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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:07

MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE

                     ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                                   M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

                                    Liberté – Persévérance – Progrès

             Site Internet : www.mdrec.org  Email : lepartimdrec@yahoo.fr

   B.P 55 Km5, BANGUI – R.C.A. Tel. Fax (236) 61 51 69 Portable (236) 75.50.96.94

 

                                      COMMUNIQUE N° 10 / MDREC / 2008     

                             Démocrates Sympathisants et Militants du M.D.R.E.C !

                                                           Filles et fils de Centrafrique !

 

Des rumeurs persistantes font état de la désignation de Monsieur Blaise CAMPAORE, Président du Burkina – Faso comme médiateur du dialogue politique inclusif Centrafricain.

 

Le Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (M.D.R.E.C) par le présent communiqué désapprouve et récuse la médiation du Burkinabé Blaise COMPAORE pour les motifs ci-après :

 

1°/ Ethique et morale politique : Monsieur Blaise COMPAORE a été le compagnon d’arme et le numéro deux du régime de Feu Président Thomas SANKARA qu’il a lâchement, sauvagement tué et enterré clandestinement pour prendre sa place. Cet ignoble et crapuleux assassinat présente une similitude avec le putsch du 15 mars 2003 dont s’est rendu coupable, le Général François BOZIZE, ami de lutte politique et chef d’état major du Président Ange Félix PATASSE.

 

2°/ Monsieur Blaise COMPAORE a été l’un des parrains du coup d’état du 15 mars 2003. A ce titre, il est mal placé pour réconcilier sa victime PATASSE avec son protégé BOZIZE.

 

3°/ Le Burkina-Faso, pays des hommes intègres est devenu la caverne d’Ali Baba du Général BOZIZE, de son neveu NDOUTINGAÏ, de leurs proches  ainsi que des dignitaires de leur régime qui y ont construit de somptueuses villas pour abriter leur exile et ouvert des comptes bancaires pour sécuriser les importantes sommes d’argent qu’ils ont détourné du Centrafrique. 

 

4°/ Monsieur Blaise COMPAORE n’a jamais été un démocrate. Il n’a jamais accepté l’alternance démocratique, il s’accroche au pouvoir par des moyens dont seuls, les dictateurs en connaissent les recettes. Fort de tout ce qui précède, le MDREC estime que le Président du Burkina - Faso, Monsieur Blaise COMPAORE est de facto disqualifié.

 

La R.C.A se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Les multiples médiations du Président Omar BONGO n’ont pas donné les résultats escomptés. Aussi, la situation de trouble au Nord Mali doit préoccuper le Président AMADOU TOUMANI TOURE dont la médiation serait souhaitable à cause de son expérience et de sa parfaite connaissance des acteurs politiques centrafricains.

 

Le dialogue inclusif tant souhaité par les Centrafricains reste la seule issue qui ouvrira de nouvelles perspectives à notre peuple qui depuis 48 ans n’a connu que désespoir et désolation.

 

La désignation de Messieurs KOFFI ANAN, Ex Président du Ghana et Ancien Secrétaire Général des Nations Unies et du Compatriote Thierry BINGABA, Ancien Ministre des Finances respectivement comme médiateur et facilitateur du dialogue inclusif centrafricain ainsi que sa tenue dans un pays neutre optimiseront les chances de son succès.

 

La France, les USA, l’Union Européenne, le BONUCA, le PNUD et le Centre International pour le Dialogue Humanitaire ne doivent pas se substituer aux Centrafricains pour décider de quoi que ce soit en lieu et place des filles et fils du pays. Leurs conseils et aides combien louables ne les y autorisent pas.

 

Nul sujet sera tabou, même celui de la légitimité du régime sanguinaire et despotique du Général président François BOZIZE issu du putsch du 15 mars 2003 puis validé par des élections gagnées à coup de corruption, de menaces, d’intimidations et saluées par la communauté internationale.

 

                                                          Fait à Bangui, le 24 mars 2008

                                                             Le président du M.D.R.E.C

 

 

 

 

                                                       Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:55

 

 

Le principale mouvement rebelle du nord-ouest de la Centrafrique, l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) se dit prêt à participer au comité préparatoire du dialogue national inclusif qui se tient à Bangui, a rapporté mardi la radio nationale du Cameroun.

L'APRD était le seul mouvement rebelle absent du comité préparatoire du dialogue national inclusif mis en place par le président François Bozizé depuis le 18 décembre 2007 à Bangui.

Ce comité est dirigé par le Centre international du dialogue humanitaire (CIDH), avec les représentants des Nations Unies et de la Francophonie assurant la facilitation.

Mais le mouvement rebelle demandait que le dialogue se tiennent à l'extérieur de la Centrafrique dans un pays neutre avec un médiateur international impartial.

L'APRD vient de désigner Jean-Jacques Demafout, ancien ministre de la Défense de l'ex-président Ange Félix Patassé, aujourd'hui en exil en France, pour représenter le mouvement au sein de ce comité préparatoire.

M. Demafout, poursuivi par la justice Centrafricaine pour assassinat, a salué l'option politique prise par l'APRD, selon
la RFI.

Xinhua

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:44

 

 

Armement | lundi, 24 mars 2008 | par Eric Laffitte

 

 

Le président tchadien est à la recherche de joujoux militaires pour bouter les rebelles hors ses murs.

Si le président tchadien peine a retrouver ses opposants politiques « égarés » d’une prison l’autre, c’est certainement parce qu’il est déjà fort occupé à tenter de riposter à l’offensive des rebelles qui s’annonce prochainement. Près de 10 000 hommes sont de nouveau prêt à fondre sur N’Djamena, leur potentiel offensif est reconstitué.

Toujours prévoyant, Idriss Déby ne veut pas se retrouver tout nu face à la prochaine offensive de la rébellion qui le taquine depuis des années. Aussi a-t-il déjà rédigé sa liste de provisions, sa « shopping list », comme disent les experts, pour les accueillir en beauté. Déjà avant Noël, Déby avait reçu une centaine de missiles Milan et une vingtaine de chars. Pour compléter sa panoplie, le chef de guerre souhaite une dizaine d’hélicoptères russes MI 24 ou MI 17, au coût unitaire de 7 millions d’euros, équipés de canons de 30 mm. Des modèles équipés d’une « conduite de tir stabilisé » pour les canons de 30 mm, qui permettent d’aligner des véhicules en mouvement mais aussi d’appareils de visée nocturne.

Avec de tels joujoux, les bidasses du président tchadien pourraient facilement détruire les colonnes de véhicules rebelles qui les assaillent à l’occasion. Et cela selon l’exemple des Algériens qui, avec cette méthode, sont effectivement parvenus à éradiquer des groupes rebelles à leurs frontières. Ce sont d’ailleurs des Algériens qui pilotent les 3 appareils dont Déby dispose actuellement.

Seul petit souci, les délais de livraison, trois mois au moins. Que faire si les rebelles n’attendent pas ?

 

Bakchich

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:34

 

 

Linternationalmagazine.com , publié le 24/03/2008


Selon une source proche du pouvoir gabonais, "Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération". Une information confirmée par une source diplomatique à Paris qui aurait indiqué à l’AFP qu’"il y a eu des pressions de chefs d’Etat africains au plus haut niveau pour avoir la tête de Bockel", citant le Congo et le Gabon.

Cependant, Jean-Marie Bockel continu d’affirmer "ne pas retirer un mot" de ce qu’il avait pu dire sur les relations entre la France et les régimes africains au secrétariat d’Etat à la Coopération.

"Je ne retire pas un mot de ce que j’ai pu dire dans mes fonctions. Je considère que ce que j’ai pu faire et dire a été utile et que mon passage n’aura pas été indifférent et que j’aurai modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l’Afrique", a déclaré MM. Bockel lors de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur aux Anciens combattants Alain Marleix.

"Je ne me sens en aucun cas, à aucun moment sur une réduction de périmètre, une rétrogradation. Là-dessus, il n’y a aucune ambiguïté", a-t-il assuré, se disant "très heureux d’être aux Anciens combattants". "Pour moi, ce n’est pas ringard".

Certains membres du gouvernement ont analysé le changement de portefeuille de M. Bockel comme une "rétrogradation" due pour partie à ses prises de positions sur la "Françafrique", dont il avait appelé M. Sarkozy à "signer l’acte de décès".

Son départ a notamment été bien accueilli à Libreville, le porte-parole du gouvernement gabonais le qualifiant de "signe intéressant".

"Je n’ai pas de commentaire à faire sur ce point", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, interrogée pour savoir si des pays africains avaient demandé le départ de M. Bockel.

"Pour nous, c’est un signe intéressant", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement gabonais René Ndemezo Obiang. "M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c’est le moins qu’on puisse dire et nous notons qu’il n’est plus à ce poste-là", a-t-il ajouté.

M. Bockel avait lui-même indiqué en février, dans une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique qu’"il y a eu, en effet, quelques coups de fil" de chefs d’Etat africains ou de leur entourage à l’Elysée, après son discours sur la Françafrique, discours dans lequel il avait déclaré :

"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants.

"Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question.

"Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu’une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question.

"Que deviennent ces revenus pétroliers ? Pourquoi la population n’en bénéficie-t-elle pas ? Est-il légitime que notre aide au développement soit attribuée à des pays qui gaspillent leurs propres ressources ?"

A la suite de ces propos, le Gouvernement du Gabon, se sentant visé avait déclaré dans un communiqué parvenu a la rédaction de L’international magazine le 17 janvier dernier :

"De tels propos ne peuvent être mus que par l’ignorance des réalités de la coopération franco-africaine. Aussi, le gouvernement gabonais marque-t-il sa surprise face au constat suivant : à savoir que, depuis l’arrivée à la tête de la France du président Nicolas Sarkozy, soient véhiculés a un tel niveau de responsabilité des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l’aumône de la France.

"Le Gabon s’étonne de cette attitude d’autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs."

Enfin, un ministre français ayant requis l’anonymat a déclaré mercredi 19 mars "qu’il y ait eu des pressions, notamment d’Omar Bongo, pour faire partir Bockel du Quai d’Orsay".

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 17:13

 

 

The world deserves to be more safer. It is true for Europe and America . It is true for Africa and other continents. Better security prevails, better economy can progress : growth and prosperity set to be reality for citizens. No one could ignore the gain of security and stability in country or over the world. If   Chad and Central African republic welcome European Forces (Eufor) in their individual country to crumble possible agression from Sudanese rebels in Darfour : it is for security and for humanitarian causes. Democracy and Human Rights are in the base of this implementation. The duty to International Community to set peace and security. Yet Article 1 of  UN Chart is clear and relevant. Here, there is no objection, no mistake on such purpose. But, doubt is swirling  many observers on the intention of European to undertake this initiatiave. Europe should accept that freedom and democracy are not divisible. That means Africa continent is right to get these for its development. So, by democrates and republicans. Sure, Darfour is not Central African Republic.

 

Darfour is not Chad. Europe had to make clear that Eufor is not a tool to create, organise, maintain what obsercers qualify : "Influence areas" or  "pré-carré".  Here example could be shown by Central African Republic. There are french forces, European forces, Central African  States Community forces, Central African Republic forces and South African forces. What can do Central African Republic with all these forces ? Ridiculous. and ugly situation. Do they think that solutions to crises in this country reside in forces? Here doubt exists. Same question could be asked on Chad?  So, what Europe must do is to encourage, support, defend democracy in both States. Not to sustain Bozizé and Idriss Déby both dictators and enemies of democracy. Central African Republic and Chad do not need military forces. They need freedom and State of law : "Good Government"  Asserting that means absurdities have yet embroiled European thinking on Central African Republic  and Chad. Now, these both countries appear like colonies. Now, these both countries give images of colonisation era. To tackle Darfour crisis Eufor should intervene in Darfour not in Chad and Central Republic. The target is Darfour. Crisis is there. And Chad, Central African Republic have their own individual crisis. Absurdities as General Claude Réglat declared that:  "Il n'est pas question de sortir de la Centrafrique." 

 

So, Elysée wants to take example on Great Britain. This country has no military bases in its former colonies. Good example to Elysée. Great Britain emphasised on economy, not military forces. France thinking on Central African Republic constitute absurdities. Absurdities in Chad . Absurdities in France former colonies.

Absurdity to see all France former colonies as puppets of Elysée. What stems in Central African Republic and Chad is a consequence of  clumsy relations between Elysée and these dictators. Elysée is obliged now to put sense on his modernity  in order to avoid absurdities in these both countries.



 
C'est une vertu de vouloir la sécurité et la paix. Le monde entier le veut, l'exige parfois lutte pour les établir. C'est vrai pour l'Euope, l'Amérique du Nord, l'Asie le Pacifique et l'Afrique. La paix et la sécurité conduisent à la stabilité et la croissance économique. L'on est convaincu cette vertu constitue un veteur de développement. A ce propos, s'il y a un but à atteindre, le plus indispensable, serait la paix. Quand il ya la paix, il y a la sécurité. Et la charte de l'Onu dans son article premier en fait l'indique. C'est dire combien la paix est au centre des objectifs de l'Onu. L'on ne peut que la soutenir. Ainsi le Tchad, la Centrafrique accueillent des troupes européennes (Eufor) pour contenir les agressions des rebelles du Darfour. Certes, droit humanitaire mais aussi Droits de l'Homme, sans oublier le socle-Démocratie sont à la base de ce déploiement.  Pour écarter toute menace et agression contre la Communauté Internationale. Le concept vaut ce que chacun peut y penser. Ce qui est vrai sa  traduction textuelle s'efface devant celle des interprètes.. Ce n'est pas l'objet de cette ligne.

 

Mais la Centrafrique et le Tchad sont loin de voir les solutions à leurs crises respectives dans le déploiement des militaires européens massif sur leurs territoires. Le Darfour est le lieu de la crise. L'Eufor devrait s'établir dans cette zone pour écraser la rebellion du Darfour. La Centrafrique et le   Tchad ont des crises internes inhérentes à la dictature qui étouffe. La démocratie est indivisble. l'Europe doit promouvoir l'Etat de Droit et la Bonne Gouvernance dans ces deux  Etats. Mais, ce que l'on constate, c'est l'absurdité.. Des militaires en Centrafrique. Des militaires au Tchad. Et l'Elysée a peur des démocrates de ces deux Etats. Trop de militaires en Centrafrique. Une absurdité. Parce que l'on ne voit guère la sécurité et la paix. Et l'on se fait une raison que ces militaires renforcent le Pouvoir de l'Etat, ainsi perpètuent la dictature. L'on a déjà vu. Et personne n'est dupe :

 

C'est l'absurdité. Et la Centrafrique présente les caractéristiques d'une colonie. Et oui : la colonisation. Eufor, c'est la "zone d'influence". Eufor, c'est le" pré-carré" français. Encore une absurdité dans la civilisation du XXI° siècle. Alors que l'Elysée aime bien prendre des exemples sur la Grande-Bretagne. Celle-ci n'a pas    de bases militaires dans ses anciennes colonies. Que l'Elysée s'en inspire. Lui qui siffle à tout moment la rupture et la modernité. La Grande-Bretagne a toujours choisi l'économie pour ses anciennes colonies. Que la démocratie parle un tant soit peu à l'Elysée. Qu'il cesse de convoler avec ces dictateurs qui mettent à mal la démocratie. Eufor a un sens si Déby Bozizé quittent  le Pouvoir de l'Etat. Ces deux représentent l'absurdité de l'Elysée qui lui-même est démocrate et républicain. Donc il faut évincer la dictature.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:59

 

Jeune Afrique - 16 mars 2008 - par FRANÇOIS SOUDAN


Pour les habitués des voyages aériens sur l’Afrique au départ de Paris, la scène est devenue presque ordinaire. Mais pour ceux qui, à l’instar de notre collaborateur Vincent Fournier et de moi-même, l’ont vécue ce jour-là, elle a quelque chose de symbolique dans sa banalité. Vendredi 7 mars au matin, vol Air France 896 pour Brazzaville, aéroport de Roissy. Au fond de la cabine de l’Airbus, rangée 48, un drap blanc recouvre les sièges. Jambes et poignets sanglés, un masque noué sur la bouche, un Congolais d’une trentaine d’années est assis là, les yeux exorbités, encadré par trois policiers français. Un expulsé, un « reconduit chez lui » comme on le dit dans le langage soft en vogue au ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, un numéro de plus sur la liste du quota à atteindre : 25 000 en 2007, 26 000 cette année. « Au secours ! Je vais mourir ! » : répété dix fois, vingt fois, le cri étouffé par le bâillon et la main des accompagnateurs finit par remplir toute la cabine. Conscient du malaise qui gagne les passagers et manifestement briefé pour faire face à ce type de situation, un policier tente d’expliquer : « Ce n’est pas qu’une histoire de papiers. Ce type a eu affaire à la justice. C’est un délinquant. » Puis il ajoute : « Ne vous inquiétez pas : c’est toujours comme ça ; après le décollage, ils se calment. » C’est effectivement le cas. Une fois l’appareil en altitude de croisière, l’homme cesse de hurler. On lui retire son masque, on dénoue les sangles, il est comme figé, entre torpeur et terreur. Vient alors l’acte II, le temps de la fraternité. Un vieux Congolais se lève et s’approche de lui :
« D’où es-tu ?
- De Pointe-Noire.
- Qui t’attend au pays ?
- Personne ; je n’ai rien, pas de bagages, juste ce que je porte sur moi et 30 euros dans ma poche.
- C’est bien, on va t’aider. »
Aussitôt, une collecte s’organise parmi les passagers africains. Résultat : 400 euros, soit 250 000 F CFA. De quoi éviter un peu de la honte du retour les mains vides. Un entrepreneur tend même sa carte de visite : « Je peux te fournir du travail, appelle-moi »…
La nuit est tombée quand l’avion se pose sur la piste de Maya-Maya. Rangée 48, l’homme se lève, tête basse. Il dit « merci » avant de descendre, le dernier, l’échelle de coupée. Lui seul sait ce qu’il lui a fallu de volonté et d’ingéniosité pour se rendre en France, quels rêves son expulsion a brisés et quand il décidera de tenter à nouveau sa chance. Dans l’entretien que nous avons réalisé avec lui cette semaine, le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn parle de l’absolue nécessité de « contenir les flux migratoires » (voir pp. 72-74). Pour l’instant, la seule réponse que la France, l’Europe et les technocrates de Bretton Woods aient trouvée à ce défi majeur tient en deux lettres et trois chiffres : AF 896.
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:56

 

Cameroon Tribune (Yaoundé)


ACTUALITéS
24 Mars 2008 



By Waffo Mongo

La révélation a été faite jeudi dernier au cours d'une conférence de presse du gouverneur de la BEAC Philibert Andzembe.

C'est au siège de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) à Yaoundé que le gouverneur de cette institution a rencontré les journalistes de la presse nationale jeudi dernier. C'était à l'issue de la première réunion ordinaire du Comité de politique monétaire de la BEAC dont Philibert Andzembe est le président statutaire. Au cours de cette rencontre avec la presse le gouverneur de la BEAC a donné la quintessence de la réunion qu'il venait de présider. Ainsi, au cours de ladite réunion, a expliqué le gouverneur de la BEAC, le Comité de politique monétaire (CPM) a pris connaissance de l'évolution de l'environnement économique international marquée par le ralentissement de la croissance de l'activité économique mondiale né de la crise financière aux Etats-Unis et par la dépréciation du dollar.

 

Au plan interne, le comité de politique monétaire a examiné les perspectives économiques, monétaire et financières de la CEMAC en 2008. Pour l'année 2008, le gouverneur de la BEAC a exprimé la satisfaction du CPM qui s'est réjoui que la consolidation de la situation macro-économique de la CEMAC devrait se poursuivre, avec un renforcement de la croissance économique estimée à 6,2% contre 4,1% en 2007, une amélioration de l'excédent budgétaire et une évolution favorable des comptes extérieurs, avec un taux de couverture extérieure de la monnaie à près de 100%.

Toutefois, Philibert Andzembe a souligné la préoccupation du CPM face à la résurgence des tensions inflationnistes en 2008, alimentées par une nouvelle poussée des prix du pétrole, le renchérissement des biens alimentaires importés, l'impact des hausses des salaires et l'expansion continue de la liquidité des banques. Dans un tel contexte, le Comité de politique monétaire, après analyse de la balance des risques pesant sur la stabilité monétaire, poursuit sa politique de reprise de la liquidité du système bancaire. Il a ainsi décidé de : maintenir inchangés les principaux taux d'intervention de la BEAC ; augmenter les coefficients des réserves obligatoires applicables aux établissements de crédit des pays à forte liquidité, respectivement de 150 points de base pour les dépôts à vue et de 100 points de base pour les dépôts à terme. Il a également adopté les objectifs monétaires et des crédits des six Etats de la CEMAC pour les deuxième et troisième trimestre de l'année 2008, compatibles avec les différents cadrages macro-économiques des pays. Enfin, le comité de politique monétaire a approuvé le schéma transitoire du mécanisme d'émission des titres publics à souscription libre dans la CEMAC ainsi que son chronogramme de mise en oeuvre avec, comme objectif, le lancement des adjudications des valeurs du trésor en 2009.

Conformément aux statuts révisés de la BEAC du 23 septembre 2007, le Comité de politique monétaire de la BEAC est l'organe indépendant de décision collégiale en matière de politique monétaire et de gestion des réserves de change. Il est composé de quatorze membres délibérants, à raison de deux par Etat membre, dont le directeur national de la BEAC, et de deux pour la France.

 


Copyright © 2008 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:54

LIBREVILLE (AFP) - 22/03/2008 18h55


Wadal Abdelkader Kamougué, un des principaux opposants tchadiens, est rentré samedi à N'Djamena en provenance du Cameroun "pour continuer l'opposition" au gouvernement du président Idriss Deby Itno, a-t-on appris auprès l'opposition.

"Kamougué est rentré cet après-midi de Bongor (nord Cameroun). Il a reçu des garanties sur sa sécurité de la part des autorités et il revient pour continuer l'opposition" au chef de l'Etat, a affirmé Salibou Garba, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC). Principale coalition de l'opposition, la CPDC compte parmi ses membres l'Union pour le renouveau et la démocratie, dont Wadal Abdelkader Kamougué est le président.

"Il y a beaucoup de travail: la commission d'enquête sur les évènements, qu'il faut changer et que nous ne reconnaissons pas", a notamment dit M. Garba qui se trouvait à N'Djamena et qui a été interrogé par téléphone depuis Libreville. Il a précisé que M. Kamougué, qui est député, était "en bonne santé".

De nombreux opposants avaient fui le Tchad après les "événements" du 2 et 3 janvier qui avait vu les rebelles, partis le 28 janvier de leurs bases arrière au Soudan, acculer le président Deby dans son palais présidentiel avant d'être repoussés in extremis. Des ONG ont dénoncé de nombreuses violations des droits de l'Homme et des exactions contre la population dans les jours qui ont suivi. De nombreux opposants avaient été arrêtés - le porte-parole du CPDC Ibni Oumar Mahamet Saleh est toujours disparu.

La commission d'enquête créée après la visite du président français Nicolas Sarkozy et chargée de faire la lumière sur les évènements "n'inspire aucune confiance" à l'opposition qui juge sa composition partiale.


© 2008 AFP

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:52

 

Le Potentiel (Kinshasa)


BILLET 24 Mars 2008

By Dr MVOMO ELLA WOULSON (*)

Kinshasa


La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) a été créée en 1983. Elle recouvrait une large entité géographique comprenant l'Angola, le Burundi, la RDC, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé et Principe, le Tchad, la RCA et le Rwanda. Depuis peu, le Rwanda et le Burundi ont annoncé leur retrait de cette organisation.

Paix et sécurité dans la CEEAC La CEEAC veut promouvoir en coopération régionale et la création d'un marché commun. Elle est une sous-région privilégiée en raison de sa situation géographique avantageuse.

 

En effet, la CEEAC est située au carrefour des échanges sur le continent, elle revêt d'innombrables ressources économiques.

Aussi, cette sous-région dispose-t-elle en principe de tous les atouts pour être un acteur économique et géopolitique majeur sur le contient voire au plan international. Mais nonobstant ces atouts, elle demeure en marge du jeu de puissance tant sur le continent qu'au-delà. Ce paradoxe s'explique par l'absence de stabilité et de cohésion politique à l'intérieur des Etats membres de cette organisation.

I. La CEEAC un scandale géopolitique

A. Le potentiel économique de l'Afrique centrale

L'Afrique centrale est un ensemble sous-régional qui regorge de nombreuses et diverses ressources naturelles.

Comme ressources agricoles, les pays membres de la CEEAC produisent de nombreuses cultures vivrières à côté de cultures de rente telles le cacao, le café, l'huile de palme, le tabac, la banane. A tire d'exemple, le Cameroun est le 6ème producteur mondial de cacao.

La richesse forestière de cette sous-région est exceptionnelle.

En effet, la forêt équatoriale recèle diverses essences de bois très prisées. Le cas de la RDC, souvent présentée comme un « scandale »géologique en raison de son exceptionnelle richesse en minerais, en gemmes et en ressources énergétiques, est assez représentatif de la richesse de la CEEAC. En effet, le potentiel hydraulique et énergétique des pays membres de cette organisation est important ; neuf d'entre eux sont producteurs de pétrole. 7% des ressources pétrolières mondiales se trouvent en Afrique subsaharienne.La puissance, entendue comme capacité à exercer de l'autorité ou de l'influence dans le cadre des relations internationales, n'a pas toute sa pertinence ici sur le plan géopolitique, en ce qui concerne la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale.

B. Les besoins et les objectifs de l'intégration

La quête de l'intégration apparaît dans le relations internationales comme le meilleur moyen pour un groupe d'Etats de mutualiser leurs efforts en vue d'élever le niveau de vie de leurs populations et de s'assurer une plus grande influence dans la marche du monde. Dans cette perspective, les regroupements régionaux ou sous-régionaux réussis peuvent être une source de puissance tant économique que géopolitique voire géostratégique.

La création de la CEEAC en 1983 s'inscrit dans cette réflexion. Avec ses 101.256.000 (cent un million deux cent cinquante six mille) d'habitants pour une superficie totale de 6.667.386 (six millions six cent soixante sept mille trois cent quatre vingt six) km2, cet ensemble politique se voulait un espace de compétitivité globale en raison de l'étroitesse des marchés nationaux mais aussi de l'interdépendance des économies de ses Etats membres. Elle s'inscrivait dans le sillage des organisations régionales dont l'objectif est la consolidation des économies et des marchés de leurs Etats membres afin de : stimuler la concurrence, favoriser l'innovation, améliorer les échanges et les mécanismes commerciaux, (...) créer les conditions favorables à l'amélioration et l'élévation du niveau de vie des populations et au renforcement du développement économique.

La création de la CEEAC est venue faire doublon avec l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) crée en 1964 et compte environ 30.000000 (trente six millions) d'habitants répartis sur 3.000.000 (trois millions) de Km2. L'UDEAC a été remplacée en 1994 par la Communauté économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC). En effet, à sa création, l'UDEAC avait pour objectif la création d'une zone de libre-échange entre ses Etats membres, celle d'institutions intégrantes comme la bourse des valeurs, la Cour communautaire de justice, la commission interparlementaire.....

C. Les indicateurs qui illustrent le scandale

Les principaux indicateurs sur les Etats de l'Afrique centrale révèlent notamment de nombreuses disparités entre elles.

- Les ressources naturelles ne sont pas réparties dans la CEEAC de façon équilibrée.

- L'indice de développement humain est différent d'un pays à l'autre. En Guinée Equatoriale par exemple, l'indice de développement humain est inversement proportionnel au PIB par habitant. La Guinée a des richesses pour 10 millions d'habitants mais en compte à peine un million.

- Le sous-sol de la RDC est un sous-sol géologique: on y retrouve du cobalt, du diamant, de l'or, de l'ammonium etc.

Cependant la gestion de toutes ces ressources est catastrophique déjà pendant la colonisation mais aussi après l'indépendance du pays.

- La RCA est riche en ressources extractives mais ses populations n'en profitent pas.

II. Instabilité politique : hypothèque sur l'intégration sous régionale

L'instabilité, et notamment l'instabilité politique, est, en raison de conflits internes qu'elle charrie, un obstacle majeur à l'intégration au sein de la CEEAC.

A. Les facteurs d'instabilité

1. Les facteurs internes

L'instabilité à l'intérieur des Etats de la CEEAC s'organise autour de la conquête ou de la conservation du pouvoir par des moyens non démocratiques. En effet, la légitimité insuffisante de nombreux dirigeants des pays membres de cette sous-région et la nature autoritaire de leurs régimes ne favorisent pas l'émergence d'un cadre démocratique où le débat politique et la question de l'alternance peuvent être envisagés sereinement.

Dans un contexte dominé par l'immobilisme et l'archaïsme politique, les adversaires politiques les plus acharnés de ceux qui se maintiennent au pouvoir contre la volonté de leurs populations finissent par se convaincre que seule la violence peut leur permettre d'accéder eux aussi au pouvoir. C'est ainsi que naissent et se développent les nombreux conflits politiques dont l'enjeu est la lutte pour le pouvoir. Ces conflits entretiennent l'instabilité interne dont il est ici question.

L'absence de pédagogie et de débats nourris sur la question de l'intégration au niveau communautaire fait le jeu des dirigeants politiques qui ne se sentent pas interpellés par le besoin de transparence et de bonne gouvernance voulu par les populations locales.

Outre les problèmes liés aux luttes pour la conservation ou l'accès au pouvoir, les rapports difficiles entre gouvernants et Intégration économique et instabilité politique en Afrique centrale gouvernés, la question des réfugiés est une réelle préoccupation au sein de la CEEAC. Cette question des réfugiés est elle aussi une source d'instabilité.

2. Facteurs externes

En Afrique, il y a une certaine constance à vouloir expliquer toutes les difficultés par une main invisible venue de l'extérieur.

Dans cette optique, régulièrement les plans d'ajustement structurels auxquels sont assujettis pratiquement tous les Etats de la CEEAC sont présentés comme la cause principale de leurs difficultés économiques. Dans le même sillage, occultant la part de responsabilité de l'élite politique africaine, régulièrement, l'intérêt des grandes puissances pour les richesses des pays membres de la CEEAC est mis en avant pour expliquer leur instabilité.

B. Les manifestations de l'instabilité

1. Sur le plan national

L'instabilité politique se manifeste au sein des Etats membres de la C EEAC par la récurrence des coups d'Etat. Ils sont principalement le fait de groupes rebelles et constituent un facteur majeur de déstabilisation. Le Congo, le Tchad, la RDC, la RCA etc. sont autant de pays membres de la CEEAC en permanence confrontés à ce fléau. Au Rwanda, entre 1991 et avril 1994, la lutte pour le pouvoir a conduit à un génocide. Ce génocide a livré la sous-région à une vaste errance de réfugiés

2. Sur le plan régional

L'insécurité permanente qui caractérise la sous - région inquiète ses Etats membres car elle favorise et intensifie la circulation des armes légères et de petits calibres, qui s'additionne aux trafics de pierres précieuses qui financent les groupes armés. Les bandes armées sont maintenant financées et soutenues ouvertement par certains pays au détriment des autres dans la même zone au mépris de toute considération, des règles du droit international, ou même de la morale politique. C'est le cas du soutien à la rébellion congolaise par le régime rwandais dans l'ex-Zaïre, la guerre civile au Congo a été sanctionnée par le retour au pouvoir de Sassou Nguesso, avec l'aide du régime angolais. Tout ceci met à mal la construction et la réussite du processus d'intégration de l'Afrique centrale.

C. Conséquences sur le processus d'intégration

La bataille et les tiraillements des dirigeants politiques pour le leadership de la zone CEEAC constituent un blocage à l'intégration. Les observateurs pensent que la résolution de ce blocage passe par une distribution plus équilibrée des rôles et pouvoirs dans la conduite des affaires communautaires. La rivalité entre deux projets communautaires, la CEMAC et la CEEAC, n'est pas un atout pour l'intégration régionale. III. Eléments de solution et de prospective

- La nécessité du développement d'une conscience géopolitique sous régionale par une fusion de la CEMAC et de la CEEAC;

- La mutualisation des initiatives de sécurité et l'émergence d'une identité stratégique propre ;

- La convergence de la coopération en matière de sécurité ;

- L'émergence d'une gouvernance globale et d'une culture politique démocratique.



(*) Enseignant à l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC)

 


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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 16:50

PARIS (AFP) - 20/03/2008 14h19

Jean-Marie Bockel a affirmé jeudi "ne pas retirer un mot" de ce qu'il avait pu dire sur les relations entre la France et les régimes africains au secrétariat d'Etat à la Coopération, récusant toute idée de "rétrogradation" dans son passage à celui des Anciens combattants.

"Je ne retire pas un mot de ce que j'ai pu dire dans mes fonctions. Je considère que ce que j'ai pu faire et dire a été utile et que mon passage n'aura pas été indifférent et que j'aurai modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l'Afrique", a déclaré MM. Bockel lors de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur aux Anciens combattants Alain Marleix. 

"J'ai fait du bon travail à la Coopération. Tout ce que j'ai pu dire a toujours été soutenu et conforté par le président de la République notamment dans son discours du Cap", lors duquel Nicolas Sarkozy avait annoncé fin février son intention de renégocier tous les accords militaires de la France en Afrique, a ajouté M. Bockel.

 

"Je ne me sens en aucun cas, à aucun moment sur une réduction de périmètre, une rétrogradation. Là-dessus, il n'y a aucune ambiguïté", a-t-il assuré, se disant "très heureux d'être aux Anciens combattants". "Pour moi, ce n'est pas ringard".

 

"Je considère que l'ouverture n'est pas terminée, l'ensemble des ministres d'ouverture sont toujours présents dans ce gouvernement", a encore dit cet ancien membre du PS, alors qu'aucune personnalité classée à gauche n'a fait son entrée au gouvernement lors du remaniement de mardi.

 

Certains membres du gouvernement ont analysé le changement de portefeuille de M. Bockel comme une "rétrogradation" due pour partie à ses prises de positions sur la "Françafrique", dont il avait appelé M. Sarkozy à "signer l'acte de décès".

 

Son départ a notamment été bien accueilli à Libreville, le porte-parole du gouvernement gabonais le qualifiant de "signe intéressant".

 

"Je n'ai pas de commentaire à faire sur ce point", a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, interrogée pour savoir si des pays africains avaient demandé le départ de M. Bockel.

 

"Pour nous, c'est un signe intéressant", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement gabonais René Ndemezo Obiang. "M. Bockel avait pris des positions assez particulières, c'est le moins qu'on puisse dire et nous notons qu'il n'est plus à ce poste-là", a-t-il ajouté.

 

Selon une source proche du pouvoir gabonais, "Libreville a bien demandé un changement de tête à la Coopération".

 

Une source diplomatique à Paris a indiqué à l'AFP qu'"il y a eu des pressions de chefs d'Etat africains au plus haut niveau pour avoir la tête de Bockel", citant le Congo et le Gabon.

Enfin, un ministre français ayant requis l'anonymat n'a pas exclu mercredi "qu'il y ait eu des pressions, notamment d'Omar Bongo, pour faire partir Bockel du Quai d'Orsay".

M. Bockel avait lui-même indiqué en février, dans une interview à l'hebdomadaire Jeune Afrique qu'"il y a eu, en effet, quelques coups de fil" de chefs d'Etat africains ou de leur entourage à l'Elysée, après son discours sur la Françafrique.


© 2008 AFP

 

 

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