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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:43



CENTRAFRIQUE - 28 mars 2008 - AFP
 
Plus de 150 personnes, dont 55 enfants, ont été prises en otages et
victimes "d'actes ignobles" par des hommes "utilisant des tactiques"
des rebelles ougandais, fin février début mars dans l'est de la
Centrafrique, ont affirmé vendredi les Nations unies dans un
communiqué.

"Plus de 300 hommes armés ont attaqué les villages de Bambouti,
Gbassigbiri, Ligoua et Obo aux frontières avec la République
démocratique du Congo (RDC) et le Soudan. Les stratégies d'attaques
et les langues utilisées sont celles de la LRA (Armée de résistance
du Seigneur, rébellion ougandaise)" , selon le communiqué de l'équipe
de l'ONU qui revient de la région.

"Les otages, hommes et femmes ont été contraints à porter des vivres
et autres effets pillés (...). Aucun des 55 enfants, pour la plupart
âgés de moins de 15 ans, n'a été remis en liberté. Plusieurs femmes
ont rapporté qu'elles avaient subi des violences sexuelles de la part
des assaillants" , affirme l'ONU.

"Ces actes ignobles de violences discriminatoires contre des hommes,
des femmes et de jeunes innocents, constituent de graves violations
des droits de l'Homme", a déclaré dans cet texte John Holmes,
secrétaire général adjoint des Nations unies pour les affaires
humanitaires.

Fin mars, Bangui avait reconnu que des combattants étaient entrés en
Centrafrique sans pouvoir les identifier comme des membres de la LRA
de Joseph Kony, leur dirigeant recherché par la Cour pénale
internationale (CPI) et qui se serait réfugié dans ce pays.

Kampala avait de son côté fait état de "renseignements crédibles"
selon lesquels il s'agissait de la LRA.

Plus de 150 personnes, dont 55 enfants, ont été prises en otages et
victimes "d'actes ignobles" par des hommes "utilisant des tactiques"
des rebelles ougandais, fin février début mars dans l'est de la
Centrafrique, ont affirmé vendredi les Nations unies dans un
communiqué.

Des individus armés enlèvent des enfants en Centrafrique

samedi 29 mars 2008

En Centrafrique, plus de 150 enfants ont été enlevées par environ des hommes armés qui ont attaqué des villages près d’Obo, dans le Sud-Est du pays, à la frontière du Soudan et la RDC. C’est ce qu’a expliqué François Fall, représentant spécial de l’Onu en RCA.

Les ravisseurs n’ont pas été identifiés, mais des responsables de l’ONU pensent qu’il pourrait s’agir de rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du seigneur. L’Onu travaille avec le gouvernement centrafricain pour faire la lumière sur ces enlèvements, a indiqué M. Fall.

Des enquêteurs onusiens ont établi qu’entre le 19 février et le 10 mars 2008, des hommes armés ont enlevé 150 personnes et les ont forcées à transporter des provisions. Une quarantaine d’entre elles a été relâchée par la suite, indiquent les enquêteurs qui ont fait état de viol des femmes au sein du groupe.

(Voanews)

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:41



Bangui, 28-03-2008
Le représentant du secrétaire général de l'ONU, Victor Angelo, à la tête de la Mission de l'ONU en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat), est arrivé jeudi à Bangui où il doit notamment s'entretenir avec le chef de l'Etat centrafricain François Bozizé.

« Je viens rencontrer les autorités, mes collègues des agences des Nations unies et les ambassadeurs.

Et aussi écouter le président de la République, les leaders nationaux, toutes les institutions de sécurité, sur leur vision de la sécurité dans la Vakaga (nord-est), pour savoir s'il y a davantage de sécurité dans cette partie du pays », a affirmé M. Angelo à son arrivée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:30

 

 

(MISNA) 28/3/2008  - Une centaine de personnes, dont 55 enfants, sont encore aux mains d’un groupe d’hommes armés non identifiés qui ont attaqué il y a quelques semaines une série de villages dans la zone méridionale de la Centrafrique, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, capturant en tout plus de 150 civils. C’est ce que font savoir les Nations Unies qui ont envoyé sur place une équipe d’enquêteurs pour vérifier les nouvelles relatives à une série d’attaques que les autorités locales attribuent aux rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra, Lord’s resistance army), dont la présence a récemment été signalée dans cette zone. Les fonctionnaires de l’Onu ont cependant précisé de “ne pas être en mesure d’identifier les responsables” des attaques, soulignant que les modalités d’action des dernières agressions sont identiques à celles utilisées par de nombreux groupes armés présents dans la zone.

 

Malgré cette constatation, la presse internationale continue d’attribuer les violences aux rebelles de la Lra, engagés dans une longue négociation sur le point de se conclure par la signature d’un accord de paix définitif, mettant fin à plus de 20 ans de guerre dans le nord de l’Ouganda. D’après la reconstruction fournie par les enquêteurs de l’Onu, environ 300 hommes armés ont attaqué – entre le 19 février et le 10 mars – les villages de Bambouti, Gbassigbiri, Ligoua et Obo, enlevant plus de 150 personnes utilisées pour transporter des biens et de la nourriture ; près d’une cinquantaine a été ensuite libérée. Cinquante cinq enfants et plus de 50 adultes sont encore retenus par les agresseurs

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:18

 

 

Le Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) s’est tenu le 20 mars 2008 à Yaoundé

Le gouverneur de la Beac, Philibert Andzembe, dévoile que “ l’excédent des liquidités vis-à-vis des banques commerciales […] peut générer un élément de risque par rapport à la stabilité de la monnaie ”. Il affirme qu’en 2007, la totalité des réserves en devises de la banque centrale est évaluée à plus de 4.000 milliards Fcfa en compte d’opération et en placement. Le Comité de politique monétaire (Cpm) a examiné la situation économique des pays d’Afrique centrale sans omettre le contexte international marqué par le ralentissement de la croissance de l’activité économique mondiale né de la crise financière aux États-unis et par la dépréciation du dollar.
Quant à l’Afrique centrale, “ la situation macro-économique de la Cemac [Communauté économique des États de l’Afrique centrale, Ndlr] devrait se poursuivre, avec un renforcement de la croissance économique estimée à 6,2% contre 4,1% en 2007, une amélioration de l’excédent budgétaire et une évolution favorable des comptes extérieurs, avec un taux de couverture extérieure de la monnaie à près de 100% ”, lit-on dans le communiqué final du Comité de politique monétaire. Le Cpm a aussi noté “ la résurgence des tensions inflationnistes en 2008, alimentées par une nouvelle poussée des prix du pétrole, le renchérissement des biens alimentaires importés, l’impact des hausses des salaires et l’expansion continue de la liquidité des banques ”. Le Cpm entend poursuivre sa politique de reprise de la liquidité du système bancaire. Il veut maintenir inchangés les principaux taux d’intervention de la Beac ; augmenter les coefficients des réserves obligatoires applicables aux établissements de crédit des pays à forte liquidité. Le Cpm a également adopté les objectifs monétaires et de crédit des six États de la Cemac pour les deuxième et troisième trimestres de l’année 2008, compatibles avec les différents cadrages macro-économiques des pays.

Le marché boursier de la Cemac est embryonnaire

Philibert Andzembe, le gouverneur de la Beac, sait que les deux bourses des valeurs de Douala et de Libreville ont une distance à caractère politique. Malgré cela, il affirme que la banque centrale met tout en œuvre pour harmoniser le fonctionnement de ces deux bourses des valeurs. “ Entre les deux, nous sommes en train de faire qu’il y ait une fusion des systèmes d’information en terme de supervision…C’est le rôle que va jouer la banque centrale pour les fusionner sur le plan technique, même si elle sont séparées sur le plan politique ”, a-t-il affirmé lors de la conférence de presse sanctionnant les travaux du Comité de politique monétaire (Cpm) qui s’est tenu à Yaoundé jeudi 20 mars dernier. Le patron de cette institution financière reconnaît que ces deux marchés financiers “ sont encore à l’état embryonnaire dans la mesure où les produits de ces marchés financiers ne sont pas encore bien déterminés, bien développés ”. Malgré cela, il espère que “ les États qui vont émettre les titres sur le marché, les émettront à travers la bourse des valeurs de Libreville et celle de Douala ”, sans oublier les émissions de titres des entreprises du secteur privé. Selon lui, le marché boursier pourrait prendre son envol en 2009, au terme des réformes structurelles que la Beac a engagées.
 

Par Christian LANG
Le 25-03-2008

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:04
Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Cette litanie de points d'ombre, au demeurant non exhaustive, n'est destinée ni à enfoncer le couteau dans la plaie, ni à créer le malaise et le sentiment de culpabilité. Elle voudrait simplement interpeller chaque responsable politique et administratif de notre pays et chacun de nous à recadrer son action.
Dans ce contexte nouveau, le Gouvernement que j'ai l'honneur de conduire a reçu la grande mission de travailler, sous l'impulsion du Chef de l'Etat, à la poursuite des réformes entreprises en faveur de la relance économique et de la lutte contre la pauvreté.

Cependant, quel que soit l'engagement du Gouvernement à travailler, la détermination de ses membres, ses efforts resteront vains s'il ne reçoit une mobilisation de tous et le rejet de certains comportements qui jusque là annihilent le sursaut véritable, je pense particulièrement aux pratiques discriminatoires, aux fraudes, à la paresse et à la corruption qui minent le développement de notre pays.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Il est donc impératif, que le Gouvernement dont le Chef de l'Etat m'a confié la charge de diriger, s'attaque de front à ces difficultés en énonçant quelques principes fondateurs.

Je me vois obligé de dire : la réalité des faits et la vérité des contraintes immédiates m'interdisent de faire des promesses démagogiques. Mon ambition sera d'abord de fixer au Gouvernement des objectifs clairs, de mobiliser toutes les énergies, de poursuivre et d'approfondir les réformes, de moderniser l'appareil d'Etat et l'économie nationale, bref de dynamiser le processus de création de richesses.

Pour y parvenir, nous devons placer l'action publique sous le triple signe de la rigueur, de l'audace et de la créativité.

Ceci implique que nous soyons à l'écoute des uns et des autres, par delà les sensibilités et les opinons politiques, et que nous acceptions l'idée d'un effort soutenu et d'un sacrifice partagé. Car nous ne devons pas nous faire d'illusion : le développement de la République Centrafricaine n'est ni l'affaire d'un homme, ni celle d'un groupe d'individus ou d'un parti politique. C'est la responsabilité de tous les hommes et femmes de ce pays.

En effet, si le projet politique du Président de la République a rencontré l'adhésion de nos compatriotes et suscité une grande espérance, c'est parce qu'il a présenté un programme qui indique à chacun de nous tous sa place et son rôle de citoyen à part entière dans une République Centrafricaine solidaire.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Avec la formation de ce dernier Gouvernement, nous devons agir pour répondre aux attentes des populations. Nous devons encourager l'ardeur au travail et créer les conditions de l'excellence qui, seules, nous permettront de concrétiser la vision énoncée par le Président de la République, Chef de l'Etat et nous montrer dignes de la confiance que le peuple a placé en chacun de nous. Pour ce faire, nous devons montrer notre foi aux valeurs ci-après désignées qui ont fait le succès et la fierté de notre pays à une certaine époque de son histoire :
- la foi inébranlable aux potentialités de l'être humain ;
- la culture de l'ardeur au travail comme antidote à l'irresponsabilité, à la démission et au recours aux échappatoires faciles ;
- l'adhésion aux principes d'égalité de chance et de valorisation du mérite individuel ;
- la tolérance et le respect des opinions des autres, gage de stabilité et de progrès social.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Ayant présenté rapidement le contexte sociopolitique de notre action commune et le cadre intellectuel de notre prise de responsabilité collective,je voudrais maintenant,avec votre indulgence,brosser à grands traits et de manière non exhaustive quelques grands axes de ce que sera la politique du Gouvernement dans les années à venir .

La vision qui inspire la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement est énoncée dans le programme politique du Président de la République, Chef de l'Etat, celle d'une République Centrafricaine qui doit mener un combat contre la pauvreté, assurer le redressement économique et le développement durable avec l'appui des partenaires.

Dans la logique de ce programme, je place cette déclaration sous le signe de la consolidation des bases d'une croissance de qualité, réductrice de la pauvreté, dans un contexte de gestion rigoureusement orientée sur les résultats.

Que devons-nous faire ?par où faut-il commencer ?
Si l'on regarde l'exposé que je viens de présenter, l'on est tenté de dire qu'il faut tout entreprendre à la fois, car tout est urgent et indispensable.

Cependant, l'étroitesse des ressources de l'Etat et certains facteurs internes ne nous permettent pas de le faire. Il nous faut donc sérier les problèmes par ordre de priorité et tenter de les résoudre graduellement en fonction des moyens disponibles.

Dans les circonstances actuelles, les objectifs prioritaires de mon Gouvernement tournent autour de quatre(4) axes que sont :
-le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix ;
-le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des Droits de l'Homme ;
-la stabilisation macroéconomique ;
-la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productifs et sociaux.


A COURT TERME, c'est-à-dire d'ici fin 2008
A. Renforcement de la sécurité et consolidation de la paix
La sécurité et la consolidation de la paix sont le premier pilier du programme sur lequel se fondent les autres, car sans sécurité et paix, il n'y a pas de développement.

C'est pourquoi, le rétablissement de la sécurité sur toute l'étendue du territoire reste un impératif du Gouvernement.

(i) Pour réduire les poches d'insécurité dans les villes ou communes de l'arrière pays, les capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité doivent être renforcées. La restructuration de nos forces de défense et de sécurité doit se poursuivre et aboutir à la construction d'une armée professionnelle, unie, moderne, et républicaine apte à accomplir avec efficacité sa mission. Ainsi le Gouvernement compte sur ses forces de défense et de sécurité pour assurer la sécurité et la paix sur toute l'étendue du territoire. Le Gouvernement s'appuiera en outre, sur les forces de la CEMAC, des Nations Unies et de l'EUFOR en vue de soutenir les efforts consentis par les différents corps de la défense nationale.

S'agissant de l'Eufor, il est utile de rappeler que c'est par la Résolution 1778 que le Conseil de Sécurité des Nations Unies a autorisé l'Union Européenne à déployer cette opération à l'est du Tchad et au nord de la RCA. Cette opération aidera le Gouvernement à protéger les populations civiles en danger, particulièrement les personnes déplacées par les effets de la crise du DARFOUR et l'acheminement de l'aide humanitaire et la sécurisation de la zone nord de notre pays.

Par ailleurs, le Gouvernement mettra tout en œuvre pour faire aboutir la Réforme du Secteur Sécuritaire, chère au Président de la République, Chef de l'Etat, qui a déjà mis en place un Comité Préparatoire chargé d'y travailler.

Enfin, il ne faut pas manquer de dire que le Gouvernement compte sur l'adoption de la loi de Programmation Militaire pour la période 2008-2013 qui prend en compte tous les problèmes du secteur et qui devra permettre de doter nos forces de défense et de sécurité de moyens humains, matériels et financiers adéquats.

En effet, les objectifs poursuivis par ce projet de loi visent :
- la consolidation et la maitrise des effectifs nécessaires au sein de nos forces de défense et de sécurité ;
- le renforcement des capacités de nos forces armées et de gendarmerie en équipements nécessaires à l'accomplissement de leurs missions ;
- l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail ;
- l'allocation d'un budget conséquent.

(ii) La consolidation de la paix passe aussi par la tenue au cours de cette année du Dialogue Politique Inclusif voulu par le Président de la République, Chef de l'Etat qui a instruit mon Gouvernement de tout mettre en œuvre en vue de sa préparation et de son organisation.
La réussite de ce dialogue constituera un levier important du retour à la paix, gage de stabilité politique et de croissance économique.

A ce stade, j'invite solennellement au nom du Gouvernement l'APRD qui est encore restée en dehors de ce processus, à se joindre à nous en vue de la réussite de ce pari.
Aussi, le Gouvernement ne manquera t-il pas de poursuivre l'effort de paiement régulier des salaires et de dialoguer avec les partenaires sociaux en vue de l'instauration d'un climat social serein et pacifique.

B. Renforcement de la bonne gouvernance et promotion des Droits de l'Homme
La bonne gouvernance est une préoccupation de notre pays, c'est pourquoi le Gouvernement et les partenaires au développement l'ont mis en évidence dans le Programme conclu avec le FMI pour la période 2007-2009.

A cet effet, les actions de mon Gouvernement porteront sur : la gouvernance politique et judiciaire, la gouvernance économique et la gouvernance locale.

(i) la gouvernance politique et judiciaire se traduira par le renforcement de la culture démocratique, la promotion et la protection des droits humains.

Le renforcement de la culture démocratique passera par le renforcement des institutions de la République et de la société civile, accompagné par une stratégie de sensibilisation et d'éducation à la culture civique et démocratique.

Au niveau de la justice, le Gouvernement mettra tout en œuvre pour appliquer les recommandations pertinentes des Etats Généraux de la Justice visant la mise en place d'une justice proche des populations et l'amélioration de la couverture territoriale en juridictions.

(ii) la gouvernance économique se concrétisera par la poursuite des mesures d'assainissement des finances publiques et la lutte contre la corruption ;
- l'amélioration de la sécurisation dans les régies et les systèmes de recouvrement des recettes fiscales ;
- l'amélioration de l'environnement des affaires et du cadre réglementaire et institutionnel en vue de la relance de l'économie du pays par le secteur privé ;
- l'amélioration de la qualité du service public qui passera par la poursuite des réformes de la fonction publique.

(iii) la gouvernance locale vise le rapprochement de notre administration et des administrés.
Le Gouvernement mettra tout en œuvre pour faire adopter les textes législatifs et règlementaires relatifs à la décentralisation et à la régionalisation. Il ne manquera pas de procéder au renforcement institutionnel du haut Commissariat à la Décentralisation et Régionalisation et des collectivités locales pour favoriser le développement d'un leadership féminin au niveau des collectivités locales. Enfin, il poursuivra les discussions avec la délégation de la Commission Européenne en RCA en vue de la mise en place prochaine des « pôles de développement » afin de répondre aux attentes de la plus grande partie des populations de l'intérieur.

Un effort particulier sera fait en direction de notre Administration du Territoire, pour la transformer en une véritable administration de développement.

Pour ce faire, le Gouvernement va :
- organiser des cycles de formation et de perfectionnement à l'ENAM de Bangui, du personnel de l'Administration du Territoire, pour l'emmener à mieux appréhender l'action du gouvernement et la science administrative ;
- redéployer un personnel compétent dans les sous – préfectures non pourvus en sous-préfets et autres personnels administratifs ;
- réhabiliter avec l'appui de l'Union Européenne à travers les « pôles de développement », les infrastructures non entretenues qui, jusque là, ne permettent pas un fonctionnement optimal de nos services décentralisés.

S'agissant de nos chefs de villages et quartiers, le Gouvernement mettra immédiatement en place un groupe de travail chargé d'étudier ce dossier et de lui faire de propositions.

C. LA STABILISATION MACROECONOMIQUE
Le Gouvernement va poursuivre les réformes entreprises au lendemain du 15 mars 2003 avec la mise place par le FMI d'un premier programme post-conflit le 02 avril 2004 après que nous ayons rempli les conditions de redressement économique et financier recommandées par la mission de février 2004,puis la conclusion d'un second programme ayant débouché en janvier 2006 à la conclusion de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance(FRPC) approuvée en décembre par le FMI pour la période 2007-2009 et reprise dans le DSRP 2008-2010.

Le Gouvernement entend poursuivre et consolider ces acquis. Une feuille de route en matière économique existe déjà. Nous nous engageons en faveur de la paix et de la stabilité pour la mettre en œuvre afin d'améliorer les conditions de vie de nos populations.

C'est pourquoi, pour accroître la visibilité de la République Centrafricaine sur la scène internationale, une stratégie de positionnement va être développée. Elle poursuivra le double objectif du renforcement de nos relations avec les partenaires traditionnels (multilatéraux et bilatéraux) et de l'ouverture de nouveaux champs de coopération avec les partenaires afin de nous permettre d'atteindre le seuil critique de ressources à mobiliser pour le soutien aux programmes d'investissements publics.

Cependant, l'élaboration des stratégies sectorielles est un préalable impératif pour sa mise en œuvre.
Dès à présent, le Gouvernement s'attèle à l'organisation des tables rondes sectorielles, en vue de préparer les documents de projets et de programmes finançables par les partenaires.

D. RECONSTRUCTION DES INFRASTRUCTURES DE BASE ET LE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR SOCIAL
(i) La situation de l'enclavement intérieur et extérieur de la République Centrafricaine place en premier ordre les problèmes d'infrastructures de transport dans son économie.
Il s'agit de remettre en état les infrastructures de base en vue de la relance de l'économie du pays.
Certains partenaires bilatéraux et multilatéraux nous appuient déjà dans ce secteur, non sans moins compter sur l'appui du Fonds d'Entretien Routier qui assure l'entretien des routes en zone rurale, réfectionne les ouvrages d'art pour permettre le transport des personnes et des biens dans l'arrière pays.

Les efforts du Gouvernement dans le secteur des Transports Routiers porteront sur :
- le démantèlement des barrières illégales qui freinent la libre circulation des personnes et des biens ;
- la construction des check points sur le corridor Bangui/Douala ;
- la construction des gares routières de Bouar et Bossangoa ;
- la construction et l'aménagement des postes frontaliers sur le corridor Bangui/Douala ;
- la réhabilitation de la Gare Routière de Bangui ;
- la création d'une compagnie nationale de transport routier.
Aussi, afin de permettre l'écoulement des produits vivriers et agricoles vers les grands centres urbains et pour limiter la flambée de prix des dits produits, le Gouvernement procédera à un désenclavement diversifié du territoire national. Il faut noter en particulier :
- l'entretien de plus de 1.600 km de routes en terre par rotation ;
- la reconstruction du pont de Batouri (à l'entrée de la localité de Berberati) et Loppo (à l'entrée de la localité de Nola) ;
- la réhabilitation des ponts Boumbé 1 et 2 (situés sur l'axe Berberati et Gamboula) ;
- la réhabilitation de la route Berberati-Nola-Bayanga ;
- le bitumage de l'avenue Boganda, de l'Avenue du Lieutenant KOUDOUKOU et la Rue Berrot ;
- le bitumage de la traversée de la ville de Bouar jusqu'à Fambélé au Pk 73,8 en direction de Baboua ;
- la réhabilitation de l'axe Pk 140 de Sibut à Bambari Pk 200 soit 60 km etc.…

(ii) le secteur social, la Santé et l'Education constituent les priorités de mon programme, une préoccupation constante du Gouvernement car elles conditionnent le développement à long terme.
Les programmes prioritaires à entreprendre dans le domaine de la santé s'appuient sur le Plan National de développement Sanitaire II (PNDS II), cadre de référence pour les partenaires du secteur, couvrant la période 2006-2015.

Ces programmes visent la poursuite et l'intensification des efforts entamés à travers les actions suivantes :
- L'intégration du personnel en instance et la formation continue du personnel en place en vue du renforcement de leurs capacités techniques et éthiques ;
- L'ouverture des filières de spécialité à la Faculté des Sciences et de la Santé (FACSS), ceci en co-tutelle avec les Universités de la sous région et de consortiums des pays du Nord ;
- L'ouverture de filières para médicales dont le besoin se fait sentir en termes de manipulateurs de radio, de techniciens de laboratoire, de techniciens Supérieurs en santé mentale, etc.
- La construction et la réhabilitation des formations sanitaires dont le Centre Hospitalier Universitaire de Bangui (CNHUB) afin d'y loger certains services spécialisés qui font défaut comme l'hémodialyse, la radiothérapie, le scanner, la cancérologie ;
- L'amélioration des plateaux techniques des hôpitaux de provinces ;
- La poursuite de l'implantation des dépôts de médicaments génériques essentiels sur le territoire national,
- Le renforcement des capacités en recherche biomédicale, notamment sur la pharmacopée et la médecine traditionnelle ;
- L'instauration d'un système d'assurance maladie afin de répondre aux problèmes de prise en charge des cas d'urgence et des personnes démunies. Il s'agira de créer des mutuelles de santé et si possible un système d'assurance maladie ;
- L'amélioration de la gestion du système de santé à tous les niveaux.

Ces programmes s'alignent sur les stratégies de lutte contre la pauvreté et le Cadre Stratégique de lutte contre le VIH/SIDA.

Les autres programmes seront mis en œuvre grâce à l'appui des partenaires à travers les projets déjà en cours d'exécution et ceux en voie de réalisation.
Il s'agit :
- du projet AFD/RSS pour la réhabilitation de cinq (5) centres de santé avec maternité ;
- du projet de construction à travers six (6) régions sanitaires de 22 centres de santé avec 8 blocs opératoires et leurs équipements avec le concours de la BADEA ;
- de la construction et l'équipement de la clinique satellite sous régionale de chirurgie cardiaque par l'ONG Emergency ;
- de la réhabilitation de l'hôpital de l'Amitié.

Dans le domaine de l'Action Sociale, les programmes en cours doivent être poursuivies et renforcées à travers les actions suivantes :
- la prise en charge globale des orphelins et autres enfants rendus vulnérables par le VIH/SIDA ;
- la promotion et la protection des personnes handicapées et celles du 3ème âge ;
- l'extension et l'intensification des actions de développement communautaire qui visent essentiellement à favoriser la participation active et responsable des populations afin de susciter les capacités d'auto développement des communautés à la base ;
- l'Opérationnalisation du fonds de solidarité nationale par la mobilisation de fonds d'origines diverses, en vue du financement des actions sociales ;
- La lutte contre la discrimination et les violences basées sur le Genre par la promotion de l'égalité et de l'équité entre les sexes, pour un développement efficace et durable ;
- Le renforcement des dispositifs pour le rapatriement des compatriotes réfugiés au Sud du Tchad et à l'Est du Cameroun.

(iii) Le secteur des Mines, de l'Energie et de l'Hydraulique est à la base du développement économique de notre pays avec le secteur forestier. Une attention particulière leur sera accordée en vue d'en tirer le meilleur profit par la promotion d'une exploitation optimale et durable.

Pour ce faire, une police des mines sera crée, un appui sera apporté à la production artisanale et à la recherche, les capacités techniques du BECDOR sera renforcées et la filière aurifère réorganisée.
Dans le domaine de l'Energie, l'objectif du Gouvernement est d'augmenter le taux d'accès de la population aux sources modernes d'énergie et de faire passer le taux d'accès de 7% en 2007 à 10% en 2010. Un accent sera mis sur la valorisation des sources d'énergie renouvelable (hydro-électricité, solaire et biomasse) pour satisfaire les besoins en énergie des populations, surtout en milieu rural.
La couverture en Eau potable du pays reste très faible avec un taux de couverture de 28% en moyenne. L'objectif est de fournir à l'horizon 2015, 25 litres par personne et par jour à la campagne et 80 litres par jour et par personne en ville.

Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement :
- mettra en place un cadre règlementaire approprié au secteur en élaborant les textes d'application du Code de l'eau ;
- fera construire et réhabiliter les ouvrages d'approvisionnement en eau en milieu rural et l'adduction d'eau en milieu secondaire ;
- assurera la promotion des latrines traditionnelles améliorées et des latrines à fosses ventilées ;
- mettra en place un mécanisme de financement du secteur par des sources diversifiées, stables et régulières. Ce mécanisme sera alimenté par des ressources tant nationales qu'internationales.

En milieu rural et semi urbain, les ressources à mobiliser avoisinent 79 milliards de FCFA dont 41 milliards pour les investissements et 38 milliards pour les charges récurrentes. L'objectif étant de réaliser 403 nouveaux ouvrages hydrauliques et la réhabilitation des ouvrages précédemment réalisés. Ce qui permettra d'alimenter en eau 2,14 millions de populations supplémentaires.
En milieu urbain, l'estimation du coût pour la fourniture d'eau de 2007 à 2015 s'élève à 20,53 milliards.
T
rès Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités

A MOYEN TERME,
Les actions du Gouvernement devront donner une nouvelle pulsion en faveur de la reprise des activités de production qui passe par la réhabilitation des infrastructures de base.

1. les infrastructures de base : le Gouvernement va tout mettre en œuvre afin que les projets dont les financements ont déjà été identifiés puissent démarrer dans les meilleurs délais.
Ainsi, dans le sous secteur du Transport Fluvial, des efforts seront consentis pour la mise en perspective des programmes de navigabilité sur les eaux de l'Oubangui et de la Sangha.
Une autre mesure de désenclavement du pays portera sur la sécurité et la sûreté de l'Aéroport International de Bangui M'poko.

Dans le domaine de l'habitat, une nouvelle approche sera développée pour restructurer les quartiers informels. A cet effet, le Gouvernement mettra en œuvre la stratégie nationale d'habitat dont les grandes orientations sont :
- la restructuration des quartiers irréguliers par l'ouverture des voies de pénétration ;
- la création et la viabilisation des lotissements en vue de la construction des logements sociaux ;
- la réhabilitation des infrastructures urbaines ;
- la révision des plans d'urbanisme de référence ;
- la révision des textes domaniaux et fonciers ;
- la promotion et la vulgarisation des matériaux locaux.

Concernant les Télécommunications et les Nouvelles Technologies, l'objectif du Gouvernement est de moderniser les télécommunications en RCA et d'atteindre d'ici 2010 un taux de couverture géographique en téléphonie de 70%, celui de la population de 80% au moins.
Ces projets seront réalisés non seulement par le concours des opérateurs privés des réseaux cellulaires mais aussi par la Socatel.

Dans le domaine de la Poste, l'Office national de la Poste et l'Epargne doit être rapidement restructuré ;

L'objectif le plus urgent est de répartir progressivement les opérations CCP dans tous les bureaux de la poste de Bangui et ceux des villes des provinces afin de faciliter le paiement des salaires des fonctionnaires, le transfert d'argents pour les hommes et femmes d'affaires.

Cela aura pour avantage d'éviter aux enseignants, infirmiers, médecins, éléments de force de défense et de sécurité et autres fonctionnaires d'abandonner leurs postes de travail pour se déplacer de leurs régions vers Bangui pour percevoir leurs salaires.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités

Le secteur Agricole : Etant donné que le secteur agricole occupe 75% de la population active, la promotion de ce secteur sera un moyen efficace de lutte contre la pauvreté qui sévit en milieu rural. Le secteur agricole sera de ce fait la première priorité dans les activités de production.
La stratégie du Gouvernement sera de relancer les productions de rente, d'augmenter les productions vivrières et de développer l'élevage.

Il s'agira pour le Gouvernement de :
- faire améliorer la production agricole par :
*la production et la diffusion des semences de qualité en milieu paysan ;
*la mise à la disposition des paysans des équipements agricoles adéquats et performants ;
*la promotion et la diffusion d'engrais, des pesticides et de tous les intrants agricoles appropriés ;
*la promotion de l'utilisation de la traction animale ;
*la redynamisation des programmes d'encadrement et de vulgarisation des techniques dans toutes les zones de productions agricoles.

En matière d'Elevage
, le Gouvernement compte :
- développer l'élevage à cycle court par l'appui à l'élevage de petits ruminants et l'aviculture et la porcinoculture à travers le pays ;
- maîtriser les épizooties par une augmentation des campagnes de vaccination du bétail contre toutes les formes d'épizooties ;
- intensifier l'élevage traditionnel par l'appui à l'élevage bovin transhumant sur tout le territoire national et l'élevage sédentaire dans les régions Est, Centre et Nord.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités

2. Le secteur forestier a eu, par le passé, une forte contribution à la croissance économique, devra retrouver sa place avec des mesures énergiques de relance de la production intégrant les objectifs de préservation, de renouvellement et d'une gestion saine et durable des ressources. Le Gouvernement veillera à la stricte application des mesures d'assainissement de la filière forêt.
Ces mesures viseront la mise en place :
- d'un nouveau Code forestier
- d'un Outil d'Intelligence de la filière Bois ;
- d'un système national de traçabilité des bois dans le cadre de l'appui institutionnel du Projet PARPAF II ;
- d'un mécanisme de sécurisation des recettes des produits bois, grâce à l'intervention de BIVAC EXPORT RCA et les brigades mobiles d'intervention pour ce qui concerne le contrôle des produits litigieux ;
- et de l'intensification des activités du programme ECOFAC IV pour la protection de la faune dans le sud-ouest (ECOFAC Ngotto) et dans le Nord (ECOFAC ZCV) grâce à l'appui de l'Union Européenne.

3. Le Tourisme et l'Artisanat devront aussi contribuer à la relance de l'économie nationale. C'est pourquoi, le gouvernement s'est fixé les objectifs stratégiques suivants :
- renforcer le partenariat avec le secteur privé par la mise en place d'un environnement juridique favorable au développement des infrastructures touristiques et artisanales tels que le palais de congrès, cité de tourisme culturel, établissement d'hébergement et de restauration de type économique ;
- développer le tourisme communautaire et le tourisme de proximité ;
- rénover et équiper l'Oubangui Hôtel, l'Hôtel du Centre et poursuivre la construction des 500 chambres ;
- aménager les sites touristiques de Nzangha-Sangha, Manovo Gounda saint Floris etc…
Le concours technique et financier des bailleurs de fonds traditionnels sera sollicité pour la réalisation de ces projets.

4. Dans le secteur du Commerce, dans le souci de l'amélioration du climat des affaires, la priorité sera de rétablir la confiance entre l'Etat et les opérateurs privés par le renforcement du Cadre Permanent de Concertation Etat/secteur Privé et ensuite, d'améliorer la performance du guichet unique dont la mission principale est de faciliter les formalités de création d'entreprise aux nouveaux opérateurs voulant investir en République Centrafricaine.

5. Au niveau de la Santé, les objectifs du Gouvernement visent la mise en place d'un système de santé efficace offrant à la population :
- des prestations de bonne qualité ;
- des médicaments disponibles sur l'ensemble du territoire à de prix accessibles ;
- des soins d'urgence fournis immédiatement en vue de sauver la vie des malades ;
- des soins assurés aux malades les plus démunis.
Pour cela, le Gouvernement compte :
- construire et réhabiliter les formations sanitaires en se conformant à la carte sanitaire ;
- améliorer les plateaux techniques des hôpitaux de provinces notamment en services de radiologie, laboratoire et blocs opératoires ;
- poursuivre l'implantation des dépôts de médicaments génériques essentiels ;
- renforcer les capacités en recherche biomédicale ;
- instaurer un système d'assurance maladie.

6. Au niveau de l'Education, les taux nets de scolarisation au fondamental I devront passer de 40% à 60 %, la parité fille/garçon améliorée et la disparité géographique réduite.
Le Gouvernement mettra tout en œuvre en vue d'obtenir :
- une augmentation de l'allocation budgétaire de l'Etat au secteur ;
- la formation et le recrutement des enseignants ;
- la construction d'infrastructures scolaires ;
-la création d'autres filières en adéquation avec l'ACFPE.

Au niveau de l'Enseignement Supérieur, la priorité sera accordée à la mise en œuvre du Système Licence-Master-Doctorat(LMD). Ce système en vigueur en Europe depuis 1999 a été adopté par les Chefs d'Etats de la CEMAC en février 2005, à travers la « Déclaration de Libreville sur la construction de l'Espace CEMAC de l'Enseignement Supérieur ». Cette réforme a pour but de s'intégrer dans la nouvelle économie du savoir et de relever le défi de la mondialisation, de l'intégration des enseignants, des chercheurs et des étudiants de l'espace CEMAC au système d'éducation nationale en général et européen en particulier.

Pour permettre à notre université d'entrer de plein pied dans la réforme LMD, les efforts du Gouvernement porteront sur :
- l'évaluation interne de l'enseignement supérieur et le renforcement des structures administratives de gestion ;
- l'amélioration des conditions de vie des étudiants avec la réhabilitation des cités universitaires ;
- une plus grande ouverture de l'Université à l'extérieur à travers des accords inter universitaires ;
- l'application de la nouvelle grille des traitements des enseignants du supérieur et des chercheurs après la relecture du statut général de la fonction publique.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Le Gouvernement accorde une importance particulière aux problèmes de la Jeunesse (moins de 25 ans) qui représente 62% de la population nationale.

C'est pourquoi, le Gouvernement entend :
Dans le secteur de la Jeunesse :
- mettre en place le Bureau Exécutif National du Conseil National de la Jeunesse en tant qu'instrument de mise en œuvre de la politique nationale de la jeunesse ;
- définir un cadre de concertation institutionnelle en matière d'encadrement et de promotion des jeunes qui aura pour mission de travailler sur tous les problèmes de développement ;
- finaliser l'étude visant la mise en place d'un Fonds National d'Appui aux initiatives des jeunes.

Dans le secteur des Sports :

- organiser un forum de validation du document de politique nationale des sports ;
- adopter un texte de loi créant l'Office National de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques.
Dans le secteur de la Culture
- poursuivre avec l'Union Européenne les discussions portant sur le financement des projets suivants :
- création de six (6) carrefours culturels (marché de l'art et de la culture) à Bangui et en province ;
- inventaire et mise en valeur de dix (10) sites du patrimoine immobilier qui constituent des offres importantes à la promotion du tourisme ;
- création d'une centrale de matériels d'appui à la production et diffusion artistique et culturelle.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités

Je ne puis terminer mon exposé sans évoquer l'importance des missions de facilitation et d'articulation des programmes sectoriels qui incombent aux départements ci-après :
* la Diplomatie et l'Intégration Economique : de nouvelles orientations sont données à la diplomatie centrafricaine pour qu'elle ait pour mission principale la recherche des moyens pour le développement. Elle devra par le biais des négociations bilatérales et multilatérales, ouvrir des marchés avantageux pour l'exportation de la production nationale, drainer des capitaux vers le pays et procurer de l'emploi à nos cadres dans les organisations internationales.

Pour ce faire, le personnel plus compétent sera redéployé dans nos ambassades.
Il sera aussi question de la révision de la carte diplomatique et consulaire de la RCA et celle fixant les effectifs dans nos chancelleries.

*la Fonction Publique Centrafricaine, caractérisée par un absentéisme chronique et le non respect de la déontologie de travail doit s'améliorer pour devenir efficace, efficiente et performante. A cet effet, le Gouvernement s'engage à :
- faire aboutir la révision du statut général de la fonction publique ;
- finaliser la mise en place de la procédure simplifiée de gestion administrative et financière du personnel de l'Etat ;
- démarrer les audits organisationnels des ministères ;
- mettre en place un système intégré de gestion de ressources humaines de l'Etat ;
- poursuivre la vérification de l'authenticité des diplômes ;
- Faire aboutir la révision du code du travail ;
- Poursuivre le programme de contrat d'insertion professionnelle des jeunes ;
- Poursuivre la restructuration de l'OCSS.

*la Communication, le Civisme, le Dialogue et la Réconciliation Nationale seront traduits en une série d'actions dont les liens sont appelés à se renforcer. Des actions dans tous ces domaines seront menées à travers des campagnes, des séminaires, des émissions radios et des organes de presse.
Enfin, des mesures appropriées seront prises au sujet de l'émetteur de Bimbo, de la radio rurale, de la télévision centrafricaine et de l'Agence Centrafricaine de Presse (ACAP).

*Dans le secteur de la Justice, les missions de protection, du respect des Droits de l'Homme et de la lutte contre l'impunité seront au nombre des actions que le Gouvernement aura impérativement à mener. Il s'agira de la promotion d'une politique d'unité nationale fondée sur la tolérance, la culture de la paix, le dialogue et le rejet de toute forme d'injustice. Il sera aussi question d'instauration d'un service de permanence au niveau du parquet, permettant de multiplier les visites des centres de détention afin de lutter contre les arrestations arbitraires.

L'intensification des programmes de sensibilisation et d'éducation des forces armées centrafricaines (FACA) et autres sur le respect des Droits de l'Homme sera également menée.

Pour ce qui concerne la lutte contre l'impunité, le Gouvernement entend collaborer pleinement avec la Cour Pénale Internationale dans les procédures d'enquête sur les crimes commis dans notre pays.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Au terme de cette déclaration, je voudrais vous redire que notre Déclaration de Politique Générale s'inscrit dans la droite ligne du programme politique de son Excellence, le Général d'Armée François BOZIZE YANGOUVONDA, qui entend réconcilier actions et convictions.
Il appelle votre confiance et celle du peuple.

Nous serons sans doute confrontés à des situations difficiles, imprévues, dont l'appréciation et la résolution comporteront des risques et des incertitudes. Mais grâce à la conscience que nous avons tous de nos engagements, à la fidélité à nos objectifs, nous réussirons ensemble, car notre destin nous appartient.

Si nous gardons confiance en nous-mêmes et si nous plaçons constamment l'intérêt de la nation au-dessus de nos aspirations individuelles, nous ferons le bien de notre pays, la République Centrafricaine.

J'ai été peut être plus long qu'il ne le fallait. Si c'est le cas, alors je sollicite votre indulgence car un proverbe bantou dit que «  lorsque l'on parle en public, il faut avoir pitié des oreilles de ceux qui vous écoutent ». Encore une fois mille excuses. Mais vous l'aurez compris, les sujets à aborder dans le cadre de cette déclaration m'y ont contraint.
Je vous remercie très sincèrement de votre patience.

MERCI

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 12:00
TRES HONORABLE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE,
HONORABLES DEPUTES,
MESDAMES ET MESSIEURS,


Le 22 janvier 2008, son Excellence, le Général d'armée François BOZIZE, Président de la République, Chef de l'Etat, que le peuple centrafricain a majoritairement élu au suffrage universel en mai 2005,m'a fait l'insigne honneur de me nommer au poste de Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

TRES HONORABLE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE,
HONORABLES DEPUTES,
MESDAMES ET MESSIEURS,


C'est avec beaucoup d'humilité empreinte d'émotion que je prends la parole ce jour, devant cette auguste assemblée, conformément aux dispositions de l'article 41 de la Constitution de la République Centrafricaine du 27 Décembre 2004, pour exposer mon programme de politique générale.

La solennité de ces lieux, symboles de la représentation nationale, gage de notre jeune démocratie, requière de ma part toute la déférence que je dois à votre noble Institution.
Je me permets de dire ici que j'ai une certaine idée du Parlement car je n'ignore pas le rôle qu'il joue en faveur du dialogue républicain, lequel dialogue constitue la principale force des grandes nations démocratiques.

Comme vous le savez autant que moi, en démocratie, le parlement est toujours bipolaire c'est-à-dire qu'il est généralement composé d'une majorité et d'une opposition.

Aussi, suis-je intimement persuadé que, le succès des uns ne signifie pas le reniement des autres. Chacun doit être respecté dans ses convictions et ses votes.

Je crois à l'écoute, à la synergie des différences et des intelligences. C'est pourquoi, pour moi, l'opposition n'est pas un adversaire mais un contradicteur nécessaire, et je le souhaite constructif.
Quant à la majorité, elle est à la fois le partenaire et l'aiguillon du Gouvernement, j'en suis également convaincu.

A cette fin, permettez- moi de rappeler les propos tenus par le Chef de l'Etat, lors de son investiture après les élections de Mai 2005. Je cite :
« Le sens de notre mission est de rebâtir un Etat qui s'assume, à la condition que l'harmonie et l'intérêt général conduisent les nouvelles institutions républicaines. Au Gouvernement d'œuvrer alors avec méthode, cohérence, hardiesse, solidarité et efficacité pour que le mot d'ordre « KWA NA KWA » porte ses fruits.
Toutefois la majorité ne signifie pas exclusion. Nous avons obligation d'entendre le message de la minorité qui peut être porteuse de vérité.
C'est pourquoi le sens du dialogue et du rassemblement qui nous a toujours guidé, commande que l'opposition continue de participer à l'animation de la vie politique, conformément à l'ordonnance relative aux partis politiques et au statut de l'opposition. C'est en effet dans la contradiction dynamique de la parole, soutenue par l'intérêt général, que la démocratie centrafricaine se fortifiera…
 » Fin de citation.

Cette réflexion du Chef de l'Etat, pleine de signification, doit toujours guider nos actions.
Partageant cette vision du Président de la République, je souhaite donc sincèrement que ce programme de politique générale du Gouvernement reçoive votre agrément.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
En me faisant l'insigne honneur de me nommer Chef du Gouvernement dans un contexte socioéconomique difficile de notre pays, le Président de la République, Chef de l'Etat, m'a chargé de poursuivre la mise en œuvre du programme politique pour lequel le peuple lui a massivement accordé son suffrage en 2005. Ce faisant, il m'a accordé une confiance que j'essaierai chaque jour de mériter.

Je voudrais en cet instant solennel lui témoigner devant le peuple ma gratitude pour sa confiance, et l'assurer de mon engagement personnel et celui de mon Gouvernement à réussir les nobles ambitions de transformation de notre société en une société d'espérance et de progrès.

Je m'engage, Honorables Députés de la Nation, si vous m'en offrez l'opportunité, de faire face aux enjeux du moment et de relever les défis du développement auxquels nous sommes confrontés. En effet, en dépit des avancées que nous avons connues, en particulier la reprise de notre partenariat avec la communauté internationale, le chemin qui reste à parcourir est encore long et nous impose à tous plus de détermination et d'ardeur au travail.

Afin de vous permettre de mieux comprendre les principaux défis qui se présentent à nous, un bref aperçu de la situation actuelle de notre pays me semble important, à savoir sa situation Politique, l'état de son Economie, de ses Finances, de son Agriculture, de son système de Santé et de l'Education, de ses forces de Défense et de Sécurité, de sa Justice, de son Administration etc.

Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
La décennie écoulée a été émaillée de défis nouveaux pour notre pays et ceux de la sous- région dont certains ont connu de conflits violents .D'autres ont vu la stabilité de leurs institutions se consolider davantage.

Notre pays a traversé des échéances capitales pour la consolidation de la démocratie, avec en particulier les élections générales de 2005 et la mise en place de toutes les institutions prévues par la Constitution du 27 décembre 2004.

Nous devons aujourd'hui regarder l'avenir de notre pays en face, les yeux grands ouverts et l'esprit clair.

Au plan politique, le pays a connu après les élections générales de 2005, l'apparition de mouvements rebelles dans les régions nord et nord-ouest de la République Centrafricaine, ainsi que le phénomène récurrent des coupeurs de routes appelés communément « Zaraguinas », avec pour conséquences : le déplacement des populations des zones de combat entre les groupes rebelles et les forces gouvernementales, la fuite de ces populations dans la brousse ou vers les régions beaucoup plus propices, le pillage de leurs stocks de produits vivriers, de leur cheptel et de leurs matériels agricoles, ainsi que le départs des éleveurs avec leur bétail vers les pays frontaliers. Face à cette situation dramatique et dans le but de ramener la paix, le Président de la République, Chef de l'Etat a engagé des négociations avec certains chefs rebelles qui ont abouti à la signature des accords de paix comme celui de Syrte du 02 février et celui de Birao le 14 avril 2007.

Ces accords ont prévu l'abandon par les mouvements rebelles de la voie de la force armée et de la violence politique, pour régler les contradictions du moment par le dialogue.

A cet effet, le Président de la République a mis en place le 30 novembre 2007, le Comité Préparatoire du Dialogue Politique Inclusif, composé des représentants des partis politiques de la majorité présidentielle, de l'opposition démocratique, de l'opposition armée, de la société civile et des représentants des pouvoirs publics. Par ailleurs, il a autorisé la libération en février 2008 de deux(2) représentants de l'UFDR en détention à Cotonou au Bénin.

Au plan de notre économie, il faut dire qu'après avoir connu une contraction de son Produit Intérieur Brut réel en 2002 (- 1 %) et 2003 (- 6,4 %), la situation économique de la République Centrafricaine se redresse progressivement depuis 2004 avec des taux de croissance en régulière amélioration : 1,3% en 2004, 2,2% en 2005, 4,1% en 2006 et 4% en 2007.

Globalement, cette évolution s'explique par une lente reprise de la production dans les zones de culture de rente et une progression favorable au niveau mondial des cours des matières premières à l'exportation. Toutefois, la reprise de l'activité économique dans certains sous-secteurs du primaire n'a pas atteint la production escomptée en 2007, notamment ceux des cultures de rente, des cultures vivrières, de l'élevage et du secteur forestier. En revanche, Les secteurs secondaires et tertiaires affichent des taux de croissance encourageants du fait notamment du dynamisme du sous-secteur minier (5,2%) (or et diamant) et du sous secteur des télécommunications (7%).

L'effort de stabilisation macroéconomique amorcé depuis le sursaut patriotique du 15 mars 2003 a abouti à la conclusion de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC) approuvée par le FMI pour la période 2007-2009 et reprise dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2008-2010.

En effet, la validation du DSRP a ouvert une nouvelle ère de conception et de mise en œuvre des programmes de développement dans notre pays. Cette étape a été déterminante dans la démarche pour la normalisation de nos relations avec les partenaires au développement (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, etc.), notamment pour l'atteinte du point de décision dans l'initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endettés) en juin 2007. Elle est aussi essentielle pour une mobilisation massive de ressources financières extérieures, requises pour le financement de la stratégie de reconstruction des fondamentaux de l'économie. Pour preuve, la table ronde de Bruxelles où les partenaires au développement ont réaffirmé leurs engagements pour des projets inscrits au DSRP à hauteur de 300 milliards de FCFA. La deuxième étape de ce processus est le point d'achèvement de l'initiative PPTE espéré pour juin 2008 avec toutes les retombées positives pour notre économie.

Quant à nos finances publiques, celles– ci demeurent précaires en dépit de réformes hardies entreprises depuis le 15 mars 2003. Les dernières statistiques des finances publiques montrent :
- Un stock de la dette intérieure estimé à plus de 109 milliards de FCFA.
- Un service de la dette extérieure estimé à plus de 32% du PIB ;
- Un stock de dettes dues aux banques commerciales s'élevant à 15, 2 milliards de FCFA en fin janvier 2008 ;
- Des recettes propres qui couvrent à peine les charges régaliennes de l'Etat. En 2007, nos recettes propres ont été de 84 milliards environ pour des dépenses primaires de 67 milliards de FCFA.
Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Distingués Invités
Les actions engagées par le précédent Gouvernement ont permis de faire face aux dépenses de fonctionnement et d'investissement, et de régler une partie de la dette de notre pays. Le Gouvernement a bénéficié d'un financement extérieur à hauteur de 39 milliards dont 26 milliards au titre de don.
Il importe de signaler que malgré la mise en œuvre de plusieurs mesures d'assainissement, les ressources mobilisées sont restées faibles, face aux multiples besoins du pays.
Au plan social, les indicateurs de santé de notre pays restent préoccupants si l'on s'en tient aux résultats du Recensement Général de la Population et de l'Habitation(RGPH) 2003 qui donnent :
- un taux de mortalité de 20 pour mille;
- une espérance de vie à la naissance de 42,7 ans soit (40 ans pour les hommes et 45,7 ans pour les femmes) ;
- un taux de mortalité maternelle de 1355 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2003 alors qu'il n'était que de 683 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1988;
- Enfin, un taux de mortalité infanto-juvénile de 220 décès pour mille enfants de moins de cinq ans ;
La malnutrition qui est une carence en micronutriments, est apparue désormais comme un problème de santé publique à partir des années 1996 avec les crises récurrentes qu'a connues notre pays.
Certaines maladies endémiques telles que la trypanosomiase humaine africaine et celles dites émergentes deviennent de plus en plus préoccupantes. Il s'agit en effet des maladies cardio-vasculaires, notamment l'hypertension artérielle ainsi que le diabète et le cancer ;
Le VIH/SIDA devient un problème de développement dans notre pays avec un taux de prévalence de 6,2%, ce qui nous classe comme le 1er pays le plus infecté de la sous région et au 10ème rang mondial selon le Rapport de l'ONUSIDA de 2006.

La couverture géographique du pays en infrastructures sanitaires demeure faible. La plupart de ces infrastructures datant de l'époque coloniale sont vétustes et mal équipées et l'accessibilité à ces services de santé est limitée et inégale.

Par ailleurs, on note une insuffisance quantitative et qualitative en personnel de santé dont l'effectif est mal réparti sur l'étendue du territoire national, créant ainsi un déséquilibre entre Bangui et le reste des régions. Cet état de choses a pour conséquence l'utilisation des agents non qualifiés.
Le financement s'avère insuffisant et est fortement tributaire de l'aide extérieure à plus de 80%.
Le secteur social est aussi particulièrement marqué par :
- le nombre de personnes déplacées du nord de la RCA au Sud de la République du Tchad qui a atteint 45.000 ;
- la difficile réinsertion sociale des groupes vulnérables, notamment les enfants, les orphelins et les personnes handicapées ;
- l'approche du développement communautaire, fondée sur l'appui à l'auto développement durable, qui connait une nette régression ;
Ces indicateurs démontrent que des efforts particuliers méritent d'être fait pour l'amélioration de l'état de santé de nos populations qui continuent à être victimes de la pauvreté, et des maladies comme le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose, les maladies menaçant la vie des enfants etc…
Après la santé, l'Education nous apparait comme l'un des socles de toute société aspirant à un développement durable.

Notre système éducatif demeure encore inefficace et n'arrive pas encore à valoriser le capital humain dont l'économie de la République Centrafricaine a besoin pour accélérer sa croissance.
Seule la moitié de nos enfants en âge de scolarisation est scolarisée.
En effet, l'on relève une stagnation depuis plus de 15 ans du taux de scolarisation (75% au F1 et 29% au secondaire général et technique en 2005). Les taux en provinces sont la moitié de ceux de la ville.
Sur cette moitié, moins de 20% achève le cycle primaire.

Le taux de déperdition est aussi important et l'on connait de plus en plus une dégradation de la qualité de l'enseignement et une insuffisance des infrastructures scolaires et des filières scientifiques et techniques.

Une telle tendance compromet les chances de développement de notre pays.
Les causes de cette situation s'explique par :
- un accès à l'éducation qui reste faible ;
- de fortes disparités entre les régions, entre les sexes, et suivant les filières ;
- dans certaines zones rurales des enfants parcourent encore plusieurs kilomètres à pied pour se rendre à l'école ;
- un très faible taux d'encadrement et un niveau de qualification tout aussi faible des enseignants.

Parlant de l'Enseignement Supérieur, je ne puis vous dissimuler les problèmes qu'il connaît et que vous savez tous, qui sont ceux de l'insuffisance des infrastructures, du sous effectif du personnel enseignant permanent et du manque d'enseignants qualifiés pour certaines filières ; ce qui oblige les pouvoirs publics à recourir depuis plusieurs années au service d'enseignants vacataires qui ont toujours du mal à se faire payer les vacations d'un côté, et pour le personnel permanent, les heures supplémentaires de l'autre. Cette situation ne cesse d'engendrer les multiples grèves au niveau de l'enseignement supérieur avec ses corollaires que sont les arrêts intempestifs et chroniques de cours dans les diverses facultés.

Pour ce qui concerne l'Agriculture et l'Elevage, il y a lieu de rappeler que ce secteur occupe 75% de la population active de notre pays (67% des hommes et 81% des femmes) et représente 45% du PIB.
En terme d'emploi, ce secteur fait travailler 63% des ménages pauvres ; c'est dire que le secteur agricole joue un rôle majeur pour l'amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dont les taux sont de 72% en milieu rural et 67,2% au niveau national.

Mais, le constat qui s'impose aujourd'hui est que le secteur est victime d'un certain nombre de contraintes qui l'affectent très sérieusement, en particulier :
- l'insécurité dans les zones de production agricole ;
- la désorganisation des acteurs ;
- la faible capacité des structures de recherche, de vulgarisation et de formation du monde rural ;
- l'enclavement du pays et le manque d'infrastructures économiques et sociales de base ;
- le faible accès au crédit ;
- la faible utilisation des intrants ;
- la mévente des produits ;
- la réduction de la force de travail due à l'exode rural des jeunes et le vieillissement de la population active agricole ;
- les conséquences des conflits armées sur le secteur.

Au plan Sécuritaire, l'effectif et le matériel des forces de défense et de sécurité restent insuffisants face à l'ampleur des tâches de maintien de la paix qui leur incombent. La situation sécuritaire est extrêmement préoccupante.

En effet, environ 5 000 hommes dont 1 200 seulement sont affectés à la protection du territoire et de la population et quelques 1700 gendarmes inégalement répartis sur un territoire de 623 000 km2 et 9 000 km de frontières à surveiller, dont plus de 6 000 km exposés à de zones de conflits, favorisant une grande circulation d'armes légères.

Cette situation crée une insécurité entretenue par de groupes armés isolés ou organisés, circonscrites dans des poches situées à proximité des frontières constituant une façade avec les pays en conflit.

Outre la dissémination d'armes de guerre et de petits calibres, l'insécurité se manifeste par la rébellion, le grand banditisme et l'apparition des coupeurs de route. Ce phénomène prend de plus en plus un autre visage avec les enlèvements de personnes, notamment dans les familles d'éleveurs contre de fortes rançons, ou de personnalités dont le dernier épilogue a été la prise en otage par les coupeurs de route le 10 février dernier de médecins et personnels de santé en service commandé dans les zones affectés par les conflits dans le nord-ouest (Bozoum) et du Maire de la Commune de  KOUI (558 km au nord-ouest de Bangui) , enlevé le 19 février avec quatre autres personnes, et qui sera lâchement assassiné le 12 mars 2008.

Plus préoccupant encore, Très Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
Le chômage, qui est une grande plaie sur notre conscience collective, frappe une très large fraction de notre population active, notamment les jeunes et les femmes, avec des conséquences économiques et sociales très désastreuses sur notre société, je pense en particulier à l'insécurité grandissante, la peur, et le découragement.

Notre Système Judiciaire dont l'accès est limité ne répond pas suffisamment et diligemment à la demande des justiciables et aux évolutions de la société.

La situation actuelle de celui-ci n'offre pas les conditions nécessaires pour lui permettre de jouer le rôle de sécurité, de garant des droits et libertés des citoyens et de facteur de développement comme chacun serait en droit de s'y attendre.

En effet, ce système est encore caractérisé pour l'essentiel par :
-Une insuffisance de ressources humaines ;
-Une insuffisance d'infrastructures appropriées ;
-Un niveau déficitaire de probité et de conduite citoyenne de la part de certains de ses principaux acteurs ;
-Des difficultés d'adaptation et d'intégration à l'évolution de l'environnement juridique international
Ces maux ont été sans complaisance répertoriés dans le détail par les Etats Généraux de la Justice qui se sont déroulés au mois d'octobre 2007 et qui ont débouché sur une série de recommandations dont la mise en œuvre pour certaines contribueraient à relancer et à moderniser la machine judicaire dans notre pays.

Pour ce qui concerne l'Administration Publique en général, il convient de rappeler que notre nomination et la formation du Gouvernement ont intervenu au moment où la fonction publique centrafricaine était paralysée par une grève générale déclenchée le 02 janvier 2008, par les six(6) centrales syndicales reconnues en République Centrafricaine, avec à la base des revendications portant sur :
- l'apurement de sept mois de retards de salaires du régime actuel ;
- l'inscription dans la loi de finances 2008 du déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique de la période allant de 1986 à 1995.

Cette grève qui a duré deux (2) mois a eu des répercussions sur le fonctionnement normal de notre administration publique en général et en particulier sur nos écoles et les centres de santé.
Face à cette situation, mon Gouvernement, sous l'autorité du Président de la République, Chef de l'Etat a ouvert des négociations qui se sont déroulées les 21 ; 22 et 23 février 2008 au terme desquelles un mot d'ordre de reprise du travail dans le secteur public a été lancé le 23 février 2008.
Mais, au-delà de cette crise sociale dont je viens de faire mention, de nombreux citoyens centrafricains sont scandalisés par la perception qu'ils ont du phénomène de la corruption et de la fraude de tous genres et à tous les niveaux de notre administration ; ils sont frustrés par l'inefficacité des structures de lutte contre ce fléau dont les stratégies ne donnent encore aucun résultat tangible. Ils sont déconcertés par l'érosion du sens du service public et de l'autorité de l'Etat face à la montée de l'incivisme. Ils se sentent impuissants devant la froideur et le caractère impersonnel de l'administration, et la démission de certains d'entre nous devant leurs responsabilités.

Cette présentation serait incomplète si je ne vous décris pas la situation combien délicate de notre Administration du Territoire.

En effet, nul n'ignore que c'est l'administration du territoire qui assure le relai de l'action Gouvernementale en province, en ce sens que c'est elle qui met en ouvre la politique du Gouvernement au niveau décentralisé.

En cela, elle concourt au rayonnement de l'Etat, car c'est à travers elle que le citoyen reconnait l'existence de celui-ci et se voit satisfaire ses besoins essentiels.

Le constat que l'on peut faire aujourd'hui, est que, ce mariage administratif reste faible. Les préfectures et sous préfectures ne sont pas dotées en cadres qualifiés. Mieux, certaines sous préfectures manquent de sous préfets depuis un certain temps et cela amoindrit l'action de l'Etat.
A cela, il faut ajouter le problème de moyens matériels qui diminue le prestige de l'Etat et qui réduit son autorité.

Enfin, il convient d'évoquer la situation de notre chefferie. En effet, depuis plus de trois décennies, rien de significatif n'a été fait pour restaurer l'autorité des chefs de villages et de quartiers et pour améliorer leurs situations administratives et financières.

Cet état de chose entame sérieusement leur motivation et influe négativement sur le développement économique et social de nos localités et villes. (A suivre...)






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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 11:45

 

APA Bangui 26 03 08 (Centrafrique) Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a décliné, devant l’Assemblée nationale, mercredi à Bangui, son programme de politique générale qui s’articule autour de quatre axes prioritaires, en vue de la relance de l’économie nationale.

Le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix, le renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits de l’homme, la stabilisation macro-économique, la reconstruction des infrastructures de base et la relance des secteurs productif et sociaux sont les quatre axes de l’action de M. Touadéra à la tête du gouvernement.

 

 

Nommé le 22 janvier 2008, le nouveau chef du gouvernement centrafricain a placé son programme sous le signe de la consolidation des bases d’une croissance de qualité, la lutte contre la pauvreté dans un contexte de gestion rigoureuse orienté sur les résultats.

Conformément à la constitution centrafricaine, le Premier ministre est tenu de présenter, dans un délai de soixante jours après sa prise de fonction, son programme de politique générale devant l’Assemblée nationale pour solliciter la confiance des députés.

M. Elie Doté, le prédécesseur de M. Touadéra a démissionné le 19 janvier 2008, fragilisé par le mouvement de grève déclenché, le 2 janvier 2008, par les six principales centrales syndicales centrafricaines pour revendiquer le paiement de sept mois d’arriérés de salaires et le déblocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique.

Les syndicats ont suspendu leur mouvement, le 25 février dernier, en attendant l’issue des négociations avec le nouveau gouvernement qui a déjà payé deux mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l’Etat.

 

SL/lmm APA

2008-03-26

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:20

 

 

 

Considéré et voulu par presque tous les fils du pays et tous les partis de l’opposition ainsi que tous les mouvements armés comme seule et unique voie pour ramener une paix durable en République centrafricaine, ce grand forum national censé réunir sans exclusive tous les protagonistes majeurs de la longue et grave crise qui secoue ce pays est aujourd’hui dans l’impasse par la seule volonté de François Bozizé. Ce n’est un mystère pour personne que celui-ci, dès le début, ne voulait pas de ce dialogue national inclusif. Il était conforté dans son refus par les conseils de son clan politique qui voyait dans la tenue d’une telle assise (surtout si l’ancien président Ange Félix Patassé y prenait part) un véritable danger pour la survie de leur pouvoir.

 

Tout est donc mis en œuvre afin de faire traîner au maximum les préparatifs et gagner ainsi du temps. Sans qu’on puisse en percevoir le bien fondé et alors qu’on ne leur a prévu que peu de siège, on va exiger que tous les groupes armés désignent absolument leurs représentants dans le comité préparatoire pensant sans doute ainsi les piéger. Entre temps, l’ancien porte parole de Bozizé et actuel ministre de la communication, Cyriaque Gonda, ira même se promener en Côte d’Ivoire pour rencontre le premier ministre Guillaume Soro sous prétexte de s’inspirer de l’exemple ivoirien du « dialogue direct » alors que l’expérience et le contexte ivoirien sont totalement différents de la situation centrafricaine.

 

L’immuable et puérile position de Bozizé consistant à répéter inlassablement dans toutes ses déclarations et interviews lorsqu’il est question du sort qu’il entend faire à l’ex président Ange Félix Patassé et son ancien ministre de la défense Jean Jacques Démafouth que ces derniers étaient libres de regagner leur pays mais que si jamais la justice décidait de leur demander des comptes, il ne pourrait rien faire pour eux, est bien la preuve que l’homme n’a nullement envie de voir se tenir ce dialogue national inclusif. Il prend donc la lourde responsabilité d’assumer seul les conséquences de l’impasse dans laquelle sa gestion a plongé le pays.

 

Or, si le dialogue national inclusif ne se tient pas comme tout semble l’indiquer, la situation du pays qui est déjà extrêmement grave surtout sur le plan de l’insécurité, s’empirera. C’est un secret de polichinelle que le régime de Bozizé ne contrôle que la capitale Bangui. Le reste du territoire est un vaste no man’s land où écument des bandes armées non identifiées, des mouvements nationaux de rébellion armée, voire étrangers comme c’est le cas de l’Armée de Résistance du Seigneur de l’Ougandais Joseph Kony qui utilise le territoire centrafricain comme bon lui semble. Bozizé avait pourtant courant 2007, effectué une visite à Kampala pour s’entretenir avec Yowéri Musevéni notamment au sujet des incursions de la LRA.

Récemment aussi, des troupes régulières tchadiennes ont allégrement franchi la frontière et pénétré sur plusieurs kilomètres à l’intérieur du territoire centrafricain où elles ont brûlé des villages et tué de paisibles paysans et volé leurs boeufs sans que cela ait suscité quelque émotion ni réaction des autorités centrafricaines de Bangui. Il est vraisemblable que ce soit même avec leur aval que cela se soit déroulé. Une telle situation ne saurait s’éterniser. Comment peut-on parler de développement d’un pays dans un tel contexte ! Le monde rural n’existe plus. La RCA se meurt. Si on laisse Bozizé prendre ainsi le pays en otage, l’impasse actuelle le précipitera définitivement dans le gouffre. C’est probablement ce que Bozizé souhaite lui qui est parfaitement conscient que sans le pouvoir, il n’a point d’avenir.

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:15
Bangui, 22 mars 08 (AFP) -Le Fonds monétaire international (FMI) a salué vendredi les performances économiques de la République centafricaine, au terme d'une mission destinée à évaluer le programme de réduction de la pauvreté dans le pays.

"La reprise économique s'est poursuivi en 2007 avec une croissance du PIB réel supérieure à 4% et une baisse de l'inflation à environ 1%", a déclaré la mission du FMI dans un communiqué.

"Les résultats budgétaires étaient satisfaisants. Les recettes ont augmenté et les dépenses ont été bien maîtrisées et des progrès ont été enregistrés également dans la mise en oeuvre des réformes structurelles", indique le communiqué.

"En dépit du ralentissement de la croissance mondiale et de l'envolée des prix internationaux du pétrole, la croissance économique devrait se poursuivre avec la diversification des activités économiques et une inflation sous-jacente restée sable, ajoute le communiqué.

"Le déficit du compte courant extérieur sera davantage accentué, reflétant la dépendance vis-à-vis des importations pétrolières et les pressions concurrentielles résultant de l'appréciation du taux de change réel", note le communiqué.

Selon le FMI, les objectifs pour 2008 de la Centrafrique sont de maintenir la croissance autour de 5%.
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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 19:12

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Bangui le 26/03/08 (AFP) - Le premier ministre centrafricain Faustin-Archange Touadéra, nommé le 22 janvier, a fait aujourd'hui de la "paix" et de la "sécurité" les premières priorités de son mandat, dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale.

"La sécurité et la consolidation de la paix sont les piliers du programme sur lequel se fondent les autres. Sans la sécurité et la paix, il n'y a pas de développement. Le rétablissement de la sécurité sur tout le territoire reste un impératif du gouvernement", a affirmé le chef du gouvernement.

Malgré le soutien d'une force des pays d'Afrique centrale et de l'armée française, les Forces armées centrafricaines (Faca) peinent à rétablir l'ordre dans l'ensemble du pays.

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