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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 18:23

 

 

 

Cyrus Sandy et Faustin Bambou


Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Décembre 2011 16:28

 

La famille de la presse privée centrafricaine a failli passer la fin de cette année 2011, avec un de ses éléments en prison.  Il s’appelle Emmanuel Cyrus Sandy, directeur de publication du journal « Médias + » et en a échappé de plus belle.


En effet, Sandy, à travers un message qu’il a envoyé lui-même depuis son téléphone portable à un quotidien de la place a signifié dans un premier temps qu’il a été convoqué le 27 décembre 2011, au niveau de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI).

 

Quelques heures plus tard,  mentionne cet organe ce 28 décembre dans sa dernière  livraison, le directeur de publication de « Medias + » a encore renvoyé un autre message signifiant qu’il a été sur le point d’être présenté au Procureur de la République. Toutefois, indique le journal, les raisons de son interpellation n’ont pas été données.

 

Joint au téléphone par Radio Ndeke Luka, Emmanuel Cyrus Sandy rassure ce mercredi qu’il a été brièvement arrêté puis relâché, toujours sans aucune raison.

 

Des sources concordantes, affirmeraient que le pouvoir lui aurait reproché de parler du chef rebelle tchadien Baba Ladé qui excède dans les exactions et pillages des éleveurs sur le sol centrafricain au vu et au su des autorités du pays.

 

A titre de rappel, ce directeur de publication et son homologue des « Collines de Bas-Oubangui Faustin Bambou ont été arrêtés puis relâchés en juillet dernier. Les deux journalistes sont poursuivis pour « incitation à la haine et à la violence » suite aux articles publiés et accusant le Ministre délégué à la défense de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Les fonds en question ont été alloués par l’Union Européenne.

 

 

 

NDLR : Dans la situation où se trouve le régime de Bozizé actuellement, quel intérêt a-t-il à mettre des journalistes en prison ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 18:09

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 28 Décembre 2011 16:26


Partout en Afrique Centrale, la rumeur prend de l'ampleur. Le franc CFA serait dévalué au 1er janvier 2012. La rumeur vient d’être infirmée à la sortie de la 22ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) tenue du 07 au 19 décembre dernier à Brazzaville.

 

L’annonce a été officiellement rendue publique en Centrafrique, le 27 novembre 2011, par le Ministre d’Etat aux Finances et au Budget de la République Centrafricaine, Sylvain Ndoutingaï, de retour de Brazzaville.

Selon le ministre centrafricain, les fondamentaux de l’économie de la Sous-région sont au beau fixe. De ce fait, rien ne devra justifier pour l’instant une possible mesure de dévaluation du FCFA.

 

« Il faut reconnaître que les sous-régions CEMAC est en surliquidité et les fondamentaux de l’économie se portent très bien : Voilà les deux mesures qui poussent une monnaie soit à se surévaluer, soit à se dévaluer. Donc il n’y a pas de raison pour que notre monnaie puisse connaître de dévaluation, bien au contraire, c’est une sous-région qui pouvait avoir sa propre monnaie, selon les indicateurs monétaires actuels », dit-il.

 

Sylvain Ndoutingaï ajoute que toute tentative de dévaluation du FCA conduirait à la perte de l’Euro et aussi, la Banque Centrale suit de près la conjoncture monétaire de la zone CFA.


« Prendre la décision de dévaluer le Franc CFA, c’est donner un coup de fouet au Franc Français ou à l’euro, qui vont perdre, puisque l’euro par exemple s’adosse sur le FCFA », ajoute le ministre d’Etat centrafricain chargé des finances qui complète que « notre comité ministériel [celui des Etats de l’Afrique centrale membres du FCFA] a donné un sur champ à la banque centrale de suivre de près la conjoncture économique et monétaire de la sous-région. Lorsque nous allons voir que les menaces s’approchent de nous, nous allons être alertés plus que les autres ».


La parité fixe jusque-là est de 1 euro qui équivaut à 655,59 FCFA. La première dévaluation avait eu lieu en janvier 1994.

 

 

 

NDLR : « Prendre la décision de dévaluer le Franc CFA, c’est donner un coup de fouet au Franc Français ou à l’euro, qui vont perdre, puisque l’euro par exemple s’adosse sur le FCFA ». Sylvain Ndoutingaï ajoute que « toute tentative de dévaluation du FCA conduirait à la perte de l’Euro et aussi, la Banque Centrale suit de près la conjoncture monétaire de la zone CFA ».


Le moins que l'on puisse dire est que le « Vice-Président », comme on l’appelle à Bangui, ne maîtrise pas vraiment le sujet dont il parle. S'il était un expert en monnaie, cela se saurait. Qui n’a pas fait d’enquête n’a pas droit à la parole dit-on ! S’agissant de dévaluation d’une monnaie, par expérience, on ne le crie jamais à l’avance sur les toits.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 17:40

 

 

logo MDREC

 

 

COMMUNIQUE N°08 / MDREC / 2011

 

 

Le Ministre de l’administration du territoire du Général président député François BOZIZE, Monsieur Josué BINOUA vient de prendre l’arrêté n° 038/MATD/DIR.CAB, portant observation de trois journées de jeune et de prière, le mardi 27 décembre 2011 à 20 heures.

 

Par le présent communiqué, le MDREC demande à tous les Centrafricains de ne pas observer les trois journées de jeune et de prière ordonnées par le Ministre Josué BINOUA.

 

Les Centrafricains ne peuvent pas observer trois jours de jeune, alors que cela leur a été imposé par BOZIZE et les caciques de son régime despotique et qu’ils  meurent de faim, de malnutrition etc. 

 

Le MDREC rappelle fermement au Ministre Josué BINOUA, au Premier Ministre Faustin Archange TOUADERA et au Général président député François BOZIZE que le Centrafrique est un Etat laïc et non théocratique.

 

Les articles 8 et 18 de la Constitution du 05 décembre 2004 garantissent aux Centrafricains cette laïcité de l’Etat.  

 

 

Fait à Bangui, le 28 décembre 2011

 

 

Le Président du MDREC

 

Bendounga 

 

 

                                Démocrate Joseph BENDOUNGA

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 01:29

 

 

francois-bozize-photo-non-datee

 

Qui ne se souvient pas des allégations de Fidèle Gouandjika au lendemain de la fameuse table ronde de Bruxelles des 16 et 17 juin 2011, réunion organisée à la hussarde par le pouvoir de Bozizé pour quémander quelques subsides à la communauté internationale et à laquelle avait pris part une imposante, pléthorique, coûteuse et inutile délégation gouvernementale (135 millions de F CFA sortis du trésor).

 

Fidèle Gouandjika avait eu l’outrecuidance et l’indécence de convertir l’humiliation que la partie centrafricaine avait subie et le cuisant échec essuyé en promesse mirobolante de don de près de 400 milliards de Franc CFA. Peu de temps après, à l’issue de sa mission à Bangui courant juillet 2011, le FMI découvre une hémorragie injustifiée de près de 70 milliards de F CFA au Trésor national. A peine six mois seulement après ces tonitruantes allégations de Gouandjika, le régime commence à crier que les caisses de l’Etat sont vides.

 

Au 15 décembre 2011, le niveau d'endettement de l'Etat auprès des banques commerciales de la place est tellement critique que ne pouvant les rembourser, le super gestionnaire Bozizé et sa clique n'ont pas trouvé mieux que de faire pression sur Ecobank - à qui le trésor doit déjà 8.325.390.002 de F CFA - pour qu'elle consolide (en fait pour qu'elle gèle) ses créances sur l’Etat, afin de leur prêter à nouveau du cash frais pour payer les salaires de fin décembre 2011.

 

Toujours au 15 décembre 2011, le trésor centrafricain devait :

 

* 986.814.190 de F CFA à la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC) ;

 

*773.383.122 de F CFA à la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) dont le DG avait été dernièrement passé à tabac et expulsé de la RCA

 

* 734.784.790 de F CFA à la Commercial Bank de Centrafrique (CBCA)

 

Total : 10.820.372.104  de F CFA

 

Sur le compte du Trésor à la BEAC, il n’y avait en disponible  en tout et pour tout : 811.871.931 de F CFA.

 

C'est une véritable débâcle financière sur les bords de l'Oubangui....Le ministre d’Etat Sylvain avait osé avouer dernièrement que le pays ne produit rien et n’exporte rien, d’où ses difficultés. C’est un peu court comme explication de la sécheresse financière ambiante actuelle qui risque d’emporter le pouvoir s’il n’y prend garde. Bozizé ne sait où donner de la tête.

 

En prenant son bâton de pèlerin, apparemment, il a vraisemblablement pu ramener du Qatar après une ostensible mendicité devant l’émir de ce pays à la mi-novembre dernier, de quoi verser les salaires du mois de novembre, ce qui a pu lui assurer des festivités de la commémoration du 1er décembre, relativement tranquilles. En sera-t-il ainsi fin décembre veille du nouvel an ? Il est permis d’en douter. Dépêché au FMI à Washington quémander quelques subsides, le PM Touadéra aurait fait chou blanc. Le ministre d’Etat Sylvain Maliko, envoyé lui à la BAD à Tunis, serait aussi revenu bredouille. Partout, c’est « non possumus », c’est un refus ferme et sans appel.

 

Rédaction C.A.P

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:11

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 27 Décembre 2011 13:07

 

« Il n y a aucun argument juridique qui empêche un Etat membre d’occuper sa fonction au sein de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). La République Centrafricaine s’apprête donc à remplacer le Cameroun à ce poste ».

 

Ces propos, tenus ce 27 décembre sur les ondes de Radio Ndeke Luka par le ministre d’Etat aux finances Sylvain Ndoutingaï, viennent dissiper les rumeurs selon lesquelles, le pays aurait des ennuis financiers pour occuper ce poste. Des ennuis relatifs aux arriérés du payement de la cotisation à la CEMAC par la RCA.

 

Selon le ministre d’Etat, « les questions d’arriérés de contribution ne font pas partie des critères ou textes de base qui obligent un Etat à occuper une fonction. Même si un Etat abrite le siège, la lettre alphabétique de rotation s’applique ».

 

La réaction du membre du gouvernement intervient après son retour de la République du Congo où il a pris part il y a quelques jours, à la 22ème Session Ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC).

 

Une douzaine au moins de points étaient inscrits à l’ordre du jour notamment : L’examen du budget de l’Organisation sous-régionale CEMAC pour l’exercice 2012, le Programme Économique et Régional de la CEMAC, l’harmonisation des finances publiques et, la surveillance multilatérale dans la Sous-région.

 

D’après Sylvain NDOUTINGAÏ, « le nouveau chronogramme a été  réorienté vers l’investissement, qui prend en compte les infrastructures sociales de base telles que la santé, l’éducation, la stabilité politique et la sécurité. A travers cette opportunité, le pays lénifiera des richesses de la sous-région avant de commencer à espérer un développement durable ».

 

Sur la question de la mise en œuvre du Programme Économique et Régional de la CEMAC, le Membre du Gouvernement explique que « ce programme présente trois grands avantages pour la RCA. Il explique qu’à l’origine, le pays avait un seul projet concernant la pêche continentale. Il s’est battu lors de ces assises et a obtenu deux autres programmes à savoir le développement des infrastructures maritimes, ferroviaires et une Plate-forme régionale de services ».

 

Signalons que la Réunion de Brazzaville s’est déroulée du 07 au 19 décembre dernier. La prochaine Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra en février 2012.


 

 

NDLR : Selon nos informations, c’est la candidature d’Albert Besse, l’ancien ministre des finances et prédécesseur de Sylvain Ndoutingaï, que la bozizie aurait présenté à Brazzaville pour la présidence de la Commission de la CEMAC mais celle-ci aurait été rejetée pour médiocrité. N'y aurait-il pas d'autres fils du pays au profil meilleur ? 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:08

 

 

 


Agoundou La Plume


Centrafric Matin 26 décembre, 2011

 

« Parti en catastrophe pour l’Europe, fuyant le tout-puissant ministre d’Etat aux Finances et au Budget, le président du GEPPIC et directeur de publication du journal «  La Plume » Patrick Agoundou, selon les informations,  se  trouverait certainement à l’heure actuelle en Europe.  Un procès n’est pas la fin du monde, ni la mort. Pourquoi fuir comme si tous les démons de la mort étaient à ses trousses? Ne voyait-il pas autre chose derrière ce procès? En tout cas, l’acte mérite réflexion. »

 

Si en République Centrafricaine, la liberté d’expression qui inclut en même temps la liberté de presse  souffre quelque peu de son exercice par rapport aux pouvoirs politiques et publics, il devient aussi impératif  pour la presse centrafricaine d’un autre côté, de travailler en toute objectivité et sans parti pris. C’est-à-dire : Donner tout simplement des informations sans aucune passion. Convoqué légalement à comparaître devant la justice le 15 décembre dernier pour diffamation à l’endroit du ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Patrick Agoundou Directeur de publication du journal «La Plume» et Président du Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante en Centrafrique (GEPPIC) dont le sort était apparemment d’ores et déjà scellé, a préféré lever l’ancre. Ce dernier, d’après les informations, se trouverait en France via le Cameroun. On ne sait trop si Patrick Agoundou  bénéficiera du statut de réfugié politique, ou d’un simple touriste. Ce qui plonge toute la famille de la presse centrafricaine dans l’émoi d’une part, et incite de l’autre côté des interrogations sur la qualité des articles que produit la presse centrafricaine et plus particulièrement la presse privée écrite.

 

S’agissant des articles parus qui incriminent le Directeur de publication de «La Plume», il circulerait dans les milieux de la presse que le Directeur de publication de « La Plume » aurait dansé sur une note musicale qu’il n’aurait pas écrite. En d’autres termes, celui-ci aurait été manipulé par un certain nombre de hiérarques qui auraient déclaré une guerre politico-froide au ministre d’Etat aux Finances et au Budget pour ses différentes prises de positions et son intransigeance par rapport aux  différentes décisions politiques prises par le gouvernement.

 

Très écouté par le Président de la République, le super ministre des Finances et du Budget, toujours selon les supputations et d’autres assertions, semble  désormais  faire de la République Centrafricaine et ses institutions républicaines un patrimoine personnel au point où ce dernier  ne serait pas en odeur de sainteté avec le ministre de la Défense Nationale qui n’est autre que le fils du Chef de l’Etat, Francis Bozizé qui supporte mal cette attitude. Ce qui serait à l’origine de la division au sein des membres du gouvernement, selon qu’on est du côté de l’un ou de l’autre. Tel un secret de polichinelle, il est connu de tous que cette situation met à mal le fonctionnement de l’appareil de l’Etat. C’est la substance des clivages au sein du KNK, traversé par plusieurs courants d’influences. Loin de la rédaction de «Centrafric Matin» de jeter de l’anathème sur le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï en soutenant un confrère, il convient de dire que les articles parus dans les différentes colonnes du journal «La Plume» vilipendant ce membre du gouvernement, ne cadrent pas avec les principes édictés par la déontologie professionnelle et les b.a.-ba qui régissent le métier du journalisme.  Tout porte à croire que le journal « La Plume », aujourd’hui orphelin, a été victime d’une manipulation de tous ordres. Tout comme un flic, un journaliste est appelé à donner tout juste les informations sans passion. Ce qui augure d’un réel respect de la déontologie professionnelle qui est un principe cadre qui régit le fonctionnement d’une profession.

 

Pour votre gouverne, il convient de préciser que d’après les informations recueillies, il est d’une véracité indéniable que toute la famille de la presse se plaint de cet état de fait.  Car, aux dernières nouvelles, le Directeur de publication du journal  «La Plume» Patrick Agoundou  ne pouvant pas prendre l’avion, puisque fiché au niveau de l’aéroport Bangui-Mpoko, a été victime d’un accident de circulation routière au cours de son escapade  dans la sous-préfecture de Boda et aurait subi des dégâts corporels importants. Ce qu’il y a lieu de retenir est qu’en définitive, la liberté de la presse dans sa connotation réelle n’existe pas encore en RCA et que les confrères journalistes de la presse privée indépendante doivent faire attention pour ne pas se retrouver à la croisée des chemins.

 

Une chose est sûre: observer la manière dont notre confrère a pris ses jambes au cou, il y a lieu de s’interroger si, au-delà du procès, sa vie n’était pas réellement menacée? Toutefois, ce n’est pas son premier procès en la matière.

 Qui vivra, verra!


Jean-Max Delouga 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:06

 

 

 

JP Mara

 

.

 

Dans ma dernière réflexion, je m’étonnais du silence du KNK du Centre A Fric concernant les rumeurs selon lesquels » Le Franc CFA serait dévalué le 1er janvier 2012 » et à cela il n’y a pas eu de réactions. D’ailleurs à part les insultes et les dénigrements, on ne peut pas s’attendre à une réaction sur le sujet de la part d’un parti qui n’a pas la culture du débat contradictoire, même en son propre sein. Néanmoins, on peut supposer que dans ce nouveau système de parti unique, il puisse un jour émerger des voix qui acceptent de voir la vérité.

Le collègue Eugène WOPE pose clairement le problème sur son blog publié dans les journaux banguissois ces derniers jours.

 

Oui je reste surpris par le silence du KNK et de ses ténors les « Teka mo Te Gue » et les « Mo Wara mo Te Biani » de 2003 à aujourd’hui. Car malgré tout, on peut les citer dans des déclarations où on nous rabâchait les performances économiques sans égales de la République Centrafricaine depuis le 15 mars 2003.

La République Centre A Fric et ses dirigeants politiques viennent d’instaurer un parti unique en spéculant sur l’aide des pays plus développés qui sont pris à la gorge par la grave crise économique qui menace la stabilité du monde. Cette crise protéiforme comme le dit Mr Wope, a commencé les stratégies de maximisation de gains par la vente de produits qui n’existaient que sur du papier donc virtuel, pour devenir monétaire, financière, bancaire etc..

Quelle que soit la manière dont elle est apparue, et quel que soit le modèle économique, il s’agit d’un modèle financier que l’on croyait au départ très performant pour l’économie.

 

Pendant que le peuple centrafricain misait sur la capacité du KNK et de son Président, lui faisant aveuglement confiance pour ramener la paix et la prospérité, gage de développement économique en RCA, les pays riches eux avaient misé sur la performance de ce système qui les conduit aujourd’hui dans l’impasse.

 

Mais à la différence des pays développés et riches,  la République Centre A  Fric ferme la porte à l’opposition et s’attend à ce que d’autres viennent lui trouver des solutions à ses problèmes économiques. Une chose est certaine, maintenant qu’ils ont eux aussi des problèmes, les dirigeants des pays riches ont reconnu qu’il y a un problème de stratégie et qu’il faut changer le logiciel. En Grèce, en Italie et en Espagne, les gouvernements qui n’ont pas été performants ont cédé la place pour une autre alternative. Bientôt, cette alternance verra jour dans beaucoup d’autre pays. Ces dirigeants des pays concernés ont, avant de frapper à la porte d’autres pays, commencé par reconnaitre qu’il y a un problème.

 

Et pendant ce temps, que font les Africains? Ils attendent, entourés de tous ceux qu’ils s’apprêtaient à installer au pouvoir. Ils attendent que ce même Occident qui est pris à la gorge par ses propres problèmes leur apporte des solutions miracles toutes pensées.

 

C’est ainsi que de janvier 2011 à bientôt janvier 2012, se passera un an que le « Wakodro » ou encore CENTRAFRICAIN attend. Si cette population centrafricaine accordait de l’importance à la mesure du temps, elle se dirait qu’elle vient encore de passer un an soit douze mois, trois cents soixante deux jours  de sa vie sans amélioration, sans modification de ses conditions de vie bien qu’il tienne la bible entre les mains tous jours.

Mesurer le temps est synonyme de quantification de la performance, facteur utilisé par l’être humain pour mesurer sa capacité de production qui sert à noter son degré d’évolution ou encore son niveau de développement.

 

Oui, ce que les Agences de notation utilisent comme performance de production pour donner des points (triple A) aux pays qui donnaient l’argent gratuitement aux dirigeants africains, c’est leur production et ce que cette production rapporte. Alors on se demande quelle note donneront les agences à la République centrafricaine ?

 

Il faut aller chez Forbes pour voir que nous n’avons pas de note puisque nous sommes au 200ème rang mondial parmi tous les pays. Et cela ce n’est probablement pas la faute de l’opposition politique. Le comble oh mon Dieu, c’est quand un acteur éminent du régime centrafricain confirme dans les médias que le pays ne produit rien et n’exporte rien, ce constat amène bien évidement à s’interroger au sens d’être ou ne pas être de ce régime.

 

En effet, contrairement aux idées reçues, on peut œuvrer pour le bonheur de son peuple seulement et si seulement ce dernier est autorisé à se prononcer sur les résultats politiques des dirigeants au pouvoir. Donc un peuple qui ne prend pas son destin est un aveugle. Dès lors que ce peuple n’est pas vigilent sur les actes posés par les ténors du pouvoir, alors il lui arrivera toujours ce qui arrive aux aveugles.

La dévaluation d’une monnaie n’est imposée qu’à des gens qui ne se préoccupent pas du rôle de la monnaie dans le fonctionnement de leur économie.

 

Les acteurs politiques actuels ont, pendant des années, misé sur les groupes électrogènes pour justifier la non nécessité de renouveler les infrastructures de production et de distribution d’électricité. Pire, ils ont misé sur les Chinois pour leur DONNER gracieusement ces équipements.


Ils ont laissé toutes les infrastructures techniques se dégrader : Production et Distribution d’Eau potable (SODECA), Production et Distribution d’Electricité, courant fort (ENERCA), Aménagements des structures de transport de l’Information (SOCATEL, ONI), Routes et Aéroport (Transport) Ecole et Hôpitaux. Or toutes les infrastructures précitées ont été dirigées par des Ministres qui ont des milliards en RCA.

 

Alors, faut-il vraiment être étonné que le pays ne produise rien ? Faut-il être étonné que le CFA soit devenu une monnaie trop forte pour une économie qui ne produit rien ?  Il faudrait peut-être admettre l’évidence que nos dirigeants centrafricains ont vécu dans la logique des sociétés de consommation, ce mode de vie où on ne soucie pas de sa trésorerie.

Ils ne se sont jamais préoccupés de l’économie réelle et de ses structures et se trouvent subitement face au mur.

 

Mais il est encore temps : ceux qui détiennent la clé du problème peuvent s’organiser pour que la RCA soit sauvée car ils sont la solution au problème. Sans leur demander l’impossible et sans considérations qu’eux-mêmes considèrent comme superflues, il faudra qu’ils admettent maintenant que leurs soutiens mafieux vont se désolidariser d’eux et la base populaire centrafricaine sera impitoyable le moment venu. La vision néolibérale du monde est impitoyable si vous ne produisez rien et pour produire, il faut TOUT le monde et non seulement ses Femmes, Enfants, Neveux, tantes, Oncles et je ne sais quoi d’autres.

 

 

Paris le 27 Décembre 2011

Jean-Pierre MARA

Ancien Candidat à la Députation de Janvier 2011 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 23:55

 

 

bouar

 

DEPECHE RJDH RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Bangui, 26 Décembre 2011


Boganangone : Un taux de scolarisation très faible

 

« 80 personnes sur 100 ne savent ni lire ni écrire au village Boguéré situé à 175 km de la ville de Mbaïki, dans la sous-préfecture de Boganangone », a rapporta ce lundi radio Songo de Mbaïki.

 

Ce chiffre a été communiqué par le sous-préfet de Boganagone, Zaou Okoza Wanaté à l’issue d’une enquête réalisée en collaboration avec le service des affaires sociales de la Lobaye.

 

Selon la source, ce taux est encore plus élevé dans les petits les petits villages environnants, surtout chez les enfants en âge de scolarisation mais qui ne sont pas scolarisés.

 

« Dans un village de 80 habitants où l’enquête a été réalisée, une seule personne, le catéchumène de la chapelle de l’église catholique, sait lire et écrire. Il est sollicité par tous les habitants », a confié le sous-préfet.

 

Les causes de ce taux élevé d’analphabétisme est l’insuffisance d’infrastructures scolaires, le manque d’enseignants de qualité (souvent des maîtres-parents) entre autres.

 

D’après les chiffres de l’enquête, la sous-préfecture de Baganangone compte environ 35 000 habitants, mais avec seulement 5 établissements scolaires primaires et des enseignants en majorité des maitres-parents, d’où l’impossibilité d’une éducation de qualité.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 17:20

 

 

 

urgent

 

Cyrus Sandy et Faustin Bambou

 

Emmanuel Sandy ici à gauche, avec Faustin Bambou

 


Bangui 27 déc (C.A.P) Le directeur de publication du journal MEDIA PLUS qui avait déjà, avec son confrère Faustin Bambou, eu maille à partir avec le pouvoir deBozizé pour délit de presse maquillé en délit d’« incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » , jeté arbitrairement en prison et jugé le 11 juillet dernier par le tribunal de Bangui vient à nouveau d’être arrêté et conduit au parquet du tribunal de grande instance de Bangui.

 

Les deux journalistes étaient poursuivis pour avoir publié des articles accusant le ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, le fils du Chef de l’Etat,  de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Ces fonds avaient été alloués par l’Union Européenne. Ils avaient bénéficié d’un fort soutien du monde des médias et des défenseurs des droits de l’homme en Centrafrique. Ils ont également été soutenus par la communauté internationale

 

Cette fois-ci, on reprocherait à Emmanuel Sandy, un article publié dans son organe illustré avec une photo de Bozizé à côté de celle du bandit Baba Laddé. Alors que quasiment tous les journaux de Bangui parlent tous les jours du cas Baba Laddé, on ne peut comprendre que seul Sandy puisse seul s’attirer les foudres du pouvoir bozizéen. C’est la preuve que le délit de presse existe bel et bien dans le Centrafrique de Bozizé malgré la loi sur la liberté de communication.   

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 17:14

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

Le FPR attaqué en RCA


source : http://makaila.over-blog.com/article-le-fpr-attaque-en-rca-95112316.html


Communiqué de presse


Attaque du FDPC contre le FPR


Le Front Populaire pour le Redressement (FPR), tient à informer l’opinion nationale et internationale que ses éléments ont subi  ce jour du 26 décembre 2011, une attaque lâche de la part du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) du Général Abdoulaye Miskine, dans la zone de Bambari.

 

Alors que nos forces étaient en patrouille, elles ont été brusquement attaquées par les éléments du FDPC.

Le FPR ignore le mobile qui a motivé le Général Abdoulaye Miskine  à ordonner à ses troupes de s’en prendre à nos éléments.

 

Cette attaque a perpétré la mort de deux personnes dans nos rangs.

 

Le FPR tient à témoin l’opinion nationale et internationale sur les éventuelles détériorations de la situation militaire dans la sous-région si le Général Abdoulaye Miskine  ne prend pas ses gardes.

 

Le FPR condamne ces attaques lâches contre ses forces et avertit qu’il prendra les mesures qui s’imposent pour faire la lumière sur cette affaire.

Fait, le 27 décembre 2011

 

Le Front Populaire pour le Redressement (FPR)


Tel : 00 88 21 699 71 927

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