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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 00:51




Jean Serge Wafio alias « mo ouara mo tè biani » a dû quitter son portefeuille de ministre des logements, de l’urbanisme et des édifices publics. Bozizé l’avait fait nommer à la CEMAC comme commissaire chargé du programme du marché commun lors du dernier sommet des chefs d’Etat de cette institution CEMAC à Yaoundé début juillet. Avant de prendre ses nouvelles fonctions à la CEMAC, Jean Serges Wafio a dû se rendre à N’djaména afin de prêter serment auprès de la cour de justice communautaire de la CEMAC dont le siège se trouve dans la capitale du Tchad. A N’djaména, Wafio retrouve un certain Gaston Ouéfio fonctionnaire centrafricain détaché auprès de cette même cour de justice de la CEMAC qui lui propose de traverser le pont Nguéli bien connu des N’djaménois afin d’aller faire un tour à Kousséri la ville camerounaise.

Le problème est que la traversée de ce pont est soumise à une circulation alternée des automobilistes qui l’empruntent. Des éléments de sécurité du Tchad veillent au respect de cette circulation alternée que Wafio et son compagnon Ouéfio n’ont pas voulu respecter. Ils ont donc eu à faire avec le zakawa de service qui leur a demandé de refaire demi-tour. Devant le refus de ces messieurs qui se prenaient pour de grands diplomates de la CEMAC, les choses ont dégénéré et nos  promeneurs ont été malmenés par les éléments zakawa. Résultats : « Mo ouara mo tè biani » a été roulé par terre et s’est retrouvé avec sa veste salie et déchirée ainsi que son conducteur et compagnon Gaston Ouéfio.

Alertés, des renforts de la représentation de la CEMAC sont arrivés sur les lieux pour consoler les deux malheureux diplomates. Wafio qui était inconsolable aurait menacé de saisir Bozizé à Bangui mais que peut faire ce dernier vis à vis des zakawa et leur chef Déby ! Toute honte bue, nos randonneurs ont tout de même été conduits à Kousséiri avant de regagner N’djaména se remettre de leurs émotions.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 23:49

MEMORANDUM relatif aux solutions politiques de sortie de crise politique en République Centrafricaine et pour la stabilité politique en Afrique Centrale

A l’attention de Leurs Excellences,

El Hadj Omar BONGO ONDIMBA,
Président de la République Gabonaise,
Médiateur de la CEMAC de la crise centrafricaine,

Mu’ammar KADHAFI,
Guide de la Grande Jamahiriya,
Médiateur de la zone CEN-SAD,
Les Chefs d’Etat de la CEMAC


INTRODUCTION


Le présent Mémorandum de la Coordination Politique de l’A.F.D.C est adressé à l’attention des personnalités sus nommées et à toutes les bonnes volontés qui se sont toujours impliquées dans la recherche de solutions de sortie de crise dans notre pays : l’Union Européenne, la France, les Etats-Unis et la République Populaire de Chine.

Le Mémorandum dresse l’état des lieux de la dégradation de la situation politique, économique et sécuritaire de la République Centrafricaine, dont le Président BOZIZE en porte la lourde responsabilité, et propose ses solutions de sortie de crise, au travers d’un Dialogue Politique véritablement Inclusif.

La Coordination Politique de l’A.F.D.C exhorte toutes les personnalités précitées à rester mobilisées en faveur d’une paix durable en République Centrafricaine. Elle formule le vœu que ce Mémorandum puisse bénéficier de leur soutien pour la paix juste et la stabilité politique de la sous région d’Afrique Centrale.


- I -
Du retour à l’ordre constitutionnel normal
à la résurgence des crises politico militaires

Le 11 Juin 2005, à l’issue des élections présidentielle et législatives, l’ordre constitutionnel normal a été rétabli, mettant fin à la Transition après le renversement, par les armes, du régime du Président Ange Félix PATASSE, le 15 Mars 2003, par le Général François BOZIZE.

Les centrafricains, épuisés depuis 1996/97 par la succession de onze années de crises politico-militaires, fort coûteuses en vies humaines, désireux de tourner les pages sombres de cette période, avaient massivement accordé leurs suffrages au Président BOZIZE, comme étant l’homme capable d’apporter des solutions immédiates à la crise sociale et à l’insécurité dont ils souffraient.

Avec une écrasante majorité à l’Assemblée Nationale, 75 députés sur 105, une opposition fragilisée par les élections, d’importantes richesses naturelles : diamant, or, fer, uranium, pétrole, bois et produits agricoles d’exportation, le Président BOZIZE bénéficiait d’une confortable marge de manoeuvre pour conduire à bonne fin sa feuille de route de cinq ans : l’éradication de l’insécurité, le redressement économique et la reconstruction nationale.

Mais il n’aura fallu que moins d’une année pour voir l’édifice se fissurer avec l’apparition, en 2006, de deux rébellions armées :

- Le 29 janvier 2006, l’A.P.R.D. (Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie) attaque la ville de PAOUA, dans le Nord-Ouest donnant le prétexte à la Garde Présidentielle d’y mener de terribles représailles contre les populations : destruction de milliers de villages, exécutions sommaires provoquant leur exode massif en brousse ou vers les pays limitrophes.

- Le 30 octobre 2006, la ville de BIRAO, dans le Nord-Est, subit l’attaque de l’U.F.D.R (Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement), prenant le contrôle de plusieurs villes avant d’être stoppée par les Forces Armées Centrafricaines (F.A.C.A) appuyées par la Force Multinationale de la CEMAC et l’Armée Française, à l’entrée d’une grande ville minière à deux jours de BANGUI la capitale.

Les centrafricains, passé le moment de surprise, ont refusé d’apporter un soutien franc au Président BOZIZE, en raison de la poursuite de la politique d’exclusion, l’aggravation de la misère populaire et les atteintes graves et répétées aux droits de l’homme par sa Garde Présidentielle.

Face au risque du dérapage d’une situation devenue potentiellement porteuse de tous les dangers et contre laquelle le Président BOZIZE semblait manquer de solutions crédibles de sortie de crise, les partenaires au développement de la République Centrafricaine invitèrent le pouvoir à opter pour le Dialogue Politique et Inclusif, dont il en accepta le principe le 31 Décembre 2006.


- II -
Le Dialogue Politique Inclusif : pour quelles solutions ?

De l’avis des observateurs avisés de la vie politique centrafricaine, y compris les mieux disposés à l’égard du régime du Président BOZIZE, la dégradation de la situation générale du pays tient en grande partie à la politique d’exclusion marquée par la promotion à des postes de responsabilité de personnalités peu qualifiées, cause majeure du déficit de compétence dans la conduite des affaires de l’Etat.

Ce constat est d’autant peu discutable que l’aggravation de la crise sociale ne doit rien aux rebellions armées qui opèrent dans les zones, n’affectant pas les échanges extérieurs de la République Centrafricaine et l’exploitation des richesses naturelles, en dehors des grandes préfectures agricoles de l’OUHAM PENDE, de la NANA-GRIBIZI dans le Nord-Ouest et la VAKAGA au Nord-Est.

L’économie centrafricaine paie, par sa déliquescence, le prix de déficit de compétence au sein de l’exécutif et des Institutions Démocratiques, victimes de la préférence familiale et régionaliste et l’affairisme effréné des dirigeants.

Un bref état des lieux permet de mesurer la gravité des problèmes auxquels le Dialogue Politique Inclusif doit apporter des solutions crédibles, avec une thérapeutique radicale, capable de sortir les populations de l’enfer de la misère.

-1- au plan politique :

- Monopole des neveux et du clan présidentiel sur tous les rouages de l’Exécutif, des Entreprises et Offices Publics, l’assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle et les Institutions politiques et financières de la CEMAC (exemple, les nominations des cadres centrafricains à la CEMAC et à la BEAC, à l’occasion du dernier Sommet de la CEMAC en 2008, à Yaoundé).

- Confiscation, par la brutalité de la Garde Présidentielle, de tous les acquis démocratiques prévus par la Constitution du 27 Décembre 2004, notamment ceux autorisant les citoyens à appuyer leurs revendications politiques et sociales par des manifestations pacifiques.


-2- au plan économique :
- Affairisme effréné visant l’enrichissement rapide du clan .

- Dilapidation impunie des ressources du Trésor Public et des revenus du bonus miniers, 23 milliards de F. CFA depuis 2005, ( le tiers des arriérés de salaires des Agents de l’Etat) gérés sans contrôle par le Ministre des Mines, ainsi que les revenus de la forêt et des licences de téléphonie mobile.

- Création de structures douanières, avec des contrats léonins comme le Guichet Unique de Douala et la Cité Lumière KNK.

- Harcèlement fiscal des opérateurs économiques pour éponger les colossaux découverts bancaires de l’Etat vis à vis des banques commerciales, réduisant leurs marges d’investissements productifs.

- Accumulation des arriérés de salaires des Agents de l’Etat, 41 mois de retard, sans compter les pensions et les bourses, malgré près de 150 milliards de F. CFA d’aides de la CEMAC, la France, l’Union Européenne et la République Populaire de Chine.


-3- au plan sécuritaire :

- Généralisation de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire, alors que le Président BOZIZE, Général 5 étoiles, cumule les fonctions de Ministre de la Défense depuis sa prise de pouvoir le 15 mars 2003.

- Concentration de l’essentiel des moyens opérationnels d’intervention au profit de la Garde Présidentielle, mettant les Forces armées dans l’incapacité de faire face aux moindres périls extérieurs. En mars 2008, les rebelles ougandais de la L.R.A de Joseph KONY, ont occupé, pendant près de deux semaines, la ville d’OBO, à l’Est du pays, sans que les militaires centrafricains ne viennent les en chasser.

Ils ont quitté la région après l’avoir copieusement pillée, emportant des filles de 12 ans comme cuisinières et esclaves sexuelles et les garçons, incorporés de force comme combattants.


-4- Pouvoirs Législatif, Judiciaire et Juridictionnel :

Hormis quelques Magistrats courageux qui, au péril de leur vie, luttent pour empêcher la mise du Pouvoir Judiciaire sous tutelle de la Présidence de la république, l’Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle agissent en instruments dociles des basses œuvres politiques du Général BOZIZE.

.
- III -
De la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif


A – Des Préalables

Les Institutions Républicaines créées par la Constitution du 27 Décembre 2004 sont solides et équilibrées, donnant à leurs dirigeants les outils indispensables de contrôle et de sanctions de l’Exécutif, suffisants pour porter un coup d’arrêt à toute dérive de gestion.

Mais hélas, elles ne s’en servent pas.

Aussi, la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif se doit-elle de consacrer le véritable changement qualitatif au sommet de l’Exécutif, en remédiant au grave déficit de compétence dans la conduite des Affaires de l’Etat à l’origine des mauvais choix politiques du Président BOZIZE et à l’inefficacité de l’action gouvernementale.

Fort de ce qui précède, le Dialogue Politique Inclusif doit être organisé sous trois préalables :

1 - Le Dialogue Politique Inclusif doit se constituer en Assises Nationales de Salut Public et se tenir à l’extérieur de la République Centrafricaine..

2 - Les Résolutions doivent revêtir la force de Traités Internationaux et devenir immédiatement exécutoires.

3 - Limitation du quota de participants à des personnalités qualifiées et représentatives de leurs entités.


B – Des Résolutions exécutoires

I – Au niveau Exécutif


• 1) Création d’un Conseil Politique Restreint (C.P.R.) dans le cadre de la Constitution du 27 Décembre 2004 :

Le Conseil politique Restreint, composé de trois (3) Membres, est l’Organe d’orientation politique de Décision de l’exécutif pour une durée à définir.

Le Conseil Politique restreint a pour mission :
 de veiller à ce que les nominations et promotions au sein de l’Exécutif respectent le principe de l’impartialité de l’Etat au niveau de la Présidence de la République, le Gouvernement, dans l’Administration, les Conseils d’Administration et les Directions Générales des Entreprises et Offices Publics, en vue d’asseoir une politique capable d’assurer le mieux-être social des populations..

 d’approuver au préalable toutes nominations ou promotions aux Hautes Fonctions de l’Etat.


• 2) Formation d’un Gouvernement de Consensus National sur la base des critères de compétence et d’intégrité.

Le gouvernement aura en charge, entre autres priorités, de procéder aux modifications de certaines dispositions du Code Electoral adopté pendant la Transition, le juste découpage électoral et organiser les futurs scrutins en commençant par les élections municipales, législatives puis présidentielle, sur une période de trois ans.

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, détermine et conduit la politique de la Nation et nomme à tous les emplois civils, après Avis du Conseil Politique Restreint.


• 3) Création d’une Commission de la Haute Fonction Publique chargée d’élaborer le profil/poste des cadres pouvant être nommés dans la Haute Administration


• a) Des Mesures d’Amnistie

Les Mesures d’Amnistie pour des faits liés à la rébellion armée ou d’apaisement, comme l’abrogation des Arrêts à « caractère politique » de la Cour Constitutionnelle après 2005, seront examinées et adoptées au cours des Assises Nationales et doivent devenir immédiatement exécutoires.


• b) De l’avenir des cadres civils et militaires des rébellions

Les Assises Nationales définiront les critères d’intégration des cadres civils et militaires des différents groupes armés dans la vie politique et les Forces Armées, le désarmement et la démobilisation et les mesures financières relatives aux indemnités pour la cessation des hostilités.


• c) Au niveau sécuritaire

1 - Création d’un Comité National de Restructuration des Forces de Défense et de Sécurité. Il aura la charge d’exploiter les Recommandations des Etats Généraux de la Défense Nationale de 1996, de la Commission Défense et Sécurité du Dialogue National de 2003, avec l’appui de la Force Multinationale de la CEEAC (MICOPAX) et les Conseillers avisés des militaires des pays amis.

2 - Création d’un Conseil National de Sécurité, placé sous l’autorité directe du Conseil Politique Restreint.


• d) Au niveau économique

1 - Lancement d’un Appel d’Offre pour le choix d’un partenaire pour la gestion du Guichet Unique de Douala et affectation au sein de la structure de professionnels de la Douane et des Impôts.
- Renforcement des check points au niveau des postes frontaliers des douanes : Beloko, Gamboula, Bang, Nola et le Guichet Unique de Pointe-Noire au Congo Brazzaville.

2 - Création d’un Port Sec sur le territoire national.

3 - Lancement d’un Audit sur la gestion des bonus miniers et forestiers, les revenus de vente des licences de téléphonie mobile.

4 - Sécurisation des zones de production agro-pastorale pour favoriser le retour des agriculteurs et éleveurs dans leurs régions d’origine.

5 - Relance des cultures d’exportations (coton, café et tabac) et appui aux produits vivriers pour la sécurité alimentaire.

6 - Relance immédiate de l’exploitation de toutes les matières premières stratégiques.

7 – Etablissement de partenariat sous régional pour l’exploration et la mise en exploitation du pétrole centrafricain.

8 - Création d’une Commission Nationale pour les Ressources Naturelles devant assurer la transparence des transactions, la surveillance de la délivrance des permis miniers, forestiers et agricoles, et servir de voie de recours, pour les opérateurs des secteurs, face à l’Administration.



• e) Au niveau de la Démocratie

1 - Application intégrale des textes régissant le fonctionnement des partis politiques dans leurs droits et obligations.

2 - Libéralisation des médias, avec la création des radios et télévisions privées offrant une couverture nationale.




II – Au niveau Législatif

- Mise en place d’un nouveau Parlement conforme à un Mandat de Représentation des aspirations du Peuple.


III – Au niveau Judiciaire et Juridictionnel

1 - Le Président du Conseil Politique Restreint est Président du Conseil Supérieur de la Magistrature.

2 - Application intégrale des Recommandations des Etats Généraux de la Justice.

3 - Définition des critères de compétence pour les nominations ou promotions dans la Magistrature.

4 - Abrogation des Lois modifiant la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature promulguée par le Président BOZIZE.

5 - Recomposition de la Cour Constitutionnelle, en conformité avec les dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004.


Fait le 18 Septembre 2008



AFDC
Alliance des Forces Démocratiques pour le Changement

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 23:37



La forte dégradation de la situation nationale, marquée par l’effondrement des productions agro pastorales, la généralisation de l’insécurité, l’accumulation des arriérés de salaires (41 mois), de pensions et de bourses, et l’incapacité du Président BOZIZE à y faire face, exigeait du Chef de l’Etat qu’il mette tout en œuvre afin, qu’à travers le Dialogue Politique Inclusif, les centrafricains transcendent leurs divergences politiques, en vue de trouver une thérapeutique radicale capable de sortir nos populations de l’enfer de la misère.

Mais force est de constater que, face à cette dramatique situation, le Président BOZIZE et son gouvernement continuent de faire preuve d’un laxisme criminel, renvoyant toute amélioration des conditions de vie des populations aux décaissements d’aides financières extérieures, dans ce pays riche en diamant, or, fer, pétrole, uranium, coton, café, tabac et sans pression démographique.

Derrière ce cynisme du pouvoir, il s’est développée une vaste entreprise d’enrichissement illicite et rapide au bénéfice du clan présidentiel.

Outre la main mise de la famille et du clan sur tous les rouages de l’Exécutif, des Entreprises et Offices Publics, les principales Institutions Démocratiques de l’Etat et celles politiques et financières de la CEMAC, les Finances Publiques, le racket des sociétés minières avec les bonus de signatures non inscrits au Code Minier, les revenus de la Forêt et des licences de téléphonie mobiles restent leur chasse gardée.

L’Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle qui ont le pouvoir de porter un coup d’arrêt à une telle dérive de gestion ont démissionné devant leurs responsabilités pour servir d’instruments de règlement de compte politique du Président BOZIZE.

Aussi, ne restait-il comme unique voie de sortie pacifique de crise que le Dialogue Politique Inclusif.

Malheureusement, malgré la mobilisation nationale et internationale en faveur du Dialogue Politique Inclusif, le Président BOZIZE continue de tergiverser, cherchant à réduire ce Grand Rendez-Vous de la dernière chance en une réédition du Dialogue National de médiocre qualité, en vue d’écarter tout obstacle à sa réélection programmée au premier tour de la présidentielle de 2010.

C’est pourquoi, la Coordination Politique de l’A.F.D.C. lance t-elle un Appel à l’Action de toutes les Forces Vives Centrafricaines afin d’exiger, par tous les moyens, la convocation immédiate de la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif, à même d’imposer un changement qualitatif au sommet de l’Exécutif, en remédiant au déficit de compétence dans la gouvernance politique et économique du pays, à l’origine des mauvais choix politiques du pouvoir, de la corruption et de l’inefficacité de l’action gouvernementale.

Dans l’objectif de garantir le succès du Dialogue Politique Inclusif, l’A.F.D.C. pose comme préalable, son organisation à l’extérieur de la République Centrafricaine.

En conséquence, la Coordination Politique de l’A.F.D.C. sollicite-t-elle du Haut Médiateur de la crise centrafricaine, Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, l’organisation, au GABON, de la Table Ronde du Dialogue Politique Inclusif, avec un quota de participants limité aux personnalités représentatives de chaque entité.

Enfin, l’A.F.D.C. invite tous les Centrafricains à considérer comme un devoir patriotique le boycott de tout Dialogue Politique organisé à BANGUI et à se donner les moyens d’imposer la tenue des Assises Nationales, avec des Résolutions immédiatement exécutoires.

Fait le 29 septembre 2008
Pour la Coordination Politique
Le Coordonnateur Général,



Colonel Charles MASSI

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 22:48

 




APA Bangui
2008-09-28 (Centrafrique) Le Fonds monétaire international (FMI) a exprimé sa satisfaction face aux avancées enregistrées en République centrafricaine (RCA) en matière de bonne gouvernance, a appris APA.

«Les résultats obtenus en matière de finances publiques sont encourageants, les recettes ont augmenté comme prévu et les dépenses ont été gérées avec prudence», a déclaré M. Martin Pétri, qui était à la tête d’une délégation du FMI chargée de faire le point de la 2ème revue du programme avec le gouvernement centrafricain.

«Les réformes structurelles ont bien progressé, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de la formule de détermination automatique des prix des produits pétroliers qui mettra le budget à l’abri des fluctuations des cours mondiaux du pétrole et permettra d’allouer des ressources aux dépenses prioritaires», a ajouté M. Pétri.

Selon le chef de la délégation du FMI, l’activité économique a résisté aux perturbations dans la fourniture de l’électricité, à la hausse de l’inflation et au ralentissement des principales exportations, tandis que le produit intérieur brut (PIB) a atteint 3,5% cette année.

Selon M. Pétri, la troisième revue du programme de la RCA devrait être à l’ordre du jour du conseil d’administration du FMI prévu en novembre/décembre 2008.

 

Ndlr  Centrafrique-Presse : On croît rêver ! Les satisfécits du FMI n’ont jamais été bon signe pour le sort des populations d’un pays. Plus les résultats sont encourageants pour cette institution, désormais complètement dépassée par les réalités surtout africaines, plus la misère est grande. C’est là le paradoxe.  Les paramètres macro-économiques ne sauraient seuls suffire à délivrer le label de bonne gouvernance au régime dictatorial et sanguinaire de Bozizé. La prédation dont Bozizé et sa clique sont champions, les violations de droits de l'homme ainsi que leurs nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui les poursuivent, sont autant de critère de mauvaise gouvernance dont on ne saurait faire fi.

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Centrafrique-Presse.com - dans La Une
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 17:19

 

 

Bangui 29 sept (C.A.P) – Quinze personnes ont trouvé la mort et des dizaines gravement brûlées vendredi 27 sept 2008 par l’explosion et l’incendie d’un camion citerne de Total transportant 8000 litres d’essence et 3500 litres de  gas-oil pour l’approvisionnement de la ville de Bouar.

 

Le camion citerne s’était renversé au km 75 près du village dit Gbahon peu avant Boali après l’éclatement d’une de ses roues. Plusieurs dizaines de villageois dont des femmes et des enfants, ont accouru et tenté de siphonner le carburant de la citerne lorsque soudain, une explosion s’est produite quand ils ont réussi à ouvrir une des vannes de la citerne.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 16:32

BANGUI (AFP) - 29/09/2008 12h21 - Une faction rebelle de la Centrafrique a attaqué dans la nuit de dimanche à lundi la bourgade d'Am Dafok, proche de la frontière soudanaise et à 70 km à l'est de Birao, ont indiqué des sources concordantes.

 

Les informations demeuraient cependant divergentes sur la présence ou non des rebelles dans la matinée dans ce village.

 

Une vingtaine d'hommes armés des Forces pour l'unification de la République centrafricaine (Furca) ont pris le contrôle d'Am Dafok qui n'était défendue que par "4 ou 5 gendarmes et policiers", selon ces sources. Il n'y a pas eu de morts lors de l'attaque, ont-elles ajouté.

 

Mathurin Gerard, policier en poste à Birao, dans le secteur où est notamment basée la force européenne d'interposition (Eufor), a indiqué que les rebelles contrôlaient encore la bourgade lundi matin.

 

"Il est impossible que l'armée centrafricaine intervienne rapidement, les routes sont impraticables en raison des pluies", a-t-il affirmé à l'AFP par téléphone.

 

Slimane Hadjar, journaliste pour Radio Ndeke-Luka (privée), basé lui aussi à Birao, a en revanche indiqué que les rebelles avaient quitté Am Dafok au petit matin.

 

Les Furca constituent une nouvelle faction rebelle issue de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

 

Elles sont dirigées par Oumar Sobian, qui refuse l'accord de paix signé par le chef de l'UFDR, Damane Zakaria, avec le président centrafricain François Bozizé dans le cadre des accords préalables au "Dialogue politique inclusif", rassemblant toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions, opposition et société civile).

 

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, est en proie depuis 2005, année de l'élection de M. Bozizé, à l'insécurité dans le nord, où groupes rebelles, "coupeurs de routes" et soldats gouvernementaux commettent de nombreuses exactions.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 17:55

 

 

 

 













NEW YORK (Nations Unies), 25 septembre (Xinhua) -- Le président centrafricain François Bozizé a souhaité, mercredi sur la tribune des Nations Unies, que la Mission de l'ONU en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) dépasse le cadre actuel de sa compétence pour devenir une force opérationnelle.

Lors du débat général de la 63e Assemblée générale des Nations Unies, il a souligné la nécessité de réviser la mission et d'élargir la dimension de la MINURCAT, avec la fin du mandat de la Force de l'Union européenne (EUFOR) en mars prochain, car la situation reste fragile dans le nord-est et l'insécurité se développe dans le sud-est de la Centrafrique.

Plus de 3.300 soldats de l'EUFOR sont déployés depuis six mois, avec le mandat du Conseil de sécurité de l'ONU, au Tchad et en Centrafrique en proie à la guerre. L'EUFOR a mis en oeuvre, au profit des organisations humanitaires, des mesures de protection pour améliorer l'accès humanitaire et stabiliser l'Est du Tchad ainsi que le Nord de la Centrafrique.

M. Bozizé a réaffirmé l'importance de la MINURCAT pour " restaurer les conditions de sécurité nécessaires au retour volontaire et durable des réfugiés et des personnes déplacées par les conflits dans la région des Trois frontières à cheval entre la Centrafrique, le Tchad et le Soudan".

Il a exprimé son inquiétude à l'égard des effets de la crise du Darfour et des conflits au Tchad sur l'instabilité interne de son pays, les incursions de bandes armées dans le nord et celles des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la partie méridionale frontaliere avec le Soudan et la RDCongo.

M. Bozizé a accusé ces bandes armées de commettre des pillages, des viols, des déportations et l'enrôlement d'enfants de moins de dix ans.

"Les crise militaro-politiques récurrentes ont aggravé la pauvreté et l'insécurité alimentaire, en particulier dans les zones rurales et agricoles" en Centrafrique, marquée par 15 millions d'hectares de terres arables et une disponibilité en eau douce estimée à 37.000 m3 par habitant, a-t-il dit.



Ndlr Centrafrique-Presse : Selon des informations dignes de foi en provenance du siège des Nations unies à New York, pendant l'intervention de Bozizé à la tribune, plusieurs membres de délégations dans la salle se contentaient plutôt de lire et se passer la scandaleuse lettre qu'il a adressée à Ban Ki Moon pour demander que le Conseil de sécurité intervienne pour que la CPI ne puisse pas ouvrir une enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa soldatesque dans plusieurs préfectures du Nord de la République centrafricaine rappelés  par le procureur Ocampo de la CPI dans sa lettre du 10 juin dernier envoyée à Bozizé. Cette lettre a la particularité de mettre le trouillomètre de Bozizé à zéro.
S'agissant des compétences de la MINURCAT que Bozizé veut voir élargir, faut-il lui rappeler que lors du débat au Conseil de sécurité, le représentant du Royaume uni avait émis des réserves sur la nécessité de déployer des casques bleus onusiens en Centrafrique.

 
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 20:28

 





Bruxelles 26 septembre 08 (C.A.P) - De retour de New York à Paris, Bozizé a sauté dans le coucou privé de son "ami" indo-pakistanais Durbar pour Bruxelles où il espérait y être reçu par le Roi des Belges, le président de la Commission européenne Barroso et le ministre belge de la défense comme nous l'avions annoncé dans l'une de nos précédentes éditions.

En définitive, aucune de ces personnalités ne l'a reçu. Flanqué de ses courtisans que sont les Abel Sabonou et son "ami" homme d'affaires franco-libanais qu'il a désigné comme conseiller économique à l'ambassade de la RCA à Bruxelles, il a dû se contenter d'un entretien avec les ambassadeurs des pays de l'Afrique centrale à Bruxelles et a dû reprendre son avion pour quitter la Belgique. Fallait-il se donner la peine d'aller jusqu'à Bruxelles pour ne rencontrer que des ambassadeurs d'Afrique ? Cela aurait même pu se dérouler au salon de l'aéroport de Zanventem et non à l'hôtel cossu où Bozizé a cru descendre.

Il faut rappeler que la Belgique préside actuellement la Commission de consolidation de la paix en RCA et que son ministre des affaires étrangères Karel de Gucht a clairement rappelé dans son intervention récente devant le Conseil de sécurité des Nations unies que ce qui est demandé à Bangui, c'est la tenue du dialogue politique inclusif. Tant que Bozizé ne s'y résoudra pas, de plus en plus de portes lui seront fermées dans le monde.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 22:39





NEW YORK 25 septembre 2008 (AFP) — Le Conseil de sécurité a prorogé de six mois mercredi le mandat de la Minurcat, la force de l'ONU chargée dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine (RCA) de protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin.

Dans une résolution rédigée par la France, adoptée à l'unanimité de ses quinze membres et numérotée 1834, le Conseil renouvelle jusqu'au 15 mars le mandat de la Minurcat.

Cette mission de police de l'ONU, appuyée militairement par une force de l'Union européenne (Eufor Tchad-RCA), avait été approuvée par la résolution 1778 en septembre 2007.

Le Conseil invite le secrétaire général, Ban Ki-moon, à terminer le plus tôt possible le déploiement de la Minurcat, qui est encore incomplet. Fin juillet, la force n'avait que 233 personnels en uniforme sur le terrain sur un total de 350 autorisés par la résolution 1778.

Le Conseil exprime "l'intention d'autoriser le déploiement d'une composante militaire de l'ONU pour prendre la relève de l'Eufor".

M. Ban a recommandé, dans un rapport au Conseil la semaine dernière, l'envoi de 6.000 Casques bleus au Tchad et en Centrafrique pour remplacer l'Eufor à l'expiration de son mandat en mars.

L'Eufor est chargée de veiller à la sécurité de la Minurcat, de faciliter le travail des humanitaires et de protéger les réfugiés du Darfour dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, ainsi que les déplacés tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes.

Son mandat d'un an expire le 15 mars 2009. Elle compte environ 3.300 hommes, dont plus de la moitié fournis par la France. La question de sa neutralité a plusieurs fois été posée en raison de sa dominante française et du soutien accordé par l'ancienne puissance coloniale au régime du président tchadien Idriss Deby Itno.

 

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 22:37






 JUSQU’AU 15 MARS 2009

 

Conseil de sécurité

CS/9454

5980e et 5981e séances – après-midi

 

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune insiste sur l’« impérieuse nécessité » d’une relève appropriée par l’ONU

Le Conseil de sécurité a prorogé, cet après-midi, à l’unanimité le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) jusqu’au 15 mars 2009 et se prononcera d’ici au 15 décembre 2008 sur le déploiement d’une composante militaire de l’ONU pour succéder à la Force de l’Union européenne (EUFOR).

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, M. Javier Solana, a mis en avant les succès de l’EUFOR.  Jugeant « exemplaire » la coopération entre la force européenne et la MINURCAT, il a insisté sur trois points pour éviter que le départ de l’EUFOR, prévu le 15 mars 2009, ne crée un vide en matière de sécurité: l’« impérieuse nécessité » d’une relève appropriée par l’ONU, l’importance que celle-ci couvre à la fois le Tchad et la République centrafricaine, et l’urgence d’une décision du Conseil de sécurité pour permettre de lancer dans les temps la planification des Nations Unies.

Le Conseil de sécurité, par sa résolution 1834 (2008), demande également au Secrétaire général d’achever le déploiement de la MINURCAT « dans les plus brefs délais » et au Gouvernement tchadien de « procéder rapidement », avec l’appui de la MINURCAT, au déploiement complet du Détachement intégré de sécurité (DIS).

Le Conseil exprime en outre son intention de proroger au-delà du 15 mars 2009 la présence multidimensionnelle établie au Tchad et en République centrafricaine en vue de « créer les conditions propices au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées ».  À cette fin, il envisage d’autoriser le déploiement d’une composante militaire des Nations Unies, laquelle doit succéder à l’EUFOR.  Ces deux décisions devront être prises d’ici au 15 décembre 2008.

Le Conseil encourage les pays qui fournissent des contingents « à répondre aux besoins de la force, en particulier en matière d’hélicoptères, d’unités de reconnaissance, de membres du génie, de logisticiens et de capacités médicales ».

Le Conseil, qui se déclare « vivement préoccupé » par les activités de groupes armés et les autres attaques dans l’est du Tchad, le nord-est de la République centrafricaine et l’ouest du Soudan, qui « donnent lieu à de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire », exige de ceux-ci qu’ils mettent « immédiatement fin à la violence ».

Il prie enfin le Secrétaire général de lui présenter, le 15 novembre 2008 au plus tard, un nouveau rapport sur les progrès en direction du déploiement intégral de la MINURCAT et du DIS.

L’EUFOR est la plus grande opération militaire jamais déployée en Afrique par l’Union européenne, a rappelé le Ministre français des affaires étrangères, M. Bernard Kouchner.  « Les Européens sont favorables à la relève le 15 mars 2009 de l’EUFOR par les Nations Unies », a-t-il dit.  « Il faut tout faire pour éviter le vide en matière de sécurité, sinon tout recommencera », a-t-il averti.  « Tout retard mettrait en danger les populations que nous avons voulu protéger et que nous avons réussi à protéger. »

Le Conseil de sécurité devrait, au préalable, définir « un objectif clair, un mandat réalisable, un calendrier de déploiement et de moyens d’évaluation », a estimé de son côté le représentant du Royaume-Uni.  Il s’est en outre interrogé sur la nécessité d’envisager une force dont les effectifs représenteraient le double de ceux de l’EUFOR.  Le représentant a également rappelé les réserves de sa délégation sur une présence militaire en République centrafricaine.

Dans son dernier rapport* sur la MINURCAT, le Secrétaire général propose d’envisager la création d’une force militaire de l’ONU, d’un maximum de 6 000 hommes, destinée à prendre le relai de l’EUFOR après mars 2009.

Actuellement pleinement déployée, l’EUFOR, autorisée par le Conseil de sécurité le 25 septembre 2007 dans sa résolution 1778, et dont le mandat s’achève le 15 mars 2009, compte 3 300 hommes, dont environ 200 en République centrafricaine. 

Quant à la MINURCAT, créée par la même résolution avec un mandat initial d’une année, elle comptait au 18 septembre 768 personnes pour 1 549 autorisées, dont 216 policiers des Nations Unies.

Les Ministres des affaires étrangères de la France, de la Belgique, du Burkina Faso et les représentants des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni ont pris la parole.

 

LA SITUATION AU TCHAD, EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET DANS LA SOUS-RÉGION

Déclarations

M. JAVIER SOLANA, Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune et Secrétaire général du Conseil de l’Union européenne, a rappelé que, conformément au mandat que lui a donné le Conseil de sécurité, la Force de l’Union européenne (EUFOR) est déployée depuis six mois et compte aujourd’hui plus de 3 000 soldats sur le terrain.  Durant les six derniers mois, l’EUFOR a déployé une force puissante et mobile sur un théâtre éloigné de l’Europe et d’accès difficile, a patrouillé dans une zone très étendue, mis en œuvre au profit des organisations humanitaires de mesures de protection qui ont, a-t-il affirmé, « de toute évidence amélioré l’accès humanitaire », et a apporté son soutien au déploiement en cours de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT).  Il a jugé « exemplaire »  la coopération entre la MINURCAT et l’EUFOR.

M. Solana a rappelé que ces activités ont été menées avec la « coopération entière » des autorités du Tchad et de la République centrafricaine.  La présence de l’EUFOR a contribué à stabiliser l’est du Tchad et le nord de la République centrafricaine, a jouté le Haut Représentant, qui a par ailleurs jugé encourageant le retour progressif des déplacés.  M. Solana a affirmé que la présence de l’EUFOR a contribué à apaiser les tensions régionales, fait qu’il a qualifié de « fondamental ».  « Ce qui se passe au Tchad et en République centrafricaine, est lié à ce qui se passe au Darfour et inversement », a-t-il fait remarquer.  Les efforts politiques en cours entre le Tchad et le Soudan « vont dans le bon sens » et doivent être poursuivis et consolidés, a-t-il ajouté.  La situation est calme.  Elle est toutefois fragile.

« Comme cela a été annoncé, le mandat de l’EUFOR prendra fin le 15 mars 2009 et notre souci est d’éviter un vide en matière de sécurité à cette date », a déclaré M. Solana.  Il a donc insisté sur trois points: l’ « impérieuse nécessité » d’une relève appropriée d’EUFOR par les Nations Unies au 15 mars 2009; l’importance que cette relève couvre à la fois le Tchad et la République centrafricaine; et la nécessité d’une décision rapide du Conseil de sécurité, pour permettre de lancer dans les temps la planification des Nations Unies.  L’Europe fait tout pour que cette relève soit un succès, a ajouté M. Solana.  Le Haut Représentant a précisé que la relève ne signifiera pas la fin de l’engagement de l’Union européenne dans la région puisqu’elle continuera à être un « acteur actif » dans le dossier du Darfour et contribuera aussi au financement du Détachement tchadien intégré de sécurité (DIS) entraîné par la MINURCAT et à celui du programme de reconstruction social et économique de l’est du Tchad.

M. BERNARD KOUCHNER, Ministre des affaires étrangères de la France, a déclaré que l’EUFOR est la plus grande opération militaire jamais déployée en Afrique par l’Union européenne.  Certes, ce n’est pas la première fois que l’Union européenne s’engage en Afrique aux côtés des Nations Unies.  L’EUFOR marche bien mais pas autant que prévu, a nuancé M. Kouchner, et ceci du fait qu’une force hybride capable de jouer le même rôle que l’EUFOR de l’autre côté de la frontière n’a pas été déployée au Darfour, comme on l’espérait.  L’EUFOR a toutefois sécurisé la zone et les organisations non gouvernementales (ONG), comme les populations locales se félicitent de sa présence.  Il reste en outre des difficultés à déployer une force de police opérationnelle, qui était prévue, afin de sécuriser les camps de déplacés et de réfugiés.  L’action sur place de la MINURCAT et du DIS sont indispensables pour améliorer la sécurité des populations civiles.  Sans elles, on ne pourra être satisfait car les réfugiés ne pourront pas se déplacer à l’extérieur des camps.  L’accélération du déploiement de la MINURCAT et du DIS est donc cruciale et urgente.  Certes, l’adoption de la résolution renouvelant le mandat de la MINURCAT est nécessaire et la France la soutiendra.

Un premier mouvement timide de retour des déplacés s’est amorcé, a remarqué M. Kouchner qui a estimé qu’il faudra, dès la saison des pluies achevée, que les efforts d’assistance à la population civile et de reconstruction, s’accélèrent.  Il faudra aussi maintenir un niveau de sécurité suffisant dans les zones de retour.  « Les Européens sont favorables à la relève le 15 mars 2009 de l’EUFOR par les Nations Unies », a-t-il dit.  Il faut tout faire pour éviter le vide sécuritaire, sinon tout recommencera, a averti M. Kouchner.  « Tout retard dans cette relève mettrait en danger les populations que nous avons voulu protéger et que nous avons réussi à protéger », a-t-il ajouté avant de conclure.

M. KAREL DE GUCHT, Ministre des affaires étrangères de la Belgique, s’est réjoui que les autorités tchadiennes acceptent le déploiement d’une force de l’ONU.  Il est important, a-t-il dit, que les planifications pour cette force de l’ONU puissent commencer dès maintenant, afin de permettre un transfert d’autorité efficace au 15 mars 2009.  Cette force devra, a-t-il estimé, remplacer l’EUFOR tant au Tchad qu’au nord-est de la République centrafricaine, où l’EUFOR a déployé 200 hommes.  La future composante de la MINURCAT sera essentielle pour permettre aux efforts de soutien au secteur de la sécurité d’aboutir, en particulier ceux déployés par la Commission de consolidation de la paix.  Le Ministre a observé qu’aucune force militaire ne pourrait assurer durablement la sécurité si le contexte politique à l’origine de l’insécurité ne changeait pas.  La communauté internationale doit pour cette raison se pencher également sur les causes profondes de cette insécurité, a-t-il déclaré.  De même, il a mis l’accent sur la nécessité de renforcer encore les efforts pour une normalisation des relations entre le Soudan et le Tchad, une résolution de la crise au Darfour, le soutien des dialogues nationaux au Tchad et en République centrafricaine, et la facilitation d’un dialogue entre les autorités tchadiennes et les groupes armés au Tchad.  M. de Gucht a jugé utile de réfléchir à la possibilité de confier à l’ONU un mandat plus clair pour contribuer à la recherche de solutions sur le plan politique, pour garantir que les efforts dans la région aient des effets durables.

Mme ROSEMARY DICARLO (États-Unis) a félicité le personnel de l’EUFOR, qui a travaillé remarquablement dans des circonstances difficiles.  Les contingents les plus compétents du monde ont été envoyés ces derniers mois dans la région, a-t-elle affirmé.  La représentante s’est dite heureuse de voir que certains des États membres de l’EUFOR étaient intéressés à participer à la future force de l’ONU.  Elle s’est déclarée néanmoins préoccupée de la situation sécuritaire, en particulier du sort des réfugiés et des personnes déplacées qui continuent de souffrir en raison de l’instabilité politique et du désordre.  Les États-Unis, a-t-elle dit, continuent d’appuyer la présence de la MINURCAT en République centrafricaine.  La présence militaire de l’ONU est nécessaire dans ce pays pour éviter l’insécurité qui menace les populations de la région, a-t-elle ajouté.  Mme DiCarlo a dit espérer que les moyens de l’EUFOR seront transférés à L’ONU, ce qui, selon elle, aidera au déploiement rapide de la force de l’ONU.  La représentante a salué les efforts du Groupe de contact, en particulier le Gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne pour promouvoir l’accord entre le Tchad et le Soudan. 

M. ALDO MANTOVANI (Italie) s’est félicité des résultats obtenus par l’EUFOR en matière de protection de la population locale et des organisations non gouvernementales, ajoutant que l’Italie est fière d’en faire partie en contribuant à la gestion de l’hôpital d’Abéché.  Malgré les efforts de la communauté internationale, la situation en matière de sécurité reste instable et seul un petit nombre de retours ont été observés, a toutefois noté le représentant.  M. Mantovani s’est félicité de la bonne coopération entre les Nations Unies et l’Union européenne, qui a montré que la volonté collective pouvait maximiser l’efficacité des opérations et renforcer leur cohérence.

M. BEDOUMA ALAIN YODA, Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, a souligné que le Conseil de sécurité devrait trouver les moyens de capitaliser les acquis de l’EUFOR.  Le Ministre a salué le partenariat que l’EUFOR a établi avec la MINURCAT et a jugé nécessaire et urgent d’assurer le déploiement effectif de la MINURCAT.  Le Ministre a dit attendre avec intérêt l’évaluation qui sera prochainement faite par le Secrétaire général concernant la taille, la structure et le mandat de la structure envisagée pour succéder à l’EUFOR. 

M. JOHN SAWERS (Royaume-Uni) a convenu qu’en principe, une future présence de l’ONU devrait être approuvée par le Conseil pour prendre la relève de l’EUFOR. Toutefois, a-t-il ajouté, il reste beaucoup à faire avant que le Conseil de sécurité puisse se prononcer.  Le Conseil doit définir un objectif clair, un mandat réalisable, un calendrier de déploiement et de moyens d’évaluation.  M. Sawers s’est demandé s’il est nécessaire d’envisager une force dont les effectifs représenteront le double de ceux de l’EUFOR.  Le représentant a également rappelé les réserves de sa délégation sur une présence militaire en République centrafricaine.  « Nous n’avons toujours pas d’éléments convaincants sur la nécessité de cette présence », a-t-il déclaré.  Affirmant que le Conseil de sécurité doit adopter « une approche stratégique disciplinée pour la gestion des ressources fort rares en matière de maintien de la paix », il a déclaré attendre la prochaine évaluation du Secrétariat sur les problèmes actuels des opérations de maintien de la paix afin que le Conseil de sécurité puisse avoir une réelle vision stratégique.

Texte du projet de résolution (S/2008/616)

 

Le Conseil de sécurité,

Rappelant ses résolutions et les déclarations de son président concernant le Tchad, la République centrafricaine et la sous-région, y compris sa résolution 1778 (2007) et ses résolutions 1769 (2007) et 1828 (2008),

Réaffirmant son attachement au respect de la souveraineté, de l’unité, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique du Tchad et de la République centrafricaine, ainsi qu’à la cause de la paix dans la région,

 

Réitérant la préoccupation que lui inspirent les répercussions de la violence qui se poursuit au Darfour sur la situation humanitaire et la sécurité dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine,

Se déclarant vivement préoccupé par les activités de groupes armés et les autres attaques dans l’est du Tchad, le nord-est de la République centrafricaine et l’ouest du Soudan, qui font peser une menace sur la sécurité de la population civile, la conduite des opérations humanitaires dans ces régions, et la stabilité de ces pays, et donnent lieu à de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire,

Soulignant qu’un juste règlement du problème du Darfour et une amélioration des relations entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine contribueront à la paix et à la stabilité à long terme de la région,

Renouvelant son plein appui à l’action menée par le Secrétaire général et l’Union africaine, représentés par leur Médiateur en chef, M. Djibril Yipéné Bassolé, pour relancer le processus de paix initié par l’Accord de paix sur le Darfour, consolider le cessez-le-feu et renforcer la présence de maintien de la paix au Darfour,

Réaffirmant le caractère inacceptable de toute tentative de déstabilisation par la violence ou de prise du pouvoir par la force,

Réaffirmant ses résolutions 1325 (2000) et 1820 (2008) sur les femmes, la paix et la sécurité, 1502 (2003) sur la protection du personnel humanitaire et du personnel des Nations Unies et 1674 (2006) sur la protection des civils en période de conflit armé,

Réaffirmant sa résolution 1612 (2005) sur les enfants dans les conflits armés, prenant note du rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés au Tchad (S/2008/532) et des recommandations qu’il contient, et rappelant les conclusions relatives au Tchad adoptées par son Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés (S/AC.51/2007/16),

Considérant qu’il incombe au premier chef aux Gouvernements du Tchad et de la République centrafricaine d’assurer la sécurité des populations civiles sur leur territoire,

Ayant à l’esprit la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole additionnel en date du 16 décembre 1966, ainsi que la Convention  de 1969 de l’Organisation de l’unité africaine régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique,

Soulignant la nécessité de respecter le droit international des réfugiés, de préserver le caractère civil et humanitaire des camps de réfugiés et des sites de personnes déplacées internes et de prévenir les recrutements, notamment d’enfants, qui pourraient intervenir dans et autour de ces camps du fait de groupes armés,

Se félicitant du déploiement de l’opération de l’Union européenne dans l’est du Tchad et en République centrafricaine (EUFOR Tchad/RCA), notant que l’Union européenne a annoncé que l’opération avait atteint sa capacité opérationnelle initiale le 15 mars 2008 et rappelant que, conformément à sa résolution 1778 (2007), le mandat de l’opération de l’Union européenne court donc jusqu’au 15 mars 2009,

Se félicitant que la MINURCAT ait sélectionné et formé le premier groupe de policiers et de gendarmes du Détachement intégré de sécurité (DIS, précédemment désigné sous le nom de Police tchadienne pour la protection humanitaire), et soulignant la nécessité de déployer le DIS  rapidement,

Ayant examiné le rapport du Secrétaire général (S/2008/601) en date du 12 septembre 2008 et les recommandations qu’il contient concernant les dispositions à prendre pour assurer la suite de l’opération de l’Union européenne lorsque son mandat prendra fin,

Constatant que la situation qui prévaut dans la zone frontalière entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales,

1.    Décide de proroger jusqu’au 15 mars 2009 le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), tel qu’il résulte de la résolution 1778 (2007);

2.    Demande au Secrétaire général d’achever le déploiement de la MINURCAT dans les plus brefs délais et au Gouvernement tchadien de procéder rapidement, avec l’appui de la MINURCAT et conformément au mandat de celle-ci, au déploiement complet du Détachement intégré de sécurité;

3.    Invite les donateurs à apporter leur contribution au fonds d’affectation spéciale de la MINURCAT, créé pour financer le Détachement intégré de sécurité;

4.    Exprime son intention de proroger au-delà de la date mentionnée au paragraphe 1 la présence multidimensionnelle établie au Tchad et en République centrafricaine pour créer les conditions propices au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées et, à cette fin, exprime son intention d’autoriser le déploiement d’une composante militaire des Nations Unies qui succédera à l’EUFOR Tchad/RCA, tant au Tchad qu’en République centrafricaine, en tenant dûment compte des recommandations formulées dans le rapport du Secrétaire général visé au paragraphe 8 et en consultation avec les gouvernements de ces pays;

5.    Prie le Secrétaire général, en étroite collaboration avec l’Union européenne, de poursuivre la planification et de lancer la génération de force et l’élaboration des arrangements logistiques, administratifs, financiers et autres, en vue d’un transfert d’autorité le 15 mars 2009, y compris dans le nord-est de la République centrafricaine, entre l’EUFOR et la composante militaire des Nations Unies visée au paragraphe 4, sous réserve d’une nouvelle décision du Conseil de sécurité;

6. Encourage les Gouvernements du Tchad et de la République centrafricaine à continuer de coopérer avec les Nations Unies et l’Union européenne en vue de faciliter la transition entre l’EUFOR et la composante militaire  des Nations Unies;

7. Encourage les pays qui fournissent des contingents à répondre aux besoins de la force, en particulier en matière d’hélicoptères, d’unités de reconnaissance, de membres du génie, de logisticiens et de capacités médicales;

8.    Prie le Secrétaire général de lui présenter le 15 novembre 2008 au plus tard un nouveau rapport sur les progrès en direction du déploiement intégral de la MINURCAT et du Détachement intégré de sécurité ainsi que sur l’actualisation de la planification et l’exécution des préparatifs mentionnés aux paragraphes 4 et 5, y compris des options quant à la taille, à la structure et au mandat de la présence militaire des Nations Unies proposée pour remplacer la présence de l’EUFOR dans le nord-est de la République centrafricaine;

9.    Prie également le Secrétaire général de continuer à lui rendre compte régulièrement, au moins tous les trois mois, de l’évolution de de la situation sécuritaire et humanitaire, y compris les mouvements de réfugiés et de déplacés, dans l’est du Tchad, dans le nord-est de la République centrafricaine et dans la région, des progrès accomplis en direction de l’objectif d’aider à créer les conditions favorables à un retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés et des personnes déplacées, ainsi que de l’exécution du mandat de la MINURCAT;

10.   Exprime son intention de prendre la décision mentionnée aux paragraphes 4 et 5 d’ici au 15 décembre 2008;

11. Encourage chacun des Gouvernements du Soudan, du Tchad et de la République centrafricaine à veiller à ce que son territoire ne soit pas utilisé pour porter atteinte à la souveraineté des autres, à coopérer activement aux fins de la mise en œuvre de l’Accord de Dakar en date du 13 mars 2008 et des accords antérieurs, et à coopérer également dans le but de mettre un terme aux activités des groupes armés dans la région et à leurs tentatives de prise du pouvoir par la force, attend avec intérêt de voir le Soudan et le Tchad honorer leur engagement de rétablir leurs relations diplomatiques, dans la perspective d’une normalisation totale de leurs relations, et salue le rôle joué en particulier par le groupe de contact régional, les Gouvernements de la Libye et de la République du Congo en tant que comédiateurs africains, ainsi que l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies, y compris grâce au Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINURCAT, pour soutenir le processus de Dakar ;

12. Exige des groupes armés qu’ils mettent immédiatement fin à la violence et engage toutes les parties, au Tchad et en République centrafricaine, à respecter et appliquer l’Accord de Syrte en date du 25 octobre 2007 et l’accord de paix global signé à Libreville le 21 juin 2008;

13.   Encourage les autorités tchadiennes et centrafricaines et les acteurs politiques des deux pays à continuer de promouvoir un dialogue national dans le respect des cadres constitutionnels, prend acte de l’action utile que mène le Gouvernement du Gabon pour favoriser un dialogue national en République centrafricaine, insiste par ailleurs sur l’importance de l’accord politique pour le renforcement du processus démocratique signé à N’Djamena le 13 août 2007 et engage les parties à poursuivre sa mise en œuvre;

14.   Décide de demeurer activement saisi de la question.

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