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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 21:29

 

 

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Tchad: 2.600 nouveaux réfugiés centrafricains depuis mi-avril (Ocha)

LIBREVILLE, 4 mai 2010 (AFP) - Le Tchad a enregistré l'arrivée sur son sol, mi-avril, de 2.600 personnes ayant fui des combats en Centrafrique voisine, rejoignant sur place quelque 74.000 Centrafricains abrités dans le sud tchadien, selon un bulletin humanitaire de l'ONU publié mardi.

"A la mi-avril, environ 2.600 réfugiés de la Centrafrique ont traversé la frontière pour regagner Kyabé, dans la région du Moyen Chari, au sud du Tchad" écrit le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) au Tchad dans ce bulletin reçu par l'AFP à Libreville.

"Cet afflux est dû aux combats qui ont eu lieu dans la région de Sido (extrême nord-ouest de la Centrafrique)", indique Ocha, sans donner plus de détails.

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) "est en pourparlers avec les autorités tchadiennes pour leur apporter une assistance. Les réfugiés ont affirmé qu'ils n'ont pas le désir de retourner dans leur village d'origine dans un futur proche", précise-t-il.

Selon des estimations centrafricaines, à fin décembre 2009, environ 74.000 Centrafricains étaient réfugiés au Tchad, principalement dans le sud-est du pays.

Outre des Centrafricains, les organisations humanitaires apportent assistance dans l'est et le sud-est du Tchad à des centaines de Soudanais ayant fui la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan), ainsi qu'à des Tchadiens soit déplacés internes soit affectés par la crise des réfugiés.

Les dernières statistiques d'Ocha, publiées dans le bulletin, mentionnent 312.094 réfugiés, 170.531 déplacés internes et environ 30.000 personnes ayant regagné leurs localités d'origine.

NDLR :  Par delà la question de l'indispensable assistance humanitaire d'urgence à apporter à ses nouveaux réfugiés, se pose également le problème de leur nécessaire recensement afin de leur permettre de remplir leur devoir de citoyens le moment venu à savoir, voter aux prochaines élections. Bozizé lui, n'a absolument rien à foutre que ces citoyens s'en aillent au Tchad. Pour lui, cela arrange même ses affaires puisque dans leur grande majorité, ces compatriotes contraints de fuir l'insécurité ne sont pas ses électeurs potentiels.Bozizé et son fils Francis entretiennent expres cette insécurité pour obliger les citoyens à fuir chez eux. C'est criminel.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 02:54

 

 

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A en juger aux deux courriers dont nous nous sommes procuré les copies que nous publions ci-dessous, adressés par Bozizé dès le 23 avril dernier au président de la Cour constitutionnelle pour « AVIS » et le 29 avril au président de l’Assemblée nationale pour le prier d’engager la « procédure d’urgence » pour faire voter la Loi Constitutionnelle prorogeant son mandat afin d’éviter que le pays ne connaisse de vide constitutionnel, il faut croire qu’il y avait péril en la demeure.

On remarque en passant que dans le courrier daté du 29 Avril adressé au président de l’Assemblée nationale, le rapport de la CEI qui concluait à l’impossibilité technique de tenir les élections le 16 mai prochain est curieusement daté du 28 Avril 2004. On n’ose pas croire qu’un courrier du Président de la République puisse contenir une si grossière erreur et que par dessus le marché, celui-ci l’ait signé sans s’en apercevoir.

Il serait intéressant que Bozizé donne quelques explications sur les véritables raisons à son entendement, des conséquences qui découleraient pour le pays du vide constitutionnel qu’il craint tant et qui justifieraient que l’Assemblée nationale engage la procédure d’urgence de modification de la Constitution. Son refus de la proposition pertinente faite par l’opposition par la voix de Me Nicolas Tiangaye ne tient pas debout. Le prétexte derrière lequel il se cache selon lequel les accords politiques dans ce pays n’ont jamais été respectés ne résiste pas à l’analyse.

Le dernier Accord politique en date qui a été signé est celui qui a permis que l’opposition qui avait entre temps suspendu sa participation pour des raisons parfaitement justifiées et compréhensibles, retrouve sa place au sein de la CEI. Dans cette affaire, qui n’a pas respecté ses engagements si ce n’est Bozizé lui-même au nom de qui Elie Oueifio alors ministre de l’Administration du territoire, avait signé cet accord avec l’opposition et le Médiateur Pomodimo. Jusqu’ici le rapport de l’audit sur la gestion de la CEI par le vrai faux pasteur Binguimalé n’est toujours pas rendu public. S’il y a quelqu’un qui est très mal placé pour parler du non respect des accords politiques dans ce pays, c’est Bozizé.

Son refus maladif de négocier avec l’opposition et signer un accord politique de consensus pour la gestion du pays après l’expiration de son mandat est purement subjectiviste et arbitraire. Il découle du mépris royal sans fondement dont il tient les leaders de l’opposition et de la haine viscérale qu’il leur voue. En quoi est-il meilleur que certains d’entre eux, lui qui n’avait même pas eu la moyenne de sortie requise à l’ESFOA pour sortir sous-officier ? C’est grâce à Bokassa qu’ils avaient été repêchés, lui et son compère Jules Bernard Ouandé. En quoi sont-ils plus qualifiés pour diriger le pays ?

Depuis son investiture le 11 juin 2005, Bozizé avait eu cinq années pleines pour préparer les élections. Il a joué, tourné en rond et se retrouve maintenant au pied du mur le bec dans l’eau. Il a préféré s’entourer de béni oui-oui et de médiocres collaborateurs, désigner des premier ministres incapables de le guider dans la bonne direction. Les conséquences du vide constitutionnel qui semblent l’affoler à présent, c’est ce que vivent depuis longtemps les Centrafricains avec un pouvoir législatif aux ordres, un exécutif inexistant, incapable d’assurer l’intégrité du territoire national presque entièrement contrôlé par des rébellions armées que l’armée nationale n’est pas en mesure de juguler. Tout cela, afin de lui permettre de bien piller les ressources du pays et d’amasser une fortune personnelle.

Il n’y a pas de procédure d’urgence qui tienne. Les députés sont en fin de mandat et ne disposent plus de la légitimité nécessaire pour voter des lois, de surcroît « constitutionnelles ». La Constitution est bien verrouillée en ce qui concerne le statut et le rôle du Président de la République. Les conditions pour en modifier certains articles sont bien précises. Le contexte dans lequel le pays se trouve actuellement le pays n’autorise plus de la triturer au nom on ne sait de quelle urgence. Il est seulement question non pas de jouer avec le feu comme s’y essaie Bozizé mais de préparer les conditions pour la tenue d’élections transparentes, libres et crédibles. Il fait fi des résolutions de l'Union Africaine qui interdisent les modifications de constitution au cours de l'année de tenue des élections. Même la triste expérience de Mamadou Tandja du Niger ne lui sert pas de leçon.

 

La Rédaction C.A.P 

 

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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE                           REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

            CHEF DE L'ETAT                                                                 Unité - DignitéTravail

 

                                         Bangui, le 23 Avril 2010

 

A

 

Monsieur le Président de la Cour

Constitutionnelle

 

-BANGUI-

 

 

Objet : DEMANDE D’AVIS

 

Conformément aux dispositions de l’Article 34 alinéa 1 de la Loi organique de la Cour Constitutionnelle, je vous transmets pour « AVIS », le projet de la Loi Constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 décembre 2004.

 

 

                                                                       François BOZIZE

          

 ---------------------------------------------------------------------------------------------

 

    

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE                        REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

            CHEF DE L'ETAT                                                   Unité - DignitéTravail

 

                                           Bangui, le 29 Avril 2010

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

 

         J’ai l’honneur de vous faire tenir l’Avis n° 001/10/CC de la Cour Constitutionnelle en date du 26 Avril 2010 relatif au Projet de Loi Constitutionnelle, modifiant et complétant certaines dispositions de l’article 24 de la Constitution du 27 Décembre 2004.

         Eu égard à la situation qui prévaut suite au rapport de la Commission Electorale Indépendante (CEI) du 28 Avril 2004 et qui concluait au report des élections générales,

         Je vous prie d’utiliser avec diligence la procédure d’urgence pour que l’Assemblée Nationale, se fondant sur cet avis, vote la Loi Constitutionnelle conséquente qui éviterait à notre pays le vide constitutionnel avec les conséquences qui s’en suivent.

         Veuillez croire, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, en l’assurance de ma haute considération.

 

 

                                               François BOZIZE

 

 

 

Monsieur le Président de l’Assemblée

Nationale

BANGUI

                                     

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:26

 

 

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APA-Yaoundé 04-05-2010 (Cameroun) Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a remis un logiciel informatique de gestion des élections au Cameroun, a constaté APA à Yaoundé, la capitale du pays.

Le Système d’information et de gestion cartographique des élections (SIGSE), désormais propriété d’Elections Cameroon (ELECAM), l’organe créé par le gouvernement et réputé libre en la matière, est réputé sécurisé et entièrement bilingue (anglais et français).

Il permettra d’accomplir toutes les opérations, de la cartographie au découpage administratif, en passant par les inscriptions sur les listes électorales ou encore la publication des résultats.

Réutilisable, le SIGSE permet en plus d’éviter les manipulations et les inscriptions multiples.

Le PNUD et d’autres partenaires au développement, conduisent actuellement un ensemble d’activités dites d’assistance préparatoire à l`élaboration du projet d`appui aux réformes électorales et à l`organisation des élections au Cameroun (2009-2011).

D’un montant de 500 000 dollars US, il ambitionne d’améliorer le système électoral, de renforcer les capacités des acteurs du processus électoral et des populations, de formuler et de mettre en place un projet d’appui aux réformes électorales et à l’organisation des élections dans ce pays.

L’appui logistique du PNUD rentre dans le cadre d’un protocole d’accord signé en janvier dernier avec le Cameroun, afin d’aider ELECAM à se doter d’outils nécessaires devant lui permettre d’organiser des élections crédibles, fiables et transparentes.

 

NDLR : Espérons que cet appui technique apporté par le PNUD sera plus efficace au Cameroun qu’au Togo où il n’a pas permis d’éviter la fraude dans le système de transmission des résultats, le système satellitaire ultra sophistiqué mis en place par le PNUD étant miraculeusement tombé en panne au moment crucial. En Centrafrique, il faudrait que le PNUD puisse offrir aussi ce logiciel à la CEI afin de contrer les manoeuvres de fraude massive de Bozizé et son KNK.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:11

 

 

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Source: Resolve Uganda 30 avril 2010 par Paul

«La faim qui vient sera très mauvais"

- Résident d'Obo, République centrafricaine

En 2004, le responsable des actions humanitaires des Nations Unies, Jan Egeland, a déclaré que le nord de l'Ouganda est la zone la plus négligée dans le monde connaissant une catastrophe humanitaire. Les attaques de la LRA et les politiques draconiennes du gouvernement ont occasionné le déplacement forcé, avec une forte dose d'indifférence internationale, a entraîné la mort de plus de 1.000 Ougandais du Nord une semaine au plus fort du conflit. Les commentaires de Egelands contribué à faire avancer la scène internationale à la crise, et depuis lors, la LRA ont quitté la région et l'afflux de l'aide internationale a aidé plus de un million de personnes de retour dans leurs foyers.

Malheureusement, la paix fragile dans le nord de l'Ouganda n'a pas empêché la LRA de traverser les frontières et la création de nouvelles catastrophes humanitaires dans d'autres à distance, des coins oubliés de l'Afrique. Au cours des deux dernières années, la LRA a mené une campagne systématique de terreur qui a déplacé plus de 300.000 personnes dans trois pays d'Afrique centrale, dont beaucoup sont encore hors de portée de toute l'aide humanitaire.

Nulle part cette assistance plus indispensable, n’a autant été absente que dans le coin du sud-est de la République centrafricaine (RCA), où les attaques de la LRA ont déplacé des dizaines de milliers de personnes dans les deux dernières années. Le mois dernier, j'ai eu la chance de visiter Mboki, une petite ville où il ya que des milliers d’hôtes de ces personnes déplacées, ainsi que plusieurs milliers de réfugiés fuyant les attaques de la LRA en RDC. Pendant la guerre civile au Soudan, qui a officiellement pris fin en 2005, l'UNHCR a fourni une assistance humanitaire à des dizaines de milliers de réfugiés soudanais qui ont cherché refuge à Mboki. Mais l'aide humanitaire a pris fin après le retour des réfugiés soudanais chez eux, et les agences humanitaires ne sont pas encore de retour, malgré les besoins créés par la violence de la LRA dans la région.

Alors qu’à Mboki j'ai parlé avec Pabeyo, un mari et un père qui vit avec sa famille dans le village voisin de Mabusu. Après avoir décrit une attaque de la LRA au village dans lequel son fils de 12 ans a été enlevé, je lui ai demandé pourquoi lui et sa famille ne se déplacent pas à Mboki, où un contingent de soldats ougandais constitue un élément dissuasif des attaques de la LRA. Sa réponse fut simple: «La menace d'attaques de la LRA est certes plus élevée à Mabusu, mais à Mboki,  c’est sûr que nous allons mourir de faim."

L'ensemble du sud-est de République centrafricaine souffre de l'absence de l'aide humanitaire ce qui a contraint brutalement les gens à être à la merci des rebelles de la LRA afin de subvenir à leurs familles. Comme Pabeyo, beaucoup de gens ont décidé de rester dans les exploitations rurales où ils ont accès à la nourriture, mais sont plus vulnérables aux attaques de la LRA, ou de se déplacer vers les villes où il ya une relative sécurité, mais peu de moyens pour nourrir une famille affamée. Dans la ville voisine de Obo une femme a décrit comment plusieurs hommes ont été tués récemment, après s’être aventuré dans la brousse pour couper de la paille pour les toits des maisons, une tâche risquée qui pourrait être évitée s’il y avait des bâches en plastique durables avaient été mises à disposition par les agences humanitaires.

Fournir une aide humanitaire aux communautés touchées par la LRA, mais l'urgence des besoins, n'est pas chose facile. L'absence de présence internationale sur place (pas de personnel de l'ONU et seulement une poignée de travailleurs humanitaires internationaux dans la région de la taille de la Pennsylvanie) signifie qu'il est même difficile de savoir où l'aide est nécessaire. Les agences de l'ONU et les ONG sont également confrontées à des difficultés logistiques multiples pour fournir une assistance, allant d'un réseau routier extrêmement délabré aux bailleurs de fonds internationaux qui ont constamment sous-financé des projets humanitaires en RCA ces dernières années.

Dans une telle région éloignée et de non-droit, l'aide peut aussi parfois faire plus de mal que de bien. Dans la dernière année, les rebelles de la LRA ont attaqué les sites de distribution d'aide humanitaire dans le pays voisin de la RD Congo et le Sud-Soudan, détournant ainsi ce qui devait servir à sauver des vies et des personnes à qui elle était censée profiter.

Ce scénario cauchemar s’est déroulé sous mes yeux le mois dernier dans les villes centrafricaines de Zemio et Mboki. Lors de ma visite, un convoi d'aide humanitaire de l'ONU se rendait dans ces deux villes pour distribuer de l'aide désespérément nécessaire. Si une base militaire ougandaise apporte une certaine sécurité à Mboki, il n'y avait pas des forces de sécurité stationnées à Zemio. Quand j'ai demandé à un fonctionnaire quelles sont les mesures prises pour assurer l'assistance afin que les civils ne soient pas les cibles de la LRA, il me répond que «nous croisons les doigts en espérant qu'ils n'attaquent pas."

Moins d'une semaine de la distribution, les activités de l'ARS ont été signalées dans les deux villes qui ont été attaqué par la LRA depuis Juillet 2009. Un groupe de rebelles ont attaqué Mboki, tuant au moins une personne et enlevant plusieurs enfants. Un petit groupe de la LRA auraient également tenté d'entrer à Zemio mais a été repoussée par des civils armés.

Si les difficultés logistiques et les dangers périlleux à l'aide humanitaire en RCA sud ne sont pas résolues, la faim qui est à venir ne fera que s'aggraver. Dans la ville de Djemah, dans la banlieue nord de la zone peuplée de cette région, les responsables locaux nous ont dit que les gens ont encore trop peur des attaques de la LRA pour essayer de cultiver dans leurs champs. Mais même si elles ne se sentent pas assez en sécurité pour quitter la ville, beaucoup ont mangé leur plantes les graines pour tromper la faim dans les mois précédents. Comme l'ONU n'a pas encore procédé à une évaluation des besoins humanitaires, et encore moins fourni une aide d’urgence, les perspectives de l'appui international à la population de Djemah sont tout aussi décourageantes.

En 2004, le franc-parler d'un brave leader mondial a contribué à briser le statu quo de la négligence internationale envers la crise dans le nord de l'Ouganda. Qui sera le Jan Egeland pour les communautés du sud-est de la République centrafricaine?

 

 

John Holmes condamne les violences de la LRA dans le nord est de la RD Congo

APA-New York 04-05-2010 (Etats-Unis) Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnateur des secours d’urgence, John Holmes, a vivement condamné, en RD Congo, les violences commises par les rebelles ougandais de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) dans le nord-est du pays, indique un communiqué de l’ONU parvenu mardi à APA.

« L’Armée de résistance de seigneur (LRA) ne cesse de commettre des atrocités abominables à l’encontre des habitants du district qui sont maintenant déplacés sans espoir de rentrer chez eux dans un futur proche », a déclaré samedi M. Holmes lors d’une visite dans le district du Haut-Uele, en Province Orientale, à la frontière avec le Soudan et la République centrafricaine (RCA).

« Ceci est inacceptable. Nous avons besoin de trouver une solution à ce qui est devenu une crise régionale », a-t-il ajouté.

Le communiqué rappelle que "la région a été le théâtre de l’un des massacres les pires qu’ait commis la LRA récemment. Pendant la deuxième semaine de décembre, plus de 300 civils auraient été tués et plus de 250, dont 80 enfants, pris en otage".

"Depuis décembre 2007, on estime à environ 1.800 le nombre de civils tués par la LRA et à 2.400 le nombre de personnes prises en otage dans toute la Province Orientale", indique la même source.

"Dans le village de Niangara, M. Holmes a été en mesure d’entendre les témoignages épouvantables de survivants, notamment une femme qui a eu les lèvres et oreilles arrachées il y a deux semaines au cours d’une attaque de la LRA".

Lors de réunions avec les autorités et les acteurs humanitaires tenues à Niangara et à Kisangani, capitale provinciale, M. Holmes a fait part de sa préoccupation quant aux effets négatifs qu’aurait un retrait éventuel de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) sur la protection des civils et l’accès humanitaire.

« La MONUC a un effet dissuasif sur la LRA et sa présence est également essentielle aux opérations humanitaires dans la Province Orientale », a déclaré M. Holmes, affirmant craindre que le départ des troupes onusiennes « n’augmente leur souffrance et ne réduise notre capacité à les aider ».

Outre en RDC, la LRA a mené des attaques contre les civils au Sud-Soudan et en République centrafricaine après avoir été chassée du nord de l’Ouganda il y a quelques années, rappelle encore le communiqué.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 02:23

 

 

Franck Saragba

 

 

 Acculé  par des raisons objectives, rappelé à l’ordre aussi bien  par la communauté nationale qu’internationale puis désavoué ouvertement par ses plus proches collaborateurs sur l’impossibilité d’organiser dans les délais impartis des élections justes, transparentes et crédibles, le général-président est aujourd’hui un homme seul qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Isolé  et dépité, il a fini par reculer pour la première fois depuis son accession au pouvoir.

Indiscutablement la volonté affichée des uns et des autres a finalement eu raison de l’autoritarisme du général Bozizé. Le prétexte d’une légalité constitutionnelle avancé opportunément pour confisquer a posteriori les rênes du pouvoir par celui qui avait à maintes reprises déjà bafoué la même constitution n’a pas pesé lourd face à la mobilisation générale. La stratégie de vouloir recouvrir les flagrantes incompétences d’un régime en matière d’organisation des élections par le biais de la constitution n’a pas fonctionné. En dehors de quelques caciques de son parti le KNK, les Centrafricains ont dit cette fois-ci non au général-président. Un « NON  catégorique» au-delà des clivages politiques voir dans son propre camp pour rejeter unanimement sa tentative de faire une relecture bien singulière et surtout interchangeable de la constitution selon ses humeurs. Il ne fait aucun doute qu’une nouvelle ère vient de s’ouvrir pour notre pays.

La reculade du général Bozizé face aux vives réactions suscitées ici et là est une première depuis son accession au pouvoir. Jamais l’homme du 15 mars 2005 n’a autant cédé de terrain même au plus fort de multiples tensions et autres pressions que son régime et notre pays ont connu. Un geste que certains n’hésitent pas à considérer sur le plan politique comme un échec personnel. Pour la première fois le « héros » du 15 mars 2003  a baissé contre sa volonté les gardes mais a-t-il pour autant rompu les gardes et retrouver la voie de la sagesse ?

En tout cas, tout semble démontrer le contraire au vu du récent projet relatif à la prorogation de son  mandat jugé recevable par le bureau de l’assemblée nationale. Inévitablement cette reculade laissera des traces sur les lourdes armures du général-président qui ne s’attendait pas à un rapport de force aussi net en sa défaveur. Elle est également un message fort à l’endroit de tous ceux et celles qui concourent désormais à l’expression du suffrage universel dans notre pays. Dorénavant  les élus de la république sous couvert de leur mandat ne pourront plus faire ni décréter tout et n’importe quoi.

Par ailleurs, un coup vient d’être porté à la primauté de la constitution dans cette hiérarchie des normes établies et érigées en règle de fonctionnement. Tout cela, par la seule faute de l’incompétence du régime en place. Nous avons vu que dans le cas présent, la constitution de notre pays qui est plutôt une bonne constitution n’a rien à voir avec l’incompétence d’un régime qui n’a pas su depuis  2005, anticiper comme il se doit  pour préparer les échéances électorales de 2010. Il aurait fallu comme cela se fait partout ailleurs dans le monde que le régime anticipât sur les échéances à venir et confiât l’organisation de ces élections aux hommes compétents. Encore qu’il fallût en être conscient.

Une erreur de casting qui politiquement se paye cash aujourd’hui à l’heure du bilan. A travers cette amère expérience, les Centrafricains semblent franchir un cap dans la maturité politique et semblent vouloir rappeler au général ses manquements et autres nombreuses entorses à la constitution par conséquent, il était mal placé pour leur donner des leçons. Nos compatriotes ne tolèrent plus les approximations, les incohérences en un mot l’incompétence de leur gouvernant. N’est-ce pas plutôt très bien ainsi ? A ceux qui prétendent nous gouverner demain d’intégrer cette réalité.

La constitution ne s’applique ni au tiers, ni au deux tiers et moins encore selon le temps et le moment comme le voudrait le général-président mais elle doit s’appliquer complètement et d’une manière permanente pour tous, y compris au premier d’entre-nous, le président de la République.

LE REPORT DES ELECTIONS CONSTITUE UN ACTE SALVATEUR POUR LA NATION ENTIERE ET REPRESENTE UN PREMIER PAS VERS L’APAISEMENT.

Le report des élections générales avions-nous pensé, était la seule décision sage à prendre pour éviter le morcellement de notre pays. S’il constitue un acte salvateur pour la nation entière, elle représente en même temps un premier pas vers l’apaisement.

Un geste fort dont nous aurions inscrit le bénéfice entier au crédit du général-président si et seulement si on ne lui avait pas autant forcé la main jusqu’au dernier moment. Battu dans le bras de fer qui l’opposait avec l’opposition démocratique soutenue par la communauté internationale, il ne pouvait que reporter ces élections. Ce capital de sagesse est plutôt à inscrire au crédit de toute l’opposition démocratique qui pour une fois, a su revendiquer la même chose, à celui des courageux patriotes alliés et collaborateurs du régime qui lui ont déconseillé en vain sa stratégie suicidaire. Enfin, il est à inscrire en partie également aussi au crédit de la communauté internationale, des organisations non gouvernementales  qui ont bien compris la situation exceptionnelle combien explosive que traverse notre pays et le risque encouru si jamais on organisait les élections.

C’est en cela que le report sine die des élections présidentielles et législatives prévues alors pour le 16 mai par le général-président  constitue à n’en pas douter un acte salvateur pour la nation toute entière. Une certitude partagée par la majorité des Centrafricains qui ne voit pas comment on pourrait organiser une élection face aux manquements, aux insuffisances, aux incohérences relevés ici et là.  Un sentiment général  qui rassure et qui augure des lendemains meilleurs pour notre pays.

En définitive l’expérience que nous venons de subir nous démontre que lorsque l’opposition démocratique est unie et déterminée, pose ou porte des revendications d’intérêt général qui sont  claires, la communauté internationale ne peut que les suivre dans leur démarche  pour exercer une pression supplémentaire sur n’importe lequel de nos régimes.   

LE RECENT PROJET DE LOI RELATIF A LA PROROGATION DU MANDAT DU GENERAL-PRESIDENT, UNE VERITABLE TENTATIVE DE COUP D’ETAT CONSTITUTIONNEL. 

L’essentiel de ce projet de loi s’il venait à être adopté sera greffé  à l’article 24 de la constitution. Ce projet de loi dit en substance : 

 « Au cas où l'élection du président de la République intervient après la fin du mandat du président en exercice, ainsi que de celui de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, chef du Gouvernement saisit la Cour constitutionnelle aux fins, d'une part, de constater l'expiration du mandat présidentiel et législatif, et d'autre part d'autoriser le président sortant à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les nouvelles élections dans les nouveaux délais fixés par la Commission électorale. L'Assemblée nationale reste en fonction ».

Outre le caractère anticonstitutionnel dû notamment au fait que le législateur avait pris en amont la précaution de verrouiller notre constitution pour éviter ce genre de dérapage (article de maitre Zarambaud Assingambi, publié par le citoyen n° 3230 du 19/10/09). Il faut croire que ce projet de loi suscite quelques légitimes interrogations.

1° Notre pays vit une situation exceptionnelle à cause de l’incompétence d’un régime qui n’a pas su en 5 années, mettre en place l’organisation d’une élection libre, juste et crédible. N’est-il pas le seul responsable de cet état de fait ? A la situation exceptionnelle de notre pays, n’aurait t-il pas fallu des mesures exceptionnelles ? Par conséquent ne devrons-nous pas faire abstraction pour l’instant de la constitution qui ne veut plus rien dire à force d’être bafouer au bénéfice d’un texte consensuel et pragmatique ? Pourquoi le général Bozizé ne veut t-il pas élaborer un texte en commun avec l’opposition démocratique ? Un texte qui assurerait et garantirait l’organisation de ces élections.

2° Appartient t-il au régime de faire d’une manière unilatérale un projet de loi sachant que l’assemblée nationale est tenue par le régime ?

3° Dans le cas présent, Au nom de quoi et pourquoi il revient au seul premier ministre qui fait parti du pouvoir exécutif  le droit de saisir la cour constitutionnelle ? La période qui rend le mandat du président de la République illégitime ne concerne t’elle pas le premier ministre ? A-t-il une primauté sur les élus de la république ? La fonction de premier ministre, est-elle en train d’être sacralisée par cette loi ?

4° Le fait de décréter le premier ministre qui ne doit sa légitimité qu’au seul  président sortant comme celui qui doit autoriser ce dernier à conserver ses prérogatives a-t-il un sens ? Sommes-nous en train d’inventer un nouveau concept genre ?  A force de rajouter des additifs à notre constitution, ne vaut-il pas mieux mettre en place une nouvelle constitution ? N’est-ce pas un aveu cinglant pour dire que la constitution est incomplète et inadaptée à la situation actuelle ?

5° la prorogation du mandat du président de la République dont l’idée est acceptée par l’opposition démocratique par souci de préserver l’essentiel est-elle aussi valable pour le premier ministre  et les députés ?

6° La situation exceptionnelle dans laquelle se trouve notre pays ne mérite-t-elle pas en fait, des solutions consensuelles exceptionnelles ? 

Franck SARAGBA

« De l’esprit fini kodé »

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 22:13

 

 

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APA - Bangui 03-05-2010 (Centrafrique) Le président de l’Union des journalistes de Centrafrique, Maka Gbokossoto, a déploré lundi le fait que la presse centrafricaine reste toujours confrontée aux difficultés d’ordre économique, manque de moyens cruels de ressources humaines, matérielles et techniques.

Il a fait ce constat lundi 3 mai 2010 à l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse en Centrafrique sur le thème « la liberté d’information : le droit de savoir ».

« Dans ces conditions déplorables et dans le contexte des élections à venir, nous voudrions affirmer notre inquiétude pour une couverture médiatique correcte et efficiente », a ajouté Maka Gbokossoto.

Il a estimé que le gouvernement devra se pencher sur la question de la subvention de la presse privée en accélérant le processus d’octroi et de mise en œuvre des recommandations des premiers Etats généraux des médias centrafricains en souffrance depuis déjà trois ans.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Droits de l'Homme et Liberté de Presse
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 21:51

 

 

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Bangui,3 mai 2010 (C.A.P)  - Le véhicule d’une mission du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) de retour de Ndélé (préfecture du Bamingui-Bangoran) d’une campagne de sensibilisation a été attaqué le dimanche 2 mai entre 10h et 12h (heure de Bangui)  par un groupe d’individus armés et non identifiés communément appelés « zaraguina » ou coupeurs de route à la sortie de la ville de Ndélé.

Le chef de mission qui se trouvait à bord a été grièvement blessé (grosse plaie et fracture à la jambe) et a pu être rapatrié lundi dans la journée sur Bangui par avion privé affrété et a pu être soigné à l'hôpital communautaire. Il serait actuellement hors de danger. En revanche le chauffeur est lui, porté disparu. 

Les coupeurs de route ont entièrement volé tout ce qu'il y avait dans le véhicule (ordinateur portable, téléphones portables, et autre somme d'argent). Les militaires des Faca du détachement de  Ndélé ont ramené le véhicule en ville pour tenter de le redémarrer.

Le 2 avril dernier, la ville de Ndélé avait déjà été attaquée et brièvement occupée par la rébellion de la CPJP avant que celle-ci ne soit repoussée. Depuis, les habitants ont fui pour la plupart en brousse et vivent dans la peur d’un nouveau retour des rebelles susceptible d’engendrer de nouveaux affrontements avec les éléments du détachement Faca qui stationnent dans la ville.   

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:40

 

 

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 Le spectacle qu’offre le KNK de Bozizé ces derniers temps sur la scène politique nationale dans ses préparatifs des élections législatives est pitoyable. Les différents postulants aux élections législatives sous la bannière KNK n’arrêtent pas de s’étriper littéralement dans les campagnes pour les primaires d’investiture sous le label. Plusieurs candidats, pourtant bozizistes de longue date, n’ont pu à leur grand dam, être retenus par la direction du KNK qui, bien souvent, leur a préféré certains opportunistes arrivés sur le tard. Cette situation a engendré du coup, une prolifération de candidats qui se lanceront néanmoins dans la bataille des législatives sous l’étiquette « indépendant ».

De même dans certaines circonscriptions de la capitale notamment, les militants de base KNK ont infligé de sévères et humiliantes défaites lors des primaires à des membres distingués du gouvernement particulièrement impopulaires comme le ministre des sports Simplice Zingas dans le 6ème arrondissement et celui des Postes et Télécommunications Thierry Maléyombo dans le 7ème arrondissement. Le cas de ce dernier est particulièrement pathétique parce que ministre résident de la Nana-Gribizi, il a été jugé indésirable par les KNK du coin.

Il a jeté son dévolu sur le 7ème arrondissement de la capitale où il a été désigné dans un premier temps comme candidat KNK après magouille mais c’était sans compter avec la détermination du député KNK sortant, un certain Jérôme Lavou qui a fait refaire les primaires car il était absent lors du premier vote et a gagné l’investiture. Aux dernières nouvelles, selon nos informations d’une source proche de la direction politique du KNK, Sylvain Ndoutingai aurait personnellement téléphone à la CEI pour qu’on retienne plutôt Thierry Maléyombo et non Jérôme Lavou. C’est cela la démocratie au KNK. Nous apprenons également que le même indéboulonnable ministre des mines, le célébrissime Sylvain Ndoutingai qui compte se présenter lui comme candidat aux législatives à Berbérati dans la Mambéré-Kadéi où est en même temps ministre résident, a été récemment lapidés par la population de la ville qui lui est totalement hostile.

 A Carnot 1, c'est la seconde épouse de Bozizé qui est  imposée par le KNK comme candidate tandis que la première dame officielle est candidate à sa propre succession à Bimbo. Ibrahim Aoudou Pacco, député sortant de Carnot 1 est désormais jugé indésirable aussi bien par la population que par l'état major du KNK dans cette circonscription.  Aoudou Pacco avait pourtant pompeusement épousé en troisième noce une nièce de Mme Monique Bozizé, Annette Ngaibona et était un moment l'homme des missions financières secrètes de Bozizé en Chine et dans les pays arabes du golfe. Apparemment il est tombé maintenant en disgrâce depuis son brutal limogeage de la société qui devait mettre en valeur le projet mirobolant à coup de centaines de milliards de l'Ile des singes en face de Bangui dont on n'entend plus parler. Récemment il a fallu que Francis Bozizé fasse déployer des GP sur l'aérodrome de Carnot  pour permettre à son avion d'atterrir car la population était déterminée à empêcher son atterrissage car elle ne veut plus le voir.

Le cas le plus incompréhensible est celui de Magloire Kolisso qui est un opérateur économique disposant de plusieurs bus et minibus (TODA Express , bien connu des Banguissois) pour le transport dans la capitale et en inter-urbain. Boziziste convaincu jusqu’à la moelle, il ne comprend pas jusqu’ici que Francis Bozizé pourtant son ami, n’ait pas accepté qu’il puisse bénéficier du soutien et du label KNK pour être candidat dans le 5ème arrondissement de Bangui. Toutes ses démarches ont été vaines et il a décidé de se présenter en « indépendant ». Ange-Félix Patassé ayant appris que le KNK n’a pas voulu de lui, lui fait appel et lui propose d’accepter qu’il le parraine tout en lui promettant une enveloppe de 15 millions de F CFA. Il répond à Patassé qu’il ira d’abord réfléchir. Par la suite, malgré son accord pour se faire parrainer par Patassé, il n’a jamais vu jusqu’ici la couleur des quinze millions promis par l’ex président. Et Kolisso d’en conclure qu’en réalité Patassé est désargenté et ne compte plus que sur les subsides que lui donne Bozizé. 

Selon certains observateurs avisés, le KNK de Bozizé est en train de se tirer des balles dans les pieds avec la façon dont se déroulent les élections primaires au sein de ce parti. Dans le 4ème arrondissement où se présente en personne Bozizé aux législatives, le suppléant qu’il a choisi qui n’est autre que son griot grandement détesté par la population, Zama Javon Papa, est fortement récusé par les jeunes KNK de cet arrondissement qui se même fendu d’un courrier à Bozizé pour le mettre en garde. Aux dernières nouvelles, Bozizé a préféré nommer son griot comme directeur général de la presse présidentielle.

Ce qui est vraiment scandaleux, c'est que Bozizé compte sur les décaissements à coup de milliards du Trésor public pour financer son parti et sa réélection qu'il recherche frénétiquement à coup de recrutement de "tontons macoutes" et de distribution de pistolets automatiques. Le garage CFAO de Bangui a commencé à livrer les pick-up Toyota BJ 75 acheminés sous bonne escorte à Sassara, véhicules dont Bozizé avait passé commande et achetés avec une partie des 26 milliards de F CFA octroyés par le FMI en novembre dernier. De même que le financement par l'Etat de l'association "Bozizé doit rester" qu'il a fait créer doit être condamner et dénoncer en tant que tel. Tout cela est inadmissible et mérite d'être lourdement sanctionné par les Centrafricains.

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:33

 

 

MAE France

 

 

Centrafrique Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères  Point de presse du 30 avril 2010.

 PARIS, France, 3 mai 2010/African Press Organization (APO)/ — Actualités diplomatiques du ministère français des Affaires étrangères / Point de presse du 30 avril 2010.

(…)

(Avez-vous un commentaire sur le report des élections en Centrafrique ? La France avait, je crois, soutenu la date des élections. Est-ce que, de ce fait, le président centrafricain n’est plus invité au Sommet Afrique France ?)

 S’agissant des invitations lancées pour ce Sommet, je vous invite à vous rapprocher de la présidence de la République.

Pour les élections et dans le fil de ce que nous avions dit il y a quelques jours, la date du 16 mai ne nous paraissait pas de nature à permettre une organisation optimale de cette consultation.

 La Commission électorale indépendante centrafricaine ayant indiqué son incapacité technique à organiser la consultation le 16 mai prochain, le président Bozizé a admis hier, à l’occasion d’une réunion de l’ensemble des parties prenantes au processus électoral, l’hypothèse d’un report des scrutins au-delà de la date d’expiration de son mandat, le 11 juin prochain. Réaffirmant dans le même temps sa volonté de respecter la Constitution, il a demandé à l’Assemblée nationale de concevoir le support juridique qui pourrait être donné à ce report.

 La France qui est très attachée à ce que les élections en Centrafrique puissent se dérouler de façon libre, transparente et démocratique. Elle salue les efforts des autorités et des forces politiques centrafricaines pour parvenir à un consensus qui permette d’organiser ces élections dans le respect des institutions.

 

 SOURCE : France – Ministry of Foreign Affairs

 

 

NDLR : La traduction de ce langage diplomatique du Porte parole du Quai d'Orsay signifie que le gouvernement français demande clairement à Bozizé de rechercher le consensus avec l'opposition et de ne pas tenter un passage en force comme il est en train de le faire. Le gouvernement français prend donc ses distances avec sa tentation de retoucher la Constitution. Est-il en mesure de comprendre ce langage diplomatique ?

 
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 17:09

 

 

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Centrafrique prolongation du mandat présidentiel examinée par les députés

BANGUI (AFP) - 03.05.2010 13:37 - L'Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi l'examen d'un projet gouvernemental visant à "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu'à l'organisation des élections.

L'Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi l'examen d'un projet gouvernemental visant à "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu'à l'organisation des élections.

L'Assemblée nationale centrafricaine a entamé lundi l'examen d'un projet gouvernemental visant à "fixer un cadre juridique" à la prolongation du mandat présidentiel au-delà de juin et jusqu'à l'organisation des élections.

"Le bureau de l'Assemblée nationale a reçu le texte vendredi (30 avril). C'est la procédure de recevabilité qui commence", a déclaré le responsable de la communication de l'Assemblée, Jean-Christophe Touakouzou.

Durant cette première phase, "les présidents (des groupes parlementaires) vont examiner ledit texte à huis clos. Puis ce sera ensuite en Commission qu'il sera examiné, toujours à huis clos", a expliqué M. Touakouzou.

"Après cette procédure de recevabilité, le texte sera discuté en plénière en vue de son adoption. La date de cette plénière sera connue ultérieurement", a-t-il précisé.

La Centrafrique devait initialement organiser le 25 avril des élections présidentielle et législatives, qui ont ensuite été repoussées au 16 mai.

Ces scrutins ont été reportés une deuxième fois à une date non fixée pouvant dépasser le 11 juin, fin prévue de la présidence de François Bozizé.

Le report des élections était réclamé par la classe politique, mais également la société civile et des bailleurs de fonds du processus électoral, estimant que la Centrafrique ne rassemblait pas les conditions pour la tenue de scrutins exempts de contestation.

M. Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003, a été élu en 2005.

Il a invité l'Assemblée nationale à déterminer "un cadre juridique" pour la prolongation de son mandat.

Après l'annonce du report des élections, le 29 avril, le Collectif des forces du changement, qui regroupe l'opposition et des ex-rébellions, s'est engagé ne pas "contester la légitimité" de M. Bozizé jusqu'aux élections.

Dimanche, le Forum démocratique pour la modernité (Fodem)-France, parti centrafricain d'opposition en exil, a invité le parlement à interdire aux candidats à l'élection présidentielle de participer à la gestion du pays pendant la période de transition.

© 2010 AFP

 

 

En Centrafrique, l'Assemblée nationale examine à partir de lundi 3 mai 2010 un projet de loi pour prolonger le mandat du chef de l'Etat et celui des députés au-delà du 11 juin , au grand dam de l'opposition qui souhaite un accord politique. Les élections présidentielle et législatives qui étaient prévues le 16 mai ont été reportées. La commission électorale doit proposer un nouveau calendrier.

Si le projet de loi est adopté, un paragraphe sera donc ajouté à l'article 24 de la Constitution :

« Au cas où l'élection du président de la République intervient après la fin du mandat du président en exercice, ainsi que de celui de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, chef du Gouvernement saisit la Cour constitutionnelle aux fins, d'une part, de constater l'expiration du mandat présidentiel et législatif, et d'autre part d'autoriser le président sortant à conserver ses prérogatives afin de faire organiser les nouvelles élections dans les nouveaux délais fixés par la Commission électorale. L'Assemblée nationale reste en fonction ».

L'opposition s'inquiète

Sur le fond, l'opposition est d'accord pour que le mandat du chef de l'Etat soit prolongé jusqu'aux élections. Mais pour Nicolas Tiangaye, le porte-parole du collectif des Forces du changement, « il ne faut pas toucher à la Constitution ». L'article 108 l'interdit. « La Constitution centrafricaine, explique-t-il, a prévu des verrous qui interdisent toute révision en ce qui concerne la durée et le nombre de mandats du chef de l'Etat ».

L'opposition s'inquiète aussi d'un scénario à l'ivoirienne, celui d'une élection sans cesse repoussée. « On n'a pas besoin de violer la Constitution pour prolonger le mandat du président, ajoute Nicolas Tiangaye, un accord politique suffit mais pour cela, il faut que le président Bozizé accepte la négociation directe avec nous ».

Dans le camp présidentiel, on fait valoir que c'est justement pour « donner un caractère juridique plus fort à un simple accord politique que ce choix a été fait.  Pourquoi est-on toujours dans la surenchère dans notre pays », s'exclame Henri Bolanga.

Le conseiller du chef de l'Etat souligne que le président François Bozizé a accepté le report des élections « pour éviter une nouvelle crise à la Centrafrique ». « Il ne faudrait pas, dit-il, trop tirer sur la corde ».

 

Source: RFI  3 mai 2010

 

NDLR : De quelle corde et de quelle surrenchère parle ce Henri Bolanga? D'où sort ce monsieur et de quoi se mêle-t-il ? Bozizé qui prétend être le garant de la constitution doit commencer par en respecter les principales dispositions, notamment celle de l'article 108 qui est d'une grande limpidité. Pourquoi craint-il tant l'accord politique que lui propose l'opposition ? Pourquoi choisit-il plutôt de violer la constitution ? Aussi bien lui que les députés sont en train d'évacuer les affaires courantes, leurs mandat étant déjà achevés. De quelle légitimité disposent encore les députés pour voter une loi constitutionnelle ? C'est un véritable coup d'Etat constitutionnel à la Mamadou Tandja que Bozizé est en train de procéder.

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