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16 septembre 2019 1 16 /09 /septembre /2019 23:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Les deux sessions criminelles auront lieu cette année », selon Eric Didier Tambo



BANGUI, 16 septembre 2019 (RJDH) --- A trois mois et quelques semaines pour finir l’année 2019, la première session va débuter ce 23 septembre prochaine à la Cour d’Appel de Bangui. La deuxième session de l’année, selon le procureur est aussi tenable. Des dispositions logistiques et financières sont déjà prises pour entamer la seconde. Il l’a dit lors de l’audience publique consacrée au tirage au sort des membres du jury ce vendredi 13 septembre à Bangui.

RJDH : Eric Didier Tambo, Procureur général près la Cour d’Appel de Bangui Bonjour !

ERT : Bonjour monsieur le journaliste

RJDH : La loi a prévu deux sessions criminelles par an. Alors que cette année, la première a été annoncée la semaine prochaine. Est-ce que la seconde est aussi tenable d’ici la fin de l’année 2019?

ERT : Oui ! Nous pensons que c’est une question d’organisation.  En fait, il y a deux sessions au cours de l’année, la première session devrait avoir lieu en principe au premier semestre et la deuxième au second semestre de l’année. Mais nous avons démarré tardivement cette session et cela est dû à certaines difficultés de la trésorerie. Je vous confirme que nous avons déjà eu les moyens financiers, certes, nous allons organiser la première session au mois d’octobre et reprendre la seconde entre novembre-décembre 2019 nous avons organisé la deuxième session, tous les dossiers sont déjà ficelés.

RJDH : Lors des audiences publiques de tirage au sort des membres du jury, vous avez annoncé que 25 dossiers sont inscrits au rôle de cette session. Alors, quelles sont les grands dossiers de cette session criminelle ?

ERT : Vous comprenez que la crise militaro-politique qui a secoué notre pays, la plupart de ces crimes sont entre autres les crimes de sang comme le vol à mains armées, association des malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerres, assassinat et meurtre.

RJDH : Vous parlez de vol à mains armées, certaines informations circulent comme quoi Fadoul de Km5 qui a été arrêté pour vol à mains armés serait libéré la semaine dernière. Mais est ce que, c’est sur votre instruction?

ERT : Non, Fadoul n’a pas été libéré. Le problème est que ce monsieur est présumé braqueur voire patron des braqueurs de Km5 qui a été arrêté par la force publique et actuellement son dossier suit son cours au niveau du cabinet d’instruction. Mais nous, étant procureur général avait eu dire qu’il serait permissionnaire et après vérification, il n’était pas malade et c’est ainsi que nous avons pris des instructions nécessaires sur la demande du ministre de la Justice et ce dernier a été récupéré et ramené dans sa cellule.

RJDH : Sur les 25 dossiers enrôlés, l’affaire de l’honorable Bindala qui a été accusé d’avoir assassiné son propre enfant serait inscrite également lors de cette première session criminelle ?

ERT : Vous savez tous les accusés qui étaient dans la salle d’audience de tirage au sort des jurés ce sont ceux dont leurs dossiers étaient ficelés par une ordonnance de renvoi devant la Cour criminelle, le fait vient de passer, il y’a deux mois que son dossier est encore au cabinet d’instruction et dès que l’instruction va finir c’est en ce moment là qu’on va prendre le temps d’enrôler son dossier pour jugement.

RJDH : Vous avez enregistré plusieurs dossiers mais on pourrait savoir les gros poissons qui seraient renvoyés à la Cour Pénale Spéciale ?

ERT : Ces dossiers là, les juges d’instruction ont pris des ordonnances de renvoi devant la Cour Criminelle et avec la Cour Pénale Spéciale, nous avons aussi la même compétence et c’est une question de primauté. Aujourd’hui nous avons bourré notre dossier, vous avez vu au niveau de la CPS, ils n’ont pas encore nommé les juges qui doivent juger leurs dossiers donc on n’a pas besoin de saisir la CPS pour juger leurs dossiers. Ces dossiers, nous mettons notre compétence pour les juger.

RJDH : Eric Didier Tambo, le RJDH vous remercie.

ERT : C’est moi qui vous remercie d’avoir venir vers nous pour avoir des informations afin d’informer la population centrafricaine.

Propos recueillis par : Jefferson Cyrille Yapende.

 

 

Centrafrique : 1000 enfants sur les sites des déplacés seront pris en charge dans le projet éducation de l’Unicef

BANGUI, Le  16 sept.-19 (RJDH)--- Pour renforcer le système éducatif dans le pays, l’UNICEF annonce mettre en place un projet d’urgence pour soutenir 1000 enfants sur les sites des déplacés. Une annonce faite par la Représentante de l’UNICEF en Centrafrique Christine Muhigana lors d’une conférence de presse la semaine dernière.

Pour l’UNICEF, l’éducation reste un défi à relever surtout sur les sites des déplacés où on compte un bon d’enfants. « Il y a un volet d’éducation en situation d’urgence qu’on puisse assurer cet appui au niveau du ministère de l’Education. Ce volet va couvrir là ou il y’a des sites des déplacés et nous avons ce qu’on appelle les espaces temporaires d’animation et d’apprentissage», a expliqué Christine Muhigana, représentante de l’UNICEF en Centrafrique.

Elle a précisé que toutes les mesures techniques seront prises pour favoriser un environnement propice de l’éducation des enfants, « les autres espaces leurs permettrons la continuité de leur scolarité. Nous tenons également compte de cette situation difficile et nous apportons non seulement, l’encadrement scolaire mais aussi des enseignements de qualité », ajoute-elle.

La rentrée scolaire 2019-2020 a été lancé par le gouvernement ce 16 septembre à l’école Houphouët, localité située à 22 kilomètres de Bangui, route de Damara.

Ketsia Kolissio.

 

 

Centrafrique : Deuxième jour du processus de recrutement des FSI dans le pays avec les épreuves sportives

BANGUI, le 16 Septembre 2019 (RJDH) --- Les candidats retenus au processus du recrutement des FSI ont entamé, les épreuves sportives ce 16 septembre 2019 à Bangui et dans les préfectures de la République Centrafricaine. Les candidats sont soumis aux différentes disciplines sportives notamment les 1000 mètres.

Les épreuves sportives se déroulent du lundi 16 au mercredi 25 septembre 2019, dans chaque chef-lieu des préfectures, exception pour l’Ouham-Pende, où elles auront lieu à Paoua et non à Bozoum. De même, les candidats de l’Ombella M’Poko composeront tous à Bangui. Selon le communiqué du Ministère de la Sécurité, « chaque candidat devra être muni d’une pièce d’identité valide (récépissé de carte nationale d’identité, permis de conduire ou passeport) sans laquelle, il ne pourra passer, ni les épreuves écrites, ni les épreuves sportives. La liste des candidats autorisés à prendre part aux différentes épreuves est affichée », Précise le communiqué.

A Bangui, les épreuves sportives se sont bien déroulées selon le constat du RJDH qui a sillonné centres sportifs ce début de la semaine. Selon Rebecca Nnanga, cheffe de la Cellule du recrutement de la police de la Minusca, un contrôle est effectué à chaque passage de tous les candidats pour une meilleure identification,  «Il est établi un contrôle qui permet d’éviter les cas de fraudes. Il s’agit de vérifier les cartes d’identité nationale, permis de conduire, récépissé de la carte d’identité ou le passeport de chaque candidat lors des différentes épreuves. Ce sont les conditions qui permettent à un candidat d’avoir accès à la compétition », a-t-elle souligné. Elle a ajouté que le temps pour les hommes est fixé à 4 minutes et 45 secondes et pour les filles, 5 minutes.

Prince Ganamon un candidat âgé de 27 ans se dit satisfait du bon déroulement des activités sportives, «dès le dépôt de mon dossier, je savais que j’ai deux types d’épreuves : Il y a d’abord l’écrit et ensuite la phase physique. Donc tous les soirs, je m’exerce physiquement en faisant de longues distances pour avoir de souffle. Et aujourd’hui, je suis sorti premier», s’est-t-il exprimé.

Des services médicaux et de sécurité de la Minusca assurent la bonne marche des épreuves des 14 432 candidats durant dix jours qui sont dans la course. 

Fridolin Mamocko.

 

 

Centrafrique : Les ressortissants de la Vakaga appelle à la cessation des hostilités à Birao

BANGUI, le 16 septembre 2019(RJDH)----L’Association des Ressortissants de la Vakaga pour le Développement(AREVAD) a dans un communiqué de presse rendu public ce 15 septembre, dénoncé les dernières violences du 14 septembre dans la ville de Birao. Cette association appelle le gouvernement et la Minusca au rétablissement de la sécurité dans la région.

Dans ce document rendu public le 15 septembre dont le RJDH a eu copie, l’Association des ressortissants de la Vakaga pour le développement (AREVAD) réitère son appel à la cessation des hostilités et au calme.

Selon le 1erVice-Président Kolostre Abdoulaye Djongo du bureau exécutif, « l’AREVAD a appris avec consternation les affrontements meurtriers survenus à Birao le 14 septembre 2019 malgré son appel du 03 septembre 2019 demandant aux parties en conflit de cesser les hostilités et de privilégier le dialogue. Nous sollicitons l’implication du gouvernement et de la Minusca pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans la localité », peut on lire dans ce communiqué.

Tout en condamnant une fois de plus ces actes de violences, l’AREVAD a exhorté par la même occasion, le Gouvernement à tout mettre en œuvre pour ramener l’ordre et la sécurité dans la région. Elle encourage « la Minusca dans sa mission de protection des populations civiles » lance le vice président de cette association.

L’AREVAD selon le communiqué, reste mobilisée à travers son Comité de Sage pour la Médiation en synergie avec le comité de réconciliation de la Vakaga ainsi que toutes les bonnes volontés pour que la paix et le vivre ensemble, reviennent dans la préfecture.

Cyrille Wegue

 

 

Centrafrique : La rentrée scolaire 2019-2020 lancée sur l’ensemble du territoire national

BANGUI, le 16 septembre 2019 (RJDH) ---- « Mobilisons-nous pour une rentrée scolaire équitable de nos enfant » : c’est autour de ce slogan que le gouvernement centrafricain en partenariat avec l’Unicef, l’Union Européenne a lancé ce lundi 16 septembre 2019 la rentrée scolaire 2019-2020 sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie a été présidée par le Premier Ministre Firmin Ngrébada à l’école Houphouët Boigny au village Litton, localité située à 22 km de la capitale, route de Damara.

Ce lundi 16 septembre 2019 marque la rentrée des classes en Centrafrique. La cérémonie de lancement des activités scolaires au titre de l’année scolaire 2019-2020 a eu lieu à l’école Houphouët Boigny, localité située à 22 kilomètres de Bangui, route de Damara.

Selon Christine Muhigana,  la rentre scolaire est toujours un moment particulier et mémorable dans la vie d’un enfant comme dans le parcours d’un enseignant, « elle marque le début d’une nouvelle année d’un nouveau commencement d’une nouvelle opportunité de faire mieux. La rentrée scolaire est aussi et surtout un moment important pour la nation toute entière dans le monde et sans doute encore plus vrai dans le contexte de la République Centrafricain ou l’éducation des enfants doit être un facteur d’espoir, de paix et de développement pour le pays», indique la Représentante résidente de l’Unicef Christine Muhigana.

Le Ministre de l’Education Primaire et secondaire,  Aboubacar Moukadas Nour, a salué l’appui des partenaires financiers de la RCA en matière d’éducation, « ces résultats ont été rendus publics grâce a l’appui financier et technique de nos partenaires suite aux activités qui sont développées envers l’enfance pour leur intégration dans le cursus scolaire.  Toutes ses interventions ont contribué à une amélioration de la qualité des prestations de nos enseignants ainsi que l’augmentation de la capacité d’accueil de nos établissements. Je demande à tous les acteurs du système éducatif, les associations des parents d’élèves les syndicats de conjuguer leurs efforts pour sauver la maison éducative centrafricaine » appelle le Ministre Aboubacar Moukadas Nour.

L’école Houphouët Boigny a été créée le 3 janvier 1973 elle comporte 10 bâtiments dont 17 salles de classes. Elle a été choisie par le gouvernement pour abriter le lancement de la rentrée scolaire 2019-2020.

Pamela Dounian Doté.

 

 

Centrafrique : Le MPC de Mahamat Al-Khatim quitte Bamingui sous pression de la MINUSCA

BAMINGUI, 16 septembre 2019 (RJDH)---Après trois jours de regroupement massif des ex-Seleka du Mouvement Patriotique Centrafricain (MPC), sous la houlette de Mahamat Al-Khatim dans la sous-préfecture de Bamingui à 120 km de Ndele, les éléments ont finalement quitté la ville sous  pression de la MINUSCA, dimanche 15 septembre. Information confirmée au RJDH par Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique.

C’était le vendredi 13 septembre que les habitants de la ville de Bamingui ont vu l’arrivée des convois des hommes de MPC lourdement armés en provenance de Kaga-Bandoro, conduits par Mahamat Al-Khatim. Des sources bien indiquées affirment qu’ils étaient venus pour rencontrer les hommes du FPRC afin de mettre voile sur la ville de Birao, théâtre des violences armées depuis plus de deux semaines entre le MLCJ et le FPRC.

Une arrivée en pompe avec un air guerrier qui a créée une panique dans la ville. « Ils ont occupé le centre hospitalier et l’école préfectorale de Bamingui. Craignant des probables exactions, les patients admis aux soins dans cet établissement hospitalier ont dû quitter précipitamment les lieux », a ainsi témoigné au RJDH une source locale.

Ces ex-Seleka selon les informations en provenance de la région ont, dans un premier temps, passé aux actes de pillage et de vol des animaux domestiques notamment les cabris, le rackettage des commerçants de la ville et occupés l’école et l’hôpital de la région.

« Ils tuaient les cabris et autres animaux domestiques pour se nourrir et s’en sont aussi pris aux commerçants et les boutiquiers en les rackettant systématiquement », indique une autre source, d’ajouter qu’ « ils ont réussi à prendre quelques litres de carburant chez le projet WCS Ecofaune+ ».

Face à cela et sous pression de la MINUSCA, ils ont pu quitter la ville hier dimanche dans la matinée, selon Vladimir Monteiro, « effectivement des éléments du MPC, une centaine avec à leur tête Al-Khatim, étaient arrivés à Bamingui en craignant une certaine panique. Pour nous, ils n’ont pas de raison d’être dans cette zone qui se situe à 120 km à l’Ouest de Ndele. Nous leur avons intimé l’ordre de quitter la localité et de retourner à l’endroit d’où ils venaient, c’est-à-dire à Kaga-Bandoro. A l’heure où je vous parle, ils ont quitté la ville depuis hier rebroussant le chemin vers Kaga-Bandoro», a précisé Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA.

« Ces agissements sont inacceptables. Il y a eu ce mouvement d’éléments de FPRC qui sont responsables de l’attaque de samedi à Birao mais nous demandons à tous les deux belligérants d’arrêter et d’éviter toute nouvelle violence. Dans les cas, nous intervenons avec nos éléments avec nos forces pour qu’il n’y ait pas de violences surtout la menace sur la population civile », insiste Vladimir Monteiro.

Quoique signataires de l’accord de paix de Khartoum les engageant à ne plus faire usage de la force sur la population civile, aujourd’hui les agissements des groupes armés dans les villes intérieures sont encore loin de témoigner leur bonne volonté à œuvrer pour que cessent les violences dans le pays.

Vianney Ingasso

 

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 23:08

 

Birao : Le bilan des combats entre groupes armés tribaux s'alourdit 

Birao : Le bilan des combats entre groupes armés tribaux s'alourdit 
Birao : Le bilan des combats entre groupes armés tribaux s'alourdit 
Birao : Le bilan des combats entre groupes armés tribaux s'alourdit 
Birao : Le bilan des combats entre groupes armés tribaux s'alourdit 
Birao : Le bilan des combats entre groupes armés tribaux s'alourdit 
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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 23:06
RCA: nouveaux affrontements meurtriers entre milices à Birao

 

RCA: nouveaux affrontements meurtriers entre milices à Birao

 

Par RFI Publié le 14-09-2019 Modifié le 14-09-2019 à 20:43

 

Selon la Minusca, de nouveaux affrontements entre milices ennemies ont fait 23 morts ce samedi 14 septembre à Birao, une ville du nord-est de la Centrafrique.

Dans l’extrême nord-est du pays, Birao avait déjà fait l’objet de combats au début du mois de septembre après la mort du fils du sultan de la ville. Entre les mains du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) depuis 2014, la ville avait alors été prise par le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ). Samedi de nouveaux affrontements ont été engagés.

Plusieurs sources parlent d’une offensive du FPRC pour reprendre la ville. Ce dernier dément, affirmant avoir riposté contre une nouvelle attaque de ses positions en périphérie de Birao. Un bilan de la Minuscala Mission des Nations unies en Centrafrique, fait état 23 combattants tués et plus d’une dizaine de blessés. Un casque bleu a également été légèrement blessé, précisé le porte-parole de la mission onusienne.

Sur le terrain, les travailleurs humanitaires n’ont pas pu apporter assistance aux plus de 13 000 déplacés samedi, les combats les obligeant à rester calfeutrés. Un cargo d’assistance humanitaire devait arriver de Bangui, mais a dû être reporté.

Le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui, actuellement à l’étranger, regrette cette reprise des combats. Il appelle à ce que cessent ces affrontements fondés sur des manipulations ethniques, a-t-il déclaré. « Il n’est pas acceptable de la part de ceux qui prétendent représenter les populations de continuer les combats », insiste-t-il. Le ministre appelle à ce que les différents acteurs des groupes armés posent les armes afin de permettre notamment l’envoi de l’assistance humanitaire aux populations civiles.

 

 

Centrafrique. 23 miliciens tués dans des combats entre groupes armés

 

AFP le 14/09/2019 à 21h47

 

Au moins 23 miliciens ont été tués, samedi 14 septembre, dans de nouveaux combats dans le nord-est de la Centrafrique entre deux groupes armés pourtant signataires d’un accord de paix avec le gouvernement et entre eux, a annoncé la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

De nouveaux combats dans le nord-est de la Centrafrique ont tué 23 miliciens. « Un Casque bleu de la Minusca a également été légèrement blessé », a précisé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, la Mission des Nations unies en Centrafrique, sans préciser la nationalité de la victime. Un contingent zambien de la force multinationale est stationné dans cette zone.

L’affrontement a opposé à Birao dans la matinée des éléments du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), qui s’étaient déjà battus début septembre à Birao, ville proche de la frontière soudanaise, a précisé le porte-parole de la Minusca. Ils sont signataires d’un accord de paix avec le gouvernement.

Situation tendue

« La situation reste tendue mais il n’y a plus de combats », a assuré Vladimir Monteiro dans la soirée.

Les premiers combats avaient duré trois jours du 1er au 3 septembre, et avaient fait « une vingtaine de morts » dont un civil, selon la Minusca. Le FPRC, l’un des plus groupes armés rebelles les plus actifs, avait alors retiré ses troupes de Birao, tout en conservant des positions dans les alentours.

Plusieurs responsables humanitaires s’étaient ainsi inquiétés d’une reprise des combats, alors que les tensions restaient vives entre les deux mouvements rebelles.

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Centrafrique-Presse.com
13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:57
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le pays bénéficie d’un allègement de l’embargo sur les armes 

 

BANGUI, le 13 Septembre 2019(RJDH)----Les Nations-Unies ont voté à l’unanimité une résolution autorisant un assouplissement de l’embargo sur les livraisons d’armes au gouvernement centrafricain. Cette résolution 2488 a été adoptée par le Conseil de sécurité à sa 8617e  séance, le 12 septembre 2019.

L’allègement de l’embargo que vient de décrocher  la RCA ne touche qu’un certain nombre de matériels militaires. L’on peut parler d’un « allègement sélectif ». Ces matériels sont identifiés par la résolution 2488 qui, en effet , accorde  la fourniture des matériels destinés aux forces internationales, aux matériels létaux ou non létaux destinés à l’assistance et à la formation des forces centrafricaines, aux fournitures apportées en République centrafricaine par les forces soudanaises ou tchadiennes pour leur usage exclusif dans le cadre des patrouilles internationales de la force tripartite créée le 23 mai 2011 à Khartoum.

Aux matériels militaires non létaux destinés exclusivement à un usage humanitaire ou de protection et à l’assistance technique ou la formation connexes, sur notification préalable au Comité, aux vêtements de protection, dont les gilets pare-balles et les casques militaires, temporairement exportés en République centrafricaine, aux livraisons d’armes de calibre égal ou inférieur à 14,5 mm et de munitions et composants spécialement conçus pour ces armes, destinés aux forces de sécurité centrafricaines, dont les services publics civils chargés du maintien de l’ordre, et devant être utilisés exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité.

Cette décision va permettre aux forces armées et de sécurité centrafricaines de renforcer la sécurité du pays et d’avancer vers la paix.

Le Conseil de sécurité respecte ainsi les engagements qu’il avait pris au début de l’année avec l’adoption de la résolution 2454 et apporte une réponse à l’appel exprimé par les autorités centrafricaines concernant l’embargo sur les armes. Il est important que les autorités centrafricaines poursuivent les efforts qu’elles ont engagés vers une paix durable en Centrafrique.

Judicaël Yongo.

 

 

Centrafrique : L’agence nationale pour la lutte contre le blanchissement des capitaux en Centrafrique désormais opérationnelle

 

BANGUI, 13 septembre 2019(RJDH)---Une Agence Nationale d’Investigations Financières (ANIF) créée en 2005 par le gouvernement est désormais opérationnelle en Centrafrique. Les membres de l’agence ont prêté serment le jeudi 12 septembre 2019 à la Cour d’Appel de Bangui lors d’une audience de prestation.

La mission de cette agence créée par un décret présidentiel en 2005 est d’engager des enquêtes et investigations en ce qui concerne tous les mouvements des flux financiers suspects, de lutter contre les blanchissements des capitaux et de lutter contre la prolifération des armes massives et le terrorisme en République Centrafricaine.

Dans son réquisitoire aux quatre membres de l’ANIF, le procureur général près la Cour d’Appel de Bangui, Eric Didier Tambo, il a appelé les récipiendaires à faire preuve de professionnalisme dans l’exercice de leur travail, « dans l’exercice de votre travail, vous êtes tenus à ce qu’on appelle: le secret professionnel et des réserves. Les confidentialités doivent être les règles de l’art. Donc, l’Etat attend de vous, des résultats satisfaisants », les a interpellés Eric Didier Tambo.

Une mission qui entre dans le cadre de la bonne gouvernance et de lutte contre la criminalité organisée dont les enjeux sécuritaires sont cruciaux pour le pays, selon l’Inspecteur de douanes Alexis Deyombo, nommé chargé d’Etudes à l’Agence Nationale d’Investigations Financières(ANIF), « c’est une entité qui est très sensible et qui entre dans l’action de la bonne gouvernance pour la continuité des services publics. Nous sommes chargés d’engager des investigations sur les blanchissements des capitaux », a-t-il indiqué.

L’Agence Nationale d’Investigations Financières a été créée en 2005. C’est en juin dernier qu’elle est devenue opérationnelle avec la prestation de serment de ses membres à la Cour d’Appel de Bangui, jeudi 12 septembre 2019.

RJDH.

 

 

Centrafrique : Le CIONGCA réunifié après deux ans de division au sein des membres

 

BANGUI, 13 Septembre 2019 (RJDH)----Les membres du Conseil Inter ONG en Centrafrique(CIONGCA) divisés depuis deux ans, se sont réunifiés le 30 aout dernier à l’issue de la signature d’un protocole d’accord. La cérémonie de réunification a eu lieu jeudi 12 septembre à Bangui.

Un seul bureau désormais dirige le bureau du Conseil Inter ONG en Centrafrique depuis le 30 aout 2019. Une date à laquelle, les membres ont signé un protocole d’accord pour mettre fin aux divergences au sein de l’organisation. Ils ont fixé comme objectif ; d’organiser l’assemblée générale élective en fin aout 2020 comme l’exigent les textes.

Antoine Koualet-Kpingo, président du CIONGCA, se réjouit de la réunification de cette structure nationale, « le constat préalable était amère parce qu’il y avait une dislocation de CIONGCA. Maintenant nous avons mené une reconquête, c’est ce qui a abouti à la réunification. Nous ne pouvons qu’apprécier cette réunification du CIONGCA au lieu que ça soit la division », exprime-t-il.

Cette initiative est saluée par le chargé du secrétariat permanant des ONG au ministre du Plan et de la Coopération, Jean Pouninguinza qui a appelé le bureau de respecter leurs engagements, « je voudrais ici rappeler les membres qu’on ne règle pas un conflit par un conflit. Un conflit est toujours réglé par des négociations ou dialogue. Aujourd’hui, ils ont compris les démarches. Voilà, ils sont passés par le dialogue et aujourd’hui, ils ont abouti à la réunification. Donc, le travail ne doit pas se limiter à ce niveau, il faut que les membres du bureau  révisent les statuts et définissent les nouveaux organes de base», a fait savoir le représentant du Ministre du Plan.

Le CIONGCA est une organisation non gouvernementale créée en 1985 en Centrafrique, réunissant les ONGs nationales.

RJDH.

 

 

Centrafrique : Le MCU appelle les MPC et 3R de revenir au bon sentiment au nom de l’accord de paix

BANGUI, 11 septembre 2019 (RJDH) --- Le Mouvement Cœurs Unis a appelé lors d’une conférence de presse tenue à Bangui le mardi 10 septembre Mahamat Alkatim et Abass Sidiki de revenir au bon sentiment au nom de leur engagement pour l’accord de paix. Un appel qui intervient quelques semaines après leurs démissions en aout dernier.
 
Les cadres dudit parti présents pour cette circonstance ont brossé plusieurs sujets qui dominent la scène politique centrafricaine dont les récentes démissions d’Alkatim et de Sidiki et la rencontre des deux Chefs d’Etat, Touadera- Macron.

Arthur Bertrand Piri, Secrétaire exécutif national adjoint du MCU, rappelle que l’accord de Khartoum est une œuvre humaine et il peut avoir des manquements et imperfections, mais doit tendre vers la paix. « C’est une œuvre humaine. Il peut y avoir des imperfections et des manquements mais la solution se trouve à l’interne. Ce n’est pas une raison que les signataires peuvent se mettre à l’écart. C’est vrai, nous avons été informés de ces différentes démissions et nous savons aussi qu’un travail est en train d’être fait pour que nos frères qui sont à la tête de ses groupes armés parties prenantes de l’accord aillent travailler pour  la paix  dans leurs zones. Nous croyons qu’ils vont toujours rester et travailler dans l’esprit de l’accord de Khartoum », a plaidé Arthur Bertrand Piri.

Evoquant aussi la question de la visite du Chef de l’Etat à Paris, le MCU salue l’engagement de la France d’aider la Centrafrique à renouer avec la paix.

« La France se propose d’aider la République Centrafricaine pour un retour réel et effectif de la paix pour soutenir ce que le Président de la République est en train de faire. Nous remercions la France, le Président Macron et toutes les autorités françaises pour leur soutien. La France soutient aussi l’accord de Khartoum », s’est réjoui Arthur Bertrand Piri.

Contrairement aux autres sons de cloche faisant résonner une frange de la classe politique dubitative quant à la réussite de l’accord politique, soutenant le chef de l’Etat « les intérêts républicains doivent primer sur toutes autres considérations et la République transcende les divergences politiques » conclut-il.

Le Mouvement Cœurs-Unis qui soutient les actions du Président Touadera aura une année d’existence au mois de novembre.

Jefferson Cyrille Yapende.

 

 

Centrafrique : Le RDHAC plaide pour l’adoption d’une loi portant protection des défenseurs des Droits de l’Homme 

BANGUI, le 11 Septembre 2019(RJDH)----Le Réseau des défenseurs des Droits de l’Homme en Afrique Centrale mène depuis le 10 septembre à Bangui des rencontres de plaidoyer pour une loi portant promotion et protection des défenseurs des Droits Humains en République Centrafricaine. Les membres du réseau sollicitent les autorités du pays à adopter cette loi afin d’améliorer leurs conditions de travail.

Le travail des défenseurs des Droits de l’Homme selon Remy Lumbu Ngoy rapporteur spécial sur les défenseurs des droits Humains en Afrique est souvent mal compris dans le pays par les pouvoirs publics. D’où la nécessité de mener des activités de sensibilisation auprès des autorités centrafricaines sur cette loi portant protection et promotion des défenseurs des droits humains dans le pays.

«L’Afrique centrale de manière générale et la République Centrafricaine de manière particulière, n’ont pas une loi qui protège les défenseurs des Droits de l’Homme. Vous savez que les défenseurs ce sont des agents de développement, c’est grâce au travail que font les défenseurs, que les pouvoirs publics adaptent leur politique par rapport aux engagements souscrits par les Etats lorsqu’ils rectifient les conventions internationales. Leur travail est souvent mal compris et mal pris par les services ou les pouvoirs publics. D’où la nécessité de devoir les protéger par un cadre légal, c'est-à-dire la loi »a expliqué le rapport spécial du réseau.

Sur la feuille de route, le réseau attend mener des activités de plaidoyer ajoute le rapporteur, «nous sommes arrivés ici, c’est pour essayer de mener un plaidoyer auprès des autorités gouvernementales, donc sensibiliser les autorités législatives, pour qu’on puisse savoir quelle est la feuille de route de la RCA pour que cette loi puisse etre discutée au niveau de l’Assemblée nationale pour le bien etre des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique Centrale », conclut-il.

Le Réseau des défenseurs des Droits de l’Homme en Afrique après les autorités du pays, va rencontrer des organisations de la société civile.

Pamela Dounian Doté.

 

 

Centrafrique : Les retournés de Bakouma assistés en vivres et non vivres 

BANGUI, 11 septembre 2019 (RJDH) ---La Caritas avec l’appui du PAM a lancé le samedi 7 Septembre dernier à Bakouma, une campagne de distribution des vivres et non-vivres aux retournés, qui avaient fui les violences armées en fin 2018. Environ un millier de personnes ont pu bénéficier de ces dons.

Plusieurs personnes retournées dans la Sous-préfecture de Bakouma au Sud-est du pays ont reçu des produits alimentaires au cours d’une campagne de distribution lancée par la Caritas avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial en Centrafrique.

Les bénéficiaires ont été identifiés dans les quartiers de la ville de Bakouma et d’autres du village Fadama, à 3 km sur l’axe Nzako, localités qui ont été les théâtres d’affrontements entre les groupes armés.

Les produits distribués sont composés de riz, haricot et de l’huile. Une satisfaction de Jean Luc, un des bénéficiaires, « nous sommes très ravis de ces dons et nous remercions infiniment le PAM et la Caritas pour ce geste  », a-t-il exprimé.

Une satisfaction aussi exprimée par une autorité locale de Bakouma qui a lancé, pour l’occasion, un cri d’alarme aux structures humanitaires de continuer à appuyer les retournés qui sont réduits à la misère car, n’ayant plus de champs aujourd’hui pour subvenir à leur besoin, « je remercie au nom de la population de Bakouma la Caritas et les autres acteurs humanitaires qui ont volé à notre secours. Nous plaidons pour que les cultivateurs soient accompagnés pour la relance des activités champêtres car, nous ne pouvons pas toujours continuer à dépendre de ces dons», a souhaité ce notable.

La ville de Bakouma avait connu fin décembre 2018 des violences armées avec l’invasion de la ville par la coalition FPRC-UPC pour le contrôle des chantiers miniers. Ces combats ont provoqué, à l’époque, des déplacements d’un millier de personnes vers la ville de Bangassou.

Jean Marie Andjibikounda.

 

Centrafrique : Un concours de la musique sera lancé d’ici 21 septembre par l’association « Frères Centrafricains »

BANGUI,  le 11 septembre 2019 (RJDH) ----L’association les « Frères Centrafricains » de l’école foot pour la paix d’Anatole Kouet lancera un grand concours culturel des jeunes talents de la musique centrafricaine. Ce concours est placé sous le signe du vivre ensemble et de la cohésion sociale vise à promouvoir l’émergence des jeunes talents. 

Le lancement de cette activité culturelle a été annoncé ce mardi 10 septembre à Bangui par le coordonnateur Fernand Kaine de cette association afin de favoriser l’émergence des artistes musiciens centrafricains et de renforcer la cohésion sociale ainsi que le vivre ensemble.

« Nous sommes réunis ici pour lancer le concours dénommé « Génération 3000 » qui a pour thème, la cohésion sociale et le vivre ensemble. L’association travaille beaucoup plus dans le domaine de la cohésion sociale. Depuis la crise en RCA. Donc, il est important pour nous de travailler dans ce sens pour le retour de la paix dans le pays», a déclaré.

Des jeunes de huit à 18 ans sont les potentiels candidats de ce concours et chaque candidat doit proposer une chanson en français ou sango. Les inscriptions se font dans les maisons des jeunes de chaque arrondissement de Bangui.

Ce concours est prévu pour le samedi 21 septembre prochain à l’hémicycle des Affaires étrangères à partir de 15h. Les candidats vont réaliser de clips vidéos et des productions.

Ketsia Kolissio

 

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:46
Centrafrique le gouvernement annonce le retour au calme à Birao

 

Xinhua | 12.09.2019 13h17

 

A l'issue des combats meurtriers entre deux groupes armés début septembre, le calme s'est retrouvé dans de la ville centrafricaine de Birao (extrême nord-ouest), a annoncé mercredi le ministre centrafricain de la Communication et des Médias, Ange Maxime Kazagui, également le porte-parole du gouvernement.

"Des survols aériens sont régulièrement effectués par la MINUSCA (mission de maintien de la paix de l'ONU) pour surveiller le mouvement des hommes armés et, à ce jour, aucun mouvement n'a été signalé (à Birao)", a indiqué M. Kazagui au cours d'une conférence de presse conjointe avec la MINUSCA.

Des actions humanitaires sont en train d'être mobilisées par le gouvernement, afin de porter secours aux personnes déplacées par les combats. Des policiers et des gendarmes seront envoyés à Birao afin d'assurer la protection des populations aux côtés des casques bleus, a-t-il ajouté, sans avoir précisé une date ni l'effectif.

M. Kazagui a appelé à la responsabilité des garants de l'accord de paix de février 2019 en ce qui concerne les sanctions. "Il existe un prix concret à payer pour ceux qui font obstruction sur le terrain au processus de paix", a-t-il averti.

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a mentionné une série de mesures prises sur place à Birao par les soldats de la paix, patrouillant sans cesse dans la localité depuis 10 jours, ce qui a permis l'évacuation de 2.700 civils des zones à risque au pic des combats, le désarmement d'éléments armés, l'occupation de points stratégiques de la ville et des survols aériens.

Les 1er et 2 septembre, des éléments du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) se sont affrontés avec ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), engendrant un lourd bilan humain et des conséquences humanitaires insurmontables.

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:44
L'ONU approuve un premier allègement de l'embargo sur les armes

 

13 septembre 2019

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé jeudi à l'unanimité un premier allégement de l'embargo sur les armes décrété en 2013 pour la Centrafrique, une demande de longue date de ce pays pour mieux combattre les groupes armés.

Rédigée par la France, la résolution adoptée par le Conseil de sécurité autorise "la fourniture d'armes ayant un calibre de 14,5 mm ou moins" aux forces de sécurité centrafricaines moyennant une notification préalable d'au moins 20 jours à l'ONU.

Celle-ci doit inclure une série de paramètres, comme l'obligation de détailler les armes fournies, les moyens utilisés pour les acheminer ou la précision de leur destination finale. En aucun cas, elles ne pourront être revendues ou transférées à des tiers, précise le texte.

A ce stade, l'assouplissement de l'embargo reste "léger", note un diplomate sous couvert d'anonymat. Une révision du dispositif est possible ultérieurement. "On verra quand on pourra aller plus loin dans l'assouplissement. Le souci c'est qu'il n'y ait pas trop d'armes qui entrent dans le pays, et surtout des armes que l'Etat ne pourrait pas contrôler". "Il faut aussi que le nombre d'armes livrées corresponde à un besoin réel", ajoute la même source.

"Cette résolution permettra à la République centrafricaine de s'occuper de sa propre sécurité", a estimé devant des médias l'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Nicolas de Rivière. "La France continuera à encourager les autorités centrafricaines à faire leur propre travail en ce qui concerne la mise en oeuvre du processus de paix", a-t-il ajouté.

Pour la Centrafrique et la Russie, très présente dans ce pays depuis quelques années, il est possible d'aller beaucoup plus loin dans la levée de l'embargo.

- Nouvel allégement en janvier ? -

La Russie qui a déjà fait deux livraisons d'armes à la Centrafrique et lui apporte une "assistance militaire et technique sans contrepartie financière" prévoit de continuer "à l'avenir à apporter son soutien" à ce pays, a affirmé devant le Conseil de sécurité l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia.

"Les autorités centrafricaines attendent davantage du Conseil de sécurité dont un nouvel allégement de l'embargo sur les armes", a-t-il ajouté. "Nous pensons qu'ils ont toutes les raisons d'attendre cela", a précisé le diplomate russe. Il a estimé qu'un nouvel assouplissement de l'embargo pourrait intervenir en janvier lors d'une prochaine discussion attendue ce mois-là sur le régime des sanctions imposé à la Centrafrique.

Ce pays de 4,5 millions d'habitants est classé parmi les plus pauvres au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé par la rébellion de la Séléka.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources (diamants, or, bétail...).

Depuis 2013, l'embargo sur les armes était total pour la Centrafrique même s'il a bénéficié depuis 2017 de quelques exemptions accordées par l'ONU, notamment à la Russie et à la France, pour équiper des unités de l'armée centrafricaine en voie de reconstitution.

L'ONU maintient en Centrafrique une force de paix de quelque 13.000 Casques bleus. Début février, Bangui a conclu un accord de paix avec quatorze groupes armés qui a débouché sur la formation d'un nouveau gouvernement incluant des représentants de ces groupes.

Avec AFP

 

 

La Chine est favorable à une levée rapide des sanctions contre la République centrafricaine, selon un diplomate chinois

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Publié le 12 septembre 2019 , 9:03

 

La Chine est favorable à une levée rapide des sanctions qui pèsent sur la République centrafricaine, a annoncé jeudi un envoyé diplomatique chinois.

Au regard de la situation actuelle sur le terrain et des souhaits du gouvernement centrafricain, la Chine soutient une levée rapide de l’embargo sur les armes et de diverses autres mesures de sanction visant la République centrafricaine, a déclaré Wu Haitao, représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations Unies.

La situation est globalement en voie d’amélioration en République centrafricaine, et le gouvernement centrafricain est déterminé à mettre en œuvre l’accord de paix et de réconciliation qui a été conclu. De grands progrès ont été accomplis dans la réalisation des objectifs de référence préalables au réexamen de l’embargo sur les armes par le Conseil de sécurité, a-t-il déclaré au Conseil après l’adoption d’une résolution visant à assouplir cet embargo.

Cette résolution contribuera au renforcement des capacités en matière de paix et de sécurité en République centrafricaine, et permettra de promouvoir la paix et la stabilité dans le pays, a indiqué M. Wu.

La résolution stipulant par ailleurs que le Conseil de sécurité réexaminera les sanctions actuelles d’ici janvier 2020, le Conseil devrait écouter la partie centrafricaine et respecter les souhaits du gouvernement centrafricain, a déclaré l’envoyé chinois.

Le gouvernement centrafricain demande la levée de l’embargo sur les armes depuis des années, mais le Conseil de sécurité a toujours été réticent à le faire, principalement par manque de confiance en la capacité du gouvernement à gérer correctement ces stocks d’armes et à faire face à un afflux important de nouvelles armes.

En janvier, le Conseil a cependant décidé de revoir ces mesures d’embargo, à condition que des progrès soient accomplis dans un certain nombre d’indicateurs de référence relatifs à réforme du secteur de la sécurité, au processus de désarmement, à la démobilisation, à la réintégration et au rapatriement des membres des groupes armés, et à la gestion des armes et des munitions.

La République centrafricaine est plongée dans la guerre civile depuis 2012, et la présence de groupes armés a jusqu’à présent empêché le gouvernement central de réinstaurer l’autorité de l’Etat dans la majorité des régions du pays. En février, l’Union africaine a cependant négocié un accord entre le gouvernement et 14 groupes armés.

Avec Xinhua

 

 

RCA: l’ONU allège l’embargo sur les armes pour Bangui

 

13 septembre 2019

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé jeudi un premier allégement de l’embargo sur les armes décrété en 2013 pour la Centrafrique.

Cet allègement était réclamé depuis de longue par les autorités centrafricaines pour mieux combattre les groupes armés.

La résolution rédigée par la France et adoptée par le Conseil autorise “la fourniture d’armes ayant un calibre de 14,5 mm ou moins” aux forces de sécurité centrafricaines moyennant une notification préalable d’au moins 20 jours à l’ONU.

Selon les termes de cet allègement, cette notification doit inclure une série de paramètres, comme l’obligation de détailler les armes fournies, les moyens utilisés pour les acheminer ou la précision de leur destination finale.

En aucun cas, elles ne pourront être revendues ou transférées à des tiers, précise le texte.

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:41
Paix en Centrafrique: la France et la Russie disent avoir le même objectif
Paix en Centrafrique: la France et la Russie disent avoir le même objectif
Paix en Centrafrique: la France et la Russie disent avoir le même objectif

Lu pour vous

 

http://www.adiac-congo.com  Jeudi 12 Septembre 2019 - 12:51

 

A l'issue de la 12e réunion du conseil de coopération de sécurité franco- russe, qui vient de se tenir à Moscou, la ministre française des Armées, Florence Parly, a déclaré qu'elle était convaincue que la Fédération de Russie souhaite " aider les Centrafricains à restaurer l'autorité de l'État ".

La ministre française des Armées a présenté les initiatives diplomatiques françaises et russes en Centrafrique. Elle s’est notamment félicitée des efforts conjoints menés dans le cadre de l'ONU et de l'Union africaine, visant à mettre fin à la crise sécuritaire dans le pays.

"Certains veulent y voir un lieu de compétition. Nous avons des différences de méthode mais je veux le croire, nous avons un même objectif : aider les Centrafricains à restaurer l’autorité de l’Etat sur leur pays. Lorsque nos efforts convergent dans le cadre institutionnel de l’ONU ou bien de celui de l’Union africaine, nous obtenons des résultats. A l’image, par exemple, de l’assouplissement de l’embargo sur les armes. Nous pouvons le faire alors. Faisons-le davantage", a-t-elle souligné.  

Des propos qui résonnent comme un changement de position de la Française sur le rôle de la Russie en Centrafrique. Au regard des précédentes déclarations de ses dirigeants sur la présence russe en Centrafrique, hier accusée d’entraver une sortie de crise.

En novembre 2018, Florence Parly doutait que la présence russe en Centrafrique et ses actions déployées, à l'instar des accords de Khartoum "contribuent à stabiliser le pays", critiquant l'activisme diplomatique de Moscou, parrain, en août 2018, à Khartoum (Soudan), d'une rencontre destinée à faciliter le processus de réconciliation dans ce pays, et s'arrogeant un droit de regard sur l'ex-colonie.

Après Florence Parly, c'est le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui accusait la Russie en ces termes: "Le seul sujet qui doit préoccuper ceux qui veulent s’occuper de la Centrafrique, c'est [...] la sécurité de ce pays et son développement, et non pas utiliser (...) les difficultés de ce peuple et de ce pays pour s'implanter dans un continent où il y aurait des ambitions voilées".

C'est à la faveur de la levée partielle par l’ONU de l’embargo sur les armes de décembre 2017, que Moscou a livré, fin janvier 2018, à la Centrafrique des armes d'infanterie ainsi que des munitions, et déployé cent soixante-dix instructeurs civils et cinq militaires chargés de former les Forces armées centrafricaines et de soutenir leur déploiement à travers le territoire.  Concomitamment, la Russie annulait vingt milliards de dollars de dette des pays africains.

Noël Ndong

 

 

France-Russie, une rivalité qui n’a plus lieu d’être en République centrafricaine

 

https://fr.sputniknews.com 12:10 12.09.2019(mis à jour 15:19 12.09.2019)

Par Christine H. Gueye

 

La Centrafrique veut un réengagement militaire de la France, en retrait depuis 2016. Faustin- Archange Touadéra l’a réclamé le 5 septembre à Emmanuel Macron, qui le recevait à l’Élysée. Longtemps au cœur des rivalités franco-russes, la RCA est l’un des «foyers de crise» discutés à Moscou lors de la rencontre 2+2 du 9 septembre. Décryptage.

«Certains veulent y voir un lieu de compétition. Nous avons des différences de méthode mais, je veux le croire, nous avons un même objectif: aider les Centrafricains à restaurer l’autorité de l’État sur leur pays. Lorsque nos efforts convergent dans le cadre institutionnel de l’ONU ou bien de celui de l’Union africaine, nous obtenons des résultats. À l’image, par exemple, de l’assouplissement de l’embargo sur les armes. Nous pouvons le faire, alors faisons-le davantage», a déclaré lundi 9 septembre à Moscou Florence Parly.

La ministre française des Armées Florence Parly a tenu des propos «volontaristes» lors de la conférence de presse qui a clos la douzième réunion du Conseil de coopération de sécurité franco-russe. Une réunion qui s’est tenue avec son homologue russe Sergueï Choïgou et les ministres français et russe des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et Sergueï Lavrov, selon un format 2+2 inusité depuis 2012.

Si le ton de Florence Parly a pu en surprendre certains, en réalité, on ne s’attendait pas à moins de sa part après la visite officielle du Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en France, jeudi 5 septembre. Interrogé par plusieurs médias français, ce dernier a en effet affirmé que «les conflits évoqués entre la France et la Russie n’ont pas lieu d’être» et que les deux pays doivent travailler en Centrafrique «en toute synergie pour que la paix revienne».

De fait, la République centrafricaine (RCA) fait partie des pommes de discorde entre Paris et Moscou, au même titre que la situation en Ukraine, les récentes tensions dans le Golfe persique, le dossier du nucléaire iranien ou les crises en Libye et en Syrie.

Jadis dans le giron de la France, elle a donné lieu plus d’une fois par le passé à des déclarations peu amènes de la part des deux responsables français à l’égard des intentions de leurs homologues russes, accusés d’obstruer les efforts de paix en RCA. Les soupçons semblent cette fois avoir fait place à une volonté de dialogue «franc et exigeant», comme l’a souligné Jean Yves Le Drian.

En se félicitant des efforts conjoints menés dans le cadre de l’ONU et de l’Union africaine pour débloquer l’embargo sur les armes de 2017 et résoudre la crise sécuritaire dans ce petit pays peuplé d’à peine 5 millions d’habitants, véritable «pot de pus» dans une région riche pétrole et en minerais, mais toujours très instable, Florence Parly a également signifié qu’elle prenait acte du souhait d’Emmanuel Macron de faire converger les intérêts de la France avec ceux de la Russie, y compris en Afrique.

Peut-on alors parler d’un virage à 90 degrés de l’ancienne puissance coloniale en Centrafrique? Auteur d’une étude de l’IFRI qui vient de paraître, «La compétition stratégique en Afrique: approches militaires américaine, chinoise et russe», Aline Leboeuf, spécialiste de la sécurité et du développement, de la réforme du secteur de sécurité (RSS), de la protection des civils (y compris la sécurité des expatriés) et des situations de post-conflit en Afrique de l’Ouest, constate que, après avoir longtemps été délaissée, l’Afrique fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle course à l’influence militaire des grandes puissances. Toutefois, concernant le rôle réel ou imaginaire joué par la Russie en RCA, elle affirme qu’il a été «surévalué» par la plupart des chancelleries occidentales et, notamment, la France.

«Bien que très peu développé, le volet opérationnel de la politique militaire et de sécurité russe a fait l’objet au cours de ces dernières décennies d’un intérêt soutenu, parfois de façon quelque peu disproportionnée, au sein des chancelleries et des états-majors occidentaux», rappelle au micro de Sputnik France Aline Lebœuf.

Au sein du LRD (Laboratoire de recherche sur la défense), la chercheure de l’IFRI étudie les moyens par lesquels de grandes puissances non européennes, comme les États-Unis, la Chine et la Russie, sécurisent leur accès au théâtre africain «par le biais de financements et d’accords diplomatiques, la construction de bases logistiques et l’exercice de leur soft power».

Quant aux opérations militaires conduites en Afrique par ces mêmes grandes puissances, «elles sont significatives et coercitives dans le cas des États-Unis», avant tout engagés en Afrique au titre du contre-terrorisme. «La Chine se concentre sur les opérations de maintien de la paix et l’évacuation de ses ressortissants en cas de crise», tandis que la Russie «se limite encore à des actions de conseil», écrit-elle dans son étude (Focus Stratégique 91, août 2019).

Tout en reconnaissant que les États-Unis restent l’acteur dominant dans la sécurité du continent, elle n’en constate pas moins qu’«un phénomène de rattrapage est en cours en faveur d’une influence grandissante de la Chine et de la Russie». D’autant que ces trois grandes puissances sont déjà activement engagées sur la voie de la coopération militaire «par le biais de ventes d’armes, mais aussi de formations et d’exercices conjoints avec leurs partenaires africains». Une politique qui met souvent la France en compétition puisqu’elle fait aussi partie du club des plus gros pourvoyeurs d’armes et de formations militaires, notamment dans son «pré carré» africain.

«Officiellement, les objectifs russes en Afrique consistent à lutter contre le terrorisme et à contribuer à la stabilité du continent, ce qui conduit le pays à inviter de plus en plus de chefs d’État africains à venir prendre conseil et nouer des partenariats à Moscou», commente Aline Lebœuf.

La spécialiste de la réforme du secteur de sécurité rappelle qu’en RCA, les «conseillers russes» ont fait couler beaucoup d’encre, mais n’ont pas toujours été d’une grande efficacité. Elle ajoute qu’il ne fait néanmoins aucun doute que malgré le «soft power» grandissant dont on affuble Moscou, notamment à travers RT ou Sputnik, «la Russie n’a toutefois pas (encore?) les moyens de se substituer à l’influence occidentale en Afrique [...] Dans ce cadre, on voit se multiplier des promesses qui ne sont pas suivies d’effets», écrit-elle.

Un État en reconstruction

«Nous avons échangé sur le renforcement de la coopération entre la République centrafricaine et la France et aussi sur le soutien et le réengagement de la France à nos côtés, parce que c’est important. Il y a eu beaucoup de progrès, la France nous appuie dans le cadre de la reconstitution de l’armée. Vous savez qu’aujourd’hui, la France a pris la tête de l’EUTM [European Union Training Mission, NDLR], qui est la mission de formation. Nous optons pour une armée de garnison et nous avons besoin du soutien de la France pour la mise en place des différentes garnisons, notamment à Bouar ou dans les autres zones de défense.»

 

C’est en ces termes que Faustin-Archange Touadéra a décrit ses échanges avec Emmanuel Macron à l’Élysée, le 5 septembre dernier, où il a été reçu en tête-à-tête avec son homologue pendant 50 minutes. En octobre 2016, la France avait retiré ses soldats de l’opération Sangaris (l’opération militaire française déployée en Centrafrique entre décembre 2013 et octobre 2016) pour se consacrer davantage à la lutte contre le terrorisme dans le Sahel. Depuis, la RCA est le théâtre d’affrontements réguliers entre groupes armés, comme à Birao, début septembre. D’où l’appel à l’aide à Paris pour qu’il y ait un réengagement militaire de la France en Centrafrique.

La RCA a également besoin de l’appui de la France pour lever définitivement l’embargo des Nations unies sur les armes afin que «les forces de défense nationale, formées par l’EUTM, puissent être dotées de moyens permettant leur mission», a-t-il précisé. Élu il y a un peu plus de trois ans, Faustin-Archange Touadéra a signé en février dernier un accord de paix à Khartoum avec quatorze groupes armés, dont ses détracteurs l’accusent d’être devenu le prisonnier. Ceux-ci donnent, en effet, l’impression de «jouer le jeu de la paix quand cela leur profite et de relancer les hostilités dès que les décisions ne leur conviennent pas», comme l’ont noté plusieurs observateurs.

Arguant que la RCA était un «État en reconstruction», le Président centrafricain a profité de son passage dans les médias français pour en appeler à toutes les bonnes volontés afin de surmonter «une période difficile, qui demande la mobilisation de tout le monde», a-t-il déclaré.

«Vous savez quel était l’état de notre pays au moment de l’élection. Nous sortons de crise et les séquelles sont nombreuses. Il y a le problème de l’insécurité, une armée totalement effondrée que nous reconstruisons pour la redéployer, une administration en lambeaux que nous sommes en train de reconstruire. Nous sommes un État en reconstruction. Nous sommes en train de reconquérir la paix et la stabilité pour notre pays», a plaidé Faustin-Archange Touadéra lors de sa visite officielle en France, le 5 septembre.

Quant à la coopération avec la Russie, il a rappelé qu’elle ne datait pas d’hier, mais remontait aux années 60, du temps de l’URSS... et de la Guerre froide. Si la Fédération de Russie fournit aujourd’hui des armes à la RCA, bien que l’embargo sur ce pays ait été prorogé jusqu’au 31 janvier 2020, il n’y a selon lui pas de raison qu’il y ait des affrontements avec la France. «Ce n’est pas notre ambition», a-t-il confié.

 

En même temps que l’embargo sur les armes, la résolution 2454, adoptée à l’unanimité le 31 janvier dernier, a reconduit les interdictions de voyager et le gel des avoirs infligé aux personnes ou entités désignées par le Comité des sanctions des Nations unies. Cependant, la Russie et la Chine bénéficient toujours d’exemptions pour appuyer militairement la RCA. Depuis son adoption, l’embargo a été partiellement levé à deux reprises. Ce qui a permis à la Russie de livrer 1.700 armes aux Forces armées centrafricaines et à la France de fournir 1.400 fusils d’assaut de type AK-47 et trois véhicules amphibies, selon des sources onusiennes. 

Alors qu’il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour que ce pays, meurtri par d’incessantes luttes intestines, puisse envisager un jour de se relever, le Président centrafricain ne veut fermer aucune porte. «Tous les pays amis qui veulent apporter leur soutien pour ramener la paix et la stabilité sont les bienvenus», a martelé Faustin-Archange Touadéra. Un appel du pied manifeste à la France et la Russie.

«Les conflits que l’on évoque entre la France et la Russie n’ont pas lieu d’être. La presse en a fait beaucoup et a donné l’impression qu’il y avait des conflits entre ces deux pays, mais les autorités centrafricaines font en sorte qu’il y ait de la transparence. La France, qui est le partenaire historique de la Centrafrique, a sa place. La Russie, qui apporte quelques éléments de soutien dans la fourniture d’armes, a également sa place pour nous aider à obtenir la paix et la stabilité», a-t-il répondu à chacune de ses interventions.

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:39
Cour constitutionnelle : Mborantsuo, un modèle pour la Centrafrique

 

Lu pour vous

 

 https://www.gabonreview.com  par Griffin Ondo Nzuey

 

La présidente de la Cour constitutionnelle, dont le mandat a récemment été renouvelé a reçu, mercredi, la visite de son homologue de la République centrafricaine, venue demander conseil sur la gestion des affaires dans son pays en proie à une crise de longue date.

64 ans, présidente de la Cour constitutionnelle depuis 28 ans, auteure du livre La contribution des Cours constitutionnelles à l’État de droit en Afrique (Broché, 2007), Marie-Madeleine Mborantsuo a beaucoup à apprendre à plusieurs de ses homologues africains. C’est d’ailleurs ce qu’a reconnu volontiers Danielle Darlan, la présidente de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, qui l’a rencontrée mercredi 11 septembre, à Libreville. Confrontée à une crise de longue date dans son pays, ayant conduit à l’entrée au gouvernement de cadres militaires, la magistrate est venue demander conseil et bénéficier de l’expérience de son homologue.

«Un accord politique a été conclu avec les groupes armés qui font maintenant partie du gouvernement, mais la situation reste quand même très difficile, et la Cour constitutionnelle dans ce schéma est un élément très important, parce que gardienne de la Constitution, et le dernier mot revient à la Cour constitutionnelle. […] Je suis venue ici parce que la Cour constitutionnelle du Gabon a fait ses preuves depuis plusieurs années. Elle est connue au niveau international», explique Danielle Darlan, qui dit avoir souvent échangé lors de conférences internationales avec Marie-Madeleine Mborantsuo.

«Je me suis rendu compte, lors de nos échanges, que finalement nous avons la même vision, la même façon de concevoir notre mission. Nous rencontrons, bien sûr, à des degrés divers des difficultés, mais l’important est d’arriver à avoir cette cohésion au sein de la Cour», reconnaît la présidente Cour constitutionnelle centrafricaine, dont le séjour au Gabon s’achève ce jeudi 12 septembre.

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:38
Investir en Afrique : impulser un partenariat public-privé

 

Publié par Chine Magazine | Sep 12, 2019 | AfriqueChine 

 

Le 10 septembre a été lancé le forum « Investir en Afrique », à Brazzaville, par le président Denis Sassou N’Guesso, en présence de ses homologues de l’Angola, de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda.

Plus de 600 participants issus essentiellement des secteurs privé et public de la Chine et de l’Afrique étaient présents à cet événement, placé sous le thème «Tirer parti des partenariats pour promouvoir la diversification économique et la création d’emplois dans les économies africaines».

Jusqu’à ce 12 septembre, les intervenants ont évoqué les opportunités permettant de stimuler les investissements en faveur du continent, à travers notamment le partenariat public-privé.

Ce partenariat « est considéré comme l’une des clés censées accélérer la diversification économique, la formation des cadres africains, la construction des infrastructures et le développement du numérique », a relevé l’Agence d’information d’Afrique centrale.

Le président Denis Sassou N’Guesso a insisté sur la nécessité de promouvoir un modèle de partenariat public-privé en lien avec l’amélioration du climat des affaires. Selon lui, l’Afrique peut tirer avantage des entreprises chinoises et ériger des plates-formes d’alliance avec d’autres partenaires.

La 5ème édition de ce forum se consacre au partenariat gagnant-gagnant, afin de favoriser la diversification économique et la création d’emplois pour les jeunes africains.

«Le futur africain, notre futur commun, ne saurait se bâtir sur l’autarcie ou l’égoïsme des ilôts de prospérité. L’Afrique et la Chine offrent le panorama d’un espace de coopération optimiste avec des perspectives que nous pouvons donc rapidement concrétiser. Cet avenir c’est déjà aujourd’hui», a assuré Denis Sassou N’Guesso.

Hôte de ce forum, Brazzaville « veut redonner du sens et du contenu à la coopération sino-africaine »D’ailleurs, de nombreux chantiers ont pu être réalisés au Congo ces dernières années via un partenariat avec la Chine et des investisseurs privés chinois.

Ainsi, la zone industrielle de Maloukou, à 45 km de Brazzaville, l’Université Denis-Sassou-N’Guesso et le projet des zones économiques spéciales ont été construit grâce à ce partenariat public-privé.

Outre ce type de partenariat, les autres chefs d’Etat africains dont Félix Tshisekedi de la RDC, Faustin Archange Touadera de la Centrafrique, Joao Lourenço de l’Angola et Paul Kagame du Rwanda ont mit en avant la formation des jeunes, le développement du numérique, de l’énergie et des infrastructures.

En marge de la cérémonie d’ouverture du forum, plusieurs protocoles d’accord ont été signés avec les investisseurs chinois, notamment dans les domaines de l’énergie, du développement des petites et moyennes entreprises, de l’intégration économique régionale, de l’infrastructure et de l’environnement.

 

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13 septembre 2019 5 13 /09 /septembre /2019 17:37
Centrafrique Le bilan des affrontements de Birao monte à une vingtaine de morts
Centrafrique Le bilan des affrontements de Birao monte à une vingtaine de morts

 

 

 http://www.agenceafrique.com Arsene Severin 12/09/2019 0

 

Une vingtaine de personnes dont un civil, ont perdu la vie dans les combats entre  deux groupes armés dans l’extrême nord-est de la Centrafrique début septembre, a annoncé mercredi le porte-parole de la mission de l’Onu en Centrafrique (Minusca).

Du 1er au 3 septembre, des éléments du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) avaient affronté les miliciens du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) dans la ville de Birao, à 60km de la frontière entre la Centrafrique et le Soudan.

Au terme de trois jours de combats, 13.000 déplacés ont fui leur domicile, selon la Minusca.

Six mois après la signature de l’accord conclu en février entre le gouvernement et 14 groupes armés, la paix tarde à revenir en Centrafrique, où les provinces sont toujours contrôlées à 80% par les groupes rebelles.

« L’accord de Khartoum ne donne aucune indication sur le type de sanctions. Un texte a été élaboré, mais il est en train d’être consolidé, c’est à partir de ce document que l’on pourra prendre des mesures », a déclaré le porte-parole du de la Minusca, Vladimir Monteiro, au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui.

Malgré les évènements de Birao, « l’accord de paix reste et demeure », a indiqué M. Kazagui. « On ne signe pas un accord pour aller le détruire au premier dérapage. En tant que gouvernement responsable, on ne peut pas faire cela », a-t-il ajouté.

Le président français Emmanuel Macron a rappelé début septembre à son homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra, en visite à Paris, la nécessité de « faire tous les efforts pour que l’accord de paix soit bien respecté par les groupes armés ».

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

 

 

Centrafrique: les affrontements dans le Nord-Est menacent-ils l’accord de paix?

 

12/09/2019 à 16:15 AFP

 

Des combats intenses entre groupes armés à Birao, ville de l'extrême nord-est de la République centrafricaine, sont venus perturber l'accalmie relative que connaissait le pays depuis un accord de paix signé en février.

L'affrontement entre deux groupes pourtant signataires de cet accord, qui a fait une vingtaine de morts et 13.000 déplacés, inquiète aussi bien les organisations internationales que le gouvernement.

-Que s'est-il passé à Birao?-

Du 1er septembre à l'aube du 3 septembre, deux groupes armés se sont affrontés dans la ville, à 60 km de la frontière avec le Soudan.

"La ville est vidée et les boutiques sont détruites", témoigne un responsable humanitaire sous couvert de l'anonymat. Pour lui, il s'agit d'une "urgence humanitaire absolue".

L'ONU et l'Union africaine ont décrit des combats d'une "rare violence". Malgré des tentatives de médiation de la Mission des Nations unies, la Minusca, la situation reste particulièrement tendue.

Aujourd'hui, il est difficile d'évaluer la situation dans la petite ville, reliée au reste du monde par des routes impraticables en pleine saison des pluies et située à l'extrême opposé de Bangui.

La Minusca a établi un pont aérien depuis le 5 septembre pour acheminer une aide médicale et alimentaire dans la ville.

Plusieurs autres responsables humanitaires interrogés par l'AFP s'inquiètent de la tension croissante entre les deux groupes armés.

-Qui s'affronte à Birao?-

Les groupes qui s'affrontent ont tous deux été créés à Birao, l'un des foyers de la rébellion de mouvements armés constitutifs de la Séléka qui avaient mis fin au régime du président François Bozizé en 2013. 

Issu de la dissolution de cette coalition en 2014, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l'un des plus puissants groupes armés du pays, s'oppose désormais à son ancien allié, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ).

Les deux groupes se disputent le contrôle de la frontière où affluent les armes en provenance du Soudan, précieuses dans un pays soumis depuis 2015 à un embargo de l'ONU sur l'armement.

En juillet, un premier affrontement entre le MLCJ et le FPRC, lié à la contrebande d'armes, avait déjà causé la mort de huit miliciens (quatre dans chaque camp).

- Les affrontements peuvent-ils s'étendre?-

La ville de Birao est désormais contrôlée par les éléments du MLCJ tandis que les combattants du FPRC se sont repliés aux abords de l'agglomération.

Plusieurs responsables humanitaires s'inquiètent de l'éventualité d'une offensive du MLCJ sur Bria, une ville située dans la préfecture voisine de la Haute-Kotto, au sud de Birao, et contrôlée par les éléments du FPRC.

Côté FPRC, les éléments présents aux environs de Birao ont été renforcés le 5 septembre par des combattants venus de Ndele, l'un des fiefs de ce groupe armé situé au sud-ouest de la ville. Une opération destinée à "secourir les blessés", selon le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissène.

-Quelles conséquences à Bangui?-

"L'attaque de Birao est un nouveau test pour l'accord de paix", estime une source diplomatique à Bangui.

L'accord signé à Khartoum en février avait déjà été fragilisé en mai, quand un autre de ses participants, le groupe 3R, avait massacré 46 civils à Paoua, dans le nord du pays.

Le 23 août, la Mission des Nations unies avait menacé de sanctionner "strictement" les violations de l'accord de Khartoum. 

Mercredi, le gouvernement centrafricain a appelé à l'application de ces sanctions. "Il doit y avoir un prix concret à payer pour ceux qui font obstacle au processus de paix", a dit le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

Mais la nature exacte des sanctions n'est pas précisée dans le texte de l'accord et fait encore l'objet de discussions entre la Minusca, l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), garants de l'accord de paix.

Par ailleurs, l'affrontement de Birao pourrait davantage éroder la confiance entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain. Deux responsables de groupes armés ont démissionné du gouvernement ces dernières semaines.

 

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