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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 23:31

 

 

 

 

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                                            PM abdoul Mbaye

 

Dakar, 4 avr 2012 22:23 GMT (APS) – Le président de la République Macky Sall s’est en tenu à 25 ministres pour la constitution de son gouvernement, comme il l’avait promis lors de la campagne électorale.

Voici la liste des membres du gouvernement :

 Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

 Mbaye Ndiaye, ministre de l’Intérieur

 Eva Marie Coll Seck, ministre de la Santé et de l’Action sociale

 Augustin Tine, ministre des Forces armées

 Aminata Touré, ministre de la Justice

 Amadou Kane, ministre de l’Economie et des Finances

 Youssou Ndour, ministre de la Culture et du Tourisme

 Mariama Sarr, ministre de la Femme, de l’Enfant et de l’Entrepreneuriat féminin

 Ibrahima Sall, ministre de l’Education nationale

 Benoît Sambou, ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural

 Cheikh Bamba Dièye, ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales

 Mata Sy Diallo, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat

 Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage

 Pape Diouf, ministre de la Pêche et des Affaires maritimes

 Mor Ngom, ministre des Infrastructures et des Transports

 Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Energie et des Mines

 Aly Koto Ndiaye, ministre de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi

 El Hadji Malick, ministre des Sports

 Khoudia Mbaye, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat

 Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, porte-parole du Gouvernement

 Ali Haidar, ministre de l’Ecologie et de la Protection de la nature

 Mansour Sy, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Relations avec les institutions

 Oumar Guèye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

 Abou Lô, ministre de la Communication et des Technologies de l’information et de la communication

 Abdoulaye Daouda Diallo, ministre délégué, chargé du Budget

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:44

 

 

 

 

 

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WASHINGTON AFP / 04 avril 2012 23h00- Le premier essai clinique étendu avec un vaccin expérimental contre le virus du Sida, mené en Thaïlande, a fourni d'importantes informations sur les réponses du système immunitaire, révèle une analyse publiée mercredi aux Etats-Unis.

Selon les estimations révélées en 2009, 31,2% des participants ayant été vacciné avec ce produit baptisé RV144, avaient nettement moins de risque d'être infectés par le VIH que le groupe traité avec un placebo.

Les chercheurs ont examiné des échantillons de sang des participants vaccinés avec le RV144 pour analyser leurs réponses immunitaires.

Ils ont découvert que les différents types de réponses des anticorps ont été liés au degré d'infection avec le VIH.

Les résultats de l'essai clinique du vaccin auquel plus de 16.000 adultes avaient participé en Thaïlande avaient été publiés en octobre 2009 dans le New England Journal of Medicine, qui publie aussi en date du 5 avril cette nouvelle étude.

En étudiant ceux qui sont devenus infectés comparativement aux participants qui n'ont pas été infectés, nous pensons avoir découvert des indices très importants sur la manière dont ce vaccin a fonctionné, explique le Dr Barton Haynes, professeur de médecine à l'Université Duke (Caroline du Nord, sud-est), qui a mené cette analyse.

Apparemment, la protection dans cet essai clinique a été principalement attribuée à des anticorps et tous les anticorps étudiés ont été isolés du vaccin RV144, précise-t-il.

Les différents effets protecteurs de ces anticorps --induits par le vaccin-- seront testés chez des primates pour voir s'ils peuvent empêcher une infection par le VIH, ajoute ce médecin.

La principale découverte porte sur le fait que des anticorps spécifiques à une zone particulière de l'enveloppe du virus (VIH) appelée V1V2 sont liés à des taux d'infection plus faibles chez les vaccinés, précisent ces chercheurs.

Les anticorps sont des protéines produites par l'organisme pour se défendre contre des agents infectieux tels les virus et les bactéries.

Selon l'hypothèse avancée par ces virologues, ces anticorps se lient à la zone V1V2 de l'enveloppe du virus ce qui empêcherait l'infection en bloquant sa réplication.


(©)

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 22:28

 

 

 

 

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Batangafo 4 avril (C.A.P) - Les populations des environs de Batangafo vivent depuis quelques semaines un drame silencieux dont personne ne parle. En effet, à la suite d’une mésentente entre éleveurs Mbarara et quelques éléments d’auto-défense, un conflit armé s’est déclenché opposant les villageois avec ces éleveurs armés jusqu’aux dents.

C’est ainsi que plusieurs ont dû fuir les représailles de ces éleveurs et leurs maisons, ne pouvant plus vivre dans leurs villages. Les éleveurs continuent de commettre des exactions. Le village Bodigui situé à 15 km de Batangafo a été entièrement brûlé. Sa population s’est retrouvée à Batangafo et dans ses environs. On retrouve ainsi :

Sur l’axe Bataganfo – Bouca, il s’agit des villages Gbadéné (24 km) avec 639 personnes, Garo (20 km, avec 383 personnes et Bongonon II 128 personnes, Boguidi (15 km) avec 310 personnes.

Sur l’axe Batangafo – Ouandago, ce sont les villages Ngapélé (10 km) avec 338 personnes, Bofondo (15 km) avec 425 personnes.

Sur l’axe Batangafo – Kabo, il s’agit des villages Bamara – Kassai 22 km, (342 personnes).

Les personnes déplacées sont abandonnées à elles-mêmes, dorment dans les églises, sous les manguiers à la belle étoile tout en manquant cruellement de nourriture, de semences et d’instruments pour travaux champêtres. Or la saison des pluies approche. Elles ont besoin de nourriture, de bâches, de couvertures, de moustiquaires, de semences, de récipients pour la conservation de l’eau potable

Tel est le point de la tragédie que vivent les citoyens de cette région de la préfecture de l’Ouham en Centrafrique qu’a fait parvenir à la rédaction de Centrafrique-Presse un correspondant particulier à Batangafo.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 20:00

 

 

 

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             Ministère français des affaires étrangères dit "Quai d'Orsay"

 

Serge MUCETTI rejoint Bangui

Nommé le 1er mars ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Mucetti, 55 ans, a beaucoup travaillé sur la thématique des Français établis hors de France au cours des dix dernières années. D’abord au sein de l’administration centrale du Quai d’Orsay (1999 – 2002) puis, après avoir occupé le poste de consul à Bruxelles, comme directeur de cabinet du secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, David Douillet, et de son successeur à ce poste, Edouard Courtial. Auparavant, ce conseiller des affaires étrangères hors classe, diplômé en droit et ancien élève des Instituts régionaux d’administration (IRA), était en poste à Rabat comme premier secrétaire de l’ambassade de France (1996 – 1999), puis comme consul (1999 – 2002). Sa nomination à Bangui constitue son premier poste d’ambassadeur. Pas le plus facile… Il succède à Jean-Pierre Vidon, nommé en 2008.

Source : Lettre du Continent n° 631 du 15 mars 2012

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:27

 

 

 

 

baba laddé gl

 

ParRFI mercredi 04 avril 2012

Après l’offensive militaire conjointe du Tchad et de la Centrafrique contre le rebelle tchadien Baba Laddé, à la tête du FPR (Front populaire pour le redressement), son groupe avait élu domicile dans le nord de la Centrafrique. Selon l'ONU, 22 000 personnes se sont déplacées au moment des combats. Aujourd’hui, 4 000 réfugiés vivent dans des sites improvisés comme à Farazala, à une soixantaine de kilomètres de Kaga Bandoro, non loin de la frontière tchadienne. Un millier de personnes vit là depuis deux mois, dans le plus grand dénuement.

De notre envoyée spéciale à Farazala,Carine Frenk  04/04/2012

Reportage : Les déplacés de Farazala

Pour le millier de déplacés de Farazala, c’est une course contre la montre : à la fin du mois commence la saison des pluies et rien n’est encore prêt. La plupart sont en train de construire une hutte en paille qui ne résistera pas bien longtemps. Les autres dorment encore sous les manguiers. Plus grave, c’est maintenant le moment de planter et Thomas n’a pas encore de champ : « Il faut bien comprendre : on a tout perdu dans l'attaque ! À la maison, au village, j'avais 17 sacs de maïs, 10 sacs d'arachides, 6 sacs de sésame. Tout a été brûlé ! On n'a plus d'avance, on n'a plus de provisions. Si on ne nous donne pas un champ, si dans deux semaines, on n'aura pas semé, cela sera trop tard ! En septembre, on n'aura rien à récolter et on n'aura rien à manger pour des mois et des mois. Nous sommes très inquiets. »

Pendant l'attaque du Front populaire pour le redressement (FPR), sept villages ont été brûlés. « On est resté caché pendant trois jours dans la brousse, explique ce déplacé, Gondava (*), on ne veut plus en entendre parler ! » Jean se demande pourquoi les hommes de Baba Laddé ont brûlé son village et la venue du rebelle tchadien semble avoir jeté l'opprobre sur celui-ci : « À Kaga Bandoro, on dit de nous que nous sommes des Gondava, comme si on était des complices des rebelles ! Mais moi, nous tous, on a jamais porté des armes ! On ne comprend pas ce qui nous arrive ! »

Et puis, il y a les problèmes du quotidien. La nourriture, les soins, l’école qui vient d'être mise en place, et surtout l’eau. La seule pompe est à 3 km, c’est celle du village; elle ne peut suffire. Jean-de-Dieu est maître parent : « Je parle pour tout le monde. On fait un effort à Farazala pour prendre de l'eau en petites quantités, pour subsister seulement ! »

L’organisation non gouvernementale, Solidarités internationale, cherche actuellement des fonds pour construire deux forages à Farazala.

_________

(*) Gondava a été longtemps l'une des bases d'Abdel Kader Baba Laddé avant qu'il n'en soit délogé lors de l'offensive conjointe des armées tchadienne et centrafricaine. D'après le témoignage des déplacés, les habitants de Gondava sont considérés comme des partisans du rebelle tchadien du fait de sa présence.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:21

 

 

 

 

 

 

Ntsimi et Boz

 

 

fric en CFA

www.lanouvelleexpression.infoMercredi, 04 Avril 2012 09:00

Source : Jeune Afrique

A quelques semaines de son sommet à Brazzaville, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, qui regroupe six pays de la région, traverse une crise profonde. Enquête et révélations sur l’homme au cœur de ce malaise : le Camerounais Antoine Ntsimi, président de la Commission.

Imaginez José Manuel Barroso déclaré persona non grata à Bruxelles, siège de la Commission de l’Union européenne, dont il est le président en exercice. Hypothèse parfaitement surréaliste et pourtant tout à fait réelle en ce qui concerne son (quasi-) homologue de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le Camerounais Antoine Ntsimi. Le 21 mars dernier, alors qu’il venait de descendre de l’avion en provenance de Douala sur le tarmac de l’aéroport de Bangui, la capitale centrafricaine, où se trouve le siège de la Cemac, le président de la Commission a purement et simplement été prié par le commissaire dudit aéroport de remonter à bord jusqu’au départ de l’appareil, sa présence sur le territoire national n’étant pas souhaitée par les autorités. Cette décision de refoulement, prise par le président François Bozizé lui-même et que son homologue camerounais, Paul Biya, n’a que très modérément appréciée (c’est un euphémisme), est une première tant dans l’histoire de la Cemac que dans celle de l’Udeac, l’institution régionale dont elle est l’héritière. Surtout, elle illustre à quel point l’organisation commune aux six pays d’Afrique centrale (Cameroun, Tchad, Centrafrique, Gabon, Congo, Guinée équatoriale) est plus que jamais paralysée, à quelques semaines du prochain sommet des chefs d’Etat prévu pour juin à Brazzaville.

Proche de Biya. Au cœur de ce blocage, un homme : Antoine Louis Ntsimi Menye, 56 ans, président de la Commission depuis 2007. 

Cet Eton de la Lékié, ancien séminariste (tout comme Paul Biya, dont il a toujours été proche), titulaire d’un MBA de l’université de Chicago et réputé très sûr de lui, a été de 1992 à 1995 un ministre des Finances plutôt apprécié au Cameroun, où il a eu notamment à gérer la délicate dévaluation du franc CFA. Député, puis banquier, il est nommé le 25 avril 2007 à la tête de la Cemac par la conférence des chefs d’Etat sur proposition de son président et pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, lequel s’achèvera donc à la fin de ce mois, Nul doute qu’Antoine Ntsimi souhaiterait rempiler, mais voilà : lors du sommet des chefs d’Etat de janvier 2010 à Bangui a été adopté, aux forceps, le principe de la rotation alphabétique aux postes de responsabilité des différentes institutions régionales, dont celui de président de la commission. Après le Cameroun, dont Ntsimi est ressortissant, ce sera donc en principe le tour de la Centrafrique. Jusqu’au début de 2011, rien ne vient remettre en question ce jeu de chaises musicales. Mieux : le 25 février 2011, le président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Cemac, signe un «acte additionnel» détaillant le solde de tout compte mettant fin aux mandats d’Antoine Ntsimi et de son vice-président, le Gabonais Jean-Marie Maguena, ainsi que des six commissaires que compte l’institution. «Sur proposition de la commission» -donc de Ntsimi lui-même – et «après avis conforme du Conseil des ministres» de la Cemac (quand et où s’est tenu ce conseil dont on ne trouve nulle trace ? Qui aurait induit Sassou Nguesso en erreur ? Mystère, les premiers surpris semblant être les ministres concernés eux-mêmes), c’est un véritable parachute doré qui est attribué aux membres de l’équipe sortante.

Trente mois de salaire pour le président de la Commission, vingt mois pour le vice-président, quinze mois pour les commissaires, le tout au titre d’ «indemnités pour service rendus», auxquelles s’ajoutent des gratifications annuelles (deux mois de salaire par année de présence), une indemnité de préavis (six mois de salaire) et une prime spéciale équivalente à deux à quatre mois de salaire. Au total, Antoine Ntsimi équivalente à deux à quatre mois de salaire. Au total, Antoine Ntsimi devrait donc toucher cinquante mois de ses émoluments, soit, au bas mot, 1 milliard de FCFA (1,5 million d’euros), dont une partie avant même la fin de son mandat, puisque l’article 2 de l’acte additionnel prévoit des avances sur solde de tout compte.

Le président de la Commission a-t-il déjà perçu une partie de ses indemnités – voire la totalité, comme on le murmure à Yaoundé ?  Quoi qu’il en soit et si tel est le cas, cela ne change rien à sa détermination de … se succéder à lui-même. Car, après avoir semblé accepter le principe de rotation décidé par les chefs d’Etat en janvier 2010, Antoine Ntsimi change son fusil d’épaule vers la mi-2011, avec l’accord du président Biya. Il s’appuie pour cela à la fois sur le traité fondateur de la Cemac et sur une faille dans les résolutions de la conférence de Bangui, lesquelles ne disent pas explicitement à partir de quand la rotation est censée entrer en vigueur. Ntsimi s’en tient donc à la formule originelle du mandat renouvelable, qui l’autoriserait à briguer cinq années de plus. De leur côté, les autorités centrafricaines mettent en avant le communiqué final de la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la Cemac (Brazzaville, juin 2010), qui prévoit «l’uniformisation des durées des mandats à cinq ans», ceux en cours allant «jusqu’à leurs termes». Autrement dit : Antoine Ntsimi devrait partir fin avril 2012.

Bille en  tête

De cette querelle d’interprétation, Chicago Boy (surnom de l’intéressé) n’a manifestement cure. Son site officiel (antoinentsimi.com), où il apparait souriant sur fond de ciel azur et de prairies vertes, est sans ambiguïté. Ce «technocrate exemplaire», «candidat à sa propre succession», est «l’homme de 2012 pour la Cemac». Mieux, celui qui se présente comme «le créateur  de la Cemac» se dit «fin prêt pour affronter les autres candidats» au poste de président de la Commission – en l’occurrence, les Centrafricains Elie Doté et Enoch Dérant-Lakoué – avec le statut, dit-il, de «favori». Cette campagne d’autopromotion, pour le moins inhabituelle dans ce milieu feutré où ce sont les chefs d’Etat qui présentent « leur » candidat, a-t-elle reçu l’aval de Paul Biya ? On sait que ce dernier n’a souscrit qu’avec regret au principe de rotation mettant fin au monopole camerounais à la tête de
la Commission depuis la création de son ancêtre, l’Udeac, en 1964, mais on sait aussi qu’Antoine Ntsimi, premier Camerounais non bamiléké à occuper ce poste, se targue volontiers d’être «le septième chef d’Etat» de la région, à qui tout ou presque est permis…

Mais il y a plus grave que ce mauvais feuilleton. Non seulement le bilan de l’institution est loin d’être positif (lire p.35), mais la gestion financière opérée au niveau de sa présidence est pour le moins troublante. Jeune Afrique a ainsi eu accès à une série de documents bancaires portant sur l’année 2011 et sur les deux premiers mois de 2012. Ils indiquent une multiplication hors normes des retraits en espèces à partir du compte ouvert par la Cemac auprès de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) à Yaoundé. Entre le 12 décembre 2011 et le 29 février 2012, par exemple, on compte treize retraits de ce type pour une somme globale en liquide de 821 millions de F CFA (1,25 million d’euros). La quasi-totalité de ces prélèvements en caisse est effectuée par le représentant résident adjoint de la Cemac au Cameroun, Roger Faustin Ndzana, homme de confiance d’Antoine Ntsimi depuis l’époque où ce dernier était ministre des Finances. Un seul a été opéré par une chef de service du bureau de la Cemac à Yaoundé, qui n’est autre qu’une proche parente du président de la Commission. Bien plus que Bangui, où il ne réside plus, la capitale camerounaise est donc devenue la plaque tournante des multiples remboursements de frais en liquidités et autres avances  dont bénéficie M. Ntsimi, lequel a nommé à la tête de la représentation locale de la Cemac sa propre belle-sœur Malaïka Ndoumbo Ngolo.

Chers avions

Dans le détail, certains ne manquent pas de surprendre. Il y a par exemple, la série des locations d’avions privés pour le président de la Commission. Exemples : le 3 février 2012, Roger Faustin Ndzana retire 80 millions de F CFA (122 000 euros) en espèces du compte Cemac … avec pour motif «location avion mission président à Malabo». Cinq jours plus tard, autre retrait, de 76 millions de FCFA (116000 euros), pour la même destination. Motif : «participation session parlementaire». Le 23  février, ce sont de nouveau 76 millions de FCFA que Roger Faustin Ndzana retire à la Beac : «location avion pour la mission du président». Le 29 février, 90 millions de FCFA (137000 euros) sont prélevés par ce même très proche d’Antoine Ntsimi pour «prendre part à la journée Cemac» de Brazzaville. En un mois, celui de février 2012, les dépenses de location d’aéronefs privés du président de la Commission se sont donc élevées à 322 millions de FCFA : près d’un demi-million d’euros ! Outre le fait qu’il existe, bien évidemment, des lignes régulières commerciales à fréquence élevée entre le Cameroun et la Guinée équatoriale ainsi qu’entre le Cameroun et le Congo, les tarifs de location d’avions répertoriés ci-dessus ont fait sursauter les professionnels du secteur à qui nous les avons soumis :  «Un Falcon 50 se loue dans la région à 6000 euros l’heure de vol, l’immobilisation de l’appareil en attente sur le tarmac étant, elle, facturée environ 10 000 euros par vingt-quatre heures. Sachant que, depuis Yaoundé, on rejoint Malabo en quarante minutes et Brazza en une heure et demie, faites le calcul aller-retour : les tarifs dont vous me parlez sont au moins trois fois supérieurs à la normale», explique un loueur d’avions basé à Libreville. Un coup d’œil sur le site jetbox.fr, spécialisé dans la location d’avion VIP à travers le monde et réputé haut de gamme, permet de confirmer ce jugement : un Yaoundé-Brazza-Yaoundé y est proposé pour 40 000 euros et un Yaoundé-Malabo-Yaoundé pour 30 000 euros. Conclusion de notre loueur : «soit ce monsieur se déplace en Boeing affrété depuis l’Europe, ce qui serait tout de même très voyant, soit les factures mériteraient d’être examinées de près…»

Il y a ensuite la série des retraits en espèces justifiés par les frais de mission du chef. Toujours pour la même période restreinte (janvier-février 2012), Roger Faustin Ndzana procède, le 4 janvier, à un retrait de 29,5 millions de FCFA pour les dépenses «relatives mission président en Afrique du Sud» ; le 6 février, nouveau prélèvement de 25 millions de FCFA ; le 13 février, retrait de 30 millions, motif : «caisse d’avance» ; le 24 février, ce sont 39 millions qui sont retirés pour le «règlement de trois caisses d’avance relatives aux missions du président de la Commission». On comprend mieux, dès lors, cet approvisionnement massif du compte Cemac-Beac à partir du siège de la Commission à Bangui, enregistré le 13 février : 150 millions de FCFA. Ce que l’on appellera, avec pudeur, le train de vie du président est à ce prix. D’autant que ce dernier, on l’a vu, voyage beaucoup, et pas seulement en jet privé dans
la région. Le 4 janvier 2012, il passe par Paris pour se rendre à Johannesburg. Le 17, il est de nouveau en Afrique du Sud. Le 23, il se rend à New York. Le 6 février, il embarque son épouse, Arlette, et son fidèle Ndzana pour un trip à Pékin et Shanghai via Paris. Soit, en un mois, 51 millions de FCFA en billet d’avion, tous payés rubis sur l’ongle par la Cemac auprès de la même agence de Douala, Camship Voyages, laquelle semble bénéficier d’un étrange monopole de faveur en la matière.

Mystères

Il y a enfin, dans cet épluchage de comptes récents (l’année 2011 mériterait à elle seule un livre), quelques interrogations et une jolie pépite. Quid de ce virement Cemac-Beac de 76,7 millions de FCFA (117 000 euros) en faveur de la Citibank de Dubaï en date du 14 décembre 2011 ? Quid aussi de ces 54 millions de FCFA – dont 29,5 millions retirés en espèces au titre de «caisse d’avance» par Mme Jeanne Eda Boula, chef de service à la Cemac et parente de Ntsimi – pour l’équipement des bureaux de la représentation de Yaoundé ? Quid aussi de ces 398 000 euros virés en sept mouvements, entre octobre 2011 et janvier 2012, par le couple Ntsimi sur le compte parisien de l’un de ses enfants et dont l’intitulé («frais de scolarité», «frais alimentaires», «frais de subsistance») aurait dû attirer l’attention de la banque réceptrice tant il parait disproportionné ? Et puis, cerise sur le gâteau, une facture présentée pour remboursement sur laquelle nous sommes tombé un peu par hasard.

Elle émane de l’hôtel Méridien Etoile de Paris et elle a, si l’on en croit ses termes, été payée cash par Antoine Ntsimi. Il s’agit d’une réception donnée le 14 février 2012 par le président de la Commission en l’honneur du directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Dov Zerah, à l’occasion de la signature d’une convention budgétaire globale AFD-Cemac. Onze personnes sont présentes, et le pince-fesses a lieu, précise la facture, au restaurant Arnoc de l’hôtel. Petit problème : l’Arnoc n’existe pas. Admettons qu’il y a erreur de frappe et qu’il s’agit de l’Orénoc, lequel existe bien – c’est d’ailleurs l’unique restaurant du Méridien de la porte Maillot, et ses tarifs (menu à 56 euros maxi) sont très loin d’un étoilé au guide Michelin. Gros problème : le montant de la facture est de 19940 euros, ce qui est proprement sidérant. Nous avons consulté la carte de l’Orénoc et interrogé son responsable : même si les onze convives avaient commandé les plats les plus chers et bu chacun une bouteille de pommard millésimé et une autre de champagne Krug à 390 euros, la facture n’aurait pas dépassé 6500 euros. Une bien étonnante multiplication par trois. Comme pour les locations d’avions.

Au-delà de la crise qui oppose Antoine Ntsimi aux autorités centrafricaines, il y a donc un mal beaucoup plus profond, dont les étrangetés repérées dans cette enquête ne constituent vraisemblablement que la partie émergée de l’iceberg. Au minimum, et sous réserve d’investigations plus poussées auxquelles seul un audit impartial (donc extérieur) pourrait se livrer, un fort soupçon de gabegie à échelle respectable pèse sur la Cemac. Les chefs d’Etat des six pays membres feraient bien de s’y pencher au cours de leur prochain sommet prévu à Brazzaville, car c’est d’argent public qu’il s’agit. Après le scandale de la Beac en 2010, l’Afrique centrale n’a pas besoin d’une affaire Cemac.

Chantiers au point mort

Air Cemac, passeport unique, fusion des Bourses… L’organisation régionale semble avoir fait sienne la fameuse devise «Il est urgent de ne rien faire».

Douala, Yaoundé, Libreville… Empêché, depuis le 23 mars, de rejoindre son bureau au siège de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), à Bangui, Antoine Ntsimi est un président nomade. Et c’est entre le Cameroun, son pays d’origine, et le Gabon qu’il s’est replié depuis que François Bozizé, le chef de l’Etat centrafricain, lui a interdit de poser le pied à Bangui.

En fonction depuis mai 2007 et candidat à sa propre succession, Antoine Ntsimi achève donc son mandat de cinq ans dans la confusion. Joint par Jeune Afrique, il a refusé de «commenter des décisions de chefs d’Etat». Dans son entourage, on indique que «l’institution est dans l’impasse» et que «c’est une crise gravissime».

La Cemac n’avait pas besoin de cela. Les grands chantiers annoncés lors du sommet des chefs d’Etat à Bangui en janvier 2010 n’ont guère avancé. La compagnie régionale Air Cemac devait décoller avant l’été 2010, avec l’appui technique de South African Airways (SAA). Depuis ? Des artisans s’affairent à l’aménagement intérieur du siège d’Air Cemac, à Brazzaville, mais toujours pas d’avions en vue. Le 19 février dernier, les six Etats de l’organisation régionale et SAA ont même officialisé, via un communiqué, leur rupture : le géant sud-africain souhaitait en effet qu’Air Cemac s’installe à Douala, où le trafic aérien est plus dense. Le choix de Brazzaville, en 2010, l’a braqué et il a jeté l’éponge. «Une solution alternative [à SAA] est en négociation», affirme Jean-Marie Maguena, le vice-président de la Cemac en charge du dossier.

Autre projet vieux de dix ans : le passeport unique. Il devait être progressivement adopté à partir du 1er avril 2010. Mais ce n’est qu’en juillet 2011 que les derniers détails ont été arrêtés (armoiries, codes couleurs, passeports diplomatiques…), et des spécimens seraient prêts au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale uniquement.

Cale sèche aussi pour le rapprochement des Bourses de Libreville et de Douala, qui devait être effectif début 2011… Pour faire avancer le dossier, l’arbitrage de la Banque africaine de développement (BAD), qui a déjà débloqué 1 milliard de FCFA (1,5 million d’euros), a été requis. Enfin, le programme «Cemac 2025 : vers une économie régionale intégrée et émergente», présenté à Bangui, peine à … émerger. Ce n’est que dans deux mois que sera organisée sous la houlette de la Banque mondiale une table ronde avec les bailleurs de fonds pour trouver les 20 000 milliards de FCFA à mobiliser d’ici à 2025.

 

Cemac: Nouvelles révélations sur la gestion Ntsimi

Quotidien Mutations Mercredi 4 avril 2012 00:14

Des révélations et contre-révélations épaississent la complexité de ce dossier qui met principalement en scène le président centrafricain et le Camerounais Antoine Ntsimi.

On n’est décidemment pas sorti de l’ « affaire Antoine Ntsimi ». Si sur le front diplomatique, l’on s’active sur les axes Yaoundé-Brazzaville et Yaoundé-Bangui pour un retour à la normale après le refoulement assorti de violences du président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) de l’aéroport de Bangui M’Poko, le 21 mars dernier, des révélations et contre-révélations viennent épaissir la complexité de ce dossier qui met principalement en scène le président centrafricain, François Bozizé et le Camerounais Antoine Ntsimi.

Dans sa livraison de cette semaine, l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique (J.A) jette un pavé dans la mare en publiant des documents potentiellement compromettants pour le président de la Commission de la Cemac. Au-delà des faits supposés ou réels de surfacturation, J.A évoque les coûts liés aux voyages en avions Vip et jets privés de l’ancien ministre des Finances camerounais. Un train de vie qui, d’après Jeune Afrique, est disproportionné aux moyens financiers d’une institution parmi les plus pauvres au monde.

Au sujet des frais de déplacements jugés somptuaires de Antoine Ntsimi, un fonctionnaire en poste à la Cemac joint hier par Mutations indique que « tous les responsables de ce niveau dans les institutions du même genre que la Cemac. Au sein de cette Communauté, le gouverneur de la Béac et même le président de la Cobac, qui n’est au même rang protocolaire qu’Antoine Ntsimi jouit de ce type d’avantages, celui des vols spéciaux. Je noterai également que le président de la Commission, Antoine Ntsimi s’est résolu à voyager en jet privé parce qu’il est souvent sollicité pour des urgences par des chefs d’Etat. Je rappelle à ce propos qu’il a fait face à un incident il y a quelques années lorsqu’appelé d’urgence par le président gabonais, il a emprunté un vol régulier et, compte tenu des retards enregistrés, il a passé trois jours à Libreville avant d’être reçu en audience ».

Notre source pense que « la Rca est un pays insécurisé. Un pays où il est plus facile de trouver une arme qu’une ardoise. Il y a une rotation de mutineries. Tout cela amènerait naturellement tout président de la Commission a renforcer sa sécurité, quel qu’en soit le coût ». Un autre cadre en fonction à la Cemac estime que « la République centrafricaine fait du dilatoire. On ne peut en aucun cas minimiser l’incident diplomatique causé par les autorités de Bangui. Le président Bozizé veut anticiper sur la rotation, ignorant que même si cette disposition est appliquée, même le Congo-Brazzaville est en droit de réclamer le poste de président de la Commission. La Rca me semble en tout cas disqualifiée pour assurer la présidence de la Commission compte tenu de ce précédent. Qui plus est, ce pays ne parvient pas à honorer ses cotisations ».

Par ailleurs Mutations a pu accéder aux résolutions de la consultation régionale Fmi/Cemac tenues au mois de mars dernier, qui semble accordé crédit au programme économique régional (Per), l’une des principales réalisations du camerounais Antoine Ntsimi. Les experts ont notamment constaté à cette occasion que « le dispositif institutionnel [au sujet du Per] est en train d’être mis en œuvre. A la faveur d’une mission circulaire, les autorités nationales ont été sensibilisées sur les enjeux et la nécessité de son appropriation par les Etats membres en vue de la réussite de sa mise en œuvre. A la suite de cette tournée, la plupart des cellules nationales ont été créées et la réalisation des projets du Per-volets pays engagés. La création d’une cellule d’assistance technique du Per est envisagée à Douala et elle est appelée à jouer un rôle central en matière de planification et supervision de la mise en œuvre de l’ensemble des projets du Per ».

La Commission de la Cemac a du reste élaboré avec le concours du Fmi, de la Banque mondiale, du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et de l’Union européenne les directives de gestion des finances publiques des Etats membres de la Cemac. Les plans comptables et d’actions pour l’exercice 2012, élaboré notamment avec l’appui du Fmi, ont été approuvés par le Conseil des ministres de la Cemac. « Le programme de dissémination a démarré en 2012 avec l’appui de la Banque mondiale, du Fmi, du Pnud avec la préparation des guides d’application, des modules de formation et des missions d’évaluation du système d’information budgétaire et comptable des Etats.

De plus, le jeudi 23 février 2012, la France a accordé 13,12 milliards Fcfa à la Cemac au titre de son aide budgétaire globale. 20% de cette somme est allouée à la Commission. 80% à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale. La convention de financement a été signée par M. Ntsimi et Hugues Marion, représentant de l’Agence française de développement. Comment peut-on faire confiance à un Président et à une Communauté où l’on dit, sans fondements, qu’il y a des détournements de fonds ?», s’interroge, confus, un employé de la Cemac. Ce dernier conclut que « J.A entretient tout simplement un faux débat ».


G.A.B

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 03:03

 

 

 

Zarambaud

 

Bangui, 3 avril (C.A.P) – Selon des informations recoupées et confirmées par une source proche de l’intéressé lui-même, le cabinet de Me Assingambi Zarambaud qui avait été arbitrairement fermé par les policiers de l’OCRB sur ordre de Bozizé et instructions du ministre de la justice le demi-dieu Firmin Findiro déguisé en Procureur de la République le 20 mars dernier, a été rouvert ce mardi 3 avril.

Par respect du « parallélisme des formes », comme pour la fermeture du cabinet, ce sont encore des policiers de l’OCRB qui sont venus, sans doute sur instructions de leur hiérarchie, remettre honteusement au personnel du cabinet de Me Zarambaud qui venait toujours poireauter devant le cabinet depuis sa fermeture, les clés des locaux et sont tranquillement repartis.

On ne peut s’empêcher de penser que le dépôt de plainte de Me Zarambaud n’ait pas été pour rien dans ce rétropédalage des autorités de Bangui qui, après avoir fait le tour des tenants et aboutissants de cette affaire, ont dû estimer qu’il ne valait pas la peine de créer inutilement des ennuis à ce remuant avocat redouté qui est par ailleurs un véritable leader d’opinion en Centrafrique avec sa plume acerbe et ses fréquentes critiques dans la presse locale contre les dérives du régime de Bozizé.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 02:06

 

 

 

 

location-avion-Ntsimi.jpg

 

 

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Cemac : Le déballage de J.A à quelques semaines du sommet de Brazzaville

Par Journalducameroun.com, source: Jeune Afrique - 03/04/2012

L’Hebdomadaire paraissant à Paris estime que Antoine Ntsimi va toucher si ce n’est pas déjà fait 50 mois de ses émoluments soit environ un milliard de FCFA…

 Dans sa livraison N°2673 allant du 1er au 7 avril 2012, le magazine panafricain Jeune Afrique signe un dossier « grand déballage » sur l’affaire de la Cemac opposant le président sortant de la Commission de la Cemac au président Bozizé de Centrafrique. Le texte de l’hebdomadaire commence par le parcours unique de M. Antoine Ntsimi connu comme, ministre des finances, Député et par ailleurs Banquier. Il est le «Chicago Boy » à Yaoundé ou Douala et dans son village au Cameroun. Ensuite, le journal révèle les transactions et les accords concluent entre les Etats membres de la Cemac au sujet des postes de responsabilités. En effet, il y a un an de cela le président en exercice de la Cemac aurait signé sur proposition de la commission et du conseil des ministres, un document (introuvable selon JA) actant les modalités de fin de mandat des commissaires de la CEMAC que l'hebdomadaire parisien qualifie de «parachute doré»

En ce qui concerne le président A. Ntsimi seul, JA parle de «30 mois de salaire , (…) le tout au titre «d’indemnités pour services rendus» auxquelles on ajoute «des gratifications annuelles» (deux mois de salaire par année de présence) Au total, François Soudan, le rédacteur de l'article estime que M. Antoine Ntsimi va toucher, si ce n’est pas déjà fait au moyen des avances, 50 mois de ses émoluments soit environ un milliard de FCFA soit 1,5 millions d’euros. Malgré tout cela, l’hebdomadaire tient à préciser qu’après avoir accepté le principe de rotation, le président de la Commission a changé de fusil d’épaule et veut à nouveau se présenter (antoinenstimi.com). Il s’appuie pour cela, sur une faille de l'accord à savoir la non-précision de la date d'entrée en vigueur du principe de rotation.

L’hebdo de la rue d’Auteuil à Paris, sur six pages, va au-delà des querelles de chiffonniers, des envois des émissaires entre Yaoundé Bangui et Brazzaville. Il dévoile alors chiffres après chiffres, mission après missions, la santé de l’institution sous-régionale, dont la gestion financière opérée au niveau de sa présidence est pour le moins «troublante». Et l’hebdomadaire de mettre en exergue une série de documents bancaires de l’année 2011 et les premiers mois de 2012. Ils indiquent des retraits «hors normes» en espèces d’un compte ouvert par la Cemac auprès de la Beac à Yaoundé. 13 retraits, souvent le fait de son homme de confiance à Yaoundé - sont identifiés par J.A pour un montant liquide d’environ 821 millions FCFA. Le journal continue alors dans le détail de ces dépenses et pointe entre autres, cette facture d'un restaurant parisien établie pour Antoine Ntsimi en date du 14 février 2012. «A l’en croire, les onze convives, dont le directeur général de l’AFD, Dov Zerah auraient consommé pour 1800 euros par personne (1,18 millions de FCFA par personne)».

Le journal termine cette première enquête en allant au-delà de la crise qui oppose le président de la commission aux autorités centrafricaines et s'interroge sur ces étrangetés représentées par cette enquête qui ne constituent vraisemblablement que la partie émergée de l’iceberg Il appelle de ses vœux qu’un audit indépendant et extérieur soit diligenter. Un os assez dur pour le prochain sommet des chefs d’Etat de Brazza après le scandale de la Beac en 2010.

 

NDLR : Avec un tel individu à la tête de la CEMAC, comment veut-on que cette institution puisse avancer ! Son départ le plus vite possible de la tête de la CEMAC est une impérieuse nécessité.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 01:30

 

 

 

 

Touche-pas-a-ma-Constitution.JPG

A l’instar du mouvement citoyen sénégalais « Touche pas à ma Constitution », un collectif de même dénomination regroupant des Centrafricains résidant au Sénégal a également vu le jour. D’après ses fondateurs, ce mouvement a pour objectif : « ...empêcher par des moyens constitutionnels et pacifiques la participation du président François BOZIZE à l’élection présidentielle à l’horizon 2016».  Tout un programme qui a le mérite de la clarté.

Face aux manoeuvres funestes de Bozizé, sa famille et le KNK visant à faire sauter le verrou de la Constitution centrafricaine actuelle pour briguer indéfiniment le pouvoir, il vaut mieux que les forces démocratiques et de progrès commencent dès maintenant le combat pour les empêcher de s'éterniser au pouvoir par ces manoeuvres auxquelles d'autres potentats africains ont eu recours ailleurs sur le continent avec des fortunes diverses mais qui ont ouvert la voie à une déstabilisation du pays et à des troubles certains.

La rédaction de Centrafrique-Presse publie ci-dessous les principaux extraits du manifeste dudit Collectif.

Rédaction C.A.P

« Origine contexte  et justification du collectif touche pas à ma constitution? »

Le collectif touche pas à mas Constitution, est un Mouvement pacifique et indépendant de défense de la Constitution, de la forme républicaine. Il a été créé au lendemain des manifestations de délestage et manque d’eau potable à Bangui du 28 février  2012  par  la jeunesse Centrafricaine de la diaspora au Sénégal. Le collectif touche pas à ma Constitution fédère en un Mouvement social uni et solidaire des étudiants conscient du développement de leur pays, membres, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes. Par ailleurs le mouvement lance un appelle à tous les fils et filles du pays de s’engager massivement dans ce mouvement pour le respect de la démocratie et de la Constitution  dans notre chers beau pays (la R.C.A).

II-Objectif et buts à atteindre 

L’objectif principal du collectif touche pas à ma constitution est d’empêcher, par des moyens constitutionnels et pacifiques, la participation du président François BOZIZE à l’élection présidentielle à l’horizon 2016. Le collectif se fonde sur la sentence juridique et politique. La candidature du président François BOZIZE est illégitime et illégale a l’horizon 2016, d’après l’article 24 de la Constitution « qui limite la durée du mandat de président est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.» 

Considérant que la Centrafrique est un pays de tradition démocratique  et d’instabilité reconnu par la Communauté africaine et internationale comme le dernier verrou instable de la sous-région;

Considérant qu’une décision du Conseil Constitutionnel à l’horizon 2016 en faveur du Président BOZIZE pourrait constituer un facteur aggravant de conflit, de tension et de violence dont il est difficile de prévoir les conséquences ;

Convaincus que la lutte contre la candidature inconstitutionnelle du Président François BOZIZE à l’horizon 2016, est un combat juste contre la régression démocratique et le règne de l’arbitraire et constitue un enjeu fondamental à l’émergence d’une citoyenneté africaine responsable ;

Nous, membres et sympathisants du collectif touche pas à ma constitution, citoyens centrafricain attachés aux principes, valeurs et idéaux de paix, de démocratie et de droits humains :
Demandons solennellement au Président de la République Centrafricaine, M. François BOZIZE de respecter l scrupuleusement la Constitution, d’ici 2016.

Appelons tous les citoyens centrafricaines et Centrafricains à agir par des voies légales, démocratiques et pacifiques pour empêcher le Président François BOZIZE de ne pas prendre le risque dangereux d’une candidature inconstitutionnelle à l’horizon 2016 qui, non seulement jetterait le discrédit sur l’image internationale de Centrafrique mais plongerait le pays dans la violence et le chaos et surtout, contribuerait puissamment à déstabiliser une sous-région déjà très vulnérable.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 01:28

 

 

 

 

baba laddé gl

 

ParRFI mardi 03 avril 2012

Direction le nord de la Centrafrique, là où le 23 janvier 2012, Tchad et République centrafricaine lançaient une opération militaire conjointe pour capturer le rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé, installé dans le Nord.

Ses deux bases, Ouandago et Gondava avaient alors été reprises mais le chef du FPR, lui, avait réussi à prendre la fuite. Son groupe n’est pas détruit. Reportage de notre envoyée spéciale, Carine Frenk, qui devait se rendre le 2 avril à Gondava à 85 km au nord de Kaga Bandoro, non loin de la frontière tchadienne mais qui n'a pas pu aller au-delà de Ouandago.

Sur les traces du chef rebelle Baba Laddé

 

Deux mois après l'offensive, l'axe Ouandago-Gondava est toujours fermé

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