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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 00:24

 

 

 

 

passeport biom pages intérieures

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 31 Mars 2012 17:50

Attention usagers des anciens passeports centrafricains. Cette pièce administrative arrive à expiration ce 31 mars 2012 à minuit. Au-delà,  seuls les passeports biométriques pourront être acceptés pour les sorties du territoire centrafricain. Une information rendue publique ce samedi par les responsables de l’Immigration et Emigration du pays.

André Namdanga, Directeur de l’Immigration interrogé par Radio Ndeke Luka explique que « les Centrafricains vivant à l’étranger et dont les anciens passeports sont en cours de validité, peuvent les utiliser uniquement pour entrer en Centrafrique. Mais ils ne pourront ressortir qu’avec le passeport biométrique. Les parents de ces derniers peuvent les aider dans la délivrance de cette pièce tout comme eux-mêmes une fois descendus à Bangui. Tout Centrafricain est invité à venir se faire délivrer cette pièce sur place ».

Lors d’une récente visite au centre des passeports biométriques, Claude-Richard Ngouandjia, ministre de la Sécurité publique a annoncé que des réflexions sont en cours pour faciliter l’obtention de ces nouveaux passeports par les Centrafricains vivant à l’étranger.

L’édition de ces nouveaux passeports relance la question de la rapidité avec laquelle ils seraient remis aux ayants droits. Certains compatriotes ont toujours dénoncé le fait que les documents d’identification et administratifs soient facilement délivrés aux étrangers au détriment des citoyens.

Rappelons que trois types de passeports biométriques sont mis en circulation. Il s’agit du passeport biométrique diplomatique, du passeport biométrique de service et du passeport biométrique ordinaire.

 

NDLR : La RCA ne peut demeurer le seul au pays au monde où ses ressortissants qui vivent à l’étranger doivent absolument retourner dans leur pays pour se faire délivrer un simple passeport, fût-il biométrique. Il faut en finir avec ces règlements aberrants où les passeports sont signés par le ministre de la sécurité comme au bon vieux temps de la dictature de Bokassa.  

A Paris par exemple, les consulats des autres pays membres de la CEMAC délivrent déjà ces fameux passeports biométriques à leurs ressortissants depuis belle lurette et sans complications inutiles alors que les autorités parlent seulement de « réflexion » pour faciliter l’obtention aux Centrafricains de l’étranger.

Cette « réflexion » dont parle ce ministre davantage porté à délivrer des faux papiers tarifés aux Libanais ne doit pas s’éterniser et se conclure vite car la délivrance d’un titre administratif de voyage est un droit attaché à la qualité de citoyen des Centrafricains. Les autorités de Bangui dont la propension à confisquer arbitrairement les passeports des citoyens doivent prendre toutes les dispositions pour délivrer rapidement à tous les citoyens qui en ont besoin ces passeports, y compris à ceux qui vivent à l’étranger.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 00:20

 

 

 

 

Antoine Ntsimi

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 31 Mars 2012 17:48

Antoine Ntsimi, président de  la Commission de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) pourra regagner bientôt Bangui. Cette information a été rendue publique le samedi 31 mars 2012, par le quotidien camerounais « Mutations » et publiée par sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

L’annonce a été faite 10 jours après que le président de la commission CEMAC ait été déclaré persona non grata par le pouvoir de Bangui et interdit de fouler le sol centrafricain.

Selon le quotidien, « Paul Biya, président de la République camerounaise a reçu en audience jeudi dernier, Pierre Moussa, envoyé spécial de son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso avec qui il a discuté du départ mouvementé, le 21 mars dernier, d’Antoine Ntsimi, le président de  la Commission de la CEMAC de Bangui (RCA) où se trouve le siège de cette institution sous-régionale ».

Qualifiant la situation de «malentendu regrettable», Moussa a annoncé que «le président Antoine Ntsimi regagnera bientôt son poste au niveau du siège de la CEMAC à Bangui, sans problème. Il sera chargé de préparer la Conférence annoncée des chefs d’Etat», prévue à Brazzaville en mai prochain ».

Antoine Ntsimi, rappelle-t-on, « s’est vu refuser l’entrée sur le territoire de la République centrafricaine sur ordre président François Bozizé. On est ce jour curieux de vivre la suite de la collaboration entre les deux hommes ».

Surtout lorsqu’on sait que le chef de l’Etat de la RCA accuse son ennemi intime de «se prendre pour le 7ème président» de la sous-région, à qui il impute par ailleurs l’immobilisme ainsi que la série de reports du sommet de la CEMAC. On attend donc une confirmation ou non du pouvoir de Bangui sur le retour de monsieur Ntsimi à Bangui.

Il est à noter qu’à ce jour les autorités de la République Centrafricaine n’ont pas encore confirmé ou infirmé cette nouvelle.

 

NDLR : D’après des informations d’une source bien informée ayant requis l’anonymat, c’est seulement le mardi dernier que le ministère des affaires étrangères de Bangui a notifié au siège de la CEMAC la déclision de persona non grata prise par la bozizie au président sortant de la Commission de la CEMAC mais toujours selon notre source,  lorsque Antoine Ntsimi a été refoulé de l’aéroport Bangui-Mpoko, quelques jours après, le commissaire au marché communautaire de la CEMAC, Jean-Serges Wafio alias « Mo ouara mo tè biani » a fait prendre une note qu'il a envoyée partout pour se donner les pleins pouvoirs en tant que Président de la CEMAC.

Tout cela n’a pas suffi à renforcer sa côte auprès de son parent Bozizé pour être proposé à la tête de la CEMAC. Du fait de ses coups de tête et ses prises de position à l’égard son même parent de président, ce dernier le considère depuis comme un adversaire. Bozizé a la rancune tenace. En réalité, c’est plutôt le « vice-président » comme on l’appelle à Bangui, Sylvain Ndoutingaye qui grenouille pour prendre le poste de Ntsimi.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 23:18

 

 

 

logo Onu

 

No 2012/63 Journal des Nations Unies  duSamedi 31 mars 2012

Groupe des amis de la République centrafricaine

 

 

Voilà ce qu’on peut lire dans le No 2012/63 Journal des Nations Unies. Une réunion des amis de la République Centrafricaine est prévue pour  le jeudi 5 avril 2012 de 15 h à 17 heures aux Nations Unies à New York.

 

Mais selon nos informations, les "amis de la République centrafricaine" en question ne sont pas chauds pour tenir  cette réunion mais Bozizé et sa clique forcent la tenue de cette réunion... Comme d'habitude, il faut bien se déplacer pour les per diems… comme naguère pour la tristement célèbre Table-ronde de Bruxelles qui a débouché sur le fiasco que l’on sait.

 

Ces « amis » de la République centrafricaine ne sont pas dupes de la réalité de la situation actuelle de ce pays sur les plans politique, économique, sociale et autres.

 

C’est trop facile de faire appel aux amis lorsqu’on a pillé soi-même les ressources de son pays, et vidé les caisses du trésor. C’est trop facile de faire appel aux « amis » lorsqu’on n’a aucune volonté politique de sanctionner les vrais auteurs des détournements de deniers publics et que bien au contraire on les promeut même à d’autres fonctions plus élevées, l’exemple du général Guillaume Lapo est là pour en attester.

 Georges-Bokassa-Guillaume-Lapo.JPG

C’est trop facile de faire appel aux « amis » lorsqu’on a fraudé aux élections que ces mêmes amis ont financées avec leur argent. C’est se moquer d’eux.  

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 17:22

 

 

 

 

Joseph-Kpidou.JPG

 

 

La rédaction de Centrafrique-Presse a appris avec peine le décès officiellement pour crise cardiaque, samedi 31 mars à 17 h à la clinique Chouaib de Bangui du compatriote Joseph Jonathan KPIDOU, DG de la BSIC BENIN SA. Le disparu qui séjournait à Bangui dans le cadre d’une mission de résolution du conflit qui oppose le nouveau DG de La BSIC Centrafrique de nationalité tchadienne avec le dénommé Orel Abdraman, le très intriguant DG Adjoint déjà à l’origine de l’expulsion manu militari par les autorités de Bangui du Malien Gaoussou Barry en octobre dernier.

 Le DG Adjoint de la BSIC Centrafrique Orel Abdraman qui, selon nos informations d’une source bien informée ayant requis l’anonymat, aurait promis peu avant l’arrivée à Bangui de Joseph Jonathan KPIDOU, qu’il ferait arrêter celui-ci voire même le trucider. Au sein de la BSIC c’est un secret de polichinelle qu’Orel Abdraman est connu comme porte d’un pistolet qu’il trimbale par devers lui et dans son bureau.

A l’issue de la mission de Joseph Jonathan KPIDOU à Bangui, une procédure de licenciement aurait été décidée contre Orel Abdraman qui a été suspendu et devait être traduit devant le conseil de discipline de la banque ainsi que le nouveau DG.

Décès suspect

C’est après avoir  déjeuné aux environs de 15 h au restaurant « Le Relais des chasses » bien connu des banguissois et une fois regagné son lieu de résidence que Joseph Jonathan KPIDOU aurait rappelé son chauffeur pour le conduire d’urgence à la clinique Chouaib où il décédera à 17 h, le médecin cardiologue appelé à son chevet n’ayant rien pu faire. Le moins qu'on puisse dire est que ce décès est plus que suspect.  

Joseph Jonathan KPIDOU était un père de famille à peine quinquagénaire et économiste. La rédaction de Centrafrique-Presse présente ses condoléances les plus émues à sa famille et tous ses proches.

Il était entré dans le groupe BSIC en 2004 et la filiale du Benin qu'il dirigeait comme DG est l'une des meilleures. Il était très écouté du PDG du groupe. Ce n'est pas par hasard qu'il a été envoyé à Bangui pour tenter de résoudre le conflit des deux dirigeants de la filiale de Bangui qui à force de perdurer, entame la crédibilité et l'image du groupe.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:41

 

 

 

lits offerts à l'hôpital de Gambo

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Pour une dizaine de vieux lits ramassés dans les dépotoirs d’hôpitaux français et de la chaux sur les joints du centre sanitaire de Gambo, préfecture du Mbomou, ville dont Socrate Bozizé est soi-disant le député KNK depuis la dernière farce électorale de janvier 2011, toute la république fut mobilisée ce samedi pour la remise de ces lits. Le président de père Bozizé lui-même, l’ineffable président de l'assemblée nationale Célestion Gaombalet, l’escroc et transfuge du MLPC et non moins ministre de la santé Jean Michel Mandaba  et une importante délégation de figurants du KNK étaient aussi de la partie. Étaient absents : la 1ère dame Monique Bozizé et le « Vice-Président » Sylvain Ndoutingaï.

Ces derniers temps, Socrate Bozizé multiplie ce genre d'action et son voyage à Brazzaville pour représenter son père avec son demi-frère Francis fait penser à certains observateurs que c'est peut être lui que le général président de père songe désormais pour son éventuelle succession. La photo ci-dessous où on le père brandir le bras du fils vient un peu renforcer cette idée. les photos du carnaval des Bozizé à Gambo

Sans doute, le trésor public a dû certainement être rudement mis à contribution pour cette occasion de carnaval des Bozizé.

 

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:06

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

 

presse-banguissoise.jpg

 

ParRFI samedi 31 mars 2012

En Centrafrique, les journalistes dénoncent les pressions de plus en plus fortes contre la presse. Depuis le 26 janvier dernier, le journaliste Ferdinand Samba, directeur de la publication du journal Le Démocrate, un des quatre principaux quotidiens, a été condamné à un an de prison ferme. Son journal est suspendu. Reporter sans frontières (RSF) s’est dit consterné d’autant que les délits de presse sont dépénalisés en Centrafrique.

Avec notre envoyée spéciale à Bangui,

Un vendeur de journaux : « Ils sont tous les journaux de la presse privée, sans exception ».

RFI : « Est-ce que je peux acheter Le Démocrate » ?

Le vendeur : « Il n’y a pas de Démocrate. Le Démocrate ne paraît pas en ce moment ».

Le 26 janvier dernier, Le Démocrate a été suspendu pour un an. Son directeur Ferdinand Samba est en prison. Le journaliste a été condamné pour une série d’articles mettant en cause le puissant ministre des Finances, Sylvain Ndoutingaye. Il doit en outre verser 10 millions de francs CFA d’amende, 15 000 euros.

Maka Gbossokoto, président du groupement des éditeurs de la presse privée, s’inquiète pour la liberté de la presse en Centrafrique. « On ne peut pas dépénaliser les délits de presse et jeter les journalistes en prison, annonce Maka Gbossokoto. On ne peut pas, en même temps, fermer le journal, demander des millions à un journaliste… C’était trop ! Vraiment, c’était trop ! C’est un signe de durcissement. Ce n’est pas anodin. Et d’ailleurs c’est symptomatique. Les journalistes, à l’heure actuelle, subissent beaucoup de pressions. C’est malheureux ».

Pour le ministre de la Justice, Firmin Féindiro, la peine n’est pas exagérée. Les journalistes doivent comprendre le message.

« C’est vrai que la place d’un journaliste n’est pas en prison, mais cela ne donne pas le droit à un journaliste de dire n’importe quoi et sans preuve, affirme Firmin Féindiro. Ferdinand Samba a porté des accusations très graves contre Monsieur Sylvain Ndoutingaye, des accusations qui ont été montées de toutes pièces. Le but ici, c’est de moraliser, de discipliner un peu ».

Ferdinand Samba a fait appel du jugement. En attendant, il reste en prison.

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Centrafrique-Presse.com - dans Médias
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:36

 

 

 

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                                Martin ZIGUELE ici avec Kader ARIF

 

 

 

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                               Thomas MELONIO, Martin ZIGUELE et Kader ARIF

 

Paris, 30 mars (C.A.P) - Toujours en séjour en France, sur invitation de Thomas MELONIO, délégué Afrique du PS et Responsable-adjoint du secteur Coopération Internationale et Afrique dans la Direction de campagne de François HOLLANDE, Martin ZIGUELE président du MLPC a été reçu ce jour vendredi 30 mars au siège du candidat, 59, avenue de Ségur à Paris de 11H à 12 H.

Il a pu ainsi s'entretenir de la situation en Afrique Noire et particulièrement celle catastrophique qui prévaut actuellement en RCA, avec Thomas MELONIO et aussi KADER ARIF, Responsable de la Coopération Internationale et Afrique.

A rappeler que le parti MLPC dont Martin ZIGUELE est le président est, comme le PS français, membre de l'Internationale Socialiste.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:11

 

 

 

 

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Quotidien Mutations Vendredi 30 mars 2012 17:43 par Dorine Ekwe

 

Arrivé au pouvoir par la force, le président-pasteur éprouve beaucoup de mal à se conformer aux usages diplomatiques.

Ce jeudi 29 mars 2012, le président de la République, Paul Biya, a reçu en audience Pierre Moussa, envoyé spécial de son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso avec qui il a discuté du départ mouvementé, le 21 mars, d’Antoine Ntsimi, le président de  la Commission de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) de Bangui (Rca) où se trouve le siège de cette institution sous-régionale.

Qualifiant la situation de «malentendu regrettable», M. Moussa a annoncé que «le président Antoine Ntsimi regagnera bientôt son poste au niveau du siège de la Cemac à Bangui, sans problème. Il sera chargé de préparer la Conférence annoncée des chefs d’Etat», prévue à Brazzaville en mai prochain.

Antoine Ntsimi, rappelle-t-on, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire de la République centrafricaine sur ordre président Bozizé. On est aujourd’hui curieux de vivre la suite de la collaboration entre les deux hommes. Surtout lorsqu’on sait que le chef de l’Etat de la Rca accuse son ennemi intime de «se prendre pour le 7ème président» de la sous-région, à qui il impute par ailleurs l’immobilisme ainsi que la série de reports du sommet de la Cemac.

C’est en réalité depuis plusieurs mois que le torchon brûle entre MM. Ntsimi et Bozizé Yangouvonda. En février dernier, sur les ondes de la chaine de télévision Vox Africa, le président centrafricain lançait, rageur : «La Cemac fait du surplace depuis deux ans. Nous accusons le président de la Commission de ne pas respecter les textes, de faire traîner les choses.» Pour lui, «il faut qu'un sommet des chefs d'État ait lieu pour prendre enfin de grandes décisions. La Cemac doit fonctionner comme les autres institutions sous-régionales d'Afrique. On tourne en rond. Je dois le dénoncer».

Si les récriminations du président centrafricain peuvent être justifiées, il n’en demeure pas moins que, comme à son habitude, François Bozizé, particulièrement va-t-en guerre dans ses prises de parole, ignore désormais les règles de bienséance et les usages diplomatiques. En faisant chasser, manu militari, celui qu’il a fini par exécrer et en détenant, de manière tout aussi grossière, trois fonctionnaires camerounais au motif qu’ils détenaient par devers eux des ordres de mission signés par le président de la Commission qui, selon les autorités centrafricaines, n’a pas plus qualité à les parapher.

Bokassa

Une attitude excessive qui a scandalisé plus d’un, au Cameroun. Elle rentre, pour certains, en droite ligne du parcours de ce militaire né le 14 octobre 1946 à Mouila, au Gabon et qui ne doit connaître que le langage des armes, pas les usages diplomatiques. Il débute sa carrière militaire en 1966, avec son entrée à l’Ecole spéciale de formation des officiers d’active (Esfoa) de Bouar, sous le président puis empereur Bokassa qui le prend sous son aile. Le portrait du fantasque monarque trône encore dans son bureau. Les promotions s’enchaînent. Il enchaîne de hautes responsabilités au sein de l’armée, dont il devient très vite l’un des plus hauts gradés.

En septembre 1979, après le départ de Bokassa, François Bozizé Yangouvonda est nommé ministre de la Défense par David Dacko. Il restera en poste jusqu’en 1980. A la chute de Dacko, le 1er septembre 1981, André Kolingba en fait son ministre de l’Information. Accusé d’avoir organisé un coup d’Etat, le 3 mars 1982, M. Bozizé est contraint à l’exil au Bénin. Arrêté, extradé puis détenu en prison de 1989 à 1991, il sera libéré après un procès. Pendant cette traversée du désert, l’homme fait une crise de foi et intègre une église réveillée dont il devient un pasteur.

A son retour dans son pays, il garde ses habitudes religieuses et prêche l’Evangile en son église, située au PK12, à la sortie Nord de Bangui. Mais le virus de la politique le ronge. Une avanie électorale plus loin, il est, en 1996, nommé chef d'état-major de l’armée par Ange Félix Patassé. On voit encore sa main derrière un coup d’Etat, et un limogeage intervient en octobre 2001. Le voici au Tchad, où il prend la tête d’une rébellion qui, le 15 mars 2003, finit par renverser Patassé, dont il était pourtant l’un des fidèles. Légitimé par les urnes, lors des élections générales de 2005, il brigue un nouveau mandat face à cinq autres candidats, avec le soutien du parti Kwa Na Kwa (Knk), créé en août 2009.

Face au conflit qui oppose Antoine Ntsimi et le président centrafricain, les détracteurs de M. Bozizé croient percevoir l’aigreur née de l’absence de son «grand frère», le président Biya, à sa dernière investiture. D'autres y voient, surtout, les «manigances du putschiste» qui, pressé par son désir de remplir une promesse faite à l’un de ses collaborateurs, essaie de hâter le départ d’Antoine Ntsimi. Ce dernier, avec son cortège constitué d’une dizaine de véhicules sur les rues de Bangui et son «arrogance», doit lui rallumer ses instincts pétaradants.

Dorine Ekwè

 

 

 

 

NDLR : D'après des informations dignes de foi d'une source sûre ayant requis l'anonymat, aussi surprenant que cela puisse être, ce ne sont pas des raisons d'intérêt d'Etat ni les griefs de paresse et d'incompétence qui lui sont reprochés qui ont poussé les autorités de Bangui à infliger à Antoine Ntsimi le traitement qu'il a eu mais tout simplement une crise de jalousie qui s'est emparé du ministre d'Etat aux finances appelé par certaines mauvaises langues de Bangui "Vice-Président", le nommé Sylvain Ndoutingaï. Une ministre du gouvernement actuel, notoirement connue comme étant une de ses maîtresses favorites, serait une ex de Ntsimi. Tous ceux qui cherchaient d'autres raisons pour expliquer les ennuis faits à ce dernier ne pouvaient sans doute pas imaginer qu'il s'agissait d'une affaire prosaîquement en dessous de la ceinture. C'est gravissime ! 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:08

 

 

 

 

Sommet_extra_Cedeao--8-.JPG


Jeudi 29 mars 2012. Abidjan. Aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Les avions des chefs d`Etat mandatés par la Cedeao pour se rendre à Bamako réinstaller l`ordre constitutionnel ayant été empêchés d`atterrir, réunion de crise à Abidjan

Le Sommet Extraordinaire de la CEDEAO du mardi 27 mars 2012 à Abidjan, sur la situation politique au Mali, dans ses résolutions finales, avait décidé de l’envoi au Mali, le jeudi 29 mars 2012, d’une délégation de haut niveau chargée d’informer la junte sur la teneur des décisions du Sommet et de discuter notamment, des modalités d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Cette délégation de haut niveau des six (6) Chefs d’Etat est composée comme suit :

1. Le Président en exercice de la CEDEAO, Son Excellence Alassane
OUATTARA,
Président de la République de Côte d’Ivoire ;

2. Le Président en exercice de l’Union Africaine, Son Excellence Thomas Boni YAYI, Président de la République du Bénin ;

3. Le Président du Burkina Faso, Son Excellence Blaise COMPAORE, Médiateur de la CEDEAO pour la crise malienne ;

4. La Présidente de la République du Libéria, Son Excellence Ellen JOHNSON-SIRLEAF ;
5. Le Président de la République du Niger, Son Excellence Issoufou MAHAMADOU ;

6. Le Président de la République Fédérale du Nigéria, Son Excellence
Goodluck Ebele JOHNATHAN, représenté par son Ministre délégué aux Affaires Etrangères, Son Excellence Nurudeen MOUHAMMAD.

Dans l’accomplissement de sa mission, ce jeudi 29 mars 2012, cette délégation en route pour Bamako, n’a pas pu atterrir en raison des problèmes de sécurité du fait de la situation confuse provoquée par des manifestants à l’aéroport de Bamako.

Les Chefs d’Etat ont alors regagné Abidjan, pour y tenir une réunion d’urgence.
Ils ont entendu le rapport du Président de la Commission, des Ministres des Affaires Etrangères, des Chefs d’Etat-major de retour de mission à Bamako après leurs rencontres avec le CNRDRE.

Au terme de leur réunion, les Chefs d’Etat ont d’abord rappelé les principales décisions de la Conférence Extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO qui s’articulent comme suit :

1. Dénier toute forme de légitimité au Comité National de Redressement pour la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE) et exiger le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel au Mali ;

 2. Rappeler au CNRDRE sa responsabilité en ce qui concerne la sécurité et la sûreté du Président Amadou Toumani TOURE ;

 3. Exiger que le CNRDRE libère tous les détenus politiques ;

4. Suspendre le Mali de tous les organes de prise de décision de la CEDEAO, avec effet immédiat, conformément aux articles 1 (e) et 45 (2) du Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, et les dispositions de la Charte Africaine sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance et ce jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel ;

5. Enjoindre au CNRDRE de prendre des mesures immédiates en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel au Mali, conformément aux Protocoles de la CEDEAO et en tenant compte des décisions adoptées par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine portant suspension du Mali ;

6. Autoriser la montée en puissance de la Force en attente de la CEDEAO pour parer à toutes éventualités ;

7. En cas de non-respect de ces décisions par le CNRDRE, la Conférence invite tous les Etats membres à imposer avec effet immédiat une interdiction de voyager ainsi qu’un embargo diplomatique et financier sur les membres du CNRDRE et leurs proches collaborateurs.

En application de ces décisions, et après consultations et accords des autres Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, les sanctions suivantes ont été arrêtées :

1. Sanctions Politiques et Diplomatiques

 - Suspension du Mali de toutes les instances de la CEDEAO ;

- Rappel des Ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO accrédités auprès de la République du Mali pour consultation ;

- Interdiction aux membres du CNRDRE et leurs associés de voyager dans l’espace de la CEDEAO;
- Fermeture des frontières des Etats membres de la CEDEAO sauf pour les cas humanitaires ;

2. Sanctions Economiques

- Gel des avoirs des différents responsables du CNRDRE et de leurs associés dans les pays membres de la CEDEAO ;

- Fermeture au Mali de l’accès des ports des pays côtiers de la CEDEAO ;

3. Sanctions financières

- Gel des comptes du Mali à la BCEAO ;

- Non approvisionnement des comptes de l’Etat malien dans les Banques privées à partir de la BCEAO ;

- Gel des concours financiers à partir de la BOAD et de la BIDC ;

4-Autres sanctions

- Gel de la participation du Mali à toutes manifestations sportives et culturelles au sein de l’espace CEDEAO ;

Ces sanctions devraient être appliquées dans un délai maximum de 72 heures, au plus tard le lundi 2 avril 2012, si le CNRDRE n’accédait pas aux exigences de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO.

En outre, les Chefs d’Etat invitent l’Union Africaine à renforcer ses propres sanctions contre le CNRDRE et ses associés, et à saisir le Secrétariat Général des Nations Unies de ces sanctions.

Concernant la rébellion dans le nord du Mali, les Chefs d’Etat réitèrent leur appel à toutes les parties prenantes pour un cessez-le-feu immédiat ainsi que l’offre de médiation de la CEDEAO.

Les Chefs d’Etat renouvellent leur ferme engagement à soutenir le Mali pour la défense de son intégrité territoriale dès le retour à l’ordre constitutionnel. Dans ce cas, ils mobiliseront tous leurs partenaires à cet effet.

Le médiateur désigné par le Sommet Extraordinaire de la CEDEAO, le Président du Burkina Faso, Son Excellence Blaise COMPAORE, est chargé du suivi de la mise en œuvre de ces mesures en liaison avec les Etats membres de la CEDEAO et les Institutions régionales citées plus haut.

Les Chefs d’Etat demeurent saisis de la situation au Mali et invitent le Président de la Commission de la CEDEAO à bien vouloir transmettre ces décisions au Président de la Commission de l’Union Africaine et au Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine, pour information et action appropriée.

Fait à Abidjan le 29 mars 2012

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 00:03

 

 

 

RCA carte-2

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 30 Mars 2012

Ndélé : La CPJP dément la préparation d’une une éventuelle attaque

« La CPJP n’a pas exprimé l’idée d’une attaque quelconque », a déclaré jeudi le leader du groupe armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Abdoulaye Hisseine, au sujet des rumeurs faisant état de la préparation d’une éventuelle attaque de son mouvement, a rapporté notre correspondant.

C’était au cours d’une réunion destinée à discuter de la situation sécuritaire et qui a regroupé le responsable de la CPJP et les autorités administratives à la délégation spéciale de la ville de Ndélé.

Les informations données par notre correspondant expliquent que suite à une fausse alerte faite par une vendeuse d’alcool annonçant au détachement des FACA une éventuelle attaque de la CPJP, la population de Ndélé a passé la nuit du 27 au 28 mars dans brousse pour sa sécurité.

Interrogée sur par les autorités sur cette situation, Abdoulaye Hisseine a rejeté l’idée de cette attaque en présence du Préfet du Bamingui-Bangoran, Alphonse Kaba et des autorités locales. Cette réunion initiée visait à sensibiliser la population à garder le calme.

 

Batangafo : 11 jeunes présumés ‘’rebelles’’ arrêtés par les FACA

Au total 11 jeunes présumés rebelles ont été arrêtés par les Forces armées centrafricaines (FACA) à Kabo mercredi, entre Kabo et Batangafo, et transférés à Bangui, a rapporté ce matin notre correspondant.

D’après les informations, ces jeunes ont été «surpris sur une barrière illégale qu’ils ont érigée au village Bamara-Kassai à 15 km, sur l’axe Batangafo-Kabo pour racketter la population. La dernière victime est un commerçant chez qui ils ont pris la somme de 200 000 Fcfa.

C’est cette dernière victime qui a alerté le détachement des FCFA basé à Kabo. C’est ainsi qu’une patrouille été initiée et a permis d’attraper ce groupe de jeunes présumés rebelles en pleine opération.

Une source proche de la gendarmerie de Kaga-Bangoro contacté par le RJDH a affirmé avoir été au courant de cette arrestation et ces jeunes seraient déjà le jeudi 29 mars à Bangui pour nécessité d’enquête

 

Bangui : Lancement de la 2ème campagne de vaccination contre la polio

 

Dans un communiqué de presse annonçant le lancement de la 2ème campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite, l’‘Unicef a appelé à la responsabilité des parents pour la réussite de ladite campagne.

« Chaque famille doit prendre sa responsabilité et s’assurer que ses enfants ont effectivement reçu les gouttes du vaccin polio qui vont les protéger contre les conséquences débilitantes et irréversibles de la poliomyélite », a souhaité Pierre Signe, chef du programme Survie et Développement de l’enfant de l’UNICEF en RCA.

D’après le document les agents vaccinateurs sillonneront les gares, les écoles, les marchés, les églises et les mosquées pour administrer ce vaccin aux petits enfants dont l’âge va de 0 à 59 mois pour lutter contre la polio. Cette campagne est une réponse d’urgence à quatre cas de polio découverts Centrafrique (RCA) en 2011, et vise à atteindre tous les enfants à travers le pays, y compris les zones difficiles à atteindre, les populations vivant dans les zones de conflit et de Post-conflit avec un accès limité aux services de santé.

Les informations livrées par l’Unicef indiquent que « la République Centrafricaine est particulièrement vulnérable à la propagation de la maladie à travers ses nombreuses frontières avec des pays voisins où la circulation du poliovirus sauvage est toujours d´actualité et en raison de la violence en cours et l'insécurité ». Malgré que le pays n'a pas enregistré de cas de polio depuis 2009 ; en 2011, quatre cas importés ont été découverts, en dépit de l’organisation de plus de 15 campagnes nationales au cours des cinq dernières années.

Signalons que cette campagne fait partie du programme de la Survie et du Développement de l'Enfant appuyé par l'UNICEF et les autres partenaires du secteur de la santé en RCA. Ce programme met l´accent sur les interventions à haut impact et à faible coût pour prévenir des décès d'enfant qui peuvent être évités.

Les priorités immédiates sont d’assurer l’appui aux campagnes nationales de vaccination de qualité et de renforcer la vaccination de routine pour éviter le risque d'une nouvelle épidémie de polio. En réponse, l'équipe de pays des Nations Unies s'est engagée à soutenir la campagne, avec une collaboration conjointe OMS-UNICEF pour renforcer les efforts du gouvernement dans les activités de vaccination en ce moment crucial.

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