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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:09

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Les transports perturbés à Bangui par la grève à la SONATU

Radio Ndéké Luka Lundi, 19 Mars 2012 13:50

Les usagers des transports en commun  ont souffert ce 19 mars 2012 pour se rendre sur les différents endroits d’activités. Cette situation est due à la grève d’un jour des receveurs et chauffeurs de la Société Nationale des Transports Urbains (SONATU).

Les grévistes ont exigé le payement de leurs 3 mois d’arriérés de salaire et une condition décente de travail. La grève intervient quelques jours après l’arrestation de 8 cadres de la SONATU. Une arrestation liée au détournement d’environ 2,5 milliards de francs CFA (environ 18. 300. 000 euros) de cette société.

Quand bien même une rencontre négociée avec la direction générale de la gendarmerie qui assure désormais la gestion quotidienne de la SONATU a eu lieu, les grévistes ont maintenu leur position. Tous les bus ont été parqués au Complexe Sportif Barthélemy Boganda.

Les reporters de Radio Ndeke Luka ont déclaré que « la circulation a été perturbée surtout aux heures de pointe : Elèves, travailleurs, commerçants paysans se sont livrés à des scènes de bousculade pour attraper un taxi ou un bus n’appartenant pas à la SONATU ».

A la veille de ce mouvement de grève, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a porté  plainte contre la SONATU pour  « non déclaration d’une partie de son  personnel ». Une information publiée par le Réseau des Journalistes en Droit de l’Homme et relayée par Radio Ndeke Luka.

D’après la source de ces journalistes, le service de recouvrement de la CNSS  s’était  rapproché de la  direction de la SONATU le 25 janvier 2011, pour répertorier tout son personnel, en vue de faire « le calcul de la part patronale et salariale ». Au cours de cette opération, les dossiers de 159 employés ont été présentés et enregistrés alors qu’ils n’ont pas été déclarés.

Selon le calcul, la SONATU doit 49.370.000 FCFA (environ 759553 euros) à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale pour le compte des 159 agents. Seulement, cette somme n’a jamais été versée. C’est ainsi que la Caisse nationale a décidé de poursuivre en justice la SONATU à cause de cette non-déclaration qui est une violation des droits du personnel.

Selon d’autres sources, la société comptait environ 300 employés au départ. Mais seuls 159 ont été présentés à la caisse nationale de sécurité sociale. D’après un conducteur de bus de la société, les responsables profitent des erreurs des employés pour les licencier.

D’après cette même source, sur un salaire mensuel de 150.000 FCFA (environ 230 euros) prévu dans le contrat pour les chauffeurs, c’est la somme de 75.000 FCFA (environ 115 euros) qui est perçue. Les responsables de la société ont affirmé verser la différence à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

En attendant la mise en place d’un nouveau conseil d’administration, toutes les sorties et les entrées des bus sont enregistrées par la gendarmerie. Au moment des versements des recettes journalières, les caissières et les caissiers sous garde à vue à la Section de recherches et d’investigations (SRI), sont ramenés à la direction pour enregistrer les recettes. De même, l’achat de carburant à la pompe se fait sous la supervision de la gendarmerie, afin d’éviter d’autres débordements.

Cette décision intervient après les cas de malversation et de détournement signalés au sein de la société et dont les principaux présumés coupables ont été interpellés par la justice.

 

Un véhicule des travaux publics attaqué par la LRA à Rafaï

Lundi, 19 Mars 2012 13:54

Les rebelles de l’Armées de Résistance du seigneur continuent de dicter leur loi dans la région de Rafaï (est). Ils viennent encore de frapper le week-end dernier un véhicule de marque Hilux appartenant aux travaux publics. L’attaque a été perpétrée dans l’après midi du 17 mars dernier au village Bamboula (30 kilomètres de la ville sur l’axe Bangassou (est). Il n’ya eu aucune victime. La pare-brise du véhicule a été complètement détruite et les impacts de balles sont visibles sur la partie avant du véhicule.

« Les 4 passagers membres de l’équipage ont eu la vie saine et sauve grâce à la témérité du chauffeur. Ce dernier ne s’est pas arrêté, malgré d’intenses tirs ouverts sur le véhicule par les malfrats », a expliqué l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Rafaï.

D’autres sources ont affirmé que « peu de temps après cette attaque, un véhicule des prêtres qui avait emprunté le même axe n’a constaté aucune présence des éléments de Joseph Kony ».

Du coup, les interrogations fusent de partout sur les stratégies d’attaques des éléments de la LRA dans cette région en proie à l’insécurité : Sont-ils mal équipés, donc à court de minutions ? En tout cas il est difficile d’y répondre. Il est à noter qu’en 3 semaines, 2 attaques sont déjà enregistrées. En février dernier, 6 personnes dont 3 femmes ont été prises en otage suite à l’attaque du village Agoumar. Les 3 femmes plus un homme ont été libérés.

Il faut dire que cette situation a fait fuir la population vers Rafaï. Des ONG humanitaire telles que Merlin, Mercy Corps et Première Urgence avaient plié bagage. Toutefois, elles ont entamé un retour progressif, a indiqué l’envoyé spécial.

 

Obo, la lampe tempête source d’énergie à l’hôpital

Radio Ndéké Lundi, 19 Mars 2012 13:55

La population de Obo (est) ne dispose pas d’énergie électrique. L’unique groupe électrogène installé pour l’ensemble de la région pendant la Journée Mondiale de l’Alimentation en 2010 est tombé en panne depuis 3 mois. Cette situation crée de sérieux disfonctionnements dans les services hospitaliers de la ville.

Le personnel soignant se voit obliger d’utiliser soit la lampe tempête soit la lampé torche pour des interventions chirurgicales ou accouchement, a précisé ce 19 mars 2012, l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka de retour à Bangui.

L’envoyé spécial a fait remarquer que depuis l’indépendance, la ville ne dispose non plus d’une station d’hydrocarbure. Pour ravitailler Obo en carburant, certains commerçants prennent le risque d’aller à Bangassou (est), malgré la présence régulière des combattants de la LRA sur le tronçon.

Une fois réussit l’achat du carburant et son transfert à Obo, c’est la surenchère : Un litre d’essence coûte 1500 francs CFA et celui du pétrole 600 francs.

Interrogé,Raymond Yamowa, infirmier anesthésiste au bloc opératoire de l’hôpital de Obo, interpelle le gouvernement de doter  cet hôpital d’un groupe électrogène.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:05

 

 

 

 

A Poussou

 

 

Mon fils Josué, ne sois point impérieux et fantasque

Après le violent séisme électoral qui a dévasté l’échiquier politique national il y a un peu plus d’un an avec l’instauration d’un système monopartite et la régression des acquis démocratiques obtenus de hautes luttes, bien malin est celui qui pouvait s’en douter que les « mercenaires de l’intelligentsia » de notre pays, dont l’expertise se confond allégrement avec leurs haïssables intentions mercantiles, allaient ainsi,  par cynisme ou par simple calcul politicien de courte vue, s’amuser avec le destin commun de tout un peuple, concevant, argumentant et défendant des stratagèmes qui pourraient leurs garantir une longue carrière ministérielle.

Dans cette circonstance somme toute inquiétante, comment s’abstenir de reprendre à notre compte l’expression de Jean-Baptiste Placca qui disait naguère dans l’une de ses chroniques sur la Guinée du folklorique capitaine Dadis Camara que dans un environnement africain où les éléments brillants ont du mal à faire reconnaître leur talent, certains « intellectuels » cèdent facilement à la tentation de la servilité et du zèle, dès lors qu’ils accèdent à la « mangeoire ».

C’est en tout cas la nette impression que nous eûmes après la lecture des « mises au point du Ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation à la suite de la déclaration du FARE-2011 du 3 mars 2012 ».

Disons-le d'entrée de jeu: autant ladite déclaration du FARE-2011 paraissait aussi inopportune qu’incohérente (on ne peut reprendre d’une main ce que l’on conteste de l’autre. Le FARE-2011 ne reconnaissant nullement la légalité encore moins la légitimité du régime de Bangui, serait conséquent avec lui-même en s’abstenant de s’acoquiner avec les représentants dudit régime au sein des ateliers fussent-ils de Concertation), autant la sortie du Ministère est fondée sur une construction aussi mouvante que bancale. Et nous le démontrerons.

Les illusions du Ministère sont loin de la réalité.

Même si, on l’a compris, il est souvent moins aisé d’évoquer en public les tares d’une personne que l’on connaît et que l’on apprécie (devrions-nous dire appréciait), les tristes réalités de notre pays nous incitent plutôt à prévenir les auteurs du projet du nouveau Code électoral que l’architecture d’un travail qui se veut sérieux doit se situer dans la temporalité. Il nous appartient donc de leurs rappeler que tout problème humain, toute question humaine, demande à être considéré à partir du temps et que l’idéal étant que toujours le présent serve à construire l’avenir.

Or, l’avenir de notre pays, dans le contexte africain actuel, n’est pas des plus reluisants par la faute de certains citoyens qui ont fait des études, qui ont une capacité d’analyse et voire même du talent, qu’ils préfèrent déployer au service des pires causes, au nom d’inavouables convictions.

C’est en cela que le projet du nouveau Code électoral actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale mono-colore est, à notre humble avis, dangereux. Il porte les germes d’une prochaine instabilité institutionnelle chronique. Les auteurs n’ont peut-être pas conscience de l’ambiguïté et de la dangerosité de ce texte, et c’est peut-être là que se situe le véritable danger. Mais nous avons le droit, devrions-nous dire le devoir, de nous déclarer, sans dogmatisme ni esprit partisan, insatisfait  de ce travail.

Nous allons donc montrer aux auteurs de ce nouveau Code électoral en quoi nous nous écartons des arguments qu’ils développent. Car, nous pensons pour notre part que ces propositions, pour inacceptables qu’elles puissent paraître, ne sauraient être écartées d’emblée sans qu’il y ait eu un échange républicain autour : argument contre argent.      

Quand nous lisons que le « FARE soutient que l’élection des députés à un tour est une grave atteinte à la gouvernance démocratique. Si cela était vrai des pays fondateurs de la Démocratie tels que le Royaume Uni, les USA, la RFA, n’auraient pas fait élire leurs députés à un seul tour », nous sentons le sol se dérober sous nos pieds. Comparer les peuples Anglais, Américain, Allemand au malheureux peuple centrafricain n’est ni juste ni raisonnable.

Car, tandis que l’Américain ou l’Anglais pense Nation, Destin commun, le Centrafricain, lui, faute d’avoir su construire une conscience collective, raisonne en terme de clans familiaux, d’ethnie et que savons-nous encore. La parfaite illustration, même si c’est devenu un lieu commun que de le dire, est la texture de l’actuelle Assemblée nationale presque exclusivement composée de membres d’une même famille qui donnent l’impression de considérer le pays comme une entreprise familiale. C’est aussi vrai dans les autres lieux du pouvoir. 

Alors que la majorité des Centrafricains semble méconnaitre les enjeux du jeu électoral et s’enferme souvent dans des considérations ethniques ou claniques, les peuples précités ont, eux, compris, grâce à leur niveau d’instruction, le pouvoir que représentent leurs bulletins de vote. À côté de ça, nous avons moins de vingt Centrafricains sur cent qui suit une scolarité normale. La faute à l'abandon par les dirigeants successifs du secteur éducatif et aux conflits armés. En témoigne le taux impressionnant d’analphabètes dans nos villes et campagnes. 

Dans le même temps que l’Allemand, grâce à son pouvoir d’achat, peut s’offrir deux repas quotidiens, se soigner, se vêtir et se loger décemment, le Centrafricain vivote avec moins d’un dollars par jour et son expérience de vie se situe parmi les moins enviables du monde, affichant un petit 42 ans au compteur. Être vieux chez nous, c'est avoir 40 ans. Rien que ça !

Il est donc effroyablement déraisonnable de comparer la République Centrafricaine à l’Allemagne, encore moins aux États unis. Mais quand on a rendu compte de cette situation, quand on l’a comprise, on ne peut faire montre de désinvolture en faisant des propositions qui seront incomprises par la majorité du peuple. Déjà qu’ils ont du mal à se retrouver dans les pléthores de candidatures on ne leur rendra pas service si on ne leurs donnait pas la possibilité d’être maîtres de leur choix dans un scrutin à deux tours.

Certains objecteront que notre pays n’a pas les moyens de se payer deux tours d’une élection législative. Cette objection prête plutôt à sourire puisque le problème n’est en rien celui de moyens mais de choix politiques. Nous répondrons à ces objecteurs qu’il n’y a qu’une seule question qui vaille : quelles institutions voulons-nous pour notre pays  et pour quel avenir ? Il est ici, comme on l’a vu, une question d’orientation, donc de volonté politique. Pourquoi pas de consensus national.   

Il nous semble d’ailleurs en effet que le Ministère de l’Administration du territoire a une conception réductrice du sens de l’Histoire ; lorsque ses fonctionnaires avancent un argument aussi saugrenu que celui qui consiste à dire que le gouvernement ferait preuve de bonne gouvernance simplement parce que des partis politiques de l’opposition sont associés à un atelier qui devrait plancher sur la modification du Code électoral et que ce ne serait pas le cas ni en 1992 ni en 1998, pensant peut-être faire plaisir à leur maître, nous disons que ces flatteries ne les valorisent le moins du monde.

Pour la simple et la bonne raison que quand on change un régime, c’est pour faire mieux que ses prédécesseurs. Ils ne peuvent décemment ignorer que les temps ont changés et que l’appréciation que l’on pourrait être amenée à faire du régime actuel ne saurait être faite à partir des grilles de lecture aussi surannées qu’inefficaces. Évaluer les errements du régime actuel à partir de ceux des précédents régimes serait renier les arguments mêmes qui étaient au fondement et qui justifiaient le coup d’État du 15 mars 2003. Voilà la triste vérité, la nôtre.

C’est pourquoi nous disons que venant de la Cour impériale de Benrego d’où il a tiré l’essentiel de son corpus idéologique et de sa conception du pouvoir, celui que l’on considère comme l’actuel président de la République ne peut avoir oublié le mépris que lui inspiraient naguère les courtisans de l’ex empereur Bokassa. Certains de ces flatteurs, davantage préoccupés par leur carrière de ministre que par la paix sociale et la cohésion nationale, font d’ailleurs partie de ceux que l’on apercevait hier se coucher à plat ventre devant un Kolingba ou un Patassé. Aujourd’hui, ils ont tourné casaque  au gré de leurs intérêts sonnants et trébuchants.  Cela, est aussi osé que détestable.  

Et Dieu dira à son fils Josué, « fortifie toi seulement et aie bon courage, en agissant fidèlement selon toute la loi que Moïses, mon serviteur, t’a prescrite ; ne te détourne ni à droite ni à gauche, afin de réussir dans tout ce que tu entreprendras »1. 

Pour notre part, nous dirions à Josué, nos plaies sont encore trop fraiches et si douloureuses que le moindre faux pas de ta part nous rappellera un de tes congénères ou coreligionnaire, c'est selon, Joseph  de son prénom, à l’origine du hold-up électoral ayant débouché sur la situation que l’on sait aujourd’hui. Même si, il est vrai, l’Histoire ne retient que rarement les noms  de présidents  de commission électorale ou de ministres de l’Administration du territoire.    

 

Adrien POUSSOU.
Journaliste à Afrique Éducation
Éditeur.

1. Livre de Josué, chapitre 1 verset 7. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 01:17

 

 

 

    Djodjo-Bozize-casque-aux-oreilles.JPG 

 

 

Dans une récente et magistrale réflexion intitulée « SECURITE ET SURETE : DES ACTES, NON DES PROMESSES ! » que Centrafrique-Presse s’était offert le plaisir de publier, Me Assingambi ZARAMBAUD, sur le chapitre des agissements criminels mais étrangement impunis des enfants de BOZIZE et indirectement de l’irresponsabilité de leur président de père, assénait les vérités suivantes :

« 7 ) Les enfants du Président doivent donner l’exemple

            Les enfants du Président de la République doivent donner l’exemple, comme les enfants des Présidents DACKO, BOKASSA, KOLINGBA et PATASSE, lorsque ces derniers étaient au pouvoir. On n’avait jamais appris qu’un enfant de ces Présidents avait attaché une pauvre bonne en « arbatacha » et l’avait suspendue à un arbre pour la battre comme plâtre, sous prétexte qu’elle est une sorcière, avait battu une pauvre sentinelle qui était venue signifier sa démission pour non-paiement de salaires, sous prétexte qu’elle n’en avait pas reçu l’autorisation, vidé et fermé le Centre National de Basket – Ball sous la menace de son pistolet, chassé les joueurs de foot - ball du Dimanche au stade  Bonga – Bonga, sous prétexte qu’on avait refusé de le laisser remplacer immédiatement à son arrivée tardive un joueur désigné au hasard, enfermé le Directeur Général de la Jeunesse dans le coffre de sa voiture et amené celui-ci à la Présidence de la République, sous prétexte que dès lors que le Président de la République avait favorablement annoté sa demande d’occupation du stade Omnisports, le Directeur Général de la Jeunesse devait s’exécuter immédiatement sans exiger des formalités administratives jugées superflues, passé à tabac le responsable de la société SCAR – RENAULT, sous prétexte d’atteinte à un panneau publicitaire illégalement implanté sur une aire privée extérieure destinée à l’exposition des véhicules de cette société ; le tout en vertu de la redoutable profession de fils de son père et de « père fouettard » auto - proclamé qui l’autorise à « corriger un peu » ( bel euphémisme) quiconque a le malheur de se trouver sur son chemin - - - la liste est inépuisable.

            Il est vrai que les anciens Présidents de la République BOGANDA, DACKO, KOLINGBA et PATASSE n’ont jamais montré le mauvais exemple à leurs enfants, en lançant personnellement des appels en meetings, et pis encore dans une assemblée de jeunes, à dépecer (droko) des gens, à aller, en application de la loi du talion (œil pour œil, dent pour dent) incendier une maison, ou à aller saccager  le domicile d’un chef de l’opposition, entre autres hauts faits d’armes. »

Parlant des rejetons de BOZIZE, celui en particulier dont Me ZARAMBAUD s’est employé à relater ici avec force détails les différents exploits et hauts faits de violence gratuite voire criminels, n’est autre que François Joseph BOZIZE alias « DJODJO », frère né de même mère que l’autre tristement célèbre rejeton dénommé Aimé Vincent BOZIZE alias « PAPY » qui règne à la tête de la police politique du pouvoir en place qu’on appelle (SRI) pour Section Recherche et Investigation.

C’est ce plus que sulfureux personnage, François Joseph BOZIZE alias « DJODJO », qui vient de s’emparer voici une semaine, on ne sait par quel tour de passe-passe, de la présidence de la Fédération centrafricaine de Basketball. Les Centrafricains sont vraiment tous atterrés d’apprendre cette mauvaise nouvelle qui ressemble à véritable cauchemar. Cette fédération sportive ne mérite-t-elle pas meilleur dirigeant qu’un tel délinquant ? Après le père qui est un mauvais exemple pour la jeunesses pour s’être emparé du pouvoir par un coup d’Etat à l’issue d’une calamiteuse rébellion et plusieurs tentatives qui ont occasionné la mort de nombreux fils du pays et la destruction des quelques maigres infrastructures du pays, voici le délinquant de fils qui réussit un hold-up sur la fédération sportive phare (le basketball) qu’affectionnent beaucoup les jeunes centrafricains.

Centrafrique-Presse publie à nouveau ci-dessous ce qu’elle écrivait déjà le 23 septembre 2009 ainsi que quelques coupures de presse au sujet de cet énergumène qui, expulsé par la France pour délinquance aggravée, allait prendre le même vol que son père pour regagner son Centrafrique natal.

En exclusivité, la rédaction publie également ci-dessous tous les fac-simile de divers  documents afférents à sa reconduite à la frontière et ses auditions par la police et la justice française dont CAP a pu se procurer copie. Un minimum d’enquête de moralité sur les différents candidats à la présidence de la fédération de basketball aurait dû naturellement disqualifier un tel individu qui avec son père, font la honte aux Centrafricains.  

Rédaction C.A.P

 

C.A.P  Mercredi 23 septembre 2009

NDLR : Le président François Bozizé est attendu vendredi prochain à Paris en route pour Caracas au Venezuela où il va prendre part au 2ème sommet Amérique latine-Afrique, sur invitation du président Hugo Chavez. Malheureusement pour Bozizé, il doit trancher l’épineux problème de son délinquant de rejeton qui n’arrête pas de sévir en région parisienne, le dénommé Jean François Bozizé, que les autorités françaises sont vraiment décidées à expulser cette fois-ci. Déjà multirécidiviste, Jean François Bozizé s’est encore fait récemment arrêter par la police à un barrage routier, conduisant un véhicule sans assurance et sous une fausse identité.

Fils de président, Jean François Bozizé a pu bénéficier jusqu’ici, malgré toutes les infractions et délits à son actif, d’immunités diplomatiques dont l’ambassade de Centrafrique à Paris s’est portée garante. Mais devant la multiplication des actes de délinquance de Bozizé junior, les autorités françaises ont décidé de son expulsion. Il est en attente quelque part dans un cachot. Il devrait même être expulsé en principe sur le vol régulier d’Air France de mercredi soir 23 septembre vers Bangui mais la perspective d’arrivée à Paris de son père vendredi matin prochain a vraisemblablement fait repousser la chose. Bozizé père est placé devant ses responsabilités paternelles. S’il veut que son rejeton continue de rester sur le territoire français, il doit lui assurer les moyens de se prendre en charge. Faute de cela, il regagnera son pays, sans doute à bord du même vol régulier d’Air France qu’il doit prendre lui-même le mercredi 30 septembre prochain pour regagner Bangui après son escapade chez Hugo Chavez. Bozizé qui a pourtant une nombreuse progéniture, est connu pour ne pas bien s'en occuper.

Ci-dessous, différents articles de presse ayant couvert les frasques du fils Bozizé. Même la Libre Belgique n’est pas en reste.

 

Le fils du président centrafricain interpellé pour tentative d'escroquerie

Délinquance - Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine | 22.03.2005

 

C'est sous un autre nom que le fils du président centrafricain se rend mardi vers 9 h 30 dans une banque de Moissy-Cramayel. Très digne et accompagné d'une dame, Jean François Bozizé se présente au guichet pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. Bref, ce client est défavorablement connu. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Placé en garde à vue, il va dans un premier temps soutenir sa fausse identité.

 

Très vite, les fonctionnaires le confondent. Doute sur l'immunité diplomatique C'est à ce moment-là que le jeune homme dévoile son atout maître : « Je suis le fils du président centrafricain. » Comme il n'a aucun papier qui prouve cette identité, les fonctionnaires sourient et le gardent au chaud, car l'excuse paraît grosse. Tout l'après-midi, les policiers, craignant un éventuel incident diplomatique, multiplient les coups de fil au ministère. Mais, quand la nuit tombe, personne ne peut affirmer que le suspect bénéficie de l'immunité diplomatique. Ce n'est que le lendemain matin que l'ambassadeur est formel : il s'agit bel et bien du fils du président centrafricain. Il faut le libérer. Reste un doute : l'immunité diplomatique de Jean François Bozizé est-elle valable au moment des faits ? « Des vérifications sont toujours en cours », indiquait hier un magistrat. Dans moins de deux semaines, quand le président, qui jouit d'une confortable avance, sera sans doute réélu, cette formalité administrative ne sera sans doute qu'un détail.

Le Parisien




Interpellation en France du fils du président centrafricain


Jean François Bozizé
, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue dans un commissariat de la région parisienne pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique. Il avait été interpellé le 15 mars après avoir tenté de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire. Les employés de la banque avaient alerté les policiers.


© La Libre Belgique 23/03/2005

 

Les Faits Divers

Bozizé Jr gardé en vue 24h en France pour escroquerie présumée

Il a été relâché pour cause...d'immunité diplomatique

Jean François Bozizé, fils du président centrafricain, a été placé en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel (région parisienne) pour une tentative d'escroquerie présumée, avant d'être relâché en vertu de son immunité diplomatique, a-t-on appris mardi de source policière.

Le fils du président Jean François Bozizé, âgé de 25 ans, avait été interpellé le 15 mars dernier après avoir tenté, selon la même source, de retirer de l'argent dans une banque de Moissy-Cramayel au moyen d'une fausse carte d'identité et d'un relevé d'identité bancaire, confirmant ainsi une information publiée par le quotidien Le Parisien.

Les employés de la banque, alertés par le fait que des retraits avaient été effectués sur ce compte par une autre personne que son titulaire, ont prévenu les policiers.

La garde à vue de Jean François Bozizé a duré plus de 24 heures, le temps pour le commissariat de vérifier l'identité du prévenu, selon cette source.

Ce dernier a d'abord soutenu que la carte d'identité en sa possession était la sienne, avant de révéler qu'il était le fils du président centrafricain. Il n'était pas en possession de son passeport diplomatique, celui-ci étant en cours de renouvellement.

Le commissariat, qui a obtenu du ministère des Affaires étrangères confirmation de l'identité du gardé à vue, en a alors avisé le 16 au matin le parquet de Melun qui a demandé la levée de la garde à vue.

Il subsiste toutefois un doute sur la validité de l'immunité de Jean François Bozizé et l'enquête se poursuit, a souligné le parquet.

Le Quai d'Orsay (ministère français des Affaires étrangères) a indiqué mardi qu'il était en train de "vérifier exactement la situation de M. Bozizé Jr. au moment des faits".

"Les immunités sont liées à l'exercice d'une mission diplomatique qu'il s'agisse d'un poste en ambassade ou d'une mission ponctuelle. Tout cela est en cours de vérification" a précisé le porte-parole du ministère Hervé Ladsous.

 

Procès

Le fils du président centrafricain jugé pour escroquerie

Melun (Seine-et-Marne)

Denis Courtine Le Parisien 28.12.2005

 

LE STATUT de chef de l'Etat de son père lui avait permis de sortir de garde à vue avec les excuses des policiers. Mais, cette fois, Jean François Bozizé, 25 ans, ne pourra pas se réfugier derrière une prétendue immunité diplomatique. Cet après-midi, le fils du président centrafricain, qui porte exactement le même nom que son papa, comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun pour escroquerie et tentative d'escroquerie.

 

L'affaire remonte au 15 mars dernier. Très digne et accompagné d'une amie, Jean François Bozizé junior se présente au guichet d'une banque de Moissy-Cramayel pour un retrait. Il tend un relevé d'identité bancaire et une carte d'identité. Comme le compte du jeune homme n'est pas enregistré dans cet établissement, l'employé procède aux vérifications d'usage. Et là, il apprend que cette fausse identité a été utilisée à deux reprises dans d'autres banques. A la sortie, les policiers l'interpellent et le conduisent au poste. Une partie de poker menteur C'est à ce moment-là que commence une partie de poker menteur qui va durer plusieurs mois.

 

Première manche : le bluff. Jean François Bozizé jure aux policiers que l'identité qu'il a donnée au banquier est exacte. La ruse tombe à l'eau. Les fonctionnaires le confondent au bout de cinq minutes. Deuxième manche : il étale son jeu sur la table. « Je suis le fils du président centrafricain », affirme-t-il. Mais, comme le suspect n'a pas ses vrais papiers sur lui, les enquêteurs ne le croient pas. Troisième manche : la vérification. Préférant tout de même éviter une mauvaise surprise, les policiers multiplient les coups de fil au ministère des Affaires étrangères.

 

En vain. Personne ne sait si cet escroc présumé bénéficie ou non d'une immunité diplomatique. Au petit matin, un représentant du Quai d'Orsay appelle le commissariat de Moissy : « Vous avez bel et bien interpellé le fils du président centrafricain. Relâchez-le tout de suite. » François Bozizé peut sortir en vainqueur du commissariat. Pour la petite histoire, son père sera réélu quelques semaines plus tard à la présidence de Centrafrique.

 

Quatrième manche : la deuxième vérification. Le parquet de Melun demande à son tour des comptes au Quai d'Orsay. Cette fois, le ministère des Affaires étrangères est plus hésitant. Finalement, quelques mois plus tard, il livre au parquet de Melun la version définitive. Contrairement à son père, Jean François Bozizé junior ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique. Résultat des courses, le jeune homme sera donc bel et bien jugé aujourd'hui comme n'importe quel justiciable.

 

Justice

Immunité pour le fils du président centrafricain

Le Parisien 23.03.2005

 

L'IMMUNITÉ DIPLOMATIQUE de Jean François Bozizé, le fils du président centrafricain, est bien prouvée. Après l'avoir placé en garde à vue pour tentative d'escroquerie, le commissariat de police de Moissy-Cramayel vient d'en avoir la preuve. Un document officiel reçu par fax de l'ambassade lève le doute. Autrement dit, son immunité le protège. Libre comme l'air, il a d'ailleurs encore été vu hier après-midi dans un centre commercial en train de se promener bien tranquillement.

 

Déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne et pour laquelle il avait été condamné par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne) à une peine de quatre ans de prison - son père à l'époque n'était pas président -, il ne sera pas cette fois-ci poursuivi pour s'être présenté mardi dans une banque de Moissy-Cramayel muni d'une fausse carte d'identité pour un retrait. Une fausse identité utilisée au moins à deux reprises dans d'autres banques. « Son immunité le couvre. C'est choquant certes, reconnaît un magistrat, mais cela fait partie d'une tradition diplomatique. L'immunité ne peut lui être retirée que par le gouvernement du pays auquel il appartient et s'il estime que les faits sont graves. »

 

C'EST quand même pratique l'immunité diplomatique. Voilà ce que devait se dire Jean François Bozizé, un des fils du président centrafricain, en faisant ses courses hier après-midi dans un centre commercial de Seine-et-Marne. Mercredi dernier, après une nuit en garde à vue au commissariat de Moissy-Cramayel pour une tentative d'escroquerie, ce jeune homme de 25 ans, déjà connu pour une affaire de vol à main armée dans le Val-de-Marne, a été libéré sur-le-champ grâce à un coup de fil haut placé. Et mieux valait qu'il n'y ait pas de vagues car le père lutte en ce moment pour sa réélection.

 

 

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       François Joseph BOZIZE alias "Djodjo"

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 01:09

 

 

 

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Encore un gendarme abattu par des coupeurs de route

Radio Ndéké Luka Dimanche, 18 Mars 2012 08:19

Le commandant de Brigade de la gendarmerie de Nguia-Bouar, localité situé à environ 200 kms de la ville de Bouar sur l’axe menant à la frontière camerounaise, a été abattu jeudi 15 mars 2012 par des coupeurs de route. Un crime intervenu 4 mois après l’assassinat d’un autre commandant de cette même brigade.

L’information a été confirmée par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar. Il raconte : « le commandant de brigade de Nguia-Bouar, accompagné d’un des ses éléments, était en mission à moto dans sa localité. Une mission de contrôle de routine et de recouvrement. Aperçu par ces bandits de grand chemin, le commandant a reçu des balles tirées à bout portant par ses bourreaux. Il est décédé sur le champ. La victime a ensuite été dépouillée de tous ses biens. Les tueurs ont emporté sa tenue, son arme de marque Kalachnikov et une importante somme d’argent  dont le montant reste inconnu ».

Quant à l’auxiliaire de gendarmerie qui l’accompagnait, il a pu s’enfuir et échapper aux bandits. Il faut dire que ce crime dont un agent des forces de sécurité est la victime relance la question de la  présence des forces de défense et de sécurité dans les zones reculées du pays. L’insécurité s’ajoute aux autres gros problèmes de cette localité. Il s’agit notamment de la dégradation des infrastructures routières et du manque de personnel qualifié pour la santé

 

NDLR : C’est cela le vrai visage de la République centrafricaine de Bozizé aujourd’hui. C’est affligeant et vraiment scandaleux car inadmissible qu’un commandant de brigade de gendarmerie se fasse tirer dessus comme un lapin en faisant son travail pour la République pendant que Bozizé et ses prétendus « libérateurs » fêtaient tranquillement le même jour, le neuvième anniversaire de leur coup d’Etat du 15 mars 2003 à Ouandago et Kaga-Bandoro.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 03:33

 

 

 

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Sénégal : Wade demande trois ans de plus pour terminer ses chantiers

RFI mercredi 14 mars 2012

Les deux candidats à la présidentielle sénégalaise Macky Sall et Abdoulaye Wade battent campagne à travers le pays pendant cet entre-deux-tours. Lors de ces diverses visites de proximité en région, Abdoulaye Wade, le président sortant qui brigue un troisième mandat, assure aux électeurs que s'il est élu le 25 mars prochain, il restera au pouvoir seulement trois ans, afin d'achever ses chantiers.

Amadou Sall est le porte-parole de campagne d’Abdoulaye Wade, le président sortant. Même si le mandat présidentiel est de sept ans, Wade pourrait passer le relais au bout de trois ans, affirme-t-il.

« Notre candidat a bien dit qu’il a besoin de trois ans, trois ans parce qu’il a commencé des projets, des chantiers qu’il doit terminer, et le président a bien envie de mettre en place des politiques. Sur les trois ans, naturellement, il fera le nécessaire pour préparer une équipe de relève, de relève générationnelle, mais aussi de relève capable de maintenir le cap (…) Il est élu pour sept ans, il n’est pas élu pour trois ans. Mais si au bout de trois ans, il termine ses projets, il lui est loisible à ce moment-là, de voir dans quelle mesure il peut passer le relais ».

Lors du meeting de la coalition Benno Bok Yakaar qui soutient Macky Sall, organisé ce mardi 13 mars à Saint-Louis sur une scène érigée au stade Babacar Seye, le doyen de l'opposition Amath Dansokho a indiqué ce qu'il pensait de cette demande lancée par Abdoulaye Wade. Pour lui, il s'agit d'une opération de « maquillage ».

« Les trois ans qu’il nous demande, ce ne sont pas trois ans pour un chantier ! C’est trois ans parce que ce grand tricheur croit qu’il peut maquiller les vols, les pillages des ressources publiques, qu’il peut sauver par ce biais l’oligarchie qu’il a fabriquée ! On n’a jamais vu, de mémoire d’homme, une accumulation de ressources faite à cette vitesse et de manière aussi grossière ! »

 

Sénégal/présidentielle: Youssou Ndour en campagne à Ziguinchor pour Macky Sall

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ZIGUINCHOR (Sénégal) - Des milliers de personnes ont participé samedi soir en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion armée, à un meeting du chanteur Youssou Ndour en campagne pour Macky Sall opposé le 25 mars au président Abdoulaye Wade au second tour de la présidentielle.

Le célèbre chanteur a été accueilli par une foule formée à majorité de jeunes sur la place de Gao, à Ziguinchor, principale ville de Casamance, dans le cadre de son opération dite wer ndombo (ceinturer en langue wolof) pour faire tomber Wade au profit de Macky Sall à la tête du Sénégal.

J'appelle tous les électeurs qui avaient voté pour Abdoulaye Wade au premier tour (le 26 février) à reporter leurs voix sur Macky Sall. Le train pour la victoire de Macky est en marche. Ziguinchor et la Casamance ne peuvent pas être en reste, a déclaré Youssou Ndour devant une assistance estimée à plusieurs milliers de personnes.

Dans une semaine, Wade va quitter le pouvoir. Nous ne lui donnerons pas un jour de plus, a-t-il ajouté alors qu'une foule surexcitée entonnait de la musique appelant au départ du pouvoir de Wade.

Youssou Ndour, arrivé samedi matin à Ziguinchor, avait déjà rendu visite aux dirigeantes de la plate-forme des femmes pour la paix en Casamance, où il a été accueilli par des dizaines de personnes.

Pour qu'il y ait la paix, il faut que Wade dégage. Vous pouvez compter sur le président Macky (...) pour la paix en Casamance, leur a-t-il dit, ajoutant: Si le pouvoir vous donne de l'argent en échange de votre vote, prenez-le, mais votez pour Macky Sall le 25 mars.

Le cortège de Youssou Ndour avait également dans la matinée sillonné les grandes artères de la ville sous les acclamations de dizaines de badauds. Des partisans d'Abdoulaye Wade ont bien tenté d'empêcher son passage en dressant quelques barricades de fortune, mais se sont repliés à l'arrivée du cortège.

La Casamance est le théâtre depuis 1982 d'un conflit opposant l'armée sénégalaise au Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion indépendantiste).

Des périodes d'apaisement relatif y alternent avec des périodes de violences marquées par des accrochages entre rebelles et militaires, des attaques à main armée et, dernièrement, des rapts de membres de forces de sécurité. Depuis fin 2011, les rebelles ont intensifié leurs actions.

Le conflit a fait des milliers de victimes civiles et militaires et des dizaines de milliers de déplacés et réfugiés.

Youssou Ndour, dont la candidature à la présidentielle avait été rejetée par le Conseil constitutionnel, a décidé d'apporter son soutien à Macky Sall, comme tous les candidats d'opposition battus au premier tour du 26 février et la plupart des organisations de la société civile.

Les douze candidats battus ont créé autour de M. Sall une nouvelle coalition, le Rassemblement des forces du changement (RFC)/Benno bok Yaakkar (unis pour le même espoir en langue wolof), qui mène campagne en sa faveur.


(©AFP / 17 mars 2012 21h33)

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 02:59

 

 

 

 

Adolphe Pakoua

 

                                              Adolphe Pakoua

 

 

 

Préface du Professeur François ZONZAMBE

 

Spécialiste de littératures Française et Comparée à l'Université de BANGUI.

 

 

 

LA REPUBLIQUE SUPPLICIEE du Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, est à la fois un roman et une véritable chronique du CENTRAFRIQUE que symbolise GBAZABANGUI, une « chaîne de montagnes pierreuses, verdoyantes et giboyeuses », qui surplombe et encaisse BANGUI, la capitale centrafricaine. Cette chronique de GBAZABANGUI se situe entre les années 1960 et 1996.

 

Le romanesque transpire dans la scène où JOUDA, fille de Tuby DANGAYE, est frappée de mutisme. Phénomène qui se produit dès l'arrestation de son père et qui, à partir de ce moment-là, la rend visionnaire auprès de sa mère qu'elle va diriger jusqu'à recouvrer la parole à la libération de son père.

 

Le romanesque transpire aussi dans la scène où, JOUDA, victime de mutisme, va converser avec sa mère MUNDY à travers des rêves où elle lui fera des révélations sur la vie de son père incarcéré dans la geôle de SARAGBA où un graffiti va apparaître à DANGAYE pour, à son tour, lui faire des révélations à propos de son séjour en prison et de son avenir.

 

Le romanesque culmine enfin dans la scène où le visage d'une fée ou d'une nymphe apparaît à son tour dans le graffiti pour hanter plus tard MUNDY et devenir son double en vue de l'aider à venger son mari Tuby DANGAYE, injustement incarcéré.

 

Ainsi, après avoir aidé l'homo duplex MUNDY, alias OREADE, à régler leurs comptes aux multiples tortionnaires et ennemis de son mari Tuby DANGAYE, la nymphe déclarera : « Mission terminée ».

 

Romancier, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, n'en demeure pas moins un chroniqueur qu'un caméraman. Son œuvre demeure tout objective à l'instar de René MARAN dans « BATOUALA », véritable chronique de la GBAMBA, petit affluent de l'OUBANGUI, qui traverse la ville de GRIMARI, ancien district de KREBEDGE, qu'il symbolise en OUBANGUI-CHARI.

 

Chroniqueur à l'instar de FROISSART et de JOINVILLE, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo restitue fidèlement tous les événements vécus en CENTRAFRIQUE entre les années 1960 et 1996. Ainsi, sa plume se métamorphose en pinceau pour peindre les différents paysages centrafricains qu'il traverse, et ses yeux, comme l'œil d'une caméra, filme tout sur son passage, dans les sentiers de la forêt équatoriale, des savanes, des villages, dans les rues et boulevards de la capitale BANGUI.

 

La photo du bac traversant, en quatrième de couverture du roman, la rivière KADEI à NOLA, symbolise la virginité de cette forêt riche en faune et havre de paix.

 

A travers un style narratoire et pittoresque, le Docteur Adolphe PAKOUA de Bilolo, nous a parlé le SANGHO, le BANDA, le SARA, le MBOUM, le FOULBE et le PYGMEE, toutes langues centrafricaines, en FRANCAIS de MOLIERE, de LA FONTAINE et de Victor HUGO, pour exprimer les joies et les tristesses du peuple centrafricain  après l'indépendance.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 03:14

 

 

 

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WASHINGTON AFP / 16 mars 2012 22h51 - Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir accordé au Niger une assistance financière de 92,2 millions d'euros sur trois ans.

Les autorités de Niamey peuvent tirer immédiatement 13,17 millions d'euros au guichet du FMI, indique le Fonds dans un communiqué, précisant que, comme de coutume avec ce genre de facilité de caisse, le reste de l'assistance sera mis à disposition par tranches successives.

Dans la typologie du FMI, le prêt accordé au Niger est une facilité élargie de crédit (FEC), instrument destiné à accorder une aide à moyen terme aux pays à faible revenu ayant des problèmes prolongés de balance des paiements.

Les financements accordés au titre de la FEC sont assortis d'un taux d'intérêt nul, d'un délai de remboursement de cinq ans et demi et d'une échéance finale de dix ans, précise le Fonds sur son site internet.

Pour obtenir ce prêt, les autorités de Niamey sont convenues avec le Fonds d'un programme de réformes économiques à mettre en oeuvre en vue de maintenir la stabilité macroéconomique tout en augmentant la résistance du pays aux chocs, indique le communiqué du FMI.

Parmi les objectifs du programme, figurent également le renforcement des finances publiques et de la gestion de la dette et la mise en place de limites légales et d'un cadre de surveillance pour le secteur minier et le secteur pétrolier.


(©)

 

NDLR : Voilà le genre de situation derrière laquelle courent désespérément les autorités de Bangui mais qui elles ne remplissent nullement les conditions pour en bénéficier. Au Niger, le président de la République n'a pas fait un hold-up électoral mais plutôt été démocratiquement et brillamment élu. Il a même été invité par le président Obama à la Maison Blanche, privilège et honneur que Bozizé n'a pas eus. En outre, le ministre centrafricain des finances, pourtant déclaré persona non grata à Washington par le Département d'Etat, continue de pavoiser au gouvernement de Bozizé et Touadéra contre toute raison, ce qui nuit grandement à l'image et aux intérêts du pays.     

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:52

 

 

 

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                                                     Michel KOYT

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Mars 2012 13:58

Le ministre Michel Koyt chargé du Secrétariat général du gouvernement et son ancien collègue délégué aux finances Abdallah Kadre, actuel conseiller à la Primature chargé de la Bonne gouvernance viennent d’être limogés de leurs fonctions. Le décret a été rendu public le 15 mars sur les ondes d’une chaine locale.

Les 2 personnalités ont été arrêtées le 9 mars dernier. Elles ont été accusées de détournement, complicité de détournement, faux et usage de faux. Des sources gouvernementales ont indiqué qu’une somme de 2,5 milliards FCFA (3,8 millions d'euros) serait détournée.

Par cette même occasion le maitre de Bangui François Bozizé a pris un autre décret nommant le ministre de la Justice, porte-parole du gouvernement, Firmin Féïndiro à assurer l’intérim de Michel Koyt.

Et ce n’est pas tout ! La Société Nationale des Transports Urbains (SONATU) est désormais dirigée par l’armée faute d’une gestion transparente. Décision prise suite à l’arrestation des 8 personnes au sein de la SONATU dans le cadre de cette affaire.

Justement à propos de ce détournement, le porte-parole du gouvernement avait annoncé lundi dernier que les fonds étaient compris dans un prêt obtenu en 2010 d’un montant de 16 milliards de francs CFA par Bangui auprès de l’Inde.

Des fonds destinés à l’achat des bus pour la mise en place de la Société Nationale des Transports urbains (SONATU) et la construction d’une gare routière au PK 13 à la sortie nord de Bangui.

Selon une source de la gendarmerie, cette affaire a été révélée par le Conseil Spécial de Surveillance et de Redressement des Entreprises et Offices Publics. Un conseil présidé personnellement par le Chef de l'Etat, François Bozizé.

A titre de rappel les Conseils d’Administration des sociétés et entreprises d’Etat ont été dissous en janvier dernier. Une décision prise par le gouvernement pour assainir les finances publiques et « siffler la fin de la récréation ».

Toutefois, cette mesure n’est après sans conséquence : Des séries de grève ont été déjà enregistrées non seulement dans les centres hospitaliers, mais aussi à la Caisse Nationale de sécurité sociale.

 

 

NDLR : A quand le limogeage du milliardaire Fidèle Gouandjika et la levée de l'immunité parlementaire de Zingas ?

 

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:50

 

 

 

 

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Source : www.infosud.org

  6 mars 12 - Plongée avec Mats Brügger et son documentaire « The Ambassador » - à mi-chemin entre Borat et Michaël Moore - dans un pays où la législation se contourne à coups de CFA, de diamants bruts et de kalachnikov.

Sandra Titi-Fontaine/InfoSud - En 2012, la Banque mondiale a classé la République Centrafricaine (RCA) au 182ème rang mondial sur 183 pour son calamiteux climat des affaires. Seul le Tchad fait pire. Une aubaine pour Mads Brügger, journaliste danois, qui a décidé de démontrer dans un documentaire satirique la corruption et le néocolonialisme qui font et défont encore les richesses et les présidents sur le continent africain. Dans « The Ambassador », qui a été projeté au sein du Festival du film et Forum International sur les Droits Humains, il se pastiche en un consul honoraire du Liberia clownesque et rétro, bottes coloniales et fume-cigarette compris, pour trafiquer du diamant depuis Bangui, la capitale du Centrafrique. Un passeport diplomatique lui est nécessaire pour, le croit-il, sortir du pays avec ses précieux gemmes sans subir de fouille à l’aéroport. Moyennant quelques 135.000 dollars, il s’en procure un avec titre honorifique via le site internet diplomaticpassport.com, toujours actif à ce jour.

S’ensuit une épopée dans une Afrique digne des années 70, où Brügger dans ses costumes blanc impeccables va, en parallèle de sa percée du marché local du diamant où se mêlent réseaux affairistes et criminels, se créer une couverture : ce sera la construction d’une fabrique d’allumettes employant des Pygmées. Le journaliste n’est pas avare de caricatures et d’approximations grossières pour qui connaît un temps soit peu le pays. Les Pygmées sont forcément des gentils sauvages exploités, l’ancien empereur Bokassa un cannibale, la France l’ancien colon encore tout-puissant et les Libanais des voleurs traînant dans tous les trafics. Tandis que les pierres qu’il s’apprête à ramener ne peuvent être que des « diamants du sang ». Ce qui est par exemple techniquement faux, puisque le processus de Kimberley qui régit cette classification n’a pas reconnu la RCA comme tel.

Corruption vue de l’intérieur

Mais ce documentaire n’en reste pas moins la démonstration concrète d’une réalité qui peut se montrer effrayante, dans un pays oublié par la communauté internationale, où la loi dominante est forcément celle du plus fort. Ou de celui qui dispose des meilleures relations sur la place banguissoise, sorte de hiérarchie tacite dont le sommet serait occupé par le président Bozizé et son clan, à commencer par son fils Jean-Francis, actuel ministre de la Défense. Comme le souligne International Crisis Group dans son dernier rapport sur la situation sécuritaire, « la vie en RCA s’avère être infiniment plus lucrative avec un AK-47 en bandoulière ».

Si la méthode employée par Brügger prête à controverse, The Ambassador a le mérite d’offrir une vue unique, de l’intérieur, des rouages de la corruption de la diplomatie africaine et internationale. Distribuant à des intermédiaires douteux et autres ministres ses fameuses « enveloppes du bonheur » débordant de francs CFA, arrosant ses hôtes au champagne en se gargarisant d’anecdotes ou de secrets d’Etat, Brügger a fini par se prendre à son propre jeu, jusqu’à trop se découvrir et se mettre en danger. L’un de ses principaux interlocuteurs, le chef de la sécurité nationale Guy-Jean le Foll Yamandé - un ancien légionnaire français -, sera d’ailleurs assassiné pendant le tournage.

Ce dernier qui lui affirmait : « Si le pays était resté entre les mains de Bokassa, aujourd’hui ce serait la Suisse de l’Afrique. » Une vision partiale du passé, pourtant partagée par de plus en plus de Centrafricains. Certes, l’extraordinaire potentiel minier du Centrafrique, habilement négocié, pourrait lui offrir ce statut enviable. Mais depuis une quinzaine d’années, la RCA a connu pas moins de 11 coups d’Etat et mutineries, dont une guerre civile en 2002-2003. Et cet Ambassador, tel qu’il s’est présenté, n’a pas éveillé de soupçon : il a voulu faire comme tout le monde à Bangui, où chacun veut sa part du gâteau centrafricain. Sans personne pour lui taper sur les doigts.

Lire le rapport complet de International Crisis Group : De dangereuses petites pierres : Les diamants en République centrafricaine, 16 décembre 2010

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 02:39

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 16 Mars 2012 13:54

Il s’appelle Celio Adraman et il a 12 ans. Kidnappé à Zacko par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, Celio a été libéré le 12 mars 2012 par l’Armée ougandaise en patrouille dans la forêt aux environs de Obo (sud-est de la RCA).  Il a passé 9 mois dans la brousse avec ses geôliers. Celio vient finalement de retrouver sa famille.

L’information a été  confirmée par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka à Obo localité située à l’extrême-est de la République Centrafricaine, de retour à Bangui.

Le journaliste a pu rencontrer l’ancien otage de la LRA et recueillir le témoignage de Celio : « J’ai été kidnappé dans ma localité d’origine qu’est la ville de Nzacko (nord-est). Pendant 9 mois, j’ai accompagné ces rebelles. J’étais battu chaque jour, j’étais chargé de leur procurer des ignames sauvages pour leur ration alimentaire. J’ai retrouvé la liberté grâce à une patrouille de l’Armée ougandaise. Je faisais le guet ce jour-là et j’ai pris la fuite quand les militaires ont fait irruption dans notre lieu de campement. Les militaires nous ont pourchassés. Ils m’ont finalement mis la main dessus et m’ont ramené à Obo. Mais ici je ne connais personne. Je cherche donc à retrouver ma famille à Nzacko».

Celio est resté quelques jours à Obo sous la garde des autorités locales. Il a ensuite été remis au CICR (Comité international de la Croix rouge). Les recherches de cette structure humanitaire ont ensuite permis de retrouver sa famille à Nzacko. Les retrouvailles ont semble-t-il été pleines d’émotion. Tous croyaient l’enfant mort depuis sa disparition.

Les responsables de la Croix Rouge, en remettant Celio à sa famille, ont appris que son père avait lui aussi été kidnappé par la LRA à l’occasion de la même incursion. Mais ce dernier avait pu s’échapper au bout de deux semaines et rentrer à la maison. Il n’avait pu dire ce que son fils était devenu. Sans doute avaient-ils été gardés dans des camps séparés ?

La libération de Celio intervient au moment où s’intensifient les patrouilles mixtes dans la préfecture du Haut-Mbomou (sud et sud-est de la RCA). Soldats ougandais et centrafricains, sous la supervision et l’assistance d’un contingent américain sillonnent la zone pour traquer Joseph Kony et ses hommes.

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