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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 00:36

 

 

http://www.afrik.com/  DIMANCHE 1ER MAI 2016 / PAR ADRIEN SEYES

 

Dans quelques jours, les députés centrafricains, fraîchement élus à l’issue d’un interminable processus électoral, et auxquels s’ajouteront une dizaine d’autres suite aux élections législatives partielles organisées le 13 mai prochain, seront convoqués en session extraordinaire de l’Assemblée nationale afin de mettre en place leur bureau et surtout élire leur président, la deuxième personnalité la plus importante de l’Etat dans l’ordre protocolaire. A cette occasion, pléthore de candidats sont en lice, dont certains présentent un profil pour le moins douteux…

 

De sources sûres, Martin Ziguélé, arrivé quatrième lors de la dernière élection présidentielle et élu député de Bocaranga 3 dans l’Ouham-Pendé dès le premier tour des élections législatives, devrait se porter candidat au perchoir. L’homme, qui jouit d’une crédibilité importante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, est, semble-t-il, le mieux placé pour pouvoir emporter le poste. « Une majorité de députés est prête à lui faire confiance », nous confie l’un de ses pairs, élu indépendant de la préfecture de Basse-Kotto, l’une des seize que compte le pays. « Touadéra et Ziguélé, c’est le meilleur ticket pour garantir l’avenir de la Centrafrique », ajoute-t-il. De fait, si l’on considère les critères de compétence, d’expérience, de probité et de représentativité, Ziguélé semble en effet être le mieux placé pour accéder à ce poste si convoité.

 

Son ex-rival, Anicet Georges Dologuélé, président de l’URCA et candidat malheureux du second tour de l’élection présidentielle, qui a peiné pour se faire élire député de Bocaranga 1 lors d’un second tour de scrutin particulièrement disputé, a semble-t-il fait son deuil de ses ambitions d’être élu président de l’Assemblée nationale. Faute de majorité suffisante. Il entend désormais se positionner comme leader de l’opposition. Selon l’un de ses proches, il briguerait en parallèle la tête d’une institution économique et financière sous-régionale.

 

Autre potentiel candidat dont les chances sont minces : Timoléon Mbaikoua, l’ancien ministre de François Bozizé, qui s’était également porté candidat lors de la dernière élection présidentielle avant de rallier Dologuélé au second tour. « Ses chances sont minimes, pour ne pas dire inexistantes », tranche un observateur attentif de la vie politique banguissoise, rappelant, au passage, que Mbaikoua été élu député « dans des conditions très controversées à Paoua 2 ».

 

Autre candidat malheureux à la Présidentielle à vouloir briguer lui aussi le perchoir, Karim Meckassoua, l’ancien ministre de François Bozizé, élu député de la 1ère circonscription du troisième arrondissement de Bangui. Selon des informations recueillies auprès de ses proches, ce dernier, stipendié par un pays voisin, aurait aidé financièrement un grand nombre de candidats indépendants aux Législatives, notamment ceux de l’UNDP de Michel Amine, afin de se constituer un vivier d’obligés à l’occasion de l’élection au perchoir de l’Assemblée nationale. Un pari hasardeux puisque que Michel Amine a, lui, demandé à ce que tous les députés de l’UNDP votent en faveur de Martin Ziguélé.

 

L’ancienne ministre et députée de Markounda, Emilie Béatrice Epaye, a, elle aussi, l’intention de se porter candidate – sous étiquette indépendante – au perchoir. Une décision qu’elle justifie par « la nécessité de voir une femme diriger une des institutions les plus importantes du pays ». Place aux femmes donc, mais pas sûr toutefois que ce slogan rencontre un large écho auprès de ses pairs après la gestion, jugée calamiteuse, de la Transition par Catherine Samba-Panza, une femme elle aussi issue à l’origine de la société civile. En réalité, les chances d’Emilie Béatrice Epaye d’être portée à la tête de l’Assemblée nationale sont très minces.

 

On prête également à Augustin Agou, un homme d’affaires, élu député indépendant du 1er arrondissement de Bangui, l’intention de briguer le perchoir de l’unique chambre centrafricaine des représentants. Mais c’est surtout le cas du repris de justice Jean Symphorien Mapenzi qui est préoccupant. Cet instituteur de formation, affilié au KNK, qui a longtemps secondé François Bozizé comme « pasteur » à la tête de la secte du « Christianisme céleste », a été jeté en prison pour le détournement de 1 500 000 FCFA au détriment de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Elu député de Bimbo, il raconte à qui veut l’entendre, qu’il est lui aussi candidat au perchoir avec l’aval et le soutien financier du Président Touadéra qui, pour l’occasion, aurait mis à sa disposition une forte somme d’argent afin qu’il puisse « acheter » le vote d’un nombre suffisant de députés. « Peu crédible », rétorque notre analyste politique. « On a beaucoup de mal à croire que le tout nouveau Président Faustin Archange Touadéra puisse accorder la moindre once de confiance à Jean Symphorien Mapenzi au point de lui donner autant d’argent, comme le prétend l’intéressé, pour se faire élire à la présidence de l’Assemblée ». Quoi qu’il en soit, l’hypothétique élection au perchoir de Jean Symphorien Mapenzi sonnerait sans doute le glas du renouveau centrafricain, tel que prôné par le Président Touadéra lui-même, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

 

Autre personnage sulfureux à guigner la présidence de l’Assemblée nationale, Jean Michel Mandaba. Cet ancien ministre de la Santé de François Bozizé, fraichement élu député de Bamingui, « n’est ni plus ni qu’un repris de justice, à l’instar de Mapenzi, impliqué dans une affaire de vol de voitures à l’étranger et revendues à Bangui. Une affaire non réglée à ce jour », note un député de la préfecture de l’Ombella-M’Poko, située dans le sud-est du pays. Pour beaucoup cependant, l’obstination de Michel Mandaba à être tour à tour candidat à la Présidentielle et aux Législatives ne peut être comprise autrement que comme une volonté obstinée de rechercher une protection immunitaire face à des poursuites judiciaires désormais certaines. « Cette candidature est à rejeter absolument si l’on veut donner aux Centrafricains le signal d’un nouveau départ ».

 

En République centrafricaine (RCA), la présidence de l’Assemblée nationale est – on le voit – particulièrement convoitée. Elle fera sans conteste l’objet d’une âpre bataille, dont l’issue sera connue dans les prochains jours. Elle constitue d’ores et déjà un premier test décisif pour le nouveau Président Touadéra, qui en sera le grand électeur. Et suivant le choix de la personnalité retenue pour occuper le poste, elle permettra de juger des chances de la Centrafrique de sortir, ou non, de l’ornière à plus ou moins long terme.

 

Lu pour vous : Centrafrique : qui pour présider l’Assemblée nationale ?
Centrafrique-Presse.com
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 00:19
Nouvelles nationales sur APA et BBC Afrique
Nouvelles nationales sur APA et BBC Afrique
Nouvelles nationales sur APA et BBC Afrique

 

 

600 millions FCFA des USA pour lutter contre les violences en RCA

 

30/04/16 (APA)

 

Les Etats-Unis vont accorder une aide de 600 millions de FCFA à la République Centrafricaine en guise d’appui à la lutte contre les violences et à un meilleur accès à la justice pour les citoyens centrafricains, a annoncé, jeudi à Bangui, Jeffrey Hawkins.

 

L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique s’exprimait lors de la présentation par l’Association du barreau américain de son bilan d’un an de ses activités de lutte contre les violences basées sur le genre en Centrafrique.

 

La cérémonie s’est tenue en présence notamment du sous-secrétaire d’Etat adjoint américain au bureau de la démocratie, droits de l’homme et du travail, Steffen Feldstein, qui effectue une visite à Bangui.

 

A cette occasion, l’Association du barreau américain (ABA) a révélé avoir en moins d’un an enregistré dans clinique située à Bimbo, une banlieue de Bangui, au moins 73 cas des violences basées sur le genre (VBG).

 

Par ailleurs, souligne ABA, sa clinique a dispensé des conseils à 73 personnes victimes de violences basées sur le genre, sans oublier qu’il y a eu 50 cas de poursuites judiciaires et 15 jugements rendus en faveur des victimes.

 

D’autres victimes ont opté pour les plaintes et ABA les a appuyées, renseigne l’ONG américaine.

 

 

Les musiciens centrafricains organisent un concert en hommage à Papa Wemba 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2016-05-01 16:48:54 - Les musiciens centrafricains organisent ce dimanche soir au centre de Bangui un grand concert à la mémoire de l’artiste congolais Papa Wemba décédé le week-end précédent lors du Festival des musiques urbaines d'Anoumabo, d’Abidjan en Côte d’Ivoire.


L'orchestre Canon Star de Bangui et les musiciens centrafricains qui ont côtoyés le défunt Papa Wemba vont se produire à l'occasion.


Il faut noter aussi que beaucoup de Banguissois connaissent Papa Wemba car il est venu en Centrafrique en 2012 et y a organisé un défilé des Sapeurs qui a regroupé des Centrafricains.


Le concert de ce dimanche soir s'ajoute au livre de condoléances ouvert à l'ambassade de la RDCongo en Centrafrique où beaucoup de personnalités centrafricaines s'y sont rendus pour rédiger un mot en la mémoire de l'illustre disparu.

Papa Wemba a fait un duo avec Idyle Mamba une chanteuse centrafricaine avec qui ils ont chanté sur l'opération Sangaris lancée par la France en 2013 en pleine crise centrafricaine. 

Les obsèques officielles du défunt chanteur musicien congolais auront lieu à Kinshasa mercredi. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=852202#sthash.YO9DGjjw.dpuf

 

 

La fête du travail célébrée sous le signe de l'austérité en Centrafrique         

 

APA- Bangui(Centrafrique) 2016-05-01 13:19:00 La fête du travail a été célébrée ce dimanche en Centrafrique spis le signe de l’austérité à cause des difficultés économiques dans lesquelles le pays est plongé depuis trois ans suite au conflit qu’il a vécu.


Cependant les décorations ont plu dans le pays. 16 des 23 nouveaux membres du gouvernement ont été décorés au palais de la Renaissance par le Président Faustin Archange Touadéra dans la matinée du dimanche.

Ceux-ci sont ensuite descendus sur l'avenue des Martyrs pour décorer des milliers des travailleurs dans les différents ordres honorifiques du pays. 

Il faut ajouter également la veille que le Ministre de la Fonction Publique et du Travail Abdoulaye Hassan avait demandé aux travailleurs de redoubler d'efforts pour permettre à la RCA de relever son niveau économique afin de se développer.

Il leur a conseillé de travailler dans la cohésion et l'amour afin de tourner la page des divisions qui ont existé dans le pays.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=852213#sthash.1qhXGO4p.dpuf

 

 

RCA : les meilleurs travailleurs décorés

 

http://www.bbc.com/  1er mai 2016 De Notre Correspondant à Bangui Max Allaroum

 

Plus d'un millier de travailleurs centrafricains, public et privé, ont été décorés ce 1er mai à Bangui par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

 

La célébration de la Fête du travail a été présidée par le nouveau chef du gouvernement, et cette journée a eu la spécificité de marquer le ton d'un nouvel élan de travail dans ce pays qui sort d'une longue période de léthargie et où tout est à reconstruire.

 

Par catégorie, les travailleurs concernés par cette distinction ont reçu tour à tour leurs décorations allant de la médaille de Commandeur aux médailles d'or, puis de mérite agricole et commercial.

 

Un grand moment de réjouissances pour les heureux récipiendaires comme le docteur Eugène Kanga. Ce médecin chef du district sanitaire de Bossembele depuis neuf ans s'est vu décerné une médaille d'or. Il s'est montré fier de la distinction : "Je demanderai à tous les Centrafricains de faire comme moi pour mériter un jour d'avaoir une médaille ", a t-il déclaré.

 

Par contre dans les rues, beaucoup d'habitants de Bangui se sont montrés sceptiques quant à la qualité du travail des fonctionnaires et agents de l'Etat. Certains citoyens reprochent aux fonctionnaires de ne pas être ponctuels au bureau.

 

La Centrafrique a traversé une crise pendant ces trois dernières années et la crise a eu des conséquences fatales pour le secteur du travail. L'Union syndicale des travailleurs de Centrafrique, USTC souhaite une réflexion approfondie à différents niveaux pour résorber le chômage par exemple.

 

Noël Ramadan, le secrétaire général adjoint de l'USTC, souhaite que le secteur privé s'implique davantage dans les créations d'emplois.

 

Changement de style, depuis sa prise de fonction, le nouveau chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji multiplie des visites inopinées dans des administrations publiques. Par cette démarche, il encourage le personnel à se remettre véritablement au travail.

Centrafrique-Presse.com
1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 23:43
Lancement du média Info Centrafrique

 

 

Par Thierry Barbaut - Expert Afrique & Nouvelles Technologies -

 

http://www.info-afrique.com/  1 mai 2016

 

Afin de mieux couvrir les pays le groupe Info Afrique lance le média Internet Info Centrafrique

http://www.info-centrafrique.com/

 

Info Centrafrique regroupe une équipe de journalistes, d’experts de l’Afrique Centrale et une communauté de la diaspora dans le monde entier.

 

L’objectif est de communiquer librement sur le développement de ce pays au cœur de l’Afrique Centrale. Un pays dont les trois dernières années furent complexes mais avec l’arrivée du nouveau président Faustin Archange Touadéra il nous semble évident que c’est une nouvelle Centrafrique qui apparait sur l’échiquier Africain.


Un pays riche en ressources avec une population qui ne demande que la paix et la voie du développement.

 

Un nouveau site pour une nouvelle Centrafrique

 

Un média internet, moderne, rapide et qui s’affiche parfaitement sur portable, tablette et surtout mobile avec des chiffres d’audience qui prouvent qu’aujourd’hui 60% des internautes sont sur Smartphones !

 

Retrouvez-nous sur Info-Centrafrique.com


Et sur la page Info Centrafrique Facebook

 

Thierry Barbaut et Crispin Dembassa-Kette

Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 22:52

 

NOTE D’INFORMATION

 

SÉCURITÉ : LES FORCES INTERNATIONALES RESTENT AUX CÔTÉS DE LA CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 29 avril 2016 – Les forces internationales réitèrent leur disponibilité à maintenir leur soutien sécuritaire à la Centrafrique, a indiqué vendredi le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, à l’issue d’un exercice militaire conjoint entre la Force de la MINUSCA et l’opération Sangaris, auquel a assisté le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 

L’exercice conjoint, baptisé «Bamara » (le lion en Sango), avait pour but de montrer la capacité opérationnelle de la MINUSCA à surveiller l’espace aérien centrafricain et à appuyer les troupes au sol. Deux avions de combat français Rafale ainsi que deux hélicoptères d’attaque MI35 et une unité terrestre de la MINUSCA ont pris part à cet exercice. 

 

«C’est cela le sens de notre engagement. Vous êtes entourés de toute la communauté internationale et nous sommes à vos côtés », a dit Onanga-Anyanga dans une courte déclaration à l’adresse des autorités centrafricaines.

 

Pour l’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, l’exercice  militaire est un signal fort à l’endroit de ceux qui tenteront de perturber la paix dans le pays, après le départ de la force Sangaris. « La France continuera à travailler avec la Minusca, à la sécurité de la Centrafrique de manière concrète et efficace », a affirmé le diplomate français.

 

Le président Touadéra, qui était accompagné du premier ministre et d’autres membres du Gouvernement a qualifié l’exercice « Bamara » de succès et remercié « la force Sangaris et la MINUSCA, pour leur engagement aux côtés du peuple centrafricain ». Il a aussi affirmé les moyens promis par la MINUSCA et Sangaris, pourraient également être sollicités pour faire face à toutes les menaces des groupes armés sur la population. 

 

 

Gros coup de com': le tandem Sangaris/Minusca fait son show aérien

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/  29.04.2016

 

La Minusca montre le muscle en Centrafrique. Et Sangaris veut démontrer qu'il reste au coin de la rue, juste en cas de besoin. Notre correspondant, Anthony Fouchard, était sur place, près de Bangui, pour un show très chaud (les photos sont de lui, sauf la première qui vient de la Minusca).

 

La Minusca a donc voulu impressionner et surtout "rassurer les autorités centrafricaine" en organisant l'opération Bamara qui signifie "le lion" en sango, la langue locale. Une manière de prouver que l'Onu pouvait assurer les missions aériennes que Sangaris effectuaient jusqu'à alors. Des missions que les hélicoptères d'attaques MI-35 pilotés par des casques bleus sénégalais ont déjà commencé à remplir depuis l'investiture. Les Tigre français ont passé le relais aux MI-35 et devraient quitter la Centrafrique au mois de mai (même si aucune date n'est officiellement fixée).

 

A Damara, l'objectif était donc double : prouver que l'Onu avait les capacités requises pour sécuriser le territoire et montrer que la France restait au côté de la Minusca. On a donc vu des MI-8 onusiens frayer avec des Fennec et des Puma français.

 

L'opération de communication a débuté avec le passage de deux Rafale venus du Tchad, qui ont effectué un show of presence à 1500 mètre d'altitude avant de montrer les dents avec un show of force en descendant à 500 mètres d'altitude et activant la pot combustion dans un vacarme assourdissant pour "impressionner l'ennemi" (fictif et simulé par 3 pick-up).

 

La France ne se désengage donc pas totalement de Centrafrique. Surtout que c'est un lieutenant-colonel français détaché au sein de l'état-major de la Minusca qui coordonnera toutes les opérations aériennes pour l'Onu. Le lieutenant-colonel Lelièvre explique que l'objectif est bien "d'afficher une réponse graduée face aux ennemis, d'abord en montrant la puissance des appareils, puis si l'attitude hostile persiste, en détruisant les cibles".

 

Après la démonstration des Rafale, les MI-35 sont entrés en action en simulant la neutralisation de la colonne de véhicule ennemi, avant que les troupes burundaises ne procèdent à l'intervention au sol.

Lu pour vous : Gros coup de com': le tandem Sangaris/Minusca fait son show aérien
Lu pour vous : Gros coup de com': le tandem Sangaris/Minusca fait son show aérien
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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 17:47
Émissions spéciales de RFI à Bangui

 

Vendredi 29 avril 2016

 

 

« APPELS SUR L’ACTUALITÉ »

 

Juan Gomez enregistre deux émissions dans la capitale centrafricaine et reçoit notamment le Président de la République Centrafricaine.

 

Lundi 2 mai 2016, à 8h10 TU, avec :

 

Mohamed Moussa DHAFFANE

Un des fondateurs de la Séléka

 

Sébastien WÉNÉZOUI

Coordinateur adjoint des anti-Balakas

 

Bruno Hyacinthe GBIEGBA

Avocat, défenseur des droits de l’homme

 

Après trois années de violences intercommunautaires, comment réussir le processus de réconciliation nationale ?

 

Mardi 3 mai 2016, à 8h10 TU, avec :

 

Faustin-Archange TOUADÉRA

 

Président de la Centrafrique

 

Le nouveau président centrafricain, investi le 30 mars dernier, répond aux questions du public et des auditeurs portant sur les nombreux défis à relever pour reconstruire la Centrafrique. Quelles sont leurs attentes ? Quelles sont ses priorités ?

 

Juan-Gomez-PETIT-FORMAT

 

A propos d’« Appels sur l’Actualité »

Du lundi au vendredi à 8h10 TU, au micro de Juan Gomez, c’est le rendez-vous interactif des auditeurs de RFI qui réagissent à l’antenne sur l’actualité internationale, africaine et française et posent leurs questions à la rédaction.

 

 

Pour (ré) écouter l'émission :

 

http://www.rfi.fr/emission/appels-actualite

 

Contact presse :

 

Anthony Ravera, Responsable presse Tél. +33 (0) 1 84 22 93 85 / +33 (0) 6 60 14 94 39 – anthony.ravera@rfi.fr

Kevin Colin, Attaché presse : Tél. +33 (0) 1 84 22 73 16 / +33 (0) 6 33 69 21 72 – kevin.colin@rfi.fr

 

 

 

Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 16:36
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La famille Patassé fait fermer la maison de la presse et des journalistes

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 AVRIL 2016

 

BANGUI, 29 avril 2016—La maison de la presse et des journalistes a été scellée ce matin suite à la demande la famille Patassé à qui appartiendrait le bâtiment.

 

Selon nos informations, la maison de la presse et des journalistes a été fermée par un huissier de justice qui serait mandaté. Difficile de savoir d’où vient la décision. « Ce matin, on était en train de travailler quand une équipe a fait son apparition pour nous demander de quitter les lieux parce qu’elle doit procéder à la fermeture sur décision de justice. Malgré nos tentatives d’opposition, la porte a été scellée » a confié sous l’anonymat un journaliste présent lors de l’évènement.

 

La maison de la presse et des journalistes est en conflit avec la famille Patassé depuis quelques années sur le bâtiment que l’ancien président Ange Félix Patassé avait affecté aux journalistes. Il y a deux mois, l’ancienne famille présidentielle a tenté en vain de faire fermer la maison de la presse et des journalistes.

 

La famille Patassé et les responsables de la maison de la presse et des journalistes n’ont pas été joignables pour donner des précisions sur cette affaire. 

 

La maison de la presse et des journalistes est fermée alors qu’elle abrite depuis quelques jours les préparatifs de la célébration de la liberté de presse du 03 mai prochain.

 

 

Centrafrique : Armel Sayo destitué à la tête du mouvement RJ par la base

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 AVRIL 2016

 

BANGUI, 29 avril 2016—Armel Ningatoloum Sayo est destitué de la présidence du mouvement Révolution Justice (RJ) basé dans le nord du pays. La décision a été rendue publique par le chef d’Etat major dudit mouvement, Raymond Belanga que le RJDH a pu contacter. 

 

La destitution de l’ancien ministre Armel Ningatoloum Sayo se justifie, selon Raymond, par les attitudes qu’il a adoptées depuis qu’il est entré au gouvernement.  Le chef d’Etat-major de RJ a confié au RJDH que Armel Sayo a coupé les liens avec la base qui ne peut plus supporter cette situation « depuis que Monsieur Sayo est entré au gouvernement, il a pris ses distances abandonnant les éléments qui se trouvent sur le terrain. Les cadres militaires qui sont avec les éléments n’ont aucune information sur ce qui se passe, c’est pour cette raison là que la base a décidé de le démettre de la présidence du mouvement » a expliqué Raymond Belanga.

 

Dans un document remis au RJDH, la base du mouvement parle de la transformation du mouvement en parti politique sans le consentement des éléments « le mouvement RJ est transformé en parti politique dénommé OPRJ (Organisation Patriotique pour la révolution et Justice sans informer les principaux lieutenants » peut-on lire dans ledit document.

 

Le leader de RJ, Armel Sayo n’a pas été disponible pour réagir à cette destitution. Mais un de ses proches contacté par le RJDH parle d’une procédure dénuée de tout sens « c’est un groupuscule manipulé qui tente de créer le désordre mais des dispositions sont prises pour contrecarrer ce désordre » a-t-il précisé.

 

Le mouvement Révolution Justice a été crée dans le nord du pays après le coup d’Etat de la Séléka en mars 2013. Il est composé essentiellement des jeunes de la région. Ce mouvement est signataire de des accords de Brazzaville et de Bangui.

 

 

Centrafrique : 40 agents de santé et de l’Etat Civil outillés sur l’enregistrement d’acte de naissance

 

http://rjdh.org/ PAR CAROLE BYCEKOAN LE 29 AVRIL 2016

 

BANGUI, 29 avril 2016(RJDH) — 40 agents de santé et d’Etat Civil  ont mis fin  ce vendredi 29 avril 2016 à un atelier de formation sur l’enregistrement d’acte de naissance à Bangui.  Cette session de formation vise à renforcer les capacités de ces agents dans la réalisation d’acte de naissance à temps réel.

 

Jean Rody Drakand, chef de service à l’Etat-civil et de la démographie au ministère de l’Administration du Territoire,  justifie la tenue de cette formation en ces termes: « La crise qu’a connue le pays a eu des conséquences sur le bon fonctionnement de l’Etat civil. Il est  important que les structures ayant droit de faire le suivi des actes de naissance, puissent  reprendre l’équilibre perdu durant les événements ».

 

Le chef de service à l’Etat civile pense que l’Etat civil est un domaine très complexe, « nous souhaitons que les structures qui ont disparu, puissent faire le suivi dans la réalisation d’acte de naissance  car l’acte de naissance est indispensable pour la vie», a-t-il ajouté.

 

 Eléonore Kiafé Moussa, Sage-Femme à la clinique Sainte Blandine se réjouie de cette initiative, car selon elle, cette formation leur permet d’améliorer la  qualité de leur  prestation de service, « cette formation vient à point nommée, car nous savons maintenant que tout enfant né à la maternité, au domicile doit se faire déclarer dans une structure sanitaire. Désormais nous allons travailler en collaboration avec l’Etat Civil »

 

Cette session de formation fait suite à la disparition des structures ayant droit de faire le suivi des actes de naissance après la crise.

Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:53

 

 

http://www.mondafrique.com/  Par Nicolas Beau - 28 avril 2016

 

Dans une déclaration sans concessions publiée par nos confrères du site mauritanien Cridem, Linda Thomas-Greenfield, la secrétaire d’Etat américaine adjointe, dénonce les chefs d’Etat qui s’accrochent au pouvoir.

 

Cette année sera déterminante pour la démocratie en Afrique. Six pays ont déjà tenu des élections présidentielles en 2016 et onze autres se préparent à des scrutins.

 

Les dirigeants africains ont l’occasion de faire progresser la démocratie et d’ancrer leur héritage en instaurant les conditions d’une passation pacifique du pouvoir. Leurs actes seront déterminants pour l’évolution de la démocratie à travers le continent et à travers le monde.


Déjà, certains dirigeants ont envoyé le bon signal en organisant des élections libres, équitables et dans les délais appropriés. D’autres, hélas, ne se soumettent ni à la volonté populaire ni aux dispositions constitutionnelles.

 

L’année dernière, au mois de mars, les Nigérians, contre toute attente, se sont rendus aux urnes et, lors d’un scrutin étonnamment libre et crédible, ont élu un candidat de l’opposition pour la première fois de leur histoire.

 

En décembre, j’ai eu le plaisir de représenter les États-Unis lors de l’investiture du président Kaboré au Burkina Faso. Le processus électoral, largement jugé libre et équitable, a constitué un extraordinaire succès et reflète le désir de changement des Burkinabés. L’ex-président Compaoré avait conservé le pouvoir pendant 27 ans jusqu’à l’insurrection pacifique de 2014 qui avait permis au peuple de dire : « Ça suffit ! »

 

Le mois dernier, les habitants de la République centrafricaine, pays se relevant d’une guerre civile dévastatrice, ont adopté le changement démocratique et voté au cours d’une élection présidentielle pacifique. La présidente de transition a ouvert la voie à la passation des pouvoirs, le candidat vaincu a respecté le verdict des urnes et le vainqueur s’est engagé à unifier le pays.


Dans plusieurs pays en revanche, nous avons vu des dirigeants tenter dans leur propre intérêt de bafouer ou d’amender la constitution afin de rester en place. Ce sont précisément cette résistance au changement et ce manque de respect des règles qui mènent au ressentiment et à l’instabilité.

 

Prenons l’exemple du Burundi. Le président Nkurunziza a fait fi des objections de nombreux Burundais, y compris dans son propre camp, et a décidé l’an dernier de se présenter à un troisième mandat, en violation des accords d’Arusha pour la paix et la réconciliation qui ont été pendant plus d’une décennie le fondement de la stabilité. Depuis, le pays est en proie à une violence qui a fait des milliers de morts et conduit sur les routes plus de 250 000 personnes déplacées, tandis que l’économie s’effondrait en raison de l’instabilité engendrée par ces événements.

 

Pour dire les choses clairement, nous respectons le droit des citoyens d’un pays à amender leur constitution par les voies légales. Mais nous ne soutenons pas les détenteurs du pouvoir qui modifient une constitution ou bafouent des accords de paix dans l’unique but de prolonger leur mandat personnel : une telle conduite sape les institutions démocratiques et le processus démocratique.

 

 

Le président Obama a affirmé l’an dernier dans son discours historique devant l’Union africaine : « Parfois, on entend des dirigeants dire : en fait, je suis la seule personne capable de maintenir l’unité de ce pays. Si c’est vrai, alors ce leader n’a pas réussi à édifier véritablement une nation. » Les dirigeants accomplis s’attachent à encourager le développement d’une société civile solide et d’institutions aptes à soutenir des passations de pouvoir pacifiques ; voilà le chemin qui conduit à la stabilité à long terme.

 

Permettez-moi également d’afficher clairement nos positions : nous encourageons des passations de pouvoir pacifiques et régulières partout, et pas uniquement en Afrique. À vrai dire, nous sommes aux prises avec l’alternance du pouvoir ici même aux États-Unis. Notre premier président, George Washington, est à l’origine de la tradition non écrite de la limitation des mandats présidentiels, lui qui refusa de se présenter pour un troisième mandat. Le seul président américain qui ait effectué plus de deux mandats entiers est Franklin D. Roosevelt avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais cette longévité a fait naître un débat sur le bien-fondé de conserver un président en place au-delà de deux mandats, et nous avons modifié notre constitution en 1951 afin de limiter la durée de la fonction présidentielle à deux mandats.

 

De même, l’élection de Thomas Jefferson, notre troisième président, constitua la première alternance avec l’opposition, après un scrutin âprement disputé. À la fin du processus, le parti en place accepta les résultats et le président Jefferson prit les rênes de manière pacifique. Il devint l’un de nos présidents les plus brillants et les plus productifs.

 

Tout au long de notre histoire, des alternances régulières ont apporté de nouvelles idées, de nouvelles voix et de nouvelles orientations politiques qui nous ont aidés à instaurer une démocratie plus solide et plus ouverte à tous. Mes expériences en Afrique m’ont convaincue que les Africains avaient le même sentiment sur la démocratie. Le cœur de la démocratie, c’est la volonté du peuple, et le peuple a foi dans l’alternance. L’année dernière, justement, Afrobaromètre a révélé qu’une écrasante majorité des Africains sondés, 75%, se prononçait en faveur de la limitation des mandats de l’exécutif.

 

Nous espérons que davantage de dirigeants africains vont répondre à l’appel de la vie après la présidence. Je me suis récemment rendue au Centre Carter, où j’ai pu admirer le travail accompli par l’ex-président Jimmy Carter au cours des 35 années écoulées depuis son départ de la Maison-Blanche : il n’a cessé de parcourir le monde pour faire progresser les droits de l’homme, promouvoir la démocratie, instaurer la paix, éradiquer la maladie et réduire les conflits. Certains anciens présidents africains ont montré l’exemple de la meilleure manière. Festus Mogae, ex-président de la République du Botswana, s’est retiré en 2008 après deux mandats et s’est vu remettre le prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance en Afrique. Il a fondé et dirige Champions for an AIDS-Free Generation, qui regroupe d’anciens présidents et des dirigeants africains influents s’efforçant de mettre un terme à l’épidémie de sida, et mène des démarches pour faire cesser la violence au Soudan du Sud.

 

John Kufuor, ancien président de la République du Ghana, a lui aussi quitté le pouvoir en 2008 après avoir exercé deux mandats. Il a créé la fondation John Kufuor, qui s’efforce de promouvoir un leadership efficace, la bonne gouvernance et le développement socioéconomique en Afrique. D’autres exemples encore montrent qu’un ancien président peut mener une longue vie très productive.

 

Voilà le genre de leadership que nous admirons, le genre de dirigeants que méritent les Africains. Les États-Unis vont continuer à encourager des passations de pouvoir pacifiques et démocratiques en Afrique. Nous le ferons parce que nous croyons qu’elles donnent aux Africains la possibilité de profiter de la démocratie, de la paix et de la prospérité et qu’elles apportent la stabilité à tout le continent.

 

L’alternance du pouvoir a bien servi les États-Unis, et elle fera de même pour l’Afrique.

 

Cette année sera déterminante pour la démocratie en Afrique. Six pays ont déjà tenu des élections présidentielles en 2016 et onze autres se préparent à des scrutins. Les dirigeants africains ont l’occasion de faire progresser la démocratie et d’ancrer leur héritage en instaurant les conditions d’une passation pacifique du pouvoir. Leurs actes seront déterminants pour l’évolution de la démocratie à travers le continent et à travers le monde.

 

Déjà, certains dirigeants ont envoyé le bon signal en organisant des élections libres, équitables et dans les délais appropriés. D’autres, hélas, ne se soumettent ni à la volonté populaire ni aux dispositions constitutionnelles.

 

L’année dernière, au mois de mars, les Nigérians, contre toute attente, se sont rendus aux urnes et, lors d’un scrutin étonnamment libre et crédible, ont élu un candidat de l’opposition pour la première fois de leur histoire.

 

En décembre, j’ai eu le plaisir de représenter les États-Unis lors de l’investiture du président Kaboré au Burkina Faso. Le processus électoral, largement jugé libre et équitable, a constitué un extraordinaire succès et reflète le désir de changement des Burkinabés. L’ex-président Compaoré avait conservé le pouvoir pendant 27 ans jusqu’à l’insurrection pacifique de 2014 qui avait permis au peuple de dire : « Ça suffit ! »

 

Le mois dernier, les habitants de la République centrafricaine, pays se relevant d’une guerre civile dévastatrice, ont adopté le changement démocratique et voté au cours d’une élection présidentielle pacifique. La présidente de transition a ouvert la voie à la passation des pouvoirs, le candidat vaincu a respecté le verdict des urnes et le vainqueur s’est engagé à unifier le pays.

 

Dans plusieurs pays en revanche, nous avons vu des dirigeants tenter dans leur propre intérêt de bafouer ou d’amender la constitution afin de rester en place. Ce sont précisément cette résistance au changement et ce manque de respect des règles qui mènent au ressentiment et à l’instabilité.

 

Prenons l’exemple du Burundi. Le président Nkurunziza a fait fi des objections de nombreux Burundais, y compris dans son propre camp, et a décidé l’an dernier de se présenter à un troisième mandat, en violation des accords d’Arusha pour la paix et la réconciliation qui ont été pendant plus d’une décennie le fondement de la stabilité. Depuis, le pays est en proie à une violence qui a fait des milliers de morts et conduit sur les routes plus de 250 000 personnes déplacées, tandis que l’économie s’effondrait en raison de l’instabilité engendrée par ces événements.

 

Pour dire les choses clairement, nous respectons le droit des citoyens d’un pays à amender leur constitution par les voies légales. Mais nous ne soutenons pas les détenteurs du pouvoir qui modifient une constitution ou bafouent des accords de paix dans l’unique but de prolonger leur mandat personnel : une telle conduite sape les institutions démocratiques et le processus démocratique.

 

Le président Obama a affirmé l’an dernier dans son discours historique devant l’Union africaine : « Parfois, on entend des dirigeants dire : en fait, je suis la seule personne capable de maintenir l’unité de ce pays. Si c’est vrai, alors ce leader n’a pas réussi à édifier véritablement une nation. » Les dirigeants accomplis s’attachent à encourager le développement d’une société civile solide et d’institutions aptes à soutenir des passations de pouvoir pacifiques ; voilà le chemin qui conduit à la stabilité à long terme.

 

Permettez-moi également d’afficher clairement nos positions : nous encourageons des passations de pouvoir pacifiques et régulières partout, et pas uniquement en Afrique. À vrai dire, nous sommes aux prises avec l’alternance du pouvoir ici même aux États-Unis. Notre premier président, George Washington, est à l’origine de la tradition non écrite de la limitation des mandats présidentiels, lui qui refusa de se présenter pour un troisième mandat. Le seul président américain qui ait effectué plus de deux mandats entiers est Franklin D. Roosevelt avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais cette longévité a fait naître un débat sur le bien-fondé de conserver un président en place au-delà de deux mandats, et nous avons modifié notre constitution en 1951 afin de limiter la durée de la fonction présidentielle à deux mandats.

 

De même, l’élection de Thomas Jefferson, notre troisième président, constitua la première alternance avec l’opposition, après un scrutin âprement disputé. À la fin du processus, le parti en place accepta les résultats et le président Jefferson prit les rênes de manière pacifique. Il devint l’un de nos présidents les plus brillants et les plus productifs.

 

Tout au long de notre histoire, des alternances régulières ont apporté de nouvelles idées, de nouvelles voix et de nouvelles orientations politiques qui nous ont aidés à instaurer une démocratie plus solide et plus ouverte à tous. Mes expériences en Afrique m’ont convaincue que les Africains avaient le même sentiment sur la démocratie. Le cœur de la démocratie, c’est la volonté du peuple, et le peuple a foi dans l’alternance. L’année dernière, justement, Afrobaromètre a révélé qu’une écrasante majorité des Africains sondés, 75%, se prononçait en faveur de la limitation des mandats de l’exécutif.

 

Nous espérons que davantage de dirigeants africains vont répondre à l’appel de la vie après la présidence. Je me suis récemment rendue au Centre Carter, où j’ai pu admirer le travail accompli par l’ex-président Jimmy Carter au cours des 35 années écoulées depuis son départ de la Maison-Blanche : il n’a cessé de parcourir le monde pour faire progresser les droits de l’homme, promouvoir la démocratie, instaurer la paix, éradiquer la maladie et réduire les conflits. Certains anciens présidents africains ont montré l’exemple de la meilleure manière. Festus Mogae, ex-président de la République du Botswana, s’est retiré en 2008 après deux mandats et s’est vu remettre le prix Mo Ibrahim de la bonne gouvernance en Afrique. Il a fondé et dirige Champions for an AIDS-Free Generation, qui regroupe d’anciens présidents et des dirigeants africains influents s’efforçant de mettre un terme à l’épidémie de sida, et mène des démarches pour faire cesser la violence auSoudan du Sud.

 

John Kufuor, ancien président de la République du Ghana, a lui aussi quitté le pouvoir en 2008 après avoir exercé deux mandats. Il a créé la fondation John Kufuor, qui s’efforce de promouvoir un leadership efficace, la bonne gouvernance et le développement socio économique en Afrique. D’autres exemples encore montrent qu’un ancien président peut mener une longue vie très productive.

 

Voilà le genre de leadership que nous admirons, le genre de dirigeants que méritent les Africains. Les États-Unis vont continuer à encourager des passations de pouvoir pacifiques et démocratiques en Afrique. Nous le ferons parce que nous croyons qu’elles donnent aux Africains la possibilité de profiter de la démocratie, de la paix et de la prospérité et qu’elles apportent la stabilité à tout le continent.

 

L’alternance du pouvoir a bien servi les États-Unis, et elle fera de même pour l’Afrique.

Lu pour vous : Les bons points du département d’Etat au Nigeria, au Ghana, au Burkina et à la Centrafrique
Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:16

 

NOTE D’INFORMATION

 

DEMARRAGE DES ACTIVITÉS LIEES A LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 28 avril 2016 - L’Association des femmes professionnelles de la Communication (AFPC), a lancé ce jeudi 28 avril 2016 à Bangui, la première série d’activités en prélude à la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, le 3 mai prochain. Cinq établissements scolaires féminins ont été ciblés pour une campagne de sensibilisation autour du thème «Genre et Médias », destinée à susciter des vocations journalistiques auprès des jeunes filles après leur baccalauréat.

 

Ce jeudi, les élèves des lycées Pie XII, Marie-Jeanne Caron et Centrafricano-turque ont pu échanger avec des femmes journalistes expérimentées sur le concept du genre et les contraintes liées à l’exercice du métier de journaliste pour les femmes, l’éthique et à la déontologie journalistique. De l’avis de Marie-Chantal Pani, Présidente de l’AFPC, «c’est cette activité qui a mis en lumière le talent de certaines journalistes en herbe. Beaucoup d’entre elles disent désormais s’intéresser au monde des médias».

 

Dans la semaine du 2 au 6 mai 2016, les acteurs du paysage médiatique centrafricain vont faire un plaidoyer en faveur de la restructuration de leur secteur mis à mal par les crises récurrentes que la RCA a connu. La célébration de la Journée mondiale de liberté de la presse sera également un moment pour envisager le rôle des medias dans la reconstruction du pays notamment en ce qui concerne la réconciliation et la restructuration du tissu social.

 

La Maison de la presse et le Département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Bangui organiseront le 2 mai une conférence débat sur le thème «Journalisme face à la cohésion sociale ». La Synergie des medias centrafricains publiera un numéro spécial du bulletin «Siriri», paix en Sango, le 3 mai, tandis que l’Association des radios communautaires (ARC) produira une émission diffusée en synergie par 11 radios autour du thème «Apport des medias dans la consolidation de la cohésion sociale». La Radio Centrafrique, pour sa –part, restera plus proche du thème mondial «Accès à l’information et aux libertés fondamentales - C’est votre droit ! » en diffusant une série d’émissions sur l’accès à l’information mais également sur l’importance de l’information dans la prise de décision.

 

Consciente des défis de la presse centrafricaine dans un contexte post-conflit, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a apporté son appui à la tenue de ces activités.

 

 

NDLR : Il est incompréhensible que ce soit justement à deux jours de la célébration de la dite journée internationale de la liberté de la presse que la police vienne expulser les journalistes de la Maison de la presse et des journalistes de Bangui et fermer les portes de ladite maison comme la rédaction de CAP vient de l'apprendre. Un contentieux immobilier oppose la MPJ à la succession de feu le président Patassé qui revendique la propriété de l'immeuble qui abrite la MPJ. 

DEMARRAGE DES ACTIVITÉS LIEES A LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA LIBERTÉ DE PRESSE
Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 12:04

 


(N’Djamena, Paris), 26 avril 2016 – Selon les résultats provisoires de l'élection présidentielle des 9 et 10 avril 2016, le président sortant Idriss Déby Itno a été réélu pour un cinquième mandat au premier tour du scrutin. Cette élection, marquée par des irrégularités et l’arrestation de plusieurs opposants politiques et membres de la société civile, est contestée par l'opposition qui accuse le président de « hold up électoral ». La FIDH, l'ATPDH et les organisations membres de la coalition #MonVoteDoitCompter appellent les acteurs à recourir aux voies légales disponibles pour régler les différends électoraux, et exhortent les autorités à cesser les violations des droits humains.

 

Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis plus de 25 ans, a été réélu avec 61,56 % des voix selon les résultats provisoires publiés le 21 avril par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et qui doivent être avalisés dans un délai de 15 jours par le Conseil constitutionnel. D’après les informations recueillies par nos organisations qui ont observé le processus électoral à N’Djamena et dans le reste du pays, le scrutin s’est déroulé dans un climat apaisé malgré de nombreuses irrégularités et la présence massive des forces de sécurité. Notamment, les observateurs ont pu constater l’absence de représentants de certains partis dans la plupart des bureaux de vote de N'Djamena et de certaines provinces ainsi que l’absence de procès-verbaux dans plusieurs bureaux à N’Djaména et de province. Ils ont aussi pu constater la disparition d'urnes et de procès-verbaux dans certaines localités. Des cas de votes multiples et de bourrage d'urne ont aussi été relevés. Les observateurs ont aussi fait part d’intimidation des électeurs de la part de militants du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti au pouvoir, notamment contre certains chefs de village. Par ailleurs, le jour du scrutin la capitale a été quadrillée par des policiers, des gendarmes et des bérets rouges de la garde présidentielle. Cette démonstration de force et d'intimidation du pouvoir remet en cause la validité du scrutin qui n'a pu être exprimé librement. 

 

« Le Conseil constitutionnel doit prendre en compte les informations recueillies par nos organisations au cours de l'observation du processus électoral et le cas échéant invalider un scrutin marqué par de trop nombreuses fraudes et irrégularités » ont déclaré nos organisations.

 

Nos organisations sont particulièrement préoccupées par la situation qui règne actuellement à N'Djamena. Des tirs de militaires y ont été entendus à la suite de l'annonce des résultats et toute la nuit du 21 avril. Ce même jour, avant la publication des résultats, huit candidats avaient déjà accusé le pouvoir de fraudes et de "hold-up électoral", estimant qu'aucun candidat ne pouvait l'emporter au premier tour au regard des scores des candidats respectifs dans certaines régions. Ils dénoncent de nombreuses irrégularités au cours des opérations de vote. Cette contestation des résultats par l'opposition laisse craindre une vague de répression et d’arrestation par le pouvoir.

 

« Nos organisations exhortent tous les acteurs à faire preuve de responsabilité et à porter toute contestation relative à l’intégrité et à la crédibilité du scrutin devant le Conseil constitutionnel. Le juge électoral doit faire preuve d’indépendance et s'assurer que les différends soient réglés devant la justice pour éviter d’accroître le risque de violences » a déclaré Me Jacqueline Moudeïna, présidente de l’ATPDH.

 

Le 9 avril 2016, ont eu lieu les opérations de vote des militaires. Cette procédure de vote parallèle instaurée par des commandants et responsables militaires oblige les agents à soumettre leur bulletin de vote à leur responsable avant de le mettre dans l’urne. Lors de ces opérations de vote, une soixantaine de membres des forces de défense et de sécurité ont été arrêtés et amenés dans des lieux de détention secrets pour avoir contourné cette procédure en mettant directement leurs bulletins dans l’urne ou pour avoir choisi l’opposition. Les familles des militaires arrêtés sont toujours sans nouvelles d'eux, ce qui laisse craindre qu'ils soient emprisonnés, victimes de torture et de traitements inhumains et dégradants voire même qu'ils aient été tués. Le gouvernement a pour sa part expliqué ces disparitions par le fait que ces militaires soient partis en mission, ce qui semble très peu probable.

 

Par ailleurs, le Directeur départemental de campagne de M. Laokein MEDARD, Mr DIONADJI DIONHEUR, a été arrêté le 21 avril par des agents de l'Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), détenu à l’ANS, puis déporté à MBAINAMAR et libéré le 27 avril après avoir subi des tortures.

 

Nos organisations exhortent les autorités tchadiennes à ouvrir une enquête indépendante et impartiale pour faire la lumière sur ces disparitions forcées, et à procéder immédiatement à la libération de toutes ces personnes.

 

« Nos organisations dénoncent les graves violations des libertés et droits fondamentaux qui ont actuellement lieu au Tchad, particulièrement la disparition forcée d'une soixantaine de militaires ayant voté pour l'opposition. Ces crimes odieux démontrent que le scrutin ne fut ni libre, ni transparent, ni crédible » a déclaré Dobian Assingar, représentant de la FIDH auprès de la CEMAC.

 

En outre, nos organisations dénoncent le harcèlement judiciaire et la répression à l'encontre des défenseurs des droits humains en amont des élections. M. Mahamat Nour Ibedou, M. Kaina Nadjo, M. Younouss Mahadjir et Mme Céline Narmadji (+ titres en note de bas de page), ont été arrêtés tour à tour les 21, 22 et 23 mars 2016 puis détenus arbitrairement pour avoir voulu organiser une marche pacifique contre la candidature à un cinquième mandat du Président Idriss Déby. Ils ont tous les 4 été condamnés à quatre mois de prison avec sursis le 14 avril 2016. Dr. Allazam Albissaty Saleh, porte-parole intérimaire de la coalition « Ça suffit », est quant à lui détenu arbitrairement depuis le 4 avril 2016. Il est accusé de « provocation à un attroupement non armé », d’« atteinte à l’ordre public » et d’« opposition à l’exercice de l’autorité légitime ». Nos organisations appellent les autorités tchadiennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement, à l’encontre des représentants de la société civile et à libérer immédiatement et inconditionnellement toutes les personnes détenues arbitrairement.

 

« Le musellement de toutes les voix en faveur d'une alternance démocratique, et notamment de la société civile, a induit une peur généralisée auprès de la population compromettant la sincérité du scrutin. Une élection dans de telles conditions ne peut être considérée ni crédible ni démocratique,» a déclaré Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH.

 

« Mon vote doit compter »

Entre 2014 et 2016, 52 élections dont 25 élections présidentielles doivent se tenir dans 27 pays africains. Pour éviter les manipulations, fraudes et violences dues aux élections tronquées, la société civile africaine et internationale a décidé de se mobiliser au sein de la coalition « Mon vote doit compter ». Les sociétés civiles exigent des gouvernants qu’ils respectent leur droit légitime à choisir librement leurs représentants à l’occasion d’élections régulières, libres, et transparentes, par une mobilisation publique, des actions de terrains et un plaidoyer politique en amont de chaque scrutin jusqu’en 2016.



Contact presse :


FIDH, Audrey Couprie (français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (Paris) - press@fidh.org

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains qui fédère 178 organisations dans près de 120 pays. Depuis 1922, la FIDH est engagée dans la défense de tous les droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels tels que définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York,  Pretoria et Tunis. 

 

Tchad : Cinquième mandat présidentiel pour Idriss Deby au prix de nouvelles violations des droits humains
Centrafrique-Presse.com
29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 11:58

 

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 AVRIL 2016

 

BANGUI, 28 avril 2016 (RJDH)–Le site d’information WikiLeaks a révélé des documents concernant deux sociétés chinoises qui ont commencé à chercher du pétrole dans le nord de la Centrafrique, il y a plusieurs années, et qui pourraient revenir au pays si la paix est de retour.


PTI-IAS et PTI-AL sont deux filiales, appartenant à l’Etat chinois, Poly Technologies. Selon WikiLeaks dont les informations ont été rapportées par RFI, dans une note du ministère centrafricain des Mines, datant du début 2015, on apprend que PTI-IAS a signé, en 2007, un contrat avec l’Etat centrafricain pour la recherche d’hydrocarbures dans l’extrême nord du pays, autour de Birao. Le permis renouvelé pour quatre ans par décret en juin 2012, est donc toujours valable.

 

La note révèle qu’un bonus de 2 millions et demi de dollars devait être versé à l’Etat, en février 2013, ainsi qu’un crédit de 3,4 millions de dollars en équipements.

 

Cependant, selon toujours Wikileaks, il n’y en aurait aucune trace. L’autre société, PTI-AL, dispose d’un permis de recherche daté de 2011 pour un bloc de 25 000 km carrés, au nord de Ndele, le long de la frontière tchadienne.

 

Selon la note, là non plus, aucune trace du bonus de signature. L’Etat aurait dû percevoir 10 000 000 de dollars ainsi qu’un prêt de plus de 45 000 000 de dollars sur trois ans.

 

Ces sommes ont-elles été détournées ou n’ont-elles jamais été versées ? La note ne donne pas des précisions sur les questions. Néanmoins, la note conseille juste au ministre de reprendre contact avec ces deux sociétés, en vue d’une reprise de leurs activités. C’est d’ailleurs ce que préconisait aussi, en mai 2015, le forum de Bangui qui souhaitait voir l’exploitation du pétrole centrafricain démarrer rapidement.

 

Lors du Forum de Bangui, les participants avaient recommandé que pour tout projet d’exploitation et octroi des permis, le dossier devrait être validé par l’Assemblée Nationale avant son entrée en vigueur. Une recommandation prise en compte dans la nouvelle constitution du 30 mars 2016.

 

Sur le terrain, le RJDH a constaté que les deux sociétés chinoises sont déjà dans les zones concernées, notamment à Birao et à Ndélé pour la prospection.

 

Des sources locales, au moins 500 jeunes de ces deux villes ont été recrutés pour des petits travaux d’aménagement des sites afin de faciliter l’installation d’une équipe pour la prospection à Ndele. Ces sources indiquent la prospection de Birao est finie et il ne reste que l’exploitation.

 

Les informations du RJDH révèlent que ces deux sociétés vont poursuivre la prospection jusqu’à dans la zone de Bossangoa dans l’Ouham, où des gisements pétroliers seraient aussi découverts.

 

Le pétrole Centrafricain est longtemps considéré comme source d’instabilité politique depuis les années 90 dans le pays et le départ d’au moins 3 présidents de la tête du pays.

 

Pour des observateurs de la vie publique, des conflits se créent par des puissances autour de son exploitation. Le nouveau pouvoir parviendra-t-il à extraire le pétrole Centrafricain? difficile de répondre à cette question.

Centrafrique : WikiLeaks fait des révélations sur deux sociétés pétrolières chinoises en RCA
Centrafrique-Presse.com