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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 23:06

 

 

 

arrestation-Gbagbo.jpg

 

 

Alassane Ouattara déjà très affaibli

11 Avril 2011 Par  Ludovic Lamant Mediapart

Sorti vainqueur d'une élection contestée, et qu'il avait lui-même jugée «calamiteuse», Laurent Gbagbo avait organisé, en 2001, un ambitieux «Forum de réconciliation nationale» à Abidjan. Deux mois de débats, vaguement inspirés de l'expérience sud-africaine, qui devaient permettre d'en finir avec la polémique sur l'«ivoirité», et les origines douteuses du «nordiste» Alassane Ouattara, à qui l'on avait refusé de se présenter à la présidentielle de 2000. Mais les tensions identitaires ont vite resurgi, jusqu'à la scission du pays entre un Nord acquis aux «rebelles», et un Sud géré par le Front populaire ivoirien (FPI) de Gbagbo. Dans l'ex-joyau d'Afrique de l'Ouest, les promesses de réconciliation nationale avaient tourné court.

Dix ans plus tard, Ouattara, porté au pouvoir lui aussi dans des conditions «calamiteuses», va devoir s'atteler à son tour à la «réconciliation nationale» de ce pays de 21 millions d'habitants. Après 134 jours d'un bras de fer post-électoral aux effets désastreux, Gbagbo, président sortant de Côte d'Ivoire, a été arrêté, lundi 11 avril, dans le cadre, selon la version officielle, d'une offensive des forces pro-Ouattara, menée avec le soutien des Nations unies et des Français de l'opération Licorne. L'ancien (et l'unique) premier ministre de Félix Houphouët-Boigny n'est pas encore entré en fonctions, mais il est déjà sérieusement affaibli par le piège que lui a méticuleusement confectionné Laurent Gbagbo.

Sa légitimité électorale, d'abord, s'est effritée. Ouattara, vainqueur par les urnes, a gagné le pouvoir par les armes. Il a dû se résoudre, courant mars, à reformer les troupes rebelles du Nord, ex-«Forces nouvelles», qui constituent le premier squelette des «FRCI», les Forces républicaines de Côte d'Ivoire, pour lancer l'offensive militaire. Le constat est d'autant plus déprimant que la Côte d'Ivoire attendait depuis 2005 ce scrutin, reporté à six reprises, qui devait marquer le retour de la démocratie dans l'ancien joyau d'Afrique de l'Ouest. Dans ce contexte, Ouattara commence son mandat de la pire des manières, avec une dette envers les militaires, et en particulier envers l'ex-leader des Forces nouvelles, Guillaume Soro, son jeune et redoutable premier ministre.  

La révélation de massacres conduits dans l'ouest du pays, en majorité par des forces pro-Ouattara, n'arrange rien à l'affaire. Au moins 330 personnes ont été tuées, à Duékoué, la semaine du 28 mars, selon les Nations unies. Guillaume Soro est monté au créneau pour promettre des «enquêtes»: «Ceux qui seront responsables – parce que nous voulons un Etat de droit – seront punis», a-t-il dit. Alors que la Cour pénale internationale (CPI) pourrait ouvrir, d'un jour à l'autre, une enquête sur les exactions commises en Côte d'Ivoire, les clarifications sur les responsabilités des massacres pourraient ternir l'image, voire déstabiliser, l'homme d'Etat jusqu'à présent soutenu par la quasi-totalité de la communauté internationale.

Ouattara, l'ami de Nicolas Sarkozy

Autre piège d'ampleur pour Ouattara: apparaître comme le président des Français. L'ami de Nicolas Sarkozy, régulièrement reçu à l'Elysée lors de ses passages à Paris en amont du scrutin de l'automne dernier, s'est «longuement» entretenu par téléphone, ce lundi, avec le président français. La réaction de Claude Guéant, actuel ministre de l'intérieur, qui fut longtemps le «Monsieur Afrique» de l'Elysée, est elle aussi éloquente, annonçant «la paix et un regain d'essor économique». C'est même l'ambassadeur français à Abidjan qui a confirmé, le premier, l'arrestation de l'ex-président.

La version d'une arrestation de Gbagbo par les soldats français a un temps circulé, avant d'être démentie par le camp Ouattara, mais le flou persistait lundi dans la soirée. Sur le terrain, les effets de cet affichage sont désastreux. Officiellement «neutre» pendant des mois, Paris a changé de stratégie le 4 avril, en acceptant de prêter main-forte à la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), afin, officiellement, d'éviter un possible bain de sang à Abidjan. C'est l'un des derniers cadeaux empoisonnés de Laurent Gbagbo à son ennemi Ouattara: l'associer malgré lui à l'ancienne puissance coloniale. La Côte d'Ivoire, qui fêtait en août dernier les 60 ans de son indépendance, serait donc dirigée par un pantin de la France. De quoi fragiliser un peu plus Ouattara lorsqu'il tentera de «réconcilier» la population.  

Reste l'essentiel, à savoir l'état d'un pays exténué. Avant l'offensive militaire, les deux camps se sont livrés à une bataille économique sans merci, de décembre à mars. La plupart des banques, réquisitionnées par Gbagbo, sont à l'arrêt. La Côte d'Ivoire, premier exportateur mondial de cacao, n'exporte pratiquement plus. Dans le meilleur des cas, les entreprises hors Abidjan se sont mises au chômage partiel. Le port d'Abidjan a fonctionné au ralenti pendant le conflit, à cause de l'embargo dont il faisait l'objet de l'Union européenne. Par ricochets, c'est toute la sous-région, extrêmement dépendante de l'économie ivoirienne, qui est fragilisée. Depuis le déclenchement du conflit, la capitale économique est confrontée à un désastre humanitaire.

Au milieu de ce marasme, les armes se sont remises à circuler à Abidjan. Les milices du début des années 2000 ont été requinquées par la crise. Les ex-miliciens, qui peinaient, ces dernières années, à se réinsérer au sein de la société ivoirienne, ont retrouvé de la vigueur. Face au risque d'une capitale en voie de «balkanisation», soumise aux pillages et aux milices, Ouattara devra compter sur son armée. Mais rien ne dit que cet assemblage hétéroclite de militaires autrefois rivaux, d'ex-Forces nouvelles à certains éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) de Laurent Gbagbo, tiendra.

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 22:43

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

 

Bangui

 

3ème arrondissement: Anatole Koué (RDC), 57 % des suffrages exprimés

 

5ème arrondissement 1 : Serge Hyppolite Mayeur (KNK), 37,76 %

 

5ème arrondissement 2 : Francine Lakoue (PSD), 52,71 %

 

7ème arrondissement : Thierry Maleyombo (KNK), 44,38 %

 

8ème arrondissement : Jules Bernard Ouandé (Ind) 68,43%

 

 

Préfecture de l'Ombella M'Poko

 

Bimbo 1 : Rufin Brice Molomndon (MDD), 50,05 %

 

Bimbo 3 : Abdoul Nimaga (Ind), 50,07%

 

Bossembélé : Séraphin Wabem (KNK), 52,24 %

 

Yaloké : Hamza Ouakili (KNK) 53,98%

 

 

Préfecture de l'Ouham

 

Boca : Nendje Dogo (KNK), 68,13 %

 

Batangafo : Mallo Ning Wong (KNK), 65,77 %

 

 

Préfecture du Kemo

 

Sibut : Ouinia André (MDIPS), 53,76 %

 

Dekoua : Michelle Sanzé (Ind), 64,56 %

 

Mala : Augustin Ndoukoulouba (KNK), 65,21 %

 

Ndjoukou : Gabriel Tcheteu (KNK), 51,27 %

 

 

Préfecture de la Nana Gribizi

 

Kaga-Bandoro 1 : Simon Dangavo (KNK), 68,67 %

 

 

Préfecture de la Ouaka

 

Bambari 1 : Solange Pagonendji Ndakala (KNK), 55,43 %

 

Bambari 3 : Idriss Maloum (PAD), 32,27 %

 

Grimari : Ambroise Azoukaterne (KNK), 54,41 %

 

Kouango 1 : Marcel Djimassé (Ind), 53,86 %

 

Kouango 2 : Joseph Mouguia (KNK), 60,20 %

 

Ippy : Yvonne Ndjapou (KNK), 53,18 %

 

 

Préfecture de la Haute-Kotto

 

Bria 1 : Adam Oumar (PAD), 67,48 %

 

Bria 2 : Alain Defarandji (KNK), 59,65 %

 

Ouadda : Jean Doumati (KNK), 40,93 %

 

Yalinga : Justine Abatchou (PNCN), 70,47%

 

 

Préfecture de la Vakaga

 

Birao 1 : Simon Pierre Goumba (KNK), 52,85 %

 

Birao 2 : Joseph Kalité (KNK), 90,20 %

 

 

Préfecture de la Basse-Kotto,

 

Mobaye : Raphaël Kangandi (MESAN), 43,08 %

 

Alindao : Moïse Kotaye (Ind), 41,20 %

 

Zangba : Andjigbo Ndjanga (KNK), 58,63 %

 

Satéma : Salomo Kotro Mbomba (KNK), 46,41 %

 

 

Préfecture du Mbomou

 

Bangassou : 2 : Evodie Nakoumbou (Ind), 52,78 %

 

Ouango : Olivier Niker de Toki (Ind), 37,91 %

 

Bakouma : Djarra Alima (KNK), 82,28 %

 

 

Préfecture du Haut-Mbomou

 

Obo : Ernest Mizedio (Ind), 77,54 %

 

Zémio : Bertin Foukpio (KNK), 51,92 %

 

Djéma : Bénick Kette (KNK), 63,78 %

 

 

Préfecture de la Lobaye

 

Mbaïki 1 : Gari Mamadou (KNK), 44,59 %

 

Mbaîki 2 : Fouga (KNK), 52,09 %

 

Mbaîki 3 : Jean Mokolé (KNK), 41,82 %

 

Mogoumba : Jean Louis Opalegna (KNK), 37,81 %

 

Boda : Ali Kassala (KNK), 56,07 %

 

Préfecture du Mambere-Kadeï

 

Berberati 2 : Clément Ndombé (Ind), 94,83%

 

Gaboumla : Pierre Gaba-Mano (KNK), 54,43 %

 

Carnot 2 : Joseph Désiré Gouvéli (KNK), 84,33 %

 

Dédé Moukouba : Daniel Emery Dédé (KNK), 70,79 %

 

Gadzi : Boniface Sambo (Ind), 86,09 %

 

 

Préfecture de la Nana-Mambere

 

Bouar : Béatrice Tépé (Ind) 67,77 %

 

Baoro : Gom-Aïam (KNK), 69,80 %

 

Baboua : Laurent Ngon Baba (PAD), 40,05 %

 

Préfecture de la Sanga-Mbaere

 

Nola 1 : Babpetel (KNK), 50,56 %

 

Nola 2 : Pampanli Gomina (UNADER), 51,04 %

 

Bambio : Aristide Goundissa (Ind), 44 %

 

Bayanga : René Apondjo (KNK), 56,21 %

 

 

Préfecture de Ouham-Pendé

 

Bozoum : Ambroise Zawa (MDD), 66,09 %

 

Bocaranga 1 : Isaïe Gbane (KNK), pas de résultat disponible

 

Bocaranga 2 Jérôme Lasse (Ind), 82,75 %

 

Koui : Antoine Guedehi (KNK), 51,51 %

 

Paoua 1 : Edgard Mbaïkoua (Ind), 54,79 %

 

Paoua 2 : Timoléon Mbaïkoua (Ind), 66,56 %

 

Paoua 3 : Romain Penendji (KNK), 93,98 %

 

Ngaoundaï 1 : Israël Bengba (Ind), 31,53 %

 

Ngaoundaï 2 : Léon Amaron (KNK), 31,24 %

 

Nanga Boguila : Maurice Saragba (Ind), 48,32 %

 

 

NDLR : Quelle honte nationale !  Le KNK avec des scores tels qu'au Kazakhstan !

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:09

 

 

Khadafi.jpg

 

Bozize KNK

 

 

Par  Khalil Attiyah  Afrique Asie 6 avril 2011 à 17:32

Le guide libyen avait beaucoup d’obligés parmi le club des chefs d’Etat africains. Le Centrafricain François Bozizé en faisait partie. Il était soutenu, politiquement, économiquement et militairement par Kadhafi.

A la demande de la France. Depuis 2004 la Libye, d’ennemie déclarée de la présence française en Afrique, en est devenue l’auxiliaire. Cela n’aura été d’aucune utilité pour le maitre de Tripoli qui a été lâché soudainement  par le président français Nicolas Sarkozy lequel, sur les conseils de Bernard-Henri Lévy, a pris la tête de la croisade occidentale contre le régime libyen qu’il croyait fini.

Bozizé, sentant le danger venir, a voulu voler au secours de son bienfaiteur libyen en déclarant à RFI : « Kadhafi n'est pas mort, il est vivant, il parle et il est à Tripoli. Comment voulez-vous que je puisse dire autre chose précipitamment ? C'est le chef de l'Etat qui est là depuis plus de 40 ans... Je respecte tous les Etats africains, je ne me mêle pas de leurs affaires intérieures ».

Quelle que soit l’issue de la crise libyenne (renversement de Kadhafi, son maintien, son affaiblissement), il ne fait plus de doute que l’ombrageux et rancunier Guide de la révolution libyenne financera plus, pour le compte de Paris, François Bozizé. Il semblerait, aux dernières nouvelles, que c’est l’Emir du Qatar qui va prendre le relais et renflouer les caisses et les dépôts d’armes de Bozizé, à la demande expresse de Sarkozy. Affaire à suivre.

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 18:19

 

 

bozize-stylise

 

 

 

Bangui 11 avril 2011 (C.A.P)  Le ministre des Eaux et Forêts et non moins beau-frère de Bozizé, Emmanuel Bizot  a été arrêté et mis en geôle par les services de sécurité de la garde présidentielle de Bozizé conduite par le capitaine Eugène Ngaikoisset et le lieutenant Dénamganai.  Motif de cette arrestation : soupçon de trafic et détention d’armes de guerre.

Ce membre du gouvernement qui réside à Bimbo, une banlieue de Bangui située au Sud-Ouest de la capitale, a vu son domicile être fouillée en règle hier dimanche 10 avril pendant environ six heures d’horloge, depuis 11 heures locales jusqu’à 17 heures locales après qu’un véritable convoi de plusieurs véhicules Toyota pick-up  de la garde présidentielle eut effectué une descente en force sur les lieux.

A l’issue de la fouille, le ministre a été conduit sans doute dans les geôles de la police politique du régime avant que l’annonce de son arrestation soit portée à la connaissance de Bozizé qui aurait ordonné qu’il soit remis en liberté mais que les enquêtes puissent se poursuivre. Si même des membres de son propre gouvernement sont traités avec si peu de considération comme de vulgaires adversaires ou opposants à son régime,  c’est que la paranoïa de Bozizé a atteint un niveau désormais très élevé qui montre que le régime tend vers sa fin alors qu’il vient à peine de prêter serment pour un nouveau mandat de cinq ans.  

Aujourd’hui, durant une bonne partie de la matinée et de l’après-midi, Emmanuel Bizot a été conduit à son cabinet ministériel où son bureau a également été passé au peigne fin par les sécurocrates du régime, toujours à la recherche d’armes de guerre. Plus personne à Bangui n’inspire confiance à Bozizé. Emmanuel Bizot qui a été un moment ministre des finances du même Bozizé est ressortissant de la Lobaye, préfecture où Bozizé prétend être beaucoup soutenu et dont le ministre résident est le ministre d’Etat Anicet Parfait Mbay, un des anciens compagnons de sa rébellion que Bozizé n’a pas encore limogé jusqu’à présent.  

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 18:17

 

 

RCA_carte-2.jpg

 

 

LIBREVILLE - AFP / 11 avril 2011 16h01 - Des combats dimanche dans le nord de la Centrafrique entre la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et l'armée ont fait 27 morts, a affirmé la rébellion lundi.

Une source du haut commandement militaire à Bangui interrogée par l'AFP a confirmé des accrochages meurtriers sans en préciser le bilan.

"Nous avons été attaqués par un groupe de milices de l'UFDR (ex-rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et des Forces armées centrafricaines (FACA)" regroupant "une centaine" d'hommes", a annoncé à l'AFP à Libreville Abdoulaye Hissène, dirigeant de la CPJP.

"Il y a eu 22 morts de leur côté. De notre côté, il y a eu 5 morts et 15 blessés", a-t-il dit.

"Ils ont attaqué le village de Sissikébé non loin de Birao (nord) sous prétexte que c'est le siège de la CPJP", ce qui est faux, a-t-il affirmé, ajoutant qu'"ils ont brûlé à peu près 30 maisons" et que la CPJP poursuivait les assaillants.

Interrogée par l'AFP, une source du haut commandement militaire à Bangui a déclaré que les "Faca ont fait face à une série de deux attaques à une centaine de kilomètres de Birao sur l'axe Birao-Ndélé (nord)".

"Nos éléments ont repoussé ces attaques faisant plusieurs morts parmi les rebelles. Présentement il est difficile de dire avec exactitude combien de rebelles ont été tués, mais avec la poursuite des opérations de ratissage on en saura un peu plus", a-t-elle précisé.

"Il se trouve que la CPJP a choisi depuis l'attaque de Birao en novembre dernier, de tendre des embuscades à nos patrouilles et aux relèves. C'est ainsi qu'au mois de février, trois de nos éléments sont morts dans l'une d'elles alors qu'ils rentraient à Bangui. Et en plus la CPJP a attaqué deux villages le mois dernier vers Ndélé", a-t-elle poursuivi.

"L'armée veut sécuriser au maximum les routes du nord-est, ainsi que les populations contraintes à se déplacer", a-t-elle ajouté, affirmant que les Faca "sont dans une logique de défense et de riposte".

Des combats entre la CPJP et l'armée en mars dans la région de Ndélé avaient fait 7 morts parmi les civils de source officielle, 32 dont 28 de l'armée et de l'UFDR selon la rébellion. Ces derniers chiffres avaient été démentis de source militaire centrafricaine.

En novembre 2010, la CPJP avait pris Birao, principale ville du nord faisant 6 morts et une dizaine de prisonniers au sein des Faca. L'armée tchadienne avait, à la demande de Bangui, repris la ville le 1er décembre. 65 rebelles avaient été tués selon le bilan donné par Bangui.

La CPJP, qui affirme lutter pour la démocratie, n'a pas signé les accords de paix de 2008. Son principal dirigeant était l'ex-ministre Charles Massi donné pour mort par sa famille depuis janvier 2010.

(©)

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 17:44

 

 

Jan-K-F-Grauls.jpg

 

 

 

Kabongo, Ai Bangui.

Africa Info (Douala) 11 Avril 2011 -  "Je suis venu parce que nous avions convenus qu'après les élections, il fallait entamer un nouveau dialogue tourné vers l'avenir, c'est-à dire la période postélectorale."

Cette déclaration a été faite le 9 avril par Jan Grauls, représentant permanent de Belgique auprès des Nations Unies à New York et président de la Configuration RCA de la commission de Consolidation de la Paix (CCP) au cours d'une conférence de presse au siège du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca).

C'était en présence de la représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU Sahle Work Zewde, du coordonnateur résident du Pnud Bo Shack et des proches collaborateurs.

"On avait convenu ensemble qu'il sera organisé une table ronde sur le Document de Stratégies pour la Réduction de la Pauvreté deuxième génération (DSRP2) », a-t-il dit, ajoutant qu'au regard de tous les projets de la commission de la consolidation de la paix en République Centrafricaine, il fallait un soutien non seulement financier mais aussi politique pour mener à bien ces missions.

"En effet, c'est pour cela que je suis venu échanger avec les autorités politiques centrafricaines, la famille onusienne, la représentation diplomatique et la société civile", a-t-il soutenu.

A en croire M Grauls, le DSRP2 sera au centre de la table ronde annoncée en mi-juin.

Ce document, selon lui, va tracer la voie de la consolidation de la paix, de la relance économique et du développement du capital humain.

Il a, au cours de cette rencontre avec la presse nationale, décrier la sous-représentation des femmes dans la processus décisionnel et la situation des enfants soldats, attirant l'attention des autorités nationales sur cette problématique qui fait couler beaucoup de salives à New York.

"Il faut que dans la nouvelle donne, cette problématique soit mieux prise en compte en République Centrafricaine" a-t-il souhaité, estimant qu'il était temps de rompre le silence sur ce cycle infernal, cette pesanteur sociale, cette mentalité, cette coutume, cette tradition qui favorise la violence à l'endroit des femmes.

M Grauls a aussi évoqué la situation des enfants qui selon lui, n'est pas conforme.

"Je reviens de Batangafo, dans l'Ouham-Pendé où tout mon programme était construit autour de cette problématique de la protection des enfants», a-t-il confié.

Pour l'ambassadeur, la CCP s'est beaucoup concentrée sur le Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) déplorant le fait que ce DDR a été trop long et pas satisfaisant.

"On a pas pu faire les progrès espérés. D'où la nécessité de relancer le processus DDR dans le Nord-Ouest et le Nord- Est. Des discussions viennent d'être relancées entre la communauté internationale, le gouvernement centrafricain et la société civile pour remettre sur les rails ce processus qui aurait pu être une réalité en Centrafrique"

Le diplomate n'a pas manqué de féliciter le gouvernement centrafricain pour les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des recommandations du Dialogue Politique Inclusif et pour l'état d'avancement du processus d'élaboration du DSRP 2 et enfin le dialogue avec la rébellion de CPJP (qui a une capacité de nuisance dans le Nord-Est ) afin de l'amener à signer l'accord de paix global de Libreville.

Il a tout au long de ses propos rappelé que le succès de la table ronde et la conférence des donateurs dépend aussi du contexte national.

Il reste convaincu que la communauté internationale a un rôle à jouer dans le redressement de ce pays et ceci en réponse aux efforts que les Centrafricains consentent dans ce même but.

Pour le principal orateur, le soutien de la communauté internationale ne pourrait intervenir qu'après que les centrafricains et centrafricaines s'approprient la consolidation de la paix c'est -à-dire, adhèrent au processus de redressement et de relèvement du pays.

De sources officielles, l'ambassadeur Jan Grauls est à sa septième visite de travail en République Centrafricaine en moins de trois ans.

 

NDLR : L’ambassadeur Jan Grauls s’est totalement déconsidéré lors de cette dernière mission à Bangui. Il est venu avaliser le hold-up électoral de Bozizé et son KNK. L’avenir de la RCA dont il parle ici est particulièrement assombri du fait de la crise postélectorale née après la mascarade électorale du 23 janvier 2011 que l’ONU a cautionnée avec la complicité de Mme Zewde et Jan Grauls. Les déclarations de ce diplomate belge sur le DPI, DDR et autre DSRP montrent combien il est en total décalage avec la réalité. Tous ces sigles ne veulent absolument rien dire tellement ils sont creux n’étant que des coquilles vides. Que pense ce monsieur du rapport des experts électoraux de l’UE sur les élections du 23 janvier 2011 où la machine à bourrer les urnes du KNK a fonctionné à fond ? Que pense–t-il des détournements massifs des fonds destinés aux élections au projet PACE du PNUD de Bangui autour des cadres béninois de cette structure avec la complicité et la protection de Mme Zewde, Binguimalé et Bozizé ? Voilà les vrais problèmes !

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 17:06

 

 

Fidele-Gouandjika.JPG

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 11 Avril 2011 14:09

 

Le gouvernement centrafricain, le président François Bozizé en tête, rendront à l’ancien président Ange Félix Patassé, l’hommage solennel qu’il mérite au nom de l’ensemble du peuple centrafricain.

Voilà ce qu’il faut retenir ce lundi 11 avril 2011 de la déclaration faite sur les ondes de Radio Ndeke Luka, par le porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Agriculture, Fidèle Ngouandjika.

S’exprimant dans le journal diffusé (13 H heure locale), Fidèle Ngouandjika à la mi-journée, a déclaré : « le président Patassé est un patrimoine du peuple centrafricain. Le gouvernement va lui rendre l’hommage qu’il mérite et nous sommes en train de prendre des dispositions dans ce sens. Des négociations entre le pouvoir et les proches du défunt président sont en cours pour des obsèques  dignes  de ce nom ».

En réponse à l’opposition qui dans un communiqué publié le 8 avril interdit aux autorités et au KNK, parti au pouvoir de prendre part aux obsèques du défunt, le porte-parole du gouvernement soutient que « Patassé n’a pas de famille politique. Pour preuve Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) l’avait  par le passé exclu du parti. Maître Nicolas Tiangaye, porte-parole du Collectif des Forces du Changement (CFC), et un groupe de juristes avaient intenté une action en Justice contre Patassé devant la Cour Pénale Internationale (CPI), pour crimes commis en Centrafrique de 2002 à 2003 ».

Heureusement, affirme Gouandjika, la CPI n’a « rien reproché » à celui qui devrait en principe mieux diriger le pays pendant son règne, mais conclut-il, « il en a été « empêché par la vengeance de ses collaborateurs et l’opposition armée ».

Des sources proches de la famille de celui qui fut tout à tour ministre à plusieurs reprises, premier ministre et président de la République (1993 – 2003) l’ex Premier ministre affirment que ses fils sont d’ « accord » pour l’organisation d’obsèques officielles.

Toutefois l’opposition a rendu les autorités centrafricaines responsables de la mort du l’ancien chef d’Etat en lui refusant à deux reprises l’autorisation de sortie du territoire pour se rendre à l’étranger pour y recevoir les soins adéquats.

 

NDLR : Panique à bord de la bozizie. Les gesticulations de Bozizé et les allégations de son griot ici rapportées traduisent bien leur désarroi profond et les remords qu’ils ont dans leur for intérieur pour avoir tué le président Patassé. Personne en Centrafrique et dans le monde n’en est dupe. Le seul et vrai hommage à Patassé sera rendu par le peuple centrafricain. Que vaut un hommage posthume hypocrite et rendu de force à un défunt comme Patassé par des tenants d’une république bananière? Que vaudront les larmes de crocodile que Bozizé et sa bande de criminels tiennent à verser sur le cercueil de Patassé ? La planète entière sait que eux qui l’ont persécuté et harcelé jusqu’à la mort. S’il existe une justice immanente, elle sera rendue tôt ou tard à Patassé qui lui, n’est pas décédé dans les mêmes conditions que les anciens présidents David Dacko et André Kolingba.

Contrairement aux propos de ce porte-parole, la famille politique de Patassé est bien celle du MLPC que jusqu’ici Bozizé n’a jamais réussi à récupérer malgré ses nombreuses tentatives et moyens financiers engagés. Si des divergences sont apparues vers la fin de la vie de Patassé et divisé cette famille, ce n’est pas une raison pour prétendre qu’il n’avait pas de famille politique. Ce n’était que les conséquences dommageables du second exil inhumain auquel Bozizé l’avait contraint. Peu avant sa mort, Patassé et Martin Ziguélé s’étaient réconciliés pour le grand bien du MLPC et du peuple centrafricain. Nicolas Tiangaye et bien d’autres fils de ce pays appartenant à d’autres formations politiques que le MLPC  y avaient grandement œuvré. Pourquoi les responsabilités dont le pouvoir parle de prendre lors des obsèques de Patassé n’ont-t-elles pas été prises lorsqu’il avait besoin d’être soigné ?

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:51

 

 

laurent-gbagbo-et-son-epouse-simone-le-4-fev-2011-a-abidjan.jpg

 

 

 

ABIDJAN - AFP / 11 avril 2011 16h18 - Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo et son épouse Simone ont été arrêtés à leur résidence d'Abidjan et ont été amenés à l'Hôtel du Golf, le QG du président légitimement élu de Côte d'Ivoire selon la communauté internationale, a indiqué une porte-parole de M. Ouattara.

Le président sortant, au pouvoir depuis 2000, a été arrêté par les Forces républicaines de M. Ouattara, avait annoncé peu auparavant l'ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon.

Le couple est arrivé à 13H00 (locales et GMT) à l'hôtel, a affirmé à l'AFP Anne Ouloto, la porte-parole de M. Ouattara. Laurent Gbagbo "est ici avec sa femme et son fils Michel. Je les vois", a-t-elle déclaré.

Gbagbo est en bonne santé et il sera jugé, a déclaré l'ambassadeur ivoirien auprès de l'ONU.

L'ex-président ivoirien et Simone Gbagbo sont "aux arrêts" et "le cauchemar est terminé" pour les Ivoiriens, a déclaré Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo, qui refusait de reconnaître la victoire électorale de M. Ouattara le 28 novembre 2010, a été arrêté par les forces pro-Ouattara et non pas par des forces spéciales françaises, a-t-on indiqué de source diplomatique française.

"M. Gbagbo a été arrêté par les troupes de M. Ouattara, c'est vrai, mais pas par les forces spéciales françaises, qui ne sont pas rentrées dans l'enceinte de la résidence" du chef de l'Etat ivoirien sortant, a affirmé à l'AFP cette source diplomatique à Paris, démentant des informations faisant état de son arrestation par des troupes de la force française Licorne.

Après une offensive éclair de quelques jours, les forces pro-Ouattara étaient entrées à Abidjan le 1er avril, début de combats entre militaires fidèles à Gbagbo et Forces républicaines de Ouattara.

L'Onuci et la force française Licorne ont ensuite frappé des camps militaires et les armes lourdes situées à la résidence et au palais présidentiel de Gbagbo à Abidjan.

Cette arrestation survient après une nouvelle campagne de frappes de la France et de l'ONU sur la résidence où était retranché M. Gbagbo, qui refusait de se rendre, et après plus de quatre mois d'une crise post-électorale sanglante.

Le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy a eu un long entretien téléphonique avec Alassane Ouattara, peu après l'arrestation de son rival, a annoncé l'Elysée à l'AFP.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 01:34

 

 

Bozizé près du cercueil de Kolingba

 

              Bozizé, ici à côté du cercueil du général André Kolingba

 

 

L’histoire de la RCA retiendra que c’est le président François Bozizé qui, à force de le persécuter et le harceler, a fini par tuer son prédécesseur Ange-Félix Patassé. Pour cela, quoiqu’il fasse,  il ne convaincra personne de n’avoir été pour rien dans la mort du célèbre « Barbu national » intervenu dans un hôpital au Cameroun. Le monde entier a suivi avec une grande indignation et une émotion bien compréhensible la triste affaire du refus inhumain et puéril opposé à plusieurs reprises par Bozizé aux tentatives de sortie du territoire centrafricain du président Patassé que tout le monde savait pourtant bien malade, à l’exception de Bozizé et son clan qui étaient plutôt persuadés qu’il ne s’agissait que de « simulation », d’aller se faire soigner.

Bozizé et son clan qui viennent d’être sévèrement rappelés à l’ordre par la mort de Patassé. Ils croyaient jusqu’ici à tort que la politique ne serait qu’un vaste cirque ou des clowns s’en donnent à cœur joie. C’est la raison pour laquelle il ne s’est entouré que de bouffons courtisans et pitres tels que Fidèle Ngouandjika, le général d’opérette Jules Bernard Ouandé, Sylvain Ndoutingaï et autres Aurélien Zingas, Thierry Maléyombo pour ne citer que ceux-là. Martin Ziguélé qui était apparu comme un redoutable challenger de Bozizé avait plusieurs fois fait l’objet, sur la base de mensongères fiches de prétendus renseignements, de nombreuses et fantaisistes accusations de vouloir renverser Bozizé par coup d’Etat avec la « complicité de blancs ». Cela fera aussi bientôt un an qu’ils avaient accusé le président Patassé de vouloir faire un coup d’Etat qu’ils ont prétendu avoir déjoué. Jusqu’à la mort de ce dernier, ils n’ont pas été à même d’apporter le moindre début d’éclaircissement sur cette grotesque et vilaine plaisanterie et doivent sans doute tabler sur l’indulgence et la propension des Centrafricains à l’oubli.

A-t-il voulu et s’est-il donné les moyens d’en être correctement informé ? Il faut croire évidemment que non. Les péremptoires et fantaisistes allégations de son porte-parole Fidèle Ngouandjika selon lesquelles Patassé, Ziguélé et Tiangaye ne ferait que de la simulation pour qu’on parle d’eux peut en attester. Pourtant, hormis les enfants de Bozizé et autres sécurocrates du pouvoir présents qui n’y ont vu que de la comédie et des « singeries » de la part de Patassé et des opposants du FARE, tous ceux qui ont pu voir le président Patassé à l’aéroport Bangui Mpoko lors de sa première tentative de prendre le vol régulier de Kenya Airways le 23 mars dernier confirment qu’il était visiblement très mal en point. 

Si Bozizé qu’on sait au demeurant aussi malade, refuse exprès d’être soigné par des médecins, il n’hésite pourtant pas lui, à sauter dans des avions pour se rendre chez ses « guérisseurs traditionnels » béninois pour y recevoir néanmoins des soins. On ne compte plus le nombre de ses maîtresses qui, une fois enceinte, sont coûteusement envoyées pour accoucher aux USA et en France. Enfermé dans son obsession à voir partout des projets de  coups d’Etat visant à le renverser et en proie à son inqualifiable paranoïa, il a indiscutablement sous-estimé et pour le moins mal évalué l’état réel de santé du président Patassé.

Un détail extrêmement capital à verser au dossier. Selon l’entourage familial du « Barbu national », les médecins de l’Hôpital Général de Douala où on a dû le conduire de toute urgence dès le dimanche 3 avril donc au lendemain même de son arrivée de Bangui, ont déjà dû pratiquer d’intenses massages cardiaques au président Patassé pour le ranimer. En effet, il avait immédiatement fait un arrêt cardiaque lorsqu’il avait appris de Malabo que Bozizé avait dépêché un émissaire avec un prétendu document compromettant qu’il aurait signé de sa main propre, auprès de certains chefs d’Etat d’Afrique centrale et de l’Ouest dont celui de Malabo où il était précisément en train de vouloir se rendre, afin de les dissuader de l’accueillir chez eux. On le voit, il n’y a pas l’ombre d’un seul doute ; c’est bel et bien  Bozizé qui l’a achevé. Est-ce un clin d’œil du sort si Patassé est revenu mourir sur le même sol camerounais où le coup d’Etat de Bozizé qui l’avait renversé avait contraint son avion qui revenait de Niamey n’avait pu se poser à Bangui, à atterrir le 15 mars 2003.

Qui peut oublier que c’est ce Bozizé  qui a obligé Patassé à un second exil togolais de sept ans à l’issue de ce coup d’Etat du 15 mars 2003 ? Qui peut oublier que durant ce second et dur exil, Patassé que le même Bozizé avait aussi déjà fait poursuivre en justice pour crimes de guerre et détournement de plus de 70 milliards de F CFA de deniers publics, avait connu les pires affres de l’exil jusqu’à perdre son épouse Angèle sur le sol togolais. La santé de Patassé s’est également davantage détériorée. Sauf à être vraiment de mauvaise foi, Bozizé ne pouvait l’ignorer.Bozizé aura réussi dans son programme de gouvernement : division nationale, humiliation, assassinats et prédation et pillage des ressources nationales.

C’est pourquoi, en le tenant pour « personnellement responsable » de la mort de son prédécesseur, la Coordination des comités de soutien à la candidature de Patassé et la famille du défunt, n’ont fait en réalité que traduire le sentiment quasi général des Centrafricains à l’heure actuelle par rapport au comportement inhumain, puéril et délibérément cynique de Bozizé qui a persisté à prendre pour de la simulation, les tentatives désespérés de Patassé de quitter le pays pour se rendre chez un des rares chefs d’Etat qui a continué à lui témoigner de l’estime dans l’espoir de s’y faire soigner, à savoir le président équato-guinéen.

On a enjoint à Bozizé ainsi qu’à son gouvernement, son cabinet, son parti et sa famille, de ne pas prendre part aux funérailles du défunt président Ange-Félix Patassé. Celles-ci qui seront organisées dans quelques jours, à cause du meurtrier Bozizé et pour ne pas qu’il vienne faire le malin en versant des larmes de crocodile sur sa dépouille, Patassé, l’ancien chef d’Etat qu’il fut, sera privé de funérailles officielles, une première mondiale de mémoire d’homme mais l’opinion internationale et tous les Centrafricains qui ont suivi et été témoins des tracasseries stupides et barbares faites à Patassé par Bozizé le comprendront. Obsèques nationales ou pas, personne ne pourra empêcher les Centrafricains d’aller massivement rendre hommage à Patassé.

Ses tentatives et manœuvres tendant à vouloir imposer des obsèques officielles pour lui permettre de venir se moquer encore de la dépouille de Patassé qu’il a tué ne peuvent tromper personne. C’est à peine si le pouvoir de Bozizé n’avait pas accusé le Pr Grézenguet président de la Commission national d’évacuation sanitaire ainsi que le ministre de la santé, qui ont émis un avis favorable pour que Patassé puisse quitter le pays afin d’aller se faire soigner à l’étranger, de complicité d’atteinte à la sûreté de  l’Etat et de participation à un projet de coup d’Etat. On était en plein délire paranoïaque ! Pour quelqu’un qui est arrivé lui-même au pouvoir par un putsch, c’est quelque peu fort de café ! La Coordination nationale des comités de soutien de Patassé, structure de campagne électorale a coupé l’herbe sous les pieds du gouvernement qui avait cru devoir annoncer imprudemment dès le lendemain de la mort de l’ancien président et sans la moindre concertation avec la famille du défunt, la mise en place d’un comité d’organisation de ses obsèques.

On se souviendra qu’après le décès du président André Kolingba dont la dépouille devait arriver de Paris, sa veuve Mireille n’avait pas souhaité que le calendrier de ses obsèques soit dicté par l’agenda du président de Bozizé qui avait initialement voulu que les choses attendent qu’il soit revenu de son déplacement au Qatar. Finalement, eu égard aux manœuvres de Bozizé et devant diverses pressions, Mireille avait fini par céder pour se conformer au cérémonial d’obsèques officielles. Pour quelqu’un comme Bozizé qui aime humilier ses adversaires politiques, qui déclarait lors de sa dernière investiture que la « récréation était terminée » en roulant les mécaniques et en jouant au matamore, il faut l’avouer, c’est un cinglant camouflet et le comble des humiliations. Il aura cherché la très embarrassante situation dans laquelle il se trouve maintenant.

Pour une fois que l’auteur du crime et la causalité de la mort de quelqu’un sont bien connus et ne sont donc plus à rechercher comme d’habitude, dans des considérations d’ordre mystique ou des raisons de fétiches et autres, on ne doit pas se priver de montrer clairement du doigt le meurtrier comme étant sieur François Bozizé. Au moment d’inhumer son épouse Angèle au cimetière municipal de Lomé le 19 janvier 2008, Ange Félix–Patassé Patassé avait solennellement et officiellement déclaré pour la première fois depuis qu’il a été renversé du pouvoir, reconnaître désormais Bozizé comme président de la République centrafricaine. Lors du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, il avait encore, du haut de la tribune de cette importante assemblée, réitéré cette reconnaissance, prouvant ainsi qu’il était vraiment sincère mais Bozizé par contre, jusqu’au bout,  ne l’aura jamais été.  Aujourd’hui, même mort, l’ombre de Patassé hantera à jamais les nuits et l’esprit de Bozizé.

Rédaction C.A.P.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 01:31

 

 

Guelleh-Sarko-et-Obama.jpg

 

 

dimanche 10 avril 2011  par Georges Samir,© AfriSCOOP

(AfriSCOOP Analyse) — Encore et toujours l’Afrique francophone ! Après la mascarade électorale en Centrafrique, voici un autre Etat de l’espace francophone sur le continent noir qui va s’illustrer négativement, en matière d’organisation d’un scrutin. Il s’agit de Djibouti. Il n’a pas droit à la démocratie parce qu’il abrite deux importantes bases militaires de l’Occident…

Le gros Omar Guelleh persiste et signe. Au pouvoir depuis 12 années, il briguait ce vendredi un nouveau mandat. Le troisième et le dernier selon ses propres mots ! Pour se dégager la voie vers cette nouvelle candidature, le président Guelleh a pratiqué le sport politique favori des dictateurs d’Afrique francophone : la modification constitutionnelle. Ce coup de chirurgie donné au texte fondamental de Djibouti, M. Guelleh et ses proches collaborateurs l’ont fait en avril 2010.

Encore un peuple victime de son atout : sa situation géographique

L’élection de ce vendredi 08 avril dans cet Etat membre de la Francophonie ne se singulariserait pas si elle offrait tous les gages démocratiques garantissant le pluralisme ! Devant O. Guelleh, il n’y a qu’un adversaire ; presque fantoche. L’ex-patron du Conseil constitutionnel de Djibouti, Mohammed Ragueh, jugé proche du clan Guelleh par les observateurs de la politique dans l’ancienne Côte française des Somalis (l’ancien nom de Djibouti). Un statut de présidentiable manipulé que vient conforter le boycott de cette présidentielle par les principaux opposants au régime de Djibouti. Ces politiques contestent les conditions d’organisation de cette joute électorale. C’est dire que les 152.000 électeurs de ce vendredi ont encore voté en l’air !!!

Le seul motif de satisfaction des opposants dans ce pays d’Afrique orientale ne peut qu’être le raccourcissement du mandat présidentiel. Le troisième bail de M. Guelleh passe de 6 à 5 ans, depuis la modification constitutionnelle sus-citée.

Une fois encore, Paris et Washington ferment les yeux sur des contorsions à la démocratie dans un Etat dans lequel se trouvent leurs intérêts stratégiques. Le penseur Pascal avait donc raison : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Le malheur des opposants djiboutiens réside dans le fait que leur terre natale abrite deux bases militaires, hautement stratégiques dans la Corne de l’Afrique. L’une appartient aux Gaulois, et l’autre aux Yankees. Un séjour des Français et des Américains qui constitue une importante source de revenus et de protection pour l’Etat djiboutien. En avant donc les coups de canif à la démocratie !! Les principes et vertus pour lesquels MM. Sarkozy et Obama sont prêts à faire la guerre à L. Gbagbo et M. Khadafi disparaissent, comme par enchantement, dans le contexte djiboutien. C’est hélas la règle implacable de la conduite des affaires internationales sur la planète. C’est également au nom des services que lui rend le régime Guelleh que Paris n’a jamais fait la véritable lumière sur l’affaire du juge Borrel.

Devant de tels immobilismes politiques entretenus par les Occidentaux, le monde s’étonnera et se montrera ému si les opposants de Djibouti choisissent la voie des armes… Pourquoi, encore et toujours de tels cycles infernaux en Afrique francophone ?

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