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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 02:29

 

Libération  rubrique Secret Défense 29/04/2009


Le ministère des affaires étrangères réorganise la coopération internationale en matière de défense, en y incluant désormais les questions de sécurité intérieure. Depuis le 16 mars dernier, l'ancienne Direction de la coopération militaire de défense (DCMD) est devenue la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD). Elle est traditionnellement dirigée par un général, détaché au Quai d'Orsay, actuellement le général Emmanuel Beth. A ses activités traditionnelles de coopération militaire, relevant essentiellement de la formation, la DCSD ajoute désormais un champ d'action dans le domaine de la police et de la sécurité civile, des compétences relevant du ministère de l'Intérieur.


La DCSD reste très tournée vers l'Afrique subsaharienne, une zone qui représente plus de 75% de ses activités. Parmi ces réalisations, on compte l'Ecole de maintien de la paix à Bamako (Mali), qui forment les militaires africains dans un cadre très multinational, ainsi que le Centre de déminage au Bénin. La DCSD finance 3000 stages de longue durée par an, dont la moitié se déroule en France. Au total, près de 40.000 personnes seraient peu ou prou concernées par son action. Son budget d'élève à 88 millions d'euros.


Les affaires étrangères s'occupent de "coopération structurelle" et non "opérationnelle" ; il s'agit d'aider les pays demandeurs à se doter de systèmes de sécurité plus performant. A cet égard, le Togo et le Bénin font figure de réussites, affirme-t-on au Quai, puisque  les forces armées de ces pays ont joué un rôle stabilisateur lors des processus électoraux troublés, "Les armées africaines sont désormais orientées vers des missions de maintien de la paix, plus que de sécurité intérieure" se réjouit-on au Quai. En revanche, la Centrafrique apparait comme un échec dans ce domaine. La DCSD cherche à élargir son action au-delà des anciennes colonies françaises. Elle finance par exemple des cours de français pour les cadets de l'armée éthiopienne et souhaite créer un centre de formation navale en Guinée équatoriale pour lutter contre la piraterie. Un projet comparable existe dans la Corne de l'Afrique, avec un centre de formation à Djibouti et de coordination au Yemen.


NDLR : Sacrée République centrafricaine...un pays à part..!!! Elle donne du fil à retordre à la France.......n'est ce pas ??!!!

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Centrafrique-Presse.com - dans FRANCE
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 20:38



Kinshasa | 29 Avril 2009 à 17:31:24


L’accident s’est produit ce mercredi matin, au village Massamba, à 80 kilomètres de Kenge, dans la province de Bandundu. Il s’agit d’un Boeing 727 immatriculé en Centrafrique. L’avion avait décollé de l’aéroport Mayamaya, à Brazzaville, en République du Congo, et se dirigeait vers Bangui, en République centrafricaine, rapporte radiookapi.net


Pour le moment, il n’y a encore aucune information sur le bilan de ce crash. L’administrateur du territoire de Kenge que radiookapi.net a contacté raconte : « Aux environs de 6h, par phonie Gratec, on nous a donné cette information. Il y a eu crash d’un avion, oui, au village Massamba, sur la route de Kenge-Mossamba. L’avion est en train de brûler. Là, les gens ne peuvent pas s’approcher, parce qu’il y a une odeur. Les gens ne peuvent pas être dans un rayon de 200 mètres. Le policier de la PSR qui rentrait de la localité de Kimbau s’est quand même approché de l’avion. C’est comme ça qu’il va trouver l’identité de deux personnes. Le premier est un pilote, un Algérien, la deuxième identité, c’est celle d’un Congolais de Brazzaville. En ce moment précis nous sommes en train de chercher des voies et moyens pour nous rendre sur le lieu afin de nous enquérir de la situation. »


Les sources signalent par ailleurs que les tours de contrôle de N’djili, à Kinshasa, et de Mayamaya, à Brazzaville, n’ont pu s’apercevoir ni signaler cet accident. Aux dernières nouvelles, un hélico vient de décoller de N’djili avec des experts en aviation pour se rendre sur le site du crash.


Copyright Radio Okapi

 



Un Boeing 727 centrafricain s'écrase dans l'ouest de la RDC


KINSHASA, 29 avril (Xinhua) -- Un avion Boeing 727 immatriculé  en République Centrafricaine s'est écrasé mercredi matin près du  village Massamba dans la province de Bandundu, dans l'ouest de la  République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris auprès d'une source de la Régie des voies aériennes (RVA) de la RDC. 

     Selon la source, l'avion avait décollé de l'aéroport  international de Maya Maya à Brazzaville, capitale de la  République du Congo, et se dirigeait vers Bangui, capitale  centrafricaine. L'accident a eu lieu vers environ 06h00 (05h00 GMT) . 

     Pour le moment, il n'y a pas encore d'information sur le bilan  du crash. Toutefois, un agent de la Police de sécurité routière (PSR) qui est rentré de la localité de Kimbau, a affirmé qu'il  avait retrouvé les corps de deux personnes, la première portant le passeport algérien, et la deuxième un passeport de la République  du Congo. 

     La source a signalé par ailleurs que les tours de contrôle de  N'djili, à Kinshasa, et de Maya Maya, à Brazzaville, n'ont pu  s'apercevoir ni signaler cet accident. 

     Une équipe d'experts de la RVA s'est rendue sur le lieu de  crash pour enquêter sur la cause de cet accident.





Un avion s’écrase en République démocratique du Congo, sort de l'équipage incertain

 

KINSHASA, 29 avril (Reuters) 18:54:09 GMT - Un Boeing 737 avec deux membres d'équipage à bord s'est écrasé mercredi en République démocratique du Congo, à environ 200 km (125 miles) de Kinshasa, a dit un fonctionnaire du gouvernement.

Richard Ndambu, gouverneur de la province de Bandundu, a déclaré que l'avion volait de la République centrafricaine au Zimbabwe et s'est écrasé après une escale en République du Congo.

"Il était un 737 de la République centrafricaine qui a décollé ce matin de la ville de Bangui et a fait une escale à Brazzaville et a été ensuite en direction de Harare pour un contrôle",
a t-il dit à Reuters.

 

"Nous ne connaissons pas encore le nom de l'entreprise. C'est ce que nous avons appris de la tour de contrôle de Brazzaville."


Godefroid Pindi, chef de la radio locale dans la ville de Kenge, a déclaré que  l'avion était tombé entre Nzasi et Kenge dans la province de Bandundu et que les villageois avaient signalé un grand nuage de fumée.


On ne sait pas si l'équipage a survécu au crash.

 
«Il y avait deux personnes à bord, l'équipage. Leurs documents ont été trouvés sur le site. Il n'y avait pas de passagers», a déclaré Ndambu.

 
Selon l'International Air Transport Association (IATA), l'Afrique détient le  taux d'accidents aériens six fois pire que le reste du monde.


Un avion humanitaire s'est écrasé dans une montagne dans l'est du Congo en Septembre tuant 17 personnes et un avion de ligne congolais s'est écrasé sur un marché dans un quartier dans l'est de la ville de Goma, en avril dernier, tuant au moins 40 personnes, pour la plupart au sol.

 

(Reporting by Joe Bavier; Editing by David Clarke)

 

 

21:22 - mercredi 29 avril 2009

Un Boeing s'écrase au Congo avec deux personnes à bord

Un Boeing 737 avec deux membres d'équipage à bord, mais vide de passagers, s'est écrasé ce mercredi en République démocratique du Congo, à 200 km de Kinshasa, a annoncé un représentant des autorités. L'appareil se rendait de Bangui, en République centrafricaine, à Harare, au Zimbabwe. Il s'est écrasé après une escale à Brazzaville.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 22:53

 

       Faustin Archange Touadéra



C’est en quelque sorte à ce type de chantage que se livrent les autorités de Bangui vis à vis de la communauté internationale. Selon des informations dignes de foi, le régime de Bozizé est en train de vouloir conditionner la tenue des élections de 2010 à leur financement et au décaissement préalable du montant de l’enveloppe, par la communauté internationale. Pour cela, c’est le premier ministre Faustin Archange Touadéra qui est à la manœuvre. Il a dépêché son ministre d’Etat à l’économie et au plan Sylvain Maliko, auprès de certains diplomates occidentaux de Bangui pour sonder leurs intentions relatives au financement par leur pays des élections de 2010. Après quoi, Touadéra a reçu lui-même un à un ces diplomates. Un seul a eu le courage de lui demander le montant de l’enveloppe dont le gouvernement centrafricain aurait besoin pour ces élections. Touadéra a avancé comme pour s’amuser, le chiffre de 9 milliards de f CFA. L’Union européenne vient pourtant d’annoncer qu’elle a prévu pour ces élections, une enveloppe de 4 millions d’euros.

Faut-il rappeler que la communauté internationale a jusqu’ici habitué le pouvoir de Bozizé à satisfaire à toutes ses demandes d’argent, il n’y a donc aucune raison qu’il se prive de formuler d’autres exigences. Cependant à la longue, la communauté internationale est devenue de moins en moins dupe ou plutôt, de plus en plus suspicieuse quant aux capacités de rigoureuse gestion des autorités de Bangui. C’est ainsi que de plus en plus, c’est au BONUCA qui est maintenant devenu BINUCA, qu’il est fait appel pour le management et la gestion de certains fonds alloués et destinés au financement de certains projets centrafricains. On l’a vu récemment avec l’enveloppe accordée par les Nations unies pour le Dialogue politique inclusif de décembre 2008. Ce sera encore le cas pour le programme DDR que les nations unies vont financer car on sait que si latitude est laissée au gouvernement centrafricain pour gérer ce genre d’enveloppe, cela débouche immanquablement sur des détournements. C’est par exemple le cas des cinq milliards sur les huit, du prêt consenti au gouvernement centrafricain par la CEMAC qui ont été déjà décaissés au profit du gouvernement. Celui-ci veut en faire une autre utilisation que de financer le programme DDR.

Le gouvernement centrafricain on le voit, va à ces élections à reculons. Il fait une lecture bien à lui des recommandations du DPI relatives au chronogramme des préparatifs de ces élections. Le ministre chargé de l’administration du territoire est aux abonnés absents alors que les choses urgent pour la mise en place des comités ad hoc préalables à la mise en place de la commission de révision du code électoral et de la Commission électorale indépendante. Il est davantage préoccupé par la restructuration des cellules KNK en province.

    

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 16:02





L’opération EUFOR Tchad /RCA : Succès et limites d’une initiative européenne


Notes - Guillaume Etienne - 27 avril 2009


L'opération européenne "Eufor Tchad/RCA" s'est achevée le 15 mars dernier. Mandatée pour un an, chargée en priorité de la gestion humanitaire des réfugiés du Darfour, elle a rempli ses objectifs. Cependant, largement mené par Paris, son déploiement a révélé certaines carences opérationnelles et un coût élevé. De plus, les hésitations initiales de nos partenaires européens réaffirment le besoin d'un aggiornamento de la politique extérieure française, et conduisent à un certain pessimisme quant à l'avenir des opérations européennes.


L’EUFOR Tchad/RCA est la plus importante opération militaire européenne jamais menée en Afrique. Elle vient de s’achever le 15 mars. Quel bilan en tirer ?


Le mandat de la mission avait été fixé par la résolution 1778 de l’ONU : assurer la gestion humanitaire des populations réfugiées au Tchad et en République centrafricaine pour fuir les conflits frontaliers du Darfour, au Soudan. Il s’agissait d’un mandat transitoire dans l’attente du déploiement d’une force multinationale de l’ONU, la MINURCAT II.


A l’aune de ce mandat, le bilan de l’EUFOR est satisfaisant. Le déploiement de la mission a été difficile (calendrier mal maîtrisé, coûts élevés, chaîne de commandement complexe) mais l’objectif atteint : la zone de repli des réfugiés (500.000 personnes sur 70.000 km2) a été sécurisée.


En revanche, plus globalement, les résultats de la mission posent de sérieuses questions.

D’abord, le traitement de la crise du Darfour par la communauté internationale apparaît gravement défaillant. On a traité la périphérie (les réfugiés au Tchad et en RCA) et pas le cœur de la crise, au Darfour même. A ce jour, l’échec du déploiement international au Darfour est patent.
 

Ensuite, l’intervention internationale au Tchad et en RCA a volontairement ignoré la situation politique interne de ces deux pays, pour ne s’intéresser qu’aux réfugiés du Darfour. Ce parti pris est très contestable, étant donné la nature des régimes en place. De fait, la présence de l’EUFOR a contribué à leur redonner une respectabilité internationale et à renforcer leur assise politique interne.


Enfin, l’EUFOR était censée s’inscrire dans un aggiornamento de la politique africaine française, visant à « européaniser » les rapports bilatéraux que la France entretient avec ses anciennes colonies dans la  gestion de leur sécurité. Or force est de constater que cette européanisation n’est que de façade : c’est la France – et même l’Elysée, dans la grande tradition de la Françafrique – qui a mené l’opération de bout en bout.


Le 15 mars 2009, l’opération EUFOR Tchad/RCA passe le relais à la MINURCAT II. Après un an de présence de 3 400 militaires sous l’égide des Nations unies, le bilan apparaît contrasté. Il convient de mesurer les retombées de cette initiative largement pilotée par la France sur le terrain, ainsi que l’implication pour l’Europe de la défense et l’aggiornamento que la France prétend entreprendre dans son rapport à l’Afrique.
 

Face à un contexte tchadien complexe, on est en droit de s’interroger sur la réelle portée de l’action de l’Union européenne et de la France sur le terrain au regard d’un mandat somme toute limité dans ses objectifs (1). De même, la réticence de nos partenaires européens à s’engager pleinement aux côtés de la France et leur engagement limité posent question tant sur la nature des régimes tchadien et centrafricain que sur l’agenda de Paris (2).


 
1 - UNE OPERATION EUROPEENNE AU BILAN CONTRASTE...

 

Engendrée par la crise du Darfour, la mission de l’opération EUFOR Tchad/RCA au sein de la MINURCAT était adossée à des objectifs essentiellement humanitaires. En dépit d’un mandat clairement identifié et robuste (sous chapitre VII qui autorise l’usage de la force), le dispositif a rencontré des difficultés dans son déploiement, et bien que réels, ses résultats au regard même des objectifs fixés par la résolution 1778 demeurent modestes.

 

1.1 - UN MANDAT LIMITE AUX SEULES CONSIDERATIONS HUMANITAIRES.


 
L’opération EUFOR Tchad/RCA participe d’une force « multidimensionnelle » mandatée par la résolution 1778 (25 septembre 2008), la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT). Outre la sécurisation et le respect des droits de l’homme dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine, cette mission a pour mission de former une police tchadienne (DIS, détachement intégré de sécurité) chargée de protéger les camps et d’assurer la sécurité dans un périmètre donné. De manière indirecte, il s’agit d’accompagner le déploiement de la MINUAD  de l’autre côté de la frontière – Khartoum refusant le principe d’une opération coordonnée des Nations unies, et la moindre connexion entre les deux opérations, opérant ainsi une confusion organique.

 

Le mandat des Nations unies se limite donc à la gestion de la problématique humanitaire qui a pris une dimension aiguë – le nombre de réfugiés étant évalué à 300 000 et celui des déplacés à 200 000, principalement dans l’est du Tchad, auxquels s’ajoutent 45 000 réfugiés et déplacés dans le nord-est de la République centrafricaine. 

La force européenne s’inscrit dans ce mandat, et l’action commune du Conseil adoptée le 10 octobre 2007 précise que sa mission est d’assister la MINURCAT dans la sécurisation de la zone, et à faciliter la fourniture de l’assistance humanitaire, l’amélioration de la sécurité des populations ainsi que la création des conditions d’un retour volontaire des réfugiés et déplacés chez eux.

La « communauté internationale » exclut d’emblée toute immixtion dans les affaires internes du Tchad, et toute forme de conditionnalité politique. Notons que cette posture contraste fortement avec les injonctions envoyées en direction de Khartoum. Il eut été en effet délicat pour les Nations unies de négocier une opération face à un régime qui n’accepta cette présence internationale sur le sol national que sous la pression de Paris. Par ailleurs, à la demande des autorités tchadiennes, le mandat exclut la sécurisation des frontières relevant de la souveraineté nationale.


Cette question est pourtant au cœur des interrogations tchadiennes au moment du rezzou de janvier-février 2008 qui traversa le Tchad. En juin, lorsque les mouvements d’opposition armés tentèrent à nouveau un coup de force, le président Déby tint un discours empreint d’ambiguïtés sur le rôle de la force européenne, pointant sa neutralité alors que l’Etat tchadien « légal » était en péril. Nonobstant, cette tentative d’instrumentalisation du dispositif européen resta sans suite et permis à l’EUFOR Tchad/RCA de se démarquer nettement du régime tchadien du point de vue du positionnement politique. 

Pour le président tchadien, l’opération européenne présentait l’indéniable avantage de n’être assortie d’aucunes conditions politiques et la présence internationale prenait en charge des problèmes non assumés par le régime de N’Djamena.


 
1.2 - UN DEPLOIEMENT ET UN CALENDRIER CHAOTIQUES


Cette cinquième opération de l’Union européenne a vu le déploiement d’un contingent « européen » d’environ 3 400 militaires appartenant à 26 nations différentes (dont trois Etats tiers). La France a fourni :

-    environ 55% des effectifs totaux,

-    la responsabilité de nation-cadre pour la partie logistique grâce à la présence des EFT (Eléments français au Tchad) de l’opération Epervier,

-    l’OHQ du Mont-Valérien (Operational Head Quarter, ou quartier général stratégique) à disposition de l’Irlande (général Patrick Nash), nation-cadre officielle de l’opération mais armée très largement par la France.

Le déploiement de l’opération EUFOR Tchad/RCA a souffert de difficultés qui l’ont entravé dans son efficacité et ses modalités d’exécution.

Outre l’offensive des mouvements d’opposition armés de janvier-février 2008 qui faillit emporter le président tchadien et différer le déploiement de l’opération, celle-ci a buté sur des difficultés d’ordre politique, une logistique lourde et un terrain peu favorable à des dispositifs militaires de cette nature.


Les réticences européennes initiales.


La génération de la force a été initialement retardée par les interrogations des Européens sur les motivations réelles de la France. En effet, plusieurs pays redoutent alors une trop grande influence française et que l’opération serve de rempart au président tchadien face aux mouvements d’opposition armée. Cela a entraîné, d’une part, une mobilisation parcellisée des Etats membres de l’Union européenne et un allongement des délais (sept mois entre la décision initiale du COPS (Comité Politique et de Sécurité) en mai 2007 et la première réunion de génération de forces en novembre 2007) ; d’autre part, cette réticence a accru la participation française (volontairement limitée par le seuil des 50%). Seule grande nation à participer à l’opération, la France a donc fourni près de 55% des effectifs, le quartier général stratégique (Mont-Valérien), et l’essentiel de l’effort logistique par l’intermédiaire de la plate-forme de N’djamena (et du dispositif Epervier).

Par ailleurs, bon nombre d’analystes ont souligné le peu de pertinence que représentait un commandement divisé entre un état-major stratégique au Mont-Valérien et un second état-major dit « opérationnel » (à N’djamena puis Abéché) dont la responsabilité incomba à un officier français (le général Ganascia), masquant mal le pilotage de l’opération européenne par Paris.
 

Des difficultés logistiques, des moyens insuffisants


La dimension logistique a été la plus difficile à gérer. Ces difficultés tiennent à la longueur des lignes de communication, à l’absence d’infrastructures, un climat entravant rapidement la bonne marche de l’opération. Le transport par voie maritime aboutissant au port camerounais de Douala, seule ligne ferroviaire directe pour N’Djamena, ce qui a engendré un temps de transit d’un mois et demi.

Le manque de moyens aériens (transport tactique et stratégique) a considérablement retardé la pleine capacité opérationnelle qui est intervenue seulement le 15 septembre 2008 (grâce en à une participation russe en matière d’hélicoptères), soit six mois après l’IOC (« Initial operational capability »), et six mois avant la fin de l’opération !

De manière sous-jacente, ces difficultés logistiques et organiques soulignent l’absence de doctrine en matière de PESD, mais également la nécessité d’une structure de commandement intégré commune.
 

 1.3 - UN BILAN EN DEMI-TEINTE


 Adossé à un mandat limité dans le temps comme dans le cas des opérations Artémis (2003) et EUFOR R.D. Congo (2006), et non sur des objectifs à atteindre comme c’est le cas de la plupart des opérations militaires modernes, le bilan peut paraître faible pour un coût élevé et difficilement évaluable.

Pour rappel, le mandat donné par la résolution 1778 était de :

-    « (…) contribuer à la protection des civils en danger en particulier les réfugiés et les personnes déplacées ;

-    faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et la libre circulation du personnel humanitaire en contribuant à améliorer la sécurité dans la zone d’opérations ;

-    contribuer à la protection du personnel, des locaux, des installations et du matériel des Nations unies et assurer la sécurité et la liberté de circulation de son personnel, du personnel des Nations unies et du personnel associé »

C’est à l’aune de ce mandat que nous mesurons ici les résultats de l’opération.


Un mandat en partie respecté.
 

Au regard de ces objectifs, le mandat donné à la force européenne a été respecté. Le point sur lequel la quasi-totalité des acteurs (ONG comprises) s’accordent, est la sécurisation de la zone contrôlée par les forces européennes, et ce dès le 15 mars 2008, date de la déclaration de l’« Initial operational capability ». Alors que les camps de réfugiés représentent autant de sources de recrutement pour les différents mouvements armés, celles-ci ont peut-être connu un certain tarissement et dont l’arrêt incombe au Détachement intégré de sécurité. Cette maîtrise du terrain en dépit de son étendue (71 000 km²) par seulement 3 400 personnels militaires a été facilitée par l’attrition que les mouvements armés tchadiens ont connu suite à leur affrontement avec les forces gouvernementales en février 2008 (et à nouveau en juin de la même année). L’ampleur de ces revers obligeait ces mouvements hétéroclites à une pause stratégique nécessaire à la reconstitution de leur potentiel militaire et un regroupement au niveau politique et stratégique.

Au final, le principal obstacle sur lequel a buté la force européenne est le grand banditisme, et l’impunité quasi institutionnalisée qui règne au Tchad et en RCA, et dans laquelle la responsabilité des « corps habillés » est incontournable. Mais cette dimension incombait plus particulièrement à la MINURCAT et au Détachement intégré de sécurité. 

Néanmoins ce processus de sécurisation trouve ses limites. Les objectifs connexes qui étaient d’une part la sécurisation des camps par le Détachement intégré de sécurité (DIS) constitué de policiers tchadiens dont la formation était l’une des principales missions de la MINURCAT I, et d’autre part, le retour des déplacés et des réfugiés chez eux n’ont été que très partiellement atteints.

La sécurisation des camps et du périmètre par le DIS n’est intervenue qu’à l’extrême fin du mandat de la force européenne et de la MINURCAT. Cette dernière a rencontré de nombreux problèmes de recrutement des tchadiens et dans la définition des modalités de mise en œuvre de cette police. Le recrutement a représenté un enjeu matériel pour les Tchadiens. La responsabilité n’incombe évidemment pas aux Européens. Néanmoins, l’échec de la génération de cette force de sécurité, vitale pour la pleine réussite de l’opération, se symbolise par la formation fin janvier, de seulement 418 policiers  sur les 850 prévus (leur formation et leur déploiement viennent de s’achever), et n’a pas permis d’encourager des retours des déplacés chez eux à hauteur des espoirs initiaux. Sur le deuxième point, le bilan des retours se limiterait à 10 000 personnes.


Un déploiement concerté des forces internationales à l’Est du Tchad, au nord-est de la RCA et au Darfour ?


La résolution des Nations unies mandatant la MINURCAT et la force européenne puise sa justification dans les répercussions de la crise du Darfour à l’est du Tchad et au nord-est de la RCA, ignorant la situation politique chaotique de ces deux pays. Au demeurant, le déploiement d’une force internationale dans ces deux pays n’avait de sens que dans la mesure d’un déploiement rapide, ou tout du moins une montée en puissance régulière de la MINUAD. Or, les composantes constitutives de la force hybride NU/UA (aucun contingent issu d’une armée moderne), et les entraves multiples posées par Khartoum ont retardé de manière considérable le déploiement de la MINUAD (comme ils ont fait échouer l’African mission in Sudan de l’Union africaine avant elle), et n’ont pas permis un déploiement concerté des deux forces.
 

Un coût élevé


Le coût de l’opération est difficilement évaluable pour plusieurs raisons. Il se compose d’une part d’un financement commun par le biais du mécanisme Athéna (119 millions d’euros) et les contributions nationales. Le dispositif de financement Athéna se limite à un financement du coût commun de l’opération sur une année, à charge pour les Etats participants de financer le reste de l’opération, notamment les contingents nationaux déployés. A ce titre la France a donc contribué à hauteur de 130 millions d’euros imputés sur le budget national au titre de l’année 2008.

Si on tient compte de la part française dans la contribution européenne (15,57 %, mécanisme Athéna), la contribution totale de Paris se monte à 148,5 millions d’euros pour la seule année 2008. Ce coût n’inclut pas la participation de l’opération Epervier (qui explique une partie du surcoût de cette opération au titre des années 2007 et 2008) au titre du soutien aérien et logistique à l’opération EUFOR Tchad/RCA.

En dépit de ce coût élevé, et des problèmes calendaires (déploiement tardif, absence de calendrier jumelé entre la MINURCAT et la MINUAD, retards de la mise en place du DIS), l’opération européenne présente un bilan positif au regard de son mandat initial (sécurisation et émergence des conditions nécessaires au retour des réfugiés et déplacés chez eux). On peut estimer que l’opération EUFOR Tchad/RCA a engendré des conditions positives permettant d’envisager le déploiement d’une force onusienne dans des conditions favorables voire optimales.

En revanche, la mise en perspective de cette opération européenne avec la complexité de la situation politique, l’aggiornamento de la politique africaine de la France et l’Europe de la défense montrent des retombées politiques fort  minimes.


2 - … MAIS AUX RETOMBEES POLITIQUES MODESTES


L’absence de mandat politique donnée tant à la MINURCAT I qu’à l’EUFOR Tchad/RCA et à la MINURCAT II dénote d’une volonté de ne pas interférer dans la situation politique des deux Etats concernés. Or il semble bien qu’à l’issue de cette opération européenne, les régimes des présidents tchadiens et centrafricains, à la légitimité pour le moins contestable, sortent confortés. Cette opération doit être analysée dans la perspective d’une situation politique complexe que l’absence de mandat politique des Nations unies rend problématique. Dans ces conditions et par rapport à l’Europe de la défense, le pilotage français de l’opération rend cette initiative peu probante.
 

2.1 - UN CONTEXTE REGIONAL COMPLEXE ET OCCULTE
 

Les Européens comme la communauté internationale se focalisent sur la situation dramatique du Darfour et ses effets collatéraux touchant l’ensemble de la sous-région. Ils éludent ainsi les situations internes des deux pays dans lesquels ils se déploient, alors que les régimes en place tant à Bangui comme à N’djamena sont contestés et ont une part de responsabilité indéniable dans les déplacements de populations.


Des situations politiques internes volontairement éludées.
 

L’Action commune de l’Union européenne (15 octobre 2007) s’appuie, comme la résolution 1778 des Nations unies, sur  le constat des effets collatéraux de la crise du Darfour dans le pourtour régional. Cette crise, qui perdure depuis le début des années 2000, est la résultante d’un croisement de plusieurs problématiques (foncières, identitaires, partage des richesses, rapport de Khartoum avec sa périphérie) et entraîne effectivement des répercussions sur l’ensemble de la sous-région par l’intermédiaire d’un système de conflits qui voient les différentes capitales appuyer et soutenir activement des rebellions dans le voisinage proche. Néanmoins, le Tchad comme la République centrafricaine ont également une histoire troublée, rythmée par l’instabilité politique et se trouvent en état de guerre civile larvée avec une population en armes, des « corps habillés » et des institutions étatiques en situation de faillite.

Exclus du jeu politique interne, les mouvements d’opposition armés participent à cette absence de maturité politique. Pour partie armés par Khartoum, dirigés par des leaders rétifs à se coaliser, et dominés par des modèles de prise de pouvoir autoritaires (Hissène Habré, Idriss Déby, et François Bozizé ont tous accédés au pouvoir grâce à un coup de force), ils rechignent à suivre la voie démocratique faute de garanties. En témoigne le dernier coup de force au Tchad (29 janvier au 4 février 2008) qui a commencé par un rezzou classique, s’est achevé par une bataille dans les rues mêmes de N’djamena et a failli emporter le régime.


In fine, si l’opération EUFOR Tchad/RCA et aujourd’hui la MINURCAT II visent à juguler les effets de la crise du Darfour, ils ne prennent en compte ni ne répondent en aucun cas aux graves crises que traverse l’Etat tchadien, produit d’un establishment guerrier où se mêlent étroitement partage de la rente pétrolière et intérêt tribaux. Les discours du ministre des Affaires étrangères et européennes mettant en exergue les réfugiés du Darfour, mais moins les déplacés du Tchad et de la RCA à la visibilité médiatique moindre dans les opinions occidentales, confortent ces ferments. 

L’instabilité de la République centrafricaine obéit à des ressorts différents (rébellions, banditisme de grand chemin très organisés, désertion des fonctionnaires et des agents de l’Etat, irrédentisme du Nord-Est…) et se nourrit des répercussions des crises de ses voisins, notamment du Tchad, ainsi que de la crise du Darfour. Nonobstant, les conséquences sont identiques en matière de déplacés, de bandes armées, la RCA représentant historiquement une zone refuge pour les mouvements armés défaits par N’Djamena, les pouvoirs en exils, les différentes armées privées des leaders de la République démocratique du Congo (dont celles de Jean-Pierre Bemba).

La crise du Darfour qui focalise l’attention médiatique et dont les incidences se font sentir sur l’ensemble de la sous-région ne doit pas pour autant éclipser les instabilités politiques internes responsables qui participent des centaines de milliers de déplacés pour le Tchad et de dizaines de milliers pour la RCA.
 

Des situations politiques tendues, des présidents contestés


En RCA avec François Bozizé, et plus encore au Tchad, les chefs d’Etat bénéficient d’une légitimité acquise par les armes puis entérinée par les urnes. 

Longtemps homme-lige de Paris, au même titre que ses homologues Sassou N'Guesso au Congo ou Omar Bongo au Gabon, Idriss Déby Itno doit sa prise de pouvoir à ses qualités manœuvrières politiques et militaires, mais aussi à un appui longtemps resté inconditionnel de la France. Après vingt ans d'un régime autoritaire où les élections relèvent de la figure de style plébiscitaire (1996, 2001 et 2006), son bilan est sans appel : échec des expériences pilotes mises en place par la Banque mondiale, relations acrimonieuses avec la communauté internationale, irresponsabilité totale des gouvernants dans les différentes politiques de développement alors que foisonnent les ressources minérales. In fine, un classique du genre en Afrique.


Affaibli par plusieurs années d’autocratie, l'assise politique d'Idriss Déby Itno se réduit aujourd’hui à une infime minorité de son ethnie d'origine, les Zaghawas (entre 3 et 4 % de la population seulement et pour partie au Soudan) et une poignée de fidèles. En effet, la faiblesse du soutien aux Zaghawas du Darfour, une distribution discrétionnaire de la rente pétrolière, une révision constitutionnelle lui permettant de briguer un troisième mandat (achevant de le décrédibiliser), Idriss Déby voit aujourd’hui son assise en termes de puissance restaurée par un faisceau de trois facteurs :

-    Les affrontements du début de l’année 2008 démontrent la maîtrise du jeu militaire et sécuritaire du président tchadien face à une opposition divisée entre une aile politico-militaire incapable de se fédérer de manière durable et une opposition politique « légale » qui hésite sur la stratégie à adopter ;

-    Le processus de dialogue politique issu des accords inter-tchadiens 13 août 2007  qui réintègre l’opposition étrillée ad nauseam d’un jeu à l’apparence démocratique, en dépit de la répression qui s’est abattue sur elle et qui s’est soldé par la disparition de Ibni Oumar Mahamat Saleh.

-    L’opération EUFOR Tchad/RCA qui apparaît comme un levier externe permettant à Idriss Déby Itno de conserver les apparences d’une respectabilité internationale.

Parvenu au pouvoir en 2003 par les armes, François Bozizé amorce une trajectoire similaire à celle du président tchadien à ceci prés que la RCA reste dépourvue de richesses naturelles et se trouve doté d’un appareil institutionnel encore plus faible et des « corps habillés » d’une fiabilité encore moindre que ceux dont dispose le président tchadien.


L’occultation de cette situation complexe conjuguée avec l’omniprésence de la France dans les rouages de l’opération nous forcent à nous interroger sur sa pertinence réelle.


 
2.2 - UNE OPERATION EUROPEENNE PILOTEE DE FACTO PAR LA FRANCE


 
Les liens entre la France et ses anciennes colonies sont parsemés d’ambiguïtés et d’incompréhensions mutuelles. Le discours officiel actuel véhiculé par le nouveau Livre Blanc de la Défense et les déclarations du président de la république traduisent la volonté d’un désengagement croissant du dispositif militaire du continent africain, la nécessité de relever le défi sécuritaire sahélien et le transfert des responsabilités en matière de sécurité collective à Bruxelles et aux organisations sous-régionales africaines (selon la logique de l’« appropriation africaine »). Ces ambitions ont du mal à prendre corps.
 

Les multiples motivations françaises.


Les relations entre le Tchad, et dans une moindre mesure la RCA, et la France, sont guidées par trois grands axes. Deux relèvent véritablement de postulat françafricain, la troisième répondant à des considérations européennes :

-    L’Elysée et les experts estiment (à tort) qu’en dépit d’un régime contesté, il n’existe pas d’alternative crédible au président tchadien. Cette position de la diplomatie française suscite un doute conforté par la détention de trois opposants tchadiens (dont un ancien président de la république tchadienne élu démocratiquement) pendant les événements de janvier/février 2008, par l’incapacité d’une commission d’enquête à faire la lumière sur la disparition (et sans doute l’assassinat) de l’opposant tchadien Ibni Oumar Mahamat Saleh .

-    La place du Tchad au sein du dispositif militaire de la France en Afrique reste pour quelques années encore centrale – N'Djamena permettant des projections de forces dans le reste de l’Afrique. En attendant l’arrivée, aujourd’hui contrariée, de l’avion de transport stratégique et tactique A400M dans les unités, N’Djaména constitue une plate-forme de projection de forces permettant à la France d’intervenir sur l’ensemble du continent.

-    La volonté de Paris d’élever la dimension « sécurité collective » de la politique en direction de l’Afrique vers Bruxelles afin d’amorcer son aggiornamento. En somme passer le relais en transférant le « fardeau » à la PESD, l’opération EUFOR Tchad/CA participant ainsi de la même logique que l’opération EUFOR RDC Congo, donc d’une affirmation plus grande de l’Europe dans la gestion collective des crises africaine en lieu et place d’une France de plus en plus décriée par les élites africaines.

De facto, c’est donc moins la survie du pré carré africain dont elle ne contrôle plus le devenir qui guide les efforts de la diplomatie française que la gestion de l'évolution de son assise géostratégique et le spectre d'un Etat tchadien failli, nouveau foyer de déstabilisation dans la région.

Comme le souligne le rapport du Sénat relatif « aux opérations extérieures sous le contrôle du Parlement » (23 janvier 2009) :


« [La] France [a] un intérêt stratégique à la stabilité du Tchad situé en plein cœur de l'arc de crise, défini par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, qui s’étend de la Mauritanie au Pakistan. Il se situe également au sein d’une autre zone de crise : l’Afrique subsaharienne et, en particulier, aux frontières du Niger et de la zone sahélienne où des organisations islamistes proches d'Al-Qaïda s'installent. Par ailleurs, à l'est du Tchad, la République Centrafricaine et, bien évidemment, le Darfour constituent des zones d'instabilité majeures »

Cette posture adoptée au lendemain du 11 septembre permet à la France de justifier ses efforts en vue de conserver une influence déterminante dans la sous-région face à une puissance soudanaise en proie à ses démons internes, au Rwanda dont le dynamisme souligne en creux le mal-développement de ses voisins, et la RDC en voie de stabilisation.

Elle contraste néanmoins avec la volonté de Paris de transférer ses responsabilités en matière de sécurité collective.
 

Une opération non probante pour l’Europe de la défense et contraire à l’esprit de l’aggiornamento entrepris par la France .


Cette opération s’inscrivait dans trois démarches différentes. A court terme, il s’agissait d’une opération visant à démontrer que la France savait tenir son rang de leader alors que l’apogée de l’opération intervenait au moment de la Présidence française de l’Union européenne. Même si la France n’a pas souhaité endosser le rôle de nation-cadre, elle gardait la main sur l’ensemble des aspects opérationnels (ce que permettait la scission entre commandement stratégique et commandement opérationnel).

Sur le long terme, ce déploiement comme les précédents doivent permettre de valider les aspects opérationnels de la PESD. Or, en dépit de la participation de nombreux Etats membres (23 en plus de trois Etats tiers), aucune grande nation européenne hormis la France n’a souhaité s’engager de manière significative. Le détail des participations montre que bon nombre d’entre elles étaient largement symboliques et se limitèrent pour beaucoup à une présence au quartier général du Mont-Valérien. Après sa participation à l’EUFOR R.D.Congo, l’Allemagne estime avoir fourni son écot et n’a pas été convaincue par la pertinence de ce type d’engagement…. Ce désintérêt de la part du principal partenaire stratégique de la France ne laisse pas d’inquiéter lorsqu’on le met en relation avec les changements que la France souhaite opérer dans sa politique africaine en matière de sécurité collective.

En effet, l’autre idée-force sous-tendant la stratégie française consistait et consiste encore à faire en sorte de faire endosser la responsabilité de la gestion de la sécurité collective aux organisations régionales et sous-régionales pour la partie africaine et dans la mesure du possible à l’Union européenne. Dès lors, et comme le sous-tendent les nouveaux « accords de partenariat de défense » censés remplacer progressivement les accords de défense, il s’agit de briser le « tête-à-tête » de la France avec les pays africains. A l’avenir, elle souhaite éviter de traiter ces problématiques sur un mode bilatéral, la refondation du lien entre la France et l’Afrique devant nécessairement passer par une élévation des questions de sécurité au niveau européen et sur un mode multilatéral.

Ces modes opératoires largement décrits dans le rapport du Sénat de juillet 2006 , mettent en exergue les carences de cette démarche puisqu’elle suppose un traitement « normalisé » des questions africaines en France même.

Or, dans le cas de l’opération EUFOR Tchad/RCA, plusieurs aspects démontrent une gestion de cette question sur des modalités que d’aucuns croyaient révolus :

-    L’appropriation africaine  de la gestion de la sécurité collective s’est limitée à un assentiment donnée par l’Union africaine alors que cette dernière venait de connaître une débâcle avec l’African mission in Sudan (AMIS). Une association opérationnelle même a minima (au niveau des commandements stratégique et opérationnel) aurait été légitime et souhaitable. Ce concept d’appropriation africaine qui est au cœur de nos discours relatifs à notre nouvelle posture stratégique en Afrique est quasiment occulté.

-    Au plan national, comme pour les opérations extérieures précédentes et de manière générale les problématiques africaines, la mainmise de l’Elysée a été prédominante contrairement à ce qu’avait annoncé le président de la République à maintes reprises. Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères et européennes ont largement joué un rôle secondaire dans le montage de l’opération. Au niveau parlementaire, l’information des deux assemblées s’est réduite à l’audition des quelques acteurs nationaux concernés. Aucune mission d’information pouvant mettre en lumière les carences et le bilan de l’opération n’est prévue.

De ce point de vue, l’opération EUFOR Tchad/RCA en dépit d’un bilan présenté comme positif dans le domaine de la sécurisation illustre un aggiornamento des relations entre la France et le continent africain mal engagé et qui reste largement discursif.

 De facto, le déploiement d’EUFOR Tchad RCA a été une occasion manquée de lancer un processus politique au Tchad. Un processus de paix qui pour obtenir une chance d’aboutir doit inclure d’un même tenant l’opposition politique, les mouvements d’opposition armés et le pouvoir en place sous supervision internationale. En effet, à partir du moment où les problématiques politiques n’ont pas été traités, les retombées de la mission ne pouvaient être que modestes in situ. Cela souligne bien la dimension d’une mission de maintien de la paix sans paix à maintenir.
 

Source : terra nova.fr

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:34

 
   Bangui (quartier Kassaï ) 





                          N'djaména


Etude sur la qualité de vie: Vienne devance Zurich et Genève


Vienne est considérée comme la ville avec la meilleure qualité de vie au monde, selon l'enquête annuelle d'un cabinet de conseil. La capitale autrichienne devance Zurich et Genève, qui caracolaient en tête l'an dernier.


Zurich abandonne ainsi la première place, qu'elle aura occupé durant huit années. Viennent ensuite Vancouver et Auckland, suivies par Düsseldorf et Munich. Une troisième ville suisse figure dans le top 10: Berne occupe comme l'an passé le 9e rang.


Dans chaque ville, la qualité de vie a été évaluée sur la base de 39 critères pris en compte par des employés expatriés. Les aspects politiques, sociaux, économiques et environnementaux forment les critères de sélection.


La sécurité, la santé, l'offre de formation, de transports ainsi que d'autres services publics sont également pris en considération. Plus de 200 agglomérations ont été passées à la loupe. La queue du classement est occupée par N'Djamena (Tchad), Bangui (Centrafrique) et Bagdad (Irak).


(ats / 27 avril 2009 22:15)


NDLR : Comment pouvait-il en être autrement ? Bangui et N'djaména sont deux capitales dont les habitants vivent un véritable calvaire en ce qui concerne la fourniture du courant électrique et l'eau potable. Les quartiers populaires deviennent des coupe-gorges et un sanctuaire pour les malfaiteurs de toutes sortes, la nuit tombée. A cela il faut ajouter la poussière ou la boue en cas de pluie, les inondations, la saleté envahissante, les mouches etc...

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 18:26


         Donald Kaberuka Pdt de la BAD


APA Bangui (Centrafrique)
27-04-2009 - La coopération entre le gouvernement centrafricain et la Banque africaine de développement (BAD) est au beau fixe, a déclaré, lundi à Bangui, le point focal de la BAD au ministère centrafricain du Plan, de l’économie et de la coopération internationale, M. Thierry Ouandé.

Au cours d’un entretien avec APA, M. Ouandé a indiqué que depuis que la République centrafricaine a renoué avec la BAD en juin 2006, l’institution financière africaine a réalisé deux projets d’envergure dans ce pays.


Il a cité notamment du projet d’appui à la réalisation des capacités de planification économique (PARCPE), au profit des cadres du ministère du Plan, et du programme d’appui aux réformes économiques (PAR), en faveur du ministère des finances et du budget.


« Pour l’instant, les secteurs privilégiés de la BAD en Centrafrique sont le PARCPE, le PAR, le projet d’alimentation en eau potable, l’assainissement de seize préfectures et le projet d’appui à la réalisation des infrastructures rurales, pour le compte du ministère du développement rural
, a-t-il souligné.


L’assainissement de seize préfectures a coûté 11 millions d’unités de compte, a déclaré M. Ouandé, ajoutant qu’au titre de l’année 2009, la BAD a octroyé à la RCA 17,72 millions d’unités de compte, une allocation supérieure à l’allocation initiale de 17,11 millions d’unités de compte prévue pour la période 2008-2010.


A cette allocation pourrait s’ajouter les ressources additionnelles de facilitation en faveur de l’Etat fragile à hauteur de 11,85 millions d’unités de compte et 1,5 million d’unités de compte dans le cadre cibler.

« Le projet en cours de réalisation avec la BAD est celui concernant la facilitation de transport en zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui bénéficie aussi de l’appui d’autres partenaires tels que l’Union européenne (UE) et la Banque mondiale », a poursuivi M. Ouandé.


Des fonds ont été également mobilisés pour l’exécution du projet d’alimentation en eau potable de trois chefs-lieux de préfectures, à savoir Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham (nord-ouest), Berbérati, dans la préfecture Mambéré Kadéi (ouest) et Bambari, dans la préfecture de la Ouaka (centre-est) a déclaré le point focal de la BAD au ministère du Plan.


Selon lui, la BAD a mis à la disposition du gouvernement centrafricain une enveloppe de 2 millions de dollars pour un projet destiné à aider les Centrafricains de l’extérieur désireux de revenir au pays.

Ce projet pourrait démarrer en juin ou juillet 2009, a-t-il précisé.


Le gouvernement centrafricain a renoué avec la BAD après le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays en mai 2005 et après avoir épongé ses arriérés en juin 2006.

Le gouvernement centrafricain a respecté l’échéance fixée par la BAD de peur de tomber sous le coup des sanctions. C’est ainsi qu’en février dernier, la première échéance de 150 millions de FCFA a été honorée par le ministère des finances par le biais de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale).


La seconde de 200 millions de FCFA doit être payée au mois de juillet prochain, a indiqué M. Ouandé, ajoutant que la BAD envisage d’élargir son enveloppe dans d’autres secteurs, si tout passe bien d’ici à fin 2009.


 
« Etant donné que la RCA est un pays post conflit, tout ce que la BAD lui octroie pour l’instant est un don et non un prêt »,
a-t-il conclu.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:47



Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 20 Apr 2009


Points saillants

- Paoua : Assassinat de M. Soule Garga

- Bangui : Acte de naissance pour aller à l'école

- Mbaïki : Espoir pour 960 victimes des inondations


Contexte et sécurité


Paoua : Assassinat du Président des éleveurs


Le Président de la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains (FNEC) de Paoua, M. Soule Garga, a été tué le mardi 14 avril par des éléments de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) à proximité du marché de Paoua.
 

Suite à cet acte, le Président de l'APRD M. Jean Jacques Démafouth a déclaré : "Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux qui ternit l'image de l'APRD ". M. Laurent Djim Wei qui était jusqu'à cette date porte parole de l'APRD est relevé de ses fonctions et remplacé par M. Bertin Wafio Tchébo a annoncé M. Jean Jacques Démafouth.
 

La communauté humanitaire qui connaissait bien M. Garga, aux côtés duquel elle avait travaillé, porte ses condoléances à sa famille.


Attaque de Kabo


Les hommes du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine ont attaqué vers 3h du matin samedi 18 avril les positions des Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans la ville de Kabo.
Les combats ont cessé vers 7h du matin et la ville est sous contrôle des Forces Armées Centrafricaines (FACA).


Les blessés issus de ces combats sont sous soins auprès de Médecins Sans Frontières (MSF) à Kabo. Une bonne partie de la population de Kabo est refugiée dans les périphéries depuis quelques jours suite aux affrontements.


Démarrage du Tribunal Militaire Permanent
 

La session 2009 du Tribunal Militaire Permanent (TMP) a débuté ce mercredi 15 avril jusqu'au vendredi 24 avril au camp Beal à Bangui.


Une trentaine de militaires comparaitront devant ce tribunal pour des dizaines d'affaires portant sur des détournements d'armes, d'abandons de poste, de violences et séquestrations arbitraires.

Le tribunal examinera le 22 avril le dossier relatif aux conditions du décès du commissaire Sama. Ce commissaire est décédé le vendredi 6 avril après une intervention des éléments de la garde présidentielle.

Actualités


5 millions d'euros pour l'assainissement


5 millions d'euros, c'est le montant de la convention de subvention octroyée par l'Ambassade de France au gouvernement centrafricain.

Cette convention signée le 14 avril entre le Ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et de la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko et l'Ambassadeur de France, M. Jean-Pierre Vidon servira au financement de travaux d'assainissement dans la ville de Bangui.


Ces Travaux à Haute Intensité de Main d'oeuvre (THIMO) permettront dans la phase 4 la construction de près de 8 km de caniveaux en pierres maçonnées, le curage d'une linaire de 2,5 km de caniveaux existant et la reprise du revêtement de la chaussée le long de l'avenue de l'indépendance, à partir de la cathédrale jusqu'au Port Amont.


Après THIMO 1 de 1995-1998 pour les travaux d'assainissement à Kpetene, THIMO 2 de 1998-2000 pour Malimaka et Mamadou Mbaïki, THIMO 3 de 2000-2006 pour les quartiers Ngou Ciment, Yapele, Bacongo et Ouango, le projet THIMO 4 concerne l'assainissement du bassin hydrographique du centre ville afin de canaliser vers le fleuve les eaux pluviales.


Les résultats attendus de ces travaux seront d'éliminer les épisodes d'inondation dans les quartiers du centre ville et de diminuer l'exposition des populations aux maladies hydriques et au paludisme.

Ces travaux permettront aussi de participer à la relance des petites et moyennes entreprises du secteur des travaux publics et de distribuer des revenus aux populations des quartiers concernés qui fourniront la main d'oeuvre.


Pour plus d'informations :
Jean Louis Pouninguinza, Ministère du Plan, (236) 75 50 64 84, jlpouninguinza@yahoo.fr Find more information on http://www.hdptcar.net/blog/

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:35


Source:
International Monetary Fund (IMF)


Date: 16 Apr 2009


Communiqué de presse n° 09/128


Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par M. Martin Petri a séjourné en République Centrafricaine du 2 au 16 avril 2009. Cette mission avait pour objectif de mener des négociations au titre de la quatrième revue du programme économique du pays appuyé par la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) et d'évaluer les progrès réalisés en vue de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

La mission a été reçue en audience par Son Excellence François Bozizé, Président de la République ; le Président de l'Assemblée nationale, Célestin Gaombalet et le Premier ministre, Faustin Archange Touadéra. Elle a aussi rencontré le Ministre d'Etat chargé du Plan, de l'Economie, et de la Coopération internationale, Sylvain Maliko ; le Ministre d'Etat chargé des mines, de l'énergie et de l'hydraulique, Sylvain Ndoutingaï ; le Ministre des Finances et du Budget, Albert Besse ; le Ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources, Abdalla Kadre ; le Directeur national de la Banque centrale, Camille Kelefio et d'autres ministres et hauts responsables du gouvernement et de la Banque centrale, ainsi que des représentants du secteur privé et de la communauté des bailleurs de fonds.
 

Au terme de la visite, M. Petri a fait la déclaration suivante à Bangui :


« L'activité économique a ralenti en 2008 sous l'effet des chocs endogènes et exogènes. La croissance réelle du PIB a chutée à 2,2%. Le déficit du compte courant extérieur s'est creusé pour atteindre presque 10% du PIB suite à hausse des prix du pétrole sur le marché international et à la baisse drastique des deux principaux produits d'exportation – le bois et le diamant. Malgré cette évolution défavorable, les résultats budgétaires ont été encourageants. Les recettes intérieures ont augmenté par rapport au PIB et les dépenses ont fait l'objet d'une gestion prudente. Par conséquent, un excédent budgétaire primaire intérieur a été enregistré. D'importants progrès ont été aussi notés dans la mise en œuvre des réformes structurelles. L'application du mécanisme d'ajustement automatique des prix des produits pétroliers permet à l'État de générer des revenus stables. La gestion des finances publiques s'est améliorée avec le renforcement de l'administration des recettes et de la gestion des finances publiques.

Cependant, le ralentissement de la croissance mondiale assombrit les perspectives économiques à court terme. La reprise économique serait modeste en 2009 tandis que l'inflation devrait se modérer. Le déficit élevé du compte courant extérieur pourrait, éventuellement, se maintenir.


« Le programme économique et financier 2009 appuyé par la FRPC vise à répondre à cette détérioration de l'environnement économique en supportant la demande intérieure à travers le programme de dépense du gouvernement, et ce malgré le manque à gagner de recettes. Le programme intègre également les dépenses additionnelles liées au processus de paix conformément aux recommandations du dialogue politique inclusif de décembre 2008, mais sur financement extérieur. Un appui supplémentaire des bailleurs de fonds jouerait un rôle déterminant dans la gestion de la situation financière et permettrait de limiter le recours au financement intérieur coûteux.
 

« Le gouvernement a fait des progrès significatifs en vue de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE. Les équipes du FMI et de la Banque mondiale évalueront l'état d'avancement de la mise en œuvre des déclencheurs au cours des semaines prochaines.


« La performance dans le cadre du programme appuyé par la FRPC est globalement jugée satisfaisante et, sous réserve de l'approbation de la direction du FMI et de la poursuite de la mise en œuvre des politiques du programme, le Conseil d'administration du FMI devrait examiner la quatrième revue du programme appuyé par la FRPC et le point d'achèvement de l'initiative PPTE en juin 2009.


DÉPARTEMENT DES RELATIONS EXTÉRIEURES DU FMI

 

Relations publiques
Téléphone: 202-623-7300
Télécopie: 202-623-6278

Relations avec les médias
Téléphone: 202-623-7100
Télécopie: 202-623-6772

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:22



 BANGUI, République Centrafricaine, 27 avril 2009/African Press Organization (APO)/ — Une délégation de la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), en Centrafrique, le lundi 27 avril 2009.


 La mission a pour objet principal, la présentation du Commandant de la Force de la MINURCAT, le Général de Division, El Hadji Mouhamadou KANDJI. Depuis le départ de la Force intégrée européenne EUFOR, qui était basée au Tchad et au Nord-Est de la RCA, en mars dernier, c’est la MINURCAT qui en assure le relais.


Le Commandant de la Force MINURCAT, le Général de Division, KANDJI, est de nationalité sénégalaise et compte durant sa carrière, une riche expérience au service de la Paix, pour le compte de l’Organisation des Nations Unies.
 

Durant son séjour, la délégation de la MINURCAT dirigée par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Victor ANGELO, échangera les points de vue, sur la situation sécuritaire, avec les autorités gouvernementales et avec les représentants de la Communauté Internationale.


C’est ainsi que dans la matinée du lundi 27 avril, après une réunion de travail avec le BONUCA et les Agences du SNU, il sera reçu par le Ministre de l’Intérieur et en début d’après-midi, par le Premier Ministre.


 SOURCE 


Mission de l’ONU en République Centrafricaine et au Tchad (MINURCAT)



Atelier sur « Le rôle des jeunes dans le processus de paix en République Centrafricaine »


 BANGUI, République Centrafricaine, 27 avril 2009/African Press Organization (APO)/ — Du 28 au 30 avril 2009, se tiendra, à Bangui, un atelier de réflexion sur le thème : « Le rôle des jeunes dans le processus de consolidation de la paix en Centrafrique »


Cette rencontre de réflexion, organisée par la Primature, le Ministère de la Jeunesse, des sports, des Arts et de la Culture, les Leaders Jeunes de Centrafrique, en partenariat avec le Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA), a pour objet de mesurer la distance parcourue depuis la tenue du Dialogue Politique Inclusif et de voir comment la jeunesse peut s’impliquer plus dans la réalisation et la mise en application des recommandations.


 Il s’agira par ailleurs de faire prendre conscience aux jeunes centrafricains qui prendront part à l’atelier, de l’importance de leur rôle dans la consolidation de la paix et la nécessité de jouer ce rôle de façon solidaire et constructive, aux côtés des autres entités impliquées dans ce processus, tels le gouvernement et le BONUCA.


 Pour rappel, le Bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique a pour principale mission d’appuyer les efforts des autorités centrafricaines dans la recherche de l’unité et de la réconciliation nationales.


 Cet atelier qui sera animé par des experts, membres de la société civile et du corps académique de l’Université de Bangui, réunira une soixantaine de jeunes de toutes obédiences, pendant 03 jours. Il se tiendra à l’Hôtel J.M. Résidence (en face de l’ Assemblée Nationale). La cérémonie d’ouverture aura lieu à partir de 08h30mn.


SOURCE 


Bureau des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 21:17

 


Va-t-il pouvoir enfin voler ? Dans la perspective des élections présidentielles de 2010 et afin de pouvoir sillonner plus aisément l’ensemble du territoire centrafricain, le président Bozizé a naturellement songé à faire reprendre du service au vieil appareil Hercules C 130 - que l’ambassadeur Emmanuel Touaboy à l’époque à Washington l’avait aidé à acquérir aux USA à près de 3 milliards F CFA et qui n’a presque jamais volé.  En dehors d’un petit tour à Bossangoa qu’il a effectué peu après son arrivée des USA, le vieux coucou n’a jamais été nulle part et moisissait depuis, quelque part à l’escadrille de Bangui Mpoko comme les deux hélicoptères ukrainiens qui eux-aussi, n’ont jamais pu servir.


C’est à une société basée au Portugal que Bozizé a fait appel. Une délégation d’une quinze de personnes séjourne actuellement à Bangui aux frais de la princesse à l’hôtel Oubangui au bord du fleuve. Elle doit faire le tour avec Bozizé des énormes problèmes techniques préalables à la navigation de  cette encombrante épave. Il faudrait sans nul doute parvenir à l’acheminer  jusqu’au Portugal afin de la remettre en forme mais encore à quel prix. Selon nos informations, Bozizé aurait déjà trouvé 60% du financement de ce reconditionnement de l’appareil.  

 
 

NDLR : Ci-dessous, ce qu’avait déjà écrit à l’époque Centrafrique-Presse, qui avait révélé en exclusivité l’affaire de l’acquisition de cette épave.


 

Centrafrique-presse, Avec Bozizé, où va l’argent du peuple centrafricain ?, 17/08/06


  « Il n’y a pas longtemps Centrafrique-Presse informait ses lecteurs de ce que Bozizé était en train, pour les nécessités de ses trafics mafieux et ses besoins militaires, d’acquérir aux États-Unis d’Amérique un vieil avion de type Hercules C 130 pour 5 765 049 millions USD, soit près de trois milliards de Fcfa. L’ambassadeur de Centrafrique à Washington, Emmanuel Touaboy, n’arrête pas d’effectuer coûteusement et régulièrement plusieurs voyages, non seulement à l’intérieur des USA mais aussi plusieurs allers-retours Washington - Paris - Bangui. […] Un colonel de l’armée tchadienne se trouve présentement aux USA pour prendre les commandes de l’appareil et le ramener à Bangui. […]

Comment Bozizé peut-il sérieusement convaincre ses compatriotes, fonctionnaires, retraités et étudiants de continuer à se serrer la ceinture, parce qu’il n’y a pas d’argent pour payer leurs droits, et qu’au même moment le directeur général du trésor émette des ordres de virement de plusieurs centaines de millions de Fcfa pour l’acquisition d’un vieil avion ! ? Comment les partenaires au développement (le PNUD, l’Union européenne, la France, la Chine, les USA, les pays de la CEMAC etc.), qui ne cessent de faire pleuvoir des milliards de Fcfa, peuvent-ils croire à la sincérité des discours de mendiant de Bozizé, alors qu’il fait sortir des caisses du trésor public des milliards de Fcfa pour acheter un vieil appareil pour ses propres et obscurs besoins guerriers et mafieux ! ? Que dira la délégation des institutions de Bretton Woods qui séjourne actuellement à Bangui ? Elle ne peut pas ne pas demander quelques comptes et explications au Premier ministre, Elie Doté, à son ministre des Finances et du budget, Théodore Dabanga, ainsi qu’au directeur général du trésor, Mahamat Kamoun, au sujet de tous ces milliards de Fcfa qui quittent Bangui pour traverser l’Atlantique. »


Bozizé sait qu’il peut adopter impunément le comportement de ce que Centrafrique presse appelle “la folie d’un dictateur”. Rien ne lui arrivera. Il a été mis là pour garantir les affaires et la politique françaises (cf salve Centrafrique). Quant à la Banque mondiale, elle ne peut que se réjouir que les milliards donnés retournent à leur point de départ. C’est la règle du jeu n’est-ce pas ? Les grands perdants, les Centrafricains, peuvent croupir dans la misère. Au besoin, s’ils se rebiffent, on les convaincra par les armes.


Odile Tobner Billet d’Afrique  survie.org



 

Bozizé fait son marché


Centrafrique
/ jeudi 24 août 2006 par
Xavier Monnier (Bakchich)


L’été, c’est les soldes, y compris en Centrafrique. Gêné aux entournures par les conflits latents du Tchad et du Darfour, le régime de Bangui a fait quelques emplettes militaires ces derniers temps.


Comme tous les grands angoissés, le président centrafricain François Bozizé se laisse aller à quelques folies. Putschiste démocratiquement élu, le patron de Bangui craint que les conflits à ses frontières (Tchad, Darfour) ou ses prédécesseurs (Ange-Félix Patassé notamment) ne viennent le déstabiliser.

Aussi, en ces temps estivaux, l’homme a-t-il décidé de faire des emplettes et de casser la bien maigre tirelire de l’Etat. Après tout, le 13 août dernier, c’était la fête nationale. Autant se faire des cadeaux.


La semaine dernière, un Hercules C-130, petit bijou de l’aéronautique et succès mondial, a posé ses ailes à Bangui. Avion spécialisé dans le transport de troupe et de matériel militaire, la bête a coûté la bagatelle d’un milliard 650 millions de FCFA (2, 5 millions d’euros), somme qui a transité vers les Etats-Unis.


L’achat a été réalisé via l’ambassade de Centrafrique à Washington, en avril 2006, selon un document que s’est procuré Bakchich, et la somme versée sur le compte qu’elle possède dans une agence Citybank de la capitale fédérale américaine.

 

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