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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:48
Centrafrique : Des nouveaux pays africains en instance d’intégrer la Minusca
Centrafrique : Des nouveaux pays africains en instance d’intégrer la Minusca

 

 

Centrafrique : Des nouveaux pays africains en instance d’intégrer la Minusca

 

BANGUI vendredi 7 juillet 2017  RJDH — Certains pays africains seraient en train d’intégrer les rangs de la Minusca, information confirmée aux RJDH par des sources concordantes ce 7 juillet à Bangui.


Il s’agirait des Tchadiens, des Burkinabés et des Zimbabwéens qui vont bientôt intégrer la Mission multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine(Minusca). Cette réintégration pour le Tchad et l’entrée des autres pays interviennent dans un contexte où le contingent de Congo Brazza déployé à l’Ouest du pays est visé par la sanction pour laquelle l’Assemblée nationale s’oppose à son rapatriement.

Selon Théodore Jousso, Ministre de Transport et de l’Equipement, Porte-parole du Gouvernement « des nouveaux contingents viendront en RCA avec des équipements pour la sécurisation » a-t-il indiqué.


Le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a promis faire la lumière sur ce dossier ultérieurement « le moment venu, la presse sera informée de la venue ou pas de ces forces » a-t-il ajouté.


Le Tchad alors sous le commandement de la MISCA en 2014 s’est retiré sur décision du président Idriss Déby, alors que ses troupes sont accusés d’exactions et de connivences avec les milices, pro-Séléka qui ont renversé le régime de Bozizé le 24 mars 2013./

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:45
Centrafrique : Human Rights Watch désigne les groupes armés qu’elle accuse de crimes de guerre

 

 

Centrafrique : Human Rights Watch désigne les groupes armés qu’elle accuse de crimes de guerre

 

 

Alors que le récent rapport onusien sur les atteintes aux droits humains se gardaient de trop nommer de suspects, le rapport de l'ONG les cible directement. HRW donne les noms des groupes armés suspectés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Parmi eux, le FPRC, principal groupe issu de l'ex-Séléka.

 

Ce 4 juillet, l’ONG Human Rights Watch a publié un long rapport de 101 pages, « Meurtres impunis : crimes de guerre, crimes conter l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine ».

 

Le rapport était prêt depuis quelques temps, mais a attendu : les équipes de HRW préféraient ne rien publier avant que ne soit rendu public le rapport de mapping de l’ONU. Entre le rapport de mapping et celui de HRW, complémentaires pour qui veut se donner une idée des dynamiques à l’œuvre en Centrafrique ces dernières années, une différence nette subsiste : les équipes de HRW peuvent plus facilement assumer de nommer les groupes dont elles pensent qu’ils se sont rendus coupables de violences. Parmi eux, le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) ou encore l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), issus de l’ex-Séléka.

 

Des alliances et des scissions sur le dos des populations

 

Le rapport vient confirmer des dynamiques dont font état différents acteurs et observateurs : l’existence d’alliances de raison entre ex-anti-balaka et anciens Séléka notamment. « A la fin de 2016, les groupes anti-balaka dans le centre du pays se sont alliés avec le FPRC/MPC (…) et ils ont commencé à cibler les civils de l’UPC et appartenant à l’ethnie peule », assure ainsi le rapport.

 

Autre dynamique remarquée : les violentes concurrences qui ont suivi l’éclatement du bloc Séléka. En décembre 2016, des combattants de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont exécutés des dizaines de civils dans la région de Bakala selon le rapport. Parmi les victimes, des personnes suspectées d’être des sympathisants du FPRC. « Les exécutions ont eu lieu après les combats entre le FPRC et l’UPC pour le contrôle de la ville », continue le rapport.

 

Ali Darassa (de l’UPC) et Mahamat Al Khatim (du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, MPC) se sont moqué du rapport devant leurs proches.

 

Ces jeux d’alliance, de désunion et de compétition pour la gestion des localités se font sur le dos des populations. En mars 2017, des anti-balaka et des combattants du FPRC forcent environ 300 civils de différents villages à investir la ville de Yassine, où ils ont précédemment tué des habitants peuls. Là, ils laissent les civils à la merci des combattants de l’UPC qui tirent des grenades sur la ville.

 

Dans le rapport, les représentants des divers groupes armés nient les crimes. Quant aux réactions après publication, difficile d’en savoir plus. Mais ils semblent que certains ne soient pas plus inquiets que cela. « Ali Darassa (de l’UPC) et Mahamat Al Khatim (du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, MPC) se sont moqué du rapport devant leurs proches », nous assure un ancien Séléka.

 

Une Cour trop peu dotée

 

S’il enquête sur les violences commises ces dernières années, le rapport de HRW se concentre aussi sur la Cour pénale spéciale (CPS) chargée d’enquêter, instruire et juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis depuis 2003. « Notre rapport n’a pas de valeur juridique, mais il peut sûrement aider les personnes liées à la CPS à faire leur travail », nous dit ainsi un membre du staff de HRW. La Cour, crée en 2015, dispose depuis quelques semaines d’un procureur.

 

Il n’empêche que le ton est déjà à une forme de pessimisme. « Au moment de la rédaction de ce rapport, le gouvernement et l’ONU n’avaient pas encore recueilli suffisamment de fonds pour les 14 premiers mois de la création de la CPS. Il manquait au projet conjoint MINUSCA-PNUD à l’appui de la CPS 1,8 million de dollars US sur un budget total d’environ 7 millions de dollars US.233 », précise le rapport, qui conclut : « la viabilité financière à plus long terme de la Cour reste incertaine ». Pourtant, un ex-anti-balaka nous assure : « La peur s’est installée du côté des mouvements anti-balaka irrédentistes, y compris chez des comzones. La multiplication de rapport, l’arrivée d’un procureur… Tout cela les inquiète. »

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:40
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA :  Un exorciste nommé Sant’Egidio

 

 


 

http://lepays.bf    06 juillet 2017

 

Depuis que la Centrafrique a basculé à nouveau dans la guerre civile il y a de cela quatre ans, les initiatives se multiplient pour ramener le pays à la paix. Mais force est de constater que ce conflit qui cristallisait à un moment donné la haine  interethnique et religieuse, notamment  entre Séléka musulmans et anti-balaka chrétiens, s’est aujourd’hui mué en affrontements entre groupes armés avoisinant la quinzaine, dont on ne saurait véritablement distinguer qui est le mal et qui est le bien. Mais les efforts conjugués de la communauté internationale avaient permis de ramener le conflit à des proportions qui avaient fait naître l’espoir d’un retour à la normale, avec l’organisation des élections présidentielle et législatives, qui ont vu l’accession de Faustin Archange Touadéra à la tête du Pays. Cependant, après une relative période d’accalmie, les violences ont repris, avec leur lot de morts et de déplacés. Et les médiations succédant les unes aux autres, sans véritablement réussir à faire fumer le calumet de la paix aux frères ennemis centrafricains, la communauté catholique Sant’Egidio s’est invitée dans la danse, en offrant ses services de bons offices, dans le but de réconcilier les Centrafricains avec eux-mêmes.

 

La mission d’explications vaut son pesant de paix

 

C’est ainsi qu’elle a réussi à arracher, le 19 juin dernier à Rome, un accord, au terme d’une rencontre de négociations qui a réuni groupes armés et gouvernement centrafricain, en présence d’un représentant des Nations unies. Mais très vite, les espoirs suscités par la signature de cet accord censé ramener la paix dans l’ex-Oubangui Chari, et dont l’un des points majeurs était « la mise en place immédiate d’un cessez-le-feu sur tout le territoire national », seront douchés par la reprise, dès le lendemain, des affrontements, notamment à Bria où une soixantaine de personnes ont perdu la vie suite à ces événements, puis à Zemio et Kaga Bandoro quelques jours plus tard, où les démons de la violence ont aussi pris possession des habitants de ces localités, rendant la situation sécuritaire encore plus volatile. Mais loin de baisser les bras et de se laisser aller au découragement, l’instance de médiation catholique a entrepris d’envoyer une délégation à Bangui, pour une mission d’explications, en vue de mieux faire comprendre sa démarche et espérer remettre le processus sur les rails.

 

C’est dans ces conditions que son représentant, Mauro Garofalo, a fait le déplacement de la capitale centrafricaine, en véritable exorciste si on peut le dire, car certaines voix et pas des moindres s’élevaient pour dénoncer l’accord ou s’en désolidariser, comme c’est le cas du Cardinal Nzapalainga qui soutient n’avoir envoyé aucun émissaire à Rome pour participer aux négociations, alors que figure parmi les signataires de l’accord, le nom d’un participant présenté comme étant son représentant. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette mission d’explications vaut son pesant de paix, si tant est qu’elle puisse permettre d’aplanir les difficultés et de « mettre en place les mécanismes prévus par l’accord », comme l’a expliqué M. Garofalo. Car, les Centrafricains ont suffisamment souffert des affres de cette guerre, et si rien n’est fait pour recoller les morceaux, il n’est pas sûr que le mandat du président Touadéra, tout Archange qu’il est, survivra à cette crise et que ce dernier trouvera à lui tout seul la formule magique pour tirer son pays du bourbier dans lequel il est empêtré. C’est pourquoi le déplacement de la délégation romaine en terre centrafricaine a toute son importance, car il est impératif d’éclairer la lanterne de tous les protagonistes sur les tenants et les aboutissants de cet accord qui se présente, à bien des égards, comme celui de la dernière chance. D’autant plus que depuis un certain temps, la communauté internationale est devenue peu audible sur la question centrafricaine, au point que l’on se demande si elle n’est pas  en passe de jeter l’éponge, surtout après le retrait de la force Sangaris.

 

Il est temps que Bangui la roquette redevienne Bangui la coquette

 

C’est pourquoi il faut soutenir la démarche de Sant’Egidio pour ne pas abandonner complètement les Centrafricains à leur sort. Cela dit, à la lumière des difficultés que rencontre cet accord de paix malmené dès le lendemain de sa signature par le crépitement des armes, l’une des leçons que l’on pourrait tirer est que quelle que soit la beauté des textes en matière d’accord de paix, si les protagonistes n’y mettent pas le cœur, il est quasi certain que les efforts et autres initiatives seront toujours voués à l’échec. Et dans le cas d’espèce, les Centrafricains sont en train de faire la preuve qu’ils n’ont pas encore désarmé leurs cœurs, rongés qu’ils sont par les rancœurs. Or, tant qu’il en sera ainsi, il serait illusoire d’espérer sortir du cycle des violences actuelles. Car, la violence appelle la violence. Et là où domine le langage des armes, il y a peu de place pour la raison. C’est pourquoi, au-delà des divergences de vues, il faut aider cette communauté que d’aucuns qualifient de pilier discret de la diplomatie africaine du Vatican, à réussir sa médiation. Autrement, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui en paieront les pots cassés. Car, si tout le monde venait à se détourner de leur guerre par lassitude, par impuissance ou pour toute autre raison, c’en sera fini des espoirs de paix dans ce pays qui fut jadis la perle de l’Afrique et dont la réputation de coquetterie de la capitale avait largement dépassé les frontières. Il est vraiment temps que Bangui la roquette redevienne Bangui la coquette.

« Le Pays »


En savoir plus sur http://lepays.bf/violences-rca-exorciste-nomme-santegidio/#ZzzQrbFdcYw76OXS.99

 

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:37
Cameroun - Insécurité: Des hors-la-loi centrafricains sèment la terreur à Kétté (Est)

 

 

 

Par Liliane J. NDANGUE | Cameroon-Info.Net  YAOUNDE - 06-Jul-2017 - 20h26

 

Il s’agit en fait des fugitifs de la crise en République centrafricaine.

 

Dans son édition du 6 juillet 2017 le quotidien Le Jour rapporte qu’à l’heure actuelle, les habitants de la Commune de Ketté vivent dans la terreur. Cette Commune se trouve dans le département du Haut Nyong, Région de l’Est Cameroun. Et elle est frontalière avec la République centrafricaine (Rca). Il se trouve donc que de ce côté du pays, des fugitifs de la crise centrafricaine agressent la population. Même des cas de viols ont déjà été répertoriés. Approché par le quotidien, Emmanuel Gbanga le Maire de la Commune de Kétté qui parle de la situation, raconte «ils posent des actes barbares, brutalisent les populations, violent les femmes. Bref ils ont réussi à installer un climat de terreur dans l’arrondissement de Kétté».

 

Le journal précise que le Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) avait réussi à recenser plusieurs déplacés centrafricains qui sont venus s’installer à ketté. Certains vivent dans les camps. Cependant d’autres ont réussi aussi à se soustraire au recensement du Hcr. Ils se sont fondus dans la masse entre la population camerounaise. Le journal souligne qu’aujourd’hui il est difficile d’identifier ces derniers. Joseph Bossala un habitant de Kétté affirme «ils sont partout, dans tous les villages vous trouverez les centrafricains, certains bénéficient des largesses des populations qui leur ont donné des terres pour s’installer et mener certaines activités notamment l’agriculture. Ceux qui sont de moralité douteuse s’illustrent par des actes de barbarie».

 

Le Maire de la Commune indique que lorsque ces centrafricains opèrent au Cameroun, ils traversent la frontière et se réfugient en Centrafrique. «Ils y restent le temps que les esprits se calment», déclare-t-il. Les cibles préférées sont les éleveurs et les agriculteurs souvent agressés dans les plantations.  

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:34
Note d'Information de la MINUSCA

 

 

 

NOTE D’INFORMATION 

 

“LA SÉCURITÉ  EST RÉGULIÈREMENT EVALUÉE AVEC LA MINUSCA”, SELON LE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

 

 

Bangui, 7 juillet 2017 – Le ministre et porte-parole du gouvernement centrafricain, Théodore Jousso, a indiqué que la situation sécuritaire en Centrafrique est régulièrement évaluée entre le Gouvernement et la MINUSCA, et s’est montré optimiste quant à la paix dans le pays. « Il y aura des pics de tension et des soubresauts, mais la paix viendra. C’est inévitable et c’est la condition indispensable au développement durable du pays », a déclaré le ministre et porte-parole, lors de la conférence de presse conjointe Gouvernement-MINUSCA, vendredi à Bangui.

 

Le ministre et porte-parole s’est prononcé sur la mission de la MINUSCA menée dans « des conditions difficiles » en Centrafrique et a appelé à soutenir les casques bleus. « Faisons confiance à nos partenaires de la MINUSCA. Ce sont des frères qui sont venus soutenir des frères centrafricains en détresse », a indiqué Jousso. Interrogé sur le récent communiqué de l’Assemblée nationale, qui questionnait le départ de la Centrafrique du contingent de la République du Congo, le ministre et porte-parole a rappelé que « la séparation des pouvoirs est consacrée par la constitution », avant de préciser qu’il ne commentait la décision.

 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a souligné que la Mission fera tout pour renforcer ses capacités dans le cadre de la protection des populations civiles, en attendant que l’Etat se dote de capacités propres, en même temps qu’elle « travaillera davantage avec les forces de sécurité et les FACA ». Quant au départ du contingent congolais, il a indiqué que les Nations Unies ont des valeurs et des principes que ses serviteurs sont tenus de respecter. Cependant, Monteiro a souligné qu’il ne s’agit nullement de stigmatiser la République du Congo, qui dispose d’une unité de police déployée à Bambari, dans le cadre de la protection des populations et des institutions centrafricaines.

 

Le porte-parole de la MINUSCA a rappelé que le déploiement des contingents n’obéit pas à des considérations telles que la nationalité ou la religion. « La MINUSCA est une force neutre et multidimensionnelle, constituée de diverses nationalités et qui mène sa mission avec détermination et esprit de sacrifice pour protéger les populations civiles et les institutions », a lancé Monteiro. Il a par ailleurs dénoncé une tentative de stigmatisation de certains contingents par des organes de presse mais aussi par certaines couches de la société sur la base de considérations religieuses.

 

Lors de la conférence de presse, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé deux  récents événements importants qui permettent d’envisager l’avenir avec un certain optimisme, à savoir l’accord de Sant’Egidio et de l’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale. “L’accord de Sant’Egidio est un jalon qui a été posé sur la route vers la paix et la stabilité de la Centrafrique. Comme tout accord, sa mise en oeuvre va exiger de tous ceux qui sont partie beaucoup de bonne foi et de courage. Quant à la Cour pénale spéciale, il s’agit d’une pierre blanche dans l’engagement de la Centrafrique à mettre fin à l’impunité, qui a pendant longtemps gangréné la vie sociale et politique centrafricaine”, a conclu Monteiro.

 

Quant au ministre et porte-parole du gouvernement, il a annoncé des enquêtes, par les institutions nationales, sur des armes qui auraient disparu du Camp De Roux, selon un journal local. « Le moment opportun, je restituerai les conclusions de l’enquête », a-t-il dit.

 

 

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 17:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La DG de la Télévision nationale justifie sa démission par les tensions entre Touadera et Méckassoua

 

 

BANGUI, 06 juillet 2017 (RJDH)—-La Directrice Générale de la télévision nationale, Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret  a expliqué avoir démissionné de son poste suite aux pressions multiformes liées au bras de fer entre le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée Nationale. Elle l’a fait savoir publiquement le 05 juillet dernier lors de passation de service avec l’intérimaire désigné par les autorités.

 

Depuis qu’elle a remis sa démission au ministre de la Communication, Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret s’est gardée de présenter les raisons de sa décision. La Directrice Générale de la télévision nationale a choisi de justifier son acte lors de la passation de service avec le Directeur de l’Information Guy Dingoté Kossani, désigné pour assurer l’intérim.

 

Celle qu’on appelle désormais ancienne Directrice Générale, justifie sa démission par les tensions relationnelles entre Touadera et Méckassoua, « trop c’est trop. J’ai du subir et supporter trop de pressions par rapport à l’affaire Touadéra-Mekassoua. Les gens racontent tout et imaginent tout. Je ne peux pas supporter de travailler dans ces conditions. Méckassoua est président de l’Assemblée Nationale et Touadera président de la République mais pourquoi il fait tout cela ? » a-t-elle lâché.

 

Une interview accordée aux confrères de Ndéké Luka au courant de la semaine serait l’eau qui a débordé le vase. Dans cet entretien, l’ancienne Directrice Générale a déploré la lenteur dans la réhabilitation du bâtiment de la Télévision. Elle a, par la même occasion indiqué vouloir ramener ses agents dans l’ancien bâtiment parce rien n’a commencé. Ses propos ont été considérés comme une offensive, selon des sources proches du département de la Communication.

 

De sources proches de la télévision nationale, Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret était combattue de tout coté par les autorités qui considèrent qu’elle est trop proche de Méckassoua, l’actuel président de l’Assemblée Nationale, « plusieurs fois elle a été convoquée, harcelée voire accusée de connivence avec le président de l’Assemblée Nationale. La situation était intenable lorsque la tension était vive entre l’exécutif et le législatif », explique sous anonymat un journaliste de la Télévision. Un autre agent de la chaine nationale parle d’un acte courageux, « aucun DG n’a démissionné jusque là parce que le pouvoir lui torpille le travail. Elle a pris une décision courageuse et je pense qu’elle restera dans nos esprits ici ».

 

Avant d’être nommée  Directrice Générale  de la Télévision nationale, Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret était conseillère en communication du président de l’Assemblée Nationale. C’est à ce titre qu’elle est considérée comme une fidèle de Méckassoua.

 

Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret en quelques mois a marqué les journalistes de la Télévision nationale par des reformes qu’elle aurait menées, « elle est courageuse et défend ses agents devant les autorités » a expliqué un pigiste. Un cadre la qualifie de dame de fer, « c’est une femme responsable et dynamique. Elle a beaucoup fait parfois avec ses propres moyens. C’est pour moi une véritable dame de fer ».

 

Ancienne conseillère de Méckassoua, Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret a été nommée Directrice Générale de la Télévision en décembre 2016.  Son poste à l’Assemblée Nationale est depuis resté vacant. Elle pourrait être bientôt le retrouver.

 

Portrait de Mme Lydie Nzengou Koumat-Gueret

 

https://afriquenewsinfo.wordpress.com/2017/03/10/lydie-nzengou-une-militante-pour-conduire-la-renovation-de-la-television-centrafricaine/

 

 

Centrafrique : Les Anti-Balaka rétrocèdent en partie les armes récupérées aux mains des forces de l’ordre à Bozoum

 

Par Alban Junior Namkomona le 6 juillet 2017

 

 

BOZOUM,  6 juillet 2017(RJDH)—Certaines armes récupérées aux mains des forces de l’ordre à Bozoum le mardi dernier, leur ont été restituées par les Anti-Balaka. L’information est confirmée ce jour par plusieurs sources concordantes.

 

Selon les informations du RJDH, les Anti-Balaka ont restituée une arme et quelques effets militaires. Il s’agit de sources bien informées, de l’arme du commandant de compagnie de la gendarmerie de la ville. Un fonctionnaire joint dans la ville a confié que l’arme a été restituée suite à la pression exercée par le député de Bozoum qui se trouve à Bangui, information non encore confirmée par le concerné.

 

Le mardi dernier, les Anti-Balaka de Bozoum se fondant sur des rumeurs relatives à une attaque des ex-Séléka, avaient décidé de prendre les armes des forces de l’ordre afin de défendre la ville. A l’issue de cet agissement, les agents de l’Etat ont observé une journée de grève. D’autres formes de pression, selon nos informations ont été exercées sur les auteurs de cet acte.

 

Quarante huit heures après, les Anti-Balaka ont restitué une arme tout en promettant de rétrocéder le reste.  Le Secrétaire Général de la préfecture de l’Ouham Pende, Pascal Ouiabona, se dit «  partiellement satisfait  car toutes les armes ne sont pas encore restituées ».

 

Aux dernières nouvelles, les gendarmes affectés dans la ville, continuent d’évacuer leurs familles à Bangui. Et l’administration continue de fonctionner au ralenti./

 

 

« La justice doit être rendue pour les crimes de guerre en Centrafrique», selon Human Rights Watch

 

Par Fridolin Ngoulou le 6 juillet 2017

 

BANGUI, 6 Juillet 2017 (RJDH)–Des civils ont été pris pour cible dans de nombreuses attaques des groupes armés en toute impunité, aggravant les violences dans le pays. C’est ce qu’a dénoncé Human Rights Watch dans un nouveau rapport rendu public ce 5 juillet 2017.

 

Dans ce rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », HRW fait un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis fin 2014. Plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons ont été rapportées. Pour cette organisation, ces crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS).

 

Lewis Mudge, Chercheur auprès de la division Afrique de HRW a relevé qu’au cours de ces deux dernières années, des centaines de témoins ont décrit des crimes de guerre flagrants commis par les forces de la Séléka et par les combattants anti-balaka dans les régions de l’est et du centre de la République centrafricaine.  « Le manque de justice pour ces crimes a laissé les combattants libres de terroriser les civils à volonté et a alimenté un cycle d’attaques de représailles persistantes», a-t-il fait observer.

 

Human Rights Watch a interrogé des centaines de personnes pour le rapport, notamment des victimes, des proches des victimes, des témoins des attaques, ainsi que des membres du gouvernement, des Nations Unies et des organisations humanitaires. Les annexes du rapport détaillent près de 120 attaques commises dans les provinces de Nana-Grébizi, Ouham et Ouaka depuis fin 2014. Le nombre total des attaques est vraisemblablement plus élevé.

 

Ce rapport est rendu public un mois après celui des Nations-Unies sur les crimes commis en RCA depuis 2003. Ces rapports pourraient être des documents de base pour la Cour Pénale Spéciale qui vient d’être installée dans le pays.

 

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 17:36
Nouvelles nationales sur APA
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Faustin Archange Touadéra apaise les cœurs des familles endeuillées par l’accident de route à Bambari

 

jui 06, 2017 à 13:23 APA-Bangui(Centrafrique)

 

Le Président Faustin Archange Touadéra a dans un message ce jeudi à Bangui présenté ses condoléances aux familles des victimes de l’accident de route qui s’est déroulé mardi sur l’axe Bambari Ippy au centre de Centrafrique.

 

Cet accident de route dont le bilan a été établi à 78 morts et 53 blessés est occasionné par la surcharge, le mauvais état de l’axe routier et la panne du véhicule.

 

Un camion transportant plusieurs commerçants et leurs marchandises s’est renversé sur la route du marché hebdomadaire de Maloum à plus de 60 km de la localité de Bambari au centre de Centrafrique.

 

Pour le Chef de l’Etat, « le chauffeur et le transporteur sont responsables de cet accident parce qu’ils n’ont pas respecté les consignes de sécurité ».

 

Le Président Touadéra rappelle qu’un véhicule de marchandises est destiné uniquement au transport des marchandises et non des personnes. Ainsi, il demande non seulement aux transporteurs mais aussi aux chauffeurs de redoubler de prudence à cause de l’état dégradé des routes « car la vie des concitoyens en dépend ».

 

 

Centrafrique : manifestations contre la MINUSCA

 

jui 06, 2017 à 13:36  APA-Bangui(Centrafrique)

 

Des manifestations ont été organisées ce jeudi dans les villes de Bria au centre nord et Bambari au centre de Centrafrique, pour dénoncer la ‘’partialité’’ de certains contingents de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dans leurs actions de protection des populations.

 

A Bria, les habitants ont manifesté devant la base pour exiger le départ du contingent marocain basé dans la région.

 

Les manifestants dénoncent le fait que ce contingent n’a pas fait assez pour bloquer des mercenaires venus du Tchad qui ont voulu attaquer le site des déplacés situé tout près de leur base, mercredi.

 

Cette attaque a causé la mort de trois personnes dont une femme présentes sur le site.

 

Par contre à Bambari, la population exige le retrait du contingent mauritanien qu’elle accuse d’être de connivence avec certains groupes armés à qui il distribue des armes, selon les manifestants.

 

Les habitants de Bambari demandent par ailleurs le maintien des forces spéciales du Portugal et les contingents burundais et congolais.

 

Dans ces deux villes, les manifestants ont remis un mémorandum aux autorités administratives pour que leurs revendications soient relayées aux autorités de Bangui.

 

Depuis plus de six mois les régions est de la RCA sont en proie à des  violences qui ont aggravé encore plus les conditions de vie précaires et ajouté au drame que vivent les populations. Ce regain de violence a un impact dramatique et entrave l’accès des humanitaires.

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Centrafrique-Presse.com
6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 17:32
Lu pour vous : La mission impossible de la Cour pénale spéciale en Centrafrique

 

 

Décryptage

 

La mission impossible de la Cour pénale spéciale en Centrafrique

 

Par Christophe Châtelot  LE MONDE Le 06.07.2017 à 15h23

 

Dans un climat d’impunité généralisé, Abdoulaye Hissène, chef de l’ex-Séléka accusé de graves crimes, ne craint pas l’action de la CPS, censée débuter ses enquêtes en octobre.

 

Le pedigree d’Abdoulaye Hissène fait de lui un bon client pour la Cour pénale spéciale (CPS) chargée d’instruire et de juger les crimes de guerre et contre l’humanité commis en Centrafrique depuis 2003. Ce chef de milices de l’ex-Séléka est accusé par la justice de son pays de meurtres, tortures et pillages commis en septembre 2015 à Bangui. Ce n’est là – environ 70 morts – que le cas le plus documenté de ses exactions. Mais son dossier résume également la mission quasi impossible, à ce jour, que la CPS est censée accomplir. Comment rendre justice aux victimes d’Abdoulaye Hissène dans un pays livré aux groupes armés ?

 

Rencontré début juin à Bria, théâtre d’affrontements meurtriers entre milices qui se déchirent et prospèrent en l’absence de toute autorité étatique, Abdoulaye Hissène vivait en effet sa vie de chef de guerre entouré d’hommes en armes, dont des mercenaires tchadiens ou soudanais. Serein. Son inscription, un mois plus tôt, sur la liste des sanctions des Nations unies ne le perturbait pas. Abdoulaye Hissène avait d’autres soucis à gérer que l’hypothétique action des juges d’une CPS embryonnaire, très loin de Bria.

 

Abdoulaye Hissène est président du Conseil national de défense et de sécurité du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l’héritière d’une Séléka (rébellion originaire du nord musulman de la RCA) qui ne cesse de se diviser après avoir occupé brièvement le pouvoir en Centrafrique de 2013 à 2014. Son titre est ronflant au sein d’une organisation rebelle et illégale. Mais il traduit toutefois le poids de cet homme dans le tourbillon des luttes fratricides et meurtrières auxquelles s’ajoutent celles contre ses adversaires « naturels » et chrétiens anti-Balaka. Sans oublier l’exploitation houleuse des « diamants de sang » de la région.

 

Une litanie d’horreurs

 

En mars 2016, Abdoulaye Hissène s’était d’ailleurs évadé de sa cellule de la Section de recherche et d’investigation (SRI) à Bangui grâce à l’intervention d’un commando lourdement armé. C’était au lendemain de son arrestation. Il faut dire qu’il n’y a pas de prison à Bangui. Pas vraiment de police non plus. Quant à Bria et sur une grande partie du pays, Abdoualye Hissène n’a à craindre que la vengeance de ses nombreuses victimes ou les ambitions et autres convoitises de ses « amis ». Mais pas grand-chose des quelque 12 000 casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

La CPS ? Le Comité des sanctions aux Nations unies ? La Cour pénale internationale ? Les crimes de guerre ? Autant de réalités virtuelles pour lui. « Par manque d’autorité de l’Etat, je suis obligé d’agir à Bria comme un gouverneur. Ici, je n’ai pas de prison. Si je prends quelqu’un en train de tirer, soit il lève les mains en l’air, soit il prend une balle dans la tête », explique-t-il, candidement dirait-on si la vie d’hommes, de femmes ou d’enfants n’en dépendait.

 

Le problème pour la stabilisation de la Centrafrique est que ce pays enclavé, exsangue après des décennies de guerres et de prévarication, regorge d’Abdoulaye Hissène que l’on retrouve dans tous les camps : policiers, militaires, groupes politico-militaires liés aux ex-présidents François Bozizé ou Michel Djotodia… En mai, un rapport des Nations unies recensait les milliers de crimes commis en Centrafrique depuis 2003. Une litanie d’horreurs reproduites, année après année, régime après régime, dont le dénominateur commun est l’immunité qui protège leurs auteurs.

 

Un rapport de Human Rights Watch (HRW), publié mardi 4 juillet, estime que « la CPS a le potentiel de briser la longue tradition d’impunité du pays pour les atrocités ». Tout comme la Cour pénale internationale, qui est compétente et mène des enquêtes sur les personnes portant la plus grande responsabilité pour des crimes graves. Sauf que deux ans après la promulgation de la loi établissant la CPS, « les progrès vers sa mise en œuvre ont été lents », regrette l’organisation de défense des droits humains.

 

Des zones grises mises en coupes réglées

 

Le 30 juin, le procureur de la CPS, Toussaint Muntazini Mukimapa, un magistrat du Congo-Kinshasa, et cinq juges ont certes prêté serment à Bangui. Au final, elle comptera onze juges étrangers – parmi lesquels ont déjà été nommés une Française, une Burkinabée et un Canadien – ainsi que treize juges centrafricains. La Cour devrait commencer ses enquêtes vers le mois d’octobre.

 

Comment mener cette mission à bien, comment protéger les témoins dans ce pays de 4,5 millions d’habitants où « les groupes armés contrôlent quatorze des seize provinces », selon l’estimation du porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso ? Moins que de contrôle, sans doute faut-il parler davantage de zones grises mises en coupes réglées par des organisations concurrentes, voire des groupes criminels. Mais, au total, c’est 80 % de ce territoire grand comme la France et la Belgique réunis d’où l’Etat centrafricain est totalement absent et où la Minusca est incapable de maintenir la paix.

 

Au problème sécuritaire pour cette cour spéciale s’ajoute celui des ressources humaines (magistrats locaux, police judiciaire…) ainsi que du financement. Début juillet, « le gouvernement et l’ONU n’avaient pas encore recueilli suffisamment de fonds [5,2 millions de dollars sur les 7 nécessaires] pour les quatorze premiers mois de la création de la CPS », s’inquiète HRW. « La viabilité financière à plus long terme reste incertaine », ajoute l’organisation.

 

Une équation à multiples inconnues

 

Surtout, cet objectif de justice est violemment contrarié par la question de l’amnistie qui sous-tend les négociations de paix. Comment convaincre les chefs de guerre de transformer leurs organisations en mouvements politiques, d’imposer un cessez-le-feu puis de participer au processus de désarmement et d’intégration s’ils sentent planer au-dessus de leurs têtes la menace d’une inculpation pour crimes de guerre ? Comment les faire venir à Bangui, créer une dynamique de réconciliation s’ils craignent d’être arrêtés ? Cela revient à résoudre cette équation à multiples inconnues : guerre, justice et paix.

 

La communauté internationale est divisée sur ce sujet. Si l’ONU s’y oppose, l’Union africaine est nettement plus ouverte sur cette question. Quant au pouvoir centrafricain, HRW note que le président Faustin Archange Touadéra « insiste beaucoup plus sur la sécurité et la réconciliation que sur la justice ». Le chef de l’Etat est coincé. Il subit d’un côté la pression des dirigeants de la sous-région qui prônent l’amnistie de leurs affidés en RCA et, de l’autre, celle de l’opinion publique centrafricaine qui n’en peut plus de ce système où le meurtre sans conséquence est devenu la norme.

 

Dans sa grande maison de Bria, Abdoulaye Hissène, voix de stentor et rire tonitruant, peut encore ironiser et jouer les bravaches sur son inculpation qu’il ramène à « une manœuvre d’intimidation, un faux ». Ce n’est probablement pas demain que la police judiciaire centrafricaine sonnera à sa porte avec un mandat de la CPS. Il faudra sans doute deux à trois ans avant de clore les premiers dossiers d’instruction.

 

 « Mais aucune immunité centrafricaine, ni amnistie ne protégera indéfiniment les criminels de guerre pour des faits imprescriptibles sur le plan international », rappelle Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). Abdoulaye Hissène connaît sans aucun doute sa petite histoire des grands criminels de guerre de la région. Dont celle du Congolais Jean-Pierre Bemba rattrapé par la justice internationale treize ans après les faits. En 2016, il a été condamné par la CPI à dix-huit ans de prison pour des crimes de guerre et contre l’humanité commis en 2002-2003 en…. Centrafrique.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/06/la-mission-impossible-de-la-cour-penale-speciale-en-centrafrique_5156831_3212.html#lVLuhZbUfxCuHTBL.99


 

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 23:35
Affaire des biens mal acquis ouverture du procès Obiang en correctionnelle

 

 

 

 

Par RFI Publié le 19-06-2017 Modifié le 19-06-2017 à 09:28

 

Le procès des biens mal acquis s'ouvre ce lundi 19 juin devant le tribunal correctionnel de Paris. Teodorin Obiang, le fils du président de Guinée équatoriale, est accusé de s'être bâti en France un patrimoine considérable en détournant des fonds publics, selon les juges d'instruction français. Il avait acquis plusieurs voitures de sport, un hôtel particulier avenue Foch à Paris, richement meublé. Dans les couloirs du Palais de justice, chacun fourbit ses armes et la défense du vice-président équato-guinéen dénonce déjà un procès politique.

 

Après un faux départ en janvier avec un report de six mois à la demande des avocats de la défense et en l’absence du prévenu, neuf audiences sont prévues jusqu’au 9 juillet au tribunal correctionnel de Paris, dans le tout premier procès de l’affaire des biens mal acquis, une procédure entamée il y a dix ans.

 

C'est avec le rapport « Biens mal acquis… profitent trop souvent » publié en 2007 que tout commence. Si la première plainte déposée l’année suivante n’aboutit pas, les ONG repartent à l’offensive en 2010 lorsque la Cour de cassation reconnaît leur droit à se porter partie civile.

 

L’enquête sur les biens du fils Obiang s’ouvre, ponctuée de perquisitions spectaculaires. Il faut ainsi plusieurs jours aux policiers parisiens pour inspecter les 4 000 mètres carrés de son hôtel particulier. Ils remplissant les camions de bijoux, d'œuvres d’arts et de grands crus sans oublier quelque 18 voitures de luxe.

 

En 2012, un mandat d’arrêt international est émis contre Teodorin Obiang qui refuse, malgré sa mise en examen, de répondre aux questions des juges. Ses avocats tentent par tous les moyens de faire annuler le procès allant de report en report jusqu’à saisir la Cour internationale de justice, mais l’étau se resserre inexorablement.

 

Un procès « historique »

 

Aujourd’hui, les parties civiles, dont les associations anticorruption Sherpa et Transparency, espèrent voir s’ouvrir pour de bon un procès qu’elles qualifient déjà d’historique. « Ce procès inédit, sans précédent, devrait, j’espère, ouvrir une odyssée judiciaire qui devrait conduire à exiger de ceux qui manipulent l’intérêt général pour s’enrichir de rendre des comptes en dépit de toutes leurs manœuvres pour essayer de pérenniser cyniquement leur impunité », insiste l’avocat William Bourdon.

 

« La peur doit changer de camp, insiste-t-il. On n'est plus aujourd’hui dans une logique de résignation et de fatalisme. On est dans une logique de colère citoyenne qui court à travers le monde pour exiger que les responsables publiques soient redevables quand ils détournent leur mission afin de s’enrichir et d’enrichir leur clan. »

 

Selon William Bourdon, ce procès « est l’amorce d’une dynamique afin de judiciariser ceux qui crachent sur l’humanité, sur leur peuple et qui vont continuer à le faire par l’intermédiaire de leur avocat lundi en multipliant des conclusions complètement ésotériques et bouffonnes pour essayer d’empêcher que ce procès se tienne. »

 

La Cour internationale de justice saisie

 

Du côté de la défense, on partage l’idée que ce procès est une « première mondiale », mais dans le mauvais sens. L’avocat de Teodorin Obiang, Emmanuel Marsigny, y voit « la tentative des parties civiles de donner une compétence juridictionnelle universelle à la France pour juger d’infractions commises en Guinée équatoriale. »

 

« Si la solution qui est préconisée était retenue, poursuit-il, cela créerait un précédent mondial unique. Et incontestablement un grand désordre dans les relations internationales. Une compétence juridictionnelle universelle à la France serait totalement contraire à toutes les règles des relations entre les Etats et les conventions internationales. »

 

C’est pour lui le « véritable enjeu de ce procès » et la raison pour laquelle la Cour internationale de justice à La Haye a été saisie. Malabo rejette le droit à la France de juger l'un de ses gouvernants. La procédure est en cours. Une manœuvre dilatoire de plus rétorque les parties civiles, comme l’association Sherpa, à l'origine des poursuites.

 

Pour ce détournement d'argent présumé, le vice-président de la Guinée équatoriale encourt en France jusqu'à dix ans de prison.

 

Attentes de l'opposition et des ONG

 

Du côté de l'opposition équato-guinéenne en tout cas, Gabriel Nse Obiang Obono, leader du parti Ciudadanos por la inovacion, estime qu'il est « très important d'enquêter sur ces affaires et de rendre la justice ».

 

« Il faut également que l'Etat français et sa justice restent séparés, comme dans tout état démocratique, insiste l'opposant. L'indépendance judiciaire doit être garantie. Donc je demande que justice soit faite et qu'on la voie. Que la vérité des faits soit révélée. On ne doit jamais pouvoir aller à l'encontre de la justice. On ne doit pas s'opposer à son impartialité. »

 

« Ici en Guinée, on ne peut juger personne du gouvernement, explique l'ancien candidat à la présidentielle. Alors voir qu'en France, plusieurs organisations non gouvernementales se sont battues pour que ces faits se retrouvent au tribunal, c'est comme si elles défendaient les démunis de notre pays. »

 

Je suis très curieuse de voir ce que va répondre le gouvernement. Et j'espère qu'il ne va pas seulement s'appuyer sur l'immunité diplomatique et l'argument que tout cela est légal en Guinée équatoriale. Parce que ce serait vraiment sous-estimer leurs concitoyens.

 

Sarah Saadoun

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 23:12
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un homme mortellement blessé par les casques-bleus à l’aéroport de Bangui

 

Par Juvenal Koherepede le 5 juillet 2017

 

 

BANGUI 5 juillet 2017(RJDH) –Dans la matinée de ce mercredi 5 juillet, la base du contingent du Bangladesh à  l’aéroport International de Bangui est prise d’assaut par une cinquantaine de jeunes  qui accusent les casques bleus de la Minusca d’avoir tiré sur un jeune homme qui se baladait dans leur secteur.

 

Le jeune homme, à identité inconnue, a escaladé pour tomber dans la base militaire de la Minusca à l’aéroport Bangui M’Poko. Il nous est difficile d’avoir plus d’informations sur lui.

 

Une culotte noire, entachée de sang, telle est sa trace dans cette base militaire. Selon des sources croisées, le tireur qui est un élément de la Minusca basé dans une guérite en l’air, l’avait pris pour un voleur.

 

« Il est aux urgences, son état est stable », nous a répondu un infirmier que nous avons rencontré à l’hôpital Communautaire de Bangui.

 

Un habitant du secteur s’est interrogé la motivation de ce tir ciblé.  « Pourquoi tirer  sur lui et non en l’air pour le dissuader », a lancé quelqu’un dans la foule, regroupée au niveau de la base militaire.

 

Nous avons tenté en vain de joindre le porte-parole de la Minusca pour sa version des faits. Ce jeune homme a été conduit à l’hôpital par l’équipe médicale de la Minusca.

 

 

Centrafrique : Des éléments Faca envoyés en formation au Rwanda

 

Par Sylvestre Sokambi le 5 juillet 2017

 

 

BANGUI, 05 juillet 2017 (RJSH)—Des soldats centrafricaines sont partis au Rwanda pour une formation militaire. L’information a été confirmée au RJDH par des sources concordantes au ministère de la défense nationale.

 

Selon les informations du RJDH, les soldats centrafricains sont partis depuis cinq jours. Une source proche de l’Etat-major parle de 250 soldats, « nous avons une équipe de BIT 3 qui est envoyée pour un recyclage militaire au Rwanda. Ils en ont pour les six prochains mois », a confirmé cette source qui a préféré l’anonymat.

 

L’information est confirmée par des sources au ministère de la défense nationale qui justifient cette mission de formation par la volonté de remettre les Faca sur pied, « c’est une initiative portée par le chef de l’Etat qui veut que l’armée soit debout dans un bref délai. Nous travaillons pour cela et c’est dans ce cadre-là qu’après le plaidoyer du chef de l’Etat auprès de ses pairs, le Rwanda a accepté d’accueillir nos soldats », explique un cadre militaire du ministère.

 

La formation des Forces armées centrafricaines est assurée par l’EUTM, une mission de l’Union Européenne depuis septembre 2016. Cette mission forme une compagnie (120) éléments tous les trois mois, ce qui n’est pas du gout des autorités de Bangui. Au siège des Nations-Unies en avril dernier, le président Touadéra avait qualifié de lent, le rythme de la formation des militaires centrafricains assurée par l’EUTM. Ce dernier a engagé par la suite des plaidoyers auprès de ses pairs pour que certains éléments soient admis dans leurs académies militaires.

 

En mai dernier, une équipe de soldats a été envoyée au Burkina Faso et une autre en Israël pour des recyclages. Le Rwanda est la troisième destination des éléments de forces de défense. Les militaires centrafricains sont envoyés dans ce pays au moment où les violences montent en puissance dans plusieurs coins du pays.

 

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