse contre Alzheimer

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:09

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 29/08/14 - L’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Louis Michel, a dit vendredi à Bangui sa foi en la capacité des Centrafricains à surmonter la crise qu’ils traversent en privilégiant ‘’le dialogue national’’ dans l’optique d’arriver à l’organisation d’élections libres.

 

''Le dialogue national doit avoir lieu normalement à la fin d'année et je crois que si ce dialogue national réussit et si les Centrafricains prennent vraiment leur destin à bras le corps et se sentent concernés par cette dynamique, rien ne s'oppose que les élections aient lieu'', a dit Louis Michel au sortir d'une audience avec Catherine Samba-Panza, au palais de la renaissance à Bangui.

 

''J'ai rencontré une présidente avec des idées claires, avec un cap, avec une stratégie'', a-t-il affirmé, tout en reconnaissant avoir réceptionné le cahier de charges des besoins financiers pour la relance de l'administration centrafricaine, la réhabilitation du système scolaire, la restauration de l'autorité de l'Etat.

 

''J'ai rassuré la présidente de transition du soutien de l'OIF et du secrétaire général Abdou Diouf. Je l’ai aussi rassuré du soutien tchadien, M. Idriss Deby Itno qui a bien insisté que la communauté internationale continue à la soutenir'', a dit M. Michel, en visite de travail dans les pays de la CEMAC.

 

Au cours de l'audience, la présidente de la transition lui a présenté les derniers progrès enregistrés en termes sécuritaire grâce aux forces étrangères déployées en Centrafrique, au plan économique avec la contribution des partenaires au développement et en matière de relance de l'administration.

 

Elle lui a aussi expliqué les raisons l'ayant poussé à nommer au poste de Premier ministre, Mahamat Kamoun.

Louis Michel optimiste en l'avenir de la RCA

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 17:21

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 29/08/14 - La présidente de la Transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza a exhorté au travail les membres du nouveau Gouvernement centrafricain dirigé par le Premier ministre, Kamoun Mahamat, avant d’avertir qu’elle procédera à une évaluation de leurs actions au bout de trois mois et que ceux qui n’auront répondu aux attentes placées en eux ‘’seront remerciés’’.

 

''Le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois. Ceux qui n'auront pas démontré leur capacité à diriger un département ministériel seront remerciés'', a notamment dit Catherine Samba-Panza, dans un message d'orientation au gouvernement Kamoun, lors du premier Conseil des ministres tenu jeudi au palais de la renaissance à Bangui.

 

''La tâche de chaque membre du gouvernement, a-t-elle ajouté, est lourde au regard des nombreuses attentes de la population. Comme vous le savez, tout est prioritaire et par conséquent il n'y aura pas de période de grâce pour les membres du gouvernement''.

 

Parlant des priorités du Gouvernement Kamoun, Catherine Samba-Panza a énuméré la poursuite de la mise en application de la feuille de route telle qu'elle a été adoptée par le Conseil national de transition.

 

A ce propos, elle a cité ‘'la sécurité, l'action humanitaire, la restauration de l'autorité de l'Etat sur toute l'étendue du territoire, la relance de la machine économique et administrative, la mobilisation des ressources internes ainsi que le processus électoral''.

 

Selon Mme Samba-Panza, les priorités du gouvernement Kamoun portent aussi sur les conclusions du forum de Brazzaville qui devraient mener à l'organisation dans les seize préfectures de la Centrafrique à des consultations relatives à la réconciliation nationale et la tenue du dialogue national.

 

''La mise en œuvre urgente et efficace de ces priorités nécessite un engagement patriotique et républicain de tous. J'exhorte tous les membres du gouvernement à se désengager de leur attachement partisan et autres afin de se mettre à la disposition de la république'', a-t-elle dit.

 

 

 

MESSAGE ET ORIENTATIONS DU CHEF DE L'ETAT AUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

 

Conseil des Ministres du Jeudi 28 Août 2014

 

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition,

 

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

 

Cette première séance du Conseil des Ministres est une réunion de prise de contact. Elle nous permet de faire ou refaire connaissance avec les membres du gouvernement qui viennent d'être nommés.

 

C'est surtout l'occasion pour moi de vous délivrer des orientations sur les principes devant guider vos activités dans cette phase 2 de ma transition, afin d'instaurer très vite une dynamique de travail au sein du gouvernement.

 

La tâche de chaque membre du gouvernement est lourde au regard des nombreuses attentes des populations.

 

Comme vous le savez, tout est prioritaire et par conséquent il n'y aura pas de période de grâce pour les membres du gouvernement. Les priorités définies dans la feuille de route sont relatives à la sécurité, la situation humanitaire, la restauration de l'autorité de I'Etat, Ia relance de la machine économique et administrative, la mobilisation des ressources internes et le processus électoral. Nous devons poursuivre cette feuille de route telle qu'adoptée par le Conseil National de Transition.

 

Depuis le Forum de Brazzaville il faut y adjoindre l'organisation dans les 16 préfectures des consultations relatives à la réconciliation nationale et la tenue du dialogue national.

 

La mise en oeuvre urgente et efficace de ces priorités nécessite un engagement patriotique et républicain de tous. J'exhorte tous les membres du Gouvernement de se désengager de leur attachement partisan et autres, afin de se mettre à la disposition de la République en signant un pacte républicain dès leur prise de fonction.

 

Ce gouvernement de combat et d'action auquel vous appartenez doit être une équipe cohérente et solidaire, sous l'autorité du Premier Ministre, Chef du Gouvernement un gouvernement capable de redonner espoir au peuple centrafricain.

 

Il s'ensuit que vos actions doivent être concrètes et visibles. Ce sont ces actions que la majorité de la population de notre pâys attend dans le silence.

 

Vous devez prendre en compte ces attentes et chercher à les traduire dans la réalité  de tous les jours. Les actions gouvernementales doivent avoir un impact sur la vie de Ia population en termes de satisfaction de leurs besoins.

 

La population doit ressentir les actions du gouvernement pour que nous méritions le soutien populaire.

 

Au cours des mois précédents, de nombreuses critiques ont porté sur un déficit de communication sur les actions des autorités de la transition. La communication devra être assurée au quotidien sur des sujets maîtrisés afin de rassurer la population et la communauté internationale sur nos actions. A cet effet, J'attache du prix à la diffusion régulière des comptes rendus des Conseils des Ministres.

 

Monsieur le Premier Ministre. Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

 

Dans le contexte actuel où les défis à relever sont encore nombreux, vous devez être les hommes et les femmes capables de relever p^t des actions concrètes ces défis. Vous devez tout mettre en oeuvre pour mobiliser les ressources propres. Il nous a souvent été reproché la faible capacité d'absorption de l'aide extérieure et la non exploitation des opportunités existantes pour mobiliser des ressources additionnelles lJn accent particulier sera mis sur la reprise réelle des activités agricoles, commerciales, minières et forestières.

 

La situation de la trésorerie devra être une préoccupation permanente du gouvernement avec compte rendu régulier au Conseil des Ministres.

 

Il nous faut également réduire de manière drastique le train de vie de l'Etat en étant particulièrement rigoureux sur les missions à l'extérieur qui devront faire l'objet de rapport au Conseil des Ministres. A ce sujet, toute autorisation de mission devra obtenir l'avis préalable du Chef de l'Etat.

 

Je vous invite à plus de vigilance et vous exhorte à maintenir la cohésion au sein des instances dirigeantes de la Transition.

 

Dans le gouvernement passé, il m'a été donné de constater des relations conflictuelles entre la Présidence de la République et le Gouvernement de la Transition. Il doit y avoir une parfaite collaboration et une certaine syne6'ie entre les deux institutions pour relever les défis énormes dont le pays fait face.

 

Le Cabinet présidentiel est 1à pour m'assister dans la conduite de la politique de la Nation et le maintien du fonctionnement régulier des institutions. Sa mission est donc de servir de courroie de transmission entre le gouvernement et moi à travers l'intervention des conseillers auprès de la Primature et des départements ministériels pour recueillir des informations pour m'éclairer.

 

Ces interventions ne doivent être considérées comme source de frustration.

 

Les membres du gouvernement doivent donner une bonne image de leur fonction et un bon exemple d'hommes et de femmes d'Etat dans leur comportement.

 

La question du secret de délibération des conseils de cabinet et de Ministre est importante. Les membres du gouvernement sont astreints à l'obligation de réserve pour éviter la divulgation des secrets d'Etat préjudiciable au sérieux de l'action gouvernementale.

 

Dans l'esprit du forum de Brazzaville, j'ai veillé à ce que Ie caractère inclusif de ce gouvernement soit respecté, efl y incluant les principales entités représentatives des Forces Vives de notre pays, et en mettant urr accent sur l'équilibre régional. I1 fallait également avoir une administration avec des départements et des structures légères pouvant répondre aux attentes de la population.

 

Dans cet esprit, nous avons créé une trentaine de départements ministériels, au lieu des 20 précédents.

 

Nous avons conscience des impératifs de réorganisation au sein de certains départements et des difficultés logistiques que cela devra entrainer. Pour la plupart, le cadre organique devra être entièrement revu. La gestion rigoureuse des structures et du personnel s'impose donc. Il y a lieu d'être prudents dans la gestion des hommes, dans les nominations. Il faut éviter de grands bouleversements en utilisant les cadres disponibles avant d'envisager le recours à d'autres compétences. Le Premier Ministre et moi-même apporteront l'appui nécessaire au fonctionnement de vos départements dans les limites des moyens disponibles.

 

Les chefs de Département devront mettre un accent particulier sur la reprise effective du travail, le respect des horaires de travail et sur la propreté des bâtiments administratifs et édifices publics.

 

Pour finir, le travail de tous les membres du gouvernement sera évalué au bout de trois mois. Ceux qui n'auront pâs démontré leur capacité de diriger un département ministériel seront remerciés. D'ores et déjà, mettons-nous résolument au travail..

 

Je vous remercie.

 

Catherine Samba-Panza menace de licenciement les ministres incapables

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