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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 12:56




BANGUI -- (Xinhuanet 23/11/2009) L'ancien président de la République centrafricaine (1993-2003) Ange Félix Patassé a annoncé samedi à Bangui qu'il se présenterait comme "candidat indépendant" à la prochaine élection présidentielle prévue pour mars-avril 2010.

"Je peux créer un nouveau parti, j'ai la capacité. Mais pour le moment, j'ai opté pour une candidature indépendante pour préserver l'unité du parti",

a expliqué l'ancien chef de l'Etat, exclu, en juin 2009, du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti politique qu'il a conduit au pouvoir en 1993, après 15 années passées dans l'opposition.

"Il n'y a pas de problème entre Ziguélé et Patassé, c'est mon fils, Ziguélé, nous sommes tous Centrafricains", a-t-il affirmé au sujet de son ancien Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003), désigné par le MLPC pour défendre ses couleurs à la prochaine élection présidentielle.

Rentré à Bangui, le 30 octobre dernier, après six années d'exil au Togo suite à son renversement par un coup d'Etat opéré par le général François Bozizé, actuel chef de l'Etat, Ange Félix Patassé avait initialement réclamé des élections primaires au sein du MLPC pour le choix du candidat à la présidentielle.

Interrogé sur son implication dans le dossier de l'ancien vice- président congolais Jean-Pierre Bemba, dont le procès devrait s'ouvrir en avril 2010 devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour des crimes de guerre commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003, M. Patassé a répondu qu'il faudrait laisser cette institution faire son travail.

"Si je partais à la CPI, ce serait en accusateur, la Cour Pénale Internationale a vu mon avocat et la Cour pénale dit que Patassé n'est pas responsable", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il a été "parmi les premiers chefs d'Etat à promouvoir la CPI". S'exprimant au côté de sa nouvelle épouse, Angeline, l'ancien président, qui rencontrait pour la première fois la presse centrafricaine depuis son retour au pays le 30 octobre dernier, a commencé sa prestation par une prière, expliquant avoir perdu le pouvoir pour avoir péché par orgueil et conduit le peuple à la division, ce pour lequel il demandait pardon à ses compatriotes.

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 00:17




                        Bozizé et Ndoutingai

La guéguerre entre le ministre d’Etat aux mines, à l’Energie et de l’Hydraulique Sylvain Ndoutingai et son ministre délégué Jean Chrysostome Mékondongo se poursuit et atteint des proportions ubuesques. Le plus navrant dans cette situation qui prend par moment des aspects inattendus est que ni le premier ministre Faustin Touadéra dont on sait qu’il n’a aucune envergure et qu’il n’est qu’un simple figurant, ni le président Bozizé, ne daignent prendre leurs responsabilités et laissent pourrir les choses.

Tout porte à croire que le véritable patron de ce pays est le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingai. Un nouvel exemple vient illustrer la guéguerre qui agite depuis un petit bout de temps les deux ministères des mines de l’Energie et de l’Hydraulique et son ministère délégué, dont les cabinets de ministres se trouvent à juste un jet de caillou l’un de l’autre.

Selon une source de ce ministère qui a requis l’anonymat, ce lundi 23 novembre 2009, un forum sur l’énergie se tient à Deauville en France auquel devraient initialement prendre part le ministre centrafricain délégué à l’Energie, Jean-Chrysostome Mékondongo et quelques cadres de la société d’énergie centrafricaine ENERCA. Informé dans un premier temps du projet de participation de l’ENERCA à cette réunion, le ministre d’Etat Ndoutingai s’oppose fermement, sollicite et obtient même l’accord de Bozizé soi-même pour interdire tout déplacement des responsables de l’ENERCA.

Reste le cas du ministre délégué qui, sachant que son ministre d’Etat de tutelle refuserait aussi catégoriquement sa participation au forum de Deauville, se rabat sur le premier ministre Faustin Touadéra et introduit une demande d’ordre de mission à la signature du premier ministre afin de pouvoir se rendre malgré tout à Deauville en France. Le week-end a été très mouventé. Au moment où nous rédigeons cet article, nous ignorons ce qui advenu du sort de l’ordre de mission de Mékondongo. A-t-il été signé par Faustin Touadéra ou pas, on le saura au prochain épisode de ce feuilleton.

Cela dit, une question doit être posée qui mérite une sérieuse réponse de la part de tous ces rigolos. Au moment où les habitants de Bangui en particulier, endurent tous les jours et toutes les nuits les affres des coupures intempestives de courant du fait de la situation catastrophique des installations techniques de production et de fourniture du courant électrique de l’ENERCA, qu’apportent les participations des responsables de cette société et ceux du ministères de tutelle et ministère délégué des mines, Energie à tous ces fora et autres séminaires et colloques à travers le monde ?

Qu’un pays comme la RCA se permette de disposer de deux ministères pour les mines, l’Energie et l’Hydraulique, n’est-ce pas un véritable luxe inutile ? Au départ, c'était dû aux caprices de Ndoutingai que Bozizé avait nommé ministre des finances. Or, il n'avait mis qu'un seul mois à la tête de ce ministère où il n'avait rien à faire. Cependant, la situation qu'il a créée entre temps au ministère des mines en inventant de toute pièce un ministère délégué pour y caser son beau frère Mékondongo avec lequel il est à présent à couteaux tirés, est malheureusement demeurée sans changement jusqu'ici. 
 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:55




 

Bangui, 20 nov. (ACAP)- « Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Union Européenne ont octroyé six milliards (6.000.000.000) F. CFA pour permettre à la République centrafricaine de lutter contre la faim », a annoncé, vendredi 20 novembre 2009 au cours d’un point de presse sur le déplacement du président de la République François Bozizé à Rome sur la sécurité alimentaire le ministre du Développement rurale, M. Fidèle Gouandjika.

Selon M. Gouandjika, le président de la République François Bozizé a, dans son discours, fait savoir que la République centrafricaine, à l’instar des autres pays, connaît la faim à cause de la crise internationale, notamment dans la Mambéré Kadéi, à l’Ouest.

 « Il nous a instruit d’organiser une table ronde sectorielle de l’Agriculture au niveau national et a demandé aux bailleurs de fonds de soutenir financièrement la République centrafricaine pour lutter efficacement contre la faim », a-t-il souligné.

Le chef de l’Etat a estimé que les fonds alloués à la République centrafricaine devraient servir à acheter les produits agricoles centrafricains afin de permettre aux Centrafricains de lutter contre la pauvreté et par conséquent éradiquer la faim, a encore déclaré M. Gouandjika, qui a également indiqué que le Fonds de développement agricole (FIDA) s’engage à effacer ses dettes à partir de l’an 2010 et mettre en chantiers des grands projets dans le domaine agricole. 



NDLR : Selon Bozizé, "la République centrafricaine, à l’instar des autres pays, connaît la faim à cause de la crise internationale..." (cf extrait de son discours prononcé récemment à la tribune de la FAO à Rome). Faux ! Archi-faux ! La crise a bon dos. C'est trop facile ! Avant son avènement, la faim sévissait déjà en Centrafrique. C'est la mauvaise gouvernance de Bozizé et les nombreux rackets opérés par Ndoutingai sur les collecteurs et bureaux d'achat de diamant, qui sont venus accentuer cette famine, notamment dans les zones minières du Sud-Ouest du pays. Bozizé et sa clique ont suffisament fait la démonstration de leur incapacité à gérer et à utiliser à bon escient tous ces milliards que ne cessent de déverser sur le pays la communauté internationale et différents partenaires au développement. Or, plus on déverse les milliards, plus ils en réclament et moins on en voit les retombées sur les conditions de vie des populations.. Il faut que cesse ce manège.    

 



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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:28




 

Bangui, 21 nov. (ACAP) – Le président de la République François Bozizé a reçu en audience, vendredi 20 novembre à Bangui, le Représentant spécial du président de la commission de l’Union Africaine M. Sadok Fayala, Qui achevait une mission de 5 jours en République Centrafricaine.

Cette entrevue, qui boucle une série d’audiences entamée depuis le 18 novembre avec les autorités centrafricaines, s’inscrit dans le cadre des visites périodiques depuis quelques années dans ce pays, a indiqué M. Fayala, à l'issue de l'audience.


« C’est l’occasion de passer en revue l’évolution de la situation des grandes réformes qui ont été faites sur tous les plans et particulièrement la prochaine étape, que ça soit sur le plan politique, économique et sécuritaire, don c’est une rencontre extrêmement positive, utile pour nous, pour l’Union Africaine qui suit avec beaucoup d’intérêt ce qui a été réalisé dans ce pays », a souligné l’émissaire de l’UA.

 
« Nous souhaitons pour ce pays, membre de l’UA, beaucoup de réussite, de progrès et de développement pour sa population », a conclu M. Fayala, qui a annoncé l'ouverture prochaine d'un bureau permanent de l'Union Africaine à Bangui.


Les ministres Antoine Gambi et Elie Ouéfio, respectivement, ministre des Affaires Etrangères et ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, ont apprécié à sa juste valeur l’initiative qui viendra faciliter les contacts et les relations entre cette institution internationale et la RCA.

 
Ils ont exprimé à leur interlocuteur la volonté et l’engagement du gouvernement à sécuriser le pays et à mener à son terme le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) en vue de garantir la transparence des élections prévues pour 2010.



NDLR : Il faut que les actes que posent Bozizé et sa clique soient en adéquation avec les déclarations qu'ils font à leurs interlocuteurs étrangers. Un exemple est justement le cas du DDR où Bozizé continue d'affirmer que l'argent octroyé par la CEMAC (5 milliards de F CFA) se trouverait à la BEAC à Bangui pendant que les ex combattants, à force d'attendre, ont remis en place toutes les barrières de racket. Jusqu'à quand serait-on tenté de lui demander, cet argent doit demeurer à la BEAC? Pour que le DDR aboutisse vraiment comme il dit vouloir s'y engager,  Bozizé doit décaisser cet argent et le remettre au BONUCA pour le gérer.C'est pourtant aussi simple que cela. N'a-t-il pas confiance au BONUCA et au PNUD ?

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:24




21 Novembre 2009 Par Blandine Flipo Mediapart

 

Bruno Ben Moubamba comptait bien marquer le coup. Devant l'Elysée et quelques journalistes, ainsi qu'un nombre largement plus conséquent de policiers, cet opposant gabonais a voulu dénoncer l'audience accordée par Nicolas Sarkozy au président du Gabon, Ali Bongo, ce vendredi 20 novembre. Dans sa déclaration, destinée au chef de l'Etat français, il s'interroge: «Ainsi donc, monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République française, vous qui aviez promis en 2007 d'en finir avec la "Françafrique", vous avez choisi de recevoir aujourd'hui Monsieur Ali Bongo Ondimba à l'Elysée (...) Nous nous étonnons que la France, malgré les soupçons de collusion, qui pesaient déjà contre son gouvernement, quant au soutien qu'elle aurait apporté à M. Ali Bongo, pour son coup de force électoral, reçoive ce dernier sans explication.»

 Collusion, Françafrique, comme bon nombre d'opposants gabonais avant lui, Bruno Ben Moubamba ne mâche pas ses mots. Devant l'Elysée, il n'hésite pas à préciser sa pensée: «Ce sont les hommes de l'ombre, comme Robert Bourgi, qui ont programmé ce coup d'Etat au Gabon pour servir les intérêts privés des compagnies françaises.» Cette accusation n'est pas nouvelle, ni dénuée de fondements. Robert Bourgi a bel et bien déclaré, peu de temps avant la présidentielle controversée gabonaise, que la France appréciait le candidat Ali Bongo. L'Elysée lui a ensuite intimé de garder le silence, silence qu'il observe scrupuleusement depuis.

 La proximité avec le fils d'Omar Bongo ne s'est pas démentie. Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la francophonie, qui a succédé à Jean-Marie Bockel dont le défunt président gabonais avait obtenu la tête, s'est rendu à Libreville pour l'intronisation de l'héritier. «Vous vous rendez compte que la France est le premier pays démocratique à recevoir Ali Bongo ? Ce n'est pas digne de la patrie des droits de l'homme», dénonce Bruno Ben Moubamba. En réalité, le président gabonais a fait une petite escapade à Londres avant de se rendre à Paris. Le symbole reste fort, et la visite, contrairement à la Grande-Bretagne, est officielle.

 Plus problématique encore que la proximité politique, les opposants gabonais dénoncent la collusion du fait des intérêts privés. «La famille Bongo est présente dans la compagnie Total et le conseil d'admistration de Bolloré, les liens sont très clairs!», ajoute Bruno Ben Moubamba. Vincent Bolloré, qui connaît des déboires économiques au niveau de sa filière portuaire, a en effet plus que jamais besoin de la gestion de ses ports en Afrique. Mediapart avait déjà relaté ses différentes manœuvres mises en place pour garder sa place chaude au Gabon, au Cameroun ou en Guinée-Equatoriale. Trois pays dont les chefs d'Etat ont été impliqués dans l'affaire des biens mal acquis, désormais en attente de décision à la Cour de cassation.

Les crocodiles ont la peau dure

 Au-delà de la colère légitime des opposants gabonais, la visite d'Ali Bongo interroge. Au début de son mandat, Nicolas Sarkozy avait semblé tenir un discours contradictoire, entre permanence des vieux réflexes et ouverture. La nomination de Bruno Joubert, un ancien du Quai d'Orsay, à la tête de la cellule Afrique de l'Elysée, avait d'abord réjoui les pourfendeurs de la Françafrique. Ces derniers avaient été refroidis par l'éviction de Jean-Marie Bockel, et surtout par le discours de Dakar, jugé très “colonialiste”.

 Mais ils ne perdaient pas espoir d'un changement, Nicolas Sarkozy se montrant peu intéressé par les affaires africaines. Le président a vite laissé à Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, le soin de jouer les “marabouts blancs”. Guéant s'est pris au jeu: Robert Bourgi, ancien vieux routier de la Françafrique, ne tarissait pas d'éloges à l'égard de celui qu'il appelle le «nouveau Foccart». Les sorties bruyantes du susnommé ont amené plusieurs analystes à suggérer qu'il était devenu hors du coup. Parallèlement, on a beaucoup vu un certain Patrick Balkany cherchant à placer ses compétences dans des tractations industrielles franco-africaines (lire notre article).

 Mais les vieux crocodiles ont de la ressource, surtout quand on leur offre un boulevard.  Fin août, Bruno Joubert apprend sa promotion vers Rabat pour 2010. L'équilibre entre les tenants de l'“ouverture” et les anciens s'est donc modifié. Robert Bourgi est redevenu muet, pas seulement pour des raisons diplomatiques. Les vieux réflexes sont de retour: en ce qui concerne l'Afrique, la transparence n'est plus de mise. La diplomatie française a brillé par son silence lors des massacres en Guinée Conakry. Et ce, alors même qu'Alain Joyandet, encore lui, était présent sur le sol guinéen quelques semaines avant le drame. Cet attentisme nourrit un fort ressentiment contre la France dans les ex-colonies de l'Afrique de l'Ouest, comme le constate le New York Times, dans son édition du 12 novembre. «Si cela continue comme ça, la France va tellement se décrédibiliser qu'elle va céder sa place aux Chinois», menace Bruno Ben Moubamba.

 Les questions économiques expliquent au contraire le comportement français. Le 5 novembre dernier, Ali Bongo a déclaré dans un bref communiqué que le Gabon allait interdire l'exportation de son bois à partir de 2010. Cette nouvelle a affolé la filière française, dont un des fleurons, Rougerie, possède de grandes exploitations dans le pays. Le Gabon possède une des dernières plus grandes réserves de forêts primaires au monde. Après le pétrole, dont l'exploitation est sur le déclin, l'exploitation forestière est une des plus importantes sources de devises pour le pays. Ali Bongo a justifié sa décision par sa volonté de lutter contre le chômage, et de transformer le bois sur place, afin d'en récupérer la plus-value. Le calcul politique du contesté fils Bongo est simple: il cherche une légitimité, et à trancher avec les réflexes de rente de son père.

Un choix tactique

 Le président gabonais est venu discuter du sommet de Copenhague avec le président français. D'un point de vue aussi bien écologique que diplomatique, cette limitation de l'exploitation forestière d'un pays ami ne pourrait pas mieux tomber pour les Français. Mais du côté des industriels, cette décision passe mal. Nicolas Sarkozy se retrouve donc pris entre deux intérêts contradictoires: offrir un soutien au président mal élu gabonais, quitte à froisser les opinions publiques, ou bien ouvrir le dialogue pour ne pas perdre la main, bien que cette main s'accompagne d'une attaque en bonne et due forme contre des intérêts français.

 La France a choisi, Nicolas Sarkozy accueille Ali Bongo. Quant à savoir ce qu'ils se diront, encore une fois, rien ne filtrera. Si le temps où l'Afrique était un pré carré conquis de la France semble révolu, les hommes et les réflexes de la Françafrique, eux, tiennent toujours bon.

 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 18:51




  Patassé et sa nouvelle épouse lors de sa conférence de presse

 Bangui, 21 nov. (ACAP) - L’ancien président centrafricain, Ange Félix Patassé, a annoncé, au cours de sa première rencontre avec la presse, samedi 21 novembre 2009 à Bangui, qu’il se présentera comme « candidat indépendant » à la prochaine élection présidentielle prévue pour mars-avril 2010.


 « Je serai candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2010 », a-t-il annoncé souhaitant laisser la question de leadership au sein du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti dont il est le président fondateur à la justice.

 « Je peux créer un nouveau parti, j’ai la capacité. Mais pour le moment, j’ai opté pour une candidature indépendante pour préserver l’unité du parti », a-t-il fait remarquer.

Par ailleurs, Ange Félix Patassé souhaite une « élection sereine et fiable » pour permettre à la population de sortir de « situation catastrophique et misérable » dans laquelle elle se trouve actuellement.

Abordant la question d’une éventuelle poursuite judiciaire de la Cour pénale internationale (CPI) contre lui, il a répondu que sa conscience ne lui reprochait rien.

« D’ailleurs la CPI a vu mon avocat, jusqu’à preuve du contraire, la CPI dit que Patassé n’est pas responsable de ce qui s’est passé (…). Et même si je partais à la CPI, j’irai en accusateur et non en accusé », a-t-il réitéré.

Ange Félix Patassé estime par contre qu’il lui appartient d’engager une procédure judiciaire contre les auteurs des multiples tentatives de coups d’Etat ou des coups d’Etat contre son régime. « Mais le moment n’est pas encore venu, je suis rentré pour l’unité », a-t-il relevé.

A la question de savoir il souhaite revenir au pouvoir avec son âge (72 ans), il a répondu qu’ « un homme politique ne vieillit jamais, il est toujours régénéré, il se régénère à travers son programme », programme qu’il promet de mettre à la disposition de la presse dans les prochains jours.

 En exil à Lomé au Togo de 2003 après avoir été renversé par son ancien Chef d’Eta major, François Bozizé, actuel Président de la République Centrafricaine, Ange Félix Patassé est rentré au pays le 30 octobre dernier après avoir bénéficié d’une amnistie qui lui permis de prendre part au Dialogue Politique Inclusif (DPI) en décembre 2008.

Ange Félix Patassé qui affirme être « rentré définitivement au pays » après sept ans d’exil, envisage de reconquérir le pouvoir qu’il affirme avoir « mal géré à cause de l’ignorance et des mauvais conseillers », en 2010, demandant pardon à la population et prônant l’unité « pour un Centrafrique rénové ».



NDLR : C'est trop facile pour l'ex président de rejeter la responsabilité de sa mauvaise gouvernance du pays pendant presque dix ans sur l'ignorance et l'oeuvre des mauvais conseillers. Il doit être seul à assumer le poids de sa mauvaise gestion qui a déroulé le tapis rouge sous les pieds d'une calamité comme François Bozizé. 

 


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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 04:17




 

Il vous souviendra certainement qu’au mois de juillet  2009, j’ai tenu une conférence de presse au siège provisoire du Parti à la Salle Mazette. Dans mon propos liminaire, j’ai fait état des cahiers que les sous-préfets et préfets de la  région nord-ouest que je venais de visiter, avaient reçu des mains du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Monsieur Elie OUEFIO, par ailleurs Secrétaire Général du KNK depuis le congrès de ce parti à Mbaïki le 14 novembre dernier, afin d’y inscrire les citoyens dans le cadre du recensement électoral. Bon seulement j’ai vu moi-même ces cahiers, mais je les ai fait également voir par le député de la localité.


Le Ministre OUEFIO organisa peu de temps après une conférence de presse pour démentir mes propos et affirmer qu’il n’a jamais distribué des cahiers à cette fin. J’ai proposé, sans succès, qu’une commission d’enquête soit constituée pour vérifier cette situation.
Par la suite, nous avons recueilli des renseignements auprès de nos structures nous confirmant que ces cahiers ont été bel et bien distribués aux chefs de village et aux maires dans plusieurs préfectures, et même à Bangui et à Bimbo.


Les dénégations du ministre OUEFIO n’y changeront rien. Des manœuvres ont bien été initiés sous son instigation, et sont en cours, pour saboter le processus électoral par le tripatouillage de l’élément cardinal qui est l'établissement des listes électorales.


Il va sans dire que nous n'accepterons jamais des tentatives de contournement des dispositions plus que claires et précises du Code électoral. Toutes les filles et les fils de ce pays, ainsi que  les vrais amis de la RCA ne doivent pas non plus accepter cette supercherie.


Il nous faut un recensement électoral publiquement annoncé par toutes les voies officielles. Ce recensement électoral doit bien sûr être fiable et exhaustif sur toute l'étendue du territoire. Il doit être effectué par la Commission Electorale Indépendante,  comme le dit la loi. Les listes électorales doivent ensuite être publiées par voies d'affichages, puis corrigées suite aux différentes réclamations des citoyens, comme le dit la loi. Les listes définitives informatisées ainsi constituées seront la seule base de travail pour tous. La loi doit être respectée.


Par conséquent, nous n'accepterons ni inscriptions clandestines des citoyens par des chefs de village et des maires aux ordres, sur des cahiers d'écoliers pour constituer des listes parallèles comme le fait depuis le mois de juillet le Ministre centrafricain de l'Administration du Territoire, et Secrétaire général du KNK, Monsieur Elie OUEFIO.
 

Nous n'accepterons plus de listes électorales manuscrites comme en 2005, acceptées à l’époque  sous le prétexte de l’urgence et des difficultés du pays après la rébellion. Ces listes ne pouvaient être fiables : la preuve, bien que candidat et admis au deuxième tour, je n’ai pas pu voter aux deux tours de scrutin car mon  nom ne figurait pas sur ces listes électorales !


Par ailleurs, devant l’Assemblée Nationale en avril dernier, le même Ministre OUEFIO a affirmé que les listes électorales de  2005 étaient  détruites à 100%, et les urnes à 75%.

Alors, de quelles listes électorales le pouvoir parle-t-il  lorsqu’il évoque des actualisations de listes électorales en lieu et place d’un recensement électoral, puisque par définition on ne peut actualiser que ce qui existe? 

En réalité, ce sont les noms des personnes recensées illégalement et clandestinement par les chefs de village et les maires, sous l’instigation du Ministre Elie OUEFIO, qui ont été saisies en privé sur des fichiers informatiques parallèles, dans le dessein de les imposer à la Commission Electorale Indépendante.

Nous n'accepterons jamais ces fichiers informatiques parallèles confectionnés sur la base d'un soi-disant recensement électoral clandestin et illégal.


La loi doit être respectée dans toutes ces dispositions : le recensement électoral doit se faire par la Commission Electorale Indépendante, un point c’est tout.


No pasaran !

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 04:13




 

Les Afriques 20-11-2009 Par Achille Mbog Pibasso

 

Une demi-douzaine d’institutions bancaires de la région sont placées sous administration provisoire avec, probablement, des scissions-liquidations à moyen terme.

 

La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a déclenché une véritable tempête avec la mise sous administration provisoire de plusieurs banques : Commercial Bank Cameroon (CBC), Commercial Bank Centrafrique (CBCA), Commercial Bank Tchad (CBT), Amity Bank Cameroon, Union Bank Cameroon (UBC) ainsi que d’établissements de microfinance, à l’instar de Cofinest Cameroun. Signe que malgré une surliquidité bancaire apparente, les banques de la région, notamment celles constituées de l’épargne des nationaux, à une ou deux exceptions près, sont loin d’avoir la stabilité qu’on leur prête, même si globalement la situation s’est améliorée au cours de la dernière décennie.

 

Pour le gendarme du secteur bancaire en Afrique centrale, ce type de décisions, en l’occurrence la mise sous administration provisoire, permet de « prévenir le risque systémique, car la défaillance d’un établissement de crédit peut mettre en péril les autres banques par effet de contagion, d’éviter que le statu quo participe à la survie artificielle d’une entreprise non compétitive ». La COBAC situe les besoins de financement à quelque 600 milliards de francs CFA (900 millions d’euros). Une ardoise importante difficile à réunir, notamment dans un contexte de conjoncture économique et de crise financière internationale qui a davantage fragilisé les économies des pays de la région. Les dernières mesures en date, concernant la mise sous administration provisoire d’une demi-douzaine de structures bancaires de la CEMAC, constituent « une mesure de sauvetage » qui permet d’éviter une concurrence déloyale vis-à-vis des autres établissements de la place soumis à la réglementation bancaire sans restriction.

 

Régulation

 

Il convient de faire observer que l’absence de prise de décision ferme de la COBAC ne saurait être assimilée à un soutien abusif de l’autorité de supervision à un établissement de crédit contrevenant. Il s’agit de réguler dans l’optique de renforcer le positionnement des banques dans leur option de financement des économies sous-régionales. Tenant compte du fait que la faillite bancaire entraîne des conséquences imprévisibles avec l’absence d’un fonds de garantie actif, la mise sous administration provisoire de ces structures devrait, autant que faire se peut, limiter les dégâts. C’est sur la base d’une des dispositions réglementaires que la COBAC peut, en cas de carence dans l’administration, la gérance ou la direction d’un établissement de crédit, adresser des injonctions ou des mises en garde aux établissements assujettis, prononcer à leur encontre comme à l’encontre de leurs dirigeants ou leurs commissaires aux comptes des sanctions disciplinaires et désigner un administrateur provisoire.

 

Un mécanisme qu’utilise pleinement la COBAC pour restructurer le secteur bancaire. Selon des sources proches de la COBAC, il serait possible de passer dans les prochains mois à l’étape supérieure, avec la scission-liquidation des banques dont le plan de restructuration aura échoué au terme de la période de l’administration provisoire, qui est de six mois, éventuellement renouvelable.

Onze banques camerounaises fermées ou soumises au régime de la scission-liquidation ces quinze dernières années

 

1 – Banque camerounaise pour le développement (BCD)

2 - Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Cameroun (BICEC)

3 – Banque Méridien BIAO-Cameroun

4 – Bank of Credit and Commerce (BIAOC)

5 – Banque nationale de développement (BND)

6 – Cameroun Banque (CB)

7 - Crédit Agricole du Cameroun (CAC)

8 – First Investment Bank (FIB)

9 – International Bank of Africa Cameroon (IBAC)

10 – Paribas Cameroun (PC)

11 - Société camerounaise de banques (SCB)

 

Sept institutions bancaires ayant été placées sous administration provisoire ces deux dernières années

1 – Commercial Bank Cameroon (CBC)

2 – Commercial Bank Centrafrique (CBCA)

3 – Commercial Bank Tchad (CBT)

4 – Amity Bank

6 – Union Bank of Cameroon

7 - COFINEST

 

Source : http://www.lesafriques.com/cameroun/mauvaise-passe-pour-les-banques-d-afrique-centrale.html?Itemid=89?article=20559

 

Centrafrique : la Commercial Bank sous administration provisoire

 

Les Afriques 20-11-2009

 

Un administrateur provisoire a été désigné à la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) par la Commission bancaire de l'Afrique centrale (COBAC).

Cette décision a été notifiée aux responsables et au personnel de l'établissement bancaire par le secrétaire général adjoint de la COBAC, Raphaël Tung Nsué, suite aux missions d'inspection qui avaient établi l'existence de créances douteuses en 2008 et le non-respect des ratios prudentiels.

Selon lui, cette décision « vise plutôt à sécuriser les intérêts de la clientèle, notamment les épargnants ».

L'ancien directeur général de la CBCA, M. Tagatio, a été nommé pour cette mission.

Il a un délai d'un semestre pour relever les ratios financiers de la banque.

 

 

Source : http://www.lesafriques.com/centrafrique/centrafrique-la-commercial-bank-sous-administration-provis.html?Itemid=46?articleid=20470

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 16:03




FAO : lutter contre l’injustice, lutter contre la pauvreté

Un milliard d’affamés : On en parle quand par Denis Metzger *

LEMONDE.FR | 19.11.09 | 18h52  •  Mis à jour le 19.11.09 | 18h53

Tandis que les banquiers de Wall Street s'agitent pour battre le record historique des bonus qu'ils se payent à eux-mêmes, tandis que Goldman Sachs s'apprête à payer 11 milliards de dollars de bonus à ses cadres pour le premier semestre 2009, les plus déshérités sont broyés par la crise dans la plus grande indifférence.

La crise financière de 2008 et la crise économique qui lui succède depuis 2009 ont fait disparaître des esprits, et donc des médias, la crise alimentaire. Tout récemment, les cris de joie des banquiers saluant le retour des profits et des milliards de bonus ont couvert par leur vacarme insolent les cris des centaines de millions de pauvres qui n'ont pas les moyens de s'offrir plus d'un repas maigre par jour.

Au-delà du caractère inique et révoltant des bonus des banques, c'est le système lui-même qui nous interpelle. En 2008, au moment même où le monde crie famine, un tiers du revenu net de Goldman Sachs provient de ses interventions sur les matières premières (Wall Street Journal, 19 novembre 2008). Aujourd'hui, plus d'un milliard de personnes souffrent de la faim, soit cent millions de plus qu'en 2008, cent cinquante millions de plus qu'en 2006 !

Il n'est pas de meilleur moment pour le réveil des consciences, car au-delà du sentiment d'injustice qui nous saisit, on entrevoit la solution dans le problème même. Il s'agit bien d'une question de juste répartition et non d'un problème de pénurie de biens ou de capitaux.

Au Niger en 2005 les politiques agricoles imposées par Washington ont ruiné les paysans modestes, entraînant des milliers de morts dans l'une des grandes famines de notre temps. En 2008, les taux de malnutrition se sont ponctuellement détériorés dans la région nord de la Côte d'Ivoire ; ils ont alors presque doublé pour atteindre 17,5 % (sources : ministère de la santé, Unicef, FAO). Les exploitations d'hévéa, qui produisent du caoutchouc pour l'automobile, ont dû licencier par milliers, de même que les exploitations de forêts produisant pour la filière bois de construction. Les cours se sont effondrés alors que le prix des denrées alimentaires reste stabilisé à son plus haut niveau. Tributaires des marchés, les petits producteurs des zones rurales et les ménages pauvres sont poussés dans les zones urbaines où l'accès à la nourriture leur est très difficile. Le taux d'extrême pauvreté, longtemps maintenu à 10 %, a explosé à 48,9 % en 2008 selon une enquête menée par le gouvernement ivoirien.

En 2009, dans le silence, on meurt aussi de faim en République centrafricaine, pays où 67 % de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté et où un ménage sur deux ne consomme qu'un repas de farine de manioc par jour. C'est dans ce contexte de misère chronique que la Société d'exploitation forestière de Centrafrique a dû licencier 50 % de ses salariés. Avec le ralentissement des activités minières et commerciales, qui constituent le moteur de l'économie locale, les foyers se trouvent dans l'incapacité d'acheter de la nourriture, que les prix maintenus élevés par les cours mondiaux ont rendu inaccessibles. A Berberati, où ACF s'est installé en urgence, plus de 1 100 enfants sont au seuil de la mort, victimes de cette maladie de la honte qu'est la malnutrition aiguë sévère. Ventres ballonnés par le kwashiorkor, côtes décharnées par la faim, extrêmes images, encore et encore, d'un insoutenable scandale.

Si nous ne prenons pas garde, le monde qui a commencé à se révolter contre nos valeurs se révoltera pour de bon contre nous. Car plus que le manque, c'est l'injustice qui fomente les révoltes. Oui, le monde a faim de pain mais plus encore de justice.

A la veille du sommet mondial pour la sécurité alimentaire, nous lançons un appel aux Etats présents à Rome pour qu'une réponse concrète à cette urgence de santé publique mondiale soit enfin apportée. Eradiquer la malnutrition est possible. Il suffit de le vouloir.


*Denis Metzger, président d'Action contre la faim (ACF)

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 04:50



Enfin Mme Monique Bozizé est rentrée au bercail




Après un séjour de près de près de cinq mois en France où elle a dû prendre des soins médicaux pour on ne sait quelle mystérieuse maladie et aussi se reposer, la première dame de Centrafrique, Mme Monique Bozizé a regagné Bangui ce 19 novembre par le vol régulier d’Air France.

 


Patassé a démarré ses activités politiques




L’ex président Patassé s’est rendu ce jeudi dans un local situé dans le cinquième arrondissement de Bangui qui sert de lieu de regroupement à ses quelques partisans afin de leur parler. C’est la première sortie qu’il effectue pour conférer avec ses affidés en dehors d’une visite qu’il à rendue à l’ambassadeur des USA Frederick Cook. Il a également reçu à son domicile, cette semaine, l’ambassadeur de la Chine à Bangui. On prête à l’ex président l’intention d’aller finalement en « indépendant » et non avec l’étiquette MLPC aux prochaines élections présidentielles. Il en aurait fait l’annonce lors de sa rencontre de ce jeudi avec ses partisans et compte le faire plus solennellement le samedi prochain au cours d’une conférence de presse qu’il pourrait tenir.

 


Alain Joyandet à Bangui début janvier 2010





Selon une source proche de la présidence centrafricaine qui a requis l’anonymat, Bozizé aurait marqué son accord pour une visite que pourrait effectuer à Bangui dès les premiers jours de janvier 2010, le Secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération M. Alain Joyandet. Ce dernier avait souhaité depuis longtemps se rendre en Centrafrique mais la situation de son homologue centrafricain à l’époque - l’escroc international indo-pakistanais et ami mafieux de Bozizé, Saifee Durbar qui est condamné en France et dont le gouvernement français réclame depuis l’extradition à la Grande Bretagne, a rendu impossible le déplacement de Bangui du ministre français. Bozizé étant revenu entre temps sur le très embarrassant décret de nomination de Durbar comme vice ministre des affaires étrangères et de la coopération, même si officieusement les relations entre les deux amis et aussi avec le ministre des mines Sylvain Ndoutingai se poursuivent en secret, le petit tour à Bangui est désormais permis à Alain Joyandet.


La rédaction de C.A.P
 



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