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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:20

 

 

 

 

Baba Laddé

 

 

 

Voici le témoignage d’un compatriote qui a récemment séjourné brièvement dans la région de Bambari et qui en est reparti complètement halluciné. Il a contacté la rédaction tout en souhaitant un strict anonymat, pour exprimer son inquiétude, ses interrogations et ses craintes quant à ce qu’il a observé dans la région ainsi que différents témoignages qu’il a recueillis au sujet des agissements des hommes de Baba LADDE.


Rédaction C.A.P


 

De son pseudo grade de général, le chef rebelle peuhl tchadien BABA LADE terrorise le paisible paysan centrafricain, qu’il soit de l’Est du Nord ou du Sud, les pauvres peuhls sont soumis à des tortures, rackets, viols au vu et au su de tout le monde. Les faits ici relatés édifieront plus d’un Centrafricains qui a le sens du patriotisme ou du nationalisme.


En cinquante ans d’indépendance l’armée centrafricaine n’a jamais vécu d’aussi importante et grave humiliation. On se pose la question de savoir s’il y a effectivement une armée et à quoi sert-elle si ce n’est pour les galons qui ne cessent d’être octroyés aux militaires proches du régime.


Depuis le mois d’octobre les troupes de BABA LADE, divisées en plusieurs sections, ravagent la OUAKA où ils ont commencé par prendre un établissement scolaire situé à 20 km de Bambari sur l’axe Kouango, dans la commune de Pladamaouaka, comme quartier général, laissant ainsi les écoliers sans local pour étudier.


Munis d’ordre de mission, ils sillonnent la région à la poursuite des troupeaux peuhls qui sont en transhumance. Dans chaque localité, ils se présentent à la gendarmerie munis de leur ordre de mission pour signaler leur présence. Tous les troupeaux en transhumance sont inspectés et taxés. La taxe est de 200 000 F par tête de bétail retenu. Si le cheptel dépasse 100 bœufs, le berger doit payer 3 taureaux ou 4, ce qui équivaut à 800 000 F. Si le propriétaire ne dispose pas de la somme d’argent nécessaire, les  3 ou 4  bœufs sont réquisitionnés pour constituer le parc des rebelles.


Dans une localité pas loin de Kouango, les rebelles disposent de 300 têtes de bétails qu’ils entendent vendre avant de quitter la localité. Envoyée en mission de reconnaissance, une section des FACA a été désarmée par les rebelles qui étaient plus de deux cents. Après discussion, les FACA ont reçu instruction de quitter la zone avec un petit cadeau de 500 000 F et aussi un bœuf.


Quelques jours après les FACA ont,  lors d’une patrouille tardive dans un campement à 8 km de leur base, arrêté trois rebelles qui avaient à leur disposition des armes et 10 millions de francs CFA, fruit des « impôts » payés par les peuhls des campements voisins. Cette somme va être partagée par la dizaine de FACA qui effectuait la mission.

 

Livrés à la gendarmerie de la localité, les rebelles attendaient une décision sur leur sort. Interrogé sur la conduite à tenir, l’état-major des FACA a intimé l’ordre que soient libérés les trois rebelles. Qui peut comprendre cette réaction de l’Etat-Major ? Quel est le but recherché ? Les militaires désavoués et désabusés disent que malgré leurs maigres moyens, ils peuvent bien cependant chasser ces bandits mais ces derniers sont protégés. Lors d’un de leur patrouille, le chef de la mission a rencontré le fils de BABA LADE, (colonel de sa rébellion) qui lui a dit que s’il voulait contester ces dires, il peut lui passer le téléphone satellitaire Thuraya pour discuter avec le Chef de l’Etat. Est-ce une manœuvre d’intimidation ou la réalité ? Que chacun se pose la question.


Les couloirs de transhumance empruntés par les peuhls sont connus des forces armées. Ce sont ces mêmes couloirs qu’empruntent les hommes du FPR de BABA LADE pour traquer les peuhls. A quoi sert leur butin de guerre actuellement ?

 

Le but de cette manœuvre n’est elle pas d’affaiblir l’armée afin d’éviter toute insurrection interne,  de la

déstabiliser pour mieux la contrôler ?

 

Du fait de la mise à la retraite de vaillants officiers FACA, le nombre d’officiers compétents est désormais infime pour faire face à toute attaque. BABA LADE a droit à tous les honneurs militaires quand il passe dans la ville de KAGA BANDORO sous forte escorte. Il a été doté d’un véhicule NISSAN Patrol et de deux TOYOTA BG 75.

 

On l’a vu à l’hôpital de Kouango venir faire des examens médicaux, le médecin du centre hospitalier voulait lui prescrire une ordonnance. Il a refusé en rétorquant que son médecin traitant viendrait de Bangui lui administrer des soins ; qu’il n’avait besoin que des résultats des examens ! Le week-end dernier, au passage du couloir de transhumance entre Possel et Damara, les rebelles de BABA LADE ont pénétré dans la ferme du premier ministre TOUADERA pour se servir de 19 bœufs, et à la même occasion, 3 bœufs dans une ferme voisine.

 

BABALADE recrute à tour de bras, regroupe des peuhls nomades, des anciens coupeurs de route, des anciens rebelles d’autres factions en inactivité. BABA LADE doit disposer maintenant de plus de 1500 hommes avec tenues, bérets rouges et armes lourdes automatiques et tous les moyens de télécommunication ultra modernes.

 

Sa troupe est super équipée et protégée, il n’est un secret pour personne, même pas la communauté internationale qui suit de près avec une inquiétude, l’insécurité grandissante orchestrée en partie par qui l’ont sait.

 

Que DIEU sauve le Pays !

 

 


NDLR : Selon nos informations de sources concordantes et crédibles, le peuhl Baba LADDE roulerait pour l’actuel ministre délégué à l’élevage du gouvernement de BOZIZE Youssoufa YERIMA MANDJO qui est également d’origine peuhl comme Baba LADDE. C’est pourquoi, tout aujourd’hui en Centrafrique, tourne autour d’affaires de bétail, de transfert de marché à bétail, de la filière viande et de boucherie. Toujours selon nos sources, la ville de Bangui est quasiment encerclée depuis quelque temps déjà par les hommes de Baba LADDE que des témoins auraient aperçus dans les environs de Landjia et Mboko empruntant une piste menant vers Damara.


Certains dignitaires du pouvoir, ces derniers temps à Bangui, ne dormiraient plus sur leurs deux oreilles et vivraient la peur au ventre dans la crainte d’une attaque nocturne. A telle enseigne que lors de l’incendie de la résidence de Mme Monique BOZIZE de Sassara dans la nuit du 10 novembre dernier, les crépitements et détonations des munitions qui y étaient stockées avaient été interprétées par certains comme le début de l’attaque attendue, ce qui aurait conduit quelques dignitaires très haut placés résidant au PK 13 et 15 route de Boali, détail amusant et très significatif, à envoyer leurs familles se mettre à l’abri dans certains quartiers populaires au KM 5.

 

Une chose est sûre. Baba LADDE et ses troupes agissent au grand jour et semblent bénéficier de la complicité voire de certains appuis et soutiens bien et haut placés à Bangui. On en veut pour preuve l’arraisonnement il y a quelques jours à la sortie de Kaga-Bandoro par les gendarmes d’un camion bourré de plusieurs tonnes de produits alimentaires du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en provenance de Bangui et se rendant à la base de Baba LADDE. Des éléments de ce dernier étaient même juchés sur le véhicule. Alertées, les autorités de Bangui auraient ordonné le renvoi sur la capitale mais Baba LADDE serait intervenu pour exiger que le camion soit autorisé à poursuivre son chemin ! Cherchez l’erreur !

 

De tout cela, toujours d’après nos informations d’une source proche de l’Etat-major des FACA, un homme n’en est pas dupe et aurait alerté les autorités centrafricaines depuis belle lurette mais pense ne pas être écouté. Il s’agit du colonel tchadien Mila Tanga ALLAFI, attaché militaire à l’ambassade du Tchad à Bangui. Il est honni par Baba LADDE qui lui en veut à mort car c’était lui qui avait procédé à son arrestation dans le bureau du ministre délégué à la défense Francis BOZIZE au camp Béal pour être ensuite livré à N’djaména en octobre 2009.

 

Autre signe qui traduit l’embarras et les louvoiements de BOZIZE à donner l’assaut sur la rébellion Baba LADDE, c’est la récente présence à Bangui du général sénégalais Lamine CISSE, ancien représentant spécial du SG des Nations Unies et ex-patron du BONUCA à Bangui, appelé en sans doute en consultation par BOZIZE pour recueillir ses conseils sur le cas Baba LADDE. On ignore ce que cet expert a préconisé à BOZIZE mais le départ de Baba LADDE du territoire centrafricain n’est probablement pas pour demain.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 06:06

 

 

 

JP Mara

 

 

J’interpelle la CEI,  particulièrement  Mr Rigobert VONDO et Rodrigue Joseph MAYTE sur le motif de leur séjour prolongé en France après la mascarade d’élection dont ils ont été spécialistes en Janvier 2011 en République Centrafrique

 

 

1/RAPPEL :

 

La Commission Electorale Indépendante (CEI) comprenait trente et un membres dont le Président était Joseph BINGUIMALE,  aidé par  Rigobert VONDO et Rodrigue Joseph MAYTE. Mais on sont-ils passés ces trois ?

Doté d’un budget 2 milliards de Francs CFA, la CEI avait pour une démarche stratégique de cafouillage, notamment trainer longtemps « les élections ne doivent techniquement se tenir dans le délai » le temps d’organiser la fraude. Ainsi  les dates furent d’abord fixées arbitrairement au 16 mai 2010. On se rappellera de quelques déclarations du porte-parole de la CEI Rigobert Vondo. Dans la même logique, Bozizé limogea les ministres Cyriaque Gonda chargé du DDR et Elie Ouéfio ministre de l'Administration du Territoire, qui avait en charge la préparation des élections, en collaboration avec la CEI et annula les deux décrets des 2 et 25 mars 2010 portant découpage des circonscriptions électorales. L'opposition exprima son scepticisme, soutenue par la communauté internationale, les bailleurs de fonds,  les Nations unies ainsi que l'opposition en raison de la situation sécuritaire et du retard pris dans la préparation des élections. Mais tout cela s’avéra peine perdue car il ne fallait pas entraver la marche de la tricherie. Le Mercredi 20 octobre 2010  Bozizé convoqua sans en fixer l’ordre du jour toutes les forces vives de la nation centrafricaine, la commission électorale, le corps diplomatique, les bailleurs internationaux et les partis d’opposition au Palais de la Renaissance pour une grande messe. N’ayant pas apprécié l’interpellation en pleine séance par l’opposant Bedounga, Bozizé donna l’ordre à sa sécurité rapprochée de faire sortir ce dernier de la salle. Il traita sa garde par la suite de tous les noms pour n’avoir pas simplement abattu « l’emmerdeur » Joseph Bendounga.

 

Tout était orchestré par Bozizé pour rejeter sur la communauté internationale (surtout M. Samzun  et Mme Zewde Sahle Work) la responsabilité des ses échecs si d’aventure il perdait les élections. Mais c’est surtout lors de cette rencontre que Bozié annonça les mesures arrêtées par VONDO, MAYTE et NGOUANDJIKA : Le vote sera manuel donc pas informatisé et basé sur le découpage électoral de 2005. La Communauté Internationale n’a pas osé remettre en cause cette décision, sachant que Bozizé était déterminé et qu’ils ne pouvaient plus le contrarié. Pendant tout ce temps, Bozizé évita soigneusement de parler du rapport de l’audit qui a été effectué sur la scabreuse gestion de la CEI.

 

2/LE TRAVAIL DE TERRAIN

 

Pendant qu’Elie WEFIO se débattait avec les Préfets, Sous préfets, Les Chefs de Brigades, les Maires et Chefs de Villages pour verrouiller le déroulement la réussite des élections dans les provinces, des déclaration pleuvaient à Bangui.  Rigobert Vondo déclara par exemple que « le problème de report, nous faisons tout à la CEI, pour qu’on en parle plus,  ce mot là n’existe pas pour la Commission Electorale Indépendante ».

 

3/ELECTIONS :

 

Nous sommes le 23 janvier : 1,8 million d’électeurs centrafricains (pour 4,8 millions d’habitants) sont appelés aux urnes pour choisir un président parmi cinq candidats et élire 105 députés.

Un homme râblé, au costume beige constellé de taches, entre dans un bureau de vote. Il n’a pas de carte d’électeur, et tend à l’assesseur - toujours unique - un petit bout de papier. En lettres manuscrites au stylo bille, son identité est déclinée sur le document intitulé « récépissé ». Il porte le numéro 139. Le président du bureau le considère comme valable. Mais le registre comporte deux numéros 139. L’électeur pourra néanmoins voter, puisque son nom figure face à l’un des deux 139.

Les listes manuscrites censées permettre aux électeurs de trouver le numéro de leur bureau de vote ne sont pas affichées. D’après la CEI, le scrutin devait prendre fin à 16 h 00. Mais à 16 h 40, une foule bruyante remplit encore la cour. On joue des coudes et on crie pour se faire une place dans la file d’attente. « Les listes ne sont pas affichées, vous trouvez ça normal Madame  »,

 

C’était le résultat travail des Rigobert VONDO, Rodrigue MAYTE, Elie WEFIO et tant d’autres à la CEI.

 

4/DEPOUILLEMENT A LA BOUGIE

 

Dans un centre sans électricité il est 18h et il fait déjà sombre. Dans ce pays sans électricité, les électeurs attendaient car il y avait encore beaucoup d’urnes à dépouiller.

Joseph Rodrigue MAYTE, président de la sous commission dépouillement « les opérations du dépouillement ont pris un retard à cause de ces préalables de l’opposition ».

 

Résultat des Présidentielles : « Le président Bozizé a été plébiscité par le peuple centrafricain pour un bon travail bâti depuis 7 ans, date du sursaut patriotique », s’était félicité Fidèle Gouandjika, porte-parole du gouvernement et ministre du Développement rural, ajoutant encore ceci : « C’est la victoire du peuple centrafricain, la victoire de la démocratie ». Démocratie vous avez dit ? Démocratie à la Roumaine ou à la Soviétique alors avec un parti unique.

 

A l'annonce des résultats des législatives qui se déroulaient en même temps, n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu : le KNK (Kwa Na Kwa, soit « le travail rien que le travail » en langue sangö), parti présidentiel, est gagnant à 90%. Cela aussi, c’était le résultat du travail de MAYTE et VONDO.

 

Pourtant, la mission d'observation de l'Organisation internationale de la francophonie, déployée dans les bureaux de vote, avait relevé « toutes sortes de difficultés et de dysfonctionnements », selon son responsable, l'ancien président du Burundi Pierre Buyoya.

 

« Dictature familiale »

 

L’opposition politique réunie dans le Collectif des Forces pour le Changement déposa alors  un recours en annulation devant le Conseil mais n’obtint pas gain de cause. Elle se contentera d’exiger l’annulation et la reprise des élections en créant un front dont le slogan est symbolique FARE 2011.  Cette décision va provoquer l’ire de Bozizé qui a pris cela comme un crime de lèse-majesté.

 

 

5/PRESQQUE UN AN MOIS APRES, INTERPELLATION DE VONDO ET MAYTE

 

Le discours de Bozizé à l’occasion du 1er décembre 2011 est un aveu d’impuissance devant le manque de politique concrète dans la résolutions des problèmes socio-économiques de  notre pays, surtout en ce qui concerne la question sécuritaire en rapport avec Baba Laddé, Joseph Kony et l’échec du DDR.

 

Depuis ces élections, on peut se poser plusieurs questions dont :

 

A-Ou êtes-vous passés Mr VONDO et Mr MAYTE ? Officiellement, Vous êtes en France pour des raisons de santé. Mais peut-on vous rendre visite si vous êtes malades ? Nous sommes ici dans  le pays ou les dirigeants ne truquent pas les élections et ou les citoyens se soucient de l’Etat de leur concitoyens.

 

B-Pourquoi Rigobert Vondo le Président du PUP qui aurait tellement voulu être nommé le Porte Parole du KNK se tait ? Votre silence vaut t-il son pesant d’Or ?

 

C-Monsieur VONDO, Monsieur MAYTE, pouvez-vous nous sortir le Procès Verbal des Elections législatives de quelques circonscriptions par exemple ceux de ma circonscription MALA  ou du 4eme arrondissement de Bangui ?

 

D-Par ailleurs, que dit le KNK sur les rumeurs de dévaluation du CFA ? Puisqu’il n’y a plus d’opposition à l’Assemblée Nationale, n’est-on pas en droit d’attendre une politique économique qui permette de résoudre tout le problème de paiement de salaires, de pauvreté, d’infrastructure, etc en RCA, Théoriquement aucun Centrafricain de devrait plus mourir de faim puisque les Ministres Centrafricains sont des milliardaires ?

 

Je suis surpris du silence du KNK du Centre A Fric concernant les rumeurs selon lesquelles » Le Franc CFA sera dévalué le 1er janvier 2012.

 

Jean-Pierre MARA


Ancien Candidat à la Députation de Janvier 2011

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 05:50

 

 

 

Chers Amis, Sympathisants, Bienfaiteurs, Donateurs, Partenaires,

 

Tout au long de l'année 2011, vous nous avez aidés, à travers des articles, des dons pécuniers, des dons de livres et d'habits, du matériel informatique ou autre. Au nom du Conseil d'Administration, je vous en remercie.
Un tout petit bilan de votre aide en 2011 :  60 kg de spiruline récoltées, et 120 enfants ont été suivis nutritionnellement - Les habits ont été envoyés pour les enfants suivis par l'ONG Coeurs Charitables et Les Coeurs Vaillants, toutes 2 situées à Bangui. Nous avons démarré,  l'extension de la ferme de Spiruline à Bangui. Ainsi, 4 bassins seront opérationnels pour les Fêtes de Noël 2011. La production de la Spiruline permettra de prendre en charge, en 2012, environ 240 enfants pour des traitements de 6 semaines. Vous pourrez nous retrouver prochainement sur un site Internet qui donnera des nouvelles régulièrement des projets mis en place par l'association.

En cette période de préparation des Fêtes, Veuillez trouver ci-joint notre bulletin de l'association et le tryptique sur le projet Spiruline et le besoin en financement pour 2012. Je vous en souhaite une bonne lecture. N'hésitez pas à diffuser ces informations, et surtout à nous renouveler votre confiance pour nous aider dans les différents projets que porte l'association en 2012 : Santé - Education - Nutrition ... Votre aide nous est précieuse pour multipliez les initiatives et les projets et vos dons pécuniers sont déductibles des impôts.
Chacune de vos aides compte pour ce pays qui est le plus pauvre au monde, au classement IDH (Indice de Développement Humain), et dont l'environnement reste instable.  60% de la population vivent sous le seuil de pauvreté. Les 2 repas quotidiens sont un lointain souvenir pour la grande majorité des habitants de Bangui et des grandes villes de Centrafrique. Les mères préparent actuellement un repas à base de feuilles, rarement accompagné de viande. Les enfants se contentent souvent de grignoter de l'arachide.
Le développement reste donc un défi ... Enfants de la Rue, Orphelins du VIH, Les maladies, l'éducation, traitement de l'eau ... Le Choléra a fait son apparition ...Les groupes armés sont très présents, et le Nord du pays est complètement déstabilisé. L'insécurité règne toujours et la proximité avec le Tchad, le Soudan, la région des Grands Lacs de l'ex-Zaïre et le Darfour n'arrange rien. Toutes les initiatives contribuent à apporter du réconfort dans cette région où les dernières pluies diluviennes ont causé de gros dégâts.

Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à la Centrafrique.
Avec l'ensemble du Conseil d'Administration, nous vous souhaitons d'excellentes Fêtes de Noël et une Joyeuse Année 2012.

Bien Associativement

Pascal RONZON
Président Centrafrique Actions

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 14:51

 

 

Josué Binoua

 

La Voix du Nord  vendredi 16.12.2011, 19:18

 

 Métropole lilloise 

 

Profitant de sa venue en France, Josué Binoua, ministre centrafricain de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, a sollicité la Ville de Tourcoing pour donner une suite concrète à la venue d'Alain Famby, chargé de mission auprès du maire de Bangui, le 28 octobre dernier.


Cette visite portait sur la mise en place d'une coopération entre les deux villes, autour du projet de création d'un jardin d'enfants de Miskine à Bangui, avec l'association tourquennoise « Passe-moi le Relais ».


Josué Binoua sera à Tourcoing ce lundi 19 décembre, pour une réunion de travail. Il sera reçu par Michel-François Delannoy, le maire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:29

 

 

 

Bokassa-1er.jpg

 

 


Le Monde magazine du 16 déc 2011

 

Analyse – Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi. Le récent " printemps arabe " a rappelé au monde combien les dictateurs, outre leur cruauté, se distinguent par leur mauvais goût. Un théâtre de la démesure, qui couvre vêtements, bâtiments... et qui vise à les démarquer de leur peuple.

 

Par Bastien Bonnefous


L'image a fait le tour du monde. Celle d'un rebelle libyen brandissant un pistolet plaqué or. Des gravures New Age, tendance Scarface, " La clé pour la vie " ou " Cette arme permet que le soleil ne s'absente jamais "... enjolivent le calibre 9 mm Parabellum à la crosse en bois précieux (un modèle unique, d'une valeur estimée à 4 000 euros). L'arme est celle de Mouammar Kadhafi. Le tyran de Tripoli ne s'en séparait jamais. Ben Ali, Moubarak, Kadhafi... " Printemps arabe " aidant, cette année incroyable a vu chuter les dictateurs parmi les plus mégalomanes. Et les images véhiculées par Internet et la télé ont révélé l'envers intime de leur décor. Une vie faite de palaces, de coffres-forts remplis de biens, spoliés au peuple au fil des ans. A qui le tour désormais ? Que découvrira-t-on demain du quotidien doré d'un Bachar Al-Assad ?

 

Paranoïaques, sanguinaires, les dictateurs ont toujours bricolé leurs propres démesures avec une idéologie extrême. Cette volonté farouche d'apparaître différent du commun des mortels s'exprime de mille façons : culte de la personnalité, et même - époque bling-bling oblige - proximité avec les " people ", ces nouveaux demi-dieux médiatiques, apparat, architecture. Le " printemps arabe " a mis en lumière toutes ces " danseuses " tragiques, révélant un mauvais goût esthétique et un dessein politique ignoble et pathétique. Pour un pistolet en or, combien d'opposants torturés ?

 

LE DÉCOR.

 

Chaque dictateur renferme en lui l'âme d'un architecte raté. Tous se sont engagés dans des chantiers pharaoniques, incarnation de leurs désirs d'inscrire leur nom dans la durée et de modeler un monde unique, par sa démesure. Hitler a rêvé sa ville ultime, " Germania ", capitale qui devait se dresser sur les ruines de Berlin et réunir les emblèmes architecturaux d'autres nations, comme le Panthéon de Rome ou l'Arc de triomphe parisien- en plus colossal bien sûr. Faute de temps, " Germania " resta dans les cartons. Le " génie des Carpates " voulut, lui, construire sa " maison du peuple " à Bucarest, l'un des plus grands bâtiments au monde - 270 mètres de long sur 240 de large. Le chantier a nécessité la destruction de quelque 7 000 maisons et l'épuisement de 20 000 ouvriers. Pour autant, Nicolae Ceausescu ne verra pas son achèvement en 1989.

 

Si ces anciens tyrans affichaient aux yeux du monde leurs rêves de grandeur, certains de leurs homologues contemporains préfèrent, au contraire, cacher leurs penchants " grand luxe ". Difficile en effet de prétendre être un révolutionnaire proche de son peuple opprimé quand on vit soi-même dans l'opulence. Mouammar Kadhafi le répétait en boucle : il était un Bédouin et habitait comme tel, sous une tente. Pourtant, après sa mort, les Libyens ont découvert que le Guide avait un jardin secret... Dans le centre de Tripoli, une de ses résidences ressemblait à un palais des Mille et Une Nuits, version kitsch. Cernée par les cascades, les bosquets et par un étang artificiel, la demeure regorgeait de statues d'inspiration gréco-romaine et de mobilier au goût incertain, comme ce canapé en or en forme de sirène à l'effigie d'Aïcha, une des filles du colonel. Les lits étaient " king size ", les coussins en plumes d'autruche, les bars en marbre de Carrare, les jacuzzis et les piscines surdimensionnés et le tout démultiplié. Même les niches des chiens du maître étaient équipées d'air conditionné... Surtout, à six mètres sous terre, était dissimulé un abri anti-atomique, labyrinthe high-tech, avec clinique et bloc opératoire, et des dizaines de pièces isolées par des sas pour loger tout son clan familial. En Irak, Saddam Hussein, lui aussi, possédait plus de cent palais disséminés à travers le pays et construits sur le modèle des résidences des Emirats arabes unis. Bunkers et salles de torture avoisinaient des fresques au symbolisme érotique et aux couleurs criardes. Peter York, auteur du livre Dictator's Homes (Atlantic Books, 2005), a listé quelques-unes des règles de base de la maison du tyran. " Tout y est sauvagement, fantastiquement surdimensionné. (...) Ils aiment le style ancien parce que ça fait sérieux, mais ils n'aiment pas les antiquités réelles parce que ce n'est pas moderne ", explique le journaliste britannique.

 

LES COSTUMES.

 

Si l'habit ne fait pas le moine, il fait souvent le dictateur. Le dirigeant égyptien Hosni Moubarak déchu, son narcissisme a aussitôt tombé la veste. Une vidéo tirée d'un reportage télévisé a révélé que les rayures d'un de ses costumes étaient, en réalité, de longues lignes verticales répétant les lettres " HOSNYMOUBARAK ". So chic ! Le costume, griffé à son nom, serait un modèle du tailleur américain Tom James Company. Prix de la " sape " : entre 13 000 dollars (près de 10 000 euros) et 25 000 dollars pièce... Des flamboyantes galabiehs - ces longues robes traditionnelles du vestiaire masculin arabe - de Mouammar Kadhafi aux chemisettes ternes de Kim Jong-il, le tyran a toujours aimé se fabriquer une silhouette unique et signifiante. Pour se construire une identité et entretenir sa légende. L'ancien dictateur libyen représente une source inépuisable pour les historiens de la mode, avec son style tape-à-l'oeil qui emprunte autant au traditionalisme saharien qu'aux paillettes du show-business. Mouammar Kadhafi ou la synthèse entre le Bédouin et Michael Jackson... Pour Mariette Julien, professeure à l'Ecole supérieure de mode de Montréal et co-auteure d'Ethique de la mode féminine (PUF, 2010), sa personnalité " ressort dans ses habits, qu'il choisit comme un costume de théâtre, dans un style et des tissus très flamboyants. Cette ostentation vise à le démarquer de son propre peuple, mais aussi à imposer son pouvoir ". A l'inverse, d'autres hommes de fer, comme l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le Nord-Coréen Kim Jong-il, choisissent d'être minimalistes à l'excès, pour mieux convaincre de leur (fausse) proximité avec leurs peuples respectifs. Depuis le début de son règne en 1994, Kim Jong-il est toujours apparu dans des vêtements stricts - excepté ses lunettes noires hors norme - " qui le rapprochent, selon Mariette Julien, des modestes travailleurs nord-coréens ". Un des basiques de la garde-robe dictatoriale reste néanmoins le vêtement militaire. Staline, Hitler, Mao, Saddam Hussein ou Augusto Pinochet l'ont adopté toujours avec le même objectif : justifier leur pouvoir total par leur autorité affichée. A la tête de Cuba pendant cinq décennies, Fidel Castro n'a jamais quitté sa vareuse et sa casquette kaki (et sa barbe). Un uniforme que le Lider Maximo a troqué sur le tard, affaibli par la maladie, contre un survêtement Adidas.

 

LA MISE EN SCÈNE.

 

Egocentrique, mégalomaniaque, le tyran, pour asseoir son pouvoir, doit nourrir son propre culte. Rien de mieux alors que de se parer de pouvoirs surhumains. La propagande nord-coréenne a choisi de faire de Kim Jong-il un être aux facultés magiques. Ses ennemis, notamment américains, n'ont, par exemple, jamais eu de prise sur lui car un " brouillard " le protège des regards hostiles... Un " brouillard " que Kim Jong-il commande quand bon lui semble, bien sûr. Toujours, selon la légende nationale, pluie et vent cessent lorsque ce " génie militaire " déploie une carte. " Il ne faut jamais montrer d'éventuelles faiblesses privées. Le tyran est un homme fort en toutes circonstances, au-dessus du lot commun. Par exemple, Mussolini avait des problèmes de vue, pourtant vous ne trouverez jamais une seule image de lui avec les lunettes qu'il portait en privé ", explique Christian Delporte, historien et auteur d'Une histoire de la séduction en politique (Flammarion).

 

Noursoultan Nazarbaïev règne, lui, d'une main de fer sur le Kazakhstan depuis 1990 et la chute de l'empire soviétique. Main dont l'empreinte figure sur les billets de banque du pays, et, surtout, au sommet de la plus haute tour d'Astana, la capitale futuriste construite au milieu de la steppe. Moulée dans l'or, la " menotte " dictatoriale se doit d'être touchée par les jeunes mariés de la ville lorsqu'ils prononcent leurs voeux. Une version moderne et revisitée des rois thaumaturges : Nazarbaïev te touche, Nazarbaïev te guérit.

 

LE SACRE.

 

L'affaire date déjà de presque quatre décennies mais le sacre impérial de Jean Bédel Bokassa, le 4 décembre 1977, a fourni à l'histoire moderne un exemple de l'art du grotesque. L'ancien militaire, parvenu au sommet de la Centrafrique à la faveur d'un coup d'Etat en 1965, avait volontairement choisi le jour de son couronnement à cent soixante-treize années de distance de celui d'un autre empereur, Napoléon Ier. Sauf que la cérémonie n'avait pas eu lieu à Notre-Dame de Paris mais dans le palais des sports de Bangui, reconverti en temple du mauvais goût. Plus de 5 000 invités avaient été conviés pour admirer Bokassa Ier et une de ses 14 épouses s'autocouronner d'or et de diamants, financés, en partie, par le " cher cousin " d'alors, le voisin libyen Kadhafi. A la tête d'un pays misérable de 2 millions d'habitants, le président à vie et empereur mégalo et sanguinaire - en 1972, Jean Bédel Bokassa coupait les oreilles de tous les voleurs... - avait vu les choses en extralarge. Dix mille pièces d'orfèvrerie, 5 200 uniformes d'apparat pour l'armée, 600 smokings pour les hauts fonctionnaires, plus de 30 000 bouteilles de champagne et autant de bourgognes... Sans oublier le costume impérial de cet ami de la France, copie conforme de celui du Napoléon de David. Le séant impérial avait pris place sur le trône démesuré de Jean Bédel le petit, surmonté d'un immense aigle d'or piqué de diamants centrafricains. Puis, l'empereur de pacotille avait remonté les rues de Bangui dans un carrosse de bronze et d'or tiré par des chevaux normands peints en gris. Un faste chiffré, à l'époque, quelque 100 millions de francs français. Une bagatelle pour celui qui pillait sans vergogne son peuple afin d'enrichir, notamment, sa collection de voitures de luxe et de châteaux en France.

 

LES "BOUFFONS".

 

Chez les tyrans, la mode aussi est aux " people ". Ramzan Kadyrov, le jeune (35 ans), le richissime (merci le pétrole et le gaz !) et autocrate président de la République de Tchétchénie l'a bien compris. Pour son anniversaire, le 5 octobre, décrété jour de fête nationale à Grozny, le dirigeant avait convié une brochette de stars : la chanteuse Shakira, les acteurs Kevin Costner et Jean-Claude Van Damme, les actrices Eva Mendes et Hilary Swank, et même la violoniste asiatique Vanessa Mae. Toutes ces célébrités étaient " invitées " pour souffler les bougies avec Kadyrov et inaugurer Grozny City, le nouveau quartier d'affaires. Cette " mégalopole " doit être la perle du " Ramzynistan " et le symbole du renouveau tchétchène, bâtie sur les ruines encore fumantes des deux guerres contre la Russie. Pour l'instant, " Grozny City " creuse surtout l'écart entre la majeure partie de la population, qui vit au rythme des assassinats et sous le joug d'une corruption galopante, et ce site de 280 000 m2 au sol, où poussent gratte-ciel et nouveau palais présidentiel. Aucune des vedettes conviées n'a semblé gênée de participer à ces bacchanales. Mais elles sont restées discrètes sur le cachet qu'elles auraient perçu - des montants à cinq ou six zéros. Pour Christian Delporte, " comme le dictateur vit sous l'oeil des médias mondiaux, il ne s'assume plus en tant que tel et veut donner au monde et à son propre peuple une bonne image de lui ". Rien de tel, alors, que quelques étoiles pour s'acheter une respectabilité. " Le tyran est persuadé que le prestige et la popularité de ces noms vont rejaillir sur lui ", explique l'historien.

 

En la matière, Kadyrov est un récidiviste. En mai, c'étaient les anciennes gloires du football Maradona, Figo, Barthez, Papin et Baresi qui sont venues inaugurer en grande pompe le nouveau stade de Grozny, baptisé du nom de son père, Akhmad Kadyrov, ancien président tué dans un attentat en 2004. Alain Boghossian, adjoint du sélectionneur des Bleus de Laurent Blanc, a participé au match de gala, perdu 5 à 2 face à l'équipe locale. Canal+ a même filmé l'ancien champion du monde 1998, au moment où il recevait des mains du chef de la police locale une montre sertie de diamants... Ramzan Kadyrov ne recule devant rien, voit grand, et rêve que Grozny devienne l'une des villes hôtes de la Coupe du monde 2018, organisée par la Russie. Sa grande ambition ? Faire du Terek Grozny, le club de la capitale tchétchène, un grand du football européen. Au début de l'année, il a débauché, pour l'entraîner, l'ancienne star Ruud Gullit. Mais la " Tulipe noire ", surnom du joueur néerlandais, a été licenciée au bout de six mois par l'autocrate qui lui reprochait de préférer bars et boîtes de nuit aux terrains de jeux.

 

A 45 ans, le milliardaire Souleymane Kerimov, 118e fortune mondiale grâce à ses activités dans le pétrole, l'immobilier et la potasse, est à la tête de la République russe du Daguestan. Fêtard, l'homme est connu pour ses excès. Son but suprême ? Faire de son club le FK Anzhi Makhachkala, le nouveau Barça. Pour réussir, une seule loi : celle du chéquier. En quelques mois, Kerimov s'est offert la star brésilienne Roberto Carlos et l'ancien attaquant vedette du Barça et de l'Inter Milan, le Camerounais Samuel Eto'o. Montant annuel du salaire de ce dernier ? Vingt millions d'euros, le record de l'histoire du football. Le dirigeant a aussi voulu débaucher José Mourinho, l'entraîneur vedette du Real Madrid, en lui proposant de tripler ses gains. En vain, pour l'instant. Idem pour la star portugaise Cristiano Ronaldo, également approchée, et qui, déjà, prévient : " Ne soyez pas surpris si je viens jouer un jour en Russie ". Mise à part peut-être sa conscience, Roberto Carlos, lui, n'a pas perdu au change. En plus d'un salaire confortable, le Brésilien vit à Moscou et ne se rend dans la capitale daguestanaise que pour les matchs. En avril, le président du Daguestan lui a organisé un anniversaire somptuaire. Montant de la facture ? 3 millions de dollars (2,3 millions d'euros). Avec en prime : une Bugatti Veyron, bolide estimé à 1 million de dollars. Au moins avec des Kadyrov ou des Kerimov, on n'aura pas besoin d'attendre leur chute pour découvrir l'ampleur de leur mégalomanie.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:02

 

 

Bozizé avec l'émir du Qatar QNA EmirCentAfr191921112011


Bangui, 16 Décembre 2011 - 19:41(AFP) - La présidence centrafricaine a annoncé vendredi des mesures afin de "sécuriser les recettes de l'Etat et améliorer la maîtrise des dépenses publiques", à partir du 1er janvier prochain.


"Afin de sécuriser les recettes de l'Etat et d'améliorer la maîtrise des dépenses publiques (...) toutes les recettes publiques sont centralisées sur le compte unique du Trésor public domicilié à la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC)" à compter du 1er janvier 2012, selon un communiqué du président François Bozizé lu à la radio nationale.


Selon le communiqué, "les recettes de ces entités, sont directement versées par les contribuables sur les comptes « spécial recettes Trésor » domicilié dans les banques commerciales".

"Il est fait obligation aux banques commerciales de procéder au transfert quotidien de la totalité des encaissements sur le compte unique du Trésor à la banque centrale", exige encore le président.


"L'inobservation des présentes instructions exposera ses auteurs à des sanctions disciplinaires de dernière rigueur", précise le document.


Le président Bozizé avait annoncé au mois de septembre devant l'Assemblée nationale vouloir prendre "toutes les mesures" pour mettre "hors d'état de nuire" les auteurs de malversations financières.

La Centrafrique est classée 154e -sur 182 pays- dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency international.

 
© AFP

 

 

 

 

NDLR : En décidant ces prétendues mesures de sécurisation des recettes de l’Etat, Bozizé veut donner l’impression à l’opinion et aux bailleurs de fonds qu’il n’est pour rien dans la vacuité actuelle des caisses de l’Etat centrafricain alors que tout le monde sait que c’est bien lui qui est à l’origine des difficultés financières que connaît le pays. Un seul cas.

 

Qui, si ce n’est lui-même, a nommé DG du Trésor, son ami et complice, le général Guillaume LAPO qui s’est illustré par le pillage à grande échelle du trésor ? Malgré cela, il vient de le nommer encore après Chef d’Etat-Major de l’armée nationale. Bozizé se moque vraiment des Centrafricains.

 

Son pouvoir n’arrête pas de secréter des milliardaires qu’il protège et à qui il assure lui-même l’impunité totale et il vient parler de sécuriser les recettes de l’Etat alors que depuis plusieurs années, il s’est autoproclamé seul ordonnateur et gestionnaire des finances publiques.

 

C’est clair, lorsque Bozizé parle de vouloir assainir les finances du pays, cela prête désormais à sourire car les auteurs de détournement de deniers qu’il a toujours déclaré vouloir combattre sont toujours là et circulent librement dans le pays sans être inquiétés le moins du monde.  

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:26

 

 

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COMMUNIQUE

 

Le Président de la Fédération du RDC France convie les militantes et militants de France et d’Europe à une réunion qui se tiendra le 17/12/2011 à 14h00 à l’Hôtel NOVOTEL sis :


1 Avenue de la République - 93177 BAGNOLET

(Métro ligne 3 : Gallieni).


http://www.novotel.com/fr/hotel-0380-novotel-paris-est/location.shtml 

 

Ordre du jour :


-      Préparation de la Double célébration de la journée du 07/02/2012 (Anniversaire de la création du RDC et commémoration de la disparition du Feu Président Fondateur le Général André KOLINGBA).

-      Divers


Compte tenu de l’importance des points à débattre, la présence de toutes et tous est vivement souhaitée.

 

 

 

A Paris, le 11/12/2011

 

 

 

Pr Raymond Max SIOPATHIS 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 13:30

 

 

 

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Par RFI vendredi 16 décembre 2011


Le général Baba Laddé est un rebelle tchadien qui sévit en Centrafrique. Il est à la tête du FPR, Front populaire pour le redressement, et écume le centre et le nord-ouest de la Centrafrique. La dernière attaque la semaine dernière, entre Damara et Sibut, à 75 km seulement de Bangui, a fait trois morts et plusieurs blessés. Le phénomène a pris ces derniers mois une ampleur considérable.

 

Depuis des décennies, la Centrafrique est une terre de transhumance pour les immenses troupeaux qui viennent du Tchad. Le rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé en a fait l'un de ses fonds de commerce. A la tête d'un groupe armé, le FPR, il rançonne les éleveurs. Il se dit le protecteur de peuls, les Bororos mais ceux qui ne cotisent pas peuvent y perdre leur troupeau.

 

Cette manne lui permet aujourd'hui de recruter d’anciens coupeurs de routes centrafricains, jeunes désoeuvrés, mais aussi des mercenaires nigérians, camerounais ou tchadiens et de s'équiper en véhicules et en armes, y compris des armes lourdes.

 

Une source bien informée estime que son mouvement pourrait compter aujourd'hui un millier d'hommes répartis en différents groupes du centre au nord-ouest du pays .Le groupe a pris une telle ampleur qu'il inquiète les Nations unies et l’Union africaine. La classe politique s'interroge : pourquoi les forces armées centrafricaines ne le boutent pas hors de Centrafrique ? Y a-t-il des intérêts, des complicités avec le pouvoir de Bangui, quel est le rôle du président tchadien Idriss Déby ?

 

En attendant, dans son fief, près de Kaga Bandoro au nord de la capitale centrafricaine Bangui, Baba Laddé reçoit, pose ses conditions pour son éventuel retour au Tchad. Il n'est jamais inquiété.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:51

 

 

Désiré Kolingba

 

Paris, 15 déc (C.A.P) - Après avoir pris la poudre d’escampette de Bangui en septembre dernier à la suite de sa défaite aux législatives partielles de la 5ème circonscription de la capitale pour échapper à son audition judiciaire dans l’affaire du détournement des 20 millions de REGICA, l’ancien ministre Désiré Zanga Kolingba qui avait regagné dans un premier temps Brazzaville est, selon nos informations, signalé en France où il aurait été aperçu dans la ville d’Orléans (Loiret).

 

Egalement mis en cause dans l’affaire des 20 millions de F CFA de REGICA qu’il se seraient partagés avec l’ancien ministre délégué aux finances Abdallah Kadre et Simplice Aurélien Zingas, tous deux mis en examen, Désiré Kolingba a lui, eu peur d’être auditionné dans le cadre de l’enquête judiciaire ouverte dans ce dossier. C’est la raison principale de sa fuite précipitée du pays.

 

Quant à Simplice Aurélien Zingas, la demande de la levée de son immunité parlementaire est désormais entre les mains du président de l’assemblée nationale après qu’un conseil de ministre fin novembre dernier ait marqué son accord pour que son immunité soit effectivement levée.

 

Abdallah Kadre lui, en dépit de sa mise en examen dans trois affaires liées au dossier des  20 millions de F CFA de REGICA, vient contre toute attente d’être scandaleusement confirmé par le PM Touadéra comme ministre conseiller à la primature chargé de la bonne gouvernance ; un comble !

 

CAP ignore ses projets politiques immédiats mais toujours d’après nos informations, Désiré Kolingba voudrait bien regagner le bercail mais il ne sait pas comment s’y prendre, quoi faire, ni à qui s’adresser. Il doit à présent ruminer beaucoup de choses dans les actes qu’il a posés depuis la disparition de son père, notamment son choix de soutenir aveuglément François Bozizé pour qui il était allé battre campagne avant l’heure dans la Basse-Kotto. Il n’a point été récompensé pour ce choix bien au contraire, il n’a pas été reconduit dans le gouvernement Touadéra 3.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:21

 

 

logo MSF

 

 

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OH ! CENTRAFRIQUE...

 

Dans un ultime appel à l'aide au bénéfice du Centrafrique, Médecins Sans Frontières fait un bilan accablant et sans complaisance de l'état de santé dans ce pays au bord du gouffre. C'est une sonnette d'alarme tirée pour réveiller les consciences, avant qu'il ne soit trop tard. Ce réveil des consciences n'est pas seulement adressé aux habituels bailleurs de fonds courant souvent au secours du malade Centrafrique, mais il est aussi un appel adressé au peuple centrafricain, dans la prise en main de sa propre survie.

 

Si entre autres choses importantes MSF se permet de dire sans ambiguïté que « Si le gouvernement maîtrise la situation à Bangui et dans les préfectures voisines, il n’exerce aucun contrôle sur une grande partie du pays, où règne l’impunité. Sans aide extérieure, le système de santé ne fonctionnerait tout simplement pas. » c'est pour montrer aux yeux de chacun l'impuissance et l'incapacité du gouvernement à assumer les responsabilités élémentaires, mais fondamentales, qui sont les siennes.

 

Par ailleurs, MSF ajoute : « …de nombreuses tentatives d'aide au pays ont été durement entravées, sinon empêchées par la corruption et le manque de capacité. Observés à différents niveaux, des dysfonctionnements empêchent toute forme de service médical, y compris la distribution de médicaments, la qualité des soins et l'obligation de rendre des comptes pour le système, et rendent difficile toute aide internationale. »

 

Au vu de ces éléments relevés par MSF, il apparaît très clairement que parmi les causes de la détérioration des conditions de santé en Centrafrique, l'impuissance, l'incapacité du gouvernement et les dysfonctionnements des services publics occupent une place prépondérante.

 

Dans un pays où la gouvernance est une affaire de famille, l'on ne peut guère s'étonner devant un tel constat. Et il n'y a qu'en Centrafrique qu'on ne s'étonne plus de rien, car l'irrationnel est devenu rationnel. C'est pourquoi,

 

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République élève son rejeton au grade de colonel, en fait son ministre de la Défense, en ignorant royalement qu'un soldat, aussi aguerri fût-il, ne fait pas forcément un bon ministre de la Défense. Mais ici, les liens du sang obligent.

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République fait de son neveu, fidèle compagnon de rébellion, ministre des mines puis ministre des Finances, en dépit de son ignorance et de ses incompétences notoires. Les liens du sang obligent encore.

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République nomme au poste de Premier Ministre, une silhouette, un cliché dont on ignore l'image réelle. Les liens du sang n'y sont pour rien, mais une autre raison explique cette nomination.

-        Sans le moindre scrupule, le Président de la République marche sur les cadavres de ses opposants, empêche ceux qui vivent encore d'exprimer leurs inquiétudes et met en place une Assemblée Nationale composée d'hommes muets car aux ordres. Ici, ce n'est plus une affaire de famille car ici,  la Constitution est devenue le tapis rouge sur lequel on marche pour entrer au Palais.

 

Alors, quand vous avez un ministre de la Défense qui porte des « rangers » plus grands que ses pieds, vous aurez beaucoup de mal à avancer. Vous aurez beaucoup de peine à assurer la défense de votre territoire car votre ministre passera son temps à s'occuper de ses chaussures.

 

Vous ne pouvez pas être étonné de savoir que votre ministre des Finances, qui a un parcours sinueux et douteux, n'aura pas la confiance des interlocuteurs censés discuter avec lui et ne pourra obtenir son visa à temps pour se rendre dans les lieux où se prennent les grandes décisions. C'est dire tout simplement qu'il ne mérite pas de s'asseoir à la même table que ces éminents interlocuteurs.

 

Si votre Gouvernement, à travers son Tout Premier Ministre, n'est pas capable de présenter on programme, de faire le bilan de ses activités en expliquant les réussites et les échecs de ces mêmes activités, on peut applaudir MSF, pour le travail qu'il fait à la place de ce gouvernement.

 

L'Assemblée Nationale, dont la fonction n'est pas seulement de voter les lois, devait comprendre qu'elle doit aussi contrôler l'action gouvernementale car le vote du budget suppose aussi son contrôle. Ainsi, elle doit savoir que les ministres ont le devoir de lui rendre compte de leurs activités. C'est dire que lorsque des rebelles étrangers pénètrent sur le sol de Centrafrique et y font des exactions, l'Assemblée doit demander des explications au Ministre de la Défense, si ce n'est au Premier Ministre, qui ne doit pas s'y dérober. C'est dire que lorsqu'un Ministre déclare que « les caisses sont vides », l'Assemblée doit s'enquérir auprès du Ministre des Finances.

 

Quand un Premier Ministre reste muet face aux grandes difficultés que rencontre son pays et si le Président lui-même « roupille » sur ses deux oreilles, ou s'agite un peu, c'est qu'il y a problème. Et le peuple doit savoir ce qui se passe.

 

Et ce qui se passe, c'est tout simplement l'incapacité du régime, son aveu d'impuissance qui se révèle dans tous les domaines, chaque jour.

 

Le Ministre de la Défense  ou plus précisément l'homme chargé de surveiller l'Armée et dont la mission n'est pas de protéger le territoire, n'a le regard que sur le petit groupe d'hommes sous sa responsabilité. Lui-même sait de quoi il est responsable, et beaucoup de centrafricains aussi le savent. Ils le savent quand ils voient les Généraux de l'Armée sillonner les rues de Bangui avec des véhicules blindés intouchables et frappés des étoiles de leur grade, comme s'ils célébraient l'invasion de la LRA et des troupes de BABA LADDE dans un territoire sans Armée. Ils le savent quand ils sont eux-mêmes braqués par des hommes en uniforme, dont ils ignorent le corps. Ils le savent quand ils vont à l'hôpital voir les corps de leurs parents tués lors des embuscades tendues par des voleurs de grand chemin.

 

Le Ministre des Finances sait pourquoi il est là et n'attend que son heure. Ce n'est pas sans raison qu'il s'est permis  de demander à la population de Berbérati, où il s'est présenté comme candidat usurpateur, d'attendre plus tard pour célébrer le 1er Décembre, fête nationale qui pourtant doit être célébrée le même jour, par tous les centrafricains. Lui seul peut se le permettre, vu la cécité et la défaillance du souverain. Si la mortalité infantile ronge avec acuité la région de la « Haute-Sangha », nous préférons encore l'histoire à la réalité d'aujourd'hui, pour s'étendre inexorablement à d'autres régions du pays, à qui le doit-on, si ce n'est à l'ancien ministre des Mines aujourd'hui ministre des Finances.

 

En démantelant les maisons d'achat de diamants pour accaparer l'exclusivité de l'achat de ces pierres précieuses, n'a-t-il pas mis au désœuvrement ces acteurs inlassables qui permettaient aux paysans d'avoir des ressources pour vivre honorablement ? De là à penser que 'il l'a fait, non pas seulement pour la simple raison de s'enrichir tout seul, mais pour mettre en même temps ces populations de Berbérati, Carnot et Nola dans l'état de misère qu'elles connaissent aujourd'hui et qu'elles doivent partager avec les autres populations centrafricaines, il n'y a pas deux pas à faire. N'DOUTIGAÏ, en se présentant comme candidat à la députation à Berbérati n'a pas mieux fait que d'insulter les gens de cette région qu'il « croyait » représenter, mais il a en même temps montré qu'il pouvait disposer de leurs vies ( car pour lui, elles n'ont personne pour parler à leur place) et ce qui leur arrive aujourd'hui n'est nullement surprenant.

 

Dans un avion où l'on ne sait plus s'il y a un pilote ou qui est le pilote, il ne reste aux passagers plus qu'à s'alarmer. Et s'alarmer, c'est voir le danger en face et tout faire pour l'éviter.

 

Le Centrafrique ne mérite pas d'aller à la catastrophe, c'est pourquoi les centrafricains doivent prendre leurs responsabilités car l'heure est grave. Nos enfants meurent par manque de soins. Nos enfants meurent parce que nos dirigeants sont dépassés et impuissants. L'heure est à l'action, l'indifférence face à la catastrophe que vivent nos populations est une caution portée au régime actuel.

 

Trop c'est trop ! Ne soyons donc pas indifférents à la disparition imméritée des nôtres, car si d'autres peuvent s'émouvoir de nos misères, il nous appartient, nous en premier,  de chercher à en trouver les remèdes.

 

Merci MSF, de pleurer nos morts, si ce n'est notre propre MORT !

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