Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:11

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

http://www.afrik.com  dimanche 19 août 2012 /par Gaspard Zangbi

Le général d’armée François Bozizé, président de la République centrafricaine, aurait été informé par ses services de renseignements d’un coup de force en gestation contre lui. Il n’y aurait pas cru, les présumés auteurs étant membres de ce qu’on appelle son cercle restreint. Un coup de fil de courtoisie de la part du président de la République du Tchad, le général Idriss Déby, dans la seconde moitié du mois d’avril 2012, lui donna alors l’éveil. Il est tombé des nues à la question de son homologue de savoir s’il avait bien réceptionné les armes. En effet, Sylvain Ndoutingaï avait commandé des armes via le Tchad au nom de Bozizé. Les armes ont bel et bien été livrées à Bangui.

L’un des plans de l’opération Gbérin était de perpétrer le coup de force à Boali, au domicile de feu Samuel Tozoui. Bien informé de ce qui se tramait, Bozizé ne s’est pas attardé sur les lieux. Aussitôt arrivé, il entra immédiatement dans la chapelle ardente et s’inclina devant la dépouille mortelle de Samuel Tozoui. A peine dix minutes plus tard, il repartit, laissant à son fils, Francis Bozizé, le soin de le représenter pour la suite de la cérémonie funèbre. Il y eu tout à coup, un flottement. Ndoutingaï, soupçonnant que Bozizé serait au courant du plan, quitta lui aussi précocement la place mortuaire.

Limogeages en cascade

Joël Sinféi Moïdamsé, le fouineur, était au courant de la livraison des armes à Bangui mais il n’en a pas informé celui dont il était le chef de cabinet particulier, i.e., le président Bozizé. Sinféi se défend d’avoir été induit en erreur par Ndoutingaï qui lui aurait dit qu’il s’agirait d’une commande secrète du chef de l’Etat. C’est trop court ! Ne dit-on pas que la confiance n’exclut pas le contrôle ?

Les douze militaires radiés des rangs des FACA sont les gardes du corps de Bozizé présents le jour de l’enterrement du défunt directeur général de l’Enerca, Samuel Tozoui. Le hic, c’est que ce jour-là, leurs armes n’étaient pas chargées. Ils n’auraient donc pas pu défendre leur patron en cas de pépin. Voilà qui explique la radiation de ces douze militaires des rangs des FACA. Si on a un cœur, on doit forcément compatir avec un homme entouré de gens déloyaux en qui il a placé, j’allais dire, sans retenue son entière confiance.

Quant à l’ex-DG de la police, Henri Wanzé-Linguissara, on lui reproche en plus de ce que CAP a rapporté la volatilisation d’une coquette somme de 18 millions de FCFA (environ 27 000 euros) par semaine pour la dotation en carburant des policiers sur le terrain que lui versait directement nul autre que Joël Sinféi Moïdamsé. Des sources concordantes auraient confirmé à Bozizé que le pactole aussitôt versé, était partagé fifty-fifty ! Ce bonhomme de Wanzé-Linguissara se croyait invulnérable tant et aussi longtemps que le pasteur Josué Binoua, le pitre national et milliardaire de Boy-Rabé, Fidèle Gouandjika, et l’ineffable Premier ministre Faustin Touadéra seront au gouvernement. Villageoisme (ou idéologie africaine qui donne la primauté à l’appartenance au même village par rapport à toute autre considération dans l’embauche et la responsabilisation des cadres de la Nation) oblige ! Il est tombé de très haut ! Et ce n’est pas tout ; il y a une chaîne de têtes qui tombera au compte-gouttes.

Strangulation psychologique : que les déloyaux s’auto-torturent !

Tel un serpent boa, le président de la République strangule ses déloyaux collaborateurs. En effet, disposant depuis fort longtemps de la liste plus ou moins complète des complices dans l’armée comme dans le gouvernement, Bozizé a choisi de sévir à petits coups privant ainsi les suspects de sommeil. Une stratégie qui peut avoir un impact sur d’autres états de conscience : irritabilité, pertes de mémoire, troubles importants de l’humeur voire la paranoïa, etc. De l’avis des victimes comme des tortionnaires, la privation de sommeil est particulièrement efficace dans les interrogatoires. Pas bête, notre général. Il laisse les méchants s’auto-torturer. Bravo ! Sauf que le peuple souverain a droit à une explication ! Serions-nous devenus des sujets (à l’insu de notre plein gré) ?

Depuis le 20 avril 2012, il y a régulièrement quartier consigné. Les hommes de tenue sont souvent appelés à rejoindre leur caserne. On dit que le président Bozizé est pratiquement en permanence en tenue de combat.

Le Ben Laden national

A l’instar de l’ex-ennemi public numéro un de la communauté internationale, Oussama ben Laden, Sylvain Ndoutingaï a délaissé ses iPhone et BlackBerry de dernier cri au profit des services d’un coursier en la personne de son chauffeur. Ce dernier avait été traqué et arrêté en sortant de chez Firmin Findiro. Comme quoi on naît génie mais on ne devient pas génie même en s’adossant à un diplôme supérieur de génie militaire ! C’est, dit-on, Sylvain Ndoutingaï qui aurait informé son présumé Premier ministre qu’il serait en danger.

Les flagorneries honteuses et sans vergogne

Plus chanceux que ses nombreuses victimes de l’arbitraire depuis neuf ans, Findiro ose flagorner son créateur, le président Bozizé. On s’en fout des démentis et dénégations de Findiro. Il n’y a pas de fumée sans feu. C’est à Bozizé, qu’il a servilement servi jusqu’ici avec beaucoup de zèle et avec qui il a maintenant fort à faire, de croire ou non à ses démentis. Une question demeure cependant sans réponse. Pourquoi Findiro a cru bon devoir demander l’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana lors de son récent séjour parisien ? Que craignait-il ?. Bête comme seul Findiro peut l’être, il prend pour du cash que Bozizé est vraiment dernier de classe pour ne pas dire un idiot tout court qui ignore que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (Jean de la Fontaine).

Difficile de croire aux dénégations crachées çà et là ! Il s’agit bel et bien d’un coup d’Etat prémédité que la courtoisie d’un certain Idriss Déby a fait échouer. Le nom de code est Gberin. Des documents photocopiés ou digitalisés sur des téléphones portables circulent. C’est ainsi qu’on apprend, par exemple, que le voyou de Jean Djindot, actuel DG de la caisse nationale de sécurité sociale, figure au nombre des ministres du gouvernement Findiro au poste de ministre des Affaires sociales.

La chute du tyran

Le vendredi 6 juillet 2012 vers 10 heures, le cortège présidentiel en branle vers la présidence a bifurqué au niveau du tribunal de grande instance de Bangui pour s’arrêter dans la cour du ministère de la Justice et de la Moralisation. Bozizé est descendu de la command-car et s’est dirigé vers le cabinet du ministre. Il a fait ouvrir la porte de l’imposant et somptueux bureau du demi-dieu Findiro que l’on va fouiller à la recherche d’on ne sait quoi. Le matériel informatique est saisi et emporté. Les quatre membres du cabinet ministériel sont arrêtés mais depuis, deux d’entre eux ont recouvré leur liberté. Il pèse un lourd soupçon sur le secrétaire de Findiro surpris en pleine tentative de dissimulation de certaines choses que l’on ne veut ou ne peut dévoiler. Le président de la République s’est entretenu avec le procureur de la République qu’il a fait venir au pas de course au bureau du ministre. Depuis, les spéculations vont bon train. On dit, entre autres, que Bozizé n’apprécie absolument pas la ghettoïsation pour ne pas dire la seydoutisation (responsabilisation des seuls diplômés de l’école de Seydou) de l’appareil judiciaire centrafricain. Un important mouvement du personnel serait dans l’air au ministère de la Justice et de la Moralisation. Findiro et ses acolytes excellaient dans l’arbitraire afin de s’enrichir tout en jetant clairement le discrédit sur Bozizé.

Le même jour, Findiro est arrivé à Bangui en après-midi sur un vol de Kenyan Airlines. Sur la pointe des pieds, léger comme une plume, le jadis tout puissant demi-dieu est rentré chez lui très discrètement.

Ni Thémis, ni Justitia

Appelez cela la politique de deux poids, deux mesures ou la justice à deux vitesses, ou comme vous voulez. Sur une prétendue existence d’une fiche de renseignements par ailleurs mensongère sinon carrément fantasmatique sur « une affaire qui touche à la sûreté de l’Etat, à la sécurité … », l’on a arbitrairement arrêté et séquestré des mois durant un député de la Nation, Gontran Djono Ahaba, sans avoir préalablement demandé et obtenu la levée de son immunité parlementaire. Findiro, ce soi-disant magistrat, dont les connaissances très approximatives du droit ne sont plus à démontrer, a méprisé du plus profond de lui l’Assemblée nationale centrafricaine sans objurgation des parlementaires de Centrafrique. Comment peut-il en être autrement de la part des parlementaires nommés (et non élus) ?

Le fait d’avoir menti pour sortir du pays dans le seul et unique but d’aller chercher l’asile politique ailleurs, constitue une preuve suffisante de l’implication de l’ex-ministre de la Justice et de la Moralisation et ex-procureur de la République dans le complot présumé. Il devrait déjà être arrêté et transféré à Bossembélé ou déclaré porté disparu conformément à ses méthodes et procédures. Pourquoi prend-on des gants avec Ndoutingaï, Findiro et compagnie ? Seraient-ils plus Centrafricains que leurs nombreuses victimes de l’arbitraire et de tyrannie depuis neuf ans ?

Des tergiversations qui prêtent à des interprétations

A Bangui, l’on reproche de plus en plus ouvertement à Bozizé de trop tergiverser. Cela nous perd en conjectures et fait perdurer les rumeurs. On raconte volontiers que Ndoutingaï serait un fils illégitime de Bozizé, né d’une relation incestueuse avec une cousine de second degré. Depuis qu’on nous le présente comme le neveu de Bozizé on ne nous a jamais, au grand jamais, dit s’il est son koya (c’est-à-dire le fils à sa sœur ou sa cousine) ou son baba kété (c’est-à-dire le fils à son frère ou son cousin). D’aucuns disent que Ndoutingaï donnait son interview à la Voix de l’Amérique depuis sa cellule à Bossembélé. On lui aurait tiré les oreilles avant de passer la communication. Mais l’effet boomerang le plus surprenant, c’est que nombreux sont les Banguissois et Banguissoises qui sont convaincus qu’il s’agisse purement et simplement d’une mise en scène pour soustraire Ndoutingaï et Findiro à la vindicte populaire. Autrement dit, les tergiversations et l’omerta font battre de l’aile la thèse de coup d’Etat de Ndoutingaï. En effet, les gens sont complètement indifférents aux dernières rumeurs selon lesquelles Ndoutigaï aurait quitté le pays sur une moto. Il est probable que ce soit la même moto que Charles Massi !

Le président est mal entouré et très mal conseillé

Quand l’un des plans de l’opération Gberin est rien de moins que le dynamitage du bureau présidentiel, quand on passe par le médecin personnel du chef de l’Etat pour sortir illégalement du pays, quand on bénéficie facilement du silence du chef de cabinet particulier du président de la République, quand certains conseillers à la présidence de la République sont impliqués dans un complot présumé, il est impératif de passer un grand coup de balai. On a envisagé de placer des dynamites dans les tiroirs du bureau présidentiel. Combien de gens en Centrafrique ont un accès facile au bureau du président de la République ? Devant l’implication du Dr. Féikoumon dans la demande d’asile politique de Firmin Findiro auprès de l’ambassade du Botswana à Paris, les Gbaya de Léré, d’où serait originaire le Dr. Féikoumon, accusent Joël Sinféi Moïdansé de vouloir nuire à leur ressortissant. Il serait établi que c’est Sinféi qui aurait suggéré à Firmin Findiro de passer par le Dr. Féikoumon pour quitter le plus rapidement possible le pays. Toute la pléthore de collaborateurs, du plus gradé au planton, doit être immédiatement renouvelée.

Ta tènè, kamba ti kôkô aké kanga kôkô. Ngou ti soussou, aké tô na soussou. Gui yé ti mô véni, aké kiri ti fa mô. A qui la faute ? A qui la raison ? (JMC Quartier Libre)

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:04

 

 

 

 

Thierry-Ndoyo

 

Bangui, 19 août (C.A.P) – Le Coordonnateur du Collectif  « Touche pas à ma Constitution »  Thierry Ndoyo a fait l’objet ce soir aux environs de 20 heures locales d’une « libération provisoire » de sa prison du Camp de Roux où il était embastillé sous la conduite du capitaine Anatole NGAYA de la Garde Présidentielle (section Eclair) qui l'avait arrêté hier à sa descente du vol d'Ethiopian Airlines à 17 heures.

Interrogé par téléphone par certains proches, il a dit lui-même à ses interlocuteurs avoir bénéficié d’une  « libération provisoire » vers 20 heures mais que tous ses effets personnels restés dans ses bagages notamment ses diplômes demeuraient encore confisqués par ce tristement célèbre capitaine au Camp de Roux.

Le régime de Bozizé aurait dressé tout une liste d’individus censés appartenir au « Collectif Touche pas à ma Constitution » qui devraient faire l’objet d’arrestation de façon « automatique » dès qu’ils mettront pieds à l’aéroport Bangui M’poko.

 Ce capitaine Anatole NGAYA est celui-là mêmedont le nom circule depuis longtemps à Bangui comme étant l’auteur des coups de feu tirés sur le général François BEDAYA NDJADDER au cours de cette folle nuit du 27 au 28 mai 2001 qui ont entraîné les graves blessures auxquelles ce dernier devait succomber par la suite.

Face à ces graves accusations, la seule planche de salut de ce capitaine Anatole NGAYA est de tout faire pour que Bozizé demeure éternellement au pouvoir car le jour où Bozizé ne sera plus au pouvoir, il en serait autrement de son sort à lui. C’est donc un homme en sursis contraint à un zèle sans limite dans la défense du pouvoir bozizéen.

 

 

Chronique annoncée du viol de la Constitution centrafricaine

 

19 août 2012 Juliette Abandokwe

 

 

Arrestation arbitraire de Thierry Ndoyo, coordinateur général du collectif «Touche pas à ma constitution», par le capitaine Anatole Ngaya à l'aéroport de Bangui. Résidant au Sénégal, il rentre à Bangui pour enterrer son grand frère.

Force est de conclure donc qu'en République centrafricaine, vouloir protéger la Constitution de son pays contre la prédation sans limite d'un régime aux abois, est dorénavant considéré comme du banditisme. En exerçant une force asphyxiante qui ne surprend plus personne, expression brute d’un diabolisme abyssal, François Bozizé continue donc à tuer l’espoir de milliers de Centrafricains.


Le 13 août dernier à Paris, un nouveau front s’est officiellement ouvert contre la tyrannique et profondément destructrice gouvernance du général-président François Bozizé.


Lors de l’illustre allocution présidentielle, à l’occasion de la fête nationale que le président avait choisi de passer avec la diaspora centrafricaine de France, Godfroy-Luther Gondje, citoyen centrafricain de son état, et membre du collectif «Touche pas à ma Constitution», s’était levé pour demander à son président s’il avait l’intention de changer la Constitution. La question était parfaitement justifiée vu les illégalités massives et systématiques pratiquées depuis 2005 par l’ancien chef rebelle devenu miraculeusement président en mars 2005, illégalement puisque par la fraude, procédé réitéré en janvier 2011 pour son second et dernier mandat. Accessoirement, plus personne d’ailleurs n’ignore les crimes de guerre commis lors de sa course au butin de Bangui de 2001 à 2003, et dont il devra forcément un jour ou l’autre rendre compte devant la Justice.


Donc, fauché dans son élan oratoire patriotique, François Bozizé, bredouillant et surpris par la question du compatriote Gondjé, avait alors innocemment demandé où le jeune homme avait vu qu’il allait changer la Constitution.


Et pourtant, cinq jours après son innocente réponse à une candide question, le général-président Bozizé fait arrêter le coordinateur général du collectif « Touche pas à ma Constitution », voulant de toute évidence faire comprendre au peuple centrafricain que de vouloir défendre un droit fondamental et constitutionnel relève du banditisme. Inutile de dire au passage que rien que pour sa petite question candide de patriote bien-pensant, Godfroy-Luther Gondje sera immédiatement jeté en prison s'il met les pieds à Bangui. 

L’arrestation du citoyen et patriote Thierry Ndoyo n’est que la preuve noir sur blanc que Bozizé a bel et bien l'intention de modifier la Constitution à son avantage. Nous n'avons même plus besoin de lui poser la question, puisqu’elle a été posée et que le général-président y a aujourd’hui clairement répondu.


Bozizé ouvre donc publiquement la chronique annoncée de la violation de la Constitution centrafricaine.


L'ancien chef rebelle, porté au pouvoir par le Tchad et la France en 2003, n'a aucune autre intention que celle de modifier la Constitution, de violer une institution sacrée, de violer l’espoir d’autodétermination du  peuple centrafricain tout entier. La limitation prévue de deux mandats présidentiels, deviendra donc de facto un seul mandat ad aeternum. Aucun autre dirigeant centrafricain n'avait osé aller jusque-là depuis les pseudo-indépendances.

Cette nouvelle étape de la violation annoncée de la Constitution nous certifie que François Bozizé a commencé l’organisation d’une nouvelle fraude massive en 2016, qui le conduira dans son ultime mandat, éternel celui-là.


Nous pouvons déjà oser deviner, qu'au nom de leurs intérêts et biens mal acquis en RCA, les puissances occidentales, toutes représentées à Bangui donc témoins de tout ce qui s’y passe, ne feront pas grand cas de l'assassinat virtuel de la Constitution centrafricaine, et valideront tacitement l'acte illégal posé une fois encore par François Bozizé. S'en suivra son 3ème coup d’Etat électoral en 2016, lui aussi dans le sac des validations ubuesques occidentales.

Corollairement, le constat que nous pouvons faire à la nouvelle de l’arrestation d’un compatriote Thierry Ndoyo déjà très affecté par la mort de son frère cadet, est que tous les jeunes Centrafricains, qu’ils soient en RCA ou à l’extérieur, seront dorénavant considérés comme des bandits quand ils débattent ouvertement pour une vie meilleure en Centrafrique et pour l’intégrité de la Constitution centrafricaine, notamment sur Facebook, forum par excellence pour une expression libre et démocratique. Chaque Centrafricain conscient, patriote et fier de l’être, à l’instar de Thierry Ndoyo, sera donc automatiquement arrêté à sa descente d’avion à Bangui, et envoyé en prison, considéré comme un ennemi de l'Etat. 


Tout ceci m’amène à mettre cette nouvelle formule de domination des esprits en lien avec la question du nouveau passeport CEMAC biométrique, obligatoire pour tout citoyen centrafricain depuis le 1er avril 2012, et pour lequel  le dépôt des empreintes digitales ne peut se faire qu'à Bangui. Aucune disposition n’a encore été prise pour organiser cette prise d’empreintes dans une quelconque représentation diplomatique centrafricaine. Ce qui nous fait  comprendre que le Centrafricain conscient, patriote et soucieux du profond désastre que vivent ses compatriotes au pays,  et qui veut se procurer son nouveau passeport obligatoire, se fera arbitrairement arrêter à Bangui ce faisant. Ou alors, il sera privé de passeport dorénavant. Bozizé est donc en train d’immobiliser et de pratiquement rendre apatride des milliers de Centrafricains de la diaspora.

La plupart l’a déjà compris, la nouvelle procédure pour obtention du passeport CEMAC sert à Bozizé de stratégie pour arrêter, paralyser et supprimer toute velléité de résistance contre son régime.


Bozizé confirme encore une fois très clairement sa position d’ennemi public no 1 du peuple centrafricain, entravant notamment les jeunes dans leurs efforts de développement et de formation. Par exemple, un médecin centrafricain, diplômé de l’Université de Bangui, exerçant à l’extérieur, et qui prévoit de se spécialiser sous des cieux où l’apprentissage d’une médecine de pointe lui permettrait ensuite de travailler pour le bien et le progrès de ses compatriotes sur la terre de ses ancêtres, est fauché net dans sa démarche de progression. Il n’a plus de passeport pour se déplacer. En se rendant à Bangui en tant que citoyen éclairé qui exprime librement son discernement, il est donc présumé « bandit » et « ennemi de l’Etat », et risque fort de se faire arrêter en descendant de l’avion.


Chers Amis,


Cessons donc de nous leurrer et de feindre de croire que François Bozizé laissera le pouvoir démocratiquement en 2016, quelle que soit la valeur et la popularité de ses ces co-candidats.

Changeons de stratégie et tirons les leçons des expériences précédentes, qui ne sont pas forcément des échecs puisque pourvoyeuses d'une Histoire et de leçons. Le pouvoir en place à Bangui est en train de suivre les traces de ses pairs, comme notamment celles du Paul Biya national camerounais, qui avait, implacablement et dans le sang, transformé en 2008 la limitation des mandats en un unique mandat éternel. Nous avons ensuite vu le résultat en octobre 2011. Paul Biya s’était carrément autoproclamé le «Choix du Peuple » dans sa campagne
 préélectorale, étalant son sourire béat à côté de son slogan annonciateur sur d’immenses affiches à travers le pays.


L’arrestation à Bangui aujourd’hui du jeune Thierry Ndoyo n’est que l’introduction à l’autoproclamation du général-président Bozizé en tant que le « Choix du peuple centrafricain » en 2016.

A bon entendeur. 

 

http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-centrafrique-fran-ois-bozize-choix-du-peuple-en-2016-109222036.html 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 13:10
 

  tiny_mce_marker

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°001

 


Le bureau de Coordination du Collectif Centrafricain « Touche pas à ma Constitution » informe tous les compatriotes  et la communauté internationale de l’arrestation  arbitraire à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko le samedi 18 aout  2012 aux environ de 17h par les éléments de l’OCRB de son Coordonnateur Général M. Thierry NDOYO qui a été conduit vers une destination inconnue. Ce dernier était arrivé à Bangui pour les funérailles  de son frère ainé décédé il y a peu à Paris et dont la dépouille avait été rapatriée au pays.

Cette arrestation traduit le profond désarroi du régime du général François Bozizé face à la juste lutte que mène le Collectif pour empêcher ce dernier de modifier la Constitution quant au nombre du mandat du président de la République afin de briguer à nouveau le fauteuil présidentiel aux prochaines élections présidentielles de 2016 et demeurer ad vitam aeternam au pouvoir.

Comment comprendre autrement qu’un jeune étudiant qui se rend au pays pour les funérailles de son frère aîné puisse être arrêté de façon spectaculaire à sa descente d’avion comme un vulgaire bandit. Cela rappelle les sombres périodes dictatoriales de l’histoire de notre pays qu’on croyait révolues à jamais et apporte la preuve s’il en fallait, que le régime Bozizé est bel et bien un pouvoir tyrannique, arbitraire, antinational qui veut donner l’illusion d’être un régime démocratique.

Le collectif Touche pas à ma Constitution ne s’y est pas trompé lorsque récemment, son représentant en France avait publiquement interpelé le général président Bozizé lors de sa rencontre du Hilton de Roissy Charles de Gaulle du 13 août 2012 sur ses intentions de modification de la Constitution. La réaction d’agacement voire d’irritation à peine contenue dont ce dernier avait fait montre devant l’auditoire était suffisamment édifiante.

 

Le Collectif prend à témoin la communauté nationale et internationale à travers le BINUCA, la CEMAC, l’Union Européenne , l’Union africaine , les organisations de droit de l’homme , la presse centrafricaine , sur les inacceptables dérives dictatoriales du régime du général Bozizé qui, incapable d’apporter la moindre solution aux différents et nombreux problèmes qui assaillent le peuple centrafricain, s’évertue à déployer une dictature paranoïaque d’un autre âge sur le pays pour masquer ses échecs de gouvernance.

Le Collectif lance un appel d’urgence au gouvernement  de le libérer dans l’immédiat, mouvement  pacifique appartenant à tous les Centrafricains soucieux de préserver la CONSTITUTION  CENTRAFRICAINE afin de promouvoir la démocratie,

·         condamne avec force l’arrestation purement arbitraire et inadmissible de son Coordonnateur par le pouvoir dictatorial du général président Bozizé ;

·         exige sa libération immédiate et inconditionnelle afin qu’il prenne part au deuil qui a frappé sa famille et puisse regagner librement ensuite Dakar où il réside pour poursuivre ses études;

·         lance un appel à toutes les organisations de droits de l’homme, à la communauté internationale et à tous les démocrates pour qu’il soutiennent sa juste lutte aux côtés du peuple centrafricain .


LIBERATION IMMEDIATE ET SANS CONDITIONS DE THIERRY NDOYO !

 

                                                                         Fait à Dakar, le 19  Aout 2012

 

                                                                           Le Coordonnateur Adjoint

      

                                                                                    Kenny ZOUNGARANI

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 13:04

Touche pas à ma Constitution

   Thierry-Ndoyo

   

 

Bangui 19 août (C.A.P) - De source proche de sa famille, on apprend l’arrestation  arbitraire à sa descente d’avion à l’aéroport Bangui M’poko le samedi 18 aout  2012 aux environs de 17h par les éléments de l’OCRB du Coordonnateur Général du Collectif « Touche pas à ma Constitution.


 Thierry NDOYO qui a été conduit vers une destination inconnue s’est rendu à Bangui pour les funérailles de son défunt frère Rémy NDOYO décédé récemment à Paris dont le corps a été rapatrié à Bangui. Tous les deux sont les enfants de "Maman Yvonne Ndoyo", une femme politique bien connue au quartier Gobongo et ancienne candidate malheureuse aux dernières législatives à Bangui dans le 8ème arrondissement.


Les obsèques du défunt ont eu lieu en l’absence de Thierry Ndoyo qui était pourtant venu pour cela. La mère de Thierry Ndoyo qui s'est rendue à la SRI police politique du régime pour glaner des informations et n'a pas été située sur le sort de son fils.


L’arrestation du Coordonnateur du Collectif apporte s’il est encore besoin, que le régime de Bozizé est totalement désemparé par les actions que mène avec méthode et détermination le Collectif qui porte de rudes coups à ce pouvoir agonisant.

Lors de sa dernière escapade du 13 août à Roissy, Bozizé n’avait pas dissimulé son irritation publique devant le représentant en France du Collectif lors de sa prétendue rencontre avec la diaspora centrafricaine du Hilton.

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:25

 

 

 

Findiro

 

Bangui 18 août (C.A.P) - Bozizé a nommé hier par décret son conseiller juridique et président de la cour de cassation Jacques Mbosso ministre de la justice garde des Sceaux ainsi que le magistrat Salomon Feiganazoui directeur de cabinet de ce dernier pour ne pas déroger à sa fâcheuse habitude qui consiste à imposer aux ministres des directeurs de cabinet nommés par le président de la République.

Un autre décret a également limogé le DG du Trésor Serge Mokomsé Ouarassio ainsi que le chef de service du secrétariat particulier au cabinet du ministre des finances. Quatre éléments de la sécurité présidentielle ont aussi été rétrogradés.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Politique
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 22:31

 

 

 

 

 

denis-denguess.jpg

    

Brazzaville (Congo) 2012-08-17 18:15:21 (APA) Treize (13) partis de l’opposition congolaise ont déclaré « illégitime » vendredi, l’Assemblée nationale issue des élections législatives des 15 juillet et 5 août au regard des dysfonctionnements constatés lors de leur déroulement.

Dans une déclaration, ces partis de l’opposition « réaffirment et certifient que tous les résultats publiés par un ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation aux ordres sont faux.

A ce titre ils déclarent rejeter « énergiquement » les résultats du scrutin et appellent les populations congolaises à en faire autant » et à se mobiliser « afin de barrer la route à la dictature sous toutes ses formes ».

 Dans cette déclaration l’opposition « dénonce le projet du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, tendant à réviser la constitution du 20 janvier 2002 à l’issue de ces élections caractérisées par des fraudes massives ».

« Comme de coutume, depuis le coup d’Etat de 1997, la nouvelle Assemblée nationale sera à sa dévotion et régentée par lui, ce qui lui permettra de prolonger le nombre de mandats et de modifier l’âge du dépôt de candidature à l’élection du président de la République en 2016 », protestent la coalition des 13 partis d’opposition.

Ces formations politiques font remarquer que « depuis 2002, Denis Sassou N’Guesso est déterminé à ne jamais organiser des élections libres, transparentes et équitables, conscient qu’il est de son désaveu par le peuple congolais ».

« Les législatives de 2012 en sont une illustration avec un taux d’abstention de l’ordre de 90%, au premier tour et 97% au deuxième tour, soit moins de 10% de taux de participation sur l’étendue du territoire national », font-ils remarquer.

L’opposition congolaise a, dans cette même déclaration, déploré que le Congo soit aujourd’hui un pays de paradoxe avec « 70% de taux de chômages chez les jeunes, 70% de taux de pauvreté, un taux de mortalité élevé, une expérience de vie raccourcie etc… ».

Elle demande ainsi au chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, « de convoquer les Etats généraux de la nation, seul schéma, selon elle, en mesure de « réhabiliter la République, relancer la démocratie et sauver le pays de la catastrophe ».

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 20:06

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bria : Point de vue de la population sur les réponses humanitaires

 camp réfugiés centrafricains

 

Bria, 17 août 2012 (RJDH) – A quelques jours de la célébration de la journée internationale de l’aide humanitaire, certains habitants de sous-préfecture de Bria (Nord-est) se prononcent sur la qualité de l’aide humanitaire reçue au courant de l’année.

Pour la plupart des personnes, certaines réponses humanitaires ne sont pas adaptées aux besoins de la population entre 2011-2012. D’autres critiquent ‘’l’inaction et l’inefficacité’’ de certaines structures humanitaires face aux problèmes de la population de la ville de Bria, pourtant victime de plusieurs conflits.

« Pour le moment la plupart des organisations humanitaires ne consacrent leurs activités qu’à la sécurité alimentaire ; alors que nous avons de sérieux problèmes d’accès à l’eau potable. La population consomme de l’eau sale. Parfois on ne voit pas l’importance de leur présence dans la ville », a déclaré le chef du quartier Gobolo.

Une femme déclare sous couvert de l’anonymat que les hôpitaux ne disposent pas d’assez de   médicaments et plusieurs enfants souffrent de paludisme et autres maladies, alors qu’il y’a dans la ville des organisations qui travaillent dans ce domaine.

Nombreux sont également des personnes qui apprécient l’intervention des différentes structures humanitaires à Bria, après le conflit intercommunautaire qui a opposé les ethnies goula et rounga, en septembre 2011.

Ces interventions ont permis de soulager les milliers de personnes  déplacées en matière d’alimentation. Les enfants déplacés avaient également reçu des fournitures scolaires pour leur permettre de poursuivre leurs études. Les victimes de ce conflit avaient également reçu des médicaments, des ustensiles de cuisine, des bâches, des puits ont aussi été chlorés en leur faveur.

Dans la même optique  les personnes déplacées ont été accompagnées par les humanitaires pour leur retour ou leur réinstallation. Des établissements scolaires ont été réhabilités.

 

Bouar : L’Etat-major renforce la présence militaire à Baboua

Bouar, 17 août 2012 (RJDH) – Une équipe des forces armées centrafricaines a été dépêchée ce vendredi dans la sous-préfecture de Baboua, à 108 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). La mission vise à  renforcer la présence militaire dans cette région, à cause du mouvement des  hommes armés qui y est signalée.

La présence de ces hommes a été signalée au début du mois d’août dans le village de Yankaï à 70 kilomètres de la ville de Bouar. Mais ils se sont retirés et se trouvent actuellement à Baboua. Ils n’agressent pas la population mais recrutent des jeunes, d’après les renseignements.

Une autorité municipale qui a requis l’anonymat a fait savoir que ces hommes se  déplacent entre la ville de Baboua et le village de Godro, une zone d’élevage,  où se trouve un chantier d’extraction de diamant et d’or.

« Ils ont jusqu’ici tué  cinq bœufs appartenant à des éleveurs peulhs pour se nourrir. Mais ils n’ont pas commis d’exactions sur la population. Les éléments des FACA sillonnent les localités, mais ils n’y a pas d’accrochage entre eux et ces hommes», a indiqué la même source.

D’après les informations recueillies, ces hommes armés auraient traversé la frontière entre Centrafrique-Tchad. Car le passage d’une soixantaine d’hommes armés venant de la frontière avec le Tchad avait été signalé le vendredi 15 juin à Kabo. Ils auraient passé à travers les villages Béili,  Sabo, Maïtikoulou  pour atteindre la ville de Markounda à l’extrême Nord du pays.

Mais depuis plus de trois semaines, plus de 200 cents personnes armées circulent dans l’Ouest du pays. Cependant, dans les sous-préfectures de Bossembélé et de Boali, plus proche de Bangui, des hommes armés soupçonnés d’être des éléments du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé sèment la terreur. Ils ont attaqué, la semaine passée, le village de Zoubara, à 17 km de Bossembélé.

 

Bangui : la transhumance comme source d’insécurité dans nord

Bangui, 17 août 2012 (RJDH) – Les raisons de l’insécurité avancée dans le nord de la République centrafricaine sont entre autres la période de transhumance, avec la destruction des biens (champs, habitats, etc.) par des transhumants’’.

L’information figure dans une étude baptisée ‘’préliminaire du profilage des populations dans la Sous-préfecture de Markounda (Ouham)’’, réalisée conjointement par le Conseil danois pour les réfugiés et l’ONG Echelle, publiée il y a deux semaines.

Cette information vient renforcer l’analyse de l’International Peace Information  Service (IPIS), qui en 2009, avait  fait savoir que la principale cause de la fréquente tension  entre les éleveurs tchadiens transhumants et les populations autochtones, était surtout la détention d’armes et la destruction des  champs.

Dans la  Cartographie des motivations derrière les conflits : République centrafricaine publiée par l’IPIS, la masse d’éleveurs transhumants dans le nord-est constitue une réelle menace pour la sécurité de la population, du fait que ces transhumants détiennent des armes et n’hésitent pas à attaquer les autochtones, au moindre malentendu.

La tension entre ceux-ci et les populations naît du fait que ces  éleveurs étrangers sont souvent ‘’intransigeants’’ dans leurs contacts avec la population des régions qu’ils traversent. « Ils se heurtent régulièrement à la population locale à propos de la destruction des champs et du vol d’animaux. A plusieurs reprises, les conflits ont pris une tournure violente et ont fait des victimes », précise le document.

D’après les informations, de haut-gradés de l’armée tchadienne disposant de bétail, seraient les principaux fournisseurs en armes de ces éleveurs transhumants, pour protéger leurs troupeaux.

L’analyse de l’IPIS précise que les principales raisons qui justifient  l’intérêt des éleveurs étrangers, tchadiens en particuliers,  pour le nord de la RCA sont entre autres, l’aridité croissante du sud du Tchad, le difficile accès à certaines zones du pays à cause des conflits.

Et surtout « faire paître leurs troupeaux en RCA s’est révélé bon  marché. Alors que les éleveurs transhumants doivent la plupart du temps payer pour faire paître leurs troupeaux au Tchad ou au Soudan, dans de nombreuses zones reculées du nord-est, ils ne doivent rien payer à personne », précise l’étude de l’IPIS.  Mais cette affluence vers la Centrafrique est une véritable source d’insécurité.

Le  21 mai dernier, trois personnes ont été tuées par des éleveurs peulhs connus sous le nom de ‘’Mbarara’’ au village Goko, situé à 13 kilomètres de Batangafo.

 

Bangui : La RCA a importé plus d’armes entre 1993 et 1996 (PRIO)

Bangui, 17 août 2012 (RJDH) – La République centrafricaine a beaucoup investi dans l’achat d’armes, entre 1993 et 1996, d’après une carte interactive qui présente  les mouvements d’exportation et d’importation des armes dans le monde entier, de 1992 à 2010, publiée par Peace Research Institute Olso, une structure norvégienne qui œuvre dans la promotion de la paix.

D’après les chiffres, pendant cette période, la RCA a importé des armes et des munitions d’une valeur d’environ 5 millions de dollars américains, soit plus de deux milliards et demi-FCFA.

Une analyse rapide de cet important achat d’armes montre que ce mouvement correspond  aux périodes de mutineries à répétition, sous le régime du défunt président, Ange Félix Patassé, à savoir les trois mutineries militaires qui ont eu lieu entre 1994 et 1996. Et les principaux pays où ces armes ont été achetées sont la France et l’Allemagne.

La période de 1997 à 2001 est plus stable. Mais l’année suivante, le gouvernement reprend l’achat des armes. Cette période marque la résurgence des tentatives de coup d’Etat. La RCA achète des armes pour une valeur de plus de deux millions de dollars américains, soit plus d’un milliard  FCFA.

Après 2003, la fréquence de l’importation d’armes a chuté. Mais les activités vont reprendre, d’après les données de PRIO, à partir de 2010.

Ces achats d’armes en périodes de crise pourraient expliquer, en partie, la prolifération des armes légères et de petit calibre  à travers le pays ; avec un impact important sur la sécurité.

Peace Research Institute d’Oslo (PRIO) est une structure norvégienne qui mène des recherches sur les conditions des relations pacifiques entre les États, les groupes et des personnes. PRIO fait de la recherche devant permettre d’identifier les facteurs des conflits à travers le monde. Son équipe réfléchit et élabore des documents qui permettent de trouver des solutions aux conflits dans le monde.

Le mandat du PRIO est de rechercher  le pourquoi de la guerre dans telle ou telle partie du monde, comment les guerres sont soutenues par des puissances et comment faire pour construire une paix durable dans le monde.

Ce travail a été réalisé en partenariat avec le groupe Google et publié sur le site : http://workshop.chromeexperiments.com/projects/armsglobe.

 

NDLR : Il serait très intéressant de connaître les chiffres des importations d’armes et de munitions de guerre depuis le 15 mars 2003 jusqu’à présent. Avec toutes les emplettes faites par Bozizé et son fils en Chine, Afrique du Sud, Russie, Ukraine, Tchéquie et autres, tous les records doivent en principe être battus.

 

Bangui : l’ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, Ismaël Beah, attendu à Ndélé

Bangui, 17 août 2012 (RJDH) – Les enfants démobilisés présents au Centre de transit et d’orientation du Conseil danois pour les réfugiés (DRC), basés à Ndélé (nord), recevront la visite de l’ambassadeur de bonne Volonté de l’’Unicef, Ismaël Beah, entre le 19 et le 22 août prochain,  a annoncé ce vendredi DRC dans un communiqué.

« Ismaël Beah, lui-même ex-enfant soldat, qui a vécu les horreurs de la guerre en Sierra Leone, lors de son enfance, passera plusieurs heures avec ces enfants pour discuter avec eux, écouter leurs expériences et les encourager à se construire un avenir meilleur », indique le document.

Pour DRC, cette visite sera une occasion, pour les enfants démobilisés, de partager leurs expériences avec quelqu’un qui a vécu les choses qu’eux, mais aussi pour souligner  les défis qui leur restent à surmonter et l’espoir d’y arriver, à travers l’exemple de la réussite d’Ismaël Beah.

Depuis leur libération, ces enfants démobilisés, appuyés par le CTO de DRC,  reçoivent un soutien psychosocial. Des activités éducationnelles et récréatives sont organisées en leur faveur. Ils bénéficient également de formation professionnelle dans les domaines de la mécanique moto, la couture, le petit commerce  et la boulangerie, afin de les préparer pour un meilleur avenir.

Ismaël Beah est invité en République centrafricaine par l’UNICEF. Le Centre de Transit et d’Orientation qu’il va visiter est dirigé par le DRC, avec un financement du Fonds humanitaire commun. Ce financement est complété par un financement et un appui technique de l’UNICEF.

Depuis le mois de juin 2012, le centre a reçu 57 enfants et accueille actuellement 29 enfants, dont trois filles et 26 garçons. Il s’agit des enfants libérés dans les rangs des groupes armées de la Convention des patriotes pour la justice et la paix et de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement.

 

Bangui : Une des détenues dans l’affaire Baba-Laddé s’évade

Bangui, 17 août 2012 (RJDH) – Une des six femmes soupçonnées d’être des intimes du chef rebelle tchadien, Baba Laddé, s’est évadée,  le samedi 11 août, à la prison de Bimbo. Ces femmes étaient sous mandat de dépôt depuis  le 14 mars 2012.

D’après les informations livrées par le régisseur, la détenue avait trompé la vigilance des garde-prison. Elle avait obtenu d’eux la permission d’aller puiser de l’eau dans le quartier, mais elle n’est plus revenue.

Un mandat d’emmener a été lancé contre elle. Par ailleurs, les soldats qui étaient de service ce jour-là ont été maintenus à la Section de recherche et d’investigation pour des fins  d’enquête.

Le régisseur a expliqué que les six femmes soupçonnées d’être des maîtresses  de Baba Laddé ont été transférées à la prison de Bimbo depuis février, mais il n’existe pas encore de  document qui confirme cette accusation.

Elles ont été arrêtées lors de l’assaut conjoint des forces armées centrafricaines et tchadiennes en février dernier contre les positions de Baba-Laddé dans le nord du pays

 

Kaga-Bandoro : Un éleveur peulh tué par des bandits armés

Kaga-Bandoro, 17 août 2012 (RJDH) – Un éleveur peulh a été retrouvé mort, le jeudi 16 août, aux environs de trois heures  du matin,  dans un campement, à 10 kilomètres du village de Patcho,  sur l’axe Ouandago (centre-nord).

D’après le témoignage de Ardo Amadou Saguiri, chef du campement où la personne a été tuée, la victime aurait été exécutée par des bandits à qui il aurait refusé de donner de l’argent. Il a été retrouvé égorgé », a-t-il dit.

Certaines personnes soupçonnent les éléments du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé. Parce que ces derniers jours, disent-ils, ces hommes  enlèvent des bœufs appartenant  à des éleveurs peulhs basés dans la commune de Nana-Outa.

« Les éleveurs souffrent  et meurent,  il nous faut la protection », a lancé Ardo Amadou  Saguiri.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 20:02

 

 

 

 

Sarko-et-carla-bruni-.jpg

Slate Afrique17/08/2012

Décidément, Mohammed VI bichonne ses amis français, Nicolas Sarkozy et son épouse Carla.  Après leur avoir prêté un de ses palais de Marrakech à plusieurs reprises, voici que le souverain chérifien met gracieusement à leur disposition un avion pour se rendre en vacances révèle Paris Match.

La résidence que le couple connaît bien pour y avoir souvent résidé pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy et depuis sa défaite leur a offert toute la tranquillité et le confort dont ils avaient besoin comme le raconte Paris Match:

« Elle offre une totale discrétion et un confort absolu. Carla et Nicolas Sarkozy la connaissent bien. Ils y ont déjà logé plusieurs fois à Noël. C’est aussi là qu’ils ont passé les trois premières semaines qui ont suivi leur départ de l’Elysée, en mai. C’est là qu’ils ont cicatrisé leurs plaies. Physiquement et moralement, ils avaient accusé, les premiers jours, un vrai contrecoup. Enfin, depuis début août, place au cap Nègre».

Après leur séjour au Maroc fin juillet, le couple avait prévu de prolonger ses vacances au Cap Nègre dans le sud de la France, où la famille de Carla Bruni possède une villa au bord de la mer, près du Lavandou.

Et grâce à la générosité de leur ami le roi, inutile de s'encombrer par un retour à Paris! En effet, Mohammed VI leur aurait donc tout simplement prêté l'un de ses avions pour se rendre directement dans le sud de la France si l’on en croit les dires de Paris Match :

«Ils y sont arrivés sans repasser par Paris : Mohammed VI avait mis un avion à leur disposition».

S’agit-il d’un avion de la compagnie nationale Royal Air Maroc dont les appareils servent souvent aux déplacements privés des membres de la famille règnante ou de leurs invités de marques? L’hebdomadaire des people ne livre pas cette précision, mais selon des sources marocaines qui ont requis l’anonymat, l’avion serait un Gulfstream V de la flotte personnelle du monarque qu’il avait équipé il y a quelques années d’un coûteux système américain de défense anti-missiles.

Un avant-goût des avantages dont il pourrait certainement profiter plus souvent s’il devenait, comme le dit une rumeur insistante, le Conseiller spécial du roi du Maroc.

«Une attitude qui n'est pas sans rappeler la période bling-bling d'après élection à la présidence de Nicolas Sarkozy, lorsqu'il avait passé ses vacances sur le yacht de son ami Bolloré, et qu'il lui avait été reproché son copinage avec les plus riches de ce monde» commente Planet.fr  qui reprend l’information.

Lu sur Paris Match

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 19:23

 

 

 

 

 

Plus de 2250 ex-combattants de l’APRD réinsérés dans l’Ouham

rebelles-rca

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 17 Août 2012 13:56

 « Plus jamais ça ! La page de l’histoire est définitivement tournée », ont laissé entendre les responsables des ex-combattants de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ce 14 août 2012.

C’est lors des remises de lots de réinsertion des ex-combattants dans la ville de Bozoum que le correspondant de RNL a relayé ces propos et rapporté l’évènement.

Ils ont été plus de 2250 ex-combattants à avoir bénéficié des kits de réinsertion. Parmi les anciens rebelles enregistrés dans l’Ouham, il y a environ 224 ex-combattants de la région de l’Ouham Péndé qui ont reçu les kits.

Un ancien rebelle de l’APRD, Alan Virgile Garba, s’est réjoui de son kit agricole et a affirmé que « ce lot lui m’a permis d’améliorer ma condition de vie ainsi que celle de ma famille ».

Par ailleurs, il déplore le comportement de certains ex-combattants qui, au lieu de mettre à profit leurs kits de réinsertion, « continuent de se lancer dans des actes crapuleux tels le vol ou le racket de la population ».

Comme palliatif, le Directeur de Suivi et Evaluation du programme DDR a laissé entendre que le Gouvernement centrafricain compte mettre en place un comité de suivi technique de la gestion des kits d’insertion pour garantir la viabilité de ce projet.

Pas plus d’une semaine de cela, quelques ex-combattants regroupés en association ont reçu dans la même région des matériaux de cultures agricoles et une enveloppe de 120 000 FCFA par groupement.

 

Ils se disent lésés par le décret fixant les barrières légales en RCA

Radio Ndéké Luka Vendredi, 17 Août 2012 13:54

Les syndicats des transporteurs  se sont estimés être mis à l’écart par ce décret fixant les barrières légales en République Centrafricaine.  Ils ont à cet effet présenté le16 août 2012, leurs doléances au ministre du développement des transports à Bangui. C’est à l’occasion d’une réunion tenue 2 mois après la signature de ce décret.

Par ces doléances, ces syndicats s’estiment être mis à l’écart du fait que ce décret n’a pas tenu compte de leurs agents postés sur certaines barrières. A ce titre, ils ont purement et simplement réclamé  leur intégration dans le comité de suivi de démantèlement des barrières illégales afin de voir dans quelle mesure réorganiser leurs activités.

Wilfried Nguissimalé président de l’Union Syndicale des Conducteurs Centrafricains (USCC) a déclaré que « cette prise de décision les a gênés. Car, ils étaient les tout premiers à se plaindre auprès des autorités avant que ce décret n’ait été pris. Ils sont de ce fait surpris de ne pas être pris en compte ».

« A ce jour, sans la présence des membres des syndicats des transporteurs sur ces barrières, ils ne seront au courant de rien. Leur présence permettra de collecter les frais de cotisation et veiller sur la circulation de leurs membres », a précisé Wilfried Nguissimalé.

Pour Joël Ngouingana, Directeur de Cabinet du ministère des transports qui a présidé la rencontre, son département a été « sensible aux doléances des syndicats des conducteurs et transporteurs. Nous allons recentrer ces différentes requêtes pour soumettre à la sollicitude des autorités pour que les conventions au niveau international qui lient notre pays aux autres Etats soient prises en compte ».

A l’issue de la réunion, un comité a été mis en place en vue de recenser toutes ces doléances et les mettre sous forme d’une requête unique. C’est cette requête unique qui sera donc soumise aux hautes autorités du pays.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Nation
17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 19:07

 

 

 

sommet CEMAC Brazzaville juillet 2012

Si d’aucuns pensent que le débat sur la succession à la présidence de la CEMAC est clos, qu’ils se désillusionnent. Le débat est toujours ouvert. La République Centrafricaine ne s’y reconnaîtrait pas dans la communauté économique et monétaire de l’Afrique si ce n’est que par le partage d’un même territoire. Si Bozizé s’est comporté comme un valet lors du 11ème sommet de la Cemac à Brazzaville devant ceux-là qui devraient être ses égaux, le peuple centrafricain s’indigne devant ce genre de comportement digne du maître à esclave.

Ce sommet du club des cinq s’est tenu comme si c’était une occasion pour donner des leçons à Bozizé suite à son arrogance vis-à-vis d’un lieutenant de l’un de ses maîtres en l’occurrence Paul BIYA. Bozizé ne pouvait pas dire non face à la décision de ces maîtres ne serait-ce que non seulement de céder la présidence de la Cemac mais aussi de retirer tous les cadres centrafricains au sein des agences et des institutions de la communauté et aux cinq autres Etats membres de placer leurs ressortissants.

Comme pour sanctionner Bozizé, le sommet du club revient sur la décision qui consistait à un principe de rotation par ordre alphabétique des Etats membres de tous les postes de responsabilité au niveau de l’ensemble des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées lors de la 10ème  Session Ordinaire de la Conférence  des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue en pompe à Bangui les 16 et 17 Janvier 2010, ( Cf article 1er de l’Acte Additionnel n° 16/CEMAC/CCE/10). Ce qui a mis un terme au consensus de Fort- Lamy. Au lieu de République Centrafricaine à la Présidence de la vraie CEMAC, c’est plutôt la République du Congo. Une véritable sanction pour leur valet Bozizé.

Mais si Bozizé l’est pour les cinq Etats membres de la vraie CEMAC, le peuple centrafricain n’est pas prêt à être esclave d’un quelconque peuple. Nous sommes une Nation souveraine et aucun autre peuple ne peut avoir la prétention de nous dicter sa loi au travers d’un Bozizé qui n’a plus de poids dans le concert des Nations puisqu’il fait le béni-oui devant ces derniers et déverse son courroux sur le pauvre peuple centrafricain dont il vandalise la souveraineté. Le peuple centrafricain doit se permettre d’être aussi versatile au moment venu de revenir sur cette décision qui l’honore en rien puisqu’au sein de la Cemac, il est facile et autorisé de revenir sur les décisions chaque deux ans.

Et donc en lieu et place du principe de rotation, il est décidé par les chefs d’état de façon implicite le principe de révocation de toutes les décisions chaque deux ans. Ce que les uns et les autres doivent savoir est que le Président de la République est l’émanation du peuple. Et scandalisé par le traitement infligé par les autres pays frères, le prochain Chef d’Etat centrafricain est susceptible au nom du peuple de ne pas accepté cette décision.

Il est implicitement déjà lu dans les réactions de certains opposants centrafricains en l’occurrence la dernière interview de Martin Ziguélé et la déclaration de maître Nicolas Tiangaye au nom de leurs partis politiques respectifs. D’autres peut-être leur emboîtent les pas par des murmures… Cette bévue internationale a complètement fragilisé cette communauté dans l’esprit de sa création. Barthélémy Boganda avait prêché dans le désert.

Le suspect qui plane ici est que le peuple centrafricain comprend manifestement la pensée de ces cinq autres pays frères. Mais ils oublient que la République Centrafricaine est aussi en frontière avec la République Démocratique du Congo, le Sud-Soudan et le Soudan du Nord et l’Ouganda qui peuvent constituer une Communauté Etatique et peut-être mieux collaborer. D’ailleurs les trois quatre autres ne sont pas dans la CEMAC, mais appartiennent à  d’autres communautés. Cette humiliation est passagère puisque Bozizé partira avec elle.

Tout se passe comme si Bozizé ne pouvait pas dire non de peur de se faire éjecter de son fauteuil présidentiel. Ce qu’il ignore est que même le peuple centrafricain qu’il fait humilier n’est pas aussi pour lui, il est devenu impopulaire. Toutes ses cartes sont jetées. La preuve est ostensiblement la réaction des jeunes le 02 août 2012. Le spectre de Jasmin plane dans l’espace centrafricain. Jasmin continue sa révolution dont il a inauguré l’ère en Tunisie par son sang versé. Les « Jasmin » sont nombreux en Centrafrique…

A ce niveau l’intégration a du plomb dans l’aile, revenons à notre débat sur la Cemac c’est une communauté qui est amer si l’on entend le sigle Cémac dans une compréhension en Sango (Langue nationale de la RCA). La libre circulation n’a pas fait l’objet d’une décision comme celle de la présidence de la Cemac comme si cette 11ème conférence n’avait pour objet que de finir avec Bozizé qui a souillé Antoine Ntsimi et n’a pas soutenue la candidature de Jean Ping à la tête de l’Union Africaine.

Si ce n’est que cela à avoir comme à l’ordre du jour des conférences des chefs d’état de la Cemac, cette communauté est loin de voir le bout du tunnel et chaque Etat reste dans son tour d’ivoire. Et alors, les peuples de cette Communauté qui ont presque tous, les racines et des ancêtres en commun ? Pauvre Afrique Centrale, qui va te sauver ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales