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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 22:55
 Afrique centrale Intégration : Le Document de stratégie 2019-2025 désormais connu

 

Yaoundé (© 2019 Afriquinfos)-Ce lundi 16 septembre, s’est ouvert à Yaoundé, au Cameroun, l’atelier de restitution du Document de stratégie d’intégration régionale (DSRI) de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025. « C’est avec beaucoup d’espoir, d’intérêt et d’attention que nos pays et nos communautés accueillent le nouveau Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale, pour la période 2019-2025, dans le but d’accélérer l’intégration en Afrique centrale », a déclaré Alamine Ousmane Mey, le ministre de l’Économie, de la planification et de l’administration du territoire, également gouverneur de la Banque africaine de développement pour le Cameroun, saluant la publication du nouveau DSIR-AC 2019-2025.

« Au niveau continental, les objectifs et piliers du DSIR-AC sont en adéquation avec ceux de l’Union africaine en matière d’intégration. Au niveau régional, il prend en compte la vision stratégique à l’horizon 2025 de la CEEAC et le programme économique régional 2017-2021 de la CEMAC » a ajouté le ministre.

Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de la région Afrique centrale à la Banque africaine de développement, Ousmane Doré, a indiqué que le nouveau DSIR-AC 2019-2025 qui couvre sept pays : Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, République démocratique du Congo et Tchad, répond aux priorités des communautés économiques régionales et de leurs pays membres.

 « Cette stratégie d’appui à l’intégration régionale tient compte du contexte socio-économique actuel de la région, de ses défis et faiblesses, mais aussi, de ses forces et opportunités. Il propose de tirer parti des avantages comparatifs de la région, notamment de ses abondantes ressources forestières et minières, de ses diverses zones écologiques et sa situation géographique stratégique » a souligné Ousmane Doré.

« Une intégration régionale effective en Afrique centrale permettra, en outre, de stimuler l’essor des marchés nationaux, d’accroître les flux commerciaux et d’investissement, d’atténuer les carences institutionnelles et d’infrastructures, et d’impulser une transformation structurelle en vue d’un développement plus équitable et durable, qui contribuera à réduire les facteurs de fragilité » a-t-il poursuivi.

« Ce nouveau document d’assistance régionale de la Banque pour l’Afrique centrale a été conçu en étroite concertation avec la CEMAC, la CEEAC, les gouvernements de la région, le secteur privé et les partenaires au développement. Doté d’un programme indicatif de près de 30 opérations régionales pour un montant global de 4,4 milliards de dollars américains, sa mise en œuvre nécessitera un partenariat renforcé » a précisé Solomane Kone, responsable-pays de la Banque au Cameroun.

Ont pris part à cette réunion les ministres gouverneurs du Tchad et de la République centrafricaine, les membres de de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), secrétaire général de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC),

Les échanges tenus lors de la rencontre ont mis en exergue la nécessité, pour les différentes parties prenantes, de s’approprier le contenu du Document adopté le 28 mars 2019 par les Conseils d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement, pour une opérationnalisation et une accélération de l’agenda de l’intégration régionale en Afrique centrale, en particulier celui de la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Innocente Nice

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 17:30
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LA MINUSCA MULTIPLIE LES ACTIONS POUR UNE NORMALISATION DE LA SITUATION A BIRAO

 

Bangui, le 18 septembre 2019 – Patrouilles à Birao et environs pour prévenir l’arrivée d’éléments armés, renforcement de la sécurité autour du camp des déplacés, discussions avec les autorités centrafricaines pour le déploiement rapide des forces de sécurité intérieure, engagement avec les forces vives locales pour faire baisser la tension entre communautés… la MINUSCA a annoncé mercredi une série de mesures qu’elle mène actuellement pour éviter de nouveaux combats entre le FPRC et le MLCJ et ramener le calme à Birao (nord-est de la RCA).

 

Les annonces ont été faites en conférence de presse depuis le chef-lieu de la préfecture de la Vakaga par la Cheffe du bureau de la MINUSCA à Birao, Irène Kouassi, le Commandant de la Force de la MINUSCA pour la zone Est, Général de brigade Salah Ud Din Ayubi, et le Commandant du contingent zambien de la Mission déployé dans la zone, Lieutenant-Colonel Teddy Tembo.

 

“La situation sécuritaire à Birao et ses environs est relativement calme mais tendue en raison des informations faisant état d’un mouvement d’éléments FPRC”, a indiqué la Cheffe de bureau, tout en soulignant l’impact négatif des combats du 1er et du 14 septembre sur les relations entre les communautés. “Aussi, le Bureau a intensifié ses efforts pour interagir avec les autorités locales, les leaders communautaires et religieux et la société civile afin de mettre fin à la division et aux discours de haine”, a-t-elle indiqué. Les affrontements du 1er septembre ont provoqué des morts et provoqué la fuite de 14.000 civils alors que ceux du 14 septembre ont causé 38 morts. La Cheffe de bureau a indiqué par ailleurs que les enquêtes menées par la composante Police (UNPOL) ainsi que les sections justice et droits de l’homme de la MINUSCA ont débuté et que “l’équipe a commencé les auditions”.

 

De son côté, le Commandant du contingent zambien a fait état des instructions du Commandant de la Force de la MINUSCA pour éviter de nouvelles violences entre les deux groupes armés signataires de l’Accord de paix. “Chacun est concentré pour mettre en œuvre les dispositions prises, entre autres une intensification des patrouilles dans la ville et ses environs, des opérations sur les routes vers Bria et Am Dafock pour s’assurer qu’elles ne sont pas utilisées par les groupes armés, l’établissement de cinq positions stratégiques à l’intérieur de la ville afin de prévenir toute éventuelle attaque, le renforcement de la sécurité autour du camp de déplacés avec des véhicules et des postes d’observation”, a renchéri le Commandant.

 

Pour sa part, le Commandant de la Force de la MINUSCA pour la zone Est a mis en exergue le rôle des casques bleus dans la protection des civils depuis le début des hostilités, ajoutant qu’avec les mesures prises, il n’y a aucune possibilité de tueries massives de civils. “Conformément à notre mandat, nous allons protéger les civils, quoi qu’il arrive. Nous sommes en train d’utiliser tous les moyens y compris la pression pour normaliser la situation”, a-t-il dit, en soulignant l’engagement de la MINUSCA à protéger les personnes déplacées internes qui rentreront chez elles.

 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a également annoncé quelques actions de la Mission à Birao notamment de la composante Police, qui mène des patrouilles à l’intérieur du camp des déplacés pour prévenir tout acte ou incident pouvant porter atteinte à l’ordre public et qui se prépare à appuyer le déploiement rapide des forces de défense et de sécurité nationales “qui seront d’un appui de premier plan pour la sécurisation des milliers de civils”. Le porte-parole a annoncé que dans le cadre des efforts pour le vivre ensemble entre les communautés, 30 femmes appartenant à cinq associations féminines et 30 jeunes du conseil préfectoral de la jeunesse ont été formés en matière de réconciliation et gestion des conflits. « Tous se sont engagés de contribuer à calmer la situation », a-t-il dit.

 

Quant au reste du pays, la porte-parole a souligné que la MINUSCA reste en alerte notamment dans les zones où des mouvements d’éléments armés sont signalés. « C’est cette posture qui a permis d’arrêter le mouvement d’une centaine d’éléments du MPC conduits par Alkhatim au niveau de Bamingui. C’est cette même posture qui est à l’origine du succès de l’opération “Bedogo” au nord de Paoua. Désormais, les populations commencent à retourner à leurs villages et à reprendre leurs activités tandis que la frontière tchadienne est réouverte », a-t-il conclu.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 15:04
Le porte-parole de MCU étale les acquis des périples du président Touadéra

Lu pour vous

 

Centrafrique : Le porte-parole de MCU étale les acquis des périples du président Touadéra ces derniers temps

 

https://afriquepanorama.com 18 septembre 2019 

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire du mouvement cœurs unis (MCU) de Faustin Archange Touadéra, animé par son porte-parole Evariste Gamana le 17 septembre 2019, celui-ci a fait le point sur la question de la sécurité sur l’étendue du territoire national, des plaidoyers menés par le président Touadera auprès des partenaires internationaux pour le développement de la République Centrafricaine, en passant par certaines actions menées par le MCU.

D’entrée de jeu, le porte-parole du MCU Evariste Gamana a étalé les acquis obtenus des  périples du président Touadera ces derniers  temps à l’étranger. Pour lui, tous ces déplacements visent à plaider le sort de la RCA auprès des investisseurs à venir en RCA pour enclencher le développement économique et un retour définitif de la paix en Centrafrique. « Vous savez que le président avait participé à la conférence internationale pour le développement de l’Afrique TICAD, tenue au Japon où il en a profité pour faire quelques plaidoyers notamment dans le cadre de la levée de l’embargo sur les armes centrafricaines. Sans oublier le plaidoyer pour un appui financier pour le développement des secteurs public et privé mais aussi l’appui à la mise en œuvre de l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier », a indiqué Evariste Gamana.

Ainsi pour lui, la tête à tête entre les deux chefs d’Etat centrafricain et français est une bouffée d’oxygène pour les centrafricains avec l’allègement de l’embargo qui pèse sur les armes en Centrafrique. « Le président Touadera a estimé que la France pourrait être un soutien important dans le cadre de la levée de cet embargo qui pèse sur la RCA. C’est pourquoi il a profité de cette occasion pour rappeler à Macron que la RCA a de la place pour tous les partenaires dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale. Dans le cadre de la sous-région, nous devons impliquer nos frères dirigeants qui s’y trouvent pour la sécurisation de nos frontières et aussi la libre circulation entre nos concitoyens. Enfin, parlons de Bambari où le président de la République a notamment lancé 7 projets et des travaux de construction dans cette partie du pays », a-t-il martelé.

Il est à noter que le Mouvement Cœurs-Unis qui a été créé en novembre 2019 aura un de son existence bientôt. C’est à cette occasion que le porte-parole de MCU a déclaré le bilan de l’an un de cette jeune formation politique est positif dans l’ensemble.

 

Jérémie Walanda

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 14:50
Birao : La France condamne avec la plus grande fermeté les affrontements

 

 

Quai d'Orsay – Point de presse de la porte-parole

 

Des affrontements opposant deux groupes armés, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), ont fait plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés, dont un soldat de la MINUSCA, le 14 septembre dernier à Birao, dans le nord de la République centrafricaine.

La France condamne avec la plus grande fermeté ces affrontements, qui constituent une violation manifeste de l'accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine du 6 février 2019. Elle appelle toutes les parties à respecter l'accord et à mettre fin aux violences.

La France renouvelle son soutien aux autorités centrafricaines dans la mise en œuvre de cet accord, avec l'appui de la MINUSCA et de la mission européenne de formation des forces centrafricaines (EUTM RCA).

 

Distribué par APO Group pour Ministère des Affaires Etrangères de la République Française

Birao : La France condamne avec la plus grande fermeté les affrontements
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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 12:10
RCA : le gouvernement somme les groupes armés de libérer les établissements scolaires

 

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 17 septembre 2019 09:02

 

Le gouvernement a tiré la sonnette d'alarme ce 16 septembre 2019 à l'ouverture officielle de la rentrée scolaire 2019-2020. Le Premier ministre, Firmin Ngrébada a exigé aux groupes armés de libérer les bâtiments scolaires en respect de l'Accord politique de paix du 6 février.

Le lancement du programme pédagogique  au titre de l'année académique 2019-2020 s'est déroulé à l’école primaire Félix Houphouët Boigny, au Pk 22 à la sortie nord de Bangui sur la route de Damara dans l'Ombella-M'Poko. « Mobilisons-nous pour une année scolaire équitable à nos enfants, garçons et filles à l'école, c'est l'avenir », est le mot d'ordre du gouvernement inscrit sur la banderole attachée sur les lieux de la cérémonie.

Les différents partenaires présents à cette ouverture ont lancé des messages forts pour le respect de l’Accord du 6 février en faveur de la rentrée scolaire. Le chef du gouvernement, Firmin Ngrébada a appelé les groupes armés à faciliter cette rentrée scolaire.

« Je traduis ici une exigence républicaine, celle d'attendre des groupes armés signataires de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 févriers 2019, qu'ils reconnaissent, exécutent totalement leurs engagements en reconnaissant les droits de nos enfants d'aller à l'école », a martelé le Premier ministre Ngrébada.

« Nous attendons d'eux qu'ils libèrent dans leur zone, l'école en mettant fin à l'occupation illégale des bâtiments scolaires et en laissant les enseignants regagner leurs lieus de service », a-t-il exigé.

La crise centrafricaine a frappé de plein fouet le système éducatif entraînant des conséquences négatives sur son fonctionnement. « Avec la crise militaro-politique qui a ébranlé le système éducatif, il y a un manque d'enseignants qualifiés, de matériels didactiques et de tables bancs », a indiqué Jean de Dieu Dangoula, président de l’Association des Parents d’Elèves (APE) de l’école de Liton. Il a par ailleurs plaidé en faveur de la clôture de l'établissement pour une meilleure sécurisation des écoliers.

« L'école n'est pas clôturée, créant beaucoup d'insécurité », a-t-il averti.

L'Unicef plaide la réussite de la rentrée scolaire

En prélude à cette rentrée scolaire, la Représentante de l’Unicef en République Centrafricaine, Christine Muhigana, a lancé un message fort en faveur du devenir du pays. « Tous les garçons, toutes les filles doivent être à l'école. C'est comme ça qu'ensemble nous allons bâtir cette nation », a-t-elle souligné.

Christine Muhigana a demandé par ailleurs aux enseignants à reprendre leur poste et aux parents d'envoyer leurs enfants à l’école. « Nous espérons que les enseignants seront à leurs postes et que les familles vont amener leurs enfants à l'école », a souhaité la Représentante de l'Unicef.

Une rentrée scolaire menacée par la grève syndicale

Le Groupement Syndical des Travailleurs de Centrafrique (GSTC) a appelé à compter de lundi 16 septembre ses adhérents à observer une grève de 3 jours. Cette centrale syndicale entend ainsi pousser le gouvernement à répondre aux revendications pendantes sur la table des négociations. « Nous disons à la communauté nationale et internationale que nous maintenons notre grève du lundi 16  au mercredi 18 septembre si d'ici là, il n'y a pas la signature d'un communiqué conjoint », a martelé Firmin Zoh-Ponguélé, secrétaire général du GSTC.

« Le Chef de l'Etat nous a reçu mercredi 10 septembre. D'aucuns pensent qu'après la rencontre, il ne devait pas avoir la grève », a indiqué Mr Zoh-Ponguélé expliquant que lors de cette rencontre, il y a eu deux annonces : le pacte social et le paiement des arriérées de salaire.  

Le GSTC a balayé du revers de main les conclusions de ce rendez-vous, estimant ne pas être convaincu par ces annonces. « Ces annonces ne peuvent pas nous engager. Ce qui doit nous engager, c'est un communiqué final, un protocole d'accord avec le gouvernement », a expliqué Firmin Zoh-Ponguélé qui durcit sa position. « Ces annonces ne peuvent pas fléchir la position du GSTC », a souligné le secrétaire général.

ISYCA emboîte le pas au GSTC

L’Intersyndicale de Centrafrique (ISYCA) a lancé ce même 16 septembre un préavis de grève. Une décision assortie de l'assemblée générale de samedi 14 regroupant les 19 centrales syndicale.

« Le préavis de grève a été déposé ce 16 septembre sur la table du gouvernement avec les 63 points de revendication », a fait savoir Oumarou Sanda-Bouba, coordonnateur de l’ISYCA ajoutant avoir « sept jours francs pour discuter ».

Le GSTC et l'ISYCA entendent tout mettre en œuvre quelles que soit les conditions, pour trouver une solution satisfaisante aux attentes des travailleurs centrafricains.

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 11:10
Pour Faustin Touadera, président de la RCA : « la guerre et la violence ne sont pas un destin inévitable »
Pour Faustin Touadera, président de la RCA : « la guerre et la violence ne sont pas un destin inévitable »

 

Palais municipal des Congrès, Madrid, Espagne

 

La Croix le 17/09/2019 à 15:46

 

Pour Faustin Touadera, président de la République centrafricaine : « la guerre et la violence ne sont pas un destin inévitable »

 

15 septembre 2019, discours du président centrafricain, Touadera, lors de la 33e Rencontre internationale de prière pour la paix

 

Le 15 septembre 2019, lors de l’inauguration de la 33e Rencontre internationale de prière pour la paix, le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera, a placé son discours sous les signes de « l’unité, la dignité et le travail ». Le président s’adresse aux participants en tant que pèlerin d’Assise et déclare apporter avec lui « les souffrances, les espoirs et la soif de paix du peuple centrafricain ».

Il commence par remercier toutes les personnes et instances qui ont œuvré pour la paix dans son pays, soulignant la prédilection pour l’Afrique qu’il a ressentie chez le pape François lors des deux visites de ce dernier sur le continent. Il continue en exprimant son admiration à l’égard des œuvres de Sant’Egidio dont l’action ressemble à un « grand rêve authentiquement africain ». À ce propos, il cite l’ancien président sénégalais Léopold Senghor, qui « avait parlé d’Eurafrique, continent unique » et d’une destinée commune aux deux continents. Selon lui, ces deux continents ne peuvent connaître de « stabilité ni de développement » l’un sans l’autre, « sinon le défi serait perdu par les deux ».

Le président centrafricain enchaîne en développant de manière succincte quatre idées qu’il tenait à partager avec les participants, sans lesquelles il ne saurait y avoir de paix durable. Premier constat : « pas de paix sans désarmement ». Deuxième constat : « le changement climatique » touche désormais tout le monde ; il faudrait « une approche globale qui inclut l’Afrique. L’Europe et l’Afrique seront plus convaincantes et efficaces quand elles seront en mesure de faire face à la crise de l’environnement avec une vision à long terme ». Troisième concept : « La santé pour tous » : il explique que c’est « un signe indéniable du retour à la paix et à la coexistence » pour son peuple meurtri par la guerre.

Quant au dernier concept du président Touadera, il concerne « l’abolition de la peine de mort » pour laquelle il déclare solennellement s’engager. Il termine en se demandant si les rêves pouvaient se réaliser un jour et il y répond en affirmant que personne n’a pu prévoir que la visite du Saint-Père dans son pays « aurait donné une impulsion décisive à la fin des hostilités et à la recherche de la réconciliation » ! Il conclut en remerciant l’assemblée et Sant’Egidio pour les journées de réflexion et de prière partagées lors de cette rencontre, souhaitant que Dieu ouvre les cœurs pour que les « intelligences soient positivement mobilisées au service de la paix et de l’Humanité afin que le monde soit uni dans ses différences, qu’il soit davantage sûr pour tous et pour chacun ».

La DC

 

 

Excellences,


distingués dirigeants des grandes religions du monde,


cher professeur Riccardi,


et vous tous invités à la rencontre internationale « Paix sans frontières ».

C’est un grand honneur pour moi de participer pour la deuxième fois, à la prière pour la paix.

Aujourd’hui, en tant que pèlerin dans l’esprit d’Assise, j’apporte avec moi les souffrances, les espoirs et la soif de paix du peuple centrafricain qui envisage l’avenir avec espoir.

Je voudrais tout d’abord m’adresser à ceux qui ont travaillé sans relâche pour la paix dans mon pays.

Chacun, de différentes manières, a soutenu et soutient mon pays sur la voie de la paix.

Permettez-moi au début de mon intervention de rappeler la visite de sa sainteté le pape François en qui j’ai pu voir une prédilection particulière pour l’Afrique, à l’occasion de son premier voyage sur le continent en 2015, visite qui s’est terminée dans mon pays. Cette prédilection s’est confirmée par ce deuxième voyage en Afrique, qui a vu le Saint-Père au Mozambique, à Madagascar et à l’île Maurice.

Il me semble que cette prédilection pour l’Afrique appartient également à la communauté de Sant’Egidio. Je voudrais dire quelque chose à ce sujet.

Je ressens Sant’Egidio comme un grand rêve africain : un rêve authentiquement africain qui conçoit l’Europe et l’Afrique avec un destin commun : l’ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor avait parlé de « Eurafrique », en tant que continent unique.

Eurafrique n’est pas le résultat d’une vision romantique, ni la réaction à certaines injustices dont l’Afrique est victime.

Eurafrique est la vision d’un destin commun qui part d’une réalité historique : aucun des deux continents ne peut penser regarder vers l’avenir sans l’autre.

Il n’y aura pas de stabilité ni de développement en Afrique sans l’Europe.

Il n’y aura pas de stabilité ni de développement en Europe sans l’Afrique.

Sinon le défi sera perdu par les deux.

Je voudrais remercier l’Espagne et la ville de Madrid pour leur accueil chaleureux.

Je suis ici pour renouveler et consolider le lien profond et essentiel entre l’Afrique et l’Europe.

Le titre de notre rencontre « Paix sans Frontières », me semble répondre parfaitement à un axiome : tout est connecté ! Je voudrais vous soumettre 4 thèmes connectés sur lesquels l’Europe et l’Afrique sont et seront ensemble :

1. Paix et désarmement,

2. Changement climatique,

3. La santé pour tous,

4. L’abolition de la peine de mort.

1. Paix et désarmement

C’est peut-être l’un des plus grands défis qui nous attend. Ceux qui vivent la paix depuis longtemps doivent comprendre comment la préserver et la renouveler. Quant à ceux qui l’ont connu récemment, ils doivent apprendre comment la construire et la consolider.

Mon pays, récemment sorti d’une longue guerre, essaie aujourd’hui de trouver les raisons de comprendre et de vivre ensemble. Un défi difficile, mais réalisable.

La paix a besoin de tout le monde. Je profite de cette précieuse occasion pour remercier le professeur Riccardi qui, avec amitié, obstination et discrétion, accompagne le processus de consolidation de la paix en République centrafricaine, après avoir contribué de manière significative à sa réalisation.

La paix est une négociation sans fin, dans laquelle les raisons profondes de chacun doivent trouver une place. La paix n’est jamais définitive et ne doit jamais être négligée. La paix est la construction d’une maison qui doit être constamment entretenue, sinon elle serait en ruine et nous resterions à la merci du vent froid de la violence.

La République centrafricaine est une maison où trop d’armes sont entrées, et qui en ont pollué l’environnement et le cœur. Maintenant que nous nous sommes engagés sur la voie de la paix, nous nous engageons à réhabiliter le pays à travers un programme de désarmement.

La paix et le désarmement ne sont pas des défis pour tel ou tel pays, pour tel ou tel continent. Ce sont des défis mondiaux qui demandent beaucoup de travail. Personne n’a assez d’anticorps pour dire qu’il est à l’abri de la guerre.

L’Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale vit en paix. Ce que l’Europe a réalisé avec beaucoup de souffrance et d’audace est aujourd’hui le rêve de l’Afrique.

La paix ouvre des perspectives de croissance et de développement qui profiteront à tous les pays frontaliers. Pour cette raison, « Paix sans frontières » n’est pas simplement un bon titre, mais une perspective à regarder.

Pour ma part, tirant les leçons de notre douloureuse histoire, je reste guidé, dans l’exercice de mes fonctions, par l’idée du bien commun, de la communauté de destin et de l’avenir partagé de mon peuple.

En dépit des vicissitudes du moment, le sang des nôtres injustement versé exige que nous épargnions pareils supplices à la postérité. Sur le chemin que nous avons librement tracé vers la paix, nous avons parfois fléchi.

Mais je peux vous dire que le fil de l’espoir et de l’énergie qui nous tient ne rompra jamais !

2. Changement climatique

Je voudrais aborder avec vous la question de changement climatique.

D’aucuns pensent que les conséquences du changement climatique seront principalement supportées par les populations les plus pauvres d’Afrique et d’Asie sans oublier l’Amérique latine qui vit le désastre de l’Amazonie. Les conséquences en seront les guerres et les migrations.

Mais même les pays de la Méditerranée sont exposés à un risque élevé de désertification et d’incendies. Le rapport « Les changements climatiques et le territoire » du Comité scientifique de l’Onu sur le climat, publié le 8 août de cette année, prévoit ce risque.

Certains experts disent que ce grand défi mondial ne peut être gagné qu’avec l’Afrique et même à partir de l’Afrique.

À ce propos, je voudrais vous inviter à vous rappeler les paroles du Saint-Père dans l’encyclique « sur la sauvegarde de la maison commune » (1), qui me semble être un texte fondamental pour une vision de l’avenir dans laquelle l’Europe et l’Afrique se trouveront ensemble.

Je crois que ce défi nécessite vraiment une approche globale. L’Europe et l’Afrique seront plus convaincantes et efficaces quand elles seront en mesure de faire face à la crise de l’environnement avec une vision à long terme.

Nous avons besoin d’une vision, car les défis mondiaux ont la particularité de nous obliger à les affronter ensemble. L’Afrique et l’Europe ont l’avantage de se connaître mieux que les autres continents, et cet avantage ne devrait pas être gaspillé.

La crise environnementale est strictement connectée à la guerre, qui est une des causes de la destruction de la maison commune. La paix est la première façon de reconstruire la maison commune. À ce propos, je pense que :

Il n’y a pas d’écologie humaine intégrale sans la paix !

Il n’y aura pas de paix sans une écologie humaine intégrale !

3. La santé pour tous

Un pays est en paix quand tous les citoyens ont le droit à la santé.

Un signe indéniable du retour à la paix et à la coexistence est l’accès aux soins médicaux de tout notre peuple !

Dans mon pays, beaucoup de personnes travaillent pour y arriver. C’est un défi qui associe l’Europe et l’Afrique. La preuve en est l’engagement des différentes organisations internationales et des ONG qui travaillent avec passion dans mon pays.

Je saisis cette occasion pour saluer avec satisfaction l’ouverture à Bangui de l’excellent centre Dream de la communauté de Sant’Egidio, destiné au traitement gratuit des patients touchés par le VIH/Sida et par de nombreuses autres maladies.

La santé pour tous est un défi mondial, particulièrement ressenti en Afrique ; nous ne pouvons gagner qu’ensemble : il n’y a pas d’alternative !

4. Abolition de la peine de mort

Avant de conclure, je voudrais aborder le dernier sujet qui porte sur l’abolition de la peine de mort.

En 2011, lorsque j’étais premier ministre, j’ai entamé le processus législatif visant à abolir la peine de mort. Nous avons fait de grands progrès et espérons pouvoir mettre fin à ce processus bientôt. En ce qui me concerne je veux abolir la peine de mort !

Ça serait un signe de pacification, le signe d’un pays qui entre définitivement dans une nouvelle phase historique.

En cela, l’Europe nous a largement devancés et le continent africain se dirige de plus en plus dans la bonne direction.

Pour conclure, on pourrait se demander : les rêves ne sont-ils pas trop difficiles à réaliser ?

Qui aurait pu prévoir que le peuple centrafricain puisse trouver des raisons de faire la paix, après avoir vécu une longue période de violences ?

Qui aurait pu prévoir que la visite du Saint-Père dans mon pays aurait donné une impulsion décisive à la fin des hostilités et à la recherche de la réconciliation ?

Conscient des tournants inattendus de l’histoire, j’ai le devoir d’en faire ma part, avec un sens de la responsabilité et avec toute la détermination que nécessitent les grands défis.

Je suis venu ici à Madrid pour affirmer ma conviction totale que la guerre et la violence ne sont pas un destin inévitable.

Enfin, en tant que compagnon de ce pèlerinage de la paix, je voudrais vous remercier pour ces journées de réflexion et d’amitié. Je suis certain que les prières et les œuvres d’hommes et de femmes de foi et de bonne volonté réunis à Madrid dans l’esprit d’Assise, accompagneront le chemin de la paix et du développement de la République centrafricaine à l’avenir.

Puisse Dieu ouvrir nos cœurs pour que nos intelligences soient positivement mobilisées au service de la paix et de l’humanité afin que le monde soit uni dans ses différences, qu’il soit davantage sûr pour tous et pour chacun.

Je vous remercie.

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 11:07
En Centrafrique, le secteur forestier relève doucement la tête

 

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr Par Gaël Grilhot 18 septembre 2019

 

L’activité économique s’affiche en bonne santé, avec plus de 330 000 m3 de grumes exportés en 2018, et des perspectives en hausse pour 2019 et 2020.

Au bout d’une interminable piste qui court dans le sud-ouest centrafricain, Mambélé se découvre soudainement, au sortir de la forêt. Une ville-champignon de 22 000 habitants a poussé là où il n’existait il y a vingt-cinq ans qu’un campement de chasse. Mambélé est née de l’activité forestière. Et ça se voit. Stades, habitations, centres de santé : ici, tout est en bois. De l’ayous. Ce bois blanc et tendre, qui prend des teintes grises avec le temps, est l’une des principales essences exploitées dans cette région recouverte de forêts denses et humides où se concentre la dizaine de sociétés forestières étrangères dotées de concessions industrielles.

 

La forêt couvre 23 millions d’hectares, soit près de 40 % du pays. Mais seuls 4 millions d’hectares, dans les zones exploitables, sont attribués en concessions. « La contribution du secteur forestier au PIB [produit intérieur brut] est en temps normal de 10 %, explique Albert Gandoko, le directeur général du ministère des eaux, forêts, chasse et pêche. C’est le premier employeur privé du pays. »

Depuis la crise de 2013, qui a vu un conflit long et meurtrier opposer le gouvernement et de nombreux groupes armés, c’est même la seule activité économique formelle d’envergure qui a survécu. Elle s’affiche même en bonne santé, avec plus de 330 000 m3 de grumes exportés en 2018, et des perspectives en hausse pour 2019 et 2020.

Installée à Mambélé, la Société d’exploitation forestière centrafricaine (Sefca) est avec ses 700 000 hectares de concessions l’un des plus gros acteurs de la filière. En 2015, la société, propriété de deux hommes d’affaires libanais, a été gravement mise en cause dans un rapport de l’ONG Global Witness, qui l’accusait, avec d’autres compagnies, de collusion avec les groupes armés Séléka dont le chef, Michel Djotodia, était alors au pouvoir. Depuis, la compagnie, qui souhaite exporter vers l’Europe, cherche à redorer son image en obtenant le label Origine et légalité du bois (OLB), délivré par le bureau certification Véritas.

Un programme de gestion durable des forêts

Le pays s’est engagé depuis le début des années 2000 dans un programme de gestion durable des forêts qui repose sur l’adoption de plan d’aménagement avec une rotation des coupes tous les trente ans. « Toutes les essences ne sont pas recherchées par les industriels, explique Michel Gally, le directeur du Programme de développement de la région Sud-Ouest (PDRSO) en charge de ce projet financé par l’Agence française de développement (AFD). Chaque arbre intéressant est cartographié afin que les industriels puissent dessiner les routes ayant le moins d’impact dans les zones de coupe. Pour le sapelli par exemple [un bois rouge assez dense qui représente plus de 50 % de la production en Centrafrique], seuls deux ou trois pieds à l’hectare sont exploitables. »

Michel Gally admet cependant que l’absence de certification des entreprises est l’un des points faibles du pays : « Aucune n’est certifiée par un organisme fiable. Certaines d’entre elles, qui exportent surtout vers l’Asie, ou d’autres, qui visent uniquement le marché intérieur, n’y ont tout simplement pas intérêt. » L’Etat, dont les moyens sont très faibles, n’est de toute façon pas en mesure de contrôler si les entreprises respectent les plans d’aménagement signés avec l’Agence de gestion durable des ressources financières (AGDRF).

Les entreprises forestières sont, quoi qu’il en soit, tenues de contribuer au budget des communes situées dans les zones de production. Des taxes dont le montant est calculé sur le volume de bois abattu et la surface exploitée sont acquittées à l’Etat qui en reverse entre 25 % et 30 % aux communes. Mais à côté de ces impôts, des accords sont conclus directement avec les représentants locaux.

A Mambélé, la Sefca a financé le centre de santé, les équipements sportifs et les écoles. « La mise en exploitation d’une nouvelle assiette de coupe donne lieu au préalable à des discussions avec les chefs de villages afin de recueillir leurs doléances », précise Jeremy Cariat, directeur technique de la Sefca, sans nier l’existence de tensions avec les populations locales, « surtout lorsqu’il y a des retards dans les travaux ». Mais elles restent selon lui marginales.

Pour la création de forêts communautaires

Les populations pygmées très présentes dans la région sont cependant loin d’y avoir trouvé leur compte. A Mambélé, dans le quartier périphérique de Kpéténé, les Bayaka se plaignent de la présence de l’entreprise forestière. Beaucoup doivent désormais partir loin en forêt pour chercher des chenilles, des champignons… dont ils s’alimentent et font commerce. L’exploitation forestière, « ça [nous] dérange beaucoup, explique Tanguy Etienne, un des membres de la communauté. Il y a aussi des chasseurs qui viennent de loin avec des fusils et des pièges. Nous avons de moins en moins de petit gibier. »

La chasse autre que celle avec des arcs et des flèches est théoriquement interdite dans la zone mais « de nombreux ouvriers forestiers arrondissent leurs fins de mois en chassant massivement », selon Saint-Jérôme Sitamon, le coordonnateur de la Maison de l’enfant et de la femme pygmée (MEFP). Souffrant de discriminations héritées de l’histoire des relations entre Bantous et Bayaka, les Pygmées de Mambélé doivent également supporter certaines privations. « Avant, nous avions suffisamment d’eau. Mais depuis que la ville a grandi, c’est de plus en plus difficile », se plaint ainsi Catherine, l’une des habitantes de Kpéténé.

Même si la Sefca a financé un forage, Catherine affirme que les femmes bayaka qui vont au point d’eau se voient souvent rejetées. La FAO, qui forme les populations locales à l’agroforesterie en Centrafrique, estime qu’il pourrait être possible de mieux intégrer ces communautés autochtones. « A Mambélé, on peut imaginer un programme d’élevage pour le petit bétail qui profiterait aux Bayaka », souligne Arsène Kondayen, coordonnateur de programme pour l’organisation.

La modification du code forestier en 2008 ouvrant la possibilité de créer des forêts communautaires devait théoriquement permettre de mieux assurer les conditions d’existence des populations dépendant de la forêt. Mais l’attribution de vastes concessions industrielles et l’instabilité politique du pays ont jusqu’à présent fait avorter le projet. Une seule forêt communautaire a été attribuée en mars à titre expérimental dans la Lobaye, dans le sud-ouest du pays. Longtemps jugées incompatibles juridiquement avec les concessions, les forêts communautaires font désormais l’objet d’un terrain d’entente.

« La communauté, dans son plan simple de gestion, ne touchera pas au bois d’œuvre, qui est la propriété de la société forestière. Mais elle pourra exploiter les autres ressources non ligneuses », explique M. Gandoko, le directeur des eaux et forêts, en souhaitant la réussite de la première expérience, pour que le modèle des forêts communautaires puisse s’étendre à l’ensemble du pays.

 

Gaël Grilhot (Mambélé, Centrafrique, envoyé spécial)

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 11:03
En Centrafrique, le bilan des combats de Birao atteint les trente-huit morts
En Centrafrique, le bilan des combats de Birao atteint les trente-huit morts

 

 

Le Monde avec AFP 17 septembre 2019

 

Malgré un accord de paix signé entre le gouvernement et quatorze groupes armés le 6 février, le conflit perdure dans l’extrême nord-est du pays.

 

Le bilan des combats du samedi 14 septembre entre deux groupes armés dans l’extrême nord-est de la Centrafrique s’élève désormais à trente-huit miliciens tués, selon un rapport interne de l’ONU consulté lundi 16 septembre par l’AFP. Un premier bilan de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avait fait état de vingt-trois miliciens tués.

L’affrontement avait opposé des éléments du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) à ceux du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), qui s’étaient déjà battus début septembre à Birao, ville proche de la frontière soudanaise. Ils sont signataires d’un accord de paix avec le gouvernement.

Sur les trente-huit combattants tués, trente-deux appartiennent au FPRC et six au MLCJ, selon le rapport. Un bilan confirmé à l’AFP par un responsable de l’ONU qui a requis l’anonymat. Dix-sept miliciens ainsi qu’un casque bleu de la Minusca ont également été blessés.

 

Un quart des habitants ont fui leur domicile

Dans la foulée des violences de samedi, la Minusca, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) avaient dénoncé dans un communiqué une « violation flagrante » de l’accord de paix signé entre le gouvernement et quatorze groupes armés le 6 février. La Minusca, l’UA et la CEEAC avaient mis en cause le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissène« qu’elles tiennent responsables de l’initiative des attaques du 14 septembre et de toutes les conséquences humanitaires qui en découlent ».

 

Plus de 13 000 civils avaient déjà été déplacés par un précédent affrontement entre les deux groupes, qui avait duré du 1er au 3 septembre et fait « une vingtaine de morts », dont un civil, selon la Minusca. Le FPRC, l’un des plus groupes armés rebelles les plus actifs, avait alors retiré ses troupes de Birao, tout en conservant des positions alentour.

Plusieurs responsables humanitaires s’étaient inquiétés d’une reprise des combats, alors que les tensions restaient vives entre les deux mouvements rebelles. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 10:44
Centrafrique : des rebelles en mouvement vers Birao stoppés par des casques bleus

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 17-09-2019

 

Des éléments rebelles du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) en route vers Birao (extrême nord-est), théâtre d'affrontements entre groupes armés, ont été stoppés dimanche par les casques bleus, a indiqué lundi Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique (MINUSCA).

Ces rebelles, avec à leur tête Alkatim Ahmat Mahamat, sont partis de Kaga Bandoro (centre-nord) avant d'être stoppés à quelques kilomètres au sud de Ndélé (nord). Les casques bleus les ont ensuite obligés à rebrousser chemin vers Kaga Bandoro, a précisé M. Monteiro.

Pour la MINUSCA, a-t-il indiqué, l'impératif est d'éviter de nouvelles escalades de la violence à Birao où le calme revient petit à petit et où la composante civile de la mission poursuit le dialogue avec les différentes composantes.

Les 1er et 2 septembre, des éléments du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) se sont affrontés avec ceux du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), engendrant un lourd bilan humain et d'importantes conséquences humanitaires.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Le Congo et la Chine s’associent pour l’entretien des voies navigables sur l’Oubangui et la Sangha

 

(Agence Ecofin) 17 septembre 2019 18:16 - La République du Congo vient de signer un mémorandum avec la Chine, pour le développement d’une société mixte chargée d’entretenir les voies navigables sur les fleuves Oubangui et Sangha, deux axes vitaux pour les échanges transfrontaliers avec la Centrafrique, le Tchad, et la RDC.

Gilbert Ondongo (photo), le ministre de l’Economie et du Portefeuille public, signataire dudit mémorandum, a indiqué qu’il s’agit d’un impératif au regard de l’inefficacité du service commun d’entretien des voies navigables avec la Centrafrique, constitué en groupement d’intérêt économique (GIE) en 2017.

« Ce groupement sans capital avait été créé en toute hâte sans forme juridique », a-t-il déclaré dans une interview à adiac-congo.

Pour la concrétisation du projet, on s’attend à ce que l’apport du Congo soit principalement en nature vu les conditions économiques du pays.

« Nous traversons une situation financière difficile. Actuellement, lorsque nous concluons des partenariats, généralement, notre apport est essentiellement en nature. Ce sont les partenaires publics ou privés qui apportent du numéraire et des moyens techniques », indique Gilbert Ondongo.

Il n’exclut pas l’ouverture du capital de la société à d’autres pays et partenaires.

« Le capital de la société n’est pas fermé. Si demain les autres pays souhaitent s’associer à nous, naturellement nous l'ouvrirons pour les accueillir ; par exemple la République centrafricaine, la RDC ainsi que d’autres actionnaires institutionnels ou privés, qui voudront nous rejoindre ».

 

A son lancement effectif, cette société permettra d’améliorer la navigabilité sur l’Oubangui et la Sangha, les deux principaux affluents du fleuve Congo. Leur entretien participe, en effet, au renforcement des échanges économiques entre le Tchad, la République centrafricaine, le Congo et la République démocratique du Congo.

Romuald Ngueyap

 

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18 septembre 2019 3 18 /09 /septembre /2019 10:41

 

 

Le Monde avec AFP 17 septembre 2019

 

Malgré un accord de paix signé entre le gouvernement et quatorze groupes armés le 6 février, le conflit perdure dans l’extrême nord-est du pays.

 

Le bilan des combats du samedi 14 septembre entre deux groupes armés dans l’extrême nord-est de la Centrafrique s’élève désormais à trente-huit miliciens tués, selon un rapport interne de l’ONU consulté lundi 16 septembre par l’AFP. Un premier bilan de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avait fait état de vingt-trois miliciens tués.

L’affrontement avait opposé des éléments du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) à ceux du Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), qui s’étaient déjà battus début septembre à Birao, ville proche de la frontière soudanaise. Ils sont signataires d’un accord de paix avec le gouvernement.Sur les trente-huit combattants tués, trente-deux appartiennent au FPRC et six au MLCJ, selon le rapport. Un bilan confirmé à l’AFP par un responsable de l’ONU qui a requis l’anonymat. Dix-sept miliciens ainsi qu’un casque bleu de la Minusca ont également été blessés.

Un quart des habitants ont fui leur domicile

Dans la foulée des violences de samedi, la Minusca, l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) avaient dénoncé dans un communiqué une « violation flagrante » de l’accord de paix signé entre le gouvernement et quatorze groupes armés le 6 février. La Minusca, l’UA et la CEEAC avaient mis en cause le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissène« qu’elles tiennent responsables de l’initiative des attaques du 14 septembre et de toutes les conséquences humanitaires qui en découlent ».

Plus de 13 000 civils avaient déjà été déplacés par un précédent affrontement entre les deux groupes, qui avait duré du 1er au 3 septembre et fait « une vingtaine de morts », dont un civil, selon la Minusca. Le FPRC, l’un des plus groupes armés rebelles les plus actifs, avait alors retiré ses troupes de Birao, tout en conservant des positions alentour.Plusieurs responsables humanitaires s’étaient inquiétés d’une reprise des combats, alors que les tensions restaient vives entre les deux mouvements rebelles. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

 

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