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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 16:50

 

ADDIS ABEBA (©AFP / 30 mai 2008 17h22)  - Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine (UA) a condamné vendredi les "atrocités" de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en Centrafrique (RCA).

 

L'UA "condamne fermement les atrocités commises par l'Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony en République centrafricaine et est profondément préoccupée par la menace de déstabilisation que représente la présence de ce mouvement pour la RCA et le Tchad", ajoute le texte.

 

La LRA dispose depuis des années de bases au Sud-Soudan et a aussi établi des camps dans le nord-est de la RDC, où elle fait de fréquentes incursions depuis septembre 2006. C'est à partir de ces deux pays que ses hommes sont entrés en mars en Centrafrique.

 

L'organisation Human Rights Watch s'était déjà insurgée contre les actions de la LRA en Centrafrique le 19 mai, notamment des enlèvements d'enfants et des attaques de villages.

Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et trois de ses commandants font l'objet de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

 

L'UA s'inquiète également dans son communiqué de la situation sécuritaire "dans certaines provinces de l'intérieur ainsi que sur certains axes routiers (de RCA)" et de "la dégradation de la situation humanitaire dans le nord".

 

Concernant la situation politique en RCA, l'UA "note avec satisfaction les efforts déployés par le gouvernement centrafricain dans la promotion du dialogue, de la réconciliation nationale et de la paix, (...) salue la conclusion des travaux préparatoires du dialogue politique inclusif et exhorte toutes les parties concernées à participer à ce dialogue de façon constructive et dans un esprit de tolérance et de respect mutuel".

 

Se réjouissant de la signature le 9 mai à Libreville de l'Accord de cessez-le-feu et de paix entre le gouvernement et la dernière rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), le CPS "exhorte les signataires à respecter les engagements pris".

 

Le "dialogue politique inclusif", en préparation entre le pouvoir, l'opposition non armée, la société civile et trois rébellions signataires d'accords de paix distincts avec Bangui, doit commencer dans les semaines à venir. Un accord de paix global est actuellement discuté entre ces trois groupes et les autorités. Il doit théoriquement être signé avant l'ouverture du dialogue à Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 13:10

 

Deux nouveaux pays, le Ghana et le Mali, vont bientôt rejoindre le club des pays africains producteurs de pétrole. La manne financière attendue leur ouvre de nouveaux horizons pour transformer leurs économies et sortir leurs populations de la pauvreté. Toutefois, il convient d’être prudent à cet égard. En effet, si l’on en croit le rapport 2008 sur les performances des compagnies pétrolières et gazières, publié par Transparency International, 60% des personnes les plus pauvres vivent dans des pays riches en ressources, particulièrement ceux de l’Afrique. Ce paradoxe est qualifié de « malédiction pétrolière ». Comment l’expliquer ? Et comment y remédier ?

 

Aux origines du paradoxe de la malédiction pétrolière en Afrique

 

Si de nombreux pays africains producteurs d’hydrocarbures ont adopté des régimes en apparence démocratiques, le principe de contrepouvoirs garant de la responsabilité des dirigeants n’est pas toujours respecté car ils sont dépourvus d’institutions capables de faire contrepoids, et de lutter contre la tendance autocratique des régimes politiques. Les dirigeants échappent donc souvent au contrôle des institutions démocratiques les obligeant à inscrire leurs actions dans le long terme d’une part, et à rendre compte à leurs citoyens d’autre part. La gestion de la manne pétrolière ne fait pas exception. L’opacité dans la gestion des ressources pétrolières traduit elle aussi une faiblesse du contrôle institutionnel, c’est à dire en l’espèce, l’ensemble des règles (budgétisation des revenus pétroliers par exemple) et d’institutions (cours des comptes et justice indépendantes) qui surveillent, évaluent et sanctionnent la gestion des revenus pétroliers. Dans la majorité des pays africains producteurs de pétrole, la déclaration et la gestion démocratique des revenus pétroliers sont donc quasiment absentes.

 

Or, dans ce contexte, la prépondérance de ces revenus pétroliers pose problème car elle est une incitation forte à la connivence entre les hommes politiques et les hommes d’affaires dans les pays africains producteurs d’hydrocarbures. Cette connivence entretient ainsi l’opacité et la banalisation de la corruption. Au Nigéria, au Congo Brazzaville et en Guinée-Equatoriale, pour ne citer que ceux-ci, la gestion des revenus pétroliers est une affaire privée entre les compagnies pétrolières et le Président. Celui-ci supervise personnellement toutes les transactions financières se rapportant à l’exploitation des hydrocarbures. Au Cameroun les recettes pétrolières n’ont jamais été budgétisées et en Algérie le Fonds de Régulation des Recettes, dont les ressources sont estimées à plus de 32 milliards de dollars à la fin 2007, n’est pas intégré au budget. Par ailleurs, il n’est pas rare en Afrique que les ressources pétrolières soient détournées afin de financer les régimes autoritaires (Nigeria, Tchad), et d’approfondir des tensions ou des conflits armés (Soudan, Angola, Congo Brazzaville).

Le pétrole se transforme donc en « carburant » alimentant la corruption et les conflits armés avec pour conséquence une pauvreté endémique, d’où la malédiction pétrolière.

 

Comment prévenir la malédiction du pétrole ?

 

Pour échapper à la malédiction des ressources pétrolières, les pays africains producteurs et leurs partenaires doivent promouvoir la transparence au niveau de la déclaration et de la gestion des revenus pétroliers. Cela passe par la réhabilitation d’un contrôle institutionnel efficace incitant les dirigeants à une gestion responsable et performante de la manne pétrolière. L’amélioration de la transparence, et donc de la responsabilité des acteurs, implique que le gouvernement soit soumis au contrôle effectif du parlement et de la société civile. La transparence passe inéluctablement par la séparation des pouvoirs et par la neutralisation des mécanismes de connivence entre le monde de la politique et celui des affaires. Ceci permet de réduire les opportunités de corruption et d’abus offertes aux dirigeants et aux bureaucrates.

 

Si les gouvernements africains demeurent les premiers responsables, il n’en reste pas moins que les compagnies pétrolières sont souvent complices des détournements à l’image des scandales « Elf » et « Angolagate » respectivement au Congo et en Angola. Elles doivent être incitées à déclarer les paiements effectués en faveur des gouvernements hôtes (royalties, impôts et commissions). Cela implique non seulement la suppression de la clause de confidentialité dans les contrats pétroliers, mais aussi l’établissement de règles imposées par les gouvernements des pays d’origine et les autorités boursières, des règles obligeant les firmes pétrolières à publier ce qu’elles payent aux pays hôtes.

 

Lorsque l’on observe le classement des deux nouveaux pays producteurs de pétrole (le Ghana et le Mali) selon l’indice de perception de corruption 2007, il existe un grand risque qu’ils deviennent aussi victimes de la malédiction pétrolière : le Mali occupe en effet la 118ème place et le Ghana la 69ème. En conséquence, il est incontournable que ces deux pays entreprennent de manière urgente des réformes institutionnelles allant dans le sens de la transparence, condition sinon qua non pour conjurer la malédiction pétrolière dans la mesure où elles renforcent l’esprit de responsabilité nécessaire à toute bonne gouvernance et par conséquent, favorisent le développement.

 

© unmondelibre : Hicham El Moussaoui

 

Paru le 30-05-2008 08:40:01

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 12:45

 

APA Bangui 2008-05-29 (Centrafrique) Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Célestin Leroy Gaombalet, a déploré, jeudi à Bangui, la décision du gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe à partir du 1er juin, soulignant que cette mesure va incontestablement contribuer à l’amplification de la poussée inflationniste dans le pays.

 

Le gouvernement centrafricain a annoncé, jeudi, un ajustement des prix des produits pétroliers à la pompe à partir du 1er juin. C’est ainsi que le litre de super coûtera désormais 780 FCFA au lieu de 680 FCFA, celui du pétrole lampant 500 FCFA au lieu de 380 FCFA, le gasoil 750 FCFA au lieu de 670 FCFA et le fuel 500 FCFA au lieu de 410 FCFA.

 

«La question que chacun se pose est de savoir si les mesures d’accompagnement que votre gouvernement a prises contribueront à en réduire l’impact sur le panier de la ménagère, mis à rude épreuve depuis de longs mois par cette flambée des prix et la rareté concomitante des denrées alimentaires et de première nécessité», a interrogé M. Leroy Gaombalet.

 

Il a rappelé que le ministre du commerce, de l’industrie, des petites et moyennes entreprises, interpellé sur l’inflation et la crise alimentaires par les députés au cours de la séance plénière du 2 avril dernier, avait reconnu l’impuissance de son département face à certains facteurs tant endogènes qu’exogènes liés à cette hausse.

 

Concernant le dialogue politique qui doit démarrer le 15 juin, le président de l’Assemblée nationale a déclaré que «nous nous trouvons désormais sur la dernière ligne droite qui conduit à cet important forum tant attendu par toutes celles et tous ceux qui souhaitent sincèrement que notre pays retrouve par la voie du dialogue et de la concertation, l’unité et la tranquillité qui faisaient jadis sa fierté en Afrique, particulièrement dans la sous-région».

 

Malheureusement, a-t-il ajouté, les soubresauts et les revirements plus ou moins spectaculaires que nous constatons ça et là ne peuvent que constituer des manœuvres tendant à renvoyer aux calendes grecques la tenue de ce forum.


Clôture à Bangui de la première session ordinaire du parlement

 


Bangui, 29 mai (ACAP)- La première session ordinaire de l'Assemblée nationale a prix fin, jeudi 29 mai à Bangui, en présence des membres du gouvernement et du corps diplomatique, a constaté un journaliste de l'Acap.

 

Dans son discours de clôture, le Président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a relevé que la décision du gouvernement portant augmentation des prix du carburant à la pompe va incontestablement contribuer à l'amplification de la poussé inflationniste.

« La question que chacun se pose est de savoir si les mesures d'accompagnement que votre gouvernement a prises contribueront à en réduire l'impact sur le panier de la ménagère, mis à rude épreuve depuis de longs mois par cette flambée des prix et la rareté concomitante des denrées alimentaires et de première nécessité ».

Le Président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, a rappelé que lors de son interpellation le 2 avril 2008, sur l'inflation et la crise alimentaire qui secouent le pays, la ministre du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, a surtout avoué l'impuissance de son département au regard de certains facteurs tant endogènes qu'exogènes.

Sur le plan politique, M. Gaombalet a déploré "les soubresauts et les revirements plus ou moins spectaculaires que nous constatons ça et là" et qui pourraient constituer des manœuvres tendant à faire renvoyer aux calendes grecques la tenue du Dialogue politique inclusif.

Rappelons que cette session de l'Assemblée nationale qui vient de s'achever a eu à examiner et adopter cinq projets de loi, dont l'un autorise la révision de l'Accord de Partenariat économique ACP-UE signé à Cotonou le 23 juin 2000.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 12:21

 

Conakry - 30/05/2008 (PANA) - Le mouvement d'humeur des militaires guinéens semble s'être désormais transformé en une véritable mutinerie dirigée contre les généraux de l'Armée, ce qui n'exclut pas le chef de l'Etat, Lansana Conté, lui-même général. Le président guinéen semble avoir pris la menace au sérieux car il se trouve depuis hier au camp Samory Touré où il a installé un comité de crise avec à ses côtés le chef d'état-major, le général Diarra Camara et des officiers de la garde présidentielle.


A la suite de multiples réunions dans ce camp, la décision a été prise d'envoyer un bataillon de bérets rouges de la garde présidentielle boucler tout le périmètre autour du camp et conduisant dans le centre-ville. Ce dispositif a essuyé des tirs de la part de mutins venant du camp Alpha Yaya Diallo. Selon des sources concordantes, il y aurait eu plus d'une dizaine de blessés dans les deux camps dont quatre cas graves.


Selon un correspondant joint au téléphone tôt ce vendredi, les tirs avaient été entendus à 4 heures (heure locale) du matin. La situation est devenue confuse et l'on craint une généralisation des combats dans la capitale, Conakry au cas où le pouvoir décide de réprimer les mutins.


Selon certaines sources, des troupes d'élite, notamment des para commandos basés dans la région de Kankan (660 km à l'est de la capitale) sont appelés en renfort. Il n'est pas exclu non plus que le président Conté accepte une médiation de son homologue bissau-guinéen, Bernado Nino Vieira, pour une sortie rapide de la crise.


Le chef d'état-major des armées, le général Diarra Camara a lancé un appel au calme, invitant les militaires à "penser aux conditions économiques difficiles du pays et aux populations dont ils ont la charge de défendre les intérêts".


Le mouvement d'humeur des militaires a commencé depuis le week-end dernier au camp Alpha Yaya Diallo de Conakry. Alors qu'ils, revendiquaient leurs arriérés de salaires au départ, ils exigent actuellement la mise à la retraite de tous "les vieux généraux" de l'armée, selon plusieurs sources contactées par la PANA.


Le gouvernement a accédé mardi dernier à plusieurs requêtes des militaires, notamment le payement graduel de leurs arriérés de salaires -5 millions de franc guinéen (1 dollar US=4.500 FG)- à partir de fin mai, le limogeage du ministre de la Défense, le général de brigade Mamadou Baïlo Diallo, la non poursuite des militaires et la libération de ceux d'entre eux qui avaient été arrêtés en 2007 lors d'événements similaires.


Le nouveau Premier ministre, Ahmed Tidiane Souaré, avait également assuré dans une déclaration à la télévision publique, que le gouvernement allait étudier la question de la baisse du prix de vente du riz aux militaires, passée de 16.000 FG à 80.000 FG le sac de 50 kg.
 

Confusion en Guinée, où le mécontentement de militaires tourne à la mutinerie

 

LE MONDE | 30.05.08 | 14h13  •  Mis à jour le 30.05.08 | 14h13



Une rencontre devait se tenir, vendredi 30 mai, à Conakry, capitale de la Guinée, entre les soldats mutins et les autorités gouvernementales pour tenter de trouver une issue à la crise que traverse le pays, selon des informations locales.

 

Si la nuit de jeudi à vendredi a été calme dans la capitale, après une journée marquée par des échanges de tirs et le pillage de nombreux magasins, les militaires rebelles continuent de faire la loi dans une partie de Conakry. De son côté, la garde présidentielle, restée fidèle au régime du général Lansana Conté, contrôle toujours l'accès à la présidence et à l'état-major. Pour les épauler, des renforts militaires auraient été acheminés de l'intérieur du pays vers Conakry.

 

Dans ce pays d'Afrique de l'Ouest riche en ressources minières, mais dont le niveau de vie est très bas, les troubles ont commencé il y a une semaine lorsque des soldats sont sortis de la principale caserne de la capitale pour réclamer le paiement d'arriérés de soldes, le limogeage du ministre de la défense et la libération des militaires interpellés après une précédente mutinerie en février 2007. Dans deux autres casernes du pays, les militaires sont également descendus dans la rue.

 

Ils ont rapidement obtenu gain de cause sur pratiquement tous les points, mais sans que cela mette fin aux troubles. Au contraire, mercredi, la révolte s'est transformée en une mutinerie avec des revendications supplémentaires et des échanges de coups de feu qui auraient fait plusieurs victimes à Conakry et des dizaines de blessés. Désormais, les militaires contestataires exigent la mise à la retraite de tous les officiers généraux de l'armée (soit une dizaine de personnes). Si la revendication était acceptée, elle se traduirait par une fragilisation de l'armée, pilier du régime du général-président Conté.

 

"La situation est confuse. Le mouvement est désorganisé. Les revendications sont surtout catégorielles. Il n'y a pas de chef qui émerge. Les officiers ont fui ou se cachent. Tout peut arriver. S'ils le veulent, les mutins ont la possibilité de marcher sur la présidence. Face à eux la garde présidentielle ne fera pas le poids. Mais veulent-ils vraiment faire tomber le régime militaire ? Dans vingt-quatre heures, on y verra plus clair", assure un ancien diplomate parlant sous le couvert de l'anonymat.

 

Malgré la gravité de la situation, les dirigeants politiques, qui ont été reçus en milieu de semaine par le premier ministre, n'ont pas réagi aux troubles. "Personne ne veut aider Lansana Conté, arrivé au pouvoir il y a vingt-quatre ans. Le ras-le-bol est général. Ce que l'on souhaite, c'est une alternance, de préférence démocratique", observe un dirigeant syndical, Abdourahmane Macky.

 

Jean-Pierre Tuquoi


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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 12:10

 

28 mai 2008 – (XINHUA) Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a commencé à transféré près de 10 000 réfugiés centrafricains nouvellemment arrivés dans un camp dans le sud du Tchad avant la saison des pluies qui débutera mi-juin, a annoncé mardi un porte-parole de l'ONU.


Arrivés dans le sud du Tchad entre janvier et mars, cette dernière vague de réfugiés sera transférée d'un centre de transit situé à la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine à Moula, une région située à 150 km à l'intérieur du pays.


1 662 Centrafricains ont été déjà déplacés depuis vendredi dernier et l'HCR espère pouvoir avoir deux convois de 15 camions mensuels jusqu'à ce que les routes deviennent impratiquables, a déclaré la porte-parole de l'HCR, Jennifer Pagonis.


Ces réfugiés font partie des 300 000 personnes déplacées par les conflits et le banditisme dans le nord de la République centrafricaine.


L'HCR a installé cinq camps dans le sud du Tchad pour abriter 56 000 réfugiés centrafricains et une dizaine de centres à l'est du Tchad pour accueillir 250 000 réfugiés du Darfour.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), environ un million de personnes sont touchées par les violences dans le nord de la République centrafricaine, et près de 200 000 d'entre elles ont été déplacées à l'intérieur du pays. 108 000 autres sont réfugiées dans des pays voisins: le Cameroun, le Tchad et le Soudan.



Sud-Tchad : Transfert de réfugiés centrafricains vers un nouveau camp



CAMP DE RÉFUGIÉS DE MOULA, Tchad, 27 mai (UNHCR) – L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a commencé le transfert depuis un centre de transit dans le sud du Tchad vers un camp de réfugiés nouvellement établi plus à l'intérieur du pays.

 

Les deux premiers convois, transportant au total 1 662 personnes, sont arrivés, vendredi et dimanche, au camp de réfugiés de Moula depuis Dembo, un village situé à 25 kilomètres depuis la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine. L'UNHCR prévoit d'organiser un convoi une fois tous les deux jours vers Moula, à 150 kilomètres de la frontière, pour transférer tous les nouveaux arrivants avant le début de la saison des pluies, mi-juin.

 

Les dernières vagues de réfugiés sont arrivées dans le sud du Tchad entre janvier et mars, à la suite des violences survenues dans le nord de la République centrafricaine. Nombre d'entre eux ont rapporté que leurs villages avaient été brûlés et pillés, et que des personnes avaient été tuées. De plus petits groupes de réfugiés ont continué à traverser la frontière.

 

« Maintenant les souffrances sont derrière nous, maintenant nous pouvons commencer une nouvelle vie », a dit Kemteta, qui est arrivé à Moula dans le premier convoi après un voyage épuisant de huit heures. « Et nous sommes enfin en sécurité », a ajouté ce père de six enfants, qui a fui le 28 janvier dernier avec sa famille son village, situé dans le nord de la République centrafricaine.

 

« Les réfugiés devaient être transférés d'urgence vers un site en sécurité plus à l'intérieur du pays. Notre équipe, dans le sud du Tchad, a fait un travail considérable pour ouvrir ce nouveau site et organiser le transfert », a dit Serge Malé, délégué de l'UNHCR au Tchad, ajoutant qu'il espérait que l'opération recevrait des fonds supplémentaires dont le besoin se fait désespérément ressentir.

 

D'abord, l'UNHCR avait prévu de transférer les réfugiés vers l'un des trois sites existants hébergeant 32 500 réfugiés centrafricains, près de la ville de Goré, une base de l'UNHCR au Tchad. Mais les nouveaux arrivants ont refusé de s'y rendre, prétextant des tensions interethniques. L'UNHCR a alors décidé de construire un nouveau camp à 50 kilomètres au sud de Danamadji, où se trouve un bureau de terrain de l'UNHCR dans le sud-est du Tchad. Les réfugiés, pour la plupart des fermiers comme Kemteta, ont exprimé leur joie d'être transférés vers un camp mieux équipé à Moula, où ils recevront chacun des carrés de terrain cultivables, grâce à la générosité des autorités locales.

 

« Chaque famille recevra 2,5 hectares de terre », a expliqué Fatta Kourouma, chef du bureau de l'UNHCR à Danamadji. Il a ajouté que le Programme alimentaire mondial (PAM) distribuerait des rations alimentaires mensuelles alors que l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) fournirait aux réfugiés des semences et des outils.

Les réfugiés sont actuellement hébergés dans des tentes familiales, mais ils pourront bientôt construire leurs propres maisons en briques et en paille. Les enfants seront scolarisés. L'éducation qui leur est assurée leur offrira un avenir meilleur.

 

« Je vis au jour le jour », a dit Kemteta. Après son arrivée à Moula, il était quelque peu préoccupé pour trouver de quoi nourrir sa famille. « J'espère que c'est un nouveau départ pour nous. »

L'UNHCR gère cinq camps dans le sud du Tchad, hébergeant plus de 56 000 réfugiés originaires du nord de la République centrafricaine. L'agence gère aussi 12 camps dans l'est du Tchad où sont accueillis plus de 250 000 réfugiés de la région soudanaise du Darfour.


Par Annette Rehrl au camp de réfugiés de Moula, Tchad

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:10


(Rue 89 29/05/2008)

 

Chaque année, le rapport d’Amnesty International offre le miroir dérangeant de notre planète imparfaite. Celui de cette année est aussi l’occasion d’un bilan, car 2008 marque le soixantième anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’était au lendemain de la guerre, à l’époque des "plus jamais ça" et des espoirs liés à la paix retrouvée.

La première phrase du rapport d’Amnesty est accablante:


"Les dirigeants mondiaux devraient présenter des excuses, car ils n’ont pas su tenir les promesses de justice et d’égalité contenues dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Pendant ces six décennies, nombre de gouvernements se sont centrés sur l’exercice d’un pouvoir abusif ou se sont efforcés de faire avancer leurs propres intérêts politiques, en négligeant le respect des droits des personnes placées sous leur responsabilité."

Et le rapport de le prouver. Aujourd’hui encore, il existe 81 pays, soit la moitié des Etats du monde, qui pratiquent la torture, 77 pays qui ne permettent pas la liberté d’expression, 54 pays où la justice est inique. Et ces pratiques ne sont pas l’apanage d’obscures dictatures éloignées comme la Birmanie ou le Zimbabwe.


Les Etats-Unis, la plus grande puissance mondiale, sont épinglés pour leur centre de détention de Guantanamo et l’autorisation accordée à certaines formes de torture. L’Union européenne est montrée du doigt pour ses projets de prolongation de la durée de détention des immigrants illégaux et des demandeurs d’asile.

 
L’organisation s’en prend particulièrement aux dirigeants politiques, ceux des puissances anciennes accusées de se désinvestir du sujet -la France, hélas, ne fait pas exception-, et ceux des nouveaux “grands”, absents ou ambivalents selon Amnesty. Elle les appelle a fixer un nouvel agenda mondial de respect des droits de l’homme, et, surtout, à le mettre en oeuvre.

Plus grave encore, le débat ressurgit régulièrement sur la question de l’universalité de ces droits: cette belle déclaration de 1948, qu’on apprend fidèlement dans nos écoles, ne représenterait-elle finalement que les valeurs d’un Occident alors dominant? Pour Amnesty,

"Les droits humains ne sont pas des valeurs purement occidentales".

 
L’organisation a d’ailleurs évolué sur le périmètre des droits de l’homme, puisque son rapport évoque également l’impact des marchés financiers, les inégalités sociales, les émeutes de la faim et les deux milliards d’êtres humains qui vivent dans la pauvreté. Les Nations Unies avaient pris des engagements en leur faveur qui ne seront visiblement pas tenus.

Amnesty conserve sa foi dans l’action des citoyens en faveur des droits de l’homme, ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1977. Mais les temps ont changé et Amnesty a plus de mal à se faire entendre. Une voix pourtant indispensable au milieu des clameurs de notre vie politique.

Pierre Haski


Par Rue89 Edito |


► Edito diffusé jeudi 29 mai sur Europe1. Retrouvez l'édito de Pierre Haski tous les mardi et jeudi à 7h42 sur Europe1, et en podcast en cliquant ici.

http://www.rue89.com/2008/05/29/amnesty-epingle-la-faillite-des-etats-sur-les-droits-de-lhomme

 

© Copyright Rue 89

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:05


(Les depeches de Brazzaville 29/05/2008)

Jean-Pierre Bemba n'aura vécu, politiquement parlant, que le temps d'une élection présidentielle, perdue avec un score honorable de 42 % des suffrages, et d'un exil politique forcé qui s'est commué en une détention dont on ne connaîtra pas l'issue avant longtemps.

Pour la première fois les instances judiciaires internationales ont utilisé une méthode pour le moins curieuse, parce que très secrète, pour arrêter un criminel présumé. Le monde entier savait que la tête de Slobodan Milosevic était mise à prix depuis plusieurs années et bien avant sa « capture », il y a quelques années, l'ancien président libérien Charles Taylor, actuellement jugé à la Haye, avait été placé sous les feux croisés de l'actualité. Pour ne citer que ces deux exemples.

Car si Jean-Pierre Bemba, indexé à l'époque pour le rôle joué par ses hommes en Centrafrique en 2001, se savait menacé d'une mise à l'ombre, il aurait évité de se hasarder dans les rues de Bruxelles. Mais depuis son départ au Portugal dans les conditions que l'on sait, il n'avait nullement été question pour lui d'une telle issue. Et l'on peut, devant cette accélération des événements, s'interroger doublement sur le rôle joué par l'ancienne puissance colonisatrice du Congo-Kinshasa, la Belgique, et sur les fruits que pourrait cueillir le pouvoir de Kinshasa du fait de cette situation.

A première vue, lier une éventuelle partition jouée par Bruxelles sur l'arrestation de Bemba au bénéfice à tirer par le président Joseph Kabila paraît hasardeux. Même si, en effet, les deux challengers de la présidentielle de l'année dernière en République Démocratique du Congo se haïssent, l'évolution récente de la relation Kinshasa-Bruxelles, qui a vu les plus hauts dirigeants des deux pays se rencontrer, ne laissent pas prévoir que la Belgique s'efforce de choyer la RDC. A moins de croire, mais ceci n'est pas facile à prouver, que la tempête était nécessaire avant l'embellie.

Au regard de ce qui s'est passé, en tout cas, les adversaires de Jean Pierre Bemba à Kinshasa peuvent lui prédire le pire. A 46 ans, ce qui arrive au leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), ancien vice-président de la République et chef de l'opposition parlementaire dans son pays est particulièrement déroutant. Pour lui, pour sa famille naturelle et pour sa famille politique.

Pourra-t-il se défendre en démontrant qu'il n'a jamais personnellement pris part aux exactions de ses hommes partis défendre un pouvoir légitime qui vacillait sous la menace d'une tentative de coup d'Etat ? Ou en rappelant qu'il avait, à l'époque, sanctionné ceux de ses miliciens qui étaient impliqués dans des violations des droits humains en République centrafricaine ? Que fera donc sa formation politique, le MLC, qui a jusqu'ici tenu la place qui lui revient dans l'opposition parlementaire en RDC ?

Autant de questions qui vont continuer à trottiner dans les têtes tant l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, opéré dans le plus grand secret, a surpris.


Gankama N'Siah


© Copyright Les depeches de Brazzaville

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:03

 


(Le Messager 29/05/2008)



L’arrestation de Jean Pierre Bemba, Sénateur, ancien vice-Président de la République et surtout chef du principal parti d’opposition au régime de Joseph Kabila, est venue jeter le trouble dans l’esprit de plus d’un observateur des affaires africaines, et créer un doute sur le but, les objectifs, et les commanditaires du Tribunal Pénal international. Dans une de nos précédentes analyses, nous exprimions déjà nos fortes réserves sur cette institution et n’hésitions pas à la qualifier de Tribunal des vainqueurs.


Il convient de replacer l’institution dans son contexte réel. Tout d’abord, le Tribunal Pénal actuel, issu du Traité de Rome que les Etats Unis n’ont du reste jamais ratifié, se veut l’héritier des projets de vengeance concoctés et appliqués par les grandes puissances victorieuses de la deuxième guerre mondiale (1939-1945). Sans doute faudrait-il rappeler, que la manifestation la plus visible de cette soif de vengeance, fut le Tribunal de Nuremberg, lequel fut constitué à la hâte pour juger les dirigeants du régime de l’Allemagne Hitlérienne.

L’on notera pour s’en inquiéter, que de la période qui va de la création de l’Organisation des Nations Unies en 1945 à San Francisco jusqu’à la fin de la guerre froide, les mouvements favorables à la création d’un Tribunal Pénal international, ne prospérèrent que difficilement, en dépit de multiples massacres et génocides résultant des nombreuses guerres. C’est justement parce que les conflits à l’instar de ceux d’Indochine, de l’Algérie, d’Afrique au Sud du Sahara et du Vietnam, furent menés directement par les grandes puissances dans le cours de leurs rivalités idéologiques, qu’il n’apparu pas opportun pour les maîtres du monde, de mettre en place une institution judiciaire qui risquait de s’intéresser d’abord à leurs nombreux crimes.

Les massacres de triste mémoire à l’instar de ceux de Mai lai au Vietnam, ou du pays Bamiléké au Cameroun, sont passés dans l’histoire en pure perte pour les peuples et en gloires implicite pour les criminels.

Dans ce contexte, l’agitation qui a aboutit après de dures efforts de la Commission du droit international de l’ONU à la définition des notions d’agression, de génocide, de mercenaire, de crime contre l’humanité et de crime de guerre pour finalement produire le Traité instituant le Tribunal Pénal International, a été fortement dépendante des nouvelles programmations du commandement stratégique du monde par les mêmes grandes puissances.


Ce que les petits pays découvrent aujourd’hui, c’est la manipulation de l’ensemble des institutions internationales par ces puissances alliées aux milieux d’affaires mafieuses, aux seules fins de contrôle des vastes ressources des matières premières. La fin de la guerre froide n’a pas mis fin à l’impérialisme des nantis et des commandeurs des places boursières, elle aura simplement modifié leur mode opératoire, et changé les vieilles appellations. La crise alimentaire que subissent les peuples, consécutive à une spéculation extravagante sur les cours du baril du pétrole brut, en témoigne. Russes, chinois, américains, et monarchies du Golfe ne sont-ils pas logés dorénavant à la même enseigne spéculative ?


En fait, il est apparu judicieux, après le contrôle des flux financiers et des pouvoirs politiques dans les pays de la périphérie, de concevoir une instance judiciaire qui agirait comme le procureur protecteur des intérêts des nantis. La stratégie consiste alors à mettre en cause, à traquer, à juger, à condamner et à mettre hors d’état de nuire, tous ceux qui au nom de quelconque nationalisme arrogant, seraient en mesure de menacer les pouvoirs fantoches imposés aux peuples. Ces pouvoirs à l’instar de celui de Joseph Kabila, sont clairement et uniquement les gardiens des intérêts des grandes puissances. L’affaire Jean Pierre Bemba prend une signification encore plus choquante, lorsque l’on se penche sur la situation politique interne du Congo démocratique.

 
L’arrivée de Joseph kabila au pouvoir s’est faite exactement selon le même schéma que celui de Mobutu un demi-siècle plus tôt, avec mort d’homme, et entente parfaite entre les intérêts américains et européens, sous le regard complice des nations Unies. Si le crime de Jean Pierre Bemba est de constituer une menace ouverte contre le pouvoir de Kabila, celui de Lumumba fut exactement de la même nature, c’est à dire l’opposition à un complot extérieur pour piller les richesses du pays, et maintenir l’ensemble de la Sous région dans le giron des colonialistes prétendument libéraux.


Le dossier d’accusation retenu contre l’ancien Vice-Président congolais, tel que révélé à la presse, est d’une légèreté criarde qui déshonore complètement les prétendus juristes du parquet de la Cour Pénale internationale.


En réalité, le dossier a été ouvert, lorsque les services spéciaux des grandes puissances à Kinshasa, ont rédigé des notes pour révéler que la popularité de Bemba était trop grande, et son impact sur la population trop dangereuse. La réalité c’est encore que cet homme fut probablement le vrai vainqueur de la présidentielle. La similitude avec le cas Taylor saute aussi aux yeux, dans la mesure où il apparaît dans les deux affaires, que c’est lorsque les grandes puissances perdent le contrôle sur un individu et se retrouvent incapables de le manipuler, qu’ils le mettent en cause et le pourchassent par le truchement du Tribunal Pénal international.

 
Comment ne pas valider cette affirmation, lorsque l’on sait que près de trois cent citoyens du Congo Brazzaville ont été massacrés par le régime de Sassou Nguesso qui n’a jamais été inquiété à ce sujet. Sassou, c’est le produit des pétroliers coloniaux. L’on n’a pas entendu un seul instant TPI évoquer le dossier du Beach, ni même s’intéresser à bien d’autres situations graves ayant entraîné des pertes en vies humaines. Même seulement de banales enquêtes n’ont pas été initiées pour évaluer l’ampleur des pertes lors des soulèvements successifs en Guinée, au Cameroun et au Burkina Faso.


Nous devons préciser utilement que les personnes de Bemba ou de Taylor, ne nous inspirent aucune sympathie et encore moins une quelconque humanité. Ce sont dans tous les cas, des responsables politiques et des chefs de guerre avides de pouvoir qui à un moment donné de leur histoire propre et de l’histoire de leur pays, ont engagé des hostilités pour s’imposer par tous les moyens. Il reste que le procédé utilisé par leur censeurs pour les écarter, ressemble de plus en plus à de la lâcheté et une certaine raison du plus fort. En faisant une projection de l’évolution politique du Congo Démocratique, il est incontestable que le pouvoir de Kabila n’aurait jamais été stable avec Jean Pierre Bemba en liberté.


C’est la même logique qui prévaut en réalité dans les poursuites contre Hissen Habré. Le pouvoir de Ndjamena dont la survie relève d’un accord minimum entre Paris et Washington, n’est pas en sécurité tant qu’un passionné de guerre et de pouvoir comme ce Habré, n’est pas définitivement réduit au silence.

Mais comment donc poursuivre Habré sans poursuivre Déby qui fut son chef d’état major ? Comment s’acharner sur Bemba en oubliant Bozizé qui faisait la même chose de l’autre côté et qui de toute évidence, a rompu le cycle démocratique en procédant à des tueries ? Comment en effet ignorer Patassé, le demandeur de l’intervention de Bemba ? Ce tribunal n’est pas clair.

Le fait de positionner aujourd’hui le bouillant et très populaire Chef de parti congolais dans les longues procédures du TPI, envoie plusieurs messages à tous ceux qui ambitionnent de conquérir le pouvoir en Afrique et ailleurs dans le monde. Le TPI est devenu l’arme sécrète des puissances impérialistes contre les leaders populistes. Mulosévic de Serbie est mort en prison pour s’être opposé au conglomérat géostratégique occidental qui entendait continuer la guerre froide sous d’autres termes.

 
En somme, celui qui veut le pouvoir en Afrique aujourd’hui, subira soit le sort de Sankara, soit celui de Kabila, s’il refuse de composer avec les intérêts des grandes puissances tutélaires. Les termes de colonisation, de néo colonialisme, de tutelle, que certains ont cru très vite devoir ranger dans les archives poussiéreuses de l’histoire, sont plus que jamais d’actualité. Le renchérissement des prix des principales matières premières minérales, vient rappeler que la malédiction du continent africain pour son énorme potentiel, n’est pas prête de s’arrêter. Ce que fait Lafarge dans le ciment, est exactement ce que font Total, Exxon et Shell dans le pétrole, le groupe CEFAO dans l’automobile, et Bolloré dans le transport maritime, les services, le courtage, et ailleurs.


Tous les régimes en place en Afrique centrale sont dorénavant aux ordres de ces multinationales qui à défaut de liquider physiquement les opposants, s’en remettent à la stratégie douce du Tribunal Pénal International qui ne manque pas de dossier, même vide. Il demeure que embastiller les leaders populistes à la hâte aujourd’hui, c’est compter sans les implications des mutations technologiques immenses qui offrent des perspectives terrifiantes aux peuples en colère. Ces mutations ont changé de façon irrémédiable et inattendue, les données de la guerre, voire de la plus petite des confrontations des intérêts./.

Par SHANDA TONME

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 02:10


 

Le calvaire que vivent actuellement les banguissois ces temps derniers dépasse tout ce qu’on pourrait imaginer. La vétusté des turbines de la seule centrale hydro-électrique de Boali qui alimente la ville de Bangui en courant électrique est telle que celles-ci ont un rendement très en deçà des besoins de la capitale mais surtout elles tombent maintenant régulièrement en panne. Cette situation oblige l’entreprise nationale de fourniture du courant électrique ENERCA à de fréquents et pénibles délestages qui s’ajoutent et aggravent le difficile quotidien des citoyens. Même les hôpitaux qui ne sont pas équipés de générateurs électriques de secours ne sont pas épargnés par ces coupures intempestives du courant.

 

La nuit venue, les malades et leurs proches qui veillent auprès d’eux ainsi que le personnel médical sont réduits à s’éclairer à la bougie ou aux lampes torches à piles. Aucun service n’est épargné. Bien souvent, les délestages de courant entraînent également une rupture de la fourniture en eau. Comment imaginer ou comprendre qu’un hôpital puisse se retrouver sans eau courante ! A Bangui aujourd’hui, c’est parfaitement possible et ce désagrément est monnaie courante. On peut aisément imaginer les dramatiques conséquences pour les malades. On ne peut pas se laver les mains ni aller aux toilettes. Plus rien ne marche. La notion même d’urgences médicales n’existe plus. Bien souvent, certaines interventions chirurgicales s’achèvent au bloc opératoire à la lampe torche ou à la chandelle. Comment s’étonner de la recrudescence de certaines maladies comme la tuberculose qui avait pourtant sérieusement reculé. A présent, elle est revenue en force.

 

A ce tableau déjà si peu reluisant,  le gouvernement vient d’augmenter les prix à la pompe des hydrocarbures en prétextant qu’il ne pouvait faire autrement. Cela ne manquera point d’avoir de sérieuses répercussions sur le coût des transports urbains et de la vie tout court. Les conducteurs de taxis, de minibus et les transporteurs de marchandises vont inévitablement rehausser en cascade leurs prix. Dans une telle situation, ce sont bien évidemment les couches sociales les plus démunies qui en font le plus les frais. Les fonctionnaires attendent toujours après le paiement de leurs nombreux arriérés de salaires. Bozizé et son épouse sont quant à eux,  à Yokohama au Japon…  

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:09

 

BRUXELLES (AFP) - mercredi 28 mai 2008 - 18h18 - La justice belge a décidé mercredi de maintenir en détention provisoire l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Pierre Bemba, qui est réclamé par la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris auprès d'un de ses avocats.

 

"La décision (de la chambre du conseil de Bruxelles) est tombée. Malheureusement, il ne sortira pas aujourd'hui. La demande de libération pure et simple n'a pas été suivie", a déclaré à l'AFP l'avocat Aimé Kilolo Musamba, juste après avoir été informé de la décision par le greffe du tribunal.

 

Lors d'une audience à huis clos mercredi matin, les avocats de M. Bemba avaient réclamé sa remise en liberté "pure et simple", a expliqué Me Kilolo Musamba. Ils vont maintenant "poursuivre la procédure" pour tenter d'obtenir une "remise en liberté provisoire", qui serait assortie d'une "caution ou d'autres garanties", a-t-il précisé.

 

Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Jean-Pierre Bemba, qui assure qu'il est prêt à collaborer avec le procureur de la CPI, est depuis dimanche en détention provisoire à la prison de Saint-Gilles, dans un quartier sud de Bruxelles.

Bemba demande sa remise en liberté tout étant prêt à collaborer avec la CPI


(Le Monde 28/05/2008)

L'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba a demandé mercredi à la justice belge de le remettre en liberté, tout en se disant prêt à collaborer avec la Cour pénale internationale (CPI) à l'origine de son arrestation.

La décision de la chambre du conseil de Bruxelles sur le maintien ou non en détention préventive de M. Bemba, interpellé samedi dans la capitale belge sur mandat de la CPI, était attendue en fin d'après-midi, selon ses avocats.

Selon le droit belge, cette juridiction d'instruction a pour tâche d'examiner la conformité de la procédure, sans se prononcer sur le fond de l'affaire. Un appel de cette décision est possible, tant de la part du parquet que de M. Bemba.

Les avocats de M. Bemba, un des principaux opposants au président congolais Joseph Kabila, ont présenté à la cour "certains griefs", notamment l'absence d'un avocat lors du premier interrogatoire par un juge d'instruction, ont-ils indiqué à l'issue d'une audience qui s'est déroulée à huis clos, comme toujours devant cette juridiction.

Les avocats ont aussi expliqué que M. Bemba ne "quitterait pas la Belgique" et qu'il resterait "à la disposition" de la justice internationale en cas de remise en liberté, a précisé Me Aimé Kilolo Musamba, l'un de ses conseils.

Jean-Pierre Bemba, actuellement sénateur, est poursuivi par le procureur de la CPI pour deux chefs de crimes contre l'humanité et quatre chefs de crimes de guerre, dans le cadre de l'enquête sur les crimes commis à grande échelle en Centrafrique.

Des membres de son Mouvement de Libération du Congo (MLC) sont accusés d'avoir commis, "dans le cadre d'une attaque systématique généralisée contre la population civile, des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne, des traitements dégradants et des pillages" entre octobre 2002 et mars 2003, selon le procureur de la CPI.

"On aurait pu l'interroger sans prendre de mesure de privation de liberté, puisqu'il dit qu'il veut donner des éléments qui ne sont jusqu'ici pas connus du procureur de la CPI", a déclaré à la presse Me Kilolo Musamba.

Une demi-douzaine de partisans de l'ancien vice-président congolais ont été maintenus par la police à distance de la salle d'audience, située dans les sous-sols du palais de justice de Bruxelles, sans pouvoir apercevoir M. Bemba, présent à l'audience.

Détenu à la prison de Saint-Gilles, dans l'agglomération bruxelloise, l'opposant congolais "se porte très bien" et a "le moral bon", selon ses conseils.

Pour que le transfèrement à La Haye soit possible, la CPI devra encore transmettre à la justice belge le mandat d'arrêt définitif en vue d'une remise du prisonnier, au lieu du simple mandat d'arrêt provisoire nécessaire pour son arrestation. Ensuite, il faudra une nouvelle décision de la justice belge pour autoriser son extradition, qui pourrait ainsi ne pas avoir lieu avant "un à deux mois", selon le parquet fédéral belge.

Mardi, un millier de militants du MLC avaient manifesté à Kinshasa pour exiger la libération de leur leader.

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Un mémorandum des partisans de Bemba réclamant sa libération remis aux dirigeants parlementaires


(Xinhuanet 28/05/2008)

KINSHASA -- Un mémorandum réclamant la libération par la justice belge de l'opposant congolais Jean- Pierre Bemba a été remis mardi aux présidents des deux chambres du parlement de République démocratique du Congo (RDC) après une marche de protestation organisée par les cadres de son parti, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

S'exprimant à cette occasion, le secrétaire général du MLC, François Muamba a fait savoir que M. Bemba "ne peut pas être traité comme un bandit de grand chemin", avant d'appeler le parlement à user de son pouvoir et de toute son influence pour qu'il recouvre la liberté.

Dans sa réponse, le président du sénat, Kengo wa Dondo s'est dit préoccupé par cette affaire avant de rassurer les cadres du MLC qu'il suit "de très près le déroulement des faits à Bruxelles".

"Nous allons voir avec les avocats qui ont été déjà choisi pour défendre la procédure, la Belgique n'étant qu'une juridiction d'extradition", a-t-il souligné, ajoutant qu'il va poursuivre son action vis-à-vis de la procédure.

De son côté, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe a affirmé qu'il était prématuré de se prononcer avant de promettre de tout faire pour entrer en possession de tous les éléments du dossier.

Tout en soutenant la démarche du MLC et l'élan de solidarité envers leur leader, M. Kamerhe a souhaité voir la procédure en la matière être respectée tant sur le plan national qu'international.

Jean-Pierre Bemba, ex-vice-président de la RDC, a arrêté samedi à Bruxelles sur base d'un mandat d'arrêt tenu secret. Il est soupçonné par la Cour pénale internationale (CPI) d'être impliqués dans les crimes commis en Centrafrique.

M. Bemba, élu sénateur après sa défaite face à Joseph Kabila à la présidentielle de 2006, avait quitté la RDC pour le Portugal le 11 avril 2007, près de trois semaines après de sanglants combats dans Kinshasa entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.

 

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