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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:46

 

 

 

 

 

 

Gabirault

 

 

A l’occasion de l’audience accordée le 29 mai 2012 à l’Elysée au Président du BENIN, Son Excellence Thomas BONI YAYI, Président en exercice de l’Union Africaine, le Président François Hollande a exposé sa politique pour l’Afrique, se définissant notamment par l’assainissement des relations entre la France et l’Afrique, précisément la rupture avec  ce qui est qualifié par le vocable « françafrique », le principe d’un nouveau partenariat équilibré, la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance, le pacte de croissance et de développement, la reconnaissance du continent dans le G20, la stabilité, la sécurité. 

Le soutien de la France à la démocratie et à la bonne gouvernance en Afrique, desquelles pourraient découler la croissance et le développement de ce continent serait salutaire.                           En effet, le déficit démocratique en Afrique s’accentue  de plus en plus, avec des conséquences dramatiques sur les populations et une répercussion indirecte sur les pays industrialisés dont la France.                                                    

 

DEMOCRATIE

 

Dans mon discours devant le Président du Sénat français en 1992 (à l’époque René MONRY) en qualité de chef  de délégation de Parlementaires Africains en tournée en Europe et en Amérique du Nord sur le processus de démocratisation de l’Afrique, j’avais déclaré que « Nos peuples aspirent à la liberté, à la démocratie, mais surtout à la paix pour se développer. C’est seulement et précisément dans ce sens que la démocratie est porteuse d’espoir en Afrique ».

Dans cette même intervention, j’avais particulièrement attiré l’attention de la communauté internationale qui prône la démocratie en Afrique, ce qui entraîne nécessairement l’alternance et le partage des pouvoirs, sur le fait  qu’elle engagerait lourdement sa responsabilité devant l’histoire et l’humanité toute entière en restant à l’écart de ce mouvement pour suivre son évolution sur ce continent ainsi que ses conséquences en spectatrice.

J’avais par ailleurs souligné l’importance de l’encadrement de la communauté internationale dans la nouvelle marche de l’Afrique vers la démocratie, car elle n’entendait pas sortir d’un chaos pour entrer dans un autre par l’anarchie, la division, la violence, le terrorisme politique, bref,  le déchirement.

 Le problème de l’efficacité des missions d’observations électorales et de  leur crédibilité qui dépendent d’un travail en amont et en aval des consultations (avis, assistance dans l’observation des projets de codes électoraux afin de garantir l’égalité de traitement et de chance des candidats, organisation matérielle, surveillance des scrutins, de leurs dépouillements, conseils à la modération, à la tolérance, stricte neutralité et objectivité dans les constats ou rapports etc.) y avait également été soulevé. En effet, en arrivant juste à la veille des élections pour repartir le lendemain de leur proclamation, il est évident que les missions d’observations ne peuvent pas avoir le temps nécessaire pour effectuer un tel travail.

La crainte exprimée dans ce discours au sujet d’une Afrique déjà en retard, mais qui allait creuser davantage sa tombe si un certain nombre de dispositions n’étaient pas prises, s’est réalisée aujourd’hui, 20 ans après. (copie intégrale du discours dans les archives l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie).

Si le soutien à la démocratie dans le cadre de la nouvelle politique africaine prônée par le Président François HOLLANDE  est effectif, il permettrait de corriger une grave contradiction entre d’une part l’évolution des idées sur le continent, consécutive à  la mondialisation, au progrès de la technologie de l’information, au niveau élevé d’instruction des Africains d’une part et une gestion par des dirigeants en marge de ce mouvement, laquelle se caractérise par des méthodes et un esprit passéistes, facteurs d’enlisement, de recul d’autre part.

 

BONNE GOUVERNANCE

 

Tout citoyen aspire au mieux-être, au bonheur et les dirigeants nationaux ont pour cela le devoir de s’en préoccuper à travers l’organisation politique et la bonne gouvernance.                          La bonne gouvernance  qui recherche l’intérêt général qui est un bien commun, consiste à mieux faire, et porte sur des actions dans les  divers secteurs de la vie nationale pour l’épanouissement de la population. Elle  nécessite bien évidemment un certain nombre de critères et  conditions essentielles qui manquent malheureusement assez souvent en Afrique et dont les conséquences sont à l’origine de son recul et de la misère croissante de sa population. La révolution américaine était l’affaire d’une élite qui a organisé les anciennes colonies par d’importants changements intellectuels guidés par des idéaux républicains et démocratiques, qui forment aujourd’hui les valeurs américaines,  à travers des textes de référence (Déclaration d’Indépendance, Constitution) dans lesquels sont affirmés les droits  à la liberté, à l’égalité et  à la recherche du bonheur. La révolution française a été également l’œuvre d’une élite (philosophes des lumières, c'est-à-dire un courant intellectuel du XVIIIème siècle, créé en France, ayant eu pour but de sortir le peuple de l’obscurantisme par la connaissance).                                                                                    En Afrique, les dirigeants sont arrivés pour la plupart au pouvoir sans idéal véritable, sans même parfois une idée de ce que représente un Etat, encore moins son fonctionnement, la collaboration entre les institutions pour son intérêt, mais préoccupés par la recherche systématique de leurs  propres intérêts, ceux de leurs familles, de leurs clans avec  tout simplement l’objectif de se fixer à sa tête de la nation par tous les moyens et pour toujours. La conception, les orientations, les actions concernant la vie de la nation s’éloignent bien évidemment dans ces conditions de la bonne gouvernance. Par ailleurs, la compréhension entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés manque, les premiers n’ayant aucun compte à rendre aux seconds quand bien même leurs actions malencontreuses ont toujours mis en péril la vie de ces derniers, et même de plusieurs générations.

L’absence de bonne gouvernance en Afrique devient de plus en plus non seulement source de  pauvreté, mais d’immigration.

En effet, de la même manière que l’Afrique a suivi le modèle d’urbanisation des pays occidentaux ou industrialisés sans en avoir les moyens, elle prend aujourd’hui celui de la démocratie de l’Occident sans les valeurs républicaines qui accompagnent ce processus. Alors qu’en  Occident au XIXème siècle, l’urbanisation était source de création de richesses dans les villes dont l’industrialisation avait besoin de la main d’œuvre d’origine rurale, c’est le contraire en Afrique. L’absence de développement des zones rurales est source de déséquilibre du territoire, lui-même source d’exode rural massif vers les villes africaines, lesquelles n’offrent ni emploi, ni logement, ni soins, mais se caractérisent au contraire  par la squattérisation, la sur densification, la bidonvilisation bref, des conditions de  précarité physique extrême. Aux conditions socioéconomiques se superposent celles à caractère sociopolitique, répulsives, facteur  bien évidemment de l’immigration dans des conditions souvent dramatiques en Occident d’une manière générale et en France, ancienne puissance colonisatrice en particulier. La nécessité de survie est dans ces conditions telle qu’un sous-emploi en Occident pour des cadres africains formés pourtant pour le développement de leurs pays devient préférable, même si cela les amène à perdre la main.

 

SUGGESTION DE SOLUTIONS A CETTE SITUATION

 

La pauvreté de l’Afrique aura nécessairement des répercussions indirectes sur l’Occident par l’immigration des populations de ce continent. En apportant un soutien effectif à la bonne gouvernance en Afrique, la France pourrait la faire conduire non seulement sur la voie de la recherche de l’intérêt collectif, de la croissance, du développement, mais faire véritablement freiner l’immigration sur son territoire.

Un soutien à l’accompagnement des  politiques de « développement équilibré du territoire » en Afrique en assurerait le rééquilibrage physique en corrigeant les inégalités spatiales en termes économiques et sociaux. Un tel partenariat ou coopération serait directement bénéfique aux populations (actions géographiques sur un certain nombre de composantes : réseaux de communication, localisations industrielles, développement agricole et urbain etc.). Les avantages d’un tel soutien seraient multiples. Il permettrait ainsi de contourner la mauvaise gestion de l’aide internationale qui n’aboutit pas souvent ou entièrement  aux peuples d’Afrique qui en sont les destinataires, en leur profitant directement par cette formule. En deuxième lieu, ce nouveau volet de soutien permettrait de freiner l’exode rural et même redistribuer les populations des grandes villes sur l’ensemble du territoire par l’attrait d’activités créatrices d’emplois, de richesses. En troisième lieu, une telle politique freinerait l’immigration et même conduirait les cadres africains immigrés à retourner dans leurs pays pour se mettre à leur service dès l’instant où la démocratie serait effective, apaisée, tolérante, la bonne gouvernance appliquée à la recherche de l’intérêt collectif, la voie du développement ouverte.

En ce qui concerne les cadres, il n’est nullement dans l’intérêt de l’Afrique de perdre des cerveaux dont la formation a été coûteuse et qui est  en train de dépérir dans le cadre de « l’immigration forcée », c'est-à-dire consécutive à la gestion répulsive de ses dirigeants. Cela ne ferait que retarder son développement. La France n’a pas non plus intérêt à voir la pauvreté de l’Afrique se poursuivre avec des conséquences sur l’immigration massive et surtout clandestine sur son territoire.   Une réaction collective est pour cela nécessaire dans le cadre d’un mécanisme approprié de développement du continent africain qui représente un grand chantier de production entièrement neuf. La communauté internationale d’une manière générale, la France en particulier (dans le cas présent) dispose de tous les moyens pour non seulement encourager une telle politique, mais la faire réaliser.

 

             Fait à Paris le 04 juin 2012

 

           E. Olivier GABIRAULT

 

* Urbaniste-Aménagiste en Chef (freelance)

Personnalité Indépendante centrafricaine

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:36

 

 

 

 

logomlpc

 Ch Ndouba

M. Christophe Ndouba   Invité du jour

(Cliquez sur le lien en haut pour Ecouter) :

http://radiondekeluka.org/accueil/item/9363-m-christophe-ndouba

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:27

 

 

 

 

  JEG Koyambounou

 

 

Vendredi, 08 Juin 2012 15:05

L’ancien Premier ministre centrafricain Jean-Edouard Koyambonou et sa petite fille âgée de 13 ans ont été arrêtés le 7 juin 2012  à l’aéroport Bangui M’Poko par la police de l’air et des frontières. Ce leader politique de l’opposition a accompagné sa petite fille en partance vers la France.

Le premier vice-Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)  aurait tenté de faire voyager sa fille avec un faux passeport. Mais les services de sécurité  de l’aéroport ont pu déceler que le passeport était faux. C’est ainsi que  la mineure et  l’ancien Premier ministre ont été sans tarder remis à la justice centrafricaine.

Le commissaire de la police aéroportuaire, Marius Moedamsé, explique à Radio Ndeke Luka que « quand nous traitons le vol Air-France ce matin 7juin, un gars de  SICAS nous a apporté un passeport français qui répond au nom d’Eulalie Julie Alice Conjugo. Or, la petite fille qui compte se rendre en France avec  ce passeport n’est pas véritablement la propriétaire légale dudit passeport. Donc nous avons vite saisis la hiérarchie et nous les avons arrêtés pour des poursuites judiciaires ».

Pour ce qui est des motifs du forfait, le Procureur de la République, Alain Tolmon indique qu’il s’agit de « de faux et usage de faux, complicité de faux usage de faux et de recèl de faux et usage de faux ».

A ces chefs d’accusations, l’ancien Premier ministre est tenu de répondre devant la justice. Toutefois, une enquête a été ouverte  et l’affaire est entre les mains du Procureur de la République.

Ce dernier  a décidé d’apporter  toute la lumière sur ce délit dont-il a déjà eu une première concertation avec les accusés : «  en tant que Directeur de la police judiciaire, j’ai été avisé. Sur la base des premiers éléments, j’ai reçu l’accompagnateur de la mineure à savoir l’ancien Premier ministre Jean Edouard Koyambonou ainsi que le fils de ce dernier qui  sont mis à la Section de Recherche et d’investigations pour élucider les circonstances exactes de l’établissement de ce document supposé faux. ». La petite fille et ceux qui l’ont accompagnée à l’aéroport sont retenus depuis hier à la Brigade des Investigations et des Recherches (SRI) pour des nécessités d’enquêtes les concernant.

Pour rappel, Gabriel Jean Edouard Koyambonou est l’une des grandes figures de l’Opposition politique centrafricaine et fervent membre du bureau politique du MLPC. L’arrestation de ce baobab du MLPC pour des faits qui lui sont reprochés pourrait certainement discréditer l’éthique morale du parti dont il est membre important.

 

 

NDLR : S’il est établi que Koyambounou a commis un délit, la justice doit passer mais le MLPC en tant que parti n’a rien à voir avec la responsabilité individuelle de chacun de ses membres, quel que soit le rang que ceux-ci peuvent occuper au Bureau Politique de ce parti. C'est de bonne guerre trop facile pour le régime en place de faire l'amalgame entre Koyambounou et le MLPC qui ne peut être réduit à lui seul.

Par ailleurs, la présomption d’innocence existe en droit et jusqu’à plus ample informé, sa culpabilité directe dans cette affaire n’est pas encore prouvée. En revanche, ce qui est totalement inadmissible est le lynchage en règle dont il a fait l’objet dans la chronique journalière de dénigrement du griot boziziste "Yé so é lingbi ti hinga" sur les antennes de la radio censée être nationale entre 12h20 à 12h40 heure de Bangui ce jour par le tristement célèbre Séverin Vélé Faïmindi.

 

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:19

 

 

 

 

 

carte-ndele.jpg

Radio Ndéké Luka Vendredi, 08 Juin 2012 15:02

Les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) ont mis la main sur 4 des 5 pilleurs de l’ONG Ami basée à Ndele (nord). La capture s’est produite 7 jours après que ces bandits aient attaqué la base de cette ONG et importé plusieurs biens.
Les biens pillés sont entre autres 2 panneaux solaires, 2 véhicules de marque Land-Cruiser, un téléphone satellitaire et 2 fûts de gas-oil. Les bandits ont immédiatement restitué les biens volés une fois appréhendés.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a relayé l’information ce 9 juin 2012, « les voleurs sont venus du Soudan (pays frontalier situé au nord du pays). Ils ont été  hébergés pendant 10 jours par des complices autochtones avant de commettre leur forfait. Les malfrats sont en possession des déclarations de pertes des véhicules volés et des « laisser passer » dûment délivrés par les autorités locales ».

Cette situation a été vigoureusement dénoncée par Abdoulaye Hisseine, président de la CPJP. Pour lui, «il est inadmissible que les autorités de Ndele sensées assurer la sécurité des biens et des personnes puissent agir de la sorte. A ce jour, les malfrats sont gardés à la base militaire de cette ex-faction rebelle. Ils seront remis à la Justice une fois que le dernier en cavale sera appréhendé ».

La CPJP est l’une des ex-factions rebelles signataires d’un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain. Elle opère de commun accord avec les Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans cette région durement affectée pars des crises militaro-politiques.
Il faut dire l’ONG Ami n’est pas la seule victime d’un tel pillage. Dans un passé récent, les bases des ONG humanitaires comme Triangle Génération Humanitaire et le Comité International de la Croix Rouge (CICR,) présentes dans la ville de Birao (nord) ont vécu des attaques similaires.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 01:11

 

 

 

 

sommet-cedeao-abidjan-27-mars-2012.jpg

putschistes-maliens.jpg

ABIDJAN AFP / 08 juin 2012 01h09- L'ONU, l'Union africaine et l'Afrique de l'Ouest ont exigé jeudi la dissolution immédiate de l'ex-junte malienne qui s'était installée après le putsch du 22 mars, à l'issue d'une réunion à Abidjan.

Les participants ont exigé que l'ex-junte, le Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE), soit immédiatement dissoute et se retire complètement de la gestion de la transition, indique le document publié après une réunion de responsables des Nations unies, de l'UA et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Ils ont aussi exigé que les forces armées se consacrent exclusivement, et sous l'autorité du président par intérim et du gouvernement, à leur tâche première de préservation et de défense de l'unité et de l'intégrité territoriales du Mali.

Les putschistes qui ont renversé le 22 mars à Bamako le président Amadou Toumani Touré (ATT) se sont officiellement retirés en vertu d'un accord conclu le 20 mai avec la Cédéao, mais ils restent omniprésents face au président intérimaire Dioncounda Traoré et au gouvernement, en place pour une transition d'un an.

Le coup d'Etat militaire a précipité fin mars la chute du Nord malien aux mains de rebelles touareg et surtout d'islamistes armés, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).


(©)

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 00:57

 

 

 

 

JEG-Koyambounou.jpg

Bangui, 7 juin (C.A.P) – Alors qu’il a accompagné très tôt ce matin à l’aéroport Bangui Mpoko la fille de son fils adoptif qui devait embarquer sur le vol d’Air France pour Paris, les contrôle de police des frontières auraient révélé que le document de voyage de la fille serait un faux que son père a finalement reconnu mais cet incident va entraîner l’arrestation de la fille, de son père et aussi du 1er Vice-Président du MLPC, Gabriel Jean Edouard Koyambounou, qui n’a pourtant fait que servir de chauffeur, vont se retrouver à la Section Recherches et Investigation (SRI) de la gendarmerie, en réalité la police politique du régime bozizéen.

Malgré l’audition sur procès-verbal de tout le monde, Gabriel Jean Edouard Koyambounou croyait qu’on allait le libérer mais c’était compter sans l’intention des autorités de l’humilier en lui faisant payer sa détermination dans le combat politique que l’intéressé ne cesse de livrer avec son parti le MLPC contre le régime. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que les médias d’Etat avaient été alertés et sous la houlette du zélé griot DG de la radio nationale David Gbanga, des équipes de reportage étaient même dépêchées à la SRI afin d’enregistrer son interview.

Interrogé sur son cas, le Procureur de la République refuse de le remettre en liberté tant qu’il n’aura pas eu l’accord préalable du ministre de la justice, l’autre et second demi-dieu encore en sursis après Ndoutingaï, Firmin Findiro. Ainsi, sans s’y attendre, le premier Vice-Président du MLPC passe arbitrairement une nuit dans les geôles de la police politique du régime en attendant demain vendredi 8 juin que le Procureur de la République et son ministre de la justice ait fini de le tourner en bourrique et de se moquer du monde. C’est ainsi la justice en république bananière de la bozizie.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 00:23

 

 

 

Besse-et-Ndoutingai-passation-de-service.jpg

 

 

Bangui, 5 juin (ACAP) - Le Ministre d’Etat sortant des Finances et du Budget, a estimé que le moment est venu pour lui de céder la place à d’autres Centrafricains dans le cadre de la mission que le Chef de l’Etat, François Bozizé, accorde aux uns et aux autres, lors d’une passation de service à son successeur, Albert Besse, en présence de l’Inspecteur général d’Etat, M. Koyabanga Marcel, mardi 5 juin 2012, à Bangui.

Comme dans toute passation de service, Sylvain Ndoutingaï passe le relais à son successeur Besse dans la perspective de la continuité des services publics. Pour rappel, le ministre d’Etat Sylvain Ndoutingaï avait été limogé vendredi 1er juin 2012 de ses fonctions de ministre des Finances et du Budget. Aussi, Sylvain Ndoutingaï, neveu du Président François Bozizé, a été l’un de ses vieux compagnons, d’abord au moment de la rébellion qui a renversé le régime d’Ange Félix Patassé le 13 mars 2003.

Depuis cette date alors, Sylvain Ndoutingaï a été successivement longtemps ministre des Mines et de l’Energie, ministre par intérim des Finances et du Budget, ministre d’Etat aux Mines et à l’Energie, et il y a une année seulement, qu’il occupe le poste de ministre d’Etat aux Finances et au Budget. Le divorce entre Sylvain Ndoutingaï et François Bozizé est intervenu suite à des rumeurs de coup d’Etat qui avaient fait le tour de la ville. Au pif de ces rumeurs, on évoquait que Sylvain Ndoutingaï aurait stocké des armes chez lui, qu’il aurait rouspété contre une proposition visant à le nommer ambassadeur de la République Centrafricaine en Afrique du Sud, qu’il aurait été arrêté puis transféré dans une prison au Camp de Roux, un camp militaire sous bonne protection à Bangui, qu’il serait en résidence surveillée, etc.

Pendant que toutes ces rumeurs faisaient le tour de la ville et même en ligne, Sylvain Ndoutingaï vaquait paisiblement à ses activités gouvernementales, jusqu’à ce 1er juin, où la nouvelle de son limogeage est tombée comme un couperet. Sylvain Ndoutingaï se vante des réformes dont il est l’auteur. Au ministère des Mines et de l’Energie, il dit qu’il a été à l’origine des réformes ayant abouti à l’initiative « publier ce que vous payez ». Il a même affirmé qu’il a été pour beaucoup dans le projet de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, projet qui a conduit à l’élection de la République Centrafricaine au conseil d’administration de cette institution au plan international.

Au Ministère des Finances et du Budget, il a cité en exemple la politique de redressement fiscal qu’il a menée et qui a permis de rattraper un déficit budgétaire de 49 milliards. Pour cette prouesse, il a, une fois de plus, fait allusion au programme de facilité de crédit (PFC), qui est actuellement sur la table du Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI), et qui serait une première depuis que la République Centrafricaine a accédé à l’indépendance en 1960. La durée de ce programme est de trois ans.

N’étant plus au gouvernement, Sylvain Ndoutingaï a pensé que l’heure a sonné pour qu’il se consacre à sa famille et à ses activités religieuses. Il y a lieu de signaler ici que, Sylvain Ndoutingaï a bâti une gigantesque église à Bangui au quartier Ngbénguéwé dans le 5ème Arrondissement. A l’occasion de rétrocéder ce chef-d’œuvre à la communauté, lui, Sylvain Ndoutingaï, avait été consacré Diacre. Puisque n’étant plus sur la scène politique, Sylvain Ndoutingaï a émis le vœu de le laisser tranquille des considérations politiques. Que ce n’est pas à lui, l’élève de Bozizé, vis-à-vis de qui il exprime une reconnaissance, d’entretenir une quelconque entorse dans sa politique, inscrite dans la profession de foi sur la base de laquelle il avait été élu, une première fois en 2005, et une seconde fois en 2011 pour un mandat de cinq ans.

Mercredi 6 Juin 2012

Alain-Patrick MAMADOU / ACAP

NDLR : Bozizé est pasteur de sa secte, Ndoutingaï est diacre de son église, on ne sait pas laquelle. Où ont-ils trouvé tout cet argent avec lequel ils construisent d'immenses églises à tour de bras pour en devenir pasteur et diacre ? C’est trop facile de faire de la prédation et d’en recycler le fruit dans ce genre d’activité. La religion, quelqu’un l’a dit, c’est l’opium du peuple mais les Centrafricains commencent à prendre conscience de la vérité des faits. Comment quelqu’un qui a publiquement déclaré que "l’euro est adossé au F CFA" ou que "la RCA n’a plus d’économie parce qu’elle ne produit rien et n’exporte rien"  peut-il maintenant qu’il est limogé, prétendre avoir fait du bon travail. Bozizé devrait au moins l’empêcher de continuer à narguer le peuple après tous ses méfaits. Ce n’est pas ainsi qu’il se fera oublier comme il voudrait l’être.

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 00:06

 

 

 

 

baba laddé gl

 

 

LE GENERAL BABA LADDE CONTRE LE JUGEMENT DE HISSEINE HABRE

Mon choix de cette date de 07Juin, pour me prononcer sur un sujet aussi sensible et d’actualité pour les Tchadiens que nous sommes, est loin d’être une provocation  pour la mémoire des  milliers des victimes des geôles de Hissein Habré ainsi qu’à leurs proches.

Ce n’est non plus un soutien à l’ex-président et ses multiples co-accusés.

Mais, un simple rappel d’une douloureuse date, qui a marqué une époque de l’histoire de notre pays, que nous avons laissée derrière, sans tourner la page.

Mes compatriotes vont s’interroger, sur les mobiles de cette sortie de ma part. Des critiques fuseront de partout contre moi. Je suis conscient et  je comprends.

Je l’ai fait en toute responsabilité, car il est inopportun pour moi, de traiter l’affaire Hissein Habré, en termes de jugement.

Réfléchissons ensemble dans un pardon global, à tous ceux, d’hier et d’aujourd’hui, qui se sont illustrés négativement à l’endroit de leurs concitoyens et de leur pays, pour donner une chance de stabilisation de la paix et de la durabilité de la réconciliation nationale.

Sur les orientations nouvelles à donner au pays, afin d’en finir une fois pour toute, avec les règnes de la dictature, de la confiscation de pouvoir par des clans ou ethnies ainsi que de la mauvaise gouvernance.

Un pardon qui doit rassurer aussi IDRISS DEBY de s’en aller, sans crainte d’une quelconque poursuite,

Un pardon qui doit rassurer les uns et les autres à négocier une alternance paisiblement.

Un pardon qui doit nous permettre de bannir le cycle de la violence et le retour au bercail de tous les exilés et opposants.

Ces questions si elles ne sont pas abordées aujourd’hui, à mon humble avis, dans un climat de vérités et de pardon et devant une commission de vérité, de pardon et de réconciliation, nous risquerons de replonger notre pays dans les interminables rancunes.

Chacun de nos régimes traine son cortège de malheur. Les acteurs de ces malheurs appartiennent parfois à un ou plusieurs régimes. C’est pourquoi je pense à un pardon collectif et faire table rase à notre passé douloureux. La cicatrisation des plaies de nos divisions en dépende.

Quel héritage voulons-nous pour notre pays ?

Quel héritage voulons-nous pour nos enfants ?

Le pays est tellement divisé, qu’on risque une implosion.     

Pardonner un Homme comme Hissein Habré, ne veut pas dire qu’on oubli toutes les atrocités que nous avons vécues sous son règne.

Nous sommes tous victimes des ces régimes passés et actuel.

Donnons l’exemple au nom de l’Afrique, pour que tous les dictateurs d’ici et d’ailleurs, abandonnent le pouvoir sans violence, sans effusion de sang.

Favorisons par cet acte louable et de grand cœur, la construction d’une société démocratique, de paix, d’unité, et de justice, pour les générations actuelles et futures.

 

Fait le 07 juin 2012

Pour Le FPR, le Général Baba Laddé  

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 18:36

 

 

 

 

bria3

 

DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 00 236 70909278 – rjdh.car@gmail.com   http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, le jeudi 07 juin 2012 Zémio : Les 2 blessés de l’attaque de la LRA racontent leur mésaventure. Deux survivants de l’attaque, du lundi 4 juin, par des éléments de l’Armée de la résistance du seigneur (LRA) à Karmadar, village situé à 115 km de Rafaï (Sud-Est) sur l’axe Djéma, ont confié à notre correspondant le récit de leurs mésaventures. Alphonso Lingago, commerçant âgé de 33 ans, un des survivants, raconte ce qui lui est arrivé. « Entre Galé et Tangazi, à 2 kilomètres de Karmadar, vers 14 heures, mon compagnon et moi, nous étions en vélo quand une dizaine des éléments de la LRA sont sortis et ont tiré sur nous. J’ai reçu une balle au bassin droit. Je suis tombé en syncope par la suite. Les hommes de la LRA en ont profité pour me fouiller et ont saisi 13 grammes d’or, des articles divers, des cigarettes, des produits pharmaceutiques et une somme de 180 000 FCFA ». Le survivant dit ignorer la destination de son compagnon et se pose même la question à savoir s’il est encore vivant ou s’il a plutôt été emporté par les éléments de la LRA. L’autre survivant, Zélote Zoba, âgé de 47 ans, livre à son tour son témoignage. « La population du chantier Tangbazi a aperçu les éléments de la LRA à distance et a pris la fuite. Les rebelles ont ouvert le feu sur la foule. J’ai reçu une balle dans la paume de la main », raconte le survivant qui signale aussi que les rebelles ont cassé et pillé toute les maisons du chantier. Par souci de protéger l’identité des victimes, des pseudonymes ont été utilisés.

 

Obo : Extension de la zone de circulation jusqu’à 25 km de la ville

Les forces conjointes de lutte à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont tenu une réunion à Obo (Est), le mercredi 6 juin, en vue d’informer la population sur l’extension à 25 kilomètres de la ville, au lieu de 5 kilomètres, de la zone de libre circulation recommandée jusque-là, a fait savoir Radio Zéréda. Les forces conjointes de la traque à Joseph Kony ont tenu cette réunion avec tous les chefs des quartiers et villages d’Obo et des environs pour leur annoncer l’extension de la zone de circulation et faire le point sur la sécurité à Obo et à Djéma.

 « Nous souhaitons que les forces armées centrafricaines associées aux forces ougandaises continuent leur travail pour traquer le chef de l’Armée de résistance du seigneur, Joseph Kony, et ses éléments », a proposé Barthélémy Mboliditirani, chef du quartier Nairobi 2, aux conseillers américains, lors de la réunion conjointe. Les conseillers américains, au cours de la même réunion, ont invité l’assistance à rester en alerte dès qu’elle soupçonne la présence des rebelles de la LRA dans la ville ou ailleurs, et d’en informer la base aussitôt que possible.

 

Boali : Projet de centre de réinsertion des jeunes contrevenants

Un centre de réinsertion des enfants en conflit avec la loi pourrait être construit, à Boali (Sud-Ouest). Une mission conjointe du PNUD et du ministère de la Justice et de la Moralisation est arrivée dans la ville, le mercredi 6 juin, pour identifier un site potentiel pouvant abriter ce centre. Dominique Sallipanguendji, directeur des affaires pénales et de grâce au ministère de la Justice, précise que ce centre de réinsertion serait destiné aux jeunes qui ont commis des infractions à la loi pénale et qui sont condamnés en vertu de la juridiction des mineurs. « Il y a longtemps que ce centre devrait être construit. Malheureusement, l’ancien site n’a pas été retenu. A cause de son éloignement, il se situe à plus de cinq kilomètres de la ville. Le coût de transfert d’électricité était exorbitant. Nous avons trouvé l’endroit adéquat qui se situe au bord d’un cours d’eau proche du centre de santé, de l’école primaire et du collège », a fait savoir le député de Boali, Bertin Béya, visiblement satisfait. Ce projet de construction serait financé par les fonds de consolidation des Nations Unies, mis en oeuvre par le PNUD-PRED (Programme de renforcement de l’État de droit). « Les travaux de construction vont commencer bientôt », a précisé Dominique Sallipanguendji, qui est aussi magistrat.

 

Obo : Le BINUCA renforce le système sécuritaire dans le Haut Mbomou.

Le Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) a installé la semaine dernière son antenne dans la préfecture du Haut Mbomou, à OBO (Est), en vue de renforcer le système sécuritaire. Cette initiative devrait aussi permettre de mieux surveiller et contrôler les actions de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony. Le BINUCA est représenté à Obo par Fabrice Ramadan et José Carlos Rodriguez. Ceux-ci vont identifier et évaluer les exactions des éléments de la LRA et faire rapport au bureau central à Bangui.

 

Bangui : Mésentente au sujet d’éléphants destructeurs de récoltes

La société de Dzanga-Sanga, responsable de la gestion du parc Bayanga, ne peut pas dédommager les villageois dont les champs de légumes, situés aux alentours du parc, ont été endommagés récemment par des éléphants. C’est ce que soutient Jean Bernard Yarissem, chargé de programme à Bangui de la WWF, une organisation de défense et de protection de la nature.

La loi et l’arrêté portant création et réglementation du parc de Dzanga-Sanga disent ceci : « L’implantation des parcelles agricoles dans la réserve spéciale de la forêt dense de Dzanga-Sanga n’est autorisée que sur une bande de 500 mètres de profondeur de part et d’autre de l’axe routier Yandoumbé jusqu’au point de la rivière Yobé ».

Selon le législateur, la population devrait donc cultiver près de chez elle, et non s’aventurer sur le territoire du parc. Or, estime le représentant de la WWF, la population cultive au-delà des limites autorisées, soit dans les couloirs réservés aux animaux qui sont protégés par le gouvernement, ce qui crée chaque année des problèmes d’empiètement.

D’après les explications du chargé de programme, WWF a essayé plusieurs fois d’ériger des barrières électriques autour du parc, mais faute de moyens, ce projet n’a jamais vu le jour. Selon ses explications, ce problème de destruction de champs revient année après année, ce qui crée une mésentente entre la population et la société responsable du parc. La population réclame un dédommagement pour ses champs abîmés par les animaux. Mais, s’interroge le chargé de projet, « c’est le gouvernement ou la société qui doit payer ? » Car, dit-il, les éléphants sont un patrimoine national qui ne relève pas de la compétence de la société. Notre objectif, conclut le représentant de la WWF, est d’aider le gouvernement dans la protection et la conservation du parc. Notre but est aussi de l’accompagner dans sa politique de développement.

 

Bangui : Les chauffeurs des taxis et bus mécontents du directeur de la police

Le syndicat des conducteurs des taxis et bus, dans un communiqué de presse diffusé le mercredi 6 juin, dénonce les propos tenus par le directeur général de la police centrafricaine à leur égard. À la suite d’une réunion spéciale, lundi, entre le gouvernement et les représentants des chauffeurs, le directeur général de la police, Henri Wanzet Linguissara, avait déclaré : « Mieux vaut couper un doigt et garder le reste ».

Le syndicat des conducteurs des taxis et bus s’élève contre ces propos qui, selon eux, reviennent à dire qu’il est préférable pour le chef de police de couper le doigt des chauffeurs des taxis et de bus que de couper celui du gouvernement. Le syndicat dénonce aussi l’envahissement des périmètres de la salle de réunion par les agents de la police et de la gendarmerie au cours de cette réunion, une mesure que le syndicat associe à de l’intimidation. Dans ses revendications, lors cette réunion avec le gouvernement, le syndicat avait demandé la réglementation des contrôles de la police et de la gendarmerie. Interrogé sur la question, le directeur général de la police affirme que cette proposition est une manière pour le syndicat de se justifier devant sa base. Pour ce qui est de l’épisode du « doigt coupé », le directeur général de la police a dit ne pas avoir de commentaire à faire. Une assemblée générale du syndicat se tiendra ce samedi 9 juin à la bourse de travail pour faire le point avec les conducteurs de taxis et bus.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 17:39

 

 

 

 

 

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Les membres du Conseil de sécurité ont entendu l’exposé général fait par Mme Vogt, Représentante spéciale du Secrétaire général, sur les travaux du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Ils se sont félicités du rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et les activités du BINUCA daté du 29 mai 2012 (S/2012/374).

Les membres du Conseil de sécurité ont salué les efforts déployés par le Gouvernement concernant l’engagement d’un dialogue politique le 15 mai 2012 et se sont déclarés préoccupés par l’absence de consensus à propos de la réforme du Code électoral. Ils ont instamment demandé au Gouvernement de poursuivre le dialogue de façon ouverte, avec la participation de l’opposition, quasiment absente des institutions démocratiques, et de la société civile. Ils ont encouragé l’ensemble des parties prenantes à oeuvrer en faveur de la réconciliation nationale.

Les membres du Conseil de sécurité se sont déclarés extrêmement préoccupés par la recrudescence des violations des droits de l’homme commises par les forces de défense et de sécurité, notamment les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les exactions, dont le harcèlement, dans la zone contrôlée par les groupes armés dont il a été fait état. Ils ont appelé le Gouvernement à enquêter sur ces violations et à en traduire les responsables en justice et à assurer le plein respect de la loi et des droits de l’homme, y compris la liberté de la presse.

Les membres du Conseil de sécurité sont demeurés préoccupés par la situation humanitaire en République centrafricaine, notamment la sécurité des réfugiés, des personnes déplacées et du personnel humanitaire, et ont appelé toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés. Ils ont encouragé l’ensemble des parties prenantes à jouer un rôle actif dans la prévention des violations des droits de l’homme, notamment en mettant en oeuvre les recommandations du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants dans les conflits armés. Ils ont encouragé les États Membres à contribuer à l’appel global pour la République centrafricaine lancé en janvier 2012 par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

Les membres du Conseil ont constaté avec satisfaction que les efforts de la force tripartite mise en place par la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan avaient amélioré la sécurité dans la région frontalière du nord-est. Ils ont déploré le décès de 11 soldats à Am Dafok le 18 avril 2012. Ils se sont félicités des efforts qui se poursuivent en coordination avec l’Union africaine, l’Organisation des Nations Unies et les partenaires internationaux pour mettre un terme à la menace régionale que pose l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), et notamment de l’arrestation et de la reddition de plusieurs hauts dirigeants de cette armée et ont noté avec satisfaction la capture de Caesar Acellam le 12 mai 2012. Ils se sont félicités des efforts déployés par le BINUCA, en collaboration avec le Gouvernement centrafricain et autres acteurs des Nations Unies dans la région, pour encourager la désertion des combattants de la LRA et des personnes enlevées par cette dernière et soutenir le rapatriement et la réintégration de ceux qui quittent ses rangs. Ils ont souligné à quel point il importait d’adopter une approche globale pour trouver une solution durable à la menace que représentait la LRA.

Les membres du Conseil de sécurité sont demeurés préoccupés, en dépit de certaines améliorations récentes, par la situation en matière de sécurité en République centrafricaine. Ils ont noté que l’opération

menée de concert avec le Tchad avait permis de déloger le FPR de son fief mais causé la dispersion de ses membres, qui représentaient eux-mêmes une menace pour la population. Ils ont encouragé le Gouvernement à renforcer la présence de l’administration et des forces de sécurité, en particulier pour consolider la présence des Forces armées centrafricaines dans l’ensemble du pays en préparation d’un retrait progressif de la MICOPAX (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique). Ils ont réaffirmé qu’il importait que les pays de la sous-région continuent d’apporter leur soutien pour assurer la stabilité ultérieure de la République centrafricaine. Ils ont souligné qu’il convenait de mettre en oeuvre sans tarder la réforme du secteur de la sécurité et encouragé le Gouvernement à continuer d’élaborer les stratégies sous-sectorielles de cette réforme prévues dans la feuille de route approuvée en février, avec l’aide du BINUCA et d’autres acteurs pertinents des Nations Unies. Ils ont rappelé les efforts déjà menés à cet égard par les partenaires internationaux. Ils ont également appelé le Gouvernement centrafricain à faire des progrès rapides en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de l’engagement pris par le Gouvernement en juin 2011 de poursuivre le processus de désarmement, démobilisation et réintégration. Ils se sont félicités de l’annonce de la dissolution de l’Armée populaire pour la restauration de la république et de la démocratie (APRD) le 17 mai 2012 et de la démobilisation et du désarmement progressifs de presque 6 500 ex-combattants dans le nord-ouest du pays. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à promouvoir un climat permettant de mener à bien le processus de désarmement, démobilisation et réintégration tout en continuant à mobiliser l’appui de la communauté internationale. Ils ont souligné la nécessité pour le Gouvernement centrafricain de conclure un accord de paix avec la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités de la participation active du Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, M. Jan Grauls, et ont encouragé la formation à continuer de coordonner les efforts de la communauté internationale.

 

 

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL RELATIF À LA SITUATION  DES ENFANTS VICTIMES DE L’ARMÉE DE RÉSISTANCE DU SEIGNEUR (LRA)

Aux côtés de Mme Grace Akallo, ex-enfant soldat, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés a présenté aujourd’hui à la presse le dernier « Rapport du Secrétaire général sur les situations des enfants victimes de l’Armée de résistance du Seigneur* (LRA) ». Mme Radhika Coomaraswamy a appelé la communauté internationale à appuyer les Nations Unies, l’Union africaine et les pays directement concernés dans leur lutte contre la LRA.

Entre juillet 2009 et février 2012, la LRA, qui ne compte plus que 700 combattants environ dont une majorité de jeunes de moins de 18 ans, a enlevé au moins 591 enfants, dont 268 filles, en République démocratique du Congo (RDC), en République centrafricaine et au Soudan du Sud. En RDC, une autre tendance, apparue en 2010 et renforcée en 2011, montre que les enfants sont enlevés pour un très court laps de temps et utilisés comme porteurs jusqu’à leur abandon ou leur évasion.

L’ancienne enfant soldat, Mme Grace Akallo, enlevée elle-même en octobre 1996, a estimé que la traque contre la LRA doit être renforcée au moins pour deux raisons. Elle a cité l’échec de toutes les tentatives de négociation avec le chef du mouvement, Joseph Koni, et l’utilisation des enfants comme boucliers humains. Les Nations Unies, l’Union africaine et les pays directement concernés n’ont pas assez de moyens pour traquer Joseph Koni qui évolue dans une forêt dense », a souligné la Représentante spéciale du Secrétaire général.

Mme Radhika Coomaraswamy a néanmoins reconnu que les efforts de ces trois groupes de protagonistes ont porté des fruits. En effet, depuis 2008, le nombre d’enfants tués et mutilés semble avoir diminué. Sans savoir vraiment à quoi attribuer cette tendance, la Représentante spéciale a hésité entre la protection offerte par les Casques bleus de l’ONU, les déplacements massifs des populations en fuite et la présence des forces de sécurité dans les zones d’opération de la LRA, ou les trois à la fois.

Dans son rapport, le Secrétaire général salue les Forces de défense ougandaises et l’Union africaine. Mais tout en notant la nécessité d’encourager les défections au sein de la LRA, M. Ban Ki-moon s’oppose à toute impunité pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, y compris les violations graves contre les enfants.

Sa Représentante spéciale a ajouté aujourd’hui qu’elle ne conseille pas les lois d’amnistie et s’est dite encouragée par l’expiration des dispositions pertinentes dans la loi ougandaise sur l’amnistie.

Le Secrétaire général prévient aussi, dans son rapport, que la faible présence de l’État dans les régions affectées par la LRA a contribué à la création de groupes locaux d’autodéfense. Il exhorte les pays concernés à étendre l’état de droit dans ces régions, avec l’aide des donateurs.

 

* S/2012/365

 

 

 

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