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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:29

 

 

Tripoli, - 24/04/2008 - Libye - (PANA) - Le secrétaire aux affaires de l'Union Africaine au comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Dr Ali Triki, s'est réuni jeudi à Tripoli, avec l'émissaire du secrétaire général des Nations unies au Tchad et en Centrafrique, le portugais, Victor Da Silva Angelo, actuellement en visite en Libye.

La rencontre a permis d'examiner les efforts de la Libye en faveur de la réalisation de la paix au Tchad, au Soudan et en Centrafrique, ainsi que les résultats de la visite effectuée le 15 avril courant en Libye par le président centrafricain François Bozizé, accompagné par la Commission du dialogue national en Centrafrique qui comprend le gouvernement et les autres factions politiques.


L'émissaire du secrétaire général des Nations unies a, au cours de cette réunion, demandé le soutien de la Libye pour le programme exécuté par l'ONU pour la formation d'agents de police en Centrafrique et au Tchad en vue de contribuer au maintien de la sécurité et de la paix à l'intérieur des camps de réfugiés dans les deux pays.


Les deux responsables ont convenu au cours de cette rencontre, de la coopération entre les Nations Unies et la Libye dans ce domaine.


La Libye a, rappelle-t-on, déployé et continue à déployer d'intenses efforts pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région, notamment dans le Darfour. Dans ce cadre, elle a accueilli durant les dernières années plusieurs mini-sommets africains consacrés aux développements de la situation dans la région, notamment la paix dans la province du Darfour et l'apaisement de la tension entre le Soudan et le Tchad.


Elle a parrainé aussi le 2 février 2007 à Syrte (centre de Libye) la signature d'un accord de paix entre le gouvernement de la Centrafrique et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine et qui associe aussi l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).



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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:27




 

Venu faire le point sur la situation politique dans son pays avec son homologue gabonais Bongo Ondimba, le président centrafricain François Bozizé a quitté Libreville le 23 avril dernier dans la soirée à l’issue d’une visite de travail et d’amitié de 24 heures au Gabon où il aura abordé avec son hôte les diverses facettes du conflit qui touche son pays, dans le cadre de la préparation d'un débat national pour la résolution de ce conflit.

 

Source : Gaboneco.com  25/04/08

 

Le président centrafricain, François Bozizé, a effectué le déplacement de la capitale gabonaise les 22 et 23 avril dernier pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en centrafrique.


Le président Bozizé a prévu de réunir toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition, y compris l’opposition armée, autour d’une même table pour un débat national où chacun devrait pouvoir exprimer ses revendications et les concessions envisageables pour sortir de la crise qui perdurent dans ce pays.

«Je pense qu’à l’issue de ce dialogue, nous pourrons commencer à parler d’autre chose» a déclaré le président centrafricain.


François Bozizé a informé son homologue gabonais de l’organisation du dialogue de paix inclusif centrafricain selon l’agenda arrêté d’un commun accord entre les membres du comité préparatoire et le gouvernement centrafricain.


Pour sa part, le président Bongo Ondimba a souhaité que cette nouvelle démarche aboutisse à une réconciliation de la classe politique centrafricaine et au retour à une paix durable dans ce pays.

Les participants se sont accordés sur les points préalables et nécessaires à l’ouverture du dialogue, à savoir la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Armée populaire pour la restauration de la République (APRD), l’un des groupes rebelles les plus puissants actifs au nord-ouest de la Centrafrique, la conclusion d’un accord de paix global et l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées. Le financement de cette large concertation nationale a également été examiné.

Le président Bongo Ondimba a déjà joué un rôle déterminant dans la stabilisation et le retour de la paix en République centrafricaine par le passé. C’est à Libreville que les centrafricains avaient négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.


Le président centrafricain François Bozizé et son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba ont pris acte avec satisfaction du déploiement effectif des troupes de l’EUFOR-Tchad-RCA dans les régions très agitées de l’est tchadien et du nord-est de la RCA conformément à la Résolution 1778 des Nations unies adoptées le 25 septembre 2007.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 23:27





(Gabon Eco 23/04/2008)

Le président centrafricain François Bozizé est arrivé en fin d'après midi du 22 avril dans la capitale gabonaise pour une visite officielle au cours de laquelle il doit rencontrer son homologue gabonais pour solliciter son soutien et sa médiation dans le processus de résolution de la crise militaro-politique en République centrafricaine.

Dans le cadre du dialogue politique inclusif censé mettre un terme définitif à la crise militaro-politique en République centrafricaine, le président François Bozizé est en visite officielle à Libreville pour solliciter le soutien du président gabonais Bongo Ondimba dans la résolution de cette crise.

Le président Bozizé a prévu de réunir toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité, ceux de l’opposition, y compris l’opposition armée, autour d’une même table pour un débat national où chacun devrait pouvoir exprimer ses revendications et les concessions envisageables pour sortir de la crise qui perdurent dans ce pays.

Dans cette logique, Bangui cherche à impliquer le président Bongo Ondimba dans ce processus pour le poids que le statut du chef de l’Etat gabonais pourrait peser dans la résolution pacifique de la crise centrafricaine.


Le président Bongo Ondimba a déjà joué un rôle déterminant dans la stabilisation et le retour de la paix en République centrafricaine par le passé. C’est à Libreville que les centrafricains avaient négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.

Lors des élections présidentielles de 2005, le président Bongo Ondimba avait été sollicité par les leaders politiques centrafricains qui cherchaient à s’opposer aux décisions de la Cour constitutionnelle qui n’avait retenu que cinq candidatures sur la quinzaine qui lui avait été soumise.

Publié le 23-04-2008 Source : Gaboneco.com Auteur : gaboneco

 

© Copyright Gabon Eco

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 22:46



 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 21 Apr 2008


Points saillants

 

- Séminaire de 4 jours sur la Réforme du Secteur de la Sécurité.

- Une délégation du comité préparatoire pour le dialogue inclusif pour la paix en RCA en tournée.

- Torben Brylle, Représentant Spécial de l'Union Européenne pour le Soudan et l'opération EUFOR-Tchad/RCA en visite en RCA.

 

Contexte et sécurité

 

Un pas crucial pour la RCA vers le SSR La semaine dernière, le Gouvernement centrafricain a tenu un séminaire de quatre jours sur la Réforme du Secteur Sécurité (RSS). Ce séminaire a eu lieu du lundi au jeudi et avait pour but de faire un état des lieux des services centrafricains de la sécurité et de la justice, ainsi que d'établir des stratégies de réforme à court et moyen termes. La RSS constitue une des étapes clés citées dans la stratégie de réduction de la pauvreté de la RCA et pourrait ainsi avoir un impact important sur la situation humanitaire du pays. Après cinq mois de travaux du Comité national sur la RSS, le Chef de l'Etat, François Bozizé a inauguré le séminaire le 14 avril. Les premières séances se sont concentrées sur l'état actuel de la situation, les mandats et les besoins du pays en matière de sécurité et de justice. Les sessions suivantes ont intégré les thèmes transversaux, tels que le role de l'Assemblée Nationale, la transparence des finances publiques et l'égalité des sexes, dans les stratégies de réforme. Les débats ont été principalement axés sur les acteurs suivants:

 

- L'Armée Nationale (Forces armées centrafricaines-FACA) et la gendarmerie;

- Les services de police nationale et municipale;

- Les forces paramilitaires (douanes, la protection de l'environnement);

- L'administration judiciaire et pénitentiaire;

- Les services de renseignement;

- Les entreprises de sécurité privées.

Les participants ont travaillé le mercredi soir afin de finaliser des mesures concrètes qui établiraient des bases d'un secteur de la sécurité favorable au développement sur les deux prochaines années. Lors de la cérémonie de clôture le 17 avril, le Président Bozizé a accepté au nom du Gouvernement, les recommandations formulées tout au long du séminaire.

Principales suggestions:

 

- Augmenter le nombre de recrues FACA et faire respecter les règles de retraite obligatoire (à partir de mai 2008);

- Adopter un code de conduite militaire fondée sur les droits de l'homme et établir des sanctions pour les violations (octobre 2008);

- Nette distinction des uniformes pour les différents services (décembre 2008);

- Former les chefs de village et des environs pour leur rôle juridique (janvier 2009);

- Mettre en place un corps pour les gardes de prisons civiles (janvier 2009);

- Revoir les méthodes et démanteler les points de contrôle illégaux (mai 2008) et réduire le nombre de points de contrôle légal (août 2008).


Pour plus d'informations contacter John Ratcliffe au john.ratcliffe@undp.org ou téléchargez les documents à ce sujet sur
http://hdptcar.net/blog/ssr

 

Comité préparatoire pour le dialogue

 

Une délégation du comité préparatoire pour le dialogue inclusif centrafricain composée des représentants du pouvoir, de la société civile et des représentants d'organisations internationales, s'est rendue le vendredi 18 avril à Lomé au Togo où réside l'ex-président centrafricain Ange Félix Patassé. Bien avant, elle s'était rendue à Paris où elle avait rencontré Jean-Jacques Demafouth, le président de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), mouvement armé actif dans le nord-ouest de la Centrafrique. Mercredi dernier, cette délégation s'était également rendue à Tripoli pour rencontrer le président Mouammar Kadhafi qui soutient le dialogue de paix et pour rencontrer également Abdoulaye Miskine, un autre chef de l'opposition. Jean-Jacques Demafouth et Abdoulaye Miskine demandent des garanties sécuritaires et des mesures de grâce ou d'amnistie afin de venir à Bangui sans inquiétude. La délégation se rendra bientôt au Gabon pour une rencontre avec le médiateur du dialogue, le président gabonais Omar Bongo Ondimba.

 

Pour toutes informations, veuillez contacter: UN OCHA RCA |

Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78

Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

 

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:46



 

La Tribune.fr (www.latribune.fr). Reuters - 24/04/08 à 15:38:00

 

PEKIN (Reuters) - La Chine annonce le rappel prochain d'une cargaison d'armes à destination du Zimbabwe, que les dockers sud-africains ont refusé de décharger à Durban.

La Zambie, qui préside la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), a appelé les Etats de la région à interdire au navire chinois, l'An Yue Jiang, l'accès à leurs eaux, au motif que sa cargaison d'armes risquait d'aggraver la crise politique du Zimbabwe.

 

"D'après mes informations, l'entreprise chinoise a décidé de rappeler le navire et sa cargaison destinée au Zimbabwe", a déclaré Jiang Yu, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

"Dans le domaine des armes conventionnelles, nous avons des relations commerciales avec plusieurs pays. Ces relations respectent nos lois, les résolutions du Conseil de sécurité ainsi que les obligations internationales de la Chine.

 

"Nous avons été très responsables et prudents au sujet des exportations d'armes."

Les résultats de l'élection présidentielle du 29 mars au Zimbabwe n'ont pas été annoncés, alimentant une crise politique entre le pouvoir et l'opposition, qui assure avoir remporté le scrutin dès le premier tour.

 

DES DÉCLARATIONS "INFONDÉES"

 

Jiang a farouchement défendu les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique, après l'adoption par le Parlement européen d'une résolution critiquant ses livraisons d'armes à des pays tels que le Soudan et le Tchad.

Le Parlement européen a aussi estimé que des investissements inconditionnels dans certains pays ne se distinguant pas par leur bonne gouvernance pouvaient contribuer à perpétuer des violations des droits de l'homme.

 

"Ils ont ignoré les faits et fait des déclarations infondées, ce qui est totalement irresponsable", a déclaré Jiang au sujet de cette résolution.

L'Union européenne applique déjà un embargo sur les ventes d'armes au Zimbabwe, en vertu de sanctions adoptées en 2002 contre Harare. Il interdit aux 27 pays membres de l'UE de fournir au Zimbabwe des armes ou du matériel destiné à des opérations militaires.

 

Le commerce florissant entre la Chine et l'Afrique, dont les ressources naturelles sont très demandées par une économie chinoise en plein boom, s'est vu reprocher de ne pas tenir compte de la situation des pays concernés en matière de gouvernance ou de droits de l'homme.

 

D'autres y voient en revanche une nouvelle source de financements dont l'Afrique a besoin.

Selon Jiang, le rôle de la Chine en Afrique sera, en dernière analyse, jugé par les populations africaines, et non par des pays tiers. "Nous respectons le droit des pays africains à choisir leur propre système politique et la voie de leur développement social", a-t-elle dit.

 

© 2008 La Tribune

Lindsay Beck, version française Gregory Schwartz et Natacha Crnjanski

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Centrafrique-Presse.com - dans ASIE
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 17:02

 



 

Trombinoscope

 

Tous les chefs d’Etat Africains Francs-Maçons gravitent dans l’orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

Les frères au grand jour

Omar BONGO ONDIMBA (Gabon).
Denis SASSOU NGUESSO (Congo-Brazzaville).


Idriss DEBY ITNO (Tchad).

François BOZIZE (République Centrafricaine). A noter que celui-ci, par ailleurs révérend supérieur d’une Eglise du christianisme céleste-Nouvelle Jérusalem, a sollicité à l’automne 2007 la bénédiction du pape BENOIT XVI.


Les frères de l’ombre

Ceux-là s’abstiennent de confirmer, voire démentent. Il arrive que les sources initiées consultées par L’Express se contredisent...
Abdoulaye WADE (Sénégal). A, semble-t-il, pris ses distances avec sa loge. D’autant qu’il doit tenir compte de l’hostilité de l’islam confrérique envers la franc-maçonnerie.
Blaise COMPAORE (Burkina Faso). Parrainé par son ministre des Affaires étrangères, DJIBRIL BASSOLE.

 

Amadou TOUMANI TOURE (Mali).
Mamadou TANDJA (Niger).
Thomas YAYI BONI (Bénin).
Paul BIYA (Cameroun).
Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

Amadou TOUMANI TOURE (Mali).
Mamadou TANDJA (Niger).
Thomas YAYI BONI (Bénin).
Paul BIYA (Cameroun).
Aurait été initié avant de se rapprocher de la mouvance rosicrucienne.

Les demi-frères

 


Ils ont été approchés et envisagent de rallier la " tribu ".
Faure GNASSINGBE (Togo).
Joseph KABILA (République démocratique du Congo).

 Futur temple de la franc-maçonnerie à Brazzaville

 

La Franc-Maçonnerie  : Un legs colonial

 

Dédiée à "Saint-Jacques des Vrais Amis rassemblés ", la première loge en terre Africaine a vu le jour en 1781 à Saint-Louis du Sénégal. Il s’agira longtemps d’une maçonnerie coloniale, réunissant sous le maillet militaires, commerçants et fonctionnaires.

Plusieurs maçons fameux ont plaidé en faveur de l’abolition de l’esclavage, notamment l’abbé Grégoire sous la Révolution puis Victor SCHOELCHER.

 

D’autres ont œuvré à l’expansion de l’empire Français, tels Pierre SAVORGNAN de BRAZZA et Jules FERRY, désireux "d’apporter les Lumières aux races inférieures ".

L’émir Algérien ABD EL-KADER a rallié le Grand Orient en 1864. Longtemps laissés à la porte du Temple, les frères noirs y trouvent peu à peu leur place au XX è siècle. Citons le Sénégalais Blaise DIAGNE, nommé commissaire de la République en 1918 par CLEMENCEAU, puis sous-secrétaire d’Etat aux Colonies sous Paul DOUMER, ou le Guyanais Félix EBOUE, qui, gouverneur du Tchad en 1940, rallie l’Afrique Centrale à la France Libre. A l’heure des indépendances, les loges Africaines s’émancipent, créant des obédiences nationales, souvent nées de la fusion entre les filiales locales du GO et de la GLNF.

A lire : La Franc-Maçonnerie en Afrique, par Georges ODO. Editions maçonniques de France, 2000.

Un article sur quatre pages de l'hebdomadaire français " L'Express " (14/04)

 

 

(...) Ils hantent les palais présidentiels du continent noir. Mais, sur fond de violentes querelles, les « frères » y ont plus perpétué les travers de la Françafrique - et ses dérives affairistes - que contribué à la diffusion des idéaux maçonniques (...)

 
Réseau des réseaux, la maçonnerie n'en finit plus de fasciner, au risque du fantasme. En Afrique plus qu'ailleurs, la saga des « frères trois points » s'est trouvé un terreau fertile, tant ses codes et ses usages y font écho à la magie des rites initiatiques ou du bois sacré et à la force ancestrale du clan. Le désir d'accéder à ce sanctuaire laïque de l'élite blanche, puis le souci d'instaurer avec l'ex-métropole coloniale des canaux inconnus des profanes, discrets vecteurs d'influences, ont fait le reste. Au-delà des fables, un fait : sur le continent africain, une douzaine de chefs d'Etat de l'espace francophone ont « reçu la lumière ». Seul le Gabonais Omar Bongo Ondimba, initié jadis par un certain Naudy, inspecteur général des PTT athée et socialiste, revendique cette allégeance. Maître du Congo-Brazzaville, son cadet et néanmoins beau-père, Denis Sassou-Nguesso, alias « DSN », longtemps méfiant, se fait prosélyte. Au point d'avoir orchestré la « conversion » du Tchadien Idriss Déby et du Centrafricain François Bozizé. Quel que soit leur degré d'assiduité, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Malien Amadou Toumani Touré, le Nigérien Mamadou Tandja et le Béninois Boni Yayi ont un jour passé le tablier ; tout comme le nouveau patron de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, gabonais lui aussi. Tous gravitent dans l'orbite de la Grande Loge nationale française (GLNF).

 
Mesurée à l'aune des guerres qui endeuillent l'Afrique, l'autorité de la maçonnerie a pourtant du plomb dans l'aile (...) Mais aucun épisode ne reflète mieux l’impuissance des « triponctués » que le fiasco congolais. Conflit ô combien fratricide : il met aux prises dès 1993 le président sortant Pascal Lissouba, adepte du Grand Orient initié l’année précédente à Besançon, au lendemain de sa prestation de serment, et le général Denis Sassou-Nguesso, illuminé quant à lui à Dakar sous le label GLNF. Pour l’anecdote, Sassou avait vainement tenté d’attirer son futur ennemi juré dans l’orbite de sa propre obédience… Missions multiples, appels pressants, palabres « sous le maillet » : rien n’y fit. Pas même l’entregent du roué Bongo. « La raison avait quitté la Cité, soupire Joseph Badila, ancien très puissant souverain grand commandeur du Grand Orient et des loges associées du Congo (1). L’appétit de pouvoir prévaut souvent sur nos idéaux (...)

 

En août 1999, même topo. Réunis au siège du GO, rue Cadet (Paris IXe), les envoyés des trois belligérants – Sassou, Lissouba et Bernard Kolélas – doivent finaliser un « pré-accord ». Las ! On attendra en vain la délégation du premier nommé. C’est dire combien la sévère mise en demeure adressée quelques mois plus tôt aux frères dévoyés par Philippe Guglielmi, alors à la tête du Grand Orient, avait fait long feu. Le prédécesseur d’Alain Bauer peut au moins se targuer d’une intercession utile : en joignant in extremis DSN en brousse, il sauva sans doute la vie à six civils, dont trois francs-maçons, que les miliciens Cobra du futur vainqueur brûlaient de liquider (...) 

 

Un autre travers fausse l’équerre : l’initiation à marche forcée de despotes élus ou pas, hermétiques aux idéaux humanistes de la maçonnerie et propulsés au sommet de la hiérarchie, sinon à la tête d’une obédience taillée sur mesure. « Brûler ainsi les étapes, c’est idiot », grommelle Guy Penne. Tel fut le cas du défunt Robert Gueï, initié en présence d’une brochette d’anciens officiers français et catapulté en un clin d’œil au 33e degré, dignité suprême. Soulève-t-on ce dévoiement et l’ascension météorique de Sassou devant François Stifani (GLNF) ? La riposte cingle : « Je ne peux pas vous laisser dire ça. Le président Sassou-Nguesso tient son maillet de manière impeccable. Chez lui, l’observance des rites est exemplaire. Moi, à la différence de mes amis du GO, je ne fais pas de politique. » L’ennui, c’est que DSN, lui, ne fait que cela. « Il veut verrouiller un consensus maçon en sa faveur d’ici à l’échéance présidentielle de 2009, avance un dignitaire congolais. Son gouvernement compte une vingtaine de frères, mais où sont les écoles, les dispensaires, les routes, les emplois, les retraites, la justice, la solidarité, le partage. Où ? Que devient le pactole que nous vaut la flambée du cours du pétrole ? » (...) 

 

Vincent Hugeux, avec François Koch.  

 

© " L'Express ".

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:46



 

APA Bangui 24-04-2008 (Centrafrique) Le dialogue politique inclusif tant attendu en Centrafrique parce que censé ramener une paix définitive dans ce pays confronté, dans un passé encore récent, à des mutineries politico-militaires, devrait finalement se tenir en juin prochain, a appris APA de source officielle jeudi à Bangui.

 

Les membres du comité préparatoire du dialogue politique inclusif et le gouvernement centrafricain se sont accordés pour organiser cette large concertation nationale à la mi juin prochain, selon un communiqué officiel rendu public à la radio nationale par le ministre centrafricain de la communication, M. Cyriaque Gonda.

 

Selon le même communiqué, les deux parties se sont également accordées sur la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’Alliance populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), la conclusion d’un accord de paix global, l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées et sur les questions relatives au financement du dialogue politique.

 

Le communiqué a été publié au terme d’une mission conjointe effectuée, du 22 au 23 avril à Libreville au Gabon, par les membres du comité préparatoire du dialogue politique inclusif et le gouvernement, à l’invitation du président Omar Bongo Odimba, qui préside le comité ad hoc de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les questions centrafricaines.

 

Le comité préparatoire doit remettre son rapport au président Bozizé le vendredi 25 avril 2008, indique-t-on. Le président Bongo Odimba a salué l’action déterminante du président centrafricain pour la reprise du dialogue politique inclusif tant attendu par le peuple centrafricain et la communauté internationale.

Il a souhaité que ces assises apportent une paix durable en République centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans DIALOGUE INCLUSIF
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:38

Bozizé attendu à Libreville

 

APA Libreville 22-04-2008 (Gabon) Le président centrafricain François Bozizé est attendu mardi après-midi (16h00 locales, 17h00 TU) à Libreville pour une visite officielle dont la durée n’est pas précisée, a appris APA de source officielle dans la capitale gabonaise.

Le chef de l’Etat centrafricain œuvre pour la tenue d’un dialogue politique inclusif censé mettre un terme définitif aux crises militaro-politiques dans son pays.

 

Il lui faut pour cela amener à la table des négociations toute la classe politique centrafricaine, la société civile, les partis politiques de la majorité comme de l’oppsotion y compris l’opposition armée pour un large débat national.

 

L’implication du président Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d’Etat africains, dans ce processus est recherchée à Bangui. D’autant plus que le chef de l’Etat gabonais a joué un rôle déterminant pour la stabilisation et le retour de la paix en Centrafrique.

 

C’est à Libreville que les Centrafricains ont négocié et signé un accord sur l’élection présidentielle du 13 février 2005. La liste des candidats avait été revue à la hausse et la date du scrutin repoussée d’un mois grâce à la médiation du président gabonais.

Bongo Ondimba avait été sollicité par les leaders politiques centrafricains qui multipliaient alors les initiatives tant sur le plan national qu’international pour s’opposer aux décisions de la Cour constitutionnelle qui n’avait retenu que cinq candidatures sur la quinzaine qui lui avait été soumise.

Fin de la visite au Gabon du président centrafricain

 

APA Libreville 24-04-2008 (Gabon) Le président centrafricain François Bozizé a quitté Libreville mercredi soir à l’issue d’une visite de «travail et d’amitié» de 24 heures au Gabon.

Le chef de l’Etat centrafricain est venu faire le point de la situation politique dans son pays avec son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, président du comité ad hoc de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sur les questions centrafricaines.

 

Dans une déclaration à la presse, le président Bozizé a indiqué avoir informé le président Bongo des résultats de ses activités et démarches auprès des mouvements armés, des opposants en exil, de la classe politique, en vue de la tenue prochaine d’un dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en Centrafrique.

 

«Je pense qu’à l’issue de ce dialogue, nous pourrons commencer à parler d’autre chose», a souligné le président centrafricain.

 

Selon le communiqué final rendu public jeudi à Libreville, à l’issue de sa visite de 24 heures au Gabon, le président centrafricain a informé le président gabonais, notamment de l’organisation du dialogue de paix inclusif centrafricain, selon un agenda arrêté de commun accord entre les membres du comité préparatoire dudit dialogue et le gouvernement centrafricain.

 

Pour sa part, le président Bongo Ondimba a souhaité que le dit dialogue aboutisse sur une réconciliation de la classe politique centrafricaine, et au retour à une paix durable en Centrafrique.

 

A cet égard, tous les participants se sont accordés sur les points suivants, préalables et nécessaires à l’ouverture du dialogue: la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la République), l’un des groupes rebelles les plus puissants actifs au nord-ouest de la Centrafrique, la conclusion d’un accord de paix global et l’adoption de mesures judiciaires et législatives appropriées, indique le communiqué, ajoutant que le financement de cette large concertation nationale a été également examinée.

 

Bongo et Bozizé appellent la classe politique zimbabwéenne au dialogue

 

APA Libreville24-04-2008 (Gabon) Les présidents du Gabon, Omar Bongo Ondimba, et de la Centrafrique, François Bozizé, ont invité jeudi la classe politique zimbabwéenne à privilégier le dialogue et la concertation pour l’intérêt des populations.

 

Les deux chefs d’Etat ont exprimé leur «vive préoccupation face à la situation qui prévaut au Zimbabwe», selon le communiqué final rendu public au terme de la visite de travail et d’amitié de 24 heures effectuée au Gabon par le président centrafricain.

 

La tension est montée d’un cran au Zimbabwé depuis les élections générales du 29 mars dernier. D’autant plus que plus de trois semaines après le scrutin, les résultats de l’élection présidentielle ne sont toujours pas publiés alors que les signes avant coureurs d’une explosion se multiplient dans ce pays économiquement exsangue.

 

Les présidents Bongo Ondimba et Bozizé se sont réjouis, en revanche, du retour à la stabilité au Kenya et ont salué la mise en place dans ce pays d’un gouvernement d’union national et de sortie de crise.

 

Ils ont également pris acte avec satisfaction du déploiement effectif des troupes de l’EUFOR-Tchad-RCA, dans l’est du Tchad et le nord de la République centrafricaine, poursuit le texte.

La force européenne a été déployée dans les régions très agitées de l’est tchadien et du nord-est de la RCA conformément à la Résolution 1778 des Nations unies adoptées le 25 septembre 2007.

 

Selon toujours le communiqué, le chef de l’Etat gabonais a informé son homologue centrafricain des conclusions de la première réunion ministérielle du groupe de contact chargé du suivi de l’accord de paix signé à Dakar, le 13 mars 2008, par le Soudan et le Tchad, qui s’est tenue à Libreville, le 10 avril.

 

Le président centrafricain a effectué le déplacement de la capitale gabonaise pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en centrafrique.

Ce dialogue inclusif est prévu pour le mois de juin prochain.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:33

 



 

N'DJAMENA (AFP) - jeudi 24 avril 2008 - 15h17 - Avec l'entrée au gouvernement de quatre opposants, le président tchadien Idriss Deby Itno amorce une "ouverture" réclamée par la communauté internationale pour restaurer la paix, et divise une opposition auparavant unie depuis la "disparition" d'Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

Dans l'équipe formée mercredi par le nouveau Premier ministre


                                                               PM Youssouf Saleh Abbas

Youssouf Saleh Abbas, un ex-rebelle rallié au président Deby dont il était devenu le conseiller diplomatique, deux figures historiques de la politique tchadienne, les opposants Wadal Abdelkader Kamougué et Jean Bawoyeu Alingué, obtiennent respectivement les portefeuilles de la Défense et de la Justice.

 

 

 

 

Deux autres membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) décrochent des postes: l'Aménagement du territoire pour Hamit Mahamat Dahalob, porte-parole adjoint de la principale coalition de l'opposition, et l'Agriculture pour Naimbaye Lossimian.

 

"Le pays doit aller de l'avant, il ne peut pas s'arrêter", affirme à l'AFP l'opposant sudiste Kamougué, expliquant que la communauté internationale plaidait auprès du chef de l'Etat en faveur d'une telle "ouverture".

 

Après un dialogue réussi entre le pouvoir et l'opposition, qui avait permis la signature, le 13 août 2007, d'un accord censé aboutir à des élections démocratiques en 2009, tout contact avait été rompu après l'attaque rebelle ratée des 2 et 3 février à N'Djamena.

 

A l'issue de ce raid, qui a failli faire tomber Idriss Deby, trois opposants ont été arrêtés, selon des témoignages concordants, par les services de sécurité tchadiens. Deux d'entre eux ont depuis recouvré la liberté, mais le troisième, le porte-parole de la CPDC Ibni Oumar Mahamat Saleh, est toujours porté "disparu".

 

Jusqu'ici, la CPDC faisait de sa "libération immédiate et inconditionnelle" un préalable à toute reprise du dialogue, notamment au sein du comité de suivi de l'accord du 13 août.

Nombre d'opposants estiment toutefois, sous couvert de l'anonymat, qu'Ibni Oumar est décédé. "En entrant au gouvernement, ils semblent avoir fait son deuil", souligne un observateur étranger qui a également requis l'anonymat.

 

"Nous ne faisons pas le deuil de notre collègue, nous n'avons pas mis de côté notre revendication le concernant", proteste le nouveau ministre de la Défense.

Mais déjà, des voix discordantes se font entendre au sein de l'opposition, à commencer par celle du parti de l'opposant "disparu", qui "regrette" l'entrée au gouvernement "alors que nous sommes toujours sans nouvelles d'Ibni".

 

"Ils vont au gouvernement à titre personnel, à leurs risques et périls", renchérit un autre responsable de la CPDC, Salibou Garba, évoquant des "débauchages individuels". "La CPDC en tant que telle n'est pas au gouvernement".

 

Selon lui, "Deby essaye de diviser la CPDC, et c'est de bonne guerre".

Plusieurs opposants redoutent enfin que ces ministres n'aient guère d'influence au sein d'un gouvernement dominé par des proches du chef de l'Etat, comme le titulaire des Infrastructures Adoum Younousmi, son collègue de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir ou encore l'ex-directeur du cabinet présidentiel Mahamat Hissène, nommé à la Communication.

 

"C'est la CPDC qui crédibilise le gouvernement", note Saleh Kebzabo. Or, déplore-t-il, elle n'y représente que "la portion congrue". "Quel rôle va-t-elle jouer? J'ai un doute là-dessus".

"La CPDC risque de voler en éclats", pronostique déjà un observateur proche du pouvoir, "car ceux qui n'ont pas eu de postes sont en colère".

Le premier test de l'unité de l'opposition aura lieu dans les prochains jours, lorsqu'elle devra se prononcer sur une reprise de sa participation au comité de suivi de l'accord du 13 août.

 

 

 

TCHAD Quatre opposants au gouvernement

 

LIBREVILLE, 24/04 - L`entrée de quatre membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) dans le nouveau gouvernement tchadien "c`est peu", a estimé jeudi Saleh Kebzabo, l`une des personnalités de cette coalition de l`opposition.

"Je pense qu`on aurait pu au niveau de la CPDC être à un plus haut niveau tant en nombre qu`en qualité. Quatre personnes pour la principale organisation de l`opposition qui a permis les accords du 13 août (2007) et les crédibilise, c`est peu", a indiqué à l`AFP M. Kebzabo à Libreville.

Cet accord entre la majorité présidentielle et l`oppo-sition prévoit le "renforcement du processus démocratique au Tchad", ainsi que des élections libres et transparentes en 2009.

"Je pensais que la CPDC devait prendre la tête parce que sans la CPDC, le gouvernement n`a pas de crédibilité. C`est la CPDC qui crédibilise le gouvernement. La portion congrue revient (dans le nouveau gouvernement) à la CPDC. Quel rôle va-t-elle jouer? J`ai un doute là-dessus", a-t-il ajouté.

 
"Elle a eu la Défense et la Justice, qui sont deux postes considérés comme extrêmement sensibles. C`est un piège. Kamougué, tout général qu`il est, aura du mal à commander (l`armée), car c`est (le président) Deby qui nomme juqu`à la moindre brigade de endarmerie. Quant à la Justice, aucun criminel n`a jamais été jugé (...) Le Tchad est un pays où règne l`impunité par excellence", a précisé M. Kebzabo.

 
Le nouveau Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas avait offert vendredi à l`opposition "d`entrer dans son gouvernement" pour travailler à "la restauration de la paix". Il lui a confié mercredi quatre ministères dans son exécutif.


Wadal Abdelkader Kamougué, une figure de l`opposition originaire du sud du Tchad, a obtenu la Défense. Jean Bawoyeu Alingué est le nouveau garde des Sceaux, alors que le porte-parole adjoint de la CPDC Hamit Mahamat Dahalob est devenu ministre de l`Aménagement du territoire et qu`un quatrième membre de la CPDC Naimbaye Lossimian a obtenu l`Agriculture.

 

 

 

TCHAD: L`opposition entre dans le nouveau gouvernement

 

N`DJAMENA, 24/04 - L`opposition tchadienne a fait mercredi son entrée dans le gouvernement du nouveau Premier ministre Youssouf Saleh Abbas avec quatre ministères dont la Défense et la Justice, a annoncé la radio nationale citant un décret du président Idriss Deby Itno.


Wadal Abdelkader Kamougué, un opposant connu du sud du Tchad, a obtenu le portefeuille de la Défense. Jean Bawoyeu Alingué, autre membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coali- tion de l`opposition, est le nouveau garde des Sceaux, alors que le porte-parole adjoint de la CPDC Hamit Mahamat Dahalob hérite, lui, du ministère de l`Aménagement du territoire, de l`Urbanisme et de l`Habitat.

Un quatrième membre de la CPDC Naimbaye Lossimian obtient le maroquin de l`Agriculture.

Nommé le 16 avril, le nouveau Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas, ancien conseiller diplomatique du président Deby, avait offert vendredi à l`opposition "d`entrer dans son gouvernement" pour travailler à "la restauration de la paix".


Ancien chef rebelle et ex-opposant en exil qui a rallié le pouvoir actuel en 2006, M. Abbas avait affirmé que sa "première priorité" était "de former un gouvernement d`ouverture.

 

 

 

Quatre ministres d'opposition pour jouer l'ouverture

 

par Laurent Correau

 

Article publié le 24/04/2008 RFI

 

Le nouveau Premier ministre, Youssouf Saleh Abbas, possède maintenant un gouvernement. Sa composition a été annoncée mercredi soir par décret. Quatre membres de la CPDC, la coalition de l'opposition, ont été intégrés à la nouvelle équipe.

 

L'opposant Wadal Abdelkader Kamougué obtient le ministère de la Défense. C'est l'annonce la plus spectaculaire de ce gouvernement. Mahamat Ali Abdallah, le sortant, celui qui était resté à la présidence lors de l'attaque sur Ndjamena les 2 et 3 février... Mahamat Ali Abdallah, qui semblait prendre depuis une place croissante au sein du régime, se trouve relégué à l'élevage.

 

Ils ne sont finalement que quatre opposants de la CPDC, la Coalition des partis pour la Défense de la Constitution, à faire leur entrée dans ce gouvernement annoncé comme gouvernement de « large ouverture ». Outre Kamougué qui prend la Défense, on trouve Jean Alingué à la Justice, Hamit Mahamat Dahalob l'Aménagement du territoire, l'Urbanisme et l’Habitat. Le quatrième, Naimbaye Lossimian, occupera le ministère de l'Agriculture...

 

Le ministre des Affaires étrangères sortant, Ahmat Allam-Mi quitte le gouvernement. Il est remplacé à la tête de la diplomatie tchadienne par Moussa Faki, ancien Premier ministre et actuel président du Conseil économique et social. Autre partant : Abbas Tolli, ministre des Finances et neveu du président.

 

Deux proches du chef de l'Etat sont maintenus à leur poste : Adoum Younousmi, le ministre des Infrastructures et Ahmat Bashir, celui de l'Intérieur. La Communication échoit au directeur de cabinet civil du président Déby, Mahamat Hissène.


Liste du gouvernement tchadien

 

APA-N’Djamena 24-04-2008 (Tchad) Voici la liste du nouveau gouvernement tchadien formé mercredi par le Premier ministre Youssouf Saleh Abbas :

Ministre de la Défense : Kamougue Wadal Abdelkader

Ministre des Affaires Extérieures : Moussa Faki Mahamat

Ministre de la Justice Garde des Sceaux : Jean Bowoyeu Alingue

Ministre de la Communication Porte-parole du Gouvernement : Mahamat Hisseine

Ministre des Infrastructures : Adoum Younousmi

Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique : Ahmat Mahamat Bachir

Ministre de l’Environnement, de l’Eau et des Ressources Halieutiques : Mme Khadidja Abdelkhader

Ministre des Finances et du Budget : Abakar Mallah Mourcha

Ministre de l’Economie et du Plan : Ousman Matar Breme

Ministre de l’Elevage et des Ressources Animales : Mahamat Ali Abdallah

Ministre de la Santé publique : Pr Avocksouma Djona

Ministre de l’Education Nationale : Abderaman Koko

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et la Formation Professionnelle : Dr Oumar Idriss Alfaroukh

Ministre de l’Agriculture : Naimbaye Lossimian

Ministre des Mines er de l’Enrgie : Emmanuel Nadingar

Ministre du Pétrole : Mahamat Nasser Hassane

Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat : Hamid Mahamat Dahlob

Ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité Nationale et de la Famille : Mme Ngarmbatina Camel SOU IV

Ministre chargé des Droits de l’Homme et des Promotions des Libertés : Mme Fatim Issa Ramadane

Ministre de la Fonction Publique et du Travail : Mme Fatime Tchombi

Ministre des postes et des Technologies de l’Information et de la Communication : Pahimi Padacke Albert

Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat : Mahamat Abdoulaye Mahamat

Ministre chargé du Contrôle Général d’Etat et de la Moralisation : Mahamat Bechir Okormi

Ministre de a Culture, de la Jeunesse et des Sports : Djibert Younous

Ministre du Développement Touristique : Ahmat Barkai Animi

Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé de la Décentralisation : Abderaman Djasnabaye

Ministre Secrétaire Général du Gouvernement Chargé des Relations avec l’Assemble Nationale : Kalzeube Payimi Deubet

Secrétaire d’Etat aux Affaires Extérieures Chargé de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine Djidda Moussa Outman

Secrétaire d’Etat à la Défense Nationale Chargé des Anciens Combattants et Victimes de Guerre : Hassan Saleh Algadam Aldjinedi

Secrétaire d’Etat à l’Agriculture Chargé de la Formation Professionnelle et de la Sécurité Alimentaire : Dr Haoua Outman Djame

Secrétaire à l’Economie et au Plan Chargé de la Microfinance et de Lutte contre la Pauvreté : Mme Azziza Baroud

Secrétaire d’Etat aux Finances Chargé du Budget : Oumar Boukar Gana

Secrétaire d’Etat aux Infrastructures Chargé des Transports : Hassan Terap

Secrétaire d’Etat à l’Environnement Chargé de l’Hydraulique villageoise et Pastorale : tahar Sougoudi

Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale Chargé de l’Enseignement de Base : Mme Hapsita Alboukhari

Secrétaire Général du Gouvernement Chargé des Relations avec l’Assemblée Nationale : Yaya Dillo

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 16:30



 

Par Clément Boursin | Acat-France | 24/04/2008 | 16H33

 

Tandis que la communauté internationale se penche sur les conflits imbriqués "Tchad-Darfour-Centrafrique", la dégradation de la situation politique au Cameroun intéresse peu. Ce pays, l'un des derniers encore stable dans la région, devrait pourtant mériter l'attention de la communauté internationale pour éviter une détérioration qui conduirait à de graves atteintes aux droits de l'homme.

 

Tout commence par un discours du président camerounais, Paul Biya, le 31 décembre 2007, dans lequel il fait part de son souhait de réformer la Constitution de 1996 afin de lever l'amendement de l'article 6-2, qui prévoit que "le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois". La nation camerounaise est prévenue: Paul Biya veut rester au pouvoir et il s'en donnera les moyens.

 

Les Camerounais sont pourtant fatigués de sa présidence qui perdure depuis 1982: absence de développement économique et social, paupérisation croissante de la population, corruption généralisée dans tous les secteurs de l'Etat et absence de véritable démocratie.

 

Les opposants interdits de manifestation

 

Sur la scène internationale, le président camerounais est toutefois perçu comme le garant de la stabilité du pays. Pour ne pas nuire à cette image idyllique, les autorités camerounaises décident d'interdire, le 18 janvier 2008, les manifestations prévues par l'opposition contre le projet de réforme constitutionnelle.

 

Le 23 février, un meeting de l'opposition, à Douala, est annulé par les organisateurs du fait de la présence massive de policiers. L'assistance est dispersée avec force par ces derniers, occasionnant des affrontements violents (deux morts, plusieurs centaines de blessés).

Echaudée par l'interdiction de manifester et profitant de la grève lancée par les transporteurs routiers, le 25 février, contre la montée des prix du carburant, la jeunesse camerounaise investit les rues des principales villes de l'ouest du pays pour exprimer son ras-le-bol généralisé.

 

Des émeutes sévèrement réprimées

 

Rapidement, plusieurs villes s'embrasent, y compris la capitale politique, Yaoundé. Les autorités répondent par une répression sanglante (tirs à balles réelles, arrestations massives). Le bilan est lourd: une centaine de morts selon l'ACAT-Littoral, 40 selon les autorités camerounaises. Plusieurs centaines de personnes sont également arrêtées. Des défenseurs des droits de l'homme et des journalistes sont intimidés (tabassage, brève arrestation, menaces).

Plusieurs médias (Equinoxe TV et radio, Magic FM), qui diffusent des images de la répression ou qui permettent aux auditeurs de s'exprimer librement sur la situation dans le pays, sont fermés manu militari par la police. Mis en garde, les autres médias audiovisuels éviteront par la suite tout sujet qui fâche. Le 29 février, la situation se stabilise. A grand renfort de soldats puissamment armés, les villes à risque sont de nouveau sous contrôle.

 

Paul Biya obtient le droit de se représenter et l'immunité

 

Le 10 avril 2008, les députés de l'Assemblée nationale -dominée par le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, qui détient 153 des 180 sièges de députés)- adoptent, à la majorité absolue, la révision constitutionnelle par un vote public (les noms des députés ayant participé au scrutin et la nature de leur vote sont connus et proclamés). Cinq articles de la Constitution, concernant le président de la République, sont remaniés, dont un concernant la levée de la limitation des mandats (art. 6-2) et un autre concernant l'immunité du chef de l'Etat (art. 53-3).

 

Paul Biya, âgé de 75 ans, pourra donc se présenter aux élections de 2011 et, si un jour il quitte le pouvoir, il ne pourra être poursuivi en justice. Dans la foulée, les députés reçoivent quelques cadeaux: leur crédit automobile est désormais une prime non remboursable, les salaires du personnel de l'Assemblée nationale sont revalorisés, et enfin l'Assemblée nationale aura un nouveau siège avec un bureau pour chaque député.

 

Aujourd'hui, le Cameroun est à un tournant historique. Le pays, en crise, a besoin d'une réforme profonde de ses structures politiques, économiques et sociales. Le gouvernement en place a trois ans pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens avant la tenue de l'élection présidentielle de 2011. L'opposition observe et compte bien faire barrage au candidat Paul Biya, qui vraisemblablement se présentera une énième fois à la présidence.

 

Le sentiment de la jeunesse est que "le pire est à venir"

 

La préparation et la tenue de ce scrutin auront donc une importance primordiale quant au devenir du pays. Même si le Cameroun reste indéniablement l'un des pays les plus stables d'Afrique centrale, il pourrait basculer dans des violences postélectorales comme au Kenya ou au Zimbabwe, dans le cas d'une élection ni transparente ni démocratique qui verrait le clan Biya reconduit.

 

La communauté internationale a donc, dès maintenant, intérêt à travailler d'arrache-pied avec les autorités compétentes au Cameroun pour que les élections en 2011 soient irréprochables sur tous les plans. A l'heure actuelle, le sentiment général qui prime au sein de la jeunesse camerounaise est que "le pire est à venir".

 

Le bilan définitif des violences de fin février 2008 ne sera jamais établi faute d'enquête. Face au silence des autorités sur cette question, seule une enquête internationale aurait pu établir la vérité. Malheureusement, la communauté internationale a, elle aussi, préférée rester silencieuse sur le sujet.

 

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