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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:39
, selon un représentant de l'UFDD-France 

Ibni-Oumar-Mahamat-Saleh.jpg

Paris, France 4/3/08  (PANA) – Les informations selon lesquelles l'opposant tchadien,Ibni Oumar Mahamat Saleh, disparu depuis le 3 février dernier, est mort"sont tout à fait crédibles", a déclaré, lundi à la PANA, Mahamat Assileck Halata, délégué à l'Information et à la Communication de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD-France).

"Yorongar a dit que Ibni Oumar Mahmat Saleh est mort. Il faut prendre très au sérieux cette information", a dit M. Assileck Halata, une des premières personnes à avoir appris la présence du député fédéraliste au Cameroun. Selon le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner,M. Yorongar est arrivé dimanche soir à l'aéroport de Yaoundé enprovenance de la ville de Garoua, dans le nord du Cameroun.

Dans un texte diffusé vendredi soir, ledéputé fédéraliste avait révélé que Ibni Oumar Mahamat Saleh est mort"dès les premiers jours de sa captivité dans une prison secrète deDeby".

"C'est en connaissance de cause et en toute conscience que Yorongar a annoncé la mort de Ibni. Il ne peut pas mentir. Je ne vois d'ailleurs pas son intérêt à le faire", a dit le responsable de l'UFDD de Mahamat Nouri.

Evoquant la position de la France sur le sort des deux opposantstchadiens arrêtés le 3 février par des éléments présumés de la Gardeprésidentielle, M. Assileck a vivement critiqué le comportement duministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

"Il a été porte-parole du gouvernement tchadien dans cette affaire. Pourquoi Idriss Déby ne dit rien si Ibni est vivant? Pourquoi la France cherche à cacher l'information? Bernard Kouchner joue un mauvais rôle dans cette affaire", s'est emporté l'opposant tchadien.

"La diplomatie française a donné de bout en bout raison à Déby dans cette affaire comme sur les violations des droits de l'Homme", a-t-il ajouté.
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:28
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écrit le 04/03/08 à 13:35:11 par Survie Isère
 
Après avoir une nouvelle fois apporté un soutien inconditionnel au régime de terreur du tchadien Idriss Déby, l'Etat français a beau jeu de prétendre rompre avec les habitudes françafricaines du passé. Ses récentes déclarations sur la politique africaine de la France, et notamment sur la présence militaire française en Afrique, ne doivent pas faire illusion : seuls comptent les faits.

« Nous n'avons aucun accord de défense avec le Tchad, qui est probablement l'un des pays dans lequel nous sommes le plus intervenus. Jusqu'ici, ça n'a troublé personne ».
Amiral Lanxade, ancien chef d’état-major des armées, 06/05/1998

Lors des derniers évènements au Tchad, Déby a une nouvelle fois bénéficié du soutien français (en renseignements, armes et munitions) nécessaire pour se maintenir au pouvoir, et entamer la chasse aux opposants et aux dirigeants des organisations de la société civile.

Rappelons que le rôle de l'armée française en Afrique ne se limite pas à ses 6 à 7000 soldats stationnés sans mandat onusien dans ses 5 bases militaires permanentes. En effet, sont également détachés des conseillers militaires auprès de tous les dictateurs amis de la France, et des formateurs pour leurs troupes d'élite. Et cela, sans aucun contrôle de notre Parlement !

Le Tchad en est un sinistre exemple : le dispositif Epervier, déployé depuis 1986, représente aujourd'hui 1100 militaires permanents, une base aérienne, conseil et formation en matière de défense et de services secrets, et entraînement des troupes d'élite de la garde républicaine. Cette présence et plusieurs interventions directes ont sauvé plusieurs fois le dictateur Déby, auxquelles les élections frauduleuses validées par la coopération française n'apportent aucune légitimité.

Le voyage du président français N. Sarkozy au Tchad ce 28 février n’aura servi à rien sauf à cautionner l’enlèvement et la probable élimination physique de représentants de l’opposition démocratique par le régime Déby.

L'état français reste, dans les faits, le meilleur soutien du régime criminel d'Idriss Déby !
 

Nous demandons le retrait immédiat des troupes françaises sans mandat de l'ONU, seule instance légitime.

L'état français doit cesser de soutenir diplomatiquement et militairement le dictateur tchadien Idriss Déby.


Samedi 8 mars
16h30 place Félix Poulat

Manifestation
Contre l'action militaire de la France au Tchad
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:24
- Afp
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La France accordera "l'asile politique" à l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, a déclaré le Premier ministre français François Fillon mardi sur Europe 1.
"La France a une tradition d'asile que chacun connaît bien et l'asile politique sera accordé", a déclaré M. Fillon à propos de cette figure de l'opposition non-armée au régime d'Idriss Deby, qui a refait surface dimanche à Yaoundé (Cameroun) alors qu'il était porté disparu depuis le 3 février.
"Mais la question qui est posée pour nous au Tchad, c'est la question de savoir où sont passés les opposants qui ont disparu" pendant et après l'attaque de forces rebelles sur la capitale N'Djamena début février, a ajouté M. Fillon.
Le Premier ministre a par ailleurs estimé que le président Nicolas Sarkozy avait été "très courageux en allant au Tchad la semaine dernière et en exigeant du président tchadien qu'il y ait une commission d'enquête internationale qui soit mise en place pour retrouver la trace de ces opposants".
"Je pense que c'est une vraie rupture avec la politique qui était conduite traditionnellement par la France", a-t-il dit.
Trois responsables de l'opposition non-armée avaient disparu début février lorsque les forces rebelles étaient entrées dans N'Djamena, arrêtés selon leurs proches par les forces loyales au président Deby.
Outre M. Yorongar, il s'agit de l'ancien président Lol Mahamat Choua, que les autorités ont reconnu détenir après l'avoir nié et qui a été libéré le 28 février, et du porte-parole de la principale coalition de l'opposition Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est toujours sans nouvelles.
Le député tchadien Ngarlejy Yorongaravait confirmé lundi à l'AFP être "encore en vie" au Cameroun, tandis que N'Djamena a créé une commission d'enquête, déjà contestée, portant notamment sur le sort d'un autre opposant dont on est sans nouvelles.
"Ma santé n'est pas bonne, mais je suis encore en vie pour témoigner", a affirmé l'opposant irréductible au président Idriss Deby Itno, joint au téléphone dans la capitale camerounaise depuis Libreville.
"Il y a un pays qui m'accueille et je dois respecter un devoir de réserve", a-t-il ajouté, tout en assurant que son "transit" au Cameroun ne durerait encore que "48 heures au maximum".
"Ensuite, je m'en irai certainement. Je ne sais pas encore où, il y a des démarches qui sont faites un peu partout, je prendrai la meilleure solution pour ma sécurité et ma santé", a-t-il ajouté.
Son fils aîné Rokoulmian Yorongar a précisé à l'AFP qu'il se sentait "très mal", notamment "à cause des tortures endurées pendant sa détention".
L'arrivée dimanche soir à Yaoundé de Ngarlejy Yorongar en provenance de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun, a levé une partie des doutes sur son sort, sans pour autant fournir tous les éléments de sa disparition et de sa réapparition.
L'opposant dit avoir été arrêté par les services de sécurité tchadiens le 3 février, à la fin de la bataille de N'Djamena au cours de laquelle les rebelles tchadiens ont échoué à prendre le pouvoir. Cette version a été confirmée par plusieurs témoins.
Dans des témoignages, M. Yorongar dit avoir ensuite réussi à fuir au Cameroun, où il a réapparu ce week-end dans des conditions restant à éclaircir.
 

L’opposant tchadien Yorongar attendu à Paris
 
Par AFP  Mardi 04 mars 2008
 
La France a annoncé, mardi, qu'elle accorderait l'asile politique à Ngarlejy Yorongar. L'opposant tchadien, réfugié au Cameroun après les troubles du mois dernier, est attendu à Paris mercredi.
 
L'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, qui vient d'arriver à Yaoundé après avoir été porté disparu pendant près d'un mois, va quitter mercredi le Cameroun à destination de Paris, a-t-on appris mardi auprès de son entourage.
  
"Il voyage demain (mercredi) à Paris", a déclaré à l'AFP une source proche du député fédéraliste.
  
Le Premier ministre français François Fillon avait auparavant affirmé que "l'asile politique (serait) accordé" à cet opposant irréductible au président Idriss Deby Itno.
  
Selon des témoignages concordants, Ngarlejy Yorongar a été arrêté le 3 février par les services de sécurité tchadiens à la fin d'une attaque rebelle sur N'Djamena repoussée in extremis avec l'aide de la France.
  
Il dit avoir réussi à fuir au Cameroun après 18 jours de détention.
  
Les rares témoignages livrés ces derniers jours par l'opposant demeurent assez confus sur les conditions de sa détention et de sa fuite.
  
"Il s'exprimera plus longuement quand il sera en France", a ajouté la même source.
  
Lundi soir, Ngarlejy Yorongar avait affirmé, dans un bref entretien téléphonique avec l'AFP, que sa santé n'était "pas bonne" et qu'il comptait quitter le Cameroun mercredi au plus tard vers un pays tiers pour faire un "bilan médical".
  
Deux autres responsables de l'opposition avaient été arrêtés dans des circonstances similaires le 3 février.
  
Il s'agit de l'ex-président Lol Mahamat Choua, détenu par les autorités qui l'ont libéré le 28 février, et du porte-parole de la principale coalition de l'opposition Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est toujours sans nouvelles.
  
"Nous sommes très pessimistes", a déclaré mardi à l'AFP le cousin de ce dernier, Moussa Mahamat Saleh. "Cela fait 31 jours sans nouvelles, nous sommes très inquiets sur son sort".
  
Dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville, l'organisation Human Rights Watch (HRW) basée à New York appelle N'Djamena à "rendre rapidement des comptes au sujet de la disparition" d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, "arrêté par les forces de sécurité tchadiennes il y a un mois".
  
"Le gouvernement a placé Ibni en détention et le gouvernement doit donc le faire réapparaître", estime l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui redoute que l'opposant soit "victime d'une disparition forcée".
  
Le gouvernement tchadien a créé lundi, comme promis au président français Nicolas Sarkozy, une commission d'enquête internationale sur l'attaque rebelle et le sort des disparus.
  
Selon HRW, cette commission "n'est pas assez indépendante et crédible car elle est dirigée par le président de l'Assemblée nationale (Nassour Ouaïdou), un allié proche du président Deby".
  
"Le président Deby a jeté de la poudre aux yeux du président Sarkozy", déplore l'ONG.
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:23
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Au Tchad, fin janvier et début février, des groupes armés "rebelles" ont tenté de renverser le régime du président Idriss Déby. Résultat : plusieurs milliers de morts et des dizaines de milliers de personnes fuyant les combats pour le Cameroun où elles n'ont rien trouvé d'autre que des camps de la misère, sans eau ni nourriture. Aujourd'hui, avec la défaite des rebelles repoussés aux confins du Soudan, le pays est livré à la vindicte de la soldatesque d'Idriss Déby, profitant de sa "victoire" pour mener une chasse aux sorcières qui frappe les opposants officiels à son régime mais aussi tous ceux qui ont eu le malheur de se plaindre de leur sort. Une bonne partie des quelque 700 000 habitants de la capitale N'Djamena avait suivi le mot d'ordre des rebelles qui les invitaient à fuir avant le déclenchement de la vague d'attaques et cette "lâcheté" se fera payer très cher par les forces de répression tchadiennes.
 
Mais l'armée du président tchadien et les "rebelles" ne sont pas seuls à s'affronter et à porter la responsabilité de tous ces massacres. Une fois encore, nombreuses sont les puissances impérialistes, petites ou grandes, à être rentrées dans cette danse macabre.
 
La complicité de la France
 
Pendant le déroulement des opérations militaires, Paris s'est efforcé de cacher sa participation directe dans la boucherie. C'est ainsi qu'on a pu entendre Kouchner et Sarkozy dire : "Nous n'avons pas à participer aux combats" et "Nous espérons ne pas avoir à intervenir plus en avant militairement" pour finir par ajouter tout de même : "Si la France doit faire son devoir, elle le fera". A les en croire, la France ne serait donc pas encore impliquée militairement dans cette affaire, mais si la défense de la démocratie l'exige (puisque Idriss Déby a été élu), elle est prête à défendre le régime légitimement en place. Quel cynisme  ! La bourgeoisie fait la guerre, déclenche les plus abominables horreurs, massacre à tour de bras, et cela toujours au nom de la paix, de la démocratie, de l'humanitaire... Actuellement déjà, au Darfour, région frontalière du Tchad, l'Eufor est déployée avec 3700 hommes dont les deux tiers sont des éléments de l'armée française. Pourquoi ? Officiellement, pour "protéger" les populations, "pour accentuer la coopération des forces de paix et prêter main forte" aux forces de l'Union africaine.
 
Kouchner et Sarkozy peuvent bien déclarer "Nous n'avons pas à participer aux combats", l'armée française est déjà sur place, et en action. Son implication est d'une telle évidence que même les médias ne peuvent la cacher : "Nicolas Sarkozy (...) a engagé dans les combats des officiers d'état-major, le premier février, et des éléments du Commandement des opérations spéciales (COS), le 2. (...) Le 6 février, le ministre de la Défense, Hervé Morin, s'est rendu à N'Djamena pour réitérer le "soutien sans faille" de la France au président Déby, et, pour que chacun comprenne le message, il s'est fait photographier l'œil dans le viseur d'une arme automatique" (1). Il y a un peu plus d'un an, fin 2006, la France était déjà intervenue militairement pour sauver le régime tchadien en utilisant chars, aviation et quelques 2000 soldats. L'affrontement contre les rebelles s'était soldé par quelques milliers de morts dans la population. Cette fois-ci encore, le gouvernement français a donc utilisé son dispositif militaire sur place pour soutenir son pion tchadien. Sur toutes les chaînes télévisées françaises, au 20 h, tout le monde a pu voir ces images de l'évacuation des ressortissants étrangers à partir de l'aéroport de N'Djamena tourner en boucle. Le message était clairement propagandiste : "Oh, regardez notre belle et noble armée française sauvant des vies en sécurisant l'aéroport et en organisant l'évacuation  !". Les journalistes en ont d'ailleurs fait des tonnes sur le sauvetage des ressortissants non français, pour bien montrer l'altruisme de la république tricolore. Mais là encore, la "protection", le "sauvetage des vies" n'ont été que des excuses infâmes. Sécuriser cet aéroport a surtout permis aux avions du pouvoir tchadien de décoller pour aller bombarder les rebelles et, en passant, raser des villages. Des mirages de l'armée française décollaient eux aussi de cet aéroport, non pour bombarder mais pour repérer les colonnes rebelles et indiquer leur présence à l'armée tchadienne. L'hypocrisie de la bourgeoisie n'a pas de limite (2).
 
Tous des charognards impérialistes
 
Ce nouvel avatar de la guerre au Tchad n'a rien d'étonnant. Cette région est depuis des décennies convoitée et tiraillée par les grandes puissances impérialistes.
Dans les années 1980, par exemple, c'est Hissène Habré qui était soutenu par la France pour le compte du bloc américain. Qu'on se souvienne des opérations Manta mises au point par Mitterrand au profit des Etats-Unis afin de contenir la pression de la Libye, considérée à l'époque comme oeuvrant pour le compte de l'impérialisme russe. Comme l'avoue le Monde (du 17 avril 2006) : "Si la France maintient une forte présence militaire au Tchad (1350 soldats, 6 avions de chasse Mirage et 3 hélicoptères), c'est pour des raisons historiques, stratégiques et diplomatiques. (...) Depuis l'indépendance en 1960, tous les présidents tchadiens, de François Tombalbaye au général Maloum, d'Hissène Habré à Idriss Déby, ont entretenu des rapports étroits avec Paris".
 
Le soutien diplomatique et militaire actuel à Idriss Déby n'a donc rien à voir, ni de près ni de loin, avec une quelconque défense de la démocratie. La France soutien simplement son homme de main sur place et, encore une fois, c'est tellement gros que les médias sont obligés de lâcher le morceau : "Idriss Déby a pris le pouvoir par les armes en décembre 1990. Il venait de Libye et du Darfour et avait bénéficié de l'aide militaire française pour chasser Hissène Habré, devenu embarrassant. Il a persisté dans son être présidentiel jusqu'à aujourd'hui à grand renfort de combats, répression, de fraudes électorales, de manipulations constitutionnelles. (...) il a néanmoins joui du "soutien sans faille" de la part de la France" (3).
 
Ce "soutien sans faille" de la bourgeoisie française est aujourd'hui d'autant plus nécessaire que le Tchad se trouve au cœur d'appétits impérialistes de plus en plus aiguisés. Parmi les concurrents de l'Etat français, on trouve la Libye de Kadhafi, le "nouvel ami" de Sarkozy, qui arme et finance tout le monde (le régime et ses opposants) et dont le but fondamental est de récupérer la place de Paris. Mais il y a aussi, évidemment, les Etats-Unis dont les sociétés exploitent le pétrole tchadien au détriment de la société française Total et qui soutiennent en sous-main certaines fractions de rebelles. Ou encore, prouvant que petites ou grandes, toutes les nations sont impérialistes, il y a le Soudan (soutenu par la Chine) et les groupes qui arment les "rebelles" tchadiens en vue de renverser le pouvoir en place de Déby, lequel, de son côté, arme et finance les "rebelles" soudanais dont les exactions ravagent le Darfour ! C'est cette mosaïque de cliques et de charognards qui se disputent le contrôle du Tchad et des pays environnants. C'est pour cette raison que ces criminels mettent toute la région à feu et à sang. Trois conflits ravagent actuellement cette région du monde : au Tchad, en Centrafrique et au Darfour !
 
Toutes ces bourgeoisies ne sont que des charognards. En treillis en Afrique ou en costume trois-pièces à Paris ou Washington, bien léchée et présentable, la bourgeoisie reste une classe sanguinaire et va-t-en-guerre dont l'inhumanité n'a d'égale que l'hypocrisie et le cynisme. Soyons-sûrs qu'aucun de ces serial-killers impérialistes ne baissera les bras et que la population de cette région du monde va continuer de voir s'accroître l'insécurité et le chaos. Les médias peuvent bien nous abreuver de discours lénifiants voulant nous faire croire qu'ils font tout pour défendre la "paix", plus la bourgeoisie parle de paix et d'humanitaire, plus elle fait la guerre et massacre.
 
Amina - Courant Communiste International - www.internationalism.org
 
1) Jean-François Bayart, Directeur de recherche au CNRS, le Monde du 13 février 2008.
 
2) D'ailleurs, le rôle de la bourgeoisie française a été à ce point déterminant dans le sauvetage d'Idriss Déby que celui-ci a immédiatement annoncé qu'il allait réfléchir à une grâce éventuelle des prisonniers de l'association l'Arche de Zoé. Ce fait divers, aussi, révèle à sa façon tout le cynisme et toute l'hypocrisie dont la bourgeoisie est capable. Cette proposition de grâce montre bien que tous les discours tchadiens ou français sur la légitimité ou non de l'action humanitaire de cette association étaient du vent. Les membres de l'Arche de Zoé n'ont été que des pions, depuis le début. Ponctuellement, Idriss Déby a voulu jouer les gros bras. En faisant arrêter ces humanitaires, il montrait qu'il était indépendant, « maître chez soi ». Mais ses difficultés face aux rebelles l'ont rattrapé ; le soutien de l'armée française lui est devenu vital. D'où cette proposition de grâce en signe de reconnaissance... et de soumission. Dans ce jeu d'otages et de chantage, Déby et Sarkozy, ces éminents représentants de la classe dominante, étalent ici leurs mœurs crapuleuses dignes du plus minable des mafieux.
 
3) Jean-François Bayart, op. cit.
 
 mardi 4 mars 2008 à 16h43
 
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 18:17
 
 
Yorongar confirme la détention; l’enquête gouvernementale manque d’indépendance

Yorongar-Ngarlejy-copie-1.jpg

(Paris, le 4 mars 2008) – Le gouvernement tchadien devrait sans délai fournir des explications à propos de la disparition du dirigeant de l’opposition, Ibni Oumar Mahamat Saleh, arrêté par les forces de sécurité de l’État il y a un mois, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
Un deuxième parlementaire important de l’opposition arrêté en même temps, Ngarlejy Yorongar, a refait surface il y a quelques jours. Il a confié à Human Rights Watch qu’après 18 jours de détention aux mains du gouvernement, il s’était évadé et se trouve actuellement au Cameroun. Selon Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh a été battu lors de son arrestation et il était en mauvaise santé la dernière fois que Yorongar l’a aperçu.  
 
Dans l’intervalle, Human Rights Watch a signalé que la commission d’enquête annoncée par le Président tchadien Idriss Déby Itno et saluée par le Président français Nicolas Sarkozy lors de sa récente visite au Tchad, n’a pas l’indépendance et la crédibilité nécessaires car elle est dirigée par le président de l’Assemblée Nationale tchadienne, un proche allié du Président Déby.  
 
« Le Président Sarkozy est venu et il est reparti, et Ibni est toujours porté disparu », a déclaré Georgette Gagnon, directrice de la division Afrique de Human Rights Watch. « Une commission dirigée par un membre du parti au pouvoir au Tchad ne peut être indépendante. Le Président Déby a mystifié le Président Sarkozy. »  
 
Une enquête réalisée au Tchad par Human Rights Watch
a révélé qu’Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole d’une coalition de partis politiques de l’opposition, Lol Mahamat Choua, un ex-président tchadien, et Ngarlejy Yorongar, président du parti politique Fédération Action pour la République, avaient été appréhendés le 3 février 2008 par les forces de sécurité de l’État. Leur arrestation s’inscrit dans le contexte de répression qui frappe les opposants politiques dans la capitale, N’Djamena, suite à une tentative de coup d’État menée par des rebelles tchadiens début février.  
 
Le 27 février, au cours d’une visite du Président Sarkozy au Tchad, le Président Déby a déclaré que son pays avait mis en place une « commission d’enquête internationale qui fera la lumière sur l’ensemble des choses qui se sont passées à N’Djamena » lors de l’attaque rebelle. Il a expliqué que la commission serait dirigée par le président de l’Assemblée Nationale, Nassour Ouaidou Guelendouksia, un membre du parti du Président Déby et ex-premier ministre. Le mandat de la commission ne se limite pas à la question des politiciens « disparus ». Aux termes du décret créant la commission, il couvre « l’agression soudanaise du 28 janvier au 8 février ». La commission comptera 11 membres, dont sept Tchadiens, et l’Union européenne, l’Union africaine, la France et l’Organisation internationale de la Francophonie auront un représentant chacun.  
 
Le 27 février, le Président Déby a déclaré que l’attaque rebelle avait « causé la mort de plus de 400 personnes civiles et d’autres portées disparues, parmi lesquels des chefs de partis politiques », donnant à penser qu’il tentait de rejeter la responsabilité de la « disparition » d’Ibni Oumar Mahamat Saleh sur les rebelles. Le Président Déby a également signalé que « certains chefs de partis politiques, comme Lol Mahamat Choua, qui ont été retrouvés avec les groupes rebelles, ont été arrêtés ».  
 
Le 14 février, le gouvernement tchadien avait reconnu qu’il détenait Lol Mahamat Choua. Après avoir été assigné à résidence, ce dernier a ensuite été libéré. Le Président Déby a annoncé que « l’enquête internationale verra à quoi Lol a joué pendant cette période-là ».  
 
L’enquête de Human Rights Watch, qui repose sur le témoignage de multiples témoins oculaires, a révélé que des soldats de l’armée gouvernementale s’étaient rendus chez Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh et Lol Mahamat Choua le 3 février afin de les arrêter. Contrairement aux allégations du Ministre tchadien de l’Intérieur Bachir, l’enquête de Human Rights a dévoilé que dans chaque cas, les forces de sécurité gouvernementales avaient chassé les forces rebelles des quartiers concernés pour en reprendre le contrôle total avant les arrestations.  
 
Le récit de Yorongar à propos de son arrestation par les soldats gouvernementaux le 3 février corrobore la description des événements publiée par Human Rights Watch. Yorongar a confié à Human Rights Watch qu’il avait ensuite été emmené dans une prison située à l’intérieur d’une base militaire proche de la présidence, où étaient également détenus Ibni Oumar et Lol Mahamat Choua. Il a ajouté qu’il avait été enchaîné pendant 18 jours jusqu’au 21 février à l’aube, lorsque ses ravisseurs l’ont emmené dans un cimetière des environs, ont détaché ses chaînes et ont fait feu dans sa direction sans l’atteindre. Yorongar s’est alors enfui pour rejoindre le Cameroun.  
 
La libération de Yorongor le 21 février coïncide avec les déclarations des ministres des affaires étrangères tchadien et français selon lesquelles Yorongar avait été « retrouvé vivant ».  
Human Rights Watch a demandé que soit menée une enquête répondant aux normes internationales relatives à l’indépendance de ce type de mission, par exemple une enquête réalisée par le Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires. Human Rights Watch a réitéré son appel pour que le gouvernement tchadien fournisse immédiatement des explications à propos du politicien « disparu ».  
 
« C’est le gouvernement qui a arrêté Ibni, c’est donc le gouvernement qui devrait le présenter », a souligné Georgette Gagnon.  
 
Le 11 février, le Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a rapporté à Human Rights Watch que le Président Déby avait indiqué que les politiciens « disparus » étaient détenus à la Direction des Renseignements Généraux à N’Djamena.  
 
Human Rights Watch reste préoccupée par le fait qu’Ibni Oumar Mahamat Saleh pourrait être victime d’une disparition forcée. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, que le Tchad a signée le 6 février 2007, définit une disparition forcée comme étant « l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi ».  
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 03:59
Amnesty International
 
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«Nous avons reçu des informations selon lesquelles le 6 février, au moins trois hommes auraient été exécutés par des membres de l'armée tchadienne. Leurs corps sans vie ont ensuite été jetés dans le fleuve Chari.
 
En cette matinée du 7 février, leurs cadavres auraient été repêchés par des agents de l'administration tchadienne », a indiqué Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d'Amnesty International.

On ignore l'identité de ces trois hommes, mais on pense qu'ils appartiennent au même groupe ethnique que les groupes armés d'opposition qui ont mené des attaques contre la capitale N'Djamena durant le week-end.

L'organisation craint que les autorités tchadiennes ne se lancent dans une chasse aux sorcières d'envergure pour traquer les personnes perçues comme appartenant aux groupes armés d'opposition.

Alors que le président Idriss Déby, le 6 février, a insisté sur le fait que les forces gouvernementales avaient repris le contrôle du pays, il ajoutait que certains rebelles se trouvaient à N'Djamena déguisés en civils.

Amnesty International a reçu des informations qui laissent entendre que l'armée tchadienne va poursuivre ses arrestations illégales visant des civils et des membres de la société civile, notamment des journalistes et des défenseurs des droits humains.

Le rôle de la France

Le 6 février, jour où les exécutions extrajudiciaires auraient eu lieu, le ministre français de la Défense Hervé Morin, présent à N'Djamena, a assuré le président Idriss Déby du soutien sans faille de la France.

«Les exécutions extrajudiciaires et les arrestations arbitraires constituent de graves violations des droits fondamentaux et sont proscrites par la loi tchadienne et les instruments internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Tchad est partie.

Elles doivent cesser immédiatement, a déclaré Tawanda Hondora.
«Nous exhortons la France à user de son influence pour inciter les autorités tchadiennes à enquêter sur ces exécutions extrajudiciaires présumées et à prévenir de tels agissements. Leurs auteurs doivent être tenus pour pénalement responsables.»

Les opposants politiques

Amnesty International a lancé dès le 5 février 2008 une action en faveur de quatre dirigeants tchadiens de l'opposition arrêtés par les forces de sécurité à N'Djamena le 3 février.

Lol Mahamat Choua, Ngarlejy Yorongar, Ibni Oumar Mahamat Saleh et Wadel Abdelkader Kamougué sont des personnalités renommées de l'opposition politique.

Bien qu'on ignore toujours où ils se trouvent, des informations reçues par Amnesty International laissent à penser qu'ils seraient actuellement détenus dans le palais présidentiel et qu'ils risquent de graves risques d'être torturés o victimes de disparitions forcées.

«Le gouvernement tchadien doit sans plus attendre révéler ce qu'il est advenu des quatre hommes et dévoiler les motifs de leur arrestation. Il doit également informer leurs familles et leurs avocats de leur sort. Enfin, les autorités doivent les inculper d'une infraction prévue par la loi ou les libérer sans délai.»

«Il semble que le gouvernement tchadien profite du conflit actuel avec l'opposition armée pour mettre derrière les barreaux des personnes qui dénoncent sa politique de manière pacifique, a poursuivi Tawanda Hondora.

«Tandis que le monde a les yeux rivés sur les combats qui font rage, ces personnes sont arrêtées chez elles - et nous ne savons pas ce qui va leur arriver par la suite.»

RESUME DE LA SITUATION

Depuis 2003, répartis dans 12 camps de réfugiés au Tchad, 240 000 Darfouris ont fui devant les attaques perpétrées contre leurs villages par les forces armées soudanaises, les milices Janjawids et des groupes armés d'opposition. Ils dépendent presque entièrement de l'aide humanitaire.

En 2005, les attaques se sont progressivement étendues au Tchad où des groupes armés ont pillé des villages et tué des fermiers locaux, en s'en prenant spécifiquement aux membres de certains groupes ethniques comme les Dajos et les Masalits, systématiquement et inlassablement chassés de chez eux. Plus de 180 000 Tchadiens vivent aujourd'hui dans des campements installés dans et autour des camps de réfugiés dans l'est du Tchad.

Les principaux responsables sont des miliciens connus sous le nom de Janjawids - dont certains sont originaires du Soudan et d'autres du Tchad -, ainsi que d'autres groupes armés tchadiens. Le gouvernement du Soudan n'a pris aucune mesure pour empêcher ces attaques transfrontalières, laissant ainsi les Janjawids, souvent porteurs de cartes d'identité de paramilitaires soudanais, attaquer, piller et tuer sur le territoire tchadien comme ils l'ont fait au Darfour.

Le Soudan et le Tchad s'accusent mutuellement d'appuyer, de protéger et d'armer les groupes armés d'opposition.

Les relations entre les deux pays se sont détériorées à tel point que, le 28 novembre 2006, le gouvernement tchadien s'est dit en «état de guerre» avec le Soudan.

Le 25 septembre 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité la résolution 1778, autorisant la mise en place dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine d'une opération des Nations unies (MINURCAT), appuyée par une force militaire européenne, l'EUFOR.

Selon les termes de cette résolution, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies, l'EUFOR a pour mandat de contribuer à la protection des civils.

Face à l'intensification du conflit entre le gouvernement tchadien et les mouvements rebelles, notamment lors des 2 et 3 février 2008,
les forces de l'EUFOR ont retardé leur déploiement pour le faire débuter qu' à partir du 12 février.

L'aggravation du conflit pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la population déjà très affectée de l'est du Tchad. L'insécurité a contraint les organismes internationaux d'aide humanitaire à évacuer leur personnel des camps de réfugiés, et les autorités ont fait de même avec les gendarmes qui assuraient un minimum de sécurité dans les camps.

«Les civils tchadiens ont un besoin urgent de protection et de services de base. Les organisations humanitaires devraient être autorisées à intervenir librement et sans crainte partout dans le pays.»
«L'aggravation des tensions va avoir des conséquences désastreuses pour les hommes, les femmes et les enfants qui attendent depuis si longtemps d'être protégés», a conclu Tawanda Hondora.
 
 
News Press 03/03/2008 12:34
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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 02:43
Vu et Entendu pour vous
 
La chaîne publique France 2 dans son journal télévisé de 20 heures du 03 février 2008 : Un empire immobilier, celui des chefs d’Etats producteurs de pétrole (Omar Bongo, Dénis Sassou-Nguesso…).
 
[…] en Afrique avec un sujet sensible et encore tabou : la corruption et les détournements. De plus en plus d’associations africaines s’alarment des milliards détournés depuis des années par certains chefs d’Etats. En France, suite à une plainte, la police et la justice ont enquêté pour la première fois ces derniers mois sur les acquisitions luxueuses de plusieurs dirigeants, en particulier en région parisienne. La plainte a finalement été classée sans suites (infraction insuffisamment caractérisée, selon le parquet de Paris) mais les listes que nous avons pu consulter sont édifiantes...  
 
 
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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 02:37
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PARIS -(©AFP / 04 mars 2008 00h50)  Un soldat français de la force européenne chargée de sécuriser l'est du Tchad et de la Centrafrique a été porté disparu lundi soir après un incident survenu au Soudan où son véhicule avait pénétré par erreur, ont annoncé les états-majors de l'Eufor Tchad-RCA et des armées à Paris.
 
Selon un communiqué de l'Eufor Tchad-RCA, cet "incident frontalier" -premier incident notable depuis le début en janvier du déploiement de la force européenne- s'est produit dans la région de Tissi (localité tchadienne frontalière du Soudan), au sud-est de la zone d'opérations".
 
"Un véhicule léger de type Land-Rover a traversé non intentionnellement la frontière et pénétré sur 3 km en territoire soudanais", a précisé l'Eufor, indiquant qu'une "tentative de récupération du véhicule avait été confrontée à des tirs hostiles", contraignant les soldats à se replier.
 
"Un soldat de l'Eufor est actuellement porté disparu", a ajouté la force européenne, spécifiant "qu'aucune autre information ne pouvait être immédiatement communiquée pour des raisons opérationnelles".
 
Le soldat appartenait aux "forces d'entrée en premier" sur le théâtre des opérations, a toutefois précisé un porte-parole de l'Eufor interrogé par l'AFP, se refusant a confirmer qu'il s'agissait d'un membre des forces spéciales françaises.
 
De son côté, l'état-major des armées à Paris a indiqué, sans plus de détails, que le soldat porté disparu était de nationalité française et qu'un autre autre militaire français se trouvant dans le même véhicule avait été récupéré lors de cet incident qui s'est produit vers 15H00 locales (14H00 GMT).
 
Le second soldat, légèrement blessé, a été évacué par hélicoptère vers l'hôpital de campagne de Birao, en République centrafricaine.
 
L'Eufor Tchad-RCA est chargée de veiller à la sécurité d'une mission de police de l'ONU ainsi que des centaines de milliers de réfugiés soudanais du Darfour et de personnes déplacées dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique.
 
Le déploiement de l'Eufor, qui comptera 3.700 soldats au total dont 2.100 Français, et devait initialement démarrer fin 2007, a été retardé en raison de l'offensive des rebelles tchadiens sur N'Djaména début février.
 
 
 
L’Eufor annonce un incident transfrontalier avec le Soudan
 
La force européenne Eufor en cours de déploiement dans l'est du Tchad a rapporté lundi soir un incident transfrontalier avec le Soudan au cours duquel un véhicule de l'Eufor a pénétré involontairement en territoire soudanais. /Photo d'archives/REUTERS
 
03/03/2008 Reuters
 
La force européenne Eufor en cours de déploiement dans l'est du Tchad a rapporté lundi soir un incident transfrontalier avec le Soudan au cours duquel un véhicule de l'Eufor a pénétré involontairement en territoire soudanais.
 
L'incident a eu lieu dans le secteur de Tissi, dans le sud-est de la zone d'opération de l'Eufor.
 
L'Eufor, qui comptera au total 3.700 soldats de 14 pays, dont un grand nombre de Français, a pour mission d'assurer la protection des populations civiles du Darfour voisin.
 
Jean-Loup Fiévet
 
 
Un soldat français de l'EUFOR porté disparu après un incident sur la frontière entre le Tchad et le Soudan
 
AP | 04.03.2008 | 00:48
 
Un soldat français de l'EUFOR, la force européenne déployée dans l'est du Tchad, est porté disparu après que son véhicule a essuyé des tirs du côté soudanais de la frontière, a-t-on appris lundi auprès du ministère de la Défense et de l'EUFOR. Un autre soldat, français également, a été blessé dans l'incident, qui s'est produit lundi après-midi.
 
Le capitaine Christophe Prazuck a déclaré à l'Associated Press (AP) qu'un 4x4 de l'EUFOR, dans lequel se trouvaient les deux soldats, s'était "égaré" du côté soudanais de la frontière et a "été pris à partie". Le véhicule a été détruit, a-t-il précisé.
 
Un des soldats français, blessé, a pu être récupéré par d'autres membres de la force, mais on ignorait le sort du deuxième soldat, qui restait introuvable. "Nous n'avons pas de nouvelles, nous ne savons pas ce qu'il est devenu", a déclaré le capitaine Prazuck.
 
On ignorait qui a pris les soldats pour cible.
La voiture faisait partie d'une "section avec quelques autres véhicules", mais seul le 4x4 des deux Français a franchi la frontière par accident, selon le capitaine.
Plus tôt, le porte-parole de l'EUFOR Dan Harvey avait déclaré que l'incident avait eu lieu à trois kilomètres à l'intérieur du territoire soudanais, dans la région de Tissi, point de convergence entre le Tchad, le Soudan et le Centrafrique.
 
Il avait précisé que les autres soldats de l'EUFOR, tentant de récupérer les deux Français égarés, avaient à leur tour essuyé des coups de feu et été contraints de se replier.
 
Il s'agit du premier incident connu depuis le début du déploiement de l'EUFOR cette année. Actuellement composée de 600 hommes, elle devra en compter 3.700 à terme. Environ 2.000 Français y participeront, dont 450 sont déjà sur place.
 
La force européenne de maintien de la paix a été créée pour assurer la protection des camps de réfugiés venus du Darfour et les travailleurs humanitaires, principalement dans l'est du Tchad, mais également au Centrafrique.
 
AP
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 01:55

FINI KODE
Pour la renaissance centrafricaine


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Franck SARAGBA
Les Belles Pages
 




F I N I K O D E
 
 
Fini Kodé, c'est la rupture avec cette mentalité de soumission et d'aliénation.
Fini kodé, c'est l'émancipation du tutorat, des diktats et de toutes les dérives.
Fini kodé, c'est la revendication du droit au respect et à la souveraineté.
Fini kodé, c'est l'affirmation de la vraie indépendance préalable à une intégration panafricaine.
Car s'il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cèdent, il est également dans sa nature de respecter ceux qui résistent. »
 
Franck SARAGBA, 43 ans, est originaire de la République Centrafricaine. Après plusieurs années de repli, ce diplômé de sciences-Pô, a décidé désormais de se consacrer pleinement à la politique dans son pays natal, le Centrafrique.
Son objectif: apporter sa contribution pour une renaissance Centrafricaine qu'il juge préalable à une intégration panafricaine.
10,00€
ISBN: 978-2-915588-14-9 


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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:45
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AFP 03.03.08 | 17h19
 
Les avocats des trois opposants tchadiens arrêtés le 3 février à la fin d'une attaque rebelle ratée à N'Djamena, dont un est toujours porté disparu, ont annoncé lundi qu'ils "récusaient" la commission d'enquête créée par les autorités, mettant en cause sa "neutralité".
 
 
Les autorités tchadiennes ont créé lundi une commission d'enquête dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Nassour Ouaïdou, membre de la majorité favorable au président Idriss Deby Itno. Cette commission comprendra notamment des représentants de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), l'Union européenne (UE), l'Union Africaine (UA) et la France.
 
Elle aura trois mois pour faire la lumière sur l'attaque rebelle ratée du 2 et 3 février à N'Djamena et "sur les personnes portées disparues" depuis lors.
Le président Deby avait promis, lors de la visite mercredi à N'Djamena de son homologue français Nicolas Sarkozy, d'ouvrir une "enquête internationale", portant notamment sur le sort des opposants.
 
Mais Me Abakar a qualifié la commission créée lundi de "nationale".
Trois opposants ont été arrêtés le 3 février par les services de sécurité tchadiens, selon des témoignages concordants. Depuis, l'ex-président Lol Mahamat Choua, détenu par les autorités, a été libéré jeudi, et le député Ngarlejy Yorongar, qui dit avoir réussi à fuir au Cameroun, a réapparu au cours du week-end après avoir été porté disparu pendant près d'un mois.
 
On ignore en revanche toujours le sort du porte-parole de la principale coalition de l'opposition, Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est sans nouvelles depuis le 3 février.
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE