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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 02:45

 

 


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Radio Ndéké Luka vendredi, 02 décembre 2011 13:53

 

« Les caisses du  DDR sont vides. Cette situation nécessite des nouvelles négociations avec les partenaires financiers de la République Centrafricaine, pour renflouer la caisse ». Telle est la substance de la déclaration faite le 1er décembre 2011 par le Président François Bozizé, lors d’une conférence d’une conférence de presse tenue au Palais de la Renaissance à Bangui.


Selon le président centrafricain, « les fonds qui ont permis de financer le début du processus de Désarmement Démobilisation et Réinsertion DDR, ont été injectés par la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) ». Et le crédit mis à la disposition de la Centrafrique pour le processus s’est épuisé à en croire le locataire du palais de la Renaissance.

 

François Bozizé a ainsi estimé qu’il est urgent,  « d’engager des nouveaux pourparlers avec les partenaires financiers de la RCA. Nous sommes en négociations avec les Nations Unies,  pour financer le DDR, dans le cadre du projet de Consolidation de la Paix », a-t-il précisé.

 

Le président a encore ajouté, au sujet de l’évolution du processus, que « le nord-ouest de la République centrafricaine a été complètement désarmé, et il ne reste plus que le centre et le nord-est ».

 

Au sujet  de l’intervention américaine en Centrafrique, pour bouter la rébellion de la LRA de Joseph Kony, François Bozizé apprécie cette décision à sa juste valeur, avant d’affirmer « qu’il ne reste plus que sa mise en œuvre,  qui relève du secret militaire ».

 

Pendant ce temps, une mission de vérification des effets de l’après processus du Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants rebelles, séjourne depuis le 30 novembre dernier dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. L’un des premiers constats révèle que les éléments démobilisés font déjà l’objet de rackets de la part des forces de l’ordre. Ce que déplore Jean-Jacques Demafouth, le chargé de réinsertion du programme DDR.

 

« Certes le calme est revenu dans la région » a déclaré à Radio Ndeke Luka Jean Jacques Demafouth, qui a conduit cette mission d’évaluation du processus de DDR. Selon lui, une chose reste inquiétante, celle « des forces de l’ordre qui demandent des formalités aux ex-combattants, avant de vaquer librement à leurs occupations ».

 

Le terme « formalité » selon Demafouth, veut dire « une corruption ». Il dénonce cette pratique et attire l’attention des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), par le biais du préfet de l’Ouham Péndé, afin de « garder une cohésion sociale entre FACA et ses ex-combattants qui se plaignent ».

 

Cette mission permet aussi d’organiser les ex-combattants, ceux qui ont accepté de regagner la vie civile, en association agro-pastorale et autres activités génératrices de revenu, pour leur réintégration dans la société.

Il faut rappeler qu’en septembre dernier, quelques semaines seulement après la démobilisation des ex-combattants de l’Ouham Péndé, les populations s’étaient inquiétées du fait que l’argent reçu par ces ex-combattants ne servait pas pour le développement comme le veut le processus. Selon un constat du correspondant de Radio Ndeke Luka à Bozoum et confirmé par quelques ex-combattants, la plupart  gaspillent l’argent reçu dans la consommation d’alcool et le vagabondage sexuel. Très peu seulement ont pour le moment investi dans le commerce, l’élevage et les travaux champêtres.

 

 

 

NDLR : Les différentes enveloppes et autres fonds octroyés par les pays amis et la communauté internationale pour le programme DDR ont été gérés dans une opacité telle par Bozizé que seuls lui et tous ceux qu’il a nommés pour les gérer en sont comptables. Il en a ainsi été des huit (8) milliards de F CFA de la CEMAC pour appuyer le DDR sur lesquels Bozizé a fait une véritable main-basse sous prétexte que cela allait susciter beaucoup de convoitise mais dont finalement seuls lui et Ndoutingai savent comment ils ont dépensé cet argent.

 

Par la suite, on sait seulement que Bozizé avait publiquement accusé depuis Paoua, Jean Jacques Demafouth et Cyriaque Gonda d’en avoir détourné une partie pour se procurer des armes afin de le renverser du pouvoir. Le problème se pose donc de savoir exactement ce qui a été fait avec toute cette manne. Il faut aussi un audit pour évaluer le programme DDR et en tirer des enseignements mais encore une fois, Bozizé n’aime pas la réalisation des audits. C’est le cas du rapport de celui qui a été produit sur la gestion de la CEI par le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui à ce jour, n’a jamais été publié par le seul refus de Bozizé.   

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 00:57

 

 

carte_centrafrique_new200.jpg

 

source : (Digitalcongo.net 01/12/2011)

Au 31 octobre dernier, la République Démocratique du Congo hébergeait quelque 700 réfugiés centrafricains, rappelle-t-on.

Cent cinquante huit réfugiés centrafricains sont arrivés la semaine dernière dans le camp de Baye, en territoire d’Ango, dans le district de Bas-Uélé, en province Orientale, fuyant les attaques de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), selon le Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR).

Le Programme alimentaire mondial (PAM) et le HCR se sont rendus en mi-novembre à Baye en vue d’analyser les besoins en sécurité alimentaire, protection et abris pour les réfugiés centrafricains habitant le camp de Kpalakpala et en familles d’accueil à Baye centre depuis plus d’une année, souligne-t-on.

Le PAM a, par ailleurs, distribué environ 13 tonnes de vivres à quelques 810 réfugiés identifiés par le HCR. Le nombre de réfugiés a augmenté de 20% par rapport à la situation au début de l’année.

Le HCR a aussi distribué des biens non alimentaires aux nouveaux réfugiés. Par ailleurs, depuis le début de cette année, les réfugiés ont bénéficié des espaces cultivables (2,5 hectares par personne de la part des autorités territoriales) des semences vivrières et maraîchères de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (FAO), des kits des biens non alimentaires du HCR et des vivres du PAM.

Plus de 300 ressortissants centrafricains arrivés à Bakundu, à l’Equateur

Plus de 300 ressortissants centrafricains fuyant une attaque armée dans le village de Danga Bakundu (République Centrafricaine), sont arrivés cette semaine dans le village de Bakundu, au Nord du territoire de Libenge, dans la province de l’Equateur, indique une note d’information du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) parvenue mercredi à l’ACP.

La source précise que ces personnes affirment avoir été dépouillées de tous leurs biens par les assaillants. Selon une mission conjointe du Haut – commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) et de Commission nationale pour les réfugiés (CNR), ce groupe, composé d’enfants et d’adultes de deux sexes, éprouve des besoins en soins médicaux en biens non alimentaires.

Le HCR évalue également la situation d’un autre groupe de centrafricains, signalé à 10 kms de Bakundu. Les autorités congolaises ont déployé des éléments de l’armée nationale à la frontière centrafricaine, souligne-t-on.

ACP CL/Yes)


01/12/2011 11:57:48
 

© Copyright Digitalcongo.net

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 16:52

 

 

 


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Bangui, 30 Nov. (ACAP) - Le Président de la République, François Bozizé, a procédé au lancement officiel par la coupure du ruban symbolique du basculement des signaux de Radio Centrafrique et de Télévision Centrafricaine sur satellite, mardi 29 novembre 2011, à Bangui.


Selon le Ministre de la Communication, Alfred Taïnga Poloko, la mise en route d’un Office de Radiodiffusion et de Télévision Centrafricaines serait une aubaine pour doter le pays d’instruments capables de générer des ressources, afin d’accompagner utilement les aspirations du peuple centrafricains au mieux-être.

 

La modernisation des médias audiovisuels publics est intervenue après que le Président de la République lui-même, le Général François Bozizé ait effectué une visite à la télévision en février 2004, une année après sa prise de pouvoir, le 15 mars 2003. Partant, il a fait des outils de communication ses priorités.

 

Il faut rappeler qu’avant toutes les innovations introduites, la télévision nationale n’émettait que 8 heures jours, de 14 heures à 22 heures. Et depuis le 1er juin 2001, cette même station, après 37 ans d’existence, peut émettre 24 heures sur 24, après que même l’un de ses studios, ait été entièrement rénové.

 

Avec le basculement des signaux sur satellite, le W3C couvrant avec quatre faisceaux une partie de l’Europe, l’Afrique et Madagascar ainsi que les Caraïbes, avec le concours de Startimes, partenaires chinois, la Télévision Centrafricaine peut atteindre désormais un public large n’importe où sur le territoire et partout dans le monde en tant qu’outil de développement, de vulgarisation de la politique du gouvernement, d’information, d’éducation et de distraction du public.

 

Si la télévision sort d’une situation alarmante, le Directeur général de cette institution, Michel Ouambéti, déplore encore l’autonomie de ses services, perpétuellement assujettis aux délestages. D’où la nécessité de doter la télévision d’un groupe électrogène.

 

A cette situation d’électricité s’ajoute celle la toiture qui suinte gravement dès qu’il pleut. Une subvention sur le budget de l’Etat d’un montant de 100 millions de francs CFA a été allouée pour cette fin.

Michel Ouambéti a également plaidé pour des ressources humaines compétentes, devant s’employer à assurer la maintenance des équipements nouveaux et surtout la production des émissions afin de garnir les programmes.

 

Le basculement des signaux de Radio Centrafrique et de Télévision Centrafricaine (TVCA) sur satellite interviennent après 53 ans pour la station de radiodiffusion nationale, ayant émis ses programmes pour la première fois le 8 décembre 1958, et 37 ans pour la station nationale de télévision, dont les premières émissions ont été lancées le 22 février 1974.

 

 

 

NDLR : Cela vaut-il la peine de mettre sur satellite les programmes insipides d’une radio télévision d’Etat qui ne couvre même pas l’étendue du territoire national et juste destinés à faire la propagande d’un régime prédateur en fin de règne qui se débat dans d’inextricables problèmes ? Quand le toit de l’immeuble de la télévision nationale coule et que celle-ci n’est pas à l’abri des délestages, on commence d’abord par résoudre ces questions avant d’envisager le basculement sur satellite au lieu de mettre la charrue avant les bœufs.

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 16:29

 

 

 


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Radio Ndéké Luka jeudi, 01 décembre 2011 13:21

 

La fête du 1er Décembre qui marque cette année le 53ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine est célébrée ce jour sur l’ensemble du territoire national. La grande manifestation demeure le grand défilé militaire et civil qui a duré près de 2 heures et 30 minutes sur l’Avenue des Martyrs à Bangui, en présence du couple présidentiel François et Monique Bozizé, des membres du gouvernement, des représentants des différents corps constitués et des membres du corps diplomatique accrédité en Centrafrique.


Un public nombreux a suivi ce grand défilé, malgré la chaleur qui s’est abattu sur la capitale centrafricaine. 34°C à l’ombre, vers 10heures TU (11à Bangui). Malgré également l’appel au boycott lancé par l’opposition.


Certains ont préféré suivre en direct la retransmission en direct de l’événement sur l’antenne de la télévision nationale. D’autres étaient collés à leur poste transistor pour suivre le déroulement de l’évènement sur les radios, soit sur Radio Ndeke Luka, soit sur la Radio Nationale, les deux principales stations qui ont assuré une retransmission en direct.

 

Dans les provinces, les correspondants de Radio Ndeke Luka à Bouar (Ouest), Obo (est), Bossangoa (Nord), Mbaïki (sud) et Bambari (centre), ont confirmé l’effectivité de cette fête avec des défilés ayant regroupé, là encore, des milliers de personnes. A Berbérati, la célébration a été renvoyée à une date non encore fixée.  Le député et ministre résident de cette préfecture, Sylvain Ndoutingaye, par ailleurs ministre des Finances,  a souhaité décaler les festivités, afin de les présider lui-même. Le correspondant de Radio Ndeke Luka qui donne l’information précise que le ministre veut ainsi remercier les populations qui l’ont élu lors des élections législatives de janvier 2011.

 

Mercredi dans la soirée et en prélude à cette fête, le Chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, s’était adressé dans un discours radiotélévisé à la Nation. Il a lancé un appel la reconstruction du pays.


François Bozizé a tenu à faire comprendre en français aux Centrafricains que la construction d’une nation repose sur plusieurs valeurs, car « l’édification d’une nation est un travail de longue haleine, et elle exige engagement, responsabilité, sacrifice certes, mais également et surtout, union des forces autour d’un objectif suprême : La préservation de la patrie ».

 

Le président centrafricain a exhorté « ceux qui ont choisi le métier des armes à respecter leurs engagements pour la sécurité du pays ». Il a souligné que « la sécurité, la préservation de l’identité territoriale centrafricaine est l’affaire de chaque centrafricain, même si le gouvernement a le privilège de l’action ».

 

Dans la version en sango (langue nationale de la RCA) de son message radio télévisé François Bozizé a affirmé qu’il fera tout pour barrer la route au « voleur de bétails, menteur et escroc de Baba Ladé qui vient dicter sa loi en Centrafrique ».

 

Il a également pris l’engagement que le gouvernement va tout mettre en œuvre pour éradiquer les maux qui gangrènent la bonne marche du pays, souhaitant que les jeunes et les femmes puissent avoir leur place dans le développement de la République Centrafricaine.

 

 

 

NDLR : Si Bozizé n’a rien à dire il ferait mieux de se taire car ses promesses au sujet de Baba Ladé sont indécentes car tout le monde sait qu’il est incapable, le comble pour un soi-disant général d’armée, de « barrer la route au « voleur de bétails, menteur et escroc de Baba Ladé qui vient dicter sa loi en Centrafrique » comme il le dit dans son allocution en sango.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 03:11

 

 

 

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PARIS AFP / 30 novembre 2011 22h09 - Des chercheurs américains, en utilisant une stratégie analogue à la thérapie génique, ont réussi à protéger des souris contre le virus du sida, avec une seule injection, selon des travaux publiés mercredi dans la revue scientifique britannique Nature.

Cette stratégie a permis d'induire une production permanente d'anticorps neutralisants anti-VIH chez des rongeurs génétiquement modifiés, après une seule injection dans le muscle de la patte des animaux.


La technique repose sur l'utilisation d'un vecteur, en l'occurrence un virus inoffensif (un virus associé à l'adénovirus ou AAV), qui transporte les gènes chargés de programmer la fabrication, directement dans le muscle, des anticorps protecteurs, qui ensuite diffusent dans l'organisme.

Etant donné le niveau de protection obtenu, avec ce procédé surnommé VIP (pour vectored immunoprophylaxis), l'équipe de biologistes de Caltech (Institut de technologie, Californie) dirigée par le prix Nobel David Baltimore, espère pouvoir transposer cette approche chez l'humain.

Cette immunoprophylaxie VIP a un effet similaire à celui d'un vaccin mais sans faire travailler le système immunitaire, explique Alejandro Balazs, auteur principal de l'étude dans un communiqué de presse de Caltech.


Schématiquement un vaccin comprend un antigène, une bactérie tuée ou un élément reconnaissable d'un virus, et après injection dans le corps, le système immunitaire apprend à fabriquer des anticorps pour le combattre. Mais cette approche classique n'a jusque-là pas permis de mettre au point un vaccin efficace contre le virus du sida.

 

L'équipe projette de tester cette méthode dans des essais cliniques limités, d'abord pour vérifier s'il est possible d'obtenir une production suffisante d'anticorps au niveau du muscle humain.

Comme nous savons déjà que les anticorps (utilisés dans l'expérience, ndlr) marchent, mon avis est que si nous pouvons induire la production de suffisamment d'anticorps chez des gens, les chances que la méthode VIP réussisse sont réellement assez élevées, avance Balazs.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:47

 

 

 

 

Bozize--Deby.jpg

 

Bangui, 30 novembre (C.A.P) – Régulièrement accusé par Bozizé d’être responsable de la détérioration des relations entre Bangui et N’djaména, l’ambassadeur du Tchad à Bangui M. Abdourahim Yakoub Ndiaye a fini par être rappelé dans son pays par le président tchadien qui a accédé aux requêtes plusieurs fois réitérées de son vassal centrafricain.


Lors de la visite éclair de travail effectuée par Bozizé dans la capitale tchadienne le 18 juillet dernier à la tête d’une importante délégation de ses sécurocrates suite aux des graves incidents qui avaient enflammé le quartier Km 5 en juin dernier et où on a déploré la mort de plusieurs citoyens tchadiens et l’incendie de plusieurs mosquées à Bangui, le président centrafricain avait encore renouvelé en insistant auprès de Déby, selon nos informations, son ardent souhait du départ de Bangui de l’ambassadeur du Tchad.


Toujours selon nos informations, le diplomate tchadien a définitivement quitté Bangui contraint et forcé avec un sentiment de grande amère et fâché.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:36

 

 

 

véhicule calciné du Dr Paanzé d'Obo

 

véhicule calciné du médecin chef de l'Hôpital d'Obo et son chauffeur

sauvagement abattus par la LRA

 


Benoît Lallau, Economiste à l'Université Lille-I et

Perrine Laissus, Program Development Manager, pour l'ONG Acted en RCA

 

Alternatives Internationales n° 053 - décembre 2011


Pillages, viols, enrôlement forcé des enfants… Le mouvement de guérilla ougandais terrorise les populations dans le sud-est du pays. Des ONG organisent l'aide aux déplacés.


Il est, en Afrique centrale, un conflit qui n'a que peu d'écho. La Lord's Resistance Army (LRA), dirigée par le rebelle ougandais Joseph Kony, sévit depuis plusieurs années hors de ses frontières originelles (lire encadré page 17). Après le nord-est de la République démocratique du Congo et le Sud-Soudan, c'est désormais le sud-est centrafricain qui est déstabilisé par ses incursions et ses nombreuses exactions. Celles-ci ont débuté en février 2008. Jusqu’alors, les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou, de par leur enclavement, avaient été préservées de l’instabilité politico-militaire propre à la Centrafrique, qui avait affecté tout le nord et l’ouest du pays durant la décennie 2000 : rébellions s’opposant au pouvoir de Bangui, contre-offensives des forces gouvernementales, brigandages incontrôlés de diverses origines…Située loin des principaux axes de communication, la région était alors surtout connue de la communauté internationale pour ses camps de réfugiés soudanais ayant fui la guerre civile dans ce pays (1983-2005).


Cette « paisible marginalité » a disparu avec l’entrée en territoire centrafricain de la LRA, les « Tongo-Tongo » comme on dit ici. L’arrivée et l’installation durable dans  le pays de près de 6000 Congolais fuyant leurs provinces des Uélés (RDC) et l’extrême violence de la rébellion d’origine ougandaise, en avait été le signe avant-coureur. Désormais, le scénario usuel de prédation de la LRA est aussi à l’œuvre en Centrafrique, ajoutant aux réfugiés congolais quelque 18 000 « déplacé  internes ».


Ils sont partis avec nos enfants

 

Ce scénario est assez simple : des groupes mobiles plus ou moins bien armées (mais toujours mieux que les villageois), ayant peu de mal à se cacher dans ce désert vert  (aussi riche en ressources naturelles que sous-peuplé), attaquent des villages, voire des petits centres urbains et leurs marchés, au gré de leurs besoins, pillant, rançonnant, violant, tuant ceux qui résistent, enlevant adultes et enfants : les adultes pour porter ce qui a été razzié, les jeunes garçons pour en faire des enfants soldats, les fillettes et jeunes filles à des fins d’esclavage domestique sexuel. Julie, une femme rencontrée à Mboki en août 2011, raconte : « Les Tongo-Tongo sont venus, ils avaient des armes. Ils ont pris ma sœur et son fils, et ils ont cassé la porte de la maison. Ils ont dit que j’étais trop vieille, m’ont poussé dans un coin et m’ont donné un coup dans le dos. Après, ils ont attaché les adultes ensemble et ils ont mis le feu aux maisons. Ils sont partis avec nos enfants, nos outils, nos graines.»


Ce scénario s’est reproduit maintes fois depuis 2008 d’après l’OCHA (l’Organisme des Nations unies en charge des questions humanitaires) et le HCR (l’agence de l’ONU en charge de la protection des déplacés et réfugiés), qui en tiennent une comptabilité régulière. (1)

Avec à chaque fois, les mêmes conséquences : morts violents, enlèvements, pertes des quelques biens possédés, vols des récoltes. Et la peur.


Cette peur qui pousse les villageois à se déplacer s’ils parvenaient à anticiper l’arrivée des Tongo-Tongo. Cette peur aussi, qui a incité la plupart des familles, victimes directes ou non, à fuir leurs villages pour se réfugier dans les centres urbains, où elles espèrent trouver une relative sécurité, grâce aux forces armées centrafricaines (Faca) et aux militaires ougandais désormais en opération dans la région. Cette peur, enfin, qui empêché de se rendre aux champs et ainsi de produire de quoi se nourrir. Même lorsque les exactions se raréfient, la peur demeure.


Tensions communautaires

 

Déplacements internes de populations, installation durable des Congolais (car « rien ne nous attend plus là-bas », expliquent-ils), concentration des populations dans les campements en ville, abandon progressif du travail agricole, effondrement des échanges, flambée des prix et risque de pénurie alimentaire liés : autant d’éléments qui ont justifié l’intervention de différentes organisations humanitaires (ONG et agences onusiennes), dont la tâche s’avère des plus complexes.

 

La première des difficultés est l’accès aux populations. L’insécurité conduit les humanitaires à concentrer leurs activités dans les centres urbains situés sur l’axe principal, Obo, Mboki, Zémio et Rafaï. Mais les convois humanitaires deviennent une proie tentante pour des bandes armées, non liées à la LRA et sans finalité politique, mais profitant du désordre ambiant. On trouve ici la problématique, bien connue des humanitaires, du « cycle du conflit » et de la nécessité de ne pas l’entretenir par son intervention. Le cycle du conflit, c’est l’insécurité. Ici, ce sont donc d’abord ces bandes armées que rejoignent de jeunes hommes ayant tout perdu ou sans perspective d’avenir. Ce sont aussi les tensions communautaires qui s’exacerbent dans les centres où se concentrent les populations : autochtones, déplacés de l’intérieur, réfugiés congolais et éleveurs peuhls (centrafricains ou soudanais, souvent sédentarisés).


Et ce, surtout autour de l’accès aux terres cultivables et de la sécurisation des centres urbains. Les Peuhls sont ainsi souvent perçus comme des complices des Tongo-Tongo, car ces derniers exploitent les couloirs de transhumance pour s’approcher des zones d’habitation. Ce sont aussi les tensions entre civils et militaires (ougandais surtout), causées par les exactions ou trafics auxquels ces derniers se livrent parfois – ou sont accusés de se livrer. Causées aussi par la prostitution de survie de nombreuses femmes.

 

 Minimiser les palabres


Ne pas entretenir ce cycle du conflit, pour les organisations humanitaires, cela signifie d’abord organiser les distributions d’aide alimentaire et en matériels de manière à minimiser les sentiments et les palabres. Ces organisations ont la difficile tâche d’assurer seules, la couverture des besoins vitaux pour des populations variées, aux statuts juridiques différents et aux besoins changeants. Au-delà de la stricte urgence et lorsque l’on envisage le relèvement des populations (c’est-à-dire la réhabilitation des capacités locales de production), cela implique aussi, dans un contexte d’insécurité et de concentration humaine, de ne pas procéder à des distributions de biens trop « voyants » : une pioche et des semences attirent moins la convoitise des pillards qu’un sac de riz. Il s’agit aussi de développer des activités de proximité. Plusieurs ONG mettent ainsi en place des activités d’appui au maraîchage, via des formations, des distributions de semences et de petit outillage. La proximité est alors géographique (on ne s’éloigne pas en brousse) et économique (on privilégie des cultures  à cycles courts).


Cela signifie aussi développer un appui psychologique aux victimes des Tongo-Tongo, en particulier aux anciennes filles esclaves, telle Clarence, rencontrée à Bangassou en août 2011 : « Ils m’ont enlevée, on dormait sur des brindilles recouvertes d’une bâche, pour empêcher qu’un de nous s’en aille. On devait s’occuper de la nourriture, du ménage, des hommes. Ils nous ont montés les uns contre les autres, mais je me suis quand même fait une amie. On s’est enfuies pendant un gros orage, et on a été sauvées. Mais il y a encore des petits enfants là-bas. Moi ça va, je suis grande, mais pour les petits il faut faire quelque chose.» Clarence n’a pourtant que 10 ans. Ne pas entretenir le cycle du conflit, cela implique enfin d’éviter le piège de l’assistanat, et donc exige une étroite coordination entre organisation humanitaire pour préparer le « post urgence ». Comment, en effet, appuyer le maraîchage, la multiplication locale des semences, l’intensification organique des pratiques agricoles, tant que subsiste pour les populations l’assurance de recevoir gratuitement leur ration de nourriture, dispensée par d’autres humanitaires plus « généreux », c’est-à-dire  restés au stade  de l’urgence.


Cultiver la moindre parcelle

 

Cela revient aussi à reconnaître, sans les mythifier, les capacités locales d’adaptation à une situation de crise. La comparaison entre Zémio et Djéma est ici édifiante. La première ville concentre de nombreuses organisations humanitaires, créant des effets d’engorgement dont la manifestation principale, outre l’inflation, est le primat de stratégies individuelles de survie fondées sur la captation de l’aide, alors même que les exactions de la LRA se sont espacées depuis le début de 2011. Dans la seconde, peu investie par l’aide parce d’enclavée, les populations ont entrepris, seules, de mettre en valeur la moindre parcelle cultivable dans un rayon de trois kilomètres : « Depuis que les Tongo-Tongo ont fait des razzias dans la ville, on est coupés du monde. On doit vivre avec ce qu’on a », nous dit ainsi Baala, rencontré en juillet 2011. Un tel constat ne doit pas conduire à une remise en cause globale de l’action humanitaire. Il met en évidence la nécessité du ciblage le plus fin et le mieux coordonné possible des bénéficiaires et des types d’aide, en relation avec certains effet de seuil : la distribution de rations alimentaires peut tantôt être impérative pour la survie des populations, tantôt empêcher le relèvement des capacités locales.


Les organisations humanitaires ont ainsi à penser conjointement urgence et développement, alors que plane en permanence la menace d’un regain d’exactions des Tongo-Tongo. Une menace que pour l’heure les troupes ougandaises ne parviennent pas à éliminer totalement, en attendant l’arrivée annoncée de « conseillers militaires » américains.

 


L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

 

Joseph Kony et ses lieutenants

La Lord’s Resistance Army (Armée de résistance du Seigneur) est un mouvement rebelle ougandais, dirigé depuis 1987 par Joseph Kony. Tirant profit de la frustration des populations septentrionales face à un règne dominé par des hommes du Sud, visant à renverser le pouvoir ougandais et à instaurer un régime fondé sur les dix commandements bibliques, il sévit durant une vingtaine d’années dans le Nord du pays, commettant de nombreuses exactions vis-à-vis des civils, systématisant le recrutement forcé d’enfants soldats – qui constituent la majorité de ses effectifs. Repoussé par les forces armées ougandaises hors des frontières, il déstabilise depuis la fin de 2005 le nord-est de la République démocratique du Congo, poussant de nombreux Congolais à se réfugier en RCA, mais on trouve aussi de longue date certains de ses groupes au Soudan (le mouvement a été soutenu par le régime de Khartoum).

Depuis la fin de 2008, une coalition militaire menée par les Ougandais et les Congolais, a porté de rudes coups au mouvement (éliminant plusieurs de ses chefs), et intervient aussi sur le sol centrafricain, en coordination avec les forces armées de la RCA. Le 14 octobre dernier, Barack Obama a annoncé l’envoi d’une centaine de conseillers militaires en Ouganda afin d’aider cette coalition à venir à bout de la LRA et capturer Kony. Composé de quelques centaines de combattants, la rébellion conserve une puissance suffisante pour déstabiliser l’ensemble de l’est centrafricain, échapper à la coalition qui elle aussi a traversé le fleuve Mbomou, et maintenir un conflit larvé dans le nord-est congolais. Le mouvement semble en outre toujours bien structuré et coordonné par Joseph Kony. Il n’a pourtant plus de réelle finalité politique, n’étant plus en mesure de renverser quelque pouvoir, et les exactions auxquelles il se livre en RCA constituent d’abord des opérations de survie de petits groupes qui s’approvisionnent en vivres et en enfants, soldats et esclaves.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:31

 

 

 

fric en CFA


Quatre mois après son coup de gueule sur la gestion des finances publiques, le FMI est revenu en mission à Bangui. Et pas pour signer un chèque en blanc !

 

En visite en Centrafrique du 3 au 16 novembre, sous la houlette de Norbert Toé, le Fonds monétaire international (FMI) a noté quelques « mesures correctives » dans la gestion des finances publiques suite à la sévère mise en garde qu’il avait adressée, en juillet, lors d’une précédente mission. L’une de ces mesures réside dans le limogeage, le 8 octobre, du directeur du Trésor, le général Guillaume Lapo. Mais cette gestion des finances publiques « demeure difficile », a expliqué le FMI. L’exécution budgétaire de 2010 est là pour le prouver. Selon des documents internes à la Direction générale du Trésor centrafricain (DGT), 1,52 milliard F CFA (2,2 millions euros) ont été décaissés au cours du seul mois de février pour des opérations aussi coûteuses que surprenantes.

 

Ainsi, plus de 10 millions (15 000 euros) ont été consacrés à la réparation des toilettes de Guillaume Lapo, encore en poste à cette date. 85 millions ont été décaissés pour une « Caravane de la francophonie » et 12,45 millions pour les « frais de carburant » de la directrice de la Gendarmerie nationale, Prisca Passet. Toujours en février, 150 millions (228 000 euros) ont été consacrés à l’achat d’un véhicule pour le compte du même Guillaume Lapo.

 

En mars, la DGT a réalisé pour plus de 2,6 milliards F CFA de transferts allant de « primes globales d’alimentation à des « frais médicaux », en passant par la réparation de l’hélicoptère présidentiel (30 000 euros) ou des primes dites « TEL » (travail extra légal), c’est-à-dire des heures supplémentaires confortablement rémunérées. A côté de ces dépenses, les 10 millions F CFA de l »opération de sécurisation de Bangui », lancée début 2010, font quelque peu maigrichons.


La tendance se poursuit les mois suivants. En avril, plus de 50 millions ont été consacrés à une mission présidentielle à Malabo ; 11 millions aux « règlements » des chefs de village (on était alors en pleine campagne pour la présidentielle…) et 140 millions mis à la disposition de Jean Francis Bozizé, le fils du chef de l’Etat François Bozizé.


En juin et juillet 2010, 93 millions F CFA ont été utilisés en frais de mission à l’occasion du cinquantenaire de la RDC ; 10 millions pour la clôture du ministère des finances, dont le maître d’œuvre, la société Polygone, appartient à…Guillaume Lapo ! A ces sommes, s’ajoutent 117 millions F CFA (179 000 euros) de frais de mission de la présidence, sans oublier 4 millions F CFA pour les « frais domestiques » de la première dame, Monique Bozizé. 30 millions F CFA ont, par ailleurs, été déboursés lors d’une rencontre entre le premier ministre Faustin Archange Touadéra et le président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet.

 

Lettre du Continent n° 624 du 1er décembre 2011

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:27

 

 

 

 

 

meeting du 27 dirigeants hébétés

 

Contrairement à l’information dont a fait été une dépêche de Radio Ndéké Luka du 29 novembre selon laquelle le FARE-2011 se serait retiré travaux du Comité de concertation sur la révision du code électoral, celui-ci nous fait savoir qu’il continue bel et bien à prendre part jusqu’ici au déroulement desdits travaux et qu’il compte bien également participer aux travaux du second atelier qui auront lieu en janvier prochain.

 

D’importantes et utiles discussions ont lieu qui doivent faire l’objet d’un rapport général qui sera adopté en plénière. En revanche, c’est le KNK qui a fui les travaux. Tous les participants expriment leurs souhaits par rapport à la structure qui doit dorénavant organiser et superviser les élections en Centrafrique afin qu’elles soient réellement crédibles.

 

Rédaction C.A.P

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:24

 

 

 


Bangui PK 0


Radio Ndéké Luka mercredi, 30 Novembre 2011 14:39


Bangui en habits de fêtes ! C’est le spectacle qui est donné de voir en cette veille de la commémoration de la proclamation de République centrafricaine, il y a 53 ans. Le centre-ville est propre comme un sou neuf. Sur les principales artères de la capitale centrafricaine, on rencontre encore les ouvriers du service de l’entretien routier qui s’affairent à combler les nids de poule. Dans tous les quartiers, des banderoles et des drapeaux aux couleurs nationales sont déployés et flottent au vent. Les troncs de manguiers ont été badigeonnés. Il en va de même des bâtiments inachevés et inhabités de la ville. Bangui est déjà en fête !


Propreté en ville, propreté dans les quartiers. Fierté de tous, petits et grands, hommes et femmes. Même dans la pauvreté et les difficultés de toutes sortes, le sentiment national demeure encore fort.


Jeudi 1er décembre, ce sera le grand et traditionnel défilé civil et militaire sur l’Avenue des Martyrs. Suivront de nombreuses autres manifestations, telles que la finale nationale de la Coupe de Football, les régates sur le fleuve Oubangui.


Ce mercredi, le chef de l’Etat adressera un message à la Nation entière. Auparavant des centaines de fonctionnaires, cadres et agents de l’Etat centrafricain et du secteur privé, auront été décorés dans les différentes distinctions honorifiques par le Premier Ministre Faustin Archange Touadéra, entouré des membres du gouvernement sur l’Avenue des Martyrs à Bangui.


La fête sera sans doute belle puisque les salaires ont déjà été payés. Une mesure prise par le gouvernement pour permettre aux fonctionnaires de s’y associer pleinement.


Il faut juste rappeler que l’opposition pour sa part, a appelé au boycott des festivités. Elle a invité ses militants à s’abstenir et à rester dans les maisons, parce que les autorités actuelles n’ont aucune légitimité pour organiser la commémorer la proclamation de l’Indépendance.

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