Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La ville de Bocaranga paralysée suite à des combats fratricides entre deux tendances Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BOCARANGA, 28 Novembre 2016(RJDH)—Les deux tendances Anti-Balaka, présentes dans la ville de Bocaranga se sont affrontés dans la soirée du dimanche 27 novembre. Cet affrontement a paralysé la ville ce lundi, selon des sources officielles jointes par la RJDH.

 

« Les deux groupes Anti-Balaka s’entretuent ici », ce sont les mots du proviseur du lycée de Bocaranga Maurice Ndomalet que le RJDH a pu joindre ce matin. Les combats ont éclaté dans la soirée du dimanche, selon la même source qui fait un bilan de deux morts « hier vers le soir nous avons écouté des détonations d’armes du côté où se regroupent les Anti-Balaka  qui contrôlent la ville afin d’empêcher une éventuelle entrée des éléments de Sidiki. Dans l’accrochage il y’a eu un mort de chaque côté. C’est ce matin que les deux corps ont été ramenés pour l’inhumation», précise t-il.

 

Les activités sont paralysées dans la ville à cause de ce regain la tension entre ces deux groupes frères, « les gens ont peur de quitter la maison à cause du décès de ces jeunes puisqu’on ignore encore les raisons qui les ont poussés à s’entretuer. Ici les activités sont paralysées », confirme-il

 

Ces combats ont opposé un premier groupe d’Anti-Balaka de Bong composé des jeunes des villages  Loh, Bong, de  la ville de Koui, le village Mokonziouali et une partie des jeunes de Bocaranga contre ceux du village Sangami. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les deux parties.

 

L’affrontement entre deux tendances Anti-Balaka est signalé quelques jours après les combats qui ont opposé deux groupes de l’ex-Séléka à Bria.

 

 

Centrafrique : La ville de Birao victime de son éloignement de la capitale

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 28 Novembre 2016 (RJDH) : La ville de Birao, chef-lieu de la Vakaga, située à environ 1300 km de Bangui souffre de son éloignement de la capitale Bangui. Cette localité est coupée de Bangui sur plusieurs plans.

 

Birao est contrôlé par le bataillon zambien de la Minusca qui a su imposer le calme à travers ce qui est dénommé « Weapon Free Zone », c’est à dire une interdiction de circuler avec les armes et les effets militaires.

 

En dehors de cet aspect positif de la vie à Birao, la ville est coupée de la capitale sur de nombreux points. La justice est tenue par un comité d’autorités locales dirigé par le sultan-maire. Le tribunal n’est pas fonctionnel par manque de personnel.

 

Birao, malgré son éloignement est sans réseau téléphonique depuis le mois de juillet 2016. Difficile d’accéder à la ville par la voie routière à cause de l’état désastreux des routes qui sont généralement inondée par les eaux pendant les six mois de la saison pluvieuse.

 

En dehors de la radio Guira, acquise à la cause de la Minusca, les habitants de Birao n’ont aucun autre moyen d’information nationale. Ils sont contraints de suivre les radios étrangères.

 

L’hôpital préfectoral  de Birao pris en charges par l’ONG International Médical Corps, est géré par une sage-femme qui assure l’intérim du Directeur depuis 4 ans. L’accès à l’eau potable est un parcours de combattant puisque la ville ne dispose que d’un seul point d’eau potable aménagé par la Minusca.

 

Le système éducatif, fonctionnel n’est tenu que par trois enseignants qualifiés qui gèrent les trois écoles primaires de la localité appuyées par les maitres-parents. L’école préfectorale de Birao avec 1400 élèves, comporte cinq salles de classe avec trois enseignants dont un qualifié qui est obligé de regrouper les CEI et CEII dans la même salle.

 

Le lycée moderne de Birao souffre lui aussi du manque de personnel enseignant et la rentrée scolaire 2016-2017 n’y est pas encore effective.

 

La ville de Birao avec plus de 30.000 habitants, comporte l’important gisement de pétrole à Bouroumata d’où est partie la Séléka en 2012 pour renverser le pouvoir de Bozizé une année après.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 13:09
Invité Afrique sur RFI : Faustin-Archange Touadéra: en RCA, «nous ne voulons pas faire de désarmement forcé»

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Faustin-Archange Touadéra: en RCA, «nous ne voulons pas faire de désarmement forcé»

 

Par Pierre Pinto  RFI dimanche 27 novembre 2016

 

La Centrafrique est de retour au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) après trois années de suspension. Le président Faustin-Archange Touadéra participe au sommet de l’organisation qui a lieu à Antananarivo, la capitale malgache. La RCA – qui a obtenu 2,2 milliards de dollars de promesses de financement de la part des bailleurs de fonds à Bruxelles il y a 10 jours, poursuit son plaidoyer auprès des partenaires internationaux, ne serait-ce que pour que ces promesses se concrétisent. Cet argent commence-t-il à arriver ? Après les violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Bria cette semaine, où en est la stratégie de Désarmement, démobilisation, réinsertion des combattants (DDR) ? Le président centrafricain [qui réagit d’abord à la disparition de Fidel Castro] est notre invité ce dimanche 27 novembre. Il répond aux questions de Pierre Pinto, l’un de nos envoyés spéciaux à Antananarivo.

 

Fidel Castro vient de disparaitre. Quel souvenir, quel héritage va-t-il laisser en Afrique, selon vous ?

 

Faustin-Archange Touadéra : En tant que leader, Fidel Castro a inspiré beaucoup par rapport à notre jeunesse, par rapport à beaucoup de choses. C’est une très grande figure de la politique mondiale et du leadership mondial qui vient de s’éteindre.

 

La Centrafrique est de retour dans la francophonie trois ans après en avoir été suspendue. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous ?

 

Cela signifie beaucoup de choses puisque c’est notre organisation. Même pendant les trois années, pendant la transition, l’OIF était à nos chevets dans la recherche de sortie de crise. Nous sollicitons toujours son appui pour nous aider puisque nous sommes en train de sortir de crise et qu’il y a encore des défis. Par conséquent, nous avons encore besoin de la communauté internationale et plus particulièrement de notre organisation, l’Organisation internationale de la francophonie.

 

A Bruxelles, il y a dix jours, vous avez reçu de la part des bailleurs de fonds internationaux plus de 2 milliards de dollars pour financer votre plan de relèvement. C’est moins que ce que vous espériez mais c’est plus que nécessaire pour régler les urgences ?

 

Evidemment, nous avons estimé nos projets prioritaires à plus de, disons, 1,6 milliard de dollars américains pour les trois années. Nous avons obtenu plus que cela, c’est à dire 2,2 milliards de dollars. Aussi, pour les trois prochaines années, si nous mobilisons réellement tout cela, cela pourrait nous aider dans les projets d’urgence. Nous avons tablé cette stratégie sur les cinq ans qui nécessitait donc des besoins de l’ordre de 3 milliards de dollars mais je crois qu’il y a encore des partenaires qui ne se sont pas prononcés, compte tenu de leur agenda, et on n’a pas tenu compte non plus des projets qui sont déjà en cours. Donc, nous, nous sommes très satisfaits de ce résultat. L’Union africaine prévoit, elle aussi, des rencontres d’ici décembre ou janvier dans le sens de nous appuyer et bien d’autres organisations voudraient aussi nous aider en soutenant ce programme de relèvement de la République centrafricaine.

 

Est-ce que ces promesses commencent à se concrétiser ?

 

Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la France et les Etats-Unis. Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises.

 

Depuis quelques mois, le contexte sécuritaire se dégrade en Centrafrique. On l’a vu encore cette semaine avec des violences très meurtrières à Bria où il y a eu plusieurs dizaines de morts. Est-ce que ce n’est pas le signe qu’il faut peut-être changer de stratégie et que la stratégie de DDR, c’est-à-dire une stratégie concertée, ne marche pas ?

 

Non, cela ne veut pas dire que ça ne marche pas. Nous sommes en train de mettre le processus en route. C’est vrai qu’il a des fenêtres d’opportunités mais la situation est encore critique. Sur les quatorze groupes armés, onze adhèrent au dispositif mais à partir du moment où des groupes armés détiennent encore des armes, il peut y avoir des actes de criminalité, il peut y avoir un certain nombre d’actions…

 

… Les trois groupes qui n’y participent pas sont les plus puissants, les plus nocifs.

 

De toute façon, nous voulons la réconciliation nationale, c’est-à-dire tout le monde, de manière inclusive. Donc, qu’il y en ait un ou deux qui ne participent pas, ce sont toujours des questions qui apportent des difficultés. On veut que tout le monde soit à la table des discussions.

 

Mais cette stratégie de DDR n’est-elle pas trop lente finalement ?

 

Non, c’est tout un processus. Nous, nous ne voulons pas faire de désarmement forcé. Il va donc falloir convaincre ceux qui ont pris les armes, à les déposer et à choisir la République, librement. En effet, aujourd’hui, la violence n’arrange rien. Vous voyez que cela n’a fait que détruire le pays. Nous avons reculé de plusieurs années. Moi, en tant que président de la République, je veux rassembler tout le monde pour construire notre pays dans le dialogue. C’est le désarmement des cœurs et ce n’est pas facile.

 

Régulièrement, ces derniers temps, vous avez exprimé votre volonté ferme de fermer le site de déplacés de Bangui, M’Poko, qui jouxte l’aéroport et où s’entassent environ 25 000 personnes, aujourd’hui. Est-ce que la situation actuelle le permet ?

 

Nos compatriotes qui sont autour de l’aéroport ne sont pas dans de bonnes conditions. Il y a des dangers permanents. Ils vivent dans des conditions difficiles. Nous devons tout faire pour que nos compatriotes puissent regagner des lieux décents de vie. Nous avons déjà entamé des profilages, des concertations avec les organisations non gouvernementales, les partenaires et nous sommes en train d’y travailler pour que, volontairement, ces compatriotes puissent trouver des lieux d’abris plus décents que le danger qu’ils courent autour de l’aéroport.

 

Mais vous comprenez l’inquiétude de ces personnes qui craignent de revenir dans leur quartier où, pensent-ils, la sécurité n’existe pas ?

 

Oui. Nous le savons puisque s’ils sont là-bas, c’est parce qu’il y a l’insécurité et que donc ils se protègent en étant là-bas ou bien parce que leur domicile, leur maison ont été complètement cassés. Aujourd’hui, il y a ces deux problématiques qu’il faut lever.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 23:48
Plus de 80 civils tués dans des violences en Centrafrique-Onu

 

Plus de 80 civils tués dans des violences en Centrafrique-Onu

 

26/11/2016 | 01:36(Reuters)

 

Le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide a annoncé vendredi être en possession d'éléments indiquant que des milices en Centrafrique ont pourchassé et massacré des membres de la communauté peule, tuant 85 civils cette semaine.

 

Des heurts ont éclaté lundi à Bria, une ville à 600 km au nord-est de la capitale, Bangui, entre deux groupes rebelles rivaux ex-Séléka musulmans, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FRPC) et l'Union pour la Paix en Centrafrique (UPC).

 

L'UPC compte une majorité de Peuls, communauté musulmane issue de bergers nomades de la région sahélo-saharienne, répartis désormais dans une quinzaine de pays en Afrique de l'Ouest et du centre.

 

Dans un communiqué, le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, Adama Dieng, a annoncé que le FRPC avait ciblé des Peuls à Bria, fouillant chaque maison avant de tuer, de piller ou de voler les habitants.

 

Les combattants des FPRC sont également entrés dans un hôpital où ils ont empêché des personnes peules blessées de recevoir des soins.

 

Outre les 85 civils tués, environ 76 personnes ont été blessées et près de 11.000 déplacées par les violences, a précisé Adama Dieng.

 

La ville de Bambari, à 200 km au sud-ouest de Bria, a aussi été le théâtre de heurts entre les deux groupes.

 

"S'ils sont menés de manière étendue ou systématique, de tels actes pourraient constituer des crimes au regard du droit international qui peuvent être jugés par les tribunaux nationaux ou internationaux", a-t-il déclaré, ajoutant avoir demandé l'ouverture d'une enquête pour identifier les responsables.

 

"Etant donné l'histoire récente du pays, ce genre de violence ciblée est extrêmement dangereuse et doit être stoppée", a-t-il déclaré.

 

Les violences de cette semaine représentent les plus importantes commises à l'égard de minorités depuis la fin de l'opération française Sangaris le 31 octobre.

 

Il revient désormais principalement aux 12.500 casques bleus de la Minusca, appuyés par l'Union européenne, d'assurer la sécurité. La mission de l'Onu a renforcé sa présence à Bria afin d'éviter de nouvelles violences.

 

En 2013, le renversement par la Séléka du gouvernement du pays à majorité chrétienne a déclenché un violent conflit inter communautaire, marqué par les affrontements entre milices chrétiennes "anti-Balaka" et Séléka et des exactions sur les civils.

 

(Joe Bavier; Julie Carriat pour le service français)

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 23:46
Le choléra est en perte de vitesse en Centrafrique

 

Le choléra est en perte de vitesse en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/

 

Le point avec notre correspondant, Freeman Sipila.

 

En RCA, l'épidémie de choléra déclarée en août dernier est en perte de vitesse. Aucun nouveau cas n'est enregistré et aucun malade n'est hospitalisé pour l'instant. Cependant, la fin de l'épidémie n'est pas encore officiellement déclarée.

 

Plus de trois mois aujourd'hui après la déclaration de l'épidémie, le niveau d'alerte est à son plus bas degré. Dans tous les centres d’accueil de Bangui et des localités longeant le fleuve Oubangui, aucun nouveau cas de choléra n'est enregistré.

 

Docteur Joackim Tenguere, est le coordonnateur adjoint et chargé des opérations du centre des opérations d'Urgence de Santé Publique.

 

"Aujourd'hui, nous n'avons pas reçu d'alerte par rapport au choléra", annonce-t-il.

 

Malgré cette nouvelle plutôt bonne pour le pays, la surveillance ne faiblit pas. Le ministère de la santé, l'OMS et les ONG internationales poursuivent les séances de sensibilisation auprès des déplacés et des personnes vulnérables.

 

Ces actions devront encore être menées jusqu'en février 2017. La saison pluvieuse fait redouter un risque de propagation de cette maladie.

 

"Nous insistons sur la surveillance au niveau des niveaux sanitaires, la capitale et d'autres zones touchées", explique-t-il.

 

Dans les structures sanitaires, le dispositif de prévention et de riposte est toujours en place. Dans la capitale, le mot choléra a disparu dans les conversations.

 

Déclarée le 10 août dernier en Centrafrique, l'épidémie du choléra a fait 21 morts sur 266 cas enregistrés.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 22:22
Centrafrique : Des églises à Kabo attaquées par des hommes armés

 

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 26 NOVEMBRE 2016

 

KABO, 26 Novembre 2016 (RJDH) – Un groupe armé non identifié a attaqué trois églises dont  une catholique et les deux autres baptistes. Les faits ont été confirmés au RJDH par des sources concordantes dans la localité.

 

L’attaque de ces églises est attribuée aux éléments du général Alkatim présents dans la localité. Une réunion aurait été organisée le jeudi dernier afin d’attirer l’attention des autorités locales sur cet incident.

 

Une source officielle contactée par le RJDH a fait le bilan de ces attaques en ces termes « l’information selon laquelle plusieurs cas de vandalisme ont été enregistrés est avérée. Les salles de classe de l’école préfectorale ont été aussi saccagées, des matériels de l’église catholique ont été emportés », a déploré cette source.

 

Selon nos informations, le général Alkatim, du MPC a organisé une réunion avec la population pour tenter de calmer la situation.

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 21:47

 

 
 

La réglementation des partis politiques en Centrafrique est une vieille interrogation qui se pose avec acuité à la classe politique centrafricaine. Le nombre à trois chiffres des partis politiques et le pléthore des candidats à la dernière élection présidentielle posent la problématique de financement des partis politiques en Centrafrique. Les moyens et capacités de mobilisation disproportionnés lors des campagnes électorales nous interpellent quant à l'application du principe d'égalité des candidats devant les électeurs.

 

A titre de rappel, un parti politique est une association de personnes qui partagent les mêmes opinions, les mêmes idées, les mêmes intérêts en vue de se faire élire, d'exercer le pouvoir et de mettre en œuvre un programme politique commun. Bref, c'est une organisation où les membres mènent une action commune à des fins politiques. C'est l'objectif de cogérer et de gouverner qui les différencie des autres organisations ou associations.

 

A l'instar de toute association, les partis politiques s'organisent comme une entreprise privée qui doit avoir une personnalité morale, un compte bancaire, un siège social, tenir des congrès, se présenter aux différentes élections, avoir une structure administrative qui nécessite un patrimoine matériel et financier en vue de son fonctionnement. Les ressources des partis politiques sont traditionnellement composées de cotisations, des dons qui doivent être limités à un seuil, des legs des adhérents ou sympathisants et parfois des bénéfices réalisés sur des manifestations.

 

Ces différentes recettes ne permettent pas de viabiliser les partis politiques. La balance budgétaire des partis politiques montre que les recettes sont souvent déficitaires par rapport aux dépenses. En conséquence, les besoins financiers des partis empiètent sur le patrimoine privé de son leader. Ainsi, la visibilité du parti est fonction de la valeur financière de son leader. Devant le déséquilibre du jeu démocratique, le citoyen lambda se posera légitimement la question du financement des partis politiques en Centrafrique.

 

Ainsi, est-il légitime de réguler le financement des partis politiques ? Nous estimons que les partis politiques participent à l'équilibre du jeu démocratique, une mission d'intérêt général indispensable au processus démocratique. Donc, il apparaît normal que l'Etat leur donne des moyens sous forme de subvention pour financer leurs activités. D'ailleurs, la convention africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption invite les États membres de l'Union africaine à adopté des mesures pour intégrer le principe de transparence dans le financement des partis politiques. Cependant, peu d'Etats ont une législation sur le financement des partis politiques.

 

Dans ces États, les statistiques montrent toujours que les partis au pouvoir ont beaucoup d'adhérents par rapport aux autres parce qu'ils ont les moyens de leur politique. Ils écrasent toujours la concurrence, le jeu démocratique est faussé, les électeurs ne votent plus les meilleurs candidats, ils ne votent pas le programme mais le candidat qui a beaucoup d'argent. Lors des élections, l'argent prend le dessus sur le débat d'idées. L'électeur devient ainsi une marchandise à vendre. Cette pratique est immoral, porte atteinte à l'éthique et au principe d'égalité des candidats. En conséquence, cette pratique fragilise la démocratie. Pour les mêmes raisons d'éthique et de morale, la réglementation de financement des partis politiques en Centrafrique est opportune et indispensable car elle répondra à beaucoup d'interrogations et résoudra le fléau de la transhumance politique.

 

Dans les faits, certaines personnalités politiques centrafricaine se retrouvent entre deux ou trois partis au cours d'une même élection c'est à dire entre les deux tours. Ces personnalités politiques changent d'orientation politique selon leurs humeurs, les saisons et cela en défiant les mots d'ordre ou consignes de vote de leurs partis respectifs. En contre-partie des financements par l'Etat, les partis politiques sont tenus de publier les comptes de chaque exercice. Alors devant ce pléthore de partis politiques en Centrafrique, on se demande ce qui les différencie réellement ? Beaucoup se retrouvent dans les mêmes courants de pensées et d'idéologies. Ainsi, comment peuvent-ils se contredire ?

 

D'ailleurs peu de partis politiques participent à la course présidentielle, les autres qui n'existent que de nom et qui ne sont composés que de sa propre famille attendent de se faire phagocyter ou de rallier le parti au pouvoir et/ou en pôle position entre les deux tours afin de profiter de traitements de faveur. D'autres malins, n'ayant aucune idée à vendre, se déclare indépendants. Dans la sphère politique et dans toute démocratie, tout le monde ne peut pas gouverner, il y'a une majorité qui gouverne et une opposition qui s'oppose. C'est une exigence de la bonne gouvernance. Mais dans la pratique, on assiste généralement à la marginalisation et à l'exclusion des partis politiques d'opposition. C'est pour éviter l'écrasement qu'ils font recours aux financements occultes des lobbies, des grands groupes industriels, parfois des financements étrangers.

 

Dans ce cas de figure, les partis politiques deviennent otages des groupes financiers qui vont exiger des traitements de faveur dans l'octroi des marchés publics. Cette situation met en danger la crédibilité et la souveraineté du pays. Dès lors que le prince de financement des partis politiques est acquis, le gouvernement ou les parlementaires peuvent initier un projet ou une proposition de loi définissant les critères et les modalités de financement. Ce qui mettra un terme à ce que nous appelons "corruption politique et électorale". Cette loi obligera les parlementaires de façon formelle à verser une partie de leur salaire au parti.

 

Ceci dit, tous les partis politiques ne seront pas financés. Nous estimons que c'est idoine de limiter le financement qui sera plafonné aux partis régulièrement inscrits au ministère de l'intérieur, qui ont des parlementaires représentés à l'assemblée nationale et/ou qui ont atteint un seuil en terme de pourcentage aux dernières élections. Cela empêchera les fraudeurs d'exploiter les failles de la loi c'est à dire créer un parti juste pour avoir des subventions. Ce n'est pas une discrimination mais il faut des critères pour limiter le nombre de partis politiques sans pour autant porter atteinte à la liberté de création et d'exercice des partis politiques.

 

Avec cette injonction de présenter des comptes, qu'adviendrait-il en cas d'irrégularités dans les comptes ? Nous estimons important que le gouvernement mette en place un organe indépendant de contrôle à l'instar de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ( CNCCFP ) en France qui contrôle les dépenses des partis et surtout l'origine des financements. Cette institution va au nom du principe d'égalité des candidats devant les électeurs, appliquer des sanctions dissuasives, administratives, pécuniaires voire saisir les tribunaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                                                                                         

 

Paris le 26 novembre 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.     

 

PROBLÉMATIQUE DE LA RÈGLEMENTATION DES FINANCEMENTS DES PARTIS POLITIQUES EN CENTRAFRIQUE par Bernard Selemby Doudou
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:23
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La SODECA rassurée par la reprise des travaux du projet 3.5 financé par le CICR

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 25  Novembre 2016(RJDH)—Les travaux du projet d’installation de nouvelles conduites d’eau sur l’avenue des Martyrs, financé par le CICR, ont été repris au début du mois après trois de suspension. La Directrice Générale de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique, Mme Justine Sow Ouakara se félicite de la relance des travaux qui vont, selon elle améliorer et équilibrer la fourniture d’eau potable dans la ville de Bangui.

 

Les équipes d’installation des conduites d’eau sur l’avenue des Martyrs ont repris les travaux. Ce projet est financé par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) qui lie la suspension des travaux à la saison pluvieuse « nous avons en mai dernier, suspendu les travaux du projet 3.5 pour la période des pluies. Il est important de noter que lorsqu’il pleut, ce n’est pas possible de réaliser les travaux souterrains puisque les tranchées creusées, se remplissent et cela empêche de travailler à l’intérieur » a expliqué Camille Kerdanet, délégué eau et habitat au CICR.

 

Les matériels utilisés dans le cadre de ce projet, d’après la déléguée eau et habitat du CICR répandent aux standards internationaux en la matière, « le matériel utilisé sur ce projet,  répond aux normes internationales en terme d’eau potable. Il est essentiellement fabriqué en Italie » rassure Camille Kerdanet qui se dit confiante par rapport à l’issue du projet.

 

Les équipes chargées de mener les travaux sur le terrain affirment travailler sans  difficulté majeure depuis la reprise du chantier « nous sommes à pied d’œuvre et les choses avancent bien en ce moment. Je pense qu’il n'y a pas de difficulté particulière à relever »  expliqué  Josée Tegbé, coordonnateur chargé des travaux, rencontré sur le terrain.

 

La Directrice Générale de la SODECA, Mme Justine Sow Ouakara se dit rassurée par la reprise des travaux du projet 3.5. Ces installations, selon elle, vont à terme permettre d’améliorer la fourniture d’eau potable et néantiser les pertes de la SODECA, « la reprise des travaux annonce une très bonne perspective pour la SODECA. Elle sonne la fin prochaine de nombreuses casses sur le réseau, ce qui est à l’origine de fréquente et intempestive coupure d’eau. Il en découlera à terme, un gain non négligeable à travers la suppression d’importantes perte d’eau et un meilleur équilibrage de la distribution sur l’ensemble du réseau » affirme t-elle.

 

Mme Justine Sow Ouakara a salué le partenariat entre la SODECA et le CICR, « le partenariat entre les deux organisations date de très longtemps. Nous sommes fiers de cette collaboration à travers laquelle, de nombreux projets ont été développés pour améliorer la distribution d’eau. A l’actif de ce partenariat, l’approvisionnement de la SODECA en produits chimique pour le traitement d’eau, le don d’un groupe électrogène de 300 KV à la station de pompage n°3, la mise à disposition des pièces de rechanges, la prise en charge de la formation des techniciens en électromécanique et en optimisation du réseau de distribution, la construction en cours des chambres de vannes, ce qui va faciliter l’intervention de nos agents sur le terrain en cas de besoin, la protection et la gestion à Ndélé de nos installations pendant la période d’insécurité » présente la Directrice Générale.

 

Le projet 3.5 relatif à l’installation de nouvelles conduites d’eau de la SODECA sur l’avenue des Martyrs fait suite aux multiples éclats enregistrés sur les canalisations qui s’étalent sur plus de 3 kilomètres sur cette avenue. Les travaux prendront fin en avril 2017. La mise en service desdites installations est prévue pour le mois de mai 2017.

 

Ce projet va, à terme résoudre les problèmes de coupures d’eau potable dans les 2ème, 3ème, 5ème et 6ème arrondissement de Bangui.

 

 

Centrafrique : Le CNLS encourage l’utilisation des préservatifs dans la lutte contre le VIH/SIDA

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 25 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 25 Novembre 2016 (RJDH)—La Coordination Nationale du Comité National de Lutte contre le Sida a présenté ce matin à Bangui l’Approche Régionale d’Accès Universel aux Préservatifs. Le Coordonnateur adjoint du CNLS, Léon Gabriel Bango  a encouragé les Centrafricains à utiliser les préservatifs pour lutter contre le VIH/SIDA.

 

4,9%, c’est le taux de prévalence actuel du VIH/SIDA en Centrafrique, selon le Coordonnateur adjoint du Comité National de Lutte contre le Sida qui plaide pour l’utiliser systématique des préservatifs dans la prévention de cette maladie, « des études dans le monde ont prouvé que s’il y a des préservatifs qui sont mis à la disposition de la population, il y’aura moins de personnes infectées », explique t-il.

 

Une plateforme de communication pour la lutte contre le Sida en Centrafrique a été mise en place à l’issue de la réunion sur l’Approche Régionale d’Accès Universel aux Préservatifs. Composée des organisations du secteur public et privé, et va communiquer sur les stratégies de lutte à travers le pays.

 

L’invitation du CNLS relative à l’utilisation systématique des préservatifs intervient après une vaste campagne de dépistage volontaire du VIH, lancée à Bangui en aout dernier.

 

 

Centrafrique : Des femmes accusées de sorcellerie témoignent leur calvaire

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 25 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 25 Novembre 2016(RJDH)—  Une  quinzaine de femmes âgées, accusées de sorcellerie se sont réunies ce matin sur initiative de l’ONG Cercle les théologiennes. Ces dernières ont exposé leur difficulté lors de cette rencontre organisée à l’occasion de la célébration ce jour de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

 

Cet échange axé sur le thème « la vieillesse n’est pas la sorcellerie. Non ! Aux violences faites aux femmes âgées » a regroupé ce matin des femmes âgées et quelques cadres techniques de l’éducation.  Ces dernières ont témoigné leur calvaire lors de cette réunion d’échanges. « Je suis ravie pour ce moment qui nous a permis d’exprimer ce que nous ressentons. C’est vrai qu’on nous traite de sorcière, moi-même je suis victime. Mais je demande à mes sœurs de ne pas se fâcher, de ne pas insulter mais plutôt, laisser le temps à ces gens de comprendre eux-mêmes », a témoigné Bernadette Falmata âgée de 66 ans.

 

Plusieurs autres femmes ont donné les récits de leur calvaire lorsqu’elles ont été accusées de sorcellerie.

 

En réponse aux préoccupations de ces femmes âgées, Rock Emmanuel Yaouili Mognaman, inspecteur d’Histoire-Géographie rassure « des fiches sont en train d’être  confectionnées pour être distribuées afin de sensibiliser les élèves et les enseignants. Ces femmes se sont plaintes et nous nous faisons le devoir d’être leur porte-voix au niveau de l’école pour sensibiliser les élèves et les enseignants à un changement de discours. C’est certains que nous y arriverons », a- t-il souhaité.

 

Rosalie Mologbama Koudounguéré coordonnatrice de l’ONG Cercle des Théologiennes, a promis le soutien de son ONG, «aujourd’hui, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence faite à l’égard des femmes. Il était important de faire rencontrer une délégation des femmes âgées avec l’équipe technique de l’éducation pour échanger et témoigner de l’effectivité des violences dont les femmes âgées sont victimes afin que ces préoccupations soient prises en compte dans les leçons pour qu’on puisse éradiquer ce mal dès la base dans les écoles. Notre ONG est toujours à leur coté et nous ferons ce qui est possible pour mettre fin à ces pratiques » promet-elle.

 

Cette activité s’inscrit dans le cadre des 16 journées  d’activisme des Droits de l’Homme organisées en Centrafrique, en prélude à la journée internationale des droits de l’homme qui est célébré le 10 décembre de chaque année.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 19:17
Côte d’Ivoire : les leaders traditionnels africains en médiation en Centrafrique

 

 

 

http://news.abidjan.net/ vendredi 25 novembre 2016 (APA)

 

Les leaders traditionnels africains ont entamé une médiation pour la résolution de la crise de la République centrafricaine (RCA), un pays déjà exsangue, qui tente de renouer avec la paix, a appris APA, vendredi, de bonne source dans la capitale économique ivoirienne.



Une délégation de ces leaders africains conduite par Sa Majesté Jean Gervais Tchiffi Zié, Secrétaire général permanent du Forum des Rois, Sultans et Leaders traditionnels du continent africain a séjourné cette semaine à Bangui, la capitale Centrafricaine. 

 

Dans un entretien à APA, vendredi, Jean Gervais Tchiffi Zié explique que l’objectif de cette première mission était ‘’prendre contact’’ avec les différents acteurs de la crise en vue de la mise en place d’un ‘’arbre à palabre’’ qui sera bientôt implanté à Malabo en Guinée Equatoriale où le Président Obiang Nguema est sollicité pour cette médiation. 

 

« Les acteurs de la crise Centrafricaine ont décidé de se confier à la diplomatie traditionnelle et nous croyons aux chances de succès de cette médiation », espère Tchiffi Zié, soulignant que sur 14 acteurs rencontrés, 10 sont dans l’esprit du processus Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).



« D’ici mi-décembre nous allons entamer la phase directe de la négociation » a-t-il conclu en regrettant les violences sporadiques qui ont touché le pays cette semaine.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 22:57
Mission conjointe Nations Unies - Union Africaine - CEEAC à Bria

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


 

 

Bangui, 24 novembre 2016 - Une mission conjointe des Nations Unies, de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), initiée par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, s'est rendue jeudi à Bria afin de faire le point de la situation après les combats des derniers jours dans cette ville. Ont pris part à cette mission, l' Ambassadeur Lebatt Hacen, représentant de l’UA en RCA et l'Ambassadeur Adolphe Nahayo, représentant de la CEEAC en RCA.

 

Lors de cette visite, les membres de cette mission ont rencontré tour à tour les belligérants de l’UPC et du FPRC et ont pris note des profondes divergences de point de vue des parties au conflit.

 

La délégation a exigé en premier lieu la cessation immédiate des hostilités, la libération de l’hôpital et la garantie de passage en toute sécurité de et vers cet hôpital. Ils ont demandé que prenne fin toute stigmatisation ou manipulation de populations cherchant à cibler une communauté particulière comme justification du conflit qui oppose l’UPC et le FPRC. Ils ont noté en effet que les violences inacceptables qui ont eu lieu ces derniers jours à Bria prouvent qu’il ne s’agit en rien d’un conflit d’ordre religieux.

 

Les représentants ont été clairs que les dirigeants politiques des groupes armés seront responsables de tous les crimes commis et que leur responsabilité individuelle sera engagée. «Ils ne pourront pas se cacher derrière des manifestations de masses. Ce sont les leaders qui sont derrière ces mouvements et ce sont eux qui porteront la responsabilité des crimes, des pillages mais aussi des morts qui ont endeuillé la ville de Bria où des populations civiles ont été arbitrairement ciblées», ont-ils précisé.

 

Les Nations Unies, l’UA et la CEEAC, par l’intermédiaire de leurs représentants, ont appelé les belligérants à la discussion en adhérant au mécanisme de dialogue établi par le Gouvernement de la RCA. Ils se sont eux-mêmes engagés à maintenir le dialogue avec les belligérants afin de trouver une solution durable au conflit. Les membres de la mission diplomatique se sont engagés à travailler autour du président de la République et du Gouvernement de la RCA pour faciliter le processus inclusif de dialogue qui devrait permettre une sortie de crise durable en RCA.

 

Les diplomates en mission à Bria ont renouvelé toute leur confiance dans l’action de la Force de l’ONU et dans son impartialité face aux évènements tragiques de ces derniers jours, et ont condamné toute attaque visant le personnel civil et militaire de l’ONU ainsi que leurs installations. Ils ont exigé des dirigeants militaires concernes qu’ils remettent tout bâtiment public aux autorités légitimes de l’Etat en renforcement de l’Etat de droit à Bria et sur toute l’étendue du territoire national.

 

Les diplomates des Nations Unies, de l’UA et de la CEEAC ont également tenu à rencontrer pendant leur mission à Bria, les représentants des communautés de déplaces par le conflit a Bria. Ceux-ci ont partagé avec les diplomates des trois institutions internationales, la difficulté de leurs conditions de vie, l’insécurité qui les affecte et leur préoccupation pour l’avenir de leurs familles. Les Nations Unies et leurs partenaires, sous la coordination humanitaire de OCHA, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour venir en aide de façon immédiate aux déplacés victimes civiles de ce conflit.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 20:45
L’Italie financera la reconstruction de la République centrafricaine

 

 

 

http://adiac-congo.com/ Jeudi 24 Novembre 2016 - 17:59

 

Le gouvernement s’est joint aux donateurs pour aider le pays à se relever après les années de guerre. Il s’agit d’investir dans la stabilité de l’Afrique centrale.

 

Il y a une semaine, s’est tenue à Bruxelles la conférence des donateurs sur la République centrafricaine. Les besoins courants de ce pays au cœur de l’Afrique sont évalués à plus d’un milliard et demi d’euros pour les trois prochaines années. Des besoins qui sont immenses, à la hauteur de l’ampleur de la catastrophe subie après les trois dernières années, qui ont vu des milices pratiquement prendre le pays en otage jusqu’à la stabilisation annoncée par l’élection présidentielle de février dernier.

 

Tout est pratiquement à reconstruire : les infrastructures; la remise debout de l’armée et des forces de sécurité; le fonctionnement régulier de l’Etat et des secteurs fondamentaux comme l'agriculture, la santé et l’éducation. Un milliard et 600 millions d’euros sont nécessaires, avait estimé Mme Federica Mogherini, haut-commissaire européenne aux Affaires étrangères. L’Italie, son pays d’origine, a accueilli au vol cet appel à l’aide.

 

Dans un élan de plus grande implication au centre de l’Afrique pour aider à l’intégration des économies du Bassin du Congo, Rome a, en effet, promis d’investir 5 millions d’euros par an en 2017, 2018 et 2019 en Centrafrique. « Intervenir en Centrafrique aujourd’hui est essentiel parce que ce pays, abandonné et sans Etat depuis des décennies, peut représenter une source d’instabilité avec des voisins qui commencent eux aussi à entrer en crise et la formation des premiers flux migratoires vers le Tchad ».

 

C’est le point de vue exprimé lors de cette conférence des donateurs par Mario Giro, le vice-ministre italien pour la coopération internationale. Il a confirmé l’engagement de son pays en Afrique centrale. « L’Italie fait déjà sa part » d’engagements en augmentant l’engagement financier avec « un effort notoire pour un pays qui n’était pas prioritaire » dans la coopération italienne. Cet engagement « fait partie de la stratégie italienne de présence en Afrique, par sa coopération des entreprises et la culture », a-t-il ajouté.

 

Il entre de l’altruisme dans cette volonté, mais aussi beaucoup de réalisme. « Car si on laisse pourrir une situation de crise trop longtemps en se disant qu’elle ne nous touchera pas, on finit par se retrouver avec une patate chaude dans les mains », a dit le ministre. L’Europe est invitée à se joindre au plan Italie dit de « Migration Compact » pour contrer les flux migratoires. M. Giro a dit que son pays voulait commencer seul avec un budget total de 200 millions d’euros à investir dans les principaux pays de partance des immigrés vers les côtes italiennes.

 

Lucien Mpama

Repost 0
Centrafrique-Presse.com