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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 04:34

 

 

 

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RFI mercredi 28 mars 2012 par Carine Frenk

Une délégation de l'Union africaine, à laquelle participent quatre commandants militaires du Soudan du Sud, d'Ouganda, de République centrafricaine et de RDC est arrivée ce 27 mars 2012 à Yambio, au Soudan du Sud, en vue de préparer une offensive contre l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Depuis plusieurs semaines, les États se mobilise à nouveau pour mettre fin aux exactions de la rébellion ougandaise et de son chef Joseph Kony, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale. Depuis 1987, les rebelles se déplacent sur les territoires des quatre pays.

Depuis le lancement de l'opération « Lightning Thunder » -la troisième du genre- par l'armée ougandaise en 2009, les quatre États qui ont subi les exactions de la LRA travaillent en coordination. Cependant, ils n'ont toujours pas réussi à mettre la main sur le leader de la rébellion ougandaise, Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale.

L'armée ougandaise, qui avait reçu l'autorisation d'intervenir sur le territoire de la République centrafricaine, est restée en échec face au groupe armé de quelques milliers d'hommes, qui se déplace rapidement, en petits groupes. En revanche, les militaires ougandais ont réussi à se faire détester de la population locale qui leur reproche pillages et viols.

Si les attaques au Soudan du Sud, en Ouganda et RDC avaient nettement baissé au cours du dernier semestre 2011, elles ont en revanche repris en Centrafrique depuis le début de l'année.

La présence de conseillers militaires américains de l'Africom sur la base ougandaise d'Obo (RCA) a peut-être contribué à apaiser les relations entre les Centrafricains et les soldats de Kampala, mais les opérations de recherche de Joseph Kony n'ont pas encore abouti.

L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la lutte contre la LRA, le Mozambicain Francisco Madeira, a indiqué à l'issue de la réunion de Yambio qu'une force conjointe de 5 000 hommes opérerait désormais à partir de trois bases : Bungu en République démocratique du Congo, Obo en République centrafricaine et Nzara dans le Soudan du Sud.

Depuis 1987, la LRA a tué des milliers de personnes, en a kidnappé près de 20 000 et a provoqué le déplacement de près 1,9 million Sud-Soudanais, Ougandais, Congolais et Centrafricains. En 2011, la LRA a été impliquée dans 278 attaques.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 04:13

 

 

 

 

merdier électoral RDC 10

 

KINSHASA AFP / 29 mars 2012 19h21 - Les résultats des élections présidentielle et législatives de fin 2011 en République démocratique du Congo ne sont pas crédibles en raison de nombreuses irrégularités et fraudes, estime la Mission d'observation de l'Union européenne dans un rapport publié jeudi à Kinshasa.

La mission considère que les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ne sont pas crédibles à la lumière des nombreuses irrégularités et fraudes constatées lors du processus électoral, écrit-elle dans son rapport final sur ces scrutins remportés par le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila et l'alliance de partis qui l'ont soutenu.

La Mission d'observation de l'UE (MOE-UE) évoque notamment l'absence d'audit du fichier électoral, le manque de transparence lors du nettoyage de ce fichier, le vote sur simple présentation de la carte d'électeur de 3,2 millions d'électeurs, de multiples incidents de fraude et de bourrages d'urnes lors du vote le 28 novembre, ou encore une publication des résultats caractérisée par un profond manque de transparence.

La MOE-UE recommande principalement la restructuration de la Céni en y incluant la société civile pour contribuer à sa transparence, son indépendance et sa fiabilité. La Céni est présidée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ancien conseiller spirituel du président Kabila

La mission recommande également un audit du fichier électoral et la mise en place de la Cour constitutionnelle. Le rôle de cette dernière est actuellement dévolue à la Cour suprême de justice (CSJ), chargée du contentieux et de proclamer les résultats définitifs des élections. Son indépendance a souvent été mise en cause.

La CSJ avait validé à la virgule près les résultats de la présidentielle à un tour donnés par la Céni: Kabila vainqueur avec 48,95% (8,8 millions de voix) devant l'opposant Etienne Tshisekedi, classé second avec 32,33% (5,8 millions de voix). Ce dernier a rejeté les résultats et s'est autoproclamé président de la RDC.

Les magistrats de la CSJ sont nommés par le chef de l'Etat, moyennant l'intervention formelle du Conseil supérieur de la magistrature, dont les membres sont aussi désignés par le président, notent les observateurs de l'UE. Dix-huit nouveaux magistrats avaient été nommés à la CSJ lors de la campagne électorale.

Un chapitre du rapport est consacré à l'analyse des résultats de la présidentielle au Katanga (sud-est), fief de Kabila où il a obtenu près de 90% des suffrages, et le Bandundu (ouest) où il a bondi de 39,4% en 2006 à 73,4% en 2011, y réalisant des progressions fulgurantes que l'analyse politique rationnelle a quelque mal à expliquer, selon le rapport.

Dans ces deux provinces l'écart de 3,6 millions de voix creusé par Kabila face à Tshisekedi est impressionnant et irréversible et l'illisibilité politique des résultats (...) vient accroître le doute concernant la crédibilité du scrutin présidentiel, est-il ajouté.

Le rapport recommande aussi une réforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CESAC), qui n'a pas joué son rôle de régulateur avec impartialité, prenant des mesures arbitraires et discriminatoires contre les médias d'opposition.

Un travail important attend désormais les autorités congolaises et la société civile afin d'améliorer le déroulement des élections pour garantir la transparence et la fiabilité de la démocratie congolaise, a déclaré la députée bulgare Mariya Nedelcheva, chef de la MOE-UE, lors de la présentation du rapport.

La céni a annoncé une prochaine évaluation du processus électoral actuellement suspendu, avant la publication d'un nouveau calendrier pour les élections provinciales, sénatoriales et locales.


(©)

 

NDLR : C’est le moins qu’on puisse dire. Dès lors, que fait-t-on des résultats frauduleux et quel doit être le sort de celui-là même qui prétend avoir gagné ces prétendues élections ? C’est toujours pareil. Les pays occidentaux qui constatent et affirment la non crédibilité de ces élections éprouvent un mal fou à exiger leur annulation pure et simple et l’organisation de nouvelles. Pourquoi redoute-t-on tant ces dictateurs voleurs d’élections en Afrique ?

 C’est ce qui s’est aussi passé en Centrafrique où Bozizé a fait un hold-up et on n’ose pas lui dire que les résultats élections du 23 janvier 2011 pourtant grandement financées en partie par l’UE et les Nations Unies doivent être annulées et reprises. Le FARE-2011 prêche depuis lors dans le désert et personne ne l’écoute.

En attendant le pays est totalement bloqué, les partenaires au développement se contentant seulement de tourner le dos à Bozizé qui fait tout pour s'accrocher au pouvoir à tout prix malgré son rejet par les Centrafricains alors que le pays se meurt.  

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:56

 

 

Ntsimi Chicago Boy

 

 

Lu pour vous : Etoudi : Paul Biya reçoit un émissaire du président Sassou Nguesso

 

 

YAOUNDÉ - 29 Mars 2012


© MONDA BAKOA | Cameroon Tribune

Brazzaville remercie Yaoundé pour sa solidarité, suite à la catastrophe de Mpila et annonce le retour imminent d'Antoine Ntsimi à Bangui. Peu après l’explosion, le 4 mars 2012, de la soute à munitions de Mpila, à Brazzaville, le Cameroun a promptement manifesté sa solidarité au Congo. Par l’envoi d’une délégation ministérielle convoyant des tonnes de médicaments et de vivres, en plus d’une équipe médicale.

Ce geste a été apprécié par les hautes autorités et le peuple congolais. Lesquels disent merci au chef de l’Etat, à son gouvernement et au peuple camerounais. La révélation a été faite hier à Yaoundé par Pierre Moussa, ministre d’Etat, ministre de l’Economie, du Plan, de l’Aménagement du Territoire et de l’Intégration, à la sortie d’une audience au palais de l’Unité. Celui-ci venait de remettre un message du président congolais, Denis Sassou Nguesso, à son homologue camerounais, Paul Biya.

S’abstenant de révéler explicitement le contenu du message, l’émissaire congolais ne s’est pas empêché de répondre à la presse sur la tragédie de Brazzaville et sur l’interdiction d’entrée en territoire centrafricain signifiée le 21 mars dernier à l’aéroport de Bangui à Antoine Ntsimi, Camerounais, président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). Un «malentendu» que les médias auront amplifié et surestimé, selon le ministre d’Etat congolais. Il ajoute que le président de la Commission de la Cémac rentrera bientôt à Bangui pour préparer un sommet des chefs d’Etat qui devrait se tenir à Brazzaville, au mois de mai.

Urgences

Pour revenir à la catastrophe de Mpila, Pierre Moussa rappelle qu’elle a fait 300 morts et 2300 blessés. Des quartiers entiers ont été rasés de leurs habitations, ajoute-t-il. Les populations et les autorités congolaises se sont organisées pour circonscrire les dégâts, les blessés ont été soignés dans les hôpitaux, ceux dont les habitations furent détruites, ont été casés. Le gouvernement a remis une somme de trois millions de Fcfa à chaque famille, afin de permettre aux sinistrés de faire face aux urgences. Dans la même veine, 5 000 logements sont en construction pour le recasement des populations, a confié Pierre Moussa.

Le ministre d’Etat congolais ajoute que, dans son mot de réconfort, le président Paul Biya a évoqué la catastrophe de Nyos qui, de manière aussi subite, avait endeuillé le Cameroun, imposant le déplacement et le recasement des populations sinistrées sur de nouvelles terres. Pour mémoire, dans la soirée du 21 août 1986, une explosion avait secoué ce lac de cratère, situé dans le département de la Menchum, région du Nord-Ouest, provoquant la mort de 1746 personnes.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:43

 

 

 

 

kiosque eau Bangui

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:31

 « Les populations de Bangui pourront très prochainement bénéficier des forages pour pallier le problème d’eau potable dans la ville ». Ces propos sont tenus ce 29 mars par Sylvain Guébanda Directeur Général du Projet Hydraulique. Il répond ainsi à la question de la contribution que le projet hydraulique pourrait apporter en cette période où l’eau potable devient rare à Bangui.

Ce projet intervient au moment les habitants de plusieurs quartiers de Bangui sillonnent la ville à la recherche de l’eau. Certains portent leurs récipients sur la tête, d’autres, dans les poussettes et les plus nantis à bord des véhicules.

Selon le directeur de l’hydraulique, « le projet a pour but de satisfaire les quartiers du Nord et du Sud de Bangui qui connaissent souvent une pénurie d’eau. Ce Projet sera lancé en mai et juin 2012, pour être opérationnel d’ici la fin de cette même année ».

Signalons que les travaux de dragage entamés par la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) se poursuivent sur le fleuve Oubangui. Les piroguiers recrutés pour ce travail tentent en ce moment de creuser le sable au niveau de la pompe pour permettre le captage de l’eau du fleuve.

Selon un technicien de la SODECA, l’étiage de l’Oubangui de cette année est particulier. Une meilleure solution sera trouvée quand il y’aura de fréquentes pluies en amont de Bangui. Les eaux pourront se reverser dans le fleuve et augmenter son débit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:44

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:29

Le peuple centrafricain rend hommage ce  29 mars 2012, à Barthélémy Boganda. Il s’agit de la commémoration de  l’anniversaire de la disparition tragique en 1959, dans un accident d’avion, de Barthélémy Boganda, fondateur de la République. La journée est décrétée fériée, chômée et payée.

L’ensemble du gouvernement centrafricain, avec à sa tête le président François Bozizé, a rendu hommage à celui que tout homme politique dans le pays, considère, pouvoir comme opposition, comme la référence.

Haut-lieu de cette commémoration, le village Boganda. François Bozizé s’y est rendu, ainsi que les partenaires au développement, pour une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et défilé funéraire suivie par la visite des huit sites des épaves de l’avion. C’est à proximité de ce village que l’avion qui transportait Barthélemy Boganda s’est écrasé.

La cérémonie de Bobangui situé à 75 kilomètres de Bangui dans la Lobaye (sud du pays) , a été présidée par Célestin Leroy Gaombalet, président de l’Assemblée Nationale. Après le défilé, il s’est rendu à Bérengo avec sa suite pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l’ancien président Jean-Bedel Bokassa.

La particularité cette année est que, tous les défunts Chefs d’Etat ainsi que certains leaders sont aussi à l’honneur. Des gerbes de fleurs sont déposées par certains membres du gouvernement et autorités locales sur les tombent des anciens présidents tels que  Ange-Félix Patassé, André Kolingba, David Dacko, Jean-Bedel Bokassa, sans oublier le professeur Abel Goumba.

Se souvenir de Boganda leader charismatique centrafricain ne se résume pas seulement à Bobangui. Selon certains Banguissois interrogés par Radio Ndeke Luka, les circonstances de la mort de ce dernier devraient être « clarifiées ».

D’ailleurs certains auteurs centrafricains commencent à tenter de faire la lumière sur cette tragique disparition. Le cas de Béngué Bossin qui dans un ouvrage, a affirmé que Boganda est décédé plusieurs années après le crash de l’avion de 1959, suscite un vif débat dans la classe politique centrafricaine.

Dans sa rubrique intitulée « Lissoro » consacrée à cette commémoration, Radio Ndeke Luka s’est aussi posée plusieurs questions relatives « à la vérité sur le décès de Baganda qui tarde à venir. Et la radio de remarquer que sous le régime du défunt président André Kolingba, la commémoration du 29 mars a été suspendue. Cette décision politique mérite réflexion, indique la radio ».

Pour d’autres, notamment les jeunes générations  qui le connaissent par ouïe dire, il a « beaucoup contribué au développement du pays, sa lutte n’avait pas encore atteint son apogée, il reste et demeure le père de la nation centrafricaine. L’exemple de Boganda mérite d’être copié par ses successeurs, car c’était un homme généreux qui aimait son pays ».

Seulement affirment d’autres, depuis la disparition de Boganda, « aucun homme politique n’a réellement mis en œuvre l’héritage sinon les idéaux politiques de ce grand homme. Chaque régime pense d’abord à s’enrichir avec son clan, son entourage. Ces dirigeants se livrent ainsi à la gabegie, au détournement bref, à la mal gouvernance au détriment du peuple qui souffre quotidiennement ».

La commémoration du 29 mars de cette année intervient dans un contexte social très précaire. La ville de Bangui ainsi que certaines villes des provinces manquent cruellement d’eau potable. Pour illustration, il y a plus d’une semaine, la population de Bangui peine à s’approvisionner. La raison évoquée par la seule Société d’Etat de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) est la difficulté liée au captage de l’eau pour traitement depuis le fleuve Oubangui. Une situation provoquée par l’étiage sévère enregistré cette année.

A cela s’ajoutent des remous sociaux issus des conséquences de la suspension des Conseils d’Administration des entreprises publiques. La décision a perturbé le fonctionnement de ces sociétés conséquences : perlée de grève dans les principaux hôpitaux du pays voire d’autres secteurs tels la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS).

L’autre aspect à mettre en lumière en relation avec cette fête est l’insécurité grandissante provoquée par les rebellions étrangères. De multiples cas d’exactions perpétrées ces derniers temps par les éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sur les populations des préfectures de Mbomou et Haut Mbomou et la traque en janvier dernier du Général rebelle tchadien Baba Ladé par le Tchad et la République Centrafricaine, en sont une parfaite illustration.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:24

 

 

 

att-23-mars-2012-guinee

 

 

 

 

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BAMAKO AFP / 29 mars 2012 15h33- La venue au Mali de plusieurs chefs d'Etat ouest-africains pour y négocier avec la junte militaire a été annulée à la suite d'une brève manifestation à l'aéroport par des partisans du coup d'Etat du 22 mars, a appris l'AFP de source officielle.

Le sommet est reporté à cause de problème de sécurité tout à l'heure sur l'aéroport de Bamako, a indiqué à l'AFP à Bamako le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Djibril Bassolé.

Selon une source aéroportuaire, Alassane Ouattara, chef de l'Etat ivoirien et président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) était dans l'espace aérien malien, il a fait demi-tour.

Blaise Compaoré, président burkinabé et médiateur dans la crise malienne, ne vient plus, selon une source sécuritaire. Boni Yayi, chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA) ne vient plus non plus, selon une source proche de la délégation béninoise.

Ils devaient se retrouver dans la journée à Abidjan pour une réunion d'urgence à la suite de cet incident, a-t-on appris auprès de la présidence du Burkina.

Les chefs d'Etat viennent à Abidjan pour une réunion à l'aéroport autour du président Ouattara, a confirmé à l'AFP une source à la présidence ivoirienne, expliquant l'annulation du sommet de Bamako par la manifestation pro-junte sur le tarmac de l'aéroport.

En milieu de matinée, une dizaine de manifestants pro-junte ont brièvement envahi le tarmac. Ils entendaient protester contre la venue de cette délégation pour discuter avec la junte de la façon de retourner au plus vite à l'ordre constitutionnel, une semaine après le coup d'Etat du 22 mars qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (ATT).

Des membres de la junte présents sur place, ainsi que des militaires chargés de la sécurité de l'aéroport, sont intervenus pour convaincre les manifestants d'évacuer la piste, ce qu'ils ont fait.

Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, était lui aussi présent à l'aéroport pour y accueillir la délégation ouest-africaine. Malgré l'annulation du sommet, il a pu s'entretenir avec une délégation ministérielle de la Cédéao déjà sur place, selon le ministre Bassolé.


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Nord du Mali: les rebelles touareg attaquent la ville de Kidal

BAMAKO AFP / 29 mars 2012 16h58 - La rébellion touareg et un groupe islamiste armé ont attaqué jeudi la ville stratégique de Kidal, dans le nord du Mali, a-t-on appris auprès des forces belligérantes.

Nous sommes en train d'être attaqués par les rebelles (du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, MNLA) et des hommes d'Iyad (Ag Ghaly, chef du groupe armé islamiste Ansar Dine). Nous sommes en train de nous défendre, a déclaré un militaire malien joint par l'AFP à Kidal.

Le MNLA attaque la ville par le nord, tandis qu'Ansar Dine mène un assaut par le sud, a-t-il précisé.

Nous attaquons actuellement, a confirmé un combattant d'Ansar Dine.

Le MNLA, qui affiche une position laïque, ne partage pas les objectifs d'Ansar Dine (défenseur de l'islam, en arabe), qui vise l'instauration de la charia (loi islamique) et a des liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais les deux groupes combattent parfois ensemble l'armée malienne.

Le nord du Mali subit depuis la mi-janvier une vaste offensive des rebelles touareg et de groupes islamistes, qui ont réussi à prendre plusieurs villes. Kidal est dans une position difficile depuis plusieurs jours, Ansar Dine annonçant même le week-end dernier sa chute imminente.

La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat militaire qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré a invoqué l'échec du régime contre la rébellion pour justifier son putsch.


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Amadou Toumani Touré à RFI : «Le plus important pour moi aujourd'hui ce n'est pas ma personne»

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Par RFIjeudi 29 mars 2012

Le président malien, Amadou Toumani Touré, dont on était quasiment sans nouvelles depuis le coup d'Etat du 21 mars dernier, a accordé ce mercredi un entretien à RFI. Il affirme être au Mali, en bonne santé et libre. Et il appelle ses compatriotes à soutenir le plan de sortie de crise proposé par la Cédéao.

Amadou Toumani Touré : Je voudrais tout d'abord prononcer une petite déclaration : j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt les conclusions à l'issue du sommet extraordinaire de la Cédéao, tenu mardi à Abidjan. Je souscris entièrement aux propositions faites par les chefs d'Etat pour une sortie de crise dans notre pays. Cela s'entend par le retour à l'ordre constitutionnel normal ce qui est cardinal. Et cela nous permettra certainement d'éviter toute aventure. Cela passe aussi par la remise en place des institutions de la République qui ont été démocratiquement élues par le peuple souverain du Mali. Le « cas ATT » est certainement le plus simple. A deux mois de la fin de mon mandat, je reste disponible et surtout compréhensif pour toute solution allant dans le sens de l'apaisement et de la sauvegarde de la démocratie malienne citée en exemple. Démocratie que, avec tant d'autres Maliens, tant d'autres démocrates, j'ai contribué à mettre en place. Je demande à mes compatriotes maliens et aux amis de notre pays de soutenir cette sortie de crise. Le Mali ne mérite pas du tout cette période de crise.

RFI : Monsieur le président, cela fait 7 jours que l'on est sans nouvelles de vous. Comment vous portez-vous ? Quel est votre état de santé ?

ATT : Je me porte très bien. La seule chose qui me manque c'est un peu de sport. Mais je me porte très bien et ma famille aussi.

RFI : Où vous trouvez-vous actuellement ? Etes-vous toujours en territoire malien ? A Bamako ou à l'intérieur du pays ?

ATT : Je suis à l'intérieur du Mali. Chez moi, au Mali.

RFI : Etes-vous détenu par les mutins ou libre de vos mouvements ?

ATT : Je ne suis pas détenu par les mutins. Je suis libre dans mon pays.

RFI : Mais vous n'êtes pas à Bamako ?

ATT : Je vous ai dit que j'étais au Mali, et la prochaine fois que nous nous verrons je vous dirai où j'étais pendant tout ce temps...

RFI : Comment voyez-vous cette décision de la Cédéao qui consiste à vous réinstaller dans vos fonctions de président de la République ?

ATT : Je dis que le plus important pour moi aujourd'hui ce n'est pas ma personne. Je suis à deux mois de la fin de mon mandat. Je pense que le plus important aujourd'hui, c'est, de manière consensuelle, avec l'ensemble de la classe politique malienne et l'ensemble des parties présentes, et l'ensemble des chefs d'Etat de la Cédéao, de ménager une sortie de crise. Je pense que le plus important aujourd'hui, ce n'est pas ATT, ce n'est pas les hommes, ce qui est important c'est la démocratie, c'est les institutions, et c'est le Mali.

RFI : Vous êtes donc prêt à partir ? A vous retirer ?

ATT : La question ne m'a pas encore été posée, mais sachez que, il y a 22 ans que je pense être utile à mon pays. 22 ans après, je suis là encore, face à cette crise. Et pour moi c'est le Mali d'abord et le Mali avant tout.

RFI : Est-ce que vous vous considérez toujours comme le président du Mali ?

ATT : Je ne veux pas rentrer dans cette polémique. Je me considère d'abord comme un citoyen malien, comme un démocrate. Aujourd'hui ce qui compte pour moi, ce n'est pas ma douleur, elle n'est rien. Mais ce qui me peine, c'est la situation dans laquelle je vois mon pays.

RFI : Une nouvelle Constitution vient d'être présentée par la junte qui se propose de ne pas se présenter aux prochaines élections. Cela vous semble-t-il recevable ?

ATT : Je pense que ce n'est vraiment pas à moi de décider. Les chefs d'Etat de la Cédéao viendront à Bamako, ils discuteront avec les uns et les autres, et c'est le plus important.

RFI : Revenons sur la journée du mercredi 21 mars. Comment êtes-vous parti du palais présidentiel ? Comment s'est passée cette journée pour vous ?

ATT : J'ai passé toute la journée sous les canons depuis pratiquement 16 heures. Canons de chars, canons de véhicules blindés, toutes sortes de tirs étaient concentrés sur mon bureau, sur mon domicile et sur ma famille. Et aux dires de certains, il ne reste plus rien, tout est calciné. Mais pour un vieux commando, il reste toujours un moyen de se tirer d'embarras et c'est ce que j'ai fait.

RFI : Mais avez-vous délibérément demandé à la garde présidentielle de ne pas répliquer, de ne pas combattre ?

 

ATT : En aucune manière je ne souhaiterais jamais que des soldats de l'armée malienne tirent sur d'autres soldats de l'armée malienne. Pour moi qui suis aussi soldat et officier de cette armée, vous pouvez imaginer que je n'aurais jamais souhaité des affrontements entre les forces armées uniquement pour protéger un homme. Le plus important aujourd'hui, c'est d'en appeler à l'unité, c'est d'en appeler à la cohésion pour faire face à tous les défis qui attendent le pays.

RFI : Etes-vous encore entourés de quelques fidèles ?

ATT : Je ne pourrais pas vous le dire. Vieux soldats, il y a quelques secrets militaires que je garde pour moi. Mais le plus important c'est que je me porte bien et que je suis en République du Mali.

RFI : Etes-vous favorable à une intervention militaire comme le suggère la Cédéao en cas de refus du plan de sortie de crise par les mutins ?

ATT : Je ne répondrai pas à une telle question. Je n'ai pas été contacté officiellement et je ne suis pas à l'aise pour répondre à des questions qui ne m'ont pas été posées.

Propos recueillis par Boniface Vignon

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:22

 

 

 

Obiang

MALABO AFP / 29 mars 2012 15h25- Le gouvernement équato-guinéen a demandé jeudi à la France de freiner la procédure de demande d'un mandat d'arrêt international à l'encontre de Teodorin Obiang, fils du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, menaçant de s'en prendre aux entreprises françaises dans le pays.

Devant cette provocation ouverte contre l'Etat équato-guinéen, le gouvernement recommande au gouvernement français qu'il prenne des mesures immédiates pour freiner la continuité de ces actions déstabilisatrices, selon un communiqué diffusé à la radio nationale et auprès des médias dont l'AFP.

Le gouvernement se réserve le droit d'agir en réciprocité: si la France veut une rupture de ses relations avec l'Etat équato-guinéen de forme unilatérale, qu'elle le manifeste clairement, ajoute le texte.

Malabo estime que les entreprises françaises (...) devront (...) partager les conséquences négatives qui découlent de cette situation, selon le texte.

Dans le communiqué, le gouvernement équato-guinéen est conscient que l'unique but des juges, autorités et agents français est de provoquer une déstabilisation interne de la République de Guinée équatoriale.

Le gouvernement de Guinée prévient que la Guinée équatoriale n'est pas une ancienne colonie française (...) et que ses relations avec la France se limitent à celles du droit international, selon le texte.

La Guinée équatoriale veut rappeler que les manoeuvres déstabilisatrices n'ont jamais prospéré dans le pays, comme en témoignent les tentatives avortées d'invasions de mercenaires enregistrées dans le passé.

 Les juges français enquêtant sur les biens mal acquis de chefs d'Etat africains ont demandé un mandat d'arrêt international contre Téodorin, qui n'a pas répondu à une récente convocation judiciaire.

Les juges, qui soupçonnent le fils du président Obiang de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers, ont entamé début mars la procédure de lancement d'un mandat d'arrêt en sollicitant l'avis du parquet, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 15:11

 

 

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Finistère

 

www.letelegramme.com 29 mars 2012

Au départ, un contrôle routier ordinaire, à Brest. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la brigade anticriminalité arrête au hasard, dans le quartier de Saint-Martin, un véhicule avec trois personnes à bord et découvre, sur le conducteur, 11g d'héroïne. Les investigations, menées par la brigade des stupéfiants, ont rapidement permis d'identifier son fournisseur présumé, un homme originaire de Centrafrique, âgé de 30 ans et résidant à Penn-ar-C'hleuz. Un dispositif de surveillance a alors été mis en place. Et, lundi à 15h, les policiers l'ont interpellé en flagrant délit de revente à son domicile. Il venait de fournir4gd'héroïne à une femme, âgée de32 ans, spécialement venue de Landivisiau. Il faut dire que ses prix défiaient toute concurrence: entre 20 et 40 € le gramme, contre 60 à 70€ sur le marché actuellement. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert 32 plants de cannabis, répartis dans deux pièces exclusivement destinées à leur culture. Ils ont également fait main basse sur 404g d'héroïne pure, une arme de poing et douze cartouches de fusil de chasse, le tout emmitouflé dans un sac, dissimulé sous un canapé.

Trafic à Brest depuis septembre2010

Placé en garde à vue, le fournisseur, déjà bien connu de la justice pour trafic de stupéfiants, dans la région de Nantes et Orléans notamment, aurait reconnu dealer à Brest depuis septembre 2010 auprès d'une dizaine de clients. Déféré au parquet hier après-midi, il a été placé en détention provisoire et devra répondre de ses actes cet après-midi dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:49

 

 

 

Les images se passent de commentaire et résument assez clairement la fascination de Bozizé Yangouvonda pour l’œuvre destructrice de Bokassa mais aussi et surtout le mimétisme de ce dernier dans son modèle de gestion des affaires de la République Centrafricaine et de l'équilibre entre ces différentes composantes... La RCA, le seul pays au monde où l'histoire bégaie ou se répète régulièrement.

 

 

Bozize-et-son-maitre-Bokassa.JPG

 

 

 

Bokassa-et-son-aide-de-camp-Bozize-place-Tien-An-Men.JPG

  Bokassa et son aide de camp Bozizé ici à droite derrière son patron place Tien An Men (Pékin)

 

 

Fraçois Bozizé et Bokassa

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:44

 

 

 

 

biya-9-DEC-2011

 

 

www.lanouvelleexpression.info Mardi, 27 Mars 2012 08:43 par Christophe Mvondo

Tandis que l’opinion s’émeut sur l’acte anti-diplomatique du président Bozize, Bangui évoque l’attitude irrévérencieuse d’Antoine Tsimi vis-à-vis des autorités centrafricaines source de la colère de chef d’Etat centrafricain. L’affaire choque les autorités de Yaoundé et l’ensemble de l’opinion publique camerounaise. Le ministère des relations extérieures a rendu public un communiqué pour indiquer que les autorités camerounaises ont saisi le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso du Congo pour trouver un règlement de l’incident qui a traîné dans la boue, l’honneur de toute une organisation sous-régionale.

Le 21 mars 2012, alors qu’il rentre d’un voyage à l’étranger à bord d’un aéronef de la compagnie Ethiopian Airlines, Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac n’a pas pu débarquer à l’aéroport de Bangui. Et pour cause, un déploiement de hauts gradés de la police et de l’armée lui signifie l’interdiction de séjourner en République centrafricaine. Il a dû poursuivre un voyage qu’il n’avait pas programmé dans ce vol qui quittait Bangui pour Addis-Abeba.

Des sources concordantes font état d’un caractère irrévérencieux du fonctionnaire de la Cemac vis-à-vis du chef d’Etat centrafricain. Le président Bozize en a donc après Antoine Tsimi qu’il trouve suffisamment inerte. Il indexe notamment de nombreux dossiers importants de la Cemac qui n’avancent pas. Il chercherait ainsi à obtenir son limogeage à tout prix.

La République centrafricaine est un pays enclavé de la Cemac au même titre que le Tchad. De longues années de guerre n’ont pas permis à véritable décollage du pays au plan des infrastructures et du niveau de vie des populations ; c’est un pays qui dépend en partie de la collaboration avec le Cameroun où un pourcentage très important de ses biens en import comme en export transite.

Nombreux sont les Camerounais qui pensent que pour cela, les autorités centrafricaines devraient traiter les Camerounais avec beaucoup d’égards. Ce n’est pas le cas. Avant l’expulsion musclée du Camerounais président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, des militaires centrafricains sont entrés en territoire camerounais et ont opéré des exactions sur de paisibles citoyens de notre pays.

Et si Bozize disait tout haut ce que les autres pensent tout bas ? La République centrafricaine est avec le Congo et le Tchad, les trois pays qui ont supprimé les visa d’entrée dans leur territoire tandis qu’on s’épie encore entre le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon où les visas d’entrée coûtent plus chers que les visas européens délivrés dans nos pays.

Les Camerounais, malgré le poids économique, de leur pays dans la sous-région, malgré sa situation stratégique, et l’hospitalité de ses populations, sont toujours malmenés partout dans les pays de la Cemac. Une xénophobie inexplicable envers eux s’est développée au cours des deux dernières décennies en faisant des Camerounais des personnes à abattre.

Le cas d’Antoine Tsimi montre jusqu’où le manque de considération vis-à-vis du Cameroun a culminé. Le chef de l’Etat centrafricain avait d’autres voies de recours mais il a préféré l’humiliation qui ne grandit pas la Cemac, mais l’affaiblit. Car désormais, dans l’espace Cemac, tous les Etats membres savent qu’on peut interpeller le patron de cette institution, en plein aéroport comme un vulgaire bandit pour peu qu’on ne soit pas d’accord avec son rythme de travail.

 

 

NDLR : Cela s’appelle jouer à la victimisation. Cet article nombriliste feint d’ignorer le calvaire des Centrafricains qui voyagent sur les routes camerounaises pour une raison ou une autre endurent car la corruption des fonctionnaires de ce pays dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Sans vouloir faire l’avocat de Bozizé qui n’avait pas à prêter le flanc aux provocations de ce minable Ntsimi qui ne mérite que ce qui lui arrive et sur le sort duquel on ne devrait point verser la moindre larme, les Camerounais n’ont franchement aucune leçon d’intégration sous-régionale à donner à ses voisins. La locomotive que le Cameroun aurait dû être pour les autres pays la CEMAC n’a toujours pas quitté la gare de Yaoundé. Leur chef d’Etat est perpétuellement en vacances à l'étranger et on peut compter sur les doigts de la main le nombre de réunions sous-régionales où il participe aux côtés de ses pairs. Comment peut-on avancer collectivement dans de telles conditions de mépris des autres ! Que le Camerounais regardent un peu la poutre qu'il y a dans leurs yeux !

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