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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:52


 

Le Temps 6 octobre 2009

La firme russe Izhmash qui produit le fusil d’assaut AK-47, connu sous le nom de «Kalachnikov», est au bord de la faillite. La justice doit décider si elle laisse fonctionner l’entreprise grâce à une restructuration de ses dettes, ou si la société doit fermer. L’engin de mort le plus répandu dans les conflits contemporains.






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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:41




ANTANANARIVO - Les principales mouvances politiques de Madagascar ont trouvé un accord mardi à Antananarivo sur les noms des dirigeants de la transition malgache à l'issue d'une réunion du groupe international de contact, a-t-on appris auprès des délégations.

Au terme de l'accord, qui devait être annoncé officiellement dans la soirée, l'actuel homme fort de la Grande Ile, Andry Rajoelina, continuera d'assurer la présidence de la transition.

Eugène Mangalaza, de la mouvance de l'ex-président Didier Ratsiraka, assurera les fonctions de Premier ministre, levant ainsi le principal blocage à la mise en oeuvre des accords inter-malgaches signés à Maputo le 9 août sous la médiation de la communauté internationale.

"On a les trois noms qu'il manquait à Maputo. Le président Andry Rajoelina, le vice-président Emmanuel Rakotovahiny (ancien Premier ministre de l'ex-président Albert Zafy) et le Premier ministre Eugène Mangalaza", a déclaré à la presse le chef de la délégation de l'ex-président Didier Ratsiraka.

Cette information a été confirmée par les représentants d'autres délégations.

Historien et universitaire à Toamasina (ex-Tamatave - côte est), M. Mangalaza est un partisan de longue date de l'ex-président Ratsiraka.

Il avait participé aux négociations menées en 2002 entre le camp du chef de l'Etat sortant Ratsiraka et Marc Ravalomanana, qui avait accédé à la présidence au terme d'une élection présidentielle très contestée.

M. Andrianarisoa a également fait état d'une "objection" de la mouvance du président évincé Marc Ravalomanana concernant la possibilité pour M. Rajoelina de se présenter à la présidentielle au terme de la transition.

"Le président est accepté mais la mouvance de Marc Ravalomanana a émis une objection forte: +Nous acceptons qu'il soit président (de la Transition) mais pas qu'il soit candidat à la présidence de la quatrième République+", a-t-il rapporté.

La communauté internationale, représentée par le Groupe international de contact, a réuni mardi à Antananarivo les quatre principales mouvances politique de l'île dans le but de débloquer la mise en oeuvre des accords signés à Maputo: la volonté de M. Rajoelina de conserver au poste de Premier ministre Monja Roindefo constituait le principal facteur de blocage.

Les quatre délégations représentent M. Rajoelina, le président évincé Marc Ravalomanana et les deux anciens présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy.

Lâché par l'armée, l'ancien président Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, ex-maire de la capitale et devenu en quelques mois son principal opposant.

(©AFP / 06 octobre 2009 21h56)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 21:20




Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


KABO, 6 Octobre 2009 (IRIN) -- Père Michel Ange Ningando est né et a grandi à Kabo. Il a quitté la ville pour poursuivre ses études mais il est revenu il ya deux ans à la tête de l'église catholique locale.

«Je me souviens de cette ville quand elle était vraiment quelque chose", a déclaré à IRIN Ningando. «En tant que jeune garçon, j'avais l'habitude d'aller danser au clair de lune. Vous aviez tous ceux qui travaillent dans leurs champs. C'était« Kabo le beau »et il comptait vraiment pour quelque chose. Maintenant, c'est autre chose."

Kabo, industrie du coton a depuis longtemps disparu. Le marché est mal approvisionné, même s’il ya des produits en provenance du Cameroun, du Tchad et même au Nigeria. Les fonctionnaires mettent en garde contre les tensions croissantes entre les agriculteurs locaux et les incursions des éleveurs, en faisant valoir que l'accès à la terre doit être plus strictement réglementé.

Toutefois, la situation en ville s'est améliorée. Les centaines de déplacés qui ont fui les combats en 2007 et 2008 ont quitté leur camp désormais démantelé. Les incidents de sécurité sont devenus rares. L'agence médicale internationale Médecins Sans Frontières fournit des soins gratuits, cruciaux dans une région où la malaria est endémique, avec les maladies intestinales et des infections respiratoires.

Les deux mouvements rebelles actifs dans la région, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) et l'Armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD), sont théoriquement en paix avec le gouvernement. Un important programme de construction de route est en cours, soutenus par l'Agence pour la coopération technique et le développement (ACTED) qui, croit Ningando, contribuera à la croissance Kabo, ce qui va conduire cette partie du nord à avoir des contacts plus étroits avec Bangui, la capitale. Mais Ningando prévient qu'il est trop tôt pour parler d'une reprise.

«Il faut rappeler que les gens ont vécu avec cette rébellion pendant cinq ans», souligne Ningando. "Certains ont passé trois ans dans la brousse, revenant au village quand ils pensaient que c’était sûr, retournant en brousse quand cela devenait dangereux de nouveau. Rien ne peut être tenu pour acquis."

Les perspectives de paix

Jonas Zininga, maire du village voisin de Ngoinikira, est plus optimiste quant aux perspectives de paix. Les affrontements entre l'APRD et l'armée (FACA) en 2007 ont entraîné l'évacuation du village. «Tout le monde est de retour aujourd'hui», dit Zininga. «Les gens doivent aider à construire leurs maisons, en remplacement de ce qui a été brûlé, mais les choses se redressent.

Zininga met en garde contre de graves perturbations de l'agriculture, en faisant valoir que la production de cultures comme le maïs et le mil sera en baisse à cause du manque d’accès de personnes aux terres dans un passé récent. Mais il parle avec assurance de la réorganisation tant des agriculteurs que des éleveurs et reconnaît que la route d'ACTED programme de construction, emploie des centaines de travailleurs locaux, est un élan important à l'économie.

L'APRD est toujours actif dans Ngoinikira. Patrice, 22 ans, coiffé d'une casquette de base-ball, se présente comme le "commandant de brigade" local, contrôlant 150 hommes, avec cinq années d'expérience militaire à son actif. "La guerre est terminée maintenant et nous vous attendons pour le désarmement, a-t-il dit, se référant à l'ONU et appuyé par le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) du gouvernement.

Tandis que Patrice fait valoir que la lutte de l'APRD a été motivée en partie par la colère au sous-développement chronique de l'État du nord, il parle aussi d'une longue bataille contre les zaraguinas - bandits. «Ils menacent notre peuple et c'est nous, l'APRD, qui les ont conduits sous contrôle».

Les Zaraguinas sont fréquemment cités comme la source principale d'instabilité dans la région. Il y a des récits contradictoires de leurs origines et la composition - décrits par certains comme " soldats en démobilisés " et les combattants rebelles, par les autres comme les gangs très organisés nomades et extérieur à la région.

Pour Ningando, l'APRD et les FACA doit maintenant travailler sur une stratégie commune visant à rendre les routes plus sûres. «Ces forces sont désormais en paix et ils ont des jeunes gens capables de nous protéger", dit Ningando. "Ce problème dure depuis trop longtemps et il mine notre économie."

L'aide médicale

La route au nord de Kabo vers le Tchad est particulièrement vulnérable. Le village de Bokayanga, à 15km au nord de Kabo, a été témoin de violents affrontements entre les FACA et le FDPC en avril. Des maisons ont été détruites, de même que l'école locale. Le chef du village, Alphonse Soguina, déplore les conditions de sa communauté, contrainte de vivre dans la brousse sans accès à l'eau potable, à l’école ou aux soins de santé. "Nous avons besoin de sécurité. Le gouvernement doit nous donner cela."

Les problèmes de sécurité sur la route de Bokayanga ont jugé la zone hors-limites à des cliniques mobiles de MSF, si les villageois arrivent à pied ou en vélo à l'hôpital géré par MSF à Kabo.

Domiuta Kraton a amené ses deux filles à l'hôpital. «Elles ont le paludisme et la médication a été donnée. On m’a aussi trouvé le paludisme." Il n'est pas un déplacement tranquille  raconte Kraton. «Il y a toujours le risque de tomber sur les Zaraguinas. Ils vous voler, ou si vous n'avez rien sur vous, ils vous tuent.

MSF a joué un rôle actif dans la région de Kabo depuis 2006. Des dizaines de patients arrivent chaque jour à l'hôpital de Kabo, qui comprend la maternité et la pédiatrie, tandis que d'autres se rendent dans des dispensaires périphériques des villages comme Ngoinikira et Farasala. MSF est déterminé à édifier des capacités locales et chaque clinique est gérée par un comité de gestion local.

S'exprimant au nom du ministère de la santé, Gaetan Zabo-Zobel, qui dirige le centre de santé de Kabo, admet que les structures de santé sont minimes avant l'arrivée de MSF et que beaucoup moins de patients avaient besoin d’un traitement hospitalier. Il dit que les campagnes d'information et la formation jouent un rôle vital dans le renforcement des capacités locales, préparant la voie pour le départ éventuel de MSF et une garantie de services de santé fiables à l'avenir.

Une sélection de rapports IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org
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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:45




Source: Radio Okapi

Date: 06 Oct 2009

Les réfugiés centrafricains arrivés à Mobayi Mbongo, dans le district du Nord Ubangi, il y a deux semaines, sont dépourvus de tout. Certains d'entre eux l'ont affirmé à une délégation mixte du HCR, de la coordination des affaires humanitaires, de l'Unicef, de la Monuc et de la Commission nationale des réfugiés du gouvernement congolais en séjour depuis dimanche dernier à Gbadolité au Nord de l'Equateur. Cette délégation est partie évaluer la situation humanitaire de ces réfugiés dont le nombre est estimé à près de 500, rapporte radiookapi.net

Parmi ces réfugiés, certains sont hébergés dans des familles d'accueil auprès des amis et connaissances. La nourriture se fait rare. Les refugiés se contentent de maigres réserves qu'ils ont emportées de leur fuite de Mobayi Banga, localité centrafricaine voisine à la localité congolaise de Mobayi Mbongo. On dénombre déjà 45 malades, dont 11 femmes enceintes et plusieurs enfants. Ces derniers restent affaiblis par la maladie, mais surtout par la famine, rapporte la délégation. Les malades internés dans deux pavillons de l'hôpital général de référence de Mobayi Mbongo dorment à même le sol.

« Nous sommes débordés par le nombre très important de ces réfugiés, la plus part d'entre eux se trouvent à l'hôpital général de référence de Mobayi faute d'infrastructures adéquates pour les accueillir. L'hôpital ne dispose pas de médicaments pour une bonne prise en charge des malades. Nous avons fait le rapport au gouverneur intérimaire pour solliciter son assistance. Pour l'heure, nous appelons la population locale à une solidarité envers ces réfugiés. Nous avons lancé une quête dans les radios communautaires de Mobayi-Mbongo. La population apporte quelques habits et des ustensiles, une aide appréciable mais insuffisante face aux besoins des réfugiés », a confié à radiookapi.net Victor Malungila, commissaire de district du Nord Ubangi.

Le Sous-préfet de la préfecture de la Basse Koto en République centrafricaine est venu samedi dernier à Mobayi Mbongo exhorter ses compatriotes à retourner à Mobayi-Banga. Selon Léonard Rechazu, le chef de Division de l'Administration du district du Nord Ubangi. L'appel du Sous-préfet de Basse Koto a été catégoriquement rejeté par plusieurs réfugiés. Ces derniers craignent pour leur sécurité et préfèrent rester en République Démocratique du Congo. Ils justifient leur refus en évoquant notamment l'incendie de leurs maisons et la destruction de leurs biens dans leur propre pays.

C'est ce lundi que la délégation mixte a procédé à l'évaluation de la situation avec les autorités locales et la Croix Rouge.

«Nous attendons le rapport de notre délégué en mission à Mobayi Mbongo pour déterminer les priorités de l'assistance à fournir avec l'aide des partenaires. Mais déjà, il y a nécessité d'un meilleur hébergement de ces réfugiés puisqu'ils ne veulent pas retourner chez eux tout de suite », a indiqué Francesca Fontanini, Chargée des relations extérieures du HCR en RDC.

Pour rappel, des réfugiés centrafricains appartenant à la tribu Sango sont arrivés massivement, depuis le 26 septembre dernier, dans la localité de Mobayi-Mbongo, à 25 kilomètres de Gbadolite sur la rivière Ubangi. Ils déclarent être victimes de la chasse à l'homme que pratiqueraient contre eux, des membres de la tribu Ngbubu. Les affrontements interethniques entre les Sango et les Ngbubu se sont soldés sur l'incendie des maisons et de plusieurs biens. Hommes, femmes et enfants appartenant à la tribu Sango sont arrivés par vagues en terre congolaise en pirogue et dans des conditions pénibles.

Copyright Radio Okapi

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:38




 

CONAKRY - L'opposition guinéenne a exigé mardi, à l'issue d'une réunion à Conakry, le "départ du chef de la junte", le capitaine Moussa Dadis Camara, et l'"arrestation des responsables" du massacre du 28 septembre avant tout dialogue, selon un communiqué remis à l'AFP.

Le Forum des Forces Vives de Guinée (partis d'opposition, syndicats, organisations de la société civile) a posé six exigences.

Le premier des préalables cités dans sa déclaration est "le départ du chef de la junte, la dissolution du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, junte) et la mise en place d'un organe de transition qui désignera un gouvernement d'union nationale".

L'opposition exige également "la mise en état d'arrestation des responsables qui ont conduit les opérations au stade (...) et qui sont nommément identifiés par plusieurs témoins et leur traduction en justice", huit jours après la répression sanglante d'une manifestation par les forces de défense et de sécurité.

(©AFP / 06 octobre 2009 21h15)

 

Violences en Guinée: les USA sont "horrifiés et scandalisés", selon Clinton

WASHINGTON - La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé mardi que les Etats-Unis étaient "horrifiés et scandalisés" par les violences en Guinée, en particulier les meurtres et les viols menés selon elle par les forces gouvernementales.

"Nous avons été horrifiés et scandalisés par les violences récentes en Guinée. Les meurtres au hasard et les viols qui ont eu lieu sous le contrôle du gouvernement par les forces gouvernementales étaient une infâme violation des droits du peuple" guinéen, a dit Mme Clinton.

Le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly avait auparavant indiqué que les Etats-Unis avaient fait part aux plus hautes autorités guinéennes de leur "profonde indignation" concernant la répression sanglante par les forces de l'ordre d'une manifestation de l'opposition, le 28 septembre, qualifiant ces évènements de massacre.

Selon l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme, 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées le 28 septembre par les forces de sécurité venues disperser le rassemblement pacifique de l'opposition. Le chiffre de "plus de 150 morts" a été donné par l'ONU. La junte maintient un bilan officiel de "56 civils tués".

(©AFP / 06 octobre 2009 22h29)

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:59




Selon plusieurs sources indépendantes,  une vingtaine de  véhicules  de forces gouvernementales tchadiennes, serait déployée, depuis hier aux environs de 18heures, à la frontière Tchad/RCA, en représailles aux derniers combats avec les éléments du FPR.

 Signalons au passage que lors de ces  affrontements, le colonel Hamid Djogoï Moussa, Com RM, de l’armée régulière, a été  blessé et évacué, serait aussi mort. Les  rebelles tchadiens du FPR, accusent ce colonel d’avoir pillé les bétails de la communauté Peul et violer leurs  filles dans plusieurs localités du sud du pays. Sa mort dans ces conditions disent-ils est une victoire pour ses victimes, traumatisées, garderont de lui  des tristes  souvenirs de la terreur et de la répression.

Aussi, faut-il  souligner que le déploiement intensif des militaires  tchadiens  à la frontière avec la RCA, risque de susciter un regain des violences armées dans cette région sud du pays, qui, se souvient encore des atrocités commises en 1984, sous la responsabilité avérée d’Idriss Deby, lorsqu’il était à l’époque Chef d’Etat major- de l’armée tchadienne. Plusieurs personnes ; hommes, femmes et enfants, ont été sommairement et massivement tués. Les populations tchadiennes du sud, devraient tirer les leçons de la barbarie d’Idriss Deby, et lui  retirer leur soutien au lieu de se taire et applaudir un homme, qui leur a fait tant de tort. Par ailleurs, nos différentes sources, nous informent que sur l’axe emprunté par les troupes de l’armée gouvernementale, vivent 372 âmes, réfugiées originaires du Tchad, il est à craindre également que  le passage  de ces forces,  fasse des dégâts en vies humaines et matérielles.

Elles en appellent aux agences humanitaires de l’ONU, pour intercéder en faveur de  ces populations en cas de reprise des activités militaires entre les forces belligérantes en conflit armé. Par ailleurs, la rédaction du blog,  a alerté l’international sur l’éventualité de reprise des hostilités militaires entre l’armée régulière et les mouvements politico-militaires hostiles au pouvoir central de Ndjaména, dirigé et incarné par Idriss Deby et les siens.

Il faut stopper la folie guerrière qui anime ce régime militaire au Tchad !

Nguebla Makaila

 
NDLR : Il est évident que la présence sur le sol centrafricain des éléments du FPR, mouvement rebelle armé tchadien du général de Baba Laddè opposé à Idriss Déby qui a multiplié ces derniers temps les communiqués de presse et a même été reçu par les autorités de Bangui, il se pose en soi un problème dans les relations entre le Tchad et la RCA. Ce n'est pas la première que ce type de situation se présente. De surcroît, dès lors où des escarmouches ont lieu comme ce qui s'esst produit il y a quelques jours à peine,  opposant les éléments du FPR de Baba Laddè aux soldats de Déby faisant des morts vers Sido et un colonel tchadien grièvement blessé ramené à Ndjaména, il faut s'attendre à une montée en régime de l'armée tchadienne. Les autorités de Bangui sont elles conscientes de cette situation ? Le renforcement de ses positions au Sud de l'armée tchadienne alors qu'elle est surtout déployée à l'Est, est la preuve qu'un front est ouvert au Sud frontalier avec la RCA d'où pourrait provenir une certaine menace pour le régime de Déby. L'histoire va -t-elle encore se répéter...?

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:54




APA Bangui 06-10-2009 (Centrafrique) Le vice-président du Comité de suivi des recommandations du dialogue politique inclusif (CSRDPI), M. Pascal Koyaméné, a déploré, lundi à Bangui, les énormes difficultés de fonctionnement de cette instance mise en place dans le cadre du processus de paix en Centrafrique.

A l’ouverture de la 3ème session ordinaire du CSRDPI, M. Koyaméné a indiqué que depuis sa mise en place à l’issue du Dialogue politique inclusif (DPI), la grande concertation ayant regroupé à Bangui la classe politique centrafricaine du vendredi 20 au samedi 21 février 2009, la structure est confrontée à d’énormes difficultés de fonctionnement.

Il a évoqué, entre autres, la collaboration difficile avec certaines institutions et ministères en charge de la mise en œuvre de certaines recommandations du DPI et le manque de moyens matériels, financiers et logistiques pour le fonctionnement du CSRDPI, l’organisation des missions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

« Cet état de fait l’empêche de se déployer sur le terrain, pour informer, sensibiliser les populations des zones de conflit sur les acquis de DPI et aussi de constater de visu l’exécution du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) qui est l’une des recommandations pertinentes du DPI, dans le cadre du processus électoral », a-t-il ajouté.

La deuxième session du Comité de suivi des recommandations du DPI de juin 2009 a permis d’évaluer l’application des recommandations du DPI qui, à l’issue de ses assises, en avait adopté 111 dont 31 seulement (27%) ont été exécutées.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:52




La Banque mondiale va investir 215 millions de dollars pour développer l’Internet à haut débit en Afrique.

mardi 06 octobre 2009 | Publié 17:21 |

La Banque mondiale va investir 215 millions de dollars (146 millions d'euros) dans l'Internet à haut débit en Afrique et va aider certains pays à harmoniser leurs lois et règlements dans le secteur, a-t-elle indiqué mardi dans un communiqué.

Le programme devrait durer 10 ans et permettre à 11 pays de "développer les infrastructures qui forment l'épine dorsale des télécommunications à haut débit, afin de renforcer l'accès à Internet haut débit et de réduire les prix pour les consommateurs", a précisé la Banque mondiale.

Le projet doit également permettre au Etats africains "d'harmoniser leurs lois et règlements" dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC).

"Les habitants des pays du centre de l'Afrique ont la moins bonne qualité et les coûts les plus élevés pour l'Internet et les services téléphoniques" du continent, a estimé la Banque mondiale, ajoutant que les populations de ces pays "paient jusqu'à deux fois plus pour leur abonnement mensuel à Internet" que d'autres pays africains.

Trois pays (Cameroun, Tchad, Centrafrique) participent à la phase initiale de 26,2 millions de dollars du programme. Huit autres sont par ailleurs éligibles: le Congo, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Niger, le Nigeria, Sao Tomé et Principe et le Soudan.

E.M. avec AFP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:43




   cardinal Théodore-Adrien Sarr


Entretien avec le cardinal Théodore-Adrien Sarr

« L'apport de l'Eglise d'Afrique sera reconnu »

par Joséphine Bataille La Vie

Le cardinal Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar et vice-président du SECAM (symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar), assistait la semaine dernière à l'assemblée plénière des présidents des conférences épiscopales d'Europe, qui se tenait au siège des évêques de France. Avant de rejoindre Rome, où s'ouvrait dimanche le synode des évêques pour l’Afrique, il livrait à La Vie ses attentes.

 

Quelles sont vos attentes à la veille de ce synode?

Même si, depuis le premier synode pour l'Afrique, en 1994, il y a eu des avancées réelles au niveau social, en matière de développement économique et de démocratie, des problèmes sérieux demeurent en Afrique. Ce synode est un moment de concertation entre les pasteurs africains, les représentants de la curie romaine et des pasteurs témoins, sur ce que l'Eglise, pasteurs et fidèles, peut et doit faire pour contribuer à l'établissement et à la consolidation de la paix dans tout le continent. C'est un devoir des Eglises de contribuer au vrai développement des personnes et des populations, sur le plan économique, mais aussi moral et spirituel, afin que dans toutes les communautés, les personnes se respectent et arrivent à dépasser les intérêts particuliers pour s'inquiéter du bien commun. Autrement dit, il nous faut travailler à ce que l'Eglise soit vraiment « sel de la terre et lumière du monde », comme le suggère le thème retenu pour ce synode.

 

Comment ce synode peut-il avoir des débouchés concrets ?

Se réunir tous ensemble pour réfléchir pendant trois semaines, ce n'est pas seulement symbolique; cela ne peut pas être sans objet ni sans résultat; d'autant que pour les Eglises d'Afrique, le synode n'est que l'aboutissement d'une réflexion qui a commencé il y a trois ans, et qui a été portée sur le terrain pour que la base se l'approprie. Tous les diocèses ont travaillé sur des questionnaires préliminaires, avec des degrés d'implication variables bien sûr, puis des synthèses ont été faites au niveau des conférences épiscopales. Ce qui compte dans ce troisième et dernier temps de travail, plus encore que cela n'a été fait au synode précédent, c'est de décider d'une impulsion qui permette aux orientations retenues de devenir vraiment réalité. Cela pourrait passer par l'élaboration d'un plan d'action pastorale, qui détaillerait quels résultats nous voulons obtenir, en matière de promotion de la justice et de contribution à la paix ou à la réconciliation, comment nous comptons y arriver, et dans quel délai.

 

Quelle est, selon vous aujourd'hui, la place de l'Eglise d'Afrique au sein de l'Eglise universelle ?

 

L'Eglise d'Afrique ne se voit pas encore reconnaître la place qui lui revient. Nous sommes de jeunes églises en effet, qui ont déjà à trouver leur place et à parvenir à s'affirmer au sein de leurs propres pays. Mais je pense que ce n'est qu'une question de temps; il nous suffit de vivre pleinement notre christianisme au sein de nos communautés. La reconnaissance viendra à mesure que les apport de l'Afrique aux grands débats de l'Eglise, et à sa mission universelle, se feront sentir. Cela commence déjà : de plus en plus de prêtres et de religieux viennent servir dans les veilles église d'Europe et d'Amérique. Cela passe aussi par la place que peuvent prendre les évêques européens au sein des synodes, et à l'importance de leur contribution dans ces occasions-là. Et oui, bien entendu, il serait aussi bénéfique de poursuivre l'effort pour qu'il y ait davantage de cardinaux africains dans les différents dicastères de la curie romaine. Mais cela, dépend du pape.

 

Quel est votre regard sur la médiatisation des différentes « crises africaines » : « affaire » du préservatif, tensions interreligieuses au Nigéria, ou frictions en Centrafrique entre le clergé local et des prêtres européens...

 

Malheureusement les médias occidentaux ne parlent de l'Afrique que lorsqu'il y a des questions négatives. Certains sujets sont bien loin de nos réalités quotidiennes. La question centrafricaine est une question particulière qui ne peut pas être étendue à tous les autres diocèses : il faut que les gens apprennent à reconnaître que l'Afrique est diverse. Même si aujourd'hui on peut encore être amené à faire appel à des missionnaires européens, la plupart des évêques en Afrique, aujourd'hui, sont des autochtones, donc le débat va s'atténuer de lui-même. De toute façon, dans l'Eglise, on n'a pas à refuser d'être commandé par quelqu'un qui n'est pas de son ethnie.

Au Nigéria, et plus généralement, en Afrique sub-saharienne, les conflits et les crises ne sont pas dus aux Africains eux-mêmes, mais aux influences extérieures, les extrémistes musulmans en l'occurrence, qui manipulent les masses populaires. Il faudrait qu'on nous laisse entre nous. Je suis convaincu que toute la question est là.

Quant au pape, que nous étions si contents de recevoir pour la première fois en mars, il a délivré les messages positifs que nous attendions, nous appelant à nous prendre en charge, à partir d'une fidélité accrue à l'Evangile. A travers ce qu'il a dit à l'Afrique, il a parlé au monde entier; dommage que tout ait été faussé au départ par les médias, et concentré sur le thème de l'usage du préservatif.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 19:41




 

APA-Douala 06-10-2009 (Cameroun) Les camionneurs centrafricains et tchadiens observent actuellement un mouvement de grève dans la région de Bertoua (Est) en protestation contre le harcèlement des forces de sécurité à travers leurs contrôles innombrables, a appris mardi APA de sources syndicales.

« Nous avons décidé de ne plus payer l’argent que les gendarmes et les policiers nous demandent », ont déclaré des grévistes.

Partis du port de Douala pour la Centrafrique et le Tchad, deux pays voisins du Cameroun dépourvus de façade maritime, les camionneurs affirment que les forces de l’ordre agissent en marge des accords de transports signés entre les trois pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Ces accords stipulent que seuls six postes de contrôle sont opérationnels entre les corridors Douala-Bangui et Douala-N’djamena.

Le Syndicat des transporteurs par camions (SYNTRAC), dénombre une dizaine de barrières de sécurité, où il leur est exigé chaque fois de fortes sommes d’argent.

« Nous sommes contraints de payer 15.000 francs CFA à chaque barrage de gendarmerie et 10.000 francs CFA à chaque contrôle de police. Sans oublier les routiers qu’on peut rencontrer à tout moment. Ils prennent 10.000 francs CFA eux aussi », fait observer le SYNTRAC.

Les camionneurs qui ont embarqué les marchandises depuis quelques jours déjà au Port autonome de Douala (PAD), sont actuellement bloqués à Mbama (Est), en partance pour le Centrafrique et le Tchad.

D’après des responsables du Bureau de gestion et de fret terrestre (BDFT) de Douala, les négociations en cours pourraient ramener la situation à la normale puisque les autorités camerounaises sont favorables à l’application des accords de transports signés d’une part entre le Cameroun et le Centrafrique, et le Cameroun et le Tchad, d’autre part.

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