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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 13:18

 

 

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BANGUI (AFP) - 27.03.2011 10:50 - L'opposant centrafricain Martin Ziguélé, ex-candidat à la présidentielle du 23 janvier remportée au premier tour par François Bozizé, a jugé dimanche que l'appel au boycott de l'opposition "a été suivi" pour le second tour des élections législatives.

"Nous avons appelé nos militants à boycotter ces élections, à ne pas aller voter et à rester chez eux. L'appel de l'opposition a été suivi parce que nous constatons qu'il y a peu d'engouement des électeurs. Dans la plupart des centres de vote, les électeurs se font rares", a déclaré Martin Ziguélé, arrivé troisième à la présidentielle avec 6,80% des voix selon les résultats contestés par l'opposition.

"Nous savons que le pouvoir est toujours capable de manipulation, pour nous donner des taux souvent contraires aux réalités", a-t-il dit.

Dans la plupart des bureaux de vote des quatre arrondissements de Bangui où l'on vote pour le second tour, les électeurs se rendaient dimanche matin devant les urnes au comptes-gouttes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les longues files d'attente constatées lors du premier tour des législatives qui se déroulaient en même temps que l'élection présidentielle étaient inexistantes dimanche.

Ancien Premier ministre (2001-2003), Martin Ziguélé est président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et membre du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011) qui a été créé le 4 mars. Le Fare regroupe trois des quatre candidats malheureux à l'élection présidentielle dont l'ex-président Ange-Félix Patassé, arrivé deuxième avec 21,41% des voix derrière François Bozizé (64,37%).

L'opposition ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle ni ceux du premier tour des législatives dont elle boycotte ce second tour.

© 2011 AFP

 

Législatives : fin de campagne explosive à Bozoum

26 mars 2011 par  Fridolin Ngoulou www.journal-des-elections.net

 Les candidats au second tour des législatives dans la circonscription de Bozoum (Nord-ouest) ont achevé, vendredi, la campagne électorale à couteaux tirés.

 

Munis d’armes blanches, des partisans d’Ambroise Zawa, actuel ministre de l’Education nationale et candidat du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD, majorité présidentielle), ont empêché la tenue d’un meeting de Corneille Sérékoïssé, candidat du Kwa Na Kwa (KNK, parti du président François Bozizé).

 

Depuis 1993, date des premières élections pluralistes après la restauration du multipartisme en 1991, la circonscription de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, était jusqu’ici représentée à l’Assemblée nationale par un député du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir).

 

Législatives en Centrafrique: début des opérations de vote

Bangui 27/03/2011 à 09:47(AFP) - Les Centrafricains ont commencé à voter dimanche matin pour le second tour des élections législatives dont le parti du président François Bozizé devrait sortir large vainqueur dans la mesure où l'opposition boycotte le scrutin.

A Bangui les opérations de vote qui devaient débuter à 6H00 (5H00 GMT) ont connu du retard de l'ordre d'une heure ou plus, a constaté un journaliste de l'AFP, retard admis par la Commission électorale indépendante.

"Le retard est dû à l'installation du matériel lourd, notamment les urnes et les isoloirs qui ont été acheminées ce matin par la Commission électorale", a expliqué Eric Grengbo, qui préside le bureau de vote numéro 3C installé à l'école de garçons St Paul de Bangui.

3.800 bureaux de votes sont ouverts dimanche pour que les Centrafricains choisissent les 69 députés (sur 105) qui n'ont pas été élus dès le premier tour.

Le Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail), le parti du président François Bozizé réélu le 23 janvier au premier tour des élections groupées (présidentielle et législatives) a d'ores et déjà obtenu 26 sièges, alors qu'un seul siège a été attribué à un parti de l'opposition, les autres élus étant proches de la majorité présidentielle.

L'opposition ne reconnaît ni les résultats de la présidentielle ni ceux du premier tour des législatives du 23 janvier dont elle boycotte ce second tour, qui devrait déboucher sur une large majorité pour le KNK.

 

La Centrafrique vote pour des législatives boycottées par l'opposition  

BANGUI- 27.03.2011 12:22 (AFP) - Les Centrafricains votaient dimanche pour élire leurs députés au second tour d'élections législatives dont l'issue laisse peu de doute, l'opposition boycottant le scrutin.

3.800 bureaux de vote sont ouverts pour permettre d'élire 69 des 105 députés. 35 sièges ont été pourvus au premier tour, le 23 janvier, dont 26 pour le seul parti Kwa Na Kwa (KNK, le travail rien que le travail) du président François Bozizé.

Ce dernier, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, élu en 2005, a été réélu dès ce premier tour qui regroupait présidentielle et législatives avec 64,37% des voix.
Huit sièges ont été obtenus par des indépendants, dont cinq sont proches de M. Bozizé, et un seul par l'opposition.

Par ailleurs, une circonscription revote à Birao (nord) et les résultats d'une autre à Boganda (sud), où les bulletins ont été dépouillés tardivement, ne sont pas connus.
Les opérations de vote qui devaient débuter à 06H00 (05H00 GMT), ont commencé avec du retard à Bangui. Elles devaient se terminer à 16H00 mais le retard accumulé est reporté sur l'heure de fermeture des bureaux.

"Je suis venu voter parce que c'est un droit et tout citoyen doit pouvoir faire valoir ce droit, c'est de l'intérêt des citoyens de choisir leurs représentants à l'Assemblée nationale, ce sont ces représentants qui vont voter de bonnes lois pour le bien-être des citoyens", a déclaré Freddy Mouakaouada, un électeur à l'école St Paul à Bangui.

"Si les citoyens ne votent pas, ils doivent s'attendre à ce que leurs droits ne soient pas défendus et tant pis pour eux", a-t-il ajouté.

Dans la capitale dimanche matin, les électeurs se rendaient au compte-gouttes aux urnes et l'affluence était moins importante que lors du premier tour, a constaté un journaliste de l'AFP dans les bureaux visités.

"Nous avons appelé nos militants à boycotter ces élections, à ne pas aller voter et à rester chez eux. L'appel de l'opposition a été suivi parce que nous constatons qu'il y a peu d'engouement des électeurs. Dans la plupart des centres de vote, les électeurs se font rares", s'est félicité auprès de l'AFP l'opposant Martin Ziguélé arrivé troisième de l'élection présidentielle (6,80%).

L'ancien Premier ministre Ziguélé (2001-2003) est membre de la plate-forme de l'opposition, le Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011) qui regroupe trois des quatre candidats malheureux à la présidentielle.

Le Fare a appelé au boycott du scrutin de dimanche et refuse de reconnaître les résultats des élections de janvier, accusant le pouvoir de fraude.

Dans une lettre publiée jeudi, le Fare juge que le second tour des législatives organisé par "le régime dictatorial du général François Bozizé (...) n'est autre chose que la recherche effrénée de la confirmation d'un Parlement monocolore, digne d'un régime à parti unique".
M. Ziguélé avait estimé que "l'objectif de Bozizé est d'obtenir une majorité absolue avec des gens de sa famille pour faire sauter le verrou constitutionnel des deux mandats (du président). Il a besoin d'une majorité des deux tiers".

L'opposition "a participé au premier tour, tout le monde le sait, mais devant la déroute infligée par le peuple qui s'est prononcé en majorité pour les candidats KNK, l'opposition a choisi la forfaiture", avait estimé de son côté Fidèle Ngouandjika, directeur de campagne de François Bozizé.

Les résultats devraient être connus dans les huit jours et la Cour constitutionnelle a quinze jours pour les valider ou non.

© 2011 AFP

 

 

NDLR : Ce second tour des législatives est un véritable fiasco non seulement  Bangui mais aussi en province. Le mot d'ordre de boycott lancé par l'opposition regroupée dans le FARE est largement suivi en dépit de son meeting interdit par le régime en place à son grand dam. Selon nos informations, le pouvoir a mobilisé les forces de l'ordre pour contraindre les commerçants tant du Km 5 à Bangui que dans certaines villes de larrière-pays, de fermer leurs boutiques afin que les gens puissent aller voter mais rien n'y a fait. Les forces de l'ordre ont même poussé l'intimidation jusqu'à confisquer les pièces d'identités de ces commerçants pour leur faire du chantage. C'est tout simplement inadmissible et cela traduit le profond désarroi du régime quant à ce second tour des législatives qui est vraiment sans grand enjeu ni quelconque intérêt et pour quasiment personne. Plusieurs candidats de certains partis alliés du KNK dans la majorité présidentielle comme le PSD de Dérant Enoch Lakoué ont aussi rnoncé à y particper consacrant et entérinant ainsi l'échec cuisant du processus électoral centrafricain confisqué et détourné par Bozizé à son seul profit et celui de son KNK.

Toujours selon nos informations, l'ex-président burundais Pierre Buyoya est effectivement arrivé à Bangui dans le cadre d'une mission de l'OIF pour rechercher une solution de sortie de la crise postélectorale. Celui-ci a même déjà eu une première série d'entretiens d'abord avec Bozizé qui selon nos sources ayant requis l'anonymat, a dû s'expliquer sur les entraves faites par ses services à la liberté de circulation des leaders de l'opposition, notamment les cas de Me Nicolas Tiangaye arbitrairement empêché il y a peine trois jours de se rendre  à N'Djaména pour des raisons professionnelles et celui de l'ex-président Patassé à qui le pouvoir a délibérément refusé d'accorder l'autorisation de survol à l'avion que le président équato-guinéen allait dépêcher à Bangui pour son évacuation médicale. Bozizé continue d'afficher son mépris souverain pour ses adversaires de l'opposition qu'il dit ne "rien représenter" et qu'il a aussi traités de "prostitués" dans une récente interview accordée à la Voix de l'Amérique mais dont il a en réalité et paradoxalement une peur bleue.

Ceux-ci qui continuent de clamer et d'exiger l'annulation pure et simple des deux scrutins, législatif et présidentiel du 23 janvier dernier, viennent d'ailleurs d'être confortés dans leur revendication par un rapport explosif de l'Union Européenne sur lesdites élections, rapport dans lequel les auteurs et experts dénoncent pêle-mêle le rôle négatif de la garde présidentielle lors des opérations de vote et les graves anomalies et irrégularités dont l'ampleur ne permet pas à l'institution européenne, qui a au demeurant refusé de prendre part à la pseudo investiture de Bozizé le 15 mars dernier, de crédibiliser ces élections groupées "sujettes à caution", toujours selon le rapport.        

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:19

 

 

Caravane Tiangaye CRPS

 

 

Radiondekeluka.org-Samedi, 26 Mars 2011 13:20

  Un meeting auquel étaient conviés tous les militants et sympathisants de l’opposition a été interdit. La manifestation initiée par le FARE (Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011), une plate-forme de l’opposition devait se tenir vendredi 25 mars 201, Place Marabéna à Bangui. Tôt dans la matinée, l’armée, la police et la gendarmerie ont investi les lieux empêchant la tenue de sa tenue.

C’est une rencontre au cours de laquelle les leaders de l’opposition devaient expliquer et confirmer les consignes de boycott du 2nd tour du scrutin législatif prévu ce dimanche 27 mars 2011. « Nous dénonçons cet acte qui est survenu en pleine campagne électorale. L’opposition a aussi le droit de se prononcer et de tenir une rencontre avec ses membres ». Ainsi réagit Pascal Koyamene du RDC (Rassemblement démocratique centrafricain) qui poursuit : « si l’opposition s’est retirée de la course du second tour des législatives, c’est à cause des manœuvres et des fraudes organisées au profit du parti KNK ».

S’inscrivant en porte-à-faux, le porte-parole du gouvernement Fidel Gouandjika dément ces propos et affirme que « la présence des forces de l’ordre sur l’esplanade lieu du meeting  est de contrôler certains agitateurs qui cherchent à déstabiliser le processus électoral du second tour.  Le FARE n’est pas un parti politique et n’a pas de candidat dans la course au scrutin législatif second tour ».

Fidel Ngouandjika soutient au contraire que certains candidats de l’opposition à la députation au second tour, battent campagne dans les différentes circonscriptions électorales et sur l’ensemble du territoire. « Ils ont aussi la chance de gagner ces élections pour former la famille des parlementaires centrafricains ».

En raison du scrutin de dimanche, le Ministère de l’Administration du territoire a publié un arrêté daté du 25 mars, aux termes duquel « les frontières terrestres, fluviales et aériennes sont fermées sur toute l’étendue du territoire national ce jour de 00 heure à 24 heures le dimanche 27 mars 2011. Ceci, à l’exception des vols internationaux ».  Les autres dispositions concernent l’interdiction de circulation entre les villes de 06 à 18 heures à l’exception des ambulances et véhicules militaires. Les débits de boissons resteront aussi fermés le même jour de 00 heure à 18 heures.

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:01

 

 

logo PS

 

 

Centrafrique : une France complaisante ?

Le Parti socialiste s'inquiète des divergences entre la France et l'Union européenne au sujet de la situation démocratique en Centrafrique. L'Union européenne, principal financeur du processus électoral, a fait part de ses réserves quant au déroulement de l'élection présidentielle. L'UE a ainsi refusé d'envoyer un représentant à « l'investiture » de François Bozizé, alors que la France était la seule grande puissance à y être représentée. L'UE a également exprimé des réticences pour financer le second tour des élections législatives, en raison des importantes irrégularités constatées lors du premier tour. Ce second tour, prévu dimanche prochain, boycotté par l'opposition, ne doit pas ressembler au premier, alors que de très nombreux bureaux de vote n'avaient pas été pris en compte dans le résultat final, remettant en cause la sincérité et la représentativité du scrutin.

 Le PS appelle donc le gouvernement français à clarifier sa position et à rendre publics les éléments qui le conduisent à se désolidariser des conclusions de l'observation conduite par l'Union européenne.

 

25/03/2011

Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international

 

Source : www.parti-socialiste.fr

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:53

 

 

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par Wikileak Rci, samedi 26 mars 2011, 08:17

Traduction de l’article du quotidien de Berlusconi "Libero" du 23 mars 2011

de Franco BechisDirecteur adjoint du quotidien italien Libero

Première étape du voyage, 20 octobre 2010, Tunis. C’est là qu’est descendu avec toute sa famille d’un avion de Libyan Airlines, Nouri Mesmari, chef du protocole de la cour du colonel Muhamar Kadhafi. C’est un des grands perroquets du régime libyen, depuis toujours aux côtés du colonel.

Le seul -comprenons-nous- qui avec le ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa avait un accès direct à la résidence du raïs sans avoir à frapper (avant d’entrer, NdT).

Le seul à pouvoir franchir le seuil de la suite 204 du vieux cercle officiel de Benghazi où le colonel libyen a accueilli avec tous les honneurs le Premier ministre italien Silvio Berlusconi pendant la visite officielle en Libye. Cette visite de Mesmari à Tunis ne dure que quelques heures. On ne sait pas qui il rencontre dans la capitale où la révolte contre Ben Ali couve sous la cendre. Mais il est désormais certain que dans ces heures-là et dans celles qui ont immédiatement suivi, Mesmari jette les ponts de ce qui, à la mi-février, allait devenir la rébellion de la Cyrénaïque. Et prépare l’estocade contre Kadhafi en cherchant et obtenant l’alliance sur deux fronts : le premier est celui de la dissidence tunisienne. Le second est celui de la France de Nicolas Sarkozy. Et les deux alliances lui réussissent.

C’est ce dont témoignent des documents de la DGSE, le service secret français, et une série de nouvelles fracassantes qui ont circulé dans les milieux diplomatiques français à partir de la lettre confidentielle, Maghreb Confidential (dont il existe une version synthétique et accessible payante).

Mesmari arrive à Paris le lendemain, 21 octobre. Et il n’en bougera plus. En Libye il n’a pas caché son voyage en France, puisqu’il a emmené avec lui toute sa famille. La version est qu’à Paris il doit subir un traitement médical et probablement une opération. Mais il ne verra pas l’ombre d’un médecin. Ce qu’il verra seront par contre, tous les jours, des fonctionnaires des services secrets français.

La réunion.

On a vu de façon certaine au début du mois de novembre, entrer à l’Hôtel Concorde Lafayette de Paris, où Mesmari réside, d’étroits collaborateurs du président français. Le 16 novembre, une file de voitures bleues est devant l’hôtel. Dense et longue réunion dans la suite de Mesmari. Deux jours plus tard une dense et étrange délégation française part pour Benghazi. Avec des fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, des dirigeants de France Export Céréales et de France Agrimer, des managers de Soufflet, de Louis Dreyfus, de Glencore, de Cani Céréales, Cargill et Conagra.

Expédition commerciale, sur le papier, pour essayer d’obtenir à Benghazi justement de riches commandes libyennes. Mais se trouvent aussi dans le groupe des militaires français, déguisés en hommes d’affaire.

À Bengazi ils vont rencontrer un colonel de l’aéronautique libyenne indiqué par Mesmari : Abdallah Gehani. Il est au-dessus de tout soupçon, mais l’ex-chef du protocole de Kadhafi a révélé qu’il était prêt à déserter et qu’il a aussi de bons contacts avec la dissidence tunisienne.

L’opération est menée en grand secret, mais quelque chose filtre jusqu’aux hommes les plus proches de Kadhafi. Le colonel se doute de quelque chose. Le 28 novembre, il signe un mandat d’arrêt international à l’encontre de Mesmari. L’ordre arrive aussi en France à travers les canaux protocolaires. Les Français s’alarment et décident de suivre l’arrêt de façon formelle.

Quatre jours plus tard, le 2 décembre, la nouvelle filtre justement depuis Paris. On ne donne pas de nom mais on révèle que la police française a arrêté un des principaux collaborateurs de Kadhafi. La Libye, au premier abord, retrouve son calme. Puis apprend que Mesmari est en réalité aux arrêts domiciliaires dans la suite du Concorde Lafayette. Et le raïs commence à s’agiter.

La colère du raïs.

Quand arrive la nouvelle que Mesmari a demandé officiellement l’asile politique à la France, la colère de Kadhafi éclate, il fait retirer son passeport même au ministre des Affaires étrangères, Moussa Koussa, accusé de responsabilité dans la défection de Mesmari. Il essaie ensuite d’envoyer ses hommes à Paris avec des messages pour le traître : « Reviens, tu seras pardonné ». Le 16 décembre, c’est Abdallah Mansour, chef de la télévision libyenne, qui essaie. Les Français l’arrêtent à l’entrée de l’hôtel. Le 23 décembre d’autres Libyens arrivent à Paris. Ce sont Farj Charrant, Fathi Boukhris et All Ounes Mansouri.

Nous les connaîtrons d’avantage après le 17 février : parce que ce sont justement eux, avec Al Hadji, qui vont mener la révolte de Benghazi contre les miliciens du colonel.

Les trois sont autorisés par les Français à sortir dîner avec Mesmari dans un élégant restaurant des Champs-Élysée. Il y a aussi là des fonctionnaires de l’Élysée et quelques dirigeants des services secrets français. Entre Noël et le Jour de l’an paraît dans Maghreb Confidential, la nouvelle que Benghazi est en ébullition (à ce moment-là personne ne le sait encore), et aussi quelques indiscrétions sur certaines aides logistiques et militaires qui seraient arrivées dans la seconde ville libyenne, en provenance justement de la France. Il est désormais clair que Mesmari est devenu un levier aux mains de Sarkozy pour faire sauter Kadhafi en Libye. La lettre confidentielle sur le Maghreb commence à faire filtrer les contenus de cette collaboration.

Mesmari est nommé « Libyan Wikileak », parce qu’il révèle un après l’autre les secrets de la défense militaire du colonel et raconte tous les détails des alliances diplomatiques et financières du régime, en décrivant même la carte du désaccord et les forces qui sont sur le terrain. À la mi-janvier, la France a dans les mains toutes les clés pour tenter de renverser le colonel. Mais il y a une fuite. Le 22 janvier, le chef des services secrets de Cyrénaïque, un fidèle du colonel, le général Aoudh Saaiti, arrête le colonel d’aviation Gehani, référant secret des Français depuis le 18 novembre.

Le 24 janvier, il est transféré dans une prison de Tripoli, accusé d’avoir créé un réseau social en Cyrénaïque, qui faisait les louanges de la contestation tunisienne contre Ben Ali. Mais c’est trop tard : Gehani a déjà préparé la révolte de Benghazi, avec les Français.

Traduction Marie-Ange Patrizio

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 16:51

 

 

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(MISNA) 25 Mars 2011 - 17:11 - “La campagne pour les élections de dimanche a été calme et discrète avec très peu de meetings et quelques manifestations et affiches”, disent les sources missionnaires de la MISNA contactées à Bangui, à 48 heures du second tour des législatives, qui sera boycotté par l’opposition en signe de contestation des résultats officiels du premier tour des élections présidentielles et législatives du 23 janvier dernier.

Les observateurs électoraux détachés par l’Union européenne (UE), qui viennent de publier leurs conclusions, ont également constaté de graves irrégularités lors des précédentes opérations de vote, relevant notamment le manque d’impartialité du président de la Commission électorale, considéré trop proche du président François Bozizé. La mission d’observation de l’UE a également déploré le remplacement de la liste électorale informatisée par une liste manuelle, le vote multiple de nombreux inscrits et la création improvisée de bureaux de vote.

L’opposition a immédiatement refusé de reconnaître la réélection de M Bozizé par 64,37% des voix et a décidé de boycotter les élections de dimanche.

Pendant ce temps, la nation attend la nomination du nouveau gouvernement depuis l’investiture du président Bozizé le 15 mars dernier pour un nouveau quinquennat.

En revanche, des affrontements entre rebelles de la Cpjp et soldats sont signalés dans la région de Ndele (Nord-est). Les informations divergentes font état de sept victimes civiles, selon les autorités, et de 32 selon les rebelles, dont 28 combattants.

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 03:23

 

 

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Source AFP  25/03/2011 à 15:09

Le président Idriss Deby est sûr "à 100 %" qu'Al-Qaida au Maghreb islamique a volé des missiles sol-air.

Le président tchadien Idriss Deby Itno affirme, dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique à paraître lundi, qu'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) a profité du soulèvement en Libye pour s'emparer de missiles sol-air. "Ce qui m'inquiète, c'est ce qui se passe aujourd'hui en Libye et les risques d'implosion de ce pays", déclare le président tchadien. "Les islamistes d'al-Qaida ont profité du pillage des arsenaux en zone rebelle pour s'approvisionner en armes, y compris en missiles sol-air, qui ont été par la suite exfiltrés dans leurs sanctuaires du Ténéré (partie centrale du Sahara, ndlr)", ajoute-t-il.

"C'est très grave. Aqmi est en passe de devenir une véritable armée, la mieux équipée de la région", estime Idriss Deby, en assurant qu'il est certain "à 100 %" de ses affirmations. Le président tchadien considère qu'il y a "une part de vérité" dans les déclarations du dirigeant libyen Muammar Kadhafi qui a dit à plusieurs reprises qu'Aqmi manipulait les insurgés. "Il y a, dans ce qu'il dit, une part de vérité. Jusqu'à quel point ? Je l'ignore. Mais je suis certain qu'Aqmi a pris une part active au soulèvement", indique-t-il.

Retrouvailles

Après des années de tensions graves avec la Libye du colonel Kadhafi, avec qui le Tchad a été en guerre dans les années 1980, Idriss Deby entretient désormais de très bonnes relations avec son voisin. Le dirigeant tchadien a qualifié de "décision hâtive" l'intervention militaire lancée le 19 mars par une coalition internationale menée par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne. Elle "peut avoir de lourdes conséquences en matière de déstabilisation régionale et de dissémination du terrorisme en Europe, en Méditerranée et en Afrique", regrette-t-il.

Idriss Deby a par ailleurs démenti les informations selon lesquelles des mercenaires tchadiens participeraient aux combats aux côtés des forces régulières libyennes. "Il n'existe aucune filière, officielle ou officieuse, de recrutement de mercenaires pour la Libye. Cela dit, plusieurs centaines de milliers de Tchadiens vivent en Libye, certains depuis longtemps, intégrés à la société de ce pays. Il n'est donc pas exclu qu'une poignée d'entre eux aient pu, d'une manière ou d'une autre, participer aux combats à titre individuel", dit-il.

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 02:52

 

 

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Présidentielle : éviter au Bénin une situation à l’ivoirienne

DAKAR - AFP / 25 mars 2011 22h30 - Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Said Djinnit, a appelé vendredi à des efforts pour éviter que la contestation post-électorale au Bénin ne conduise à des violences comme en Côte d'Ivoire.

"La situation au Bénin est évidemment préoccupante, compte tenu de la contestation des résultats provisoires" de l'élection présidentielle du 13 mars, "et des incidents de violence qui ont été relevés", a déclaré M. Djinnit dans un entretien à l'Agence France-Presse et à Radio France Internationale à Dakar, où il est basé.

"Nous souhaitons que tout soit fait, d'abord au niveau national et si c'est nécessaire par le soutien international à travers des efforts de bons offices, pour éviter que la situation ne dégénère et que nous retombions dans une situation (comme en) Côte d'Ivoire. Tout doit être fait pour éviter cela", a-t-il affirmé.

Au Bénin, le président sortant Yayi Boni a été provisoirement déclaré vainqueur de la présidentielle, ce que conteste son rival Adrien Houngbédji, revendiquant la victoire à ce scrutin. Jeudi, la police béninoise a dispersé à coups de grenades lacrymogènes une manifestation de jeunes partisans de l'opposition à Cotonou contre la réélection de Yayi Boni.

La Côte d'Ivoire est plongée dans une grave crise, marquée par des violences meurtrières, depuis la présidentielle du 28 novembre 2010.

Au Bénin, "les uns et les autres doivent utiliser des canaux, le recours prévu par la loi pour faire état de leur différence, et que cela soit réglé dans le cadre des institutions du pays et pacifiquement", a dit M. Djinnit.

"S'il y a un besoin", a-t-il estimé, des organisations régionales et l'ONU "seront aux côtés du Bénin pour éviter de tomber dans un cycle de violences qui peut nous amener dans une situation à l'ivoirienne".

M. Djinnit a aussi évoqué des risques de "contestation et risques d'incidents et de violences" avec une série d'élections prévues dans la région dans les mois à venir, des situations que l'ONU veut prévenir avec l'organisation d'une rencontre régionale prochainement à Praia sur "la problématique des élections et de la sécurité", selon lui "pour aider les pays à tenir des élections dans de bonnes conditions".

"Nous avons identifié les processus électoraux comme des moments de fragilité extrême, de grande vulnérabilité dans les pays africains en général et l'Afrique de l'Ouest en particulier. (...) Mais l'expérience positive existe aussi, vous avez la situation du Niger où tout s'est passé parfaitement avec l'accompagnement en douceur" d'organisations régionales et internationales, a-t-il poursuivi.

Au Niger, l'opposant historique Mahamadou Issoufou a remporté la présidentielle du 12 mars face à l'ex-Premier ministre Seïni Oumarou, qui a reconnu sa défaite et félicité son adversaire.

Dans ce pays, "nous avons eu des élections formidables. Donc, c'est le cas de ce qu'il faut faire. Le cas de ce qu'il ne fallait pas faire (...), c'est la Côte d'Ivoire", a soutenu M. Djinnit.

(©)

NDLR : Au Niger, il n’y avait pas de président sortant candidat, voilà pourquoi les choses se sont déroulées à la régulière. Les Nations Unies sont manifestement à la remorque des événements en Afrique et sont incapables d’anticiper et de prévenir les conflits. En Centrafrique, la soi-disant représentante de Ban-Ki moon s’est rendue complice du hold-up électoral de Bozizé afin d’assurer sans doute la suite de sa carrière. Elle a poussé ensuite le bouchon jusqu’à faire dépêcher par Ban-Ki moon l’un de ses adjoints avec un message de félicitation pour Bozizé.

C’est un véritable scandale qui éclate maintenant avec la divulgation par les médias internationaux des extraits essentiels de l’accablant rapport de l’Union Européenne qui affirme sans détour que le double scrutin du 23 janvier dernier, compte tenu des graves irrégularités et fraudes qui l’ont émaillé, est sujet à caution. Que dire du fait que pendant que le Secrétaire Général des Nations Unies adressait un message de félicitation au voleur d’élections François Bozizé, l’UE s’employait elle, à boycotter l’investiture dudit voleur et à réaffirmer son refus de sortir un seul euro pour le financement du second tour des législatives.

Par ailleurs, l’ex-président burundais Pierre Buyoya, sans doute au nom de l’OIF,  est attendu ce samedi 26 mars à Bangui.  On lui prête l’intention de tenter de convaincre le voleur d’élection en chef d’accepter, en accord avec la Cour constitutionnelle qui n’a du reste toujours pas vidé un seul des nombreux contentieux électoraux du premier tour des législatives, de trouver quelques arrangements qui puissent permettre que dans certaines circonscriptions, certains candidats de l’opposition soient « repêchés » et faire tout de même leur entrée dans la nouvelle assemblée nationale. Il s’agit d’un rafistolage et d’une solution bancale dont l’opposition qui exige l’annulation pure et simple des deux élections ne pourra nullement s’accommoder.

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 01:52

 

 

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Wade appelle les politiciens centrafricains à des concessions réciproques

Source : www.journal-des-elections.net By Simon-Pierre NDouba

 

Bangui, 25 mars 2011 - Le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui séjourne en République Centrafricaine depuis jeudi 24 mars, a appelé, vendredi, les acteurs politiques centrafricains à privilégier l’intérêt supérieur du peuple, par-delà leurs « petites personnes ».

« Le sort de ce pays est entre vos mains. Faites-vous des concessions réciproques », a-t-il souligné lors d’un déjeuner, vendredi au palais présidentiel.

L’appel du président Wade intervient quelques heures avant la clôture de la campagne pour le second tour des législatives.

L’opposition regroupée dans un Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE) a lancé un appel au boycott du second tour afin de protester contre un premier tour qu’elle qualifie d’hold-up électoral.

 

NDLR : Le président Wade avait déjà dépêché le président du Sénat sénégalais le représenter à l'investiture de Bozizé le 15 mars dernier. Si c'est seulement pour rendre hommage à Barthelémy Boganda et prodiguer ce type de conseil à la classe politique centrafricaine, lui qui a déjà chez lui au Sénégal tant de problèmes et fait face à de fréquentes immolations devant son palais et des manifestations à n'en plus finir de ses compatriotes qui n'en peuvent plus des délestages chroniques et de sa mauvaise gouvernance qu'ils ne cessent de dénoncer au quotidien ainsi que son projet de passer le flambeau à son fils, avait vraiment besoin de quitter Dakar pour venir jusqu'à Bangui.

C'est même pour cela que d'aucuns pensent qu'il serait venu Centrafrique en réalité, juste pour passer à Bozizé le message de mise en garde d'un chef d'Etat occidental qui l'en aurait expressément chargé. C'est ainsi qu'on se rend vraiment compte que Omar Bongo Ondimba n'est plus. En fin de compte, selon nos informations, Wade a quitté Bangui sans avoir rencontré comme initialement prévu au départ les candidats adversaires de Bozizé à la présidentielle sauf Jean Jacques Demafouth qui n'a pourtant jamais contesté la victoire de Bozizé bien au contraire, il l'a même plutôt félicité. Compte tenu de sa convalescence, l'ex-président Ange-Félix Patassé aurait reçu à sa résidence le conseiller diplomatique de Wade.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 15:42

 

 

-Joseph KABILA

 

 

KINSHASA - AFP / 25 mars 2011 15h24 - La République démocratique du Congo a décidé de rappeler son ambassadeur à Brazzaville, une décision liée à l'attaque du 27 février contre la résidence du chef de l'Etat à Kinshasa, a-t-on appris vendredi auprès du ministère des Affaires étrangères.

La RDC "a décidé de rappeler avec effet immédiat son ambassadeur accrédité à Brazzaville", indique sans autre explication un communiqué du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa.

"Cela est lié aux évènements du 27 février. Il y a un lien entre les assaillants et (le général Faustin) Munene et Ondjani Mangbana », deux congolais de RDC détenus au Congo-Brazzaville, qui refuse de les extrader, a précisé une source au ministère des Affaires étrangères, sous couvert d'anonymat.

Plusieurs dizaines d'assaillants avaient tenté d'attaquer le 27 février dernier la résidence du président congolais Joseph Kabila et un camp militaire à Kinshasa. Onze assaillants et huit soldats avaient été tués, et plus d'une centaine de personnes arrêtés.

Le général Faustin Munene, accusé notamment par la RDC de "tentative de coup d'Etat" en novembre 2010 dans la province du Bandundu (ouest), a été arrêté mi-janvier au Congo, à Pointe-Noire, deuxième ville du Congo-Brazzaville.

Il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité début mars par un tribunal militaire de RDC.

Détenu depuis mai 2010 au Congo voisin, Ondjani Mangbama est lui accusé d'avoir mené une insurrection fin 2009 dans le nord-ouest de la RDC, qui a notamment provoqué la fuite de 115.000 personnes vers l'extrême nord du Congo-Brazzaville, où elles sont toujours installées.

Le Congo "n'a pas la volonté de collaborer avec nous pour pacifier la région, en mettant à notre disposition ces gens", a ajouté la source au ministère des Affaires étrangères à Kinshasa.

"Il y a des réponses que nous attendons (de la part du Congo), qui tardent à venir. Ce sont des questions générales liées aux conditions de sécurité" aux frontières, par rapport aux événements du 27 février, a précisé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

L'attaque armée contre la résidence présidentielle et un camp militaire était "l'oeuvre d'insurgés venus de l'extérieur, auxquels se sont joints quelques complices se trouvant à Kinshasa", avaient indiqué un porte-parole de la police début mars, sans citer de pays.

"Des commanditaires aussi bien à l'intérieur du pays qu'à l'étranger sont cités" par les personnes arrêtées dans le cadre de l'enquête, avait également déclaré le 1er mars M. Mende, sans non plus désigner de pays.

La RDC et le Congo partagent environ 1.500 km de frontière. Kinshasa et Brazzaville sont les deux capitales les plus rapprochées au monde, séparées par le fleuve Congo.

(©)

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 14:46

 

 

urgent

 

Bangui, 25 mars (C.A.P) – La Place Marabéna où devrait se tenir cet après-midi le meeting de l’opposition regroupée dans la plateforme du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections 2011 (FARE) est occupée tôt ce matin par les forces de sécurité du régime bozizéen dont de nombreux soldats de la garde présidentielle.

C’est le signe que le pouvoir veut interdire ce meeting dont il doit craindre le succès, les organisateurs ayant lancé un appel radiodiffusé à quasiment toutes les forces vives du pays (centrales syndicales, partis politiques, associations de jeunesse, des femmes société civile et autres…). On redoute de sanglants affrontements avec les forces de répression eu égard à la détermination des participants au meeting.

Ce bras de fer a lieu au moment même où se trouve depuis jeudi soir à Bangui pour une visite officielle de 48 heures en Centrafrique le président sénégalais Abdoulaye Wade dont l’entourage prétend qu’il s’agirait d’une mission de bons offices pour tenter de rapprocher Bozizé et ses adversaires de l’opposition qui refusent absolument de reconnaître  sa prétendue victoire électorale dès le premier tour du double scrutin du 23 janvier dernier dont un rapport de l’Union Européenne vient de remettre en question et de qualifier d’élections sujettes à caution.

Selon nos informations, Abdoulaye Wade devrait recevoir les principaux leaders de la plateforme du FARE notamment les trois candidats à la présidentielle Martin Ziguélé du MLPC, l’indépendant Ange Félix Patassé qui encore convalescent, et Emile Gros Raymond Nakombo du RDC, pour s’entretenir avec eux sur une éventuelle solution de sortie de crise.

La question se pose de savoir si le président sénégalais qui a déjà beaucoup de difficultés à résoudre les innombrables problèmes non seulement chez lui au Sénégal avec la Casamance mais aussi en Afrique de l’Ouest dans la CEDEAO avec les crises complexes comme celles notamment de la Côte d’Ivoire, du Bénin qui vient d’éclater et la situation au Burkina etc…réussira à dégeler la crise postélectorale en Centrafrique.   

 

 

 

Le président Wade rend hommage à Boganda

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 25 Mars 2011 13:39

Le président sénégalais Abdoulaye Wade quitte Bangui dans l’après-midi de ce vendredi 25 mars 2011 après une visite officielle de 24H. Arrivé la veille en provenance d’Abuja où il a pris part au sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) sur la situation en Côte d’Ivoire, il a déjà eu deux entretiens en tête-à-tête avec son homologue centrafricain, François Bozizé, au Palais de la Renaissance. Pour l’instant on ignore la teneur de ces entretiens, aucun communiqué officiel n’ayant été publié sur cette visite pour le moment.

Dans la matinée de ce vendredi, Abdoulaye Wade a commencé la journée par un geste qui lui « tenait à cœur ». Il s’est rendu au Monument Boganda à Bangui, pour saluer la mémoire de Barthélémy Boganda en déposant une gerbe de fleurs devant son mémorial. Il a confié ensuite à la presse qu’il « tenait à rendre visite au fondateur de la République Centrafricaine, un grand combattant de l’indépendance, un panafricaniste ».

Le président sénégalais a déclaré que « l’histoire a donné raison à Barthélémy Boganda, lui qui avait pour projet de réaliser les Etats Unis d’Afrique, ce à quoi s’emploie en ce moment l’Union africaine, près de 50 ans après les indépendances ».

Deuxième étape de la journée, la visite du Parc du Centenaire. « Un parc moderne en plein air » a encore confié le président du Sénégal. Il s’est réjoui de découvrir cet autre aspect de l’Afrique. Les populations de Lakouanga, un quartier voisin du parc, sont sorties pour ovationner l’hôte de la Centrafrique.

En dernière étape, la visite du Jardin du Cinquantenaire, un jardin où sont érigés sur un mémorial, les bustes des 6 présidents qui ont dirigé la Centrafrique depuis l’indépendance du pays. Au cours de ces trois visites, le président sénégalais a été accompagné du ministre sortant des affaires étrangères et du maire de la ville de Bangui.

Au Palais de la Renaissance, le président François Bozizé a eu un second tête à tête avec son homologue sénégalais, rencontre suivie d’un déjeuner officiel. Aucune déclaration n’est pour l’instant faite à la presse par les deux officiels sur l’objet de cette visite. A 15H 30, Abdoulaye Wade rencontre la colonie sénégalaise à la salle de réunion de la CEMAC, avant de reprendre le chemin de l’aéroport international Bangui M’Poko. Son départ de Bangui pour Dakar est prévu pour 17 h. Une rencontre que plusieurs observateurs qualifient d’une simple visite de courtoisie du président sénégalais à celui de Centrafrique qui a prêté serment le 15 mars. Une visite qui intervient en pleine crise électorale avec le retrait de l’opposition de la course pour le second tour des législatives, prévu dimanche 27 mars.

 

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