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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 02:00

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Batangafo : 1 personne tuée et 240 maisons incendiées par des hommes armés

Mardi, 20 Mars 2012 14:58

1 personne tuée, 2 autres grièvement blessées et plus de 240 maisons incendiées. C’est le bilan d’une attaque commis par des hommes armés non identifiés le week-end dernier. L’évènement a eu lieu aux alentours de Batangafo et Kako (nord). Il s’agit entre autres des villages Ouima, Boutima et Ouana (nord).

« Ce drame, le 2ème du genre en moins d’un mois, a ainsi fait déplacer les populations affectées vers Batangafo. Malheureusement, la ville ne dispose d’aucune structure pour accueillir les fuyards », a indiqué un témoin joint ce 20 mars 2012, par Radio Ndeke Luka.

Les personnes déplacées par cet évènement se servent désespérément des troncs d’arbres pour s’abriter et sont dépourvues de tout : vivres, ustensiles de cuisine, vêtements voire couchage.

Le même témoin précise que les malfrats sont assimilés aux éleveurs. Toutefois, un d’entre eux atteint par balle lors de l’attaque, a été retrouvé non seulement armé, mais en tenue militaire.

 

Progressif retour des ONG humanitaires à Rafaï après 3 semaines de fuite

Radio Ndéké Luka Mardi, 20 Mars 2012 14:56

La sous-préfecture de Rafaï (est) reprend vie 3 semaines après l’attaque en février dernier du village Agoumar (4 kilomètres de la ville) par la LRA. Des ONG humanitaires reprennent progressivement leurs activités dans la ville.

Il s’agit du Comité International de la Croix Rouge CICR, Merlin, Mercy Corps et Première Urgence. Ces ONG avaient quitté la ville à cause des exactions perpétrées par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur sur la population civile. Elles avaient craint pour leur sécurité.

Selon un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka qui a confirmé l’information le 19 mars 2012, « Rafaï porte encore les stigmates d’une ville meurtrie par les attaques de la LRA  devenues récurrentes ces deniers temps ».

« La population vit dans une psychose généralisée. Il suffit de sortir dans les rues, quartiers et marchés pour se rendre à l’évidence de la prolifération des armes de fabrication artisanale », a indiqué l’envoyé spécial.

Les gens qui partent aux champs portent systématiquement sur eux leurs armes. Interrogés sur le mobile de ce port quotidien et inhabituel de ces armes, ces derniers ont déclaré que « ces armes leur servent de faire face à d’éventuelles attaques de la LRA ».

Même ceux qui restent à la maison, a-t-il constaté, ont « leurs armes accrochées  au fauteuil ou à la chaise sur lesquels ils sont assis. Ils ont affirmé sans détour qu’ils sont obligés d’être sur le qui-vive pour protéger leurs familles. Car, les « Tongo-Tongo » (appellation locale de la LRA) sont imprévisibles avec la spontanéité de leurs attaques ».

« D’autres habitants ont affirmé que face à la démission de l’Etat, ils sont obligés d’assurer leur auto défense. A ce jour, il est presque impossible d’aller au-delà de 4 kilomètres de la ville de Rafaï sans courir le risque d’être kidnappé par ces bandits de grand chemin. D’ailleurs, un arrêté préfectoral fait interdiction à la population de se rendre dans les champs éloignés de la ville de Rafaï », a précisé l’envoyé spécial.

A titre de rappel, en 3 semaines, il y a eu 2 attaques. La 1ère le 23 février dernier perpétrée au village Agoumar : 6 personnes dont 3 femmes ont été prises en otage. Les 2 autres otages sont restés en captivité.

La 2èmeest celle du 17 mars dernier. Elle s’était produite à 30 kilomètres de Rafaï au village Bamboula sur l’axe Bangassou (est). 4 membres de l’équipage avaient eu la vie saine et sauve.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 01:47

 

 

 

RCA carte-2

 

 Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Bangui, 20 Mars 2012

Bangui : 397 victimes d’accusation de sorcellerie entre 2010 et 2012 (DRC).

Environ 397 personnes ont subi des violences de verdicts populaires d’accusation de pratique de sorcellerie entre Janvier 2010 et Février 2012 en République centrafricaine, d’après le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

« C’est une situation tragique pour la Centrafrique », a relevé Gervais Govon, expert juridique auprès du DRC au cours d’une interview accordée au RJDH. Il a souligné que ces chiffres concernent trois préfectures du pays : l’Ouham, l’Ouham-Péndé et le Bamingui-Bangoran (nord et nord-est), où travaille cette structure. Par ailleurs la ville de Mbaïki, dans le Sud, a été prise en compte à cause des cas qui y sont signalés à maintes reprises.

Pour l’Expert Juridique de DRC ‘’le drame’’ est que les institutions de l’Etat telles que la Police la gendarmerie, voire la justice dans les différentes localités du pays ainsi que la population semblent être familiarisées avec le verdict populaire et l’assassinat des personnes accusées de sorcellerie, ce qui fait que l’on a tendance à banaliser les cas de violence liés aux accusées de sorcellerie.

« Si au moins, on avait encore conscience que ce sont des vies des innocents qui sont détruites, des droits individuels et des libertés qui sont violés dans nos villages et communautés, c’est déplorable », a regretté Gervais Govon.

Il ressort que parmi les 397 personnes violentées, enregistrées par DRC dans les parties du pays précitées, des cas de mort suite à la torture des victimes ont été relevés. Par ailleurs certaines victimes ont été assistées par DRC de diverses manières, soit en faisant intervenir la police ou la gendarmerie, soit en prenant en charge les frais de leurs soins médicaux. Dans l’ensemble, 211 hommes et 186 femmes ont été victimes de violence à cause d’une accusation de sorcellerie.

En dehors de l’assistance médicale et juridique, DRC accorde une aide matérielle aux personnes qui ont survécu à la torture mais qui ont perdu leur abri pour leur permettre de se construire et reprendre une nouvelle vie.

Pour DRC, la question de violences liées aux accusations de sorcellerie ne devrait pas être considérée seulement comme des violences basées sur le genre. Elle devrait être prise comme un problème général car les hommes sont aussi victimes de cette pratique.

 

Bangui : Reprise des activités des conducteurs de la SONATU

Les conducteurs des autocars de la Société nationale de transport urbain (SONATU) ont repris les voyages vers les provinces après une journée de suspension de travail pour protester contre la suspension de paiement des primes de voyage.

Cette reprise est le résultat de l’acceptation par l’équipe de la gendarmerie chargée de la gestion quotidienne de la SONATU de revenir sur sa décision de suspension la prime de voyage des chauffeurs.

Ce matin, les autocars immobilisés au Complexe sportif Barthélemy Boganda à Bangui ont repris le chemin des villes de l’intérieur du pays dessertes par les bus de la Société après que les chauffeurs aient perçu leur prime de voyage, à savoir 15 000 FCFA pour les villes plus éloignées et 2000 FCFA pour celles plus proches de Bangui.

Il convient de rappeler hier lundi, l’équipe de la gendarmerie avait dans un premier temps décidé de suspendre le versement des primes de voyage aux chauffeurs avant de leur proposer 5000 FCFA. Les intéressés avaient refusé et ont paralysé la circulation tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

Les passagers qui avaient payés leurs billets étaient restés bloqués au siège de la compagnie. Depuis plus de deux semaines, à cause de détournement la SONATU connait un problème de fonctionnement.

 

Berberati : Le personnel de la Mairie dénonce ‘’le trafic d’influence’’

Le délégué du personnel de la Mairie de Berberati, Edmond Ngombé, a dénoncé hier ‘’le trafic d’influence’’ de la présidente de la délégation spéciale de la ville, au sujet du préavis de grève déposé par les employés la semaine passée, a rapporté ce matin radio Zoukpana.

Selon lui, la réunion convoquée lundi par la présidente de la délégation spéciale de la ville de Berberati, Edith Ngandji, pour chercher une solution à la revendication du personnel était plus « un trafic d’influence » qu’une réunion de concertation. Car le Maire et ses collaborateurs ont rejeté les réclamations des employés.

« Cette réunion est une campagne d’intimidation et non une rencontre de dialogue. Nous avons reçu des menaces verbales et de sanction administrative au cas où le personnel ne retirait pas le préavis de grève. Nous étions privés de la liberté de parler. En plus, tous les officiers de la Police et de la Gendarmerie étaient présents », a déploré le délégué du personnel.

 

Le préavis de grève expirant ce jour, tout le personnel se réunit cet après-midi pour réfléchir sur les dispositions à prendre, si les responsables de la Mairie ne reviennent pas au bon sentiment.

Jeudi passé, les 64 employés de la Mairie de Berberati avaient déposé un préavis de grève auprès de la présidente de la délégation spéciale pour annoncer leur intention d’entrer en grève. Ils avaient fait savoir qu’ils observeraient un arrêt de travail à partir du jeudi 22 mars, s’il n’y avait pas de proposition de solution. Ils demandent le versement de 15 mois de salaire sur les 31 que la municipalité leur doit.

 

Mbaïki : Un bâtiment scolaire pour les enfants du quartier Bomboulai

L’Eglise catholique de Mbaïki a fait don d’un bâtiment scolaire aux enfants des cours d’initiation niveau 1 et 2, du quartier Bomboulai, a rapporté ce matin radio Songo.

Il s’agit d’un bâtiment de 12/8m dont le coût de construction est de 7 millions FCFA. Le projet a été initié par Monseigneur Périn Guéréno, Evêque de Mbaïki et financé par l’Eglise catholique et ses partenaires.

« Le quartier Bomboulai est l’un des quartiers le plus peuplé de la localité, mais il ne dispose que d’’un jardin d’enfants dont la capacité d’accueil est insuffisante, d’où nécessité de construire de nouveaux bâtiments », a souligné l’Evêque de Mbaïki Périn Guéréno, en remettant hier cette infrastructure à la population.

Après la réalisation de ce premier bâtiment, le projet devrait continuer pour construire d’autres salles de classe pour les cours élémentaires et les cours moyens, afin de permettre aux enfants en âge de scolarisation d’aller à la l’école.

 

Berberati : Un centre d’enseignement technique pour les femmes

Le Centre d’enseignement technique féminin ‘’Minesia’’ a été présenté officiellement hier aux autorités de la ville de Berberati, a rapporté radio Zoukpana.

« Faire sortir les filles de l’analphabétisme, receler en elles des forces participatives à leur propre détermination, l’émancipation par la scolarisation, apprendre des techniques des différents domaines d’économie familiale et sociale est la mission principale de notre structure», a rappelé Yolande Sinakolo, directrice dudit centre.

Le centre compte actuellement 107 filles de la 1ère en 3ème année. L’étudiantes de la première promotion, auront leur CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) au mois de juin 2012 dans les différents domaines de formation, à savoir la couture, l’économie domestique, cuisine.

Il faut rappeler que ce centre professionnel féminin a été créé en octobre 2004 par la Soeur Monique Ipoupou de l’Eglise Catholique de Berberati. Il change de dénomination et devient désormais le Centre d’enseignement technique féminin.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 02:48

 

 

 

Michel KOYT

 

bus SONATU

Bangui : La SONATU poursuivie en justice par la Caisse nationale de sécurité sociale

16 mars 2012 Réseau des journalistes des droits de l’homme

 

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a porté  plainte contre la Société nationale de transport urbain (SONATU) pour ‘’non déclaration d’une partie de son  personnel’’, a confié ce matin un cadre de cette institution  au RJDH au cours d’un entretien à Bangui.

D’après notre source, le 25 janvier 2011, le service de recouvrement de la CNSS  s’était  rapproché de la  direction de la SONATU pour répertorier tout son personnel, en vue de faire ‘’le calcul de la part patronale et salariale’’. Au cours de cette opération, les dossiers de 159 employés ont été présentés et enregistrés. Toutefois, ils n’ont pas été déclarés.

D’après le calcul, la société devait 49.370.432 FCFA à la caisse nationale pour le compte des 159 agents, mais cette somme n’a jamais été versée. Notre source a expliqué que le ministre Michel Koyt, président du conseil d’administration de la SONATU a été saisi de cette situation. Il a signé un chèque  d’un montant de 49.370.432 FCFA, mais ce chèque est resté impayé.

C’est pourquoi la Caisse nationale a décidé de poursuivre en justice la SONATU à cause de cette non-déclaration qui est une violation des droits du personnel.

Selon d’autres sources, la société comptait environ 300 employés au départ. Mais seuls 159 ont été présentés à la caisse nationale de sécurité sociale. D’après un conducteur de bus de la société, à cause de la mauvaise gestion, les responsables profitent des erreurs des employés pour les licencier.

D’après cette même source, sur un salaire mensuel de 150.000 FCFA prévu dans le contrat pour les chauffeurs, c’est la somme de 75.000 FCFA qui est perçue. Les responsables de la société affirmaient verser la différence à la caisse nationale de sécurité sociale.

 

Bambari : Les couples invités à éviter les infections parent-enfant

16 mars 2012

 

 « Sur les 30 femmes enceintes consultées dans une journée, 1 à 2 maris seulement se sont fait dépister contre le VIH-Sida», a souligné ce matin Clarisse Guierna,  sage-femme diplômée d’Etat et responsable du Programme Transmission parent-enfant (PTPE) à l’hôpital de Bambari, a rapporté la radio Linga.

Cette donnée a été communiquée à l’occasion d’une journée de sensibilisation de la population sur ce programme par la région sanitaire n°4, dont l’objectif était d’inciter les hommes de la localité  à  se faire dépister en même temps que leurs épouses pendant la consultation prénatale.

Selon les organisateurs, ce programme offre l’occasion à la population pour comprendre les conséquences liées à la  transmission parent-enfant en période de grossesse. Les hommes en particulier sont invités à s’impliquer dans la lutte contre les infections parent-enfant, notamment le VIH-Sida.

Pour elle, la rencontre de ce matin permet de faire le plaidoyer auprès chefs de ménages afin d’accepter d’accompagner leurs femmes à l’hôpital et se faire dépister afin de protéger leurs progénitures.

Le gouvernement et les organismes internationaux œuvrant pour la lutte contre le VIH/SIDA sont également interpellés pour trouver de nouvelles stratégies de sensibilisation des communautés sur l’accès gratuit aux consultations prénatales pour les couples qui acceptent de se faire dépister.

Il faut signaler cette activité s’inscrit la quête de l’atteinte de l’objectif mondial de 2015 selon lequel il devrait y avoir « zéro décès, zéro nouvelle infection et zéro discrimination’’ liés aux VIH-Sida.  

 

Bangui : L’augmentation des prix du savon a un impact sur la santé

16 mars 2012

 

Avec l’augmentation du prix des produits de première nécessité, notamment du savon, la population pourrait être exposée à des maladies contagieuses, a expliqué jeudi au RJDH un spécialiste d’hygiène.

« Il est conseillé à la population de se laver les mains avec de l’eau  propre et du savon afin d’éviter les maladies, mais cette théorie  risque de ‘’chuter’’ parce que la population démunie n’est pas en mesure d’acheter du savon et est exposée aux maladies »,  a souligné  Issa Amadou, responsable du service de l’hygiène et de l’assainissement à l’hôpital général de Bangui.

Pour ce dernier, à cause du fait que la population est incapable de s’acheter du savon par indigence, les cas de parasitose, de diarrhée et de grippe vont se multiplier. « Lorsqu’un individu ne peut pas trouver du savon pour laver ses vêtements, la propreté corporelle et environnementale est menacé et c’est un danger pour tout le monde, même dans les  centres hospitaliers », a-t- il poursuit. 

Issa Amadou a fait remarquer que le service de commerce devrait veiller au respect des textes réglementaires, afin que « le dernier centrafricain » soit capable d’éviter les contaminations en observant les règles élémentaires d’hygiène.

Justin Ali, conducteur de taxi se dit se dit « surpris » par ces augmentations tous azimuts. « Lorsqu’il y avait l’épidémie de choléra, on nous sensibilisait la population sur le lavage des mains avec du savon comme l’un des moyens de prévention. Mais maintenant que le morceau de savon est passé de 125 à 200 Fcfa, comment allons-nous faire ? », S’est-il interrogé.

Pour ce dernier « le  gouvernement est responsable du danger à venir » parce le gouvernement  l’obligation de veiller à ce que la population vit dans les meilleurs conditions.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:33

 

 

 

Djodjo-lors-de-l-investiture-de-son-pere-15-mars-2011.JPG

François Joseph Bozizé alias "Djodjo" ici lors de l'investiture de son président de père le 15 mars 2011

 

L'une des nouvelles les plus consternantes pour la RCA de cette nouvelle année 2012 est sans aucun doute l’élection de François Joseph Bozizé délinquant fils de son présidentiel de père, comme Président de la Fédération Centrafricaine de Basket-Ball. Les Centrafricains sont d’autant plus accablés que ce rejeton a été non pas désigné mais bel et bien élu à l’issue d’un vote supervisé par le colonel Gaston Gombor en présence de tout le gotha du basket centrafricain et avec la bénédiction du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain et ses dirigeants légendairement inamovibles que sont entre autres Jacob Gbéti et Gilbert Grézenguet et une certaine presse alimentaire de Bangui.

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                                      le colonel Gaston Gambor ici au centre

 

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le gotha du basket-ball centrafricain lors de l'AG de la FCBB ayant élu le fils de Bozizé. On reconnaît ici le colonel Gaston Gambor en veste blanche à l'extrêmité gauche

 

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 Djodjo Bozizé ici tout à fait à l'extrêmité droite en grand boubou et savates aux pieds avec son bureau de la FCBB

 

Que recherchent ces fils du pays sinon la satisfaction de leurs intérêts égoïstes au détriment de ceux de la jeunesse de Centrafrique à travers la pratique du basket-ball. C’est un clin d’œil adressé à Bozizé, géniteur de ce délinquant sans foi ni loi, dans l’espoir d’un renvoi d’ascenseur quelconque. Si une telle attitude n’est pas de la prostitution, cela y ressemble beaucoup… ! Tous ceux qui rampent et se font aujourd’hui complices de la bozizie en vue de l’obtention de quelques prébendes auront à rendre compte au peuple centrafricain tôt ou tard.

Cette élection est révoltante parce qu’elle insulte tous les repères moraux. On ne peut que pointer la légèreté avec laquelle le CNOSCA, les dirigeants de club et d'anciens fauves ont donné leur bénédiction à l’élection de ce garçon qui ne pourra jamais remettre les pieds en France et dans tout l'occident. On se demande comment il va gérer cette fédération.

Ce fameux Djodjo depuis la France où il glandait naguère, officiait comme Chargé de Mission en matière de Jeunesse à la Présidence.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:21

 

 

 

 

PK-0-apres-incendie-de-l-ecran-geant.JPG

                        l'écran géant de la propagande bozizéenne en train de cramer

 

 

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                         l'écran géant de la propagande bozizéenne avant l'incendie

 

Bangui, 19 mars (C.A.P) - Dans ce pays de cadavres-ambulants qu'est la RCA, toutes les initiatives du KNK vont droit dans le mur. Il y a quelques semaines, un écran géant fut installé à la place de la république (PK 0) au centre-ville, juste  au-dessus de la sculpture du fameux « homme marchant ». Cet écran géant servait à la diffusion des images (un peu comme au Time Square à New York) de la TV centrafricaine  ainsi que de la publicité, vient de prendre feu ce matin.

Dans cette ville où il fait chaud à Bangui mais où il pleut aussi régulièrement, les auteurs de cette initiative n'ont tout simplement rien prévu pour protéger l'objet des fortes amplitudes de températures et des intempéries. C'est ainsi que ce matin, l'écran géant de la place de la république, a tout simplement pris feu. Court-circuit, sabotage....Tout porte à croire que l'initiative n'a pas été bien pensée. Voir photos (avant et après l’incendie).

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:16

 

 

 

 

Bokassa 1er  Catherine Bokassa

 

Source : www.pointscommuns.com

Bon, ça y est, j'ai choisi "ma" femme de dictateur. J'ai hésité avec Elena Ceausescu, mais son personnage m'ayant littéralement fait frémir, je reporte peut-être à plus tard son portrait.

Ce qui m'a paru intéressant dans l'histoire de Catherine Bokassa, ce sont les liens étroits (avec mauvais jeu de mots) qui unissaient Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Bedel Bokassa et son épouse. Et comment l'amitié d'origine entre les deux hommes, qui servait les intérêts de leurs pays respectifs, s'est transformée en une haine viscérale dont on connaît les conséquences pour l'un comme pour l'autre.

Le destin, ou la malchance, a mis Bokassa sur le chemin de Catherine Denguiadé alors que celle-ci n'a que 15 ans et qu'elle est lycéenne. Bokassa, obsédé sexuel invétéré, tombe immédiatement sous le charme de cette très belle jeune fille. Il est déjà marié plusieurs fois, la polygamie ne lui pose aucun problème. Il aura quand-même 17 femmes et 54 enfants connus !

Avec sa manière très particulière de faire la cour à la gente féminine, il enlève Catherine, la séquestre, avant de demander sa main à ses parents. Bokassa, alors chef d'Etat-Major de l'armée de Centrafrique, est un homme puissant et riche. Les parents de Catherine se laissent convaincre. Le mariage est prononcé en juin 1965, mais il n'est pas reconnu par l’Église malgré l'insistance de Bokassa. Ils auront ensemble 7 enfants. Suite à un coup d'Etat en 1966, Bokassa accède au pouvoir en Centrafrique.

Commence alors pour cette femme mariée de force une vie de prisonnière, face à la jalousie maladive de Bokassa. Il n'y a qu'en France, au château de Hardricourt, qu'elle retrouve un sentiment de liberté. On ne peut pas non plus ériger Catherine en sainte martyre, ses achats compulsifs dans les magasins de luxe parisiens sont aux frais de son pays dont l'économie part en déliquescence... Elle peut dépenser jusqu'à 100 000 francs dans la même journée !

En 1977, Bokassa franchit une étape supplémentaire dans sa mégalomanie. A l'occasion d'un sacre somptueux, il s'autoproclame Empereur de Centrafrique et choisit Catherine pour impératrice. Pourquoi elle plutôt qu'une autre de ses nombreuses femmes ? Probablement parce qu'il admire la beauté de Catherine et qu'elle représente à ses yeux un attribut valorisant pour son statut d'empereur. Est-ce qu'il l'aimait ? Difficile de répondre, cependant elle était l'une des seules à pouvoir lui tenir tête, grâce à un caractère calme mais obstiné. En tout cas, le sacre de l'empereur et de l'impératrice coûtera au pays la bagatelle de 20 millions de dollars...

Et la France dans tout ça ? Elle a financé la cérémonie à hauteur de 4 millions. Quels sont donc les intérêts de Valéry Giscard d'Estaing élu en 1974 ? Ce n'est pas seulement son goût des chasses aux fauves. La Centrafrique recèle des gisements d'uranium et de diamants. Surtout, d'importantes bases militaires françaises y sont maintenues. VGE a donc de bonnes raisons de ménager son "ami" Bokassa. En outre, il se paye une conscience politique en finançant cette ancienne colonie.

Selon de nombreuses rumeurs et les affirmations furieuses de Bokassa après sa destitution, VGE n'était pas insensible aux charmes de l'impératrice Catherine. Malgré les dénégations de celle-ci, on dit même qu'elle aurait été sa maîtresse. Et que VGE l'aurait mise enceinte, puis faite avorter dans une clinique parisienne ! Un scénario digne des meilleurs magazines people. Cela aurait pu rester anecdotique. Mais le putsch organisé par la France pour renverser la dictature de Bokassa en 1979 et la jalousie du mari bafoué auront de graves conséquences sur la candidature présidentielle de VGE en 1981. La révélation de "l'affaire des diamants" offerts par Bokassa contribua vraisemblablement à la défaite du président sortant.

Bokassa rentre en 1983 en République centrafricaine mais se fait arrêter puis emprisonner. Il est condamné à la peine capitale et à la confiscation de ses biens en 1987. Gracié en 1993 après sept ans de prison, il tombe dans le mysticisme. Vêtu d'une soutane blanche et portant une énorme croix, il se proclame « treizième apôtre de Jésus-Christ et saint de première catégorie » ! Terrassé par une congestion cérébrale, il meurt dans la misère à Abidjan en 1996.

Et Catherine après le putsch ? Elle séjourne en Côte-d'Ivoire, puis en France, avant de s’installer en Suisse. En 1995, elle a regagné son pays. Quant aux malles remplies de devises, de diamants, d’or, de bijoux et d’argent qu’elle avait emporté avec elle peu avant la chute de Bokassa, on ne sait pas ce qu'elles sont devenues...

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:09

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Les transports perturbés à Bangui par la grève à la SONATU

Radio Ndéké Luka Lundi, 19 Mars 2012 13:50

Les usagers des transports en commun  ont souffert ce 19 mars 2012 pour se rendre sur les différents endroits d’activités. Cette situation est due à la grève d’un jour des receveurs et chauffeurs de la Société Nationale des Transports Urbains (SONATU).

Les grévistes ont exigé le payement de leurs 3 mois d’arriérés de salaire et une condition décente de travail. La grève intervient quelques jours après l’arrestation de 8 cadres de la SONATU. Une arrestation liée au détournement d’environ 2,5 milliards de francs CFA (environ 18. 300. 000 euros) de cette société.

Quand bien même une rencontre négociée avec la direction générale de la gendarmerie qui assure désormais la gestion quotidienne de la SONATU a eu lieu, les grévistes ont maintenu leur position. Tous les bus ont été parqués au Complexe Sportif Barthélemy Boganda.

Les reporters de Radio Ndeke Luka ont déclaré que « la circulation a été perturbée surtout aux heures de pointe : Elèves, travailleurs, commerçants paysans se sont livrés à des scènes de bousculade pour attraper un taxi ou un bus n’appartenant pas à la SONATU ».

A la veille de ce mouvement de grève, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a porté  plainte contre la SONATU pour  « non déclaration d’une partie de son  personnel ». Une information publiée par le Réseau des Journalistes en Droit de l’Homme et relayée par Radio Ndeke Luka.

D’après la source de ces journalistes, le service de recouvrement de la CNSS  s’était  rapproché de la  direction de la SONATU le 25 janvier 2011, pour répertorier tout son personnel, en vue de faire « le calcul de la part patronale et salariale ». Au cours de cette opération, les dossiers de 159 employés ont été présentés et enregistrés alors qu’ils n’ont pas été déclarés.

Selon le calcul, la SONATU doit 49.370.000 FCFA (environ 759553 euros) à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour le compte des 159 agents. Seulement, cette somme n’a jamais été versée. C’est ainsi que la Caisse nationale a décidé de poursuivre en justice la SONATU à cause de cette non-déclaration qui est une violation des droits du personnel.

Selon d’autres sources, la société comptait environ 300 employés au départ. Mais seuls 159 ont été présentés à la caisse nationale de sécurité sociale. D’après un conducteur de bus de la société, les responsables profitent des erreurs des employés pour les licencier.

D’après cette même source, sur un salaire mensuel de 150.000 FCFA (environ 230 euros) prévu dans le contrat pour les chauffeurs, c’est la somme de 75.000 FCFA (environ 115 euros) qui est perçue. Les responsables de la société ont affirmé verser la différence à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

En attendant la mise en place d’un nouveau conseil d’administration, toutes les sorties et les entrées des bus sont enregistrées par la gendarmerie. Au moment des versements des recettes journalières, les caissières et les caissiers sous garde à vue à la Section de recherches et d’investigations (SRI), sont ramenés à la direction pour enregistrer les recettes. De même, l’achat de carburant à la pompe se fait sous la supervision de la gendarmerie, afin d’éviter d’autres débordements.

Cette décision intervient après les cas de malversation et de détournement signalés au sein de la société et dont les principaux présumés coupables ont été interpellés par la justice.

 

Un véhicule des travaux publics attaqué par la LRA à Rafaï

Lundi, 19 Mars 2012 13:54

Les rebelles de l’Armées de Résistance du seigneur continuent de dicter leur loi dans la région de Rafaï (est). Ils viennent encore de frapper le week-end dernier un véhicule de marque Hilux appartenant aux travaux publics. L’attaque a été perpétrée dans l’après midi du 17 mars dernier au village Bamboula (30 kilomètres de la ville sur l’axe Bangassou (est). Il n’ya eu aucune victime. La pare-brise du véhicule a été complètement détruite et les impacts de balles sont visibles sur la partie avant du véhicule.

« Les 4 passagers membres de l’équipage ont eu la vie saine et sauve grâce à la témérité du chauffeur. Ce dernier ne s’est pas arrêté, malgré d’intenses tirs ouverts sur le véhicule par les malfrats », a expliqué l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Rafaï.

D’autres sources ont affirmé que « peu de temps après cette attaque, un véhicule des prêtres qui avait emprunté le même axe n’a constaté aucune présence des éléments de Joseph Kony ».

Du coup, les interrogations fusent de partout sur les stratégies d’attaques des éléments de la LRA dans cette région en proie à l’insécurité : Sont-ils mal équipés, donc à court de minutions ? En tout cas il est difficile d’y répondre. Il est à noter qu’en 3 semaines, 2 attaques sont déjà enregistrées. En février dernier, 6 personnes dont 3 femmes ont été prises en otage suite à l’attaque du village Agoumar. Les 3 femmes plus un homme ont été libérés.

Il faut dire que cette situation a fait fuir la population vers Rafaï. Des ONG humanitaire telles que Merlin, Mercy Corps et Première Urgence avaient plié bagage. Toutefois, elles ont entamé un retour progressif, a indiqué l’envoyé spécial.

 

Obo, la lampe tempête source d’énergie à l’hôpital

Radio Ndéké Lundi, 19 Mars 2012 13:55

La population de Obo (est) ne dispose pas d’énergie électrique. L’unique groupe électrogène installé pour l’ensemble de la région pendant la Journée Mondiale de l’Alimentation en 2010 est tombé en panne depuis 3 mois. Cette situation crée de sérieux disfonctionnements dans les services hospitaliers de la ville.

Le personnel soignant se voit obliger d’utiliser soit la lampe tempête soit la lampé torche pour des interventions chirurgicales ou accouchement, a précisé ce 19 mars 2012, l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka de retour à Bangui.

L’envoyé spécial a fait remarquer que depuis l’indépendance, la ville ne dispose non plus d’une station d’hydrocarbure. Pour ravitailler Obo en carburant, certains commerçants prennent le risque d’aller à Bangassou (est), malgré la présence régulière des combattants de la LRA sur le tronçon.

Une fois réussit l’achat du carburant et son transfert à Obo, c’est la surenchère : Un litre d’essence coûte 1500 francs CFA et celui du pétrole 600 francs.

Interrogé,Raymond Yamowa, infirmier anesthésiste au bloc opératoire de l’hôpital de Obo, interpelle le gouvernement de doter  cet hôpital d’un groupe électrogène.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:05

 

 

 

 

A Poussou

 

 

Mon fils Josué, ne sois point impérieux et fantasque

Après le violent séisme électoral qui a dévasté l’échiquier politique national il y a un peu plus d’un an avec l’instauration d’un système monopartite et la régression des acquis démocratiques obtenus de hautes luttes, bien malin est celui qui pouvait s’en douter que les « mercenaires de l’intelligentsia » de notre pays, dont l’expertise se confond allégrement avec leurs haïssables intentions mercantiles, allaient ainsi,  par cynisme ou par simple calcul politicien de courte vue, s’amuser avec le destin commun de tout un peuple, concevant, argumentant et défendant des stratagèmes qui pourraient leurs garantir une longue carrière ministérielle.

Dans cette circonstance somme toute inquiétante, comment s’abstenir de reprendre à notre compte l’expression de Jean-Baptiste Placca qui disait naguère dans l’une de ses chroniques sur la Guinée du folklorique capitaine Dadis Camara que dans un environnement africain où les éléments brillants ont du mal à faire reconnaître leur talent, certains « intellectuels » cèdent facilement à la tentation de la servilité et du zèle, dès lors qu’ils accèdent à la « mangeoire ».

C’est en tout cas la nette impression que nous eûmes après la lecture des « mises au point du Ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation à la suite de la déclaration du FARE-2011 du 3 mars 2012 ».

Disons-le d'entrée de jeu: autant ladite déclaration du FARE-2011 paraissait aussi inopportune qu’incohérente (on ne peut reprendre d’une main ce que l’on conteste de l’autre. Le FARE-2011 ne reconnaissant nullement la légalité encore moins la légitimité du régime de Bangui, serait conséquent avec lui-même en s’abstenant de s’acoquiner avec les représentants dudit régime au sein des ateliers fussent-ils de Concertation), autant la sortie du Ministère est fondée sur une construction aussi mouvante que bancale. Et nous le démontrerons.

Les illusions du Ministère sont loin de la réalité.

Même si, on l’a compris, il est souvent moins aisé d’évoquer en public les tares d’une personne que l’on connaît et que l’on apprécie (devrions-nous dire appréciait), les tristes réalités de notre pays nous incitent plutôt à prévenir les auteurs du projet du nouveau Code électoral que l’architecture d’un travail qui se veut sérieux doit se situer dans la temporalité. Il nous appartient donc de leurs rappeler que tout problème humain, toute question humaine, demande à être considéré à partir du temps et que l’idéal étant que toujours le présent serve à construire l’avenir.

Or, l’avenir de notre pays, dans le contexte africain actuel, n’est pas des plus reluisants par la faute de certains citoyens qui ont fait des études, qui ont une capacité d’analyse et voire même du talent, qu’ils préfèrent déployer au service des pires causes, au nom d’inavouables convictions.

C’est en cela que le projet du nouveau Code électoral actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale mono-colore est, à notre humble avis, dangereux. Il porte les germes d’une prochaine instabilité institutionnelle chronique. Les auteurs n’ont peut-être pas conscience de l’ambiguïté et de la dangerosité de ce texte, et c’est peut-être là que se situe le véritable danger. Mais nous avons le droit, devrions-nous dire le devoir, de nous déclarer, sans dogmatisme ni esprit partisan, insatisfait  de ce travail.

Nous allons donc montrer aux auteurs de ce nouveau Code électoral en quoi nous nous écartons des arguments qu’ils développent. Car, nous pensons pour notre part que ces propositions, pour inacceptables qu’elles puissent paraître, ne sauraient être écartées d’emblée sans qu’il y ait eu un échange républicain autour : argument contre argent.      

Quand nous lisons que le « FARE soutient que l’élection des députés à un tour est une grave atteinte à la gouvernance démocratique. Si cela était vrai des pays fondateurs de la Démocratie tels que le Royaume Uni, les USA, la RFA, n’auraient pas fait élire leurs députés à un seul tour », nous sentons le sol se dérober sous nos pieds. Comparer les peuples Anglais, Américain, Allemand au malheureux peuple centrafricain n’est ni juste ni raisonnable.

Car, tandis que l’Américain ou l’Anglais pense Nation, Destin commun, le Centrafricain, lui, faute d’avoir su construire une conscience collective, raisonne en terme de clans familiaux, d’ethnie et que savons-nous encore. La parfaite illustration, même si c’est devenu un lieu commun que de le dire, est la texture de l’actuelle Assemblée nationale presque exclusivement composée de membres d’une même famille qui donnent l’impression de considérer le pays comme une entreprise familiale. C’est aussi vrai dans les autres lieux du pouvoir. 

Alors que la majorité des Centrafricains semble méconnaitre les enjeux du jeu électoral et s’enferme souvent dans des considérations ethniques ou claniques, les peuples précités ont, eux, compris, grâce à leur niveau d’instruction, le pouvoir que représentent leurs bulletins de vote. À côté de ça, nous avons moins de vingt Centrafricains sur cent qui suit une scolarité normale. La faute à l'abandon par les dirigeants successifs du secteur éducatif et aux conflits armés. En témoigne le taux impressionnant d’analphabètes dans nos villes et campagnes. 

Dans le même temps que l’Allemand, grâce à son pouvoir d’achat, peut s’offrir deux repas quotidiens, se soigner, se vêtir et se loger décemment, le Centrafricain vivote avec moins d’un dollars par jour et son expérience de vie se situe parmi les moins enviables du monde, affichant un petit 42 ans au compteur. Être vieux chez nous, c'est avoir 40 ans. Rien que ça !

Il est donc effroyablement déraisonnable de comparer la République Centrafricaine à l’Allemagne, encore moins aux États unis. Mais quand on a rendu compte de cette situation, quand on l’a comprise, on ne peut faire montre de désinvolture en faisant des propositions qui seront incomprises par la majorité du peuple. Déjà qu’ils ont du mal à se retrouver dans les pléthores de candidatures on ne leur rendra pas service si on ne leurs donnait pas la possibilité d’être maîtres de leur choix dans un scrutin à deux tours.

Certains objecteront que notre pays n’a pas les moyens de se payer deux tours d’une élection législative. Cette objection prête plutôt à sourire puisque le problème n’est en rien celui de moyens mais de choix politiques. Nous répondrons à ces objecteurs qu’il n’y a qu’une seule question qui vaille : quelles institutions voulons-nous pour notre pays  et pour quel avenir ? Il est ici, comme on l’a vu, une question d’orientation, donc de volonté politique. Pourquoi pas de consensus national.   

Il nous semble d’ailleurs en effet que le Ministère de l’Administration du territoire a une conception réductrice du sens de l’Histoire ; lorsque ses fonctionnaires avancent un argument aussi saugrenu que celui qui consiste à dire que le gouvernement ferait preuve de bonne gouvernance simplement parce que des partis politiques de l’opposition sont associés à un atelier qui devrait plancher sur la modification du Code électoral et que ce ne serait pas le cas ni en 1992 ni en 1998, pensant peut-être faire plaisir à leur maître, nous disons que ces flatteries ne les valorisent le moins du monde.

Pour la simple et la bonne raison que quand on change un régime, c’est pour faire mieux que ses prédécesseurs. Ils ne peuvent décemment ignorer que les temps ont changés et que l’appréciation que l’on pourrait être amenée à faire du régime actuel ne saurait être faite à partir des grilles de lecture aussi surannées qu’inefficaces. Évaluer les errements du régime actuel à partir de ceux des précédents régimes serait renier les arguments mêmes qui étaient au fondement et qui justifiaient le coup d’État du 15 mars 2003. Voilà la triste vérité, la nôtre.

C’est pourquoi nous disons que venant de la Cour impériale de Benrego d’où il a tiré l’essentiel de son corpus idéologique et de sa conception du pouvoir, celui que l’on considère comme l’actuel président de la République ne peut avoir oublié le mépris que lui inspiraient naguère les courtisans de l’ex empereur Bokassa. Certains de ces flatteurs, davantage préoccupés par leur carrière de ministre que par la paix sociale et la cohésion nationale, font d’ailleurs partie de ceux que l’on apercevait hier se coucher à plat ventre devant un Kolingba ou un Patassé. Aujourd’hui, ils ont tourné casaque  au gré de leurs intérêts sonnants et trébuchants.  Cela, est aussi osé que détestable.  

Et Dieu dira à son fils Josué, « fortifie toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïses, mon serviteur, t’a prescrite ; ne te détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras »1. 

Pour notre part, nous dirions à Josué, nos plaies sont encore trop fraiches et si douloureuses que le moindre faux pas de ta part nous rappellera un de tes congénères ou coreligionnaire, c'est selon, Joseph  de son prénom, à l’origine du hold-up électoral ayant débouché sur la situation que l’on sait aujourd’hui. Même si, il est vrai, l’Histoire ne retient que rarement les noms  de présidents  de commission électorale ou de ministres de l’Administration du territoire.    

 

Adrien POUSSOU.
Journaliste à Afrique Éducation
Éditeur.

1. Livre de Josué, chapitre 1 verset 7. 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 01:17

 

 

 

    Djodjo-Bozize-casque-aux-oreilles.JPG 

 

 

Dans une récente et magistrale réflexion intitulée « SECURITE ET SURETE : DES ACTES, NON DES PROMESSES ! » que Centrafrique-Presse s’était offert le plaisir de publier, Me Assingambi ZARAMBAUD, sur le chapitre des agissements criminels mais étrangement impunis des enfants de BOZIZE et indirectement de l’irresponsabilité de leur président de père, assénait les vérités suivantes :

« 7 ) Les enfants du Président doivent donner l’exemple

            Les enfants du Président de la République doivent donner l’exemple, comme les enfants des Présidents DACKO, BOKASSA, KOLINGBA et PATASSE, lorsque ces derniers étaient au pouvoir. On n’avait jamais appris qu’un enfant de ces Présidents avait attaché une pauvre bonne en « arbatacha » et l’avait suspendue à un arbre pour la battre comme plâtre, sous prétexte qu’elle est une sorcière, avait battu une pauvre sentinelle qui était venue signifier sa démission pour non-paiement de salaires, sous prétexte qu’elle n’en avait pas reçu l’autorisation, vidé et fermé le Centre National de Basket – Ball sous la menace de son pistolet, chassé les joueurs de foot - ball du Dimanche au stade  Bonga – Bonga, sous prétexte qu’on avait refusé de le laisser remplacer immédiatement à son arrivée tardive un joueur désigné au hasard, enfermé le Directeur Général de la Jeunesse dans le coffre de sa voiture et amené celui-ci à la Présidence de la République, sous prétexte que dès lors que le Président de la République avait favorablement annoté sa demande d’occupation du stade Omnisports, le Directeur Général de la Jeunesse devait s’exécuter immédiatement sans exiger des formalités administratives jugées superflues, passé à tabac le responsable de la société SCAR – RENAULT, sous prétexte d’atteinte à un panneau publicitaire illégalement implanté sur une aire privée extérieure destinée à l’exposition des véhicules de cette société ; le tout en vertu de la redoutable profession de fils de son père et de « père fouettard » auto - proclamé qui l’autorise à « corriger un peu » ( bel euphémisme) quiconque a le malheur de se trouver sur son chemin - - - la liste est inépuisable.

            Il est vrai que les anciens Présidents de la République BOGANDA, DACKO, KOLINGBA et PATASSE n’ont jamais montré le mauvais exemple à leurs enfants, en lançant personnellement des appels en meetings, et pis encore dans une assemblée de jeunes, à dépecer (droko) des gens, à aller, en application de la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent) incendier une maison, ou à aller saccager  le domicile d’un chef de l’opposition, entre autres hauts faits d’armes. »

Parlant des rejetons de BOZIZE, celui en particulier dont Me ZARAMBAUD s’est employé à relater ici avec force détails les différents exploits et hauts faits de violence gratuite voire criminels, n’est autre que François Joseph BOZIZE alias « DJODJO », frère né de même mère que l’autre tristement célèbre rejeton dénommé Aimé Vincent BOZIZE alias « PAPY » qui règne à la tête de la police politique du pouvoir en place qu’on appelle (SRI) pour Section Recherche et Investigation.

C’est ce plus que sulfureux personnage, François Joseph BOZIZE alias « DJODJO », qui vient de s’emparer voici une semaine, on ne sait par quel tour de passe-passe, de la présidence de la Fédération centrafricaine de Basketball. Les Centrafricains sont vraiment tous atterrés d’apprendre cette mauvaise nouvelle qui ressemble à véritable cauchemar. Cette fédération sportive ne mérite-t-elle pas meilleur dirigeant qu’un tel délinquant ? Après le père qui est un mauvais exemple pour la jeunesses pour s’être emparé du pouvoir par un coup d’Etat à l’issue d’une calamiteuse rébellion et plusieurs tentatives qui ont occasionné la mort de nombreux fils du pays et la destruction des quelques maigres infrastructures du pays, voici le délinquant de fils qui réussit un hold-up sur la fédération sportive phare (le basketball) qu’affectionnent beaucoup les jeunes centrafricains.

Centrafrique-Presse publie à nouveau ci-dessous ce qu’elle écrivait déjà le 23 septembre 2009 ainsi que quelques coupures de presse au sujet de cet énergumène qui, expulsé par la France pour délinquance aggravée, allait prendre le même vol que son père pour regagner son Centrafrique natal.

En exclusivité, la rédaction publie également ci-dessous tous les fac-simile de divers  documents afférents à sa reconduite à la frontière et ses auditions par la police et la justice française dont CAP a pu se procurer copie. Un minimum d’enquête de moralité sur les différents candidats à la présidence de la fédération de basketball aurait dû naturellement disqualifier un tel individu qui avec son père, font la honte aux Centrafricains.  

Rédaction C.A.P

 

C.A.P  Mercredi 23 septembre 2009

NDLR : Le président François Bozizé est attendu vendredi prochain à Paris en route pour Caracas au Venezuela où il va prendre part au 2ème sommet Amérique latine-Afrique, sur invitation du président Hugo Chavez. Malheureusement pour Bozizé, il doit trancher l’épineux problème de son délinquant de rejeton qui n’arrête pas de sévir en région parisienne, le dénommé Jean François Bozizé, que les autorités françaises sont vraiment décidées à expulser cette fois-ci. Déjà multirécidiviste, Jean François Bozizé s’est encore fait récemment arrêter par la police à un barrage routier, conduisant un véhicule sans assurance et sous une fausse identité.

Fils de président, Jean François Bozizé a pu bénéficier jusqu’ici, malgré toutes les infractions et délits à son actif, d’immunités diplomatiques dont l’ambassade de Centrafrique à Paris s’est portée garante. Mais devant la multiplication des actes de délinquance de Bozizé junior, les autorités françaises ont décidé de son expulsion. Il est en attente quelque part dans un cachot. Il devrait même être expulsé en principe sur le vol régulier d’Air France de mercredi soir 23 septembre vers Bangui mais la perspective d’arrivée à Paris de son père vendredi matin prochain a vraisemblablement fait repousser la chose. Bozizé père est placé devant ses responsabilités paternelles. S’il veut que son rejeton continue de rester sur le territoire français, il doit lui assurer les moyens de se prendre en charge. Faute de cela, il regagnera son pays, sans doute à bord du même vol régulier d’Air France qu’il doit prendre lui-même le mercredi 30 septembre prochain pour regagner Bangui après son escapade chez Hugo Chavez. Bozizé qui a pourtant une nombreuse progéniture, est connu pour ne pas bien s'en occuper.

Ci-dessous, différents articles de presse ayant couvert les frasques du fils Bozizé. Même la Libre Belgique n’est pas en reste.

 

Le fils du président centrafricain interpellé pour tentative d'escroquerie

Délinquance - Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine | 22.03.2005

 

C'est sous un autre nom que le fils du président centrafricain se rend mardi vers 9 h 30 dans une banque de Moissy-Cramayel. Très digne et accompagné d'une dame, Jean François Bozizé se présente au guichet pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. Bref, ce client est défavorablement connu. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Placé en garde à vue, il va dans un premier temps soutenir sa fausse identité.

 

Très vite, les fonctionnaires le confondent. Doute sur l'immunité diplomatique C'est à ce moment-là que le jeune homme dévoile son atout maître : « Je suis le fils du président centrafricain. » Comme il n'a aucun papier qui prouve cette identité, les fonctionnaires sourient et le gardent au chaud, car l'excuse paraît grosse. Tout l'après-midi, les policiers, craignant un éventuel incident diplomatique, multiplient les coups de fil au ministère. Mais, quand la nuit tombe, personne ne peut affirmer que le suspect bénéficie de l'immunité diplomatique. Ce n'est que le lendemain matin que l'ambassadeur est formel : il s'agit bel et bien du fils du président centrafricain. Il faut le libérer. Reste un doute : l'immunité diplomatique de Jean François Bozizé est-elle valable au moment des faits ? « Des vérifications sont toujours en cours », indiquait hier un magistrat. Dans moins de deux semaines, quand le président, qui jouit d'une confortable avance, sera sans doute réélu, cette formalité administrative ne sera sans doute qu'un détail.

Le Parisien




Interpellation en France du fils du président centrafricain


Jean François Bozizé
, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique. Il avait été interpellé le 15 mars après avoir tenté de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire. Les employés de la banque avaient alerté les policiers.


© La Libre Belgique 23/03/2005

 

Les Faits Divers

Bozizé Jr gardé en vue 24h en France pour escroquerie présumée

Il a été relâché pour cause...d'immunité diplomatique

Jean François Bozizé, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel (région parisienne) pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique, a-t-on appris mardi de source policière.

Le fils du président Jean François Bozizé, âgé de 25 ans, avait été interpellé le 15 mars dernier après avoir tenté, selon la même source, de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire, confirmant ainsi une information publiée par le quotidien Le Parisien.

Les employés de la banque, alertés par le fait que des retraits avaient été effectués sur ce compte par une autre personne que son titulaire, ont prévenu les policiers.

La garde à vue de Jean François Bozizé a duré plus de 24 heures, le temps pour le commissariat de vérifier l'identité du prévenu, selon cette source.

Ce dernier a d'abord soutenu que la carte d'identité en sa possession était la sienne, avant de révéler qu'il était le fils du président centrafricain. Il n'était pas en possession de son passeport diplomatique, celui-ci étant en cours de renouvellement.

Le commissariat, qui a obtenu du ministère des Affaires étrangères confirmation de l'identité du gardé à vue, en a alors avisé le 16 au matin le parquet de Melun qui a demandé la levée de la garde à vue.

Il subsiste toutefois un doute sur la validité de l'immunité de Jean François Bozizé et l'enquête se poursuit, a souligné le parquet.

Le Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères) a indiqué mardi qu'il était en train de "vérifier exactement la situation de M. Bozizé Jr. au moment des faits".

"Les immunités sont liées à l'exercice d'une mission diplomatique qu'il s'agisse d'un poste en ambassade ou d'une mission ponctuelle. Tout cela est en cours de vérification" a précisé le porte-parole du ministère Hervé Ladsous.

 

Procès

Le fils du président centrafricain jugé pour escroquerie

Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine Le Parisien 28.12.2005

 

LE STATUT de chef de l'Etat de son père lui avait permis de sortir de garde à vue avec les excuses des policiers. Mais, cette fois, Jean François Bozizé, 25 ans, ne pourra pas se réfugier derrière une prétendue immunité diplomatique. Cet après-midi, le fils du président centrafricain, qui porte exactement le même nom que son papa, comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun pour escroquerie et tentative d'escroquerie.

 

L'affaire remonte au 15 mars dernier. Très digne et accompagné d'une amie, Jean François Bozizé junior se présente au guichet d'une banque de Moissy-Cramayel pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée à deux reprises dans d'autres banques. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Une partie de poker menteur C'est à ce moment-là que commence une partie de poker menteur qui va durer plusieurs mois.

 

Première manche : le bluff. Jean François Bozizé jure aux policiers que l'identité qu'il a donnée au banquier est exacte. La ruse tombe à l'eau. Les fonctionnaires le confondent au bout de cinq minutes. Deuxième manche : il étale son jeu sur la table. « Je suis le fils du président centrafricain », affirme-t-il. Mais, comme le suspect n'a pas ses vrais papiers sur lui, les enquêteurs ne le croient pas. Troisième manche : la vérification. Préférant tout de même éviter une mauvaise surprise, les policiers multiplient les coups de fil au ministère des Affaires étrangères.

 

En vain. Personne ne sait si cet escroc présumé bénéficie ou non d'une immunité diplomatique. Au petit matin, un représentant du Quai d'Orsay appelle le commissariat de Moissy : « Vous avez bel et bien interpellé le fils du président centrafricain. Relâchez-le tout de suite. » François Bozizé peut sortir en vainqueur du commissariat. Pour la petite histoire, son père sera réélu quelques semaines plus tard à la présidence de Centrafrique.

 

Quatrième manche : la deuxième vérification. Le parquet de Melun demande à son tour des comptes au Quai d'Orsay. Cette fois, le ministère des Affaires étrangères est plus hésitant. Finalement, quelques mois plus tard, il livre au parquet de Melun la version définitive. Contrairement à son père, Jean François Bozizé junior ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique. Résultat des courses, le jeune homme sera donc bel et bien jugé aujourd'hui comme n'importe quel justiciable.

 

Justice

Immunité pour le fils du président centrafricain

Le Parisien 23.03.2005

 

L'IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE de Jean François Bozizé, le fils du président centrafricain, est bien prouvée. Après l'avoir placé en garde à vue pour tentative d'escroquerie, le commissariat de police de Moissy-Cramayel vient d'en avoir la preuve. Un document officiel reçu par fax de l'ambassade lève le doute. Autrement dit, son immunité le protège. Libre comme l'air, il a d'ailleurs encore été vu hier après-midi dans un centre commercial en train de se promener bien tranquillement.

 

Déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne et pour laquelle il avait été condamné par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) à une peine de quatre ans de prison - son père à l'époque n'était pas président -, il ne sera pas cette fois-ci poursuivi pour s'être présenté mardi dans une banque de Moissy-Cramayel muni d'une fausse carte d'identité pour un retrait. Une fausse identité utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. « Son immunité le couvre. C'est choquant certes, reconnaît un magistrat, mais cela fait partie d'une tradition diplomatique. L'immunité ne peut lui être retirée que par le gouvernement du pays auquel il appartient et s'il estime que les faits sont graves. »

 

C'EST quand même pratique l'immunité diplomatique. Voilà ce que devait se dire Jean François Bozizé, un des fils du président centrafricain, en faisant ses courses hier après-midi dans un centre commercial de Seine-et-Marne. Mercredi dernier, après une nuit en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel pour une tentative d'escroquerie, ce jeune homme de 25 ans, déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne, a été libéré sur-le-champ grâce à un coup de fil haut placé. Et mieux valait qu'il n'y ait pas de vagues car le père lutte en ce moment pour sa réélection.

 

 

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       François Joseph BOZIZE alias "Djodjo"

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 01:09

 

 

 

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Encore un gendarme abattu par des coupeurs de route

Radio Ndéké Luka Dimanche, 18 Mars 2012 08:19

Le commandant de Brigade de la gendarmerie de Nguia-Bouar, localité situé à environ 200 kms de la ville de Bouar sur l’axe menant à la frontière camerounaise, a été abattu jeudi 15 mars 2012 par des coupeurs de route. Un crime intervenu 4 mois après l’assassinat d’un autre commandant de cette même brigade.

L’information a été confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar. Il raconte : « le commandant de brigade de Nguia-Bouar, accompagné d’un des ses éléments, était en mission à moto dans sa localité. Une mission de contrôle de routine et de recouvrement. Aperçu par ces bandits de grand chemin, le commandant a reçu des balles tirées à bout portant par ses bourreaux. Il est décédé sur le champ. La victime a ensuite été dépouillée de tous ses biens. Les tueurs ont emporté sa tenue, son arme de marque Kalachnikov et une importante somme d’argent  dont le montant reste inconnu ».

Quant à l’auxiliaire de gendarmerie qui l’accompagnait, il a pu s’enfuir et échapper aux bandits. Il faut dire que ce crime dont un agent des forces de sécurité est la victime relance la question de la  présence des forces de défense et de sécurité dans les zones reculées du pays. L’insécurité s’ajoute aux autres gros problèmes de cette localité. Il s’agit notamment de la dégradation des infrastructures routières et du manque de personnel qualifié pour la santé

 

NDLR : C’est cela le vrai visage de la République centrafricaine de Bozizé aujourd’hui. C’est affligeant et vraiment scandaleux car inadmissible qu’un commandant de brigade de gendarmerie se fasse tirer dessus comme un lapin en faisant son travail pour la République pendant que Bozizé et ses prétendus « libérateurs » fêtaient tranquillement le même jour, le neuvième anniversaire de leur coup d’Etat du 15 mars 2003 à Ouandago et Kaga-Bandoro.

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