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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:30
Lu pour vous : Des diamants de conflit de la RCA pénètrent les marchés internationaux via le Cameroun

 

 

 

http://pacweb.org/ Ottawa, Canada — le 2 décembre 2016

 

Le Processus de Kimberley doit réagir à la suite de la parution d'un nouveau rapport révélant que des lacunes dans les procédures de traçabilité du Cameroun créent des possibilités de contrebande et de corruption

 

Partenariat Afrique Canada affirme, dans un rapport publié aujourd'hui, que le Cameroun permet à des diamants de conflit provenant de la République centrafricaine de franchir ses frontières et de pénétrer la chaîne d'approvisionnement légale en raison de ses faibles contrôles, de la contrebande et de la corruption.

 

Le rapport, intitulé Du conflit à l'illégalité : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun, examine l'incapacité du Cameroun à mettre en œuvre le Processus de Kimberley — le système international de certification des diamants destiné à mettre un frein au commerce des diamants de conflit. Le rapport paraît à la veille de la visite d'examen au Cameroun du Processus de Kimberley, qui doit évaluer la mise en œuvre, par le pays, de contrôles internes régissant la production et le commerce des diamants.

 

Les exportations de diamants depuis la République centrafricaine ont été frappées d'un embargo international après qu'un coup d'État eut déclenché une guerre civile en 2013. Plus tôt cette année, le Processus de Kimberley a levé partiellement l'embargo dans des zones qu'il jugeait conformes et libres de conflit. Pourtant, Partenariat Afrique Canada a constaté que le commerce illicite des diamants de conflit se poursuit encore aujourd'hui.

 

« Bien que le tollé international soulevé par le financement de la guerre au moyen des "diamants du sang" en République centrafricaine ait entraîné l'adoption de mesures pour arrêter le commerce, on n'a pas porté la même attention aux voisins de la RCA. Notre examen montre la réalité sur le terrain et la façon dont les diamants de conflit provenant de la RCA ont conservé des points d'entrée sur les marchés internationaux par l'entremise du Cameroun », a dit Joanne Lebert, directrice générale de Partenariat Afrique Canada.

 

En entrevue, des mineurs, des négociants et des exportateurs ont décrit en détail la contrebande des diamants de la République centrafricaine qui traversent la frontière de 900 km que ce pays partage avec le Cameroun; la corruption parmi les fonctionnaires chargés de vérifier l'origine des diamants; et les importantes expéditions de diamants de conflit sous embargo qui passent par les carrefours de transit du Cameroun sans être déclarées.

 

Le rapport suit des négociants camerounais qui achètent des diamants de l'autre côté de la rivière – en République centrafricaine – pour les apporter ensuite aux bureaux d'achat de la région orientale du Cameroun. Les diamants sont « auto-déclarés » comme provenant du Cameroun, et des certificats du Processus de Kimberley sont émis, attestant leur statut de diamants libres de conflit, ce qui permet leur exportation vers les marchés internationaux.

 

« Au moment de visiter le Cameroun, le Processus de Kimberley doit agir sans délai et montrer aux sociétés, aux détaillants — et par-dessus tout aux consommateurs — qu'il est capable de mettre un terme au flux de diamants de conflit », a dit Offah Obale, chercheur chez Partenariat Afrique Canada et auteur du rapport.

 

Partenariat Afrique Canada appelle le Processus de Kimberley à imposer des mesures spéciales au Cameroun, exigeant un resserrement des contrôles internes dans un délai de trois mois, période durant laquelle aucun diamant ne quitterait le Cameroun sans une surveillance par des experts externes.

 

Le rapport demande aussi qu'on adopte une approche régionale pour s'attaquer au commerce illicite des diamants de conflit de la RCA, en y intégrant d'autres voisins tels que la République démocratique du Congo et l'Angola afin de mettre en œuvre une stratégie harmonisée.

 

Personne-ressource pour les médias :

 


Zuzia Danielski


Directrice des communications, Partenariat Afrique Canada


+1-613-237-6768, poste 10 / +1-613-263-0661
zdanielski@pacweb.org

 

 

Partenariat Afrique Canada (PAC) est un chef de file mondial en matière d'élaboration d'approches novatrices pour renforcer la gouvernance des ressources naturelles dans les zones de conflit ou à haut risque. Depuis 30 ans, PAC collabore avec ses partenaires pour favoriser le dialogue sur les politiques et le renforcement des capacités — notamment par l'entremise de la création du Processus de Kimberley, qui a valu à PAC une nomination pour le prix Nobel de la paix en 2003.

 

 

DU CONFLIT À L’ILLÉGALITÉ : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun

 

SOMMAIRE EXÉCUTIF

 

La République centrafricaine (RCA) est la seule source de diamants de conflit, tels que traditionnellement définis, dans le monde aujourd’hui. Depuis mai 2013, les exportations de ses diamants sont sous un embargo international décrété à la fois par les Nations Unies et par le Processus de Kimberley (PK), l’initiative qui réglemente la production et le commerce des diamants bruts.

 

La RCA a été suspendue du PK à la suite d’un coup d’État, en mars 2013, qui a déclenché des troubles civils généralisés dans le pays. Le coup était le résultat inévitable des années d’instabilité politique qu’avait entretenue une coalition de groupes rebelles, connue sous le nom de Séléka, qui attaquait le gouvernement et saisissait progressivement des territoires saisis, y compris Bria, une ville stratégique en matière d’exploitation minière de diamants1. Le 24 mars 2013, Séléka capturait la capitale, Bangui, et renversait le gouvernement, amorçant un virulent conflit interne qui couve encore aujourd’hui.

 

La guerre civile et le changement de régime ont forcé les Nations Unies et la communauté internationale à imposer des sanctions économiques à la RCA. Non seulement toutes les exportations de diamants ont-elles été interdites, mais le PK a fortement recommandé aux pays faisant le commerce des diamants d’exercer une vigilance accrue et de s’assurer que les diamants produits en RC soient saisis et interdits de circulation dans le commerce légitime2.

 

Bien que l’embargo sur les exportations de la RCA ait été partiellement levé en 2016 pour les régions jugées conformes au PK, cela n’a pas interrompu le flux de diamants de conflit de la RCA vers les marchés internationaux — alors qu’ils étaient sous un embargo total — ou qu’ils provenaient de régions où ce commerce est encore interdit aujourd’hui.

 

Ce rapport examine la contrebande des diamants de la République centrafricaine vers le Cameroun. En outre, il met l’accent sur l’impact qu’a ce commerce illicite sur les contrôles internes du Cameroun, de même que sur l’intégrité générale de la chaîne d’approvisionnement des diamants. Le rapport décrit les méthodes utilisées et les principaux acteurs impliqués dans ce commerce illicite. Il conclut que le PK et les pays de première ligne comme le Cameroun doivent en faire davantage pour que cesse le commerce illicite des diamants de conflit de la RCA; ils doivent se soutenir l’un l’autre et prendre des mesures.

 

PRINCIPALES CONSTATATIONS

 

Le Cameroun comme carrefour de transit Le rapport présente plusieurs constatations clés. La première est que le Cameroun est sans aucun doute le principal pays de transit du commerce illicite des diamants de conflit de la République centrafricaine vers le marché légitime des diamants. En tant que l’un des plus récents membres du PK, le Cameroun n’a pas la capacité de faire respecter les normes minimales du PK ou d’éliminer avec autorité la présence des diamants de conflit de son territoire. Le fait que le Cameroun a une faible capacité d’application de la loi exacerbe cette situation. Le Cameroun n’a pas encore mis en œuvre des mesures de vigilance améliorer malgré le fait qu’il soit en première ligne du commerce illicite en provenance de la RCA. Partenariat Afrique Canada a aussi découvert que le commerce de contrebande est encouragé et soutenu par des fonctionnaires camerounais chargés de la mise en œuvre du Processus de Kimberley.

 

La contrebande et les faux certificats

 

Le présent rapport identifie aussi deux types de commerce illicite des diamants. Dans le premier cas, les diamants de conflit de la RCA entrent illégalement sur le marché mondial par l’entremise du Cameroun, après avoir reçu des certificats du Processus de Kimberley valides, émis par des autorités compétentes du gouvernement camerounais. Dans ce cas, les diamants de conflit sont exportés « légalement », comme si la marchandise provenait du Cameroun. La corruption intervient effectivement ici, et l’absence de mesures de diligence raisonnable neutralise la capacité du gouvernement d’offrir une quelconque assurance quant à la provenance de ses diamants ou une quelconque protection contre les diamants de contrebande.

 

La deuxième forme de contrebande nuit beaucoup plus à l’efficacité du Processus de Kimberley et implique de nombreux autres participants du PK. Dans ce cas, le Cameroun ne sert que de point de transit aux flux à grande échelle d’expéditions de diamants entièrement non déclarées et non certifiées de la RCA. La taxe à l’exportation exagérément élevée de 24,5 % du Cameroun — un taux huit fois plus élevé que celui de la plupart des autres gouvernements africains — est le principal moteur de ce commerce. Les contrebandiers utilisent le Cameroun simplement comme une entrée vers d’autres pays où ils peuvent blanchir les diamants à un taux de taxation plus avantageux. Cela explique dans une large mesure pourquoi la « production » à valeur ajoutée n’apparaît pas dans les statistiques officielles sur le commerce. D’autres pays africains, surtout la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire, semblent agir comme points de sortie possibles pour ces diamants de la RAC sous embargo.

 

Des deux pays, c’est la production de la RCA qui éclipse celle du Cameroun. En 2012, selon les plus récentes statistiques officielles sur la production enregistrée, la RCA avait produit 365 917 carats3. À l’époque, il s’agissait du 10e plus grand producteur de diamants selon la valeur4. Inversement, la production totale officielle du Cameroun entre 2013 et 2016 s’élevait en moyenne à 3 000 carats par année5. Bien que l’embargo sur les diamants de la RCA n’ait engendré aucune augmentation perceptible de la production ou des exportations du Cameroun, un faux certificat du Processus de Kimberley en provenance du Cameroun atteste

 

Du conflit à l’illégalité : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun Partenariat Afrique Canada 3 de l’étendue du commerce illicite. Intercepté au cours de la première moitié de 2016 et signalé au PK, le certificat falsifié était destiné à blanchir 4 523 carats6 — une quantité de beaucoup supérieure à la production annuelle entière du pays.

 

L’impunité pour les contrebandiers

 

Le rapport constate en outre que des personnes identifiées par le Groupe d’experts des Nations Unies pour leur implication dans le commerce des diamants de conflit en Afrique centrale continuent d’acheter et d’exporter des diamants en toute impunité. Une de ces personnes est Patrick Ayandho, qui gère le plus grand bureau d’achat de diamants à Kentzou, dans la région orientale du Cameroun. Cela témoigne du manque actuel de volonté politique de combattre la contrebande au Cameroun.

 

Données inexactes

 

Le rapport constate aussi que les statistiques sur la production recueillies par les représentants camerounais du PK sont inexactes et ne respectent pas les exigences minimales du Processus de Kimberley. En raison de la nature informelle du secteur du diamant, les chiffres relatifs à la production au Cameroun sont plutôt des chiffres relatifs aux achats. Ces chiffres représentent la situation géographique du bureau d’achat de diamants où les diamants bruts ont d’abord été achetés pour l’exportation, rejoignant ainsi l’économie officielle, et ont été inscrits dans les registres du Secrétariat national permanent du Processus de Kimberley. Au lieu de retracer le lieu d’extraction des diamants, les représentants du PK retracent plutôt le lieu où ils ont été achetés. Il s’agit d’une faille dans la traçabilité, puisque ces renseignements devraient faire partie de la documentation au niveau du site minier.

 

Le Cameroun recueille des statistiques sur les exportations légales de diamants au lieu de recueillir les véritables chiffres relatifs à la production. Ces chiffres sur les exportations légales sont les seuls qui puissent faire office de chiffres relatifs à la production de diamants. Toutefois, comme le montrera ce rapport, les exportations légales ne représentent qu’une fraction de l’ensemble de la production et du commerce des diamants dans le pays.

 

Les réfugiés et le commerce illicite

 

Le rapport constate aussi que les réfugiés de l’Afrique centrale qui arrivent dans la région orientale du Cameroun agissent comme intermédiaires pour le flux de diamants de conflit qui traversent la frontière illégalement. Le Cameroun est le plus grand pays d’accueil de réfugiés en provenance de la RCA; plus de 252 000 réfugiés résidaient dans les régions orientales et dans l’État d’Adamawa à la fin de 20157. Un grand nombre de ces réfugiés travaillent soit comme mineurs artisans au Cameroun, soit comme bailleurs de fonds pour l’exploitation minière artisanale en RCA. Le présent rapport ne cherche pas à stigmatiser les réfugiés qui jouent ce rôle, mais plutôt à encourager le gouvernement du Cameroun et le PK à tenir compte de ces faits lorsqu’ils élaborent des solutions sur le plan des politiques.

 

Manque d’officialisation

 

Enfin, le rapport fait ressortir le croisement entre les aspects liés au développement du secteur minier artisanal (EMAPE) et son manque d’officialisation, et la façon dont cela influe sur la 4 traçabilité des minéraux, du site minier au point d’exportation. Le manque d’officialisation et la faiblesse de la traçabilité au Cameroun, comme dans beaucoup de pays africains, contribuent à la capacité de certaines personnes de faire de la contrebande et de tirer profit de la faiblesse des contrôles internes. De tels défis en matière de développement sont une première étape pour favoriser le passage des diamants de conflit dans toute la chaîne des diamants, des principales plaques tournantes du commerce aux ateliers de transformation et, finalement, aux détaillants partout dans le monde.

 

RECOMMANDATIONS

 

Ce rapport laisse entendre que les préoccupations internationales à propos des diamants de conflit et les préoccupations plus régionales à propos du trafic transfrontalier illicite des diamants devraient réellement être considérées comme faisant partie d’un même problème. Le trafic transfrontalier illicite des diamants frappe au cœur même du mandat du Processus de Kimberley qui est d’endiguer le flux des diamants de conflit. Le fait de ne pas s’attaquer au commerce illicite équivaut à un échec des efforts pour endiguer le flux des diamants de conflit.

 

Au Processus de Kimberley :

 

Imposer des mesures spéciales au Cameroun et exiger du Cameroun qu’il resserre ses contrôles internes dans un délai de trois mois, période durant laquelle aucun diamant ne serait exporté sans la surveillance d’experts externes8.

 

Être plus vigilant, insistant et prêt à prendre des mesures pour s’assurer que ses normes et exigences soient appliquées par les pays participants afin d’empêcher que des diamants de conflit ne pénètrent dans la chaîne d’approvisionnement légale.

 

Dresser et faire respecter une liste noire de personnes et de sociétés participant au commerce illicite qui apporte des diamants de conflit de la RCA au Cameroun, et ensuite sur les marchés internationaux.

 

Adopter une approche régionale de la conformité au PK en raison de la nature transactionnelle de l’exploitation minière et de la contrebande des diamants, de la perte de revenus fiscaux pour les trésors publics ainsi que des répercussions de l’instabilité et de la crise des réfugiés en RCA sur la sécurité. Cette approche devrait s’inspirer de celle qui est actuellement en voie d’élaboration dans les pays de l’Union du fleuve Mano, en Afrique occidentale. En plus de la RCA et du Cameroun, l’initiative devrait comprendre l’Angola, le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo.

 

Au gouvernement du Cameroun :

 

Élaborer et diffuser un plan de vigilance, tel que requis par la Décision administrative de 2013 du Processus de Kimberly sur la République centrafricaine. Révoquer les permis commerciaux et le statut d’immigrant des personnes ou des sociétés impliquées dans le commerce illicite des diamants de la RCA. Tenir responsables les acteurs qui, jusqu’à maintenant, ont été en mesure de fonctionner impunément. Effectuer des études géologiques détaillées sur les capacités réelles et potentielles de production dans les régions minières, et mettre en place un système de cadastre opérationnel afin de conserver une information exacte et à jour sur les zones de production et sur les permis d’exploitation minière accordés. Alimenter et contre-vérifier l’information recueillie d’après les enregistrements au cadastre et la comparer avec celle des rapports de production. Appliquer les obligations juridiques voulant que les titulaires de permis et les détenteurs de titres miniers soumettent des rapports périodiques, présentant les données relatives à la production et au nombre des mineurs sur leur site. Le fait d’appliquer les exigences en matière de production de rapports fournirait de l’information importante sur les mineurs artisans et la production artisanale, et créerait des conditions propices à la traçabilité. Créer un réseau d’agents de terrain dans les zones minières, ayant la capacité d’effectuer des visites régulières sur le terrain auprès de tous les sites artisanaux dans leur région géographique. Il s’agit d’un élément essentiel d’un système efficace de contrôles internes. Organiser fréquemment des dialogues communautaires dans les collectivités qui accueillent des réfugiés de la RCA, et effectuer des évaluations de la sécurité en regard des menaces transfrontalières en vue de favoriser la cohésion sociale afin de prévenir les conflits et de corriger les problèmes liés à la gouvernance des ressources. Modifier les dispositions fiscales qui régissent les exportations de diamants afin de les harmoniser avec celles des partenaires régionaux pour exercer un effet dissuasif sur la contrebande. Cela demanderait de réduire la taxe à l’exportation de 24,5 % à 3 %, soit le taux des pays voisins de la RCA. Se concerter avec la RCA en matière de politique régionale en partageant de l’information et en renforçant les contrôles aux frontières de façon à s’attaquer au commerce illicite transfrontalier des diamants. Le Cameroun et la RCA devraient coopérer afin de concentrer la mise en application des mesures dans les zones frontalières et dans les aéroports internationaux de la région, en particulier à Bangui, Douala et Yaoundé. Ces zones frontalières et ces aéroports servent de goulets d’étranglement pour les exportations de diamants de la région.

 

À l’industrie du diamant :

 

Étudier officiellement, avec l’OCDE, la possibilité de créer un Supplément sur les diamants qui puisse être ajouté au Guide OCDE sur le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque. Depuis la mise en vigueur du PK en 2003, le Conseil mondial du diamant s’en remettait à un système de garanties pour compléter le certificat du PK et pour donner aux consommateurs une Du conflit à l’illégalité : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun Partenariat Afrique Canada 6 assurance additionnelle attestant que leurs achats étaient « libres de conflit ». La facilité avec laquelle les diamants de conflit de la RCA pénètrent sur le marché légal atteste de la vacuité du système de garanties et du manque de diligence raisonnable au sein de l’industrie du diamant, montrant le besoin d’une surveillance accrue qui soit exercée par une tierce partie. Essentiellement, un Supplément de l’OCDE servirait aussi à partager plus équitablement les responsabilités de la gouvernance des diamants entre le secteur privé et les gouvernements — qui supportent actuellement tout le poids de la conformité aux normes du Processus de Kimberley.

 

http://www.diamondfacts.org/pdfs/media/news/2006_11_9_KPCommunique.pdf.

 

1 Omayra Bermúdez-Lugo, « The Mineral Industry of the Central African Republic », 2013 Minerals Yearbook: Central African Republic [Publication anticipée]. U.S. Geological Survey, 2013.

 

2 « 2014 Administrative Decision on the Central African Republic », Processus de Kimberley, juin 2014, https://www.kimberleyprocess.com/en/2014-administrative-decision-car.

 

Du conflit à l’illégalité : Cartographier le commerce des diamants de la République centrafricaine au Cameroun Partenariat Afrique Canada 2

 

3 « Kimberley Process Rough Diamond Statistics », consulté le 11 juin 2016, https://kimberleyprocessstatistics.org.

 

4 Ilya Gridneff, « Smugglers Defy Conflict-Diamonds Ban in Central African Republic », Bloomberg, 22 mars 2015, http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-03-22/smugglers-defy-conflict-diamonds-ban-in-central-african-republic.

 

5 « Kimberley Process Rough Diamond Statistics », consulté le 11 juin 2016, https://kimberleyprocessstatistics.org

 

6 Davi Brummer, « KP Calls for Vigilance Over Fake Cameroon Certificates », IDEX Online, 31 mars 2016, http://www.idexonline.com/FullArticle?Id=41821.

 

7 « People of Concern: Cameroon 2015 Year End Report », Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés,

 

http://reporting.unhcr.org/node/2525#_ga=1.185418604.496891805.1468269996.

 

8 Il existe un précédent au sein du Processus de Kimberley. Lorsqu’en 2006, un rapport du Conseil de sécurité des Nations Unies déclarait que le Ghana avait certifié des diamants de conflit de la Côte d’Ivoire, le Processus de Kimberley avait pris des mesures, exigeant du Ghana qu’il resserre ses contrôles internes dans un délai de trois mois, période durant laquelle aucun diamant ne serait exporté sans une surveillance externe par des experts. Une mission spéciale d’examen du Processus de Kimberley a été mise sur pied pour visiter le Ghana à la fin des trois mois afin d’évaluer les progrès. Des visites de suivi régulières par des experts du PK au Ghana ont suivi de près et ont mesuré les progrès.

 

Voir « Final Communiqué of Kimberley Process Plenary November 6-9, 2006 Gaborone, Botswana », Processus de Kimberley, 9 novembre 2006,

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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 20:59
Le greffier de la CPI en visite en Ouganda avant le procès du commandant de la LRA 

 

 

 

APA-Kampala (Ouganda) - 2016-12-01 17:28:18 - Le greffier de la Cour pénale internationale (CPI), Herman Von Hebel est attendu samedi, en Ouganda pour une visite de six jours, a appris APA jeudi de source officielle.



Durant son séjour, Hebel va s’adresser à la presse et rencontrera les victimes de la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur rebelle (LRA), au sujet du processus judiciaire de la CPI, des services de soutien aux victimes et à la population.



La visite intervient avant le procès de Dominic Ongwen, ancien commandant de la Brigade Sinia de la LRA.



Le procès d’Ongwen débutera le 6 décembre par des déclarations préliminaires qui vont s’étaler trois jours, suivies d’une suspension d’audience jusqu’au 16 janvier 2017, date à laquelle débutera l’audience complète.



La coordonnatrice de la CPI pour l’Ouganda et le Kenya, Maria Mabinty Kamara a indiqué que la visite de Hebel sera une preuve de solidarité de la Cour aux victimes de la guerre lorsque le procès d’Ongwen débutera au tribunal de La Haye.



Le bureau du greffier est un organe neutre de la CPI qui fournit des services à tous les autres organes afin que la CPI puisse fonctionner et mener des procédures judiciaires ''équitables, crédibles et efficaces'' en tant que mandat de la Cour, dans le but de mettre fin à l’impunité pour les atrocités de masse.



L’ancien commandant des rebelles , Dominic Ongwen , fait l’objet de 70 chefs accusations de crimes de guerre, dont des accusations de meurtre, de viol et de torture, de destruction de biens, de pillage et d’enrôlement d’adolescents de moins de 15 ans dans les conflits armés dans le nord de l’Ouganda entre le 1er juillet 2002 et le 31 Décembre 2005.



Plus de 4000 victimes dans le nord de l’Ouganda ont été retenues par le tribunal pour participer au procès d’Ongwen, et seront représentées par 11 avocats.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4869302#sthash.SRHQGi71.dpuf

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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 19:09
LA MINUSCA MET EN GARDE LES GROUPES ARMES EN CAS DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, 30 novembre 2016 – La MINUSCA met en garde les groupes armés qui s’affrontent depuis une semaine à Bria, centre de la Centrafrique, que ses Casques bleus ne toléreront pas de nouveaux affrontements. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, le Commandant adjoint de la force de la MINUSCA, le Général Daniel Sidiki Traoré, a affirmé que ses troupes seront intransigeantes en cas de nouveaux affrontements, que ce soit à Bria ou partout ailleurs en Centrafrique, tout en précisant que des consignes ont été déjà données aux Casques bleus, pour adopter une posture musclée.

 

Parlant aux journalistes, le Général Traoré a affirmé que les Casques bleus onusienne feront désormais usage de la force pour protéger la population civile. « A partir de maintenant, notre posture va être beaucoup plus musclée. On ne veut plus qu’il y ait des combats dans les localités où il y a des populations », a-t-il souligné. Le Général Traoré a aussi mentionné qu’une ligne rouge a été installée autour de la ville de Bria et que tous les groupes armés qui tenteraient de franchir cette ligne seraient « responsables de ce qui leur aurait arrivé ».

 

Le Général Traoré a également mentionné que les forces de la MINUSCA sont à pied d’œuvre en ce moment, pour que le conflit de Bria ne puisse gagner d’autres localités. Il a aussi noté que les responsables de la MINUSCA ont également donné des instructions claires à la Force pour assurer la protection des populations civiles et réaffirmé leur totale confiance à son personnel civil et militaire déployés dans les préfectures, en particulier ceux de Bria, en soulignant leur impartialité et celle de toute la Mission.

 

De son côté, le Directeur du Bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA, Hervé Verhoosel, a rappelé l’ouverture d’un sommet ce 30 novembre à Libreville, des Chefs d’Etat consacré à la situation en RCA. Le président Touadéra participe à cette rencontre au cours de laquelle les pays de la région se penchent sur la sécuritė sous-régionale, notamment en Centrafrique. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA, Parfait Onanga-Anyanga prend également part à ce sommet, conformément au mandat de la MINUSCA qui prévoit un appui de la Mission aux autorités centrafricaine, dans le processus politique.

 

La semaine dernière, toujours dans le cadre des efforts en vue de ramener la paix en Centrafrique, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et son Adjointe, accompagnés des responsables de l’Union Africaine et de la CEEAC, ont effectué des déplacements à Bambari et à Bria. L’objectif de ces déplacements ėtait de rassurer les populations sur la détermination de la MINUSCA à les protéger, y compris en ayant recours à la force; de dire aux groupes armés de cesser les combats et d’éviter de les étendre à la région et de mettre en garde les groupes armés contre toute exaction ou assassinats ciblés sur des bases ethniques, en rappelant par ailleurs que les responsables des violences enregistrées en RCA auront à répondre de leurs actes.

 

Pour finir, Hervé Verhoosel qui a souhaité une joyeuse Fête nationale, célébrée ce jeudi par les Centrafricains, a rappelé que cette célébration est très particulière, car l’année 2016 a été témoin d’événements marquants pour le pays, notamment la fin de la Transition, la conclusion des élections et la mise en place d’institutions sorties des urnes, la conférence de Bruxelles et la création du premier cardinal centrafricain. « Tous les Centrafricains et Centrafricaines doivent s’impliquer pour que la paix, la stabilité, la réconciliation et la justice règnent pour de bon dans le pays », a-t-il conclu.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 18:08
RCA : les Centrafricains de l’étranger invités à participer à la reconstruction de leur pays

 

RCA : les Centrafricains de l’étranger invités à participer à la reconstruction de leur pays

 

http://www.adiac-congo.com/ Jeudi 1 Décembre 2016 - 14:00

 

Les Centrafricains ont célébré jeudi 1er décembre, le 58ème anniversaire  de l'accession de leur pays à l'indépendance. A Brazzaville, cette commémoration a été marquée par la levée des couleurs et la lecture par l’ambassadeur de la Centrafrique au Congo, Marie-Charlotte Fayanga, du message à la nation du président Faustin Archange Touadera.  

 

«Chers compatriotes vivant hors du territoire national, notre pays qui a traversé la plus longue crise de son histoire, s’en sort progressivement. C’est pourquoi, il a besoin des bras, des cerveaux de toutes ses filles et de tous ses fils », a lancé le chef de l’Etat centrafricain, dans son message.

 

Par ailleurs, « en vous félicitant pour tout ce que vous faites partout dans le monde pour redorer le blason de notre pays en partage dans vos lieux de résidence, je voudrais vous rassurer de tout mon soutien et vous témoigner la gratitude de la communauté nationale. (…) Ensemble, où que vous résidez, agissons et construisons la RCA unie, solidaire et prospère », a déclaré le président Touadera.

 

Un message bien accueilli par des milliers de Centrafricains ayant choisi de vivre au Congo, y compris les réfugiés et exilés centrafricains vivant dans ce pays. « C’est pour la première fois depuis que je suis en poste à Brazzaville qu’un président centrafricain s’adresse directement, lors d’une fête nationale, à ses compatriotes de l’étranger », s'est réjoui la diplomate, Marie-Charlotte Fayanga.

 

Pour le président de la communauté centrafricaine vivant en République du Congo, Modeste Kambo- Ziamadji, c’est un motif de fierté pour toute la diaspora centrafricaine éprise de paix et de réconciliation. « Cela nous va droit au cœur ! Etant loin, le pays pense quand même à nous », a-t- il dit, promettant d’œuvrer en faveur du retour définitif de la paix dans son pays

 

Pour Guy-Martin Mazoukandji, cadre à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac), le président centrafricain a parlé en tant que père de famille qui invite tous ses enfants à travailler pour le développement du pays.

 

« Ce sont des mots qui apaisent, vouloir rassembler tous les Centrafricains. Et surtout cette manière de pousser les Centrafricains à œuvrer pour leur pays comme il le dit, il faut se demander qu’est-ce qu’on fait pour le pays et non ce que le pays fait pour nous », a confié Guy-Martin Mazoukandji.

 

Rappelons que les Nations unis estiment à près de 500. 000 le nombre des Centrafricains  réfugiés dans les pays voisins dont 29.304 au Congo- Brazzaville, du fait du conflit que le pays a connu.      

 

Fiacre Kombo

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Centrafrique-Presse.com
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:50
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Bangui renoue avec le traditionnel défilé populaire du 1er Décembre après 3 ans

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI 1er décembre 2016(RJDH) : La capitale centrafricaine a eu droit ce jour au traditionnel défilé marquant le 1er décembre, date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.  Faustin Archange Touadéra a présidé ce 58ème anniversaire en tant que chef d’Etat.

 

L’avenue des martyrs bondée de monde pour ce 58ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine. Ces festivités sont exceptionnelles pour les Centrafricains qui, depuis trois années n’ont pas connu ce moment.

 

Dans son adresse à la Nation, Faustin Archange Touadéra a appelé à un retour aux valeurs républicaine qui constituent pour lui, la voie indiquée pour la  RCA d’amorcer son développement. Les Centrafricains rencontrés sur l’avenue des Martyrs où est organisé le traditionnel défilé, se félicité de la reprise de l’organisation de ce défilé « depuis trois années voire quatre, nous n’avons pas célébré la naissance de notre pays. Je suis inondé de joie aujourd’hui en voyant les gens défiler sur cette avenue. C’est la preuve que les choses reprennent dans le pays » a expliqué Cynthia une étudiante.

 

Anicet Guiyama Massongo ; ancien ministre et professeur de philosophie à l’université de Bangui  plaide pour la diffusion des idées de Boganda, «  l’héritage immatériel du président Fondateur de la RCA Barthélémy Boganda, mérite d’être préservé.  Les pensées de  Barthélémy Boganda doivent être diffusées comme recommandées par les différents fora que le pays a connus » souhaite t-il.

 

Certaines villes de l’arrière-pays ont célébré ce 58ème anniversaire le même jour tandis que d’autres ont fait le choix de le faire en différée.

 

 

 

Centrafrique: Plusieurs villes de l’arrière-pays renouent avec les festivités du 1er décembre

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er décembre 2016(RJDH)—Plusieurs villes de la République Centrafricaine ont célébré ce jour la fête du 1er décembre 2016, marquant le 58ème anniversaire de la proclamation de la RCA. Les festivités sont placées sous le signe de la paix et la réconciliation dans plusieurs villes de provinces.

 

A Baboua, la célébration placée sous le signe de cohésion sociale, a été marqué par un défilé populaire, « l’engouement est de taille ce jour à Baboua. L’on voit des banderoles et toutes les couches sociales sont présentes. De nombreuses personnes ont pris art au défilé » a fait savoir le correspondant du RJDH.

 

Il y a eu défilé et forte mobilisation dans les villes de Bozoum dans l’Ouham-Pende, Bouar dans la Nana-Mambéré. Plusieurs autres villes de l’arrière-pays ont renoué avec les festivités du 1er décembre après trois années de rupture.

 

A Bambari dans la Ouaka, le défilé n’a pas eu lieu. Les raisons ne sont pas clairement établies. Mais les autorités ont procédé à la levée des couleurs pour marquer l’évènement. Dans la soirée, un match de football opposera deux équipes de la sous-ligue de Bambari.

 

La République Centrafricaine célèbre ainsi pour la première fois les festivités du 1er décembre après trois années marquée par l’insécurité due au coup d’Etat de mars 2013.

 

 

Centrafrique : Le porte-parole de 3R rejette les accusations de crimes dans le Nord attribuées au mouvement

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

KOUI, 1er décembre  2016(RJDH) — Bachir, porte-parole du mouvement armé Retour, Réclamation et Réhabilitation(RRR) du général Sidiki a rejeté toutes les accusations de crimes attribuées à leur mouvement dans l’Ouham-Péndé. Il l’a dit dans un entretien accordé ce jour au RJDH.

 

La réaction de Bachir porte-parole du groupe rebelle RRR du général Sidiki est intervenue deux-mois et demi après de nombreux combats opposant ce mouvement aux Antibalaka dans la région de l’Ouham Pendé. Ces combats ont fait plusieurs morts, de nombreux déplacés et d’importants dégâts matériels.

 

 Le porte-parole de RRR Bachir rejette les accusations portées contre le mouvement en ces termes, « tuer ou violer son propre peuple ne fait pas partie de nos objectifs. C’est vrai que nous avons occupé la ville de Koui depuis 2 mois et demi mais nous n’avons pas commis d’exactions. Human Rights Watch était venu constater les faits. Nous voulons juste protéger nos biens car nous étions à plusieurs reprises victimes des Antibalaka. Mais actuellement les habitants de Koui sont entrain de regagner leurs domiciles ».

 

L’objectif actuel du mouvement 3R, selon son porte-parole est de protéger les peulhs et garantir leur libre circulation, « nous luttons contre ceux qui sont contre les peulhs. On ne peut pas faire la transhumance dans l’insécurité. Aussi,  nous militons pour le retour de la paix et la sécurité pour permettre à notre gouvernement de concrétiser les promesses de Bruxelles » fait-il savoir. Ce mouvement armé s’est dit ouvert au processus DDRR souhaité par le chef de l’Etat.

 

Le général Sidiki, chef militaire de 3R est considéré comme un étranger. Son mouvement est accusé depuis deux mois de nombreux crimes dans le nord-ouest de la RCA.

 

 

Centrafrique : Le président Touadéra souhaite un désarmement négocié des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er décembre 2016—-Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a souhaité un désarmement négocié avec les groupes rebelles opérant dans son pays. Il l’a dit dans la déclaration faite à la vieille des festivités du 1er décembre date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine.

 

Faustin Archange Touadéra reconnait la persistance de l’insécurité malgré son élection à la magistrature suprême. Le président dit comprendre l’impatience des Centrafricains par rapport à l’insécurité qui, selon lui est maintenue à dessein par certains hommes armés « je comprends à juste titre, l’impatience voire l’inquiétude de mes compatriotes par rapport à la persistance de l’insécurité jusqu’à ce jour. La principale cause de celle-ci demeure l’absence de désarmement et la volonté de certains fils du pays de maintenir la RCA dans une situation d’instabilité pour des intérêts purement égoïstes » accuse le chef de l’Etat.

 

La solution à l’insécurité qu’il condamne, est le DDRR qu’il veut, négocié « la solution à ce problème à mon avis, reste le DDRR, et c’est pourquoi, nous y travaillons depuis mon entrée en fonction. Ce DDRR, je le veux, négocié non parce que l’Etat est faible mais parce que les circonstances actuelles l’exigent » souhaite Faustin Archange Touadéra.

 

Face au regain de tension signalé dans plusieurs villes de l’arrière-pays, le président centrafricain a joué sur la fibre de l’assurance pour apaiser ses concitoyens « je tiens à rassurer tout le peuple centrafricain que le gouvernement continuera à tout mettre en œuvre pour rétablir la paix et la sécurité » rassure le chef de l’Etat.

 

Le DDRR est le processus posé Faustin Archange Touadéra comme étant le catalyseur du retour de la paix. Aux premières heures de sa présidence, il avait initié des rencontres avec tous les leaders de groupes armés pour, selon lui, leur présenter sa vision du DDRR. Malgré la détermination du chef de l’Etat de booster le processus, plusieurs mouvements armés restent encre réticents.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:49
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre
Ferveur en Centrafrique pour la première fête nationale depuis la guerre

 

 

01/12/16 (AFP)

 

La Centrafrique a célébré dans la ferveur jeudi sa Fête nationale, pour la première fois depuis le 1er décembre 2013, alors que les séquelles de la guerre civile continuent de se manifester par des violences entre groupes armés à l'intérieur du pays.

 

Sur la vaste avenue des Martyrs, les habitants de la capitale Bangui ont défilé pendant des heures par corps d'armées ou de métiers, partis politiques, associations, fédérations sportives, églises....sous les yeux du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Habituel dans d'autres pays, ce défilé représente en Centrafrique cette année un espoir de "réconciliation nationale": "C'est la première Fête depuis trois ans, il y a un vrai engouement", a déclaré à l'AFP Lazare Ndjadder, officier des douanes.

 

"Même les musulmans ont défilé avec les partis, les associations, par entreprises", assure ce chrétien qui vit au PK5, le quartier de la minorité musulmane et plaque tournante du commerce dans la capitale.

 

"Les commerçants et la communauté musulmane ont défilé. Personne n'agresse personne", ont confirmé à l'AFP deux responsables de l'Association des commerçants du PK5, Ali Imam et Hassan Ben Seid, qui assuraient il y a quelques semaines que les musulmans redoutaient de s'aventurer dans d'autres quartiers de Bangui.

 

La dernière Fête nationale avait été célébrée dans une ambiance extrêmement tendue le 1er décembre 2013 après le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par le mouvement armé de la Séléka demandant une meilleure intégration sociale de la minorité musulmane (environ 20% des quelque 4,5 millions de Centrafricains).

 

Quelques jours plus tard en décembre 2013, les combats et les massacres entre la Séléka et les anti-Balaka à majorité chrétienne entraînait l'intervention militaire française Sangaris pour éviter un "génocide". Bilan total du conflit: des milliers de morts, 850.000 réfugiés ou déplacés internes, un Etat et une économie anéantie.

 

L'intervention française puis la Mission des Nations unies (Minusca) ont permis l'élection de M. Touadéra début 2016 mais des affrontements entre factions rivales de l'ex-Séléka ont encore provoqué des dizaines de morts la semaine dernière à Bria à 400 km au nord-est de Bangui, d'après les Nations unies.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:38
Nouvelles nationales sur RJDH  et APA
Nouvelles nationales sur RJDH  et APA
Nouvelles nationales sur RJDH  et APA

 

 

Centrafrique : Les habitants de Birao réclament la présence de Faustin Archange Touadera

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 30 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 30 novembre 2016(RJDH) : Epris d’un sentiment d’abandon par l’Etat Centrafricain, les habitants de Birao dans la Vakaga en appellent au chef de l’Etat centrafricain. Ils sollicitent la visite du chef centrafricain dans leur localité afin de s’imprégner de leur réalité. Ils se disent frustrés de ne pas être traités comme des centrafricains par le pouvoir de Bangui.

 

L’appel de la population de Birao se fait 7 mois jour pour jour après l’investiture de  Faustin Archange Touadera où il effectue des déplacements  à l’intérieur du pays pour remercier ses électeurs entre les deux tours des élections présidentielle et législatives.

 

Selon les habitants de Birao, seul la présence de Touadera peut les rassurer de sa vision de la localité « Le gouvernement nous a oubliés, le président Touadera, on l’a voté ici à plus de 70% et aujourd’hui il nous a oubliés », a indiqué au RJDH Moussa Idriss, député suppléant de Birao1. Les habitants de Birao  rencontrés partagent ce point de  vue. Selon eux, les autorités du pays ne font rien pour soulager leur souffrance qui ne fait que s’aggraver.

 

D’autres habitants croisés à Birao exigent les services sociaux de base, « nous demandons au président de la République d’électrifier Vakaga, nous voulons être comme les autres centrafricains de Bangui, nous ne sommes pas des soudanais », a-t-il affirmé. « Les autorités n’ont jamais pensé au développement de la préfecture de Vakaga » a insisté Oumar Fotor, un habitant de la ville.

 

 La ville de Birao est l’une les plus démunies de la République Centrafricaine. L’absence de l’Etat est plus en plus dans la localité avec des services publics déficitaires. Les agents de l’Etat qui sont affectés dans cette zone refusent souvent de prendre service à cause de la dégradation des routes et l’éloignement de la région.

 

 

RCA : les sociétés de téléphonie sommées d’améliorer leurs services

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-11-30 12:26:11 - L’Agence de régulation des télécommunications (ART) a exigé aux quatre sociétés de téléphonie mobile installées en Centrafrique (Orange, Moov, Azur et Telecel) d’améliorer notablement leurs services en perspective des prochaines fêtes de fin d’année.


Ces sociétés doivent ainsi respecter leur cahier de charges conformément à la loi sinon des mesures seront prises contraignantes seront prises à leur endroit, a averti l’ART qui dans la foulée a créé un numéro vert (600) que les usagers pour appeler pour signaler les problèmes d’appels téléphoniques et de connexion d’internet qui se poseront à eux.



Selon les résultats d’une étude faite pour le compte de l’ART par Reine Essobamadje, une spécialiste venue de France, les communications en Centrafrique se caractérisent par un taux élevé d’échec, de blocage et de coupure d’appels. 



« La qualité auditive est désagréable, le taux de perte de crédit élevé, le délai de chargement d’une application sur l’internet anormalement long et les conditions d’accueil des clients dans les agences commerciales peu confortables », note l’étude.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4869173#sthash.MMA3UCFQ.dpuf

 

 

Centrafrique : Bendounga exige un large consensus autour des retombées de Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 30 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 30 Novembre (RJDH)—Plus de 13 jours après la table ronde de Bruxelles pendant laquelle Bangui a mobilisé 1,130 milliards de FCFA des bailleurs de fonds, Joseph Bendounga appelle le gouvernement à faire un large consensus autour des retombées. Appel lancé dans une interview qu’il a accordée au RJDH ce 29 novembre à Bangui.

 

RJDH : M Joseph Bendounga bonjour

 

Joseph Bendounga :  M Jean Fernand Koena Bonjour

 

RJDH : Vous avez demandé un large consensus après Bruxelles et Faustin Archange Touadera de son retour de la Table ronde  a annoncé la mise en place d’un dispositif d’absorption de fonds, vous a-t-il coupé l’herbe sous pieds ou pas ?

 

JB : Aucunement pas, je l’avais demandé parce que Bruxelles a été préparé comme une affaire qui est conçue et préparée et c’est seulement les initiés qui ont eu accès aux travaux préparatoires de Bruxelles, les partis politiques n’ont jamais été conviés à cela. Le président de la République avant d’aller à Washington pour le lobbying et ensuite à Bruxelles pour la mission précurseur m’a appelé et nous  avons échangé dessus et lui de me dire dès que je serai de retour de ce périple-là, je vous recevrais.  Et après, il y a eu cet événement du 24 Octobre et j’ai été taxé de putschiste, d’organisateur de la ville morte, on a demandé mon arrestation. Du coup, j’ai été coupé, je n’ai pas pu avoir ce que le peuple centrafricain a préparé pour rencontrer les bailleurs.

Mais à voir cette histoire-là, c’est l’Union Européenne qui a organisé la rencontre, le gouvernement toujours à la remorque, le leitmotiv n’est pas l’Etat centrafricain.

 

RJDH : Mais la finalité c’est que le gouvernement a eu quand même 2,2 milliards de dollars ?

 

JB : En tout cas, c’est un verre à moitié plein. Le gouvernement de la République Centrafricaine a demandé trois milliards et quelque, et ils n’ont eu que 2,2. J’ai écouté Martin  Ziguélé, j’ai écouté Anicet Georges Dologuélé vraiment  j’ai beaucoup souri. Quand vous voyez la tête de ceux qui ont piloté cette affaire, que ce soit le président de la République, trois anciens premiers ministres centrafricains, ceux qui ont coulé ce pays font partie des organisateurs de cette politique de relance.

Lorsque vous entrez dans le sommaire de ce qu’ils ont récolté : le projet de la cimenterie par exemple est un vieux projet de Bozizé. On a inclus cela dedans, y compris l’électricité de Boali 3, le bitumage de l’aéroport jusqu’au centre-ville. C’est dire que lorsqu’on rentre un peu dans le détail de cette histoire, le peuple centrafricain doit rester sur sa fin et plus précisément Joseph Bendounga et son parti le MDREC.

 

RJDH : lorsque vous affirmez avoir écouté Ziguélé et Dologuélé qui sont les poids lourds de la vie politique centrafricaine cela veut dire que les partis politiques sont impliqués ? 

 

JB : Non, on n’a pas reçu tous les partis politiques et Dologuélé à lui seul ne représente pas tous les partis politiques. Lorsqu’on parle des partis politiques, ce sont tous les partis politiques légalisés. C’est de la République Centrafricaine qu’on traite. Et lorsque cela va mal, ce ne sont pas les partis représentés à l’Assemblée nationale qui en souffrent, c’est le peuple centrafricain. Malheureusement certaines personnalités politiques centrafricaines et de la société civile ont été tenues à l’écart de la participation  de Bruxelles. Mais l’après Bruxelles de grâce, c’est ce que j’ai dit, il faut qu’il y ait un large consensus et non un secret de polichinelle. Que le document soit distribué à tous les partis politiques et organisations de la société civile et que ce soit accessible à tous les centrafricains pour amendement car aucune œuvre humaine n’est parfaite.

 

RJDH : A quel prix participerez-vous au dispositif d’absorption de fonds qu’a posé aujourd’hui Faustin Archange Touadera comme condition de mobilisation de ressources ?

 

JB : Je ne demande pas du travail, mais les partis politiques, c’est l’animation de la vie politique nationale, participer au développement du pays, c’est aussi faire des propositions, des suggestions et critiquer. Donc, on ne peut pas écarter les partis politiques. Vous avez vu Touadera quand il a gagné les élections avec son premier ministre Simplice Mathieu Sarandji ; ils ont écarté les partis politiques et le résultat, ils ont échoué. Même le ministre du Plan était incapable d’expliquer à la société civile ce qu’il a conçu. Il a balbutié et s’est énervé à Bruxelles.  Tout ce qui se passe dans l’ombre, nous les partis politiques nous cherchons à les comprendre.

 

RJDH : Donc selon vous il y a les en dessous ?

 

JB : y a quelque chose qui cloche et la vérité finit par triomphée.

 

RJDH : et ces choses qui clochent c’est quoi alors ?

 

JB : Avez-vous suivi le cardinal Nzapalainga ce matin sur RFI ? Il a emboité mes pas pour dire les vérités que j’ai dites depuis que Touadera est là. Bruxelles n’est la panacée qui va sortir la République Centrafricaine de cette crise.

 

RJDH : depuis ces derniers temps un violent combat oppose l’UPC de Ali Daras et le FPRC au Centre Est de la RCA précisément à Bria. Quelle analyse faites-vous de ce pique de violence qui a gagné la ville de Bria ces derniers temps-ci ?

 

JB : le pic de violence a été atteint depuis que Faustin Archange Touadera a prêté serment.  Les violences ont repris de belle partout et cela ne fait que continuer. La violence continue à dérouler son tapis de malheur et de souffrance des centrafricains. Et ce qui s’est passé entre l’UPC de Ali Daras et le FPRC de Noureddine est prévisible. Nos compatriotes centrafricains qui sont majoritairement des Roungas et des Goulas qui ont créé le FPRC ont demandé le soutien des mercenaires étrangers pour les aider à conquérir le pouvoir de l’Etat. Et ces mercenaires étrangers puissamment armés qu’eux, parce que Moussa est avec Ali Daras, donc ces gens ayant la puissance de feu supérieur aux centrafricains, et bien ils veulent marcher pour profiter du diamant  de Bria et c’est la période de  transhumance et comme le savez avec la saison sèche, c’est le braconnage.

 

RJDH : Après ces combats, Parfait Onanga Anyanga de la Minusca et quelque personnalité de la communauté internationale ont fait le déplacement de Bria sans pour autant associer le gouvernement qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

JB : Mais c’est normal ! Touadera n’est qu’un président de fait, le gouvernement Sarandji c’est pour amuser la galerie.  C’est Onanga et cette série de proconsul qui dirigent aujourd’hui la République Centrafricaine. Même la sécurité de Touadera aujourd’hui n’est pas assurée par les FACA, c’est la Minusca. Le régime Touadera est une marionnette entre les mains de la communauté internationale. Et ce que fait Touadera c’est la communauté internationale qui lui demande de le faire. Comme ils sont proconsuls et que Touadera n’est que seulement  leur commis, ils ont la liberté de quitter Bangui d’aller là où ils veulent pour faire ce qu’ils veulent.

 

RJDH : Faustin Archange Touadera a toujours refusé cela et s’assume comme président.

 

JB : Théoriquement entre centrafricain oui, mais dans la réalité, elle s’est démontrée. Pour aller à Kaga-Bandoro, c’est dans un avion mis à sa disposition par Parfait Onanga, c’est lui qui a amené Touadera là-bas et c’est lui qui l’a sécurisé et Onanga en parlant de Touadera lors de la rencontre avec les forces vives de Touadera où j’ai été exclu et certains leaders de la société civile comme Marcel Mokoapi et Gervais Lakosso organisateurs de la ville morte chassés comme des pestiférés, Onanga a dit qu’il a pratiqué Touadera pendant 7 mois. Il n’y a jamais eu de réaction du président de la République. M. Touadera est un président de fait, c’est la communauté internationale qui pilote la RCA c’est comme pendant la période de la transition et le cardinal n’est pas passé par quatre chemins pour dire ces quatre vérités à M Touadera.

 

RJDH : les centrafricains vont célébrer le 1er décembre, qui symbolise la proclamation de la République, alors qu’est ce qui reste selon vous des valeurs de la République ?

 

JB : c’est une coquille vide. Le régime Touadera ne fait qu’amuser la galerie. La République Centrafricaine n’existe que de nom. Un Etat qui n’a pas d’armée, qui n’a pas d’administration, un président qui est sécurisé par des étrangers, ce pays-là peut-il prétendre organiser la fête de la proclamation de la République ? Aujourd’hui est ce que Touadera a les moyens de sa politique ? A-t-il une armée ?

 

RJDH : Donc selon vous les militants de votre parti ne vont pas défiler ?

 

JB : le MDREC ne défilera pas ! Il ne participera pas à ces festivités pendant qu’on tue les centrafricains, qu’on vide les centrafricains autochtones du  nord de leur pays afin de consommer la partition du pays. L’autorité, qui contrôle quoi ? Touadera ne contrôle même pas le palais de la renaissance. Si vous enlevez la Minusca aujourd’hui, si vous enlevez à 9 heures, Touadera partira à midi. C’est la communauté internationale qui garde Touadera, la République Centrafricaine a perdu son indépendance.

 

RJDH : Monsieur Joseph Bendounga je vous remercie.

 

JB : Merci

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

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Centrafrique-Presse.com
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:37
Centrafrique  : 400 millions de dollars pour parer à l'urgence humanitaire

 

 

 

http://afrique.latribune.fr/   Didier Assogba  |  

 

La république centrafricaine n'est pas prête de connaître le bout du tunnel. Malgré l'établissement d'un pouvoir démocratique à l'issue de plus de trois ans de transition, le pays reste toujours confronté à des urgences humanitaires. Hier mardi, les autorités et les organisations humanitaires ont indiqué que près de la moitié de la population de a encore besoin d'aide humanitaire malgré les progrès réalisés depuis la crise de 2013.

 

L'urgence de l'aide humanitaire a été confirmée par la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, et le Coordonnateur de l'action humanitaire pour la Centrafrique, Fabrizio Hochschild dans un communiqué.

 

Dans les détails, il ressort que près de 400 millions de dollars seront nécessaires pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains. Ces chiffres sont contenus dans le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre. Fabrizio Hochschild précise que les efforts humanitaires sont absolument primordiaux afin de pouvoir sauver les vies de personnes qui figurent parmi les plus pauvres et les plus oubliées au monde.

 

Toujours plus de personnes confrontées à l'extrême pauvreté

 

La République centrafricaine détient un des taux les plus élevés de malnutrition chronique au monde. Ceci malgré l'énorme potentiel agricole dont dispose le pays. On note qu'un enfant sur deux souffre de malnutrition. Le taux d'accès à l'eau potable et aux services de santé demeure très faible alors que l'insécurité est persistante. Les autorités expliquent que le manque de graines et d'outil agricoles en sont les raisons principales. Les taux de mortalité maternelle et infantile figurent également parmi les plus élevés au monde. La note publiée mardi souligne que depuis septembre 2016, de nouveaux conflits ont éclaté dans plusieurs villes causant la mort de centaines de civils et entraînant le déplacement de dizaine de milliers de personnes. « Un Centrafricain sur dix est réfugié, la majorité d'entre eux se trouvant au Cameroun voisin», y lit-on.

 

Par ailleurs, Fabrizio Hochschid explique que les efforts humanitaires sont cruciaux pour stabiliser la RCA, ceci parallèlement aux besoins urgents en termes de développement politique et sécuritaire. Le 17 novembre dernier à la conférence des donateurs à Bruxelles, les partenaires ont promis de décaisse au pays une enveloppe de 2,2 milliards de dollars pour financer la relance du pays sur une période de trois ans. Et ce à travers le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix. La Banque mondiale avance une enveloppe de 500 millions de dollars contre 450 millions de dollars pour la commission européenne.

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Centrafrique-Presse.com
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:52
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Touadera annonce un dispositif d’absorption des fonds promus à Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 29 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 29 Novembre 2016(RJDH)—le président Faustin Archange Touadera a annoncé dans une interview ce dimanche sur RFI la mise en place d’un dispositif de renforcement de capacité d’absorption de fonds promu par les partenaires, 10 jours après la table ronde de Bruxelles.

 

Selon Faustin Archange Touadera, il y a plusieurs partenaires et que la clé de succès passe par la mise en confiance de ces partenaires, une des exigences de l’accord-cadre signé entre la République Centrafricaine et l’Union Européenne à Bruxelles. Cette initiative a été annoncée alors que la CEEAC projette organiser à Libreville au Gabon une rencontre sur la République Centrafricaine ce 30 novembre 2016. Rencontre où Bangui s’attend aux annonces de fonds de la sous-région d’Afrique Centrale.

 

En mettant en place ce dispositif d’absorption de fonds qui n’a pas encore pris sa forme, Faustin Archange Touadera coupe court à l’idée d’un large consensus demandé par les leaders politiques et entend rester dans la dynamique consensuelle qui a guidé l’élaboration du plan de relèvement présenté à Bruxelles.

 

Cette volonté politique de constituer un dispositif d’absorption de fonds n’est pas aussi loin de l’appel de Touadera à Bruxelles qui consiste à impliquer la société civile dans la gestion des fonds. Gage de transparence que celui-ci s’engage à faire dans le cadre de ces 2,2 milliards mobilisés à Bruxelles et que le gouvernement attend le décaissement pour financer les trois piliers que sont la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Pour ce faire, il faut que les promesses se transforment en recettes, mais aussi en dépense pour que le centrafricain puisse commencer à voir un début de Bruxelles dans son quotidien.

 

A la question de savoir comment va se concrétiser les promesses faites à Bruxelles, Faustin Archange Touadera ne varie pas et reste optimiste sur la volonté et capacité des bailleurs « Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union Européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la France et les Etats-Unis… Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises » a-t-il indiqué.

 

La République Centrafricaine a obtenu de ces partenaires 2,2 milliards de dollar soit 1.130 milliards de FCFA lors de la table ronde de Bruxelles le 17 novembre, pour financer ces besoins prioritaires sur trois ans.

 

 

Centrafrique : Le MLCJ de Birao appelle les groupes armés à s’adhérer au processus DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 29 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 29 Novembre 2016 (RJDH) : Gilbert Toumoudeya, chef du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ),  l’une des factions de l’ex-Séléka a invité les groupes armés encore actifs à intégrer le processus DDRR. Appel lancé à Birao au cours d’une interview qu’il a accordée au RJDH et dans laquelle il présente les motivations de son groupe à aller vers la paix.

 

RJDH : Votre mouvement le MLCJ s’est engagé dans le processus du pré-DDRR, alors à ce titre, dites-nous quel est votre apport dans la consolidation de la paix en République Centrafricaine et particulièrement à Birao ?

 

Gilbert Toumoudeya : Le MLCJ est signataire de plusieurs accords de paix, et récemment signataire des accords de paix de Bangui. Ce qui nous anime, c’est que nous voulons la paix. Vous savez que notre pays a connu beaucoup de violences, c’est pour cela que le MLCJ a pris position pour entrer dans le processus du pré-DDRR en attendant que celui-ci n’arrive.

 

RJDH : Quelles sont les actions que vous menez concrètement pour garantir la paix et la sécurité dans les zones sous votre contrôle ?

 

GT : Nous travaillons avec les autorités administratives du pays, nous travaillons avec les autorités locales et aussi avec la Minusca. Nous sommes entrain de construire un bâtiment scolaire, baptisé  école, Djourkitia, un cycle complet, ce sont nous les ex-combattants qui faisons la maçonnerie. Nous avons un chantier de briqueterie. Nous avons un champ de 4 hectares. Nous faisons aussi l’assainissement des bâtiments administratifs de Birao.

 

RJDH : Le MLCJ s’est pleinement engagé dans le processus de paix, en le faisant, est-ce que vous avez un message à lancer aux autres groupes armés qui n’ont pas encore suivi votre exemple ?

 

GT : Je demande à tous les autres groupes armés de déposer les armes que ce soit de l’Est, Ouest, du Nord ou du sud de laisser la violence, que ce soit les Anti-balaka ou les ex Séléka. Nous sommes à l’origine des troubles dans notre pays, l’heure est venue pour nous de laisser nos armes. Nous avons choisi un président à la tête du pays, c’est le moment pour nous de le laisser travailler en paix. Nous demandons à nos frères des groupes armés de suivre le chemin que nous sommes entrain de prendre.

 

RJDH : Monsieur Gilbert Toumoudeya, merci !

 

GT : c’est moi qui vous remercie !

 

Propos recueillis par Juvénal Koherepede

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Centrafrique-Presse.com
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:21
Cardinal Nzapalainga sur RFI : «Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape»
Cardinal Nzapalainga sur RFI : «Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape»

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Jean-Jacques Louarn  RFI mardi 29 novembre 2016

 

Dix-sept cardinaux ont été créés le 19 novembre par le pape François. Parmi eux, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui devient ainsi le premier cardinal de l'histoire de la Centrafrique. A 49 ans, il est aussi le plus jeune des cardinaux. Mais les armes parlent à nouveau dans son pays, où la paix reste bien fragile. De passage à Paris, le cardinal Nzapalainga appelle à un sursaut national. Jean-Jacques Louarn l'a rencontré.

 

RFI : Un pape, Noir, Africain, est-ce pour bientôt ?

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga : L’Eglise catholique est une Eglise universelle. Jusqu’à présent, la question ne se pose pas, la question de Noir, et de Blanc ou autres, on accueille seulement celui que les cardinaux pourront élire comme pape. Ça pourrait être un Blanc, comme ça pourrait être un Noir.

 

Vous avez compris le sens de ma question. Vous n’avez que 49 ans, vous êtes le benjamin des cardinaux. Ce prochain pape noir sera peut-être Centrafricain ?

 

Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape. On n’est pas seulement cardinal pour son pays. On sert l’Eglise universelle en étant collaborateur du Saint-Père. Et c’est cela le plus important, quitte à ce que, en plus, plus tard faire des choix, ça c’est les cardinaux dans leur discrétion qui feront le choix.

 

Comment avez-vous appris et pris cette nomination comme cardinal par le pape François ?

 

J’ai appris cette nomination, j’étais en déplacement dans une ville qui s’appelle Bossembélé, à 160 kilomètres sur la route de Bouar. Je finissais une messe. J’étais en train de m’entretenir avec les chrétiens en les invitant à s’occuper de leurs prêtres. C’est là où le chancelier est venu, me tendant le téléphone en disant « Urgence. Il y a un appel pour vous ». A deux reprises, j’ai refusé. La troisième fois, j’ai pris le téléphone. C’était la nonciature qui m’annonçait que le pape vient de me créer cardinal. Donc je suis surpris.

 

Il y a un an, le pape François était à Bangui. Vous-même, vous avez multiplié depuis les gestes de réconciliation. Diriez-vous que cette réconciliation entre Centrafricains musulmans et catholiques est enfin en marche ?

 

On peut dire que c’est en marche. Musulmans, chrétiens, nous avons un seul destin. Avant d’être musulmans ou d’être chrétiens, nous sommes d’abord Centrafricains.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’a toujours pas les moyens de rétablir la sécurité dans l’intérieur du pays, de rétablir l’autorité de l’Etat. On pourrait presque dire que Faustin-Archange Touadéra est pour l’instant le président de Bangui en quelque sorte ?

 

Je l’ai dit à beaucoup de gens. Je suis allé à Bandoro. Le préfet ou le sous-préfet, ils sont sous-préfets de nom, mais dans la réalité, ils n’ont pas de militaires pour les protéger. Ils ne peuvent pas intervenir. Quand vous allez à Bambari, ce n’est pas le préfet qui dirige. Quand vous allez à Bangassou… Je peux multiplier le nom des villes. Donc ça veut dire que ce pays, il y a des seigneurs de guerre qui occupent des pans entiers du territoire et qui ont le droit de vie et de mort, et qui décident. Il est temps que le redéploiement de l’Etat puisse être accompagné d’une force pour dire que, force reste à la loi, et non au désordre ni aux hommes informels qui s’improvisent préfet, qui s’improvisent généraux et qui prennent en otage des populations centrafricaines.

 

Vous avez évoqué les seigneurs de guerre. De récents affrontements entre ex-Seleka, entre deux mouvements le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC de Nourredine Adam) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC d'Ali Darass) à Bria (400 km au nord-est de Bangui) ont fait plusieurs dizaines de morts, peut-être 85 au moins. Des affrontements en fait sur fond de gestion de mainmise sur des trafics lucratifs ?

 

Cette guerre ne cesse de profiter à certaines personnes. Nous savons aussi que le diamant de Centrafrique sort, passe par d’autres pays. On ne peut pas continuer à regarder ces groupes-là s’entretuer et tuer les civils. Nous avons les forces de la Minusca [Mission des Nations unies en RCA] qui ne sont pas loin, parfois à côté, et qui voient ces forces passer avec leurs armes et bagages. Les gens se posent des questions : à quoi sert la Minusca ? Si la Minusca ne peut pas intervenir, laisse l’UPC traverser, laisse le FPRC traverser, pour aller tuer les autres, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce sont là les questions interminables que se posent les Centrafricains. Il y a aussi un message fort à envoyer : si on fait l’interposition et que les gens de l’UPC qui veulent traverser pour aller attaquer les autres, on peut les arrêter. Là, on aura économisé des vies. Mais si on les laisse aller s’entretuer ou intervenir plus tard, on a déjà eu des morts sur les bras, et on amplifie la guerre, on amplifie aussi le conflit. Nous pensons qu’il est temps d’envoyer un message, un signal fort.

 

L’opération française Sangaris a plié bagage. Vous avez peur de cette étape. Le président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, a déclaré que ce départ était, selon lui, « prématuré » ?

 

Le gouvernement français est souverain. Si les Centrafricains continuent à attendre toujours de l’extérieur, notre guerre sera pour 100 ans. Si nous avons nos intérêts particuliers, intérêts partisans, et que nous voulons prêcher pour notre région, pour notre ethnie, pour notre tribu, notre problème demeurera entier. Il est temps de voir plus grand, plus large, plus national, pour ne pas dire être un patriote.

 

La Centrafrique est bien partie ou est mal partie ?

 

La Centrafrique est en voie de sortir de cette crise. Il ne faudrait sombrer dans le pessimisme. La Centrafrique a un avenir et cet avenir commence d’abord dans la tête, dans le cœur des Centrafricains avant que la communauté internationale intervienne.

 

La Centrafrique aux Centrafricains ?

 

La Centrafrique aux Centrafricains et maintenant, les autres peuvent aussi venir aider. Mais je suis en train de provoquer un sursaut dans le cœur des Centrafricains pour qu’ils se disent : il est temps de bâtir ce pays, il est temps, il est temps… il est temps de voir ce pays et de travailler pour l’intérêt de ce pays.

 

 

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