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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:51

 

 

 

 

Boz et Déby à N'djaména

 

Bangui 5 mai 13 h 30 GMT (C.A.P) - Il y a une heure que le Président Idriss Déby Itno est à Bangui. Bozizé s'est auparavant dépêché d’aller déposer une couronne de fleurs sur le cercueil de l’épouse de l’ambassadeur de Centrafrique au Cameroun Mme Marie Claire Oguéré Ngaikoumon décédée le jeudi 26 avril 2012 à Yaoundé des suites de maladie et de foncer vite fait à l'aéroport pour accueillir son hôte de N’djaména.

Officiellement, la visite du président tchadien est destinée au renforcement des relations entre le Tchad et la RCA après l'opération militaire conjointe des deux pays pour chasser Baba Laddé du territoire centrafricain. Bozizé étant parti à N’djaména il n’y a même pas encore une semaine pour prendre part au sommet des chefs d’Etat de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT), la visite de son homologue tchadien à Bangui ne s’imposerait sans doute que pour d’autres raisons que le seul renforcement des relations bilatérales des deux pays voisins. Il a à peine un mois, Bozizé avait déjà effectué une visite qualifiée aussi « d’amitié et de travail » à N’djaména.

Comprenne qui pourra cette langue de bois officielle qui doit cacher certainement d’autres réalités  diplomatiquement inavouables. En effet, la seule présence aux côtés du président tchadien pour cette visite de l’ancien président burundais Pierre Buyoya que l’OIF n’a cessé de dépêcher régulièrement à Bangui pour tenter de relancer les choses en cas d’impasse ou de blocage par Bozizé de la situation politique, fournit une sérieuse indication sur l’objet principal de cette visite et laisse à penser que Idriss Déby et Pierre Buyoya ne viennent pas seulement à Bangui pour admirer cette ville qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Selon nos informations d’une source proche de l’opposition et du FARE - 2011, un entretien avec une délégation de cette opposition conduite par le coordonnateur du FARE-2011, Me Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé principal leader de l’opposition séjournant encore actuellement en France, figure au timing du président tchadien et de Pierre Buyoya, ce qui porte bien à croire que ces personnalités ne viennent pas seulement à Bangui pour humer seulement le bon air du fleuve Oubangui.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:43

 

 

 

 

vote-ecole-Benz-vi.jpg

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Mai 2012 14:10

Le Réseau des ONG des droits de l’Homme ont exigé le 30 avril 2012 au gouvernement et acteurs du processus électoral un 3ème atelier de concertation sur la révision code électoral du pays. Un communiqué de presse a été publié à cet effet.

Selon ces ONG, le document en question n’est pas encore bien ficelé avant toute adoption par les députés centrafricains. Pour l’instant, le bureau de l’assemblée nationale, ne s’est pas encore prononcé sur cet avant-projet du code électoral proposé par le gouvernement centrafricain.

Cette contestation intervient au moment où la Commission Textes et Lois de l’Assemblée Nationale a transmis son rapport relatif à l’examen sur l’avant-projet de la révision du code électoral au bureau de l’Assemblée Nationale.

Certains acteurs de la vie politique de la République Centrafricaine y voient un piège du pouvoir de Bangui. La révision du code électoral passe par modification de la constitution centrafricaine.

Les dernières élections centrafricaines ont été gérées par la commission Electorales Indépendante (CEI). De l’avis du ministère de l’administration du Territoire, ces consultations populaires seront désormais pilotées par un Comité Electoral Permanent.

 

 

NDLR : Selon nos informations, alors que toute la bozizie est mobilisée et prête à passer à la modification de la Constitution afin de faire sauter le verrou du nombre et de la durée du mandat présidentiel pour une présidence à vie de Bozizé, seul son fils Francis conseillerait encore à son père d'attendre car ce serait suicidaire selon lui. Quelle lucidité !

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 16:37

 

 

 

 

 

Kony

 

RFI samedi 05 mai 2012

Depuis la mi-décembre, une centaine de conseillers militaires américains sont déployés dans la région pour aider les militaires sud-soudanais, congolais, centrafricains, et surtout ougandais qui luttent contre la LRA (Armée de libération du Seigneur). Si Joseph Kony se cache quelque part dans les forêts du sud-est de la Centrafrique, il faut parvenir à le localiser précisément. Dans sa stratégie anti-kony, Africom insiste donc sur la nécessité de développer le renseignement humain en Centrafrique.

Avec notre envoyée spéciale

En Centrafrique, quand un groupe de la LRA attaque un village ou des paysans dans la brousse, il faut plusieurs jours pour que l’information remonte.

Le temps que les militaires ougandais de l’UPDF (Force de défense du peuple ougandais) arrivent sur zone, il est déjà trop tard. D’autant que les hommes de Joseph Kony empruntent les chemins des Peuls. Les traces se confondent. Les groupes s’évanouissent dans la nature.

D’où cette idée de développer les communications et le renseignement humain en équipant par exemple les villages d'une radio, explique le capitaine Kenneth Wright, commandant des forces américaines pour l’effort contre la LRA : « C’est une question de rapidité de l’information, comment l'information se diffuse depuis les villages… Comme ça on peut élargir l’espace de communication ».

Sans renseignement humain, les moyens sophistiqués de surveillance aérienne ou satellitaire sont moins efficaces. Pour le général Carter Ham, le patron d’Africom, le commandement américain pour l’Afrique, « le renseignement humain, c’est donc la clé pour capturer Joseph Kony ».

Mais attention, un tel programme peut avoir des effets pervers, préviennent les humanitaires, à l'image de Sabine Jékak, de l’ONG italienne COOPI qui travaille dans la région : « Ça pourrait servir pour connecter un peu les petits villages. Mais il n’y a pas d’électricité dans les régions. Les panneaux solaires et tout ce qu’on peut mettre autour, vont apporter de l’attention sur la personne responsable, et ça pourrait l’exposer à des attaques, même de la LRA ».

Des sénateurs américains viennent de déposer un projet de loi pour autoriser la mise à prix pour toute information qui permettrait d’attraper Joseph Kony. On parle de 25 millions de dollars, mais le projet n’est pas encore adopté.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 03:55

 

 

 

nicolas-sarkozy-le-3-mars-a-bordeaux_.jpg

Le Monde.fr | 04.05.2012 à 09h10 • Mis à jour le 04.05.2012 à 10h54

Par Yves Charles Zarka, philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes

On a souvent reproché, ces derniers temps, aux intellectuels d'avoir été assez discrets pendant la campagne électorale pourtant décisive que nous traversons, et qui va s'acheverdans quelques jours par l'élection d'un nouveau président de la République. Cette discrétion me paraît pourtant plutôt positive. Il n'appartient pas à l'intellectuel, s'il entend conserver sa liberté, de prendre publiquement parti pour un camp ou pour un autre. Ce type d'adhésion ne peut en effet manquer de conduire rapidement soit à la désillusion, soit à la servilité à l'égard d'un pouvoir qui sait récompenser ceux qui le servent. Or, la servilité à l'égard du pouvoir est antinomique avec la liberté intellectuelle. La seule fonction de l'intellectuel à l'égard du pouvoir doit être la critique, en particulier le rappel de ses engagements, la remise en cause de ses abus, la déconstruction de ses idéologies périlleuses.

Revenons à la campagne électorale. Nicolas Sarkozy va perdre les élections présidentielles. L'affaire est entendue depuis longtemps. Il y a en effet un moment où l'opinion bascule, et lorsqu'elle bascule en défaveur d'un chef d'Etat, il est pratiquement impossible de remonter le courant. Or, l'opinion a basculé contre Nicolas Sarkozy depuis plusieurs mois, voire années. On ne saurait donc expliquer sa défaite, comme le font la plupart des analystes politiques, simplement par la droitisation radicale de sa campagne, il y a bien d'autres choses qui entrent en jeu. Certes, cette droitisation du discours politique par emprunt explicite à des thèmes et des propositions de l'extrême droite est une erreur majeure. Moins d'ailleurs parce qu'elle permettrait d'expliquer sa défaite que parce qu'elle a contribué à républicaniser les thèses de l'extrême droite sur la sécurité en péril, le danger de l'immigration, l'hostilité à l'égard des élites, la transformation de l'Europe en bouc émissaire de tous les maux nationaux. La droite républicaine payera pendant des années, voire des décennies, cette erreur de jugement politique qui, sous le motif de vider l'extrême droite de ses thèmes et de ses électeurs, a fait perdre à la droite républicaine son âme.

Nicolas Sarkozy s'en défend évidemment, mais d'une manière qui aggrave encore son cas : il double son erreur politique d'une erreur philosophique. Dire en effet que les propositions politiques de Marine Le Pen peuvent être comparées à des propositions de fait telles que "Il pleut", "il fait beau", "la lumière est plus lumineuse que l'obscurité", c'est faire passer les options politiques de l'extrême droite pour des vérités de fait, c'est donc accréditer la vérité du discours du Front national d'une manière sans doute inespérée pour Marine Le Pen, qui s'en est d'ailleurs parfaitement rendu compte. Les politiques doivent savoir qu'il n'est pas possible de tout dire, au sens de dire n'importe quoi, pour atteindre son but. Tous les discours ne sont pas justifiables par une fin que l'on croit bonne, au contraire ils compromettent cette fin.

Mais la droitisation du discours de sa campagne n'est pas la seule faute de Nicolas Sarkozy, il y en eut bien d'autres antérieurement. Prenons quelques exemples.

Il n'a pas su faire la distinction entre la sacralisation du pouvoir et la dignité de l'Etat. Il a voulu désacraliser le pouvoir, ce qui est une bonne chose, mais en réalité il a compromis la dignité de l'Etat. Ce qui est condamnable. La désacralisation du détenteur du pouvoir, de son lieu et de ses actes, consiste en particulier en France à remettre en cause ce qu'il reste de monarchique dans l'exercice du pouvoir, et il reste beaucoup à faire en ce domaine. Mais la dignité est tout autre chose. Elle consiste dans le maintien de l'Etat dans la dimension de l'universel et dans la seule sphère politique. En revanche, ramener l'Etat au niveau des conflits entre particuliers, le faire sortir de la sphère politique pour entrer dans celle du religieux, servir des intérêts particuliers par des nominations ou des attributions, c'est le faire déchoir de sa dignité. Nicolas Sarkozy a rabaissé l'Etat tant par certains de ses discours, par certains de ses comportements, mais aussi et surtout par sa conception managériale du pouvoir. L'Etat de 2007 à 2012 est devenu un Etat entrepreneurial, son chef un simple manager. Cela a été ressenti par une bonne partie des Français qui ne voyaient plus dans l'Etat un souci de l'intérêt général, du bien commun, en somme du public. La mise au premier plan de sa vie privée, l'attention portée aux attributs bling, bling, n'ont été que des effets secondaires.

En outre, Nicolas Sarkozy n'a pas mesuré à quel point sa pratique du pouvoir portait atteinte aux principes fondamentaux de la République et de la démocratie. La capacité à décider et à agir, le courage d'affronter l'opinion sont de grandes qualités d'un homme d'Etat, mais à condition qu'elles soient limitées à son domaine de compétence. Or, l'hyperprésident a perdu le sens des limites. Il a remis en cause la distinction des fonctions entre le président et le gouvernement, pis, il a remis en cause la séparation des pouvoirs. L'intervention de l'exécutif, au nom de l'efficacité, a largement empiété sur le législatif et le judiciaire. Ce sont donc les freins que les pouvoirs doivent constituer les uns pour les autres dans une démocratie qui ont été rompus. Si l'exécutif peut tout, il devient responsable de tout. On comprend donc que soit née dans l'opinion une hostilité d'autant plus exacerbée que l'incapacité de l'hyperprésident à tenir ses engagements de la campagne de 2007 en matière de chômage, de justice sociale, de précarité devenait de plus en plus flagrante.

Autre faute majeure : la justification de l'enrichissement exorbitant de certains par l'excellence. Cette idéologie a été propagée pendant toutes les années du règne de N. Sarkozy. On entendait presque tous les jours par lui-même ou les membres de son gouvernement que la remise en cause des salaires faramineux et des parachutes dorés conduirait au départ des plus beaux cerveaux, des meilleurs entrepreneurs, sous entendu, sans eux la France deviendrait un pays de pauvres. Quel scandale ! Quand on sait la manière dont les grands patrons sont nommés ou choisis et combien l'incompétence se trouve récompensée dans un certain nombre de grandes d'entreprises(il en va tout autrement des PMI). Ce mode de justification de l'enrichissement quasi-illimité et du profit, dans un pays où il y a plus de huit millions de personnes au dessous du seuil de pauvreté, où le chômage augmente, est parfaitement inacceptable, parce qu'à la fois radicalement fallacieux et insupportable pour la plus grande part de la population. Si Nicolas Sarkozy passe pour le président des riches, il en est le principal responsable avec son idéologie de la mesure l'excellence par la richesse.

Telles sont quelques-unes des raisons de la défaite de Nicolas Sarkozy : il a rompu bien des équilibres, il n'a pas compris le rejet assez général dont sa conception de l'exercice du pouvoir faisait l'objet. C'est cela qui avant autre chose explique son échec.

Mais, il ne faudrait pas croire que cette analyse soit en creux une célébration de François Hollande. Elle constitue plutôt en une mise en garde. Il pourrait lui arriver la même chose qu'à son prédécesseur et peut-être plus vite, parce que les socialistes vont disposer de tous les pouvoirs : dans les régions, au Sénat en sans doute bientôt à l'Assemblée nationale, et à la présidence de la république. Il faut que François Hollanden'oublie pas le lendemain de son élection le thème de l'Etat exemplaire qu'il a développé tout au long de sa campagne. Le respect de cet engagement va être difficile, parce qu'on connaît la tendance du parti socialiste à s'emparerde tout l'appareil d'Etat et à servir en postes ses amis et ses affidés. Il sera possible de le vérifier très rapidement. Sa capacité à réduire l'endettement de l'Etat tout en promouvant la croissance par des réformes importantes concernant l'industrialisation de la France et les échanges avec nos partenaires, et non avec des mesurettes qui auraient des simples effets de surface, pourra également être mesurée à assez brève échéance.

Sans oublier bien sûr la réduction du chômage, la correction des inégalités, le contrôle des banques, la taxation des transactions financières. Sans omettre non plus la nécessité de défaire ou de refaire autrement ce qui a été mal fait comme l'inénarrable autonomie des universités, le joyau du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui s'est traduite par une dépendance encore plus radicale à l'égard de l'Etat. Bonne chance donc François Hollande ! Mais nous restons vigilants et espérons que nous n'aurons pas à regrettervotre prédécesseur qui avait aussi, quand même, quelques qualités.


Yves Charles Zarka est directeur de la revue Cités (PUF) dont le dernier numéro porte sur "Le populisme, contre les peuples ?".

Yves Charles Zarka, philosophe, professeur à la Sorbonne, Université Paris Descartes

 

L'état d'exception et la guerre menée par Nicolas Sarkozy

Le Monde.fr | 04.05.2012 à 14h23

Par Philippe Zarifian , professeur des universités

La campagne menée par Nicolas Sarkozy aura, dès le départ, été caractérisée par sa violence et sa brutalité, utilisant tous les moyens qui pouvaient faire mal à l'ennemi, saper son moral, le détruire. Et on ne comprend rien à cette campagne si on ne l'associe pas à un régime de guerre, volontairement instauré comme tel par le candidat-président.

C'est incontestablement le théoricien d'ultra-droite Carl Schmitt, qui aura le mieux caractérisé ce qu'est un régime de guerre, qui, pour lui, existait de façon latente derrière tout état politique "normal".

Pour comprendrel'essence du politique, disait-il, il faut toujours partir des situations exceptionnelles, des états d'exception.

Car c'est à l'occasion de ces situations (la nécessité de mener une guerre) que s'exprime de manière la plus pure et significative l'essence de la souveraineté de l'Etat : le monopole de la décision. La situation exceptionnelle, selon Schmitt, est tout autre chose qu'un chaos ou une anarchie. Elle appelle et définit un ordre, mais qui ne relève pas du droit, de l'application d'une quelconque norme juridique (qui ne peut "régler" que les situations normales, normalisables).

En situation d'exception, la décision du souverain devient absolue au sens propre du terme.
Jamais l'analyse d'un fonctionnement politico- étatique normal, régulé par des normes de droit et de démocratie, ne permettra de
comprendre ce qui se produit en situation événementielle, lorsque surgit l'exception.

Le cas normal ne prouve rien. L'exception prouve tout. Elle ne fait pas que confirmer la règle. La règle ne vit que par l'exception. Avec l'exception, le pur rapport de force brise la carapace d'une mécanique juridico-bureaucratique figée dans la répétition. La situation d'exception n'est pas un choix ou une préférence. Elle s'impose d'elle-même, et impose la prise de décision volontaire. Et tout devient application d'une volonté, volonté de mener la guerre par tous les moyens possibles, de détruire l'ennemi.

On pourra aisément remarquer que, dans le discours de Nicolas Sarkozy, il n'a jamais été question de démocratie. Quel que soit le thème abordé, l'immigration, la crise, la question du travail, la défense de la France, etc., tout a été présenté comme si nous vivions dans une situation d'urgence, un véritable état d'exception justement, avec dramatisation volontaire. Et dans cet état, on ne peut utiliser valablement que la volonté d'un leader et la conduite d'une guerre, qui n'est pas que verbale (c'est Guéant qui, depuis plusieurs mois, la mène dans la pratique, avec les pouvoirs d'un ministre de l'intérieur).

Qu'est-ce alors que la politique pour Nicolas Sarkozy ? La politique a pour caractère spécifique d'opposer ami et ennemi. C'est en cela, et en cela seulement qu'elle est politique, et se distingue de toute autre forme d'activité humaine Toutes les notions, vocables, concepts vraiment politiques convergent vers un antagonisme concret, ils sont liés à une situation dont la logique ultime est cette confrontation. On pourra voir là aussi, si on reprend chacun des thèmes mis en avant par Sarkozy, qu'il trace à chaque fois cette ligne de démarcation entre ennemis et amis. Même sur la question du travail : l'ennemi, ce sont les syndicats, les travailleurs planqués et privilégiés, tous les corps intermédiaires et tous les compromis qui ont donné figure à l'Etat-Social. Les amis, ce sont les plus démunis, ceux qui travaillent sans protection juridique ou syndicale.

Dans cette campagne, Nicolas Sarkozy ne s'est jamais préoccupé du fond de ce qu'il disait. Il a d'ailleurs accumulé les positions contraires. Sa seule préoccupation, à chaque fois, à chaque conjoncture, a été : est-ce que cela me permet de porter un coup à l'ennemi et de rallierdes "amis" ? C'était sa seule véritable question. Il est devenu brusquement un ardent défenseur de la Nation, un sévère critique de l'Union Européenne, voire quelqu'un d'hostile à la mondialisation. Tout cela pour gagner les voix du FN, et plus largement de tous ceux qui pensent pâtir de l'ouverture de la France au monde qui l'entoure. Dans d'autres circonstances, il aurait tout aussi bien pu défendre une position favorable à la mondialisation. Il l'a fait par le passé...

La question est alors : est-ce que Nicolas Sarkozy n'a aucun projet, aucune conviction, ne défend aucun intérêt ? Non, bien sûr. Il défend un projet tout à fait cohérent avec la politique de la terre brulée, de la dramatisation et de la guerre. Son projet est simple : faire table rase de tout ce qui empêche les riches et les puissants de s'imposer par le pur rapport de force, en utilisant, comme simple masse de manœuvre, la plèbe, la foule des exclus et des souffrants. La force avant tout. Et une force qui, spontanément, profite aux plus puissants, à une caste minoritaire, qui sont ses " vrais amis ". Et au passage, soutenir le système économique dominant, le capitalisme sous sa forme actuelle, qui s'impose de lui-même malgré et dans sa crise.

Philippe Zarifian , professeur des universités

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 02:44

 

 

 

 

 

Jean-Pirre-Bemba.jpg

 

Radio Okapi 4 mai, 2012 à 12:54

J’ai été traitée comme une bête de somme. Je ne suis plus considérée comme un être humain à cause de ces viols. Je ne peux plus vivre comme toutes les autres filles de mon âge. Avant ces événements, j’étais une femme digne, je pouvais avoir une famille digne, mais j’ai perdu ma dignité. C’est pourquoi j’ai demandé à témoigner publiquement ». 

C’est en ces termes qu’une victime de viols s’exprimait mardi à La Haye dans le procès de Jean-Pierre Bemba, l’ancien vice-président de la RDC que la Cour pénale internationale juge pour les crimes commis par ses hommes de la rébellion du MLC en Centrafrique en 2002 et 2003.

Dans un procès où la majorité des dépositions sont entendues à huis clos, la victime numéro 6 a été écoutée publiquement, refusant qu’on altère son image et sa voix.

Bien vêtue, la jeune dame qui témoigne dit avoir perdu sa dignité humaine après avoir été violée par les soldats du Mouvement de libération du Congo (M LC) à deux reprises au début de l’année 2003.

La première fois, c’est un officier qui lui a sauvé la vie, affirme-t-elle. Après l’avoir violée, les soldats du MLC ont voulu l’abattre, mais l’officier les en a dissuadés, prétextant qu’ils avaient besoin d’elle pour les aider à piller les maisons à Bangui.

Plus tard, elle a de nouveau été piégée par « des hommes qui venaient de la République démocratique du Congo (RDC) et parlaient lingala comme les soldats de Jean-Pierre Bemba ».

« L’un des soldats s’est servi de son couteau pour enlever mes sous-vêtements et ils ont abusé de moi. Cela se faisait à tour de rôle et à volonté. Ils étaient au total 12 », indique la victime.

Le procès Jean-Pierre Bemba est à l’étape de l’audition de cinq représentants des victimes. Deux des victimes feront leurs dépositions  sous serment, et trois autres pourront se faire représenter.

Après ces témoignages, la défense présentera à son tour ses témoins. Les avocats de Jean-Pierre Bemba ont suggéré de commencer cet exercice au début du mois d’août.

Ils ont annoncé qu’il leur faudrait deux ans pour présenter leurs témoins.

Jean-Pierre Bemba est incarcéré à la Haye depuis 2008.  Il est poursuivi par la CPI pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre qu’auraient commis ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Son procès a débuté depuis novembre 2010.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 19:04

 

 

 

 

Ferdinand Samba Le Démocrate

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 04 Mai 2012 08:14

Ferdinand Samba Directeur de publication du journal « Le Démocrate » vient de recouvrir sa liberté ce 3 mai 2012, après 4 mois d’incarcération à la prison de Ngaragba. Il a été libéré par un décret présidentiel signé par François Bozizé. Ferdinand Samba a été poursuivi pour diffamation par Sylvain Ndoutingaï, ministre d’Etat aux finances.

Une libération intervenue après que les professionnels des médias du pays aient boycotté ce jeudi la célébration de la 21ème édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Ils ont ainsi exigé la mise liberté totale de leur confrère.

Toutefois selon l’article 2 de ce décret, la libération de Ferdinand Samba ne l’épargne du payement des amendes  et dommages et intérêts contenues dans sa condamnation.

L’UJCA a accueilli avec satisfaction la décision du Chef de l’Etat François Bozizé d’avoir usé de son droit régalien pour la libération de Ferdinand Samba en cette journée internationale de la Liberté de la Presse, a indiqué Maka Gbossokota, Président de l’Union des Journalistes de Centrafrique.

Pour lui, au nom des journalistes membres de l’UJCA, le conseil Exécutif remercie sincèrement le président de la République Centrafricaine pour ce courage politique.

A titre de rappel, le directeur de publication du quotidien « Le Démocrate » a été condamné à 10 mois de prison ferme, un million de francs CFA d’amende à payer à l’Etat centrafricain, dix millions de dommages et intérêts à payer à la partie civile (le ministre d’Etat aux Finances Sylvain Ndoutingaï) et la fermeture du journal pendant un an.

L’arrestation de Ferdinand Samba avait suscité plusieurs réactions notamment l’organisation des journées sans journaux par le Groupement des Editeurs de la presse privée (GEPPIC). A cela s’ajoute des condamnations qui émanaient de tous bords : ONG de la Défense des droits de l’Homme de Centrafrique, Bureau Intégré des Nations Unies pour la consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA) sans omettre les Reporters Sans Frontières (RSF).

Quant à Patrick Agoundou, directeur de publication du quotidien «  La Plume », poursuivi pour les mêmes accusations et considéré en fuite, il a été jugé par contumace et condamné à un an de prison ferme. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui.

En 2011, Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » ont été poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat » et ont été jugés puis relâchés. Ils avaient écrit un article incriminant le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé. Le détournement des fonds alloués au payement des pensions des militaires débloqué par l’union Européenne  a été en toile de fonds.

 

 

République centrafricaine : Le journaliste Ferdinand Samba libéré,  Reporters sans frontières salue le geste du président Bozizé

 

PARIS, France, 4 mai 2012/African Press Organization (APO)/ -- A l'occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai 2012, le président de la République centrafricaine, François Bozizé, a gracié le directeur d'un quotidien local Le Démocrate, incarcéré depuis plus de trois mois. L'Union des journalistes de Centrafrique avait décidé de boycotter cette journée symbolique, en signe de protestation contre la détention de Ferdinand Samba.

 

"Nous saluons le geste de François Bozizé, qui a su entendre l'appel de la profession. Après trois mois d'emprisonnement dans des conditions difficiles, Ferdinand Samba peut enfin goûter à nouveau à la liberté, retrouver ses proches, et reprendre l'exercice de son métier. Il ne faut toutefois pas oublier que si les autorités avaient respecté la loi de 2005, dépénalisant les délits de presse, le journaliste n'aurait jamais dû être incarcéré," a déclaré Reporters sans frontières, qui appelle à des sanctions proportionnées en la matière.

 

"Nous demandons au président de la République centrafricaine de prolonger son geste, en levant également la sanction contre le quotidien Le Démocrate, interdit de parution pour une durée d'un an. Dans un contexte économique difficile pour la presse, cette suspension risque fort d'asphyxier le journal et de le contraindre à fermer, privant ainsi la population d'un titre de presse".

 

Ferdinand Samba avait été condamné, le 26 janvier 2012, à dix mois d'emprisonnement pour "diffamation", et à payer une amende d'un million de Francs CFA (1 500 euros).

 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 18:59

 

 

 

 

safari en RCA

RFI vendredi 04 mai 2012

En RCA, la justice enquête sur l'assassinat de 13 chercheurs d'or fin mars dans la zone de Bakouma dans l'est du pays. Soupçonné, un Suédois, propriétaire d'un safari dans la zone, est maintenu en détention depuis un mois et demi. Une enquête complexe, très loin d'être résolue.

Le 22 mars dernier, Eric Mararv découvre dans la zone de safari qu'il gère, treize cadavres. Ce sont treize jeunes mineurs, assassinés à coup de bâton, les mains ligotées dans le dos. 

Le 25, ce Suédois qui tient cette exploitation avec sa femme dans le village de Ngou Nguinza, décide de se rendre à Bangui pour rencontrer les autorités. Mais depuis six semaines, il est maintenu en détention dans les locaux de la SRI, la section de recherche et d'investigation. 

Sa femme, Emilie, inquiète, attend toujours des explications : « On ne sait pas s'il y a une accusation, je comprends que c'est une investigation difficile, avec treize morts. Mais on aurait espéré être des témoins, pas des accusés », explique-t-elle à RFI.

Le droit centrafricain stipule qu'une garde à vue peut durer 72 heures et être reconduite une fois. Pour le ministre de la justice, Firmin Feindiro, la prolongation du maintien en détention est justifiée par la gravité des faits : «L'enquête a besoin d'être faite avec le plus grand sérieux. La durée de la garde à vue a été dépassée, je ne pense pas que c'est dans le souci de faire du mal à ces personnes, mais beaucoup plus pour voir si ces personnes soupçonnées sont responsables ou pas ». 

Cette affaire fait en tout cas beaucoup de bruit à Bangui. Eric Mararv employait 250 personnes dans son safari et payait d'importantes taxes à l'Etat centrafricain. Une source diplomatique juge le dossier extrêmement sensible.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 18:54

 

 

 

 

 

KADHAZY

 

TUNIS AFP / 04 mai 2012 17h08- Le principal avocat tunisien de l'ex-Premier ministre libyen incarcéré en Tunisie a affirmé à son tour vendredi à l'AFP que son client lui avait dit que le régime Kadhafi avait financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, une allégation démentie par son avocat français Marcel Ceccaldi.

Al-Mahmoudi m'a dit plusieurs fois que le régime de Kadhafi avait bien financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, a déclaré Mabrouk Kourchid, reprenant l'essentiel des propos tenus la veille par un autre avocat tunisien, Bechir Essid.

Me Kourchid, qui a assisté l'ex-dignitaire libyen auprès de la justice tunisienne, n'a pas avancé de montant, contrairement à Me Essid qui avait mentionné une enveloppe de 50 millions d'euros pour le financement de la campagne présidentielle 2007.

L'ex-Premier ministre libyen est convaincu que sa détention prolongée en Tunisie était effectuée à la demande de la France et visait à taire la question du financement, a-t-il poursuivi.

D'autres avocats tunisiens ont indiqué que l'affaire de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime libyen avait été évoquée devant une cour d'appel tunisienne le 25 octobre 2011.

La question a été posée devant un juge à l'ex-Premier ministre libyen et sa réponse affirmative figure dans un procès-verbal judiciaire, a assuré à l'AFP l'avocat qui avait posé la question, Slim Ben Othman.

Al-Mahmoudi avait alors indiqué qu'une enveloppe de 50 millions d'euros a été remise par lui-même aux mains d'envoyés de Sarkozy à Genève, a déclaré Me Ben Othman.

Une mallette contenant de l'argent en espèces avait été remise à Genève par al-Mahmoudi accompagné d'autres ex-dirigeants libyens, a poursuivi Me Ben Othman, rapportant des propos tenus par son client devant une cour présidée par le magistrat Ezzedine Bouzrara.

Des documents attestant de l'opération ont été copiés et déposés dans plusieurs capitales européennes, a ajouté l'avocat affirmant que son client craignait une liquidation physique.

Citant son client, l'avocat Mabrouk Kourchid a indiqué que le régime de Kadhafi n'avait pas financé que la présidentielle française, deux autres pays de l'Europe de l'est et de l'ouest ont profité de ses largesses, a-t-il affirmé, sans plus de précision.

J'étais présent lorsque la question du financement a été posée, a indiqué à l'AFP un avocat du comité de défense, Me Mahdi Bouaoucha, assurant que les propos de al-Mahmoudi avaient été consignés dans un procès-verbal.

Les trois avocats tunisiens ont assuré ne pas connaître l'avocat français Marcel Ceccaldi qui avait formellement démenti jeudi les affirmations de ses confrères tunisiens. En ma qualité d'avocat d'al-Baghdadi al-Mahmoudi, et sur instruction de ce dernier, je démens formellement les allégations de Bechir Essid, a déclaré à l'AFP l'avocat français Marcel Ceccaldi, qui dit défendre l'ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi.

Dans un état de santé critique, M. al-Mahmoudi avait été hospitalisé pour hémorragie interne, avait indiqué jeudi Me Kourchid.


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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 03:10

 

 

03 mai 2012 | Par Fabrice Arfi et Karl Laske Mediapart

 

 

 

 Baghdadi-Mahmoudi2.jpg

« Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. » L’homme qui parle est celui qui a validé en 2006 le principe d’un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye. Baghdadi Ali al-Mahmoudi était le secrétaire général du Comité populaire général, soit le chef du gouvernement libyen, dont les « instructions » sont mentionnées en toutes lettres dans la note du 10 décembre 2006 révélée par Mediapart

Aujourd’hui détenu en Tunisie, M. Baghdadi a confirmé, mercredi 2 mai au soir, à Mediapart, par l’intermédiaire de l’un de ses avocats, Me Béchir Essid, tant l’existence de la note signée par Moussa Koussa, ancien chef des services secrets libyens, que le montant de 50 millions d’euros débloqués en 2007 par le régime Kadhafi pour l’actuel chef de l’État français.

Depuis la révélation, samedi 28 avril, de ce document explosif, l’Élysée a fait feu de tout bois contre Mediapart. Dénonçant une « infamie » et un « montage », le président de la République a déposé plainte pour « faux et usage de faux », « recel de ces délits » et « publication de fausses nouvelles »lundi et obtenu, dans l’heure qui a suivi, l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris. De son côté, Mediapart a déposé à son encontre, mercredi, plainte pour « dénonciation calomnieuse »

Dès dimanche, l’Elysée s’est efforcé d’éteindre l’incendie auprès des acteurs de l’ancien régime sur lesquels il a gardé prise. Bachir Saleh, le destinataire de la note, présent à Paris bien que recherché par Interpol, et Moussa Koussa, son signataire, réfugié au Qatar, ont démenti sous couvert de leurs avocats l’existence d’un tel document, évoquant, pour le premier, des « réserves » sur son authenticité et, pour le second, des « histoires falsifiées ».

Quant au chef du Conseil national de transition (CNT), Mustapha Abdeljalil, qui doit son poste à la France, il a assuré n’avoir « retrouvé aucune référence à cette lettre dans les archives libyennes ». Mais le directeur administratif du CNT a immédiatement mis en doute ces affirmations.

Le témoignage qu’apporte aujourd’hui l’ancien premier ministre libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, à Mediapart, à travers son avocat, pulvérise les contre-feux présidentiels français. « Nous avons participé à la réussite de M. Sarkozy et au financement de sa campagne présidentielle de 2007 », a fait savoir l’ancien chef de gouvernement par la voix de Me Béchir Essid, qui a rencontré son client en prison pendant plusieurs heures mercredi 2 mai.

« Le montant de 50 millions d’euros est juste »

« Ce financement par M. Kadhafi et la Libye est attesté par un document officiel signé par Moussa Koussa à travers la valise de financement africain », a confirmé M. Baghdadi. Le Libyan African Portfolio (LAP), fonds libyen des investissements africains, présidé par Bachir Saleh, était effectivement le destinataire de l’ordre de paiement pour la campagne de M. Sarkozy dans le document du 10 décembre 2006. Le LAP était considéré comme l’une des caisses noires du régime.

« Le montant de 50 millions d’euros est juste », d’après les déclarations de M. Baghdadi à son avocat, Me Béchir Essid. Ce dernier précise à Mediapart : « Il m’a parlé du financement, du document et du montant ; et le financement a bien été fait de Kadhafi vers Sarkozy. »

Actuellement incarcéré à Tunis, dans l’attente d’une éventuelle extradition vers la Libye, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui fut premier ministre de 2006 jusqu’à la chute du régime Kadhafi, ne cache pas son incompréhension devant l’engagement de Nicolas Sarkozy dans la guerre, déclenchée au printemps 2011. « Il ne comprend pas la rancune de M. Sarkozy et son acharnement à être l’un des principaux artisans de l’attaque du pays qui l’a financé, soutenu et aidé pour sa campagne à hauteur de 50 millions d’euros », insiste l’avocat. « M. Sarkozy a été l’un des plus haineux contre M. Kadhafi et son régime », ajoute-t-il encore.

L’avocat, ancien bâtonnier de Tunis qui fut emprisonné sous les régimes de Bourguiba et Ben Ali, a fait savoir à Mediapart qu’il envisageait de tenir, jeudi 3 mai, en fin de matinée à son cabinet, une conférence de presse afin de préciser encore les déclarations explosives de son client.

Arrivé au mois d’août dernier en Tunisie, où il a trouvé refuge pendant la chute de Tripoli, l’ancien chef du gouvernement libyen a été arrêté et condamné pour « entrée illégale » dans le pays, le 22 septembre, avant d’être finalement relaxé par la cour d’appel de Tozeur. Il reste cependant placé sous écrou extraditionnel à la demande de la Libye.

L’association Amnesty International a estimé que le retour en Libye de M. Baghdadi l’exposerait « à de réels risques de graves violations des droits de l’homme, notamment la torture, une exécution extrajudiciaire et un procès injuste ». Des ONG tunisiennes ont également appelé à « ne pas remettre Baghdadi aux autorités libyennes vu l’instabilité de la situation sécuritaire dans le pays ».

Avec Caroline Donati et Rachida El-Azzouzi

 

NDLR : Ce M. Baghdadi Ali al-Mahmoudi est ce dernier Premier Ministre du colonel Kadhafi qui se trouve actuellement en prison en Tunisie et au profit duquel Bozizé a accordé un asile politique en Centrafrique qui demeure à ce jour sans effet concret pour l'intéressé.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 02:29

 

 

 

 

Bozizé fait du sport

Bangui, 1er mai (ACAP) - Le Président de la République François Bozizé, accompagné de son épouse Monique Bozizé, a attiré l’attention des sapeurs-pompiers au sujet des accidents qui causent du mal au parc automobile de leur service, à l’occasion de la remise de deux véhicules incendie au Bataillon des Sapeurs-Pompiers (BSP), mardi 1er mai 2012, à Bangui.

Ces deux engins, dont l’un est d’une capacité de 2.500 litres, ont pour but de permettre aux sapeurs-pompiers d’intervenir efficacement en cas d’incendie partout dans la capitale centrafricaine et ses environs.

Aux dires du Ministre de l’Administration du Territoire, Josué Binoua, les derniers équipements dont ont bénéficié les sapeurs-pompiers remontent à plus de 22 ans, sans qu’il y ait eu de renouvellement au sein du parc automobile. Aussi, le Ministre a déploré l’inconsistance de l’encadrement du personnel, gagné par la motivation.

Josué Binoua a également estimé que présentement, la saison sèche étant ce qu’elle est, avec ses corollaires d’incendie, l’acquisition de ces équipements, sur le budget de l’Etat, est opportune pour les sapeurs-pompiers, afin de leur permettre de sauver de nombreuses vies humaines.

Le Président de la République a déploré qu’antérieurement, des sapeurs-pompiers aient participé à l’immobilisation de leurs engins par la vente des pièces détachées des véhicules légèrement en pannes et de la vente du carburant. Une instruction ferme a été donnée au commandant du Bataillon des Sapeurs Pompier, Japi Ngoko, de veiller à la bonne utilisation des équipements.

Il est à noter que la gestion des sapeurs-pompiers a légèrement prêtée à confusion en ce sens qu’ils dépendent administrativement du Ministère de l’Administration du Territoire tandis que la gestion de leur carrière incombe au Ministère de la Défense nationale.

 

NDLR : Un président ne se déplace pas pour le don de deux véhicules fussent-ils pour les sapeurs-pompiers. Par ailleurs Bozizé est très mal placé pour déplorer "qu’antérieurement, des sapeurs-pompiers aient participé à l’immobilisation de leurs engins par la vente des pièces détachées des véhicules légèrement en pannes et de la vente du carburant".

Lorsqu’il fut chef d’Etat-major des FACA, faut-il rappeler que n’est-ce pas  lui-même en personne qui réformait à tour de bras les véhicules de l’armée pour les revendre aux commerçants musulmans du KM 5 et siphonnait à sa guise les carburants des FACA pour les dépoter dans sa station essence du PK 4 qui est toujours sa propriété à ce jour ?

Feint-t-il aujourd'hui d’oublier que c’est ce juteux trafic ainsi que  le fruit de la revente par lui des équipements laissés par les EFAO à Bouar  qui lui ont permis de réunir de quoi recruter des mercenaires tchadiens pour monter sa rébellion qui a plongé le pays dans les abysses ? Les Centrafricains connaissent maintenant mieux Bozizé et ne pourront plus se laisser duper par son discours démagogique et ses faux-semblants.

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