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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:45


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         rebelle de l'APRD

17 décembre 2009 10:24:00 GMT

 par: ECHO

 

Par Daniel Dickinson, Décembre 09

 

Je me demande quelle star du football, Thierry Henri penserait s'il savait qu'un soldat jeune rebelle dans le nord-ouest de la République centrafricaine a été vêtu d'un maillot FC Barcelone portant son nom.

La chemise est fanée (contrairement à celle de l'équipe victorieuse de la Coupe de football), mais porte encore le logo des sponsors; de manière appropriée pour cette catastrophe d’une partie de l'Afrique frappée de crise, c'est celui de l'Unicef.

La chemise est un faux, probablement importé de la Chine, comme le sont les maillots floqués rose Nike et le short jaune NBA. Ils ont parfois de faux pistolet, une carabine artisanale, fabriqués à partir de bois et de métal imité localement. Le rebelle a l’habitude de brandir cette arme d'une manière vaguement menaçante.

Il fait partie d'une longue lignée de bandits que je rencontre sur la route de Bocaranga, rejoints par d'autres à la dizaine de barrages routiers que nous avons vus détenus par des bandes de Chelsea, Manchester United, Inter Milan et le Real Madrid. Une équipe hétéroclite de marginaux en maillots de football convenables.

Ce sont les fantassins rag-tag du groupe rebelle APRD, une «armée du peuple» qui a émergé après les élections de 2005, qui a légitimé le pouvoir de l'actuel président, François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'État 2003.

Ils sont théoriquement en mesure d'administrer les zones délimitées par les barrages routiers à la suite d'un accord de paix avec le gouvernement qui a été conclu après que l'APRD a pris les armes prétendument pour la défense de son peuple au nord de la RCA.

Les rebelles ont l’allure non professionnelle mais ils semblent être plus disciplinés alors que la plupart des prises d'otages des rebelles qui opèrent actuellement dans la région d'Afrique centrale. Ils regardent directement à l’arrière de la 4X4 avec laquelle je voyage en contemplant sans doute les lecteurs de musique et les téléphones mobiles plutôt que les téléphones SAT ou radios VHF, mais à leur crédit, aucun d'entre eux demande des «dons», en fait ils sont plutôt polis comme un de garçon de passage.

Ils n'étaient pas si prévenant et poli à la population du nord de la RCA où ils ont pris les forces gouvernementales en 2006, déclenchant une vague de panique et de terreur qui contraint des milliers de personnes à fuir leurs foyers et se réfugier dans la brousse.

Les nombreux villages fantômes en décomposition, des bâtiments vides qui bordent la route sont les signes les plus évidents de la catastrophe humanitaire qui est l'héritage du conflit. On croit que jusqu'à 200.000 personnes ont été déplacées et qu'à un moment donné la forte base rurale fait de cette partie du grenier du pays.

Aujourd'hui, grâce en grande partie aux efforts des organismes humanitaires internationaux, les personnes déplacées commencent à revenir et à reconstruire leurs communautés. Les écoles de brousse assurent l’éducation à des dizaines de milliers d'enfants qui n'ont pas pu aller à l’école pendant deux à trois ans et les agriculteurs sont encouragés à replanter et expérimenter de nouvelles activités de cultures génératrices de revenu.

Les rebelles au maillot de foot restent aux barrages routiers le temps que les pourparlers de réconciliation avec le gouvernement se poursuivent. La confiance est croissante parmi la population locale qu'il ne peut y avoir de paix. Les organismes d'aide continuent à fournir une assistance humanitaire aux plus nécessiteux. Pendant ce temps, chacun cherche nerveusement à aller vers des élections présidentielles qui se tiendront au début de 2010, en espérant que d'une façon ou d'une autre, un nouveau conflit soit peut être évité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:22


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Source: Missionary International Service News Agency  

(MISNA) 23 Dec 2009 - Le succès du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-groupes rebelles est un passage obligé vers la paix. C'est ce que souligne le Conseil de sécurité de l'Onu dans une déclaration approuvée hier à l'unanimité.

Le document met en exergue l'importance du rendez-vous électoral prévu pour avril prochain, déjà qualifié de moment "clé" pour le futur du pays par l'envoyé de l'Onu en République centrafricaine, Sahle-Work Zewde.

La déclaration du Conseil de sécurité suit de quelques jours le lancement du programme de désarmement. Les opérations concernent potentiellement plus de 6000 ex-combattants, en particulier l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), un des deux ex-groupes rebelles intégrés au gouvernement d'unité nationale.

Par ailleurs, il y a quelques jours, l'ex-colonel Charles Massi, commandante de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (Cpjp), une des formations encore en lutte avec le gouvernement central, a été arrêté près de la frontière septentrionale avec le Tchad.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:20


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Source: Agency for Technical Cooperation and Development (ACTED)

Date: 21 Dec 2009


Kouki, village d'environ 2000 habitants, situé dans la Préfecture de l'Ouham au nord-est de la Centrafrique, est traversé par la rivière Viba qui le divise en deux (le village d'un côté et les champs de l'autre). Jusqu'à la dernière saison des pluies, le principal moyen de communication entre les deux rives était un pont semi-permanent.

Les violentes précipitations de la saison des pluies ont sérieusement endommagé le pont de Kouki, fait de bois et de lianes. Ceci a sensiblement compliqué le transport des personnes et des marchandises vers le marché hebdomadaire de Kouki. Aussi, les habitants de Kouki étaient eux-mêmes isolés des communautés environnantes. Afin d'acheminer la production du village sur les marchés voisins, principalement le coton, le mil et le sorgho, les habitants étaient obligés de faire un détour de 22 kilomètres, un trajet de 3 heures.

En l'espace de 2 mois, ACTED a réhabilité le pont, maintenant construit en béton armé, assurant ainsi un accès durable à Kouki. Ce projet a été réalisé grâce au Fonds humanitaire commun administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réhabilitation de ce pont va permettre de désenclaver Kouki, favorisant à la fois ses ventes agricoles ainsi que la fréquentation de son marché hebdomadaire par les populations des villages voisins. En outre, ce pont permettra également aux agences et organisations humanitaires d'accéder plus facilement à cette zone et d'y répondre aux besoins des populations.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:15


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Communiqué de presse N° 005/CPJP/CS/P/12-09

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le Colonel Charles MASSI, membre de la CPJP a été arrêté à nouveau dans la région du Sud-ouest tchadien près de la ville frontalière de Ngaoundaye (préfecture de l'Ouham-Pendé en Centrafrique). 

L’arrestation du Colonel MASSI est intervenue à la suite d’un accrochage l’ayant opposé lui et ses combattants qui sont inconnus de la CPJP à des éléments de l'armée tchadienne. Un soldat tchadien aurait été tué pendant l’affrontement. 

Ce comportement insensé de la part du Colonel Charles MASSI n'engage en aucun cas la résistance car d'une part, il met en difficulté notre bonne relation avec un pays ami de la République Centrafricaine auprès duquel la CPJP a sollicité la médiation et d'autre part, il compromet les efforts de toutes les bonnes volontés pour engager des négociations. Cela ressemble à une tentative de sabotage des négociations. La CPJP n’acceptera jamais qu’un de ses membres va à l’encontre du processus de concertation en vue des négociations sincères voulues par toutes les parties.

Le Conseil Suprême de la CPJP condamne avec force cet acte regrettable qui est contraire à l’éthique du mouvement. Par conséquent, le Conseil du Commandement Révolutionnaire somme le Colonel Charles MASSI de respecter impérativement les principes et les règles établis par la CPJP.

Aussi, le Conseil Suprême réitère son engagement et sa volonté à ouvrir des négociations. Il semble que le Colonel MASSI ne réalise pas les enjeux de ce qui est entrepris pour consolider une paix durable en Centrafrique.

Fait au Camp de la Liberté, le 22 décembre 2009

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,
Assan M’bringa Togbo

 

Assan M'bringa Togbo

Cellule de Communication de la CPJP

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 19:57


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*********************

 

            Au moment où la planète entière se prépare à fêter la Nativité, ma pensée se tourne naturellement d’abord vers tous mes compatriotes et également à tous les chrétiens de l’humanité entière dont je mesure la joie que représente pour eux l’événement tant attendu. Je n’oublie bien sûr pas nos enfants qui souffrent en ce moment même de faim dans plusieurs parties de notre pays, la République centrafricaine, comme ailleurs dans le monde.

            J’ai ainsi le plaisir de profiter de cette occasion pour adresser solennellement au nom de mon parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et au mien propre, à toutes les chrétiennes et  chrétiens de Centrafrique et du monde, mes vœux les plus sincères et chaleureux de bonne et heureuse fête de Noël.   

 

Martin ZIGUELE

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:59


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Malgré l’impatience des Centrafricains de se rendre aux urnes dans l’espoir de se débarrasser du calamiteux régime de Bozizé qui les fait tant souffrir et en dépit des nombreux appels et exigences de la communauté internationale pour que les élections centrafricaines se tiennent dans les délais requis, Bozizé n’est préoccupé que par un seul souci : acheter et stocker le maximum d’armes et munitions de guerre.

C’est ainsi que l’Afrique du Sud, la République Populaire de Chine et l’Ukraine sont les principaux pays qui contribuent à ce surarmement de Bozizé. C’est par l’affrètement d’avion cargo ou gros porteur Antonov et/ou conteneurs de grande capacité via le port de Douala que bien souvent, sont effectuées les livraisons. Un de ses hommes de main, le député de Carnot 1, Ibrahim Aoudou Paco, a ainsi servi de destinataire au déchargement il y a quelques années sur le tarmac de l’aéroport Bangui-Mpoko de deux appareils Antonov russes affrétés, d’une importante quantité d’armes et munitions de guerre en provenance de Chine après un long séjour effectué dans ce pays par le parlementaire qui s’est transformé en vulgaire trafiquant d’armes.  

Une fois débarquées, ces armes prennent la destination des différentes caches aménagées ça et là à travers le pays. Depuis l’attaque nocturne qu’elle a subie le 13 février 2009, la garnison de Bossembélé qui avait servi pendant longtemps à l’entreposage de ces engins de mort, a été quelque peu délaissée au profit de Bossangoa et du propre village de Bozizé ces derniers temps. Autre cache d’armes de Bozizé en pleine ville de Bangui, une villa qu’il aurait achetée et qui jouxte la clôture de l’Assemblée nationale. C’est même cette propriété qui a été louée par le ministre Cyriaque Gonda pour servir de siège au comité d’organisation du Dialogue Politique Inclusif en décembre 2008. Il n’y a pas longtemps, plusieurs camions en provenance de Douala ont longuement déchargé au vu et su des banguissois hébétés, de nombreuses caisses d’armes et de munitions de guerre.

Selon des informations crédibles qui nous sont parvenues de sources ayant requis l’anonymat, le consul honoraire de Centrafrique au port de Matadi en République Démocratique du Congo s'occuperait en ce moment de  livraison d'armes pour la présidence centrafricaine. C’est par voie fluviale que ces armes et munitions de guerre doivent être acheminées dans des barges sur l’Oubangui jusqu’à Bangui où la précieuse cargaison devrait en principe arriver le 22 décembre dernier. Voilà le cadeau que le père Noël Bozizé a réservé aux Centrafricains.

Des informations d’une source se trouvant à Douala au Cameroun font également état de ce qu’un container d'armes et de munitions de guerre devraient quitter la Chine aux environs du 10 janvier 2010 pour Bangui via le port de Douala. C’est la société COSCO qui assurerait la logistique de convoyage.

Bozizé on le voit, prépare plutôt la guerre en lieu et place des élections. Avec quel argent achète-t-il toutes ces armes, curieusement au nez et à la barbe du Fonds Monétaire International censé surveiller la gestion des finances publiques centrafricaines dans le cadre du PPTE auquel il vient d’admettre la RCA ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on assiste pantois au décernement à tour de bras par le FMI de louanges et autres satisfécits aux efforts que ne cesserait de fournir le gouvernement de Bozizé. Le FMI est seul à constater ces prétendus efforts dont les Centrafricains ne voient nullement la traduction sur leur quotidien davantage fait surtout de famine et de misère.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:53


Bozizé en Chine

 

Suite à l’accident d’hélicoptère auquel il vient d’échapper le 22 décembre dernier aux environs de Ndjoh, un petit village près de Bossangoa chef lieu de la préfecture de l’Ouham, il fallait s’attendre de la part de Bozizé qui se dit par ailleurs pasteur de l’Eglise du Christianisme céleste, qu’il fasse un lien et donne une interprétation métaphysique et irrationnelle à l’événement. C’est ainsi que sans doute de concert et en accord avec son gourou, un citoyen béninois, Bozizé a décidé de se rendre à Cotonou au Bénin afin d'aller marcher pieds nus au bord de la mer pour des cérémonies de purification rituelle afin d’exorciser les démons qui ont failli faire crasher son hélicoptère avec lui-même à bord.

Il faut dire que depuis quelque temps, Bozizé semble être poursuivi par le mauvais œil ou lune certaine poisse. Déjà à Copenhague à la fin du sommet sur le climat, outre les mauvaises conditions météorologiques du moment, des problèmes techniques sur l’appareil ont cloué au sol plusieurs heures durant l’avion qu’il avait affrété pour se rendre dans la capitale danoise, retardant ainsi considérablement le retour du président centrafricain sur Paris puis Bangui.

Récemment encore, alors qu’il était attendu depuis 7 heures 30 à Obo pour la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation, c’est aux environs de 14 heures que son hélicoptère, s’est pointé dans le ciel de la ville après avoir eu à surmonter de nombreux ennuis techniques.

Contrairement au communiqué au contenu très rassurant publié par son fils et non moins ministre délégué à la défense, Bozizé a échappé à un vrai crash d’hélicoptère. Qu’un président de la République soit obligé de marcher à pieds des kilomètres des heures durant sous un soleil de plomb dans la jungle centrafricaine avec juste un ou deux gardes du corps à ses côtés avant de rejoindre un petit village, suite à un atterrissage d’urgence de son aéronef n’est pas chose ordinaire et de surcroît dans une zone infestée de « zarguinas » ou coupeurs de route et hommes armés de toutes sortes, on pouvait craindre le pire pour lui et cela a tout lieu de donner des sueurs froides à ses services de sécurité comme ce fut le cas.

On ne voit pas bien dans quel intérêt ni dans quel but son entourage a cherché à minimiser la gravité de l’événement qui aurait pu constituer une tragédie et plonger toute la République centrafricaine dans le deuil.       

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 23:43


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New York - (Pana) 22/12/2009 - Le Conseil de sécurité des Nations unies a exhorté la République centrafricaine (RCA) à renforcer la sécurité pour garantir des élections apaisées en 2010, a appris la PANA dans un communiqué publié mardi par le siège de l'ONU à New York.

Le texte, signé par le président du Conseil pour le mois de décembre, l'ambassadeur Michel Kafando du Burkina Faso, souligne que "la réforme des services de sécurité constitue un pas essentiel dans le processus de paix en RCA et dans la lutte contre l'impunité galopante et la promotion des droits de l'homme".

"La RCA doit procéder sans délai à un désarmement transparent et responsable, tout en initiant un processus de démobilisation et de réintégration avant les élections de 2010", poursuit le communiqué.

Le Conseil a en outre fermement condamné les attaques commises en ce moment par le groupe rebelle ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et exhorté les pays de la région à coopérer en vue de garantir la paix et la sécurité dans la zone.

Le communiqué a été publié une semaine après que l'envoyé de l'ONU en RCA, Sahle-Work Zewde, a déclaré au Conseil de sécurité que ce pays pauvre avait atteint "un seuil critique" et que des élections apaisées avant la fin du mois d'avril et un désarmement des groupes rebelles devront "déterminer le succès du processus politique".

En présentant le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies sur la RCA, M. Zewde avait également déclaré que seul un plan d'action clair des acteurs aux niveaux international et régional pourrait aider le pays à sortir des conflits.

La PANA a appris que la situation politique en RCA a connu ces dernières années des progrès malgré certains incidents violents enregistrés dans le nord du pays.

Dans la dynamique de la recherche d'un accord de paix entre le gouvernement et les groupes rebelles, un Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (BINUCA) remplacera le Bureau de maintien de la paix en Centrafrique (BONUCA) à la date du 1er janvier.

La transition stratégique de l'ONU a pour but de recueillir du soutien aux niveaux régional et international avant les élections.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 15:16


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D’après des informations sûres d’une source proche de Bozizé qui a requis l’anonymat, les trois pays de la CEMAC à savoir le Tchad, le Gabon et la Guinée équatoriale qui n'avaient pas encore versé leur milliard de F CFA pour le financement du programme DDR en Centrafrique, viennent enfin de le faire. Il y a trois semaines, ces trois pays ont effectivement  effectué leur versement il y a trois semaines. Bozizé et sa clique disposent donc désormais de la totalité des huit milliards de F CFA, ou du moins ce qui en reste, que le sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC tenu à Libreville en janvier 2009 en la présence du Président défunt, Omar Bongo Ondimba.

Jusqu’ici, seuls le Cameroun et le Congo Brazzaville avaient versé leur contribution soit deux (2) milliards auxquels il faut ajouter trois autres milliards de F CFA de la BEAC dont la convention de prêt avait été signé en avril 2009 à Bata en Guinée équatoriale par le ministre centrafricain des Finances et le Gouverneur de la BEAC, soit un total de cinq (5) milliards de F CFA mis à la disposition des autorités centrafricaines au siège national de la BEAC à Bangui.

On devait apprendre par la suite que le grand argentier de Bozizé, le tristement célèbre et  indéboulonnable ministre des mines Sylvain Ndoutingai, s’est personnellement rendu à BEAC pour retirer tout cet argent que lui et Bozizé auraient décidé, selon les propres confidences de Ndoutingai, de consacrer au remboursement de l’emprunt qu’ils auraient contracté pour organiser les obsèques de la mère de Bozizé décédée le 9 février 2009. Avec le reliquat de cet argent, ils se promettaient de réaliser un mausolée à cette dernière. Pourtant les Centrafricains avaient remarqué que les funérailles de cette pauvre dame avaient donné lieu à un fort élan de générosité notamment des éleveurs de bœufs et commerçants libanais de la place qui n’avaient pas lésiné sur les dons en nature et autres enveloppes  durant toute la durée de la place mortuaire.

Ayant manifestement détourné les premiers cinq milliards de F CFA de la CEMAC pour une autre utilisation, Bozizé a éprouvé jusqu’ici beaucoup de difficulté à justifier l’existence de cette manne. Devant les nombreuses et pertinentes accusations dont il fait l’objet, sa seule ligne de défense est de prétexter que cet argent susciterai beaucoup de convoitise et de s’en prendre aux gens de mauvaise foi tout en affirmant que l’argent se trouverait toujours dans les caisses de la BEAC et qu’il en avait les preuves. Mais jusqu’à présent il n’a jamais exhibé ces prétendues preuves. En tout état de cause, cet argent n’a pas vocation à moisir dans les caisses de la BEAC. Il doit être reversé au BONUCA qui est chargé de le gérer pour le compte du DDR ce que Bozizé a refusé de faire jusqu’ici.

Or le Conseil de sécurité des Nations unies vient de sommer les autorités centrafricaines de tout mettre en œuvre pour que le DDR aboutisse effectivement avant la tenue des élections en vue. Bozizé pourra-t-il continuer ainsi à se cacher indéfiniment derrière son petit doigt ? Comme vient de le faire le Conseil de sécurité, les pressions de la communauté internationale doivent se faire toujours plus fortes sur Bozizé qui a toujours besoin d’être mis au pied du mur. De ce point de vue, le corps diplomatique représentant à Bangui les grands pays comme la France, les USA, l’Union Européenne en particulier, doivent faire montre d’une grande fermeté à son égard, ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas de l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon, qui dans ses déclarations à la presse à l’issue de ses fréquents entretiens avec Bozizé, fait souvent preuve d’un optimisme excessif et consternant.  

 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 14:56


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BANGUI (AFP) - mercredi 23 décembre 2009 - 13h04 -  L'hélicoptère du président centrafricain François Bozizé a manqué de s'écraser et a dû se poser en urgence mardi en brousse après "une défaillance technique", a annoncé mercredi le ministère centrafricain de la Défense.

L'incident, qui n'a pas fait de blessé, s'est produit "suite à une défaillance technique" alors que l'hélicoptère présidentiel, de type Ecureuil, survolait "le triangle Bogangolo-Ndjoh et Bossembélé", à une centaine de km au nord de Bangui, explique le ministère dans un communiqué.

Outre M. Bozizé, cinq membres d'équipage étaient à bord de l'appareil qui "a dû se poser d'urgence mais sans encombres aux environs de 12H00 (locales, 11H00GMT) dans une clairière", précise le communiqué en assurant que le président et sa suite ont regagné Bangui "dans la soirée (...) en parfait état de santé".

Jointe mercredi par l'AFP, une source militaire centrafricaine a fourni plus de détails sur les circonstances de l'incident.

"Le pilote centrafricain de l'hélicoptère (...) s'était rendu compte qu'il perdait continuellement l'altitude et qu'il risquait de s'écraser. C'est ainsi qu'il s'est posé en catastrophe", a raconté cette source ayant requis l'anonymat.

"Le président Bozizé et sa suite ont marché sur une longue distance, pour regagner le village de Ndjoh, où le dispositif sécuritaire (...) les a recueillis pour les ramener vers 01H00 du matin (mercredi, 00H00 GMT) à Bangui", a-t-elle précisé.

Selon une source proche de la présidence, François Bozizé se rend depuis quelques temps en fin de semaine à Bossangoa, chef-lieu de sa région natale à 305 km au nord de Bangui. "C'est surtout pour des raisons sécuritaires qu('il) se met en retrait du Palais présidentiel chaque week-end", a-t-on précisé dans son entourage.



Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés



Centrafrique : Le président François Bozizé indemne après un atterrissage d’urgence de son hélicoptère

Bangui, 23 déc.(Acap)- L’hélicoptère présidentiel, à bord duquel se trouvait le chef de l’Etat François Bozizé, a effectué sans encombre, mardi 22 décembre en mi-journée, un atterrissage d’urgence à proximité de la localité de Ndjoh, près de la ville de Bossembélé (157 km au nord-ouest de Bangui), a-t-on appris mercredi de source officielle.


Dans un communiqué de presse rendu public dans la matinée, le ministère de la Défense a indiqué que l’incident faisait suite à une défaillance technique intervenue « aux environs de 12 heures dans une clairière située dans le triangle Bongangolo-Ndjo-Bossémbélé à 25 km de Ndjo.

«Le dispositif sécuritaire aussitôt constitué a pu recueillir le Chef de l’Etat ainsi que les 5 membre de l’équipage, qui se dirigeaient vers le village Ndjo sur l’axe Bossangoa Bossémbélé » précise le communiqué.

 

«Le Ministère de la Défense Nationale, des Anciens combattants, des victimes de Guerre du Désarmement et de la Restructuration de l’Armée, qui porte cet incident à la connaissance de l’opinion public, voudrait assurer par la même occasion la population centrafricaine que son Excellence le Général François Bozizé et sa suite ont regagné Bangui dans la soirée du Mardi 22 décembre 2009 », conclut le communiqué.

 

Atterrissage d'urgence pour le président centrafricain

BANGUI, 23-12-2009 - 23:1423 (Reuters) - Un hélicoptère transportant le président centrafricain François Bozizé a dû atterrir d'urgence dans la jungle mercredi à la suite d'un problème technique, mais personne n'a été blessé, a déclaré le fils du président à la radio nationale.

Jean-François Bozizé, qui est ministre pour la présidence en charge de la Défense, a expliqué que le chef de l'Etat se rendait dans son village natal quand son appareil a dû atterrir vers midi dans une clairière à 250 km environ au nord de Bangui.

La garde présidentielle et les forces nationales armées ont été appelées à la rescousse et ont reconduit à Bangui dans la soirée le président et son entourage "en parfaite santé", a ajouté Jean-François Bozizé.

(Paul-Marin Ngoupana, version française Jean-Stéphane Brosse)

 

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