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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 00:42
RCA: un ex-responsable de la Seleka devant la Cour pénale internationale

 

 

https://www.rfi.fr/f 09/12/2021 - 22:30 Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

La date du procès n’est pas encore fixée. Mahamat Saïd est accusé de « crimes contre l’humanité » et de « crimes de guerre » commis lorsqu’il commandait l’Office de répression du banditisme de Bangui, en 2013, sous la présidence de Michel Djotodia. 

Les juges ont retenu sept chefs d’accusation pour des tortures, des traitements cruels, la privation de liberté, des persécutions et d’autres actes inhumains. Entre avril et août 2013, Mahamat Saïd et ses hommes auraient ciblé, sous ses ordres, les partisans supposés de l’ancien président François Bozizé.

Selon la décision des juges, les victimes étaient arrêtées, détenues et maltraitées dans les locaux de l’OCRB, la brigade de répression du banditisme. Brigade dirigée par Mahamat Saïd. Accusées d’être des mercenaires de François Bozizé, les victimes auraient été fouettées et leurs familles rançonnées.

Charges rejetées

Toutes ces accusations ont été confirmées, mais les juges ont en revanche rejeté les accusations de crimes commis au Cedad, un service de renseignements créé par le président Djotodia après sa prise de pouvoir.

Le procureur accusait Mahamat Saïd d’y avoir interrogé et maltraité au moins 33 partisans supposés de François Bozizé. Les juges ont notamment souligné que les principaux témoins n’ont pas évoqué la présence de l’accusé sur les lieux. Avant de rejeter ces charges.

Livré à la CPI en janvier 2021, Mahamat Saïd est donc désormais formellement accusé. Son procès devrait se tenir en 2022, mais les juges n’en ont pas encore arrêté la date.

 

 

Centrafrique – CPI – Affaire Said : la Chambre préliminaire II confirme partiellement les charges et renvoie le suspect en procès

https://ladepechedabidjan.info/ 9 décembre 2021

Aujourd’hui, le 9 décembre 2021, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou la « Cour »), composée du juge Rosario Salvatore Aitala, juge président, du juge Antoine Kesia-Mbe Mindua et de la juge Tomoko Akane, a partiellement confirmé les charges portées par le Procureur à l’encontre de M. Mahamat Said Abdel Kani (« M. Said »), ressortissant de la République centrafricaine (« RCA ») né le 25 février 1970 à Bria (RCA), et l’a renvoyé en procès devant une Chambre de première instance pour les charges confirmées.

La Chambre a conclu qu’il existe des preuves suffisantes pour établir des motifs substantiels de croire que M. Said était un membre de haut rang de la coalition Séléka et est pénalement responsable, en vertu des articles 25(3)(a) (co-perpétration directe) et 25(3) (b) (ordonner ou encourager) du Statut de Rome, de crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté, torture, autres actes inhumains et persécution) et de crimes de guerre (torture, traitements cruels et atteintes à la dignité de la personne) commis à l’Office central de répression du banditisme à Bangui (RCA) entre le 12 avril 2013 et le 30 août 2013 contre des personnes détenues perçues comme étant des partisans de l’ancien président Bozizé.

La Chambre a rejeté le reste des charges retenues contre M. Said en lien avec des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qui auraient été commis au Comité Extraordinaire pour la Défense des Acquis Démocratiques à Bangui (RCA) entre la mi-septembre 2013 et le 8 novembre 2013.

 La décision de confirmation des charges ne peut faire directement l’objet d’un appel par les parties, mais une autorisation d’appel peut être demandée à la Chambre préliminaire. La Chambre a décidé que le délai pour déposer une demande d’autorisation d’appel de cette décision sera suspendu jusqu’à ce que sa traduction en français soit notifiée par le Greffe de la CPI.

Source : ICC – CPI      

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 00:41
L'UNESCO appelle à un meilleur encadrement de l'enseignement privé

 

L'UNESCO appelle à un meilleur encadrement de l'enseignement privé pour réduire les inégalités

 

Le Rapport mondial de suivi sur l'éducation (GEM) de l'UNESCO met en garde contre la progression des inégalités et de l'exclusion due aux coûts élevés de l'enseignement privé et au manque de réglementation de la part des ÉtatsIl préconise cinq mesures pour assurer une éducation de qualité pour tous. 

Paris, le 10 décembre - Aujourd'hui, trois cent cinquante millions d'enfants et de jeunes sont scolarisés dans des écoles non étatiques dans le monde. Cependant, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l'éducation (GEM) de l'UNESCO montre que de nombreux pays ne disposent pas d'une réglementation adéquate de l'enseignement privé ou de la capacité à la faire appliquer, ce qui nuit à la qualité de ce dernier et accroît encore le fossé entre riches et pauvres en matière d'éducation. 

Le Rapport se penche sur les acteurs non étatiques dans tous les systèmes éducatifs, qu'il s'agisse d'écoles gérées par des organisations confessionnelles, des ONG, des organismes philanthropiques ou des entités commerciales à but lucratif, et tous ceux qui fournissent des services dans le secteur de l'éducation. De nombreux pays laissent ces écoles, pour la plupart non homologuées, fonctionner sans aucune surveillance. 

Il révèle que seuls 27% % des pays interdisent explicitement aux écoles primaires et secondaires de poursuivre un but lucratif, ce qui va à l'encontre de la vision de 12 ans d'éducation gratuite pour tous. Plus de la moitié des pays empêchent le processus de sélection des élèves dans les écoles.  Seuls 7% des pays ont des quotas qui améliorent l'accès aux écoles pour les étudiants défavorisés par le biais de mesures diverses. Une moitié seulement a adopté une réglementation encadrant les cours particuliers. 

En conséquence, les ménages des pays les moins développés consacrent une part disproportionnée de leurs revenus à l'éducation de leurs enfants. Les ménages comptent pour 39 % des dépenses d'éducation dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur, contre 16 % dans les pays à revenu élevé. 

Le Rapport, intitulé Qui peut choisir ? Qui en pâtit ? démontre que, dans le même temps, l'éducation publique dans les pays à faible revenu s'accompagne de coûts cachés considérablesUne analyse portant sur 15 pays à revenu faible ou intermédiaire montre que près de deux cinquièmes des dépenses d'éducation des ménages étaient consacrées aux uniformes et aux fournitures scolaires. 

Cela contraint 8% des familles des pays à revenu faible ou intermédiaire à emprunter de l'argent pour payer la scolarité de leurs enfants. « Dans certains pays comme l'Ouganda, Haïti, le Kenya et les Philippines, 30% des familles doivent emprunter pour financer l'éducation de leurs enfants. L'impact de la Covid-19 a encore réduit les budgets familiaux, rendant les frais de scolarité et autres dépenses inabordables pour beaucoup », explique Manos Antoninis, directeur du Rapport mondial de suivi sur l'éducation. 

« Des normes minimales doivent être fixées par les gouvernements pour les écoles publiques et privées non-étatiques pour garantir une réelle égalité des chances aux élèves les plus défavorisés afin qu’ils puissent bénéficier d'une éducation de qualité », déclare Audrey Azoulay, directrice générale de l'UNESCO. « Il est urgent de mettre en place des mécanismes de financement équitables. Ceux qui vivent dans des contextes plus défavorisés ne doivent pas être pénalisés », continue-t-elle. 

L'UNESCO invite les pays à évaluer les réglementations qu'ils ont mises en place et formule cinq recommandations visant à placer l'équité au cœur de leurs actions :

 

  1. Redoubler d'efforts pour garantir l’accès gratuit et financé par des fonds publics à une année d'enseignement préscolaire et 12 années d'enseignement primaire et secondaire pour tous les enfants et les jeunes. Mais un pays sur trois consacre moins de 4% de son produit intérieur brut ou moins de 15% de ses dépenses publiques totales à l'éducation – les normes minimales convenues au niveau international.
  2. Établir des normes de qualité qui s'appliquent à tous les établissements d'enseignement étatiques et non étatiques, car des systèmes parallèles dont les exigences, le matériel et les conditions de travail diffèrent ont un effet négatif sur la mise en place d'un système éducatif cohérent pour tous les apprenants.
  3. Renforcer la capacité des gouvernements à surveiller et à appliquer les réglementations. Dans la pratique, de nombreuses règles sont mal conçues ou insuffisamment appliquées, ce qui laisse la porte ouverte à des comportements répréhensibles. Les gouvernements doivent établir une relation de confiance avec les prestataires non étatiques, en les encourageant à se faire homologuer, en éliminant l'arbitraire des règles et en leur communiquant des incitations adaptées pour qu'ils gèrent efficacement leurs écoles dans l'intérêt des apprenants.
  4. Encourager l'innovation pour le bien commun et rassembler tous les acteurs qui les développent. Les gouvernements doivent travailler en partenariat avec tous les acteurs de l'éducation afin d'apprendre, de recueillir et d'évaluer les bonnes pratiques, de fournir des ressources permettant aux praticiens d'échanger leurs expériences, et d'établir des programmes pilotes puis d'étendre la mise en œuvre des idées pertinentes.
  5. Protéger l'éducation contre les intérêts particuliers restrictifs. Le maintien de la transparence et de l'intégrité de l'éducation publique contribue à protéger les apprenants les plus défavorisés.

 

****

Contacts presse :

 Kate Redman, Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'UNESCO, +33 671786234, k.redman@unesco.org 

Gina Dafalia, Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'UNESCO, +44 7375318760, d.dafalia@unesco.org

 

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 00:32
Si un beau matin, le Tchad attaque la Centrafrique, ce sera uniquement l'œuvre de Mahamat Kaka

Lu pour vous

 

Le monde entier doit bien savoir que : si un beau matin, le Tchad attaque la Centrafrique, ce sera uniquement l'œuvre de Mahamat Kaka et ses parrains que vous connaissez tous.

Selon des informations de source militaire, il y a une volonté manifeste, pour ne pas dire des préparatifs presque à terme, d'aller déstabiliser notre pays frère la Centrafrique dans les jours à venir. Et ce sera par le Sud du Tchad où les populations de cette partie du pays sont déjà abandonnées à elles-mêmes depuis plusieurs décennies. Plusieurs armes lourdes sont envoyées tout au long de la frontière avec la RCA.

Wakit Tama Média veut donc attirer l'attention de tous, que le nom du peuple tchadien, innocent dans son ensemble, ne soit jamais associer à aucun acte d'agression ou de déstabilisation d'un pays voisin ou africain, pour le seul intérêt de la France. À l'heure actuelle même le peuple tchadien est vent debout contre le régime en place, imposé par cette même France.

Mahamat Kaka veut créer de conflit, pour s'en servir comme argument pouvant justifier ses intentions de se maintenir au sommet de ce pouvoir qu'il a arraché par la force, avec l'aide de Emmanuel Macron.

Pour rappel, c'est depuis le 19 novembre 2021 que le capitaine #Adoum_Ali_Ibrahim a été arrêté par les miliciens du Conseil Militaire de Transition. Dans le cadre de nos enquêtes, une source militaire nous confie que ce capitaine et plusieurs autres sont gardés dans les geôles de la Direction de renseignements militaires #DRM. La même source révèle que le tort de ces militaires traqués c'est d'avoir refusé de participer au plan de #déstabilisation de la Centrafrique en cours. « Le CMT a déjà recruté des mercenaires torroboro, quelques centaines des réfugiés centrafricains résidant, au plus d'une partie des forces spéciales :(DGSSIE) en appuyant les mercenaires pour aller déstabiliser la RCA, » indique notre source. 

Le capitaine Adoum Ali, lui même élément de la DGSSIE, a fait savoir que, ce n'est ni le rôle, ni la mission de l'armée d'aller déstabiliser un pays étranger, d'où son arrestation depuis le 19 novembre.

C'est aussi le cas du Lieutenant Colonel Issa Oumar Liane, un autre officier supérieur, arrêté sans motif clair, puis radié carrément de l'armée par Mahamat Kaka, comme vous pouvez le lire dans le décret ci-dessous, au côté de la photo du Capitaine Adoum. La photo de Issa Oumar que nous détenons ici, vous sera dévoilée ultérieurement.

Pour terminer, nous savons que la Centrafrique est au cœur de toutes les convoitises pour ses immenses richesses mais le Tchad n'a rien à envier à ce pays voisin avec lequel nous il partage plusieurs choses en commun. D'ailleurs la Centrafrique et le Tchad était un seul pays par le passé, à travers la colonie française de l'Oubangui.

Donc le peuple tchadien ne doit pas être utilisé pour l'intérêt d'une puissance étrangère. Et nous craignons les conséquences qui pourront avoir lieu sur la population du Sud du Tchad qui est déjà gravement transformée en esclaves, alors que ses sous sols produisent d'immenses richesses pétrolières.

Le Tchad attend juste un changement à travers un Président démocratiquement élu, et non une guerre inventée, qui va encore l'enfoncer dans le sous sous-développement. 

 

Wakit Tama Média.

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 00:28
Centrafrique : avec l’unité Wagner, la Russie espère étendre son influence

 

Lu pour vous

 

https://www.francetvinfo.fr/ Publié le 08/12/2021 22:58

Ce sont des miliciens russes qui, peu à peu, étendent leur influence en Afrique. La force Wagner, présente au Mali, agite aussi en Centrafrique. Selon un récent rapport, elle est même à la tête d’une unité soldats centrafricains. Des hommes qui se livrent à de nombreuses exactions.

Des soldats formés par l’Union européenne, passés sous la coupe de mercenaires à la solde de la Russie. Ce scénario ubuesque serait en train de se dérouler en République centrafricaine. Officiellement, la Russie n’envoie sur place que des instructeurs légaux dans le même camp que les Européens pour former l’armée centrafricaine. Ils ne doivent pas participer au combat.

Viols, pillages, exécutions sommaires

En réalité, ces hommes, des mercenaires, sont présents auprès des officiels du gouvernement. En tenue militaire, avec des armes mais sans insigne et le visage toujours masqué, sur les réseaux sociaux, ils utiliseraient une petite note de musique, en référence au compositeur Wagner, pour se reconnaître.

Depuis 2018, ils auraient formé et embrigadé des soldats centrafricains. En positionnant l’unité Wagner, la Russie espère étendre son influence en Afrique. Si ce groupe n’a pas d’existence légale, plusieurs rapports des Nations Unis dénoncent des exactions commises par ce groupe paramilitaire : viols, pillages, exécutions sommaires. Depuis peu, l’unité Wagner serait également présente au Mali.

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 17:50
Le groupe russe Wagner à la manœuvre sur les réseaux sociaux
Le groupe russe Wagner à la manœuvre sur les réseaux sociaux

 

 

https://www.rfi.fr/ 08/12/2021 - 11:07 Dominique Desaunay

Selon un article du quotidien Le Figaro, le groupe paramilitaire de la société russe dénommée Wagner lance des campagnes en ligne sur les réseaux sociaux, afin de mener des opérations de désinformation.

Le groupe constitué de mercenaires qui se dénomme Wagner n’a aucune existence officielle en Russie. Et pour cause, les sociétés privées militaires sont interdites, selon la législation du pays. Mais cette force « armée de l’ombre », bien qu’officiellement illégale est devenue au fil des ans un puissant instrument de la géopolitique menée par Moscou, rapporte l’Institut Open Diplomacy sur son site. Ce groupe de réflexion européen, en citant des déclarations de Vladimir Poutine, conclut que l’envoi de « volontaires » à l’étranger fait désormais partie de la stratégie du Kremlin qui cherche à renforcer son influence extérieure, tout en évitant d’apparaître ouvertement à la manœuvre.

Une « armée de l’ombre » de moins en moins secrète en Syrie, en Libye, en Centrafrique et qui aurait peut-être l’intention de se déployer au Mali. Les instances militaires au pouvoir à Bamako ont déclaré vouloir faire appel aux services des mercenaires de Wagner, malgré les mises en garde internationales concernant l’envoi d’une force armée privée dans la région. Un déploiement qui a été immédiatement qualifié d’inacceptable par l’exécutif français, rappelle Le Figaro. Mais pour laisser planer le doute sur la réalité de leur présence effective au Mali, ces paramilitaires sont à l’offensive sur les réseaux sociaux, afin de rallier des partisans et diffuser leur propagande, analyse le quotidien français.

Une communication tous azimuts

Leurs messages assortis de photos sont postés sur Telegram, sur Twitter ou encore sur le réseau TikTok. Des publications qui sont alors republiées en masse sur Facebook en Afrique et principalement par des groupes d’internautes antifrançais. L’analyse de ces clichés, qui a été confiée à l’entreprise Storyzy spécialiste du Sahel et experte dans l’étude des réseaux de désinformation, illustre la montée en puissance de cette propagande en ligne orchestrée depuis la Russie, précise l’article du journal. 

Le Figaro a décrypté plusieurs photos publiées en ligne par le groupe Wagner. Un cliché sur Twitter montre, par exemple, trois soldats, les armes à la main. Deux des militaires portent ce qui ressemble à un uniforme malien, le troisième debout et masqué semble délivrer des instructions. « Un musicien et des habitants de la campagne malienne », titre la légende de la photo pouvant faire croire que les mercenaires auraient déjà commencé leurs opérations d’entraînement.

Symphonie pastorale

Le groupe Wagner multiplie ce genre de jeux de mots en ligne afin de tromper les moteurs de recherche et contourner la modération des réseaux sociaux. L’emploi du mot « orchestre » en légende d’une photo signifierait qu’un groupe militaire a été constitué, les termes « instrument de musique » désigneraient une arme et le mot « symphonie » indiquerait qu’une opération serait en cours. Et dans leurs messages de propagande ces paramilitaires ironisent d’être ainsi devenu « l’orchestre le plus connu du monde », précise l’article du quotidien français. 

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 17:39
Centrafrique, l’accablant constat d’Amnesty contre la justice pénale
Centrafrique, l’accablant constat d’Amnesty contre la justice pénale

 

Centrafrique: des dizaines de personnes soupçonnées de crimes contre l'humanité toujours en liberté

Par Le Figaro avec AFP

Des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité sont toujours en liberté en Centrafrique, en proie à des combats entre des rebelles et l'armée, a déploré mercredi 8 décembre Amnesty International. Dans un communiqué, l'ONG regrette que «sur les 25 mandats d'arrêt décernés jusqu'à présent» par la Cour pénale spéciale (CPS) de Centrafrique, «un seul a été exécuté, aboutissant à l'arrestation (...) du ministre Hassan Bouba Ali». Mais même celui-ci a été «libéré quelques jours plus tard par les autorités centrafricaines, en dehors de toute décision judiciaire», poursuit l'organisation.

Ex-chef rebelle devenu ministre de l'Élevage, Hassan Bouba Ali est soupçonné par l'ONG américaine The Sentry d'être responsable de l'attaque d'un camp de déplacés en novembre 2018 à Alindao, 500 km à l'est de Bangui, qui s'était soldée par la mort d'au moins 112 villageois dont 19 enfants. Accusé de crime contre l'humanité, il avait été arrêté le 19 novembre mais exfiltré de sa prison par des gendarmes une semaine plus tard. Le 29 novembre, il a été décoré de l'ordre national du mérite par le président Faustin Archange Touadéra.

La CPS est une juridiction hybride, composée à parité de magistrats centrafricains et internationaux, chargée de juger à Bangui les violations graves des droits humains commises depuis 2003. La Centrafrique, considérée comme l'un des pays les moins développés au monde par l'Onu, est le théâtre depuis 2013 d'une guerre civile d'abord très meurtrière mais qui a considérablement baissé d'intensité après 2018, même si des pans entiers de territoires continuent d'échapper au pouvoir central de Bangui.

Amnesty International a également dénoncé un «manque de soutien des autorités politiques pour la mission de la cour». L'ONG a appelé les autorités politiques et l'Onu à «faire en sorte que tous les responsables présumés de crimes de droit international (...) soient soumis à de véritables enquêtes et jugés dans le cadre de procès équitables». «La grande majorité des victimes attend toujours justice, vérité et réparations», poursuit l'organisation de défense des droits humains.

En octobre, le ministre centrafricain de la justice avait reconnu une partie des accusations formulées par l'Onu notamment sur des crimes et actes de torture, commis «majoritairement» par des rebelles, mais aussi par des soldats et leurs alliés «instructeurs russes».

 

Lu pour vous

Centrafrique, l’accablant constat d’Amnesty contre la justice pénale

By La rédaction de Mondafrique 8 décembre 2021

Des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont toujours en liberté

  • Un seul des 25 mandats d’arrêt décernés par la Cour pénale spéciale a été exécuté.
  • La libération d’un responsable gouvernemental est un nouvel exemple des entraves flagrantes au travail de la Cour pénale spéciale.
  • Aucune session criminelle n’a eu lieu dans le pays depuis près de 20 mois.

Des dizaines de personnes soupçonnées d’être responsables de crimes relevant du droit international, dont des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, sont toujours en liberté en République centrafricaine, a déclaré Amnesty International dans un briefing paru mercredi 8 décembre 2021.

De même, pas un seul suspect ne se trouve en détention provisoire en application d’un mandat d’arrêt décerné par la Cour pénale spéciale (CPS) plus de trois ans après sa mise en place. La CPS est un tribunal hybride qui a compétence pour juger les crimes de droit international et les graves violations des droits humains perpétrés pendant une série de conflits depuis 2003.

Le briefing One Step Forward, Two Steps Backwards: Justice in the Central African Republic révèle que, bien que la CPS ait commencé ses travaux en 2018, très peu de personnes soupçonnées d’être pénalement responsables de tels actes ont été arrêtées, poursuivies ou jugées. Les procédures judiciaires en cours sont loin d’être suffisantes pour répondre aux besoins de justice, de vérité et de réparations. Sur les 25 mandats d’arrêt décernés jusqu’à présent par la Cour, un seul a été exécuté, aboutissant à l’arrestation, en novembre 2021, du ministre Hassan Bouba Ali, ancien dirigeant d’un groupe armé soupçonné par d’autres ONG d’être lié au massacre, en 2018, de plus de 70 civiles, dont des enfants, à Alindao. Cet homme a cependant été libéré quelques jours plus tard par les autorités centrafricaines, en dehors de toute décision judiciaire.

« Plus de six ans après sa création, et trois ans après sa mise en place effective, la CPS a du mal à traduire en justice les personnes soupçonnées d’être responsables de crimes de droit international, notamment parce que les mandats d’arrêt qu’elle a décernés ne sont pas exécutés. La libération de Hassan Bouba Ali n’est qu’un nouvel exemple du manque de soutien des autorités politiques pour la mission de la Cour », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

« Amnesty International appelle les autorités centrafricaines et la MINUSCA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine] à prendre toutes les mesures possibles pour garantir l’exécution des mandats d’arrêt de la CPS et pour faire en sorte que tous les responsables présumés de crimes de droit international et d’autres atteintes aux droits humains perpétrés depuis 2003 par l’ensemble des parties au conflit soient soumis à de véritables enquêtes et jugés dans le cadre de procès équitables. »

La grande majorité des victimes attend toujours justice, vérité et réparations. La CPS a été créée pour combler les besoins en matière de justice, en complément de la Cour pénale internationale (CPI) et des tribunaux pénaux ordinaires centrafricains. Vingt-deux personnes se trouvent actuellement en détention provisoire pour le compte de la CPS, mais elles n’ont pas été arrêtées en exécution des mandats d’arrêt délivrés par celle-ci. On ignore quelles sont les charges qui pèsent contre elles et leur identité n’a pas été révélée – sauf celle d’Eugène Ngaïkoisset, un suspect arrêté en septembre 2021.

Le briefing d’Amnesty International dénonce aussi le manque de transparence dans le fonctionnement de la CPS. Alors que les premiers procès devant cette Cour doivent s’ouvrir en décembre 2021 ou début 2022, aucune information n’est disponible sur les affaires ou les suspects concernés. Amnesty International a constaté qu’il restait très difficile, voire impossible, de trouver des informations sur l’état d’avancement des procédures en cours. Aucune décision judiciaire n’a été rendue publique.  

 

 

Centrafrique: Amnesty dénonce le manque d'exécution des mandats de la Cour pénale spéciale

https://www.rfi.fr/f 08/12/2021 - 14:24

Après la libération du ministre de l'Élevage, Hassan Bouba Ali, qui avait été arrêté sur un mandat de la Cour pénale spéciale, fin novembre en Centrafrique, l'ONG américaine Amnesty international monte au créneau. Elle dénonce dans un communiqué le fait que des dizaines de personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité sont toujours en liberté en Centrafrique.

Amnesty regrette dans son communiqué le fait que sur 25 mandats d'arrêt émis par la Cour pénale spéciale depuis sa création en 2015, « un seul a été exécuté jusqu'ici » avec l'arrestation spectaculaire du ministre de l'Élevage centrafricain, Hassan Bouba Ali, le 19 novembre dernier.

Mais cela n'a pas duré longtemps. Accusé de crimes contre l'humanité, l'ex-chef rebelle devenu un des alliés du président centrafricain Faustin-Archange Touadera avait été exfiltré de la prison de la CPS par des gendarmes centrafricains sur ordre « des autorités centrafricaines et en dehors de toute décision judiciaire », dénonce l'ONG américaine. Le président Touadera l'a depuis décoré de l'Ordre national du mérite.

Pour le moment, cette juridiction hybride paritaire entre des magistrats centrafricains et des magistrats internationaux, a gardé secret les noms des 24 autres personnes qui font l'objet de mandats d'arrêt.

« Certains vivraient cachés dans le pays ou en dehors de la Centrafrique, mais d'autres ne sont pas inquiétés », a regretté Abdoulaye Diara, chercheur chez Amnesty International, en estimant que l’affaire Bouba Ali est aujourd'hui « tout un symbole » sur les difficultés qui empêchent la CPS de fonctionner normalement.

L'ONG appelle donc le pouvoir centrafricain et l'ONU à mener de « véritables enquêtes » suivi « de procès équitables » contre tous les responsables présumés d'avoir enfreint le droit international en Centrafrique. De leur côté, les victimes attendent toujours « justice, vérité et réparations », conclut Amnesty.

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 00:23
AUDIENCES DU PRESIDENT TOUADERA
AUDIENCES DU PRESIDENT TOUADERA

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA A ACCORDE UNE AUDIENCE M. FRANÇOIS NOITORA

 

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a accordé en fin d’après-midi du 06 décembre 2021, une audience à Monsieur François NOITORA, Conseiller chargé des Transports à la Présidence du Tchad.

En visite de travail en terre centrafricaine, Monsieur François NOITORA est venu s’entretenir avec le Président TOUADERA sur l’amélioration des conditions des transports sur le Corridor Cameroun- Ndjamena et Ndjamena-Bangui.

L’objectif de cette rencontre entre le Président TOUADERA et son hôte est de trouver des voies et moyens afin de permettre la fluidité du transport sur le corridor Ndjamena –Bangui. Cette discussion s’inscrit dans le cadre l’amélioration de la libre circulation des biens et personnes dans la zone CEMAC.

 

 

LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A ACCORDE UNE AUDIENCE AU MINISTRE CAMEROUNAIS DES TRANSPORTS

 

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience en début d’après-midi du 06 Décembre 2021, Monsieur Ngalle Bibehé Ernest MASSENA, Ministre des Transports de la République du Cameroun.

Accompagné de Monsieur DJono HABA, Ministre des Transports de la République Centrafricaine, Monsieur Ngalle Bibehe Ernest MASSENA est venu échanger avec le Président TOUADERA sur le transit du corridor Douala- Ndjamena et Ndjamena-Bangui.

Favoriser la fluidité des transports entre le Cameroun, la RCA et le Tchad était le principal menu de cet entretien.

Cette rencontre fait suite aux recommandations signées entre les trois États en 2019.

Il ressort de cette entrevue des discussions sur les entraves pouvant La mise en œuvre du projet Corridor 13 Pointe Noire-Brazzaville- Bangui-Ndjamena était aussi au centre de cette rencontre.

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7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 23:54
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Paoua : reprise intense de la production agricole malgré une situation sécuritaire volatile

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 7 décembre 2021 11:04

Autrefois considérée comme le grenier de l'agriculture centrafricaine, la ville de Paoua reprend son souffle. Malgré l'insécurité qui continue de menacer les productions, la population s'en sort avec l'adhésion des ménages à l'activité agropastorale. "La résilience de la population pour une sécurité alimentaire retrouvée", un reportage de Radio Ndeke Luka dans la région.

La localité de Paoua retrouve progressivement le niveau record de sa production malgré une situation sécuritaire encore volatile. Pour le relèvement des activités agricoles, les cultivateurs se mettent en groupements pour emballer leurs récoltes.

C'est toute une chaine qui se met en place. Des sacs d'arachide, du mil du sésame sont soit conduits dans l'entrepôt des groupements agricoles soit vendus individuellement sur le marché hebdomadaire.

« Nous cultivons de l'arachide et nous récoltons. Ensuite nous mettons à part une partie pour les semis, une partie pour la consommation des membres du groupement et nous vendons le reste pour résoudre nos problèmes et celui du groupement », explique Célestine Ifforo une des membres qui se réjouit du résultat obtenu cette année.

« Le travail de la terre est génial »

Au marché hebdomadaire de Gouzé, la demande est forte. Natacha Bissi vient de réaliser un exploit en vendant plusieurs demi-cuvettes de haricot.

"J'ai déjà vendu deux sacs, un sac contient 6 demi-cuvettes en raison de 3000F la demi-cuvette. J'ai fait un bon marché, c'est le fruit du travail agricole. Le travail de la terre est génial".

Natacha n'est pas la seule à profiter de cette joie retrouvée, Achta Poulangar est  commerçante. Elle se réjouit aussi d'avoir payé des sacs de haricot à un prix abordable.

« Aujourd'hui, Dieu a fait grâce, j'ai trouvé 22 sacs, un sac contient 8 demi-cuvettes, et un sac m’a coûté 24.000F. Je vais les revendre à Bangui et plus précisément chez Abib au km5 », fait-elle savoir.

L'activité agricole occupe 80% de la population de Lim-Péndé. La résilience de la population est soutenue par le gouvernement Allemand à travers le projet BMZ, mis en œuvre par l'ONG Oxfam qui appuie les groupements en leur donnant des pairs de bœufs. Ce qui offre un pouvoir d'achat au ménage et crée des emplois connexes notamment chez les jeunes.

 

Centrafrique : le centenaire du roman Batouala célébrée dans certains lycées et à l’Université de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 7 décembre 2021 15:57

Le lycée Charles de Gaulle en partenariat avec l’ambassade de France célèbre le centenaire du roman Batouala de René Maran. Batouala, ce roman a remporté le prix Goncourt en 1921. Du lundi 06 au 10 décembre, des rencontres, expositions, conférences-débats sont et seront organisés autour de ce roman écrit dans le contexte centrafricain de l’Oubangui-Chari, ancienne colonie française.

Né en Martinique en 1887, René Maran est mort à Paris en 1960. Il fut le premier écrivain noir à recevoir le prix Goncourt pour son roman Batouala en 1921.

« C’est surtout la finesse et la justesse de l’écriture pour décrire l’histoire pour défendre la cause des noirs. Malgré qu’il est français, il a su mettre en valeur dans Batouala l’homme Noir qui est considéré comme un être anhistorique », souligne Michael Lionel Dagbinou, l’un des promoteurs de cette activité.

La présentation de Batouala aux élèves et étudiants de Bangui

Du 6 au 10 décembre, plusieurs activités sont au programme de cette célébration dont le top a été donné au lycée français Charles de Gaulle.

« C’est une exposition nomade. Après le lycée Charles de Gaulle, nous continuerons les expositions dans un autre lycée et on ira l’Université de Bangui », explique Stéphane Marchand, proviseur du lycée de Miskine.

Le roman « Batouala », primé au Goncourt en 1921, dénonce le fait colonial et ce que René Maran en regarde comme les abus ou dysfonctionnements.

Le projet de la célébration du centenaire de cette œuvre littéraire a reçu le soutien de l’Ambassade de France en partenariat avec les Lycées Charles de Gaulle, Miskine, Martyrs, Saint François et Groupe Elite formation.

 

Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique-Presse.com
7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 15:01
Yamba : plus de 1127 réfugiés centrafricains en 2 jours

 

Lu pour vous

 

https://camerounactuel.com/ 6 décembre 2021

Ces derniers sont entrés au Cameroun à la suite des frappes des forces armées centrafricaines.

Les journées du 29 et du 30 novembre dernier ont été très mouvementées à Yamba une bourgade de l’arrondissement de Djohorig dans le département du Mbéré région de l’Adamaoua. En effet, dans la journée du 29 novembre 2021, le groupe rebelle 3R basé en République Centrafricaine (RCA)a reçu les attaques des Forces Armées Centrafricaines (Faca) assistées par l’armée Russe.

Ces attaques ont eu lieu précisément dans les localités de Kaita à 15km de Yamba, et, à Boyaï Ngou à 7km de Yamba. On parle alors de plus de 1127 centrafricains qui sont entrés dans cette partie du Cameroun abandonnant tout derrière eux selon nos sources en date du 20 novembre 2021 à 17h.

Une situation qui a poussé le sous-préfet de Djohong à descendre ce même 29 novembre s’enquérir de la situation. «Le sous-préfet est arrivé à Yamba et a présenté aux différentes familles des victimes ses sincères condoléances, accompagnées de quelques mots de réconfort. Il a demandé à ces nouveaux réfugiés de se sentir chez eux et de ne repartir que lorsque le calme sera de retour en RCA», nous confie une source à Yamba. Ces nouveaux réfugiés sont constitués en grande partie par des femmes et des enfants.

En rappel, entre le 6 et le 9 octobre 2021, plus de 750 personnes en provenance de la République Centrafricaine étaient aussi entrées en terré’ camerounaise en passant toujours par Yamba. Parmi ces dernières, on y dénombré plus de 500 réfugiés centrafricains et environ 250 déplacés camerounais. Ce déplacement massif faisait également suite aux multiples frappes des Forces Armées Centrafricaines (Faca) et de leurs alliés russes qui ont repoussé le plus loin possible le groupe rebelle 3R.

Ainsi, avec environ 2000 réfugiés enregistrés dans l’arrondissement de Djohbng à moins de deux mois, il y a lieu de craindre le développement d’une insécurité dans la zone, car il va sans doute dire que, parmi ces réfugiés il y a certainement des membres du groupe rebelle 3R. Donc il faudra encore plus de vigilance et de rigueur dans les contrôles des usagers pendant les multiples déplacements lors de cette période des fêtes de fin d’année.

L’œil du Sahel

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Centrafrique-Presse.com
7 décembre 2021 2 07 /12 /décembre /2021 14:15
La déforestation s’accentue au Congo, au Cameroun et en Centrafrique

Lu pour vous

 

La déforestation s’accentue au Congo, au Cameroun et en Centrafrique : Le drame des peuples autochtones d’Afrique centrale

https://www.elwatan.com/ ROSIE PIOTH, JOËL KOUAM ET SAMUEL NZAM  07 DÉCEMBRE 2021 À 10 H 03 MIN 

Des données récentes disponibles sur Global Forest Watch ont révélées que le bassin du Congo a perdu plus de 600 000 hectares de forêts primaires en 2020, soit une augmentation de 9% comparativement à l’année 2019. 

Congo, Cameroun et Centrafrique(*)

Correspondance particulière 

Pénurie de denrées alimentaires, disparition des plantes et essences médicinales, ou encore changement de mode de vie, telles sont les conséquences de la déforestation sur les peuples autochtones d’Afrique centrale.

A près de 60 km de Douala au Cameroun, dans la région du Littoral, département du Nkam, sur une route normale qui longe une piste qui s’englue dans la forêt et sortie de nulle part, l’on entre au village Mamba perdu au milieu de la forêt. Ici, on vit principalement des dérivés de la forêt et de l’agriculture.

Mais désormais, la situation a changé et les conséquences se font ressentir. Toumé Joseph, un habitant du village Mamba explique : «Je suis venu ici pour la première fois alors que je n’avais que 8 ans et mes parents étaient à l’aise. C’était en 1972. Parlant des animaux, ils étaient à la portée de tout le monde, ils venaient carrément jusqu’à la maison. Ils venaient manger les noix de palme et quand on voulait manger du gibier, c’était à notre portée.»

Paul, quant à lui, affirme que lorsqu’il y avait encore beaucoup d’arbres, le sol était fertile et il produisait correctement, les habitants du village mangeaient à leur faim. «Lorsque la SNC bois existait, c’était la grande société de ce village en dehors des petites, on ne souffrait pas, le gibier ne manquait pas, on ne criait pas famine, une tige de manioc pouvait faire le plein d’une cuvette.

Avant, les gens vivaient à l’aise.» Plus loin du Cameroun, au sud de la République du Congo, l’exploitation forestière a poussé les peuples autochtones à trouver désormais refuge au village Loukana, situé à environ 6 km du district de Sibiti dans le département de la Lékoumou.

Une relocation qui s’est faite en plusieurs étapes, comme l’explique Jean Miete, un des membres de la communauté autochtone du village. «Nous habitions la brousse tranquillement, sans plainte.

Ce sont ceux qui ont pensé que nos vies étaient menacées par je ne sais quoi dans la forêt qui ont décidé de nous délocaliser et sur conseils des anciens, nous sommes venus vivre ici.» La forte exploitation des forêts tropicales fait craindre le pire à ces populations autochtones considérées par beaucoup comme les gardiennes des forêts.

Une crainte dont n’hésite pas à parler Audrey, une habitante autochtone de ce village. «Tout est fini déjà là-bas, et cela continue…tout a été détruit et tout est presque détruit s’il faut le dire ainsi : ils ont à nouveau repris la coupe d’arbres pour faire passer la route, jusque dans notre ancien village dans la forêt, tout a été détruit dans la brousse pour faire passer la route.»

Problèmes de santé récurrents

La situation est pareille à Mbata située dans la Préfecture de Lobaye, dans la région du sud de la Centrafrique. Dans cette zone forestière où vivent des milliers de personnes, les problèmes de santé récurrents au sein de la population autochtone sont résolus grâce à la pharmacopée traditionnelle, accessible pour tous et axée sur les racines, les feuilles et les écorces d’arbres. Paul Mamba, chef du camp, explique comment la déforestation est un danger pour son peuple. «Tous nos produits viennent de la forêt, ils ont tout détruit, les grands arbres comme les petits, nous sommes en danger.»

La déforestation dans cette région du Sud de la Centrafrique, due par les sociétés forestières et les abatteurs clandestins d’arbres, est un handicap grave pour les peuples autochtones de Mbata et ses environs car les essences médicales sont détruites, mettant en difficulté la médecine traditionnelle. Odyssin est le spécialiste de la pharmacopée dans la localité et maire de ladite commune.

Il ne trouve plus les produits nécessaires pour le traitement de ses patients. «Vous savez que la forêt est une vraie pharmacie ; avec les ressources que nous pouvons en retirer, on peut avoir des médicaments ; la forêt est la base de tout. Notre regret, c’est que les sociétés, nos parents qui font les sciages artisanaux sont à l’origine de la déforestation et cette déforestation va jouer négativement dans la masse paysanne de la République centrafricaine.»

Partout où elle passe, l’exploitation forestière n’apporte que désolation et pleurs au lieu d’une amélioration des conditions de vie des peuples autochtones. Il est donc impératif que les autorités de ces pays prennent conscience et agissent en vue de freiner la déforestation due à l’exploitation forestière qui menace tout sur son passage.

François Medjo est expert en éco-développement au Cameroun. Il attire l’attention des décideurs sur la question. «Nous attirons l’attention des décideurs et du gouvernement camerounais à aider les communautés en reprenant cette activité entre leurs mains, ce qui va permettre aux communautés de capitaliser les revenus forestiers qui leur sont reversés notamment la Redevance forestière annuelle (RFA) et les revenus sociaux. Elles sont aujourd’hui victimes car les destructions au niveau de l’environnement sont énormes.»

Des données récentes disponibles sur Global Forest Watch ont révélé que le bassin du Congo a perdu plus de 600 000 hectares de forêts primaires en 2020, soit une augmentation de 9% comparativement à l’année 2019. Le Congo a perdu 350 kha de forêts primaires humides de 2002 à 2020, soit42% de sa perte totale de couverture forestière.

La Centrafrique, pour sa part, a perdu 169 kha de forêts primaires humides, soit 21% de sa couverture totale durant la même période, tandis que le Cameroun, avec 708 kha de forêts primaires humides perdues, soit 48%, ce qui représente plus de 100 000 hectares de forêts détruites.

Rosie Pioth, Joël Kouam et Samuel Nzam

 

(*) Reportage réalisé au Congo par Rosie Pioth, au Cameroun par Joel Kouam et en Centrafrique par Samuel Nzam grâce au Pulitzer Center et au Rainforest Journalism Fund

 

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