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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 22:09
300. YANDAKA Olivier, Chauffeur
301. LIMISSA Médard, Chauffeur
302. MBETIYANGA Mélaine, Femme au foyer
303. NGAIPORO Adeline, Femme au foyer
304. NGBO GNAKPOMO Lydie, Femme au foyer
305. MBETOUBAM Suzanne, Femme au foyer
306. FEIBOUKO Esther
307. NGAFODAN Maril, Gardien
308. MAOU Raymond, Gardien
309. ZONGABANE Anne, Femme au foyer
310. NAMSENE Jean Marie, Chauffeur
311. DAWE Mathilde
312. BISSAKOUNOU Edmond, Gardien
313. KONGBO Narcisse, Chauffeur
314. WILIKOE Etienne, Elève
315. KABAYA Destin, Chômeur
316. BAMBARAS Ingrid, Femme au foyer
317. OUAKOUA Hugo, Gardien
318. GOUGOU Eric, Chômeur
319. KANGA Estève, Chômeur
320. WILIKOZI MOUSSA, Commerçant
321. DOYOGO Prisca, Femme au Foyer
322. MOKOSSIALO Sylvain, Etudiant
323. SEREMALE Marius, Retraité
324. MOKOTEMAPA Eliane, Elève
325. WILIBIZON Paulin, Retraité
326. YOWO Roselin, Chômeur
327. YOWO Camille, Elève
328. GBOKOU Davy, Chômeur
329. DEFIO Rosine, Elève
330. DEFIO Thomas, Retraité
331. DEFIO Honorine, Femme au Foyer
332. NDELAFIO Nestor, Tailleur
333. YAPALAKOUA Gaël, Elève
334. BABOUA Fred, Chômeur
335. BIRO Benjamine, Commerçante
336. SINGA Noël, Responsable réligieux - Pasteur
337. ZOKOYA Natacha, Commerçant
338. KPOMBENGO Serge, Commerçant
339. MAMADOU Simon, Commerçant
340. MONGALA Mathurin, Commerçant
341. POUNGAMODO Etienne, Commerçant
342. GAMEDA Bernard, Commerçant
343. DOUMTA Dieudonné, Commerçant
344. YAKETE Augustin, Commerçant
345. NDEKOTE Sylvie, Commerçante
346. TIKOMADA Serges, Commerçant
347. KOUE Parfait, Commerçant
348. MAZIDERE Dieudonné, Gardien
349. BELIO Félix, Chômeur
350. BELIO Noël, Religieux - Diacre
351. YAKITE Teddy, Elève
352. YAKITE Florence, Femme au Foyer
353. MOKOTE Sylvain, Technicien
354. REDOUA Antoine, Gardien
355. KOLOU Anicet, Professeur - Enseignement
356. KOLOU Laurentine, Femme au foyer
357. KOLOU Firmin, Etudiant
358. KOLOU Faustin, Etudiant
359. KOLOU André, Responsable religieux - Pasteur
360. MAMADOU ALI, Commerçant
361. ZOUZOUKO Innocent, Responsable religieux - Pasteur
362. MOKOLE Jerry, Elève
363. BENAM Annick, Vendeuse
364. SEBOUT Freddy, Etudiant
365. SEBOUT Romaric, Elève
366. WAGAL Rode, Elève
367. KOMANE Hervé, Vendeur
368. DENAMZ Rosine, Vendeuse
369. BENAM Crépin,
370. DANAI Alfred, Chauffeur
371. NINGAMBA Robert, Manutentionnaire - Peseur
372. TANGA Cécile
373. NINGKPI Serge
374. GUETEL MASSAMBA
375. DORKEM Prince
376. GOUDJELE DOBIRI Frédéric, Elève
377. PLOKO Marguerite
378. YIDON François
379. MANDABA Michel
380. GUEREKODE Emmanuel, Démocrate militant
381. NGOUBE Job, Démocrate militant
382. NADOU Henri, Etudiant
383. BOYNGOMBE Gervais, Professeur - Enseignement
384. NADOU Hervé, Elève
385. YASSE Jeanne, Femme au foyer
386. ALI Placide, Commerçant
387. MAPOUKA LOBE, Etudiant
388. YONOMO Anne, Femme au foyer
389. ZOUTE Alphonsine, Femme au foyer
390. NADOU Emilienne, Femme au foyer
391. DJOUMA Samuel, Professeur - Enseignement
392. DJOUMA Sylvie, Etudiante
393. BABIRONGO Raymond, Professeur - Enseignement
394. OUANGUI Catherine, Commerçante
395. NDJAPORO Bienvenu, Gardien
396. NDAGBIA Jean de Dieu, Etudiant
397. DOUMTA Dieudonné, Professeur - Enseignement
398. NGBOWALI Jacqueline, Commerçante
399. GOTOA Emmanuel, Etudiant
400. MAKOUDOU Cyrille, Chômeur
401. YASSEBAMBO Céline, Commerçante
402. MAROUBA Bienvenu, Chômeur
403. MBREZI Thérèse, Femme au foyer
404. TOGO Diane, Femme au foyer
405. DASSANDJI Elise, Femme au foyer
406. MANDAZOU Marie, Femme au foyer
407. DOPENGARA Rock, Chômeur
408. BANGUE Sébastien, Chômeur
409. KANLLHY Paul Michy, Etudiant
410. BADOUCA Colette, Femme au foyer
411. YAMBO Jean Noël, Etudiant
412. NGUEREYO Elise, Commerçante
413. PACHEMO Catherine, Femme au foyer
414. MAZIMBERE Dieudonné
415. DEBAT Mevic, Démocrate militant
416. SITOU Frédéric, Démocrate militant
417. DODJIGOTO Max, Démocrate militant
418. DOGO Gilbert, Démocrate militant
419. NGABA Marcellin, Démocrate militant
420. SIOBOUA Ella, Femme au foyer
421. BELYO Suzanne, Commerçante
422. YANGAMA Trésor, Etudiant
423. NDJEBE Jacques, Retraité
424. DOUMELEMAKO Isidore, Etudiant
425. SANGOMO Pierre, Etudiant
426. KARI Suzanne, Etudiante
427. FOUMBA Elisabeth, Etudiante
428. AWOUSSA Carole, Etudiante
429. NGUIMALET Fédéra, Etudiante
430. KOPOZO Natacha, Etudiante
431. KOPIAMBO Florence, Etudiante
432. POUGBAMA Mathieu, Etudiant
433. NGAINE Joséphine, Etudiante
434. WADOMOUALA Jean Pierre, Etudiant
435. DARANGO Abel, Etudiant
436. SOUANGO Jean de Dieu, Etudiant
437. SITIVO Bona, Etudiant
438. MAPELLA Maxime, Etudiant
439. BOMONYAKO DEMBA, Etudiant
440. ANDJE LABADJE Peter, Etudiant
441. AZOUDA AYHOUSE, Etudiant
442. NZAPAYEKE Dieudonné, Etudiant
443. DOMOLOMA François Xavier, Etudiant
444. MANDAYNE Nadine, Etudiante
445. LEOBWA Brigitte, Etudiante
446. SORONGO Bernadette, Etudiante
447. LOGABO Marie Josée, Etudiante
448. MOLENGUELA Innocente, Etudiante
449. MAITANDO Gypsie, Etudiante
450. MAPOUKA Estella, Etudiante
451. DOANZOYEN Olga, Etudiante
452. TIASSI Véronique, Etudiante
453. MAMBE Blandine, Etudiante
454. MAPELLA Béatrice, Etudiante
455. ABORYOT Edith, Etudiante
456. MBIATO Jeanne, Etudiante
457. DEMBAULT Aimée, Etudiante
458. FOLO Prisca, Etudiante
459. DIDIKO Kati Esther, Etudiante
460. DEMBA Clet, Etudiant
461. KOTHE Sophie, Etudiante
462. NANIBE Marguerite, Etudiante
463. IFEINA André, Etudiant
464. GBONZGNAKO Sylvie, Etudiante
465. MAZIGOTO Ruth, Etudiante
466. BETENEZI Alphareire, Etudiante
467. ZIMAGO Fidél, Artisan Soudeur
468. OKPALAYANKOA Fernand, Vendeur
469. ZINDA Jules, Commerçant
470. POUTOU Patrick, Elève
471. DOYOLO Donald, Conducteur d'engins
472. DOYOLO Théophile, Elève
473. ZOUKONDI Brice, Elève
474. BAFIO Teddy, Etudiant
475. BOMANGO Fernand, Artiste
476. BOUYOLO Eric, Elève
477. BAKELA Odilon, Commerçant
478. MONSSOUA Parfait, Etudiant
479. MONSSOUA Séverin, Etudiant
480. TAMBOULA Saturnin, Etudiant
481. GBAGALAMA Vivien, Etudiant
482. MAVOUNGOU Saint Cyr, Elève
483. BEFIO Fidèle, Maçon
484. FEINAGNA Jonathan, Elève
485. DANGBI Didier, Elève
486. DATILA Patrick, Etudiant
487. SOMA Brice, Electricien
488. SOMA Arthur, Elève
489. SOMA Odilon, Elève
490. BEGOMA Achille, Jardinier
491. OUMAROU Kévin, Charpentier
492. YOFEI Michel, Fonctionnaire retraité
493. MONGONDO Jonas, Artisan
494. MONGONDO Sebastian, Artisan
495. IBRAHIM GAYMAI, Agriculteur
496. ASSANA ALI, Chauffeur
497. OURIA André, Retraité
498. YAMODO MAGBA Ludovic, Agriculteur
499. KONGONOU Fidèle, Agriculteur
500. CONTE Carole, Commerçante
501. WANGLOZEGON Guy, Etudiant
502. DEBATO Niala, Coiffeuse
503. WANGLOZEGON Fernande, Femme au foyer
504. WANGLOZEGON Pélagie, Femme au foyer
505. BARRA Fred, Commerçant
506. BARRA Brice, Elève
507. BARRA Gilberte Reine, Elève
508. LITTO Nadine, Femme au foyer
509. BOSSANA Armel, Boulanger
510. TONGO Serges, Commerçant
511. TONDOLA Pierre, Retraité
512. LAGUERRE Michaël, Elève
513. LAGUERRE Josia, Elève
514. LAGUERRE Evariste, Elève
515. LAGUERRE Patricia, Commerçante
516. BAKPELIN Yvon, Elève
517. SENGATHE Rodrigue, Chômeur
518. SENGATHE Brice, Elève
519. BORON Oscar, Commerçant
520. BORON Ornela, Elève
521. BORON Adélia, Chômeur
522. BORON Alida, Elève
523. BORON Charlemagne, Chômeur
524. BORON Eric, Commerçant
525. BORON Léa, Femme au foyer
526. ASSANA Kade, Gardien
527. ASSANA Romaric, Chômeur
528. ASSANA Thibaut, Chômeur
529. ASSANA Odilon, Chômeur
530. ASSANA Béranger, Elève
531. BOGANDA Bernadette
532. BOGANDA Chancella, Elève
533. BOGANDA Badara, Elève
534. BOGANDA Sadrak, Elève
535. GUELEMBE Patrick, Elève
536. GUELEMBE Carole, Elève
537. GUELEMBE Chimène, Elève
538. GUELEMBE Prince, Elève
539. GUELEMBE Corinne, Elève
540. GUELEMBE Rita, Femme au foyer
541. GUELEMBE Manuela, Elève
542. KOSSI Axel, Etudiant
543. MBARI Sandrine Judith, Responsable d'ONG (Trésorière)
544. MORBE Josiane Yvette, Responsable d'ONG (Secrétaire)
545. YARAFA Félix, Etudiant
546. BANDA Bernard, Commerçant
547. NGUERET Janvier Brice, Commerçant
548. KOSSI Remy, Etudiant
549. KARIBI Elkanore, Boucher
550. KOALE Yves Désiré, Elève
551. NABONA Saint Cyr, Elève
552. GADANA Hubert, Elève
553. NGOMBE Saint Clair, Elève
554. POUSSOU Dieudonné, Elève
555. NOUDJLOU Bertrand, Elève
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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 21:49

 

 

 

Depuis son lancement et après les premières signatures, le Manifeste pour un véritable dialogue inclusif en Centrafrique continue de connaître un réel succès. Il a recueilli à ce jour plus de 3.000 signatures de compatriotes et démocrates de toutes origines sociales et professionnelles, aussi bien et surtout au pays qu’à l’extérieur de la République centrafricaine.

A n’en point douter, c’est la preuve manifeste de tout l’espoir que suscite la perspective de tenue de ce dialogue tant attendu car de son bon déroulement dépendent le sort et l’avenir à très court terme de ce pays et ses populations, qui ont payé depuis 1996, un si lourd tribut aux troubles politico-militaires nés des diverses tentatives de prise de pouvoir par coup d’Etat ou rébellion. Centrafrique-Presse se fait le plaisir de publier in extenso et au fur et à mesure la liste des signataires...Bravo...!!!!! La liste n'est pas close. Il faut toujours envoyer les signatures à l'adresse suivante :
demangho@free.fr


  Liste actualisée des signataires du Manifeste au 5 juin 2008 (3007 signatures)

De 1 à 299

1. GOUNGAYE WANFIYO Nganatouwa, Avocat
2. DEMANGHO Sylvain, Historien
3. DEMAFOUTH Jean-Jacques, Avocat, ancien Ministre de la Défense
4. MAÏTAR Djim-Arem, Ancien Député de Paoua 2, ancien 1er Vice-président de l'Assemblée nationale
5. OUANGANGO Léon, Avocat
6. N'DOUBA Prosper, Ancien Conseiller spécial à la Présidence de la République
7. NAMKOÏSSE Ruben, Economiste
8. SARAGA Prince Ambroise, Ancien Président de la Cour Constitutionnelle
9. KOMOTO Aubin Roger, Ingénieur Consultant SI Atos Origin France
10. LEMARIE FAYANGA Claudilde, Agente médico-sociale
11. SARAGBA Franck, Politologue
12. POUSSOU Adrien, Journaliste
13. YANDIA Félix, Archéologue
14. MABOU Michel, Docteur en Géographie
15. MARA Jean-Pierre, Ingénieur en télécommunication
16. BANOUKEPA Lin, Avocat
17. DARLAN Dominique Christian, chef d'entreprise, fondateur du site seleka.org
18. POKOU Julien, chef d'entreprise
19. MANDALO Théophile, Consultant
20. PABANDJI Didier Martial, Journaliste, Doctorant en Philosophie
21. NGAKOUTOU Octave, Citoyen centrafricain
22. BETINDJI Jean-Pierre, Philosophe, Médiateur Généraliste
23. ROUSSET Danièle, Infirmière, Ancienne coopérante à Kouki Bossangoa
24. AMODA Alphonse, Economiste, Ancien Consul de la RCA à Douala (Cameroun)
25. GUENENGAY Yves, Informaticien
26. YABANDA Claude, Consultant en Télécommunication et NTIC, Ancien chef de Cabinet particulier à la Vice-présidence de la République
27. SARAMATCHI Armand-Barthélémy, Juriste, Militant de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH)
28. BAIKOUA Virginie, Agente administrative des Collectivités territoriales
29. ZAMETO Faustin, Sociologue, Ancien Haut Commissaire du Gouvernement en charge de la Décentralisation et la Régionalisation
30. ZEMBELLAT Ghislain, Artiste Musicien
31. GOMTOUA Armand, Peintre en bâtiment
32. BINGUIMANDJI Guy, Citoyen centrafricain
33. DOROKOUMA Michel, Sociologue, Conseiller Entreprises et Recrutements
34. METEFARA Marcel, Ancien Ministre
35. ANGUIMATE Eloi, Universitaire, Philosophe/Ecrivain, Ancien Ministre
36. ANGUENE Timothée, Ancien Ministre de l'Agriculture et de l'élévage, Ancien Ministre du Transport et de l'Aviation civile
37. GUINARI Ricko Henri, Ingénieur en Informatique, Consultant en Technologie de l´Information chez Siemens et Deutsche Bank - Francfort Allemagne, Ancien Directeur Général de l´ONI et de l´ART en Centrafrique
38. CHANTRY Michel, Informaticien
39. OUILIDAN Freddy Silvère, Juriste/Chercheur, Secrétaire du Mouvement d'Action pour la Renaissance et le Salut (M.A.R.S)
40. KODEGUE Guy-Simplice, Juriste, Citoyen militant
41. REDJEKRA Jean-Pierre, Principal du Collège Saint Laurent du Maroni (Guyane Française), Vice-président du parti PATRIE et Membre de la LCDH
42. DOUNIA GALASSOMA Frédéric, Professeur (enseignement)
43. PREVOS Joel, Spécialiste en Sécurité, Citoyen Militant pour la paix et la démocratie
44. MAKOUNDJI Philippe, Architecte, Gérant de Société de Construction à Quimper (France), Secrétaire chargé des Relations Extérieures du parti MDI-PS de 1993 à 2001, Président de l'IECAF (Initiatives Economiques Centrafricaines)
45. AGBA OTIPKO Mézodé, Ancien Député et Ancien Ministre des Affaires Etrangères
46. NGOUYOMBO Saint Cyr, Agent hôtelier
47. BAMA Al Raphael, Ingénieur commercial
48. NGOUNDA Bertin, Economiste, gestionnaire de formation
49. YANGALA Privat Emmanuel, Artiste Comédien
50. BAKIROU Abba Issiaka Mahamat, Auditeur comptable
51. NDOUBA Adolphe, Citoyen centrafricain
52. TODJIRET Roland, Agent de service Education nationale
53. MAHAMAT Ali Hafiz, Auditeur à l'ISM Dakar (Sénégal)
54. SANGHAMI KILO, Ancien Député
55. Edwige DONDRA, Assistante sociale
56. MOKIMANI Thomas Bruno, Ancien militaire
57. MAÏTART Modeanga-Bélem, Citoyen centrafricain
58. DOUBA Gervais, Enseignant-Chercheur en Sciences de Gestion IUT-Université de Rouen, Vice-président de DEI/France
59. WAYAWO Augustin, Etudiant en Master de Télécommunication
60. GUIANISSIO Philippe, Citoyen centrafricain
61. GOUNFIO Cyrille, Etudiant en Master degré option infrastructure et équipement d'hydraulique
62. ZOUMALDE YACKOTA Blandine, Informaticienne
63. KIDIRI Adrien, Libraire
64. REBOUT KOSSI Léocadie, Secrétaire de Direction
65. DOUDANE Valence, Journaliste, Fondateur et Directeur de Rédaction du journal La Plume, Ancien Attaché de presse à la Présidence de la République
66. MARH ZOOCK Daniel Issane, Citoyen centrafricain
67. BOH-MANGUI MBRETENDJI Jean Edgard, Ecologiste
68. MBATA-NGOMBE Désiré, Juriste
69. KIANDJI Dieudonné Thierry, Ancien Ministre et ancien Gouverneur du Palais
70. GONDAMOYEN Stève, T.S Réseaux et Télécommunication
71. BEHOROU Raymond, Ancien Prefet et ancien Maire de la Ville de Bangui
72. BENDOUNGA Joseph, Président du Parti politique MDREC (Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l'Evolution de Centrafrique)
73. TANGA Valérie Blandine, Doctorant Anthropologue
74. LOPEZ BANGUELA Ida, Etudiante Infirmière
75. ANDJALANDJI Roger, Sociologue, chef d'entreprise
76. TICKLE Rébecca, Attachée de Communication, Citoyenne centrafricaine
77. MASREMOGNA-O-LA ZECKZ-YAMO, Journaliste
78. BANOUKEPA Pamphile, Citoyen centrafricain
79. LOPEZ BANGUELA Henri, Opérateur économique
80. FEREOL-SANA Jean Francis, Electrotechnicien
81. MOUSSA Guy, Citoyen centrafricain
82. KOURSANY Roger Fleury, Reporter au quotidien LE CONFIDENT
83. BENINGA KORADJIM Chirac, Militant politique (MDREC)
84. OFIO Pauline, Commerçante
85. SALLET YOUSSOUF, Etudiant
86. KIRABE Sophil, Mécanicien Chauffeur
87. BEGOTO Emmanuel, Etudiant
88. KOLISSOKO Hervé, Etudiant
89. NDIAME Florentin, Etudiant
90. LIMA Jean, Vendeur
91. BENAM Yvette, Vendeuse,
92. DEADE Valentine, Vendeuse
93. ELIAN Sylvie Nadège, Etudiante
94. ELIAN Marie Gisèle, Informaticienne
95. YAKPASSA Jean Constant, Etudiant
96. SAMEDI François, Commerçant
97. BANDA Pépin Florent, Menuisier
98. FIOBONA Edgar Yves, Etudiant
99. MIADJIE Saint Clair, Taximan
100. NGANA Yves Laurent, Commerçant
101. HONISSE Benoît, Agriculteur
102. FIOBOYE Yvette, Coiffeuse
103. BIADIO Kévin, Employé Pousseur
104. TOLOUM Nestor, Garagiste
105. KPEM Albert, Chauffeur
106. BEFIO Modeste, Artisan
107. ORENANE Nestor, Artisan Forgeron
108. MODOYE Victorine, Gérante de commerce
109. BANDA Félix, Elève
110. WEFIO Adèle Claudine, Elève
111. BINGA Françoise, Professeur - Enseignement
112. DANDE Marcellin, Citoyen centrafricain
113. BENAM Alexis Paterne, Elève
114. ORDI Valentin, Commerçant
115. BERIO Constant, Elève
116. GUERIO Fabrice, Etudiant
117. KONGO Edgar, Agriculteur
118. WEBANA Elsa, Commerçante
119. NGARIEM Joseph, Mécanicien
120. YANGOUPANDA Valérie, Elève
121. MBORKASSA Jean, Etudiant
122. MOGO Elie, Professeur - Enseignement
123. DIARA Désiré, Etudiant
124. TIAPAL A. Théodore, Agriculteur
125. JOKABEN Salomon, Chauffeur Mécanicien
126. ENGUEMOU Lucien, Professeur - Enseignement
127. HEREVOTOU Henry, Chauffeur
128. GUENEHOLO Jean Marc, Vendeur
129. NGOUILA Aristote, Infirmier
130. BISSANGUANA Emile, Docteur en medécine
131. KONGO MANDJA Isaac, Elève
132. HASSAN Tahir, Vendeur
133. HISSEN MAHAMAT IBRAHIM, Vendeur
134. ABDOULAYE NDESSI, Vendeur
135. NDOUBANGA Vanessa, Sage Femme
136. FEIKOI Paul, Agent de Santé
137. ZANEFEI Monique,Vendeuse
138. NGUEMANDJI Loïc, Elève
139. MELAMIN Pauline, Agent de la Poste
140. SAMBORO Sébastien, Administrateur
141. MADIAM Elise, Commerçante
142. DANGAFO Sabine, Infirmière
143. GRETOUM Chimène, Elève
144. PORABO Nicaise, Sportif (Footballeur)
145. METEFARA Alexis Brice, Sportif (Footballeur)
146. NAKOUE Thomas, Chauffeur
147. DOLBARIE Vincent, Chômeur
148. DJIORO Prosper, Tailleur
149. ALLAMTO Basile, Tailleur
150. TOLDJIE Fred, Cordonnier
151. NAMFEI Jean Noël, Cordonnier
152. NGAYE Huguette, Elève
153. KONAMNA Loïc Jules, Elève
154. FIOBOYE Daniel, Chômeur
155. KOSSI Ferdinand, Employé d'ONG - Caissier
156. MENANGUE Yvonne, Secrétaire
157. GUEZANE Laure, Elève
158. NGAISSIO Flavienne, Elève
159. NOTOLOUM Jacques, Manutentionnaire - Chargeur
160. RABE Bertrand, Manutentionnaire - Chargeur
161. ORONGAYE Yves, Manutentionnaire - Chargeur
162. BESSOUANE SADRA, Vendeur
163. BEMOFIO Hyacinthe, Etudiant
164. NGANARE Gratien, Etudiant
165. NOUMAPE Louise, Responsable d'ONG - Trésorière
166. SEMBE Noël, Responsable d'ONG - Secrétaire
167. SEMBE Luc Didier, Maraîcher/Jardinier
168. NZANDENGAYE Norbert, Tailleur
169. POUMALE Marc, Briquetier
170. NGOMBELE Saint Clair, Briquetier
171. KONENJI Flore, Femme au foyer
172. DAKALA Jeanne, Femme au foyer
173. NZANDAGA Yvonne, Femme au foyer
174. MAGBA Camille, Imprimeur
175. KOUMAPE Vanessa, Elève
176. KASSOUMBA Odette, Femme au foyer
177. YADENDJI Isaac, Artisan
178. DIKISSI Jacqueline, Femme au foyer
179. MBOLOBO Junior, Manutentionnaire - Pousseur
180. YADOKA Baudouin, Manutentionnaire - Pousseur
181. NGOUADIDE Symphorien, Elève
182. SAMEDI Daniella, Elève
183. KEMBET Didier, Elève
184. PASSET Nestor, Elève
185. DIMBO Jonas, Chauffeur Taxi
186. NZANGA Henriette, Femme au foyer
187. WILIKON Alfred, Commerçant
188. NGONDJI Bertrand, Manutentionnaire
189. TENETE Hubert, Commerçant
190. SENAKOUE Bertine, Femme au foyer
191. PINALI Guy, Manutentionnaire - Pousseur
192. NABEZA Florian, Manutentionnaire - Pousseur
193. NINGADA Rostand, Infirmier
194. NINGADJE Bernard, Policier Retraité
195. MAHAMAT Djibrine, Commerçant
196. HUSSEIN SALLET, Commerçant
197. NGUERET Junior, Elève
198. MOULET Timothée, Agriculteur
199. MOULET Agnès, Agricultrice
200. ABDELAZIZ ALI, Commerçant
201. MARE Blaise, Retraité
202. NAMSENE BEFIO Claude, Militaire Retraité
203. ORONGAYE Thérèse
204. ORONGAYE Max, Electricien
205. GOLIMON Silvère, Peintre
206. SIOVENE Alain Brice, Etudiant
207. MAKPEVODE Martine, Femme au foyer
208. ZOUZOKO Nestor, Chômeur
209. ZONDONO Chancela, Femme au foyer
210. BELEDEKPO Dieudonné, Gardien
211. GAI Philippe, Retraité
212. OMOLOMA Jouesse, Gardien
213. AMAYA Margueritte, Femme au foyer
214. HOULES Hugues, Chômeur
215. KAMBO Lazare, Chômeur
216. KONGBOWALI Maître
217. ADAMA Ali, Commerçant
218. TOMBIE Félix, Retraité
219. AMIR ZAKARIA, Elève
220. OUSMAN ISSAKA, Elève
221. PADEKE Alex, Chômeur
222. IBRAHIM ADRAMAN, Commerçant
223. TOKPA Marie Béti, Agriculteur
224. DOUKOUA Serges, Chômeur
225. DIMADOUM Lopez, Chauffeur
226. YEGUI Charlotte, Femme au foyer
227. DAMBALE Chantal, Femme au foyer
228. DANTI PELLA, Mécanicien
229. NIGA Pierre, Chauffeur
230. TOLOYE Jean, Mécanicien
231. DOUMTE Yannick, Mécanicien
232. BELLO Pétula, Femme au foyer
233. MAITE Augustin, Professeur - Enseignement
234. NDIKI Prince, Gardien
235. TONOUSE Rodrigue, Chômeur
236. CHADADE Luc, Gardien
237. NDOMETE Jean, Chômeur
238. KEWANE Blaise, Chômeur
239. NDOKOIA Nina, Commerçante
240. NGBATAMA Paulette, Commerçante
241. BABAYE Claudia, Commerçante
242. MBETID Hardy, Chômeur
243. MALEKOYO Germaine, Femme au foyer
244. ASSANA Olivier, Chômeur
245. BISSINGOU Stanislas
246. OUAMALE GAUNI
247. NDEKO Innocent, Chômeur
248. BADJENGO Gervais, Chômeur
249. AMEDE Chénisin
250. GONENDJI Gervais
251. SAMBELE Line, Commerçante
252. BICSINGOU Jeanne, Commerçante
253. EFFA Wilfrid, Chômeur
254. ENDJILEKENDJE Gaspard, Chômeur
255. BANAMIA Delphine, Femme au foyer
256. MAWARKA Jonathan, Gardien
257. MBARAFA Bertille, Femme au foyer
258. EBERDAME Reine, Femme au foyer
259. SELEMBI Arthur, Chômeur
260. ASSANA Gauthier, Gardien
261. KOSSI Bijou, Femme au foyer
262. CAMENE Elie, Gardien
263. M'DNEDE Ghislaine, Femme au foyer
264. GOKENDJA Tino
265. ANDJISHONDE Romain, Chômeur
266. YANOBO Reine, Femme au foyer
267. OUNDOUKOU Solange, Femme au foyer
268. SELEBANGUE Romuald, Chômeur
269. SELEBANGUE Serges, Chômeur
270. BANGBA Jean Claude, Chômeur
271. LOMBE Constantin, Chômeur
272. SEREMALE Maurice, Gardien
273. TAGONENDJI Dieudonné, Chômeur
274. PAMO Marie, Femme au foyer
275. GONENDJI Raoul, Chômeur
276. TAGONENDJI Kiro, Chômeur
277. M'KOSSILINE Augustine, Femme au foyer
278. ENDJENDEGO Stéphane, Chômeur
279. SOMBA André, Gardien
280. MAPOUKA Tissant, Chômeur
281. GONDISSAN Benjamin, Chômeur
282. DENGANO Jean Pierre, Chômeur
283. PIYEKANE Ibrahim, Commerçant
284. ZOUNDDE Joséphat, Gardien
285. MONDOTI Galeil, Chauffeur
286. KAMANZIA André, Etudiant
287. MAHITI Mathurin, Gardien
288. GONIKARA Mathurine, Femme au foyer
289. ZOMOINGBA Alexis, Chauffeur
290. WATTA Patrick, Chauffeur
291. MONDUINDO Marina, Femme au foyer
292. KOSSI Patricia, Femme au foyer
293. DONNA Pauline, Femme au foyer
294. IBADJA Antoinette, Femme au foyer
295. MAEKE Berthie, Femme au foyer
296. MAZEKE Sadia, Femme au foyer
297. MORIZONDO Yvonne, Femme au foyer
298. MORIZONDO Michel, Gardien
299. OUABITA Claire, Femme au foyer

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 21:32

Coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique

 

S/C Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

 Avocat

Avenue Barthélemy BOGANDA - B.P. 1883 BANGUI (République Centrafricaine)

Téléphone  : 00 (236) 2161 1458  ou   00 (236) 7504 4104 (pour le Centrafrique)

Téléphone : 00 (33) 6 2524 9566  ou 00 (31) 6 22 8949  ou  00 (33) 6 8864 4061 (pour l’Europe)

 Site Internet : www.manifeste-dialogrca.com

E-mail : manifeste.dialogrca@free.fr


 

Déclaration au sujet du processus engagé par le Général BOZIZE en vue de la re-légitimation de son régime par le prochain dialogue politique inclusif en Centrafrique

 

 

Le 25 avril 2008, le Comité préparatoire du dialogue, organe gouvernemental institué par décret du président BOZIZE a déposé son rapport final avec des recommandations dont l’exécution de certaines est posée comme préalable à l’organisation du dialogue politique inclusif en Centrafrique. Il s’agit en particulier de la signature d’un accord de paix entre le gouvernement centrafricain et le mouvement militaro-politique de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) et d’un autre accord, dit « Accord Global de Paix » avec l’ensemble des mouvements militaro-politiques qui opèrent dans le pays.

 

Réunie en séance élargie le 17 mai 2008 à Paris, la Coordination des signataires du Manifeste pour un dialogue politique véritablement inclusif en Centrafrique a examiné ce rapport et s’est prononcée sur le processus mis en place par les autorités gouvernementales en vue du dialogue censé ramener la paix et la sécurité dans le pays.

 

 

1 - Sur le rapport final du Comité préparatoire du dialogue

 

La Coordination des signataires du Manifeste tient d’abord à relever que certains points du rapport sont intéressants, notamment le diagnostic de la situation nationale, la confirmation du caractère inclusif du dialogue politique, la proposition de mesures à prendre par le gouvernement en vue de décrisper l’environnement judiciaire et sécuritaire avant la tenue du dialogue ou encore la proposition de l’organisation des élections municipales avant les prochaines élections législatives et présidentielles.

 

Néanmoins, les conditions du dialogue telles que prévues par ce rapport participent à une volonté, comme ce fut le cas lors du Dialogue National de 2003, de redonner un semblant de légitimité au pouvoir du président BOZIZE actuellement en totale perte de vitesse par les effets désastreux de sa politique marquée par la mal-gouvernance, les violations systématiques de la Constitution, des atteintes graves et massives aux droits de l’homme et des actes guerriers ayant provoqué une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent en Centrafrique.

 

Il est indéniable que ce rapport est l’expression même de l’objectif recherché par le pouvoir, celui de maîtriser et de contrôler de bout en bout le dialogue. La meilleure preuve c’est l’affirmation selon laquelle le dialogue doit s’organiser dans le respect de la Constitution du 27 décembre 2004 et donc des institutions issues des dernières élections de mars et avril/mai 2005 quand bien même ces institutions ne fonctionnent pas parce que phagocytées par le président BOZIZE et son clan familial et politique.

 

Quels autres « mécanismes contraignants » comme le préconise le Comité préparatoire du dialogue peut-on trouver pour faire respecter la Constitution par un président de la République pour qui c’est la force qui prime le droit et qui a toujours ostensiblement montré qu’il n’entend pas respecter le texte fondamental ?

 

Pourtant, en limitant le cadre du dialogue au respect des institutions, le Comité préparatoire du dialogue a de facto rejeté la question primordiale qui est à la base de la crise dans le pays, celle de la légitimité du régime du président BOZIZE.

 

S’agissant du nombre de participants estimé à 150 personnes, celui-ci est pléthorique. En définissant en amont, sans en préciser les critères, les entités appelées à participer au dialogue, et en leur attribuant des quotas respectifs, le Comité préparatoire du dialogue crée les conditions objectives d’une participation massive au dialogue des différentes organisations politiques et sociales ainsi que de personnalités acquises au régime en place.

 

Ainsi, sur la base de ce mécanisme mis en place par le Comité préparatoire du dialogue, les entités qui seront majoritairement représentées au dialogue seront celles de la mouvance présidentielle au sens large du terme, à savoir : les partis politiques (KNK, GPPMP et tous les petits partis alimentaires) les pouvoirs publics (administration, armée) les associations (églises, groupes de femmes, de jeunes, etc.) et les personnalités (chefs religieux, chefs coutumiers, etc.)

 

Par ailleurs, sans justifications sérieuses et contre toute considération éthique, les membres du Comité préparatoire du dialogue se sont auto-proposés comme une entité spécifique devant  participer au dialogue en qualité de « membre de droit » Outre cette proposition arbitraire, les membres du Comité préparatoire du dialogue ont recommandé la transformation de leur groupe en Comité d’organisation du dialogue.

 

Toutes ces recommandations procèdent de la stratégie de manipulation visant un total verrouillage du dialogue par le pouvoir et ses soutiens objectifs parmi lesquels figurent en bonne place la majorité des membres du Comité préparatoire du dialogue.

 

Alors que le Comité préparatoire du dialogue avait suggéré que le dialogue proprement-dit ait lieu 45 jours après le dépôt de son rapport final, à ce jour, aucune mesure importante n’a été prise pour la concrétisation de cette recommandation. Le peu d’empressement du gouvernement à organiser ce dialogue dans un délai raisonnable démontre une fois de plus que le président BOZIZE, en réalité, ne veut pas de ce forum inter-centrafricain susceptible de régler la crise nationale.

 

En conséquence, la Coordination des signataires du Manifeste tient à réitérer ses revendications contenues dans le document de base du 19 octobre 2007 d’une part, et à préciser et clarifier sa position au vu du rapport du Comité préparatoire du dialogue et de la situation nationale en ce début du mois de juin 2008 d’autre part.

 

 

2 - Sur le lieu du dialogue

 

Le dialogue doit se tenir à l’extérieur du territoire centrafricain afin de préserver la sécurité de tous les participants et la sérénité des débats.

 

Le pouvoir qui, tout en discutant et en signant des accords avec les mouvements militaro-politiques, menace et exclut des personnalités qui ont des liens avec ces mêmes mouvements ou encore fait arrêter d’autres qui sont soupçonnées d’avoir des contacts avec certains  responsables de la rébellion armée n’offre donc aucune garantie sérieuse de respect de la liberté d’opinion des personnes et de leur intégrité physique.

 

 

3 - Sur le caractère inclusif du dialogue

 

Tous les acteurs connus ou reconnus de la profonde crise politique et militaire qui sévit en Centrafrique doivent participer de manière équitable au dialogue. C’est la seule possibilité de trouver une solution négociée, globale et durable à cette crise. Aucune personne ne doit être exclue sous quelque prétexte que ce soit pour ne pas créer des frustrations et ressentiments qui seront les terreaux fertiles d’autres conflits à l’avenir.

 

 

4 - Sur l’adoption d’une loi d’amnistie générale avant le dialogue

 

Pour favoriser la tenue du dialogue, un apaisement s’avère nécessaire. Pour ce faire, le principe de l’adoption d’une loi d’amnistie générale répond à une nécessité politique nationale. En conséquence, une loi d’amnistie générale doit être adoptée par l’Assemblée Nationale et promulguée par le président de la République avant la tenue effective du dialogue. Toutefois, cette loi d’amnistie doit concerner les crimes et délits de droit commun à l’exclusion des crimes relevant de la compétence de la CPI (Cour Pénale Internationale) et devra être assortie d’un mécanisme national d’indemnisation de toutes les victimes.

 

 

5 - Sur les thématiques  du dialogue

 

Les thématiques du dialogue doivent être circonscrites aux questions de gouvernance politique et économique ainsi que de défense et de sécurité. Ces deux thématiques constituent les enjeux fondamentaux de la crise et de l’indispensable besoin de sa résolution de manière exceptionnelle, transparente et consensuelle. Par ailleurs, en posant ces thématiques comme base minimale des discussions du dialogue, cela induit la prise en compte de la problématique de la légitimité du pouvoir et la nécessité absolue de la définition précise par les participants au dialogue des conditions opérationnelles de la re-fondation des Institutions ainsi que celles de la pacification et de la sécurisation de l’ensemble du territoire national.

 

La question du développement socio-économique est primordiale mais les participants au dialogue ne disposeront pas de tous les outils et compétences nécessaires pour en débattre efficacement. Aborder cette thématique risque d’ailleurs d’éluder l’objectif du dialogue qui est purement politique.

 

 

6 - Sur le caractère exécutoire des recommandations du dialogue

 

Pour ne pas refaire les mêmes erreurs du passé, les décisions et résolutions du dialogue politique inclusif doivent totalement et impérativement être exécutoires et opposables à toutes les parties prenantes.

 

Comme cela a été exprimé dans le  texte du Manifeste, les Centrafricains désireux de voir leur pays sortir du cycle de violences et de la voie suicidaire dans laquelle les ont engagés ceux qui se sont succédés à la tête de l’Etat veulent un dialogue politique véritablement inclusif dont le contenu et les modalités doivent être clairement définis et non pas faire un rafistolage pour préserver le pouvoir du Général BOZIZE.

 

C’est pourquoi, la Coordination des signataires du Manifeste attire avec insistance l’attention de la communauté internationale, particulièrement celle de tous les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies, sur le fait que des responsables politiques et gouvernementaux étrangers ainsi que des représentants d’institutions inter-gouvernementales, plus préoccupés par leurs intérêts économiques, géopolitiques et géostratégiques apportent un soutien objectif au président BOZIZE dans sa volonté de verrouiller le dialogue afin de continuer à s’imposer au peuple centrafricain malgré ses multiples dérives en matière de bonne gouvernance, d’atteintes graves aux droits de l’homme ainsi que de la contestation de son régime par le plus grand nombre de ses concitoyens. En agissant de la sorte, ces responsables politiques et d’Etats étrangers et les représentants d’institutions inter-gouvernementales font courir le risque de faire porter par l’ensemble de la communauté internationale une grande responsabilité morale en cas de réactivation des conflits armés sur le terrain avec des conséquentes immédiates à savoir, l’aggravation des atteintes massives aux droits de l’homme et une nouvelle et grave crise humanitaire en Centrafrique.

 

De même, il est à craindre une extension et une exacerbation des crises dans les domaines sécuritaires et humanitaires au niveau de toute la sous région de l’Afrique centrale, particulièrement dans la zone des trois frontières Tchad, Soudan et Centrafrique si le dialogue politique inclusif ne débouche pas sur une solution globale juste et équitable.

 

Enfin, la Coordination des signataires du Manifeste tient à préciser qu’à ce jour, le nombre des personnes qui ont adhéré au Manifeste s’élève à plus de 3000, dont la majorité est constituée de citoyens ordinaires de Centrafrique, ce qui confère une légitimité nationale à la démarche du Manifeste et permet d’exprimer un point de vue représentatif de l’opinion centrafricaine sur le dialogue.

 

Paris, le 7 juin 2008

 

Pour la Coordination des signataires du Manifeste,

Me Nganatouwa GOUNGAYE WANFIYO

Président. 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 21:16

 

 

Bangui, Centrafrique - 09/06/2008 (PANA) - Les autorités centrafricaines ont publié, lundi en début d’après-midi, la composition du comité d’organisation du Dialogue politique inclusif, chargé de fixer la date de ce forum et de mobiliser les ressources nécessaires à sa tenue.

Ce comité, présidé par le ministre centrafricain de la Communication et du Dialogue, M. Cyriaque Gonda, comprend 15 membres issus des pouvoirs publics, de la majorité et de l’opposition ainsi que des groupes politico-militaires.


Parmi les personnalités désignées, on note l’ancien ministre des Mines, André Nalké Dorogo, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, ancien parti au pouvoir), le Chargé de Mission pour les questions de Jeunesse à la présidence de la République, Lévy Yakété et le représentant des groupes politico-militaires, Marcel Bagaza.


Aux termes du Décret présidentiel rendu public lundi, ce comité a pour missions, entre autre, de recevoir les mandats de participation, de prendre les dispositions protocolaires et sécuritaires et de proposer la structure dirigeante des assises du Dialogue politique inclusif.

La publication de la composition du comité d’organisation du Dialogue intervient 48 heures après l’annonce de la signature, mi-juin 2008, d’un accord global liant le gouvernement et les groupes rebelles du Nord du pays.


Au cours d’un point de presse, samedi à Bangui, M. Gonda avait justifié le retard accusé sur le calendrier initial du Dialogue politique inclusif par la nécessité de réunir les moyens et de réaliser les préalables fixés par le comité préparatoire, à savoir la signature d’un accord global avec les rebelles et l’adoption de mesures législatives et sécuritaires permettant à tous les protagonistes de la crise d’être présents à ce forum.


 

Mise en place du Comité d’organisation du dialogue politique inclusif en Centrafrique

 

APA Bangui 2008-06-09 (Centrafrique) Le président centrafricain François Bozizé a désigné et mis en place lundi à Bangui les membres du comité d’organisation du dialogue politique inclusif qui doit démarrer le 15 juin. Selon le décret présidentiel publié à cet effet, le comité d’organisation comprend un coordonnateur qui est le ministre de la communication, du civisme, du dialogue et de la réconciliation nationale.

 

Il comprend aussi un représentant de l’opposition démocratique, un de la présidence de la République, un de la Primature, un de la société civile, un du Bureau des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), un du Centre pour le dialogue humanitaire, un représentant du protocole d’Etat, un représentant de la Gendarmerie et de la police, un de la majorité présidentielle, ainsi que des délégué des partis politiques, des pouvoirs publics et des groupes militaro-politiques.

 

Le comité d’organisation a pour mission de mobiliser les ressources matérielles et financières, multiplier et distribuer les documents de travail, recevoir les mandats de participation, expédier les invitations, inscrire les participants, prendre les dispositions protocolaires et sécuritaires et proposer les structures dirigeantes des assises du dialogue politique inclusif.

 

Appuyé par des commissions techniques et un secrétariat technique dont les membres seront désignés par un arrêté du coordonnateur du Comité, le comité d’organisation clôture ses travaux à la veille de l’ouverture du dialogue politique inclusif.

 

 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 16:40

 

Par Gregory Katz

 

LONDRES – 9 juin 2008 (AP) On espère beaucoup de Barack Obama à l'étranger, de la fin de la guerre en Irak à une politique américaine contre le changement climatique en passant par la résolution de la crise alimentaire, mais le candidat démocrate, s'il accède à la Maison Blanche, pourrait bien décevoir certaines attentes.

 

Il s'est engagé à retirer les troupes américaines d'Irak, une position populaire dans de nombreux pays, mais une évaluation de la situation sécuritaire sur le terrain pourrait l'amener à reconsidérer sa promesse. "Il y a un espoir presque irrationnel qu'Obama va apporter le changement, que tout sera mieux qu'avec Bush", souligne Robert McGeehan, un spécialiste de l'anti-américanisme au centre de recherche Chatham House à Londres.

 

Ceux qui l'approuvent n'ont souvent pas examiné ses propositions et l'aiment simplement parce qu'il représente la fin de l'ère Bush, selon M. McGeehan. "Obama a eu la partie belle jusqu'ici, mais maintenant cela va devenir beaucoup plus difficile", assure cet expert, un partisan déclaré des politiques de l'administration Bush.

 

Les positions du sénateur de l'Illinois ont déjà suscité des résistances sur des dossiers clés de politique étrangère. En Israël, on se méfie de sa volonté affichée de nouer le dialogue avec les dirigeants de pays hostiles comme l'Iran.

 

Certains dirigeants arabes s'inquiètent d'une réduction de la présence militaire américaine en Irak, craignant une guerre civile dans le pays qui pourrait menacer la stabilité de la région. Au Pakistan, c'est sa promesse d'accroître l'activité militaire si nécessaire qui suscite la préoccupation. Il n'a pas exclu que les Américains puissent agir seuls dans ce pays sur la base d'informations sur des cibles terroristes.

 

Mais pour des millions de personnes dans le monde, le plus important est qu'un Noir a pour la première fois une réelle chance d'accéder à la Maison Blanche. En Nouvelle-Zélande, quatre députés du Parti maori ont détourné une formule célèbre pour qualifier la victoire d'Obama dans la course à l'investiture démocrate: "un petit pas pour l'Amérique, un grand pas pour les peuples de couleur dans le monde."

 

Son succès est considéré comme le signe d'un changement fondamental dans les relations raciales aux Etats-Unis, "une révolution des mentalités aux Etats-Unis", pour le président sénégalais Abdoulaye Wade. Le fait qu'il soit "une personne de couleur" (de mère blanche et de père noir) devrait lui valoir la sympathie de nombreux Indiens, selon Uday Bhaskar, un analyste de New Delhi. Et de préciser: "il n'est pas l'homme blanc qui suscite une profonde angoisse coloniale en Inde."

 

Certains estiment que son passé multiculturel et son approche de la politique internationale devraient contribuer à redresser l'image de l'Amérique dans le monde. Mais certaines de ses prises de position sont déjà contestées. Les Palestiniens ont ainsi "rejeté" ses propos présentant Jérusalem comme la capitale indivisible d'Israël lors d'un discours la semaine dernière devant la Commission des affaires publiques américano-israélienne (AIPAC), influente organisation pro-israélienne. En Indonésie, pays musulman où M.Obama a vécu enfant et où la cause palestinienne est populaire, le fait que le candidat démocrate se soit présenté comme "un ami loyal d'Israël" a suscité une certaine déception.

 

Reste que beaucoup au Proche-Orient et ailleurs doutent de ses chances de victoire en raison du racisme profond qui selon eux imprègne la société américaine. "Il ne sera pas accepté par la majorité des Américains parce qu'il est noir", estime ainsi Sateh Noureddine, un responsable du journal libanais "As-Safir" ("L'Ambassadeur").

 

Dans certains pays, on tend à minimiser les déclarations de campagne du candidat car on estime que s'il est élu il se placera largement dans la continuité des politiques américaines économiques et étrangères menées au cours des dernières décennies.

 

Sheng Dingli, directeur du Centre pour les études américaines à l'université Fudan en Chine, estime par exemple qu'il tiendra un discours beaucoup moins critique sur la Chine s'il est élu. "Il est dur à l'égard de la Chine sur la question des droits de l'Homme et du commerce", dit-il. "Mais il changera, tout comme George Bush (père), Bill Clinton et George W. Bush. Ils avaient été durs envers la Chine durant leur campagne, mais ont adouci leur position après leur élection."

 

AP

 

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 16:10

 

Libération QUOTIDIEN : lundi 9 juin 2008

Depuis le 3 février, Ibni Oumar Mahamat Saleh a disparu au Tchad. Porte-parole de l’opposition politique civile, il a été arrêté comme d’autres opposants ce jour-là, dans la soirée, à son domicile, à N’Djaména, vraisemblablement par des éléments de la garde rapprochée du président Idriss Déby.

Les mouvements de rébellion armée, qui, la veille, avaient encerclé le palais présidentiel, étaient encore aux portes de la ville et ces arrestations n’ont pas pu échapper à l’attention des militaires français qui encadrent la garde présidentielle. Pourtant, les autorités françaises, notamment l’ambassadeur à N’Djaména ou le ministre de la Défense, ont préféré les qualifier de rumeur et une demande officielle de «clarification sans délai» sur le sort des disparus n’a été faite que le 11 février.

Depuis quatre mois, aucune nouvelle d’Ibni Oumar. C’est le silence le plus opaque. Suite au passage éclair du président Nicolas Sarkozy dans la capitale tchadienne, le 27 février, une commission d’enquête a été mise en place. Elle a tout juste commencé à fonctionner. Les autres opposants arrêtés le 3 février, notamment l’ancien chef d’Etat Lol Mahamat Choua ou le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar, ont réapparu dans des circonstances mystérieuses, multipliant des versions contradictoires sur ce qui s’est passé dans les heures qui ont suivi ces arrestations politiques ciblées.

Rien de bien nouveau sous le ciel de la Françafrique avec une livraison d’armes par Paris, via la Libye, à un président tchadien en déroute et l’appui décisif des services de renseignements français sur place pour repousser la rébellion armée. L’attaché de défense de la France, dont Idriss Déby a exigé le maintien au Tchad, joue le rôle de véritable conseiller spécial auprès du chef de l’Etat tchadien. L’ambassadeur de France est visiblement dépassé et manipulé par des militaires français qui ont toujours dicté aux civils la politique à suivre au Tchad. Bien sûr, la France, par les voix de son Président et de son très humanitaire ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a réaffirmé les antiennes convenues de la démocratie universelle : soutien au président élu et ferme condamnation de toute rébellion armée. Monsieur Ibni Oumar, universitaire et ancien recteur, homme d’Etat qui fut ministre pendant sept ans, secrétaire général du Parti des libertés et du développement, ancien candidat à l’élection présidentielle en 2001, porte-parole de la Coordination pour la défense de la Constitution (CPDC), rejetant toute opposition armée, a fait le choix d’une action politique démocratique. Paris sait parfaitement cela.

Malgré la nomination en avril d’un Premier ministre, Youssouf Saleh Abbas, le scénario de sortie de crise au Tchad n’existe pas encore tant que le mystère planant sur le cas d’Ibni Oumar n’est pas levé. L’Elysée, le Quai d’Orsay s’agitent, recevant à plusieurs reprises les fils de l’opposant tchadien dont ils disent ne rien savoir. Comment croire vraiment à la sincérité de ces démarches ? Comment imaginer que le chef d’Etat français, chef des armées, ne sait rien du sort du disparu quand certains militaires français sont au cœur du dispositif politico-militaire du président tchadien ?

Entre-temps, le prix du sauvetage par la France d’Idriss Déby a été la grâce des aventuriers de l’Arche de Zoé. Au drame du Darfour ont succédé le Tibet, la Birmanie dans les manchettes de l’actualité internationale. Le Tchad ne fait plus la une et la situation d’Ibni Oumar, intellectuel engagé au service des citoyens de son pays, se fond dans l’oubli. Seuls des mathématiciens, des proches, de tous horizons, lui restent fidèles.

Président Sarkozy, vous ne pouvez être plus longtemps complice du silence d’un président tchadien qui, évoquant, le 5 février, le sort des opposants disparus, a dit ne pas «s’occuper de ces détails». Après votre escale à N’Djaména, commençant à tirer sans doute les leçons de l’enlisement chiraquien en Côte-d’Ivoire et des soutiens coupables au Tchad, en Centrafrique et ailleurs, vous avez annoncé, en Afrique du Sud, vouloir repenser le dispositif militaire français en Afrique. Alors, en ne taisant plus la vérité sur ce qui se passe au Tchad entre la République française et le régime d’Idriss Déby, saisissez l’occasion «d’entrer dans l’Histoire» ! Les démocrates d’Afrique et de tous les continents vous y invitent.

Guy Labertit, conseiller Afrique du président de la Fondation Jean-Jaurès

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 15:44

 

YAOUNDE, 9 juin (Xinhua) -- Le dialogue politique centrafricain qui devait démarrer dimanche à Bangui a été renvoyé à une date  ultérieure à cause de la non signature d'un accord de paix global  entre le gouvernement et les principaux groupes rebelles devant  participer aux travaux, a rapporté lundi la radio Africa N1. 

 

     Un accord entre les rebelles et le gouvernement est prévu cette semaine à Libreville au Gabon sous les auspices du président Omar  Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la Communauté  économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) sur la  question centrafricaine. 

 

     Le comité préparatoire du dialogue politique centrafricain  préconise la signature de cet accord et une amnistie générale pour toutes les parties prenantes conformément à un accord de paix  signé il y a quelques semaines entre le pouvoir de Bangui et le  groupe rebelle l'Armée populaire pour la restauration de la  démocratie (APRD) à Libreville. 

 

     Mais certains membres du camp présidentiel centrafricain ne  veulent pas entendre cette amnistie générale, selon la radio  Africa N1. Des procès judiciaires et des condamnations pèsent sur l'ancien président centrafricain Ange Félix Patassé et son ancien ministre  de la défense Jean Jacques Demafout, actuel leader de l'APRD.

 

     Les travaux du dialogue de paix inclusif centrafricain  concernent les membres du pouvoir, la société civile et tous les  mouvements armés en activité dans le pays afin de ramener une paix durable en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 15:42

 

Propos recueillis à Abéché par Thierry Oberlé Le Figaro


09/06/2008 |

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Chef des opérations au Tchad, le général français Jean-Philippe Ganascia tire un premier bilan de son action à la tête des troupes européennes.

 

Déployés à la frontière du Darfour avec l'appui des Nations unies pour venir en aide aux réfugiés et aux déplacés, les militaires de l'Eufor font la police aux confins du Tchad, du Soudan et de la Centrafrique.

 

LE FIGARO. Comment comptez-vous combattre l'insécurité qui se développe dans l'est tchadien ?


Général Jean-Philippe GANASCIA. Nous ne pouvons installer un bodyguard derrière chaque humanitaire. Notre devoir de sécurisation est collectif et non pas individuel et concerne avant tout les réfugiés et les populations déplacées. Nous allons cependant adapter notre dispositif pour intégrer les ONG qui en font la demande dans nos convois. Nous allons aussi ouvrir un parapluie sécuritaire pour stabiliser les zones à risques. Mais nous ne pouvons pas nous substituer au gouvernement tchadien et nous n'avons pas vocation à désarmer les habitants d'un pays aux coutumes guerrières.

 

Quels enseignements tirez-vous au cinquième mois de votre installation au Tchad ?


Il y a un décalage entre ce qui a contribué à la conception des forces qui sont déployées ici et la réalité. Le contexte a énormément changé. Il n'y a plus de grands rezzous (attaques) contre les villages, ni de groupes venus de l'est pour aller à l'ouest. La situation est calme en dépit de l'instabilité. Le plus difficile est de cerner une menace avant tout liée au banditisme. Nous devons réadapter au quotidien nos modes d'action pour contrecarrer les coupeurs de route tout en restant dans le cadre qui nous a été fixé.

 

N'y a-t-il pas un risque de confusion entre action militaire et humanitaire ?


L'Eufor n'est pas venue avec un budget consacré à l'action humanitaire. Trois pays qui participent à la force ont en revanche l'intention de prendre des initiatives locales en passant par le filtre de l'état-major de l'Eufor et en harmonie avec les ONG. L'Eufor ne rentrera pas dans un monde qui n'est pas le sien. C'est une force qui mène des actions militaires dans un cadre humanitaire.

 

Quelle sera votre attitude en cas de conflit ouvert entre le Soudan et le Tchad ?

 
S'il y a la guerre, le mandat de l'Eufor s'arrête, mais je ne crois pas à cette hypothèse.

 

Quel est l'avenir de l'Eufor ?


Nous sommes une force transitoire au mandat d'un an voté par les Nations unies. Une évaluation va être effectuée à mi-parcours en septembre durant la présidence française de l'UE. Des pistes sont déjà à l'étude. Il n'y aura pas d'Eufor 2, mais sans doute un autre mandat avec une autre force.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 23:20

 (CPS de l'Union Africaine)

 

République centrafricaine (RCA):

 
Le Conseil,

 

1. Prend note du Rapport du Président de la Commission sur la situation en RCA [PSC/PR/2CXXX)] et des communications de l'Envoyé spécial du Président de la Commission en République centrafricaine, des représentants du Gouvernement centrafricain, du Bureau de l'Organisation des Nations unies en Centrafrique (BONUCA), de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) ;


2. Note avec satisfaction les efforts déployés par le Gouvernement centrafricain dans la promotion du dialogue, de la réconciliation nationale et de la paix. A cet égard, le Conseil salue la conclusion des travaux préparatoires du dialogue politique inclusif et exhorte toutes les parties concernées à participer à ce dialogue de façon constructive et dans un esprit de tolérance et de respect mutuel ;


3. Se réjouit de la signature, le 9 mai 2008, à Libreville, de l'Accord de cessez-le-feu et de paix entre le Gouvernement et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et rend hommage au Président El Hadj Omar Bongo Ondimba en sa qualité de Président du Comité ad hoc dans l'espace CEMAC sur les questions centrafricaines, pour ses efforts continus en faveur de la paix en RCA. A cet égard, le Conseil exhorte les signataires, y compris les parties aux précédents accords de Syrte du 2 février 2007, et de Birao du 13 avril 2007, à respecter les engagements pris ;


4. Exprime sa reconnaissance aux dirigeants de la région, en particulier de la CEEAC et de la CEMAC, pour leurs efforts constants visant à promouvoir la paix et la stabilité en RCA et les exhorte à persévérer dans ces efforts. A cet égard, le Conseil prend note de la décision de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEEAC, à Brazzaville, le 30 octobre 2007, de transférer la tutelle de la Force multinationale de la CEMAC (FOMUC), de la CEMAC à la CEEAC, ainsi que de la décision du Gouvernement camerounais, d'adjoindre un contingent fort de 119 hommes en vue de renforcer la FOMUC ;


5. Se félicite de la collaboration fructueuse entre l'UA et l'Union européenne (UE) qui a permis d'apporter, depuis 2004, un appui toujours renouvelé aux activités de la FOMUC et encourage les deux institutions à renforcer ce partenariat et à l'étendre à d'autres domaines clés du programme de reconstruction post-conflit et de redressement socio-économique de la RCA ;


6. Exprime sa préoccupation face à la persistance de l'insécurité dans certaines provinces de l'intérieur ainsi que sur certains axes routiers et à la dégradation de la situation humanitaire dans le nord du pays;

 
7. Condamne fermement les atrocités commises par l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony en République centrafricaine et se préoccupe profondément de la menace de déstabilisation que représente la présence de ce mouvement pour la RCA et le Tchad ;

8. Note avec satisfaction les efforts soutenus déployés par le Gouvernement centrafricain en vue du relèvement socio-économique de la RCA et les avancées enregistrées à cet égard. Le Conseil exprime sa reconnaissance à l'ensemble des partenaires au développement pour leur appui constant et leur engagement aux côtés des autorités centrafricaines et les encourage à poursuivre et à renforcer leur appui en vue de contribuer à la consolidation de la paix et de la stabilité en RCA ;


9. Félicite la Commission pour les initiatives qu'elle a prises dans le cadre du suivi de son Communiqué PSC/PR/Comm(LXVII) du 7 décembre 2006, en particulier l'organisation de la conférence de solidarité africaine avec la RCA tenue à Addis-Abéba le 19 octobre 2007, et lui demande de poursuivre et d'intensifier ses efforts en vue d'assurer le suivi adéquat des conclusions de ladite conférence, y compris à travers l'envoi à Bangui d'une mission technique de suivi, et exhorte les Etats membres de continuer à appuyer la RCA ;

 
10. Demande également à la Commission de continuer à appuyer le dialogue politique inclusif et les efforts de consolidation de la paix en RCA, et de prendre les dispositions nécessaires en vue de l'ouverture d'un Bureau de Liaison à Bangui ;


11. Décide de rester saisi de la question.

 

Samedi 07 Juin 2008

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 23:00

 

N'DJAMENA Samedi 7 juin, 10h48 - (AFP) - Le président tchadien Idriss Deby Itno n'a pas reçu une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU qui était en visite vendredi soir et samedi matin dans son pays, une attitude jugée "risquée" par une source diplomatique faisant partie de la délégation.

 

Officiellement, le président Deby n'était pas dans le pays, mais de source diplomatique, on a indiqué qu'il était rentré vendredi soir d'une visite secrète en Libye et s'estimait "trop fatigué" pour recevoir la délégation des 15 pays membres du Conseil de sécurité en tournée dans la région.

 

"C'est la première fois qu'un président ne reçoit pas la délégation", a souligné auprès de l'AFP une source diplomatique. "En faisant cela et dans la situation dans laquelle il (le président Deby) se trouve, il prend des risques" à l'égard de sa relation avec la communauté internationale, a estimé cette source.

 

La délégation a toutefois été reçue la veille au soir par le Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, qui a formé fin avril un gouvernement "d'ouverture" auquel participent des membres de la CPDC, la principale coalition d'opposition.

 

"Nous avons reçu l'assurance du Premier ministre que des efforts sont faits pour poursuivre le dialogue avec le Soudan. Nous avons insisté sur la nécessaire poursuite de la réconciliation interne au Tchad et de l'amélioration de la situation des droits de l'Homme", a affirmé à l'AFP un membre de la délégation.

 

"De la même manière que nous l'avons fait à Khartoum, nous avons demandé au gouvernement tchadien d'exercer la plus grande retenue" dans les relations tchado-soudanaises, a-t-il ajouté. Arrivée vendredi au Tchad, la délégation s'est rendue dans l'est du pays pour rencontrer des soldats de l'Eufor, la force européenne déployée dans le pays et le nord de la Centrafrique et visiter des camps de réfugiés. La délégation est repartie tôt samedi pour Kinshasa.

 

Le président Deby avait failli être renversé début février par une attaque rebelle qui, partie de bases arrière au Soudan, avait atteint N'Djamena. Plusieurs organisations ont dénoncé de nombreuses violations des droits de l'Homme dans le sillage de l'attaque.

 

Une commission d'enquête est chargée de faire la lumière sur tous ces événements. Fin avril, l'investiture du gouvernement de M. Abbas, ex-conseiller diplomatique de M. Deby mais aussi ancien rebelle rallié, avait été considérée comme un signe d'ouverture par les observateurs et des diplomates étrangers, dont le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique de sécurité Javier Solana.

 

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