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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:08

 

 

 

 

http://www.cameroon-info.net  YAOUNDE - 13-Sep-2017 - 12h41

 

Le soldat Sébastien Sipakam du 11ème bataillon d'appui (BA) promotion 2013, faisait partie du dernier contingent de soldats Camerounais déployés en République Centrafrique dans le cadre de la Mission des Nations Unis pour le maintien de la paix dans ce pays.

 

Sébastien Sipakam du 11ème bataillon d'appui (BA) promotion 2013 a été retrouvé mort le – septembre dernier,  au dortoir en République Centrafricaine dans la localité de Paoua à 100 kilomètres de Bangui. Ce jeune soldat faisait partie du dernier contingent de soldats Camerounais déployés en Centrafrique dans le cadre de la Mission des Nations Unis (Minusca) pour le maintien de la paix dans ce pays confronté à une crise sociale.  

 

Selon certains témoignages, le jeune homme présentait un comportement inhabituel quelques jours avant la tragédie. La veille de sa mort, il est  resté  connecté jusqu’au petit matin. Il aurait alors eu plusieurs conversations en ligne avec certains de ces proches et amis. « La thèse du suicide semble privilégiée compte tenu de l’arme qu’il aurait utilisée. L’arme en question a la particularité de tirer en rafale. Ce qui signifie que lorsqu’on presse la gâchette plusieurs balles sortent au même moment. L’arme de marque Ak47 est pourvue de deux sélectionneurs de tir. Dans le cas précis c’est le mode rafale qui a été utilisé. Ce qui pourrait justifier la présence de deux balles dans la tête du défunt », confie une source militaire.

 

Cependant cette analyse suscite encore de nombreuse interrogation au sein de l’opinion. « S’il s’agit bien d’un suicide, qu’est ce qui pourrait bien pousser à un tel acte ? Lorsqu’on sait que le traitement salarial des soldats camerounais qui sont déployés en Centrafrique est correct. Ils sont même enviés par leurs collègues présents sur d’autres fronts Souffrait-il de problèmes psychologiques ? »  S’interroge l’opinion.

 

La Mission des Nations Unies en Centrafrique a ouvert une enquête qui permettra de déterminer les véritables circonstances de son décès. A cet effet, une délégation  de la  Minusca s’est rendue à Paoua, le lieu du drame, pour  faire  la lumière sur la  mort  de ce jeune camerounais.

 

La Centrafrique peine à sortir du conflit commencé avec le renversement en 2013 du président François Bozizé par l’ex-rébellion de la Séléka, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka, et ce, malgré l'intervention de la Mission des Nations unies en Centrafrique avec  quelque 12 500 hommes.

 

Marie Louise SIMO

Cameroun - RCA: La Mission des Nations Unies en Centrafrique enquête sur la mort d'un soldat camerounais
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 01:14
Le monde peine à éliminer la tuberculose et le VIH

 

 

 

 

Par AFP le 13.09.2017 à 01h07

 

Aucun pays sur près de 200 évalués n'est en voie d'atteindre l'objectif des Nations unies d'éliminer la tuberculose en 2030 et bien peu d'empêcher de nouvelles contaminations par le virus du sida (VIH), d'après une étude sur la santé mondiale publiée mercredi

 

Moins de 5% des pays attendraient à cette date les objectifs de réduction des suicides, des morts sur la route et d'obésité des enfants et seulement 7% pourraient éliminer les nouvelles infections par le VIH, et pour la tuberculose, aucun pays n'est en bonne voie d'une éradication des nouvelles infections, d'après cette analyse parue dans la revue The Lancet.

 

En revanche, plus de 60% des pays évalués pourraient atteindre les objectifs de réduction de la mortalité infantile, néonatale et maternelle et d'élimination du paludisme.

 

Dans l'ensemble, seulement 20% des 37 objectifs de santé fixés dans le cadre des Objectifs de développement durable de l'ONU (ODD/SDG), adoptés en 2015, sont susceptibles d'être satisfaits, selon les auteurs.

 

Ils relèvent une "inégalité considérable" des projections pour 2030: les pays à revenus élevés atteindraient 38% des buts, et ceux à faibles revenus 3%.

 

Sur la base des tendances enregistrées, le Kazakhstan, le Timor Oriental, l'Angola, le Nigeria et le Swaziland devraient avoir les plus grandes améliorations globales, souligne l'équipe dans un communiqué en évoquant une réduction de la mortalité infantile, un meilleur accès aux soins, à la planification familiale et à la présence de personnel qualifié à l'accouchement.

 

Des pays devraient perdre du terrain - compte tenu des tendances à l'obésité des enfants et de l'abus d'alcool - comme le Sri Lanka, le Venezuela, la Serbie et l'Ukraine.

 

L'équipe dresse également un classement des pays sur la base d'un indice global de réalisation des objectifs liés à la santé.

 

Singapour, l'Islande et la Suède apparaissent ainsi les plus performants, tandis que la Somalie, la Centrafrique et l'Afghanistan arrivent derniers du classement.

 

Les Etats-Unis sont au 24e rang, derrière l'Espagne (23e), vu leurs performances médiocres en matière de suicide, d'agressions sexuelles d'enfants, d'abus d'alcool et d'homicides. Les États-Unis rejoignent le Lesotho et la Centrafrique parmi les pays montrant une "amélioration minime" pour la couverture de santé universelle. Alors que d'autres comme la Chine, le Cambodge, la Turquie ou le Rwanda ont enregistré les meilleures améliorations dans les soins de santé universels entre 2000 et 2016.

 

La France est 26e, alcool, tabagisme et suicides la tirent vers le bas.

 

Les efforts de la Chine, du Cambodge pour l'amélioration de la vie de leurs citoyens "méritent d'être reconnus" relève le Dr Christopher Murray, directeur de l'IHME, un institut de recherche de l'Université de Washington à Seattle (Etats-Unis) citant "des améliorations impressionnantes" concernant "la mortalité infantile, néonatale et maternelle, la couverture vaccinale", et la lutte contre le paludisme.

 

Mais vu ses performances insuffisantes contre la pollution de l'air, les accidents de la route et le tabagisme notamment, la Chine est classée 74e. L'Inde se trouve au 127e rang, pénalisée par des performances médiocres en matière de pollution de l'air, d'assainissement, d'hépatite B et de malnutrition infantile.

 

La parution de l'étude, financée par la fondation Bill & Melinda Gates, coïncide avec la tenue de la 72e session de l'assemblée générale des Nations Unis à New York.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:59
Centrafrique : les humanitaires décident de se retirer durablement de Batangafo

 

 

 

French.xinhuanet.com   2017-09-13 01:49:50

 

 

BANGUI, 12 septembre (Xinhua) -- A la suite de l'agression du personnel de Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et du pillage des locaux dans la ville centrafricaine de Batangafo (extrême-nord), toutes les ONG intervenant dans la localité, réunies au sein d'une coordination, ont décidé de suspendre toutes leurs activités et en même temps retirer leurs personnels de ladite ville, a appris mardi Xinhua.

 

Le Comité de coordination des ONG internationales (CCO) dénoncent une agression de trop dirigée contre des humanitaires et des civils les 7 et 8 septembre derniers.

 

Duccio Staderini, coordonnateur du CCO, dénoncent l'ampleur de la violence et l'attaque du siège d'une ONG au sein de laquelle s'étaient entassés quelques habitants et des humanitaires dont leurs sièges ont été pillés et saccagés.

 

M. Staderini parle de l'usage d'armes automatiques et surtout des menaces concernant directement les humanitaires, d'où la décision de la coordination de retirer tous les humanitaires et d'abandonner les structure qui ne sont pour l'heure que des ruines, et surtout suspendre pour une durée indéterminée toutes les interventions humanitaires.

 

M. Staderini a déploré le non-respect, par les belligérants, du Droit internationale humanitaire (DIH), caractérisé par l'inviolabilité des infrastructures d'aides, à l'exemple des hôpitaux et des installations humanitaires et qui sont malheureusement la cible des attaques en RCA des groupes armés.

 

Les échauffourées dans la localité de Batangafo sont nées de l'assassinat d'un antibalaka par des ex-Séléka. Ses camarades ont récupéré la situation pour créer la confusion dans la localité. Ces tirs à l'arme automatique et à l'arme lourde ont provoqué la panique au sein de la population. Les locaux des ONG humanitaires ont été pris pour cible.

 

Ce n'est pas non plus la première fois que les groupes armés s'affrontent à Batangafo et qu'ils s'en prennent aux humanitaires.

 

Avec la décision des humanitaires de suspendre leurs activités à Batangafo, les populations centrafricaines vivant dans les villes d'Alindao (centre-est), de Bangassou de Zémio (sud-est) et de Bria (centre-nord), sont désormais laissées pour compte.

 

En plus des problèmes sécuritaires, ces populations seront exposées aux problèmes de santé, de nourriture, d'eau potable, d'assainissement, etc.

 

 

Centrafrique: des civils réfugiés tués par des individus armés

 

 

http://www.afrique-sur7.fr   DAVID-GONE  SEP 12, 2017

 

 

En Centrafrique, la fin de l’insécurité n’est pas pour demain. Des civils réfugiés viennent de trouver la mort, attaqués par des individus non encore identifiés, armes aux poings qui ont ouvert le feu sur eux dans la ville de Batangafo.

 

Des individus armés tirent sur des civils réfugiés

 

Ils étaient au chiffre de sept (07), ces civils qui cherchaient un refuge dans un hôpital de la ville de Batangafo, mais qui malheureusement, ont été abattus froidement par des individus armés non encore identifiés.

 

Les autorités de Médecins Sans Frontières (MSF) ont rapporté ces faits faisant état de huit personnes qui ont perdu la vie dans ce drame dont les sept civils réfugiés mentionnés plus haut. Le drame a donné froid dans le dos, surtout qu’il s’agissait d’adolescente et de fillette parmi les victimes qui cherchaient simplement à sauver leurs vies.

 

La ville de Batangafo, dans le nord-ouest de la Centrafrique, est réputée pour la profondeur des dissensions ethnico-religieuses qui ont fini par braquer le peuple centrafricain les uns contre les autres en fonction de l’ethnie et de la religion. Ce qui a occasionné le retrait des ONG d’aide humanitaire laissant sans secours environ 28.000 personnes dans cette ville à risque, Batangafo.

 

Les agents de Médecins Sans Frontières (MSF) se disent même en danger, car récemment ils ont perdu dans ce type d’agression bien des leurs. Ils dénoncent alors et condamnent « ces attaques à l’encontre des populations civiles et des travailleurs humanitaires » et demandent à la Communauté internationale d’ouvrir les yeux et d’agir en conséquence en Centrafrique.

Centrafrique : les humanitaires décident de se retirer durablement de Batangafo
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:04
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement remanié, le PM Sarandji confirmé

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Annoncé dans son discours du 13 aout 2017, à l’occasion de la fête de l’indépendance, c’est finalement ce 12 septembre que le gouvernement est remanié en Centrafrique. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji reste chef du gouvernement.

 

Liste des membres du gouvernement

 

1-      Ministre de I ‘Économie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA

 

2-     Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA

 

3-     Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de I‘Etranger : Monsieur Charles Armel DOUBANE

 

4-     Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA

 

5-      Ministre de la Justice, des Droits de I ‘Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA

 

6-     Ministre du Développement de I‘Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Gontran DJONO AHABA

 

7-      Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local Monsieur Jean Serge BOKASSA

 

8-     Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRANE

 

9-     Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Théodore JOUSSO

 

10-  Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAÏKOUA

 

11-  Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Lambert MOUKOVE – LISSANE

 

12-  Ministre de la Communication et des Média : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI

 

13-  Ministre de I ‘Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA

 

14-  Ministre de I’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE

 

15-  Ministre de I’Elevage et de la Santé Animale : Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO

 

16-  Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Côme ASSANE

 

17-  Ministre des Postes et Télécommunication:  Monsieur Justin GOURNA-ZACKO

 

18-  Ministre de I’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de I’Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOUR

 

19-  Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de I’Habitat : Monsieur Gaby Francky LEFFA

 

20-  Ministre du Travail, de I’Emploi et de la Protection Sociale : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA

 

21-  Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de I’Artisanat et du Secteur informel: Monsieur Bertrand TOUABOY

 

22-  Ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Silvère Simplice NGARSO

 

23-  Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de I ‘Enfant: Madame Aline Gisèle PANA

 

24-  Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE

 

25-  Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE

 

26-  Ministre des Travaux Publics et de I’Entretien Routier : Monsieur Ahamed SENOUSSI

 

27-  Ministre de la Recherche Scientifique et de I’ innovation Technologique : Madame Ginette AMARA

 

28-  Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean-Louis OPALEGNA

 

29-  Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public Monsieur Nabia HAROUNE

 

30-  Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierrv KAMACH

 

31-  Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Jean-Alexandre DEDET

 

32-  Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Jacob MOKPEM BIONLI

 

33-  Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;

 

34-  Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.

 

 

Centrafrique : La présence des mercenaires étrangers confirmée dans trois villes du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017 (RJDH)—Plusieurs sources concordantes ont confirmé au RJDH la présence des mercenaires étrangers dans trois régions de la RCA. Les soupçons sur cette présence circulent à Bangui, capitale du pays, depuis quelques semaines.

 

La présence de ces hommes armés parlant ni Sango (langue nationale et officielle) ni français, est signalée à Zémio dans l’Est, à Bria au centre et à Ndélé au nord-Est. Ces hommes lourdement armés, viendraient du Soudan et du Tchad.

 

Selon des sources concordantes, les récentes attaques à Zémio ayant conduit au retrait des prêtres catholiques et au départ des milliers de déplacés de l’église vers la République Démocratique du Congo, ont été perpétrées par ces mercenaires qui se déplacent avec des chevaux.

 

Un autre groupe de ces hommes serait proche de Bria, une  ville discutée par deux tendances du FPRC commandée d’une part par Abdoulaye Hissene et d’autre part par Azor, tous deux cadres de ce mouvement rebelle que continue de piloter l’ancien président Michel Djotodia depuis son exil béninois. A Bria, ces hommes armés dont l’origine et l’identité font peur, n’ont pas réussi à entrer dans la ville, d’après des sources indépendantes, « ils sont bloqués par les ex-Séléka à quelques kilomètres de la ville. La population a pris peur seulement à cause de cette présence qui plane comme une épée de Damoclès », confie au RJDH, un leader de la société civile de Bria.

 

Ces mercenaires seraient, selon nos sources déjà dans la ville de Ndélé, « ils sont entrés dans la ville depuis des mois. Ce qui les distingue, c’est qu’ils ne parlent ni le Sango ni le Français. Ce ne sont pas des Centrafricains et ils sont plus dangereux. Nous savons qu’ils viennent du Soudan mais leur objectif n’est pas maitrisé », explique un leader religieux qui a requis l’anonymat.

 

Difficile pour l’instant d’avoir des précisions sur les objectifs de ces combattants étrangers. Leur présence pourrait toutefois compliquer les opérations du DDRR dans les zones dont ils ont le contrôle. Le processus DDRR a prévu prendre en compte 500 combattants étrangers. Ce chiffre semble être au deçà de la réalité surtout avec la présence de ces différentes groupes de combattants étrangers signalée dans trois villes du pays.

 

 

Centrafrique : Les ressortissants de Batangafo au nord, condamnent les violences signalées dans la localité

 

PAR NOURA OUALOT LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)— Les violences signalées ces derniers jours dans la ville de Batangafo, au Nord sont injustifiées selon le collectif des ressortissants de cette ville qui appellent les autorités à protéger la population de la localité. Cette position a été exprimée dans un communiqué de presse dont le RJDH a eu copie.

 

Le communiqué du collectif des ressortissants de Batangafo parle de plusieurs morts et d’‘importants dégâts matériels enregistrés à l’issue des violences de ces quatre derniers jours, « les locaux de l’hôpital de Batangafo pris en charge par l’ONG Médecin Sans Frontière qui apporte secours et assistance aux populations, ainsi que ceux des autres acteurs humanitaires ont été saccagés en plus des pertes en vies  humaines  », a déploré le coordonnateur du collectif Fiacre Ursul Serema Salabe.

 

Les ressortissant de cette localité condamnent ces violences qui n’ont aucune justification, « le collectif condamne avec énergie les violences qui se font sur la population innocente et appelle les auteurs de ces actes ignobles à la cessation immédiate des violences contre les paisibles habitants de ladite localité », lit-on dans le communiqué.

 

Le collectif appelle à l’intervention urgente des autorités et de la Minusca, « les autorités doivent veiller à la sécurité des populations de Batangafo. Nous lançons aussi un appel aux troupes onusiennes présentes à Batangafo afin qu’elles assurent la sécurité des populations conformément à la résolution 2301 consistant à la protection des populations civiles », précise le document.

 

Les ressortissants de Batangafo à Bangui ont promis rassembler des dons pour apporter un premier appui à la population. Selon des informations dignes de foi, plusieurs centaines de personnes ont trouvé refuge dans la brousse suite à des affrontements qui ont opposé, il y a quatre jours, un groupe Anti-Balaka et un autre ex-Séléka.

 

L’attaque de l’hôpital de la ville lors de ces violences, a contraint l’ONG Médecins Sans Frontières  à réduire ses activités dans cette ville.

 

 

Centrafrique : Difficile de retirer des actes de naissance à la Mairie de Bangui

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 12 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 12 septembre 2017(RJDH)—Retirer un acte de naissance à la mairie de Bangui, est désormais un parcours de combattant. Plusieurs usagers se plaignent de cette situation.

 

La mairie de Bangui est quotidiennement envahie par les parents de nouveaux nés à la recherche d’acte de naissance de leurs enfants. Tous se plaignent de la lenteur et des difficultés rencontrées dans les opérations, « il faut passer deux à trois mois pour entrer en possession du document », explique un père, retrouvé dans la cour de la mairie.

 

Igor, un autre père d’enfant, visiblement fâché dit ne pas comprendre les complications, « j’ai du mal à comprendre la mairie qui est une structure habilitée à délivrer des documents de naissance mais qui en réalité, nous traine pendant des mois. J’ai déjà passé deux mois pour retirer un acte de naissance », confie-t-il.

 

Solange n’a pas caché son indignation face à ce phénomène, « cela fait aujourd’hui trois mois que je passe à la mairie centrale pour retirer l’acte de naissance de mon enfant. Chaque jour, on me dit de revenir un autre jour. On ne comprend rien dans ce scénario-là », explique-t-elle.

 

Des sources contactées à la mairie de Bangui, ont sous l’anonymat reconnu les faits qu’elles justifient par l’insuffisance de registres permettant de délivrer les actes de naissance.

 

L’article 7 de la Convention Relative aux Droits de l’Enfant stipule que : « L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaitre ses parents et d’être élevé par eux ». Ce droit ne peut être acquis que la délivrance d’un Acte de Naissance.

 

Le taux de natalité, selon les données officielles est de 33,91%  et le nombre d’enfants par femme en 2015 est de 4,21.

 

 

 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 00:02

 

 

L’ACCES HUMANITAIRE ET LA PROTECTION DES CIVILS ENTRAVES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, le 12 septembre 2017 – Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, condamne l'attaque ciblée contre les civils et les organisations humanitaires à Batangafo. Elle appelle au respect du droit international humanitaire ainsi qu'à un accès humanitaire libre. 

 

Le 7 septembre à Batangafo, un groupe d’hommes lourdement armés a attaqué la base d’une ONG internationale qui abritait plusieurs organisations humanitaires ainsi que de nombreuses familles déplacées. A plusieurs reprises les personnels humanitaires ont reçu des menaces de mort. La base a été entièrement pillée. Les personnes déplacées ont été contraintes à nouveau de fuir. Face à cette énième vague de violence, la quasi-totalité des organisations humanitaires présentes à Batangafo a relocalisé ses personnels à Bangui et a donc dû suspendre temporairement ses activités. Au moins 28 000 personnes déplacées seront donc privées de l’aide humanitaire dans cette zone.

 

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, met en garde les auteurs de ce regain de violence sur les multiples conséquences de leurs actes et déclare : « j'exhorte toutes les parties au conflit à respecter le droit international humanitaire et à assurer la protection des civils et j’en appelle à leur conscience pour nous permettre d’apporter l’assistance d’urgence ».

 

«  Je demande à toutes les parties de respecter leurs obligations relatives à la protection des civils et je les appelle à ne pas entraver la liberté de mouvements des acteurs humanitaires ». Najat Rochdi a saisi cette occasion pour réitérer les principes de neutralité et d’impartialité qui guident l’action humanitaire.

 

La persistance de l’insécurité et des violences continue d’entraver l’accès humanitaire. Depuis le mois de juillet 2017, l’augmentation du nombre des attaques perpétrées contre les humanitaires a contraint plusieurs organisations humanitaires à suspendre leurs activités dans différentes régions du pays et à transférer leurs personnels à Bangui.

 

En République centrafricaine, la protection des civils reste l’un des défis majeurs. A cause de l’insécurité   600 000 centrafricains sont déplacés à l’intérieur du pays et 2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire pour survivre. Aujourd’hui, le Plan de réponse humanitaire 2017 qui est chiffré à 497 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances n’est financé qu’à 30%.

 

 

Virginie Bero

 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)

 

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22  

car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

 

Centrafrique : nouvelles attaques des groupes armés à Bouar et à Ngaoundaye

 

BANGUI, 12/09/17 (Xinhua) -- Le village Vakabé, situé à 30 km de la ville centrafricaine de Bouar (ouest), et l'autre ville centrafricaine de Batangafo (extrême-nord) ont été attaqués par des groupes armés, a appris lundi Xinhua auprès d'un rescapé.

 

Augustin Ndémandja, un habitant du village Vakabé, a attribué l'attaque de vendredi et samedi derniers aux éléments des 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), le groupe rebelle dirigé par Abass Sidiki. Le bilan de cette attaque spontanée serait de trois personnes tuées, plusieurs blessés et de nombreuses maisons incendiées.

 

Tout comme M. Ndémandja, qui a réussi à s'enfuir en brousse pour se mettre à l'abri à Bouar, de nombreuses personnes sont encore cachées dans la brousse.

 

Du côté de l'autre ville centrafricaine, Bantagafo, des affrontements sont nés, depuis trois jours, de ce que des ex-Séléka ont tué un jeune antibalaka. Les camarades de la victime ont aussitôt réagi, créant alors une panique généralisée dans la ville.

 

Dans la confusion, l'hôpital de Batangafo a été saccagé tandis que le siège de l'ONG internationale NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés) a été entièrement pillé.

Le personnel du NRC, exfiltré précipitamment pour Bangui, ignore tout du bilan.

 

Dans l'un ou l'autre des deux cas, la MINUSCA a affirmé ne pas être au courant, d'après son porte-parole, Vladimir Montéro.

L’ACCES HUMANITAIRE ET LA PROTECTION DES CIVILS ENTRAVES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 00:57
Lu pour vous : L’ombre d’un génocide se dessine en Centrafrique
Lu pour vous : L’ombre d’un génocide se dessine en Centrafrique

 

 

 

 

En dehors de la capitale, le pays, sans armée ni police ni système judiciaire, est sous le joug des bandes armées. Et les acteurs les plus influents sont divisés sur les moyens de parvenir à la paix.

 

 

LE MONDE | 09.09.2017 à 12h12 • Mis à jour le 11.09.2017 à 10h23 | Par Cyril Bensimon

 

ANALYSE. Un risque de génocide plane sur la Centrafrique. Par deux fois, un ­cadre des Nations unies, le secrétaire général adjoint pour les ­affaires humanitaires, Stephen O’Brien, a lancé cette alerte au mois d’août : il a en effet évoqué des « signes avant-coureurs » montrant que le pire pourrait être commis dans ce pays.

 

Déjà, fin 2013, Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, avait parlé d’une nation « au bord du génocide », sans indiquer quelle communauté était en danger d’extermination. Dans le contexte du déclenchement de ­ « Sangaris », il s’agissait alors pour Paris d’obtenir des appuis internationaux et de justifier auprès de son opinion la septième opération militaire française en Centrafrique.

 

Douze mille casques bleus déployés

 

Cette fois, les déclarations du diplomate britannique peuvent au mieux ramener un peu d’attention sur ce pays, susciter des sanctions de l’ONU sur un chef de guerre, générer de nouvelles menaces de poursuites.

 

Douze mille casques bleus sont désormais déployés en République centrafricaine (RCA) et s’ils sont souvent incapables de protéger les populations, aggravant ainsi l’hostilité à l’égard de la Mission des Nations unies (Minusca) – neuf de ses soldats ont été tués au premier semestre –, rien n’indique que leurs capacités de dissuasion seront sérieusement renforcées lors du renouvellement de leur mandat en novembre. Les tueries n’ont pourtant pas cessé.

 

Au 5 août, le projet ­Armed Conflict Location & Event Data (Acled) avait comptabilisé 1 145 victimes depuis le début de l’année, un bilan très sûrement sous-estimé tant de nombreuses parties du territoire demeurent hors de tout radar.

 

Un engrenage génocidaire est-il enclenché ? En première ligne pour empêcher que son diocèse poursuive sa plongée dans l’horreur, Mgr Juan José Aguirre Munos, l’évêque de Bangassou, dans le sud-est du pays, peut témoigner de « la gratuité terrible avec laquelle les ex-Séléka s’en prennent aux villageois », des représailles « des anti-balaka qui jettent leurs victimes dans les puits pour qu’elles ne soient pas enterrées sur la terre centrafricaine », « des casques bleus marocains qui mettent mal à l’aise la population en ne prenant que la défense des musulmans ».

 

Complexité de cette crise

 

Depuis près de quatre mois, le prélat espagnol s’est fait le protecteur de plus de 2 000 musulmans réfugiés à l’évêché, « comme dans une prison », pour échapper à la mort que leur promettent les miliciens anti-balaka qui les encerclent. « Il y a une rancune, une haine, qui se développe entre les deux camps. Je ne sais pas si cela peut mener à un génocide. Mais je peux confirmer que quand les ex-Séléka sont entrés à Gambo, ils ont épargné les femmes et les enfants. C’était un massacre, pas un génocide, mais des massacres, nous en avons beaucoup », souffle l’évêque.

 

Gambo, à 75 kilomètres de Bangassou, est l’un de ces villages martyrs de la RCA. Selon un prêtre et un journaliste de l’Agence France Presse (AFP) qui s’y sont rendus, une faction de l’ex-Séléka a massacré, le 5 août, au moins 32 personnes, dont six bénévoles de la Croix-Rouge, allant jusqu’à égorger près de l’enceinte du petit hôpital local.

 

Aujourd’hui, hors Bangui, toute la RCA ou presque est sous le joug des bandes armées, aucune communauté n’est épargnée, mais le groupe le plus en danger est la minorité peule, composée principalement de pasteurs et de commerçants. Le 21 août, Maxime Mokom, l’un des chefs de la ­galaxie anti-balaka, a appelé la Minusca « à bouter les mercenaires étrangers hors du territoire national », menaçant de se charger si besoin de cette besogne.

 

L’injonction visait sûrement l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa, un chef de guerre peul « nigérien » selon ses détracteurs, dont les exactions ont exposé à la vindicte la communauté qu’il défend. Son parcours, pourtant singulier, illustre la complexité de cette crise, qui ne peut être résumée à un affrontement entre ­les « anti-balaka chrétiens ou animistes » et les « ex-Séléka musulmans ».

 

Plus d’armée ni de police

 

« Protégé » à Bambari par les forces internationales qui l’utilisaient comme un rempart aux menaces de partition et comme verrou à une redescente sur Bangui de ces frères d’armes de la Séléka, avec lesquels les relations se sont vite dégradées pour des raisons financières (contrôle des mines, du ­bétail et des taxes), Ali Darassa a quitté la deuxième ville du pays en février après des négociations avec l’ONU. Le conflit, qui l’opposait à une coalition de circonstance formée de la branche de l’ex-Séléka dirigée par Noureddine Adam et d’anti-balaka, a alors glissé vers le Sud-Est.

 

« Conséquence d’une combinaison de facteurs ­locaux et de dynamiques plus larges », comme le note le Groupe d’experts des Nations unies, l’attaque du 13 mai sur le quartier musulman de ­ Bangassou et la base de la Minusca, lancée par des anti-balaka (72 morts), a été, selon plusieurs sources, instrumentalisée par des autorités locales et des personnalités politiques à Bangui.

 

Un observateur averti relate même que des gardes forestiers se sont joints à la tuerie dans l’espoir de bénéficier de la manne promise au désarmement. Alors que certains chefs de guerre, Nourredine Adam et Maxime Mokom notamment, massacrent pour maintenir un chantage sur les autorités, résumable à « l’amnistie ou la guerre », d’autres tuent pour ne pas être les oubliés d’une paix invisible en dépit de la profusion d’accords signés.

 

« Je demande aux commanditaires des crimes d’arrêter leurs machinations et artifices coupables, car la justice sera implacable », a martelé le président Faustin-Archange Touadéra, le 13 août, lors de la Fête de l’indépendance. Une menace sans frais. La République centrafricaine n’a plus d’armée, de police, de système judiciaire, et les acteurs les plus influents sur place – la France, le Tchad, le Rwanda, l’Angola – ne partagent pas les mêmes visions pour parvenir à la paix.


 


http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/09/09/l-ombre-d-un-genocide-se-dessine-en-centrafrique_5183359_3232.html#mWUv6XpB1mdEtH48.99

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 00:49
CAMEROUN: 1.030 NOUVEAUX CASQUES BLEUS EN ROUTE POUR LA RCA

 

 

 

 

http://afrique.le360.ma  Le 11/09/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

 

 

La place d’armes de la Brigade du quartier général (BQG) de Yaoundé portait bien son nom samedi 9 septembre dernier. Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, y a présidé la cérémonie de remise du drapeau et des étendards au contingent camerounais qui, au titre de la relève 2017, doit rejoindre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).


Il s’agit de 1.030 nouveaux Casques bleus, composés de gendarmes et militaires camerounais, qui vont relever leurs camarades arrivés au terme de leur année de déploiement en RCA.


La nouvelle troupe camerounaise a été placée sous la responsabilité du colonel Ekwaigen Michael, commandant de bataillon. A lui et à ses hommes, le Mindef a prescrit un code de conduite. «Vous devez par votre comportement faire honneur au drapeau et aux étendards du Cameroun. Ce drapeau, sacré par essence pour tout citoyen doté d’un réel sens civique, doit toujours vous rappeler, même si cela paraît d’une évidence, que vous êtes Camerounais au milieu des 11 bataillons des autres Etats», a recommandé Joseph Beti Assomo.


Le Mindef a par ailleurs souligné que la cohabitation avec leurs frères d’armes ne devait en aucun cas porter atteinte à leur identité. Ceci pour éviter qu'ils se laissent contaminer par des pratiques contraires à celles de l’armée camerounaise. «Restez disciplinés, solidaires, unis, soudés et prudents. Ecoutez vos chefs», a-t-il insisté. Il leur a également donné l'ordre de garder en mémoire la devise des forces armées camerounaises, à savoir Honneur et Fidélité, durant toute leur mission.


Avant de quitter le Cameroun, les hommes en tenue ont reçu une formation répondant aux normes et standards des Nations unies. Ces quatre bataillons militaires et deux unités de police se sont également vu dispenser, avec l’appui du programme américain, la formation générale précédant tout engagement sous la bannière de l’ONU.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Amnesty International dénonce des atrocités contre les civils dans la Basse-Kotto

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 11 septembre 2017 (RJDH)–L’Amnesty International, dans son rapport publié le 8 septembre a dénoncé des graves violations des droits de l’homme, commises par des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darass dans la Basse-Kotto au sud du pays.

 

Le Rapport de l’Amnesty International intervient alors que pays enregistre au moins 600.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays et 438.700 réfugiés dont au moins 25.000 vers les villes de la République démocratique du Congo (RDC), voisines de la préfecture de la Basse-Kotto.

 

L’UPC de Ali Darass avait quitté Bambari sous pression de la Minusca pour s’installer dans la Basse-Kotto, une préfecture de la RCA. Sa présence dans cette partie du sud du pays a aussi tôt enregistré des attaques et exactions sur la population civile.

 

En août dernier, l’Amnesty International a mené une enquête de terrain qui lui a permis de révéler une flambée terrifiante des actes de torture, des pillages et des déplacements forcés imputables à l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), une des factions de l’ex Séléka.

 

« La population de la Basse-Kotto est laissée à la merci de l’UPC. Des femmes sont violées, des hommes sont tués, des villages sont détruits et la force de maintien de la paix des Nations-Unies s’avère incapable d’enrayer ces violences », a déclaré Joanne Mariner, conseillère principale sur la réaction aux crises à Amnesty International.

 

Pour l’Amnesty International, les civils ne sont pas des victimes accidentelles de ce conflit mais des cibles directes. « Pour que le mandat des Nations-Unies en République Centrafricaine ait un sens, il faut qu’ils (NDLR : civils) soient mieux protégés», soutient cette organisation avant d’ajouter que les casques bleus  n’ont pas empêché les violences contre des civils malgré qu’ils sont arrivés un jour après le début des violences.

 

Aussi, « face à la vague de violences, notamment de viols et d’homicides systématiques de civils, que la République centrafricaine connaît actuellement, il faut que les Nations-Unies renforcent la protection de la population », déclare l’Amnesty International.

 

Selon les témoignages recueillis auprès de 30 personnes qui ont fui les violences, les attaques du 8 mai auraient fait 130 morts à Alindao. Ces rescapés ont donné les noms de 47 personnes tuées par l’UPC et des informations permettant de les identifier.

 

Amnesty International appelle à revoir les capacités de la MINUSCA, notamment en ce qui concerne la formation, l’équipement, la coordination et les effectifs en uniforme et en civil, de sorte qu’elle puisse remplir son mandat.

 

 

 

Centrafrique : Un panel d’experts réuni à Bangui sur la feuille de route de l’Union Africaine

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 11 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI,  11 Septembre 2017(RJDH)—Quatre pays et organisations sous régionales se sont réunis sur initiatives de l’Union Africaine pour lancer l’équipe de facilitation et de dialogue entre le gouvernement et les groupes armés en faveur de paix de façon définitive, ce 11 septembre à Bangui.

 

Il s’agit de l’Angola, du Tchad, du Congo Brazzaville, du Gabon et des organisations telles que la CRGL, la CEEAC, la Minusca. Cette rencontre portée par l’Union Africaine intervient après la signature de la feuille de route le 17 juin 2017 à Libreville au Gabon. Cette feuille de route qualifiée de seul cadre de discussions consensuelles.

 

Charles Armel Doubane, ministre centrafricain des Affaires Etrangères qualifie de point de départ l’approche mutuelle en faveur de paix, « aujourd’hui, nous devons jeter les bases d’une initiative mutuellement conçue, portée et qui sera appliquée pour ramener nous l’espérons définitivement la paix en République Centrafricaine. Cette initiative est pour nous la dernière des initiatives pour créer les conditions d’une accalmie durable  devant déboucher forcement sur la paix de laquelle dépend la relance, le relèvement, puis le développement de la RCA », a-t-il indiqué.

 

Jean Claude Gakosso ministre des Affaires étrangères du Congo Brazzaville considère cette rencontre comme un rendez-vous d’identification des pistes pour le dialogue et fait des recommandations suivantes, « les bonnes volontés ayant montré leurs limites, nous devons passer à l’action…, mais je voudrais vous recommander la cohésion, la probité morale, la neutralité, un engagement sans faille, à tout épreuve, parce que ce n’est pas un engagement facile mais surtout la persévérance », a-t-il exhorté.

 

Selon le constat RJDH, les experts membres du panel ont une mission définie par la feuille de route à savoir la facilitation de recherche en vue d’un consensus et compromis entre les parties centrafricaines, faire observer les principes directeurs édictés dans la feuille de  route et favoriser un climat de paix.

 

Des  recommandations sont attendues à l’issue des deux jours de travaux. L’initiative de l’Union Africaine est lancée dans un contexte où les violences armées sont signalées dans plusieurs villes à l’intérieur du pays malgré l’accord de San’t Egidio et le lancement du projet pilote sur le DDRR.

 

 

Centrafrique : Des entérobactéries résistent aux antibiotiques comme les moustiques aux insecticides

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 11 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 11 Septembre 2017 (RJDH)–Deux études menées par l’Institut Pasteur de Bangui les conclusions de ces études révèlent que les moustiques développent des résistances aux insecticides ainsi que  des entérobactéries aux antibiotiques. Ces deux cas deviennent inquiétant pour la santé publique en République Centrafricaine. C’est ce qui ressort d’une interview exclusive des experts ayant mené l’enquête du RJDH avec les spécialités de ces études.

 

RJDH : En mai 2017, l’Institut Pasteur avait publié une étude qui relève que les moustiques résistent aux insecticides à Bangui. Que peut-on retenir en plus de cette étude ?

 

IPB : Effectivement, des données sur la sensibilité des moustiques et plus précisément, sur les moustiques vecteurs des parasites qui causent le paludisme ont été publiées au mois de mai 2017. Nous profitons de cette seconde opportunité pour rappeler une fois de plus que le poids du paludisme en République Centrafricaine est très important et surtout chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans si on se réfère aux données du Ministère de la Santé. A cet effet, le paludisme reste un défi à relever en RCA comme dans les autres pays de l’Afrique sub-saharienne.


Ce qu’on peut retenir de plus de l’étude sur l’évaluation de la sensibilité des vecteurs du paludisme, c’est qu’elle constitue déjà un point de départ pour l’orientation des stratégies de lutte contre les anophèles en RCA, néanmoins, elle doit être étendue sur l’ensemble du territoire.


La résistance aux insecticides n’est pas un fait nouveau mais nécessite d’être évaluée dans l’espace et le temps car elle n’est que la résultante ou encore de la conséquence de l’action de l’homme dans l’environnement y compris les moustiques par exemple qui peuvent causer de nuisance ou encore des maladies. En effet, l’homme en essayant de réduire ou encore d’éliminer les moustiques, ces derniers développent de la résistance dans le but de survivre. En d’autres termes, la résistance à un insecticide peut se définir comme la faculté pour les moustiques à survivre lorsqu’ils sont exposés à des doses d’insecticides qui auraient normalement dû lui être fatales.


Il faut également savoir que les causes de l’émergence de la résistance sont multiples mais la principale reste l’utilisation intensive et prolongée d’insecticides aussi bien sur les vecteurs ravageurs dans le domaine de l’agriculture que ceux d’importance médicale.

 

RJDH : Les données publiées concernent quelles villes ?

 

IPB : Les données qui ont été publiées en mois de mai de cette année ne sont que pour la ville Bangui, la capitale et les quartiers environnants. Elles témoignent ou confirment les points de vu de la population banguissoise que nous avons relevés lors des prospections entomologiques qui ont été menées durant la période d’étude. En effet, le constat est unanime  chez les personnes qui ont bien voulu répondre à nos questions, leur point de vue est le suivant : « Quelque soit l’insecticide que nous utilisons pour faire de la pulvérisation intra-domiciliaire, il n’y a aucun effet sur les moustiques et on ne sait plus quoi utiliser ». Certes, le constat est inquiétant et nécessite déjà des campagnes de sensibilisation auprès des populations et à tous les niveaux (au niveau des quartiers,  écoles, marchés etc.) sur les moustiques et leur implication dans la transmission des maladies. Pour exemple, nous avons remarqué que dans les quartiers situés en périphérie de la ville,  la majorité des gîtes larvaires répertoriés est constituée des gîtes crées par des types d’activités comme la riziculture, les cultures maraîchères, l’exploitation des terres pour la fabrication des brique etc., lesquels sont préférentiellement exploités par des anophèles.

 

RJDH : L’institut Pasteur de Bangui et les chercheurs avaient proposé à ce que de nouvelles études soient menées rapidement pour identifier de nouvelles stratégies de lutte contre le paludisme en RCA. Quelle est la suite ?

 

IPB : Le principal objectif du service d’entomologie médicale de l’IPB est de mener des activités visant à prévenir ou contrôler certaines arboviroses d’importance médicale et susceptibles d’émerger ou de ré-émerger à l’instar de la dengue, du Chikungunya et de Zika mais aussi de mettre en place, en commun accord avec le ministère de la Santé, des stratégies nouvelles et durables de lutte contre les vecteurs du paludisme. Dans le cas de la RCA, et ne fusse que pour la ville de Bangui, la résistance mise en évidence même avec les pyréthrinoïdes qui sont censées être les insecticides recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé nous interpelle à adopter autres méthodes de lutte anti-vectorielle.


Les nouvelles stratégies font recourt par exemple à l’usage des bio-insecticides comme le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) qui sont des toxines bactériennes très toxiques pour les larves des moustiques. Contre les moustiques adultes, envisager l’utilisation d’autres insecticides que les pyréthrinoïdes et ceux que nous avons déjà pour la pulvérisation intra-domiciliaire. Néanmoins, l’idéal pour le moment est de faire recours à des méthodes mécaniques et écologiques, basées sur l’assainissement de l’environnement (suppression des gîtes de reproduction des moustiques), et l’usage de barrières de protection contre les piqûres de moustiques à l’instar des moustiquaires imprégnées d’insecticides. L’aménagement de l’environnement consiste à supprimer des gîtes larvaires, en d’autres termes à éliminer toute eau stagnante dans les domiciles et dans les alentours des habitations.


En RCA, les campagnes de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide lancé en 2006 par le Programme National de Lutte contre le paludisme constitue déjà un moyen considérable de prévention du paludisme. Néanmoins, il est aussi primordial d’évaluer leur efficacité dans le temps et le contexte local. Dans cet ordre d’idée, une étude visant à évaluer l’impact de la transmission résiduelle du paludisme, définie comme toutes formes de transmission du paludisme pouvant persister après la réalisation de la couverture universelle complète avec les moustiquaires imprégnées à longue durée d’action et/ou Pulvérisation Intra-domiciliaire efficaces est en cours d’étude.


Les nouvelles stratégies à mettre en place dépendront de la collecte de toutes des données obtenues au laboratoire mais également sur le terrain lesquelles doivent être représentatives pour l’ensemble du territoire centrafricain.

 

RJDH : Aujourd’hui, c’est un nouveau cas où la quasi-totalité des antibiotiques commercialisés en Centrafrique sont impuissants face à des souches d’Entérobactéries. Pouvez-vous nous expliquer en plus les résultats de cette étude ?

 

IPB : Les résultats de cette étude pilotée par le Laboratoire de Bactériologie de l’Institut Pasteur de Bangui montrent à quel point la résistance des entérobactéries aux antibiotiques est devenue inquiétante pour la santé publique en République Centrafricaine. Les perforations typhiques de l’intestin grêle étant des maladies graves, leur prise en charge thérapeutique devient naturellement compliquée lorsqu’elles sont associées à des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques (BMR). En effet, l’utilisation intensive des antibiotiques en milieux communautaires et hospitaliers a généré une pression de sélection sur les bactéries, qui ont développé des systèmes de défense extrêmement performants contre les antibiotiques. Les mauvaises conditions d’hygiène et la mauvaise utilisation des antibiotiques, passant par l’automédication, le commerce irrationnel des antibiotiques, les  traitements trop courts ou trop longs, parfois mal dosés s’affichent aussi en facteurs favorisant l’émergence des BMR. A l’heure actuelle, les BMR sont devenues plus fréquentes depuis une dizaine d’années à Bangui et ne cessent d’acquérir de nouveaux mécanismes de résistance aux antibiotiques. Elles sont  essentiellement des bactéries intestinales (Enterobactéries) qui sécrètent deux types d’enzymes dites BLSE (Bêta-lactamase à spectre élargi) ou céphalosporinase qui sont  capables de détruire la quasi-totalité les dérivés modernes de la pénicilline. Ce phénomène est mondial et touche à des degrés divers tous les pays de l’Afrique subsaharienne.

 

RJDH : Quelles sont les pistes de solution que l’Institut Pasteur de Bangui propose aujourd’hui vis-à-vis de ce cas ?

 

IPB : La dissémination des BMR et l’absence de nouveaux antibiotiques font courir un risque d’impasse thérapeutique de plus en plus fréquent. Afin de prévenir  cette situation, l’Institut Pasteur ne peut pas promouvoir une solution permettant d’éviter l’apparition de résistances, car les bactéries trouveront toujours un moyen de s’adapter. Il convient plutôt de préserver le plus longtemps possible l’efficacité des antibiotiques disponibles.

 

En effet deux études récentes menées par notre Laboratoire de Bactériologie ont démontré l’existence de portage intestinal de BMR en milieu communautaire et en milieu hospitalier (Personnels soignants). Au regard de ces données, des mesures élémentaires comme le lavage systématique des mains en sortant des toilettes restent fondamentales pour éviter la diffusion d’entérobactéries résistantes. En revanche, en milieu hospitalier, nous avons vivement encouragé les personnels soignants à respecter la pratique du lavage des mains entre chaque consultation afin de réduire la dissémination inter-patients.

 

Par ailleurs, il est nécessaire de réduire la consommation excessive d’antibiotiques par des plans de rationalisation des prescriptions et des campagnes de sensibilisation destinées au grand public. Dans ce contexte, il est important que les médecins puissent distinguer les infections bactériennes des infections virales qui ne nécessitent pas  l’usage des antibiotiques.

 

RJDH : Je vous remercie

 

IPB : Merci

 

IPB : Plusieurs experts ont répondu à nos questions pour le compte de l’Institut Pasteur de Bangui

Propos recueillis par Fridolin Ngoulou

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 11:14
Amnesty International dénonce la passivité de la MINUSCA en RCA

 

 

Amnesty International dénonce la passivité de la MINUSCA en RCA

 

http://www.dw.com 08.09.2017

 

Selon l'ONG, les rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique commettent de nombreuses exactions contre des civils dans la préfecture de Basse-Kotto. Sous le regard du contingent de la MINUSCA.

 

"Nous ne pouvons pas nous engager dans un combat armé. Nous voulons apporter la paix."(Parfait Onanga-Anyanga)

 

Le constat a été fait par une équipe d’Amnesty International qui mené en août dernier, une enquête de terrain qui lui a permis de révéler une flambée terrifiante des actes de torture, des pillages et des déplacements forcés imputables à une ramification de la Seleka, l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC).  Pendant son séjour qui a duré deux semaines en RCA, les représentants  d’Amnesty International se sont entretenus avec 30 personnes ayant fui les violentes attaques contre les civils qui se déroulent depuis quelques mois dans la préfecture de Basse-Kotto, notamment le massacre perpétré le 8 mai dans la ville d’Alindao, qui aurait fait au moins 130 morts, selon l'ONG de défense des droits de l'Homme.

 

La Minusca compte un effectif de 12 870 personnes en uniforme dont 10 750 militaires

 

La MINUSCA est déployée de manière sporadique dans de nombreuses zones. "des témoins nous ont dit qu’ils n’ont jamais vu de patrouilles de la Minusca et que la Minusca est arrivée un jour après les combats et donc n’a pas pu les protéger contre les abus qui ont été commis. La Minusca aujourd’hui, ce dont elle a besoin, c’est d’un mandat plus fort, mais aussi de capacités nécessaires pour pouvoir prévenir les abus et protéger les populations", a déclaré à la Deutsche Welle, Balkissa Ide Siddo, spécialiste de l’Afrique centrale à Amnesty International et faisant partie de l’équipe d'enquête.

 

Le déni de la Minusca et des autorités

 

Ces accusations sont balayées d'un revers de la main par Parfait Onanga-Anyanga, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique et chef de la Minusca. "ah non, non, non. Ouvrir le feu ne pose pas de problèmes. Notre mandat nous autorise à le faire. Nous ne pouvons pas nous engager dans un combat armé. Nous voulons apporter la paix. Nous ne pouvons l’utiliser les armes qu’en self-défense et pour protéger les populations civiles. Et ma foi, ça reste une tâche extrêmement complexe, surtout dans un contexte ou les groupes armés s’attaquent désormais à la Minusca. Ce qui est extrêmement condamnable."

 

Réaction des autorités

 

Simplice Sarandji, le Premier ministre centrafricain abonde dans le même sens. "les troupes de la Minusca que nous avons ici, leur objectif á eux dévolu n’est pas de faire la guerre aux centrafricains. Mais dire que la Minusca ne sécurise pas la population civile, c’est quand même trop dire. Imaginez un seul instant que la Minusca ne soit pas en RCA, quelle sera la situation de ce pays là aujourd’hui ? Il faut quand même raison-garder et raisonner en tenant compte de ce qui est logique et non se complaire dans une sorte d’interprétation des propos qui n’honorent personne. Je suis centrafricain, indépendamment de ma position de Premier ministre, je puis vous dire que sans la Minusca, la RCA ne devrait pas exister aujourd’hui."

 

Pour sa part, Kag Sanoussi, Expert en intelligence négociationnelle et Président de l'IIGC, Institut International de gestion des conflits. "L’élément fondamental, ce n’est pas tant renforcer les équipes de la Minusca. C’est de faire en sorte que l’embargo sur les armements pour la RCA soit levé, de faire en sorte que les FACA (NDLR, forces armées centrafricaines soient formées rapidement, qu’il y ait des bataillons qui se déploient sur le terrain. Parce que, on ne va pas faire comme en RDC ou les forces de l’ONU sont là pendant 20,30, ou 40 ans. Il faut que l’armée centrafricaine soit remise debout pour reprendre les rennes du pays. Je pense que c’est dans cette stratégie qu’il faut aller" explique-t-il.

 

Violences aux relents confessionnels

 

Selon Amnesty International, les violences dans la Basse-Kotto ont pris une dimension confessionnelle. L’UPC dirigée par Ali Darassa Mahamat composée essentiellement de musulmans, s’en prend à des chrétiens dans des villes et villages. Car elle considère qu’ils soutiennent les groupes armés refusant sa domination.  À l’inverse, les anti-balaka et les autres groupes armés d’"autodéfense" à majorité chrétienne attaquent sans relâche des civils musulmans.

 

Comme à la fin de 2013 et au début de 2014, lorsque des centaines de milliers de musulmans avaient été expulsés violemment de l’ouest du pays, le conflit armé prend une tournure confessionnelle de plus en plus visible.

 

L’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH) a dénombré plus de 100 victimes de violences sexuelles qui ont fui la région pour se réfugier à Bangui, la capitale, au cours des derniers mois, et ce chiffre est certainement très en deçà de la réalité. La plupart des victimes, sinon toutes, ont été violées en réunion.

 

Amnesty International, ajoute que les crimes de droit international perpétrés contre des civils en République centrafricaine relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), du tribunal pénal spécial  -juridiction hybride récemment créée - et du système judiciaire national. Toutefois, ces trois institutions présentent des points faibles.

 

L’enquête de la CPI depuis septembre 2014

 

Elle ne concernera vraisemblablement qu’une poignée de suspects. Le tribunal pénal spécial n’est pas encore opérationnel, bien qu’il soit désormais doté d’un procureur et de ressources financières. Le système judiciaire national, déjà fragile, a été affaibli encore davantage par le conflit et nécessite une reconstruction presque totale. " il y a peu d’espoir de rompre la spirale de la violence en République centrafricaine en l’absence d’un système de redevabilité efficace, qui permette de traduire en justice les responsables présumés de ces crimes odieux", a conclu Balkissa Ide Siddo.

 

Des dizaines de milliers de personnes ont fui les villes les plus touchées par les combats, comme Alindao, Mingala, Nzangba et Mobaye - à la frontière avec la RDC -, ainsi que d’innombrables villages de la région. Et elles se sont réfugiées à Bambari, à Bangui ou en RDC. D’autres personnes déplacées survivent en brousse dans des conditions déplorables, notamment sur les petites îles de la rivière Oubangui, à la frontière avec la RDC.

 

Les populations fuient les zones de conflits

 

Plusieurs villes et villages de la préfecture de Basse-Kotto seraient pratiquement vidés de leurs habitants, le peu qu’il reste de la population civile ayant trouvé refuge dans l’enceinte de différentes églises, qui sont ainsi devenues des camps pour personnes déplacées. Selon l’OCDH, les violences se poursuivent dans la région, les derniers affrontements signalés ayant eu lieu le 23 août dans la ville de Kongbo, et les personnes déplacées continuent d’affluer à Bangui.

 

La préfecture de Basse-Kotto est l’une des régions où le conflit a explosé en 2017, lorsque la situation du pays en matière de sécurité s’est aggravée. À l’heure actuelle, le gouvernement démocratiquement élu n’a que peu ou pas de pouvoir hors de la capitale et le reste du pays est de fait sous le contrôle de divers groupes armés.

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 10:46
Centrafrique : l'inspection des finances détecte 532 militaires et gendarmes fictifs

 

 

 

 

French.china.org.cn Mis à jour le 07-09-2017

 

En Centrafrique, 532 militaires et gendarmes ont été identifiés comme étant irréguliers à la suite d'un contrôle physique de trois mois, a appris Xinhua jeudi auprès de l'Inspection générale des finances (IGF) du pays.

 

A l'inverse de ces éléments fantômes, qui ne se sont jamais présentés à l'appel de leur nom dans les rangs, quelque 5.183 autres ont été rétablis dans leurs droits.

 

Ceux qui ont été rétablis ont reçu des compensations liées aux avantages de leurs droits légaux, aux grades et aux échelons, selon l'inspecteur général des finances Germain Wamoustoyo, qui a dénoncé des erreurs d'application des textes en vigueur.

 

Il a été reproché à certains éléments de la gendarmerie et de l'armée, d'après M. Wamoustoyo, d'avoir falsifié des diplômes et des décisions d'homologation, alors que d'autres se seraient faits contrôler sous l'identité de leurs collaborateurs décédés.

 

Les officiers de la gendarmerie et de l'armée n'ont pas été épargnés au cours de ce contrôle. Quelques-uns bénéficiant à la fois de logements administratifs et d'indemnités de logement, M. Wamoustoyo a suggéré l'obligation d'obéir à l'un ou l'autre des deux cas, mais pas les deux à la fois.

 

Suite à ce contrôle, les 10.399 effectifs déclarés en avril dernier sont passés à 9.377 en août de cette année.

 

Il ne faut pas perdre de vue qu'avec la crise que la Centrafrique a connue, de nombreux militaires, gendarmes et policiers ont intégré les rangs des milices anti-balaka en résistance face à l'ex-rébellion Séléka.

 

Source: Agence de presse Xinhua

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