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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 01:23





Le Dr Kenneth Nwosu, directeur exécutif de l'Institut national de recherche sur les racines comestibles, estime que le Nigeria pourrait engranger des recettes de l'ordre de 5 milliards $ par an dans l'exportation du manioc et de ses produits dérivés, notamment l'amidon pour le papier, les produits pharmaceutiques et l'éthanol. Il regrette, par ailleurs, que malgré son statut de premier producteur mondial de manioc le pays ne tire aucun avantage comparatif des recettes d'exportation. La Thaïlande, « qui arrive derrière nous en matière de production, fait des recettes annuelles de 8 milliards $ ».

 

Les Afriques 06-07-2009 N°82 du 2 au 9 juillet 2009

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 00:48




            Déby et Bozizé à Syrte

 

Suite au décès du président gabonais, Omar Bongo Ondimba, principal médiateur des conflits des les pays de la sous-région, la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) devra trouver de nouveaux appuis pour relever le défi de stabilisation et du développement. Dans une interview accordée ce 6 juillet à RFI que nous publions in extenso, le chef de l'Etat centrafricain, président en exercice de la CEMAC, esquisse un état des lieux des chantiers politiques, économiques et sécuritaires que son pays et ceux de la sous-région devront mener à bien.

 

RFI : En tant que président de la CEMAC, est-ce que vous mesurez déjà les conséquences de la crise mondiale sur les économies de vos pays ?

 

F.B : «En effet, les domaines dans lesquels les retombés de cette crise se sont faits sentir c’était les infrastructures, les mines, l’Agriculture et la forêt.


Est-ce que l’économie centrafricaine sent déjà le contre-coup de la crise mondiale ou pas ?

 
F.B : Nous le sentons, par exemple dans le domaine de la forêt, sur 12 sociétés forestières il y a 9 qui ont mis la clé sous le paillasson. Il y a un sérieux problème de chômage dans bien des sociétés mais cependant, des mesures ont été prises en ce qui concerne les sociétés forestières et commerciales au niveau de Bangui.


Donc il y a une fuite des exportations ?

 Oui, exact.

Après la mort du doyen Bongo, quel est le chef d’Etat de la sous région qui peut le mieux s’exprimer au nom de vous tous ?

 

F.B : Pour le moment, on a choisi celui qu’on appelait le vice doyen à l’époque, c’est le président du Cameroun, et nous pensons que d’ici peu, il devrait convoquer une réunion pour que l’on se concerte sur l’«après Bongo», et voir dans quelles mesures aider le Gabon a ne pas glisser dans des cas pareils à ceux que nous avons constaté dans d’autres pays d’Afrique.

Que pensez-vous des premières semaines de transition au Gabon ?


F.B : Les choses s’enclenchent normalement, tout se fait tout en respectant ce qui est défini dans la Constitution, il n’y a pas d’erreurs quelconques. Lors des obsèques, la jeunesse scandait que «nous voulons la paix jusqu’au bout» et je crois bien que c’est un cri dont la classe politique doit tenir compte.


Vous avez déjà rencontré madame Rose Francine Rogombé, présidente par intérim, quel conseil lui donnez vous

 F.B : C’est une dame clairvoyante. Nous pensons qu'elle est capable de tenir compte des conseils des uns et des autres.

 
Vous venez d’apprendre une bonne nouvelle, la République centrafricaine vient d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, plus de 80% de votre dette est annulée, qu’allez vous faire des nouvelles sommes d’argent qui sont disponibles pour le trésor centrafricain ?

 
F.B : C’est une grande étape dans la marche vers la reconstruction de notre pays. La priorité c’est l’agriculture, le redressement des sociétés de l’Etat et ensuite la santé et l’éducation.

Est-ce que la Centrafrique va encore se ré endetter ?

 
F.B : Non, nous ferons de notre mieux pour ne pas glisser dans ce domaine délicat.

Quelques jours avant l’annulation de votre dette, vous avez limogé un de vos ministres, l’homme d’affaires pakistanais Saifee Durbar, qui avait été condamné par la justice française à 3 ans de prison pour escroquerie, et ceci à sans doute facilité cela, alors pourquoi aviez-vous donné à cet homme d’affaires peu recommandable une place dans votre gouvernement ?

 
F.B : Nous l’avons nommé vice ministre des Affaires étrangères à titre honorifique. Nous ne voyons pas pourquoi cela a été déformé, mais compte tenu du fait que nous ne pouvions pas créer d’entraves à la justice, et surtout nuire à nos relations avec la France, nous avons préféré abrogé ce décret.


Autre bonne nouvelle politique cette fois, les rebelles d’Abdoulaye Miskine viennent de rejoindre l’accord de paix global, mais les rebelles de l’ancien ministre d’Etat Charles Massi restent sur le pied de guerre, surtout depuis que leur chef a été arrêté sur le territoire tchadien. Est-ce que pour la réconciliation il ne vaudrait pas mieux qu'Idriss Deby libère Charles Massi ?

 
F.B : Pour la réconciliation nous n’avons pas des problèmes avec Massi. Massi a été la deuxième personnalité du gouvernement, il a été remercié et depuis lors il a choisi d’entrer dans ce qu’il appelle la rébellion, mais pour quelles raisons nous ne savons pas. Nous laissons les autorités tchadiennes régler ce qu’il y a comme anomalie et ensuite on verra ce qu’il y a lieu de faire. Mais la réconciliation nous la pratiquons depuis toujours, nous sommes ouverts et nous n’avons pas de problèmes quelconque avec Massi.


Certains de vos compatriotes se demandent si la Centrafrique n’a pas abandonné une partie de sa souveraineté au Tchad ?

 
F.B : Non, nous avons de très bons rapports avec le Tchad, mais le Tchad n’exerce aucune pression sur les activités de la République centrafricaine.


Vous avez réussi à faire la paix avec tous les rebelles depuis un an, sauf Charles Massi. Est-ce qu’il ne faudra pas mettre fin à cette fixation ?

 
F.B : Je ne l’ai pas chassé, il a quitté Bangui librement. Posez-lui la question de savoir s'il a un problème avec Bozizé.

 
Pour l’instant il est en prison, c’est difficile...

 
F.B : Ce n’est pas moi qui l’ai mis en prison, il semble qu’il s’est peut être comporté maladroitement au niveau du Tchad. S'il a transgressé nous ne pouvons rien.


Mais il faudra bien qu’il soit libéré ?

 
F.B : Avec le temps ça ira bien, il faut qu’on sache un peu de quoi il s’agit.


Dans 9 mois c’est la présidentielle, mais pour l’instant personne n’en voit les préparatifs est-ce qu’elle se tiendra bien en mars 2010 ?

 
Oui, mais pourquoi pas ? La loi sur le Code électoral a été voté par l’assemblée, la CENI sera mise en place d’ici peu et puis ensuite le mécanisme se met en place.


Sur la CENI il y a une polémique car selon le nouveau code électoral, il est prévu que le président de cette commission soit nommé par le premier ministre ou le président de l’Assemblée, et l’opposition dit que c’est une grave entorse à l’esprit du dialogue politique de décembre dernier ?

 
F.B : C’est la loi ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Nous l’avons adopté pendant la transition, alors pourquoi aujourd’hui on ne reconnaît plus cette loi et qu’il faut la fouler au pied et parler d’autre chose ?


Est-ce que vous serez candidat ?

 
F.B : Avec le temps vous serez informé de ma position, mais pour le moment je m’occupe du peuple centrafricain et de la République centrafricaine.


Martin Ziguélé vient d’être investi par le MLPC, alors 5 ans après il va essayer de gagner le match retour, est-ce que vous êtes prêt pour la bataille ?

 
F.B : C’est lui qui est prêt pour la bataille, posez lui la question. Pour le moment je m’occupe d’abord du peuple centrafricain, le reste ça viendra, au moment venu je pourrais me prononcer».

Source : RFI  gaboneco.com 07-07-2009   

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 21:09




Deux Camerounais, qui prétendaient pouvoir dupliquer des billets de banque avec un produit chimique et un papier spécial, ont été arrêtés à Genève. Ils proposaient à un commerçant de copier plusieurs dizaines de milliers de francs et de partager le bénéfice en deux.

Quelques jours plus tôt, l'un des escrocs a effectué une démonstration devant le commerçant. Il a versé un liquide sur un vrai billet, puis a lavé deux papiers blancs, coupé à la taille des coupures, dans un seau d'eau et les a remplacés par deux vrais billets, faisant croire que le procédé fonctionnait.

Le commerçant a averti les forces de l'ordre qui sont intervenues lors du rendez-vous fixé le 30 juin par les malfaiteurs pour copier des sommes plus importantes. Les deux individus avaient en leur possession deux mallettes contenant notamment des coupures de 200 et 1000 francs, et de 500 euros, ainsi que diverses fioles. La police recherche d'autres victimes de ce type d'escroquerie.

(ats / 06 juillet 2009 20:45)

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Centrafrique-Presse.com - dans EUROPE
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 18:50




 

Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) intègre le processus de paix en cours en Centrafrique.

En effet, Vendredi soir 03 Juillet, le Général Abdoulaye MISKINE, Président du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) vient de signer avec le gouvernement l’Accord Global à Syrte.

Aussitôt après la signature de l’accord, une délégation de vingt (20) officiers avec en tête de délégation André RINGUI LEGAILLARD et Christophe GAZAMBETI, respectivement le porte-parole et porte-parole adjoint du FDPC, ont quitté Syrte dans le même avion qui ramène le Chef de l’Etat François BOZIZE pour Bangui.

Le Général MISKINE est, quant à lui, resté à Tripoli en Libye pour des raisons d’ordre technique.

 

Lundi 06 Juillet 2009 - 18:53 Y. KHALITE

Source : http://www.centrafriquefdpc.com



UN GROUPE REBELLE SOUSCRIT À L’ACCORD DE PAIX 

(MISNA) 6/7/2009 - Abdoulaye Miskine, chef du Front démocratique du peuple centrafricain (Fdpc), mouvement armé actif dans le Nord du pays, a adhéré à l'accord sur la fin des hostilités avec le gouvernement, indique la presse locale, selon laquelle l'accord de Libreville, conclu en 2008 par les autorités centrafricaines et plusieurs mouvements rebelles, a été ratifié par Miskine en marge du 13ème Sommet de l'Union africaine (UA), tenu la semaine dernière en Libye.

Après avoir signé le document, Miskine a été reçu par le président centrafricain François Bozizé, en la présence de Mohammed al-Madani al-Azhari, secrétaire général de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) et médiateur dans le processus de paix. Au lendemain de l'accord, une vingtaine de représentants rebelles ont mis fin à leur exil et sont rentrés au pays.

Le Fdpc a annoncé qu'il nommerait bientôt un responsable auprès du comité chargé du désarmement, démobilisation et réinsertion des anciens combattants. Au cours des semaines passées, des combats entre rebelles et militaires réguliers ont incité plusieurs milliers de civils à quitter leurs foyers ; ces combats dans les régions septentrionales interviennent néanmoins à l'issue d'une année globalement positive qui avait culminé en janvier par la formation d'un gouvernement d'union nationale au sein duquel sont représentés deux anciens groupes armés.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 18:01




APA Bangui (Centrafrique) 2009-07-06 15:15:53 - La pluie diluvienne qui s’est abattue le vendredi 3 juillet dernier sur Bangui, la capitale centrafricaine, a fait 2448 sinistrés, selon la Croix Rouge centrafricaine.

697 foyers sont sans abri tandis qu’un enfant est décédé sur les cinq admis à la pédiatrie, a indiqué la même source, ajoutant que les dégâts provoqués par la pluie ont été particulièrement importants dans onze quartiers du 2ème arrondissement, où se sont écroulées plus de 200 maisons construites en moules de terre sans socle en béton ou en pierre.

Mais les secours se sont rapidement organisés pour venir en aide aux sinistrés. C’est ainsi que le ministère de la défense nationale leur a apporté des vivres, tandis que la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) a installé deux points d’eau pour les ravitailler en eau potable, tous les points d’eau ayant été souillés par les eaux de ruissellement.

L’organisation Médecins sans frontière (MSF) a construit dix latrines et apporté des médicaments des premières urgences pour les enfants.

La plupart des sans abri ont trouvé refuge à l’école primaire Saint Jean. Le directeur de l’établissement a lancé un appel au gouvernement lui demandant de leur trouver un autre site d’accueil, eu égard au début, le 13 juillet, des cours de rattrapage.

Le 16 juin dernier, 47 ménages avaient trouvé refuge à l’école St Jean du 2ème arrondissement de Bangui, après la pluie diluvienne qui s’est abattue ce jour-là sur la capitale centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 17:56




 

APA Bangui (Centrafrique) 2009-07-06 15:58:13 - L’Union des forces vives de la Nation (UFVN) et les Autres partis ont, dans un communiqué publié lundi à Bangui, accusé le président centrafricain François Bozizé de vouloir effectuer un «passage en force» lors des élections de 2010.

Le communiqué dénonce la volonté de M. Bozizé de s’accrocher au pouvoir. Dans cet objectif, il aurait, avec son gouvernement, vidé de sa substance la recommandation n°2 du Dialogue politique inclusif (DPI), accuse le texte.

Cette recommandation préconise notamment la relecture du code électoral par un comité ad hoc comprenant des entités représentées au DPI, avec l’assistance des experts internationaux comme garantie de la neutralité et de la transparence, et la création d’une Commission électorale indépendante (CEI).

Dans leur communiqué, l’UFVN et les Autres partis appellent à la mobilisation de toutes les forces du progrès et de la liberté pour constituer un front commun de lutte, afin de sauver la démocratie et l’Etat de droit en Centrafrique.

«L’Union des forces vives de la Nation et les Autres partis exigent du gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics le respect scrupuleux de l’esprit du consensus qui a toujours guidé les assises du dialogue politique inclusif», souligne le communiqué.

«Désormais, avec la loi portant code électoral votée le samedi 27 juin 2009, la Commission électorale est devenue l’instrument par excellence de la victoire annoncée du général François Bozizé Yangouvounda en 2010», conclut le communiqué.

L’Union des forces vives de la Nation est une plateforme politique regroupant des partis d’opposition tels que le Mouvement du peuple centrafricain (MLPC), le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), l’Association Londô et l’Association pour la solidarité et le développement (ASD).

Les Autres partis regroupent le Forum civique (FC) et la Convention républicaine pour le progrès social (CRPC).

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 17:46




 

 

LA HAYE (AFP) - lundi 06 juillet 2009 - 17h42 - L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, détenu à la prison de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, assistera mercredi à une célébration religieuse à Bruxelles en mémoire de son père récemment décédé, a-t-on appris lundi auprès son avocat.

"Une permission de sortie lui a été accordée par la Cour", a indiqué à l'AFP son avocat, Me Pierre Legros, joint par téléphone.

Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du COngo (RDC), "participera à une célébration religieuse mercredi à 13H00 (11H00 GMT) à Bruxelles", a-t-il précisé.

Le père de Jean-Pierre Bemba, le sénateur et homme d'affaires Jeannot Bemba Saolana, proche de l'Ex président zairois, Mobutu Sese seko, est décédé le 2 juillet dans un hôpital de Bruxelles, à 67 ans, à la suite d'un malaise.

Ses funérailles se dérouleront en RDC, "peut-être vers la fin de la semaine", selon Me Legros.

Jean-Pierre Bemba est en détention provisoire à La Haye depuis juillet 2008, dans l'attente d'un procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003. Il avait été arrêté à Bruxelles en mai 2008 en exécution d'un mandat d'arrêt de la CPI

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 17:24




LE MONDE | 06.07.09 | 15h06

 

Paris a haussé le ton, dimanche 5 juillet, vis-à-vis du Niger où l'obstination du président Mamadou Tandja, 71 ans, à demeurer au pouvoir en dépit de la Constitution, menace de faire basculer dans la crise ce pays très pauvre, mais stable. La situation est "à la fois inquiétante et décevante", a estimé Nicolas Sarkozy dans un message lu à Paris, lors de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

La démocratie et les institutions nigériennes sont "directement menacées par un dévoiement de certaines dispositions constitutionnelles", a ajouté le président français. Au même moment, des dizaines de milliers de Nigériens ont à nouveau manifesté à Niamey contre le projet de référendum qui, le 4 août, doit entériner une réforme de la Constitution permettant à M. Tandja de briguer un troisième mandat.

Le président nigérien aurait pu terminer son dernier quinquennat sur un bilan plutôt flatteur : le Niger a connu en 2008 une croissance record de 9,5 % ; un dialogue avec la minorité touarègue a été ouvert ; un contrat prometteur avec Areva pour l'extraction d'uranium a été signé. En mars, M. Sarkozy avait fait escale à Niamey à l'occasion de ce paraphe. Devant lui, M. Tandja avait déclaré qu'il s'apprêtait à quitter le pouvoir.

Au lieu de cela, il a lancé une réforme de la loi fondamentale et tenté d'abattre un à un les obstacles qui entravent son projet de référendum. Ce faisant, il se heurte à une triple résistance, juridique, politique et sociale.

A la fin juin, M. Tandja a dissous la Cour constitutionnelle, dont la présidente, fait rare en Afrique, s'était opposée, le 25 mai, à la tenue du référendum. Dès le lendemain, le président a dissous le Parlement et convoqué par décret les électeurs. Le 12 juin, ce décret a été annulé par la même Cour constitutionnelle. Passant outre, M. Tandja l'a signé. Ne parvenant pas à faire taire la contestation, il s'est arrogé, le 26 juin, des "pouvoirs exceptionnels", en se prévalant d'une disposition constitutionnelle applicable lorsque "l'indépendance de la République est menacée".

"COUP D'ETAT"

A cette fronde juridique s'ajoute le lâchage politique du principal parti soutenant le régime, la Convention démocratique et sociale (CDS), dont les sept ministres démissionnaires ont été remplacés par des fidèles. Un collectif réunissant des partis, des syndicats et la société civile, le Front de défense de la démocratie (FDD), a qualifié les décisions présidentielles de "coup d'Etat".

Le sommet de l'Union africaine, réuni à Syrte (Libye), s'est achevé, vendredi, sans déclaration sur le Niger. L'institution panafricaine est tiraillée entre son président, le "guide" libyen Mouammar Kadhafi, peu regardant sur les institutions, et le président de sa Commission, le Gabonais Jean Ping, qui, avant le sommet, s'était dit "extrêmement préoccupé" par la situation nigérienne.

 

Philippe Bernard

Article paru dans l'édition du 07.07.09

 

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 16:10







 

Par Christophe Boisbouvier  RFI 06/07/2009

A l'occasion du sommet de l'Union africaine, le président François Bozizé revient sur l'actualité économique et politique du continent et de son pays. Il évoque notamment l'après-Bongo au Gabon, les relations entre la RCA et le Tchad et les prochaines présidentielles. François Bozizé, le président de la République centrafricaine et président en exercice de la CEMAC, la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale.

 

« Les domaines dans lesquels cette crise économique et financière mondiale s'est fait sentir sont les infrastructures, les mines, l'agriculture et la forêt. En Centrafrique, par exemple, sur les 12 sociétés qui opéraient dans le secteur forestier, 9 ont mis la clé sous le paillasson. »

NDLR : En marge du récent sommet de l’Union africaine à Syrte en Libye, Bozizé a accordé une interview à Christophe Boisbouvier de Radio France Internationale diffusé ce jour. Aux questions pertinentes du journaliste, comme à son habitude, on note des réponses insipides, sans saveur ni odeur, du président centrafricain, où le mensonge le dispute au ridicule.

Sur ses relations coupables avec le sulfureux et escroc indo-pakistanais Saifee Durbar dont il vient de se séparer juste la veille de l’examen du dossier de la RCA à l’initiative PPTE par le FMI, Bozizé se contente d’affirmer qu’il avait nommé vice ministre des affaires étrangères et de la coopération « à titre honorifique ».

A propos de l’affaire du chef rebelle de la CPJP Charles Massi emprisonné au Tchad, il justifie son arrestation et déclare que le Tchad doit tirer au clair les agissements de ce dernier. Autrement dit, pour lui, Massi doit croupir encore en prison.

Interrogé sur ce que pourrait faire l’Etat centrafricain avec l’argent résultant de l’effacement partiel de sa dette suite à son admission à l’initiative PPTE, Bozizé ose dans sa réponse citer l’agriculture, les sociétés d’Etat, les secteurs de la santé et l’éducation. C’est se moquer du monde. Est-il seulement conscient que c’est sa politique et sa mauvaise gouvernance qui ont complètement sinistré les seules filières agricoles rentables de ce pays ; coton, café, tabac pour ne citer que celles-là, mis par terre les sociétés d’Etat comme SOCATEL, l’ENERCA, SODECA, SEGA, CENTRAPALM, entièrement dépecées par ses différents ministres et directeurs généraux.

Ce sont les Centrafricains qui en font amèrement les frais aujourd’hui avec une crise énergétique et de fourniture d’eau potable dont ils ne voient toujours pas le bout. Sa politique de racket des collecteurs et de fermeture arbitraire de bureaux d’achat de diamant a mis au chômage et affamé plusieurs milliers d’artisans chercheurs de diamant dont les enfants font à présent l’objet de malnutrition sévère.



Lien : http://www.rfi.fr/player/popUpMultimedia/popUpMultimedia_R.aspx?rubrique=radiofr&URL=http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/R115/INV_AFR_-06_07-_PDT_BOZIZE_RCA&UID=1_142_142918&s=54309&s2=55&xtpage=invite::accueilinvite::liste_editions_par_type_12.asp&xt_multc=%2526x1%253D1%2526x2%253D1%2526x3%253D%2526x4%253D%2526x5%253D

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:34




                                Brazzaville

APA-Brazzaville (Congo) 2009-07-06 13:48:52 - La capitale congolaise, Brazzaville, est en train de se vider de sa population, à moins de cinq jours de l’élection présidentielle du 12 juillet prochain, a constaté APA sur place.

Ceux qui quittent la ville se rendent dans les départements, notamment à Pointe-Noire, la capitale économique (sud), où des sites d’accueil ont été mis en place.

Les bousculades occasionnées par les déplacements massifs des populations ont déjà fait plusieurs victimes, mortes étouffées.

Les populations fuient la capitale au cas où celle-ci serait encore gagnée par les violences post électorales, à l’origine des guerres civiles qui ont ravagé le Congo dans la fin des années 1990.
Dans le pays, de nombreuses voix se sont élevées pour que l’élection du 12 juillet se déroule dans la paix. Dans une déclaration, samedi, le gouvernement congolais a mis en garde les fauteurs de troubles susceptibles de perturber l’ordre public pendant le scrutin.

Ouverte le 26 juin dernier, la campagne électorale bat son plein sur toute l’étendue du territoire national. Sur les médias d’Etat, les candidats se succèdent pour expliquer leurs projets de société.

Le président sortant Denis Sassou Nguesso a opté pour une campagne de proximité, animée par les porte-paroles de son directoire de campagne.

Ces derniers ont reçu pour mission d’expliquer «Le chemin d’Avenir», le projet de société du candidat du Parti congolais du travail (PCT), qui entend moderniser le pays sur les plans socioéconomique, culturel et environnemental, une fois réélu à la magistrature suprême pour un nouveau mandat de sept ans.




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