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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 22:59
La MINUSCA annonce une opération conjointe avec les FACA contre les 3R

 

Centrafrique : la MINUSCA annonce une opération conjointe avec les FACA contre l’expansion des 3R

 

BANGUI, 17 juin 2020 (RJDH)---La mission onusienne a annoncé ce 17 juin le lancement d’une opération conjointe avec les éléments des Forces Armées Centrafricaines contre le mouvement des 3R dans l’ouest du pays.

Le mouvement armé 3R, pourtant signataire de l’accord politique du 06 février 2019, a lancé depuis quelques semaines brille par des attaques contre les civils et les positions des forces conventionnelles en adoptant une posture guerrière malgré les multiples mis en garde de la MINUSCA.

C’est aujourd’hui que la mission du maintien de la paix en Centrafrique a annoncé, lors de sa traditionnelle conférence de presse qu’une opération militaire conjointe des casques bleus avec les FACA est lancée contre les 3R, destinée à mettre fin aux violences commises contre les civils par ce groupe armé signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). « Une opération a lieu actuellement dans l'Ouest pour amener Sidiki à la raison et protéger la population. Il faut que le 3R comprenne que sa conduite actuelle est en rupture avec l’APPR », a indiqué le général Franck Chatelus, Chef d’Etat-major de la Force de la MINUSCA, invité du briefing hebdomadaire.

Un jour avant, faut-il le rappeler et dans une interview accordée au RJDH, Vladimir Monteiro exhortait ce groupe armé à revenir au bon sentiment en déclarant : « La MINUSCA met en garde le mouvement armé 3R et demande de reprendre ses positions initiales.  La mission se réserve de prendre toutes mesures qui s’imposent y compris le recours à la force conformément à son mandat ».

La MINUSCA a précisé que cette opération conjointe avec les FACA a pour objectifs de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complétement dans l’APPR-RCA en cessant sa politique expansionniste vers le nord et sud-est de cette région de la RCA, à assurer la protection des populations et à rétablir l’autorité de l’Etat, dans les zones où elle a pu être mise en difficulté par les actions du groupe armé.

« Il est certain que si le 3R ne suit pas et poursuit ses agressions contre la population et les représentants de l’Etat, nous allons passer à une action beaucoup plus offensive, en démantelant toutes les bases de ce groupe armé et en faisant cesser toutes ses actions d’agression contre les populations, les FACA et les FSI », a averti le général Chatelus.

Depuis quelques jours, les combattants rebelles des 3R ont intensifié les attaques contre les positions des FACA et la MINUSCA à Bouar et à Pougol, « avec un effectif nombreux et une grande puissance de feu de la part du groupe assaillant et certainement le 3R »a noté le général Chatelus.

 

Vianney Ingasso

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Centrafrique-Presse.com
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 22:50
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA LANCE UNE OPERATION AVEC LES FACA POUR METTRE FIN AUX VIOLENCES DU 3R CONTRE LES CIVILS ET L’ETAT 

 

Bangui, le 17 juin 2020 – Alors que le mouvement 3R poursuit une campagne expansionniste dans la partie Ouest de la République centrafricaine (RCA), la MINUSCA vient de lancer une opération dans la région en coordination avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA), destinée à mettre fin aux violences commises contre les civils par ce groupe armé signataire de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA). « Une opération a lieu actuellement dans l'Ouest pour amener Sidiki à la raison et protéger la population. Il faut que le 3R comprenne que sa conduite actuelle est en rupture avec l’APPR », a indiqué le général Franck Chatelus, Chef d’Etat-major de la Force de la MINUSCA, invité du briefing hebdomadaire.

 

L’opération conjointe avec les FACA a pour objectifs de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complétement dans l’APPR-RCA en cessant sa politique expansionniste vers le nord et sud-est de cette région de la RCA, à assurer la protection des populations et à rétablir l’autorité de l’Etat, dans les zones où elle a pu être mise en difficulté par les actions du groupe armé. « Il est certain que si le 3R ne suit pas et poursuit ses agressions contre la population et les représentants de l’Etat, nous allons passer à une action beaucoup plus offensive, en démantelant toutes les bases de ce groupe armé et en faisant cesser toutes ses actions d’agression contre les populations, les FACA et les FSI ».

 

Dans son intervention, le Chef d’Etat-major de la Force de la MINUSCA, est également revenu sur l’attaque récente menée de nuit contre le check-point MINUSCA-FACA, à Pougol, « avec un effectif nombreux et une grande puissance de feu de la part du groupe assaillant et certainement le 3R ».  Sur Bambouti, il a fait remarquer que malgré les promesses d’Ali Darassa, l’UPC ne s’est pas encore retirée de la localité tandis que dans la ville voisine d’Obo « la situation est apaisée avec des opérations et patrouilles conjointes de la MINUSCA et des FACA pour prévenir des attaques des éléments armés de l’UPC contre la population ».

 

En réaction aux questions des journalistes sur la sécurisation du processus électoral de 2020-2021, le Chef d’Etat-major de la Force a indiqué que « le plan de la sécurisation des élections a été déjà développé, présenté aux plus hautes autorités de l’Etat et validé, avec en première ligne les forces de sécurité intérieure et les FACA pour sécuriser les différents lieux de vote durant la période électorale mais également pour sécuriser toute la phase d’enrôlement des électeurs et aussi le matériel électoral ». « LMINUSCA va intervenir en soutien aux forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national lors du vote, mais aussi dans la phase d’enrôlement des électeurs et de déploiement du matériel électoral, bien sûr dans les zones les plus densément peuplées et où les groupes armés sont beaucoup plus présents », a-t-il précisé. 

 

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors de ce briefing, est revenu sur la déclaration conjointe du Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, et de la Représentante de l’UNICEF en RCA, Christine Muhigana, saluant la « promulgation lundi, d'un code de protection de l'enfance » par les autorités centrafricaines. Selon le porte-parole, le Représentant spécial a exprimé l’engagement de la Mission à continuer à travailler avec le Gouvernement et d’autres partenaires pour protéger les droits des enfants en RCA. Concernant le mandat de la MINUSCA dans ce domaine, il a indiqué que l’action de différents partenaires de la protection de l’enfance dont la Mission et l’UNICEF, en coordination avec les autorités nationales, ont permis de séparer « plus de 14.000 enfants des groupes armés en RCA depuis 2014, dont 415 après la signature de l’APPR-RCA le 6 février 2019 ».

 

Le porte-parole de la Mission a aussi présenté la contribution de la MINUSCA au plan national de lutte contre la pandémie de COVID-19 au cours de la semaine écoulée, dans les villes de Bangui, Bangassou, Bria, Bossangoa, Berberati et Kaga-Bandoro. « A Berberati, la mission appuie les autorités dans le renforcement du dispositif de surveillance et de contrôle des frontières entre la RCA et le Cameroun avec la dotation en équipement et matériel et la formation des agents aux postes frontaliers des préfectures de la Mambéré Kadéi et de la Sangha Mbaéré. A Kaga-Bandoro, la Mission et les autorités locales ont lancé la deuxième phase de la campagne de sensibilisation. La première phase a touché plus de 200.000 personnes dans 300 quartiers et villages des préfectures de Kemo et Nana-Gribizi », a-t-il conclu.

 

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, a souligné qu’à Bangui, la MINUSCA poursuit ses actions de sécurisation en coordination avec les Forces de Sécurité Intérieure, en patrouillant dans l’ensemble des arrondissements de la ville pour faire face à la criminalité et au banditisme. « Ainsi 441 patrouilles ont été menées la semaine dernière à l’intérieur de la capitale et ses alentours, de jour comme de nuit. Sur le territoire centrafricain, la Force a mené un total de 3157 patrouilles dont 971 nocturnes », a-t-il indiqué.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, le Capitaine Franck Gnapié, a évoqué l’appui d’UNPOL au processus électoral, notamment dans les activités conjointes de préparation des opérations électorales et du plan de sécurisation (PISE). « La dernière réunion conjointe, le 10 juin dernier, a principalement concerné la livraison et la sécurité des matériels électoraux. Elle a également permis de passer en revue les dispositions pour la sécurité de ces matériels électoraux ainsi que la formation des personnels à leur utilisation », a dit le porte-parole.

 

Strategic Communications & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 12:26
Centrafrique: des fidèles pressés de retrouver leurs lieux de culte

 

Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset RFI 14/06/2020 - 16:33

En République centrafricaine, le président Faustin Archange Touadéra a annoncé, vendredi 12 juin, l’obligation du port du masque dans les lieux publics mais aussi l’assouplissement des règles, édictées le 26 mars dernier, pour endiguer l’épidémie de Covid-19. Parmi ces mesures, la réouverture des lieux de culte était très attendue.

Hervé, masque en tissu sur le visage, attend sur le parvis de la cathédrale. « Comme on a dit qu’il y avait la reprise des églises aujourd’hui, je suis venu exprès à la cathédrale, explique-t-il. À ma grande surprise, pour l’instant je vois que la porte n’est pas encore ouverte mais bon, on attend. Comme la messe doit commencer à 9h30, on va attendre jusqu’à 9h30 pour voir ce qu’il se passe. »

Hervé se dit également très content que le président ait annoncé la reprise du culte : « Pour nous qui sommes chrétiens, ça fait trois mois que nous avons été sevrés, entre guillemets, de pouvoir nous rendre ici, à l’église et le message du chef de l’État, avant-hier, a été une grande joie. On s’attendait même à ce qu’il y ait beaucoup de monde. C’est pour ça que je suis venu avec 30 minutes d’avance », ajoute-t-il.

Les cloches sonnent mais la porte reste fermée. À la cathédrale, on précise ne pas être prêt pour rouvrir, dès ce dimanche. Une petite quarantaine de personnes s’espacent alors au pied du monument pour suivre la messe, grâce à des hauts parleurs. Nancy est parmi les fidèles.

« Je suis venue vérifier si l’église est ouverte mais ce n’est pas ouvert. On fait la messe en cachette. Je suis un peu déçue parce que j’aime trop prier mais ça ne fait rien. On va faire ça comme ça », dit-elle avant d’ajouter que depuis que les églises sont fermées, elle priait tout le temps à la maison et qu’elle écoutait et écoute toujours la messe à la radio.

Si les messes publiques reprendront dimanche prochain à la cathédrale, dans les quartiers, beaucoup de petites églises ont redémarré leurs activités. Dans ces lieux de culte, on y vérifie peu de distanciation sociale et le port du masque n’y est pas toujours respecté.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 12:18
RCA-Regain d'insécurité : Martin ZIGUELE exprime l'exaspération du peuple centrafricain

 

L'homme politique centrafricain, Ancien Premier Ministre, Président du parti politique le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Député de la nation et Président de la commission économie et finances à l'Assemblée Nationale de Centrafrique, Monsieur Martin Ziguele, exprime l'exaspération du peuple centrafricain dans son ensemble face au manques de réactivité des acteurs de la communauté internationale impliqués dans la résolution de la crise politico-militaire qui endeuille les familles centrafricaines malgré le mandat supposément ''ROBUSTE'' dont dispose la mission de maintien de la paix, MINUSCA, fort de 12000 hommes dans le pays. L'ex Premier Ministre Centrafricain, l'honorable Député, Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, revient sur cette attaque.

 

Suivons-le au micro de la journaliste de radio sud-africaine, Channel African.

 

Channel African : En Centrafrique le chef rebelle, Abbas Sidiki, Chef d'État-Major des 3R, a lancé ce mardi, avec ses éléments, un violent assaut contre la base d'entraînement des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) à Wanti-Guira, une localité située à 8Km à l'entrée de la ville de Bouar sur l'axe Baoro.

 

Martin Ziguele :  Abbas Sidiki qui est le chef du groupe armé 3R qui sévit dans le Nord-Ouest du pays a, dans un premier temps, feint d'accepter d'entrer dans le processus de désarmement et de création des Unités Mixtes de Sécurisation, prétextant d'un malentendu avec les éléments de la Sécurité Présidentielle pour se retrancher tout simplement dans son fief.

Dès qu'il s'est retranché dans son fief, on a observé que les retournés, c'est-à-dire ceux qui étaient réfugiés au Sud du Tchad et à l'Ouest du Cameroun et qui sont revenus dans les contrées, comme il connaissent le Sud du Tchad et l'Est du Cameroun, ils connaissent aussi les circuits de trafics illicites d'armes qui s'y déroule, ils vont acheter des armes au Sud du Tchad et à l'Ouest du Cameroun, en l'occurrence, par rapport au filme que je vous ai montré, quatre trafiquants ont été pourchassés par les forces de sécurité Tchadiennes, un a pû être arrêté.

Dans les bagages de celui qui a été attrapé, on a retrouvé des armes Anti-Chars et des munitions qui sont destinées en vente à Abbas Sidiki.

Cette nuit, Abbas a attaqué non seulement le Camp des Unités Mixtes de Sécurisation qui viennent d'être formés à Bouar, mais il a attaqué aussi à Pougol une ville située à 30 km de la ville de Paoua, il a attaqué également à Benamkor, un village qui se trouve à 40 km en remontant vers le Tchad. Ça veut dire qu'il attaque partout dans la région maintenant.

 

Channel African : C'est comme un regain d'insécurité. Est-ce qu'il y'a une explication à cela ?

 

Martin Ziguele : La seule explication c'est parce-que les groupes armés ne sont pas cantonnés. C'est là le talon d'Achille de l'accord de paix de Khartoum.

Comment voulez-vous contrôler les gens qui sont dans la brousse et qui ont des armes ?

Channel African : Comment on peut les contrôler ? Quelle est la solution ? 

 

Martin Ziguele : La solution c'est le cantonnement ! Je n'invente rien. C'est la même solution qui a été appliquée en Angola et au Sahara Occidental ; c'est le CANTONNEMENT !

Si vous ne cantonnez pas les groupes armés qui sont, par définition, dans l'informel le plus absolu avec des armes, comment vous pouvez les empêcher de se retrouver un jour ici et, deux jours à 50 km plus loin ?

C'est ça l'insuffisance majeur de l'accord de Khartoum.

 

Channel African : Nous sommes à quelques mois des élections en Centrafrique, ce problème d'insécurité va sans cesse croissant. Y'aura t-il réellement des élections ?

 

Martin Ziguele : Le problème ce ne sont pas des élections madame. Le problème c'est la vie, la vie des femmes et des hommes qui, chaque jour, sont obligés de courir. Je ne vous dis pas la pression que nous subissons de la population qui nous appelle, où les gens pleurent, ils ne savent pas où mettre la tête. 

Ce n'est pas une question d'élection, c'est une question de vie quotidienne des hommes, des femmes, des enfants qui ne vont plus à l'école, qui ne savent plus où donner de la tête.

C'est ça la question. C'est le vrai problème que nous avons aujourd'hui. Les élections, on le fait toujours un jour ou l'autre. Mais les femmes et les hommes qui meurent on ne les ressuscitera pas.

Y'a plus important que les élections. C'est la sécurité des êtres humains. C'est ça la question, c'est ça la problématique. Aujourd'hui on a l'impression que le bateau est ivre sur le plan sécuritaire.

 

Channel African : Dans tout ça le gouvernement ne réagit toujours pas !

 

Martin Ziguele : Moi je suis Député de la nation. Hier c'était Obo, avant hier c'était N'délé, Birao. Cette nuit c'est Bouar, Wanti-Guira, Paoua, Pougol, Benamkor. Avant hier c'était Kouki, c'était Markounda, c'était Batangafo. Hier encore c'était Kaga-Bandoro où un autre Chef rebelle, Al-Khatim, s'est permis de tirer toute la journée dans la ville.

C'est pour ça que nous-nous demandons qu'est-ce qu'attendent les garants et les facilitateurs.

Tout le monde sait que le gouvernement n'a pas les moyens de se déployer ; de faire cette guerre. Mais les garants et les facilitateurs qui ont les moyens, la MINUSCA qui a 12000 Hommes dans le pays, qu'est-ce qui se passe ?

La question est aussi simple que ça !

Nous sommes fatigués, de parler, de faire des communiqués, de rencontrer des gens de nous expliquer.

Nous sommes fatigués, nous sommes fatigués ! Et le peuple, pire encore.

Donc on ne sait plus quoi faire et à quel saint se vouer.

Il faut que les pays membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies se disent qu'ils ont mis en place un instrument qui, pour le moment, n'a pas d'efficacité et trouvent une solution pour mettre la machine en marche pour que les populations, au nom desquelles cet accord a été signé, soient réellement protégées.

On ne comprend plus rien ! Plus rien !

On est révolté, Madame.

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 12:06
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : les échanges par la voie routière entre le Cameroun et la Centrafrique en baisse la semaine dernière

 

BANGUI, 16 juin 2020 (RJDH)---Les prix des denrées alimentaires sur les marchés de Bangui et provinces sont restés stables alors que le trafic des marchandises à caractère commercial par voie terrestre avec le Cameroun a connu une baisse la semaine dernière, selon l’Institut Centrafricain des Etudes Economiques et Statistiques Sociales (ICASEES), sur la période du 01er au 06 juin 2020.

Selon le constat de l’ICASEES, les prix des produits alimentaires sont restés stables dans l’ensemble avec l’arrivée de 189 véhicules en provenance de Cameroun la semaine dernière. « Par rapport à la semaine du 25 au 30 mai ; nous disons que les prix sont globalement stables à l’acception du manioc, de la viande de bœufs et de haricot. Le transport depuis le Cameroun jusqu’à la capitale Bangui ou dans nos provinces se présente de la manière suivante à la semaine du 25 au 30 mai nous avons enregistré200 véhicules. Dans la semaine du 01er au 06 juin 2020, nous avons enregistré 189 véhicules, soit une baisse de 05% », a fait savoir Bienvenu Ali, directeur général de l’ICASEES.

Mais en provinces, poursuit-il, les prix des produits ont doublé sur les marchés. « Si nous prenons les marchés de Bangui, effectivement il y a eu une hausse mais cette hausse se situe entre 10 à 50%, alors que sur les marchés de nos provinces, on a enregistré une hausse situant entre 100 à 160%, les prix du manioc et du haricot sont restés élevés. Mais les produits comme le riz, l’huile locale, le sel, le lait en poudre, la farine de blé et le sucre en poudre ont connu une hausse dans l’ordre de 10 à50%», précise Bienvenu Ali.

Il faut noter que les denrées alimentaires, des produits de première nécessité ainsi que le transport en taxi moto ont connu une hausse  de 100 % dans les 10 préfectures de la RCA, conclut l’ICASEES, en raison de Covid 19 qui sévit dans le pays.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

Centrafrique : le prix du manioc galope sur les marchés de Bangui

 

BANGUI, le 16 juin 2020 (RJDH)---Bangui, la capitale centrafricaine, connait ces derniers temps une hausse de prix de manioc sur les marchés de la place. Cette augmentation se justifie par l’insécurité dans certaines villes du pays et l’arrivée de la saison pluvieuse. Un constat du RJDH après avoir sillonné quelques marchés.

Le manioc aliment de base des Centrafricains a connu pendant cette période de Covid 19, une hausse vertigineuse de prix. Avant, une demi-cuvette de manioc appelé communément Ngaoui coûtait 2500FCFA, aujourd’hui se vend entre 3500 à 4500 FCFA sur les marchés. Cette inflation a joué sur le panier ménager.

Des commerçants que nous avons rencontrés expliquent les raisons de cette augmentation « j’ai commencé à vendre du manioc il y a de cela 40 ans dans ce marché mais avant on ne vendait le manioc à ce prix on achetait un sac de manioc à 12000 FCFA ou 14000 FCFA, mais actuellement nous achetons un sac à 29000 voire 30 000fcfa c’est pourquoi on vend une cuvette à 4500FCFA. Je ne sais pas si c’est à cause de cette pandémie du coronavirus que les prix ont augmenté ? »

Un autre commerçant nous relate qu’« en province, nous achetons une cuvette à 2750 ou 3000FCFA, on remplit un sac à 25000FCFA, arrivé à Bangui on vend un sac à 28 000FCFA. Ce qui explique l’augmentation des prix du manioc est que les peulhs armés provoquent à tout moment les cultivateurs et ils laissent leurs bœufs dévastent les champs des cultivateurs »

Pour Jeannot Magbando, Directeur des synthèses économiques et des prévisions au ministère de l’économie et du plan, indique que : « habituellement, les prix du manioc augmentent en cette période si, et si l’on tient aussi compte de la pandémie, cette situation pourrait aussi être difficile pour notre pays. Les tendances ne sont pas les mêmes que cela soit à Bangui et en province. Mais d’une manière générale, vu la culture de manioc qui se fait traditionnellement, vu la saison pluvieuse il est indubitable que le prix augmente. Quand il pleut le manioc peut quitter de 3000 à 4500FCFA, il y a parfois des spéculations quelqu’un achète à 4000 peut revendre à 5000 frs délibérément et il y a aussi la loi de l’offre et de la demande », fait-il savoir.

Face à cette situation, le ravitaillement en produits agricoles dans les grandes villes et la capitale connait une difficulté réelle. Parmi ces difficultés, on peut noter la dégradation avancée des routes, l’arrivée de la saison des pluies sont entre autres les facteurs qui impactent sur les produits agricoles.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

Centrafrique : le parquet de Bozoum dément les rumeurs de libération des combattants des 3R 

 

BOZOUM, 17 juin 2020 (RJDH)---Les éléments rebelles des 3R arrêtés à Bozoum ne sont pas libérés comme le prétendent certaines personnes. C’est ce qu’a indiqué ce jour au RJDH le Procureur de la République près le tribunal de Bozoum, Guy Gustave Zokazoui.

Depuis quelques jours, une frange des habitants de la ville de Bozoum, dans l’Ouham-Péndé, accusent le préfet et le commandant de la compagnie de la gendarmerie locale d’avoir favorisé la libération de trois hommes présumés combattants rebelles des 3R, arrêtés le 11 juin dernier. Des rumeurs qui sont démenties

Faux rétorque, le Lieutenant Valery Yogo, commandant de compagnie de la gendarmerie locale. « C’est du pur mensonge. Je comprends la machination », confie-t-il, tout en précisant que, « Ces hommes sont transférés aujourd’hui de Bouar à Bangui »dit-il.

Une information confirmée par le procureur de la République près le Tribunal de Bozoum, le Magistrat Guy Gustave Zokazoui. « Une équipe dirigée par le procureur général  Eric Didier Tambo est arrivée à Bouar pour des enquêtes sur les attaques de la base des USMS la semaine dernière. Sur instruction du parquet général de la Cour d'Appel de Bouar, et après dessaisissement, les suspects ont été remis au Procureur Général de la Cour d'Appel pour un transfert à Bangui», a confié le magistrat.

Une source indépendante a indiqué, par-ailleurs, qu’un climat de suspicion et de méfiance gagne peu à peu la ville de Bozoum à chaque fois qu’on voit un sujet peul, « aujourd’hui, c’est toute une confusion qui règne ici. Pour certains, dès qu’ils voient un peul venir faire ses courses au marché central, ils crient sur lui, ils l’insultent alors que les Peuls ne sont pas tous des combattants rebelles. Ils sont aussi victimes des agissements des groupes armés », dit-elle.

Depuis quelques jours, la ville de Bozoum est en alerte depuis que la présence des rebelles des 3R est signalée dans la région.

Cycy Kourandhaut pour la radio Voix de Koyale à Bozoum

 

 

Centrafrique : recrutement des agents recenseurs de l'Autorité Nationale des Elections dans le nord du pays, les candidats se plaignent du manque des services de l'Etat 

 

BANGUI, 17 Juin 2020 (RJDH) --- Les opérations de dépôt des candidatures des agents recenseurs lancées le 11 juin dernier sont observées sur tout le territoire centrafricain, y compris dans les zones dites à risques, notamment Kaga Bandoro, Moyenne Sido et Kabo. Le constat révèle que certains fonctionnaires et agents de l’Etat ont également déposé leurs dossiers pour se faire agent recenseur.

Le RJDH en parcourant la semaine dernière les villes dans lesquelles les opérations de recrutement des agents recenseurs de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) ont été lancées, même des localités réputées sensibles en terme d'insécurité notamment Kaga Bandoro, Kabo et Moyenne Sido, toutes à l’extrême nord du pays, a relevé un réel engouement pour les candidatures qui faciliteraient l'enrôlement des électeurs pour les prochaines élections de 2020-2021. Selon des sources assorties de ces localités, quelques soucis dans la constitution des dossiers ont été relevés faute des services de l'Etat compétents. Les dossiers demandés comportent, entre autres, une copie de Baccalauréat (BAC), Brevet des Collèges (BC), une copie de l’acte de naissance, de certificat de nationalité et certificat de résidence.

Ousmane Gombo Ali, un habitant de Moyenne Sido, se dit émerveillé de la détermination des jeunes de cette localité qui se sont bousculés pour le dépôt des dossiers. « Nous allons faire valoir notre capacité à ce test d’agent recenseur. C’est aussi un moyen de réduire le temporairement le chômage des jeunes. Ils vont se mettre au service de la population afin de prouver leur droit au vote », a expliqué Ousmane Gombo.

A Kaga-Bandoro, les jeunes désœuvrés, les fonctionnaires et agents de l’Etat se côtoient pour le dépôt des dossiers. « Nous avons parmi nous des fonctionnaires de l’Etat ainsi que certains éléments des groupes armés. Or, nous pensons que c'était une manière d’occuper ceux qui n’ont rien à faire », a déploré un jeune de la localité qui a requis l’anonymat.

Pour certaines personnes à Kabo, réunir les dossiers pose problème dans un contexte où « notre localité Kabo ne dispose pas assez de fourniture didactique pour produire les copies des pièces originaires demandées. Nous avons remarqué que des personnes venues d’ailleurs déposent leur dossier à Kabo, ce qui n’est pas normal, c’est inadmissible », a dénoncé un habitant de Kabo. 

Le 22 juin prochain, les opérations de l’enrôlement des électeurs s’ouvriront sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 12:05
RCA/Covid-19: la Chine déploie une deuxième aide médicale

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 12 juin 2020 16:50

 

Touchée par la pandémie de Covid depuis le 14 mars 2020, la République centrafricaine qui a franchi le cap des deux (2) mille cas ce 11 juin 2020, vient, une fois de plus, de bénéficier d'un important lot composé de kits médicaux. Cette aide médicale, fruit de la coopération chinoise, a été réceptionnée ce jeudi 11 juin 2020 à l'aéroport international de Bangui-Mpoko, en présence du président Faustin Archange Touadéra.  

Arrivée à bord d'un avion militaire chinois, ce deuxième lot, affrété par la République populaire de Chine est composé de matériels sanitaires destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Il s'agit précisément de 15.000 masques de nez, 150.000 masques de nez chirurgicaux, 5.000 combinaisons, 7.000 masques de protection des yeux, 7.000 gants, 3.000 surbottes et 30.000 kits de dépistage. Cet appui fait suite à la présentation par les autorités centrafricaines aux responsables chinois, il y a quelques jours, des besoins urgents du pays face à cette crise sanitaire.

"Pour la première fois, un avion militaire chinois s'est posé en terre centrafricaine. C'est vraiment une manifestation d'amitié et de fraternité. Non seulement les paroles mais c'est une réelle action que le peuple chinois vient de poser, vis-à-vis de la gentillesse du peuple centrafricain. Il s'agit d'une urgence dont vous avez besoin. Car, il y a 2 semaines, le président de la République nous a présenté votre besoin urgent en kits de test" a affirmé Chen Dong, Ambassadeur de Chine en Centrafrique.

Pour les autorités centrafricaines qui par ailleurs, se réjouissent de ce geste chinois, ce don arrive à point nommé car le pays était à seulement quelques jours de rupture de kits de dépistage.    

"Auparavant, c'est l'Institut Pasteur de Bangui qui se chargeait du dépistage. Avec quelques mille tests qu'il possédait, nous avions pu mettre une stratégie pour dépister certains cas. Mais lorsque la Chine  nous a dotés en 20.000 kits de dépistage, on a pu circoncire la lignée de la maladie. Nous étions seulement à dix jours de rupture. C'est vraiment une grande satisfaction car l'aide chinoise est le socle de notre stratégie" s'est réjoui Pierre Somsé, ministre de la Santé publique et de la Population.

En plus du gouvernement chinois et de l'ambassade de Chine en Centrafrique, une partie de ce don obtenu par les autorités centrafricaines, vient de l'Association du peuple chinois pour l'Amitié avec l'étranger et de la société Gezhouba dans le cadre du projet de construction du barrage hydraulique de Boali 2 et du onzième bureau groupe China Railway pour le projet de réhabilitation de l'aéroport international Bangui-Mpoko.

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 11:39
Coronavirus : au cœur de la bataille immunitaire contre le virus

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Par Gary Dagorn et Agathe Dahyot Publié le 12 juin 2020 à 12h42 - Mis à jour le 15 juin 2020 à 10h59

 

DÉCRYPTAGES

 

« Le Monde » a reconstitué la façon dont ce virus, le SARS-CoV-2, prend principalement place dans l’organisme, et pourquoi il est redoutable chez certains patients.

 

Totalement inconnu il y a six mois, le virus SARS-CoV-2 s’est répandu sur cinq continents et dans quasiment tous les pays du monde, provoquant une pandémie d’autant plus difficile à contrôler que les scientifiques ne savaient quasiment rien de ce nouveau virus d’origine animale.

Septième coronavirus connu à pouvoir infecter les humains, le SARS-CoV-2 est le virus responsable du Covid-19, une maladie respiratoire bénigne dans au moins 80 % des cas, mais hautement symptomatique chez 15 % des patients et très grave chez 5 % des sujets.

Six mois après son émergence, le Covid-19 est désormais relativement bien décrit par de nombreux travaux scientifiques, mais n’a eu de cesse de surprendre les chercheurs par la variété des symptômes et des troubles engendrés dans le corps humain.

Voici comment l’infection prend principalement place dans l’organisme, et pourquoi ce virus, le SARS-CoV-2, est redoutable chez certains patients.

 

ÉTAPE 1

Une gouttelette expulsée par une personne infectée et contenant des milliers de virions de SARS-CoV-2 entre par la bouche, le nez ou les yeux, les trois portes d’entrées de l’organisme.

 

ÉTAPE 2

Le virus se rend rapidement au contact des muqueuses, notamment celles des fosses nasales où il s’y répliquera le mieux. Lors du contact, la protéine S (spicule) du virus réagit avec l’enzyme ACE 2, un récepteur présent à la surface de certaines cellules humaines qui permet au virus de s’y fixer solidement et de pénétrer la cellule en moins de quinze minutes.

Sa membrane va alors fusionner avec la membrane de la cellule, libérant dans celle-ci le contenu du virus : quelques protéines mais surtout son génome, présent sous la forme d’ARN.

 

ÉTAPE 3

Le virus, incapable de se reproduire seul, va pour cela détourner la machinerie chimique de la cellule. Son génome, un brin d’ARN, est répliqué dans la cellule puis est transporté dans les ribosomes, les usines à protéine de la cellule.

 

Ces ribosomes « lisent » l’ARN viral (comme une notice de montage) puis fabriquent les protéines du virus qui y sont encodées.

Celles-ci serviront principalement à fabriquer le « bouclier » de l’ARN (les capsides) puis à former la membrane du virus. Tous ces composants s’assemblent alors pour former de nouveaux virions, qui sont ensuite expulsés de la cellule hôte : le virus s’est répliqué.

 

Le nombre de virions qu’une seule cellule infectée peut fabriquer et libérer diffère selon les virus (de quelques dizaines à plusieurs dizaines de milliers). Ce chiffre est en moyenne de 6 000 pour le virus de la grippe A, mais demeure encore inconnu pour le SARS-CoV-2.

 

ÉTAPE 4

Le système immunitaire, qui a détecté la présence du microbe, réagit à l’infection avec son arme antivirale principale : les interférons de type I, des messagers chimiques qui permettent aux cellules qui les reçoivent d’activer leurs défenses afin qu’elles acquièrent une résistance au virus pour en bloquer la réplication.

 

ÉTAPE 5

En complément, le système immunitaire dépêche « sur place » les premières défenses de l’organisme : les macrophages, les cellules tueuses naturelles (NK), les neutrophiles et les cellules dendritiques.

 

ÉTAPE 6

Les cellules dendritiques sont les premières à réagir et jouent un rôle central : elles digèrent les virions et migrent dans les ganglions lymphatiques où elles présentent la « carte d’identité » de l’agresseur au système immunitaire pour mieux le cibler par la suite.

Pendant ce temps, les macrophages, cellules NK et neutrophiles combattent l’infection en ingérant à la fois les virus et les cellules infectées.

 

ÉTAPE 7

Chez la plupart des sujets infectés, la réaction immunitaire dite « adaptative » de l’organisme va se manifester rapidement (entre cinq et sept jours).

Informés dans les premières heures par les cellules dendritiques de l’identité du virus, les lymphocytes B vont fabriquer et libérer de nouvelles défenses plus performantes : les anticorps

 

ÉTAPE 8

Ces anticorps sont conçus pour se fixer spécifiquement et uniquement à des parties précises du virus afin de l’entourer et de le neutraliser. Immobilisé, le virus ne peut plus pénétrer dans les cellules, et va se faire digérer par les macrophages.

 

Les cellules infectées sont, quant à elles, les cibles des lymphocytes T8 cytotoxiques. Ces lymphocytes « tueurs » vont libérer des protéines pour « perforer » la cellule et la détruire. Les virions contenus dans la cellule sont libérés puis « mangés » par les macrophages, qui les attendaient au tournant.

 

ÉTAPE 9

A ce stade, la réaction du système immunitaire adaptatif fait reculer l’infection chez environ 85 % des personnes infectées, qui resteront peu ou pas du tout symptomatiques.

 

Mais l’infection va s’aggraver chez près de 15 % des patients : l’incapacité de leur système immunitaire à contrôler l’infection va conduire à une inflammation violente, qui se retourne contre l’organisme.

 

ÉTAPE 10

Dans ces cas graves, l’infection au SARS-CoV-2 est parfois associée à l’inhibition des interférons de type I. Le virus leurre le système immunitaire et réduit ou bloque la production de ces protéines cruciales.

Privé de son arme antivirale numéro un, l’organisme ne peut empêcher l’invasion incontrôlée du virus.

 

ÉTAPE 11

Au bout de sept à dix jours, l’organisme commence à produire les tout premiers anticorps et lymphocytes « tueurs ». Mais le virus s’est répliqué si massivement dans les poumons et les vaisseaux sanguins que l’arrivée de ces défenses va faire l’effet d’une étincelle sur un baril de poudre. Car les lymphocytes et anticorps vont émettre des cytokines pour solliciter le renfort des macrophages, qui vont eux-mêmes produire massivement de nouvelles cytokines.

La réaction s’emballe alors complètement dans les cellules pulmonaires infectées par le virus (les pneumocytes), ce qui va noyer les alvéoles pulmonaires. C'est le fameux « orage cytokinique ».

 

ÉTAPE 12

Ces alvéoles sont les « sacs » jusqu’où l’air que l’on respire est transporté pour être transmis dans le sang et transporté dans tous nos tissus. Attaquées par le virus et les cytokines, ces alvéoles sont noyées, bloquant les échanges gazeux avec le sang. Leur paroi s’épaissit sous l’effet de l’inflammation. Les difficultés respiratoires deviennent alors critiques.

 

ÉTAPE 13

A ce stade critique, les patients sont généralement déjà admis en réanimation, mis sous oxygénothérapie (une intubation invasive ou une ventilation plus légère, selon leur état), placés sur le ventre pour faciliter la respiration et parfois mis dans un coma artificiel.

 

ÉTAPE 14

Pendant ce temps, le virus a utilisé son autre arme, celle qui le rend redoutable : sa capacité à infecter les vaisseaux sanguins, notamment leur paroi (dont les cellules sont dotées du récepteur ACE 2). En les attaquant et en les détruisant, le virus va favoriser la coagulation du sang.

Cercle vicieux : le phénomène est renforcé par le fait que le virus fait disparaître le récepteur ACE 2 de la surface des cellules infectées, une enzyme qui, justement… participe au contrôle de la coagulation.

 

ÉTAPE 15

Ainsi, même avec une ventilation mécanique, l’oxygène atteint de moins en moins le sang. Ce qui accélère encore la coagulation de celui-ci, et la formation de caillots sanguins très dangereux, spécialement dans les poumons (mais aussi dans d’autres organes, comme le cœur, les intestins ou le cerveau).

Les vaisseaux pulmonaires se bouchent les uns après les autres, le sang s’épaissit, il circule de moins en moins.

 

ÉTAPE 16

Les chances de guérison reposent désormais essentiellement sur la capacité des réanimateurs à contrôler à la fois la réaction immunitaire afin de diminuer les difficultés respiratoires et la coagulation du sang pour éviter les caillots.

Des médicaments immunorégulateurs, comme le tocilizumab, sont par exemple utilisés afin de bloquer l’expression des cytokines les plus invasives (dont l’interleukine 6, ou IL-6), et ainsi d’accroître les chances de survie.

Des médecins travaillant sur des échantillons de sang au service de réanimation de l'hôpital Franco-Britannique de Levallois-Perret, le 9 avril 2020. Lucas Barioulet / AFP

 

ÉTAPE 17

C’est seulement dans cette seconde phase de la maladie chez les cas sévères qu’apparaissent massivement les anticorps neutralisants que l’organisme a spécialement fabriqués contre le SARS-CoV-2. Ceux-ci permettent souvent de l’éliminer en grande partie de l’organisme. Mais le mal est fait, et à ce stade, les dégâts provoqués par la réaction inflammatoire du système immunitaire menacent plus le malade que le virus.

 

ÉTAPE 18

Ainsi, même quand le système immunitaire parvient à réduire la charge virale dans l’organisme, à ce stade, la réaction inflammatoire incontrôlée du corps est si violente qu’elle est responsable de la majorité des lésions observées et peut provoquer la mort des sujets.

 

ÉTAPE 19

En modérant fortement la réaction inflammatoire tout en maintenant la ventilation mécanique, les médecins réanimateurs parviennent ainsi à sauver six à sept patients sur dix.

 

ÉTAPE 20

Malheureusement, le décès survient ainsi environ trois à quatre fois sur dix en réanimation (selon une estimation de fin avril). La plupart des morts sont causées par une insuffisance respiratoire liée à l’atteinte pulmonaire.

Les troubles de la coagulation sont une autre cause majeure de décès. La plupart des patients qui en sont atteints meurent de coagulopathie disséminée (de nombreux vaisseaux se bouchent), mais aussi d’embolie pulmonaire : un caillot se forme dans l’artère pulmonaire, reliant le cœur aux poumons, et provoque un arrêt cardio-respiratoire (ACR).

Enfin, la coagulation du sang peut entraîner un manque d’oxygénation des organes, et provoquer des accidents vasculaires cérébraux mortels.

 

ÉTAPE 21

Pour ceux qui sortent de réanimation, la convalescence peut être longue et l’affaiblissement de certaines fonctions est parfois durable. Les complications locomotrices ou neurologiques sont très fréquentes. Le système cardiovasculaire et les poumons sont si atteints après le choc inflammatoire que le risque de développer des pathologies liées, comme la fibrose pulmonaire ou l’atteinte cardiaque, est nettement plus important.

Une partie des patients sortis de réanimation peuvent mourir de ces complications pendant leur convalescence, même plusieurs mois après leur infection.

 

ÉTAPE 22

Bien qu’elle se soit nettement améliorée au fur et à mesure de l’épidémie, notamment dans les services de réanimation où les médecins ont appris à mieux gérer la phase hyperinflammatoire, la prise en charge des patients atteints de Covid-19 est toujours compliquée, faute de traitements antiviraux efficaces.

Car si les progrès sur la production d’un vaccin sont encourageants et fondent l’espoir de se prémunir contre cette maladie d’ici douze à dix-huit mois, la recherche de médicaments antiviraux efficaces n’a pas encore abouti à des pistes satisfaisantes.

Ce qui ne surprend pas les scientifiques, qui rappellent qu’il existe de nombreux virus pour lesquels il n’existe pas de traitement médicamenteux efficace, même pour des virus aussi communs que la grippe ou la rougeole.

 

Design : Agathe Dahyot

Iconographie : Agathe Dahyot, A. Rad, Mikael Häggström, Spacebirdy, RexxS, domdomegg, Cancer Research UK, Database Center for Life Science, XcepticZP

Crédits photos : NIAID, AFP

Remerciements : Jean Sibilia, doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, Sophie Trouillet-Assant et Alexandre Belot, chercheurs au centre international de recherche en infectiologie (Hospices civils de Lyon) et Frédéric Altare, chercheur au centre de recherche en cancérologie et immunologie (Nantes-Angers).

 

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 17:47
COMMUNIQUE DE SOUTIEN DU MLPC AUX FACA ET FSI

 

 

LE MLPC CONDAMNE LES CRIMES CONTRE LE PEUPLE CENTRAFRICAIN ET EXIGE L'ARRESTATION DE LEURS AUTEURS, CO-AUTEURS, COMPLICES ET COMMANDITAIRES POUR LES TRADUIRE EN JUSTICE

COMMUNIQUE DE SOUTIEN DU MLPC AUX FACA ET FSI
COMMUNIQUE DE SOUTIEN DU MLPC AUX FACA ET FSI
COMMUNIQUE DE SOUTIEN DU MLPC AUX FACA ET FSI
COMMUNIQUE DE SOUTIEN DU MLPC AUX FACA ET FSI
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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 17:42
LE MLPC RESPECTE ET SALUE L'AVIS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
LE MLPC RESPECTE ET SALUE L'AVIS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MLPC RELATIF A L'AVIS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

LE MLPC RESPECTE ET SALUE L'AVIS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
LE MLPC RESPECTE ET SALUE L'AVIS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
LE MLPC RESPECTE ET SALUE L'AVIS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 17:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : le mouvement 3R nie ses implications dans les violences de Bouar

 

BANGUI, 12 Juin 2020(RJDH) --- Abass Sidiki, le chef rebelle leader des 3R, a démenti par un communiqué publié le mercredi 11 juin, qu’ils ne seraient pas lui et ses hommes, responsables de l’attaque de la base des USMS de Bouar.

La réaction du mouvement armé 3R d’Abbas Sidiki intervient deux jours après l’attaque du camp de formation d’éléments d’Unité Spéciale Mixte de Sécurité que le mouvement 3R attribue au gouvernement car, selon le communiqué, ces attaques ont été organisées par le gouvernement dans l’objectif de créer des situations d’insécurité.

 « Le mouvement 3R n’est ni impliqué de près ni de loin dans ces attaques. Elles ont été organisées et planifiées par le gouvernement dans l’objectif de créer des situations de chaos pour pouvoir demander à nouveau la dérogation du calendrier électoral », peut-on lire dans le communiqué.

Toutefois, le groupe armé a relevé des failles dans la mise en œuvre du plan programme DDR auquel il a soumis 250 de ces éléments, « malheureusement 68 éléments ont été retenus et les autres refoulés après les avoir désarmés pour des raisons infondées », se défend-il, avant de relever que c’est cela qui aurait engendré des conséquences sécuritaires, « Abbas Sidiki a alerté les membres du gouvernement, la coordination du DDR et la MINUSCA sur les conséquences sécuritaires que ce rejet raciste pourraient engendrer », a-t-il justifié.

Fort de ce constat, le 3R qualifie d’enfantillage et d’amateurisme la gestion des opérations du DDR et des USMS au Nord-Ouest du pays par les autorités centrafricaines. Pour le mouvement 3R, en poursuivant, ses éléments ne constituent en aucun cas une menace pour les régions du Nord-Ouest et met en garde le gouvernement, « de s’abstenir de toutes sortes de provocation et au cas contraire le mouvement répliquera en légitime défense ».

Depuis le retrait du leader des 3R de la ville de Bouar au mois de mai dernier, les relations entre lui et le gouvernement ainsi que la MINUSCA ne sont pas tendre.

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho

 

 

Centrafrique : Le G5 appelle à un consensus national pour des élections apaisées

 

BANGUI, 10 JUIN 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 08 juin 2020, le G5 appelle le chef de l’État Faustin Archange Touadera a engagé un dialogue politique inclusif avec toutes les forces vives de la nation, pour la bonne tenue prochaine des élections dans un climat apaisé.

La communauté Internationale, au regard des points de vue divergents de façon interposée sur la tenue des élections, prône aujourd’hui la tenue d’une concertation nationale entre les principaux acteurs engagés dans le processus électoral afin d’aboutir à un consensus. Un appel embrayant dans le même sens que la Cour Constitutionnelle, dans son avis relatif au projet de modification de la constitution le 5 Juin dernier.

Concernant les processus politiques et de paix, les organisations partenaires ont salué l’engagement du Chef de l’Etat dans la mise en œuvre de l’Accord politique, ainsi que les progrès importants dans les préparatifs des élections.  Peut-on lire dans le document. Allant plus loin, le groupe des pays de soutien de la République Centrafricaine, qui encourage « le président de la République à engager un dialogue politique inclusif avec tous les acteurs concernés en vue de la tenue des élections pacifiques, libres, inclusives, transparentes et crédibles, dans le respect des délais constitutionnels », ont-ils souhaité tout exhortant les acteurs concernés à lutter contre les compagnes de désinformation dans le pays.

Entre l’idée d’une transition politique et la tenue des élections à bonne date, le glissement du calendrier électoral en cas de force majeur, la recherche d’un consensus électoral s’avère impérieux.

Annela  Niamolo

 

 

Centrafrique :  Artemisia contre le paludisme en attendant les essais cliniques contre la Covid-19

 

BANGUI, 12 juin 2020 (RJDH)---En attendant les essais cliniques de l’Artemisia contre la Covid-19 tels que voulus par les scientifiques et l’Organisation Mondiale de la Santé, Jean-Denis Ngobo, cultivateur et point focal de la Maison d’Artemisia-Centrafrique appelle à l’intensification de la culture de cette plante médicinale.

« L’Artemisia n’a pas été connu pour lutter contre la Covid-19, mais un remède efficace contre le paludisme. C’est ce qui justifie sa culture en Centrafrique par la Maison d’Artemisia située à 13 km de Bangui sur la route de Damara », a fait savoir Jean Denis NGOBO, Cultivateur et Point Focal de la Maison d’Artemisia-Centrafrique dans une interview accordée au RJDH.

Avec l’avènement de la pandémie de Covid-19, le constat révèle qu’il y a une forte mobilisation des visiteurs et de clients à la recherche des informations sur cette plante réputée guérir le Covid-19. 

Même s’il y a de controverses autour de cette plante et de son efficacité à guérir ou non les malades de Covid 19, et ce, après les résultats cliniques recommandés par l’OMS, certains centrafricains s’en procurent déjà, soit pour se prévenir de Covid-19, soit pour lutter contre le paludisme. 

« J’étais passé ici la fois dernière, le responsable de la Maison d’Artemisia m’a fait savoir que sa culture est pour lutter contre le paludisme. Aujourd’hui, avec cette histoire de Coronavirus, les informations font état de ce que c’est cette plante qui soigne au Madagascar. Alors mes proches m’ont demandé de leur fournir cette plante afin de planter autour de la maison non seulement pour lutter contre le paludisme mais également contre le Covid-19 », a fait un homme rencontré sur le site venu s’en procurer.

Une logique que ne partage pas Jean Denis Ngobo, qui précise que l’intensification de la culture d’Artemisia par son association s’inscrit dans la droite ligne de campagne de lutte contre le paludisme en attendant les essais cliniques contre le Covid-19 par l’OMS. « Notre premier but c’est de combattre le paludisme puisque nous savons qu’à partir du mois de juillet jusqu’au mois d’octobre, c’est la période de pic de palu en République Centrafricaine. Et pour le Corona virus, nous attendons aussi comme a dit l’OMS, les études cliniques. La Maisons d’Artemisia englobe aussi des Scientifiques au rang desquels, il y a des médecins et des Agronomes. Donc, nous attendons de ces résultats d’études cliniques pour affirmer ou infirmer de l’efficacité de cette plante contre la Covid-19 ».

Pour réussir cette campagne de lutte contre le paludisme, le point focal de la Maison de l’Artémisia-Centrafrique, pense qu’il faudrait plus de mobilisation de la part de ses compatriotes. « Je demande à mes compatriotes centrafricains de chercher des pépinières et de les planter tout autour de leur maison. C’est répulsif contre les moustiques d’abord, et quand la plante devient mure, ils peuvent cueillir les feuilles pour les consommer en tisane en cas de traitement ou de prévention contre le paludisme, une journée sur deux », dit-il.

La Maison d’Artémisia de Pk 13 est actuellement l’unique site de production d’Artemisia depuis 2007 en Centrafrique. Une quinzaine de personnes ont été formées par cette association, mais celles-ci n’ont pas encore démarré la culture à travers le pays. 40 grammes des feuilles séchées d’Artémisia se vend à 2500 frs et une pépinière à 500 frs alors qu’une pépinière se vendait à 1000 frs sur le même site avant l’avènement de Covid-19.

 Cyrille Wegue

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