Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 16:45
LES CASQUES BLEUS PARTICIPENT AU DEVELOPPEMENT DE LA NANA-MAMBERE

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LES CASQUES BLEUS PARTICIPENT AU DEVELOPPEMENT DE LA NANA-MAMBERE

 

Bouar, 24 mai 2017 – La contribution des casques bleus de la MINUSCA au développement de la préfecture de la Nana-Mamberé, ouest de la RCA, est une réalité et prend diverses formes, a souligné le chef du bureau de la MINUSCA pour la région ouest, Christine Kapalata, lors d’une rencontre avec des journalistes à Bouar, dans le cadre des préparatifs de la journée internationale des casques bleus. « Douze bâtiments du centre de formation militaire ont été réhabilités. Ces infrastructures seront bientôt remises au gouvernement centrafricain », a annoncé Christine Kapalata, pour qui la journée des casques bleus, qui sera célébrée le lundi 29 mai, « offre une opportunité de montrer leur participation au développement des communautés dans lesquelles ils servent. »

 

Cette responsable a ajouté que le bureau de la MINUSCA dans la région a considérablement appuyé la préfecture de la Nana-Mambéré qui, « aujourd’hui, aspire à un décollage normal, surtout avec l’action des casques bleus dans la protection des civils et des biens de la communauté ». Au-delà de la mission première des casques bleus de protection des civils, assuré par le contingent et la police camerounais, les casques bleus des Nations Unies apportent des assistances multiples et multiformes, notamment dans le domaine des soins médicaux gratuits par le contingent bangladais qui consulte et soigne gratuitement la population tandis que le contingent péruvien, spécialisé dans les travaux de génie, a réhabilité la route Bouar - Bocaranga.

 

Le chef du bureau de la MINUSCA pour la région Ouest a toutefois regretté « quelques cas isolés de violences enregistrés, suite aux incompréhensions de groupes armés qui sèment le trouble dans les sous-préfectures de Koui, Nguaoundaï et les communes d’élevage de Nièm-Yéléwa et Ndim ».

 

Le maire de la ville de Bouar, Lazard Nambéna a pour sa part exprimé une satisfaction de la collaboration entre la population et la mission, précisant que « la MINUSCA est devenue presque l’amie de la population car il n’y a pas beaucoup d’écarts. Elles vivent ensemble en harmonie ». Il reconnait que la MINUSCA a apporté beaucoup d’appui dans la réhabilitation des infrastructures tels que bâtiments administratifs, routes et ponts, des soins gratuits, la réduction des violences au niveau communautaire etc. Il se dit prêt à célébrer avec la population de sa municipalité et la MINUSCA, la journée internationale des casques bleus le 29 mai prochain.

 

L’équipe des journalistes en mission à Bouar, a aussi participé à l’escorte des camions en provenance du Cameroun et une patrouille nocturne organisée dans toute la ville de Bouar par la police de la MINUSCA.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:40
LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE
LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

DECLARATION CONJOINTE DU MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE ET DU COORDONNATEUR HUMANITAIRE

SUR

LA SITUATION HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 25 mai 2017 – La violence a encore frappé la ville de Bria, au Centre de la République centrafricaine. Entre le 15 et le 18 mai, à cause d’affrontements d’une violence inouïe entre groupes armés rivaux, la ville s’est vidée de sa population. Sur les 47 500 habitants que compte Bria, 41 409 ont subi un déplacement forcé. En l’espace de quelques jours, en quête de sécurité, la population a afflué dans un flot ininterrompu vers sept sites. Parmi eux, le site spontané créé aux environs de la Force internationale est le plus étendu et abrite à ce jour 23 969 personnes. Ils viennent s’ajouter aux 3 000 personnes que le site comptait déjà suite aux violences du 21 novembre 2016. Depuis décembre 2013, la République centrafricaine n’avait plus connu un déplacement de population aussi massif.

 

Devant cette situation préoccupante, le ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, et le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, expriment leur inquiétude face à « cette nouvelle flambée de violence dont les civils paient le plus lourd tribut ». Avec la coloration religieuse prise par les affrontements, des centaines de maisons ont été brulées, des biens pillés et saccagés.

 

Confrontée à la détresse de ceux qui ont tout laissé derrière eux et qui à présent manquent de tout, la communauté humanitaire a déroulé une réponse dans les premiers jours qui ont suivi les affrontements mais en raison du très grand nombre de déplacés, les stocks ont été vite épuisés. Sur les sites, en pleine saison pluvieuse, le besoin le plus urgent est la disponibilité des abris. Les denrées alimentaires font également partie des urgences. Depuis Bangui et Bambari, des bâches et des rations alimentaires sont en cours d’acheminement depuis Bria mais l’insécurité et la vétusté des axes routiers ont retardé leur arrivée à bonne date. La communauté humanitaire est également à pied d’œuvre pour répondre aux besoins en termes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement. En effet, la promiscuité et une hygiène défaillante sont des facteurs favorisant la propagation de maladies. C’est par exemple, le cas de l’Hôpital de Bria, où les déplacés sont en contact avec des maladies contagieuses au quotidien. Tous les quartiers de Bria n’ont pas été saccagés mais dans le climat d’insécurité qui prévaut dans la ville, la crainte des violences et des représailles force les déplacés à rester dans l’environnement hostile des sites.

 

Conscients de la gravité de la situation à Bria, Virginie Baikoua et Najat Rochdi se sont déjà engagées dans un plaidoyer pour la sécurisation des quartiers qui n’ont pas été pillés afin de favoriser le retour des déplacés et de désengorger les sites. Ce plaidoyer inclut une protection accrue des communautés à risque spécifiquement ciblées par la violence.

 

Etant donné l’ampleur de la crise et l’étendue des conséquences humanitaires à Bria le ministre des Affaires sociales et le Coordonnateur humanitaire ont alerté sur les dangers d’une propagation de la violence. « La résurgence des derniers foyers de tensions au cours des deux dernières semaines a fait environ 100 000 nouveaux déplacés, 200 blessés et 300 morts. A ce bilan s’ajoutent les maisons incendiées, les réserves alimentaires pillées et les biens saccagés soit autant de besoins nouveaux auxquels la communauté humanitaire devra répondre alors que les ressources financières stagnent » ont-elles rappelé.

 

Outre les violences observées au cours des deux dernières semaines, depuis janvier 2017, le nombre de déplacés suit une tendance à la hausse, passant de 402 240 personnes à 440 000 entre mars et avril. Si cette tendance se confirme, la République centrafricaine pourrait atteindre la barre des 500 000 déplacés à la fin du mois de mai. Un déplacement de population aussi massif n’avait plus été observé depuis décembre 2013 au plus fort de la crise.

 

Cette urgence arrive à un moment où la communauté humanitaire est en train de répondre à d’autres crises tel qu’à Bangassou ou Alindao où respectivement 14 814 et 14 293 déplacés dépendent plus que jamais de l’assistance humanitaire. Virginie Baikoua et Najat Rochdi ont signalé « qu’une multiplication des foyers de tension et des besoins pourrait mener vers une crise de grande envergure dont les conséquences pourraient être plus graves qu’en 2013 car la réponse humanitaire en RCA reste encore largement sous-financée ». Arrivé à la moitié de l’année, le financement du Plan de réponse humanitaire de 399,5 millions de dollars n’atteint que 64,8 millions.

 

Virginie Bero

 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 15:25
Des drones tactiques français en Centrafrique
Des drones tactiques français en Centrafrique

 

 

 

25/05/17 (AFP)

 

Des drones tactiques français ont été déployés en Centrafrique comme appui à la mission militaire des Nations unies (Minusca), ont annoncé la Minusca et l'état-major des armées françaises.

 

“Les armées françaises ont proposé à la direction des opérations de maintien de la paix de l’ONU, la contribution d’une unité de drones tactiques au sein de la force de la Minusca", a indiqué mercredi le porte-parole de la mission militaire des Nations unies Vladimir Monteiro dans un communiqué.

 

"Depuis le 20 mai, le détachement, composé d’une centaine de militaires, est pleinement opérationnel et met en œuvre des drones SDTI du 61e Régiment d’artillerie de l’armée de terre stationné à Chaumont", a précisé pour sa part l'état-major des armées françaises dans un point des opérations transmis à l'AFP.

 

Les drones tactiques - et pas de combats - doivent servir à des missions de renseignement, afin de "mieux appréhender la menace que font peser certains groupes armés sur les populations civiles et l’intégrité territoriale", a ajouté M. Monteiro.

 

Ces drones, promis en septembre 2016 par l'ex-ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, représentent "une nouvelle forme de l’engagement des armées françaises "en Centrafrique, selon l'état major, qui rappelle que 50 militaires français sont présents au sein de l'EUTM RCA, une mission de formation de l’armée centrafricaine mise en place par l’Union européenne.

 

"Un drone est juste une caméra avec des ailes, après si la force sur le terrain n'est pas réactive (NRD: les Casques bleus de l'ONU sont une force défensive), ça ne sert pas à grand chose d'avoir les infos visuelles", estime dans le journal Ouest France Thierry Vircoulon, spécialiste de la région et chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI).

 

L'intervention de la France avec la mission Sangaris (décembre 2013 - octobre 2016) et de la Minusca qui compte environ 12.500 hommes a permis le retour au calme dans la capitale centrafricaine Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays qui connaît un regain de violences depuis novembre.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit de 2013 débuté avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, suscitant la contre-offensive des milices d'autodéfense anti-balaka.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 00:42

 

 

 

 

Par Le360 (avec MAP) le 24/05/2017 à 22h21

 

Le soldat marocain de la paix, le caporal Khalid El Hasnaoui, tué alors qu'il exerçait sa noble mission de maintien de la paix dans le cadre de la MINUSCA, a reçu, mercredi au siège de l’ONU à New York à titre posthume, la Médaille Dag Hammarskjold, qui rend hommage aux Casques bleus tombés en 2016.

 

Lors de cette cérémonie, qui honore les 117 soldats de la paix tombés l’année dernière, la médaille Dag Hammarskjold a été remise au Représentant permanent adjoint du Royaume du Maroc auprès de l’ONU, Abderrazzak Laassel, par le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

 

A cette occasion, le SG de l’ONU a souligné que cette médaille est remise à "ceux tombés alors qu’ils protégeaient les populations les plus vulnérables, et aidaient les pays à faire la transition difficile du conflit vers la paix".

 

“Ces héros, a-t-il poursuivi, partagent un but commun et un courage rare”, ajoutant qu’alors que le maintien de la paix implique un prix très élevé en termes de vies humaines, “il apporte aussi des gains énormes en matière de protection des vies”.

 

Plus tôt dans la journée, Antonio Guterres avait déposé une couronne en l’honneur des Casques bleus ayant perdu leur vie en servant sous le drapeau des Nations Unies.

 

Dans un message à cette occasion, le chef de l’ONU a exprimé sa “grande appréciation aux pays contributeurs de troupes et de police qui servent sous la bannière bleue”, se félicitant du soutien de ces pays et des sacrifices de leurs soldats. “Notre mission pour la paix ne réussira jamais sans des personnes courageuses prêtes à mettre leur vie en danger. Nous vous devons une énorme dette”, a-t-il dit.

 

En cette journée internationale des Casques bleus, la communauté internationale rend hommage à plus de 3.500 soldats de la paix, qui ont donné leur vie pour servir la paix depuis 1948.

 

De son côté, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a rendu un hommage appuyé “aux soldats de la paix engagés et courageux qui ne sont plus avec nous aujourd’hui”, jugeant “essentiel que nous continuons à investir dans la paix et faisons tout notre possible pour poursuivre leur noble mission”.

 

Avec plus de 1.630 Casques bleus déployés dans les missions onusiennes en République démocratique du Congo (MONUSCO) et en République centrafricaine (MINUSCA), le royaume est actuellement le 15ème contributeur de troupes aux opérations de paix des Nations Unies.

 

La Journée internationale des Casques bleus a été instituée en 2002 par l’Assemblée générale pour rendre hommage à tous les hommes et les femmes qui servent dans les opérations de maintien de la paix, et honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie en servant la cause de la paix.

 

Par Le360 (avec MAP)

ONU-Hommage posthume: une médaille spéciale pour le Casque bleu marocain El Hasnaoui tué en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 23:47
RCA: le Premier ministre proclame enfin son discours de politique générale

 

 

RCA: le Premier ministre proclame enfin son discours de politique générale

 

Par RFI Publié le 24-05-2017 Modifié le 24-05-2017 à 23:51

 

En Centrafrique, le Premier ministre s'est enfin présenté devant le Parlement avec une partie du gouvernement. Cela un met un terme temporaire dans la lutte que se livrent l'exécutif et le législatif depuis plusieurs mois. Avec les derniers événements qui se sont déroulés dans le pays, les questions portaient sur la sécurité, mais surtout sur les tensions politiques.

 

« Pardon, pardon. » Mathieu Simplice Sarandji se confond en excuses devant les parlementaires. Mais derrière les courtoisies de façade, c'était bien son avenir politique proche qui se jouait.

 

Alors que le Premier ministre refusait de se présenter devant les députés depuis plusieurs mois, il a fallu, bien qu'il s'en défende, la menace d'une motion de censure pour qu'il réponde : « Il y a des contraintes qui font que nous n'avons pas pu répondre à cela mais aujourd'hui l'occasion nous est donnée de pouvoir répondre à cette convocation. »

 

Pour Anicet-Georges Dologuélet, président de l'Urca, le principal parti d'opposition, cette attitude était une perte de temps : « L'interpellation est quelque chose qui devrait être banal, voire hebdomadaire. C'est devenu une affaire d'Etat. C'est heureux que cela se soit passé aujourd'hui. J'espère que les prochaines fois, on n’aura plus besoin de les supplier pour discuter du pays. »

 

Alors que l'est du pays connaît de nouvelles flambées de violences qui ont fait plus d'une centaine de morts, une absence a été particulièrement remarquée. Celle de Joseph Yakété, le ministre de la Défense.

 

Pour Thierry Vackat, le président de la commission Défense à l'Assemblée, c'est regrettable : « Ce sont les ministres qui emmènent un plan, une stratégie claire pour atteindre un objectif. Ceci étant nous n'avons pas vu comment procéder pour atteindre l'objectif qui consiste à protéger la RCA et sécuriser les Centrafricains. »

 

A partir de lundi 28 mai, les députés seront en vacance parlementaire jusqu'au mois d'octobre, un temps qui pourrait permettre d'atténuer les tensions entre le législatif et l'exécutif.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 23:13
Des drones tactiques français en Centrafrique

 

 

Les SDTI volent en Centrafrique

 

http://www.journal-aviation.com  13h24 Helen Chachaty

 

Les SDTI ont récemment effectués leurs premiers vols en République Centrafricaine, selon la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique). Un nombre non-précisé de drones tactiques Sperwer a été déployé par une centaine de personnels du 61ème régiment d'artillerie de l'armée de terre.



Le système, qui avait déjà été employé en Afghanistan, doit prochainement être remplacé par le Patroller de Safran Electronics & Defense, dont les premiers exemplaires sont attendus dès fin 2018/début 2019.

 

 

Des drones tactiques français en Centrafrique

 

Par Le Figaro.fr avec AFP  Mis à jour

 

Des drones tactiques français ont été déployés en Centrafrique comme appui à la mission militaire des Nations unies (Minusca), ont annoncé la Minusca et l'état-major des armées françaises. "Les armées françaises ont proposé à la direction des opérations de maintien de la paix de l'ONU, la contribution d'une unité de drones tactiques au sein de la force de la Minusca", a indiqué ce mercredi le porte-parole de la mission militaire des Nations unies Vladimir Monteiro dans un communiqué. "Depuis le 20 mai, le détachement, composé d'une centaine de militaires, est pleinement opérationnel et met en oeuvre des drones SDTI du 61e Régiment d'artillerie de l'armée de terre stationné à Chaumont", a précisé pour sa part l'état-major des armées françaises dans un point des opérations transmis à l'AFP.

 

Les drones tactiques - et pas de combats - doivent servir à des missions de renseignement, afin de "mieux appréhender la menace que font peser certains groupes armés sur les populations civiles et l'intégrité territoriale", a ajouté M. Monteiro. Ces drones, promis en septembre 2016 par l'ex-ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, représentent "une nouvelle forme de l'engagement des armées françaises "en Centrafrique, selon l'état major, qui rappelle que 50 militaires français sont présents au sein de l'EUTM RCA, une mission de formation de l'armée centrafricaine mise en place par l'Union européenne. "Un drone est juste une caméra avec des ailes, après si la force sur le terrain n'est pas réactive (NRD: les Casques bleus de l'ONU sont une force défensive), ça ne sert pas à grand chose d'avoir les infos visuelles", estime dans le journal Ouest France Thierry Vircoulon, spécialiste de la région et chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI).

 

L'intervention de la France avec la mission Sangaris (décembre 2013 - octobre 2016) et de la Minusca qui compte environ 12.500 hommes a permis le retour au calme dans la capitale centrafricaine Bangui, mais pas dans l'intérieur du pays qui connaît un regain de violences depuis novembre. La Centrafrique peine à se relever du conflit de 2013 débuté avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, suscitant la contre-offensive des milices d'autodéfense anti-balaka.

 

Le Figaro.fr avec AFP

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 23:12
RCA : partis politiques et société civile marchent pour la fin des violences
RCA : partis politiques et société civile marchent pour la fin des violences
RCA : partis politiques et société civile marchent pour la fin des violences

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 24/05/17 - La plateforme des partis politiques et des syndicats a organisé, mercredi à Bangui, une marche pacifique à travers les rues de la capitale pour dénoncer la montée des violences à l’intérieur de la Centrafrique et soutenir le président Faustin Archange Touadéra et son gouvernement.

 

Quelque peu retardée par la pluie, la marche a commencé au rond-point Marabena, pour certains, et au monument des Martyrs, pour d'autres. Elle a pris fin devant le palais de la République où un mémorandum a été remis au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Dans le document, il lui est demandé plus de mesures pour la sécurisation des populations civiles.

 

Le Premier ministre a promis de discuter du contenu du document avec le Président de la République.

 

Cette mobilisation contre l’insécurité grandissante dans le pays coïncide avec la fin des trois jours de deuil national observé depuis lundi en mémoire des victimes des dernières violences en RCA.

 

Cela explique pourquoi les marcheurs qui n’étaient pas en très grand nombre portaient des habits noirs en signe de deuil.

 

Les marcheurs ont également appelé la Minusca à appliquer le chapitre 7 de son mandat qui l’autorise à utiliser la force pour protéger les civils ou encore « trop c’est trop, cesser de tuer nos parents » sur des banderoles.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 23:08
Centrafrique le bain de sang doit cesser (procureure CPI)

 

 

 

 

24/05/17 (AFP)

 

Le principal procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda, a lancé un appel mardi à la fin immédiate du bain de sang en Centrafrique, en avertissant que les crimes de guerre seraient punis.

 

Cet appel a été lancé au moment où les attaques se multiplient dans ce pays contre les civils et les Casques bleus.

 

Des combats entre anti-Balaka pro-chrétiens et factions ex-Séléka pro-musulmanes ont secoué récemment Bangassou, ville du sud-est de la République centrafricaine, frontalière de la République démocratique du Congo.

 

"La violence et les affrontements entre groupes armés dans plusieurs régions de la République centrafricaine ont augmenté au cours de ces derniers mois", a écrit Mme Bensouda dans un communiqué. "Ces crimes présumés sont peut-être de la compétence de la Cour pénale internationale et doivent cesser immédiatement".

 

Une récente offensive visant des Casques bleus en Centrafrique a été menée par un groupe qui a utilisé des armes lourdes, artillerie inhabituelle dans les combats qui ravagent ce pays d'Afrique centrale, s'était alarmée le 18 mai une responsable de l'ONU.

 

Diane Corner, représentante adjointe spéciale des Nations unies en Centrafrique, avait fait référence à une attaque survenue le 13 mai dans le quartier musulman de Bangassou, sur la rive nord du Mbomou, affluant de l'Oubangui servant de frontière naturelle entre la Centrafrique et la RDC.

 

L'affrontement avait provoqué la mort d'au moins 115 personnes, selon la Croix-Rouge centrafricaine, dont un Casque bleu marocain. D'autres Casques bleus -- 4 Cambodgiens et un Marocain -- avaient été tués le 8 mai quand leur convoi a été attaqué lors d'une embuscade, non loin de Bangassou. Cette attaque est la plus grave depuis le début de la mission de maintien de la paix de l'ONU.

 

D'autres combats ont fait des morts à Alindao et à Bria, mais ils ont opposé des anti-Balaka à des ex-Seleka, selon d'autres responsables.

 

A Bangassou, l'attaque visait "délibérément une base de la Minusca". Les anti-Balaka prochrétiens auraient attaqué la base onusienne avant de s'en prendre aux musulmans.

 

La situation à Bangassou reste "extrêmement fragile", avait ajouté Mme Corner, selon laquelle le contrôle des ressources dans cette région riche en diamants, or et café a sûrement joué un rôle dans l'offensive.

 

Les violences n'ont jamais cessé dans le centre-est du pays depuis le retrait de la force française Sangaris fin octobre 2016.

 

 

Déclaration de Madame Fatou Bensouda, Procureur de la Cour pénale internationale, au sujet de la recrudescence des violences en Centrafrique : « les crimes doivent cesser ! »

 

Ces derniers mois, les violences et les affrontements entre groupes armés se sont intensifiés en divers lieux de la République centrafricaine (RCA). Je suis profondément préoccupée par l’évolution de la situation et les attaques qui se seraient récemment produites à Bangassou, Bria et Alindao. La situation semble extrêmement précaire compte tenu des violences et des crimes graves qui seraient commis contre des civils, des soldats chargés du maintien de la paix et le personnel humanitaire. Ces crimes relèvent peut-être de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et doivent immédiatement cesser.

 

J’exhorte tous les individus et les groupes en RCA qui commettent des actes de violence, y compris ceux qui semblent être liés aux groupes des anti-balaka et de l’ex-Séléka, à y mettre fin.

 

Mon Bureau surveille de près l’évolution de la situation afin de déterminer les mesures qu’il convient éventuellement de prendre.

 

Nous sommes prêts à assister les autorités compétentes centrafricaines qui ont en premier lieu le devoir de mener une enquête et des poursuites contre les responsables présumés de ces crimes.

 

Mon Bureau enquête à propos de crimes commis en RCA depuis le 1er août 2012 à la suite d’un deuxième renvoi adressé par les autorités de ce pays. Notre travail se poursuit sur place. Je n’hésiterai pas à intervenir si ces crimes récemment perpétrés relèvent de la compétence de la CPI et je prendrai toutes les mesures qui s’imposent pour que les auteurs de ces actes rendent des comptes, sans contrevenir aucunement au principe de complémentarité.

 

Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, en toute indépendance et en toute impartialité. Il poursuit actuellement des enquêtes en Ouganda, en République démocratique du Congo, au Darfour (Soudan), en République centrafricaine (deux enquêtes distinctes), au Kenya, en Libye, en Côte d’Ivoire, au Mali et en Géorgie. Il conduit également des examens préliminaires à propos des situations en Afghanistan, en Colombie, en Guinée, en Iraq/Royaume-Uni, en Palestine, au Nigéria, en Ukraine, au Burundi et au Gabon et de la situation relative aux navires battant pavillons comorien, grec et cambodgien.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

 

 

Fatou Bensouda, procureur de la CPI appelle à la cessation des crimes en RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) mai 24, 2017 à 19:07  - La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, s’est dite mercredi «profondément préoccupée par l'évolution de la situation et les attaques qui se seraient récemment produites à Bangassou, Bria et Alindao », des villes de l’est de Centrafrique.

 

Le bureau de la Cour Pénale Internationale en RCA a rendu public ce mercredi à Bangui les préoccupations de Mme Bensouda, contenues dans une déclaration.

 

La procureure déplore la précarité de la vie des habitants de ces régions en soulignant que leur situation « semble extrêmement précaire compte tenu des violences et des crimes graves qui seraient commis contre des civils, des soldats chargés du maintien de la paix et le personnel humanitaire. »

 

Fatou Bensouda demande par conséquent que ces violences cessent, avertissant qu’elles peuvent être de sa compétence et que son bureau « surveille de près l'évolution de la situation afin de déterminer les mesures qu'il convient éventuellement de prendre. »

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 23:05

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LE CALME REVIENT PROGRESSIVEMENT A BANGASSOU MAIS LES DÉFIS RESTENT IMPORTANTS

 

Bangui, 24 mai 2017 – La ville de Bangassou dans la préfecture du Mboumou (sud-est de la République Centrafricaine) retrouve progressivement le calme tandis que les activités administratives et socio-éducatives reprennent après l’intervention robuste des casques bleus de la MINUSCA, mais les défis sécuritaires restent importants, a annoncé la Mission. La ville a été le théâtre, le 13 mai 2017, d’un assaut lancé par des groupes d’auto-défense assimilés aux anti-Balaka qui a causé plusieurs victimes et fait des milliers de déplacés.

 

“La MINUSCA a rapidement maitrisé la situation dans la ville de Bangassou avec l’arrivée des casques bleus portugais le 15 mai, appuyé par un raid aérien. Ces opérations ont permis de libérer les membres des communautés séquestrés par les assaillants. Depuis le 21 mai, l’unité des casques bleus bangladais, qui renforcent les soldats de la paix marocains, organise la sécurisation de la ville de Bangassou”, a affirmé le chef du Bureau de la MINUSCA à Bangassou, Marylin Ngum Fru. Cette responsable qui s’adressait aux journalistes par vidéo-conférence lors du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA, a ajouté que l’action des casques bleus “a permis une reprise des activités administratives et socioéducatives”, mais a précisé que malgré “un calme précaire, les défis sécuritaires, socio-humanitaires et économiques sont énormes et réels.”

 

Lors du point de presse, le chef du Bureau de la MINUSCAà Bangassou a rappelé les différentes actions menées par la Mission, y compris en partenariat avec les entités locales, face aux risques de dégradation constatés en mars et avril 2017. “Pour répondre à ces problèmes, la MINUSCA Bangassou a effectué des missions conjointes de protection et d’évaluation sécuritaire à Bakouma, Nzako, Gambo, Ouango/Bema, Zobe Mbari, Yongossaba, Yongofongo, Rafai. Des dialogues ont été tenus avec les groupes armés et des séances de sensibilisation communautaires sur la non-violence. Un plan de sécurisation de deux axes Bangassou-Bakouma, l’axe Bangassou-Ngaba, l’axe Bangassou-Rafai et le centre Bangassou a été mis en œuvre par les forces marocaines à travers les patrouilles robustes régulières. La section des affaires civiles et les partenaires ont lancé un plan d’action dit de prévention de tensions intercommunautaires”, a-t-elle dit. L’attaque de Bangassou a eu lieu alors qu’était en cours de mise en œuvre un projet d’appui au Comité de paix et de médiation du Mbomou sur la prévention de tensions intercommunautaires. L’assaut a eu lieu cinq jours après l’attaque du convoi marocain près de Bangassou, ayant fait cinq morts et 10 blessés parmi les casques bleus.

 

Lors du point de presse de mercredi, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que le Procureur de la Cour Penale Internationale, Fatou Bensouda, s’est dit “profondément préoccupé par l’évolution de la situation et les attaques qui se seraient récemment produites à Bangassou, Bria et Alindao” et que les crimes graves commis contre des civils, des soldats chargés du maintien de la paix et le personnel humanitaire “relèvent peut-être de la compétence de la Cour pénale internationale et doivent immédiatement cesser.” Dans un communiqué diffusé mardi, le Procureur a indiqué que son Bureau est “prêt à assister les autorités compétentes centrafricaines qui ont en premier lieu le devoir de mener une enquête et des poursuites contre les responsables présumés de ces crimes.”

 

D’autre part, Vladimir Monteiro a indiqué que la MINUSCA vient de renforcer ses capacités d’observation et de renseignement avec une unité de drones tactiques qui lui permettra de “mieux appréhender la menace que font peser certains groupes armés sur les populations civiles et l’intégrité territoriale.” “Les armées françaises ont proposé à la direction des opérations de maintien de la paix de l’ONU, la contribution d’une unité de drones tactiques au sein de la force de la MINUSCA. Cette unité, composée de moins d’une centaine d’hommes, a été déployée récemment et est désormais opérationnelle. Elle a effectué ses premiers vols de surveillance dans la région de Bambari”, a ajouté le porte-parole. Les drones tactiques SDTI peuvent mener des missions de reconnaissance et de surveillance dans un rayon pouvant atteindre 160 km et leurs optiques leur permettent de détecter un véhicule à six kilomètres.

 

Pour conclure, Monteiro a annoncé le lancement, le 30 mai prochain à Bangui, de la cartographie sur les violations graves des droits de l’homme et des atteintes au Droit International Humanitaire (DIH) commises en RCA entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2015. Le lancement du document se fera en présence du Sous-Secrétaire général aux droits de l'homme, qui est attendu vendredi en République centrafricaine pour une visite de cinq jours.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR |

LE CALME REVIENT PROGRESSIVEMENT A BANGASSOU MAIS LES DÉFIS RESTENT IMPORTANTS
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 22:44
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le Premier Ministre et son gouvernement devant l’Assemblée Nationale

 

Par Sylvestre Sokambi le 24 mai 2017

 

BANGUI, 24 mai 2017 (RJDH)—Le Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji et certains de ses ministres ont répondu, cet après midi aux questions orales de l’Assemblée Nationale. Les questions sécuritaires ont été au premier plan de cet exercice démocratique.

 

Le regain de violences dans plusieurs villes de l’arrière-pays a été le principal point abordé par les députés qui sont intervenus lors des questions orales au gouvernement.

 

Serge Singa, député de Bangassou qualifiant « d’horreur », les violences dans sa circonscription, a demandé la relève du contingent marocain basé à Bangassou. Pour ce député, ces casques bleus n’ont pas pu faire ce qu’il faut pour sécuriser les populations civiles lors de la montée en puissance de la violence dans la région.

 

Le député Anicet Georges Dologuelé s’est interrogé sur la capacité du gouvernement à ramener la paix et la sécurité en République Centrafricaine. Pour le président de l’URCA, la situation est inquiétante vu que les groupes armés ont repris du terrain ces derniers jours dans plusieurs préfectures du pays. Anicet Georges Dologuelé invite le gouvernement, « à se concentrer sur l’essentiel qui est la sécurité ».

 

Thierry Vackat, député de Mogoumba et président de la commission défense, s’étonne de l’inaction du gouvernement face à la montée en puissance de l’insécurité, « comment aujourd’hui vous comptez protéger les Centrafricains ? Les gens ont été tués à Bangassou, Alindao et ailleurs mais quelles dispositions avez-vous prises pour prévenir cette situation ? », s’est-il adressé au Premier Ministre.

 

Mathieu Simplice Sarandji s’est dit conscient du regain de violence. Pour lui, « le gouvernement a une stratégie réelle pour freiner les violences qui sont des actes des ennemis de la paix. Nous allons déployer des Faca pour que nos frontières soient protégées, c’est ce que le président entend par armée de projection », a promis le Premier Ministre.

 

Lors de ces questions orales, les députés ont aussi abordé des questions liées aux difficultés relatives au décaissement des fonds en faveur de l’Assemblée Nationale, des accusations contre certains leaders des partis politiques suite aux violences de ces derniers jours et à la situation des jeunes envoyés en formation en Israël, jeune considérés comme des parents du chef de l’Etat.

 

Le passage du Premier Ministre à l’Assemblée Nationale était sollicité depuis plusieurs semaines par les députés. La dernière interpellation du Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji à l’Assemblée Nationale remonte au mois de juin 2016.

 

 

Centrafrique : Mohamed Moussa Dhaffane appelle les groupes armés à un engagement sincère et au succès du DDRR

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 24 mai 2017

 

BANGUI, 24 Mai 2017(RJDH) –Mohamed Moussa Daffane de la Séléka Rénovée a appelé les groupes armés au respect du quota alloué aux groupes armés dans le cadre du projet pilote et la sincérité des groupes armés pour la réussite du processus DDRR. Propos exprimé ce 23 mai dans une interview au RJDH.

 

L’appel de Mohamed Moussa Dhaffane intervient dans un contexte où certains groupes armés boudent le nombre qu’ils ont qualifié d’insignifiant de 40 combattants par entité pour le projet pilote DDRR alors que des combats inter force non conventionnelle sont signalés au Sud et au Nord-Est du pays.

 

Mohamed Moussa Dhaffane trouve justifié les inquiétudes de certains groupes armés et appelle à la patience car c’est une phase pilote. « Je comprends qu’il ait des inquiétudes, mais pour ma part je pense que c’est juste un ballon d’essai comme son nom l’indique projet pilote. Donc il faut saisir cette proposition après, on verra l’impact sur le retour de la paix et la cohésion sociale. Parce que l’essentiel est que les centrafricains retrouvent la paix et le vivre en harmonie », estime-t-il.

 

Les activités de sélection des combattants qui feront partie de ce projet pilote se poursuivent mais de long allène. Un travail difficile d’après le leader de la Séléka Rénovée, « c’est vraiment un travail difficile car le nombre des combattants est trop élevé dont il faut faire un travail de fond et il nous faut aussi l’aide de la Minusca en ce qui concerne les moyens logistiques pour descendre sur le terrain surtout en province », souhaite- Mohamed Moussa Dhaffane.

 

Au sujet de l’insécurité grandissante dans l’arrière-pays à travers des combats intergroupes armés, Mohamed Moussa Dhaffane a déploré ce regain de violence et appelle les groupes armés à un front-parlé, « c’est assez grave, mais j’appelle les uns et les autres au dialogue et aux négociations d’abord entre les groupes armés, avec le gouvernement et la communauté internationale car c’est la meilleure solution pour le retour définitif de la paix », propose- il.

 

La Séléka rénovée est l’une des factions de la Séléka qui a renversé François Bozizé et partie prenante au processus DDRR.

 

 

Centrafrique : Plusieurs banguissois marchent pour la paix à Bangui

 

Par Bienvenu Matongo le 24 mai 2017

 

BANGUI, 24 Mai 2017(RJDH)…Au moins un millier des banguissois ont marché ce 24 mai à Bangui pour exiger la paix. Cette marche qui a commencé à la place de la réconciliation a chuté à la Primature où un mémorandum a été remis au premier ministre Mathieu Simplice Sarandji.

 

Cette marche des forces vives de la nation intervient une semaine après la tension sécuritaire au sud et au nord-est du pays faisant plus de 250 morts et des déplacés internes et externes et des maisons brulées. Le premier ministre a reçu le mémorandum quelques heures avant les questions orales adressées au gouvernement auquel il a tenté d’y répondre à l’Assemblée Nationale.

 

Fernand Mandé-Ndjapou, l’un des initiateurs de cette marche justifie cette mobilisation comme un soutien à l’effort du gouvernement et de la communauté internationale en faveur de la sécurité « les centrafricains ont répondu massivement à l’appel et sont déterminés à dire non. Nous ne pouvons pas laisser le pays dans cette situation », a-t-il indiqué.

 

Les marcheurs ont brandi des banderoles sur lesquelles on peut lire « il faut tout mettre en œuvre pour restaurer la paix et la Sécurité sur toute l’étendue du territoire national ; mettre fin aux violences et activités déstabilisatrices sur toutes ses formes ; accélérer le processus du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) déjà amorcé ; traquer, arrêter et traduire en justice tous les auteurs et Co-auteurs des crimes de guerre et crime contre l’humanité ».

 

Cette marche est la deuxième du genre depuis l’accession de Faustin Archange Touadera au pouvoir.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com