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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 16:01




 

AFP 02.09.09 | 20h58


L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice, a mis en garde mercredi l'imprévisible numéro un libyen, Mouammar Kadhafi, contre tout débordement lors de sa venue à New York fin septembre pour l'Assemblée générale des Nations unies.


Mme Rice a affirmé que "pratiquement tous les Américains ont été choqués" par l'accueil triomphal réservé récemment à Tripoli à Ali Mohamed al-Megrahi, le Libyen condamné pour l'attentat de Lockerbie (Ecosse) et libéré pour raisons de santé.


"C'est un sujet sensible et douloureux"

"La manière dont le président Kadhafi choisira de se comporter lorsqu'il participera aux réunions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité à New York aura la capacité d'exacerber encore ces sentiments et ces émotions ou non", a dit Mme Rice.

"Nous espérons que ce sera (au contraire) l'occasion de séances constructives à l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité", a ajouté la diplomate.


Mme Rice a également rappelé au dirigeant libyen que la réunion au sommet du Conseil de sécurité qui sera présidée par le président américain Barack Obama le 24 septembre, porterait exclusivement sur le désarmement et la non-prolifération nucléaires.


"Il serait hors de propos et déplacé pour quelque chef d'Etat que ce soit de parler de sujets sans rapport avec ces questions",
a-t-elle averti.

"Nous voulons être respectueux des chefs d'Etat qui participeront, nous avons demandé et obtenu l'assurance de la plupart d'entre eux qu'ils limiteront la durée de leur allocution à cinq minutes et nous attendons la même chose du président Kadhafi s'il vient," a ajouté Mme Rice.


Elle a expliqué cette contrainte de temps par "le créneau très étroit" dont disposeront les chefs d'Etat ou de gouvernement participant à cette réunion, dont beaucoup devront quitter New York peu après pour se rendre au sommet du G20 à Pittsburgh (Pennsylvanie).


M. Kadhafi, qui participera à l'Assemblée annuelle de l'ONU pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir il y a 40 ans, doit faire un discours à la Tribune le 23 septembre, juste après M. Obama.


Il doit en principe participer également, le lendemain, à la réunion spéciale du Conseil de sécurité sur le nucléaire.


Avant même sa venue, le "Guide" libyen a causé une première controverse fin août en projetant de planter sa tente de bédouin à Englewood (New Jersey), une banlieue de New York de 30.000 habitants où la Libye possède une propriété.
La nouvelle a déclenché un tollé car des parents de victimes de l'attentat de Lockerbie résident dans la commune. M. Kadhafi a finalement renoncé au projet, selon un élu local.

pour les Etats-Unis, a-t-elle insisté lors d'une conférence de presse. Parmi les 270 morts dans l'attentat, 189 étaient américains.
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 15:38




 

03/09/2009 à 00h00 Libération (Analyse) Par THOMAS HOFNUNG


Les Kabila, les Gnassingbé, et demain les Bongo ? Après le multipartisme, le continent s’en remet à la filiation


Premier, deuxième ou troisième ? Le résultat d’Ali Bongo, le fils de feu Omar, resté au pouvoir durant quarante-et-un ans à Libreville, a focalisé toutes les attentions lors de la présidentielle au Gabon. S’il s’imposait - par les urnes ou par la force - dans cette ancienne colonie française, cet homme trapu et massif viendrait renforcer le camp des successions dynastiques sur le continent noir. S’il perdait - et acceptait sa défaite -, son échec donnerait, à l’inverse, un coup d’arrêt à un phénomène qui apparaît, à certains égards, comme la maladie infantile du multipartisme en Afrique.


«Greffe».
«Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle a dû expérimenter des systèmes importés et que, parfois, la greffe n’a pas pris», analyse Jean-Paul Ngoupandé, ancien Premier ministre de Centrafrique, faisant allusion à des pays où la compétition, matinée d’ethnicisme, a dégénéré en conflits sanglants, notamment en Afrique de l’Ouest. La fin du parti unique, quand elle se conjugue avec le dénouement du long règne d’un dirigeant, apparaît aussi comme un moment des plus périlleux. Le déclin du maréchal Mobutu au Congo-Zaïre a ainsi débouché sur des années de guerre.Après les indépendances, acquises au début des années 60 dans l’ancien «précarré» colonial français, nombre de pays ont connu soit une période d’instabilité chronique (comme au Niger) soit, au contraire, le long règne d’un seul homme (Houphouët-Boigny en Côte-d’Ivoire, Omar Bongo au Gabon ou Gnassingbé Eyadéma au Togo). Mais, après la chute du mur de Berlin, tous ont dû accepter, bon gré mal gré, l’instauration du multipartisme.


C’est dans ce pays, rebaptisé république démocratique du Congo, que l’Afrique subsaharienne a expérimenté sa première succession dynastique. En 2001, le tombeur de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, est assassiné. Aussitôt, son fils Joseph, illustre inconnu, assure l’intérim. Une promotion validée par les urnes que bien plus tard, en 2006, avec la bénédiction de la communauté internationale. En 2005, le fils d’Eyadéma, Faure Gnassingbé, a été propulsé dans le sang à la tête du Togo par son clan, désireux de préserver ses avantages acquis. Dans d’autres pays, comme en Libye ou au Sénégal, les dirigeants actuels ont mis sur orbite leurs rejetons. A Tripoli, Seif el-Islam (37 ans) et Saadi (36 ans) tiennent la corde. A Dakar, malgré un échec retentissant lors des dernières municipales, Karim Wade s’est vu confier un super ministère par son père de président.


«Fierté».
Nommé à la Défense par son père en 1999, Ali Bongo a eu le temps de se préparer à prendre les rênes. Mais, note Jean-Paul Ngoupandé, «la longévité de son père, synonyme de stabilité, a créé un sentiment national fort, une vraie fierté d’être gabonais». Paradoxalement, cette fierté pourrait se retourner contre son fils, les Gabonais refusant une dérive monarchique dans leur pays.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:17



«En Afrique on n'organise pas une élection pour la perdre», dit-on à Libreville.


jeudi 3 septembre 2009


Quatre jours après la fermeture des bureaux de vote, le président de la Commission électorale a annoncé la victoire d'Ali Bongo. Le temps où les présidents gabonais se faisaient élire avec des scores soviétiques est bel et bien révolu, mais au final, le résultat reste le même: c'est toujours un Bongo qui est élu.


A la mort du patriarche, en juin 2009 dans un hôpital de Barcelone au pouvoir depuis 41 ans, beaucoup s'étaient empressés d'enterrer la Françafrique dont Omar Bongo était devenu un symbole, sinon «le symbole». Trois mois plus tard, le défunt ne se porte pas si mal. Nombre d'Africains considèrent même cette élection comme son triomphe.

«Sous le parapluie de la Françafrique»
, titre ainsi l'action républicaine de Parakou. Ce quotidien béninois n'est guère surpris: « Les Africains dans leur immense majorité ne se faisaient pas trop d'illusions sur l'issue qui paraissait évidente, à savoir la victoire d'Ali Bongo. A la notable exception des démocrates gabonais et autres rêveurs d'une autre époque qui croyaient dur comme fer en un véritable changement après la mort de Bongo.»


Si, fatalistes, à Libreville comme ailleurs, on persiste à répéter qu'«en Afrique on n'organise pas une élection pour la perdre», la victoire d'Ali Bongo paraît d'autant plus étonnante qu'il est détesté par un grand nombre de Gabonais. Ministre de la défense de son père pendant dix ans, il est devenu un symbole des errances du régime. Un régime qui aurait pu développer des infrastructures et qui est accusé d'avoir surtout enrichi ses comptes en banque.


Baby Zeus


Selon Paul Mba Abessole, ex Premier ministre, «la moitié du budget national est détournée». «La spirale est encore implacable dans bien des régimes, poursuit le journal du jeudi: le pouvoir est synonyme d'accès aux richesses et les richesses sont synonymes d'accès au pouvoir. Le Gabon, qui ne manque pas de sous-sols monnayables, a été généreux avec la famille Bongo que des organisations non gouvernementales internationales accusent de posséder tant de «biens mal acquis». Le sigle du parti majoritaire, P.D.G., pouvait-il ne pas suggérer que l'exercice du pouvoir est aussi un business privé?».


Ali Bongo, surnommé «baby Zeus» est un piètre orateur. Il ne soulève pas l'enthousiasme des foules. Tout au long de sa carrière, il a eu très peu de contacts avec les populations. Il est par ailleurs considéré par beaucoup comme trop occidentalisé. «Il ne parle aucune langue africaine. Même pas celle de sa propre ethnie», s'emporte Alain, un juriste, qui s'exprime sous couvert d'anonymat, comme beaucoup de Gabonais et ne parle jamais politique au téléphone. Il est persuadé d'être sur écoute, comme nombre de ses compatriotes influents. Drôle de démocratie... Même les journalistes locaux ont très souvent peur de parler.


A quelques jours de la mort d'Omar Bongo, une reporter de Libreville m'avait fait cette réponse étonnante à la question: «Comment se porte votre Président?». «Ah bon, il est malade? Je n'en ai jamais entendu parler». «Beaucoup se méfient de Bongo parce qu'ils pensent que ce n'est pas un vrai Gabonais, qu'il est d'origine biafraise. Et les Fangs, ethnie principale, ont voté pour des candidats de leur ethnie. Je ne comprends pas comment Ali Bongo a pu remporter cette élection», m'affirme un journaliste sénégalais, qui revient du Gabon. Mais demande, lui aussi, à ne pas être cité: «Sinon, la prochaine fois, je n'aurai pas de visa». Au Gabon, l'obtention des visas des journalistes est souvent une affaire d'Etat, étudiée au plus haut niveau.


«Les Français pourraient payer les pots cassés»


Officiellement la France ne soutenait pas de candidat. «Mais son appui à Ali Bongo est un secret de polichinelle, explique un diplomate occidental. La famille Bongo, les Français la connaissent. Ils savent qu'ils peuvent travailler avec elle. D'autre part, cette famille détient beaucoup de secrets sur la France, notamment sur le financement de la vie politique. Des secrets qui ne doivent pas tomber entre toutes les mains».


La France est toujours le principal partenaire économique du Gabon. Plus de 10.000 de ses ressortissants vivent dans ce pays. Elle contrôle près de 30% de l'économie gabonaise. Libreville reste une des places fortes de la France sur le continent et la base militaire française - 800 hommes - est l'une des plus importantes d'Afrique. «Les Français contrôlent encore la vie politique gabonaise, affirme l'écrivain Marcus Boni Teiga. Mais ce n'est pas à eux de mettre fin à la Françafrique, ils n'y ont aucun intérêt. C'est aux Gabonais eux-mêmes de se battre pour obtenir leur indépendance. Seuls les Africains eux-mêmes ont le devoir de décapiter la Françafrique et de réaliser une véritable indépendance économique et politique».


Mais cette victoire de la Françafrique est des plus fragiles. «On ne se laissera pas manipuler une fois de plus. Nous allons descendre dans la rue et défendre nos droits. Et les Français, considérés comme complices, pourraient payer les pots cassés», s'emporte Joseph, un universitaire gabonais. Ali Bongo va goûter au pouvoir absolu de la Présidence. Mais il n'est pas prêt d'égaler le record de longévité de son père et de savourer l'automne des patriarches. Car la rue n'a pas fini de faire entendre sa voix...


Pierre Malet

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:03




Koaci.com Libreville 03/09/2009 | 13:44:40


La situation est de plus en plus explosive au Gabon après l’annonce de la victoire du candidat du PDG Ali Bongo Odimba par le ministre de l’intérieur Jean François Ndougou sur les antennes de la RTG1.


Les informations et témoignages nous parviennent progressivement, l'embrasement du pays est probable.

Des militaires dont un bon nombre cagoulés et surarmés avec des équipements lourds de guerre sillonnent la capitale politique du Gabon.


Le feu a été mis dans de nombreux magasins ou stations, des voitures incendiées et on annonce déjà plusieurs victimes du côté de l'opposition.


A Port-Gentil, la deuxième ville du pays ce serait selon nos informations l’embrasement total, le Consulat de France viendrait même d’être incendié par des manifestants.


A Oyem dans le nord du pays, les scènes de violences se multiplient, des magasins sont incendiés la foule surexcitée dénonce un "putsch" du parti au pouvoir pendant plus de quarante ans.


L'annonce de la victoire du fils du défunt président fut comme un électrochoc pour tout ceux qui attendaient qu'une page se tourne dans l'histoire du Gabon.

 

Koaci.com Libreville 3 sept 2009

 
Ali Bongo vient de remporter l’élection présidentielle, il devient le 3ème Président élu de la République Gabonaise.

Le ministre de l’intérieur Jean François Ndougou vient de l’annoncer sur la RTG1 après avoir détaillé province par province les résultats.


Ali Bongo
remporterait le scrutin selon la CENAP avec 41,73% des voix suivi d'André Mba Obame et Pierre Mamboundou tous les deux crédités de 25% des voix.


Scène de liesse dés l’annonce des résultats la dans le camp du PDG, les supporters d'Ali Bongo laissent éclater leur joie, l'opposition quant à elle crie au scandale et annonce qu'elle portera réclamation, les rumeurs annoncent que l'on aurait tiré sur les opposants Mba Obame et Mamboundou, l'armée ayant préalablement dispersé les partisans de l'opposition à coup de lacrymogène.

Malgré les craintes de fraude ou de putsch des derniers jours c’est apparemment bel et bien la démocratie qui l’aurait emporté mais les inquiétudes quant à la fiabilité du résultats sont grandes et laissent présager des débordements et autres manifestations.


 On parle déjà d'un embrasement à Port Gentil la capitale économique et Oyem dans le nord du pays. A Libreville les partisans de l'opposition commencent à sortir on craint, malgré un important dispositif de sécurité, le pire.


Fils du Président défunt né le 9 février 1959 à Brazzaville, Ali Bongo hérite d’une stabilité mais avec beaucoup de problèmes à résoudre, les attentes des gabonais sont nombreuses tant au niveau social qu’économique espérons que le nouveau Président saura trouver les solutions

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:47




APA Libreville 2009-09-03 10:34:00 (Gabon) Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG) Ali Ben Bongo Ondimba a remporte l’élection présidentielle de dimanche dernier avec 41% des suffrages, selon les résultats du scrutin rendu publics jeudi à Libreville par le ministre de l’intérieur Jean François Ndongou.


Le candidat du PDG a réalisé ses meilleurs scores dans les provinces sud-est du Haut Ogooué et de l’Ogooué Lolo, totalement acquise à la cause du parti au pouvoir, où il a obtenu respectivement 90,86% et 65,80 %.

Ali Bongo Ondimba a réalisé son plus mauvais score dans la province du Woleu Ntem, dans le nord du pays, où il a obtenu 12,8 pour cent des suffrages.


Les résultats de la CENAP sont cependant fortement contestés par Pierre Mamboundou, le leader de l'Union du peuple gabonais (UPG) et André Mba Obame, candidat indépendant, qui ont campé toute la nuit de mercredi à jeudi, avec leurs partisans, à l'entrée de la Cité de la démocratie, siège de la CENAP, pour attendre le verdict des urnes.


La manifestation a été violemment dispersée par les forces de l'ordre, notamment les bérets rouges, une unité d'élite des forces armées gabonaises, basée non loin de l'aéroport international de Libreville.


Quelques minutes après, le président de la CENAP René Aboghe Ella et le ministre de l'intérieur Jean François Ndongou sont apparus à la télévision nationale pour proclamer les résultats de la présidentielle, un exercice auquel se livre maintenant le ministre de l'intérieur depuis bientôt plus de trente minutes.





Gabon: Ali Bongo remporte la présidentielle avec 41,73 % des voix



LIBREVILLE - Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141.952 voix, soit 41,73 % des suffrages, a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou.


Ali Bongo


Ces deux candidats revendiquaient la victoire à cette élection, estimant impossible l'élection du fils du président Omar Bongo, décédé en juin. La Cour constitutionnelle doit encore valider le résultat du scrutin. Au total, 357.402 des 807.402 inscrits ont voté, selon les chiffres donnés par le ministre.


André Mba Obame
avait ironisé, déclarant que le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, pouvoir) ne pouvait être élu que si "les règles de l'arithmétique ont changé" alors que Pierre Mamboundou avait estimé que la victoire d'Ali Bongo serait "une supercherie". devance l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame qui a obtenu 88.028 voix et 25,88% des suffrages et l'opposant historique Pierre Mamboundou qui a recueilli 85.797 voix et 25,22% des suffrages.


Des incidents se sont produits pendant l'annonce des résultats à Libreville et à Port-Gentil, la capitale économique fief de l'opposition. A Libreville, des groupes ont fait brûler des voitures et ont cassé des kiosques dans les quartiers de Plein-Ciel et de Nkembo, selon l'AFP et un habitant du quartier.


A Port-Gentil, des partisans de l'opposant Pierre Mamboundou ont attaqué la prison et libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre où des barricades ont été dressées Des barricades ont été dressées à l'aide de carcasses de voiture dans plusieurs rues de la ville, selon le correspondant de l'AFP. Des pneus ont été brûlés sur la chaussée. Un bâtiment était en feu à Port-Gentil, selon le correspondant de l'AFP.


Ali Bongo, qui s'est fait un prénom, a un grand défi devant lui. Le pays est au bord de l'implosion sociale. Professeurs, travailleurs de santé et de nombreux autres fonctionnaires avaient ouvert une fronde sociale, relayée par certaines parties du secteur privé, avant le décès d'Omar Bongo.


Le nouveau président devra aussi réformer 41 ans du système clientéliste mis en place par son père et qui n'a pas apporté un développement à la hauteur des recettes pétrolières (4e producteur subsaharien) et minières, selon de nombreux observateurs.


Dans sa campagne, Ali Bongo a promis, comme tous ses rivaux, une meilleure redistribution des richesses tout en mettant l'accent sur l'industrialisation du pays qui doit, selon lui, devenir "un pays émergeant".


(©AFP / 03 septembre 2009 13h28)

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 03:10




Koaci.com Libreville. 03/09/2009 | 03:20:21 - Le nom du futur Président se fait attendre, ici des partisans de l'UPG ce mercredi devant le siège de la CENAP

L’information a été transmise par la télévision nationale, la RTG1 ce mercredi soir, les résultats de l’élection présidentielle devraient être proclamés ce jeudi sans pour autant donner plus d’indication précise quant à l’heure.

La CENAP qui devait initialement proclamer les résultats de l’élection présidentielle, tant attendus par les gabonais, ce mercredi soir a demandé une rallonge de temps. Des retards dus, selon nos informations, à un processus de comptage des voix qui ne serait pas totalement achevé seraient à la base de ce changement de planning.

Ce mercredi se tenait une réunion plénière au siège de la CENAP à la cité de la démocratie de Libreville. Des centaines de personnes, dont pour la plupart des sympathisants de l’UPG rejoints ensuite par ceux d’André Mba Obame, s’étaient massés à l’appel du parti de Pierre Mamboundou pour dénoncer et prévenir de toute forme de sabotage du processus électoral au profit du candidat du parti au pouvoir Ali Bongo.

Le suspens continue, les gabonais devront donc encore attendre pour connaitre le nom de leur nouveau président. A cette heure beaucoup d'interrogations de tout genre, on s'attend même à un autre report. Une situation inhabituelle, à l’époque du Président Bongo , les résultats étaient donnés le soir même, ce scénario annoncerait t’il déjà le changement tant attendu par le peuple ?

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:37




Par Georges Malbrunot le Figaro 1 septembre 2009 16h19



Malheurs d’un émir !


La superbe résidence d’été de Cheikh Hamad al-Thani à Chateauneuf-de-Grasse dans les Alpes Maritimes a été cambriolée, mi-août. Une partie du mobilier de valeur a été dérobée. Aussitôt après, l’Elysée et le Quai d’Orsay ont demandé au responsable local de la gendarmerie d’agir très vite. « Il faut absolument retrouver le ou les voleurs », lui a-t-on répété au cours de nombreux appels téléphoniques.


Finalement, le coupable a été retrouvé : il s’agit d’un employé de maison de l’émir, originaire d’un pays du Sud-est asiatique. « L’homme a très probablement voulu se payer sur la bête », ironise un connaisseur du Moyen-Orient. Souvent, les domestiques asiatiques sont sous-payés par leurs patrons dans les monarchies du Golfe ou au Liban, quand ils ne sont pas carrément maltraités par leurs employeurs.


Grand ami de la France, Cheikh Hamad a acquis au printemps dernier une propriété dans ce village de Chateauneuf-de-Grasse, qui offre un beau panorama jusque dans la baie de Cannes. Avec son épouse, cheikha Moza, Hamad al-Thani y est venu passer quelques jours de vacances cet été.


Ces dernières années, le richissime émirat du Qatar a beaucoup investi en France. Grâce à ses gigantesques réserves de gaz, Doha a acquis l’Hôtel Raphaël à Paris. Il est entré à hauteur d’un quart dans le capital de la Société fermière du casino municipal de Cannes. Doha l’an dernier est également devenu le partenaire titre de la célèbre course hippique du Prix de l’Arc de triomphe. Et très récemment le deuxième actionnaire du groupe Vinci. Sans compter le charmant Hôtel particulier que le Premier ministre, Hamed Ben Jassem, a acheté rue de Courcelles, à deux pas de l’Elysée, où il vient parfois dîner avec Nicolas Sarkozy. En 2007, le Qatar aurait encore contribué au règlement financier du dossier des infirmières bulgares, détenues en Libye. 


L’émir, Cheikh Hamad, est un francophile de longue date. Il compte parmi ses amis un Français, résident à Doha depuis plus de vingt ans : son ancien professeur de plongée qui est devenu l’un de ses conseillers en investissements immobiliers.

 



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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:34





Ouest-France mercredi 02 septembre 2009


A Libreville, la Commission électorale (CENAP) vient de commencer la réunion de synthèse au terme de laquelle elle devrait proclamer les résultats officiels de l’élection présidentielle de dimanche dernier.

« Nous sommes rassemblés autour du siège de la Commission pour éviter que la Commission ne soit investie par la force et qu’on l’oblige à donner des résultats falsifiés », a expliqué, au téléphone, Pierre Mamboundou, l’opposant qui revendique la victoire avec 39,8 % des voix, devant Ali Bongo (28 %) et André Mba Obame (27 %). « Les soldats sont tout autour, dans toutes les rues adjacentes »


Ces militaires, qu’on avait vu un peu plus tôt quitter les artères principales de la ville, se sont donc massés autour du siège de la CENAP. S’agit-il de le protéger en assurant une mission de maintien de l’ordre ? S’agit, comme l’affirment les opposants, de tenter un coup de force ?

Si cette deuxième hypothèse devait se vérifier, il est clair que des affrontements avec les manifestants seront inévitables.


"Il y aura des mauvais perdants"


« Quel que soit le nom du nouveau chef de l’Etat, il y aura des mauvais perdants, expliquait, hier après-midi, un fonctionnaire gabonais. Si c’est Ali Bongo qui est élu, les militants de l’UPG ou les jeunes Fang qui soutiennent André Mba Obame vont descendre dans la rue. Si Ali ne l’emporte pas, son camp risque de tenter un coup de force ».


Les plus virulents des militants anti-Bongo ont d’ailleurs appelé à une paralysie du pays en cas d’annonce d’une victoire d’Ali Bongo. Coupure des lignes électriques, mise en place de barrages dans les rues, préparation de cocktails Molotov pour riposter aux forces de l’ordre : le spectre des actions envisagées était à la mesure de la détermination des opposants à rompre avec 42 années de règne Bongo.
 


Est-ce que le Gabon peut s’embraser ce soir ?


France24.com


Les résultats de la présidentielle gabonaise devraient être annoncés tard dans la soirée. L'un de nos Observateurs dans le pays nous explique que les trois jours qui ont séparé le vote de l'annonce des résultats ont pu donner l'occasion de commettre des fraudes. Il s'inquiète par ailleurs des violences qui pourraient surgir après l'annonce de ce soir.


Nicaise Moulombi
est le président de l'ONG Croissance saine environnement. Il vit à Libreville.


Il est vrai qu'il aurait été difficile d'annoncer les résultats de l'élection plus rapidement. Le Gabon est un pays assez vaste, avec neuf provinces, et où les infrastructures de transports ne sont pas bonnes. Il faut donc du temps pour que les résultats arrivent à Libreville. Et puis il y avait 18 candidats et 4 000 bureaux de vote : le dépouillement est forcément long.


Mais trois jours avant d'annoncer les résultats, cela laisse le temps de distribuer des 'sandwichs chargés'. C'est-à-dire de verser des pots-de-vin à ceux qui transmettent les procès-verbaux. Pourquoi n'a-t-on pas communiqué les tendances par province pour rassurer les citoyens sur le fait que l'élection se déroule sans fraude ? Mon inquiétude, c'est que des fraudes soient commises lors de la transmission des résultats au niveau national. Mais il est vrai que, cette fois, les candidats avaient anticipé les tripatouillages possibles. Ils avaient demandé à leurs équipes de leur faire parvenir les photos des PV de dépouillement en province. Il sera donc plus difficile de falsifier les résultats à Libreville.


La situation est très tendue ici et il va falloir que les trois principaux candidats contrôlent leurs militants au moment de l'annonce des résultats. Je pense qu'ils devraient se parler dès maintenant et qu'ils adoptent une position commune pour éviter l'embrasement. J'espère qu'ils ne feront pas passer leurs intérêts individuels avant l'intérêt du peuple gabonais. 


Marc Ona, héros de la société civile, fustige la "mascarade" électorale au Gabon


LE MONDE | 02.09.09 | 14h29  •  Mis à jour le 02.09.09 | 16h30


Libreville Envoyé spécial


A quelques heures de la publication des résultats de l'élection présidentielle gabonaise, Marc Ona est en alerte. "Si on proclame la victoire d'Ali Bongo, ce sera un mensonge. Le clan Bongo est prêt à tout pour conserver ses privilèges, et ça risque de se passer mal", lançait, mardi 1er septembre, cette figure de proue de la société civile – militant de la transparence des revenus pétroliers, défenseur de la forêt tropicale et pourfendeur des "biens mal acquis".


L'"homme de paix" qu'il dit être ne masque pas son inquiétude. Dans une ville livrée à d'incessantes rumeurs aussi alarmantes qu'invérifiables, où les Cassandre ressemblent souvent à des pyromanes stipendiés, l'avertissement serait à négliger s'il ne venait pas d'une des rares personnalités dont les proclamations d'indépendance ne prêtent pas à sourire.


Alors que le pays s'est mobilisé dimanche pour participer au premier scrutin ouvert de son histoire, ce père de famille de 46 ans, qui dit se battre pour la démocratie, n'a pas été voter. "Je n'ai pas voulu jeter ma voix dans cette mascarade", explique-t-il, en stigmatisant l'organisation précipitée du scrutin, les listes électorales gonflées, l'énorme déséquilibre financier et médiatique, ainsi que la fraude.


"CONSCIENCES ENDORMIES"


Aucun des trois principaux candidats ne trouve grâce aux yeux de Marc Ona. Ni André Mba Obame, ancien ministre de l'intérieur, "un fin démagogue qui ose demander pardon dans ses meetings pour ce qu'il a fait sous Bongo". Ni Pierre Mamboundou, "un homme à l'ego surdimensionné, pris en otage par les Eglises pentecôtistes". Ni surtout Ali Bongo, "cet arrogant qui croit avoir tous les droits sous prétexte qu'il est le fils d'Omar Bongo".


Un rejet général qui reflète la difficulté, pour un pays sortant de quatre décennies d'un régime expert en débauchage d'opposants, à générer des hommes politiques intègres. "Pendant quarante-deux ans le "bongoïsme" a pillé le pays, confisqué les libertés, endormi les consciences, résume-t-il. Nos dirigeants sont incapables de choisir entre les affaires et la politique."


L'homme qui joue ainsi les procureurs n'a rien d'un provocateur. Mais il entend tenir le rôle de "trouble-fête". En l'écoutant et en le regardant, on est tenté de relier sa défense des libertés au combat d'un homme qui a perdu l'usage de ses jambes à la suite d'une polio contractée à l'âge de 6 ans, et se trouve cloué dans un fauteuil roulant. Mais qui, à force de dextérité, relève le défi qu'il s'est donné : "Faire oublier à mes interlocuteurs qu'ils ont un handicapé en face d'eux."


Le handicap, lui, ne l'a pas oublié, marquant chaque étape de sa vie. Son enfance, avec un père, petit cultivateur de cacao, qui le portait pour l'emmener en classe. Sa scolarité d'élève méritant dans une des meilleures écoles de Libreville. Son renoncement au métier d'avocat, la faculté de droit n'étant pas accessible à son fauteuil. "Je passe ma vie à relever des défis", glisse ce chrétien non pratiquant en souriant derrière d'épaisses lunettes.


Dès la fin des années 1990, Marc Ona comprend le rôle que va jouer Internet dans le débat politique. Employé par l'ONU, il anime un forum sur la gouvernance qui déplaît aux autorités gabonaises. Alors que les organisations non gouvernementales (ONG) peinent à trouver à Libreville des relais fiables et indépendants, il multiplie les engagements. Président de l'ONG environnementale Brainforest, Marc Ona a mis sur la place publique en 2007 le contrat léonin accordé à un consortium chinois pour l'exploitation de la mine de fer de Bélinga, et obtenu la révision de ce projet, aujourd'hui suspendu.


Avec la coalition "Publiez ce que vous payez", il a révélé le montant des recettes que le Gabon tire de l'exploitation pétrolière. Et soutenu la plainte en cours d'examen à Paris, destinée à obtenir la restitution à l'Etat gabonais des appartements parisiens dont plusieurs membres de la famille Bongo - dont Ali - sont propriétaires.

 

Philippe Bernard

 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:28




Europe 1 02/09/2009 | Mise à jour : 21:15


Le Collectif des associations et citoyens gabonais de France a dénoncé ce soir des tentatives de fraude en faveur du candidat Ali Bongo dans les bureaux de vote installés à l'ambassade du Gabon à Paris
, lors du scrutin du 30 août.


Nous "avons assisté à une tentative de fraude électorale impliquant personnellement notre ambassadrice, Félicité Ongouori-Ngoubili", écrit dans un communiqué le collectif. Le vice-président de la Commission consulaire électorale de Paris, Jean-Claude Kombila, a déclaré à l'AFP qu'un sac contenant "143 cartes d'électeurs" avait été saisi le 30 août à l'ambassade.



Gabon : tension avant les résultats de l'élection présidentielle


03.09.2009, 00h16 | Mise à jour : 00h17


Les Gabonais étaient dans l'expectative à l'approche de la publication, initialement prévue pour mercredi soir, des résultats de l'élection présidentielle, tandis que la détermination des camps de trois candidats revendiquant la victoire fait craindre des troubles.


André Mba Obame
, ex-ministre de l'Intérieur (indépendant), Pierre Mamboundou, opposant historique, et Ali Bongo, ex-ministre de la Défense et fils du président défunt, Omar Bongo, devront veiller pour connaître ces chiffres officiels.


L'assemblée plénière de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap), instance de décision de la Cénap en période électorale, devait initialement publier vers 1 heure du matin. Le début de
la réunion a été décalé et l'annonce des résultats pourrait n'intervenir qu'en pleine nuit de mercredi à jeudi, entre 3 h et 5 h (heure française).


Des centaines de partisans de l'opposant Pierre Mamboundou, qui s'affirme victorieux de la présidentielle gabonaise, se sont rassemblés dans l'après-midi Libreville devant la commission électorale. Jusqu'à mercredi soir, aucun heurt n'avait émaillé le sit-in, organisé en présence d'un important dispositif de gendarmes antiémeutes pendant que la Garde républicaine, qui gère l'accès aux lieux, avait fermé le grand portail et en interdisait l'accès.


La tension était palpable dans la ville comme le soulignait en Une le quotidien national L'Union, évoquant la faiblesse des activités à Libreville depuis le jour du scrutin, dimanche. «Peur» et incertitude étaient les sentiments les plus exprimés dans le pays où les appels à l'apaisement se sont multipliés et dont les autorités se sont portées garantes de la sécurité. Lundi, des forces de l'ordre ont été mises en place aux carrefours stratégiques de Libreville.


Ces appels et assurances semblaient cependant avoir peu convaincu, en l'absence de résultats officiels. La
France a, elle, «appelé au calme», demandant aux candidats de «respecter ce qui va être dit par la commission».


»Il faut absolument que les candidats qui n'auront pas gagné respectent les résultats du scrutin, et que celui qui a gagné appelle au rassemblement des forces gabonaises. En tout cas, la
France appelle au calme et vraiment au respect des institutions«, a déclaré le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet sur la chaîne de télévision LCI.


Le camp de Mba Obame a assuré dans un SMS avoir gagné avec »50,1%« des voix. Celui de Mamboundou a déclaré à la presse être en tête avec »39,15%« des voix. Bongo fils a affirmé être »largement gagnant ».


Mercredi, l'envoi de SMS a été suspendu chez les trois opérateurs de téléphonie mobile du Gabon.

Une station satellitaire mobile de la télévision Go Africa, à vocation internationale appartenant à Mba Obame, a été mitraillée par des hommes cagoulés dans la nuit de mardi à mercredi à Libreville, selon Go Africa.


Les jours précédents, les entourages d'André Mba Obame et de Pierre Mamboundou avaient indiqué avoir pris les dispositions pour »protéger« leurs procès-verbaux des quelque 3.000 bureaux de vote ouverts dans le pays et à l'étranger.


Des observateurs de l'Union africaine et d'une ONG panafricaine ont jugé mardi le scrutin conforme à la loi, en dépit d»'irrégularités« et de »faiblesses«.


Leparisien.fr



Gabon : faire échec par tous les moyens au hold-up électoral


Koaci.com Libreville. Le désormais favoris des tendances, Pierre Mamboundou de l'UPG, déterminé à ce que l'on s'en tienne objectivement aux décomptes des pv


C’est peut être vers une paralysie du pays que l’on s’achemine au Gabon, au regard de la détermination de l’opposition à refuser une nouvelle victoire électorale volée.

L’heure est grave, a notamment déclaré à la presse devant plusieurs centaines de ses partisans l’opposant Pierre Mamboundou, qui a lancé une invitation au peuple à la mobilisation derrière l’ensemble de leurs représentants pour mettre en déroute le coup tordu électoral, qui consisterait pour la commission électorale nationale autonome et permanente CENAP, de proclamer ce mercredi soir Ali Bongo Ondimba vainqueur de la présidentielle de dimanche dernier avec plus de 52% des suffrages exprimés. Des résultats précisait Pierre Mamboundou, qui sont très loin de refléter les données contenues dans les procès verbaux des représentants des candidats dans les bureaux de vote.


La principale stratégie adoptée, est la mobilisation monstre des politiques et de la population jusqu’à la proclamation des résultats officiels, devant les préfectures dans les départements, devant chaque gouvernorat au niveau des provinces et pour la capitale Libreville, le lieu de mobilisation est le rond point de la démocratie, non loin du siège de la commission électorale nationale autonome et permanente, histoire de faire pression pour que soit respecté le verdict des urnes. Une proposition de pression accueillie avec allégresse les partisans du changement, visiblement prêts à ne faire machine arrière, face à tout artifice de trafic d’influence.

L’opposant Pierre Mamboundou a dénoncé avec la dernière énergie, les manœuvres d’intimidation qui se multiplieraient ces derniers jours, citant au passage, le domicile à Libreville de maître Séraphin Ndaoh Rembongo, directeur de campagne de la plate forme politique qui l’a investi à la présidentielle, Alliance pour le Changement et la Restauration, domicile qui a été criblé de balles dans la nuit du mardi 1 au mercredi 2 Septembre en cours. L’une des balles recueillies à même été solennellement présentée à la presse nationale et internationale, lors d’un échange visant à réfuter tous résultats truqués en faveur du candidat du parti démocratique gabonais au pouvoir, le PDG, Ali Bongo Ondimba. De source digne de foi selon les opposants, les responsables de maisons de téléphonie mobile subiraient des pressions visant à interrompre momentanément le service de la messagerie téléphone, un outil souvent très sollicité en pareille circonstance pour prévenir des magouilles en cours d’exécution. De membres de états majors politiques de l’opposition, déclarent avoir reçu des menaces de poursuites judiciaires, s’ils utilisaient le service de leur messagerie téléphonique à des fins électorales.


La tension monte de plus belle, alors que l’on reste encore dans l’attente de la proclamation des résultats officiels de la présidentielle anticipée à un tour du dimanche 30 Août dernier. Plus que jamais engagés à ne plus cautionner de hold-up électoraux, jeunes, moins jeunes et adultes des deux sexes font montre de vigilance accrue. Ces mobilisations contre des résultats électoraux truqués, s’organisent sous le sceau’’ Les force de l’ordre avec nous’’, toute chose qui est une sorte de clin d’œil à l’endroit des hommes habillés, qui eux également ne sont à l’abri de l’héritage social légué après 42 ans de gestion du parti démocratique gabonais.

Si rien n’est fait pour respecter la sincérité du vote de dimanche dernier, dont les données issues des procès verbaux des bureaux de vote placent en tête les candidats Pierre Mamboundou et André Mba Obame, le Gabon pourrait basculer dans un avenir proche ou lointain, dans des lendemains sombres qui ne profiteront malheureusement à personne. Plus que quelque temps, et les gabonais seront édifiés sur l’identité de leur prochain chef de l’Etat élu ou coopté au détriment de la volonté du peuple.

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:24




Au départ, un petit article publié vendredi dernier dans le quotidien français Ouest France… A l’arrivée, une tempête médiatique au Cameroun. Il faut dire que l’information, telle que formulée par Ouest France, est assez saisissante : « Alors que la France vient de réitérer son aide au Cameroun, écrit le journal, en confirmant le versement de 537 millions d’euros sur cinq ans (…), Paul Biya et son épouse prennent du bon temps à La Baule. Voilà déjà deux semaines qu’ils résident aux hôtels Royal et Hermitage du groupe Barrière. 43 chambres, précise Ouest France, soit 42 000,00 euros par nuit, thalasso, casino et séances de shopping : les dépenses se chiffrent en millions. »


Entreprise de démolition ?


L’information est reprise par quelques médias locaux, et surtout, déboule sur le net. Hier, colère des autorités camerounaises qui accusent les médias français de mentir pour ternir l’image de Paul Biya qui serait victime d’un complot médiatique. Une colère relayée par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune : « sous prétexte d’exercer leur sacro-saint devoir d’impertinence, fulmine le journal, des journalistes français se livrent depuis quelques jours à une entreprise de démolition en règle de la crédibilité d’un homme d’Etat, ami de la France. (…) A travers la toile et les colonnes des journaux, voici donc créée de toutes pièces une énième affaire Biya, celle des +vacances à tout prix+. Le scénario est le même, s’indigne Cameroon Tribune : à la base, des pseudo-faits, narrés et déformés, de manière à monter en épingle un aspect +scandaleux+ en l’occurrence la taille de la délégation et le coût du séjour. Puis c’est la reprise mécanique et servile de ce ramassis de colportages. »


« Secret… dépense »


Analyse tout à fait différente dans Mutations. Mutations qui note la réaction vigoureuse des autorités camerounaises. Mais, constate le journal, celles-ci n’apportent pas d’éléments de réponse aux accusations portées par la presse française. Et Mutations s'interroge : « le chef de l’Etat séjourne-t-il effectivement à La Baule avec une quarantaine de personnes ? » Et quel est le montant de la facture ? « Le communiqué du gouvernement, remarque le quotidien camerounais, ne répond à aucune de ces questions, n’apporte aucun démenti officiel. » Pour Mutations, il s’agit donc là d’un « secret… dépense ».  


Gabon, l’insoutenable suspense


« Libreville retient son souffle » : c’est le grand titre des Dépêches de Brazzaville, au Congo. Un grand titre qui traduit bien tout le formidable suspense de cette élection présidentielle gabonaise. « Qui va l’emporter ? », titrait hier L’Union, principal quotidien gabonais, avec la photo des trois prétendants. On devrait avoir la réponse ce mercredi. En tout cas, pour le site d’information GabonEco, « quel que soit l’élu, il est impératif que la patrie soit l’unique vainqueur de cette élection. » Le futur président, précise le site, ne devra pas « se lancer dans une chasse aux sorcières. » Et les deux candidats battus « devront faire preuve de fairplay. (…) Le Gabon d’aujourd’hui, comme celui de demain, conclut GabonEco, a besoin de dirigeants capables de discernement, de dépassement et de sursaut patriotique pour sauvegarder l’essentiel, c'est-à-dire l’intérêt supérieur de la Nation. »


« Ce 2 septembre est à la fois un jour attendu et redouté au Gabon, constate Le Pays au Burkina. (…) Les deux perdants accepteront-ils leur défaite ? Vont-ils simplement se contenter de crier à la fraude ou appeler leurs partisans à descendre dans la rue pour contester ce qu’ils considéreront comme la confiscation de leur victoire ? », s’interroge Le Pays. Le Pays qui lui aussi, lance une forme d’appel au calme : « les prétendants à la magistrature suprême gabonaise se sont montrés démocrates depuis le début de la vacance du pouvoir. Ils doivent le rester jusqu’au bout. Cela suppose que ceux qui seront battus doivent être bons perdants et prendre leur défaite avec philosophie et fairplay. »


Des fraudes à quelle échelle ?


Enfin, en France, le quotidien La Croix fait le point sur le compte-rendu très attendu des observateurs étrangers. « Plusieurs organisations internationales, souligne le journal, ont pointé les nombreuses irrégularités de l’élection présidentielle, sans rapporter toutefois de cas de fraudes organisées. »


Les critiques les plus vives sont venues des observateurs camerounais et… gabonais qui ont dénoncé pêle-mêle « l’absence de scrutateurs dans certains bureaux de vote, l’absence de représentants de tous les candidats, ou encore l’absence de scellés sur certaines urnes… » Enfin, remarque La Croix, cette confession d’un observateur anonyme : « le plus grave, affirme-t-il, ce sont les listes électorales. Il est impossible qu’un pays de 1,2 million de citoyens compte 813 000 électeurs. C’est de là, poursuit cet observateur, que peut provenir une fraude éventuelle à grande échelle. »

 

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