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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:33



 

Il est temps d’arrêter d’avoir des enfants car les cinq verbes de l’abbé Barthélemy Boganda sont envoyés aux oubliettes de la politique.

 

Nourrir : qui veut rester en vie doit se nourrir mais comment le faire quand on n’est pas libre ; quand on a toujours peur de se déplacer. L’insécurité est le maître mot de notre peuple…

 

Loger : Pauvre peuple d’aujourd’hui, hier l’un de tes dirigeants t’obligeait à construire en briques et les cases rondes de nos aïeux étaient détruites quartier par quartier. Quelques habitants de Bangui se souviennent encore d’un de ces maires chargé par l’Etat d’accomplir ce sale besogne. N’ayant pas de fusil, quelques-uns l’attendaient avec leurs flèches. Dieu merci, il n’était pas dans ces quartiers. Aujourd’hui c’est l’Etat lui-même qui se charge de détruire les maisons construites à la sueur du front du peuple et qui valaient de Bangui l’appellation  de « Bangui la coquette ». Une cité sans nom car le propriétaire est auteur ou complice d’un complot contre l’Etat.

 

Instruire : Nous ne savons plus sous quelle forme on conçoit ce verbe en Centrafrique. Qui doit se porter garant de l’instruction du peuple ? Tout le système est ébranlé depuis plus de trente ans. A tous les niveaux, l’instruction et son mode de transmission sont mal gérés malgré la tenue des états-généraux de l’enseignement. L’organisation des examens qui devait servir à tester le niveau des élèves ou des étudiants se passe de commentaires. Ne parlons pas des concours. Qui nous sauvera de cette situation un jour ? Le ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur n’est qu’une porte de sortie pour les personnalités qu’on nomme à ce poste. Elles n’ont pas le temps d’organiser leurs programmes.

 

Vêtir : Quand on est riche, on nous reconnaît dans nos parures. Que faisons-nous de nos diamants, or, pétrole, fer etc…On ne parlera pas de la pauvreté en Centrafrique mais plutôt de misère aujourd’hui. Qui profite de ces richesses ?

 

Soigner : ce verbe a disparu de notre vocabulaire. Qui dira soin, dira soigner à la traditionnelle car les hôpitaux ou dispensaires ne sont ouverts qu’à ceux qui ont les moyens d’abord pour  payer les soignants et les médicaments viennent après.

 

Il est temps d’arrêter de mourir. Nous nous tuons beaucoup par manque de soins. Ce n’est plus par la sorcellerie qu’on tue mais depuis qu’on a introduit l’arme à feu de tout calibre, le nombre de Centrafricains ne cesse de diminuer. Des villages sont détruits sans laisser de traces.

 

Quand l’assistanat prendra fin ? L’assistanat tue davantage le peuple. Nos cultures sont violées, nos richesses emportées ; nos valeurs disparaissent et notre belle devise aussi disparaîtra un jour. Unité, Dignité,Travail. Boganda, quelle mouche t’a piqué pour nous trouver ce maître mot qui nous galvanisait tant hier et qui aujourd’hui est envoyée aux oubliettes de notre politique égocentrique. La seule devise où on trouve le mot « dignité » de l’être humain.

 

Il est temps qu’on arrête de faire pleurer nos femmes et nos enfants. Que d’orphelins et de veuves dans ce petit pays qui ne connaissait pas le tribalisme ou ethnicisme ! Le ZO KOUE ZO bogandiste nous stimulait. Le ZO AYEKE ZO qui rendait vulgaire la pensée originale garde encore son sens mais d’où nous vient le « SO ZO LA » avec le doigt sur la détente, la balle est partie et l’autre tombe pour ne plus se relever ?

Notre riche sol n’est-il fait que pour recevoir les macchabées ? Il est temps qu’on s’arrête de voler, de corrompre. Tu es devenu homme de la rue, mendiant parce que pour le « pouvoir » tu te bats avec ton frère, ta sœur comme deux « larrons » et tu ne te soucis plus de tes richesses, culturelles, morales et naturelles, et survint un troisième « larron » pour tout prendre et te laisser les maisons vides. Arrête tes jérémiades. Tu es responsable de tes maux et difficultés. Il est temps que tu reviennes à la raison et reprends ta devise et ton hymne.

 

Unité-Dignité-Travail.

 

On continue à te brimer et à te soumettre…Où sont nos pasteurs, nos prêtres, nos missionnaires qui nous apprennent ? Qu’ils soient un comme toi et moi ; moi en toi et toi en moi. Qu’ils soient un, nous en eux et eux en nous pour que le monde puisse voir que nous formons un seul peuple. Unité, une seule nation, le Centrafrique indivisible. Il est temps qu’on cesse d’être d’éternels assistés. Combien d’années ce beau pays et riche est assisté ; les venants et les partants pour régler nos problèmes repartent –ils les mains vides ? pardon, les poches vides ? Moi, homme de la rue qui ne dort pas la nuit te dira non. Nous perdons tout : la morale, le civisme, la religion ; les religiosités remplacent nos grandes religions dites même chrétiennes. Et ceux qui sont appelés à gérer la chose publique gèrent aussi la religion et on décrète la religion avec ces jours de piété. Nous ne sommes plus dignes d’être des hommes comme les autres du globe. Silence, on tue. Silence, on vole. Comment mériter cette dignité humaine que nous a léguée Barthélemy Boganda quand nous ne travaillons pas pour maintenir notre entente ou notre dignité humaine reçue du Créateur ?

 

Il est temps que chacun reprenne sa place dans le concert de notre République. Pourquoi le paysan ne reprend-t-il pas le sentier des plantations ? Il nourrira ses enfants. Il sera heureux et fier quand sa sécurité sera assurée.

 

Pourquoi les enseignants et les élèves ne reprennent pas le chemin de l’école ? Ils n’attendent que cela pourvu qu’on leur donne les moyens…

 

Pourquoi les fonctionnaires et agents de l’Etat ne sont pas présents au bureau pour accomplir leur devoir ? Ils sont appelés pour cela. Beaucoup attendent que celui qui les emploie s’occupe d’eux.

 

Pourquoi les agents de sécurité de tout bord ne regagnent-ils pas leur caserne dans l’ordre et la dignité ? La paix reviendra toute seule. Elle nous servira pour nous reprendre au sérieux et repenser notre être social et reprendre notre place dans le concert des nations. Nous reviendrons pour te le dire si tu ne changes pas ta conduite.

 

Homme de la rue

 

Socrate Ngaro

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:31




 

Le Tchad aussi participe à la mondialisation. Grâce à la guerre civile latente et aux rebelles taquins, le président Déby participe au commerce d’armes globalisé. Mais à croire que le garçon débute, il se fait arnaquer…

 

David Abtour, marchand de motos indiennes à N’Djamena, met maintenant du kérosène dans ses réservoirs. Ce commerçant d’origine libanaise, très honorablement connu dans la capitale du Tchad, justement pour son commerce de deux roues sous l’enseigne de la compagnie Galate, s’intéresse désormais aux machines volantes.

 

Il a joué un rôle dans l’achat, en 2006, par Idriss Déby, le Napoléon et néanmoins président tchadien, d’une poignée d’hélicoptères russes « en fin de potentiel » qui, à l’analyse, maintenant qu’ils sont posés à N’Djamena, se révèlent ne pas être des occasions en or.

 

Mais pourquoi David a-t-il lâché le guidon pour le manche à balais. Il semble bien qu’il a été conseillé dans son nouveau business par Lionel Cohen, un vétéran de la vente de matériel guerrier. Un Lionel, plutôt mal vu par la bande à Idriss qui l’accuse, lui aussi, de ne pas avoir vendu du matériel labellisé « satisfait ou remboursé ». Donc Lionel est devenu l’ami de David qui, multiplie les voyages à Dubaï où il est « general manager » de la société Arami. Puisqu’il paraît, si le business vous tente, que c’est là que se traitent tous les marchés des machines à tuer les pauvres gens.

 

L’ami David est bien « parrainé »


Pour passer de la mobylette – mais aussi des restos, casinos et boîtes de nuit – à l’hélico, Abtour bénéficie de bons parrains. D’abord, il a fait un bon mariage en épousant la sœur d’une ex-femme de Déby. Puis le général Orozi, démocrate bien connu, et chef d’état-major de l’armée de l’air, l’a pris en sympathie. Orozi est aussi connu pour rouler en Range Rover « sport » toute noire. Également pour avoir disparu, en février dernier, au moment de l’attaque des « rebelles » sur N’Djamena. Il s’est envolé avec pas mal d’argent, en tout cas de quoi faire de nombreux pleins de son Range. En dépit de son peu d’engagement dans la guerre, ce défenseur élastique est resté à la tête de l’aviation.

 

En mars dernier Orozi et Abtour, ont lancé leur filet une nouvelle fois vers Dubaï. Et des munitions ont été livrées au Tchad. Du coup, Abtour va installer sa famille à Paris, sans doute porte Dauphine, où le risque d’attaque des rebelles est assez limité. Mais on a l’impression que David ne fait pas totalement confiance en l’avenir politique de son ami Idriss.

 

Des hélicos pourris pour l’aviation d’Idriss


Après la livraison de munitions, Orozi et ses potes ont tenté de faire signer un bon d’achat pour deux hélicos MI 24 de plus, par Mahamat Ali Abdhala alors ministre de la Défense. Mais l’affaire a capoté. D’abord parce que le bon Mahamat a quitté son poste pour le ministère de l’Élevage, ce qui n’élève que l’âme mais pas les hélicoptères. Ensuite parce qu’Idriss est devenu méfiant. Maintenant que de vraies sociétés de matériel militaire frappent à sa porte, il pense que faire ce choix serait peut être mieux et moins cher. Ses ennemis qui dirigent le voisin Soudan, eux, ne sont pas de cet avis. Tout en rompant les relations diplomatiques avec N’Djamena, on pense, à Khartoum que des hélicos pourris, ça suffit bien pour l’aviation d’Idriss. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

Troisième mauvaise nouvelle pour Ozoni et son ami David, l’arrivée du vieux Kamougé à la tête de la Défense. Dans sa longue vie, l’aimable putschiste s’est fait des amis à lui. Ozoni et Abtour ne sont pas sur la liste.

 

© bakchich : Jacques-Marie Bourget

 

Paru le 15-05-2008 12:58:21

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 19:59



 

APA Bangui 2008-05-15 (Centrafrique) Le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) a été suspendu du groupe parlementaire de la majorité présidentielle, a annoncé un communiqué de presse rendu public jeudi à Bangui.

 

Cette mesure aurait un lien avec la désignation, le 12 mai dernier, du président du FODEM, le colonel Charles Massi, comme coordonnateur de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), par le leader de ce mouvement, M. Michel Am Nondroko Djotodia.

 

Mercredi à Bangui, au cours d’un point de presse sur la restitution de l’accord de cessez-le feu signé vendredi dernier à Libreville par le gouvernement et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le ministre centrafricain de la communication, Cyriaque Gonda, a déploré la désignation du colonel Massi comme coordonnateur politique de l’UFDR.

 

«Je croix que cette nomination va créer de la confusion au sein de l’UFDR», a-t-il déclaré.

Ancien député et ancien ministre d’Etat, Charles Massi a été nommé coordonnateur politique de l’UFDR, avec pour mission notamment de rallier toutes les forces centrafricaines (partis politiques, société civile et autres groupes politico-militaires) pour le dialogue et la réconciliation nationale.


A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, le 13 mars 2005, M. Massi, candidat malheureux de l’opposition, a signé une plate-forme avec la Convergence Kwa na kwa (KNK) pour soutenir au 2ème tour le président sortant François Bozizé contre son challenger du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), M. Martin Ziguélé.



Ndlr : La désignation de Charles Massi comme coordonnateur politique de l'UFDR est en train de lui revenir à la figure comme un effet boomerang. Il n'y a pas longtemps, lui et son parti le FODEM, déclaraient pourtant que c'était dangereux de dialoguer avec les mouvements armés et qu'il fallait le faire seulement avec les partis politiques de l'échiquier national. Depuis qu'il a été viré du gouvernement par Bozizé en janvier dernier, Charles Massi a tenté vainement de faire son entrée dans le comité préparatoire du dialogue inclusif afin de s'inviter à ce forum en vue. Il fait partie de la race de ceux qui ne se voient jamais ailleurs que dans un gouvernement, ministre à vie en quelque sorte.

La désignation de Jean Jacques Demafouth à la tête de l'APRD lui a donné l'idée de se servir de la rébellion de l'UFDR qui peine depuis à se doter d'un poids lourd politique. Conscient du faible poids des partis politiques de l'opposition au pays, il a cru par opportunisme qu'il était vital pour lui d'utiliser le canal d'un mouvement armé, en l'occurence l'UFDR. Mal lui en a pris car ce mouvement est fortement divisé depuis qu'un de ses chefs militaires, Zakaria Damane, a pactisé avec Bozizé sans la caution de Michel Djotodia Am Non Droko et Abakar Sabone alors en prison à Cotonou.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:02





 





LIBREVILLE-(Xinhuanet 15/05/2008) - La présidente de l'Association des ressortissants centrafricains au Gabon (ACAG), Monique Reneyo a salué mercredi à Libreville l'accord de paix signé le 9 mai dernier à Libreville entre le gouvernement centrafricain et la dernière rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).


Cet accord de paix ont été conclu sous l'égide du président gabonais Omar Bongo Ondimba, parrain des négociations entre le gouvernement centrafricain et l'APRD.


"Nous saluons cet accord conclu sous l'égide du président Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat, sage de l'Afrique ", a déclaré Mme Reneyo dans un entretien avec la presse.

" Il faut maintenant que cet accord soit intégralement appliqué pour permettre dans l'immédiat une bonne préparation du dialogue inter-centrafricain et dans le futur l'instauration d'une paix durable dans ce pays ", a-t-elle poursuivi tout en renouvelant ses remerciements au président gabonais.


Préoccupée par l'instabilité chronique dans son pays d'origine, Mme Reneyo suggère aux leaders politiques centrafricains de profiter des sages conseils du président Omar Bongo Ondimba.

Résidant au Gabon depuis plusieurs années, Mme Rénéyo est à la tête de la principale association des ressortissants centrafricains au Gabon où vivent près de 500 ressortissants centrafricains.

L'accord de paix a été signé par le patron de l'APRD, Jean Jacques Demafouth et Cyriaque Gonda, ministre centrafricain da la Communication. Le document prévoit un cessez-le-feu immédiat, l'abandon des poursuites judiciaires contre les combattants de l'APRD, la libération des personnes détenues et la réhabilitation des zones affectées par la guerre.



© Copyright Xinhuanet

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:44



 

Bruxelles, le 14 mai 2008

 

Le Commissaire au Développement et à l’Aide Humanitaire, Louis Michel, se félicite de la signature d’un accord de cessez-le-feu et de paix entre le gouvernement de la République centrafricaine et l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) le 9 mai dernier à Libreville. Cet accord était un préalable pour la signature d’un accord de paix global et le lancement du dialogue politique inclusif en Centrafrique dans des conditions optimales.

 

Le Commissaire Louis Michel a déclaré: “Je salue chaleureusement la signature de l’Accord de Libreville. Cet accord ouvre la voie à une dynamique de paix et de réconciliation nationale en Centrafrique que la Commission européenne souhaite appuyer sans réserve. C’est seulement par le dialogue que la République centrafricaine pourra retrouver la voie du redressement national et du développement.”

 

Par ailleurs, le Commissaire au Développement et à l’Aide Humanitaire a tenu à louer le rôle du Président de la République gabonaise, El Hadj Omar Bongo Ondimba, pour son engagement inlassable dans la recherche d’une solution politique à la crise centrafricaine, de même que le rôle du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République centrafricaine, M. François Lonseny Fall, pour ses efforts de médiation. Le Commissaire en appelle à toutes les parties concernées pour le respect de l’Accord de cessez-le-feu et la mise en œuvre rapide de l’Accord de paix à laquelle la Commission européenne est prête à apporter son concours.

 

Le Commissaire Louis Michel a invité toutes les parties en présence à participer à la mise en place du programme de Pôles de Développement en Centrafrique avec l’appui financier de la Commission européenne, contribuant ainsi à la stabilité, la paix, la réduction de la pauvreté et la réinsertion des ex-combattants.

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 17:42



 

15/05/2008: L’Institut des Relations Internationales du Cameroun organise depuis le 13 mai 2008 un séminaire international de deux jours sur la prévention des crises et la gestion des conflits dans la sous région.

L’Ambassade de Suisse au Cameroun a également pris part à ce forum.

Trois exposés axés sur les aspects institutionnels de la prévention et de la gestion des crises en Afrique Centrale ont constitué le clou de la cérémonie d’ouverture.

Déjà le 30 avril 2008 sur notre site, nous avons écrit sur une rencontre entre les experts de la défense, de la police, de la gendarmerie et des affaires étrangères à Yaoundé dès le 28 avril 2008.

Le thème de cette assemblée portait sur : « L’Afrique centrale et la paix, la sécurité et la stabilité. ». Durant  les travaux, les experts avaient pour but de mettre sur pied les dossiers qui concerne la paix, la sécurité et la stabilité de l’Afrique central.

Hier, le Tchad, aujourd’hui la Centrafrique pour ne citer que ceux ci, se sont caractérisé durant les conflits par une cruauté inouïe et une violation flagrante des règles humanitaires les plus élémentaires.

Cette situation s’explique en partie par la disparition de la lutte pour la suprématie engagée par les deux superpuissances américaine et soviétique qui avaient imposé une sorte de discipline dans les conflits.

Aujourd’hui un nombre important de conflit en Afrique se passe dans un vide géostratégique et idéologique. Les motivations des protagonistes souvent, sont à chercher dans d’hypothétiques ambitions territoriales, contrôle des ressources précieuses, épuration ethniques ou tout simplement de bas instincts criminels.

Etre africain au troisième millénaire, c’est ressentir trop souvent une immense impuissance : face aux lenteurs de la construction nationale, aux guerres absurdes, à l’autodestruction, à la mise au ban arbitraire de tel ou tel pays…

La litanie des malheurs de l’Afrique est archi connue. Reste donc à y remédier…

Il s’agit donc de créer un environnement qui favorise la compréhension des valeurs humanitaires, du respect de la dignité humaine en Afrique centrale.

 

Isabelle ESSONO, Rédacteur CRTV

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:53





BANGUI, le 14 Mai 2008 (IRIN) -

 

UN Integrated Regional Information Networks 15 Mai 2008



Bangui

 

La signature, le 9 mai, d'un accord de paix et de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et le seul groupe rebelle qui n'avait pas encore pris part au processus de paix national suscite des réactions mitigées au sein même du pays.

La trêve conclue avec l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD), basée dans le nord-ouest de la RCA, a été signée à Libreville, capitale du Gabon, au terme d'un mois de débat avec le gouvernement de Bangui.

 

Outre la cessation des hostilités, l'APRD a entrepris de cantonner ses combattants à leurs bases. L'accord a également ouvert la voie à une amnistie, soumise au vote d'un projet de loi qui doit être présenté devant l'Assemblée nationale.

 

« C'est un pas en avant dans la résolution du conflit », a affirmé le professeur Mathias Morouba, président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH) et de la Commission justice et paix centrafricaine.

 

« La population a envie de vivre autre chose. Les habitants sont dans une situation de détresse », a-t-il déclaré, ajoutant que l'accord ne représentait qu'un élément de la solution à long terme qu'il faudra trouver aux problèmes de la RCA.

 

« D'accord pour le règlement politique. Mais quelle sera alors la situation de ceux qui ont eu à perdre des parents ou des biens lors de la rébellion ? Il faut que le gouvernement prenne en compte la situation de ceux-là ; sinon, nous risquons de former à l'avenir d'autres rebelles », a prévenu M. Morouba.

 

...D'accord pour le règlement politique. Mais quelle sera alors la situation de ceux qui ont eu à perdre des parents ou des biens lors de la rébellion ? Il faut que le gouvernement prenne en compte la situation de ceux-là ; sinon, nous risquons de former à l'avenir d'autres rebelles ...

 

Jusqu'ici, pour Toby Lanzer, coordinateur humanitaire des Nations Unies en RCA, ce dernier cessez-le-feu, qui fait suite à d'autres accords semblables, conclus avec deux autres groupes rebelles, est « le meilleur signe de la possibilité d'une paix durable dans la région nord-ouest de la RCA. Les tensions devraient à présent se dissiper, les opérations [humanitaires] pourront être déployées, et davantage de personnes pourront être aidées ».

 

En effet, dans le nord-ouest de la RCA, les besoins humanitaires sont énormes ; cela s'explique non seulement par les activités de l'APRD et les représailles violentes des forces gouvernementales (Une population qui compte bien trop d'ennemis), mais aussi par la présence de nombreux bandits. L'absence d'un Etat fonctionnel a également contribué à la désintégration d'une majorité des infrastructures.

 

Mais à en croire Christophe Ndouba, député de Paoua, une ville du nord-ouest du pays, il est encore trop tôt pour pouvoir mesurer l'apport de cet accord, signé avec l'APRD.

« Les populations sont toujours dans la brousse, d'autres restent dans les camps de réfugiés, au Tchad. Il est donc trop tôt pour que je puisse dire si cet accord va alléger ou améliorer les conditions de vie de la population », a-t-il déclaré à IRIN.

 

Un avis partagé par un responsable humanitaire, qui n'a pas souhaité être nommé : « Il faut encore attendre une à deux semaines. Même la population de Paoua n'est pas encore informée de la signature de cet accord. Il est trop tôt pour avoir notre réaction », a-t-il déclaré.

Pour Stanislas Bango, conseiller politique du président François Bozizé, cet accord « est bienvenu, dans la mesure où il va déboucher sur un accord de paix global ».

 

« La paix va enfin revenir au pays, ce qui permettra au gouvernement de consacrer de l'argent aux projets de développement, au lieu d'investir dans la guerre. Avec cet accord de paix, les investisseurs vont arriver dans le pays et les populations en général vont [en] tirer profit », a-t-il affirmé.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:24





Face à une éventuelle attaque venant du Soudan, 
 




APA - N’Djamena
2008-05-15 (Tchad) Le Premier ministre tchadien, Youssouf Saleh Abbas a demandé aux N’Djamenois de « dormir tranquille car le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires » contre une éventuelle attaque venant du Soudan.

 

S’exprimant cet après midi lors d’une réunion avec la presse, organisée par la Coalition pour la défense de la Liberté de la Presse, dans un grand hôtel de la capitale, le Premier ministre s’est dit surpris par les accusations des autorités soudanaises.

 

Il a par ailleurs exprimé sa surprise quant à la décision soudanaise de rompre ses relations diplomatiques avec son pays.

Le Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas a estimé que les récents développements venant du Soudan « sont des réactions qui relèvent d’une volonté de Khartoum de déstabiliser le Tchad »

 

Il a également rejeté les accusations du Soudan contre le Tchad, tout en revelant être en possession « d’importantes informations qu’il ne peut divulguer pour l’instant »

« Nous avons pris toutes les décisions » a-t-il répété face à l’inquiétude grandissante des journalistes qui l’interrogeaient sur une éventuelle attaque de Khartoum, au lendemain du raid des rebelles sur la capitale soudanaise.

 

Ce point de presse a également permis au Premier Ministre tchadien de se prononcer sur les relations entre les autorités tchadiennes et la presse Il a souhaité des relations détendues entre son gouvernement et la presse : « Mon gouvernement est un gouvernement d’apaisement. La presse privée n’est pas, et ne sera pas un adversaire du gouvernement », a-t-il indiqué.

 

Il a également ajouté à ce sujet :« Nous ferons tout ce qui en notre pouvoir pour aider la presse privé, car elle est un élément important pour notre démocratie » a-t-il indiqué.

Il a promis la réouverture dans les brefs délais de la radio ‘FM Liberté’ et du journal ‘Notre Temps’, organes fermés depuis six mois par le ministre tchadien de l’Intérieur.

 

Au sujet de l’ordonnance 05, une décision administrative imposée au lendemain du raid rebelle sur la capitale et qui a considérablement alourdi, les conditions de travail de la presse indépendante, le Premier ministre a indiqué que celle-ci a été soumis à l’arbitrage de l’Assemblée nationale.

 

S’agissant de l’éventualité de la table ronde, devant regrouper tous les acteurs de la crise tchadienne, le Premier ministre n’y est pas favorable, qualifiant les rebelles « d’éléments perturbateurs, opposés au principe démocratique »

Le Premier ministre a toutefois ajouté qu’il est favorable à « toute initiative qui puisse ramener la paix au Tchad ».

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:22



 

Yves Miserey Le Figaro 13/05/2008 |

 

 

L'histoire récente de la désertification du Sahara vient d'être reconstituée grâce à des sédiments déposés au fond d'un lac tchadien. Le processus s'est étalé sur plusieurs milliers d'années.

Plus vaste que l'Australie avec ses 8 millions de kilomètres carrés, le Sahara n'a pas toujours été le plus grand désert chaud de la planète. Il y a 15 000 ans, il a connu une période verdoyante provoquée par une brève phase de réchauffement qui avait accentué les phénomènes d'évaporation au-dessus de l'océan et poussé les moussons jusqu'au cœur du continent nord-africain. Les paysages arides actuels étaient alors couverts de lacs, d'étangs et de végétation. Il y avait des éléphants, des hippopotames, des crocodiles, des hommes aussi, comme l'attestent les peintures rupestres. Si les climatologues s'accordent sur le fait que cette période humide épisodique a pris fin il y a un peu moins de 6 000 ans, en revanche, le processus de désertification qui a suivi reste très mal connu.


Une étude conduite par l'équipe de Stefan Kröpelin, de l'université de Cologne (Allemagne), dans le nord du Tchad apporte pour la première fois de nouvelles données d'une précision exceptionnelle sur cette évolution (Science, 9 mai 2008). Elle révèle que la destruction du couvert végétal a été très progressive et s'est étalée sur plusieurs milliers d'années avant de faire place aux paysages actuels, façonnés par l'érosion. Contrairement à ce que laissait penser l'analyse récente de deux carottes sédimentaires marines prélevées au large des Canaries, les changements n'ont donc pas eu lieu de manière brutale, en quelques siècles. L'information a son importance dans le contexte actuel. Non seulement parce que ce scénario peut être très instructif pour l'avenir, mais aussi parce que plusieurs climatologues ont déjà intégré le scénario d'une désertification accélérée du Sahara dans leurs modèles, comme le déplore Stefan Kröpelin, qui y voit une dérive de la science d'aujourd'hui.


Le géologue allemand et son équipe ont pu reconstituer le déroulement des événements en décortiquant le contenu de deux carottes sédimentaires extraites au fond du petit lac Yoa (3,5 km2), dans le nord du Tchad. Au cours des 6 000 dernières années, en effet, l'accumulation des sédiments a été tellement régulière que les variations saisonnières sont repérables. Un vrai miracle dans cette région torride durant la journée et fréquemment balayée par des vents très violents.


Cinq fois plus salé que la mer


Le lac subit une évaporation considérable (l'équivalent de 6 m de hauteur d'eau par an ou la consommation annuelle d'une ville d'un million d'habitants) et, à cet endroit de l'Afrique, il ne pleut quasiment pas (3 mm par an). Pourtant, le lac Yoa ne s'est jamais asséché parce qu'il est alimenté par les eaux fos­siles du gigantesque aquifère nubien, tombées il y a 10 000 ans sur une partie de l'Égypte, de la Libye, du Soudan et du Tchad. Un mécanisme qui explique pourquoi le lac est cinq fois plus salé que la mer.


Pièces après pièces, l'identification et le comptage des pollens, des spores, des poussières et des sables dans des carottes de 9 mètres, les variations du taux de salinité, la présence ou l'absence d'insectes ou de diatomées ont donc permis de retracer la lente installation du désert. Les chercheurs ont ainsi pu enregistrer le début d'une diminution des pollens d'herbes il y a 4 800 ans. Ce premier signal est suivi, un millénaire plus tard (entre  3900 et  3100), par l'arrivée progres­sive de grains de sable dans les sédiments. C'est à cette époque qu'apparaissent aussi des pollens de plantes des zones arides. Il y a 2 700 ans, des pollens de plantes méditerranéennes font aussi leur apparition, sans doute charriés par des vents dominants du nord qui ont dû se mettre en place à cette époque.


L'augmentation rapide de la salinité, intervenue en quelques siècles (entre  4200 et  3900), est la seule rupture brutale que les chercheurs ont relevée dans les carottes. Cette modification ne marque peut-être pas la fin des précipitations mais assurément celle de l'approvisionnement du lac en eau douce par des rivières qui ont dû disparaître à cette période. Cela mis à part, la désertification semble parfaitement lissée par le temps, soulignent les auteurs.


Stefan Kröpelin arpente le désert depuis trente ans et se demande si on n'assiste pas actuellement à un timide retour de la végétation dans certaines régions comme le Darfour. D'autre part, il ne cache pas sa déception de voir que les jeunes chercheurs rechignent désormais à faire de longues expéditions sur le terrain et se contentent de brefs séjours après lesquels ils s'empressent de publier. L'an prochain, il se rendra sur place pour effectuer de nouveaux carottages qui devraient couvrir une période encore plus longue.


«La région du lac Yoa est très belle», souligne le chercheur, qui fut l'ami de Théodore Monod. La zone est néanmoins dangereuse en raison des nombreuses mines héritées de la guerre qui opposa la Libye et le Tchad au début des années 1980. Les chercheurs français ne sont pas autorisés à s'y rendre après l'enlèvement en 1977 de Françoise Claustre.

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:20






(Infosplusgabon 14/05/2008)

LIBREVILLE, 14 mai (Infosplusgabon) - L’Etat major Interarmées des Forces françaises au Gabon a annoncé mercredi à Libreville, la mise en place du premier détachement camerounais pour la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC).

Dans le cadre de la création de la force multinationale de la CEMAC en République Centre Africaine (FOMUC) datant de 2002, la France a reçu pour mission d’effectuer la mise en formation et mise en condition des contingents de la FOMUC le soutien en matière de matériel, et d’équipement.

Rappelons que la mission première de la FOMUC, force de 500 hommes crée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République Centrafricaine (RCA) et Congo) est de maintenir la paix ainsi que de restructurer l’armée Centrafricaine. A ce jour, 3 contingents étaient déjà en place : Gabon, Tchad et Congo, auquel s’ajoutera désormais un contingent camerounais.

Ce contingent camerounais a été formé par les Forces Françaises au Gabon (FFG). Les soldats ont reçu à Koutouba (Cameroun) une instruction dispensée sur 2 semaines, concernant les missions de l’infanterie au niveau compagnie et section afin de satisfaire au mieux à la mission qui leur est impartie de maintien de la paix.

Lors de leur passage sur Libreville, les soldats ont perçu leur équipement, et rejoindront Bangui en Avion C130 camerounais (avion militaire de transport) au départ de Libreville en deux rotations, le 20 mai (Etat-major du contingent ainsi que la moitié de l’unité, soit 70 soldats au total) et le 21 mai (l’autre moitié du contingent soit 60 soldats) pour entrer dans le vif de leur mission.

À l’issue d’un sommet le 2 octobre 2002, les États membres de la CEMAC décident du déploiement d’une force de 350 soldats en Centrafrique (FOMUC). Cette force remplace la MINURCA dont le mandat a pris fin en 2000.

Elle a pour mandat initial d’assurer la sécurité du président Ange-Félix Patassé, la restructuration des forces armées et de surveiller le travail des patrouilles mixtes le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adapté après l’éviction du pouvoir du président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003.

Le 9 mai, le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que « le gouvernement centrafricain (...) et l’APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais, Omar Bongo Ondimba », ajoutant que « l’accord est en vigueur immédiatement ». Le président de l’APRD, Jean-Jacques Demafouth, précise que « le texte prévoyait l’adoption d’une loi d’amnistie générale ».

On rappelle que le 6 mai dernier, selon un responsable du HCR, Serge Malaye, 10 000 réfugiés centrafricains ont fui au Tchad depuis quelques semaines.

La première vague de réfugiés est présentement à une trentaine de km de la frontière et sera transférée « dans un autre site aménagé toujours dans le territoire tchadien d’ici quelques semaines ». Les médias blâment la reprise des hostilités entre l’Armée populaire pour la restauration et la démocratie (APRD) et le gouvernement centrafricain.

FIN/IPG/PLU/2008

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