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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:34

 

 

 

 

villa-Gouandja.JPG

 

 

villa-de-Claude-Richard-Gouandja-au-nom-de-Polagba.JPG

 

Ce bâtiment en construction se trouve au quartier Sica 3 à Bangui en face du domicile du député Sonny Colé et appartient au ministre de la Sécurité publique Claude Richard Gouandja qui le fait édifier sous le couvert de son cousin Martial Polagba. Il est tout en faïence comme le montre les images, depuis la clôture jusqu'aux murs de l'immeuble.

Selon des informations de sources concordantes, le même Claude Richard Gouandja possèderait plusieurs autres chantiers de villas de ce genre dans la capitale dont une au flanc de la colline qui surplombe Bangui et une autre au quartier Pétévo. Récemment de passage en France, il s'est même rendu en Belgique pour mettre en route pour Bangui via Douala, une vieille benne d'occasion qu'il a achetée pour ses nombreux chantiers.

Il faut bien que les fortes sommes d’argent pompées à TELECEL-CENTRAFRIQUE avec le business des coupons de recharge de téléphone depuis la création de l’association BOZIZE DOIT RESTER servent à quelque chose.  

S’agissant du commerçant malien propriétaire de l’épicerie « YAFOUE » du quartier Castors dont nous avons parlé dans notre précédente parution et qui a fait aussi son beurre avec la vente des coupons de recharge, aux dernières nouvelles, la bozizie a commencé à lui chercher des poux sur la tête. Ci-dessous des vues de l’épicerie en question.

Rédaction C.A.P

Epicerie-Yafoue-Castors.JPG

 

 

facade-epicerie-Yafoue.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:24

 

 

 

Voilà les raisons pour lesquelles Me Zarambaud a écrit au ministre des Sport Serge Bokassa pour lui demander de faire respecter la neutralité et l'impartialité du palais omnisport en faisant effacer la propagande du KNK sur le fronton de ce gymnase. 

 

 

 

 

fronton-palais-omnisport.JPG 

 

 

palais-omnisport-KNK.JPG

 

 

Bangui, le 02 Janvier 2012

 

 

A Son Excellence

Monsieur le Ministre de la Jeunesse

Des Sports, des Arts et de la Culture

BANGUI

 

 

Objet : Neutralité du Stade Omnisports

               et impartialité de l’Etat

 

 

                        Excellence, Monsieur le Ministre

 

            J’ai le respectueux honneur de vous demander de faire effacer l’inscription KNK peinte en très gros caractères sur le fronton du stade omnisports, lequel fait partie du complexe Barthélemy BOGANDA, du nom du Président Fondateur qui, à ma connaissance, n’était pas KNK avant l’heure.

 

            Depuis toujours, résistant aux tentatives de tribalisation et de caporalisation politique, le sport a courageusement su préserver sa neutralité tribale et politique et a ainsi puissamment servi la cause de notre fraternité et de l’indispensable unité nationale.

 

            Depuis toujours, dans nos stades, à l’occasion des compétitions internationales, par delà leurs appartenances tribales et politiques, les cœurs des Centrafricains vibrent à l’unisson pour leurs équipes nationales composées de sportifs sans distinction de leurs appartenances tribales et politiques, faisant du sport et des stades les creusets de notre fraternité, de notre patriotisme et de notre nationalisme.

 

            Depuis toujours, à l’occasion des compétitions locales, les cœurs des Centrafricains vibrent à l’unisson pour leurs clubs respectifs composés de sportifs sans distinction de leurs appartenances tribales et politiques.

 

            C’est pourquoi, depuis toujours, les stades édifiés par l’Etat n’ont jamais été caporalisés par les partis politiques, qu’ils soient uniques (MESAN après BOGANDA et RDC de 1986 à 1993) ou seulement dominants (MLPC), de Barthélemy BOGANDA à Ange Félix PATASSE, en passant par David DACKO, Jean Bedel BOKASSA et André KOLINGBA, et que le tribalisme a toujours été déclaré « personna non grata » dans leurs enceintes. Aucun de ces ex-Présidents de la République, même Jean Bedel BOKASSA lorsqu’il devint Empereur n’a osé porter atteinte au caractère apolitique et patriotiquement galvanisateur et unificateur du sport.

 

            Malheureusement, depuis les dernières campagnes électorales pour les élections présidentielle et législatives, le nom du parti politique dominant, le KNK, a été peint en très gros caractères sur le fronton du stade Omnisports, privatisant ainsi frauduleusement et sans bourse délier cet ex-joyau national qui attend sa restauration depuis 32 ans au profit de ce parti politique, ce qui est intolérable.

 

            Certes, un parti politique peut organiser des meetings dans ce stade et apposer à ces occasions des banderoles portant son nom et ses mots d’ordre sur le fronton ou sur toute autre partie dudit stade, mais il ne saurait y peindre son nom, sauf à l’effacer immédiatement après chaque meeting.

 

            De même, un militaire qui, violant l’interdiction faite aux militaires d’exercer des activités commerciales, y compris l’exploitation de stations d’essence, organise dans ce stade une kermesse tonitruante sans que sa hiérarchie, dirigée en premier et en second par son père et son grand frère ne réagisse, ne saurait s’y incruster pendant 5 mois, troublant la quiétude des étudiants – hélas curieusement indifférents – qui habitent les cités universitaires pratiquement mitoyennes, empêchant par ailleurs pendant 5 longs mois les sportifs de s’entraîner dans les lieux, privant d’électricité les habitants des environs et les empêchant de dormir, de nuit comme de jour.

 

            De même aussi, un parti politique, fût – il présidentiel et outrageusement dominant - ne saurait, à l’occasion des campagnes électorales, faire de ce lieu qui appartient à tous les centrafricains, y compris les partis politiques dont ceux de l’opposition, sa permanence, avec la complicité de la CEI et du Ministre de l’Administration du Territoire ainsi que le manque de vigilance des partis politiques de l’opposition et la couardise des patriotes membres du KNK, au sommet comme à la base.

 

            C’est rompre la nécessaire égalité entre les partis politiques et les candidats en compétition et fausser subséquemment les résultats des élections. C’est contrecarrer la nécessaire lutte pour la consolidation de l’Etat de droit et créer, consciemment ou inconsciemment, l’une des sources des contestations qui suivent la proclamation des résultats des élections et entraînent, ajoutées aux rébellions et aux invasions extérieures improprement appelées rébellions, une instabilité qui fait fuir les investisseurs et entrave le développement de notre pays.

 

            On ne saurait donc considérer comme « normal » le fait pour le parti outrageusement dominant du Président de la République de peindre son nom sur le fronton du stade Omnisports et s’en accommoder, sous prétexte de craindre les foudres des pistoléros du Président de ce parti ou de perdre un poste juteux, ou dans l’espoir d’accéder à un tel poste. L’Histoire ne nous le pardonnerait pas.

 

            Au bénéfice de tout ce qui précède, je sollicite respectueusement qu’il plaise à votre Excellence bien vouloir, en collaboration avec ses collègues concernés :

 

1.      Faire effacer sans délai l’inscription KNK peinte en très gros caractère sur le fronton du stade omnisports, sur fond orange, couleur du club ZARASCLO depuis 1990 et devenue aussi couleur du parti politique KNK ;

 

2.      Faire enjoindre à l’organisateur de la kermesse actuellement organisée dans ce stade d’y mettre fin dès après la fête du nouvel an, afin de permettre aux étudiants voisins de travailler dans la quiétude, aux sportifs d’y reprendre leurs entraînements et aux habitants du voisinage de dormir ;

 

3.      Faire enjoindre à l’ENERCA de cesser de plonger les habitants du voisinage dans l’obscurité, à seule fin de plaire à l’organisateur de la kermesse ou par crainte de ses colères homériques accompagnées de passages à tabac pour impunément « corriger un peu », (bel euphémisme !) quiconque a le malheur de se trouver sur son chemin, en sa redoutable profession de fils de son père et de « père fouettard » auto -proclamé.

 

            Vous remerciant d’avance pour votre courage et votre attachement à l’impartialité de l’Etat ainsi qu’au développement de la jeunesse et des sports dont vous avez la lourde charge, je vous prie de croire, Excellence Monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute et respectueuse considération.

 

            Bangui, le 04 Janvier 2012,

 

 

Maître ZARAMBAUD Assingambi.-

 

Ampliations :

 

-          Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Energie, des Mines et de l’Energie

-          Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Administration du Territoire

-          Monsieur le Président du CNOSCA

-          Madame le Recteur de l’Université

-          Monsieur le Président du quartier Ben – Zvi 1

-          Monsieur le Président de l’ANECA

-          Presse

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:59

 

 

 

 

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Martin ZIGUELE donnant une interview aux journalistes

 

 

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L'invité à la cérémonie Martin ZIGUELE prenant la parole pour remercier les

militants patassistes revenus au bercail MLPC

 

 

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Martin ZIGUELE remettant des T-Shirts et pin's du parti aux militants revenus au bercail

 

 

 

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               Martin ZIGUELE en train d'être béni par une militante

 

 

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Une vue d el'assistance de la cérémonie de retour au bercail des patassistes

 

 

 

militante-MLPC.JPG

 

 

MLPC-reconciliation.JPG

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:48

 

 

 

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BANGUI AFP / 16 janvier 2012 19h07 - Le directeur de publication d'un quotidien centrafricain, Le Démocrate, a été arrêté lundi à Bangui à la suite d'une plainte pour diffamation déposée contre lui par le ministre des Finances Sylvain Ndoutingaï, a annoncé ce journaliste à l'AFP.

« Je suis sorti pour rencontrer deux confrères, lorsque les éléments de l'OCRB (Office centrafricain de répression du banditisme) sont arrivés et m'ont arrêté », a déclaré Ferdinand Samba.

Son interpellation fait suite à une plainte en diffamation à son encontre par le ministre des Finances et neveu du président centrafricain François Bozizé, M. Ndoutingaï, a précisé M. Samba.

Suite à des articles parus dans le journal, dans lesquels le nom du ministre des Finances a été régulièrement cité, celui-ci a porté plainte devant le Tribunal de grande instance de Bangui, a expliqué le journaliste.

« L'affaire a été repoussée à trois reprises à ma demande et celle de ma défense qui voulait prendre connaissance des pièces du dossier. Mais le président du tribunal a délivré un mandat d'amener contre moi », a ajouté M. Samba.

« Je me trouve actuellement dans les locaux de l'OCRB, je ne suis pas interrogé et je n'ai subi aucun mauvais traitement », a-t-il précisé.

De source policière, il est reproché au journaliste d'avoir publié plusieurs articles depuis octobre (...) à caractère diffamatoire, injurieux et incitant à la haine, visant précisément le ministre des Finances.


(©)

 

NDLR : Jusqu'à quand les journalistes et responsables d'organes de presse continueront -ils à payer ce tribut à la bozizie, à son arbitraire et à sa dictature alors qu'on nous fait croire que la RCA a adopté la dépénalisation des délits de presse ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:44

 

 

 

RCA carte-2

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Janvier 2012 14:36

Comment établir l’adéquation richesse et développement dans la région de Berberati ? Cette interrogation a été au centre d’une conférence débat animée par la succursale de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), basée dans la Mambéré Kadéï (ouest), dimanche 15 janvier 2012. La réunion a regroupé  opérateurs économiques,  leaders religieux et  autorités locales.

En effet, cette conférence débat part du constat selon lequel, la région de Berberati, une zone dont les pricipales activités tournent au tour de l’exploitation du diamant et or, peine à se développer. En outre, malgré le fort potentiel économique, les populations vivent dans la pauvreté. La proximité avec le Cameroun devrait aussi être un atout. Mais rien de tout cela.

Les débats ont donc porté sur les notions de gestion et de leadership à développer par les différents acteurs en vue de favoriser l’essor socioéconomique souhaité par tous.

Le constat effectué par Jacob Mbaïtadim, facilitateur interrogé par Radio Ndeke Luka, est édifiant. Il a même cité des exemples en guise d’illustration : « Les élèves d’une école située dans une zone de coupe de grumes sont obligés de s’asseoir sur des fourches en guise de tables-bancs. Les participants devraient mettre à profit cette rencontre pour améliorer le vécu quotidien : une manière de lutter contre la pauvreté».

Signalons que la région de la Mambéré Kadéï s’étend sur 30203 km2 pour une population estimée à 364795 habitants. Elle fait souvent face à de graves crises alimentaires.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:42

 

 

 

boucherie à Bouboui

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 16 Janvier 2012

Bangui : Les 5 bouchers arrêtés sont libres depuis samedi

Les 5 bouchers arrêtés le 6 janvier pour association de malfaiteurs ont été tous libérés le samedi 14 par le Procureur de la République, a appris le RJDH.

« Le directeur général de la Police centrafricaine, Henri Wanzet Linguissara, nous a rendu visite le jeudi 12, nous avons été libérés deux après », a témoigné l’un des détenus qui a requis l’anonymat.

Interrogé par téléphone par le RJDH, le directeur général de la Police Henri Wanzet Linguissara a expliqué que ces derniers ont été libérés pour manque de preuve.

« Ils étaient accusés de s’être servi de couteau pour empêcher les vendeurs de viande de le faire, mais nous n’avons pas eu de preuve, nous avons constaté que c’étaient des gens responsables », a répondu le Directeur général de la Police Henri Wanzet Linguissara au RJDH.

Il convient de rappeler que 5 des bouchers de Bangui qui voulaient organiser une réunion pour réfléchir sur les conséquences du transfert du marché à bétail vers le PK 45 sur leurs affaires, ont été arrêtés par la police le 6 janvier dernier sur ordre du Procureur de la République.

Lors de leur interrogatoire lundi dernier, le Procureur de la République leur avait fait savoir qu’ils étaient arrêtés pour « association de malfaiteurs ». Faute de preuve, ils ont été libérés après environ 8 jours dans les geôles de l’Office central de répression du banditisme (OCRB).

 

NDLR : C’est pour le moins surprenant que des personnes arrêtées et accusées d’être de dangereux bandits constitués en « association de malfaiteurs » qu’elles soient purement et simplement relaxées pour « manque de preuve » après huit jours de détention. La justice à la Bozizé marche vraiment sur la tête.

 

Bouar : Des veuves vivent un moment difficile

 

Le phénomène d’expulsion des veuves dans les maisons et leurs difficultés à bénéficier des biens de leurs défunts époux demeurent un problème dans la ville de Bouar, selon un reportage de Radio Maïgaro.

Ces problèmes sont créés par les parents des maris au cours du conseil familial qui se déroule souvent après les obsèques.

« Après le décès de mon mari, j’ai été chassée de la maison par ses parents sans le moindre soutien financier. Je suis abandonnée avec les 5 enfants, et seuls les travaux champêtres nous permettent de nous prendre en charge », a expliqué une femme qui a perdu son mari il y’a cinq ans.

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:39

 

 

 

baba laddé gl

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Janvier 2012 14:32

La présence du chef rebelle tchadien Baba Ladé en Centrafrique a été un des sujets dominants du sommet des chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) qui s’est tenu dimanche 15 janvier 2012 à Ndjaména (Tchad). On ignore encore quelles décisions précises ont été prises à ce sujet. Toutefois les observateurs lient la décision prise de mettre en place une force sous-régionale avec un commandement unifié basé à Douala (Cameroun) à la volonté d’en finir non seulement avec les rebelles tchadiens en Centrafrique, mais avec les autres groupes, auteurs d’exactions dans les pays membres.

Plusieurs Chefs d’Etat ont pris part à ces assises, dont le Président François Bozizé de la République Centrafricaine.

Le sommet, plusieurs fois reporté, a permis aussi à ces leaders de plancher sur les mécanismes de financement de la CEEAC, la libre circulation des biens et des personnes. La question de  la « solidarité » entre les Etats membres de l’organisation sous régionale a été aussi passée au peigne fin.  A ce sujet, le sommet devait examiner la question d’un appui logistique de la Communauté aux FACA (Forces Armées centrafricaines)

La CEEAC est une communauté créée à Libreville, au Gabon, en 1983. Ses objectifs sont promouvoir la coopération et le développement durable, avec une particularité sur la stabilité politique, économique et amélioration de la qualité de vie de ses populations. La politique de cet Organisme inclut un plan sur 12 ans pour éliminer des impôts de douane entre les États membres et établir un tarif externe commun, améliorer l'industrie, le transport et les communications, l'union des banques commerciales et la création d'un fonds de développement.

Les 11 pays membres sont l'Angola, leBurundi, le Cameroun, le Tchad, la Guinée équatoriale, leGabon, le Rwanda, la République du Congo, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et São Tomé et Principe. Le siège de la CEEAC se trouve à Libreville au Gabon.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:48

 

 

CEEAC

 

N'DJAMENA 16 janv 2012 (AFP)  Le 15e sommet de la communauté Économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) s'est clos lundi avec un appel des chefs d'Etat membres à appliquer la convention de libre circulation des biens et des personnes.

Les chefs d'Etat ont appelé "les Etats membres à appliquer toutes les décisions et les règles relatives à la circulation des personnes", et à "créer systématiquement des couloirs d'entrée CEEAC dans les aéroports et postes frontaliers" fixant "au 1er juillet 2012 le démarrage de la mise en oeuvre de la zone de libre-échange de la CEEAC pour qu'elle soit effective en 2014".

Dans ce texte, ils apportent également leur soutien au renouvellement de Jean Ping à la présidence de la commission de l'Union Africaine (UA), poste qu'il occupe depuis février 2008 et dont il briguera fin janvier le renouvellement. M. Ping s'est rendu en Libye lundi.

Outre M. Ping, ancien ministre gabonais, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, ancien chef la diplomatie sud-africaine de 1999 à 2009 est candidate à ce poste avec le soutien de l'Afrique du Sud.

Dimanche, à l'ouverture du sommet le président tchadien Idriss Deby Itno avait appelé les quatre autres chefs d'Etat présents - Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), François Bozizé (Centrafrique) et Pierre Nkurinziza (Burundi) - à "s'investir davantage pour que l'Afrique Centrale ne soit pas le dernier wagon de la locomotive de la mondialisation".

Le Tchadien Nassour Guelengdoukssia Wado, ancien Président de l'Assemblée nationale, a été désigné nouveau Secrétaire Général de la CEEAC, il remplace à ce poste le congolais Louis Sylvain Goma.

M. Deby a été reconduit à la tête de la CEEAC dont le prochain sommet se tiendra en 2013 à N'Djamena. Le budget général a été arrêté à plus de 52 milliards de FCFA (79 millions d'euros).

Créée en 1983, la CEEAC regroupe dix pays: l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:53

 

 

 

Michel Lunven

 

                   Michel Lunven, ici à droite dans un avion avec Jacques Foccart

 

 

« Ambassadeur en Françafrique », mémoire du représentant officiel de la France au Niger, en Centrafrique et au Gabon. Ce qui a éveillé ma curiosité à la lecture est l’interview que son auteur a accordée à Christophe Boisbouvier de RFI le 11 janvier 2011. J’ai couru à la FNAC et j’ai pris un exemplaire du fameux sésame qui trône royalement au présentoir « Géopolitique » de la FNAC du Forum des Halles.

Je m’étais promis de faire un commentaire une fois la lecture achevée d’abord comme  Rdciste, ensuite comme militant ayant collaboré dans la Team de Campagne du général André Kolingba en 2004/2005 et enfin comme aspirant à l’émergence d’un Centrafrique Nouveau. Les premières lignes du long chapitre consacré à la RCA m’ont convaincu de ne rien faire et dire. En effet, l’expertise « Papier Bristol » de l’auteur de ce livre a réduit les difficultés rencontrées par les Centrafricains à l’achèvement du processus démocratique entamé en juin 1991 à une lutte de pouvoir du « Clan des Yakoma ». Ce postulat prouve sa pleine mésure à la page 178 : « à 10h30, j’appelle d’abord  Mr. Mabingui(1), secrétaire général à la présidence- le plus redoutable du clan Yakoma- pour le mettre au courant de la situation et lui demander de porter ces informations à la connaissance du président. Il me raccroche au nez ». Le clan des Yakoma, cette secte qui a fait d’André Kolingba leur otage est donc la cause des difficultés, voire de tous les maux de la RCA de ce début des années 90. Cette caricature m’empêche de poser une grille de lecture sur le témoignage de Mr Michel Lunven.

Plus Yakoma que moi tu meurs comme j’aime souvent à le dire car né de père et de mère Yakomas, tout ce que j’avancerai comme argument pour rectifier les erreurs manifestes de ce récit, sera interprété comme la défense d’une cause, la cause Yakoma. Je décide donc de passer mon tour. Cependant, le récit n’est pas dénué d’intérêt. Outre les coulisses de la gestion préélectorale et la tension postélectorale, je retiendrai de ce récit cette expression : « Vieux chevaux de retour…page 147 » Pour comprendre cette expression, prenons un exemple du portrait des candidats établis par Mr Lunven : « M. Dacko, il fait venir de France deux barbouzes recrutées vraisemblablement dans une de ces sociétés de sécurité qui fleurissent aujourd’hui en France. Elles sont très vite repérées par la sécurité présidentielle, et expulsées quelques jours après leur arrivée. Il ne se passe pas de jour sans qu’il [DACKO] m’importune pour tout et n’importe quoi. C’est un personnage falot, dénué de tout scrupule, pleurant sans arrêt auprès des personnalités politiques françaises pour obtenir des subsides. C’est pour moi un mystère que la France l’ait établi dans ses fonctions de président pour succéder au règne de Bokassa, une présidence finalement interrompue par le coup d’état du général Kolingba. Il fallait vraiment qu’il n’y ait aucun autre candidat possible. »

Entre 2002 et 2003, la question de l’éviction du président Patassé par tous les moyens était à l’ordre du jour. De nombreux fils et filles de Centrafrique se sont réunis dans le cadre de la CPC et ont choisi  de faire de François Bozizé Yangouvonda l’outil de la réalisation de cette ambition. Aucun garde-fou, aucun plan B n’a été mis en place. Notre soif d’en venir à bout de Patassé était si grande que nous avons oublié que François Bozizé Yangouvonda, bien que n’étant pas de la génération des pères-fondateurs (1910-1920-1930) appartenait à cette caste et était de fait, un Vieux Cheval. C’est cette tendance que nous avons à répéter les mêmes erreurs qui fait aujourd’hui de notre pays, l’un des derniers au monde.

L’autre tare, que Thomas Sankara aurait appelé féodale est ce que certains nomment le syndrome du Colonisé : « Le premier souci de ces candidats reste d’aller quérir un adoubement auprès d’un ministre ou d’une personnalité politique à Paris, en faisant valoir leurs mérites respectifs et leurs bonnes intentions vis-à-vis de la France s’ils sont élus. Lors des premiers entretiens avec chacun d’entre eux, je leur fais comprendre qu’ils perdent leur temps en procédant ainsi, car désormais les décisions sont prises à Bangui,… » Page 148. Cet extrait se passe de tout commentaire et interpelle chaque entrepreneur politique.

« Le peuple centrafricain, pacifique par nature, a de temps en temps des bouffées de chaleur extrêmement violentes,.. » Ces propos que l’auteur prête à la page 149 à Monseigneur Joachim Ndayen sonnent comme un avertissement à tous les fossoyeurs de la République et un appel à la mobilisation à tous ceux qui œuvrent pour un Centrafrique débarrassé du KNK, ce veau d’or de la politique Centrafricaine ainsi que ceux qui ont mis hier ce pays à terre.

J’emprunte ces quelques lignes à Jean Bosco Peleket dans une tribune publiée en aout 2001 : « Il est patent qu’un certain nombre de cadres Yakomas, avec le général Kolingba, ont participé à la décrépitude de l’Etat centrafricain à l’instar des cadres d’autres ethnies de la RCA. Affirmer le contraire serait stupide. »

En effet, prétendre le contraire de cette affirmation serait stupide, criminel. De 1960 à nos jours, la RCA a connu (2) :

 

·         1960-1965 : un pouvoir partisan ;

·         1966-1979 : un pouvoir personnalisé ;

·         1981-1986 : un pouvoir corporatiste ;

·         1987-1993 : un pouvoir régional ;

·         1993-2003 : un pouvoir tribal ;

·         2003 à nos jours : un pouvoir clanique puis familial.

 

La caractéristique principale de tous ces régimes est que ce ne sont pas les groupes qu’ils sont censés représentés ou défendre qui  jouissent du pouvoir mais un cercle au rayon très réduit.

Instruit de tous ces errements, le Centrafrique post-KNK devra être un pays avec des responsables dont l’unique mission est le service de la cause commune qui est la somme de toutes les causes. Tant que nous n’aurons pas compris, le processus de somalisation de notre pays continuera et d’ici peu, il aura disparu.

 

En définitive, l’on peut dire que nous avons une triple bataille à mener. Une pour notre indépendance réelle, une pour notre indépendance vis-à-vis de l’histoire et une dernière pour notre indépendance de la misère.

Je ne regrette pas la lecture, je regrette simplement que les acteurs centrafricains accouchent rarement leurs témoignages d’acteurs directs de l’histoire de notre pays. A cette interrogation, une amie me faisait remarquer que le silence de ces hommes n’a d’équivalence que leur responsabilité dans la situation du pays. « Que veux-tu qu’ils vous disent ? Ils sont rares les criminels qui confessent librement. N’attendez rien d’eux et avancez. »

Clément DE BOUTET-MBAMBA

 

 

 

1 : Mr Mabingui n’est pas Yakoma, ce qui fausse la grille de lecture de l’Ambassadeur qui, autre bizarrerie, fait de Mr Grélombé, le fameux « terrible Directeur de Cabinet » d’André Kolingba en 1993. Ce qu’il n’était pas du tout.

2 : je reviendrai prochainement sur ces aspects

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Centrafrique-Presse.com - dans Livres - Médias
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 03:15

 

 

 

Telecel

 

 

Comment Bozizé,  ses enfants et son clan ont décidé de mettre TELECEL CENTRAFRIQUE en faillite

 

 

Telecel-1.JPGTelecel-2.JPG

 

 

 

Au fur et à mesure que Centrafrique-Presse poursuit ses investigations sur ce qui s’est passé à TELECEL-CENTRAFRIQUE dans les tous derniers jours de 2011 et qui a entraîné non seulement la brève arrestation à la SRI sur ordre du tout-puissant Papy Bozizé et in fine l’expulsion de son ex-DG Lionel Coussi, elle a découvert que des choses gravissimes se sont produites depuis 2010 dans cette société dont le DG, littéralement terrorisé par les enfants de Bozizé, n’osait pas leur dire Non et les autorisait complaisamment à effectuer des opérations qui au bout du compte, mettaient progressivement en péril la trésorerie de TELECEL-CENTRAFRIQUE.

Les enfants Bozizé et de certains dignitaires de la bozizie dont la cupidité et le sens aigu de la prédation ne sont plus à démontrer comme l’ancien créateur de l’association politique Bozizé doit rester (BDR) et plus grand fichiste devant l’Eternel de Bozizé, Claude Richard Gouandja, actuellement ministre de la Sécurité qui fait assurer son intérim en cas d’absence par son fils, ont jeté leur dévolu sur cette société et se sont comportés tels de véritables gangsters.

Dans ses précédentes parutions, C.A.P a décrit en détail leur sordide procédé pour s’en mettre très vite plein les poches au détriment de cette société de téléphonie qui a dû subir leurs incessants assauts de piraterie en règle.

Les associations qui ont contribué à mettre TELECEL CENTRAFRIQUE à genou sont :

- Association des Jeunes pour l’Avenir …………   Kévin BOZIZE

- Avec Bozizé c’est plus sûr  ………………. …….  Djodjo BOZIZE

- Bureau National de la Documentation (BND) ….Claude Richard GOUANDJA

- Ministère de la Défense ………………………….  Francis BOZIZE

- Opération Pièces jaunes …………………...........   Mme NDOUTINGAÏ

Autorisée à ne bénéficier qu’une fois par mois de ce privilège, certains parrainent deux associations pour augmenter leurs marges mensuelles.

A lui seul, Jean François BOZIZE alias Djodjo, expulsé de France pour délinquance aggravée, est redevable à TELECEL-CENTRAFRIQUE de la somme de plus de 190 millions de F CFA. Le chèque qu’il a tiré pour le règlement de cette somme dans une banque de la place s’est avéré en bois. Cette somme risque de passer par pure perte et profit.

Pour se faire une idée du niveau et de la vitesse d’enrichissement qu’un individu peut se faire avec la vente des coupons de recharge de téléphone, l’exemple du modeste commerçant malien propriétaire de la principale épicerie dénommée « YAFOUE », sise au quartier Castors à Bangui est très édifiant. Cet établissement est passé d’un chiffre d’affaires de de 50 millions à plus de 300 millions de F CFA lorsqu’il a été ciblé pour être le dépôt des lots des coupons à écouler. A 25% de bonus sur les ventes, l’enjeu valait pour lui la chandelle.

 Devenu très riche depuis, ce Malien entreprend actuellement l’édification d’un immeuble de presque 10 niveaux à Bamako. On en reste sur le cul.

Le total cumulé des opérations de toutes ces associations à 60% avoisinerait les 2 milliards de F CFA. Plein pot, le seuil surréaliste des 3 milliards de F CFA aurait été franchi. On peut difficilement imaginer que le Bozizé, père de toute cette progéniture, ne soit pas informé de ces actes de banditisme caractérisé à grande échelle de ses enfants.

Toujours au sujet des enfants Bozizé, on vient d’apprendre que celui prénommé Teddy qui a prétendu  avoir « seulement corrigé un peu » Justin Dédé Sombo et Sadate Ali Zaoro lorsqu’il voulait les enterrer vivant au cimetière de Ndress après des séances de bastonnade et de torture en règle, se trouve actuellement en formation militaire au Soudan. De ce pays, il s’est même encore permis de téléphoner jeudi dernier pour laisser un message de menace sur le téléphone portable de Sadate Ali Zaoro au cas où il se hasarderait à porter plainte en France contre lui. Les militaires que Teddy avait mobilisé pour tabasser Sadate et Lerco ont été fouettés et croupissent encore en geôles sur ordre de Francis Bozizé tandis que Teddy n’a été nullement concerné par ces sanctions. Il est donc parti tranquillement au Soudan.

Quant à Justin Dédé Sombo alias Lerco, il a dû quitter précipitamment Bangui et la RCA et est actuellement en cavale quelque part. Des militaires envoyés par Papy Bozizé sont passés à deux reprises à son domicile chez son père au quartier Castor sans succès pour l’arrêter. Le prétexte pour cette arrestation serait qu’il serait en relation avec des rebelles de Baba Laddé. Une ficelle un peu trop grosse.  

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie