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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 14:05

 

 

centrafrique-carte

 


(20 minutes 13/04/2011)

Un affrontement a opposé dimanche et lundi l'armée à des rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) dans le nord-est de la Centrafrique.

Selon un chef rebelle, une vingtaine de soldats ont péri lors de cet accrochage, le plus sérieux depuis la réélection le 23 janvier du président François Bozizé, au pouvoir depuis un coup d'Etat militaire en 2003.

«Les combats ont été très durs. Nous avons tué 22 soldats de Bozizé et blessé un grand nombre. On compte dans nos rangs cinq morts et de nombreux blessés», a déclaré à Reuters Issène Abdoulaye, un chef militaire de la CPJP, joint au téléphone.

Un responsable de l'armée a confirmé l'accrochage, qui s'est produit près de la localité de Sekikédé tout en refusant de donner un bilan. «A l'instant où je vous parle, les opérations de ratissage se poursuivent dans le secteur», a-t-il dit en demandant à ne pas être cité.

Avec Reuters

© Copyright 20 minutes

 

 

CENTRAFRIQUE : COMBATS DANS LE NORD, VERSIONS DES FAITS DIVERGENTES

(MISNA) 12 Avril, 2011 - 15:31 - De violents combats entre soldats et rebelles de la Cpjp se sont vérifiés dans la région de Birao, dans le Nord-est du pays.

Les parties aux violences rapportent néanmoins des versions divergentes : si la Cpjp affirme avoir été attaquée par les soldats soutenus par d’anciens rebelles de l’Ufdr, provoquant 27 victimes, dont cinq dans ses rangs et le reste dans ceux du camp ennemi, des sources militaires centrafricaines non identifiées – citées par l’agence Afp – soutiennent quant à elles avoir subi une attaque à une centaine de kilomètres de Birao, sur la route pour Ndele. Sans fournir aucun bilan des affrontements, ces dernières sources affirment avoir mis en fuite leurs assaillants, dont plusieurs auraient été abattus.

Fin mars, d’autres combats s’étaient soldés par des victimes, dont sept civils, dans deux villages de la région de Ndele, dont la population avait appelé le gouvernement à rétablir la sécurité locale. Cette recrudescence des tensions intervient à quelques semaines des élections présidentielles et législatives, respectivement remportées par le chef de l’État sortant François Bozizé et sa coalition.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:24

 

 

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Par Pacome Pabandji - 08/04/2011 JDB

Une attaque près de la commune de Poumayassi fait de nombreuses victimes

 

Les coupeurs de route communément appelés «zaraguinas» qu’on croyait disparaître, ont refait surface à une dizaine de kilomètres de la commune de Poumayassi dans la préfecture de l’Ouaka. L’événement qui nous a été rapporté par une victime, s’était produit le jeudi 24 mars 2011 aux environs de 10 heures. Au nombre de sept hommes tous armés, les malfrats ont pris d’assaut un véhicule de marque Toyota de couleur blanche en partance de Bambari transportant à bord des passagers (au nombre de 12 dont 7 hommes) et des marchandises d’un homme d’affaire musulman habitant la ville de Bambari.

Les malfrats ont fait descendre du véhicule tous les hommes qu’ils ligotaient solidement avant de les tabasser. Ils auraient également blessé par balle l’apprenti-chauffeur qui a refusé d’obtempérer. Ils ont finalement dépouillé les voyageurs d’un montant total de 7 millions et des marchandises pour une valeur de 950.000.000 FCFA. Le salut des voyageurs viendra d’un autre véhicule qui se rendrait dans la localité dans le cadre de la sensibilisation de la population sur les élections du second tour, et qui a alerté les autorités de Sibut. Certains blessés sont conduits à l’hôpital de Sibut pour des soins appropriés. En ce moment, une équipe de la gendarmerie est en route pour se rendre sur les lieux. Rappelons que sur cet axe, ces bandits de grand chemin apparaissent toujours pendant la saison sèche où ils s’en prennent aux voyageurs.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:04

 

 

 

Patasse-bible.jpg

 

13/04/2011 à 11h:46 Marianne Meunier Jeune Afrique

L’ancien chef de l’État centrafricain s’est éteint, le 5 avril, à Douala (Cameroun). Il était arrivé en deuxième position à la présidentielle du 23 janvier.

Ange-Félix Patassé avait quitté Bangui le 2 avril, à bord d’un vol Kenya Airways. Il devait subir des soins pour son diabète dans une clinique de Malabo (Guinée équatoriale). Mais l’ancien président centrafricain n’est jamais arrivé à destination. Il est mort le 5 avril à Douala (Cameroun), où il avait fait escale trois jours plus tôt. Il avait 74 ans.

Le 21 janvier dernier, cet ancien ingénieur agronome, formé en France, paradait dans Bangui, le buste dépassant du toit ouvrant d’un Hummer. Le regard encore vif caché derrière de vieilles lunettes de soleil, affublé de son inséparable nœud papillon, il brandissait une bible devant une foule de partisans. C’était l’avant-veille de la présidentielle, à laquelle il était candidat. Deux fois élu chef de l’État – en 1993 et en 1999 –, il arrivera en deuxième position, avec 20,1 % des voix, face au président sortant, François Bozizé, vainqueur dès le premier tour d’une élection dont les conditions ont été contestées par l’opposition et critiquées par les observateurs.

Exil au Togo. Les deux hommes étaient de vieux adversaires : le 15 mars 2003, le général Bozizé, alors chef d’état-major, renversait Patassé après une longue rébellion. Ayant « rencontré Dieu » pendant cinq années d’un exil au Togo d’où il était rentré en décembre 2008, Patassé confiait à Jeune Afrique, le 24 janvier : « Bozizé est mon petit frère, je prêche la repentance et la réconciliation. »

Méfiant, François Bozizé aura empêché à plusieurs reprises l’ancien chef de l’État d’aller se faire soigner en Guinée équatoriale. Le 2 avril, la pression populaire et diplomatique – notamment celle du président congolais (Brazzaville) Denis Sassou Nguesso – a finalement eu raison de son obstination. La famille de Patassé refuse néanmoins l’organisation d’obsèques nationales.

Né à Paoua, dans le nord-ouest du pays, en 1937, Patassé entre en politique sous Jean-Bedel Bokassa. Ministre du Développement rural, puis du Tourisme, il est nommé Premier ministre en décembre 1976. À ce poste, il organise le sacre de l’empereur, un an plus tard. Mais en 1979, il se retournera contre ce dernier en créant un parti d’opposition, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC). Bokassa est débarqué par la France lors de l’opération Barracuda la même année. En 1982, le chef du MLPC tente de renverser le chef de l’État, André Kolingba. Ses compagnons d’armes sont alors deux généraux, François Bozizé et Alphonse Mbaïkoua. Tandis que le premier se réfugie au Tchad et le second dans son village natal, Patassé, vêtu d’un large boubou, se présente à l’ambassade de France qui, à l’époque, tire les ficelles à Bangui. Protégeant Kolingba, l’ancienne puissance coloniale est embarrassée. Sa solution : un exil de Patassé au Togo – déjà.

Accents mystiques. L’« Ange » reviendra dans le jeu politique avec le multipartisme. Il remporte la présidentielle de 1993, considérée comme démocratique, une première depuis l’indépendance. La suite est moins rose. Elle est marquée par des mutineries à répétition, un tribalisme exacerbé – au sein de sa garde notamment, dominée par sa famille ethnique – et de nombreuses tentatives de coups d’État. Les crimes des troupes du Congolais Jean-Pierre Bemba, qu’il appelle à la rescousse fin 2002, entacheront aussi son image. Les avocats de Bemba, actuellement jugé par la Cour pénale internationale, ont souvent réclamé la comparution de Patassé. À Bangui et dans son fief, il reste cependant populaire.

D’éducation catholique, Patassé était rentré évangélique de son exil togolais. Arguant de sa stature d’homme d’État et d’expérience, il cherchait à se placer au-dessus de la mêlée. Dans des discours aux accents mystiques, il citait la Bible, promettait des miracles et assurait que la Centrafrique était « bénie des dieux ».

 

 

RCA : La mort de Patassé laisse Bemba seul face à la CPI

Par Christophe Rigaud - 07/04/2011

«Les troupes de Bemba étaient venues défendre Ange-Félix Patassé d'un coup d'Etat. Patassé ne pourra même plus témoigner»

 

L'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé est décédé à Douala au Cameroun à l'âge de 74 ans. Il était le grand absent du procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI), accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Les troupes de Bemba étaient venues défendre Ange-Félix Patassé d'un coup d'Etat. Patassé ne pourra même plus témoigner. Homme politique centrafricain né à Paoua le 25 janvier 1937, Ange-Félix Patassé est diplômé de l'Académie supérieure de l'agriculture tropicale de Nogent-sur-Marne (France). Il est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l'Agriculture et du développement. Sous la présidence de Jean-Bédel Bokassa, il est plusieurs fois au gouvernement et devient Premier ministre le 8 décembre 1976 jusqu’en juillet 1978. Devenu président de la République le 22 octobre 1993, réélu en 1999, auteur des mutineries et de la mort de plusieurs personnalités de la RCA. Il est renversé par un coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003. Accusé d'avoir détourné 70 milliards de francs CFA, Patassé a été condamné par contumace le 30 août 2006 par la cour criminelle de Bangui à 20 ans de travaux forcés.

Mais Ange-Félix Patassé est également l'un des personnages clés du procès de l'ancien vice-président de République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Les troupes de Bemba étaient effectivement entrées en Centrafrique pour prêter main forte au président Patassé, menacé d'être renversé par François Bozizé. Patassé et Bemba perdront la guerre et François Bozizé s'installe à la présidence centrafricaine. En délicatesse avec Joseph Kabila après sa défaite au deuxième tour de la présidentielle congolaise de 2006, Jean-Pierre Bemba est obligé de s'exiler au Portugal, puis en Belgique après de violents combats avec les troupes de Kabila dans le centre de Kinshasa en 2007. II est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 suite à un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale sur le dossier centrafricain. Mais Bemba récuse les charges qui pèsent contre lui: il n'était pas présent en Centrafrique pendant les exactions de ses troupes et ne commandait pas directement ses hommes sur place… Il manquait donc quelqu'un sur le banc des accusés selon les avocats de Bemba: Ange-Félix Patassé lui-même. Mais l'ancien président n'a jamais été inquiété par la justice internationale… il est désormais trop tard. Ange-Félix Patassé est décédé ce mardi 5 avril 2011, dans un hôpital de Douala au Cameroun.

 

 

La Centrafrique a-t-elle tué Ange-Félix Patassé?

La polémique enfle autour des circonstances de la mort d'Ange-Félix Patassé. L'ancien président de la République centrafricaine s'est éteint à Douala, au Cameroun, le 5 avril 2011 à l'âge de 74 ans. D'après sa famille, il aurait été empêché par deux fois de se rendre en Guinée équatoriale pour bénéficier de soins auxquels il n'avait pas accès en Centrafrique. Comme le rapporte Afrik.com

«L'entourage de l'ancien président, dont la santé s'était détériorée, avait accusé les autorités d'avoir refusé à deux reprises de le laisser quitter le territoire pour des examens médicaux que les infrastructures sanitaires centrafricaines ne permettent pas de réaliser. Une information que le gouvernement a démentie, avançant des problèmes administratifs.»

Le site du quotidien burkinabè L'Observateur ajoute que «selon l'entourage de l'ex-président, il n'avait pu prendre ni le vol affrété par le président Obiang Nguema le 22 mars, ni le vol régulier de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo». Souffrant de diabète et d'une fièvre typhoïde, il avait finalement pris l'avion pour Malabo (capitale équato-guinéenne) via Douala le 2 avril. Selon Martin Ziguélé, son ancien Premier ministre, «il aurait raté sa correspondance à Douala et aurait été hospitalisé dans cette ville», où il serait décédé trois jours plus tard.

Les autorités centrafricaines, elles, démentent toute responsabilité dans l'aggravation de l'état de santé de Patassé. Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement Bozizé (le président actuel), pointe du doigt «l'instrumentalisation à des fins politiques des obsèques d'Ange-Félix Patassé par l'opposition», rapporte le site de RFI.

Ce serait donc au nom d'une «restriction de la liberté d'aller et de venir imposée aux opposants et adversaires malheureux de l'élection présidentielle de janvier 2011» que Patassé n'aurait pu quitter le territoire, tel que le souligne le journaliste Séni Dabo dans le quotidien burkinabè Le Pays.

 «Mais l'on ne peut pas dire que l’interdiction de sortir du territoire a été compensée par une prise en charge du patient au niveau national. Non seulement les autorités l’ont retenu mais aussi ne l’ont pas soigné.»

Président de la République centrafricaine en 1993 et réélu en 1999, Patassé avait été contraint à l’exil en 2003 après le coup d’Etat militaire de François Bozizé. C’est en 2009, après six années d’exil, qu’il est revenu au pays afin de se présenter à l’élection présidentielle de 2011.

«Ange Félix Patassé s’est énormément épuisé durant la campagne électorale qui l’a vu parcourir le pays du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Bien plus, déterminé à revenir aux affaires, le président Patassé s’est donné à fond. Au point de solliciter des financements du guide libyen Kadhafi contre une hypothèque sur les diamants de la République centrafricaine. Une ambition à laquelle François Bozizé a mis fin en se faisant proclamer vainqueur du scrutin au terme duquel "le moustachu" (comme on le nommait à Bangui), s’est rallié à Martin Ziguélé l’ancien Premier ministre du pays et candidat malheureux à la présidentielle de janvier dernier», explique le quotidiens camerounais Mutations.  

Mis en cause dans le procès de Jean-Pierre Bemba (qui se tient actuellement devant la Cour pénale internationale) pour avoir participé aux massacres commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, Patassé gardait toutefois de nombreux sympathisants. A l’image de Paul Kakpé, 64 ans, qui confie à l’AFP:

«Le pouvoir a intérêt à corriger l’erreur politique grave qu’il a commise en refusant à deux reprises que le président Patassé sorte pour un contrôle médical. Il doit lui réserver des obsèques nationales dignes de ce nom. On ne peut pas comprendre qu’un pays assassine ses propres enfants en interdisant qu’ils sortent pour des raisons sanitaires.»

Lu sur Afrik.com, Quotidien Mutations, Le Faso.net, RFI, l'Observateur

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:03

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 01:50

 

 

 

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Source : Blog de Makaila Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 23:07

 

Les détails de l’implication d’Idriss Deby Itno

 

Il est aujourd’hui temps qu’on ressorte les gesticulations fondées de Deby pour venir coûte que coûte en aide à Kadhafi.

Deby est probablement un des rares chefs d’Etat avoir ouvertement et clairement pris position en faveur du régime libyen et pris des actes concrets pour venir en aide à Kadhafi. Selon ses propres dires (Cf. interview dans « Jeune Afrique »), Deby est en contact permanent avec Kadhafi depuis les débuts de l’insurrection.

L’insurrection libyenne a débuté vers mi-février ; inquiet Deby a reçu immédiatement l’Ambassadeur de la Libye au Tchad, M. Greyne, un ex garde de corps rapproché de Kadhafi et qui a eu déjà à exercer au Tchad comme Ambassadeur.  Avant de s’envoler pour l’Afrique de l’ouest dans le cadre du conflit ivoirien, Deby dépêcha auprès de Kadhafi son frère Daoussa Deby, ambassadeur du Tchad en Libye, accompagné de M. Greyne, pour s’enquérir de la réalité de la situation. Avant le retour de ses émissaires, Deby appela Kadhafi depuis Abidjan le 21 février. Selon des témoins, Kadhafi auraient demandé une assistance en hommes le plus urgemment possible, car dès la fin de la conversation, Deby avait pris deux décisions importantes :

1 - Deby demanda à son frère Oumar Deby, Commandant de la garde présidentielle et au Ministre de la défense un ancien rebelle qui a longtemps vécu en Libye, de mettre en route immédiatement un contingent de 300 personnes. Ceci fut exécuté et le premier contingent est parti depuis Abéché, la grande ville du Nord,

2 – Deby demanda à Daoussa Deby d’organiser et armer la très nombreuse colonie tchadienne en Libye pour la mettre à la disposition de Kadhafi. C’est ainsi que commença toute l’histoire des mercenaires défendant le régime de Kadhafi.

L’envoi des militaires

Selon des témoins, il y a eu au moins 4 vols à destination de la Libye entre le 22 et le 24 février, y compris les éléments tchadiens basés à Birao, (RCA) et les recrues en formation au centre d’instruction (CI) de Moussoro. Le premier vol est parti d’Abéché, les autres d’Amdjeress, le village natal de Deby. Tout au début de l’opération, les éléments tchadiens étaient dirigés par Abbadi Saîr, Aberahman Erdebou, des individus qui connaissent parfaitement la Libye pour y avoir vécu longtemps. Dès que la présence de ces individus fut signalée, Deby les a fait revenir dare-dare et pour les afficher à la TV nationale. La réception et le placement des éléments tchadiens envoyés par Deby en Libye sont coordonnés par l’Ambassadeur de la Libye au Tchad, M. Greyne qui a élu domicile pour l’occasion à Sebha, dans le sud libyen. Ainsi on a appris que les éléments tchadiens avaient pris position autour de la ville de Zawiya, défendus Syrte et sécurisés les routes qui mènent de Zawiya vers Syrte et de Syrte vers Tripoli.

Outre les éléments envoyés par avion à partir des différents aéroports, d’autres envois terrestres furent effectués. Ainsi, les 1er et le 3ème régiments de la Garde Présidentielle, commandés par les officiers Bokhit Djouma, Daoussa Hachim Kembé et Hissa Chérif (escadron lourd), ont bougé courant mars de la ville de Massaguet à destination de la Libye. Deby, pour camoufler l’opération a fait savoir qu’il s’agit de sa protection dans le cadre de son déplacement au nord du Tchad pour la campagne présidentielle.

En réalité déjà le 15, les 2 régiments se trouvaient à Tanoua, en Libye, avant de rebrousser chemin dès les premières frappes aériennes. Selon plusieurs sources, les éléments relevés de la ville de Birao ont été anéantis par l’aviation des alliés.

Les mercenaires – Comme cela est relaté plus haut, c’est à partir des conversations entre Deby et Kadhafi que l’idée des mercenaires est née, car Kadhafi a demandé en toute urgence des hommes, car il lui en manque : sa garde personnelle ne peut pas le quitter et l’armée régulière a regagné l’insurrection. Donc à la demande de Deby, Daoussa Deby organisa et arma la colonie tchadienne en Libye, moyennant des sommes très importantes. Il s’agissait d’abord des Tchadiens, mais plus tard il s’agira de tous les ressortissants de l’Afrique Noire ; sous la supervision de l’attaché militaire, le Cl Shawish et le responsable des renseignements, le Cl Amir Abdoulaye Idriss, l’opération de recrutement a drainé des milliers des individus et des sommes à l’Ambassade du Tchad à Tripoli. Selon des sources concordantes, ce sont les libyens qui fournissent les moyens financiers et évidemment les armes. Les premiers mercenaires recrutés à Benghazi ont été chassés par les insurgés se trouvent actuellement à Salloum localité frontière égyptienne.

Selon des informations non confirmées, plusieurs vols d’avion des mercenaires en provenance de l’Afrique de l’Ouest atterrissent à Sebha et l’Ambassadeur Greyne est chargé de les acheminer vers l’intérieur.

Autres recrutements

Outre les militaires de l’armée tchadienne et les ressortissants de l’Afrique noire en Libye, il y a eu aussi d’autres recrutements parallèles. D’abord celui de la 1ère Dame. Celle-ci a puisé dans les « Ouled Himet », sa famille maternelle, très proche des libyens, surtout par le teint.

Ces éléments ont acheminés directement à Tanoua par des avions libyens, puis déployés sur les différents champs de bataille. Ensuite, c’est le tour de Assilel Moukhtar (cousin germain du Ministre des Affaires Etrangères M. Moussa Faki), Conseiller, chargé de mission de Deby, un individu rendu tristement célèbre par son implication de l’assassinat de l’ex Préfet d’Abéché, le Sheihk Adam Barka et ses collaborateurs. Il était Chef militaire du GUNT, allié de la Libye pendant la guerre civile des années 80. Après la défaite du GUNT, Assilel fut récupéré par les services des renseignements libyens jusqu’à l’an 2006 où il a été refilé à Deby qui le nomme Conseiller, chargé de Mission. Il est aussi chargé par Deby de recruter les siens et les envoyer au front. Parmi les recrutés d’Assilel, il y a eu ces deux frères, Ali et Brahim Moukhtar qui viennent de trouver la mort à Ajdabia.

Divers  

Selon des sources concordantes, Deby aurait fortement suggéré à Kadhafi de se replier sur Sebha, le fief des Gadhafa ce qui lui permettra d’enjamber facilement la frontière tchado-libyenne en cas des difficultés majeures. Cela explique largement pour quoi Greyne s’est installé carrément à Sebha. Cela explique aussi peut être le transfert des sommes colossales de la Libye vers le Tchad, sommes convoyées par le beau-fils de Deby et DGA de la Banque tchado libyenne. Ce plan est peut être compromis avec l’arrivée des forces coalisées et le bombardement de la piste de Sebha. Mais l’argent et peut être l’or sont entre les mains de Deby !

Appui militaire

Il est formellement établi qu’outre des recrutements sur place en Libye et ceux effectués en parallèle par les proches de Deby (Hinda, Assilel Moukhtar, etc.), ce sont les 2ème et 3ème régiments de la GR, sous le commandement des Officiers Ousmane Bahar Itno, Adam Dicki Hamid, Aboud Idriss Sergouno, et Adam Souleymane dit Adam Touba, l’exécuteur d’Ibni Oumar, Chef des Renseignements militaires, ainsi que d’autres officiers supérieurs, commandants des compagnies : Hissa Chérif Koido (Escadron blindé), Bokhit Amadi Djouma, Daoussa Hachim Kembe, qui combattent aux côtés des forces de Kadhafi. Ces groupements au gré des intensités des combats entrent et sortent à partir du Sud libyen. En plus de ceux-là, y combattent également les éléments tchadiens relevés à partir de la base de Birao (RCA).

Appui diplomatique

Deby avait joué un rôle important dans le silence quasi continu de l’UA vis-à-vis de la crise libyenne. Il avait personnellement appelé le Secrétaire Exécutif de la Commission, la plupart de ses pairs et surtout menacé d’un coup d’état, son homologue de la Guinée équatoriale dans le cas où il prend une décision défavorable à Kadhafi.

Toutes ces tractations sont payées par Kadhafi, tout récemment, Deby a reçu 2 milliards d’Euro de la part de Kadhafi. L’argent fut convoyé par Daoussa Deby et Greyne dont la gestion est assurée par  Daoud Hamid.

Idriss Deby Itno est Impliqué comme d’habitude dans d’autres affaires sinistres, il vient d’armer les rebelles du sud-soudan contre les Salva Kiir, comme il est contre la division du Soudan.

Les Zakhawa ne veulent être pris en tenailles par les ambitions démesurées de Deby. Ces agissements n’engagent que Deby et les Itno et non les Zakhawa en général. C’est pourquoi j’ai décidé de ressortir ces informations car Deby nous interdit même les places mortuaires afin les parents pleurent leurs morts. A suivre……

Nourene Souleymane  Nourene991@hotmail.fr  

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 22:26

 

 

 

Bemba.jpg

 

Feindiro

 

 

La Haye, 11 avril 2011 (FH) - Le procureur général de Bangui, Firmin Feindiro, a poursuivi sa déposition contre Jean-Pierre Bemba, les 7 et 11 avril, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Le sénateur congolais et président du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour les viols, meurtres et pillages commis par ses soldats en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003. Le MLC avait été appelé en renfort par le président centrafricain d'alors, Ange-Félix Patassé, menacé de coup d'état par son rival, le colonel François Bozizé, aujourd'hui au pouvoir.

Depuis le début du procès, le 22 novembre 2010, Jean-Pierre Bemba affirme qu'il n'est pas responsable du comportement de ses troupes en Centrafrique qui, selon lui, étaient placées sous le contrôle de l'ex-président Patassé. Au cours du contre-interrogatoire de Firmin Feindiro, la défense de Jean-Pierre Bemba a pu, sur certains points, consolider cette thèse.

Le procureur général de Bangui avait conduit une enquête judiciaire à la demande de l'état centrafricain, qui en janvier 2005, avait finalement renvoyé l'affaire au procureur de la Cour pénale internationale. A l'époque, Firmin Feindiro avait estimé, dans ses réquisitions, que Jean-Pierre Bemba devait être « mis hors de cause ». Il motivait sa proposition en écrivant que « jusqu'à présent, rien ne permet de prouver sa participation directe à la commission des faits perpétrés par ses hommes » et que « s'il n'est pas contesté qu'il a envoyé sa troupe à la demande du sieur Ange-Félix Patassé, il en demeure étranger quant à leur utilisation sur le terrain ».

Contre-interrogé par Aimé Kilolo, l'un des avocats de Jean-Pierre Bemba, Firmin Feindiro a expliqué qu'« effectivement, c'est moi qui l'ai écrit de ma main » car « aucun des témoins n'avait encore cité Bemba comme étant un auteur matériel direct ».

Lors de son contre-interrogatoire, le témoin a précisé que pendant la guerre, « les instructions venaient de Patassé, qui dirigeait les choses, enfin presque. S'agissant du MLC, les commandants du MLC  géraient les troupes et ce sont eux qui donnaient les ordres. »

S'appuyant sur les propos du témoin, la défense a estimé que Jean-Pierre Bemba ne faisait pas partie de la chaine de commandement. « Les ordres étaient donnés par Ange-Félix Patassé, transmis au général Bomayake, puis au général André Mazi, de l'armée centrafricaine, qui les répercutait au colonel Moustapha, du MLC » a affirmé maître Kilolo. « Dans les premiers moments, c'est possible, a répondu le témoin. Mais il y a des nuances, dans les ordres et la répercussion des ordres. Au début les FACA [Forces armées centrafricaines] ont travaillé avec les troupes du MLC. Mais par la suite, à partir de l'incident [indicent survenu mi-novembre 2002 entre l'armée centrafricaine et les soldats du MLC], la situation ne se déroulait plus de cette manière. »

Jean-Pierre Bemba avait été arrêté en Belgique le 24 mai 2008 et transféré au siège de la Cour, à La Haye, le 3 juillet.

SM/GF  

© Agence Hirondelle

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 22:13

 

 

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Source : www.fasozine.com Mardi, 12 Avril 2011 18:09

Pauvre Ange-Félix Patassé. Son retour au pays natal lui aura été fatal. Il est non seulement mort sans avoir réussi à reconquérir, démocratiquement, le pouvoir que lui arraché de force le général François Bozizé, mais l’ex-président risque de ne même pas bénéficier de funérailles dignes de son rang. Décédé d’un diabète que ses proches croyaient maîtrisable, s’il avait obtenu, à temps, l’autorisation d’aller se soigner à l’extérieur, son âme aura du mal à reposer en paix, tellement la polémique enfle à Bangui sur les causes réelles de sa disparition.

Quel triste sort que celui de cet homme qui a assumé la magistrature suprême de son pays. La logique aurait voulu que maintenant qu’il a tiré sa révérence, la nation centrafricaine lui rende un hommage mérité dans le calme et la sérénité. Mais hélas! Ses partisans et ses adversaires ont encore trouvé-là l’occasion de se chamailler autour d’un cadavre qui n’a besoin de rien d’autre que d’un repos éternel.

C’est vraiment dommage de voir la classe politique centrafricaine se livrer à un spectacle aussi ignoble que celui de l’incapacité de respecter la mémoire d’un défunt. C’est encore la preuve de l’animosité qui anime les hommes politiques au point que même dans les situations extrêmes, ils n’arrivent pas à prendre la hauteur nécessaire pour montrer, ne serait-ce qu’une fois en passant qu’ils sont aussi capables d’humanisme.  Ne serait-ce que pour avoir été chef de l’Etat centrafricain, Patassé mérite mieux que ça. Son successeur qui n’est autre que le président actuel devrait mettre fin à cette comédie immonde autour du corps du président Patassé.

 

NDLR : C’est en effet Bozizé qui, n’ayant sans doute pas la conscience tranquille du fait de ses criantes et lourdes responsabilités dans la dramatique fin de son prédécesseur qui cherche à se racheter aux yeux de ses compatriotes dont une écrasante majorité lui impute la mort de Patassé mais aussi de la communauté internationale. Les réactions d’indignation ont été générales pour condamner le manque de cœur et les côtés mesquin et puéril du président Bozizé qui, pour des raisons d’adversité politique, n’a pas hésité à empêcher un ancien président malade, de surcroît son prédécesseur, d’aller se soigner. C'est donc Bozizé qui, non content de l'avoir déjà tué, veut encore ramener ses gros sabots à ses obsèques pour se moquer de sa dépouille mortelle.

Tout porte à croire que Bozizé cherche à s’imposer aux obsèques de Patassé qu’il tente en quelque sorte d’acheter en déboursant comme à son habitude beaucoup d’argent pour soudoyer certaines personnes au sein de la famille de l’illustre disparu. Selon nos informations, alors que jusqu’ici il n’avait jamais rien voulu savoir au sujet de l’ancienne résidence de Patassé mise à sac lors de son coup d’Etat du 15 mars 2003, il aurait maintenant demandé sans honte qu’on lui fournisse un devis de travaux de réhabilitation de cette résidence. Si le ridicule pouvait tuer…il y a longtemps que Bozizé ne serait plus de ce monde.  

 S’agissant des funérailles, aux dernières nouvelles, compte tenu des pressions et manœuvres politiciennes de Bozizé, on s’acheminerait vers une solution qui consisterait à couper la poire en deux. Il y aurait probablement des obsèques officielles pour permettre surtout au corps diplomatique de rendre hommage à l’ancien Chef d’Etat qu’est Patassé. Bozizé et son gouvernement en profiteraient sans doute pour s’y incruster. Puis il y aurait dans un second temps, des obsèques privées pour réunir le Peuple centrafricain, le FARE et toute la famille politique et les sympathisants du défunt et lui rendre hommage.  

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 20:29

 

 

ARV

 

 

Mardi, 12 Avril 2011 14:59

 

Le Fonds Mondial vient d’acheter un stock d’antirétroviraux pour remédier à la rupture de ces produits en Centrafrique. L’annonce de la reprise de la distribution aux séropositifs a été faite ce mardi 12 avril 2011, par l’Unité de Cession de Médicament (UCM), structure choisie par le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) pour la distribution.

Cette disponibilité des antirétroviraux intervient au moment où les personnes vivant avec le VIH-SIDA dénonçaient la rupture sur l’ensemble du territoire depuis 3 mois.

« Nous sommes dans une situation dramatique face à cette rupture, car notre traitement se fait pour toute la vie », s’est lamenté sur les ondes de Radio Ndeke Luka, Gabriel Moléré, chargé de programme au Réseau des Personnes vivant avec le VIH-SIDA (RECAPEV).

En réponse à ce cri de détresse, Blaise Guiouko, responsable du suivi et évaluation du CNLS, a précisé que « les séances de distribution des ARV aux patients débuteront vendredi 15 avril prochain ». Il a expliqué la rupture par « le gel du financement du Fonds Mondial à la République Centrafricaine ».

Plusieurs sources concordantes révèlent en effet que le gel du financement a été provoqué par un l’absence des pièces justificatives concernant les dépenses effectuées sur les fonds alloués par le partenaire dans le cadre de la lutte contre le VIH-SIDA, le paludisme et la tuberculose en Centrafrique.

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 20:25

 

 

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Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD)

 

A

 

La Famille et à la Coordination des comités de soutien

du Président Ange-Félix PATASSÉ

 

 

MESSAGE DE CONDOLEANCES

 

C’est avec consternation que nous avons appris le décès au Cameroun de l’ancien Président de la République, ancien Chef d’Etat, Ange-Félix PATASSÉ, et nous partageons votre peine. Croyez en notre affectueux soutien dans cette terrible épreuve.

Au plus profond de votre douleur, souvenez-vous que nos cœurs, malgré l'éloignement, sont proches des vôtres et que nos pensées vous accompagnent dans ces moments difficiles.

Dans la tragique épreuve que vous traversez, nous tenons à vous adresser nos condoléances les plus attristées,  au nom des personnalités politiques, des représentants des  partis politiques de l’opposition centrafricaine en France et de tous citoyens membres du « Collectif pour l’Alternance Démocratique » en Centrafrique et dans le monde.

 

 

Fait à Paris, le 11 Avril  2011

 

Pour le C.A.D,

La Présidente

 

MRH

Marie-Reine HASSEN

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 01:24

 

 

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Par Pierre Prier Le Figaro-Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 12:22

L'aide militaire a commencé dès le début de l'insurrection avec l'envoi d'un premier contingent de 300 hommes.

  Des troupes d'élite tchadiennes s'impliquent de plus en plus aux côtés des militaires libyens, accusent les leaders de la rébellion. Jusqu'à conduire les opérations en première ligne. Les témoignages abondent. Dimanche le site Tchadactuel, habituellement bien renseigné, évoquait l'entrée de ces militaires tchadiens dans la vile d'Ajdabiya, le dernier verrou avant Benghazi. Il y a une semaine, un porte-parole militaire de la rébellion, Ahmad Bani, expliquait la déroute de ses combattants par la présence massive des Tchadiens : «Nous nous sommes heurtés à des milliers de membres de la garde républicaine tchadienne.»

La nouvelle tactique des kadhafistes, l'emploi d'unités très mobiles montées sur des pick-up, porte la marque des guerriers du désert tchadien, qui ont perfectionné cette technique audacieuse en près de quarante ans de conflits internes ou externes.

Un premier contigent de 300 hommes 

Selon plusieurs sources, il s'agit d'une aide d'État à État. Des brigades de la garde républicaine, revêtues d'uniformes libyens, seraient dirigées par de hauts responsables tchadiens. Pourquoi le Tchad se serait-il engagé aussi directement ? «Pour remercier Kadhafi de l'avoir aidé en lui envoyant des armes lors de l'attaque d'un groupe armé contre sa capitale en 2008», dit un leader rebelle libyen au journal panarabe Ash Sharq al-Awsat.

Les autorités tchadiennes ont formellement démenti. «Aucun soldat possesseur d'une carte d'identité tchadienne n'a été capturé», a déclaré un conseiller du président Idriss Déby, Omar Yahya. Le président tchadien ne fait toutefois pas mystère de son soutien à Kadhafi, qu'il appelle régulièrement au téléphone, a-t-il confié au magazine Jeune Afrique. Il s'est également déclaré opposé à l'intervention de la coalition.

Selon les sources du Figaro, l'aide militaire a commencé dès le début de l'insurrection avec l'envoi d'un premier contingent de 300 hommes. Ces derniers, prélevés sur des unités basées en République centrafricaine et dans un centre d'instruction, ont décollé d'Abéché et d'Amdjeress, au nord-est du Tchad. Leur réception a été assurée par l'ambassadeur de Libye au Tchad à Sebha, dans le Sud libyen, ville pourvue d'un important aérodrome militaire, qui a été bombardé ultérieurement par les avions de la coalition anti-Kadhafi.

Des mercenaires venus de toute l'Afrique noire 

Ces premiers contingents auraient été balayés par les frappes occidentales. Une partie d'entre eux se sont enfuis en Égypte. D'autres éléments, mieux organisés, ont suivi par voie terrestre. Les 1er et 3e groupements de la garde républicaine ont voyagé par petits groupes de deux ou trois véhicules, pour éviter d'attirer l'attention de la surveillance aérienne.

 Des recrutements ont également eu lieu au Tchad dans une tribu proche des Libyens. Parallèlement à l'envoi d'unités constituées, l'ambassade du Tchad à Tripoli a été l'un des centres de recrutement de mercenaires sur place, d'abord dans la communauté tchadienne en Libye, puis parmi les ressortissants de toute l'Afrique noire. Une Afrique où les soutiens à Mouammar Kadhafi mêlent fidélités tribales, intérêts financiers et calculs à long terme

 

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