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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:29




Bangui, 8 déc. (Acap)- La Vice-présidente de la Région Afrique de la Banque Mondiale, la Nigériane Obiageli Ezekweseli, effectue, du 10 au 12 décembre prochain en République Centrafricaine, une visite officielle destinée à faire le tour des questions liées au développement et des efforts visant à consolider la réconciliation et la reconstruction du pays après plusieurs années de conflit.

Lors de son séjour à Bangui, la Vice-présidente de la Banque Mondiale visitera les sites des projets financés par la Banque Mondiale tels que la radio nationale qui bénéficie d’un appui destiné à renforcer la communication entre la capitale et l’intérieur du pays et les chantiers du projet d’urgence de réhabilitation des services urbains (PURISU) qui a réalisé dans la capitale, Bangui, des travaux d’ouverture de canaux de drainage, de gestion de déchets solides, etc.

Le renforcement des initiatives de promotion du commerce interafricain et de l’intégration sous-régionale figure également en bonne place au menu des entretiens de Mme Ezekweseli, qui devrait rencontrer les hautes autorités centrafricaines ainsi que les représentants de la société civile et du secteur privé.

Elle devrait également profiter de son séjour en Centrafrique pour faire un plaidoyer en faveur d’une augmentation des investissements au profit des couches les plus défavorisées, à savoir les enfants, les femmes et les personnes déplacées du fait des conflits.

La visite de Mme Ezekweseli intervient au moment où les préparatifs des élections générales de 2010 entrent dans la phase décisive, suscitant un regain d’intérêt de la communauté internationale, à l’exemple de la Commission de Consolidation de la Paix des Nations Unies dont une délégation se trouve actuellement à Bangui pour la première revue semestrielle du cadre stratégique de consolidation de la paix.

Cette visite apparaît comme un encouragement à l’Etat centrafricain, dont les efforts pour redresser l’économie et réduire la pauvreté, notamment par la mise en œuvre d’un Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), sont payés en retour par une augmentation continue de l’enveloppe de la Banque Mondiale, qui est passée de 82 millions de dollars en 2006, année de la reprise des activités de la Banque, à 197,6 millions de dollars actuellement.

Ce financement est destiné aux secteurs du transport (46%), de l’éducation (19%), du développement urbain (9%), de la lutte contre le VIH/sida, du développement rural, de l’énergie, des télécommunications et du développement social.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:10




 

 

Communique Conjoint

09/12/2009


1. A l’invitation de S.E.M. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, S.E.M. François BOZIZE, Président de la République Centrafricaine, accompagné de Son Epouse, a effectué une visite officielle au Cameroun du 07 au 08 décembre 2009.

2. Au cours de cette visite, les deux Chefs d’Etat ont, dans leurs entretiens, procédé à un large tour d’horizon sur les questions  d’intérêt commun et sur les sujets d’actualité.

3. Ils se sont félicités de leur totale convergence de vues ainsi que de l’excellence des liens d’amitié et de solidarité qui unissent leurs pays et leurs peuples.

4. Le Président de la République Centrafricaine a salué les appuis multiformes, la participation du Cameroun au processus de stabilisation de son pays et la récente nomination du Général de brigade camerounais Hector Marie TCHEMO à la tête de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) depuis le 10 août 2009.

5. Le Président de la République du Cameroun et le Président de la République Centrafricaine se sont félicités des actions entreprises en vue de renforcer la libre circulation des personnes et des biens, entre le Cameroun et la Centrafrique. Réaffirmant leur résolution de mettre en place au plus tôt le passeport biométrique, baptisé Passeport CEMAC, ils ont recommandé la stricte application des textes communautaires en vue d’aboutir à l’intégration sous-régionale que leurs peuples appellent de leurs voeux.

6. Abordant la coopération en matière de frontière, les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination de poursuivre le processus de délimitation et de démarcation de leur frontière terrestre commune dans le respect de l’intégrité territoriale de chaque partie, conformément au Droit international et aux Conventions sous-régionales pertinentes.

7. Face à l’insécurité transfrontalière aggravée notamment par le phénomène des coupeurs de route, la circulation des armes de guerre et de petit calibre, l’enlèvement des personnes contre des demandes de rançons, et le vol de bétail, les deux Chefs d’Etat sont convenus de renforcer et d’intensifier les actions menées dans divers cadres à l’instar de l’Initiative Tripartite sur l’insécurité transfrontalière qui réunit le Cameroun, la République Centrafricaine et le Tchad, et le Comité des Chefs de Police d’Afrique Centrale dont le Cameroun vient d’abriter la 10ème session.

8. Abordant les problèmes relatifs au transport terrestre vital au désenclavement de la RCA, les deux Chefs d’Etat sont convenus de renforcer de part et d’autre les mesures prises pour faciliter les transports et le transfert des marchandises à destination de la RCA, le long du corridor Douala - Bangui, pour une évacuation fluide des marchandises. En outre, la nécessité de la mise en service de la Carte Rose a été soulignée, de même que la relance des travaux de la Commission Mixte Technique Permanente des Transports.

9. Le Président Paul BIYA a salué les multiples actions menées par le Président François BOZIZE dans le cadre de la présidence tournante de la CEMAC, et notamment le projet de création d’un centre de formation professionnelle des cadres qualifiés dans le domaine minier.

10. Les deux Chefs d’Etat se sont félicités des récents travaux du 14ème Sommet extraordinaire de la CEEAC tenu à Kinshasa le 23 octobre 2009, et de la désignation du Cameroun à la présidence du Comité de pilotage du processus de réforme des Institutions sous-régionales. Cette désignation devrait permettre au Cameroun d’oeuvrer à l’atteinte des objectifs sous-régionaux en matière de paix, d’intégration et de libre circulation des personnes et des biens, et de développement économique de la région.

11. Enfin le Président de la République du Cameroun et le Président de la République Centrafricaine ont réaffirmé leur volonté d’oeuvrer davantage au renforcement de la paix et de la stabilité dans la sous - région Afrique Centrale et d’approfondir les discussions de certains dossiers pendants, au cours du prochain Sommet de la CEMAC, prévu à Bangui.

12. Le Président de la République Centrafricaine, S.E.M. François BOZIZE, a invité le Président de la République du Cameroun, S.E.M. Paul BIYA, à effectuer une visite officielle en RCA. Les modalités de cette visite seront arrêtées par voie diplomatique.

13. Le Président de la République Centrafricaine a tenu à exprimer, au nom du Gouvernement et du Peuple centrafricains, son entière reconnaissance au Président de la République du Cameroun, à son Gouvernement et au Peuple camerounais, pour l’accueil et l’hospitalité extrêmement chaleureux et fraternels qui lui ont été réservés ainsi qu’à sa délégation.


Fait à Yaoundé, le 08 décembre 2009

Pour la République du Cameroun : Monsieur Henri EYEBE AYISSI

Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun.

Pour la République Centrafricaine : Madame Ambroisine KPONGO

Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères de l’Intégration Régionale et de la Francophonie de la République Centrafricaine.


Source : PRC

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 14:37




 

(09/12/2009)

Administration provisoire de la Cbc, Cbca et Cbt : La Rca et le Tchad réagissent à la décision de la Cobac

Par Jules Romuald Nkonlak (Le Jour Quotidien)

Pour quelles raisons véritables la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) a-t-elle décidé, le 05 novembre 2009, de placer la Cbc, la Cbca et la Cbt, banques du groupe Fotso, sous administration provisoire ? Selon la décision de la Cobac, La Cbc n’aurait pas respecté un certain nombre d’engagements. (voir extrait de la décision ci-contre).

Toutefois, les ministres tchadien et centrafricain des Finances ont eu des réactions à cette décision qui font penser qu’ils n’ont pas cru aux raisons avancées. Dans une lettre adressée au président de la Cobac le 18 novembre 2009, le ministre centrafricain des Finances et du Budget écrit : « C’est le lieu de m’interroger sur les réels objectifs poursuivis par la Cobac dans le traitement de ce dossier car même le compte-rendu de la réunion de concertation élaboré par vos services et visé par vous seul, ne reflète pas la position des autorités monétaires concernées. Je rappelle que celles-ci étaient pour le statu quo ».

 La réunion de concertation à laquelle fait allusion Albert Besse dans cette lettre a eu lieu le 28 octobre 2009 à Douala. Gata Ngoulou, ministre tchadien des Finances et du Budget, avait, une semaine plus tôt, le 11 novembre, évoqué cette même réunion de Douala, dans une lettre adressée déjà au président de la Cobac. Il indiquait notamment dans sa correspondance que le compte rendu dressé à l’issue de ces travaux n’avait pas tenu compte «de la situation particulière de la Cbt (Commercial Bank Tchad, ndlr).

L’administrateur provisoire de la Cbt, cité dans la correspondance de M. Gata Ngoulou, a lui aussi réagi à la décision de la Cobac. Et lui, juste un jour après celle-ci. Le 07 novembre 2009, il écrivait en effet au président de la Cobac en ces termes : « Pour des raisons que je découvre au fur et à mesure du traitement de ce dossier, la Cobac vise d’autres objectifs que ceux fixés par les termes de référence sus visés ».

M. Adam Adji disait également, dans sa correspondance : « Si la mission qui m’a été confiée d'accord parties avec les autorités tchadiennes et qui consiste à apporter ma contribution en vue d’aplanir les difficultés nées de la décision initiale et à contribuer au redressement de la banque, devrait se poursuivre dans le cadre de l’administration provisoire, je suis au regret de vous informer que je ne suis pas du tout disposé à l’accepter ».

Ces différentes correspondances permettent donc de constater que la décision de la Cobac, si elle n’a pas suscité d’opposition des autorités camerounaises, n’a pas été positivement accueillie par celles du Tchad et de la Rca. Albert Besse, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, s’est même montré complètement en désaccord avec la décision de la Cobac dans sa lettre du 18 novembre. « La situation de la Cbca ne nécessitait pas, j’en convaincu, la mise sous administration provisoire dont l’effet psychologique néfaste aussi bien sur le comportement du personnel que sur la réaction de la clientèle est contre-productif ».

Une lettre à laquelle le président de la Cobac a répondu en ces termes : « La mise sous administration provisoire de laCbc et de la Cbca résulte du constat d’un manque de crédibilité des plans présentés. Le compte-rendu de la réunion de concertation du 28 octobre 2008 et la teneur des échanges qui ont eu lieu au cours de cette rencontre ne sont nullement mentionnés, ni parmi les documents visés ni dans les considérations figurant en préambule des décisions Cobac D-2009/204 et D-2009/205 portant mise sous administration provisoire respectivement de la Cbc et de la Cbca. S’agissant de la levée d’administration provisoire de la Cbt, l’engagement formulé dans la lettre C/234 du 10 août 2009 subordonnait cette opération à l’adoption par l’assemblée générale des actionnaires de mesures pertinentes à l’égard de la situation financière de l’établissement ».

Ces différentes réactions de protestation, qui ne sont pas sans rappeler celles qui ont suivi la mise sous administration d’Amity bank, resteront-elles sans suite ? La Cour de la justice de la Cemac a, le 13 novembre 2009, rendu une décision qui allait à l’encontre de celle prise en 2008 par la Cobac. Vers où s’achemine-t-on dans l’affaire Cbc ?

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:50




 


(Xinhuanet 09/12/2009)


YAOUNDE -- La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques ouverte lundi à Copenhague au Danemark revêt un enjeu crucial pour la préservation du Bassin du Congo, deuxième grand massif forestier au monde après la forêt amazonienne, selon des experts camerounais et des organisations internationales préoccupés par la dégradation de cette zone écologique à cause d'une déforestation qualifiée de "sauvage" et " barbare".

Avec une superficie de plus de deux millions de kilomètres carrés, le Bassin du Congo érigé en priorité par les chefs d'Etat d'Afrique centrale, soutenus par des partenaires au développement, représente 26% de la forêt tropicale mondiale. Il y est fait état d'une surexploitation du bois, notamment de la part des entreprises étrangères.

L'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) évalue à 934.000 hectares les surfaces affectées par an par cette déforestation à laquelle s'ajoutent les actes de braconnage des populations locales mettant en outre en péril la faune d'une rare richesse qui s'y découvre.

"Nous avons la chance d'être dans le massif forestier le plus important après l'Amazonie. Si rien n'est fait pour le protéger, il est certain que le désert finira par s'installer. Lorsqu'on abat un arbre qui a 200 ans, comment peut-on réparer ça ? Combien de temps faut-il pour le remplacer ?", s'est interrogé à Xinhua un spécialiste du droit international de l'environnement, Me Ndjodo Bikoun, avocat au barreau du Cameroun.

Réparti entre le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République du Congo, la République centrafricaine (RCA) et la République démocratique du Congo (RDC), cet écosystème forestier est en effet réputé de renfermer une biodiversité exceptionnelle comprenant 11.000 espèces de plantes, 4.09 espèces de mammifères, 1.086 espèces d'oiseaux, 152 espèces de serpents et 1.069 espèces de poissons.

Dans un documentaire récent intitulé "Bassin du Congo : un patrimoine en danger", l'organisation non gouvernementale internationale de défense de l'environnement Greenpeace démontre qu'il est surtout l'habitat de trois des quatre primates (le gorille, le chimpanzé et le bonobo) et abrite par ailleurs 14 autres espèces de singes.

"Au moins 3.300 espèces endémiques de plantes et 90 espèces animales telles que l'okapi et le paon congolais n'apparaissent nulle part ailleurs que dans cette région. Or, toutes ces espèces sont menacées par l'exploitation industrielle des forêts, leur conversion ou leur dégradation, et le braconnage", s'alarme-t-elle.

Pour Me Ndjodo Bikoun, ces assauts contre la biosphère d'Afrique centrale peuvent constituer l'une des causes des perturbations climatiques dans cette région marquées comme d'autres du continent par des saisons des pluies irrégulières, des inondations accentuées et la sécheresse.

Ces phénomènes préoccupent les chefs d'Etat de la Commission des forêts d'Afrique centrale (COMIFAC) et de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) qui, dans la perspective de la conférence de Copenhague, ont adopté lors d'un sommet le 24 octobre à Kinshasa en RDC, une position commune dite "position commune des pays de la COMIFAC-CEEAC relative aux négociations sur le nouveau régime climatique post-Kyoto 2012".

Elaborée en septembre par le Conseil des ministres de la COMIFAC, organe réunissant les ministres en charge des forêts et de l'environnement, cette position commune s'intègre à celle de l'Union africaine qui réclame des pays industrialisés une réduction de 40% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020, puis des compensations financières d'environ 65 milliards de dollars par an et un transfert de technologies pour l'impact de leur pollution sur le continent.

Créée en 1999 à Yaoundé lors d'un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) regroupant le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Congo, la RCA et le Tchad, et élargie par la suite à la CEEAC qui rassemble en plus de ces six pays l'Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tomé et Principe, la COMIFAC a pour mission la protection et la préservation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo.

Sous son patronage, s'est tenue le 10 novembre dans la capitale camerounaise, à l'initiative du Center for International Forestry Research (Centre pour la recherche forestière internationale), la deuxième journée de la forêt d'Afrique centrale, Forest Day Central Africa 2, sous le thème "forêts du Bassin du Congo et changements climatiques : avancées et challenges avant Copenhague".

Auparavant, Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale, avait abrité du 2 au 4 novembre la deuxième conférence internationale des parlementaires d'Afrique centrale sous le thème "ressources naturelles renouvelables et développement humain : contraintes et opportunités des changements climatiques dans le Bassin du Congo".

17 ans après le sommet de la terre de Rio de Janeiro au Brésil en 1992 et 4 ans après l'entrée en vigueur en 2005 du Protocole de Kyoto (adopté en 1997) sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre, la conférence de Copenhague suscite des espoirs pour, d'une part, la sauvegarde de ce massif forestier et, d'autre part, la limitation des effets des changements climatiques en Afrique centrale.

De l'avis du Pr. Athanase Bopda, chercheur à l'Institut national de la cartographie (INC) du Cameroun, "si un accord est signé et si les termes scientifiques avec lesquels cet accord serait paramétré sont bons, on aurait la possibilité d'envisager une limitation des méfaits des actes de pollution et de ceux qui provoquent actuellement la récession climatique".

"Mais, a-t-il avisé, si l'accord n'est pas signé, nous ne devrons pas être surpris de voir la sécheresse augmenter et les phénomènes qui sont à l'origine de l'élévation de la température générale du globe s'accentuer".

Se fondant sur les résultats mitigés des rendez-vous précédents et les pesanteurs liées à l'application du Protocole de Kyoto, Me Ndjodo Bikoun émet des doutes sur la rencontre de Copenhague.

"Si les dirigeants de la planète se retrouvent une fois de plus à Copenhague pour parler d'un même problème, cela veut dire qu'un consensus est difficile", a-t-il jugé.

Pour lui, la réduction des émissions de gaz à effet de serre est une équation sensible pour les pays riches. Car, elle implique la fermeture des industries et suppose par voie de conséquence des licenciements de travailleurs, soit une source d'instabilité sociale.

Il insiste toutefois sur la coopération entre les Etats pour la prévention et la lutte contre la pollution de l'environnement. " Les problèmes de l'environnement ne peuvent être envisagés que de façon transversale", note-il.

 
Par Raphaël MVOGO

© Copyright Xinhuanet

  

C’est quoi, le réchauffement du climat ?


(Le Soir 09/12/2009)



Entre l’immense majorité de la communauté scientifique et ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique ou à son origine humaine, la polémique est d’une incroyable violence et aucun coup bas n’est exclu.


Entre l’immense majorité de la communauté scientifique et ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique ou à son origine humaine, la polémique est d’une incroyable violence et aucun coup bas n’est exclu. D’un côté : recherches financées en sous-main par des groupes pétroliers, vols de courriels, présence massive sur les forums internet et dans les blogs, manipulation des données… De l’autre, crispation sur les résultats des études, mise au ban des négateurs. Et au centre, l’opinion déboussolée, sceptique et parfois trop heureuse de penser à rebrousse-poil en invoquant l’un ou l’autre complot.


Les études scientifiques sur le climat sont synthétisées dans les rapports du Giec, le groupe intergouvernemental d’experts sur le climat. Celui-ci ne réalise pas de recherche mais se base sur les travaux de milliers d’experts de plusieurs disciplines scientifiques. Le point.

Y a-t-il un réchauffement ?


La Planète se réchauffe, c’est « irréfutable ». Les mesures montrent que la surface de la Terre s’est réchauffée en moyenne de 0,74º au XXe siècle. L’essentiel de cet accroissement (0,6º) a eu lieu depuis le début des années 70. Signe d’accélération du phénomène. Par ailleurs, cette moyenne masque d’importantes disparités. Si le centre de certains océans s’est refroidi, les zones polaires, elles, se sont réchauffées de 2 à 4º. Et les prévisions évoquent un accroissement de la température globale de 0,2º par décennie si aucune mesure n’est prise. Selon les scénarios d’émissions de gaz, les études scientifiques compilées par le Giec prévoient que la température moyenne augmentera de 1,1 à 6,4 degrés en 2100 (par rapport au niveau pré-industriel de 1750). Quant au niveau moyen des mers, il a monté de 17 cm et poursuit son expansion avec une hausse de 3 mm par an. Peu de chose ? Les impacts sont déjà sensibles aujourd’hui (voir plus loin).


Quelle en est la cause ?


« Très vraisemblablement » (une certitude à 90 %) les émissions de gaz à effet de serre, principalement le CO2. La concentration de dioxyde de carbone était de 280 ppm (parties par million en volume, soit 280 cm3 par m3 d’air) avant l’ère industrielle. Elle a atteint 379 ppm en 2005. Elle est environ de 388 aujourd’hui. Au cours des 800.000 dernières années, elle n’a que rarement dépassé 300 ppm. La corrélation entre l’augmentation des gaz à effet de serre et la hausse des températures a toujours été quasi parfaite. L’autre souci est la rapidité du phénomène. En un siècle, l’émission annuelle de gaz carbonique a été multipliée par 17.

Qui sont ces gaz à effet de serre et d’où viennent-ils ?


Ils sont six. Le principal est le CO2 (dioxyde de carbone). L’homme en produit essentiellement par la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), les transports, les bâtiments et l’industrie. Mais on estime qu’un tiers des émissions humaines de CO2 est causé par la déforestation. Les autres gaz sont le méthane (CH4) provenant des activités agricoles, de l’élevage, des ruminants, du riz et des décharges d’ordure ; le protoxyde d’azote (N2O) issu des engrais azotés et de divers procédés chimiques ; et les gaz fluorés – les hydrofluorocarbones (HFC), les perfluorocarbones (PFC), surtout des gaz réfrigérants utilisés par les climatiseurs, et l’hexafluoride de soufre (SF6).


L’activité solaire cause-t-elle le réchauffement ?


A l’inverse des gaz à effet de serre, l’activité du soleil – actuellement à un niveau très bas – contribue faiblement au réchauffement. En termes techniques, le coefficient de « forçage radiatif » est de 0,12 pour le soleil, 1,66 pour le CO2, 0,48 pour le méthane et 0,34 pour les gaz fluorés.


L’homme en est-il responsable ? On peut lui attribuer « la presque totalité du réchauffement », répond le climatologue de l’UCL André Berger. Certes, les principaux producteurs de gaz à effet de serre sont les océans, les sols et les forêts. Mais jusqu’à présent, ils étaient autant « absorbeurs » qu’« émetteurs » d’émissions. Et ils nous offraient en plus la générosité d’absorber environ la moitié des émissions d’origine humaine. Mais bien que proportionnellement faibles (4 % du total), les émissions d’origine humaine n’ont fait qu’augmenter. Petit à petit, les océans et les forêts ne peuvent pas suivre le rythme et absorber l’excédent. Pire, au-delà d’une certaine hausse, ces « puits » pourraient devenir émetteurs nets de CO2 et de méthane.


La concentration de gaz dans l’atmosphère augmente rapidement pour quatre raisons. Les deux premières sont la croissance économique continue au profit d’une population de plus en plus nombreuse, combinée avec une grande « intensité en carbone », c’est-à-dire basée sur la combustion d’énergies fossiles productrices de CO2 (pétrole, gaz, charbon, 97 % du CO2 émis). La troisième raison de l’augmentation de la concentration de CO2 est l’affaiblissement de l’efficacité des « piégeurs de carbone » que sont les océans et les forêts. Cette baisse de régime est plus importante qu’on ne le prévoyait. Enfin, l’homme a aussi créé avec les halocarbures des gaz de synthèse artificiels contribuant à l’effet de serre.


Quels sont ses impacts aujourd’hui ?


L’augmentation moyenne de 0,8º a déjà des impacts visibles. Le plus spectaculaire est sans doute la fonte des calottes glaciaires, la diminution de la couche neigeuse et le recul des glaciers. La glace d’été en Arctique a fortement diminué. Et il semble que la calotte continuerait à fondre même en hiver. La fonte des glaces polaires contribue à l’élévation du niveau des mers. Celle des glaciers prive les territoires en contrebas d’une eau douce indispensable à la biodiversité mais surtout à la vie humaine. Le réchauffement des températures affecte également le rendement des céréales (maïs, froment et blé).

Qu’est-ce qu’on ne sait pas ?


Pas mal de choses en fait, ce qui explique la prudence du Giec qui publie des fourchettes très larges ne tenant parfois pas compte d’éléments fondamentaux comme l’impact de la fonte des calottes glaciaires sur l’élévation du niveau des mers. On étudie encore l’effet radiatif des aérosols, les interactions entre la biosphère et l’atmosphère ainsi que la dynamique de la circulation océanique et son comportement en cas d’arrivée massive d’eau douce dans l’eau salée. L’impact du climat sur les pluies et sur les événements climatiques extrêmes est aussi à l’examen. Le climat terrestre est une machine à la fois très délicate et très complexe dont personne ne prétend connaître le fin mot.


MICHEL DE MUELENAERE


mardi 08 décembre 2009, 16:30

© Copyright Le Soir

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 11:39





(La Nouvelle Expression 08/12/2009)

 Enseignant à l’université de Yaoundé II et directeur du Centre d’études stratégiques pour la promotion de la paix et du développement (Caped), ce politologue dégage les enjeux sécuritaires de la visite de François Bozize au Cameroun.

Dans quelle mesure les enjeux sécuritaires peuvent-ils justifier la visite au Cameroun de François Bozize ?

Le dialogue politique centrafricain n’ayant pas apporté la paix escomptée, la RCA connaît encore une situation sécuritaire très fragile. Il y a seulement quelques jours, une faction armée hostile au pouvoir a pris le contrôle d’une ville pendant plusieurs heures. La position équilibrée de Yaoundé dans les conflits armés à répétition en RCA vaut, depuis quelque temps déjà, au Cameroun de commander la force internationale chargée de ramener la paix entre Centrafricains.

La RCA est un pays continental, pratiquement tous ses échanges économiques avec l’extérieur se font à partir du port de Douala. En clair, l’économie de ce pays est dépendante du port de Douala. Ces échanges entre le Cameroun et la RCA sont régulièrement entravés par les activités des coupeurs de route qui sèment la terreur aux alentours des frontières entre les deux pays. A partir de ces deux éléments, il est probable que, outre les questions économiques relatives à la situation de la Beac et d’autres, les questions sécuritaires aient motivé la visite du président centrafricain.

Le président centrafricain arrive à Yaoundé quelques semaines seulement après son homologue tchadien. Or, le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique partagent des frontières aux menées insécuritaires. Quel est l’état de préoccupation pour ces trois Etats et partant de l’Afrique centrale ?

La porosité des frontières entre ces trois pays combinée à la situation politique et militaire en RCA et au Tchad est un important facteur d’insécurité. La préoccupation commune aux trois pays est relative aux phénomènes de coupeurs de route qui pénalise les échanges économiques et la libre circulation. L’importance de ce phénomène a fait dire à certains observateurs que la frontière entre ces pays constitue un triangle de la mort.

Sa persistance est une véritable préoccupation pour toute l‘Afrique centrale, car il est à la fois la conséquence et la cause de l’instabilité politique que connaissent depuis des décennies le Tchad et la RCA. Il y a quelque temps, le Cameroun pouvait marquer une certaine indifférence face à son développement. Cependant, la multiplication des prises d’otages dans les villages camerounais le long des frontières et la fébrilité politique que connaît le pays à l’approche de la présidentielle de 2011, dont certains pensent qu’elle est précédée d’une purge politique au sein du parti au pouvoir, rendent encore plus préoccupant le phénomène de coupeurs de routes dans les trois capitales.

Les spécialistes avancent que le Cameroun n’est pas à l’abri du développement de cette insécurité. Cela peut-il justifier l’engagement des autorités camerounaises auprès des deux pays voisins ?

Effectivement, au regard de ce qui précède, le Cameroun n’est pas à l’abri de cette insécurité. Pour des raisons politiques qu’expliquent les rivalités au sein du parti au pouvoir et qui ont commencé à faire des victimes (voir le sort réel ou supposé réservé aux membres de la nébuleuse du G.11) et eu égard aux vexations multiples dont sont victimes les populations camerounaises, l’engagement des autorités camerounaises aux côtés de la RCA et du Tchad est plutôt compréhensif.

Il est clair que l’Afrique centrale seule ne peut pas combattre cette insécurité. Que peut-elle attendre des acteurs internationaux ?

La richesse du Cameroun, de la RCA et du Tchad en matières premières diverses, qu’exploitent plusieurs grandes puissances (l’exploitation pétrolière entre Doba et Kribi, exploitations forestière et minière etc.) et les risques de propagation de la violence dans l’Afrique centrale font obligation aux acteurs internationaux de se sentir concernés par les problèmes sécuritaires des trois pays. Cependant, il revient d’abord aux dirigeants de ces trois pays de résoudre en profondeur ces problèmes qui, pour l’essentiel, ont des causes politiques.

par Christophe Mvondo

© Copyright La Nouvelle Expression

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 05:37




 

Par Jean.Francois.Channon | Mardi 8 décembre 2009 | Le Messager

L’actuel président centrafricain, semble être très respectueux des aînés. Depuis à peu près 6 ans qu’il est au pouvoir en RCA, on ne lui connaît jusque là aucune animosité particulière, ou alors aucun éclat de voix particulier avec ses homologues d’Afrique centrale notamment. Au contraire, avec chacun des chefs d’Etat de la sous région, « le chef de l’Etat entretient des relations teintées de cordialité et de considération », pour reprendre un commentaire d’un de ses proches collaborateurs. Ce général d’armée qui pris le pouvoir suite à ce qu’il a toujours appelé « le sursaut patriotique », avant de se faire élire démocratiquement confiait alors au reporter du Messager à Bangui en juin 2007 que « mes aînés m’ont bien reçu. Ils m’ont conseillé et ont guidé mes premiers pas. »

Lorsque 5 ans après son arrivée au Palais présidentiel de Bangui, il a été porté à la présidence en exercice de la Communauté monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), succédant ainsi à Paul Biya, François Bozize n’a pas connu de répit. D’abord sur le plan intérieur. On ne peut pas être à la tête de la CEMAC alors que dans son propre pays ça tire sans cesse dans tous les coins et recoins, et que l’insécurité est grandissante.  Il lui fallait absolument faire des pas vers les différentes adversités, construire le consensus autour de sa personne, et faire une paix durable avec les différentes rébellions qui sévissaient en Centrafrique au point de la fragiliser redoutablement. En décembre 2008, presque toutes les fractions rebelles étaient au Palais de l’Assemblée nationale à Bangui, où se tenait le Dialogue politique inclusif (DPI). Pendant presque deux semaines, les Centrafricains se sont parlés, se sont contredits, se sont même insultés, bref, ont en quelque sorte lavé le linge sale en famille, sous la houlette du médiateur, l’ex défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba. Si les conclusions du Dialogue politique inclusif n’ont pas fait pour autant l’unanimité, notamment dans la mise en place d’un nouveau gouvernement pour ce qui est des partages des postes, François Bozize a au moins réussi un pari : celui de rendre son pays fréquentable.

C’est alors par suite qu’il fallait s’attaquer au mandat que les autres chefs d’Etats lui ont confié à la tête de la CEMAC. C’était en tout cas le plus difficile. On le sait, l’intégration sous régionale, notamment dans ses dimensions sociale (libre circulation des personnes), économiques (libre circulation des biens) et politique (mise en place d’un Parlement d’Afrique centrale dans l’esprit de Barthélemy Boganda, le père de l’Etat centrafricain), piétine. Plus grave encore, certains Etats d’Afrique centrale se montrent même inaccessibles aux citoyens d’autres pays d’Afrique centrale. De plus, les efforts pour relier les différentes capitales des pays de la CEMAC par des réseaux routiers fiables ne sont pas partagés par tous. Bref c’est une Afrique centrale aux divergences et motivations à la fois multiples et particulières qu’a héritées François Bozize à Yaoundé lors du sommet où le président Paul Biya du Cameroun lui a passé le témoin. L’homme aura le temps de faire son bilan le 14 décembre 2009 à Bangui, où doit se tenir le 10è sommet de la CEMAC. Ce sera le tout premier sommet sans Omar Bongo Ondimba. Son bilan sera positif si la plupart des chefs d’Etat (sinon tous) sont présents au bord du fleuve Oubangui. On sait que François Bozize en homme neuf dans la sous région semble avoir la sympathie de tous. Du Congolais Denis Sassou Nguesso à aujourd’hui au Camerounais Paul Biya, en passant par le Tchadien Idriss Deby Itno, à l’Equato guinéen Obiang Nguema Mbazogo et au Gabonais Ali Bongo Ondimba, l’actuel président centrafricain à su conduire un rapprochement dont on attend la consécration au sommet de Bangui. Sa présente visite dans la capitale camerounaise, où il est l’hôte du réputé très difficile Paul Biya, rentre dans une stratégie marketing politique de ce sommet de Bangui.

Hier lundi 7 décembre 2009, les deux hommes d’Etat et leurs épouses respectives ont été acclamés dans les rues de Yaoundé, notamment sur le  parcours présidentiel par une foule diverse. François Bozize et Paul Biya ont par la suite eu au mois trois tête à tête. On imagine que le président Bozize aura tout essayé pour convaincre Paul Biya à lui faire l’honneur en tant que « grand frère », de se rendre à Bangui dans quelques jours. Et surtout de lui dire que la vitalité de la CEMAC dépend en grande partie de lui. Lui le désormais leader, difficilement incontestable de la sous région. Et pour cela, François Bozize, l’homme qui a réussi à convaincre la rébellion de son pays, et est allé partout en Afrique centrale rencontrer ses homologues semble avoir une certaine veine. Puisque dans cette Afrique centrale aux multiples intrigues égoïstes, il a réussi à se faire inviter à Yaoundé par le président de la République du Cameroun. Alors, face aux défis majeurs qui interpellent la CEMAC, Paul Biya va-t-il se laisser convaincre par François Bozize ? Attendons de voir d’ici à la fin de cette visite, ce jour.

 

Yaoundé et Bangui résolus à renforcer la sécurité transfrontalière

(Xinhua) mercredi 9 décembre 2009 - Le Cameroun et la République centrafricaine vont prendre des mesures concertées pour combattre l’insécurité transfrontalière, faciliter le transport des marchandises vers RCA et promouvoir l’intégration sous-régionale, selon le communiqué conjoint publié mardi au terme d’une visite officielle du président centrafricain François Bozizé à Yaoundé.

« Face à l’insécurité transfrontalière notamment le phénomène de coupeurs de routes, la circulation des armes légères et de petits calibres, l’enlèvement des personnes contre des demandes des rançons, le vol des bétails, les deux chefs d’Etats ont convenu de conjuguer leurs actions dans divers cadres à l’instar de l’initiative tripartite sur l’insécurité transfrontalière qui réunit le Cameroun, le Tchad et la RCA ou dans le cadre et du comité des chefs de police de l’Afrique centrale », selon le communiqué.

Les deux chefs d’Etats ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le processus de délimitation et de démarcation de leur frontière terrestre longue de 561 km.

Abordant les problèmes relatifs au transport terrestre local, François Bozizé et Paul Biya ont convenu de renforcer les mesures prises pour faciliter le transport des marchandises à destination de la RCA le long du corridor Douala-Bangui (1500 Km) pour une évacuation fluide de celles-ci.

En outre, la nécessité de relancer les travaux de la commission mixte technique permanente de transport entre les deux pays, a été soulignée par les deux chefs d’Etats.

Située au centre du continent africain et ne disposant pas d’accès à la mer, le transport des marchandises à l’import et à l’ export de la RCA dépend en grande partie du corridor de transit Douala-Bangui.

Le Cameroun et la République centrafricaine ont aussi envisagé la création d’un centre de formation professionnelle des cadres qualifiés dans le domaine minier, selon le communiqué.

Au sujet de l’intégration sous-régionale, Paul Biya et François Bozizé ont réaffirmé leur résolution de mettre en place le plutôt possible le passeport biométrique baptisé passeport Cemac (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale).

Les deux hommes se sont aussi engagés à approfondir des discussions sur certains sujets pendants de la Cemac avant la prochaine conférence des chefs d’Etats de cette communauté prévue à Bangui.

Mais, le sommet de la Cemac initialement prévu fin novembre et reporté au 14 décembre, pourrait encore une fois être reporté, a confié à Xinhua une source proche de la présidence de la république centrafricaine.

Durant son séjour de deux jours au Cameroun, François Bozizé, président en exercice de la Cemac, a invité Paul Biya à effectuer une visite officielle en RCA. Les modalités et la date celle-ci restent encore à déterminer par voies diplomatiques.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 21:47



Selon des informations d’une source proche de la présidence centrafricaine qui a requis l’anonymat, le sommet des chefs d’Etat de la CEMAC déjà reporté au 14 décembre prochain, serait encore reporté une nouvelle à une date non précisée pour la mi-janvier 2010.

De report en report, il y a manifestement un malaise pour la tenue du sommet de Bangui de la CEMAC

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 20:33




 

La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) a transmis, depuis le mois d'août 2009,  par l'entremise du Sultan de N'Délé, les propositions de sortie de crise au Gouvernent de Bangui. Au lieu qu'il s'attelle à ouvrir les négociations, il persiste dans l'erreur de logique de guerre.

Ainsi, ce matin à 7h 22, nos positions ont été prises pour cible par les Forces gouvernementales. Nous avons tout de même riposté militairement. Le bilan s'élève à 58 morts dans les rangs des Forces gouvernementales dont 4 officiers y compris le Commandant de détachement et 3 véhicules. La CPJP, quant à elle, déplore la mort de 8 de ses camarades combattants. Ces attaques ne contribueront qu'affaiblir davantage et inutilement le pays en raison des ressources humaines, financières et matérielles considérables déployées par le Gouvernement.

Enfin, le Conseil Politique de la CPJP invite, une fois encore, les Forces Armées Centrafricaines, à faire l’économie de leurs vies pour de futures nobles missions dans l’intérêt de la Nation, et non au service du régime clanique et prédateur du Président BOZIZE.

 Fait au Camp de la Liberté, le 08 décembre 2009

Pour le Conseil politique,

Le Secrétaire Général, Porte-parole


Assan M’bringa Togbo

 
NDLR : Tant que ces escarmouches se déroulent à plus de 500 km de la capitale Bangui, tout porte à croire que Bozizé s'en fout éperdument. Il n'a manifestement aucune intention de négocier quoi que ce soit avec la CPJP dont il semble bien que ce soit Charles Massi qui est à la manoeuvre dans les coulisses quand bien même son nom ne figure plus dans le nouvel organigramme officiel de ce mouvement.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 12:37




APA-Yaoun­dé (Ca­me­roun) Le chef de l’Etat ca­me­rou­nais, Paul Biya, a dé­non­cé l’in­té­gra­tion sous-ré­gio­nale de l’Afrique cen­trale « qui avance avec une sage len­teur ».

S’ex­pri­mant lundi soir à Yaoun­dé, à l’oc­ca­sion d’un dîner of­fi­ciel of­fert à son ho­mo­logue cen­tra­fri­cain, Fran­çois Bo­zi­zé, en vi­site au Ca­me­roun, il a ap­pe­lé à sur­mon­ter les dif­fé­rences entre Etats, « qui ne sont très sou­vent que la sur­vi­vance du passé ou des égoïsmes ».

« Iso­lés, nous res­te­rons faibles ; unis, nous mul­ti­plie­rons nos forces », a-t-il dé­cla­ré, pro­met­tant sa contri­bu­tion pour une com­mu­nau­té forte en Afrique cen­trale.

Son hôte, pour sa part, a sou­hai­té que l’Afrique cen­trale puisse être une mai­son com­mune plus so­lide, sou­hai­tant la fin de la dis­per­sion des forces qui ne peut être qu’un fac­teur de fai­blesse.

Pour lui, le défi re­lève d’une simple ques­tion de vo­lon­té en vue de créer une com­mu­nau­té forte et dy­na­mique.

Abor­dant le volet bi­la­té­ral, Paul Biya a salué le ren­for­ce­ment des re­la­tions fra­ter­nelles entre les deux pays voi­sins à la lu­mière des ter­ribles épreuves qu’à connues la Cen­tra­frique il y a quelques an­nées.

Il a fé­li­ci­té son in­ter­lo­cu­teur pour avoir mené le dia­logue po­li­tique in­clu­sif ayant conduit à des ac­cords entre le pou­voir et les mou­ve­ments re­belles.

Il a pro­mis que le Ca­me­roun conti­nue­ra à ap­puyer ce pro­ces­sus de ré­con­ci­lia­tion à tra­vers des mis­sions de sé­cu­ri­té et de paix.

« Votre sé­cu­ri­té et votre sta­bi­li­té sont aussi les nôtres. Cela nous oblige à une concer­ta­tion per­ma­nente, y com­pris dans le do­maine de la cri­mi­na­li­té trans­fron­ta­lière », a-t-il in­sis­té.

M. Biya a sou­hai­té une re­dy­na­mi­sa­tion de toutes les formes de concer­ta­tion, no­tam­ment à tra­vers la Com­mis­sion mixte dont la der­nière ses­sion re­monte à 2002, et a pro­mis une so­li­da­ri­té plus agis­sante, entre autre à tra­vers l’ac­cueil des étu­diants cen­tra­fri­cains, l’ex­ploi­ta­tion mi­nière et fo­res­tière et le tra­fic rou­tier dont le Ca­me­roun consti­tue la porte d’en­trée et de sor­tie ma­ri­time de son voi­sin.

Fran­çois Bo­zi­zé et Paul Biya avaient eu un tête à tête quelques heures plus tôt au pa­lais pré­si­den­tiel, après son ar­ri­vée en mi-jour­née qui a elle-même été pré­cé­dée de la dis­per­sion par la po­lice de quelques ac­ti­vistes cen­tra­fri­cains, venus aux pre­mières heures de la ma­ti­née avec des pan­cartes hos­tiles cam­per de­vant l’hôtel où est hé­ber­gé leur pré­sident.

Mo­nique Bo­zi­zé, de son côté, a signé son acte d’adhé­sion à Sy­ner­gies afri­caines contre le sida et les souf­frances, une ONG créée par la pre­mière dame ca­me­rou­naise Chan­tal Biya, qui l’a reçue en au­dience.

Le couple pré­si­den­tiel cen­tra­fri­cain et leur suite quittent Yaoun­dé mardi à 8h50, heure lo­cale.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 12:22




 

8 Dec 2009 par Africa-Times-news.com.

 

Saifee Durbar, ancien vice-ministre centrafricain des Affaires étrangères, est incarcéré en France depuis le 2 décembre dernier.

 Cet homme d’affaires indo-pakistanais qui est un proche du président centrafricain François Bozizé avait été condamné par la justice française en 2007 à trois ans de prison ferme pour escroquerie. Il a été extradé de Londres où il résidait.

Saifee Durbar avait fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques avant de faire main basse sur les fonds. Depuis sa condamnation, il partageait son temps entre Londres et Bangui où il continuait à faire des affaires. Pour le protéger, le président Bozizé l’avait nommé ministre en janvier 2008, avant de devoir le limoger vers la mi-juin sous pressions françaises. Depuis, la France réclamait son extradition à la justice britannique.

Saifee Durbar se morfond derrière les barreaux et c’est l’Elysée qui sourit, car cette affaire tenait à cœur à la diplomatie française. Cet homme d’affaires, proche du président Bozizé, avait été reconnu coupable d’escroquerie en France. Ce jugement a été confirmé par la cour d’appel en 2007. L’affaire portait sur plusieurs millions de dollars. On y parlait de diamants, de sociétés fictives, de banques à capitaux iraniens.

Condamné à trois ans de prison ferme, il avait cependant été nommé au début de l’année dernière vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération par le chef de l’Etat centrafricain. Paris n’avait pas caché sa colère. « Comment tolérer, s’insurgeait-on, qu’un escroc notoire, jugé et condamné comme tel par la justice française, devienne ministre, simplement pour bénéficier d’une immunité diplomatique alors que la France dépense chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros pour aider la Centrafrique !».

Paris, qui avait demandé son extradition, avait fait du limogeage de Saifee Durbar une question de principe et l’avait obtenu. Le reste n’était plus qu’une question de temps. Fin novembre, la justice britannique a donné son feu vert et Saifee Durbar a été extradé vers Paris le 2 décembre dernier. Il a été incarcéré dans une prison parisienne.

Source : RFI.

 

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