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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 12:59
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

 

Un rapport de l’Onu confirme l’existence de mercenaires en RCA

 

APA-Bangui(Centrafrique)  sep 14, 2017 à 16:49 - Les menaces posées par le mercenariat en Centrafrique n'ont pas diminué, note un rapport du Groupe de travail des Nations Unies, cité par une source onusienne ce jeudi à Bangui.

 

Le rapport fait suite à une visite du groupe de travail en République centrafricaine (RCA) en début d’année. Il a été présenté par le Président-Rapporteur du groupe M. Gabor Rona.

 

Depuis les derniers conflits jusqu’à maintenant, les groupes armés en RCA composés de mercenaires et de combattants étrangers ont commis nombre de violations des droits de l'homme à l'encontre de la population civile selon le rapport.

 

Le groupe de travail de l'ONU note que ces mercenaires « viennent essentiellement des pays voisins ».

 

Selon Gabor Rona, les frontières poreuses entre la Centrafrique et ses voisins ont facilité l'entrée d'éléments armés étrangers.

 

Pour les experts onusiens, certains sont restés dans le pays et ont profité de la fragilité de la situation sécuritaire pour mener des activités criminelles, notamment en imposant des impôts illégaux aux populations locales.

 

Les violences qui sévissent particulièrement au sud-est de la RCA sont l’œuvre de ces mercenaires et combattants venus de l’étranger.

 

 

10 millions de dollars de la Banque Mondiale pour des réformes économiques en RCA

 

APA-Bangui(Centrafrique)  sep 14, 2017 à 17:49 - La RCA et la Banque Mondiale ont signé ce jeudi à Bangui un accord de financement d’un projet intitulé « appui à la gestion des dépenses et investissements publics et aux réformes (AGIR) pour un montant de 10 millions de dollars soit 5 milliards de FCFA.

 

Ce projet va permettre d’améliorer les finances publiques et de sécuriser les investissements en Centrafrique selon les experts du ministère de l'économie en RCA.

 

Ce projet a été conçu avec l’appui des partenaires financiers de la RCA afin d’aider à la mise en œuvre du programme des réformes économiques du gouvernement dans sa phase post conflit actuel.

 

Son objectif est de soutenir l’amélioration de la gestion et de la transparence des dépenses publiques ainsi que des investissements publics.

 

Ce projet cherche donc à consolider les fonctions de base à travers la chaine des dépenses, de budgétisation et du contrôle.

 

Grâce à ce projet, une assistance technique sera fournie pour l’amélioration des contrôles dans le pays et surtout de réduire les dépenses exécutées selon des procédures exceptionnelles pour améliorer ainsi la transparence budgétaire.

 

La reprise économique du pays passe ainsi par une réforme des secteurs de l’agriculture, transport et télécommunication qui sont les moteurs de la croissance économique en faveur des pauvres selon le ministère de l'économie.

 

L’opérationalisation du secrétariat technique du plan de réformes économiques et de consolidation de la paix en Centrafrique crée pour renforcer la capacité du pays à coordonner l’aide au développement promise à la table ronde des bailleurs de fonds à Bruxelles en 2016 est rendu possible grâce à ce financement de la Banque Mondiale.

 

L’année fiscale écoulée, la Banque Mondiale a mobilisé un financement de 143 millions de dollars en faveur de la RCA.

 

La signature de cet accord confirme l’engagement de cette institution financière à appuyer la RCA à mettre en œuvre des réformes visant à améliorer la capacité de l’administration afin de fournir des meilleurs services à la population.

 

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Centrafrique-Presse.com
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 12:37

 

 

 

Centrafrique Les fonctionnaires admis au DVA exigent du gouvernement le paiement de leur déblocage

 

PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 14 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI,  14 Septembre 2017 (RJDH)—Les fonctionnaires de l’Etat admis pour le Départ Volontaire Assisté (DVA) ont fait un sit-in ce 14 septembre devant le Trésor pour exiger du gouvernement le paiement du déblocage des salaires et les moins perçus non payés depuis 30 ans.  

 

Plusieurs fonctionnaires et agents de l’Etat sont admis pour le départ volontaire assisté sous le régime Kolingba au lendemain du programme d’ajustement structurel exigé par le Fonds Monétaire International. Plus de 30 ans le souci est pendant. La manifestation des anciens fonctionnaires intervient deux jours après la formation du gouvernement Sarandji 2. Gouvernement qui devra faire face à la dette intérieure de l’Etat comme un défi à relever et qui devra être inscrit au préalable dans le projet de loi de finance 2018 en cour d’élaboration.

 

Joseph Kongbo, délégué des fonctionnaires et agents de l’état admis au DVA fait la précision suivante sur leur exigence, « une partie de fonds octroyés par l’Union Européenne  a été endettée par le gouvernement  pour payer les salaires des fonctionnaires. C’est ainsi qu’on nous avait  payé les reliquats  à hauteur de 1 milliards 500 millions. Des actions sont menées en justice et elle a rendu son verdict en août 2016 pour que le gouvernement paye les deux rubriques. Mais ce qui ‘est curieux, on ne nous paye pas. Nous réclamons nos frais pour la scolarisation de nos enfants », a-t-il indiqué.

 

L’absence de volonté politique fait beaucoup des victimes et les ex fonctionnaires accusent l’Etat de crime « nous étions plus de 2500 à quitter la fonction publique. Voilà depuis 30 ans on ne nous verse pas les salaires. Maintenant plus de 1500 collègues sont décédés et laissent derrière eux des femmes et des enfants orphelins. Nous qualifions ce mal de crime. Nous exigeons les versements de nos frais », a-t-il poursuivi.

 

Les institutions financières citées dans cette affaire ne sont pas disposées aux sollicitations du RJDH. Ce mécontentement vient après celui de Novembre 2012, au moment où Faustin Archange Touadera était premier ministre du régime défunt  de François Bozizé.

 

 

Centrafrique : Des ravisseurs Anti-Balaka libèrent la Base de Cordaid à Bocaranga

 

Par RJDH Centrafrique - 14/09/2017

 

Après Batangafo dont le site a été saccagé, des miliciens Anti-Balaka ont pris en otage la Base de Cordaid à Bocaranga réclamant une rançon. Un dénouement pacifique a été trouvé.


Hier, 13 septembre, à la tombée de la nuit, un groupe d’Anti-Balaka en provenance des communes de Monkounzi Wali et Vakab, munis de leurs armes d’appoint ont pris en otage la base de l’ONG humanitaire Cordaid à Bocaranga, située dans la Préfecture de l’Ouham-Pendé. Ils réclament une rançon en échange avant la libération du site. Une idée rejetée par les responsables de cette ONG.



Cette irruption dans la Sous-préfecture a créé la psychose dans la ville où la population garde en mémoire les humeurs malsaines des groupes armés. Pour dénouer cette crise, le Maire de Bocaranga est intervenu et a entamé une médiation avec les ravisseurs. Au terme de la négociation, « les Anti-Balaka ont décidé de libérer le site ce jour », a indiqué une source de la médiation sans préciser si une rançon a été versée.



Les ravisseurs comme les responsables de cette ONG n’ont pas souhaité commenté les faits en dehors de la médiation locale. Des sources non autorisées parlent d’une « exaspération des Anti-Balaka contre les exactions des rebelles de la Séléka dans la région et le silence des autorités et l’inaction de la Minusca ».

 

L’insécurité compromet l’action humanitaire :


En Centrafrique, le conflit armé a des répercussions directes sur la population. Il a occasionné le déplacement de 600.000 personnes à l’intérieur du pays, a entraîné un accroissement important d’individus (2,4 millions) dépendant de l’aide humanitaire et des infrastructures de base ont été détruites.



Cependant, la multiplication des violences sur le personnel humanitaire et leurs infrastructures compromettent l’aide humanitaire aux nombreux centrafricains qui y dépendent.

Dans un récent communiqué, le Coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine, Najat Rochdi, a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’insécurité qui sabotent l’aide humanitaire. Elle a interpellé les auteurs de ce regain de violence « à respecter le droit international humanitaire ».


A Batangafo, plus de 28.000 personnes sont privées d’assistance humanitaire à cause de la violence sur le personnel humanitaire et d’autres villes intérieures connaissent la même situation.

 

 

Centrafrique : Plusieurs cas de violations documentés au sud-ouest du pays

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 14 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 14 Septembre 2017(RJDH)—La Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée s’alarme de violation des droits humains et de l’exploitation forestière illégale, ainsi que des menaces contre les défenseurs de l’environnement et le non-respect des peuples autochtones. C’est la conclusion d’un rapport de mission effectuée dans le sud-ouest du pays.

 

La plainte de MEFP intervient dans un contexte d’exploitation illégale de forêt sources de conflit entre les populations autochtones et le manque de respect contre ceux-ci. Cette inquiétude est exprimée alors que ces peuples habitants ces forêts font l’objet de menace des exploitants illégaux.

 

Ibrahim Béninga, Président Préfectoral du Réseau des Défenseurs de Droits de l’Homme dans la Sangha-Mbaéré dit poursuivre la défense des droits reconnus à la protection de la nature et de l’environnement, « malgré les menaces et les graves violations des Droits de l’Homme et des droits des défenseurs de l’environnement à Nola et ses périphériques, nous continuons la lutte pour que chaque communauté parvienne à se sentir dans ses droits», dit-il.

 

Ce rapport pointe du doigt l’implication des sujets congolais dans l’exploitation illégale des forets en Centrafrique « par rapport à la destruction abusive de nos forêts, nous avons constaté que des communautés autochtones qui, à la recherche de leur chenille ou miel d’une part, détruisent les forêts. Et d’autre part, des sujets congolais exploitent illégalement les bois à Salo, une localité dans la préfecture de Sangha-Mbaére, et certaines autorités centrafricaines seraient impliquées dans l’affaire», a-t-il fait savoir.

 

Jean Paul Ngadjio de l’Organisation pour la Défense de l’Environnement émet de réserve dans l’efficacité de l’administration   « nous constatons beaucoup d’irrégularité dans le système de gestion de la forêt aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a des sociétés forestières qui se sont installées dans nos communes, la convention est là mais on se rend compte que les administrations forestières ne tiennent pas compte de cela et les entreprises font les choses à leurs grés», a-t-il lâché.

 

Le rapport a documenté un cas de destruction de parcelle agricole, fait par la société Timberland Industrie installée sur un site à Batouri sans le consentement du propriétaire monsieur Ngaïna interrogé dans la commune. Selon les investigations, «monsieur Ngaïna avait refusé de libérer sa terre, mais après la promesse de l’exploitant pour une indemnisation conséquente de ses biens ce dernier a accepté.  A ce jour monsieur Ngaïna n’a rien reçu de la société », peut-on lire dans ce rapport.

 

La Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée appelle le gouvernement à s’impliquer et faire le suivi régulier en augmentant le nombre des éco-gardes et à la cessation des menaces contre les protecteurs de l’environnement.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 12:33
Lu pour vous : Les fragiles institutions judiciaires de la Centrafrique

 

 

 

 

http://les-yeux-du-monde.fr  14/09/2016  Philippine SOTTAS

 

 

Un climat d’impunité règne en Centrafrique. Aux conflits armés ont succédé l’instabilité politique, les tensions ethniques et religieuses, tandis que règne toujours une pauvreté latente. Profitant du chaos ambiant, les groupes armés et les milices ont proliféré et se sont étendus. Leur objectif est de contrôler le territoire et les ressources dont il regorge. Le sous-sol centrafricain est en effet riche en ressources minières, uranium et pétrole. Les diamants sont notamment vendus à l’étranger grâce à la contrebande, qui permet de financer les groupes armés.

 

Alors que le système judiciaire centrafricain peine à juger les crimes commis sur le territoire national, des vagues de violence extrême planent sur le pays, complètement divisé et en proie à de graves violations des droits humains.

 

Des institutions judiciaires limitées

 

De nombreuses exactions ont été commises depuis le début du conflit centrafricain et les atteintes au droit international sont récurrentes. Si la Cour pénale internationale enquête sur ces crimes, de nombreux responsables ne sont toujours pas jugés. Parmi eux, on trouve des commandants de l’ex-Séléka et des anti-Balaka, mais également des miliciens impliqués dans des groupes armés.

 

Le contexte politique et sécuritaire du pays ne permet pas d’appliquer une justice transitionnelle efficace. Le fonctionnement des institutions judiciaires est limité, notamment en dehors de Bangui, la capitale centrafricaine. Les groupes armés sont en effet toujours présents dans la majeure partie du pays, limitant le pouvoir des institutions étatiques. Le monopole de la force,  nécessaire pour établir une justice pérenne, est entre les mains de nombreux acteurs non gouvernementaux et plus uniquement de l’État. Les territoires contrôlés par les miliciens ne permettent pas de déployer les services publics dans ces zones, ce qui empêche l’instauration  d’un dialogue entre les victimes et les enquêteurs.

 

Des phases du conflit ont pourtant abouti à des processus de paix succincts, mais les responsables n’étant toujours pas jugés, ces efforts restent vains et les actes de violence infinis.

 

C’est donc tout le système judiciaire centrafricain qui doit évoluer afin de répondre efficacement à la situation politico-sécuritaire du pays.

 

C’est pourquoi il est nécessaire que les tribunaux, les forces de police mais également les prisons soient restructurés. Seulement l’État centrafricain peine à répondre à ces exigences, par manque de moyens. Le renforcement de l’appareil judiciaire est estimé à 105 millions de dollars. Le budget de la justice ne représente pourtant que 2% de celui de l’État, et est principalement alloué aux fonctionnaires.

 

La Cour pénale spéciale est-elle vraiment efficace ?

 

La Cour pénale spéciale (CPS) centrafricaine est un tribunal hybride, qui inclut la collaboration entre des magistrats centrafricains et internationaux. Sa mission est d’enquêter et de juger les crimes les plus importants commis depuis le 1er janvier 2003. La juridiction doit ainsi entamer des poursuites sur toutes les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées en République centrafricaine.  Ces exactions concernent surtout des tueries, des violences sexuelles, des pillages, des tortures et l’enrôlement d’enfants-soldat.

 

Cette Cour, créée en juin 2015 est une juridiction intégrée dans le système judiciaire national pour une durée de cinq ans. Le président Faustin-Archange Touadera a désigné Toussaint Muntazini Mukimapa comme procureur de la CPS .

 

La Cour pénale spéciale doit également permettre d’établir si les crimes perpétrés par les Sélékas contre les non-musulmans et par les anti-Balakas contre les musulmans ne constituent pas un début de génocide, selon l’article 6a du Statut de Rome. Ce dernier définit le génocide selon ces termes : « l’intention de détruire, en tout en en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ».

 

Seulement, l’efficacité de la Cour est remise en question. Le manque de moyens financiers a fortement ralenti son processus de création. Soucieux de mettre en place des mesures immédiates, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a alors mandaté la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des nations-Unies en Centrafrique) afin qu’elle fournisse une assistance technique pour la mise en place de la Cour pénale spéciale.

 

Désormais dotée de ressources financières et d’un procureur, la Cour peine à s’établir et les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de guerre échappent toujours aux enquêtes et aux arrestations. 

 

La CPS, qui devrait être opérationnelle en octobre, sera en mesure de consolider la justice centrafricaine grâce à son impartialité et son indépendance. Elle engendre déjà de grandes attentes de la part de la société civile, favorable au dialogue et à la reconstruction, qu’elle ne pourra obtenir que lorsque justice sera faite. 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 12:30

 

 

 

 

http://www.dw.com  14.09.2017

 

En Centrafrique, au moins 25 personnes ont été tuées ces derniers jours dans des heurts entre groupes armés. L'ancien Premier ministre Anicet-George Dologuelé dénonce l'inaction du gouvernement.

 

DW: Quelle est la situation aujourd'hui en République Centrafricaine?

 

Anicet-George Dologuelé: C’est un pays qui traverse une situation difficile, vous savez qu’il y a beaucoup de violence dans tout le pays. 80% du territoire est occupé par les bandes armées, c’est pénible pour tout le monde.

 

DW: Qu’est ce qui explique cet échec, si on peut l’appeler ainsi étant donné que des élections ont été organisées démocratiquement  mais la situation persiste.

 

Anicet-George Dologuelé: Je pense que la situation a été très mal géré, maintenant ce qui est urgent, c’est de rattraper les choses, de sorte que ces bandes armées puissent déposer les armes et que les populations reprennent leurs activités. Que le million de centrafricains qui sont soient en dehors du pays,  ou qui vivent dans les brousses ou dans des sites de déplacés  puissent reprendre les activités.C’est vraiment cela l’urgence.

 

DW: Certains parlent de l’inaction du gouvernement et celle du président de la République particulièrement.

 

Anicet-George Dologuelé: En tant que chef de l’opposition, j’ai régulièrement dénoncé cette inaction, et je pense que si l’on m’avait entendu, les choses n’auraient pas atteints ce niveau mais il est toujours temps de mettre fin à la souffrance de la population.

 

DW:Vous pensez qu’il est incompétent ?

 

Anicet-George Dologuelé: Non, je ne peux pas me permettre de traiter un président de la République d’incompétent. Je pense que la situation est difficile et qu’il n’a pas utilisé les bonnes méthodes pour y arriver. Vous savez, quand on essaye une méthode et que ca ne marche pas, il faut changer. J'ai fait des suggestions, mais je pense que ca traine un peu, et c’est dommage pour les populations et notre pays.

 

DW: Quelle est votre solution pour résoudre ce problème sécuritaire ?

 

Anicet-George Dologuelé: Je n’ai pas de solution. Je pense qu’il faut se mettre ensemble pour réfléchir à des solutions, une seule personne ne peut pas avoir de solution.

 

 

"80% du territoire est occupé par les bandes armées"(Anicet-George Dologuelé) 

 

 

"La situation a été mal gérée en RCA" (Anicet-George Dologuelé) Deutche Welle
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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 12:26
Lu pour vous : Centrafrique : Noureddine Adam refuse de désarmer tant que ses hommes sont emprisonnés

 

 

 

14 septembre 2017 à 11h21 — Mis à jour le 14 septembre 2017 à 11h34 Par Pacôme Pabandji

 

Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) conditionne sa participation au processus de « désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement » (DDRR) à la libération de tous ses combattants arrêtés par les Casques bleus et remis au gouvernement centrafricain, a annoncé lundi 11 septembre un porte-parole du groupe armé.

 

« Nous ne participerons au DDRR que si nos hommes arrêtés à différentes occasions par les Casques bleus, remis aux autorités centrafricaines et placés en détention au Camp de Roux soient libérés », a déclaré un porte-parole du FPRC. Issu de l’ex-Séléka, le FPRC est dirigé par Noureddine Adam, ancien numéro 2 de cette rébellion qui a renversé le président François Bozizé en 2013. Le groupe armé contrôle plusieurs zones du nord, du centre et de l’est de la Centrafrique. Le groupe armé fédère également autour de lui le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), autre groupe issu de l’ex-Séléka, et l’aile anti-balaka de Maxime Mokom.

 

Le processus DDRR fragilisé

 

Sa position apparaît donc inquiétante pour la suite de ce processus qui constitue, pour le président Faustin Archange Touadéra, un début de solution pour pacifier le pays. « Nous étudions ce problème que nous prenons très au sérieux. Nous voulons éviter que d’autres groupes réclament libération de leurs hommes. Sinon, à quoi servirait la justice ? », s’interroge un membre du gouvernement, qui préfère, sur ce sujet sensible, conserver l’anonymat.

 

Interrogé par Jeune Afrique, il expose les termes de la difficile équation face à laquelle se trouve confronté le gouvernement fraîchement nommé : « Personnellement, je sais que Noureddine Adam a toujours été un partisan sécessionniste. Accéder à sa demande c’est lui donner carte blanche pour les nombreuses manœuvres dont on le sait capable ».

 

Ces dernières semaines – notamment lors des négociations menées sous l’égide de la communauté catholique Sant’Egidio – l’ancien patron du service de renseignements de Michel Djotodia avait réclamé une amnistie. Une éventualité qui conduirait à le laver de toute responsabilité éventuelle dans les crimes commis dans le pays, sur lesquels enquête la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique, créée en 2015 mais dont le procureur n’est arrivé à Bangui qu’en mai dernier.

 

Le DDRR n’est pas une solution à tous les problèmes auxquels le pays est confronté, mais il reste un outil indispensable

 

 

 

Quatorze groupes armés, dont le FPRC, avaient été inscrits pour le processus DDRR lancé le 30 août par le président centrafricain. « Le DDRR n’est pas une solution à tous les problèmes auxquels le pays est confronté, mais il reste un outil indispensable qui, s’il est appliqué avec rigueur peut contribuer à renforcer la confiance entre tous les acteurs, réduire le nombre d’armes en circulation dans le pays, faire baisser le niveau de violence et la criminalité en favorisant un changement de mentalité concernant l’usage des armes », a  déclaré le patron de la Minusca, Parfait Onanga Anyanga.

 

Quelques jours après le lancement, c’est sur les ondes de la radio Ndeke Luka lundi qu’il annonce la clôture de l’opération : « Le DDRR, c’est fermé ! », a martelé le diplomate onusien.

 

Une déclaration considérée, au sein de la population, comme une « réponse ferme à Nourredine Adam ». « Mais il va falloir que la MINUSCA arrête de dormir, on en a marre ! », s’énerve Cyprien Kalouangui, notable de la ville de Kouango qui a dû fuir le week-end dernier pour trouver refuge à Bangui.

 

La Minusca, de son côté, affiche ses résultats. Mercredi 13 septembre, lors d’une conférence de presse à Bangui, elle a annoncé avoir récupéré 86 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions récupérés.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:54
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

 

 

LA MINUSCA SALUE LA MISE EN PLACE DU PANEL DES FACILITATEURS

DE L’UNION AFRICAINE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Bangui, 13 septembre 2017 - La Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) soutient linitiative de lUnion Africaine (UA) pour la paix et la réconciliation en RCA, et va travailler avec le Gouvernement centrafricain et le panel des facilitateurs de lUA, mis en place cette semaine à Bangui, pour que le pays retrouve le chemin de la paix.

 

« La MINUSCA va appuyer lUA au niveau technique, logistique et politique, en vue de la mise en œuvre de sa feuille de route pour la RCA. A cet effet, elle entend développer un partenariat solide avec le Gouvernement et le panel des facilitateurs », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, en soulignant que la Mission avait participé à la première rencontre du panel. La MINUSCA espère que les efforts conjoints du Gouvernement, de lUA, des acteurs sous-régionaux et des Nations Unies vont contribuer à obtenir des groupes armés une adhésion sans équivoque à la cause de la paix. 

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA a mis en garde le groupe 3R (Retour - Réclamation - Réhabilitation) contre toute tentative dentrée dans la ville de Bouar (ouest de la RCA), qui aurait des conséquences dramatiques pour la population civile. « La MINUSCA demande au responsable de ce groupe armé de renoncer à ce projet. La Mission met également en garde les éléments anti-Balaka présents à Bouar contre toute violence ciblant une communauté spécifique », a prévenu le porte-parole.

 

Le porte-parole est également revenu sur la contribution de la MINUSCA auprocessus de sécurisation et au retour à lordre constitutionnel en RCA, alors quelle célèbre le 15 septembre prochain, le troisième anniversaire du transfertdes responsabilités entre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite Africaine (MISCA) et la MINUSCA. Grâce à ses 12.000 soldats, policiers et personnels civils déployés sur le territoire national - dont certains ont payé le sacrifice ultime pour le retour à la paix  et à travers ses interventions multiples aux côtés des partenaires centrafricains et étrangers, la MINUSCA a permis au pays de se remettre sur la voie de la paix malgré les tentatives déserpérées des perturbateurs de faire dérailler ce processus inévitable, a-t-il dit.

 

Le porte-parole est également revenu sur la poursuite de lopération pilote du DDR à Bouar, la semaine prochaine, alors que les enregistrements à Bangui ont pris fin, permettant de désarmer et démobiliser 109 combattants dont six femmes et de récupérer 86 armes de guerre, 16 armes de fabrication artisanale, 31 grenades, une roquette, 12 mortiers et 415 munitions. Le porte-parole a divulgé les statistiques de la semaine sur les abus et violations des droits de lhomme (44 incidents pour 62 victimes) et annoncé la tenue cette semaine à Bangui dune séance de sensibilisation sur la Cour pénale spéciale à lendroit des personnes déplacées, dans le cadre du projet conjoint Gouvernement/ONU dappui à la CPS.

 

De son côté, le porte-parole de la Force, Lieutenant-colonel Côme Ndayiragije, a fait savoir que la Force de la MINUSCA a pris des mesures préventives pour  combattre les menaces, dans le cadre de son mandat de protection de la population civile. « La Force collabore étroitement avec les forces de sécurité intérieure et reste vigilante pour maintenir lordre et prévenir des actes criminels de toute nature dans la capitale et dans les régions, avec la poursuite des opérations et les escortes des convois humanitaires pour permettre laccès ȧ laide, aux populations civiles dont une partie importante vit des camps des déplacés, » a souligné le porte-parole.

 

Pour sa part, le porte-parole de la composante Police, Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé la réouverture la semaine prochaine, et en collaboration avec la Police centrafricaine et les partenaires financiers, du commissariat du 3ème arrondissement de Bangui. « En prévision de cet événement, des séances de travail ont été organisées avec les autorités administratives, responsables religieux et chefs du comité des sages du 3ème », a-t-il indiqué. « Cest loccasion pour nous, den appeler au sens de civisme de la population, afin de préserver en tous temps et en tout lieu ces infrastructures dutilité publique », a conclu le porte-parole de la Police, en rappelant que le commissariat a été fermé suite aux événements survenus le 20 juin 2016.

______________________________________________________________________________

Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR |

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:26
Barthélemy Boganda : Centrafrique année 0

 

 

 

 

https://www.franceinter.fr  mercredi 13 septembre 2017 par Jean Lebrun

 

 

L’histoire a été décidément cruelle pour ce pays car la mort a fauché avant même l’indépendance le seul homme d’état qui aurait pu le diriger.

 

Son père avait été assassiné dans une opération militaire, sa mère battue à mort parce qu’elle n’avait pas porté le quota de caoutchouc à la compagnie concessionnaire. L’enfant que l’Eglise élèvera et prénommera plus tard Barthélemy avait été retrouvé errant au milieu de nulle part.

 

Au milieu du XIXème, nos cartes de la lune étaient plus précises que celles du centre de l’Afrique. Et, en 1910, quand Boganda vient au jour, la colonie de l’Oubangui-Chari que la France a constituée en joignant le bassin de l’Oubangui à celui du Chari n’est qu’une zone improbable, sous-administrée, aux contours incertains. L’histoire lui a été cruelle : elle a été traversée par les razzias des sultans esclavagistes et la colonisation leur a substitué la brutalité des expéditions militaires et une orgie de concessions. Le jeune Boganda grandit dans un pays dépeuplé, une ombre de pays.

 

Il devient en 1938 le premier prêtre indigène de l’Oubangui-Chari. Et quand, après la Deuxième guerre, il faut bien faire évoluer l’Afrique équatoriale française, il en devient le député au Palais-Bourbon. Il siège sur les mêmes bancs que l’abbé Pierre et lui aussi connaît une métamorphose. Il était le plus beau fruit de la colonisation et il passe bientôt pour un agitateur. Mais l’agitateur devient un arbitre et l’arbitre un interlocuteur, immensément populaire chez les Noirs. « Moi Boganda, j’ai dit à de Gaulle : je t’appelle mon semblable et de Gaulle a répondu : moi de Gaulle, j’ai dit oui ».

 

Il voulait, sous le toit de l’amitié franco-africaine, une grande maison. Une Républicaine centrafricaine dix fois plus grande et plus forte que celle de format réduit qui s’est finalement constituée à partir du pauvre Oubangui-Chari. L’histoire a été décidément cruelle pour ce pays car la mort a fauché avant même l’indépendance le seul homme d’état qui aurait pu le diriger.

 

Programmation musicale : A croiser Hymne (Hymne officiel de la Centrafrique)

 

Les invités

Jean-Pierre Tuquoi

Journaliste

 

Les références

Oubangui-Chari, le pays qui n'existait pas écrit par Jean-Pierre Tuquoi (La Découverte)

UN REVE D'AFRIQUE.. Administrateurs en Oubangui-Chari, La Cendrillon de l'Empire écrit par Jean-Joël Brégeon (Denoël)

La France libre fut africaine écrit par Eric Jennings (Perrin)

Barthélémy Boganda écrit par Pierre Kalck (Editions Sepia)

Barthélémy Boganda écrit par Cahiers d'Etudes africaines

La promesse de l'aube écrit par Romain Gary (Futuropolis Gallimard)

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:20
Centrafrique: le panel de facilitateurs poursuit sa délicate mission

 

 

 

 

Par RFI Publié le 13-09-2017 Modifié le 13-09-2017 à 11:51

 

 

Les représentants du panel de facilitateurs de l'Initiative africaine étaient réunis à Bangui lundi 11 et mardi 12 septembre sous l'égide des ministres des Affaires étrangères centrafricain et congolais pour donner une suite à la feuille de route établie en juillet. L'Union africaine est désormais seule à la manœuvre dans les efforts de médiation en vue de parvenir à la paix en RCA. Prochainement, selon un calendrier qui doit encore être établi, le panel ira à la rencontre de chacun des chefs de groupes armés.

 

« Nous allons les rencontrer un à un pour que nous puissions parler directement, franchement, sans aucune présence extérieure. Il y aura tous les membres du panel qui vont se déplacer chez chacun d’eux pour leur montrer le respect que nous avons, notre ouverture et notre disponibilité de les écouter avec suffisamment de temps et avec suffisamment d’attention pour que, à la fin de cette campagne auprès de tous, nous puissions faire une synthèse et réfléchir sur un canevas d’accord politique crédible et praticable dans les meilleurs délais possibles. Mais je répète que ce travail est possible que si les groupes, qu’ils soient des ex-Seleka, des ex-anti-Balaka, ou de nouveaux groupes émergents ou apparaissant, qu’ils arrêtent de se tuer, qu’on arrête le massacre des citoyens paisibles de la Centrafrique, qu’on arrête les violences pour que nous puissions travailler avec d’autres Centrafricains aussi pour trouver une solution rapide. »

 

Mohamed El Hacen Ould Lebatt, coordinateur du panel

 

13-09-2017 - Par Pierre Pinto

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:15
Lu pour vous : Centrafrique, le remaniement consacre l’influence de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique, le remaniement consacre l’influence de Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique, le remaniement consacre l’influence de Bozizé

 

 

 

 

https://mondafrique.com  Par  La rédaction de Mondafrique 13 septembre 2017

 

Le Président Faustin-Archange Touadera a procédé, le 12 septembre 2017, au premier remaniement ministériel depuis la constitution du gouvernement Sarandji, en avril 2016.

 

Ne voulant pas se séparer de son vieux compagnon de route, le président a maintenu Simplice Sarandji, en dépit des multiples critiques à son encontre, il ne faudra donc pas s’attendre à des changements significatifs dans la conduite des affaires de ce qui reste de l’Etat centrafricain.

 

Les seuls changements notables concernent les domaines de la sécurité et de la Défense. Le retour de Marie-Noëlle Koyara au ministère de la Défense est surtout destinée à rassurer la communauté internationale, tant l’ancienne fonctionnaire internationale à la FAO avait été appréciée lors de la Transition de Catherine Samba-Panza. Le départ de Joseph Yakete est salué de toutes parts car son incompétence n’avait d’égale que son arrogance. Avec son ancienneté au ministère de la Défense sous Bozizé, le général d’armée Antoine Gambi, chef d’Etat-major présidentiel, conserve évidemment une réelle autorité sur l’armée et les officiers.

 

Le ministère de l’intérieur est confié à un général de Gendarmerie, Henri Wanzet Linguissara. Cet ancien directeur général de la sécurité publique de Bozizé était conseiller à la Primature. Il était un pion essentiel du système de la gouvernance Bozizé-Touadera. L’ancien ministre Jean-Serge Bokassa devra s’occuper de ce qui reste de l’administration territoriale et se documenter sur la décentralisation.

 

L’avocat Jean-Louis Opalegna est nommé à la Fonction publique. Le nouveau ministre défend la cause de Jean-Francis Bozizé, rentré en Centrafrique en dépit d’un mandat d’arrêt international et qui bénéficie de l’impunité institutionnalisée. Très lié également à Jean-Francis Bozizé, le spécialiste en commerce de diamants, Ange-Maxime Kazagui, consul honoraire d’Afrique du Sud, impliqué dans plusieurs affaires sous Bozizé, hérite de la communication et des médias. La mise au pas des médias va se poursuivre.

 

Les autres changements sont cosmétiques et n’auront aucun impact sur un processus de réconciliation nationale qui tarde à être mis en oeuvre. Le plus intéressant est néanmoins celui du retour du neveu de Michel Djotodia, le Goula Gontran Djono Ahaba, au gouvernement. Il sera semé d’embûches à l’Energie et à l’Hydraulique avec la déconfiture des sociétés d’État de ces secteurs. Il aurait dans doute préféré  le ministère des Mines et du Pétrole où il excelle, notamment avec les entreprises chinoises.

 

 Pendant ce temps-là, hors de Bangui, la population est seulement préoccupée par sa survie avec les Ong humanitaires dépourvues de moyens.

 

 

Remaniement ministériel en Centrafrique

 

La Centrafrique a un nouveau gouvernement depuis hier soir. Il passe de 23 à 34 membres. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji reste en place, mais un certain nombre de changements ont été opérés.

 

D'abord, l'omniprésent ministre Jean Serge Bokassa doit céder une partie de ses prérogatives. Il garde l'Administration territoriale, mais l'Intérieur et la Sécurité sont confiés au général de gendarmerie Henri Wanzet Linguissara, qui a été directeur général de la police sous Bozizé et durant la transition.

 

Critiqué notamment pour la lenteur de la reconstruction de l'armée centrafricaine, Joseph Yakété, qui se targuait de soutien au sein du parti socialiste français, cède le portefeuille de la Défense à Marie-Noëlle Koyara qui a déjà occupé ce poste en 2015 et qui a l'oreille des partenaires internationaux.

"

Ce remaniement technique tient compte des forces politiques aujourd'hui établies à l'Assemblée nationale...."

 

Steve Koba, président de la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale.

 

13-09-2017 - Par Pierre Pinto

 

L'ex-Seleka fait son retour au gouvernement. Gontran Djono Ahaba, ministre sous la présidence Djotodia, prend cette fois le portefeuille de l'Energie et des Ressources hydrauliques. Lambert Lissane Moukove, cadre du FPRC de Noureddine Adam, devient quant à lui ministre des Eaux et Forêts.

 

Par ailleurs, l'avocat de Jean-François Bozizé, Me Jean Louis Opalegna se voit confier le portefeuille de la Fonction publique.

 

A noter que quatre des principaux postes conservent leur titulaire : l'Economie avec Felix Moloua, les Finances avec Henri Marie Dondra, les Affaires étrangères avec Charles Armel Doubane. Flavien Mbata, lui, conserve la Justice.

 

"C'est un pays qui a des problèmes financiers, 23 ministres ça me paraissait un bon format..."

 

Réaction de l'opposant Anicet-Georges Dologuélé

 

13-09-2017 - Par Michel Arseneault

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 00:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « un gouvernement de diversité régionale et de défi » selon le PM Sarandji

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 Septembre 2017 (RJDH) —Mathieu Simplice Sarandji a qualifié son gouvernement de diversité régionale et  de qualité des femmes en lieu et place de quantité. Position exprimée lors d’un point de presse ce 13 septembre à Bangui.

Un jour après la formation de son gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji a qualifié son gouvernement de diversité régionale et de défi alors que trois préfectures manquent à l’appel. Il s’agit de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran, et la Vakaga dans un contexte où l’équilibre régional est une exigence de la loi fondamentale.

 

Les défis sont nombreux et Simplice Mathieu Sarandji en mesure les enjeux. « Mon gouvernement est un gouvernement de diversité régionale et de défi », a-t-il déclaré.

 

Certaines préfectures manquent à l’appel malgré la diversité, mais Simplice Mathieu Sarandji justifie la faille politique de cette manière. « Il y a trois préfectures de notre pays qui n’étaient pas bien représentées dans les dispositifs administratifs du pays.  Et j’ai conscience que ce sont le Bamingui Bangoran, la Vakaga, la Haute-Kotto. Et on est en train de chercher pour équilibrer dans les nominations à venir pour être au service de l’Etat. Le gouvernement qui a vu le jour depuis hier, est un gouvernement qui intègre tous le centrafricains. Cela est un exercice aussi pour ceux de nos compatriotes qui sont appelés au gouvernement à se préparer à gérer leurs régions», dixit le Premier Ministre.

 

Un gouvernement qui n’a pas pris en compte la question de parité entre homme et femme dans les grandes instances de décisions en République Centrafricaine. Le pourcentage des femmes dans ce nouveau est de 14% et  reste encore en deçà des attentes. Le Premier Ministre justifie cette position par rapport à la qualité et non la quantité. « On dit souvent la qualité n’est pas quantité » a-t-il soutenu pour expliquer son choix de cinq femmes au lieu de plus.

 

Sarandji joue à la présomption d’innocence pour expliquer le choix des leaders des groupes armés désormais membres du gouvernement. « J’ai soumis au chef de l’Etat Faustin Archange Touadera la liste des compatriotes centrafricains et non des groupes armés pour ce gouvernement au président de la République»,  a-t-il justifié.

 

Un gouvernement de défi et de diversité régionale prend service alors que les défis humanitaires et sécuritaires sont encore pendant et difficilement résolvables par le gouvernement Sarandji.

 

 

Centrafrique : Les groupes armés font leur retour dans le gouvernement

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PAR JEAN FERNAND KOENA LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 septembre 2017 (RJDH)—Le remaniement annoncé à demi-mot par le chef de l’Etat le 13 Août, est acté le 12 septembre 2017. Les groupes armés ont été rappelés dans l’équipe tandis que le président renouvelle sa confiance à son ami Simplice Mathieu Sarandji.

 

Quelques leaders des groupes armés reviennent aux affaires après une période d’absence au gouvernement. Présenté comme un gouvernement de rupture, le gouvernement Sarandji 1 était fermé aux groupes armés alors que Faustin Archange Touadera envisageait un DDRR négocié avec eux. Sa main tendue pourra permettre une accalmie surtout que 14 préfectures sur 16 sont contrôlées par les bandes armées ?

 

C’est une équation difficile à résoudre du moins pour l’instant. Le clin d’œil de Faustin Archange Touadera aux groupes armés intervient alors que Noureddine Adam et Abdoulaye Issène tous du FPRC exigent la tenue d’un dialogue politique inclusif.

 

Cette ouverture ne concerne pas seulement les groupes armés, elle est orientée aussi vers les alliées d’entre les deux tours des élections présidentielles de 2015-2016. C’est ce qui justifie le nombre des portefeuilles qui augmente de 47,05%  soit 16 ministres de plus.  Parmi ceux, on peut compter 5 femmes représentant 14,70%, loin des 35% voulu par la loi sur la parité promulguée par Touadera et dont le décret d’application est toujours attendu.

 

Outre les groupes armés, Faustin Archange Touadera revêt sa tenue d’acrobate et tacle ses alliés en remerciant Joseph Yaketé, au même moment Ange Maxime Kazagui, un des candidats malheureux à la présidentielle fait son entrée dans le gouvernement Sarandji 2.

 

Certains leaders politiques de l’opposition se sont vus court-circuiter par Faustin Archange Touadera. Leurs cadres dissidents ont été reconduits. C’est le cas de Justin Gourna Nzako en froid avec Nicolas Tiangaye de la CRPS et Jean Christophe Nguinza en relation difficile avec le président de son parti RPR Alexandre Ferdinand Nguendet. Touadéra veut par-là maintenir le doute et la division dans ces deux partis politiques qui ont quitté la majorité présentielle pour carence de résultat.

 

Le président Touadéra nomme son deuxième gouvernement après un an et six mois de pouvoir. Si l’annonce de ce remaniement ne fait aucune surprise, le maintien de Simplice Mathieu Sarandji au poste de premier ministre est une surprise pour l’opinion nationale voire internationale.

 

 

Centrafrique : Hausse du nombre des déplacés et manque d’aide humanitaire

 

PAR FLEURY AGOU LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 septembre 2017 (RJDH)–Batangafo, Bria, Bangassou, Kongbo, Zemio,…les combats entre groupes armés et les violences sur les civils font déplacer la population vers un lieu plus ou moins sécurisé. Le nombre des personnes déplacées ne cesse de croître et le Plan de Réponse Humanitaire 2017 peine à boucler son budget.

 

L’épicentre du conflit centrafricain s’est déplacé à l’Est de la République Centrafricaine depuis que le chef de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), Ali Darass a été enjoint de se retirer de Bambari. Les nouveaux épisodes de violences dans cette partie du territoire ont sapé la sécurité des populations civiles. On assiste alors à un fort taux de mouvement de la population,  s’indignent la Coordination Humanitaire et des ONG des Droits de l’Homme.

 

Ainsi, dans son dernier communiqué, la coordination humanitaire a déploré qu’ « en République Centrafricaine, la protection des civils reste l’un des défis majeurs ». Ajoutant que de janvier à août  et « à cause de l’insécurité, 600.000 centrafricains sont déplacés à l’intérieur du pays ». Cet accroissement du nombre de déplacés qui coïncide avec la saison pluvieuse fait craindre les maladies diarrhéiques et le paludisme.

 

Si 600.000 personnes ont fui leur résidence, le conflit a saboté les moyens de survie de la moitié de la population centrafricaine dont  2,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance. La coordination humanitaire a rappelé que son budget pour l’assistance humanitaire pour 2017 n’a pas encore atteint sa moitié : « Aujourd’hui, le Plan de Réponse humanitaire 2017 qui est chiffré à 497 million de dollars américains pour sauver des vies et atténuer les souffrances n’est financé qu’à 30% ».

 

En Centrafrique, l’Onu dispose d’environ 12.000 casques bleus qui peinent à sécuriser la population civile dans un pays où l’Armée Nationale est sous embargo.

 

 

Centrafrique : Un groupe de Centrafricains réfugiés au Sénégal regagne le pays

 

PAR PAMELA DOUNIAN-DOTÉ LE 13 SEPTEMBRE 2017

 

BANGUI, 13 Septembre2017 (RJDH)—Une autre équipe de Centrafricains réfugiés au Sénégal est rentrée ce matin à Bangui. Ces derniers ont été rapatriés volontairement par le HCR.

 

Ce sont 18 réfugiés dont huit adultes et 10 mineurs qui sont arrivés ce matin à Bangui à bord du vol Kenyan Airways. Ils étaient au Sénégal où ils ont trouvé refuge depuis le déclenchement de la crise en République Centrafricaine. Ils ont été accueillis à l’aéroport Bangui Mpoko par une équipe du HCR.

 

Les retournés interrogés par le RJDH à leur descente d’avion, confient avoir décidé de rentrer suite aux difficultés auxquelles ils font face dans le pays d’accueil, « il n’y a plus de soutien du HCR pour nous au Sénégal. Les difficultés ne font que s’accumuler et face à cette situation, nous avons pris la décision de renter dans notre pays », justifie un des retournés. Un autre a confié au RJDH que l’aide sociale que les réfugiés recevaient a été coupée, « dans ces conditions, il devient impossible de vivre là-bas ».

 

Le transport de ces retournés a été pris en charge par le HCR, information confirmée par les concernés qui se disent satisfaits d’avoir retrouvé leur pays, « nous sommes très contents d’être rentrés parce qu’il est toujours mieux de vivre chez soi », confie un autre.

 

Le bureau du HCR à Bangui se dit prêt à soutenir le retour volontaire de tous les réfugiés qui exprimeront le désir. Ces dernières semaines, plusieurs groupes de réfugiés ont regagné la République Centrafricaine. Cette équipe venue du Sénégal arrive quelques jours après le groupe revenu du Congo Brazzaville où les réfugiés centrafricains sont pris pour cibles suite à des accusations d’acte de banditisme qui auraient été commis dans ce pays par des sujets centrafricains.

 

Selon le bureau de UNHCR à Bangui, environ 800 Centrafricains sont réfugiés au Sénégal.

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