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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 03:13




 

THOMAS HOFNUNG  LIBÉRATION 07/10/2009 à 18h49

Ils auraient été capturés par une faction touareg rebelle, qui s'oppose au président Tandja et dénonce le soutien que lui apporterait Areva.

Quatre employés d'Areva, dont trois géologues, ont été enlevés durant quelques heures, ce mercredi, dans le nord du Niger, dans la région d'Arlit, où Areva exploite des mines d'uranium stratégiques.

D'après le groupe français, ils ont été libérés sains et saufs par leurs ravisseurs. Selon une source bien informée, ces quatre personnes - trois Français et un Nigérien - auraient été capturés par une faction touareg rebelle dirigée par l'ancien ministre du tourisme, Rhissa Ag Boula.

Ce dernier, qui dirige le FFR (Front des forces du redressement), a publiquement affirmé, par le passé, vouloir s'en prendre aux intérêts du groupe nucléaire français, qu'il accuse de soutenir le régime du président Mamadou Tandja. A cet égard, le bref enlèvement des employés d'Areva peut être interprété comme un avertissement.

Depuis mai dernier, plusieurs groupes rebelles, dont la principale faction, le MNJ (Mouvement des Nigériens pour la justice), ont entamé, en Libye, des pourparlers de paix avec le pouvoir central de Niamey. Mardi, le colonel Kadhafi a d'ailleurs affirmé que plus de 1000 combattants touaregs du Niger avaient déposé les armes.

La Cogema, rebaptisée par la suite Areva, exploite depuis près de quarante ans des mines d'uranium dans le nord du Niger. En mai dernier, le groupe d'Anne Lauvergeon a officiellement lancé les travaux pour l'exploitation d'une mine à ciel ouvert gigantesque, à Imouraren. Un tiers des centrales d'EDF sont alimentées par de l'uranium originaire du Niger.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 02:32




Selon l’état-major du Front Populaire pour le Redressement (FPR) de Baba Laddè, désormais actif aux confins Tchad-Centrafrique, il n’est pas exclu que leurs éléments attaquent le site pétrolier de Doba, si jamais, l’armée tchadienne envisagerait de les poursuivre à l’intérieur du territoire centrafricain.

Le FPR annonce aussi que la localité de Ngougourou dans le Moyen-Chari, serait depuis le matin le  théâtre d’affrontements avec les forces gouvernementales.

Par ailleurs, selon l’AFP, le gouvernement tchadien, aurait refusé de confirmer ni d’infirmer les combats à la frontière Tchad-RCA et s’est abstenu de donner  un bilan.


La rédaction du blog de Makaila
7 octobre 2009

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 01:26




République centrafricaine

 

 Chaque année depuis 1990, le Rapport sur le Development Humain a publié l'indice de développement humain (IDH), qui va au-delà du PIB à une définition plus large du bien-être. L'IDH est une mesure composite faisant intervenir trois dimensions du développement humain: vivre une vie longue et en santé (mesurées par l'espérance de vie), recevoir une éducation (mesurée par l'alphabétisation des adultes et taux brut de scolarisation dans l'enseignement) et avoir un niveau de vie décent (mesuré par l'achat de parité de pouvoir, PPP, revenu). L'index n'est pas en aucune façon une mesure globale du développement humain. Il n'aborde pas, par exemple, inclure des indicateurs importants tels que le sexe ou l'inégalité des revenus, ni plus difficile à mesurer des notions comme le respect des droits de l'homme et des libertés politiques.  Ce qu'il fait est de fournir un prisme élargi pour l'affichage du progrès humain et la relation complexe entre revenu et bien-être.

 

 Parmi les composantes de l'IDH, le revenu brut de scolarisation seulement et sont quelque peu sensibles aux variations à court terme des politiques.  Pour cette raison, il est important d'examiner les changements de l'indice de développement humain au cours du temps. Les tendances de l'indice de développement humain raconter une histoire importante à cet égard. Entre 1980 et 2007, l'IDH de la République centrafricaine est en hausse de 0,36% par an de 0,335 à 0,369 aujourd'hui. IDH dans toutes les régions ont augmenté progressivement au fil des ans (figure 1) mais elles ont toutes connu des périodes de ralentissement de la croissance, voire empiré.

L'IDH de cette année, qui se réfère à 2007, met en évidence les écarts très importants dans le bien-être et les chances de vie qui continuent de diviser notre monde de plus en plus interconnecté.

L'IDH pour la République centrafricaine est 0,369, ce qui donne au pays un rang de 179 e sur 182 pays avec les données (tableau 1).

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 01:22





Charles W. Corey 6 Octobre 2009

 

Leurs propos au Sommet américano-africain des entreprises

Améliorer le niveau de vie de la population est la seule raison qui puisse justifier qu'un dirigeant demeure au pouvoir en Afrique, a déclaré le président ghanéen, M. John Evans Atta Mills, lors du Septième Sommet américano-africain des entreprises, le 30 septembre, mettant aussi l'accent sur le rôle important que joue l'intégration régionale dans la promotion du développement économique.

Dans son allocution prononcée lors de la session plénière au sommet, M. Mills a indiqué que rien n'était plus important que de créer « un climat propice aux affaires, non seulement au niveau local mais aussi pour attirer les investissements étrangers directs », qui « n'ont ni loyauté ni nationalité particulière mais s'effectuent là où ils sont le mieux accueillis ».

Le président Mills, qui est professeur de droit et ancien doctorant Fulbright, a participé à cette session plénière en même temps que de trois de ses homologues africains, en l'occurrence, M. Paul Kagamé, du Rwanda, M. Fradique Bandeira Melo de Menezes, de Sao Tomé-et-Principe, et M. Denis Sassou-Nguesso, de la République du Congo. Y prenait part également le président de la Commission de l'Union africaine et ancien chef de la diplomatie gabonaise, M. Jean Ping. A l'instar de M. Mills, ces personnalités ont souligné la nécessité de renforcer l'intégration régionale sur le continent.

Selon M. Mills, les Ghanéens ont pris conscience du fait que « nous ne pouvons pas réussir si nous sommes isolés des autres pays. L'époque de la xénophobie est révolue. De nos jours, les États sont interdépendants et nous sommes convaincus que "charité bien ordonnée commence par soi-même", d'où l'importance de l'intégration régionale », a souligné le président ghanéen.

Les gens veulent investir en Afrique pour de nombreuses raisons, a-t-il dit à son auditoire composé de cadres, de chefs d'entreprise, de délégués de pays africains et de représentants du gouvernement des États-Unis, réunis à Washington pour participer pendant trois jours à ce Sommet américano-africain. Les chefs d'entreprise veulent trouver de nouveaux marchés pour leurs produits et les investisseurs iront là où règnent la stabilité politique et un climat dans lequel « il est facile de faire des affaires » à un coût raisonnable. C'est pourquoi l'intégration régionale est plus nécessaire que jamais en Afrique, a ajouté M. Mills. « Les gens, dont le vote nous a porté au pouvoir, ne nous doivent rien », a-t-il déclaré. « Tout ce que nos populations nous demandent de faire est d'améliorer leur niveau de vie (...) Qu'ont-elles d'autre que l'espoir d'un avenir meilleur ? Et nous ne devons pas les décevoir. »

Se faisant l'écho de ce sentiment, le président rwandais, M. Kagamé, a dit que son gouvernement et le peuple rwandais voulaient « donner toute leur mesure » pour parvenir à la prospérité. A noter que la Banque mondiale, dans son récent rapport 2010 Doing Business sur la facilité de faire des affaires, a classé le Rwanda en premier sur sa liste des gouvernements ayant réalisé le plus grand nombre de réformes.

« Nous avons accompli ce que tous les autres peuvent accomplir. Ce n'est pas magique », a dit M. Kagame. « Nous nous sommes concentrés sur le besoin de stabiliser notre pays, faisant le nécessaire pour bâtir la paix et la sécurité (...) et les institutions gouvernementales qui  oeuvrent pour le bien du peuple comme cela se doit. »

M. Kagame a souligné que son gouvernement avait des liens de commerce et d'affaires à l'échelle mondiale ainsi que dans le cadre régional, et qu'il avait cherché à faciliter le climat des affaires au Rwanda en tenant des consultations avec ses partenaires internationaux afin de simplifier les mécanismes, éliminer les obstacles et s'assurer que tout le processus fonctionne bien. «Vous pouvez avoir de bonnes lois, une bonne réglementation, toutes sortes de documents bien rédigés et impressionnants, mais s'il n'y a pas de suivi (...) les choses ne marcheront pas. »

Par ailleurs, M. Kagamé a mis l'accent sur l'importance de l'infrastructure pour faciliter les affaires. « Vous ne pouvez pas envisager d'accroître le volume du commerce s'il n'y a ni routes ni voies ferrées, et que les transports aériens sont problématiques (...) Vous ne pouvez pas parler d'accroître les investissements à moins de prouver que vous pourrez fournir de l'électricité aux usines. Et vous ne pouvez pas élargir le secteur des télécommunications et de l'informatique (...) à moins d'être en mesure de connecter le pays à l'Internet » et aux réseaux internationaux et de donner à la population accès à la Toile. « Les affaires sont le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté », a déclaré M. Kagamé.

Le président de Sao Tomé-et-Principe, M. Melo de Menezes, a lui aussi mis l'accent sur l'intégration régionale et le rôle important qu'elle joue dans le développement en Afrique. Sao Tomé-et-Principe fait partie d'une zone de développement commune avec le Nigéria, a signé un accord avec le Portugal pour établir une parité fixe entre sa monnaie, le dobra, et l'euro, et a créé un code financier qui vise à aider les investisseurs étrangers qui souhaitent faire des affaires sur cet archipel. « Nous pensons que l'intégration régionale est vitale au développement de notre pays », a dit M. Melo de Menezes à l'auditoire. Bien que l'agriculture soit le secteur prédominant à Sao Tomé-et-Principe qui exporte de grandes quantités de cacao, les revenus pétroliers du pays sont mis en dépôt dans un compte transparent au Trésor des États-Unis pour les sauvegarder pour les générations futures, a-t-il ajouté.

Le président de la République du Congo, M. Denis Sassou-Nguesso, a lui aussi lancé un appel en faveur de l'intégration régionale. La population de la région du bassin du Congo représente plus de 100 millions de consommateurs et un énorme marché potentiel. Ce dont a besoin cette région est d'un effort coordonné de développement économique avec des projets d'infrastructure, de routes, de voies ferrées, d'aéroports et de distribution d'électricité.

Représentant l'Union africaine, M. Jean Ping a déclaré que bâtir l'infrastructure et améliorer l'intégration régionale stimuleront le commerce transnational sur le continent. L'Afrique est divisée aujourd'hui par 165 frontières que partagent 53 pays. « Vous voyez donc la nécessité de combiner nos efforts », a souligné M. Ping.

Le continent africain compte un milliard d'habitants, selon les statistiques des Nations unies, a dit M. Ping, et l'on prévoit que la croissance démographique portera ce chiffre à 1,4 milliard en 2020. « Nous vivons sur une planète qui est définie par la mondialisation (...) et l'intégration régionale », a affirmé M. Ping, faisant remarquer que deux organisations africaines oeuvrent actuellement pour renforcer cette intégration, à savoir la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC).

« L'Afrique veut tout simplement être un continent comme les autres (...) débarrassée de la pauvreté (...) des craintes et de la peur de la tyrannie (...) de la violence (...) et des guerres », a déclaré M. Ping. « Nous voulons vivre en paix. »

 

Copyright © 2009 America.gov. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:52


 

Le Temps 6 octobre 2009

La firme russe Izhmash qui produit le fusil d’assaut AK-47, connu sous le nom de «Kalachnikov», est au bord de la faillite. La justice doit décider si elle laisse fonctionner l’entreprise grâce à une restructuration de ses dettes, ou si la société doit fermer. L’engin de mort le plus répandu dans les conflits contemporains.






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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:41




ANTANANARIVO - Les principales mouvances politiques de Madagascar ont trouvé un accord mardi à Antananarivo sur les noms des dirigeants de la transition malgache à l'issue d'une réunion du groupe international de contact, a-t-on appris auprès des délégations.

Au terme de l'accord, qui devait être annoncé officiellement dans la soirée, l'actuel homme fort de la Grande Ile, Andry Rajoelina, continuera d'assurer la présidence de la transition.

Eugène Mangalaza, de la mouvance de l'ex-président Didier Ratsiraka, assurera les fonctions de Premier ministre, levant ainsi le principal blocage à la mise en oeuvre des accords inter-malgaches signés à Maputo le 9 août sous la médiation de la communauté internationale.

"On a les trois noms qu'il manquait à Maputo. Le président Andry Rajoelina, le vice-président Emmanuel Rakotovahiny (ancien Premier ministre de l'ex-président Albert Zafy) et le Premier ministre Eugène Mangalaza", a déclaré à la presse le chef de la délégation de l'ex-président Didier Ratsiraka.

Cette information a été confirmée par les représentants d'autres délégations.

Historien et universitaire à Toamasina (ex-Tamatave - côte est), M. Mangalaza est un partisan de longue date de l'ex-président Ratsiraka.

Il avait participé aux négociations menées en 2002 entre le camp du chef de l'Etat sortant Ratsiraka et Marc Ravalomanana, qui avait accédé à la présidence au terme d'une élection présidentielle très contestée.

M. Andrianarisoa a également fait état d'une "objection" de la mouvance du président évincé Marc Ravalomanana concernant la possibilité pour M. Rajoelina de se présenter à la présidentielle au terme de la transition.

"Le président est accepté mais la mouvance de Marc Ravalomanana a émis une objection forte: +Nous acceptons qu'il soit président (de la Transition) mais pas qu'il soit candidat à la présidence de la quatrième République+", a-t-il rapporté.

La communauté internationale, représentée par le Groupe international de contact, a réuni mardi à Antananarivo les quatre principales mouvances politique de l'île dans le but de débloquer la mise en oeuvre des accords signés à Maputo: la volonté de M. Rajoelina de conserver au poste de Premier ministre Monja Roindefo constituait le principal facteur de blocage.

Les quatre délégations représentent M. Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana et les deux anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy.

Lâché par l'armée, l'ancien président Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, ex-maire de la capitale et devenu en quelques mois son principal opposant.

(©AFP / 06 octobre 2009 21h56)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:20




Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


KABO, 6 Octobre 2009 (IRIN) -- Père Michel Ange Ningando est né et a grandi à Kabo. Il a quitté la ville pour poursuivre ses études mais il est revenu il ya deux ans à la tête de l'église catholique locale.

«Je me souviens de cette ville quand elle était vraiment quelque chose", a déclaré à IRIN Ningando. «En tant que jeune garçon, j'avais l'habitude d'aller danser au clair de lune. Vous aviez tous ceux qui travaillent dans leurs champs. C'était« Kabo le beau »et il comptait vraiment pour quelque chose. Maintenant, c'est autre chose."

Kabo, industrie du coton a depuis longtemps disparu. Le marché est mal approvisionné, même s’il ya des produits en provenance du Cameroun, du Tchad et même au Nigeria. Les fonctionnaires mettent en garde contre les tensions croissantes entre les agriculteurs locaux et les incursions des éleveurs, en faisant valoir que l'accès à la terre doit être plus strictement réglementé.

Toutefois, la situation en ville s'est améliorée. Les centaines de déplacés qui ont fui les combats en 2007 et 2008 ont quitté leur camp désormais démantelé. Les incidents de sécurité sont devenus rares. L'agence médicale internationale Médecins Sans Frontières fournit des soins gratuits, cruciaux dans une région où la malaria est endémique, avec les maladies intestinales et des infections respiratoires.

Les deux mouvements rebelles actifs dans la région, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et l'Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), sont théoriquement en paix avec le gouvernement. Un important programme de construction de route est en cours, soutenus par l'Agence pour la coopération technique et le développement (ACTED) qui, croit Ningando, contribuera à la croissance Kabo, ce qui va conduire cette partie du nord à avoir des contacts plus étroits avec Bangui, la capitale. Mais Ningando prévient qu'il est trop tôt pour parler d'une reprise.

«Il faut rappeler que les gens ont vécu avec cette rébellion pendant cinq ans», souligne Ningando. "Certains ont passé trois ans dans la brousse, revenant au village quand ils pensaient que c’était sûr, retournant en brousse quand cela devenait dangereux de nouveau. Rien ne peut être tenu pour acquis."

Les perspectives de paix

Jonas Zininga, maire du village voisin de Ngoinikira, est plus optimiste quant aux perspectives de paix. Les affrontements entre l'APRD et l'armée (FACA) en 2007 ont entraîné l'évacuation du village. «Tout le monde est de retour aujourd'hui», dit Zininga. «Les gens doivent aider à construire leurs maisons, en remplacement de ce qui a été brûlé, mais les choses se redressent.

Zininga met en garde contre de graves perturbations de l'agriculture, en faisant valoir que la production de cultures comme le maïs et le mil sera en baisse à cause du manque d’accès de personnes aux terres dans un passé récent. Mais il parle avec assurance de la réorganisation tant des agriculteurs que des éleveurs et reconnaît que la route d'ACTED programme de construction, emploie des centaines de travailleurs locaux, est un élan important à l'économie.

L'APRD est toujours actif dans Ngoinikira. Patrice, 22 ans, coiffé d'une casquette de base-ball, se présente comme le "commandant de brigade" local, contrôlant 150 hommes, avec cinq années d'expérience militaire à son actif. "La guerre est terminée maintenant et nous vous attendons pour le désarmement, a-t-il dit, se référant à l'ONU et appuyé par le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) du gouvernement.

Tandis que Patrice fait valoir que la lutte de l'APRD a été motivée en partie par la colère au sous-développement chronique de l'État du nord, il parle aussi d'une longue bataille contre les zaraguinas - bandits. «Ils menacent notre peuple et c'est nous, l'APRD, qui les ont conduits sous contrôle».

Les Zaraguinas sont fréquemment cités comme la source principale d'instabilité dans la région. Il y a des récits contradictoires de leurs origines et la composition - décrits par certains comme " soldats en démobilisés " et les combattants rebelles, par les autres comme les gangs très organisés nomades et extérieur à la région.

Pour Ningando, l'APRD et les FACA doit maintenant travailler sur une stratégie commune visant à rendre les routes plus sûres. «Ces forces sont désormais en paix et ils ont des jeunes gens capables de nous protéger", dit Ningando. "Ce problème dure depuis trop longtemps et il mine notre économie."

L'aide médicale

La route au nord de Kabo vers le Tchad est particulièrement vulnérable. Le village de Bokayanga, à 15km au nord de Kabo, a été témoin de violents affrontements entre les FACA et le FDPC en avril. Des maisons ont été détruites, de même que l'école locale. Le chef du village, Alphonse Soguina, déplore les conditions de sa communauté, contrainte de vivre dans la brousse sans accès à l'eau potable, à l’école ou aux soins de santé. "Nous avons besoin de sécurité. Le gouvernement doit nous donner cela."

Les problèmes de sécurité sur la route de Bokayanga ont jugé la zone hors-limites à des cliniques mobiles de MSF, si les villageois arrivent à pied ou en vélo à l'hôpital géré par MSF à Kabo.

Domiuta Kraton a amené ses deux filles à l'hôpital. «Elles ont le paludisme et la médication a été donnée. On m’a aussi trouvé le paludisme." Il n'est pas un déplacement tranquille  raconte Kraton. «Il y a toujours le risque de tomber sur les Zaraguinas. Ils vous voler, ou si vous n'avez rien sur vous, ils vous tuent.

MSF a joué un rôle actif dans la région de Kabo depuis 2006. Des dizaines de patients arrivent chaque jour à l'hôpital de Kabo, qui comprend la maternité et la pédiatrie, tandis que d'autres se rendent dans des dispensaires périphériques des villages comme Ngoinikira et Farasala. MSF est déterminé à édifier des capacités locales et chaque clinique est gérée par un comité de gestion local.

S'exprimant au nom du ministère de la santé, Gaetan Zabo-Zobel, qui dirige le centre de santé de Kabo, admet que les structures de santé sont minimes avant l'arrivée de MSF et que beaucoup moins de patients avaient besoin d’un traitement hospitalier. Il dit que les campagnes d'information et la formation jouent un rôle vital dans le renforcement des capacités locales, préparant la voie pour le départ éventuel de MSF et une garantie de services de santé fiables à l'avenir.

Une sélection de rapports IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org
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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:45




Source: Radio Okapi

Date: 06 Oct 2009

Les réfugiés centrafricains arrivés à Mobayi Mbongo, dans le district du Nord Ubangi, il y a deux semaines, sont dépourvus de tout. Certains d'entre eux l'ont affirmé à une délégation mixte du HCR, de la coordination des affaires humanitaires, de l'Unicef, de la Monuc et de la Commission nationale des réfugiés du gouvernement congolais en séjour depuis dimanche dernier à Gbadolité au Nord de l'Equateur. Cette délégation est partie évaluer la situation humanitaire de ces réfugiés dont le nombre est estimé à près de 500, rapporte radiookapi.net

Parmi ces réfugiés, certains sont hébergés dans des familles d'accueil auprès des amis et connaissances. La nourriture se fait rare. Les refugiés se contentent de maigres réserves qu'ils ont emportées de leur fuite de Mobayi Banga, localité centrafricaine voisine à la localité congolaise de Mobayi Mbongo. On dénombre déjà 45 malades, dont 11 femmes enceintes et plusieurs enfants. Ces derniers restent affaiblis par la maladie, mais surtout par la famine, rapporte la délégation. Les malades internés dans deux pavillons de l'hôpital général de référence de Mobayi Mbongo dorment à même le sol.

« Nous sommes débordés par le nombre très important de ces réfugiés, la plus part d'entre eux se trouvent à l'hôpital général de référence de Mobayi faute d'infrastructures adéquates pour les accueillir. L'hôpital ne dispose pas de médicaments pour une bonne prise en charge des malades. Nous avons fait le rapport au gouverneur intérimaire pour solliciter son assistance. Pour l'heure, nous appelons la population locale à une solidarité envers ces réfugiés. Nous avons lancé une quête dans les radios communautaires de Mobayi-Mbongo. La population apporte quelques habits et des ustensiles, une aide appréciable mais insuffisante face aux besoins des réfugiés », a confié à radiookapi.net Victor Malungila, commissaire de district du Nord Ubangi.

Le Sous-préfet de la préfecture de la Basse Koto en République centrafricaine est venu samedi dernier à Mobayi Mbongo exhorter ses compatriotes à retourner à Mobayi-Banga. Selon Léonard Rechazu, le chef de Division de l'Administration du district du Nord Ubangi. L'appel du Sous-préfet de Basse Koto a été catégoriquement rejeté par plusieurs réfugiés. Ces derniers craignent pour leur sécurité et préfèrent rester en République Démocratique du Congo. Ils justifient leur refus en évoquant notamment l'incendie de leurs maisons et la destruction de leurs biens dans leur propre pays.

C'est ce lundi que la délégation mixte a procédé à l'évaluation de la situation avec les autorités locales et la Croix Rouge.

«Nous attendons le rapport de notre délégué en mission à Mobayi Mbongo pour déterminer les priorités de l'assistance à fournir avec l'aide des partenaires. Mais déjà, il y a nécessité d'un meilleur hébergement de ces réfugiés puisqu'ils ne veulent pas retourner chez eux tout de suite », a indiqué Francesca Fontanini, Chargée des relations extérieures du HCR en RDC.

Pour rappel, des réfugiés centrafricains appartenant à la tribu Sango sont arrivés massivement, depuis le 26 septembre dernier, dans la localité de Mobayi-Mbongo, à 25 kilomètres de Gbadolite sur la rivière Ubangi. Ils déclarent être victimes de la chasse à l'homme que pratiqueraient contre eux, des membres de la tribu Ngbubu. Les affrontements interethniques entre les Sango et les Ngbubu se sont soldés sur l'incendie des maisons et de plusieurs biens. Hommes, femmes et enfants appartenant à la tribu Sango sont arrivés par vagues en terre congolaise en pirogue et dans des conditions pénibles.

Copyright Radio Okapi

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:38




 

CONAKRY - L'opposition guinéenne a exigé mardi, à l'issue d'une réunion à Conakry, le "départ du chef de la junte", le capitaine Moussa Dadis Camara, et l'"arrestation des responsables" du massacre du 28 septembre avant tout dialogue, selon un communiqué remis à l'AFP.

Le Forum des Forces Vives de Guinée (partis d'opposition, syndicats, organisations de la société civile) a posé six exigences.

Le premier des préalables cités dans sa déclaration est "le départ du chef de la junte, la dissolution du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte) et la mise en place d'un organe de transition qui désignera un gouvernement d'union nationale".

L'opposition exige également "la mise en état d'arrestation des responsables qui ont conduit les opérations au stade (...) et qui sont nommément identifiés par plusieurs témoins et leur traduction en justice", huit jours après la répression sanglante d'une manifestation par les forces de défense et de sécurité.

(©AFP / 06 octobre 2009 21h15)

 

Violences en Guinée: les USA sont "horrifiés et scandalisés", selon Clinton

WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé mardi que les Etats-Unis étaient "horrifiés et scandalisés" par les violences en Guinée, en particulier les meurtres et les viols menés selon elle par les forces gouvernementales.

"Nous avons été horrifiés et scandalisés par les violences récentes en Guinée. Les meurtres au hasard et les viols qui ont eu lieu sous le contrôle du gouvernement par les forces gouvernementales étaient une infâme violation des droits du peuple" guinéen, a dit Mme Clinton.

Le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly avait auparavant indiqué que les Etats-Unis avaient fait part aux plus hautes autorités guinéennes de leur "profonde indignation" concernant la répression sanglante par les forces de l'ordre d'une manifestation de l'opposition, le 28 septembre, qualifiant ces évènements de massacre.

Selon l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme, 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées le 28 septembre par les forces de sécurité venues disperser le rassemblement pacifique de l'opposition. Le chiffre de "plus de 150 morts" a été donné par l'ONU. La junte maintient un bilan officiel de "56 civils tués".

(©AFP / 06 octobre 2009 22h29)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:59




Selon plusieurs sources indépendantes,  une vingtaine de  véhicules  de forces gouvernementales tchadiennes, serait déployée, depuis hier aux environs de 18heures, à la frontière Tchad/RCA, en représailles aux derniers combats avec les éléments du FPR.

 Signalons au passage que lors de ces  affrontements, le colonel Hamid Djogoï Moussa, Com RM, de l’armée régulière, a été  blessé et évacué, serait aussi mort. Les  rebelles tchadiens du FPR, accusent ce colonel d’avoir pillé les bétails de la communauté Peul et violer leurs  filles dans plusieurs localités du sud du pays. Sa mort dans ces conditions disent-ils est une victoire pour ses victimes, traumatisées, garderont de lui  des tristes  souvenirs de la terreur et de la répression.

Aussi, faut-il  souligner que le déploiement intensif des militaires  tchadiens  à la frontière avec la RCA, risque de susciter un regain des violences armées dans cette région sud du pays, qui, se souvient encore des atrocités commises en 1984, sous la responsabilité avérée d’Idriss Deby, lorsqu’il était à l’époque Chef d’Etat major- de l’armée tchadienne. Plusieurs personnes ; hommes, femmes et enfants, ont été sommairement et massivement tués. Les populations tchadiennes du sud, devraient tirer les leçons de la barbarie d’Idriss Deby, et lui  retirer leur soutien au lieu de se taire et applaudir un homme, qui leur a fait tant de tort. Par ailleurs, nos différentes sources, nous informent que sur l’axe emprunté par les troupes de l’armée gouvernementale, vivent 372 âmes, réfugiées originaires du Tchad, il est à craindre également que  le passage  de ces forces,  fasse des dégâts en vies humaines et matérielles.

Elles en appellent aux agences humanitaires de l’ONU, pour intercéder en faveur de  ces populations en cas de reprise des activités militaires entre les forces belligérantes en conflit armé. Par ailleurs, la rédaction du blog,  a alerté l’international sur l’éventualité de reprise des hostilités militaires entre l’armée régulière et les mouvements politico-militaires hostiles au pouvoir central de Ndjaména, dirigé et incarné par Idriss Deby et les siens.

Il faut stopper la folie guerrière qui anime ce régime militaire au Tchad !

Nguebla Makaila

 
NDLR : Il est évident que la présence sur le sol centrafricain des éléments du FPR, mouvement rebelle armé tchadien du général de Baba Laddè opposé à Idriss Déby qui a multiplié ces derniers temps les communiqués de presse et a même été reçu par les autorités de Bangui, il se pose en soi un problème dans les relations entre le Tchad et la RCA. Ce n'est pas la première que ce type de situation se présente. De surcroît, dès lors où des escarmouches ont lieu comme ce qui s'esst produit il y a quelques jours à peine,  opposant les éléments du FPR de Baba Laddè aux soldats de Déby faisant des morts vers Sido et un colonel tchadien grièvement blessé ramené à Ndjaména, il faut s'attendre à une montée en régime de l'armée tchadienne. Les autorités de Bangui sont elles conscientes de cette situation ? Le renforcement de ses positions au Sud de l'armée tchadienne alors qu'elle est surtout déployée à l'Est, est la preuve qu'un front est ouvert au Sud frontalier avec la RCA d'où pourrait provenir une certaine menace pour le régime de Déby. L'histoire va -t-elle encore se répéter...?

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