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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:29
Eufor-Tchad-RCA.jpg
 
 
Bangui, 28 fév. (ACAP)- Le président François Bozizé a reçu, jeudi au palais de la Renaissance à Bangui, le ministre belge des Affaires étrangères, M. Karel de Gucht, arrivé mercredi soir en République Centrafricaine.
 
« Le but de notre voyage dans cette région est d'évaluer les conditions générales et donc aussi la situation politique en vue du déploiement de l'opération Eufor », a déclaré M. De Gucht à la presse, à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat centrafricain.

Il a également indiqué avoir eu avec son interlocuteur « un entretien très intéressant sur la situation dans le pays, les problèmes auxquels ce pays est confronté en termes de services de sécurité » et a promis la contribution de son pays à la réforme du système de sécurité en cours de préparation expliquant qu' « il est important que l'Etat puisse se projeter sur l'intégralité du territoire et créer une situation de sécurité pour les opérateurs économiques et pour aussi la population ».

« J'ai aussi expliqué quelques unes de mes idées sur le problème qui est quand même assez vaste dans l'Afrique centrale, le problème de la gestion, de la bonne gouvernance, de l'impunité, des services de sécurité, le problème du contrôle du territoire, la scolarité, la santé », a-t-il poursuivi.

« Nous soutenons déjà un projet pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays et ce matin encore j'ai promis faire un effort pour les manuels dans les écoles ensemble avec l'Unicef et une organisation non gouvernementale italienne et nous sommes ouverts aussi à d'autres pistes de coopération », a-t-il ajouté, invitant la République Centrafricaine à renforcer sa coopération avec son pays.

La visite à Bangui du ministre belge des Affaires étrangères intervient au lendemain de l'annonce par son gouvernement du renforcement de sa participation à l'Eufor par l'envoi de 22 soldats de ses forces spéciales.

Etat membre de l'Union Européenne, le Royaume de Belgique s'est engagé à fournir 120 hommes sur les 3700 de la force militaire européenne destinée à sécuriser l'Est du Tchad et le Nord-est de la République Centrafricaine et dont le mandat d'une durée d'un an devrait prendre effet à la mi-mars prochain.
 
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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:11
Fid-le-Ngouandjika.JPG
 
Bangui, 28 fév. (ACAP)- Le ministre centrafricain des Télécommunications, M. Fidèle Gouandjika, a annoncé, jeudi, que les opérateurs de téléphonie mobile doivent désormais verser 6 milliards F CFA pour l'obtention d'une licence.
 
M. Gouandjika a fait cette annonce à l'issue d'une audience accordée à M. Cissé Amédée, directeur général adjoint de la société Atlantique Cellulaire (Acell).

Il a saisi cette occasion pour rappeler aux sociétés de téléphonie mobile qu'elles sont tenues de respecter leur engagement à couvrir l'ensemble du territoire national.

M. Cissé Amédée a indiqué être venu informer le ministre du lancement de la société « Moov », appelée succéder à Acell et de l'acquisition de matériels performants pour une communication de proximité.

Jusqu'ici, le coût de la licence d'exploitation du téléphone mobile était fixé à 1 milliard F CFA, rappelle-t-on.
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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:06

Leroy-Gaou-la-fum-e.jpg
 
Bangui, 3 mars (ACAP)- Le Président de l'Assemblée Nationale, M. Célestin Leroy Gaombalet, a exprimé, samedi 1er mars 2008, à l'ouverture des travaux de la première session ordinaire du parlement, sa préoccupation au sujet de l'insécurité qui prévaut dans le Nord-ouest du pays.
 
« Le problème de sécurité que notre pays vient de connaître pour la première fois de son histoire, prend une tournure inquiétante », a déclaré M. Gaombalet, faisant allusion à l'enlèvement le 10 février dernier par des coupeurs de route de 11 personnes parmi lesquelles 5 personnels de la santé dont 2 médecins.
 
Il s'est notamment interrogé sur le sort du Maire de Koui (558 km au nord-ouest de Bangui), M. Ibrahim Daouda, enlevé à son tour le 19 février avec 4 autres personnes et resté à ce jour entre les mains des coupeurs de routes.

M. Gaombalet a par ailleurs déploré les événements qui viennent de se produire au Tchad et au Cameroun et a invité les peuples tchadiens et camerounais à se ressaisir à temps pour éviter à leurs pays et à la sous région une véritable déflagration aux conséquences incalculables.

Il convient de souligner que la session qui vient de s'ouvrir devrait examiner un projet de loi modifiant les dispositions de l'Ordonnance n°05.002 du 22 février 2005 relative à la liberté de la Communication dans le but de compléter les dispositions relatives au comité de délivrance de la carte de presse.
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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 18:59

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AFP 3 mars 2008
 
L'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, arrivé dimanche à Yaoundé après avoir été porté disparu pendant un mois, "se sent très mal" et va se rendre en Europe pour des examens médicaux dans les prochains jours, a déclaré lundi son fils aîné à l'AFP.
 
"Je l'ai eu ce matin au téléphone, il est fatigué mais il a le moral", a affirmé Rokoulmian Yorongar, joint au téléphone depuis Libreville.
"Il se sent très mal à cause des tortures endurées pendant sa détention et du stress des derniers jours", a-t-il ajouté. "Il a besoin d'un check-up complet en Europe, il ne va pas tarder à venir en Europe, c'est une question de jours", a-t-il précisé.
 
Interrogé sur la destination, Rokoulmian Yorongar, qui vit en France, a répondu: "Tout est ouvert. Il se donne 48 heures de réflexion".
Une source diplomatique dans la capitale camerounaise avait auparavant affirmé à l'AFP qu'il était "possible" que le député tchadien, opposant irréductible au président Idriss Deby Itno, se rende en France.
 
Ngarlejy Yorongar avait disparu depuis son arrestation, le 3 février à N'Djamena, à l'issue d'une attaque rebelle ratée contre le pouvoir du président Deby. Selon les témoignages concordants recueillis par l'AFP et des organisations internationales de défense des droits de l'Homme, il avait été arrêté par les services de sécurité tchadiens.
 
Samedi, il a fait sa réapparition, en appelant son fils aîné, mais aussi dans un entretien publié par le magazine Afrique Education, auquel il a confirmé avoir été arrêté par l'armée tchadienne, qui l'a détenu avant qu'il ne parvienne à fuir au Cameroun dans des circonstances encore peu claires.
 
Hormis ce témoignage, Ngarlejy Yorongar ne s'est pas exprimé en public pour l'instant.
"Il s'est terré jusqu'ici car sa sécurité n'était pas assurée dans le nord du Cameroun, qui est très proche du Tchad", a justifié lundi son fils.
 
"Il a besoin de décompresser, c'est pour ça qu'il attend avant de s'exprimer dans la presse", a-t-il ajouté, précisant avoir reçu de son père l'interdiction de communiquer son numéro de téléphone au Cameroun.
 
"Je préfère ne pas dire, par mesure de sécurité, quel organisme l'a pris en charge", a encore expliqué Rokoulmian Yorongar.
 

Un des trois opposants tchadiens disparus réapparaît au Cameroun
 
LEMONDE.FR avec AFP | 03.03.08 | 16h16  •  Mis à jour le 03.03.08 | 18h02


Le mystère sur l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, disparu le 3 février, s'est en partie dissipé avec son arrivée dimanche 2 mars à Yaoundé au Cameroun. On reste en revanche toujours sans nouvelles du porte-parole de la principale coalition de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh, tandis que l'ancien président Lol Mahamat Choua, arrêté le 3 février, et que les autorités ont reconnu détenir après l'avoir nié, a retrouvé jeudi la liberté.
 
Alors que son entourage et des organisations de défense des droits de l'homme nourrissaient "les plus vives inquiétudes" sur son sort, la réapparition de Ngarlejy Yorongar donne lieu à de nombreuses conjectures, en particulier sur les modalités de sa détention et les conditions de sa libération. Il avait été arrêté dans des conditions similaires à celles de MM. Saleh et Choua, ce que le gouvernement nie, laissant entendre qu'il se cachait.
 
"IL EST REPARTI LIBRE"
Député et candidat à l'élection présidentielle de 2001 contre le président tchadien, Ngarlejy Yorongar a disparu le 3 février alors que des rebelles tentaient en vain de s'emparer du pouvoir. Depuis cette date, on était sans nouvelle de lui. Il a donné un premier signe de vie samedi 1er mars, en appelant son fils à partir d'un numéro "masqué". Dimanche, une source proche de l'opposition tchadienne avait indiqué que le député avait quitté la ville de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun limitrophe du Tchad, dans un avion à destination de la capitale camerounaise.
Sa réapparition dans la capitale camerounaise a été confirmée de source diplomatique. Après un passage dans les locaux de la police de l'air et des frontières de l'aéroport de Yaoundé, "il est reparti libre", selon une source policière. Une source diplomatique a indiqué que "les autorités camerounaises [avaient] accepté de l'accueillir", mais que l'opposant avait fait savoir qu'il souhaitait de préférence se rendre en France. Le ministère des affaires étrangères français s'est de son côté "réjoui"  dimanche dans un communiqué "de la confirmation que M. Yorongar est vivant et de son arrivée il y a quelques minutes à Yaoundé en provenance de Garoua".
Selon son fils aîné, l'opposant tchadien nécessiterait des soins."Je l'ai eu ce matin au téléphone, il est fatigué mais il a le moral", a affirmé, lundi, Rokoulmian Yorongar. "Il se sent très mal à cause des tortures endurées pendant sa détention et du stress des derniers jours", a-t-il ajouté. "Il a besoin d'un check-up complet en Europe, il ne va pas tarder à venir en Europe, c'est une question de jours", a-t-il précisé. Interrogé sur la destination, Rokoulmian Yorongar, qui vit en France, a répondu : "Tout est ouvert. Il se donne quarante-huit heures de réflexion."
 
Création d'une commission d'enquête internationale
Les autorités tchadiennes ont annoncé lundi 3 mars la création d'une commission d'enquête sur l'attaque rebelle à N'Djamena et le sort des opposants disparus.
Cette commission, composée de onze membres dont des représentants de l'Union européenne, de l'Union africaine et de la France, sera dirigée par Nassour Ouaïdou, président de l'Assemblée nationale, ancien premier ministre et membre de la majorité tchadienne.
"La commission d'enquête a pour mission de rechercher et produire les informations sur les personnes portées disparues et les dommages subis par l'Etat et les populations dans les localités investies par les forces d'agression", précise le décret officialisant sa création.
Nicolas Sarkozy avait appelé de ses vœux la création d'une telle commission lors d'une visite au Tchad le 27 février.
 
 
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:45

 

 

 

MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN 

(MLPC)

Justice - Liberté - Travail
 
 

                                                                      
                                                                                          DECISION N° 001
 
                                                           Portant Convocation du Conseil Politique National

 
 
 
Le Président du Parti :
Président du Conseil Politique National ; Président du Bureau Politique  
Vu les statuts amendés du MLPC
Vu le Règlement intérieur du MLPC
Vu la Décision N"001 du 11 Juin 2007. Portant prorogation des mandats des organes élus par le 2ème Congrès
 
 
DECIDE
 
Art 1 : Le Conseil Politique National (CPN} est convoqué en session ordinaire du 15 aU 16 mars 2008 à Bangui
 
Art : 2  L’ordre du jour comporte :
 
1° Le MLPC, cinq (5) après le coup d’Etat du 15 mars 2003
2° Du Dialogue National Inclusif ;
 
Renouvellement du Conseil Politique National et du Bureau Politique lequel sera entériné par le Congrès.
 
Art. 3 : La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistrée au journal du Parti et publiée partout où besoin sera
 
Fait à Lomé le 03 mars 2008

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Ange Félix Patassé
 
           
Ampliations
 
 
Ministère de l’Intérieur
Fédérations et Sous/Fédérations
Organes connexes
Partis politiques
Archives
 
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:32
 dans le développement de la stratégie de sensibilisation 


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Procureur Moreno Ocampo

Source: Cour pénale internationale
Date: 03 2008

La Haye, le 3 mars 2008 - Du 18 au 20 février 2008, la Cour pénale internationale (CPI) a tenu un atelier avec la société civile dans la ville de Bangui, en vue de développer la stratégie de sensibilisation de la Cour en République centrafricaine. Il a été organisé dans le cadre de la vulgarisation de travail du Corps commun d'impliquer la société civile locale dans le développement de plans de sensibilisation qui sont adaptées au contexte spécifique.

Cette session interactive a rassemblé une vingtaine de représentants des principaux groupes de la société en République centrafricaine et a été l'occasion pour eux de contribuer à la définition de la stratégie de sensibilisation que la Cour pénale internationale mettra en oeuvre, à savoir la communication dans les deux sens avec les communautés touchées par les crimes .
 
Une enquête de la CPI.

Outre les représentants d'ONG de défense des droits de l'homme, les représentants des confessions religieuses, des groupes de syndicalistes, les groupes de jeunes, les journalistes et les avocats ont pu prendre une part active dans la définition des priorités de la Cour et d'activités qu'elle mettra en œuvre pour la durée de la procédure judiciaire. L'atelier a été aussi l'occasion pour les fondations d'être posées pour les partenariats qui sont fondés sur le partage d'expériences et de la pertinence à la situation spécifique de la République centrafricaine.

Un rapport exposant cette stratégie et ses principales composantes seront libérés dans les semaines à venir par la Cour pénale internationale, et les activités seront mises en œuvre sur le terrain avec le soutien réaffirmé des organisations qui ont pris part à l'atelier.

Pour de plus amples renseignements, s’il vous plaît contacter Mme Caroline Maurel de l'information et de la documentation à la Section +31 (0) 70515 -91 73 ou +31 (0) 6 50 29 57 38 (portable) ou à l'adresse e-mail suivante: Caroline.maurel @ icc-cpi.int
 
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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:27
Sarko-copie-1.jpg
 
Selon une enquête LH2 pour Libération, le chef de l’Etat ne recueille que 37 % d’opinions positives (Reuters).
 
L’image de Nicolas Sarkozy se dégrade. 74% des Français estiment qu’il «ne se contrôle pas assez», selon notre sondage LH2.
 
Nathalie Raulin Libérationlundi 3 mars 2008
 
Nicolas Sarkozy a commis l’impardonnable : propulsé à l’Elysée, il est resté lui-même. Impérieux certes. Mais impulsif et tapageur. Fascinés un temps par la folle énergie du candidat UMP, les Français redoutent aujourd’hui l’erreur de casting. Pour eux, Sarkozy, c’est trop de luxe (de yacht, de jet, de cadeaux égyptiens), trop de beautés (de Cécilia, de Carlita) et pas assez de calme.
 
«Trop direct». Selon une enquête LH2 pour Libération, la défiance vis-à-vis du chef de l’Etat a battu un nouveau record, Nicolas Sarkozy ne recueillant fin février que 37 % d’opinions positives, soit une dégradation de 4 points par rapport à début février et de 17 points par rapport à début janvier. A contrario, les opinions négatives culminent, elles, à 59 %. Ce discrédit est sensible dans toutes les catégories politiques et sociales - à l’exception du cercle étroit des sympathisants UMP - et son ampleur est sans précédent.
 
Au regard des résultats de l’enquête LH2, l’impopularité du chef de l’Etat tient d’abord à sa façon d’être : ce que les Français reprochent avant tout à Nicolas Sarkozy, c’est qu’il ne fait pas, ou du moins pas assez, Président.
 
Les scores sont sans appel. 74 % des personnes interrogées estiment ainsi que le chef de l’Etat «ne se contrôle pas assez», 66 % lui reprochant d’être «trop direct avec les gens». Le «casse toi, pauv’con» dont Nicolas Sarkozy a gratifié un visiteur du Salon de l’agriculture qui refusait de lui serrer la main a ébranlé jusqu’à ses partisans : 65 % des sympathisants de l’UMP regrettent son manque de sang-froid.
 
Les craintes que les dirigeants du parti présidentiel exprimaient en coulisses la semaine dernière se trouvent de facto validées : la repartie du Président a bel et bien fait des dégâts jusque dans l’électorat de droite. D’autant plus qu’elle a brisé net la contre-offensive lancée quelques jours plus tôt par le gouvernement sur le thème du «trop c’est trop», qui, s’appuyant sur l’affaire du SMS, campait Nicolas Sarkozy en victime innocente de l’acharnement de médias «charognards», selon l’expression de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade.
 
Exhibitionnisme. Outre l’absence de contrôle, l’opinion épingle avec la même vigueur l’exhibitionnisme de Sarkozy : 73 % des personnes interrogées considèrent aujourd’hui que le président de la République «affiche trop sa vie privée», contre 63 % début janvier. A l’évidence, les récents efforts de discrétion du couple présidentiel n’ont pas permis de redresser la barre : les Français gardent en travers de la gorge les rebondissements de la «love story» élyséenne, entre flirt égyptien coûteux, voyages officiels goujatement expédiés (en Inde), remariage express et apparitions médiatiques répétées de la nouvelle première dame.
Le directeur des études politiques de l’institut LH2, François Miquet-Marty, analyse : «Ces deux critiques [sur le calme et sur la vie privé, ndlr] font mouche parce qu’elles induisent, chacune sur son registre, l’idée d’une inadéquation entre l’homme et sa fonction.» Ainsi, plus de la moitié des Français (55 %) estiment que Nicolas Sarkozy ne «respecte pas suffisamment» la fonction présidentielle. Plus grave, pour 54 % d’entre eux, ce ne sont pas les choix ou la stratégie du chef de l’état qui sont en cause, mais bien sa «personnalité».
Cette disqualification de l’homme est d’autant plus sévère qu’elle se nourrit des désillusions populaires. Les Français doutent désormais de l’efficacité des politiques engagées sur deux thèmes clés, l’augmentation du pouvoir d’achat (71 %) et la réduction du chômage (60 %). Seul bon point : la lutte contre l’insécurité, toujours perçue comme efficace (53 %). En clair, les Français aimaient Sarko, mais place Beauvau.
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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:19

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N'DJAMENA 03/03/08 (AFP) — Une commission d'enquête sur l'attaque rebelle dans N'Djamena et le sort des opposants disparus, comprenant notamment des représentants de la France, l'Union européenne et l'Union africaine, a été créée lundi par les autorités tchadiennes, a annoncé la radio nationale.
"La commission d'enquête a pour mission de rechercher et produire les informations sur les personnes portées disparues et les dommages subis par l'Etat et les populations dans les localités investies par les forces d'agression", selon le texte du décret officialisant sa création.
Un représentant de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), un de l'Union européenne (UE), un de l'Union Africaine (UA) ainsi qu'un représentant de la France feront notamment partie de cette commission, composée de onze membres et dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Nassour Ouaïdou, ancien Premier ministre et membre de la majorité.
"La commission doit mener des investigations à l'étranger et/ou au Tchad, plus particulièrement dans les localités ayant fortement subi l'action des forces d'agression" souligne le texte, qui précise que l'enquête porte sur "l'agression soudanaise du 28 janvier au 8 février".
Elle dispose d'un délai de trois mois pour déposer son rapport final selon le décret.
Le président Idriss Deby Itno avait promis la création d'une commission d'enquête à son homologue français Nicolas Sarkozy, inquiet du sort des opposants disparus. M. Sarkozy avait effectué une visite éclair mercredi dernier à N'Djamena, sur sa route pour une visite d'Etat en Afrique du Sud.
Partis de bases arrières au Soudan, les rebelles avaient traversé le Tchad d'est en ouest pour tenter de renverser le président Deby. Ils avaient occupé N'Djamena les 2 et 3 février, assiégeant le palais présidentiel avant de battre en retraite.
Trois dirigeants de l'opposition tchadienne ont été arrêtés le 3 février par la Garde présidentielle à l'issue de l'attaque, selon leurs proches, une information démentie par les autorités tchadiennes.
L'ancien président Lol Mahamat Choua, "retrouvé le 14 février" avait été placé en résidence surveillée avant de retrouver sa liberté de mouvement.
Le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar, que le gouvernement nie avoir arrêté, est réapparu au Cameroun dans des conditions qui restent encore à éclaircir, a-t-on indiqué de source diplomatique à Yaoundé.
Dimanche soir, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est "réjoui" que M. Yorongar soit "vivant".
Le sort du porte-parole de la principale coalition de l'opposition tchadienne Ibni Oumar Mahamat Saleh reste inconnu et, lundi, son entourage à N'Djamena n'avait toujours pas de nouvelles de lui.
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:17
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DAKAR 03/03/08 (AFP) — Le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé dimanche à Dakar qu'il recevra ses homologues du Tchad et du Soudan à la veille du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), le 12 mars, dans le cadre d'une médiation pour la paix entre ces deux pays.
M. Wade, cité dans la nuit de dimanche à lundi par la télévision publique RTS, s'exprimait lors d'une visite dimanche après-midi des chantiers en cours d'exécution à Dakar en vue du 11e sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), prévu les 13 et 14 mars.
Le mini-sommet de la paix est prévu "à la veille du sommet de l'OCI", le 12 mars, a-t-il dit.
Selon lui, outre les présidents tchadien Idriss Deby et soudanais Omar el-Béchir, devraient y prendre part les président gabonais Omar Bongo Ondimba, l'ex-président de la Commission de l'Union africaine (UA) Alpha Oumar Konaré, et le président en exercice de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete.
Le Tchad et le Soudan, pays voisins à la frontière poreuse, ont des relations très tendues et s'accusent mutuellement de déstabilisation par groupes armés interposés.
A son retour vendredi soir à Dakar d'une tournée dans quatre pays, le président sénégalais avait affirmé avoir reçu le soutien de l'Egypte et de la Libye pour conduire la médiation entre le Tchad et le Soudan.
Il avait expliqué à l'antenne de la RTS avoir saisi l'Egypte pour ses "relations très étroites avec le Soudan", et la Libye "sans l'implication (de laquelle) il ne peut pas y avoir de paix entre (le Tchad et le Soudan) et même dans la région".
Il avait précisé avoir accepté de conduire cette médiation à la demande d'Idriss Deby Itno.
Samedi soir, la Raddho, une ONG basée à Dakar a annoncé qu'il avait accepté de recevoir l'opposition armée tchadienne pour faciliter "un dialogue inter-tchadien" impliquant opposants armés et toutes les composantes du pays.
 
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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 17:10
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C’est vrai que cette toile d’accords de défense entre la France et 8 pays d'Afrique, d’accords de coopération militaire technique avec une trentaine de pays, ainsi que ce réseau de 8 bases avec leurs 9 000 hommes et matériels prépositionnés, les facilités qu’elles offrent en matière de refuge, de soutien logistique, ou d’accueil de renforts ; c’est vrai que c’est un dispositif unique ! De toutes les anciennes puissances coloniales, la France aura été la seule à ne pas « 
décrocher » du continent et à garder un savoir-faire militaire « africain » qui lui est parfois envié, parfois reproché.
 
L’annonce, par le président Sarkozy, depuis l’Afrique du Sud, d’une renégociation de ces accords et de ces implantations, est-ce une petite révolution ? Oui, si on s’étonne de ce que, près de 50 ans après les indépendances, ces textes « obsolètes », comme les qualifie le président français, « caducs » comme disent ceux qui voient bien qu’ils ne sont pas appliqués, ou alors à la tête du client ! Oui, si c’est une vraie remise à plat, accompagnée d’une redéfinition des accords, dans la transparence, devant les Parlements, français mais aussi les Assemblées des pays africains concernés. Mais ce le serait moins, « révolutionnaire », s’il n’y a pas cet examen global, voire un sérieux désengagement, un passage à l’heure de l’Union africaine et de l’Union européenne, nouveaux vecteurs de maintien de la paix.
 
En fait, les militaires et certains politiques français avaient anticipé cette « révision ». La prise de conscience remonte notamment au « traumatisme » du génocide rwandais. A la faveur d’un simple accord de coopération technique, des soldats français s’étaient retrouvés mêlés, à tort ou à raison, à un massacre collectif aux dimensions dantesques. Plus jamais ca !
Depuis, les effectifs des bases permanentes ont été divisés par deux. La doctrine du « soutien sans participation » s’est généralisée, la consigne étant d’éviter d’engager des troupes directement dans des combats ; et d’échapper à un tête-à-tête exclusif sur le terrain en recherchant systématiquement un mandat régional ou international.
 
A court terme, Licorne en Côte d’Ivoire, Epervier au Tchad, ou encore Boali en Centrafrique - qui ont le statut d’opérations non permanentes sont appelés à disparaître. Seules subsisteront quatre points d’appui, avec moins de 5 000 hommes : à l’ouest, Dakar-Sénégal, sans doute spécialisé dans le maritime ; en Afrique centrale, Libreville-Gabon, avec une vocation plus « aérienne » ; pour l’Afrique australe, la Réunion ; et, dans la Corne, Djibouti, maintenu (mais allégé, au profit de la nouvelle base française d’Abou Dhabi, dans le Golfe). A la tête de chacun, un général, chargé d’organiser la coopération à l’échelle régionale ; et du matériel prépositionné, en soutien aux bataillons de paix de l’Union africaine dans la perspective de ce qui s’appelle désormais « l’Euro-Recamp ».
 
Mais deux grandes questions : l’Union africaine, justement, a-t-elle les moyens de prendre en main sa propre sécurité ? Ses « brigades en attente », dans chaque région, seront-elles entraînées, équipées, mobiles, soutenues politiquement bref, crédibles et quand ? D’autre part, puisque Paris cherche très opportunément à échapper au bilatéralisme qui l’a parfois mené à des extrémités coupables, l’Europe sera-t-elle intéressée, suffisamment impliquée et motivée ? On ne peut pas le jurer, à voir la difficulté qu’il y a eu à monter l’actuelle opération Eufor-Tchad-RCA.
 
par Philippe  Leymarie RFI
 
[02/03/2008
 
Quel avenir pour les accords militaires franco-africains ? 


Agoravox


L’annonce du Président Sarkozy devant le parlement sud-africain le 28 février dernier de renégocier les accords militaires signés par la plupart des pays africains francophones aux lendemains de leur indépendance avec la France, est en adéquation avec l’opinion africaine bien éclairée qui a toujours réclamer la redéfinition voire la suppression de ces accords de coopération en matière de sécurité et de défense. Accords qui ont permis à la France d’être le gendarme des dirigeants africains.
Cette annonce intervient aux lendemains de l’intervention française au Tchad où le soutien de l’armée française aux forces du président Deby, lors d’une attaque des rebelles début février, a permis à ce dernier de se maintenir au pouvoir. Elle intervient également sept mois après le discours choquant tenu à Dakar par lequel Sarkozy avait dit que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire.
Mais pour autant, on doit rester sceptique. Car l’objectif de la politique de coopération militaire (outil de la politique étrangère d’un pays) française en Afrique a eu toujours pour objectif d’entretenir l’influence française sur le continent d’où le consensus en la matière sous toutes les Présidences (de droite comme de gauche) de la Vème République. 
Les différents accords militaires


Les accords militaires signés entre la France et la plupart des pays africains francophones sont sous deux formes : les accords de défense et les accords d’assistance militaire technique.
Les accords d’assistance militaire conclus avec vingt-six pays africains permettent à la France d’intervenir dans trois domaines :
  • l’assistance militaire technique ;
  • la formation des cadres militaires africains en Afrique et en France ;
  • l’aide en matériel.
Quant aux accords de défense, signés avec neuf Etats (Sénégal, Cote d’Ivoire, Djibouti, Gabon...) qui avaient fait l’objet du scénario 4 du Livre blanc de la défense de 1994, ils prévoient :
  • l’aide et l’assistance de la France en cas de troubles intérieures
  • le stationnement de plusieurs milliers de militaires français sur des bases ;
  • des interventions militaires.
Quel bilan pour ces accords ?


Au regard d’un simple bilan de cette coopération (ayant pour cadre juridique ces accords précités), on peut relever sa grande ambiguïté car elle n’a jamais été dans le sens de la démocratisation des pays africains. Pis, elle a servi les intérêts d’un certain nombre de chefs d’Etat protégés et soutenus par la France en dépit de leur politique désastreuse.
Sur le plan de l’aide à la formation des armées africaines, cette coopération a abouti à la constitution des armées monoethniques et tribalisées à la solde de ces chefs d’Etat. Elle a eu aussi pour dérive le développement d’une forme de mercenariat. En effet, les anciens coopérants militaires à la fin de leur mission préfèrent rester sur place pour continuer à remplir approximativement les mêmes taches à titre privé, notamment : formation des armées, formation à l’utilisation des armements, conseil pour les états-majors et le gouvernement.
La remise à plat des accords de défense implique aussi celle des accords d’assistance miliaire qui permettent à la France de continuer à former des militaires africains agissant comme des gardes prétoriennes ou des miliciens au lieu d’être de véritables forces républicaines et patriotiques travaillant pour des intérêts globaux de l’ensemble des populations.
La renégociation de nouveaux accords ne doit pas se faire sans qu’un bilan exhaustif ne soit fait des 50 ans de coopération militaire et de ces accords. 
Quid de la transparence ?


Le président Sarkozy a promis qu’une fois les nouveaux accords renégociés, ils seront publiés « dans la transparence ».
Cette transparence implique le contrôle du pouvoir législatif en ce qui concerne les opérations extérieures résultant des accords précités. La mission d’information sur l’amélioration du contrôle parlementaire des opérations extérieures (Opex) conduite par la commission de la défense de l’Assemblée Nationale avait fait la proposition de contrôler ces opérations mais ce dispositif n’a jamais été mis en place. Les députés n’ont pu se prononcer sur l’opération « Licorne » qui avait mobilisé des milliers de soldats français en Cote d’Ivoire. Pas plus que l’intervention française au Tchad pour soutenir Deby n’a pas fait l’objet de débat à l’Assemblée Nationale. Les députés se contentant de poser de temps en temps des questions écrites ou des questions d’actualités. Mais quelques minutes par semaine ne suffisent pas pour comprendre cette politique et encore moins pour la contrôler.
La mission d’information avait aussi recommandé la publication des accords de défense avec leurs clauses secrètes. Recommandation qui n’a toujours pas eu d’application. Toute renégociation implique la publication de ces précédents accords.
La transparence doit aussi porter sur les archives de l’Etat portant sur les vingtaines d’actions militaires directes de France en Afrique d’où la nécessité de déclasser ces dossiers pour être consultables par tout le monde.
Renégocier les accords militaires avec les pays africains revient aussi à reposer le problème de la conception générale de l’Afrique dans la stratégie de la France comme puissance et acteur des relations internationales au moment où les Etats-Unis cherchent à implanter une base militaire sur le continent.
Les forces armées et de sécurité en Afrique ont été à l’origine de beaucoup de crises et continuent d’être des menaces à la démocratisation de nos pays. La renégociation des accords militaires doit se faire dans une perspective de prévention de ces crises et la démocratisation effective de nos pays.
Cela permettra d’éviter des situations comme le renversement du président élu Mahmane Ousmane au Niger (qui avait voulu reformer l’armée nigérienne par une restructuration de la configuration du commandement), l’assassinat du président hutu élu démocratiquement Melchior Ndadaye au Burundi par des militaires tutsi, les répressions sanglantes post-électorales traditionnelles ...
La rupture tant attendue dans la politique africaine de la France va-t-elle se faire avec la renégociation des accords militaires ? Nous attendons les actes pour y croire.
Avec qui va-t-on renégocier ces accords ? Quelle sera la légitimité de nos dirigeants dans ces négociations ? Quel est le calendrier ? Autant de questions dont dépendra l’avenir des accords militaires de la France avec les pays africains. 
Komi TSAKADI, Lomé.
 
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