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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 18:29




 


21 août 2009


Plusieurs équipes de MSF ont récemment ouvert des projets de prise en charge de la malnutrition au sud-ouest de la RCA. En l'espace de trois semaines, près de 620 enfants, souffrant à plus de 90% de malnutrition sévère, ont été admis.


Ouverture d'un projet nutritionnel à Carnot


En juin, devant l'augmentation du nombre de cas de malnutrition affluant dans les structures de santé du Sud-Ouest de la République Centrafricaine (RCA), les autorités sanitaires locales alertent certaines associations.

Des évaluations rapides de la situation nutritionnelle des populations sont conduites et corroborent les premières constatations : dans certaines zones, près de 20% des enfants présentent des signes de malnutrition. Les équipes de MSF décident d'ouvrir des projets pour prendre en charge la malnutrition infantile.


Près de 620 enfants malnutris admis en 3 semaines


Le premier projet ouvre le 23 juillet à Carnot, une ville diamantifère du sud-ouest du pays. Une unité de prise en charge de la malnutrition est mise en place à l'hôpital.

Le 17 août, soit environ trois semaines après l'ouverture du centre, près de 420 enfants malnutris ont été admis. Et MSF prévoit d'ouvrir trois nouveaux centres de traitement ambulatoire dans Carnot et ses alentours, pour les enfants pouvant être soignés à domicile.


Mais la dégradation de la situation nutritionnelle s'étend au-delà de la ville de Carnot. Le 3 août, une autre équipe MSF ouvre un projet similaire à Boda, située à l'ouest de la capitale Bangui. Aujourd'hui, près de deux semaines après les premières admissions, 220 enfants, tous sévèrement malnutris, ont été pris en charge dans le programme. En plus d'une unité de prise en charge des cas les plus sévères, mise en place à Boda, six centres de traitement de la malnutrition en ambulatoire ont été ouverts dans la région.


Evaluations et ouverture de nouveaux projets


Des évaluations sont en cours dans d'autres villes de la même région. Une équipe médicale s'est rendue dans la ville de Nola et va ouvrir très prochainement un nouveau projet. De même, une rapide évaluation nutritionnelle est en ce moment conduite à Gamboula, une ville du sud-ouest, proche de la frontière avec le Cameroun. L'ouverture d'un nouveau projet est donc à l'étude.


Cette situation nutritionnelle préoccupante semble être le résultat de plusieurs facteurs. Le Sud-Ouest de la RCA est une région diamantifère. Mais cette activité est en crise depuis quelques mois, et plusieurs bureaux d'achat ont dû fermer leurs portes, affectant directement l'économie de nombreuses familles.


Ce ralentissement économique est venu s'ajouter aux problèmes chroniques dont souffre la région : le manque d'accès aux soins de la population (qui s'est aggravé avec la crise économique), le pic annuel de malaria en cette saison des pluies et une alimentation trop pauvre.


 MSF est présente en RCA depuis 1997. Dans le nord-ouest du pays, à Paoua, Bocaranga, Batangafo et Kabo, les équipes médicales apportent des soins aux victimes du conflit entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et de l'insécurité liée au banditisme.


 

RCA : ouverture d'un projet nutritionnel à Carnot


17 août 2009


Le 23 juillet, MSF a ouvert un projet de prise en charge de la malnutrition à Carnot, au Sud-Ouest de la RCA. Près de 400 enfants sévèrement malnutris y ont d'ores et déjà été admis.


Q

Le 9 août, environ deux semaines après l'ouverture de ce projet, près de 390 enfants malnutris ont été admis, dont 350 cas de malnutrition sévère.


L'état de santé d'une large proportion de ces enfants est grave : 40 % d'entre eux doivent être directement hospitalisés.


Une situation nutritionnelle inquiétante
.


En juin, devant l'augmentation massive du nombre de cas de malnutrition enregistrés à l'hôpital, les autorités sanitaires locales s'étaient inquiétées de la situation.


En coordination avec le ministère de la Santé, une équipe de MSF avait mené une rapide évaluation nutritionnelle.

A l'hôpital de Carnot, 42 des 62 enfants hospitalisés étaient sévèrement malnutris. D'autres enfants en attente d'une consultation ont également été identifiés.


Dans la ville, les résultats corroboraient les premières constatations : plus de 20% des enfants présentaient des signes de malnutrition.


Suivi et évaluation


Le sud-Ouest de la RCA est une région diamantifère. Mais cette activité est en crise depuis quelques mois, et plusieurs bureaux d'achats de la ville ont dû fermer leurs portes. Cependant, ce ralentissement économique ne suffit pas à expliquer l'apparition d'une situation nutritionnelle préoccupante.


Aujourd'hui, de plus amples évaluations sont nécessaires pour déterminer les raisons de cette dégradation nutritionnelle, qui s'étend au-delà de la ville de Carnot. En effet, les sections espagnole et belge de MSF, ainsi que d'autres associations comme Action Contre la Faim, ont ouvert des projets nutritionnels dans la même région. Nos équipes médicales pourraient également ouvrir un autre projet nutritionnel à Gamboula, une ville située au sud-ouest de Carnot.


 La section française de MSF est présente en République centrafricaine depuis 2006, notamment dans le nord-ouest du pays, à Paoua et Bocaranga. Les équipes apportent des soins aux populations victimes du conflit entre groupes rebelles et forces gouvernementales, et de l'insécurité liée au banditisme.

 

.uelque 390 enfants malnutris pris en charge. Alertée par les autorités sanitaires du pays, MSF a mis en place une unité de prise en charge nutritionnelle dans l'hôpital de la ville de Carnot, située au Sud-Ouest de la RCA.
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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 18:26


L'Ambassadeur, Haut Représentant de la République Centrafricaine en France, a le regret d'informer la Communauté Centrafricaine de France ainsi que tous les amis du décès du Sous Lieutenant Pascal YANINDJI, attaché de Défense à l'ambassade, survenu le Vendredi 14 Aout 2009 des suites d'une longue maladie.

 

Son Excellence informe le personnel de l'ambassade et les Centrafricains de Paris que la levée du corps aura lieu le mardi 25 Août 2009 :

 

A 10H30 au Centre Hospitalier René Dubos  6, av de l’Ile de France 95300 PONTOISE

 

Son Excellence  Jean WILLYBIRO SAKO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Haut Représentant de la République Centrafricaine en France.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 20:35




Alors que son mandat actuel doit s’achever le 11 juin 2010 au plus tard, beaucoup d’incertitudes pèsent sur la tenue des prochaines présidentielles en Centrafrique. Auront-elles vraiment lieu en 2010 ? Si on n’a pas encore de réponse claire à cette question, une chose est au moins sûre, presque tout dans le comportement de Bozizé et des actes qu’il pose au quotidien, tendent à montrer, non seulement qu’il se prépare à faire face à tous les cas de figure et à toutes les éventualités mais surtout à exercer durablement le pouvoir. Le processus de mutation en cours de l’ex Convergence KNK en vrai parti politique avec des partisans dits « KNK PUR », participe de cette démarche visant à jouer les prolongations au pouvoir.


Pourtant rien ou presque, dans le bilan de gestion du pays par Bozizé ne peut l’autoriser à avoir la prétention de rempiler à la tête du pays. Les conséquences de sa gouvernance sont franchement désastreuses et catastrophiques. Dit par des Centrafricains, ce jugement peut paraître subjectif et être compris comme de l’anti-bozizisme primaire mais à présent, même certains représentants de la communauté internationale se rendent à l’évidence comme ce fut récemment le cas de l’ancien Délégué de l’Union Européenne, Jean Claude Esmieu qui n’a pas mâché ses mots lors d’une interview sur Radio France Internationale allant même jusqu’à dénoncer la « nomenklatura » de Bangui.


A l’instar de son frère d’arme le dictateur Mamadou Tandja du Niger qui a tenté un passage en force avec un coup d’Etat institutionnel, on prête à Bozizé l’intention de s’attribuer également des pouvoirs exceptionnels en cas de vide juridique causé par l’absence d’élections en temps et en heure comme le prévoie la constitution. D’ores et déjà, c’est un parent à lui Marcel Malonga, qui est à la tête de la cour constitutionnelle et qui veille à ses intérêts. Il dispose par ailleurs à l’Assemblée nationale d’une majorité de députés aux ordres, disposés à voter n’importe quel texte allant dans le sens de sa volonté politique. Quelle réussite ou au nom de la nécessité de poursuivre et d’achever quel grand chantier peut mettre en avant Bozizé pour demander à ses compatriotes de lui accorder une seconde fois leur confiance ?


En dépit du tapage fait par le pouvoir de Bangui en juillet dernier après l’admission du pays à l’initiative PPTE du FMI et de la Banque Mondiale, certains indicateurs de la situation économique, sociale et humanitaire de la RCA, notamment ceux traduisant le niveau de vie des populations surtout en province, ont largement dépassé les seuils acceptables fixés par les agences du système des Nations Unies comme le PNUD, l’UNICEF, UNHCR, l’OMS, le PAM. Certaines d’entre elles ainsi que des ONG humanitaires viennent de tirer la sonnette d’alarme par rapport à une grave malnutrition infantile sévère qui sévit actuellement dans plusieurs préfectures du pays, notamment dans les zones minières, et qui mettent en danger de mort plusieurs centaines de milliers d’enfants de moins de 5 ans en particulier.
  

Malgré ce tableau très peu reluisant de la situation du pays, Bozizé veut donc s’éterniser au pouvoir en cherchant à se succéder à nouveau à lui-même. Les véritables raisons qui président à cette inextinguible soif du pouvoir sont à rechercher dans son soudain enrichissement depuis 2003 qu’il est aux commandes du pays et à la colossale fortune très rapidement accumulée de ce fait grâce aux bonus et autres dessous de table versés pour l’attribution des permis miniers pour le diamant, l’uranium et autre exploitation forestière du pays par les bureaux d’achat et autres sociétés de la filière ainsi qu’aux juteux prélèvement illicite sur la vente des produits pétroliers. L’autre raison non négligeable pour laquelle Bozizé ne veut absolument pas quitter le fauteuil présidentiel se trouve dans la perspective qu’il redoute énormément d’un mandat d’arrêt contre lui que pourrait lancer le procureur Luis Moreno Ocampo de la CPI.


On se souvient en effet qu’en juin 2008, Bozizé avait adressé une lettre au Secrétaire général de l’ONU pour lui demander de saisir le Conseil de Sécurité afin qu’il fasse interrompre l’enquête ouverte par la CPI sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par sa garde présidentielle dans le Nord Centrafrique. Les Nations Unies ont purement et simplement jeté à la poubelle cette requête de Bozizé le plongeant ainsi dans une peur bleue accentuée depuis par le sort fait par la CPI au président soudanais pourtant en exercice, Omar El Beshir. 
 

Ainsi, Bozizé a pris clairement conscience de sa vulnérabilité devant la justice internationale au cas où celle-ci arrivait à s’intéresser à lui par rapport à ses responsabilités directes dans les crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par sa garde dans le Nord Ouest du pays. Même si depuis l’affaire du mandat d’arrêt émis contre le président du Soudan, Bozizé ne se fait plus beaucoup d’illusion sur l’immunité des présidents, il doit se dire néanmoins que mieux vaut toujours aborder la CPI comme président en fonction que le contraire.  




MEMBRES DU BUREAU POLITIQUE PROVISOIRE RESTREINT DE K.N.K NOMME PAR LE PRESIDENT DU KNK  FRANCOIS BOZIZE LE 21/08/2009

 

Président                                      :      Joseph KITIKI-KOUAMBA

Vice Président                              :      Marie Solange PAGONENDJI-NDAKALA

Rapporteur Général                      :      Aimé NGANARE

Rapporteur Général Adjoint          :      Claude LENGA

Trésorière Générale                       :      Adja MAGOULA SARA

Trésorier Général Adjoint              :      Lévy YAKITE

Correspondant Europe                   :     Justin NGUIZO-WENEZOUI (Président du bureau jeunes KNK Paris)

Correspondant Afrique Centrale     :      Arsène GREPAYO

Correspondant Afrique de l’Ouest   :      Régie SENA


SIX (6) COMMISSIONS


1.  Politique                                  :          Bernard BONDA

2.  Transport et Logistique            :          Maturin DIMBELE NAKOUE

3.  Accueil et hébergement            :          Bertin BEYA

4.  Finance                                    :          Augustin FEIGOUTO

5.  Restauration                             :          Honorable député Franck PIERRO

6.  Sécurité présidentielle               :          Simplice FEIKOUMO

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 20:31





 

 

22/08/2009 À 11:37 | © 2009 XINHUA / CHINE INFORMATIONS

 

Une délégation chinoise est à Bangui pour une visite de travail de 5 jours pour finaliser les discussions avec les autorités centrafricaines sur la diffusion des émissions de la Radio Chine Internationale (CRI) et la chaîne de télévision China Central Télévision - Française (CCTV-F) sur le territoire de ce pays de l'Afrique centrale.


Arrivée et reçue jeudi par le ministre d'Etat chargé de la Communication, M. Cyriaque Gonda, la délégation chinoise a également visité les locaux et les équipements de la radio et de la télévision centrafricaine. Une tournée des réalisations issues de la coopération chinoise est aussi prévue.


Cette visite devrait conclure les négociations afin de préparer la signature d'un protocole d'accord selon lequel le gouvernement centrafricain devrait octroyer des fréquences exclusives à CRI et CCTV-F, et la Radio et la Télé Centrafrique devraient obtenir du gouvernement chinois la livraison des équipements et des formations susceptibles de renforcer leur couverture et leurs capacités de diffusion.


"Le gouvernement centrafricain attend cette mission pour la finalisation des accords, afin de renforcer les émetteurs de Bimbo pour que la radio centrafricaine soit écoutée sur toute l'étendue du territoire centrafricain",
a déclaré M. Gonda.


Les autorités centrafricaines attendent également "le renforcement des capacités des émetteurs de la Télévision, et aussi la réhabilitation des studios de la télévision centrafricaine afin qu'elle réponde aux normes", a-t-il ajouté. Le ministre centrafricain de la Communication a effectué à la mi-avril dernier une visite de travail en Chine ayant permis de signer un mémorandum relatif à la coopération bilatérale dans le secteur des médias.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 14:25




 

Les rejetons des présidents camerounais et centrafricains se sont vu attribuer des permis forestiers alors qu'ils sont impliqués dans le scandale de l'exploitation illégale des ressources forestières. La SAIIFC appartient à M. Franck Biya, (fils du président). Les parts sociales de Lcbt sont partagées entre Franck Biya et Francis Bozizé (fils de François).

 

 Le 25 octobre 2007, l'Ong Pour la paix et la bonne gouvernance, domiciliée à Bangui (Rca) et à Yaoundé (Cameroun), envoie une note urgente à Louis Michel, chargé du développement et de l'humanitaire auprès de la Commission européenne. On y expose les conditions douteuses de l'attribution des permis forestiers situés à Bayanga et Salo dans la préfecture de la Sangha Mbaéré (Rca).

 

 En effet, alors que la commission d'attribution procède normalement à l'étude des dossiers, le 12 octobre, " à la surprise générale de la majorité des membres de la Commission, un haut responsable du ministère en charge des forêts les informe que, par décision politique de la présidence de la République, ils doivent entériner le choix de la société La centrafricaine des bois tropicaux (Lcbt) pour Bayanga et le choix de Société d'exploitation forestière d'Afrique centrale (Sefac) pour Salo. "


Le dossier de la Lcbt n'avait pas été jugé recevable par la commission faute d'avoir fourni les documents nécessaires. Cependant la commission s'incline devant l'oukase. Pourquoi ?


L'Ong donne les explications suivantes : " A l' origine, Ingénierie forestière du Cameroun, qui appartient à un holding Financier, la Société africaine d'investissement, a créé dans un premier temps Ingénierie forestière de Centrafrique avant de se raviser et de changer de dénomination pour prendre le nom de La centrafricaine des bois tropicaux. La Société africaine d'investissement et Ingénierie forestière du Cameroun appartiennent à M. Franck Biya, (fils du président).


Les parts sociales de Lcbt sont partagées entre Franck Biya et Francis Bozizé (fils de François). La société Ingénierie forestière du Cameroun traîne un passé sulfureux. À la demande de la Banque mondiale et de l'Union européenne, un observateur indépendant "

Global Witness " a relevé les multiples infractions forestières commises au Cameroun par la société Ingénierie forestière qui a préféré changer de dénomination en Rca " Sur les agissements de cette société au Cameroun on ajoute :


"La Banque mondiale a fait des enquêtes où il apparaît que les sommes dues par Ingénierie forestière à l'État (taxes, impôts, etc.) s'élèvent à plusieurs milliards de francs Cfa. Ingénierie forestière est en quasi faillite. […] Le scandale des exploitations illégales et la mauvaise gestion des ressources forestières par Ingénierie forestière ont été dénoncées par toutes les organisations (Greenpeace, Fonds mondial pour la nature de la Banque mondiale, du Wwf, de Global Witness, etc.) qui opèrent au Cameroun. [… S'y ajoutent] le refus de signer un quelconque plan d'aménagement forestier avec l'Autorité en charge de l'Environnement et […] la création d'une société commerciale Forestry Inc. basée au Delaware (États-Unis) pour mieux frauder le fisc camerounais ".
 

 Quant au permis de Salo attribué à la société Sefac ? " Derrière la Sefac, il y a une dame citoyenne de Côte d'Ivoire qui est l'épouse du ministre d'État, conseiller spécial à la présidence de la Rca et autrefois également ministre dans son pays d'origine. Sont également dans la Sefac des Asiatiques qui, à l'époque, avaient soumissionné pour un permis forestier. " [1]


Le 16 décembre, Alain Girma, ambassadeur de France, représentant de la présidence de l'Union européenne en République centrafricaine et Jean- Claude Esmieu, chef de la délégation de la Commission européenne en République centrafricaine ont adressé une lettre à son président, François Bozizé. Après les compliments d'usage, notamment l'assertion passablement présomptueuse que le secteur forestier " a été jusqu'ici administré de façon exemplaire ", les excellences assènent : " Cependant, les partenaires au développement de la république centrafricaine ont récemment appris que les permis n° 188 et 189 avaient été attribués par décrets présidentiels n° 07311 et n° 07312 du 2 novembre dernier respectivement à la Lcbt et la Sefac. Or, il apparaît clairement, selon des informations concordantes et fiables, que les entreprises attributaires ne répondent pas aux standards internationaux de bonne gouvernance en matière d'exploitation et de commercialisation du bois, notamment au regard des critères de la Banque mondiale. " [2]


Cette conversion à la vertu, venant des " partenaires au développement ", est probablement due au fait que, derrière les attributaires proches des pouvoirs, l'exploitation sera pratiquée par des Asiatiques. Le style de gestion de Franck Biya, dans l'exploitation de la forêt camerounaise, qui a conduit sa société à la déconfiture, alors qu'il doit des sommes considérables à l'État camerounais, n'avait jusqu'à présent choqué personne et ne l'avait nullement empêché de s'installer tranquillement en France dans une villa de milliardaire à Roquebrune-Cap Martin. Mais, sans doute, mieux vaut tard que jamais.


 ODILE TOBNER


Source : Billets d'Afrique et d’Ailleurs, n°166.


[1] Lettre publiée dans le journal centrafricain Le Confident n° 1726 du 28 décembre 2007

[2] Lettre reproduite sur le site centrafrique-presse.com


 

NDLR : On le voit bien, le pillage de nos ressources forestières procède bien d’une volonté politique de nos dirigeants qui ont pris conscience des énormes possibilités d’enrichissement personnel à leur disposition que constituent nos forêts. Pour la RCA, non seulement Bozizé s’est considérablement sucré avec l’octroi des permis forestiers qui lui permet de toucher d’énormes bakchich mais aussi par le fait de placer son fils Francis et quelques uns de ses parents dans des sociétés d’exploitation forestière avec des prête-noms comme on le voit dans cet article. C’est une des raisons qui peut expliquer sa soif du pouvoir et sa volonté de rempiler à la tête du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 01:34




                      Martin Ziguélé

 

Après avoir reçu le vendredi 14 août dernier le président et candidat du MLPC, la bête noire et très craint par Bozizé, Martin Ziguélé pour en gros, lui faire donner lecture par le général Jules Bernard Ouandé, son ministre chargé de la sécurité, une fiche rédigée par un individu du service de renseignement du pouvoir de Bozizé. Drôle de méthode de gouvernement ! Le premier ministre Faustin Archange Touadéra vient d’être destinataire d’un courrier en date du 17 août 2009 de son non moins prédécesseur Martin Ziguélé.


Dans cette lettre dont une copie a atterri à notre rédaction, Ziguélé fait un résumé de ce qui s’est passé lors de leur rencontre du 14 août au cours de laquelle la lecture lui a été faite d’une fiche de renseignement l’accusant pas moins, d’atteinte à la sûreté de l’Etat avec la complicité d’un pays étranger, en l’occurrence la France. Il lui est concrètement reproché de s’être rendu lors de son dernier séjour en France, au palais de l’Elysée flanqué d’un blanc, afin de solliciter la neutralité bienveillante de la France pour réaliser un coup d’Etat et tuer le président François Bozizé et organiser des élections sans lui.


Considérant qu’une accusation de cette nature est d’une redoutable gravité, Martin Ziguélé exige de Touadéra qu’une confrontation avec l’auteur de la fiche, dont l’identité n’est certainement connue que de Bozizé et du général Ouandé, ait lieu sous quinzaine afin qu’il puisse apporter les preuves de ses accusations sinon il saisirait les autorités françaises pour une autre confrontation à leur niveau. Faute de cela, Martin Ziguélé se réserve le droit d’entamer des poursuites judiciaires pour fausse accusation et dénonciation calomnieuse contre son auteur.


Il faut dire que comme ses prédécesseurs, Bozizé adore la pratique et se complaît dans la lecture des fiches le plus souvent mensongères que certains fabulateurs en mal d’argent à qui est confiée cette sale besogne, lui adressent régulièrement. Le plus souvent mal rédigées par des fonctionnaires de police, des militaires ou même de simples citoyens homme ou femme de confiance du régime en place, d’un niveau d’instruction très relatif voire médiocre, la pratique de ces fiches de délation et de mouchardage remonte à l’époque de feu Bokassa.


Bozizé lui-même en était un grand adepte qui en avait rédigé et adressé un certain nombre sur ceux qu’il voulait écarter ou compromettre auprès de Bokassa dont il fut l’aide de camp à un moment donné. Le contenu de ces fiches porte généralement sur des questions de sécurité d’Etat impliquant certains individus civils ou militaires. Pendant le règne de Bokassa, certains fils du pays ont parfois trouvé la mort à la tristement célèbre prison de Ngaragba ou au palais de Bérengo à la suite de ces fiches dont la véracité des prétendues informations qu’elles contenaient, était souvent sujette à caution parce qu’elles induisaient tout simplement Bokassa en erreur.


Des membres actuels du gouvernement de Bozizé racontent que celui-ci aime ouvrir certaines séances du conseil de ministres en interpellant et attirant l’attention de certains ministres sur le fait que beaucoup de fiches « tombaient » et circulaient sur eux et qu’ils devraient faire attention. La pratique des fiches fait malheureusement partie des mœurs, instruments et mode de gestion très critiquables des affaires politiques dans le pays depuis belle lurette.

Manifestement et visiblement, Bozizé est en train d’en faire son arme politique par excellence et un outil de sa dictature, pour écarter l’adversaire et concurrent à la présidentielle qu’il redoute le plus, à savoir Martin Ziguélé, qui l’avait déjà affronté au second tour des présidentielles de 2005
. En exigeant des confrontations et un entretien avec Bozizé, Martin Ziguélé entend donner une suite à cette sordide affaire qui risque d'éclabousser ou de revenir comme un boomerang contre ceux qui l'ont montée de toute pièce. Les confrontations, si elles ont lieu, promettent....!


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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 21:39




 

En vue de sa plus que probable candidature à sa propre succession à la prochaine élection présidentielle, François Bozizé a décidé de se doter d’un parti politique. Depuis le jeudi 20 août, une assise réunit les caciques de l’ex KNK triés sur le volet venant de tous horizons géographiques se tient à Boali (90km) de Bangui avec en ligne de mire, l’investiture de Bozizé comme candidat. Il y a quelques semaines courant juillet dernier, le ministre de l’intérieur Elie Ouéfio est venu en France réunir quelques Centrafricains à Lyon leur annoncer la perspective de création de ce parti politique pour les besoins de la victoire électorale de Bozizé.


Ce ministre boziziste a distribué en passant à ces compatriotes quelques enveloppes contenant des milliers d’euros. Puis une seconde délégation composée de deux anciens ministres bozizistes, Abraham Ngoto Bouloum et Bernard Bonda sont arrivés début août avec dans leur escarcelle une enveloppe dit-on de 20.000 euros et des billets prépayés Paris – Bangui aller retour sur vols de la compagnie libyenne Afriquiyah pour qu’une dizaine de personnes, quasiment désignées d’avance et qualifiées de « KNK pur », de l’Ile de France, de Lyon, Toulouse et Bordeaux, puissent se rendre à Bangui prendre part à la fameuse réunion constitutive du parti bozizéen.


On ne peut dénier à Bozizé l’initiative de créer son parti politique pour les besoins légitimes de ses ambitions politiques. Mais on est obligé de constater que pendant que les Centrafricains assistent à cette débauche d’argent dilapidé tant au pays qu’en France, des organismes des Nations Unies comme l’UNICEF, ou l’ONG Action Contre la Faim, tirent la sonnette d’alarme sur le fait que plusieurs centaines de milliers d’enfants centrafricains sont en danger de mort parce que faisant l’objet de malnutrition infantile sévère.


Les résultats  d’une enquête récente menée en juillet dernier par une équipe d’Action Contre la Faim dans le Sud Ouest du pays en Mambéré Kadéi, sont inquiétants et font franchement froid au dos. On y relève qu’« En termes de nutrition, 50% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc. »


Dans le même rapport, on lit que « L'évaluation rapide de la situation nutritionnelle menée par ACF fin juillet 2009 sur la ville de Berberati a révélé que 7% des enfants évalués souffrait de la forme la plus grave de la malnutrition : la malnutrition aigüe sévère. Les normes OMS définissent le seuil d'urgence nutritionnelle à 2% de malnutrition aigue sévère. La situation de la ville de Berberati est donc critique, mettant en jeu le pronostic vital de plus de 1100 enfants concernés ».


Action Contre la Faim met en outre un doigt accusateur sur les conséquences de la mauvaise politique du régime de Bozizé et Ndoutingai faite de fréquents braquages des collecteurs et autres fermetures intempestives de bureaux d’achat de diamant dans les régions minières, le tout couronné par l’entrée en vigueur d’un code minier complètement dissuasif pour tout investisseur dans cette filière. « Les activités minières et commerciales, qui constituaient le moteur de l'économie locale, ont subi un net ralentissement depuis plusieurs mois, à l'origine d'une forte perte de revenus, entraînant l'affaissement socio-économique de la région et cette crise nutritionnelle. »
 

Avec une telle situation comment peut-on s’étonner de lire qu’en République centrafricaine  « 80% de la population y vit avec moins de 2 dollars par jour. L'espérance de vie diminue en moyenne de 6 mois chaque année depuis 1966 et est passée en dessous des 40 ans. Le taux de prévalence du SIDA y est l'un des plus élevés d'Afrique centrale et le pays est 178ème sur 179 au classement du PNUD sur l'Indice de Développement Humain ».


A la tête du pays et aux commandes depuis mars 2003 date de son coup d’Etat, à qui d’autres doit-on imputer la responsabilité d’un tableau aussi catastrophique si ce n’est à François Bozizé avec sa mauvaise gouvernance.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:21




   
APA-Bangui 2009-08-21 11:40:12 (Centrafrique) Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad, Victor Angélo, en visite de travail à Bangui, a qualifié l’évolution de la situation sécuritaire au nord Est de la Centrafrique de positive dans l’ensemble, jeudi 20 août 2009, au sortir de son audience avec le Président de la République, François Bozizé, à Bangui.


Le diplomate onusien, Victor Angelo, a affirmé que la Mission des Nations-Unies en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) a déployé les forces de sécurité sur les axes routiers les plus importants pour garantir la sécurité des commerçants et les humanitaires pour apporter l’assistance aux personnes en détresse.


L’ambassadeur Victor Angelo a réaffirmé l’adhésion des groupes armés de la région au processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), en vue de rétablir l’autorité de l’Etat dans cette zone.


NDLR : Si la situation humanitaire dans le Nord Est semble évoluer dans un sens relativement positif comme veut bien le dire M. Victor Angelo, ce n'est nullement le cas dans d'autres parties du pays comme dans le Sud Ouest en Mambéré Kadéi où l'UNICEF et l'ONG Action Contre la Faim qu'on peut difficilement accuser d'anti-bozizisme primaire, viennent de tirer la sonnette d'alarme par rapport à une malnutrion infantile sévère qui y sévit du fait notamment des conséquences de la mauvaise politique du régime de Bozizé dans les zones minières. 
 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:14




 
Source: Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR, 21 août 2009)


Ceci est un résumé de ce qui a été dit par le porte-parole du HCR à aujourd'hui au Palais des Nations de presse à Genève. De plus amples informations peuvent être trouvées sur le site Web du HCR, et www.unhcr.org www.unhcr.fr, qui devrait également être vérifiée régulièrement pour des mises à jour sur des médias non-exposé jours.


 Après des mois d'insécurité, c’est la semaine dernière que le HCR a eu accès à une zone éloignée de quelque 400 kilomètres au nord de Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA). Notre personnel, qui est allé dans la région dans le cadre d'une mission inter-institutions, a trouvé plus de 2000 civils déplacés vivant dans des conditions effroyables dans et autour de la ville de Kabo et les villages des environs de Bokayanga, Kengar, Gonkira, Gbaizara et Batangafo.


 Ces personnes déplacées (PDI), qui sont principalement d’ethnie Ngamas de Kabo, ont déclaré qu'elles ont été forcées de quitter leur foyer, fuyant les attaques lancées par différents groupes armés depuis Novembre dernier et à nouveau en avril de cette année.

Le personnel du HCR a signalé que des personnes déplacées n'ont qu'un accès très limité à l'eau potable et dans certains endroits, elles sont obligées de boire de l'eau dans les champs ouverts, avec leur bétail. Les personnes déplacées vivent dans des huttes en terre et les conditions de vie sont désastreuses. Il existe de sérieux risques pour la santé dus au manque d'eau et d'assainissement.


 Les cas de diarrhée et de paludisme sont très répandus. Les soins de santé de base sont possibles uniquement dans la ville de Kabo, distante de plusieurs heures de marche de leur emplacement actuel. Elles ont besoin de nourriture puisque les récoltes ont été détruites par les criquets ou volées par des bandits armés.


Les communautés de personnes déplacées ont appelé pour l'accès à l'eau potable, la nourriture, l'éducation, la protection de l'armée gouvernementale contre les éleveurs de bœufs et d'une manière générale pour plus de sécurité, en plus de bâches de plastique pour les abris temporaires pendant qu'ils reconstruisent leurs maisons.


 Les personnes déplacées, a également dit le HCR, sont victimes de généralisation des cas de viols, de meurtres, d'arrestations arbitraires, de torture et de destruction de biens. Selon les personnes déplacées, ces atrocités ont été perpétrées principalement par l'armée d'éleveurs, mais aussi par des bandits et d'autres groupes armés dans la région, notamment par des soldats gouvernementaux.


 Il est estimé que plus de 125.000 personnes déplacées ont été forcées de quitter leurs foyers dans la nord de la RCA depuis 2005, beaucoup de femmes et d'enfants. En outre, 137.000 sont réfugiées dans les pays voisins du Tchad et du Cameroun


 Le HCR a été le soutien de ces personnes déplacées dans la région de Kabo, depuis 2007, quand il a ouvert un bureau dans la ville voisine de Kaga-Bandoro.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 00:23


Hélène BOGANDA, son épouse,

Damien BOGANDA, son fils,

 

Vous prient de bien vouloir assister, à la messe anniversaire en l'honneur du Chef de Bataillon, Bertrand BOGANDA Saint-Cyr 1974-1976

"Promotion Lieutenant DARTHENAY" décédé le 19 septembre 1989.


 La cérémonie religieuse sera célébrée par Monseigneur Joseph NGOUI, Doyen du Clergé Centrafricain et se déroulera le samedi 19 septembre 2009 à 11h00 en l'Eglise Saint-Merri, 78 rue Saint-Martin ou 76 rue de la Verrerie 75004 Paris.


 Métro : Hôtel de ville ou Châtelet les Halles


 Madame Lydie PACE, cantatrice centrafricaine accompagnée au piano par Madame Christine ARNO Sultan ZEMBELLAT et la chorale du Père DONATUS nous feront l'honneur d'animer cette messe du souvenir.


 Nous aurons le plaisir de partager ensemble, à la fin de la célébration, ce que chacun apportera.   D'avance Merci

 

 R.S.V.P. Hélène BOGANDA                           

Mail : hboganda@numericable.fr

01 46 72 61 94

06 60 84 61 94

 

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