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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 18:42


 

NDLR : Voici quelques pertinents extraits du discours prononcé par M. Jean Claude ESMIEU, Délégué de la Commission de l’Union Européenne à Bangui arrivé en fin de mandat, lors de la journée de l’Europe samedi 9 mai dernier. Ce sont probablement ces passages du discours où l’auteur relève quelques tares et caractéristiques du pouvoir de Bozizé qui l’ont beaucoup choqué pendant son séjour dans le pays, qui ont vraisemblablement été jugés scandaleux par les ministres Cyriaque GONDA, Simplice ZINGAS et Gaston MACKOUZANGBA et entraîné ipso facto leur départ de la cérémonie créant ainsi publiquement un incident diplomatique, et abandonnant sur les lieux leur Premier Ministre Faustin TOUADERA, relégué au rôle de véritable larbin.

 

« Donc c’est en principe aujourd’hui ma dernière intervention pour la fête de l’Europe en RCA. »


 
En fait, je suis triste et heureux à la fois.


« Triste, car il est toujours difficile de quitter un pays et des gens qu’on a aimés, triste aussi de l’ouvrage inachevé avec ces Pôles de Développement qui sont aujourd’hui les vôtres dont je ne verrais pas la naissance officielle, ni même celle de la route Bouar - Fambélé qui, pour des raisons totalement indépendantes de la partie centrafricaine, a des difficultés à naître. Je regrette de ne pas participer à l’inauguration des ces deux importants programmes alors que de nombreuses occasions d’inauguration nous ont si souvent réunis. C’est la preuve que notre coopération est toujours restée active. »


 

« La Démocratie centrafricaine est telle une adolescente enthousiaste qui n’écoute ni ses parents, ni sa famille, ni ses amis. Elle est sûre d’elle, n’acceptant que sa propre expérience. C’est sa vie et comme toute adolescente elle deviendra sage, j’en suis certain, et mon institution sera toujours à ses côtés, non pas comme tuteur ou comme grande sœur, mais comme une compagne de route. »…


« D’abord c’est un beau pays et on ne le dira jamais assez. Sa vastitude, ses différents climats, sa végétation tantôt semi désertique, sa flore et sa faune sauvage rares au XXème siècle, ses cours d’eaux sur l’ensemble du territoire permettant un élevage conséquent (mais malheureusement pas toujours national), ses richesses agricoles et minières, bref votre pays géographiquement est potentiellement très riche pour sa population. Cependant, la géographie ne fait pas tout. La RCA est éloignée des bases et des chemins traditionnels des touristes et seuls les plus fortunés peuvent venir en profiter. Pour cela il leur faut des conditions d’accueil particulières, haut de gamme, ce qui signifie des conditions d’hébergement confortables pour voir ou chasser cette magnifique faune sauvage. Cela implique aussi des mesures de sauvegarde de ladite faune (à cet égard je vous rappelle qu’il y a plus de quinze années que la Commission soutient financièrement avec des montants considérables des zones de chasse villageoises (les ZCV) que le gouvernement refuse de légaliser au risque de perdre définitivement notre soutien et un code d’investissement souple, attractif et surtout respecté

par une admiration notamment des impôts souvent trop entreprenante sous couvert d’être efficace. »…


« Il faut en finir Monsieur le Premier ministre avec cette Justice qui, par exemple, condamne une ONG internationale (qui n’a pas de but lucratif je le rappelle) à payer sur un projet humanitaire la totalité de nombreuses motos non livrées par une entreprise centrafricaine à qui en plus elle doit payer des dommages et intérêts exorbitants, car elle a osé réclamer lesdites motos. Il faut en finir avec ces barrages routiers qu’on me dit légaux et qui font des actes illégaux rendant ainsi la République Centrafricaine comme le pays le plus cher du monde en termes d’obstacles au commerce interne. Il faut en finir avec cet harassement des services des impôts sur les rares entreprises légales qui restent en RCA. Il faut en finir avec ces promesses permanentes d’amélioration de gestion publique et ce secteur commercial informel qui profite de l’argent centrafricain sans en apporter de contreparties. »


« Dans mon souvenir j’emporterais donc l’image d’un pays beau, d’une population laborieuse, d’un pays potentiellement riche, mais aussi d’un pays malade, médicalement malade. En effet, la RCA, Monsieur le Premier ministre, est attaquée par des maladies répandues sur la terre entière et qui font des ravages considérables dans l’humanité et chez vous aussi. La RCA a si peu de médecins modernes sur son territoire et tant de médecins traditionnels dont l’unique action (à de très rares exceptions près) se résume plus à invoquer le « Talimbis » pour accuser un voisin/une voisine d’être à l’origine de la maladie ou de la mort du patient alors que c’est le SIDA, le paludisme, le cancer et bien d’autres maladies bien connues mais ce n’est certainement pas le voisin ou la voisine. Excellence, je dois vous l’avouer aujourd’hui, au crépuscule de mon séjour en terre centrafricaine : ce qui m’a le plus affligé, et je ne pense pas être le seul, c’est la propension africaine d’accuser les autres de leur propre misère ou désarroi ou maladie. Elles le font par crédulité ou par ignorance, cela dépend des cas. C’est certainement le souvenir le plus triste de mon séjour dans votre pays. C’est tragique. Même la Commission des Droits de l’Homme à Genève a interpellé récemment votre Gouvernement de manière publique et internationale sur ce terrible phénomène de la sorcellerie que je ne pouvais passer sous silence aujourd’hui. Des solutions acceptables par tous existent. D’aucuns y travaillent et la Commission européenne soutiendra toute action en ce sens. »…

« Mais je suis également heureux, car arrivé tôt en janvier 2005, j’ai vu évoluer votre jeune démocratie. Certes avec des hauts et des bats comme toutes les démocraties, avec des résistances, des enthousiasmes, des déchirements, des attentes, des déceptions et des regrets… Bref une démocratie naissante. J’ai vu des élections dans lesquelles personne, sauf les centrafricains, ne croyait en 2005. J’ai assisté à des débats houleux, longs, fastidieux mais fructueux par la magie centrafricaine sur les sujets les plus divers (Justice, élections, systèmes de sécurité, Dialogue Inclusif). J’ai vu des décisions courageuses mais j’ai aussi vu des positions et actions peu conformes avec la morale internationale ou aux aspirations et principes de l’Union européenne. »…
 
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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 23:01

Sans faire du bruit, le général président François Bozizé Yangouvonda est en train de tisser progressivement la toile du candidat président pour les prochaines élections présidentielles. Il doit ne penser qu’à cela tous les matins en se rasant. Comment faire pour rempiler ? S’il ne doit guère se faire beaucoup d’illusion sur sa popularité auprès de ses compatriotes, il sait au moins qu’avec la fortune qu’il a amassée depuis qu’il est à la tête du pays, il peut certainement acheter beaucoup de conscience et de voix le moment venu.  C’est le moment d’utiliser une partie des innombrables et colossaux dessous de table et autres bakchich qu’il a perçus et thésaurisés à droite et à gauche en monnayant la délivrance de divers permis miniers et forestiers. C’est l’occasion ou jamais de profiter d’une partie du fruit de vente de ses diamants et du fric provenant des juteuses affaires de ventes d’hydrocarbures à travers des nombreuses stations essence que lui et sa famille  exploitent tant dans la capitale que dans certaines villes de province.


C’est ainsi que son fils et non moins ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, vient de passer commande à un fournisseur camerounais de quatre millions (4.000.000 millions) de T-shirts ainsi que de deux millions cinq cent mille (2.500.000) casquettes, à l’effigie de son père pour la campagne électorale. Un autre fournisseur avait déjà commencé à stocker progressivement depuis longtemps dans ses hangars au Km 5 à Bangui, une importante quantité de T-shirts. De même, un opérateur de téléphonie mobile de Bangui, a vu tout son stock de téléphones portables bon marché et grand public, être réservé par le clan du candidat non encore déclaré Bozizé pour les besoins de sa campagne.


Comme nous l’avions aussi raconté dans nos précédentes éditions, pour les besoins de sa campagne à l’intérieur du pays, le vieux Hercules C 130 acheté par Bozizé pour un montant de trois milliards (3.000.000.000) F CFA et qui croupissait depuis 2006 sans voler, va bientôt reprendre les airs après une réparation générale qu’une société basée au Portugal devrait assurer, pour un montant de deux millions d’euros (2.000.000 euros) soit un milliard cinq cent millions F CFA (1.500.000 milliards F CFA) environs, encore sur le dos du trésor national.


On le voit, le candidat Bozizé Yangouvonda a déjà visiblement plusieurs longueurs d’avance sur tous les éventuels candidats déjà ou non encore déclarés. Il n'est pas André Kolingba pour organiser des élections et les perdre. Reste qu’étant le président sortant, les électeurs centrafricains auront quand même à le juger sur son bilan à la tête du pays depuis la mascarade électorale de 2005. Le moins qu’on puisse dire est qu’il est catastrophique dans presque tous les domaines.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 22:45




  rebelle UFDR

Source:
Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)


Date: 04 May 2009


Points saillants


- Tensions inter communautaires à Birao

- De l'espoir pour les déplacés de Bokayanga

- Accès humanitaire pour 137.000 personnes


Contexte et sécurité
 

Accrochage entre ECOFAC et éleveurs


Le jeudi 30 avril à Gordil, au Nord Est du pays, 2 éleveurs se sont présentés vers 13h00 au point d'eau du Programme Ecosystème Forestier en Afrique Centrale (ECOFAC) avec leurs boeufs. Ce qui est perçue comme une provocation pour les éléments de l'ECOFAC.


Il s'en est suivi une bataille armée qui a durée plus de deux heures entre d'un coté l'ECOFAC, l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) et la population et de l'autre coté les éleveurs.


La population s'est rendue à la base ECOFAC munie d'armes à feu, d'armes blanches et même d'une lance-roquette.


Le calme est revenu vers 15h30, l'UFDR ayant repoussé les éleveurs. Aucun blessé n'a été rapporté par MSF-Hollande au cours de ces affrontements. Il n'y a pas eu non plus de déplacement de la population ni de destruction, les hostilités s'étant déroulées à la périphérie de la ville.
 

Tensions inter communautaires à Birao 


A Birao, au Nord Est, ce même Jeudi, la tension était montée à l'arrivée d'un groupe d'éléments UFDR armés. Des menaces issues de la communauté Kara avaient été préalablement portées à l'encontre du Cheik Tidjiane, le chef traditionnel de la communauté Goula, après la découverte il y a 8 jours entre Delembe et Serghobo au Sud de Birao du corps d'un jeune Kara. Ce meurtre serait attribué à un élément UFDR selon la population locale. L'UFDR étant à majorité Goula.


Le maire de Birao refusait de laisser transiter le cheik dans sa ville, d'où les tensions. Après médiation, le cheik a finalement pu traverser la ville avant d'être escorter par des éléments UFDR et Forces Armées Centrafricaines (FACA) jusqu'à Am Dafok à la frontière soudanaise. La ville a repris son calme.


Vivres et non vivres aux déplacés de Bokayanga


330 ménages soit plus de 1700 bénéficiaires ont reçu par ménage une ration alimentaire complète pour un mois et un kit de non vivres ce jeudi 30 avril au village Moudou.

Remis par le Comité International de la Croix Rouge (CICR), ce don constitue une assistance d'urgence pour les populations de Moudou 1& 2, Bokayanga et Kengar.


Ces populations, victimes des récents affrontements entre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), ont fuit dans la brousse laissant derrière eux tous leurs effets et provisions.


La ration alimentaire est composée d'1 kg de sel, de 60 kg de mais, de 10l d'huile et de 20 kg d'arachide. Le kit pour sa part regroupe 3 pagnes, 1 seau, 1 jerrican, 1bassin, 2 savons, 2 couvertures, 1 natte, 2 moustiquaires, 1 bâche et un kitchen set.


Pour plus d'informations : Noel Audhasse, CICR, (236) 75 04 21 32, bangui.bng@icrc.org Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

Centrafrique  8000 personnes déplacées à la suite de combats entre larmée et un groupe de rebelles




Les Afriques 11-05-2009



Selon l’organisation Médecins sans frontières, 8000 personnes ont été obligées de fuir dans la brousse à la suite d’une nouvelle escalade de violence entre l’armée et un groupe rebelle dans le nord de la République centrafricaine (RCA).




Ces milliers de déplacés dans la région de Kabo et de Moyenne Sido « vivent dans des conditions très précaires en cette saison des pluies, sans accès aux soins de santé et hors de portée de l’aide humanitaire », selon MSF.

 

 

 

Centrafrique : Le FMI accorde un financement de 15 milliards FCFA




 

Les Afriques 04-05-2009

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de débloquer 15 milliards FCFA au titre d’un appui supplémentaire dans sa lutte contre la pauvreté. 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 10:16


 

Le Pr Abel Nguendé GOUMBA s'est éteint ce jour aux environs de 8 heures (GMT) à la clinique Chouaib à Bangui à l'issue d'une courte maladie. Il avait officiellement 83 ans. Le Pr Goumba était né le 18 septembre 1926 à Grimari dans la préfecture de la Ouaka en République centrafricaine.

Marié père de quinze (15) enfants dont :

  4 (quatre) Médecins Spécialistes (gynécologie, cardiologie, ophtalmologie,biologie) ;
  4 (quatre) Economistes ;
  3 (trois) Juristes ;
  1 (un) pharmacien ;
  2 (deux) Etudiants à l'Université de Bangui (Médecine,Gestion) ;
  1 (un) Lycéen.

I - ETUDES

- Primaires : 1932 - 1938 à Grimari.

- Secondaires : 1938 - 1945 à Bambari et William Ponty à Dakar (Sénégal).

- Supérieures : a) 1945 - 1949 à Dakar (Médecin d'outre-Mer) ;

b) 1964 - 1968 à Bordeaux (Doctorat en Médecine) ;

c) 1969 - 1971 et 1973 (Rennes) ;

d) 1970 - 1971 (Paris).


2) DIPLOMES

  Diplôme de Diététique Supérieure et Nutritionnelle Hospitalière (Bordeaux,1968) ;

  Diplôme de Médecine Tropicale (Bordeaux,1968) ;

 Diplôme de santé Publique, (Rennes 1969) ;

  Certificat d'Etudes Spéciale d'Action Sanitaire (Paris, 1970) ;

  Diplôme de Nutrition Humaine (Rennes, 1970) ;

  Diplôme de Statistiques Sanitaires et Démographiques (Rennes, 1971) ;

  Diplôme de Planification Sanitaire (Paris, 1971) ;

  Agrégation de Médecine de Santé Publique - Biologie (Paris, 1971) ;

Diplôme de Haute Etudes en Santé Publique (Rennes, 1973).

 

Le Pr Abel Goumba était une grande figure historique de l’Oubangui-Chari d’abord puis de la République centrafricaine, compagnon de feu Barthélemy BOGANDA, fondateur de cette République centrafricaine. Après la mort de ce dernier, il fut victime de beaucoup de tracasseries politiques et policières sous le régime de David Dacko. Il dut connaître de nombreuses années d’exil comme fonctionnaire international à l’OMS au Rwanda et au Bénin. Après la chute de Jean Bedel Bokassa, il a regagné son pays mais n’a jamais réussi à imposer son projet de société. Plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle, il n’a récolté que des scores dérisoires tout en se vantant continuellement d’avoir les mains propres. "Maboko a vourou" 

Il fut nommé Premier Ministre du premier gouvernement de la transition consensuelle après le coup d’Etat du 15 mars 2003 du général François Bozizé contre le pouvoir de Ange Félix Patassé, avant de devenir vice-président de la RCA puis Médiateur de la République. Il a quitté la scène politique par la petite porte en ayant pas réussi à organiser correctement sa succession à la tête de son parti le FPO. C'est un de ses fils, Alexandre, qu'il a choisi pour sa relève politique, ce qui a déclenché une grande zizanie, voire des bagarres dans le parti comme dernièrement le 29 mars 2009 à Bobangui à la commération de la mort de Boganda, son inspirateur et modèle. Est-ce une ironie du sort ? 

Il avait publié récemment ses mémoires. Mémoires et Réflexions politiques du Resistant anti-colonial, démocrate et militant panafricaniste.: Abel Goumba  Préface du Pr Théophile Obenga. Ed. Diogene Senny, Janvier 2007

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 21:37



  L'ineffable Premier Ministre Faustin Touadéra


Un incident diplomatique public a eu lieu samedi 9 mai 2009 dans l’enceinte de la délégation de la Commission européenne de Bangui à l’occasion de la fête de l'Europe. Par certains aspects, il ressemble un peu à celui qui s’était produit à la résidence de l’ambassadeur de France à Bangui lors des festivités du 14 juillet 2007. On se souviendra que ce jour là, des gendarmes français préposés à la sécurité de la résidence de France avaient été passablement malmenés par des éléments de la sécurité du président Bozizé, dont le nombre avait largement dépassé celui qui avait été convenu d’un commun accord avec les responsables français de l’ambassade. 

Cette fois-ci, en l’absence du Président Bozizé qui se trouvait en Afrique du Sud pour l'investiture du nouveau président sud africain Jacob Zuma, c’était le premier ministre Faustin Archange Touadéra, flanqué de quelques uns de ses ministres, qui le remplaçait. Le Ministre d’Etat chargé de la Coopération, Sylvain Maliko, pourtant présent à Bangui, n’a pas assisté à cette fête.


M. Jean-Claude Esmieu
, délégué de la Commission européenne a saisi l’opportunité qui lui était offerte pour dresser un bilan des quatre années qu’il a passées en Centrafrique, puisqu’il doit quitter ce pays dans quelques semaines. Il a donc prononcé pour la circonstance, un discours original et non convenu comme d’aucuns auraient pu s’y attendre. Certains témoins présents à la fête ont rapporté à notre rédaction que les propos de ce diplomate étaient remarquables de qualité, d’humanité, empreints de mesure et de respect pour le Centrafrique et des Centrafricains. Mais M. Jean Claude Esmieu est réputé à Bangui pour être un diplomate qui n’a pas sa langue dans la poche au sujet de certains aspects du régime de Bozizé sur lesquels il estime qu’il n’a pas le droit de se taire. C’est ainsi qu’il n’a pas manqué de stigmatiser, même si cela l’était avec le sens de l’humour et d’espoir que les Centrafricains connaissent de ce monsieur, les tares caractéristiques du pouvoir de Bozizé à savoir, les harcèlements policier et militaire, le haut degré de corruption de la justice, les pratiques de sorcellerie etc…autant de pratiques dont il a dit en avoir été beaucoup choqué.  Mal lui en a pris.


Aussitôt après l’exécution des hymnes de l’Europe et centrafricain, le ministre d’Etat chargé de la communication Cyriaque Gonda et celui de la jeunesse et des sports Aurélien Simplice Zingas quittent la cérémonie en hurlant au scandale. Le ministre Zingas s’est employé à instruire un stupide procès d’intention à M. Jean Claude Esmieu à propos des images et tableaux sur l’Europe et la République centrafricaine présentés en powerpoint sur un écran.  Selon Zingas, lorsqu’il s’agit des capitales européennes, les images présentées étaient des beaux monuments et quand il s’agissait de la RCA, on présentait des macaques. Or il s’agissait en réalité  des images de Bangui, des gorilles et des éléphants de Bayanga, des chutes de Boali etc…


Après un premier départ, le ministre d’Etat Cyriaque Gonda est revenu sur les lieux demander aux autres ministres de quitter l’enceinte de la Délégation de l’Union européenne. Il a ostensiblement tiré la manche le ministre de l’Education ainsi que celui délégué à la Défense Francis Bozizé, leur enjoignant de faire comme lui en quittant les lieux. Ceux-ci ne l’ont pas suivi mais manifestement les sieurs Gonda et Zingas auront crée une situation très embarrassante aussi bien pour M. Esmieu mais surtout pour le premier ministre centrafricain Faustin Archange Touadéra qui a dû bien prendre conscience ce jour là que l’épicentre du pouvoir à Bangui ne se situait pas dans sa primature. Il s’en plaint d’ailleurs beaucoup ces temps derniers auprès de ses proches à qui il n’hésite pas à confier que certains ministres de son gouvernement n’ont aucune considération pour lui et traitent directement avec Bozizé. Il n’a qu’à démissionner ce brave homme… !

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 01:36


 


Comme nous l’annoncions dans nos précédentes éditions, après l’Afrique du Sud où il devrait assister à l’investiture du président Jacob Zuma, Bozizé se prépare à effectuer du 17 au 20 mai prochain, un voyage au Viet Nam où il devrait signer un accord cadre de coopération entre son pays et la patrie de Ho Chi Minh. Mais avant de se rendre en extrême orient, il est attendu à Bruxelles où il devrait  passer la journée du vendredi 15 mai. Le prétexte serait une nouvelle rencontre avec Louis Michel qui est pourtant sur le départ de la Commission de développement de l’Union européenne. Etant en outre tête de liste pour le Mouvement Réformateur (MR) aux prochaines élections européennes du 7 juin 2009, Louis Michel n’a pourtant plus le temps de se préoccuper des problèmes centrafricains, mais Bozizé semble tant tenir à le rencontrer.
 

En réalité, l’entretien avec Louis Michel n’est qu’un prétexte et une couverture pour Bozizé dont les véritables préoccupations sont ailleurs. Son objectif est de traiter ses affaires de diamants pour acheter des armes de guerre. Par ailleurs, avec les difficultés et tracasseries administratives et  bancaires que rencontrent de plus en plus Bozizé et son ami Saifee Durbar, la proximité de la Belgique avec le paradis fiscal qu'est le Duché du Luxembourg, pourrait parfaitement arranger les nécessités de planque de son magot.


La Belgique présidant actuellement et s’investissant énormément au niveau des Nations Unies à New York dans la commission de consolidation de la paix en Centrafrique, Bozizé devrait tout de même faire quelque attention en ne jetant pas son dévolu comme il le fait sur son consul honoraire de Liège et en ne prenant surtout pas le royaume de Belgique comme plaque tournante de son trafic d’armes de guerre avec Moscou. Contrairement au ministre belge des affaires étrangères Karel de Gucht qui avait poliment décliné l’offre de la décoration que Bozizé voulait lui épingler lors de sa visite à Bangui. 


Selon des informations dignes de foi, Bozizé arriverait de Bangui par vol régulier d’Air France le vendredi 15 mai prochain au matin et rejoindrait immédiatement à l’aéroport du Bourget un jet privé pour gagner Bruxelles. Ce coucou serait mis à sa disposition par un de ses amis, homme d’affaires libanais qu’il a désigné depuis longtemps comme conseiller économique auprès de l’ambassade de la RCA à Bruxelles et qui dit-on, se servirait beaucoup de son carnet de chèques pour faire tourner la résidence et la chancellerie centrafricaines en Belgique. Il devrait passer toute la journée du 15 mai à Bruxelles et regagnerait Paris dans la soirée pour occuper une suite réservée pour lui dans le luxueux hôtel Plazza Athénée où il resterait deux jours avant de s’envoler le 17 mai pour le Viet Nam. Une question vient naturellement à l’esprit. Est-ce juste pour les beaux yeux de Bozizé que tous ses « amis » libanais et autres consentent toutes ces dépenses (affrètement d’avion, prise en charge de suite présidentielle dans un hôtel de luxe etc…) ?


Tout cet agenda du président centrafricain ne sera valable qu’à la seule condition que le pouvoir de son parrain de N’djaména ne puisse pas vaciller une fois de plus, sous les coups de boutoir de la rébellion de l’UFR de Timane Erdimi qui a la capitale tchadienne en ligne de mire et le renversement de son oncle Idriss Déby comme objectif. Si l’évolution des combats qui viennent de se déclencher dans le territoire tchadien se rapprochent de plus en plus de N’djaména au point de constituer une sérieuse menace pour le régime de Déby Itno, il n’est pas impossible que Bozizé ne puisse annuler son programme de déplacement comme il l’avait fait il y a deux ans, en renonçant depuis Paris, à se rendre en Chine à cause de la prise de Birao par la rébellion de l’UFDR. Son pays étant le ventre mou de l’Afrique centrale, Bozizé ne se fait pas beaucoup d’illusion sur la longévité de son régime dans l’hypothèse d’un coup de force qui chasserait du pouvoir son parrain tchadien.


La mise en place à Bangui d’une cellule de crise pour suivre l’évolution de la situation au Tchad est le signe évident de l’inquiétude et de la panique dans lesquelles baignent dorénavant les autorités de Bangui pour qui, l’éventualité d’une chute du président Idriss Déby Itno pourrait entraîner également ipso facto la leur, comme s’accordent à le dire tous les observateurs avisés des affaires centrafricano-tchadiennes.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 21:36




 

Luanda, 8mai 2009 (Angop) - Le président de la République  Centrafricaine, François Bozizé a fait vendredi après-midi, une courte escale technique à Luanda, pour réapprovisionner  l'avion qui le transporte, à destination de l'Afrique du Sud, a appris l'Angop.


 François Bozizé, qui a été reçu par le ministre angolais des Transports, Augusto Tomás, avec qui il s'est entretenu à huis-clos, participera à la cérémonie d'investiture du nouveau président sud-africain, Jacob Zuma, prévue samedi 09 avril.


 A rappeler que l'Afrique du Sud vient de réaliser la IVème élection présidentielle de son histoire, depuis la chute du régime de l'Apartheid en 1994.


Jacob Zuma a été élu Président de la République et chef du gouvernement, le 6 mai par le Parlement sud-africain, suite à sa victoire aux présidentielles du 22 avril dernier, par 277 voix en faveur et 47 contre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 00:07

 


 

La reprise de la guerre entre les forces de l’armée nationale tchadienne et la coalition des mouvements politico-militaires tchadiens regroupés au sein de l’Union des Forces pour le renouveau (UFR) qui viennent de pénétrer à nouveau sur le territoire tchadien depuis trois jours, est un sujet de grande préoccupation et d’inquiétude pour les autorités de Bangui.  C’est ainsi que selon des informations crédibles provenant de l’entourage même du président Bozizé, c’est une véritable panique qui s’est emparée des tenants du pouvoir qui se refusent à imaginer l’hypothèse d’un renversement du président Idriss Déby Itno par la rébellion de l’Est tchadien.


Les déclarations et compte-rendu de l’évolution de la situation publiés par les autorités tchadiennes semblent quelque peu fantaisistes et ne sont pas de nature à rassurer les autorités de Bangui qui ont carrément mis en place une cellule de crise pour la circonstance et chargée de suivre ce qui se passe au Tchad voisin. Toujours selon nos informations, le pouvoir de Bozizé  réfléchit sérieusement à la nécessité de voler au secours de son parrain Déby en lui dépêchant quelques tirailleurs de sa garde présidentielle servir de chair à canon. On voit mal comment Bozizé qui a déjà beaucoup de mal à se débarrasser de ses propres mouvements rebelles, pourrait venir en aide efficacement à Idriss Déby Itno.    

Certains analystes et connaisseurs des questions centrafricano-tchadiennes  pronostiquent en effet, qu’un renversement éventuel du président tchadien entraînerait quasiment dans la foulée celui du général président de Bangui. Lors de la première incursion de février 2008 de la rébellion tchadienne qui avait déjà failli prendre le pouvoir mais qui avait échoué aux portes du palais rose de Déby à N’djaména, certaines informations avaient fait état de ce que le président Bozizé ayant clairement perçu le danger, avait à l’époque, discrètement pris contact avec le général Mahamat Nouri, un des principaux leaders de la rébellion armée. Cette fois-ci, il devrait se préparer à prendre langue avec Timane Erdimi désigné entre temps président de l’UFR.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 22:15





En attendant le dénouement de la situation diplomatico-judiciaire très alambiquée de son escroc d’ami, l’Indo-pakistanais Saifee Durbar qu’il dit n’avoir nommé vice-ministre des affaires étrangères et de la coopération qu’à titre purement « honorifique », Bozizé semble avoir désormais jeté son dévolu sur quelqu’un d’autre dans le but de continuer à entretenir les relations financières obscures et maffieuses. Il s’agit en l’occurrence du consul honoraire de Centrafrique au royaume de  Belgique, un citoyen belge d’origine russe, un certain Dimitri Mozer. Récemment, le président centrafricain l’a même fait venir à Bangui où il a été reçu en grande pompe et lui a même remis une décoration.
 
Selon des informations dignes de foi, Bozizé lui aurait demandé de lui acheter une quarantaine de motos d’escorte pour vip ainsi que des voitures de luxe en prévision du prochain sommet des chefs d’Etat de la CEMAC qui devrait en principe se tenir à Bangui. Bozizé est actuellement le président exercice de cette institution de l’Afrique centrale dont Bangui abrite du reste le siège.


Toujours selon nos informations, Bozizé songe sérieusement se rendre encore à Bruxelles après avoir pris part aux festivités d’investiture du nouveau président sud africain Jacob Zuma qui doit se dérouler samedi prochain. On lui prête l’intention d’utiliser les relations du fameux consul honoraire de Centrafrique en Belgique, Dimitri Mozer, pour vraisemblablement l’aider à nouer des contacts avec la maffia russe en vue d’éventuels achats d’armes de guerre en Russie.


Bozizé aime bien se rendre à Bruxelles où étant proche d’Anvers, l’une des  places mondialement connue du diamant, il réussit à écouler quelques unes de ses précieuses pierres. C’est ainsi que courant janvier dernier, à un acheteur qui voulait lui remettre des billets en dollars contre des diamants, il lui aurait exigé plutôt des billets d’euros, obligeant celui-ci à aller se procurer des billets d’euros sur le célèbre marché du système D de « Matongué » à Bruxelles.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 22:12

 

BERNE, Suisse, 7 mai 2009/African Press Organization (APO)/ — Les Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République d’Afrique du Sud, M. George JOHANNES ; de la République Centrafricaine, M. Léopold SAMBA (avec résidence à Genève)  ont été reçus le 7 mai 2009 en audience au Palais fédéral par M. Hans-Rudolf Merz, Président de la Confédération, et Mme Corina Casanova, Chancelière de la Confédération, pour la remise des lettres les accréditant auprès du Conseil fédéral.


SOURCE 
: Suisse – Département fédéral des affaires étrangères

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