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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 02:08

 

 

MINURCAT

 

 

 

N'DJAMENA - AFP / 26 mai 2010 16h16 - Le ministre tchadien des Affaires Etrangères, Moussa Faki Mahamat, a estimé mercredi que le départ d'ici la fin de l'année de la force de l'ONU au Tchad et en Centrafrique, décidée par le Conseil de sécurité, ne laissera "pas un vide" sécuritaire.

"Le départ de la Minurcat (Mission des Nations unies et Tchad et en République centrafricaine) ne pourra pas laisser un vide puisque la relève est assurée par les DIS (Détachements intégrés de sécurité, policiers et gendarmes tchadiens formés par l'ONU pour veiller sur les camps de réfugiés)", a affirmé M. Faki à des journalistes.

Les DIS se verront doter de nouveau matériel pour leur mission, selon le ministre.

"Nous avons mis en place une force mixte Tchad-Soudan de 3.000 hommes. Cette force est en train de faire le travail sur le terrain. Les relations entre le Tchad et le Soudan sont meilleures", a ajouté M. Faki, en évoquant la normalisation des relations avec son voisin.

Cette force chargée de surveiller la frontière devra notamment empêcher les passages d'un pays à l'autre de brigands.

"La situation à l'Est du pays s'est améliorée", a estimé le ministre.

"Nous allons coopérer parfaitement avec les Nations Unies aussi bien pour la prise en charge des réfugiés que pour faciliter le retour volontaire de ceux-ci, quand les conditions le permettront. Nous allons travailler aussi pour le retour des déplacés tchadiens", a assuré Moussa Faki.

Quant à la demande de départ de la Minurcat, M. Faki a précisé qu'"il n'y a pas de différend fondamental entre le Tchad et les Nations Unies puisque le Tchad est un pays membre de l'ONU".

Dans sa résolution 1923 adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité de l'ONU a organisé le retrait en deux temps de la Minurcat qui devra être partie avant le 31 décembre.

La décision du Conseil de sécurité découle d'un accord conclu le 23 avril à N'Djamena entre le Tchad et la Minurcat, à l'issue de négociations ardues.

Le président tchadien Idriss Déby Itno s'opposait au renouvellement du mandat de la Mission, qu'il considère comme un échec.

Plusieurs agences de l'ONU ont averti que le retrait de la Minurcat pourrait provoquer un vide sécuritaire dans l'est du Tchad où les attaques contre les travailleurs humanitaires sont fréquentes.

(©)

NDLR : Si les autorités tchadiennes semblent si sûres d’elles et donnent des gages que le départ de la MINURCAT ne laissera pas de vide sur le terrain quant à la protection des réfugiés, il y a tout lieu de s’inquiéter de la situation des populations civiles et des réfugiés des préfectures centrafricaines de la Vakaga (Birao), du Bamingui-Bangoran (Ndélé) et de la Haute Kotto (Bria, Sam-Ouandja et autre Ouadda) dont la sécurisation faisait aussi partie du mandat de la MINURCAT.

Les autorités de Bangui sont étrangement muettes comme d’habitude sur ces genres de questions. Les Faca viennent de prendre une dérouillée à Ndélé et Bozizé n’a pas trouvé mieux que de leur faire venir à la rescousse des mercenaires sud africains selon nos informations d’une source à l’état major des Faca souhaitant garder l’anonymat. La seconde mission dévolue à ces mercenaires par Bozizé est de liquider en douce les leaders de l’opposition à Bangui. S’il arrive donc quelque chose à ces leaders ces jours-ci, on connaît désormais le commanditaire et les éventuels auteurs du crime. Après Charles Massi dont il s’était réjoui qu’il soit tombé dans ses mains, Bozizé n’a jamais fait mystère de son intention de dépecer ses opposants.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:48

 

 

F Bozizé Yangouvonda

 

 

BANGUI (AFP) - 26.05.2010 17:11 - La Cour constitutionnelle de Centrafrique a autorisé mardi le président François Bozizé à prolonger son mandat au-delà du 11 juin, date officielle de son expiration, jusqu'aux prochaines élections dont la date n'est pas fixée, a annoncé mercredi la radio nationale.

"La Cour, constatant le risque d'expiration du mandat du président de la République et de l'Assemblée nationale (...) autorise le président de la République à conserver ses prérogatives afin d'organiser les élections. L'Assemblée nationale reste en fonction jusqu'à la fin du processus électoral", a déclaré Marcel Malonga président de la Cour Constitutionnelle.

Cette décision proroge donc aussi le mandat des députés de l'Assemblée nationale qui s'achevait le 3 Juin.

Le président centrafricain avait promulgué le 13 mai une loi permettant de prolonger son mandat et celui des députés jusqu'aux élections présidentielle et législatives dont la date n'a pas été déterminée.

Le projet de loi avait été adopté par l'Assemblée nationale le 10 mai (95 voix pour, 6 contre, 1 abstention sur un total de 102 députés présents).

Au sein de la Cour constitutionnelle, on a toutefois précisé que le président Bozizé allait devoir saisir la Cour avant la fin prévue des mandats concernés.

Les élections, initialement programmées pour le 25 avril, ont été reportées au 16 mai et de nouveau renvoyées à une date non déterminée.

Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François Bozizé est candidat à sa propre succession.

Fin avril, le Collectif des forces du changement (CFC) regroupant l'opposition et d'anciens mouvements rebelles, qui militait pour un report des élections estimant que les conditions de transparence et d'impartialité n'étaient pas garanties, s'est engagé à ne pas contester la légitimité du président jusqu'aux élections.

 

© 2010 AFP

 

NDLR : Cette déclaration du président de la Cour constitutionnelle est un non événement et un simple coup d'épée dans l'eau. La cour constitutionnelle sous la houlette de ce monsieur a commis une forfaiture et fait la honte au pays dans son ensemble. Ses membres ont même devancé les envies de Bozizé et permis aussi aux députés de proroger leur mandat. Le peuple centrafricain n'a jamais donné mandat à ces députés de proroger leur propre mandat. On aura tout vu. Bozizé a rejeté la proposition que lui a faite l'opposition de négocier et signer un accord politique avec elle pour gérer la période qui débutera après l'expiration de son mandat. Désormais, advienne que pourra. Après le 11 juin, sa légitimité aura pris fin et il sera totalement à découvert puisque la loi votée par les députés en fin de mandat le 10 mai dernier est totalement anticonstitutionnelle.   

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:41

 

 

essai-nucleaire.jpg

 

                                essai nucléaire

 

 

New York (ONU) 26 mai 2010 – La République Centrafricaine (RCA) et Trinité-et-Tobago ont ratifié mercredi le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) de l'ONU élevant le nombre d'Etats l'ayant ratifié à 153.

« En établissant des normes globales contre les tests, le TICE apporte une contribution significative aux efforts développés par la communauté internationale afin de prévenir la prolifération des armes nucléaires et promouvoir le désarmement », déclarait le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon en septembre dernier dans un discours prononcé au siège de l'ONU à New York.

Sur les 182 Etats qui ont signé le Traité, 153 l'ont désormais ratifié. Pour que le TICE puisse entrer en vigueur il faut que les 44 pays qui ont participé à la Conférence du désarmement en 1996 et qui disposaient à ce moment de réacteurs nucléaires le ratifient. A ce jour, seuls 35 de ces pays l'ont ratifié.

La Chine, les Etats-Unis, la Corée du Nord, l'Egypte, l'Inde, l'Indonésie, l'Iran, Israël et Pakistan sont les pays qui n'ont pas encore ratifié et/ou signé le Traité. En marge de la Conférence de suivi du Traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) qui s'achèvera vendredi au siège des Nations Unies à New York, l'Indonésie avait annoncé le 3 mai dernier son intention de ratifier le TICE.

« Après les bonnes nouvelles de l'Indonésie qui va bientôt ratifier et réduire le nombre d'Etats manquants à l'entrée en vigueur du Traité à huit, ces deux nouvelles ratifications nous rapprochent un peu plus vers l'universalité du Traité », a dit Tibor Toth, Secrétaire exécutif de la Commission préparatoire de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires.

L'Organisation a pour but principal d'instaurer un système de contrôle mondial des explosions nucléaires. A terme, 337 installations réparties dans le monde entier seront capables de détecter la moindre explosion nucléaire y compris les essais souterrains ou sous-marins.

La Papouasie Nouvelle-Guinée et le Guatemala ont également exprimé leur souhait de ratifier le TICE dans un futur proche.

« Le TICE, qui ne fait aucune distinction entre les Etats dotés d'armes nucléaires ou non, est un instrument clé pour la non-prolifération et le désarmement », a déclaré Tibor Toth. « L'engagement impressionnant pour le TICE peut contribuer à construire une confiance globale et régionale », a-t-il conclu.

 

Source :http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=22029&Cr=nucl%E9aire&Cr1=

 

NDLR : Les autorités de Bangui doivent pousser cette logique de dénucléarisation plus loin en cessant également leurs mic-macs comme la participation du général Antoine Gambi à la réunion d'Ahmadinejad sur le nucléaire à Téhéran ainsi que les velléités et tentations qu'on leur prête de fournir de l'uranium, puisque la RCA en regorge à Bakouma, à certains pays qui en cherchent frénétiquement et qui sont bien identifiés.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 22:12

 

 

bozize-stylise

 

 

Centrafrique : Enquête sur François Bozizé et l’Etat Kwa Na Kwa  (1ère partie) dans le Magazine MATALANA (Le Temps de l’Afrique) n° 21 du mois de mai 2010 pages 60-64

 

Petites affaires en famille

Le général François Bozizé a désormais dépassé le cap d’un septennat à la tête de la Centrafrique. Après avoir exercé le pouvoir pendant deux ans comme président autoproclamé, à l’issue du coup d’Etat du 15 mars 2003 qui l’a porté au pouvoir, puis comme président de la République élu, depuis le 11 juin 2005….

Sept années après son arrivée au pouvoir en Centrafrique, les fondamentaux de l'économie nationale sont au rouge (voir notre prochaine enquête : Uranium, diamant et dessous de table à Bangui). La rébellion se réveille dans le nord-ouest, le nord-est et maintenant le sud-est du pays, marqué par la présence des rebelles ougandais de l'Armée de libération du Seigneur (LRA). Dans le sud-ouest du pays, plusieurs villes ont été envahies par de nombreux réfugiés fuyant les combats de Dongo, en république démocratique du Congo.

Arrivé au pouvoir en mars 2003, le général François Bozizé gouverne-t-il différemment d'Ange-Félix Patassé, l'homme qu'il a renversé? Installé au pouvoir au nom d'un « sursaut patriotique », le général a bénéficié d'un état de grâce qui a duré jusqu'aux élections d'avril et mai 2005. Maintenant la plupart de ses anciens compagnons politiques de la première heure ont été mis de côté. Le bilan du régime est peu éclatant.

Régulièrement, le président s'en prend successivement aux douaniers tenus pour responsables de la vacuité des caisses du Trésor public, aux enseignants et infirmiers qui seraient tout le temps en grève, aux militaires et magistrats accusés de libérer systématiquement les complices des rebelles ... Le pasteur François Bozizé décrète aussi chaque fin d'année, une journée de jeûne et prières pour implorer la bénédiction divine sur le pays.

Scrutin sous la menace des armes

Les raisons qui ont motivé son coup d'Etat ont déjà été évoquées dans une interview parue le 16 septembre 2002 dans le quotidien camerounais Mutations. Alors ex-chef d'état-major de l'armée, réfugié au Tchad depuis novembre 2001, le général François Bozizé affirmait qu'il ne s’agissait que de gérer une transition. Sept ans après sa prise du pouvoir, non seulement il ne s'est pas retiré de la scène politique à l'issue de la transition, mais il s'est présenté aux élections présidentielle et législatives d'avril et mai 2005. Avec la convergence « Kwa na Kwa », créée à la hâte pour les besoins de la cause.

Son entêtement à être candidat à l'élection présidentielle avait été vivement dénoncé à·· l'époque par l'Union africaine. Le président de la Commission, Alpha Oumar Kanaré, était même venu à Bangui lui conseiller de ne pas se présenter. Les élections de 2005 furent un modèle du genre. Dans plusieurs bureaux de vote, surtout dans la capitale, les électeurs avaient voté sous la menace des armes des éléments de la garde présidentielle. Certains candidats - comme l'actuel président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet - avaient transporté eux- mêmes les urnes des bureaux de vote au centre de dépouillement!

S'agissant de François Bozizé, non seulement sa candidature n'aurait pas dû être validée à cause de la publication hors délai de sa démission de l'armée, mais plus encore, le jour du scrutin présidentiel, il aurait été vu distribuant des billets de banque dans le 3e arrondissement de Bangui. Sans oublier les intimidations ayant abouti à l'invraisemblable élection de Patrice Edouard Ngaissona dans le 4e arrondissement, contre Me Nicolas Tiangaye! Plusieurs soldats de la garde présidentielle armés lançaient à qui voulaient les entendre: « Nous gagnerons par tous les moyens y compris par la force. »

En sa qualité de militaire, d'officier général, l'ancien chef d'état-major des Forces armées centrafricaines était le mieux placé pour ramener l'ordre et la sécurité en Centrafrique. Aujourd'hui, Bangui est presque coupée de certaines villes de province, eh dépit des déclarations du chef de l'Etat affirmant avoir restauré la sécurité à plus de 80 % dans le pays. Huit préfectures sur seize que compte la Centrafrique sont sous le contrôle de différents mouvements de rébellion armée.

Si l’origine de l'insécurité remonte déjà à plusieurs années, au temps du régime d'André Kolingba, il s'agissait surtout à l'époque du phénomène des « zaraguinas » ou coupeurs de route. C'est surtout à partir des années 2001 et 2002, après les tentatives de coup d'Etat du général François Bozizé et de la rébellion qui en a suivi, que l'insécurité en Centrafrique a pris 9 d'inquiétantes proportions. En effet, le Général a entraîné avec lui dans sa fuite vers le Tchad, en novembre 2001, un certain nombre de jeunes gens, militaires ou non, nationaux ou étrangers, auquel s'ajoutèrent des mercenaires de tout genre, recrutés pour les besoins du coup d'Etat manqué du 25 octobre 2002, puis celui réussi du 15 mars 2003.

Les engagements pris par François Bozizé pour les rémunérer, une fois le pouvoir conquis, n'ayant pas été honorés, cela lui a valu à plusieurs reprises d'être l'objet de menaces de la part de ceux-ci pour le contraindre à tenir ses promesses. La population de la sortie nord de Bangui, au PK 12, dont les week-ends étaient rythmés par de fréquentes échauffourées s'en souvient encore.

A Bangui, par exemple, les braquages et autres attaques à mains armées, parfois en plein jour, sont légion. Les violations de domiciles, les fouilles illégales, les enlèvements et arrestations arbitraires, les passages à tabac ne se comptent plus. A l'intérieur du pays, l'insécurité est devenue quasi généralisée et si préoccupante qu'elle a déjà engendré une fuite massive de plusieurs dizaines de milliers d'habitants des régions rurales des préfectures de l'Ouham, de l'Ouham­Pendé, de la Nana-Mambéré, de la Nana-Gribizi, de la Kémo, de la Vakaga, du Bamingui-Bangoran, de la Haute-Kotto et de la Mambéré-Kadéi vers les territoires tchadien, soudanais et camerounais. Un quart de la population centrafricaine est aujourd'hui déplacé, vivant en brousse dans des conditions inhumaines, ou en exil dans des camps de réfugiés.

Ces derniers temps, le sud-est du pays, qui semblait jusqu'ici épargné, est devenu la zone de prédilection des rebelles ougandais de la LRA de Joseph Kony. Malgré la présence du Bureau des Nations unies en Centrafrique (Bonuca), dirigé il n'y a pas si longtemps par le général Lamine Cissé, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, le bilan est désastreux en matière de droits de l'homme, Les rapports périodiques du Bonuca à New York n'ont jamais permis au secrétaire général des Nations unies de se faire une exacte idée de la dramatique réalité du pays. il a fallu que ce soit le siège de l'Organisation des Nations unies qui dépêche sur le terrain en mars 2007, le secrétaire· général-adjoint coordonnateur des Affaires humanitaires, Sir John Holmes, pour procéder à une exacte évaluation de la situation.

Est-il besoin de rappeler la responsabilité du général Lamine Cissé dans la mort du sergent Claude Sanzé, l'ex-aide de camp de Me Nicolas 1iangaye, torturé et exécuté en janvier 2006, après avoir été livré par le Bonuca, où il avait cru trouver refuge.

Les auteurs de ces crimes et violences sont généralement bien connus. Ce sont certains des anciens compagnons de la rébellion du général François Bozizé, presque tous reversés dans l’unité chargée de sa sécurité. Certains noms reviennent souvent tels que : Célestin Dogo (décédé), Olivier Koudémon alias Gbangouma, Bienvenu Gbadora, John Sallé et surtout le capitaine Eugène Ngaikoisset, surnommé le « boucher de Paoua», à cause des nombreuses tueries dont il se serait rendu coupable sur ordre venu d'en haut.

Ce dernier ne fut jamais inquiété. Il bénéficie paradoxalement de la confiance et de la protection du Président lui même, qui ne cesse de l'encenser dans ses discours et interviews dans les journaux. Ces derniers temps, Eugène Ngaikoisset aurait l'impression de porter seul le chapeau. Celui des assassinats du capitaine Damchine, du capitaine de gendarmerie à la retraite Koyangao, du lieutenant Patrick Assombélé, du sergent Claude Sanzé, de Me Ignace Bandassa, des soldats Marzane et Mamadou Ngaïssona.

Quant aux assassinats d'élèves devant le lycée Boganda, de Marie-France Yaligaza et de bien d'autres victimes, ils n'ont jamais été élucidés ni les auteurs punis par la justice. Les assassins du commissaire Hervy Trépassé courent toujours. Ceux du commissaire Daniel Sama, qui sont pourtant bien identifiés, se promènent également librement.

Sur l'axe vital Bangui-Douala, au Cameroun, on ne compte pas moins de 60 points de contrôle illégaux, improvisés par la garde présidentielle, dite républicaine, pour « soulager » les opérateurs économiques. Pourtant les auteurs sont bien connus, mais demeurent toujours impunis.

Une fois installé aux commandes de l'Etat, le général François Bozizé a su se constituer une garde républicaine composée pour l'essentiel d'éléments issus de son ethnie, voire de son clan. Sur les routes nationales, les rackets de ses hommes continuent de plus belle. Les centres de détention à caractère ethnique seraient toujours opérationnels. Celui de Bossémbélé dans l'Ombella­Mpoko, par exemple, est qualifié de « Guantanamo ». Il vise surtout les ressortissants de Bozoum, Paoua et Bocaranga, systématiquement soupçonnés et accusés de complicité avec la rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD). Plusieurs personnes, essentiellement des jeunes hommes, y ont été arrêtées, passées à tabac, torturées et quelques unes y ont même trouvé la mort.

Lors de son entretien à l'Elysée, à Paris, le 19 novembre 2007, avec le président français Nicolas Sarkozy, celui-ci avait pourtant attiré l'attention du général François Bozizé sur le déficit du régime sur la question. Dans son message à la nation du 31 décembre 2009, en langue nationale sango, contre toute attente, le chef de l'Etat a fait une surprenante sortie en avouant avant l'heure, l'assassinat de l'opposant Charles Massi, dont la famille allait révéler quelques semaines plus tard la disparition suites aux tortures que deux bras armés du pouvoir, le lieutenant Abel Dénamganai et le capitaine Vianney Semndiro, lui ont infligées.

Une autre affaire de ce type a opposé le pasteur Thomas Touangaye de l'église baptiste de Kina à des diacres de cette église qui a entraîné l'incendie de sa maison. Dans un discours radiodiffusé, le chef de l'Etat centrafricain a accusé les diacres d'être responsables de l'incendie tout en évoquant la loi du Talion pour ordonner à ses hommes d'incendier les maisons appartenant aux personnes soupçonnées d'être à l'origine de l'incendie de la maison du pasteur Thomas Touangaye, une autorité spirituelle très contestée dans son église. Le pasteur étant de l'ethnie de François Bozizé. Celui-ci, le 15 mars 2006 à Mbaïki, où il fêtait le troisième anniversaire de son coup d'Etat s'en était violemment pris aux défenseurs des droits de l'homme: «J'ai pris le pouvoir avec les armes, celui qui veut me renverser devrait en faire autant. »

Pour le reste, voilà un président qui a le sens des affaires. Tout le monde a encore à l'esprit l'intérêt manifesté à son endroit par la police de l'air et des frontières allemande, en juin 2004, à Düsseldorf, un an à peine après sa prise de pouvoir. La presse de l'opposition écrivait alors que le Général s'y était rendu pour tenter d'y écouler des diamants. Depuis les diamants centrafricains sont confiés à des intermédiaires qui sillonnent certains pays comme la Chine ou l'Afrique du Sud.

Accusation de corruption

Beaucoup de monde s'intéresse à la forêt centrafricaine. Avec de nombreux permis d'exploitation, celle-ci a été ainsi mise en coupe réglée par des sociétés sud-africaines bien introduites à Bangui. Notamment dans les mines de diamant et celles hautement stratégiques d'uranium de Bakouma. Le feuilleton de l'affaire Uramin-Areva en est une illustration. TI n'y a aucune trace dans les livres du Trésor national de présumés dessous-de-table versés par Uramin, sous le contrôle de François Bozizé et du ministre des Mines, Sylvain Ndoutingaï.

« Une partie a servi à soudoyer les élus de la nation afin qu'ils puissent voter sans broncher le texte de loi portant sur les minerais radioactifs, déclare un député. Le chef de l'Etat et son ministre s'apprêtent également à octroyer l'exploitation du pétrole centrafricain à la république populaire de Chine.

François Bozizé aurait aussi envoyé son ministre des Affaires étrangères, Côme Zoumara, négocier avec la présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, mais la mission a fini par "être ébruitée et dénoncée. D'où l'accusation de corruption ouvertement portée par le président Nicolas Sarkozy contre des ministres centrafricains lors de l'audience qu'il avait accordée, le 19 novembre 2007, au général François Bozizé.

Faut-il encore rappeler l'affaire de cette Centrafricaine vivant à· Orléans, dans le Loiret, qui, revenant de Bangui, avait été interpellée par la police à l'aéroport Charles-de-Gaulle, à Roissy, et jugée devant la 13e chambre du Tribunal correctionnel de Bobigny. Elle transportait des enveloppes contenant des photocopies de passeports de hautes personnalités, ainsi que des procurations devant servir à l'ouverture de comptes bancaires en Suisse.

Depuis l'avènement du général François Bozizé à la tête du pays, la nouvelle bourgeoisie présidentielle est devenue propriétaire de biens immobiliers dans certaines capitales africaines. Outre ce qui revient à l'Etat sous forme d'impôt ou taxes sur les produits pétroliers et qui entre normalement dans la structure des prix des hydrocarbures, une personnalité de Bangui percevrait aussi automatiquement et personnellement à son seul profit 24 F CFA sur chaque litre, tous produits pétroliers confondus, vendu sur tout le territoire centrafricain. Sachant que dans la structure des prix actuellement en vigueur en Centrafrique, le litre de pétrole lampant coûte 500 F CFA, celui de super 780 F CFA, celui de Gasoil 680 F CFA et qu'au total environ 6 millions de litres sont écoulés en moyenne par mois dans le pays, cet homme percevrait mensuellement 144 millions de F CFA, soit quelque 2 milliards par an, rien que sur les ventes d'hydrocarbures; Un pactole qui ne prend pas toujours la route du Trésor public, mais irait droit sur un compte personnel ou en espèces sonnantes et trébuchantes.

Il faut rappeler que de nombreuses associations indexent ·la famille présidentielle proche (enfants, sœurs et autres frères) d'exercer des activités économiques importantes, tant à Bangui que dans certaines villes de province, comme Bossangoa et Damara, avec des stations-service qui leur rapportent également de substantiels profits.

La preuve. La situation qui prévaut au sein des Forces armées centrafricaines depuis l'arrivée au pouvoir de François Bozizé et de son fils Jean-Francis, actuellement ministre  délégué à la Défense nationale. Chef d'état­major de cette armée à l'époque de président Ange-Félix Patassé; François Bozizé s'était déjà illustré par son sens des affaires à la lisière de l'armée nationale. Pourtant chargé de la restructuration de l’armée; il 5' était surtout employé à penser à ses vieux jours. A titre de rappel, l'homme possédait une station-service au PK 4, sur l'avenue Boganda, à Bangui, qui revendait une bonne partie du carburant soustrait des réserves de l'armée nationale.

L’homme gérait aussi des véhicules du parc automobile de l'armée relativement en bon état. Certaines des voitures se retrouvaient chez des privés, généralement des commerçants. Ceux-ci, en échange de cash, disposaient de véhicules militaires de transport de troupes pour leur commerce de bois de chauffe. Certains ne prenant même pas la peine de changer la peinture militaire des véhicules!  

Pendant ce temps, François Bozizé connut une période d'impopularité aux yeux de la troupe qui se plaignait de la prime globale l'alimentation et des frais de mission. Après que l'armée française eut quitté la base de Bouar, l'actuel chef de l'Etat n'a-t-il pas eu sous sa responsabilité, un certain nombre de matériels et équipements laissés par les éléments français d'assistance opérationnelle. De cette garnison, furent revendus les câbles électriques ou un kit complet de fabrication de pain, ramené à Bangui. Des rapports établissant clairement la culpabilité de certains officiers et leurs complices dans vol et pillage des biens de l'armée existent, suite aux enquêtes ordonnées par le président Ange-Félix Patassé et effectuées notamment par le général Sylvestre Yangongo alors Inspecteur général des Forces armées centrafricaines. Aujourd'hui, Jean Francis Bozizé aurait du mal à tenir l'armée. Le camp Beal où se trouvent son cabinet et l'état-major, ressemblerait à un vrai bazar. Une jeune femme y vend diverses marchandises et même des uniformes et trousses militaires offerts par des pays amis comme la France, la Chine ou l’Afrique du Sud aux soldats centrafricains étrangers présents à Bangui.

A la tête d'un important cheptel de bovins arrachés de force aux éleveurs peuhls, Jean Francis Bozizé et ses amis contrôleraient le commerce de la viande de bœuf, approvisionnant ainsi plusieurs boucheries et marchés de la ville de Bangui, et contrôlant le circuit de fourniture en viande de différentes unités de l'armée. Comme de vrais commerçants bouba nguéré (illégaux). La boutique du Camp Beal propose également aux soldats, moyennant retenue à la source de leur solde pour le profit des Bozizé, téléphones portables, motocyclettes et autres vêtements de layette.

L’épouse du ministre de la Défense, au départ simple agent de police, a été affectée par son mari dans le corps des douanes et travaille à l'aéroport Bangui Mpoko. Elle possède, par ailleurs, le monopole de la fourniture à l'armée du manioc, d'huile de cuisine, de sel, d'oignons, etc. Des témoins racontent qu'un membre du clan s'est arrogé un marché de 70 millions de F CFA pour la fourniture d'eau minérale aux contingents de la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique. Un camion semi-remorque de son parc de véhicules se rendant régulièrement au Cameroun pour ramener des palettes de bouteilles d'eau minérale Tangui, conditionnée non loin de Douala.  L’Union européenne voulait un contrô1e plus accru sur les sommes qu'elle alloue dans le cadre de la réforme du secteur sécurité et des pôles de développement, destinés à la construction de casernes pour les soldats. Faute d'entente; aucune caserne n'a encore vu le jour. Cette situation engendrant un sérieux mécontentement des fonctionnaires travaillant dans les différents services financiers des Forces armées centrafricaines qui vivent ainsi chaque jour sous une forte pression pour apporter des sommes d'argent plus ou moins importantes.

Sans oublier la promotion par décret présidentiel au grade de colonel de Jean Francis Bozizé. Or; on prête encore au chef de l'Etat l'intention de remettre bientôt des étoiles de général à son fils, afin de mieux le prédisposer à prendre éventuellement sa succession à la tête du pays. Pendant ce temps, plusieurs généraux, officiers supérieurs et subalternes ont déjà été mis d'office à la retraite, non sans grincement de dents; C'est la crainte d'une armée des Gbayas. Car selon un groupe d'officiers en rupture, il faut désormais être de l'ethnie du Président, voire de son village, pour prétendre à des nominations dans les hautes fonctions de l'administration centrafricaine.

Plusieurs agents de l'Etat ont été relevés de leurs fonctions ou mis au placard de leur ministère pour le seul fait d'être ressortissant de l'Ouham-Pendé ou d'être accusé de « patassisme. En effet, dans l'écrasante majorité des administrations, ce sont les hommes et les parents du président de Bossangoa- Benzambé qui sont désormais aux principaux postes de commande. Les ministres ne choisissent plus leurs directeurs de cabinet comme sous les régimes précédents, c'est le général Bozizé qui impose aux ministres les personnes choisies par lui-même dans son dan et dans sa famille.

Sous couvert du nom de l'ethnie gbaya, c'est en réalité le clan et la famille de Bossangoa­Benzambé qui gère les richesses du pays. L'appareil judiciaire, les services douaniers, les cabinets ministériels, les différents corps de l'armée sont truffés des parents du Président. Des neveux, oncles et cousins qui n'ont de compte à rendre qu'à lui seul. Gravement désorganisée, l'armée est extrêmement politisée et tribalisée; sa hiérarchie corrompue. La discipline, vertu cardinale de toute force militaire a disparu de son univers. Cette armée n'est pas en mesure d'endiguer ce fléau de l'insécurité et de protéger l'intégrité du territoire national et sa population. François Bozizé est obligé de faire appel à l'armée ougandaise pour tenter d'endiguer le banditisme et les attaques des rebelles de la LRA dans le sud-est du pays.  

De notre envoyé spécial à Bangui, Christian Bouna

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:51

 

 

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LA PRESSE PANAFRICAINE FACE À L’ARGENT : COMMENT LES POTENTATS AFRICAINS ARROSENT  JEUNE AFRIQUE INTELLIGENT ».

Vendredi, 14 Mai 2010 22:32

On savait sans doute que la presse panafricaine de Paris se débrouille pour mériter son rang. Mais les chiffres que publie « Le gri-gri International » révèlent une réalité où le « racket publicitaire » des Etats côtoie une corruption rampante de « Jeune Afrique L’Intelligent », le plus important de ces médias, par les gouvernants africains douteux. Par Alex Gustave AZEBAZE.

L’affaire fait grand bruit dans le petit monde « médiatico-politique » de la « Françafrique ». C’est que dans son édition du 10 mars 2005, l’équivalent africain du « Canard enchaîné », le bien nommé « Le gri-gri International » a révélé les opérations financières, à la lisière de la corruption, de « Jeune Afrique » devenu « l’Intelligent » dans la plupart des pays de l’Afrique francophone.

Si l’achat de leurs consciences par les dirigeants africains n’était jusqu’alors un secret pour personne dans les milieux de la presse panafricaine de Paris, y compris certaines rédactions africaines de grands médias français, aucun journal, aussi téméraire fût-il, n’avait jusqu’ici publié des éléments de preuve, notamment les chiffres. C’est ici tout le mérite de l’enquête du bimensuel satirique panafricain.

« Le gri-gri International » s’est procuré le détail des encaissements africains de « JAI » à la date du 16 janvier 2004. Présentés comme « des contrats de communication », ces documents qui portent sur une quinzaine de pays de la zone d’influence française en Afrique révèlent d’importantes sommes payées par des « potentats africains » au journal du « franco-tunisien »  Béchir Ben Yamed. Quelques exemples suffisent à édifier sur une pratique dont le dénominateur commun est qu’ils paient des articles de presse rédigés en faveur de régimes très souvent connus pour leur mépris pour la bonne gouvernance et la démocratie.

On retrouve ainsi, par ordre croissant, les Comores du putschiste reconverti en homme de l’unité de l’île Azali qui aboulent 250.000 euros;

Le Rwanda d’un Paul Kagamé qui bâtit une démocrature dominée par son ethnie (tutsie) minoritaire dans le pays. Il casque 350.000 euros pour polir son image.

Le Togo de Eyadéma le sergent devenu « sage de l’Afrique » qui a tué il y a quarante ans de ses propres mains le premier président élu de son pays. Il a lâché 380.000 euros pour que son image de garant de la stabilité et de la paix soit (à jamais ?) promue par « JAI ».

La Mauritanie de ce Maouiya Ould Taya qui emprisonne son principal challenger et ex-président à la veille d’une élection présidentielle a casqué quelque 500.00 euros.

La Guinée équatoriale de Obiang Nguema, le potentat rendu mégalo par le pétrole et qui contraint ses principaux opposants à l’exil offre quant à lui 800.000 euros.

L’Algérie de Bouteflika qui s’est fait réélire l’année dernière avec près de 70% de voix donc  « sans bavures » , bien que son ministre en charge des élections ait interdit au principal parti d’opposition de se choisir le candidat de son choix donne 950.000 euros.

Le Maroc de Mohammed IV, « une démocratie monarchiste », qui a été le premier à reconnaître la prise illégale du pouvoir au Togo par le fils du dictateur décédé en plein vol, Eyadéma, lâche quant à lui 994.000.

Le Cameroun du président Paul Biya est le premier à atteindre la barre du million d’euros, avec exactement 1 million. Un « PPTE » qui se démène comme un beau diable pour mériter son rang compte-t-il dans la distribution de petits cadeaux à ses souteneurs internationaux, même quand cela n’empêche pas de masquer la désolante réalité que les bailleurs de fonds et les chancelleries occidentales connaissent jusqu’au bout des ongles et qui nous vaut de temps en temps d'échouer ? Voire.

En tout cas, « Jeune Afrique » ne manque pas de s’offrir, pour contredire, les rapports des Ongs de défense des droits de l’homme. Tel celui de la « FIDH » sur notre pays intitulé la « Torture : une pratique banalisée et impunie ».

DES CHIFFRES QUI DONNENT LE TOURNIS

La palme de la générosité vis-à-vis de « JAI » revient au nouveau doyen de chefs d’Etat de la « Françafrique », Omar Bongo Odimba du Gabon. Il a décaissé la rondelette somme de 2,9 millions d’Euros soit quelque deux milliards de Fcfa. Peut-être paie-t-il pour deux !

Si au siège de l’hebdomadaire de la Rue d’Auteuil à Paris, on présente ces importants « encaissements » africains comme le règlement d’exécution de « contrats de communication » signés en bonne et due forme entre ces pays (clients ?) et « DIFCOM », la régie publicitaire de « JAI », il reste que les spécialistes de la déontologie journalistique ne comprennent pas très bien pourquoi le célèbre hebdomadaire n’indique pas assez clairement chaque fois qu’il écrit ses articles qu’il s’agit de « publi-reportage », et par voie de conséquence payer le prix correspondant au fisc français d’une part. D’autre part ces spécialistes des médias relèvent dans le même temps que ce magazine ouvre des pages, au demeurant réduites, pour la publicité, les publi-informations et les « points de vue ». Des espaces tous payants.

En tout état de cause l’on aura remarqué que dans nombre de cas, le ton de la rédaction de « Jeune Afrique l’Intelligent » change radicalement du jour au lendemain, de préférence après la signature de tels contrats avec différents pays à gouvernance critiquable. C’est par exemple le cas avec le Rwanda dont jusqu’en fin 2003, Paul Kagamé qui n’avait sans doute pas encore compris ce qu’il faut faire pour s’assurer la complaisance de la presse panafricaine, se voyait régulièrement brocardé par l’hebdo de la Rue d’Auteuil. Il a suffi seulement qu’entre temps la présidence de la république du Rwanda « parle bien » comme le révèle la facture (de 350.000 dollars Us) du 31 décembre 2003 envoyée par « DIFCOM », d’ailleurs confirmée un mois plus tard exactement le 22 janvier 2004, par une lettre de François Soudan, le vice-président et Directeur des rédactions de « JAI ». Destinée à son « cher Modeste (Rutabayiru, le très influent conseiller de Paul Kagamé en charge de la presse, ndlr) », cette lettre contient le plan de « reportage » au Rwanda du patron de la rédaction de « JAI ». Depuis lors, Paul Kagamé et son Rwanda sont tout ce qu’il y a de beau, de démocratique et de modèle de pays uni dans une région des Grands lacs africains tourmentée.

MERCENARIAT JOURNALISTIQUE ET RACKET PUBLICITAIRE

Ce serait sans doute la même stratégie qui se déploie depuis l’année dernière au Congo Brazza. Bien que les encaissements directs de Brazzaville n’apparaissent pas sur les documents disponibles, l’on remarque depuis le second semestre 2004 un changement radical de ton de ce « JAI » (et François Soudan) à propos de Sassou, le beau-père de Bongo, jadis critiqué pour sa tendance à recourir à la force pour reprendre le pouvoir perdu par les urnes après la conférence nationale du début 90. Il n’est plus désormais perçu par François Soudan et son journal que comme un homme d’expérience seul capable d’assurer au Congo la stabilité nécessaire au développement. Au point que une affaire comme celle des « disparus du Beach » dont « JAI »  était auparavant régulièrement émue devient dans une édition récente une simple histoire rocambolesque inventée à la limite par les opposants du « bon » général Sassou.

D’autres pays en crise tels le Congo-Kin sont approchés par « JAI ». Avec jusqu’à récemment moins de bonheur. Ce qui leur vaut un traitement pour le moins « journalistique ». En attendant sans doute qu’ils se résolvent à virer une partie de leurs maigres ressources pour assurer « la grandeur » et « le sérieux » de l’hebdo de la Rue d’Auteuil.

D’aucuns soutiennent alors que la méthode du journal de Béchir Ben Yamed qui à une époque fut crédité de développer un actionnariat comprenant nombre de dirigeants d’Etats africains décolonisés, se résume en un chantage au vitriol aux dirigeants africains souvent illégitimes. Qui finit toujours par payer surtout lorsqu’on a des choses à cacher. Une méthode condamnable que ce magazine donneur de leçons d’éthique et de professionnalisme reproche si souvent, pour mieux les discréditer, aux publications locales africaines. L’arroseur arrosé quoi !

 

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:36

 

 

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Affrontement aux environs de NDELE

 

Communiqué de presse N° 015/ CPJP /CS/P/05-10 

 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), depuis fort longtemps, attendait de voir l’engagement du gouvernement dans le processus de négociation franche et sincère.

 

Au lieu de  cela, les affrontements continus et on déplore les pertes humaines et matérielles importantes.

 

Ainsi, dans la matinée du 24 mai 2010 à 5 heures 45, il y a eu un affrontement violent de cinquante minutes, entre les combattants de la CPJP et les FACA aux environs de NDELE.

 

Suite à cette attaque, les Forces Gouvernementales ont perdu 42 hommes et compte 28 blessés graves qui ont été évacués d’urgence sur Bangui.

 

Fait au Camp de la Liberté, le 24 mai 2010

Pour le Conseil politique,
Le Secrétaire Général, Porte-parole,

Assan M’bringa Togbo

 

 

NDLR : Si le nombre de tués côté FACA que donne ici la CPJP peut paraître sans doute exagéré, une certitude est qu'on dénombre à l'heure actuelle dans la ville de Bangui, une vingtaine de places mortuaires de soldats Faca tués dont les corps ont été ramenés du front des environs de Ndélé. Plusieurs dizaines soldats blessés à Ndélé reçoivent également des soins à l'heure actuelle dans certains hôpitaux de Bangui. Trois véhicules du détachement Faca auraient aussi été détruits sur place et un autre récupéré par la CPJP qui ne fait pas état dans son communiqué du bilan matériel, selon une source que nous avons eue au téléphone et qui a requis l'anonymat. On peut comprendre la panique actuelle de Bozizé devant un tel bilan qui l'a obligé à dépêché un émissaire auprès de Déby pour mendier des armes et des combattants dit-on.

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:28

 

 

Jean Pierre Bemba Gombo

 

 

 

24 mai 2008- 24 mai 2010

Selon des analystes la fin du procès ne pourra pas intervenir avant 2011.
C'est ce jeudi 24 mai que le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) Jean-Pierre Bemba Gombo a totalisé deux ans d'arrestation. Une situation qui divise la classe politique congolaise selon que l'on appartient à l'opposition où à la majorité au pouvoir. Les Militants du MLC et d'autres partisans dénoncent la politisation de l'affaire mettant aux prises Jean-Pierre Bemba et Moreno Ocampo. A la Cour pénale internationale (CPI), l'affaire Bemba ne cesse de connaître des rebondissements justifiant ainsi le retard enregistré pour le début du procès proprement dit. Au sein même de sa formation politique le MLC, cette arrestation est à la base d'une forte crise qui a donné lieu à plusieurs départs et surtout à la perte de la province de l'Equateur au profit de l'Alliance de la majorité présidentielle.

Jean-Pierre Bemba Gombo a été arrêté, à Bruxelles le samedi 24 mai, avant d'être transféré le 3 juillet 2008, à la CPI. L'ancien vice-président congolais et chef de l'opposition, Jean-Pierre Bemba, a comparu pour la première en juillet 2008 devant la Cour pénale internationale (CPI) qui l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour des atrocités commises par ses troupes en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. La juge avait proposé aux parties la date du 4 novembre pour l'audience de confirmation des charges par le procureur.

Dans la suite des événements, la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba n'a pas reçu une suite favorable notamment parce qu'aucun des pays contactés par la CPI ne s'était prononcé pour accueillir l'ancien vice-président sur son territoire. Aussi, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo avait immédiatement interjeté appel de la décision de mise en liberté qui fut suspendue par la Chambre d'appel, le 3 septembre.

Le 8 mars dernier, la Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale a décidé de reporter la date d'ouverture du procès dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo au lundi 5 juillet 2010. Le 27 avril 2010, date initialement prévue pour l'ouverture du procès, la Chambre tiendra une conférence de mise en état au sujet de l'exception d'irrecevabilité soulevée par la Défense de Bemba.

La Chambre a expliqué que l'examen de la requête de la Défense, ainsi que les observations des autres parties et participants, devrait être soumis à un calendrier raisonnable et réaliste et que leur examen ne pourrait être achevé avant la date initialement prévue pour l'ouverture du procès. Elle a également considéré qu'il est dans l'intérêt de la justice de trancher l'exception d'irrecevabilité avant le début des débats au fond étant donné que la défense argumente que le procès ne devrait pas se tenir devant la Cour.

Selon la CPI, la Défense a soulevé, le 25 février, une exception d'irrecevabilité de l'affaire aux motifs du respect de la complémentarité de l'activité de la Cour et celle des autorités en République Centrafricaine, sur l'absence du niveau de gravité requis, ainsi que sur la base d'un abus de procédure contre M. Bemba.

La Chambre avait accordé au Bureau du Procureur et aux représentants légaux des victimes jusqu'au 29 mars pour soumettre leurs observations. La Chambre a également demandé que soit notifié un résumé de la demande de la Défense aux autorités centrafricaines et congolaises. Celles-ci devaient, si elles le souhaitent, présenter leurs observations au plus tard le 19 avril 2010.


Jeannot Kayuba

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 21:24

 

 

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NEW YORK AFP / 25 mai 2010 19h01 (Nations unies) - Le Conseil de sécurité a décidé mardi de retirer d'ici à la fin de l'année la mission de l'ONU au Tchad et en Centrafrique (Minurcat), conformément à la volonté du gouvernement tchadien.

Dans sa résolution 1923 adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil a organisé le retrait en deux temps de la Minurcat, qui devra être partie avant le 31 décembre.

Selon le schéma adopté, la composante militaire de la Minurcat, qui compte actuellement 3.300 soldats, sera réduite à 2.200 hommes -- 1.900 au Tchad et 300 en République centrafricaine (RCA) -- d'ici au 15 juillet.

A partir du 15 octobre, les forces restantes, ainsi que la composante civile de la mission -- environ un millier de personnes -- seront progressivement retirées jusqu'au 31 décembre.

En conséquence, le Conseil a renouvelé le mandat de la Minurcat jusqu'à la fin de l'année, tout en lui retirant la responsabilité de la protection des civils, tâche que N'Djamena veut assumer lui-même.

La décision du Conseil de sécurité découle d'un accord conclu le 23 avril à N'Djamena entre le Tchad et la Minurcat, à l'issue de négociations ardues. Le président tchadien Idriss Déby Itno s'opposait au renouvellement du mandat de la Mission, qu'il considère comme un échec.

Plusieurs agences de l'ONU ont averti que le retrait de la Minurcat pourrait provoquer un vide sécuritaire dans l'est du Tchad où les attaques contre les travailleurs humanitaires sont fréquentes.

La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des réfugiés et déplacés dans l'est du Tchad et en Centrafrique -- dont beaucoup de réfugiés du Darfour, province du Soudan voisin--, favoriser le retour volontaire des réfugiés et faciliter l'aide humanitaire.

(©)

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:22

 

 

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Joyandet

 

 

Le Centrafrique est le 179è sur 182 dans le classement de l'ONU pour le développement humain. L'espérance de vie vient de passer sous la barre des 40 ans, et ceci explique sans doute cela, c'est le 10ème pays le plus infecté par le sida. Mais le tableau était encore trop rose.

En février ("Le Monde", 15/5), le traitement des 135 000 malades, dont beaucoup d'enfants, a été interrompu. En cause, un vaste système de corruption : à tous les niveaux de l'Etat, depuis des mois, les crédits et les médicaments de tous ces patients en sursis sont détournés ! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le mandat du président François Bozizé vient d'être prolongé à vie. Un gage de stabilité salué par la France. La preuve, Joyandet (a fait le voyage - en avion de ligne ? - pour signer un nouvel accord de défense avec Bangui début avril.

L'espérance de vie va sûrement remonter !


(Jérôme Canard dans Le Canard enchaîné 18/05/10)

 

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:00

 

 

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Obama cible les assassins de la LRA

 

Washington 25/05/2010 à 15h:46 AFP- Le président américain Barack Obama a promulgué une loi réclamant la mise en place d'une stratégie par son administration pour combattre l'Armée de résistance du seigneur (LRA). Cette rébellion ougandaise, qui opère également en Centrafrique, en RD Congo et au Soudan, est considérée comme l'une des plus violentes du monde.

 

Le président américain Barack Obama a signé la promulgation d'une loi demandant à son administration de mettre au point une stratégie pour combattre la violente rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a annoncé la Maison Blanche tard lundi.

Le texte, adopté mi-mai par le Congrès, demande à l'administration Obama de mettre au point une stratégie globale pour aider les Etats de la région à désarmer la LRA et traduire ses chefs en justice, à protéger les civils et appelle à accroître l'aide humanitaire aux personnes touchées.

"S'il vous plaît, sauvez-nous"

La LRA, réputée pour être une des guérillas les plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

Vendredi, l'organisation Human Rights Watch (HWR) avait
accusé les rebelles de la LRA d'avoir "sauvagement tué 96 civils et enlevé des dizaines d’autres entre janvier et début avril 2010", dans le nord-est de la RDC.

L'ONG avait à cette occasion rendue publique une lettre de sept ONG congolaises du nord-est de la RDC, qui lançaient "un appel au secours" pour mettre fin aux attaques de la LRA, demandant notamment au président Obama de promulguer la loi en question.

"Cette lettre est un appel au secours. Nous connaissons la bonté de votre coeur et nous savons que vous seul pouvez apporter une réponse concrète, rapide et déterminante avant que nos femmes et nos enfants ne soient tous exterminés. S'il vous plaît, sauvez-nous", avait écrit à M. Obama les 31 signataires de la missive.

 

 

Les USA renforcent leur aide à l'Ouganda

Reuters  25/05/2010 | Mise à jour : 06:38

Le président américain Barack Obama a promulgué hier soir une loi permettant l'octroi d'une aide à l'Ouganda dans sa lutte contre les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Obama a qualifié les actions de la LRA d'"affront à la dignité humaine" devant être stoppé. Les rebelles se sont rendus coupables de multiples assassinats, viols et enlèvements d'enfants enrôlés de force au cours de 23 ans d'activité en Afrique centrale.

Le texte signé par Obama prévoit l'envoi d'une aide humanitaire à l'Ouganda et aux Etats voisins, afin de soutenir les efforts visant à mettre fin au conflit et à traduire en justice les dirigeants de la LRA.

"Cette loi incarne la volonté des Etats-Unis d'aider à mettre fin aux brutalités et aux destructions qui caractérisent vingt ans d'actions de la LRA dans plusieurs pays", affirme Obama dans un communiqué. Outre l'Ouganda, la LRA est active au Soudan, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, selon un rapport publié en mars par l'ONG Human Rights Watch.

Selon les Nations unies, le groupe a tué plus de 1.200 personnes en l'espace de dix mois entre 2008 et 2009. Human Rights Watch parle de 321 morts lors d'un massacre commis en décembre dans le nord-est de l'Ouganda.

Le commandement militaire américain en Afrique (Africom) fournit des moyens de communication, logistiques et de renseignement à l'armée ougandaise pour l'aider à venir à bout de la LRA.

 

 

 

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NDLR : Face à la couardise et à l'incapacité du général d'armée d'opérette François Bozizé qui a préféré sous traiter sans grand succès la guerre contre le criminel Joseph Kony et ses hordes d'assassins à l'armée de Yoweri Museveni, cette information est une bonne nouvelle qui doit redonner quelque espoir aux innocentes populations du Sud Est centrafricain qui n'en finissent pas d'être massacrées et subir les atrocités de ces bandits dits de l'armée du Seigneur.

 

 

 

 

États-Unis:  Le Président Obama devrait agir pour mettre fin la violence de la LRA (Lord's Resistance Army) en Afrique centrale

Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 24 mai 2010


(Washington, DC, le 24 mai 2010) - Le président Barack Obama devrait agir rapidement pour mettre en œuvre une loi historique, il a signé aujourd'hui commis aux États-Unis pour aider les civils en Afrique centrale menacée par la Lord's Resistance Army (LRA), une coalition de 49 droits de l'homme, humanitaire et les groupes confessionnels, a déclaré aujourd'hui. Le groupe rebelle a réalisé une des plus longues du monde et le plus brutal des insurrections.

Le Lord's Resistance Army du désarmement et du Nord de l'Ouganda Recovery Act de 2009 a été signé en droit lors d'une cérémonie de la Maison Blanche aujourd'hui qui comprenait des membres clés du Congrès et les représentants des organisations de la société civile. Il affirme que c'est la politique des États-Unis à soutenir les efforts »pour protéger les civils contre la Lord's Resistance Army, d'appréhender ou de supprimer Joseph Kony et ses hauts commandants du champ de bataille en l'absence prolongée d'une solution négociée, et à désarmer et démobiliser les autres LRA combattants. " Il faut aussi Obama à développer une stratégie globale et multilatérale pour protéger les civils en Afrique centrale contre les attaques de la LRA et prendre des mesures pour arrêter définitivement la violence de la guérilla. En outre, il invite les États-Unis à accroître l'aide humanitaire aux pays actuellement touchés par la violence de la LRA et à soutenir la reprise économique et les efforts de justice transitionnelle en Ouganda.

La coalition des organisations de soutien comprend des groupes en République démocratique du Congo et au Sud-Soudan - où les communautés sont confrontées à des attaques continues par la LRA - ainsi que dans l'Ouganda, où le conflit est né.

Défenseurs des droits humains Niangara, une ville au nord du Congo profondément affectés par ces dernières attaques de la LRA, dans une lettre publique au Président Obama a publié la semaine dernière, a plaidé pour une action concrète et urgente contre la LRA. «Nous nous sentons oubliés et abandonnés. Notre souffrance semble porter peu d'attention de la communauté internationale ou de notre propre gouvernement», dit la lettre. «Nous vivons chaque jour avec la crainte d'attaques LRA plus. Quelle chance nous avons, si personne n'entend nos cris et si personne ne vient à notre secours?"

La loi a été introduite au le Sénat et la Chambre des Représentants en mai 2009, et est depuis devenu la législation la plus large soutien spécifiques à l'Afrique dans l'histoire récente du Congrès. La loi a été parrainée par un groupe bipartisan de 65 sénateurs et 201 représentants, représentant 49 Etats et 90 pour cent des citoyens des États-Unis. Des dizaines de milliers d'Américains mobilisée en faveur de la législation, en participant à des centaines de réunions avec les bureaux du Congrès à travers le pays.

"Pour les civils ans en Afrique centrale ont beaucoup souffert de violences de la LRA», a déclaré Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior sur l'Afrique à Human Rights Watch. «Cette loi donne au président Obama un mandat clair pour travailler avec des partenaires nationaux et internationaux pour appréhender et inculper les commandants de la LRA dans le cadre d'une stratégie globale visant à arrêter définitivement les atrocités de la LRA."

"Le président Obama devrait agir rapidement pour profiter de cette occasion historique pour aider à la fermeture de l'une des pires crises des droits humains de notre époque", a ajouté Anneke Van Woudenberg.

violences de la LRA sévit en Afrique centrale depuis plus de deux décennies. Dans le nord de l'Ouganda, des milliers de civils ont été tués et près de deux millions déplacées par le conflit entre les rebelles et le gouvernement ougandais. En Juillet 2005, la Cour pénale internationale a délivré des mandats d'arrêt contre les principaux dirigeants de la LRA pour les crimes qu'ils ont commis dans le nord de l'Ouganda, mais les suspects sont toujours en fuite. Bien que le groupe rebelle terminé attaques en Ouganda du Nord en 2006, elle a ensuite déménagé ses bases au nord de la République démocratique du Congo et a depuis commis des actes de violence contre les civils au Congo, le Soudan et la République centrafricaine. Kony et ses hauts commandants de soutenir leurs rangs par l'enlèvement de civils, y compris les enfants, à les utiliser comme soldats et esclaves sexuels.

En Décembre 2008, suite à l'effondrement d'un processus de négociations, le Soudan, l'Ouganda et le Congo ont lancé une offensive militaire conjointe, l'opération "Lightening Thunder», contre le groupe rebelle, avec le soutien des États-Unis. Dans les 17 mois suivants la LRA s'est dispersée en plusieurs petits groupes et a brutalement assassiné plus de 1.500 civils et enlevé plus de 1.600 personnes, dont de nombreux enfants. violences de la LRA ont souvent ciblé des églises, écoles et marchés, et notamment le massacre de plus de 300 civils congolais dans une dernière attaque Décembre.

"Si rien n'est fait, la direction de la LRA continuera de tuer et d'enlever toute l'Afrique centrale, menaçant la stabilité dans quatre pays et risque de compromettre le référendum dans le sud du Soudan. La LRA est une menace manifeste pour la paix et la sécurité internationales", a déclaré John Prendergast, co -fondateur du projet Enough. "Les Etats-Unis est désormais chargé de diriger un effort mondial pour mettre fin à cette menace une fois pour toutes."

La loi vise également à contribuer à garantir une paix durable en Ouganda, en augmentant l'aide aux communautés touchées par la guerre dans le nord de l'Ouganda et à soutenir les initiatives visant à aider à résoudre les divisions de longue date entre le nord de l'Ouganda et du Sud. Il vise à accroître le financement des initiatives de justice transitionnelle et invite le gouvernement ougandais pour son engagement à relancer un processus de reconstruction transparente et responsable dans les zones touchées par la guerre.

«Jusqu'à maintenant, le monde a tourné le dos à la souffrance de notre peuple", a déclaré l'évêque Samuel Enosa Peni de l'Église épiscopale du Soudan de Nzara diocèse, qui a été profondément touchés par la violence de la LRA. "Nous prions pour les dirigeants américains et internationaux pour entendre nos cris et mettre fin à cette violence une fois pour toutes."

Pour lire la lettre au Président Obama de défenseurs des droits de l'homme dans Niangara, s'il vous plaît visitez: http://www.hrw.org/en/news/2010/05/19/public-appeal-human-rights-defenders-northeastern-dr-congo-president-barack-obama

appuyer des organismes suivants:

Human Rights Watch

Résoudre l'Ouganda, Etats-Unis

Projet Enough, Etats-Unis

Invisible Children, Etats-Unis

Refugees International, Etats-Unis

Les athlètes de l'Afrique / GuluWalk, Etats-Unis

Réseau d'intervention sur le génocide, États-Unis

Global Action for Children, Etats-Unis

Citizens for Global Solutions, Etats-Unis

Institut sur la religion et la démocratie, Etats-Unis

Centre international pour la Religion & Diplomatie, Etats-Unis

Fondation pour l'Initiative de droits de l'homme, de l'Ouganda

Coalition plaide pour le développement et l'environnement, de l'Ouganda

Groupe de réconciliation Grassroots, de l'Ouganda

Centre d'Intervention Psychosociale (CIP), Niangara, République démocratique du Congo

Voix des Opprimes, Niangara, République démocratique du Congo

Commission Justice et Paix Paroissiale, Niangara, République démocratique du Congo

Société Civile Niangara, République démocratique du Congo

Société Civile Faradje, République démocratique du Congo

Commission Justice et Paix (Dungu-Duru), République démocratique du Congo

Encadrement des Femmes Indigènes et Vulnérables menages (EFIM), République démocratique du Congo

Centre de Recherche sur l'Environnement, la Démocratie et les Droits de l'Homme (CREDDHO), République démocratique du Congo

Action Humanitaire pour le Développement Intégral (AHDI), République démocratique du Congo

Centre d'Appui pour le Développement Rural Communautaire (CADERCO), République démocratique du Congo

Fondation Mère et Enfant (FME), République démocratique du Congo

Campagne pour la Paix (CPP), République démocratique du Congo

Fondation Point de vue des Jeunes Africains pour le développement (FPJAP), République démocratique du Congo

Action Sociale pour la Paix et le Développement (ASPD), République démocratique du Congo

Programme d'Appui à la Lutte Contre la misère (PAMI), République démocratique du Congo

Groupe d'Hommes Pour la Lutte Contre les Violences (GHOLVI), République démocratique du Congo

Association des Jeunes Engagés pour le Développement et la Santé (AJDS), République démocratique du Congo

Action Globale pour la promotion sociale et la Paix (AGPSP), République démocratique du Congo

Union d'Action pour les initiatives des Développement (UAID), République démocratique du Congo

Justice de paix en Afrique et le développement (AJPD), République démocratique du Congo

Synergie des Femmes Victimes des Verser les Violences Sexuelles (SFVS), République démocratique du Congo

Ligue pour la Solidarité Congolaise (LSC), République démocratique du Congo

Collectif des organisations des Jeunes Solidaires des du Congo (COJESKI), République démocratique du Congo

Diocèse Nzara, Église épiscopale du Soudan, au Sud Soudan

Soudan diocèse Tombura-Yambio, l'Église catholique du Sud

Agence de développement Nabanga, Sud SudaMaridi Agence de la fonction, au Sud Soudan

Association des jeunes femmes chrétiennes, du Sud-Soudan

Relief Mundri & Development Association, au Sud Soudan

Soudan New Women Association, au Sud Soudan

Construction Company Gbudue, au Sud Soudan

Association pour le développement Yubu, au Sud Soudan

Zande Association culturelle, au Sud Soudan

Yambio Farmers Association, au Sud Soudan

Effort conjoint pour le soutien aux orphelins, au Sud Soudan

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