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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 01:51


bonne-annee

Dongou

 

ZINGA (RCA), 18 janvier 2010 (IRIN) - Les autorités de Kinshasa ont beau leur assurer que la paix a été restaurée dans leurs régions d’origine dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, cela ne convainc pas les milliers de réfugiés qui ont traversé le fleuve Oubangui en République centrafricaine (RCA) : ils ne sont pas pressés de rentrer chez eux.

« Nous avons fui parce que nous avions vu des soldats blessés, des maisons brûlées, des femmes violées », a dit Charles Banganya, un réfugié attendant une distribution d’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) à Zinga. « Nous avons déjà connu tout cela lors des guerres précédentes, et nous n’avons aucune intention de revivre la même expérience. On n’attend pas que la mort vienne à soi. Un homme sage sait repérer le danger de loin. C’est pourquoi nous sommes en exil aujourd’hui ».

L’exode des réfugiés du Sud Oubangui a été rapide. Ceux qui ont pris la fuite disent qu’ils ont simplement ramassé ce qu’ils pouvaient et sont partis par le fleuve, utilisant toutes les embarcations qu’ils trouvaient, et que certains se sont noyés.

Le Sud Oubangui est situé près de la province de l’Equateur, où la plupart des affrontements ont eu lieu.

Les organisations de secours ont eu du mal à faire face à l’ampleur de l’exode. D’après le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), plus de 107 000 personnes ont fui la RDC pour rejoindre la République du Congo. On compte également de nombreux déplacés à l’intérieur de la RDC elle-même.

La RCA accueille environ 17 000 réfugiés, installés temporairement dans des sites à proximité du fleuve Oubangui, dans la région de Lobaye. L’UNHCR estime qu’au moins 60 pour cent des réfugiés sont des enfants, beaucoup ayant fui les orphelinats.

Après une visite à Zinga, le directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, Thomas Yanga, a averti que les estimations initiales prévoyant une présence de réfugiés à court terme avaient été très éloignées de la réalité.

« Nous anticipons que les réfugiés seront là pendant au moins un an », a dit M. Yanga, ajoutant que le PAM avait répondu le plus rapidement possible à l’afflux, en liaison étroite avec les autorités locales. L’UNHCR et d’autres organisations ont souligné que les réfugiés étaient largement plus nombreux que la population locale dans des zones comme Zinga et Mongoumba, qui ont déjà leurs propres problèmes nutritionnels.

M. Yanga a reconnu qu’une partie de la population hôte craignait que l’afflux de réfugiés ne mette en péril sa propre sécurité alimentaire, mais a dit que la distribution d’aide alimentaire par le PAM, qui comprenait des produits tels que du sel, des haricots et de l’huile, avait apaisé ces peurs.

« D’après ce que j’ai vu, les besoins alimentaires ont été entièrement couverts », a dit M. Yanga, ajoutant que le PAM communiquerait des informations aux autres agences des Nations Unies concernant les besoins d’aide médicale, d’abris, et d’autres types de besoins.

« L’hébergement et l’alimentation ont été nos plus gros problèmes jusqu’à présent », a dit Calvin Andoma, professeur originaire de Libenge. « Nous sommes vraiment exposés au froid ici. Nous avons besoin de matériaux pour isoler nos huttes ».

C’est la saison sèche, et les températures chutent après le coucher du soleil. « Il fait un froid terrible la nuit », s’est plaint Mme Ida. « Les enfants attrapent le paludisme, il y a beaucoup de cas de diarrhées, et quelques cas de typhoïde ». D’autres réfugiés parlent de plusieurs morts à Zinga.

Les affrontements se poursuivent

Les réfugiés et les organisations humanitaires ont été confrontés à une situation similaire dans le sud-est de la RCA, lorsque des milliers de réfugiés sont arrivés dans le Haut-Mbomou, après avoir fui des attaques des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur.

Dans le Sud Oubangui, l’exode des réfugiés a été déclenché par de graves affrontements entre les Boba et les Lobala. Un grand nombre des Boba réfugiés à Zinga viennent de la ville de Libenge, située au bord du fleuve, qui a été le théâtre d’affrontements entre les rebelles et les troupes du gouvernement durant la guerre civile de 1996-2003 en RDC.

Des affrontements entre les Boba et les Lobala ont été rapportés pour la première fois à la fin du mois d’octobre. Les réfugiés de la communauté Boba reconnaissent qu’il existait déjà des tensions depuis les années 1940 au moins, mais rien de comparable avec la violence observée récemment dans des zones comme Dongo, au sud de Libenge.

« Depuis longtemps, il y avait un conflit au sujet de l’accès aux étangs contenant des poissons », a dit « M. Jonathan », désigné porte-parole des réfugiés à Zinga. « Il y avait un étang qui était spécifiquement réservé aux Boba, mais il y a eu une rupture dans la lignée de succession et les Lobala ont essayé de prendre la suite ». Aucun médiateur, local ou venu de Kinshasa, n’a pu résoudre cette impasse, et ce sont les Lobala qui ont engagé le conflit, a-t-il affirmé. « Ils n’aimaient pas le type de solutions qui étaient proposées, alors ils ont eu recours à la violence traditionnelle ».

La version de Kinshasa est qu’une milice Lobala, composée en partie de soldats démobilisés, a organisé une attaque à Dongo à la fin octobre, visant la police et les forces de sécurité. Suite à cet événement, il a été rapporté que Dongo était déserté par la population civile. Le gouvernement congolais, qui a annoncé que la ville avait été reprise mi-décembre par les Forces armées congolaises (FARDC), a depuis appelé les civils à rentrer chez eux.

Mais des réfugiés comme Mathieu Balimbala ont dit qu’il était difficile d’obtenir des informations actualisées. « Nous ne sommes que des réfugiés de l’autre côté du fleuve. Nous ne savons pas ce qu’il se passe », a dit M. Balimbala à IRIN. « Nous aimerions rentrer et voir si nous pouvons à nouveau vivre en paix, mais ce n’est pas pour maintenant ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 14:25


bonne-annee

Anicet-G.-Dologu-l-.jpg

Doléguélé viré de la tête de la BDEAC !

Les chefs d’Etat, membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en réunion à Bangui, en République centrafricaine, n’ont pas hésité un seul instant à défenestrer, samedi, le président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), Anicet Georges Doléguélé. Il a été vite remplacé par un de ses compatriotes centrafricains. D’après des organisations des droits de l’Homme et certains analystes économiques, M. Doléguélé fait l’objet de plusieurs suspicions sur les détournements de fonds à la BDEAC. Bien sûr, à l'issue de cette réunion, le président congolais Denis Sassou Nguesso a été désigné président en exercice de la CEMAC.

C’est l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) qui a réclamé instamment, et à la dernière minute de la tenue de ce sommet des chefs d’Etat de Bangui, la tête de Doléguélé. Dans un communiqué de presse publié le 15 janvier à Brazzaville, l’OCDH avait, en effet, demandé que les chefs d’Etat démettent ce haut fonctionnaire de la BDEAC afin de permettre à la justice de bien faire son travail, sans être empêchée par ces multiples immunités qui entourent bien souvent ces hommes.

Il n’a fallu que 24h d’attente à l’OCDH pour voir leur vœux exhaussé et voir Doléguélé être défenestré de la banque. Mais dans leur communiqué, les chefs d’Etat n'ont pas précisément dit pourquoi Doléguélé a été viré de la tête de la BDEAC. Et on se demande bien si le gars va réellement se mettre à la disposition de la justice, pour vomir enfin ce qu'il sait de cette histoire de la disparition mystérieuse des 11 milliards de F CFA.

Ce qui veut dire que, avant de s’en assurer exactement, l’OCDH ne devrait pas baisser la garde et dormir tranquillement sur ses oreilles comme l'iguane. Au contraire, le vrai boulot vient de commencer, car il y a beaucoup de gens qui attendent savoir où sont passés les 11 milliards disparus à la BDEAC. Sinon, ce serait alors un combat d’humeur, visant simplement à faire partir un cadre centrafricain de cette institution bancaire, sans motif réel.

On sait portant que, des cadres de cette institution, comme les Nanda, arrêté, jugé puis licencié, le tout en moins d'une semaine, avaient déjà commencé à cracher le morceau. D'autres encore peuvent parler...

Et pourtant, les analystes politiques estimaient que Doléguélé, vu comme potentiel candidat à la présidentielle dans son pays, ne devrait pas être lâché par Brazzaville avant cette échéance. Le temps que François Bozizé et Ange-Félix Patassé se battent  pendant ce scrutin. Peut-être qu’il devrait, pour ces raisons politiques, restés  Brazzaville, où la justice, on l’espère, pourrait dès cette semaine lui envoyer la toute première convocation.

 

Par Arsène SEVERIN – Source : severinnews overblog

 

NDLR : On a quelque mal à voir en quoi la situation du président d’une banque sous régionale peut-elle intéresser à ce point un observatoire de droits de l’homme. Cela paraît a priori très étrange et insolite. Anicet Dologuélé a-t-il commis un génocide ou des crimes contre l’humanité sur le territoire congolais ? Cet observatoire doit éclairer davantage l’opinion sur ses véritables motivations et cet acharnement à voir absolument l’ex PDG de la BDEAC traduit en justice.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 14:01



bonne-annee

Marie Reine Hassein


L'initiative du Collectif des Forces du Changement de se retirer du processus des élections tel que mal engagé par Bozizé et son complice de fraude, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé gagne en audience et en crédibilité. Elle vient d'enregistrer le soutien de la candidate nouvellement annoncée, Mme Marie-Reine HASSEN. Le Collectif des Forces du Changement exige la démission du président de la Commission électorale, le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé pris en flagrant délit de manipulation frauduleuse et de violation de son serment d'indépendance. De graves accusations de corruption, de moralité douteuse et de malversation pèsent sur lui.

La Rédaction C.A.P





DECLARATION DE SOUTIEN

 

AU COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

 

 

  

La candidate indépendante aux prochaines élections présidentielles en République Centrafricaine, Marie-Reine HASSEN, et son équipe de campagne, apportent leur soutien au Collectif des Forces du Changement pour leur réaction courageuse et responsable, face à une situation qui menace gravement la tenue d’élections libres et transparentes.

 

Nous saluons cette initiative et appelons le gouvernement à mettre fin à ses manoeuvres, et à privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

 

 

Fait à Paris le 18 janvier 2010

 

 

 

Marie-Reine HASSEN

 

et son équipe de campagne

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 00:55


bonne-annee

Marie-Reine-H.jpg


Après l'annonce de la candidature de Mme Marie-Reine HASSEN à l'élection présidentielle, nous publions ci-dessous la profession de foi de la candidate. Cette dame qui aime tant son pays la République centrafricaine, y expose non seulement ses idées et la vision d'un Centrafrique nouveau mais elle présente aussi sa philosophie et les engagements qu'elle prend devant ses compatriotes quant aux réformes qu'elle juge fondamentales à accomplir pour que les choses puissent changer positivement dans ce pays.

La rédaction C.A.P 



REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

PROFESSION DE FOI DE MARIE-REINE HASSEN

 

ELECTIONS DE 2010



Mes chers Compatriotes,


Le moment est venu de vous annoncer ma candidature pour les élections présidentielles de 2010. Je suis très affectée par l’état de délabrement de notre pays la République Centrafricaine, la souffrance et la détresse de sa population. Je suis persuadée que nous pouvons encore tous ensemble éviter que tant de vies soient gâchées. Nous devons trouver une solution à la catastrophe économique et sociale que connaît RCA. Je vais vous exprimer ici mes convictions et mon engagement pour notre pays. 


En 2010 la République Centrafricaine va choisir son destin
. Soit elle choisira de rester dans le cercle vicieux de la violence et de la paupérisation, soit elle optera pour un vrai changement. En me présentant, j’opte pour la seconde solution.


Je m’adresse aux Centrafricaines et aux Centrafricains
, de toutes les ethnies, de tous les partis politiques, de toutes les religions, aux femmes, aux hommes et aux jeunes.

 

Le peuple a été trahi. Il a été conduit, par la voie de politiques laxistes et xénophobes là où il se trouve aujourd’hui : la guerre civile, les massacres, les viols des femmes et des enfants, l’incendie des villages, la misère sanitaire, économique et sociale. De nombreuses années de déchirements, de luttes fratricides, de haine tribale, ont sérieusement compromis les chances de développement de la Centrafrique. Cette longue période de désordre a ruiné le pays. Comme si tout cela ne suffisait pas, depuis six mois la RCA subit une grave famine, et les enfants meurent pas dizaines.

 

Nos institutions sont sclérosées. Les différents processus de rétablissement engagés à des périodes différentes ont tous échoué. Notre pays est prisonnier du cercle vicieux des violences et de la paupérisation, et tous les centrafricains en sont épuisés. Nous sommes sur la voie de la « somalisation ». Si cette situation perdure, elle nous mènera inéluctablement au désastre.

 

Aujourd’hui, pour nous en sortir, les centrafricains doivent faire abstraction de leur appartenance ethnique et clanique. Lorsque nous aurons retrouvé l’unité, les Centrafricains retrouveront l’apaisement et la confiance.

 La République Centrafricaine fait face à un défi considérable. Il ne sera pas facile à relever, car les chantiers sont immenses, mais nous pouvons y arriver. L’espérance ne peut venir que de quelque chose de nouveau et de différent.

 

Il nous faut une véritable rupture avec le passé.

Notre pays a besoin d’une personne capable de fédérer les différentes ethnies, les différents partis, les différentes croyances. Quelqu’un qui sera soucieux de garantir la paix, la réconciliation nationale et le développement, quelqu’un qui remettra le pays sur les rails, qui rétablira la confiance.

 

Je suis une femme de fermeté, une femme de compromis, une femme d’ouverture et de dialogue. Je ne fais pas partie des systèmes politique mafieux et claniques, qui ont de tout temps prévalu au détriment des Centrafricains. Je serai le président de tous les Centrafricains, le président fédérateur dont la Centrafrique a besoin, le Président de la paix.

 

Je suis une candidate différente.

 

Je n’entre pas dans une catégorie définie. Mes origines plurielles, mon éducation, mes valeurs morales, ma rigueur professionnelle, mes richesses culturelles, mon engagement et mes principes font de moi la candidate neutre, celle du rassemblement, de l’unité, de la paix et du développement. Celle de la rupture, du changement radical, de la modernité et du futur. Celle qui favorise par dessus tout l’action patriotique par rapport aux intérêts partisans. Celle qui saura susciter et développer dans les nouvelles générations, aussi bien que chez nos aînés, la capacité de vivre ensemble nos identités multiples, comme nous le faisions jadis.

Je saurai être une véritable mère de la nation, égale et juste pour tous.

 

Je suis la candidate du rassemblement, de la paix et de la sécurité.

 

 N’ayant jamais participé aux querelles d’influence et de positionnement en RCA, je me place au dessus des joutes tribales. C’est ce qui me permettra d’effectuer les recrutements à tous les niveaux sur les bases de compétences réelles et non pas sur des considérations tribalistes et népotistes. Le respect des cultes en RCA sera réaffirmé auprès de nos concitoyens.

 

Je suis la candidate de l’ouverture sur le monde.


Mon expérience sur le plan international, ma capacité de discernement, le  sang-froid et la force de résistance dont j’ai su faire preuve toute ma vie face aux coups du sort et à l’adversité,
ma pluri culturalité, mon pluri linguisme, me confèrent l’atout majeur d’une plus large ouverture sur le monde, d’une perspective sur les relations internationales, et d’une plus grande aptitude à gérer ce pays et à y travailler avec tous, sans considération ethnique, clanique, ou de parti.


Avec la perte de confiance, au sein de la Communauté Internationale, dans la capacité de l’Etat à ramener la paix et la sécurité, nous faisons face à la nécessité de développer une diplomatie active et diversifiée qui nous permettra de nous adapter aux nouvelles exigences du monde moderne. Notre politique étrangère devra subir une profonde réforme, et  revoir ses principes et ses méthodes car la mission du diplomate est devenue plus complexe et plus exigeante qu’il y a vingt ans.


Avec l’ère de la globalisation s’achève l’ère de la pitié et de l’assistanat
. Désormais, c’est d’abord de nos efforts propres que viendra le salut. La Communauté Internationale va continuer à nous accompagner, mais nous devons lui donner des signaux forts et sans ambiguïté.

Mon plan de reconstruction ouvrira à la République Centrafricaine les portes de la reconnaissance internationale, ainsi que celles des investisseurs mondiaux et des véritables  aides. Notre principe sera désormais : donnant-donnant. « Voilà ce que nous possédons et voilà ce que nous exigeons en échange, et tout de suite ! »  De manière progressive, mais très sûrement, nous allons rompre avec le terme « aide ».


Le monde fera de nouveau confiance à la République Centrafricaine et à son gouvernement. La Communauté Internationale nous  encouragera à consolider l’Etat de droit au quotidien et la démocratie. Nous nous débarrasserons des vieux clichés qui nous présentent comme des corrompus, des tyrans et des assassins.


Certaines mesures seront nécessaires, même si elles sont douloureuses. Pour mener à bien les réformes, nous devrons vivre une période de rigueur et d’austérité.

 

De véritables programmes sociaux seront lancés, avec une plus grande implication de l’Etat.

 

Il nous faut, pour la totalité du territoire centrafricain, et pour Bangui en particulier, une reconstruction totale du système de distribution d’eau potable. Les canalisations sont vétustes, poreux, et présentent un taux de perte d’eau d’environ 30%. L’assainissement de l’eau et son accessibilité réduira de manière drastique les problèmes de santé des populations.

Il est urgent de créer un CHU (Centre hospitalier universitaire) ou un CHR, (Centre hospitalier de recherche), ainsi que des dispensaires et centres de soins à travers le pays, pour soigner gratuitement la population, comme cela se faisait avant.


Les services sociaux de base
, la santé, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement seront restaurés. A terme, on envisagera de subventionner ces services pour les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Nous allons créer une nouvelle Sécurité Sociale.

 

L’enseignement redeviendra entièrement gratuit, de la maternelle à l‘Université. Il sera nécessaire de créer d’autres établissements d’enseignement supérieurs en province. De l’école primaire à l’Université, ces établissements seront informatisés. La formation des enseignants  sera une priorité. L’accent sera mis sur l’éducation des filles.

 

Une politique favorable à l’investissement des entreprises sera mise en place pour créer un environnement où les règles du jeu seront justes et respectées.

 

La République Centrafricaine repensera sa politique agricole.  L’agriculture vivrière sera inscrite parmi les priorités, pour éloigner le spectre de la faim et de la malnutrition.
Il s’agit de donner la priorité à la satisfaction des besoins primaires de la population.

 

Les salaires seront revus à la hausse, compte tenu du fait que le coût de la vie est vertigineusement élevé, et le pouvoir d’achat nettement inférieur à ce qu’il était dans des périodes antérieures.

 

Le développement du secteur privé sera fortement encouragé, car la notion de développement perd son sens en l'absence de ce secteur.

 

Je veux mettre en valeur une nouvelle génération de femmes et d'hommes de toutes nos régions et de toutes nos ethnies. Je veux leur confier les responsabilités, et demander aux anciennes générations d'être là et de leur transmettre l'expérience. Le renouvellement de la classe politique, nécessaire pour le changement radical dont la RCA a besoin, implique l’engagement d’hommes et de femmes qui ne sont pas forcément populaires, mais qui sont animés par des valeurs qui les placent au-dessus de toute appartenance nuisible et les mettent au service de l'intérêt général. Des femmes et des hommes compétents, honnêtes et travailleurs, et sur lesquels le pays doit pouvoir compter. Ce sont ceux là qui pourront conduire ce changement, car il n’y a pas de progrès social et économique sans modernisation de la vie politique.

 

En ce qui concerne l’administration, nos habitudes de gestion des ressources humaines vont changer. Pour cela, les critères de recrutement dans la fonction publique, notamment dans le secteur très sensible des forces armées centrafricaines, seront rigoureux. Les principaux critères de recrutement pour les fonctions de l’Etat seront l’intégrité,  la compétence, les capacités, le mérite, le sens des responsabilités et une certaine rigueur intellectuelle et morale. Nos administrations seront pilotées par des hauts fonctionnaires compétents, bien formés, expérimentés, travailleurs et intègres, dont les capacités seront renforcées afin qu’ils soient en mesure d'assurer l'efficacité et la continuité de l'Etat. Les fonctionnaires et hauts fonctionnaires centrafricains ont besoin d’être encouragés et motivés, et ils le seront.

Les Centrafricains ayant une réputation de compétence reconnue ne craindront plus d’être mutés de façon fantaisiste ou d’être victimes de fiches mensongères. La tendance sera de tirer tout le monde vers le haut.

 

Le centrafricain doit se sentir protégé par l’Etat. L’outil principal du retour de la sécurité c’est l’Armée Nationale. Malheureusement cette Armée Centrafricaine n’existe plus. Il existe un lien direct entre la division et la désorganisation qui ont miné notre armée, et les crises politico-militaires qui ont ruiné le pays. La sortie durable de crise passe donc surtout par la réhabilitation complète de nos forces armées. La réconciliation effective en leur sein sera le signal fort indiquant que celle-ci progresse dans la communauté nationale. La question du caractère national, donc multiethnique, de notre armée, est fondamentale. Rien n'est plus favorable à la perpétuation de la crise de confiance au sein de l'armée que les recrutements à caractère « tribaliste ». Je redonnerai à l’Etat sa capacité de protéger ses citoyens. L’Armée Centrafricaine redeviendra le socle de l’Unité. Le métier des armes est un métier noble, respecté et respectueux de certaines valeurs, dont la première est le respect et la protection de la vie des autres. C’est pourquoi les militaires devront tous avoir une éthique et observer une déontologie de leur métier.


Je n’admettrai jamais qu’une armée nationale censée assurer la protection de la population se retourne contre cette même population
. Je m’engagerai très clairement sur ce point.

Je proposerai une loi sur la parité dans les institutions centrafricaines. Les femmes sont les héroïnes de notre pays. La femme centrafricaine est le levier par lequel le pays peut changer Les femmes seront plus impliquées dans le domaine politique et économique, et nous les aiderons pour leur  donner une place plus importante dans le développement économique et social, afin qu’elles puissent à leur tour garantir l’éducation des générations futures.

 

A notre jeunesse je dirai que la RCA n’est pas seulement un héritage de nos parents ; elle est plutôt, et surtout un prêt que nos enfants nous font. Nous sommes donc comptables vis-à-vis de notre jeunesse, de l’avenir de la RCA. Il nous faut leur construire un futur meilleur avec leur contribution.


Les jeunes doivent pouvoir étudier dans des conditions matérielles convenables, bénéficier d’un enseignement de qualité, obtenir une bourse versée régulièrement, et avoir des débouchés professionnels après leurs études. Il n’y aura plus de jeunes sans travail et sans occupation. Il n’y aura plus de jeunes dans la rue. Ils n’auront plus envie de partir à l’étranger, parce qu’ils seront heureux chez eux, et seront prêts à se mobiliser pour la reconstruction de leur pays.

 

La diaspora centrafricaine aura alors envie de rentrer, car il y aura la sécurité, des emplois, des logements décents, un bon système de santé, une éducation solide pour leurs enfants, une qualité et une espérance de vie nettement supérieure.

 

La République Centrafricaine, qui possède un territoire immense : 623 000 km, est dotée d’une faune et d’une flore parmi les plus riches d’Afrique. Plutôt que de permettre leur destruction en les surexploitant, nous allons adopter une stratégie de protection de la vie qui consiste à ralentir la déforestation et reboiser. L’avenir, c’est de préserver nos richesses qui sont susceptibles d’apporter une amélioration du niveau de vie des populations, et de faire du tourisme et de l’écotourisme l’une des locomotives de l’économie centrafricaine car l’écologie va de pair avec l’économie.


La RCA va s’investir encore plus dans la protection des animaux, des cours d’eau, des forêts, de l’environnement. Je suis en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, dont les effets se font aussi ressentir en RCA.

 

Je crois au rôle déterminant d’un syndicalisme puissant.

Pour asseoir notre fragile démocratie, les Institutions devront bénéficier d’un « toilettage » et d’un renforcement.

 

La sous information des peuples est une des principales barrières qui les séparent du développement. Un peuple ne change de comportement que quand il y a des éléments de comparaison qui lui permettent de changer. Je crois en la capacité des médias de pousser notre société toute entière à basculer dans une autre trajectoire. Les médias libres en RCA bousculent et dérangent, mais ils sont incontournables pour l'éducation politique et civique de la population. Ils dénoncent les cas de corruption, les méfaits…Ils poussent les gens à parler, discuter, échanger. Leur liberté de ton soutient le combat de la démocratie et celui du  rétablissement de l’Etat de droit. Je considère qu’ils sont un des garants du système démocratique.

 

Le Continent Africain : nombreux sont ceux qui pensent que notre continent a définitivement perdu la bataille du développement. Il est vrai que nos pays croulent sous le poids d’innombrables problèmes qui semblent insolubles et que notre jeunesse sombre dans le désespoir. Mais nous ne devons pas nous décourager. La construction de l’Afrique est possible, ce n’est pas un rêve éveillé. Aucun de nos petits Etats ne peut se développer tout seul. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous unir pour constituer un grand ensemble à l’instar de l’Union Européenne, de l’ALENA, de l’ASEAN... Si nous ne le faisons pas nous serons condamnés à disparaître. Les Etats Africains doivent définir une stratégie commune et offensive, une vraie stratégie des Etats-Unis d’Afrique. Le décloisonnement de l’Afrique en un vaste espace politique, économique et social africain est dans l’intérêt de tous, aussi bien des africains que des partenaires de l’Afrique. 

En matière de Nouvelles Technologies, nous devons rattraper notre retard en installant très rapidement la fibre optique. Les écoles, l’Université et les administrations pourront ainsi être câblés. Internet est le moyen de nous ouvrir aux enjeux globaux et de trouver des solutions locales. L’usage des TIC modifiera  profondément nos façons de travailler en RCA.

 

Mon programme reprendra entre autre, dans le détail, les points évoqués dans ma profession de foi.

 

___________________________________________________________________________

Centrafricaines, Centrafricains, le rêve du père fondateur de la RCA, Barthélémy BOGANDA, était de vaincre la sous-alimentation et la vie chère, de vaincre la nudité, d’améliorer l’habitat, de créer des hôpitaux afin que son peuple ait accès aux soins, de vaincre la mortalité infantile, de créer des écoles, des établissements secondaires et des facultés d’où sortiraient des pionniers et des lutteurs. Il voulait sortir les Centrafricains de la misère.

 

Lorsqu’il nous a quittés, notre pays était sur la voix d’un avenir florissant, et a continué sa trajectoire ascendante un certain temps.

 

Notre héros national devrait nous inspirer. Reprenons ses idéaux, approprions nous les, et soyons unis, dignes et travailleurs.

 

Mes chers compatriotes, je vous appelle toutes et tous à aller aux élections dans la paix et la sérénité, et à voter massivement. Aujourd'hui c'est vous, centrafricaines et centrafricains, qui détenez les clés de notre avenir commun. Vous voulez une vie meilleure, c'est à vous d’imprimer le mouvement pour que ce changement se fasse.

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 00:51


bonne-annee

faucille-et-marteau.jpg

Coopération Sino-Centrafricaine

Arrivée à Bangui des membres du Parti Communiste Chinois hôte du parti centrafricain KNK

Bangui, 18 janvier 2010 (ACAP) - Une importante délégation du Parti Communiste Chinois conduite par le Ministre du Département international du Comité Central dudit parti sur invitation du parti KNK arrive à Bangui le lundi 18 janvier 2010.

Une forte délégation du Parti Communiste Chinois (PCC) conduite par le Ministre du Département international du comité central dudit parti est attendue à Bangui lundi 18 janvier 2010 en fin d’après midi sur invitation du parti centrafricain Kwa na Kwa (KNK) lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction de l’Acap.

 « Le parti KNK souhaite s’inspirer des expériences politiques du parti communiste chinois pour permettre à la République Centrafricaine de réaliser son redressement national au plus vite en trouvant une voie qui s’adapte à la réalité nationale », souligne le communiqué.
« Etant un jeune parti, le parti KNK accueille avec beaucoup de plaisir l’arrivée de la délégation du PCC » est-il ajouté.

Il convient de noter que la visite du PCC à Bangui fait suite à une visite d'une délégation des cadres du parti KNK en Chine en 2009.

Lors du premier congrès du parti KNK tenu le 13 novembre 2009 à Mbaïki, le PCC qui a délivré un message s'est dit " disposé à approfondir les échanges amicaux entre les deux partis sur la base de quatre principes régissant les relations entre les deux partis, à savoir autonomie et indépendance, égalité totale, respect mutuel et non ingérence dans les affaires intérieures ».

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 00:01


bonne-annee

Binguimalet.jpg

 

16 janvier 2010 18:37:46 GMT

* Opposition CAR, les rebelles de se retirer de la préparation des élections

* Le président accusé d'avoir truqué processus

* U.N. appelé à résoudre la crise
 

Par Paul-Marin Ngoupana

BANGUI, 16 jan (Reuters) - Les principaux partis d'opposition en République centrafricaine et un groupe d'anciens rebelles disent qu'ils se sont retirés de la préparation des élections prévues pour cette année, accusant le Président François Bozizé de la planification de la fraude électorale.

Les plaintes vont de la non-exécution d'un accord de paix à introduction d’une instance électorale impartiale. Certains ex-rebelles maintenant dans le processus de paix ont menacé de reprendre les armes et l'opposition a demandé à la mission des Nations Unies dans le pays de trouver une solution concertée à la crise.

La RCA est un des pays les plus pauvres et les plus isolées de l'Afrique et a souffert de décennies d'instabilité interne et régionale. Basé à Bruxelles, International Crisis Group, a déclaré cette semaine que la paix fragile de la nation était en danger.

"Face à la situation délicate de tous ces problèmes qui pèsent sur le processus électoral, nous démissionnons de ce processus", a déclaré samedi à Reuters Henri Pouzere, coordonnateur d'un groupement d'opposition connue sous le nom UFVN.

«Depuis quelques temps maintenant, nous avons assisté et vastes efforts méthodique par le Président François Bozizé de détourner l'élection, pour lui et son clan", a ajouté Pouzere.

Le groupe des parti de l’opposition accuse Bozizé d'avoir refusé de mettre en œuvre les décisions prises lors des entretiens de Décembre 2008 entre le gouvernement et l'opposition centrafricaine et divers groupes rebelles. Les entretiens ont abouti à des mesures concrètes pour désarmer les rebelles et organiser des élections.

La commission électorale a également été critiquée pour avoir été bourré de personnes nommées par Bozizé.

"Une gamme de fraude est commise par la Commission électorale indépendante au bénéfice des personnes au pouvoir .... C’est inacceptable", a déclaré Nicolas Tiangaye, un autre leader de l'opposition.

La commission électorale et le gouvernement ont refusé de faire des commentaires.

Bozizé est arrivé au pouvoir par un coup de 2003 et a remporté les élections en 2005. Bien que le pays a connu une histoire mouvementée depuis l'indépendance de la France, ses crises sont souvent négligés par l'augmentation des conflits de profil dans le Tchad voisin, le Soudan et le Congo.

International Crisis Group a déclaré cette semaine que Bozizé est réticent à appliquer les accords issus de la du dialogue politique inclusif.

"... Si le gouvernement ne parvient pas à renouer le dialogue avec l'opposition sur les élections à venir et négocier avec les rebelles restants, le fragile processus de paix sera sérieusement  en danger ", a indiqué le groupe dans un rapport publié le 12 janvier.

Un porte-parole de l'APRD, un groupe rebelle qui opère dans le nord de la RCA, mais est destiné à être désarmé, a publié son propre avertissement.

«Bozize joue avec le feu. Nous allons reprendre les armes si les choses ne sont pas corrigés", a déclaré le porte-parole Djim Wei. «Pour l'instant, on se retire du processus pour obtenir une certaine clarté."

Écrit par David Lewis (; édition de Myra MacDonald)


NDLR : La décision du Collectif des Forces du Changement de se retirer du processus électoral paraît sans appel. Il exige clairement la démission du président et vrai faux pasteur de la CEI, Joseph Binguimalé dont RFI a diffusé les jérémiades dans une interview qu'il a accordée à cette station disant en substance qu'il "tendait la main à ses frères et que s'il avait fait des fautes ou commis des erreurs, qu'on le pardonne car il a laissé sa famille en France pour se consacrer à ce travail afin de faire rentrer les Centrafricains dans leur pays". Les griefs de l'opposition contre Binguimalé sont précis, nombreux et extrêmement graves. Cela va de son absence totale d'indépendance à l'incompétence notoire en passant par la moralité douteuse, la violation du serment, gestion solitaire et opaque des fonds. En outre, de graves soupçons de corruption et de détournements de deniers publics pèsent aussi sur lui. Cela fait beaucoup de choses pour un seul individu que Bozizé a imposé à la présidence de la Commission électorale en vue d'organiser une mascarade électorale pour lui assurer une victoire électorale frauduleuse.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 23:34


bonne-annee

bozize-stylise

 

Source : Blog de Makaila Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 16:31

Depuis quelques jours, des tristes nouvelles faisant état de la mort du chef rebelle Charles Massi suite aux tortures subies en prison centrafricaine. Souvenez vous que ce chef rebelle centrafricain aurait été capturé par la milice de Deby avant d’être cédé discrètement à Bozizé. Connaissant l’influence démesurée de Deby sur Bozizé, nous craignons fort bien que ce dernier soit formé aux méthodes extrêmement inhumaines de torture et de violation des droits de l’homme dans lequel Deby a excellé depuis son ascension au pouvoir. Bozizé serait il en train de copier  Deby qu’il appelle affectueusement grand frère et lequel se réclame d’avoir installé son petit frère président en Centrafrique grâce aux actions de sa milice du Tchad?

Si tel est le cas, il est attendu des lendemains sombres pour le peuple centrafricain ?

Nous avons encore à l’esprit les exécutions extra judicaires et sommaires des opposants et syndicalistes tchadiens qui son entre autres : Maitre Joseph Beidi, Moise Ketté, Laoukein bardei, Gueti, Abbas Koti et tout dernièrement Ibni Saleh Mahamat. Il refuse de livrer ses restes à ses parents et la communauté tant nationale qu’internationale reste impuissante.

Agée seulement de 10 ans, j’ai du faire des centaines de kilomètres à pied avec des bagages à la tête, fuyant les atrocités de Deby lors de la campagne de décimation des sudistes en septembre noir de 1984, initiée et dirigée par Idriss Deby, ancien chef d’Etat Major de Hissein Habré. Cet homme est la plus grande sanguinaire que le Tchad ait jamais connu. Ils avaient égorgé en ce temps plusieurs habitants du sud dont le frère du chef de race de Moissala. D’autres langues disent à tort ou à raison qu’il se nourrit du sang humain. Pour devoir de mémoire, nous n’oublierons jamais ces atrocités et Deby répondra un jour de ses actes.

Le peuple centrafricain est averti.

 

Daniel hongramngaye

BP 69742, Ndjamena Tchad

hongramngaye@yahoo.fr


NDLR C.A.P : Selon nos informations d'une source proche de Bozizé ayant requis l'anonymat, il n'est pas sûr qu'on retrouve le corps de Charles Massi. Il aurait fini comme le martyr tchadien Ibni Omar Mahamat Saleh, avec la différence que pour Massi, le lieutenant tortionnaire de la garde présidentielle Abel Dénamganai devrait donner quelques explications à la justice. 
Ce serait donc par pure vengeance qu'i a fait connaître à Charles Massi le sort que l'on sait désormais. Il lui impute l'attaque contre la garnison de Bossembélé le 13 février 2009 que Charles Massi a revendiquée au nom de la rébellion de la CPJP. Bozizé ne lui aurait donc pas pardonné d'avoir perpétré cette attaque au moment même où il était en deuil pour sa mère qui venait de décéder et qui n'était pas encore inhumée. Voilà la "faute" que Massi a payée au prix de sa vie. Où va-t-on désormais en Centrafrique ? Si ce n'est pas la jungle, ça y ressemble !

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 01:39


bonne-annee

Bozizé en Chine  027082009155005000000MASSI.jpg

 

La surdité et le mutisme des autorités de Bangui au sujet de Charles Massi sont de plus en plus insupportables. Il s’agit du sort d’un homme dont les proches, ont été contraints à leur corps défendant d’annoncer la mort faute de preuves récentes de vie ou d’informations pouvant attester qu’il est toujours vivant. L’expulsion brutale, arbitraire et illégale de Mme Massi du territoire centrafricain traduit mal l’embarras dans lequel Bozizé et sa clique ont été subitement plongés par la présence de cette dame qui était venue dans son pays pour tenter de tirer au clair la situation de son mari.  

Selon des informations crédibles que notre rédaction a recoupées et émanant d’une source militaire à Bangui qui a requis l’anonymat, Charles Massi aurait été bel et bien livré à la garde présidentielle de Bozizé en territoire centrafricain et transporté par voie terrestre et achevé en chemin par un certain lieutenant Abel Dénamganai, parent du général de police Joel Sinféi Moidomsé, chef de cabinet particulier de Bozizé. Le détachement chargé de le convoyer serait rentré sur Bossangoa puis Bossembélé.

Après le lieutenant Dogo, Yango Kapita, le capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua », le lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma, voici le lieutenant Abel Dénamganai qui fait son entrée dans le club des tristement célèbres tueurs et bras armés que Bozizé utilise pour commettre ses crimes et autres assassinats des Centrafricains. Les membres de ce club qui se considèrent comme étant au-dessus de la justice et des lois du pays, bénéficient d’une scandaleuse impunité et de la totale protection de leur commanditaire.

Combien d’assassinats de vaillants fils du pays sous ce régime Bozizé n’ont jamais été élucidés jusqu’à présent ! Le cas des commissaires Hervy Trépassé et Daniel Sama sont encore frais dans la mémoire des Centrafricains pour le confirmer. Leurs assassins courent toujours et continuent de narguer leurs familles meurtries.

Comme Bozizé en a annoncé la couleur dans son allocution du 31 décembre dernier en langue nationale sango, les soi-disant forces de défense et de sécurité (ndlr : entendre la garde présidentielle) qu’il n’a pas manqué de féliciter, vont être désormais impitoyables. Il y aura donc du sang et des larmes ! Que les Centrafricains se le tiennent pour dit.

  La Rédaction

 

La CPJP exige du Pouvoir de Bangui la preuve de vie du Colonel MASSI



 

Communiqué de presse N° 008/ CPJP /CS/P/01-10


Depuis l’arrestation du Colonel Charles MASSI, Président du Bureau Politique, la Convention des Patriotes pour la
Justice et la Paix (CPJP) a perdu tout contact et ses traces. Les efforts ont été déployés pour connaitre le lieu de sa détention afin que la Croix Rouge soit informée pour que les conventions internationales soient respectées. Il y a eu un mutisme inquiétant autour des circonstances de cette arrestation et du sort du Colonel Charles MASSI. Toutes les portes nous ont été fermées. Personne ne voulait donner des nouvelles de peur des représailles.
Nous étions convaincus que le Pouvoir de Bangui ne pourrait, en aucun cas, franchir l’étape irréversible de l’assassinat. Nous voulons toujours croire que le Colonel MASSI est en vie. Dans le cas contraire, les conséquences seront très graves.


La CPJP exige du Pouvoir de Bangui la preuve de vie du Colonel MASSI afin d’éviter tout embrasement inutile et qu’une enquête soit ouverte.

 
Nous invitons la communauté internationale à s’impliquer pour faire la lumière sur cette affaire regrettable et préoccupante.

 

Nous voulons des réponses claires de la part du Gouvernement centrafricain.

 

Nous demandons à la communauté internationale de prendre cette affaire au sérieux avant que la situation devienne incontrôlable et mine leurs efforts en République Centrafricaine. Il est incompréhensible que, depuis l’arrestation du Colonel, peu de voix se sont élevées pour dénoncer les dérives autoritaires et inhumaines du Pouvoir de Bangui.


Fait au Camp de la Liberté, le 17 janvier 2010


KARAMA Souleymane Nestor,


Président du Conseil Suprême



Assan M'bringa Togbo


 Cellule de Communication de la CPJP

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:48


bonne-annee

Marie Reine Hassein

                 Mme Marie-Reine HASSEN



 Le paysage politique centrafricain enregistre une nouvelle candidature à l'élection présidentielle dont on ne sait exactement quand aura-t-elle lieu. On peut néanmoins se réjouir que cette candidature soit celle d'une femme car inévitablement, elle ne manquera pas d'apporter quelque saveur à la campagne électorale qui, faute de certitude sur son calendrier, tarde à démarrer véritablement.
En effet, depuis la candidature de Mme Ruth Rolland aujourd"hui décédée, à l'élection présidentielle de 1993, plus aucune Centrafricaine ne s'était présentée aux scrutins présidentiels de 1999 ni de 2005. Marie Reine Hassen renoue en cette année 2010 avec cette habitude qu'avait courageusement inaugurée "Tante" Ruth comme l'appelaient affectueusement les Centrafricains.

Rédaction C.A.P

    

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


 

DECLARATION DE CANDIDATURE A L’ELECTION PRESIDENTIELLE DE MARS 2010

 

Centrafricaines, Centrafricains, mes chers compatriotes,

 

J’ai décidé de me porter candidate et de solliciter vos suffrages aux élections présidentielles de Mars 2010 en République Centrafricaine.

 

Ma candidature est celle d’une femme qui croit aux valeurs de la République Centrafricaine : Unité, Dignité, Travail. C’est celle d’une personne qui n’est l’otage d’aucune ethnie, d’aucun clan, d’aucun parti politique, d’aucune puissance financière, d’aucun groupe de pression. Celle d’une femme qui sera le trait d’union entre toutes les ethnies, tous les partis politiques, toutes les convictions religieuses de notre pays. Ma candidature est celle de la rupture avec le passé, celle de toutes les femmes et tous les hommes qui veulent que leur vie change vraiment, celle de la paix, du rassemblement et de la réconciliation. Je veux être le porte-parole des citoyennes et citoyens qui souffrent de l’insécurité et de la misère.

 

On sait qu’en RCA les préjugés sont grands en ce qui concerne les femmes, et que ma candidature sera ardue. Mais je suis déterminée à faire face aux écueils.

 

Dans quelques mois la République Centrafricaine choisira son destin. Si elle décide d’opter pour un vrai changement, elle devra opérer une rupture totale avec le passé et prendre un autre chemin. Il lui faut un Président qui n’aura pas fait partie des différents systèmes mafieux et claniques qui ont prévalu de tous temps dans notre pays, et qui saura restaurer l’ordre et l’équité.

 

Trois années de diplomatie au service de la RCA et trois années d’expérience ministérielle récente ont consolidé ma connaissance de notre pays. D’autre part, ces élections engageant aussi l’image de la RCA dans le monde, mon expérience sur le plan international fait de moi un interlocuteur crédible de la Communauté Internationale.

 

Je serai pour vous une véritable mère de la Nation, dont les qualités morales, parmi lesquelles l’amour de la justice, la profonde répulsion pour la violence, la compassion, la conduiront à être attentive à vos besoins et à vous protéger des dangers extérieurs et intérieurs. Une mère qui saura être équitable et juste avec chacun. Une main de fer dans un gant de velours.

 

Tout être humain, parce que c’est un être humain, doit être reconnu en tant que tel. On doit refuser qu’il soit privé de sa dignité quand on le prive des services de base que sont la santé, l’éducation, la nourriture et le logement décents. La femme de convictions et d’actions que je suis ne vous fera pas que des promesses, je serai là avec vous pour les réaliser. La sécurité pour tous, sur toute l’étendue du territoire, de l’eau et de l’électricité dans les foyers, l’éducation pour nos enfants et nos jeunes, des hôpitaux et des centres de santé de qualité accessibles à tous, ce sont là les services de base que l’Etat offrira aux citoyens très rapidement.

 

Notre pays a besoin d’une nouvelle génération de femmes et d’hommes politiques, et si je suis élue, je nommerai au gouvernement une équipe de personnes compétentes et convaincues, venues de bords différents, chargées de mettre en œuvre notre projet de société en l’enrichissant de leurs différences. Ensemble, nous trouverons les voies qui nous permettront de répondre au mieux aux besoins du peuple.

 

Je serai parmi vous très bientôt pour partager et défendre ensemble notre projet de société, un programme cohérent, réaliste et ambitieux, avec pour principal souci le bien-être des Centrafricains.

 

Tout est à refaire dans notre pays, et c’est pourquoi j’aurai besoin de vous tous. Combattre la violence, reconstruire notre République, réimplanter partout l’Etat  inexistant, encourager et soutenir l’esprit d’entreprise, assainir les finances publiques, offrir une activité aux jeunes, réhabiliter l’enseignement, faire respecter la justice et mieux l’organiser, donner aux femmes les moyens de mieux vivre, … tout cela est un effort immense.

 

Centrafricaines et Centrafricains, je souhaite que cette Nouvelle Année soit l’amorce d’une décennie de changements et de renaissance dans notre pays, le début d’une nouvelle ère qui nous mènera vers la prospérité.

 

C’est à vous, peuple centrafricain, de  montrer que vous voulez reconquérir votre liberté, que vous n’avez plus besoin ni des tripatouillages électoraux qui  vous mettent en situation de dépendance et de misère, ni des hommes politiques qui tirent leur réussite et leur succès des souffrances de la majorité.

 

C’est le moment, chers compatriotes, Centrafricaines, Centrafricains, de signifier que vous voulez une Centrafrique qui rassemble au-delà des religions, des appartenances ethniques et des clans. C’est le moment de montrer que les centrafricains ne se détestent pas entre eux, qu’ils veulent un Président fédérateur qui  les fera travailler ensemble pour reconstruire notre pays meurtri et le mener vers des temps nouveaux.

 

 

Marie-Reine HASSEN

 

Paris le 14  janvier 2010





UNE FORCE D’AVENIR

LA VOLONTE DE CHANGER LE REGARD SUR LA CENTRAFRIQUE

 

BIOGRAPHIE

Marie-Reine HASSEN, née le 14 juillet 1964, est une économiste formée en France et aux États-Unis et une femme politique Centrafricaine. Elle est polyglotte (français, anglais, italien, sangho, al pulaar, et possède des notions d’allemand) et pluriculturelle, avec une forte expérience professionnelle internationale. De confession catholique, elle est œcuménique, n’est pas tribaliste et ne se réclame d’aucun parti politique. Son expérience de vie nous révèle une femme combative, une femme de parole et de conviction.

Jeunesse
Fonctions Gouvernementales
Carrière diplomatique
Autres fonctions
Réalisations et convictions

Jeunesse

Fille de Clément HASSEN et de Christine GUERET, son père était Administrateur de la France d’Outre-Mer (Diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration de la France d’Outre-Mer (E.N.F.O.M)
(France). Sa mère, institutrice, a formé de nombreux cadres de Centrafrique.

Plusieurs fois
Secrétaire Général à la Présidence de la République Centrafricaine, Clément HASSEN fut également Président du Conseil Economique et Social (1964), Président du Conseil d’Administration de l’ENERCA (1966), Attaché Financier auprès de la Société Nationale de Transports Aériens Air Centrafrique (1971). (Chevalier dans l’Ordre du Mérite Centrafricain, Grand-Officier dans l’Ordre du Mérite Centrafricain (1980).

En France il a été
Conseiller aux Affaires Administratives au Secrétariat Général du Gouvernement (Services du Premier Ministre) à L’Hôtel de Matignon (1975). Administrateur Civil au Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation en 1981, il fut Chevalier du Mérite Agricole français (1963), Chevalier de l’Ordre National du Mérite (1976) et Chevalier de la Légion d’Honneur (1979).



Clément HASSEN fut également Chevalier dans l’Ordre du Mérite tchadien.

Christine HASSEN et ses enfants furent frappés d’une interdiction de sortie du territoire lorsque Clément HASSEN refusa de rentrer en Centrafrique et réintégra son Ministère d’origine en France. Quand
BOKASSA entreprit de séduire sa fille, elle décida de s’enfuir pour la mettre à l’abri. En chemin pour le Cameroun d’où ils devaient s’embarquer pour la France, ils furent arrêtés et jetés dans les geôles de Ngaragba en 1974. Deux ans plus tard, Marie-Reine fut extraite seule de prison, et sous la contrainte, épousa BOKASSA. Après la cérémonie civile, à laquelle ont assisté plusieurs Ministres du Gouvernement, sa mère et ses frères et sœurs purent enfin quitter la RCA et rejoindre Clément HASSEN (1976). En 1978 Marie-Reine réussit à partir en simulant la folie, et reprit ses études à Paris.

L’éducation donnée par ses parents inculqua à Marie-Reine HASSEN les mêmes valeurs que celles qu’elle a apprises au catéchisme du Père HUGO : l’honnêteté, la dignité, la discipline, le travail, l’empathie, et l’amour de son pays.

Après le
Lycée François Couperin à Fontainebleau, ces valeurs furent renforcées durant les années d’internat dans le très sévère et excellent Lycée Catholique PIE XII de Bangui. Plus tard, Marie-Reine effectua ses études en France et reçut un D.E.S. en Economie et Commerce International, à l’I.L.E.R.I., Institut d’Etudes des Relations Internationales, en 1984. Elle est également ancienne élève de l’Ecole Européenne des Affaires, Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. (How to export)

Aux
U.S.A., elle a préparé un Master en Commerce International à l’Université du Maryland en 1998. Elle est membre de l’Association des Anciens Elèves de l’ILERI, Visions Internationales, et membre d’AMEX (Association Malesherbes Export).

Fonctions Gouvernementales



*
Nov. 2008-oct. 2009 : Ministre délégué à la Présidence de la République chargé du Développement Régional (Pôles de Développement) ;


*
2007-2008 : Ministre délégué au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale ;


*
2006-2007 : Ministre délégué au Ministère des Affaires Etrangères.


Carrière diplomatique



*
2003-2004 : Ambassadeur Itinérant de la République Centrafricaine, Dakar, Sénégal. Le Président BOZIZE affichait alors sa ferme volonté de sortir son pays ruiné du gouffre. Marie-Reine, encouragée par des amis, décida de s’investir pleinement et entièrement pour accompagner la transition et la mettre à l’abri d’une sortie chaotique. Dakar étant une plate forme africaine des relations internationales, elle avait pour charge d’aider à améliorer l’image de la République Centrafricaine. Lors du coup d’Etat de mars 2003, le Japon s’était retiré de la RCA après y avoir subit d’énormes dégâts et la mort d’un de leurs ressortissants. Grâce au Président sénégalais Abdoulaye WADE, Marie-Reine HASSEN put participer à TICAD III (Sommet Japon-Afrique auquel la RCA n’était pas invitée). Elle y rencontra le Premier Ministre Junichiro KOÏZUMI, et entama des négociations avec les autorités japonaises pour le retour du Japon en RCA. Lors du Sommet de la SENSAD à Bamako en 2004, elle organisa une rencontre entre le Président centrafricain François BOZIZE et le Sénégalais Abdoulaye WADE, afin de relancer les relations entre les deux pays.
*
2004-2006 : Chargé d’Affaires en Pied de la République Centrafricaine auprès de la République du Sénégal. Sa croisade pour améliorer l’image et la présence de son pays sur la scène internationale se poursuit. Elle a pour mission de créer une nouvelle Ambassade. Les moyens financiers et matériels n’arrivant pas de la RCA, elle organise cette nouvelle structure dans sa maison et mets son équipement professionnel et ses propres moyens à la disposition de son pays. Elle doit assurer elle-même toutes les fonctions de l’ambassade : administratives, culturelles, économiques, consulaires, représentatives.



Autres fonctions



*
2002 : Consultante, direction de la Task-force pour le NEPAD, Présidence de la République, Dakar, Sénégal. Elle a participé à la création de la structure, et sélectionné les jeunes cadres destinés à préparer la Conférence du NEPAD sur le secteur privé. Elle a dirigé un staff de 18 personnes pour établir la communication avec les plus grandes entreprises privées du monde, les persuader à prendre part à cette Conférence, et organiser leur séjour au Sénégal. Lors du naufrage du navire sénégalais le «Joola », elle a été l’interface entre les autorités et les médias.
*
1998 : Junior Economiste, Banque Mondiale, Département Transport II, Région Afrique, Washington D.C. Elle a collaboré à l’évaluation du Projet du Secteur Transport du Sénégal (TSPII), revu, corrigé et résumé les rapports et annexes, révisé les coûts et les tableaux financiers. Elle a également traduit les documents relatifs à ce projet.
*
1997-1999 : Consultante en Management des Entreprises, Pragma International Inc., Washington D.C. Après avoir analysé les sondages et statistiques sur leurs employés, elle a recommandé aux directeurs généraux des entreprises clientes des solutions de gestion du personnel. Elle a développé des plans d’action de perfectionnement destinés à améliorer la pro activité et la satisfaction de ces employés, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Elle a créé et coordonné un programme de formation destiné aux dirigeants d’entreprises, pour accroître la motivation de leur personnel ainsi que leur compétence au travail, puis a donné des séminaires à ces directeurs en Anglais, Italien et Français, sur la manière d’améliorer leur capacité à diriger. Elle a produit des rapports pour Siemens Energy & Automation Inc. (Amérique du Nord), et Framatome Connectors International (Royaume-Uni, France et Italie) .

 
*
1988-1989 : Economiste, Louis Berger International Inc. Douala, Cameroun. Elle a participé à la réalisation et à la présentation d’une étude de faisabilité et d’investissement pour le port de Douala en collaboration avec des économistes seniors internationaux, pour le compte du Gouvernement Camerounais. Avec cette même équipe, elle a participé au développement du Plan de Transport du Cameroun. Elle était chargée de la traduction des documents.


*
1983-1985 : Directeur Général, Conseil Centrafricain des Chargeurs, Bangui, République Centrafricaine. Elle a réorganisé cette Société d’Etat nouvellement créée par le Général Sylvestre Bangui, et assigné les fonctions et responsabilités. Elle a dirigé le staff de 10 personnes dont elle a procédé en partie au recrutement, les a encadré, formé et supervisé. Elle a négocié et concrétisé des accords d’agrément avec des compagnies internationales de transport maritime afin d’obtenir les meilleures conditions tarifaires pour la RCA. Elle a développé et appliqué, avec son équipe, un nouveau système de tarification qui a permis de donner à la Société son autonomie financière, et désengager ainsi l’Etat Centrafricain de son obligation de subvention. Elle a participé à des conférences internationales et des symposiums sur la logistique des transports.

Son expertise multiculturelle, ses solides compétences informatiques et ses différentes expériences professionnelles lui permettent de mieux appréhender les relations internationales.

Le grand-père de Marie-Reine, Joseph LEBERRE a été l’un des bâtisseurs de la première église catholique de l’Oubangui-Chari, la cathédrale Notre Dame de Bangui. Il a également été Président du Conseil Economique et Social, et l’un des plus gros agriculteurs du pays, fournisseur des armées.
Elevée dans un esprit d’ouverture et de regard sur l’autre, elle a été sensibilisée à la religion musulmane par sa grand-mère éleveuse de bétail, et a pu appréhender le judaïsme et le bouddhisme qu’elle a côtoyés lors de sa vie américaine.

Marie-Reine HASSEN est mère de trois enfants.
Elle est
sportive et musicienne (elle joue de la guitare et chante)


Réalisations et convictions

* Nouvelles Technologies : la République Centrafricaine a fait un grand bond en arrière. Pour la diplomate, la RCA doit rattraper son retard en faisant le saut de la grenouille (frog leap). Cela ne peut être réalisé qu’avec les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. En 2005, avec l’aide d’amis, elle rassemble 300 ordinateurs destinés à l’éducation nationale (Université et lycées), et à l’Alliance Française, qu’elle envoie en RCA

 
*
Femme de parole et de conviction, Marie-Reine avait promis dès son retour en RCA en 2006 à la population de SAKAÏ, région où sa famille possède une plantation, de l’aider à se développer. Elle assainit la région et emploie les habitants sur place. N’arrivant pas à obtenir cela du Gouvernement dont elle fait pourtant partie, elle désenclave finalement la région en 2008 en refaisant les deux principales routes d’accès avec ses fonds propres.

 
*
Panafricaniste : elle croit fermement que le sort de l’Afrique dépend des Africains. Elle défend l’idée que l’Afrique n’a pas d’autre choix que de s’unir pour survivre, sinon elle est condamnée à disparaître. Elle donne régulièrement des conférences sur ce sujet, pour sensibiliser les populations centrafricaines, en particulier les jeunes et les femmes.
*
Les femmes africaines sont capables d’accélérer les réformes économiques sociales et politiques dans leurs pays. Elles doivent prendre conscience de leur rôle vital pour le progrès, et de la nécessité de s’organiser en réseaux pour former de puissantes coalitions. C’est ainsi qu’elle crée WAUS, un réseau africain de femmes leaders, intellectuelles et professionnelles pour l’intégration et la mise en place des Etats-Unis d’Afrique.
*
L’agriculture vivrière doit être mise en tête des priorités. Il s’agit de donner la priorité à la satisfaction des besoins primaires de la population, tout d’abord la nourrir, puis la soigner.

 
*
Environnement : elle est convaincue qu’il faut adopter une stratégie de protection de la vie, investir encore plus dans la protection des animaux, des cours d’eau, des forêts, de l’environnement. L’avenir, c’est de préserver ces richesses qui sont susceptibles d’apporter une amélioration du niveau de vie des populations, et de faire de l’écotourisme l’une des locomotives de l’économie centrafricaine. Elle est en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.


*
Marie-Reine est convaincue que la discipline est une condition nécessaire de développement. Elle pense que la transformation économique et sociale ne peut se faire que dans le cadre d’une stabilité et d’un contrôle politique strict.


* La sous-information des peuples est une des principales barrières qui les séparent du développement. Il est donc nécessaire d’accorder une attention toute particulière aux
médias, qui sont incontournables pour l’éducation de la population. De plus, les médias sont un des garants du système démocratique.

 

 

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 23:31


bonne-annee

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Compte rendu de la réunion de Ndoutingaï avec les compatriotes du Burkina-Faso à Ouagadougou

 

L’an 2010 et le 03 janvier, Ndoutingai  a tenu une réunion avec certains compatriotes vers le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou) dans un maquis (buvette), assisté de quelques personnes se disant ingénieurs  et hommes d'affaire dans le domaine des mines et d'origine Burkinabé.

 

Il ressort ce qui suit:

 

Avant sa venue les ressortissants Gbaya ont mijoté un coup pour destituer le responsable de la Communauté des Centrafricains du Burkina- Faso qui est un ressortissant de la Lobaye en la personne de Mazangué Habib, jugé peu sûr, pour le remplacer par Ouango Frédéric qui est Gbaya et dont  Ndoutingai a entériné  la désignation..

 

D’entrée de jeu il a dit qu'il préside cette réunion avec sa double casquette de membre du Bureau exécutif KNK (pourtant c’est un militaire en activité) et en seconde position en qualité de Ministre d'Etat.

 

C'était une rencontre destinée à jeter le discrédit sur le MLPC car Ndoutingai  a  accusé l’ancien régime MLPC de bradage des permis d'exploitation minière et a cité en exemple le permis octroyé à l’américain Grynberg. Il a affirmé que ce permis lui a été concédé gratuitement et  que le contenu du contrat est écrit en anglais n’était même pas maîtrisé par les autorités de l'époque. Il a affirmé que c’est grâce à lui que le contrat a été remis en cause et qu'il a repris l'affaire en main. D’après lui, cet opérateur a déposé  plainte auprès de l’organe d'arbitrage au sein de la Banque Mondiale et l’affaire suit son cours.

 

Il a affirmé qu’il mettra tout son poids pour qu'un consulat soit ouvert au Burkina avant les élections. Il a accusé l’ancien régime d’avoir ma géré l'installation des turbines à la centrale thermique de Boali 3 et que le régime KNK a signé maintenant une Convention avec la Chine malgré l'opposition de la France : d'ici peu l'installation des turbines sera faite  et que le pays ne souffrirait plus de délestage.

 

Il a affirmé que la mauvaise gestion des bourses et stages était le fait du régime défunt et qu’eux maintenant maîtrisent cette situation. La stratégie d’implantation rapide de consulat est une stratégie pour favoriser des fraudes massives en gonflant le nombre des compatriotes dans les pays ouest-africains.

 

D'ailleurs  le nombre des compatriotes ne dépassait pas 230 personnes lors de la dernière Assemblée Générale tenue pour le renouvellement du bureau de la communauté au Burkina.

 

Des dispositions doivent être prises pour connaître d’ores et déjà le  nombre de compatriotes en Afrique de l’Ouest (Bénin, Togo, Sénégal et Mali) car ils veulent créer les consulats à l'approche des élections pour gonfler les  listes des électeurs et tricher.

 

La plupart des boursiers à Ouagadougou sont des Gbaya. La réunion  peut être qualifiée de campagne électorale avant la lettre et Ndoutingai a remis une somme de 500.000 F CFA aux participants.

 

Correspondance particulière pour C.A.P

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