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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:14

 

 

 

 

30/09/14 (Le Matin)

 

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, a fait part, vendredi au siège des Nations unies à New York, de la détermination et de l'engagement du Maroc, en sa qualité de président de la configuration République centrafricaine (RCA), à œuvrer pour la mobilisation internationale en vue d'un retour à la paix et à la stabilité dans ce pays. «En sa qualité de président de la configuration République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, le Maroc, ainsi que l'ensemble des membres de la configuration, œuvrent avec détermination en faveur d'une mobilisation constante de la communauté internationale pour la résolution de la crise en République centrafricaine», a dit M. Mezouar lors d'une réunion de haut niveau sur la situation en RCA.

 

Cette réunion, organisée à l'initiative du secrétaire général des Nations unies, a vu la présence de nombreux Chefs d'État, notamment les Présidents de la Centrafrique, du Congo, du Gabon et du Tchad, en plus de ministres et de représentants d'organisations internationales. Le Maroc s'est vu confier au courant de cette année la présidence de la configuration centrafricaine qui relève de la commission de consolidation de la paix de l'ONU. En cette qualité, le Maroc est appelé à contribuer à la coordination de l'action internationale en faveur du rétablissement de la sécurité et du retour à la paix et à la stabilité dans ce pays», rappelle-t-on.

 

La configuration demeure mobilisée, afin de lancer les fondations d'un processus de consolidation de la paix reposant sur des bases solides, a dit le ministre, ajoutant que de par sa composition, celle-ci met à profit son rôle unique en tant que plateforme politique rassemblant l'ensemble des acteurs impliqués dans la résolution de la crise en République centrafricaine, les pays de la sous-région, les institutions financières internationales ainsi que les organisations régionales et sous-régionales concernées, encourageant une cohérence dans les diverses actions entreprises.

 

À ce titre, et en étroite collaboration avec la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) et les autorités de transition, la configuration est disposée à apporter un soutien significatif en vue d'assurer un dialogue politique inclusif, de renforcer les institutions étatiques et d'entamer le processus de réconciliation nationale, a indiqué le ministre, soulignant que la configuration a également une «expérience avérée et reconnue» en matière de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et de Réforme du secteur de la sécurité (RSS). Abordant l'aspect financier, M. Mezouar a souligné que la configuration «travaille en étroite collaboration avec le Fonds pour la consolidation de la paix, instrument dont les ressources sont limitées, mais qui a un rôle de premier plan, car il fait office de catalyseur et permet d'orienter les financements des institutions financières internationales».

 

Le Fonds a déjà «financé trois projets en République centrafricaine à propos desquels nous avons fortement sensibilisé l'ensemble des partenaires. Actuellement, le Fonds se penche sur l'opportunité d'apporter un soutien financier au plan de réconciliation nationale», a-t-il poursuivi. Et de saisir cette occasion pour «réitérer notre soutien au processus de Brazzaville, qui a suscité l'espoir de la population centrafricaine et qui constitue une première étape vers la stabilisation du pays», et féliciter le médiateur, le Président du Congo, Denis Sassou Nguesso, «pour son engagement», soutenu par l'ONU et l'Union Africaine.

 

À présent, a-t-il préconisé, il s'agit de «veiller à sa mise en œuvre, notamment au niveau local et national, afin de tourner la page d'une crise qui, confrontée à l'instrumentalisation politique, a débouché sur des affrontements ethnico-religieux sans précédent» en République centrafricaine. Aujourd'hui, bien que la «situation sécuritaire commence à se stabiliser, l'urgence demeure, particulièrement au niveau humanitaire», a fait observer M. Mezouar, précisant que «plus de la moitié de la population dépend toujours de l'assistance humanitaire pour survivre» et appelant à un «soutien accru des bailleurs de fonds (...) surtout avec la perspective d'une crise alimentaire qui risque de s'abattre sur le pays». Le ministre a saisi, cette occasion, cette fois-ci en sa «qualité nationale» pour saluer les efforts des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), et l'engagement personnel de ses Chefs d'État, en appelant à un soutien accru à ces pays, sachant que les «conséquences de la crise centrafricaine représentent un risque» pour l'ensemble de la sous-région.

Assemblée générale des Nations unies: le Maroc réitère son engagement devant l'ONU à œuvrer pour le retour à la paix en Centrafrique

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:08

 

 

 

 

30/09/2014 à 08:11 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Article paru dans le n°2802 de Jeune Afrique, en kiosque le 22 septembre. Depuis, plusieurs généraux de la Séléka, dont Ali Darassa et Mahamat Alkhatim, ont annoncé leur retrait du mouvement.

 

Elle contrôle encore plus de la moitié du territoire, mais jamais l'ancienne rébellion Séléka n'a été aussi divisée. Ses chefs historiques, Michel Djotodia et Noureddine Adam, sont contestés. Reste à savoir si les Casques bleus sauront en profiter pour leur faire déposer les armes.

 

Ils ont été profondément humiliés par l'arrivée de l'armée française en décembre 2013. Leur chef, l'ancien président Michel Djotodia, a été contraint de quitter le pouvoir un mois plus tard et de s'exiler à Cotonou. Eux ont assisté, impuissants, à l'exode des populations musulmanes. Pourtant, les combattants de la Séléka sont toujours là, avec leurs uniformes et leurs bottes dépareillées.

 

Alors que les Casques bleus de la Minusca ont pris, le 15 septembre, le relais de la force africaine Misca, l'ancienne rébellion contrôle toujours les trois cinquièmes du territoire centrafricain. Ils y règnent en maîtres, contrôlent les principaux axes, occupent les bâtiments publics et font main basse sur ses ressources.

 

Surtout, ils font peur. Début septembre, d'importants mouvements de troupes ont été signalés dans le triangle Kaga Bandoro-Sido- Batangafo (Nord), ainsi qu'à Bambari (Centre), provoquant la panique à Bangui, où courait la rumeur d'une offensive imminente. Pendant une semaine, Bambari, où près de 400 combattants étaient rassemblés, fut surveillé comme le lait sur le feu tandis que les militaires français de l'opération Sangaris renforçaient leur dispositif sur la route menant à Bangui.

 

Finalement, rien ne se passa. D'abord parce que la Séléka a beau revendiquer 10 000 hommes, elle n'a plus la force de frappe qui lui permit de prendre Bangui en mars 2013. De combien de combattants dispose-t-elle vraiment ? "Leur nombre est très difficile à estimer", dit prudemment un diplomate européen en poste dans la capitale. "Plusieurs milliers", reconnaît l'armée française, sans plus de précisions.

 

"Sur le terrain, il n'y a pas énormément de troupes, ajoute Aurélien Llorca, coordinateur du groupe d'experts des Nations unies. Ils ne disposent que de peu de véhicules et sont confrontés à de gros problèmes de mobilité." Et puis il faut compter avec tous ceux qui ont encore des sympathies pour la Séléka.

 

"Parmi ceux qui ont pris Bangui, rappelle Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste de la région, il y a des Centrafricains qui font des affaires dans le sud du Tchad ou du Soudan et qui espèrent qu'un changement de régime leur profitera. Ils ne sont pas visibles sur le terrain et peuvent réapparaître à tout moment."

 

Un véritable casse-tête

 

Mais la Séléka est toujours très divisée - peut-être ne l'a-t-elle jamais autant été. Pour ses principaux généraux, l'avenir de cette coalition hétéroclite est un véritable casse-tête : faut-il accélérer sa mue en un parti politique ? Michel Djotodia, son président, et Noureddine Adam, son vice-président (hier à la tête de la très redoutée police politique de la Séléka), sont-ils des freins à son existence ? Ont-ils les moyens de reprendre Bangui ?

 

Une nouvelle étape de cette lutte d'influence s'est déroulée à Bambari, du 6 au 11 septembre. Les discussions ont permis de dégager deux lignes qui s'opposent, sur fond de divisions ethniques.

 

On retrouve d'abord le général Joseph Zoundeko, nommé chef d'état-major en mai, à Ndélé. Il a depuis pris ses quartiers à Bambari. Originaire de Tringoulou, dans l'extrême Nord-Est, il appartient depuis 2006 à l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djotodia. Membre de l'ethnie goula, comme l'éphémère maître de Bangui, Zoundeko est aujourd'hui son principal relais sur le terrain.

 

La frange qu'ils représentent est toujours alliée aux combattants rungas sur lesquels Noureddine Adam, bien que bloqué dans la province de la Vakaga, dans le nord de la Centrafrique, depuis le début de la saison des pluies, garde une forte emprise. Djotodia et Adam ont pour le moment réussi à préserver l'alliance entre Rungas et Goulas grâce aux soutiens extérieurs dont ils disposent - tous deux ont toujours, selon plusieurs sources, leurs entrées dans les pays du Golfe et continuent à bénéficier de leurs largesses. Mais rien ne dit que cela durera.

 

De l'autre côté de l'échiquier, le général Ali Darassa se pose en alternative. Chargé de la zone de Bambari depuis le coup d'État de mars 2013, il incarne la branche peule de la Séléka - il fut l'adjoint du Tchadien Baba Laddé avant que celui-ci renonce aux armes pour rejoindre le camp d'Idriss Déby Itno. Darassa est aujourd'hui l'un des hommes forts du mouvement et peut compter sur le soutien du général Mahamat Alkhatim. Petit, la barbe bien fournie, Alkhatim était l'un de ces Tchadiens qui avaient aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. "La communauté internationale ne veut ni de Djotodia ni d'Adam, insiste un proche d'Alkhatim. Le premier est persona non grata en Centrafrique. Le second est sous sanctions de l'ONU. Sans nous, ils ne sont rien. Nous considérons même qu'ils sont un poids plus qu'autre chose."

 

Jusqu'au-boutiste

 

Impossible de savoir ce qu'il pèse (le conclave de Bambari n'a pas consacré la victoire d'un camp sur l'autre), mais une chose est sûre : le trio Zoundeko-Adam-Djotodia est aujourd'hui considéré comme l'aile dure de la Séléka, la plus jusqu'au-boutiste. "Les accords que nous avons signés à N'Djamena en janvier et à Brazzaville en juillet n'ont pas été respectés. Donc les choses sont simples, confirme Bachar Fadoul, un très proche de Noureddine Adam. Soit on nous laisse reprendre le pouvoir, soit nous divisons le pays. Nous contrôlons déjà trois préfectures [celles de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran]. Il ne nous reste plus qu'à les verrouiller. Tout est prêt, même le drapeau et le gouvernement."

 

Reste que, si le désir de partition est présent, notamment chez les militaires, une partie de la Séléka ne partage pas l'optimisme de l'aile dure et estime que lancer une nouvelle offensive sur Bangui s'apparenterait à une opération suicide. Alkhatim le premier sait que ses troupes n'ont aucune chance de prendre Bangui si Sangaris s'interpose. À Batangafo, début août, ses hommes, pourtant décrits comme bien entraînés, bien équipés et opérant comme une véritable armée, ont subi de plein fouet la puissance de feu des Rafale français. Et puis Darassa et Alkhatim sont des seigneurs de guerre. La politique ne les intéresse pas. Ce qu'ils veulent, eux, c'est pouvoir nourrir leurs troupes.

 

La lutte d'influence actuelle est également - et surtout, diront certains - une lutte pour le contrôle des richesses (lire encadré). Pendant la petite année passée à la tête du pays, la Séléka a pris le contrôle des trafics les plus lucratifs, et cette prédation a exacerbé les rivalités au sein du mouvement. C'est d'ailleurs pour cette raison que les hommes de Zoundeko et de Darassa se sont violemment affrontés le 26 août à Bambari. "Le problème de la Séléka est alimentaire, conclut un diplomate français. Si certains veulent la partition, c'est uniquement pour sécuriser le contrôle des richesses dans le Nord."

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Par Vincent DUHEM

 

 

Des trafics très lucratifs

 

Les zones contrôlées par la Séléka sont riches en matières premières. Il y a bien sûr le diamant : la Centrafrique est officiellement suspendue du Processus de Kimberley depuis le 23 mai 2013. Mais dans les faits, le trafic perdure, ce qui profite à l'ancienne rébellion dont plusieurs officiers ont, par le passé, exercé dans le commerce des pierres. Selon un rapport des experts des Nations unies datant de juillet, certains chefs rebelles contrôlent une partie des mines et acheminent leur cargaison au Soudan. C'est notamment le cas du général Omar Younous, un ancien acheteur qui détournerait aujourd'hui les pierres venues de Bria et de Sam-Ouandja, dans le Nord-Est. Vient ensuite l'or.

 

La principale mine de Ndassima, dans la région de Bambari, est aux mains des hommes du général Alkhatim. Et là encore, le circuit est connu : le métal précieux est introduit illégalement au Cameroun par les airs ou par la route après avoir transité par Bangui, et génère d'importants profits. Enfin, selon toute vraisemblance, il reste peu d'éléphants dans le Nord-Est, limitant de fait le trafic d'ivoire. Mais, toujours selon les experts de l'ONU, c'est aussi la Séléka qui contrôle la vente de viande de certaines espèces de grandes antilopes. V.D.

Lu pour vous : Centrafrique : à la Séléka, c'est chacun pour soi

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:05

 

 

 

 

Par Rosmon Zokoue-RJDH - 30/09/2014

 

Initialement prévue à Kaga-Bandoro (centre-nord), la prochaine assemblée générale de l’ex-Séléka annoncée mi-septembre se tiendra du 9 au 10 octobre à Bambari

 

L’annonce a été faite par le porte-parole de l’ex-Séléka, le capitaine Ahmed Nedjad. La tenue de cette rencontre relève de la volonté des généraux de l’ex-Séléka qui ont quitté la coalition le 19 septembre dernier. D’après Ahmed Nedjad, c’est du 9 au 10 Octobre qu’aura lieu l’AG à Bambari. «Nous avons finalement décidé de tenir notre assemblée générale du 9 au 10 Octobre à Bambari pour des raisons stratégiques. Bambari est au centre, ce qui permettra aux officiers des villes de Ndélé, de Sido, de Birao, de Dekoa et même ceux de Kaga-Bandoro de se joindre à nous», a-t-il justifié le choix de Bambari.

A l’ordre du jour, il sera question de mettre en place deux coordinations. L’une politique et l’autre militaire, capable de discuter de la paix en Centrafrique. «C’est une assemblée générale organisée par nous les militaires qui sommes sur le terrain. Aucun leader politique de l’ex-Séléka ne sera membre du bureau de la coordination. Nous en avons assez de la manipulation politique», a martelé Ahmed Nedjad.

Le 19 septembre dernier, quatre généraux de l’ex-Séléka à savoir Ali Darassa, Mahat Alkatim, Amahat Abdoulaye Faya et le Capitaine Mahamat Nedjad avaient annoncé leur désengagement vis-à-vis de la Séléka et ont montré leur volonté de participer au retour de la paix en Centrafrique. 

Lu pour vous : Bangui: l’ex-Séléka transfère son assemblée générale à Bambari

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:01

 

 

 

 

Par Fridolin Ngoulou-RJDH - 30/09/2014

 

La question de la levée de l’embargo sur les armes en Centrafrique continue de susciter des réactions notamment chez les autorités centrafricaines et les forces internationales

 

Le ministre d’Etat en charge de la défense nationale a confié que cette question est en bonne voie au niveau des Nations Unies. Mais pour les forces internationales, il faut d’abord mener des réflexions profondes pour refondre l’armée centrafricaine. Diverses réactions ont ainsi été recueillies en marge de la visite du Ministre d’Etat en charge de la Défense Nationale, Aristide Sokambi au camp Kassaï, accompagné des chefs militaires de l’Eufor-RCA et de la Sangaris.

 

Selon le Ministre d’Etat en charge de la Défense Nationale, la cheffe de l’Etat, Catherine Samba a plaidé au sommet des Nations-Unies pour la levée de cet embargo qui frappe la RCA depuis la prise de pouvoir par l’ex coalition Séléka, le 24 mars 2013. «La cheffe de l’Etat a plaidé pour l’assoupissement sinon la levée de cet embargo. Mais pour qu’on lève cet embargo, il faudrait que notre armée montre des signes. C’est ce que nous sommes en train de faire. Réorganiser les FACA, commencer à les occuper pour qu’elles reprennent leurs places. Nous sommes optimistes», a déclaré Aristide Sokambi. Pour le membre du gouvernement, les préalables consistent à rassembler les soldats, «à toiletter» la liste. «On ne peut pas garder cette armée qui n’était qu’une coquille vide. On a, dans la liste, des déserteurs, il y a des gens qui ne viennent plus mais qui continuent à poser des actes délictuels. C’est tout ce travail que nous sommes en train de faire», a précisé le ministre d’Etat en charge de la Défense Nationale.


Le Général Eric Bellot Des Minières de la Sangaris pense que même si la France est proche de la Centrafrique, elle travaille sous mandant des Nations-Unies. «Même si la France est proche, elle travaille dans un cadre coordonné avec le gouvernement centrafricain dans le sens de la refondation de l’armée centrafricaine», a-t-il ajouté. Le commandant de l’Eufor-RCA Général Thierry Lion, a déclaré qu’ils sont en phase des projets de la Réforme du Secteur de Sécurité et le Désarmement Démobilisation et Réinsertion. Cependant, ces projets ne sont pas encore lancés.


Selon cette dernière source, il faut une réflexion profonde pour refonder l’armée centrafricaine. «Je pense que dans la reconstruction de la Centrafrique qui a connu des heurts très durs, il ne s’agit pas de faire des bricolages. Il s’agit de repenser et de refonder complètement l’armée. On ne peut pas relancer une armée dans un pays sans avoir ce temps de réflexion. Donc, il faut laisser le temps au temps», a indiqué le commandant de l’Eufor-RCA.


La présidente de transition, Catherine Samba-Panza a demandé en marge de la 69ème Session de l’Assemblée Générale des Nations-Unies de lever l’embargo car, dit-elle c’est la seule voie susceptible de permettre à son pays d’avoir une armée digne de ce nom et capable d’appuyer les forces internationales qui tentent d’y ramener la paix. Environ 7.500 FACA seraient déjà remobilisées, un chantier pour lequel les autorités de Bangui plaident pour l'assouplissement de l'embargo.

Lu pour vous : Bangui: des préalables à la levée de l’embargo sur les armes

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 17:56

 

 

 

 

29/09/2014

 

Un mort et plusieurs blessés ont été enregistrés, dans la nuit de samedi à dimanche à KM5, quartier à majorité musulmane dans la capitale centrafricaine Bangui, suite à des affrontements à l'arme légère et lourde entre des musulmans et "des braqueurs", ont indiqué, dimanche, 28 septembre des sources municipales. Cinq maisons et deux commerces (un bar et un garage) ont été incendiés. Malgré un retour au calme, la circulation est restée bloquée, dimanche, dans ce troisième arrondissement.

 

Le Premier ministre Mahamat Kamoun qui s'est rendu, dimanche matin, sur les lieux a promis « le désarmement rapide » des bandits qui endeuillent les familles centrafricaines. De leur côté, les forces européennes en Centrafrique, EUFOR-RCA, ont publié un communiqué de presse dans lequel elles ont réaffirmé leur détermination à tout mettre en œuvre en vue de protéger les civils.


De jeunes musulmans armés avaient résisté, samedi soir, à l’assaut d’un groupe de braqueurs qui voulaient mettre à sac le magasin d’un sujet camerounais, opérateur économique dans le troisième arrondissement. Des affrontements ont eu lieu pendant toute la nuit, des tirs à l’arme légère et lourde ainsi que des explosions de grenades ont été entendus. L’hélicoptère de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a survolé la zone jusqu'à une heure tardive.


Joint au téléphone, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans de KM5, avait assimilé, plus tôt dans la journée de dimanche, les auteurs de cette attaque à des Anti-Balaka, sans fournir davantage de précisions quant aux éléments qui lui ont permis de les identifier. « C’est de la pure provocation ! Depuis un certain temps, il n’y a plus d’Anti-Balaka dans ce secteur. Est-ce cela la cessation des hostilités ? » s’est interrogé Abakar.


De son côté, Sylvestre Yagouzou, leader Anti-balaka, a réfuté ces accusations considérant qu'il ne s'agit que d'un cas de criminalité de droit commun dû à "la montée de la délinquance et du vol à main armée." Ces actes de violences, qu'il a imputées à "des malfrats", se sont développés, selon Yagouzou, à la faveur de la prolifération des armes.


Depuis une dizaine de jours, la RCA connaît un regain de violence. Samedi, un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, à Bangui, par les populations d’un site de déplacés internes.

Une opération "ville morte" des musulmans de KM5 avait dégénéré, vendredi, en affrontements avec les forces françaises de l’opération Sangaris, sans faire de victimes. Cette opération des musulmans banguissois était en réaction à l’assassinat, par des Anti-Balaka, de convoyeurs de bétail de confession musulmane, quelques jours auparavant, dans la région de Kémo, dans le Centre du pays.


Cette dernière attaque avait, elle-même, coïncidé avec l'assassinat du maire de Ngaboko (une soixantaine de kilomètres au sud-est de Bambari, sud RCA), par des éléments armés assimilés aux Séléka, 

 

Un mort et plusieurs blessés dans des affrontements au quartier PK5 à Bangui

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 16:08

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-29 13:49:05 - Le Premier ministre centrafricain, Kamoun Mahamat, a promis une lutte sans merci contre les ‘’fauteurs de troubles’’, soulignant que le gouvernement ne restera pas les bras croisés devant ceux qui sèment le désordre et empêchent la RCA de renouer avec la paix et la sécurité.


‘'Devant des tels actes délibérément destinés à faire échec à la restauration de la sécurité et de la paix dans notre pays, le gouvernement ne saurait rester indifférent'', a martelé le Premier ministre Kamoun Mahamat, lors d'une déclaration à la nation, dimanche soir.


Des affrontements ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi entre les anti-balaka du quartier Kpéténé dans le 6è et les musulmans armés du K M5 dans le 3è arrondissement.

Kamoun Mahamat qui s'est rendu le dimanche au KM5 pour évaluer les dégâts le chef du gouvernement Kamoun a dit avoir instruit son gouvernement pour des actions à mener avant de pouvoir compter sur la collaboration de la population civile. 

‘'Désarmer et arrêter tout individu se trouvant en possession d'armes et de le traduire en justice. D'ores et déjà, j'instruis le ministre de la justice, garde des sceaux d'organiser dans le plus bref délai le procès de la centaine d'individus actuellement placés sous mandat de dépôt pour viol, meurtre et autres crimes et délits'', a-t-il dit.


S'adressant aux populations civiles que le gouvernement est appeler à protéger, M Kamoun a lancé un appel au témoin et à la collaboration. ‘'J'en appelle au patriotisme des filles et fils du pays pour qu'ils coopèrent à ces actions qui ne visent qu'à rétablir la libre circulation dans tous les quartiers de Bangui et en provinces en dénonçant aux autorités les auteurs de ces crimes répétés qui doivent coûte que coûte être neutralisés''. 


Pour ramener la paix et la sécurité et favoriser la libre circulation à Bangui et en provinces, le Premier ministre a souligné avoir mis une stratégie en place qui consiste ‘'avec le concours des forces internationales d'intensifier les actions visant à traquer, arrêter et traduire en justice tous les fauteurs de troubles et les auteurs présumés des crimes et délits de quels que bords qu'ils soient''


A en croire M Kamoun, ces fauteurs de troubles sont ‘'des individus bien identifiés, cherchant à tout prix à saper les efforts de pacification de notre pays engagés par le gouvernement et la communauté internationale en semant la mort et la désolation tant à Bangui que dans l'arrière-pays''. 

 

http://www.apanews.net/article_read-805734-le-pm-centrafricain-en-croisade-contre-----les-fauteurs-de-troubles.html#sthash.WWSetNMY.dpuf

 

Le PM centrafricain en croisade contre ''les fauteurs de troubles"

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 13:49

 

 

 

 

Jeune Afrique N°2803 • du 28 septembre au 4 octobre 2014

 

En mars, le président angolais avait octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricaine afin de renflouer son pays en faillite. Un quart de cette somme n’est pas entré dans les caisses de l’État. Simple oubli ?

 

Quand on préside – ne serait-ce que par intérim – aux destinées d’un pays pauvre, sinistré, instable et entièrement dépendant de l’aide financière et militaire étrangère, on se doit d’être irréprochable côté gouvernance. Cette leçon, Catherine Samba-Panza devrait la méditer alors que la Centrafrique vient de passer sous quasi-tutelle onusienne et que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale s’apprêtent à examiner son cas, début octobre, à Washington. Au coeur des préoccupations des grands argentiers de la planète, qui devront décider s’ils accordent ou non un ballon d’oxygène aux finances exsangues du gouvernement centrafricain : la gestion, pour le moins opaque, d’une importante somme d’argent remise en main propre à la présidente Samba-Panza par son homologue angolais.

 

L’affaire date d’il y a sept mois. Le 4 mars 2014, Catherine Samba-Panza (CSP) se rend en urgence à Luanda. À Bangui, les caisses du Trésor sont vides et la chef de l’État, étranglée, doit absolument assurer le salaire des fonctionnaires, conformément à ses engagements. Son hôte, le président José Eduardo dos Santos, est riche, et il ne lui déplaît pas de prendre la relève du Congolais Denis Sassou Nguesso, qui, jusqu’ici, comblait seul, tel Sisyphe, les déficits sans fond de la Centrafrique. Il se montre donc compréhensif et, après avoir longuement reçu CSP, s’engage sur un don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros), dont la moitié lui est remise sur le- champ, en liquide, dans des valisettes.

 

Pourquoi en liquide ? Parce que l’Angola n’est pas membre de la zone franc, qu’un virement via Paris prendrait trop de temps et que Mme Samba-Panza est très pressée.

 

De retour à Bangui le lendemain, la présidente remet elle-même les 5 millions cash à trois personnes de confiance, avec pour consigne – aucune banque commerciale de Bangui ne disposant des liquidités nécessaires – d’aller les changer contre des francs CFA à Douala, au Cameroun.

 

Le 6 mars, Mahamat Kamoun, conseiller spécial à la présidence (et actuel Premier ministre), Christelle Sappot, fille et chef de cabinet de CSP, et Robert Bokoyo, directeur adjoint du Trésor, se rendent dans la capitale économique du Cameroun et procèdent à l’opération de change auprès d’Ecobank. Le 8 mars, un peu plus de 2 milliards de F CFA (Ecobank empochant au passage une belle commission de 6 %) sont transférés sur le compte du Trésor centrafricain auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Jusqu’ici, tout va bien – si ce n’est que le ministre centrafricain des Finances, Rémi Yakoro, est curieusement tenu à l’écart de toute la transaction. Une bonne partie des fonctionnaires recevront, ce mois-là, leur salaire.

 

Quelques semaines plus tard – fin mars, début avril –, la deuxième tranche du don angolais, soit 5 millions de dollars cash, parvient à la présidence de Bangui via un émissaire. Et c’est là que le bât blesse.

 

Le 28 avril, à la demande de Mahamat Kamoun, le directeur général du Trésor, Gabriel Madenga, se fait remettre par Christelle Sappot, la fille de CSP, la somme de 2,5 millions de dollars qu’il transfère aussitôt sur le compte centrafricain à la Beac, via Ecobank, dont l’agence banguissoise dispose, cette fois, des liquidités nécessaires en francs CFA.

 

Pactole. À nouveau, le ministre des Finances, pourtant unique ordonnateur des finances de l’État, est mis de côté. Il ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor.

 

Une anomalie et une question évidente : quid de la seconde moitié de la seconde tranche, soit l’équivalent de 1,132 milliard de F CFA, un pactole à l’échelon centrafricain ? Pressée de questions par le FMI, qui a eu vent du don, et par la présidence angolaise, qui apprécie peu cette « disparition » d’une partie du magot, Catherine Samba-Panza charge son directeur de cabinet, Joseph Mabingui, de réagir. En guise de réponse, ce dernier confectionne un tableau (reproduit ci-contre) daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est « expliqué » que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » et réparti entre le Premier ministre de l’époque, André Nzapayeké, la présidente et des chapitres aux intitulés aussi vagues (« composantes de la société civile », « assistance sociale et humanitaire », « actions gouvernementales »…) qu’incontrôlables.

 

Bonne foi. Il va de soi que la procédure normale en la matière, qui veut que ces fonds de souveraineté doivent d’abord être inclus et comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la Beac avant d’en ressortir, n’a absolument pas été respectée.

 

Face aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui l’a convoquée le 20 août à Luanda pour une brève séance d’explications, et Denis Sassou Nguesso, qui ne cache plus l’agacement qu’elle lui inspire, la présidente par intérim a plaidé la bonne foi et (encore) l’urgence de la situation, sans lever pour autant les soupçons qui pèsent quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars.

 

En visite à New York mi-septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Catherine Samba-Panza a décrit avec des mots justes et émouvants la situation catastrophique dans laquelle se trouve son pays.

 

Elle ne parlait pas, on l’aura compris, de sa propre gestion.

 

François Soudan

 

Lu pour vous : Centrafrique : Samba-Panza, dos Santos et les mallettes
Lu pour vous : Centrafrique : Samba-Panza, dos Santos et les mallettes

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 13:44

 

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-29 10:15:18 - Le regain de violences au KM5 dans le 3è arrondissement, le scandale du détournement de fonds à la présidence, la MINUSCA et le séjour de la présidente de transition aux Etats-Unis d’Amérique sont les principaux sujets commentés lundi dans la presse centrafricaine.

 

‘'Samba-Panza, Dos Santos et les mallettes'', titre le quotidien L'Hirondelle là où le Confident parle de ‘'Scandale au palais de la renaissance : Samba-Panza, Dos Santos et les mallettes''.

 

‘'En mars, le président angolais avait octroyé 10 millions de dollars à son homologue centrafricain pour renflouer son pays en faillite. Un quart de cette somme n'est pas rentré dans la caisse de l'Etat. Simple oubli ?'', s'est interrogé Le Démocrate.


‘'Pressée de questions par le FMI qui a eu vent du don et la présidence angolaise qui apprécie peu cette disparition d'une partie du magot, Catherine Samba-Pnaza, charge son directeur de cabinet, professeur Joseph Mabingui de réagir'', notent le Confident et Le Démocrate. Ils ajoutent : ‘'en guise de réponse, ce dernier reproduit un tableau récapitulatif expliquant que l'argent a été utilisé sous forme de fonds politique entre la présidente de transition et le premier ministre de l'époque André Nzapayéké''.


‘'Samba-Panza à New York : de l'espoir pour les centrafricains'', affiche sur un tout autre plan Le Démocrate. Et le confrère de commenter : ‘'les grandes décisions du conseil de sécurité des nations unies s'annoncent salvatrices pour la RCA. C'est ce qu'on peut retenir de toutes les informations de bonne source en provenance du pays de Obama''.


Parlant toujours du séjour de Samba-Panza au pays de l'Oncle Sam, Le Démocrate relève le fait que ‘'La communauté internationale promet ses aides mais veut des avancées''.

Sur le plan de l'insécurité entretenue par des hommes armés, Centrafric Matin se désole de voir ‘'Lopez froidement abattu chez lui et le pillage à main armée de plusieurs maisons devant la Sangaris et l'Eufor-RCA, spectatrice''


Pour le confrère, le vol à main armée a changé de camp. Les musulmans de KM5 passent à la vitesse supérieure dans un acte où ils tirent et les populations civiles prennent la fuite.


‘'Alors de maison en maison, les musulmans cassent les portes et emportent tout. C'est ainsi qu'un jeune, footballeur en première division, Lopez, se retrouve nez à nez avec eux. Il sera froidement abattu avec une balle dans la bouche, emportant toutes ses lèvres'', déplore le confrère.


De son côté, Le Démocrate renchérit : ‘'KM5 : encore des affrontements causant des morts en présence des casques bleus''.


‘'Des armes ont encore tonné ces derniers temps dans la capitale centrafricaine notamment au KM5. Ce nième affrontement a eu lieu dans une zone sous contrôle d'une force onusienne qui malheureusement ne s'est pas imposée (…)'', a commenté le confrère.


Sur tout autre plan concernant la liberté d'aller et de venir Centrafric Matin a titré : ‘'Libre circulation des biens et de personne véritable handicap pour l'exécutif centrafricain''.

‘'La libre circulation des biens et des personnes qui doit favoriser l'essor économique de la RCA est reléguée au second plan'', déplore Centrafric Matin.


Face à cette situation de statut quo, le confrère constate que ‘'les fonctionnaires et agents de l'état n'ont toujours pas regagné leurs postes d'affectation. L'autorité de l'état ne s'exerce qu'à Bangui en détriment de l'arrière-pays. De Nzapayéké à Kamoun, c'est le statut quo. Sortir pour aller rendre visite aux parents est devenu problématique.''

Et de s'interroger ‘'Qui osera se déambuler dans les rues de Bangui et dans l'arrière-pays comme bon lui semble ?''.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=805703#sthash.7Fu3F2gB.dpuf

 

Violence, détournement de fonds et Catherine Samba-Panza à l'ONU au menu de la presse centrafricaine

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 20:41

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-09-27 13:53:58 - La présidente de transition Catherine Samba-Panza a demandé à l’Organisation des Nations unies de lever l’embargo sur la livraison des armes imposé à la Centrafrique, expliquant que c’est la seule voie susceptible de permettre à son pays d’avoir une armée digne de ce nom et capable d’appuyer les forces internationales qui tentent d’y ramener la paix.


« Il est extrêmement important et urgent que le pays dispose d'une armée qui apporterait d'ailleurs son concours aux forces de maintien de la paix sur le terrain. Or en raison de sanctions imposées par les Nations unies, notamment de l'embargo sur les armes en Centrafrique'' cela ne peut se faire, a notamment dit Catherine Samba-Panza.


Elle prenait part vendredi à New York, en marge de la 69-ème Assemblée générales des Nations unies, à une réunion de haut niveau consacrée aux derniers développements de la situation en Centrafrique.


Le président congolais Denis Sassou Nguesso qui prenait part à la réunion, a salué les efforts de la communauté internationale à travers les différentes forces qui se sont succédé, sur le théâtre des opérations en Centrafrique. Tout en appelant les autorités de la transition à un consensus, il a affirmé que « seule une démarche consensuelle, peut en garantir la réussite de la transition''.

 
Pour sa part, le président gabonais, Ali Bongo, présent à la rencontre, a indiqué que « nous devons continuer à soutenir les autorités de la transition afin qu'elles étendent leur légitimité au-delà de Bangui et lutter contre l'impunité''.


Ali Bongo a par ailleurs déploré les exactions à l'endroit des populations civiles et les attaques contre les acteurs humanitaires.


Emboitant le pas au président gabonais, le secrétaire général des nations unies Ban Ki Moon souligné que pour le retour de la paix « il est indispensable que les crimes atroces qui ont été commis en Centrafrique soient punis''. 


Parant de là, il a souligné la nécessité « d'engager toutes les parties signataires à conclure vite un accord politique sur la gouvernance et les principales questions de l'Etat de droit''.


La présidente de transition Catherine Samba-Panza, invitée spéciale du Secrétaire général de l'ONU, prendra la parole à la tribune des Nations unies ce samedi.

La RCA a été représentée aux travaux de la 68è Assemblée générale des Nations unies tenus en septembre 2013 par le Premier ministre de l'époque, maître Nicolas Tiangaye.

 

http://www.apanews.net/article_read-805625-catherine-samba-panza-pour-la-fin-de-l-embargo-des-armes-contre-la-rca.html#sthash.P1cZcl4l.dpuf

 

Catherine Samba-Panza pour la fin de l'embargo des armes contre la RCA

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 14:29

 

 

 

 

 

NEW YORK, 26 septembre 2014 / PRN Africa / — Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi la communauté internationale à se mobiliser pour favoriser la reprise économique et la stabilisation en République centrafricaine, pays qui vient tout juste de sortir d'une longue période de conflit et de chaos.

 

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau sur la Centrafrique en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, M. Ban, qui avait visité en avril un pays « dévasté »« le désespoir était grand », a relevé quelques progrès accomplis récemment.

 

« Ensemble, la MINUSCA (mission de l'ONU), les forces françaises et l'EUFOR-RCA (mission de l'Union européenne) vont s'employer à améliorer les conditions de sécurité », a-t-il dit. Le processus politique est « sorti renforcé de l'élection de Catherine Samba-Panza en janvier » comme Présidente de la transition. Et l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville (Congo) le 23 juillet est « une étape importante », a-t-il ajouté.

 

M. Ban a engagé toutes les parties centrafricaines « à conclure rapidement un accord politique sur la gouvernance et sur les principales questions d'état de droit », soulignant que « pour que la paix revienne, il est indispensable que les crimes atroces qui ont été commis soient punis ».

 

Le chef de l'ONU n'a pas caché qu'il reste « beaucoup de travail à faire ». « Il reste des milliers de déplacés. Les femmes et les enfants demeurent exposés à des violences et des mauvais traitements graves. Des milliers d'enfants sont encore associés à des groupes armés. Les différentes communautés sont loin d'être réconciliées. La crise alimentaire n'est pas loin », a-t-il souligné.

 

M. Ban a appelé à la mobilisation « pour favoriser la reprise économique et la stabilisation afin de répondre à des besoins urgents sur le plan de la sécurité et de la situation humanitaire ».

 

Reconnaissant qu'« il faudra du temps pour reconstruire », M. Ban a estimé que la communauté internationale devait « se concentrer sur la gestion des finances publiques et la responsabilité, en mettant l'accent sur la collecte de l'impôt, la maîtrise des dépenses publiques, les marchés publics et les pratiques relatives aux concessions ».

 

« Nous devons être là pour les Centrafricains », a ajouté M. Ban. « Nous devons nous engager à tenir le cap et à les aider à tracer la voie qui conduira à la reconstruction, à la réconciliation et au retour de l'état de droit ».

 

« Nous avons la possibilité d'aider. Et l'obligation d'agir », a-t-il conclu.
 

SOURCE Centre d'actualités de l'ONU

 

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Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à la mobilisation pour favoriser reprise économique et stabilisation

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