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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 02:18


Sultan-Zembellat.jpg



Nous apprenons le décès ce jour à Paris des suites de maladie, du chanteur, compositeur, et artiste musicien centrafricain Sultan Zembellat, de son vrai nom Ghislain Jean -Baptiste ZEMBELLAT né le 15 mars 1959 à Bangui en Centrafrique.

La rédaction de Centrafrique-Presse adresse à sa famille ainsi qu'à ses proches, ses condoléances les plus attristées.



Qui était Sultan ZEMBELLAT ?

"Sultan" était en fait un surnom donné par ses petits camarades d'école primaire où il excellait déjà en épreuve d'Histoire (il pouvait citer de tête plusieurs Sultans à travers l'Histoire de Centrafrique.) Sultan est devenu chanteur à l'âge de 15 ans.

Né d'une famille de chanteurs musiciens, il a beaucoup appris de son feu oncle Joachim Marcel VOMITIENDE, Chef de fanfare Nationale, professeur de musique en Centrafrique

Il était un ancien élève de l'Ecole des Beaux Arts de Dakar, et titulaire d'un DEUG d'Arts Plastiques et d'une Maîtrise en Economie Sociale.

D'abord membre fondateur des ensembles Kongo - Wara et Kokombo à Paris, Sultan ZEMBELLAT dirigeait le groupe Maïgaro dont il était le fondateur. Il chantait l'amour, la nostalgie de Bangui, la terre de ses ancêtres, abordait des thèmes de prise de conscience nationale et exprimait l'âme du peuple centrafricain

Il avait trois disques à son actif: Le premier Mea Culpa en 1984, le deuxième lancé en 1987 et "Séré Boulon" en 1996. Après dix années d'absence de production discographique, Sultan a fait récemment un retour en force avec trois albums. Tout d'abord, " le Baténgué " bal populaire centrafricain qui est un mélange de la Rumba de Bangui et de la Salsa. Il avait crée le site internet maziki.net  qu'il animait avec talent afin de  vulgariser la musique centrafricaine et son histoire.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 01:25


Blaise-Compaore.jpg

 

APA - Ouagadougou 12-02-2010 (Burkina Faso) 29 partis politiques ont officialise leur appartenance à l’opposition politique et travaillent à constituer une force d’alternative au régime de Blaise Compaoré à la prochaine élection présidentielle prévue en novembre 2010, a appris APA vendredi auprès du chef de file de l’opposition à Ouagadougou, Me Bénéwendé Stanislas Sankara.

L’opposition est « décidée à se battre pour le changement et pour la démocratie » a confie vendredi a la presse le président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS) a confié ce matin que

Candidat à la prochaine élection présidentielle Me Sankara sait qu’il ne sera pas l’unique candidat de l’opposition. L’unité d’actions reste une « guerre à gagner » au sein de l’opposition « caractérisée par sa grande diversité », selon Me Sankara.

Pour créer un climat de confiance entre les partis politiques ayant fait officiellement leur déclaration d’appartenance à l’opposition, une commission a été mise en place pour proposer un document cadre de travail et de collaboration.

Ce document cadre en préparation devrait permettre aux partis de l’opposition de « travailler en harmonie et en toute transparence dans le respect des intérêts de tout un chacun », a soutenu Me Sankara.

Installé il y a cinq mois, le chef de file compte rencontrer des personnalités de la société civile et politique pour recueillir leurs conseils afin de renforcer son institution. Il espère pouvoir aussi se doter d’un siège dans les meilleurs délais pour faciliter le travail de rassemblement du chef de file de l’opposition politique.

Affaiblis par leurs émiettements et leurs relations ambiguës avec le régime, les partis de l’opposition n’ont jamais fait le poids devant le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de Blaise Compaoré.

Sous l’impulsion des opposants radicaux, l’Assemblée nationale a voté une loi précisant que seules font partie de l’opposition les formations qui font une déclaration d’appartenance au chef de file et n’ayant pas ses militants au gouvernement.


NDLR : Voilà un exemple dont devrait se servir l'opposition centrafricaine essentiellement caractérisée aussi par son émiettement  et surtout les ambitions souvent irréalistes et démesurées de certains des leaders des partis qui la composent. Il est temps et tout cas hautement souhaitable que ceux qui sont conscients qu'ils ne dépasseront nullement le seuil de 0,.. ou un plafond de 1,..% de suffrages au premier tour de la présidentielle évitent d'être candidats ou retirent leur candidature le cas échéant s'ils ont déjà fait acte de candidature, pour ne pas donner quelque chance que ce soit au candidat du KNK Bozizé. Faute de cela, ils prendront la redoutable responsabilité de reconduire le dictateur sanguinaire Bozizé alias "le dépeceur" pour encore cinq années dans le fauteuil présidentiel, ce que nous espérons, ne doit pas être leur souhait pour la République centrafricaine et son peuple.   

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 01:12


urne.jpg

APA – Dakar - 12-02-2010 - Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) du Sénégal, Doudou Ndir, a promis vendredi à Dakar qu’il « n’y aura pas de favoritisme, ni de parti pris » dans l’exercice de ses fonctions en perspectives des prochaines joutes électorales de 2012.

« Non, non, il ne peut pas y avoir de favoritisme, ni de parti pris. Vous voyez le serment que je viens de prononcer. Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est l’impartialité dans le comportement de tous les membres de la CENA », a-t-il répondu à la presse sur un éventuel favoritisme des membres de la CENA dans le processus électoral.

"Et qui dit impartialité dit définitivement qu’il a tourné le dos à prendre partie pour un acteur plutôt que pour un autre’’ a souligné le président de la CENA.

’’Nous avons un rôle d’arbitre, pourquoi voulez-vous qu’ayant un rôle d’arbitre, nous privilégions un comportement plutôt qu’un autre comportement ?’’, a-t-il lancé aux journalistes.

Le président de la CENA sénégalaise, un magistrat, a été installé dans ses nouvelles fonctions de président de la CENA, le 12 janvier dernier, en remplacement d’un autre magistrat à la retraite, Moustapha Touré.

M. Ndir, installé dans ses nouvelles fonctions de président de la CENA, le 12 janvier dernier, s’exprimait juste après avoir prêté serment devant le Conseil constitutionnel du Sénégal.

Il a prêté serment en même temps que le colonel Momar Guèye, un autre nouveau membre de cet organe chargé de superviser le processus électoral au Sénégal.

 

NDLR : Au Sénégal, c’est parmi les magistrats qu’on choisit et désigne les personnalités susceptibles de diriger la commission électorale nationale. En Centrafrique, on cherche plutôt les médiocres et les nuls. C’est ainsi que le pouvoir de Bangui est allé jusqu'à fouiller parmi les anciens chauffeurs d’ambassade recyclés en « pasteurs » autoproclamés pour dénicher le président de CEI. Dès lors, doit-t-on s’étonner que de gros problèmes surviennent, comme c’est le cas actuellement à Bangui où l’opposition récuse fortement le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé sur la gestion duquel, Bozizé a été contraint d’ordonner malgré lui un audit, trois mois seulement après la prestation de serment et prise de fonction de celui-ci. La transparence et l'impartialité qu'on cherche à atteindre au Sénégal sont loin hélas, d'être la préoccupation des tenants du pouvoir à Bangui. Leur volonté de contrôle et d'assujetissement de  la commission électorale pour  frauder les prochaines élections ne fait l'ombre d'aucun doute. 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 22:44


Gbagbo-et-Soro.jpg

 

ABIDJAN (AFP) - vendredi 12 février 2010 - 22h10 - Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi soir la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI), à la suite de la crise ouverte par la polémique sur une "fraude" présumée du chef de la CEI, Robert Beugré Mambé.

Il a aussitôt reconduit le chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, et l'a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement le 15 février ainsi que le "format" d'une nouvelle CEI.

"Le processus de paix est de nouveau en panne", a lancé M. Gbagbo dans une allocution télévisée, faisant allusion à la polémique sur la commission ouverte en janvier et aux récentes violences liées au contentieux judiciaire sur la liste électorale.

"Afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d'Ivoire d'aller en toute confiance à des élections propres", il a annoncé que "le gouvernement était dissous".

M. Soro, nommé en 2007 à la suite de l'accord de paix de Ouagadougou, est "reconduit dans ses fonctions", a-t-il souligné.

"Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement", qui aura pour "mission" de mener "les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d'Ivoire définitivement de la crise".

"La Commission électorale indépendante est dissoute", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours à compter d'aujourd'hui (vendredi) le format d'une nouvelle commission électorale crédible qui pourra organiser les élections justes et transparentes", a-t-il indiqué.

Sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, le scrutin présidentiel est destiné à clore la grave crise née du coup d'Etat manqué de 2002.


NDLR : En Centrafrique, le processus électoral ainsi que le DDR sont aussi en panne mais Bozizé continue de louvoyer. Il tient  pour des raisons évidentes de complicité avec le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qu'il a bombardé président de la coordination nationale de la CEI, qui est pourtant fermement récusé par les partis de l'opposition démocratique regroupés au sein de l'UFVN et du Collectif des Forces du Changement. Il ordonne en même temps un audit sur sa gestion financière de Binguimalé et l'envoie en mission à Khartoum.

A ce jour, on ne sait toujours pas par qui ni comment sera effectué le dit audit. Il table sur le relâchement par l'opposition de son exigence initiale du départ de Binguimalé de la tête de la coordination nationale de la CEI. De même, sous l'intolérable pression du KNK, il amorce un inadmissible rétropédalage sur la question des comités locaux de la CEI illégalement et clandestinement installés par Binguimalé. Face à tous ces reniements et aux manoeuvres dilatoires des responsables du KNK et de la cour constintutionnelle, le Médiateur Paulin Pomodimo a même menacé de remettre sa démission. Bozizé qui avait pourtant, devant la classe politique, la société civile et le corps diplomatique le
 30 janvier dernier, pris des engagements et annoncé un certain nombre de mesures visant à débloquer la situation, revient sur ses paroles.

Ainsi, l'opposition également se prépare à refuser de signer le projet de protocole d'accord conçu par le Médiateur Pomodimo et le ministre de l'Administration du territoire Elie Ouéfio. Le processus électoral est donc bel et bien en panne par la faute de Bozizé et son clan de faucons du KNK qui tiennent coûte que coûte à réaliser par tous les moyens à leur hold-up électoral.   

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 19:07


Gonda-et-Demafouth.jpg

 

La campagne de sensibilisation sur l'opération désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le processus de pacification du pays est bloquée en raison d'un différend sur des primes à verser aux ex-combattants centrafricains, selon de sources concordantes.



Bangui- le 10 février 2010, 20h28  (AFP) - La campagne de sensibilisation sur l'opération désarmement-démobilisation et réinsertion (DDR) dans le processus de pacification du pays est bloquée en raison d'un différend sur des primes à verser aux ex-combattants centrafricains, selon de sources concordantes.

"La campagne de sensibilisation sur le DDR est bloquée au niveau de la préfecture de la Nana Gribizi, parce que les ex-combattants ont émis des préalables quant au paiement de leur prime globale d'alimentation (PGA) octroyée par le gouvernement", a déclaré mercredi à l'AFP Jean-Jacques Demafouth, vice-président du Comité de pilotage mais également président de l'ex-rébellion de l'armée populaire pour la restauration de la République et la démocratie (APRD) dont font partie ces rebelles.

Au Comité de pilotage, on précise sous couvert de l'anonymat que, "devant ce blocage, les observateurs militaires de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), ainsi que les autres membres de la délégation, ont regagné Bangui mardi soir".

Selon M. Demafouth, "les ex-combattants n'ont pas souhaité que le préfet de la région qu'ils considèrent comme un civil étranger aux instances de commandement de l'APRD, puisse leur payer directement la PGA".

La PGA est une sorte de salaire que sont censés recevoir les anciens combattants qui acceptent de déposer les armes en attendant leur démobilisation complète.

La gestion de la PGA est une perpétuelle pierre d'achoppement dans les négociations depuis le début du processus de paix en 2008.

"Des démarches ont été entreprises pour amener les ex-combattants à laisser le préfet et les membres du comité local du DDR se rendre dans leur base pour assister au paiement de la PGA. Mais les ex-combattants ont campé sur leur position", a assuré M. Demafouth.

La campagne de sensibilisation sur les opérations du DDR a été lancée vendredi, et la Nana Gribizi était la première étape avant les préfectures de l'Ouham et de l'Ouham Pendé (au nord et au nord-ouest).

"L'objectif de cette campagne de sensibilisation est d'expliquer aux ex-combattants les critères d'éligibilité pour bénéficier du DDR (...) de sensibiliser les groupes politico-militaires sur le processus et informer les responsables administratifs et locaux, ainsi que les communautés locales sur leur rôle dans le soutien à la réintégration des démobilisés", selon un communiqué du gouvernement.

Les observateurs de la CEEAC avaient notamment pour mission de "vérifier les listes des combattants soumises par les groupes politico-militaires". Lancé officiellement mi-août 2009, le DDR, doit permettre la démobilisation d'environ 6.000 ex-combattants.

Le DDR fait partie des résolutions adoptées lors d'un forum sur la paix qui a réuni gouvernement, opposition, société civile et rébellions centrafricains en décembre 2008 pour tenter de sortir le pays de plusieurs années de guerre civile.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 16:35


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BANGUI 11 février 2010 (AFP) — Des hommes armés, présumés de la rébellion ougandaise de la LRA, ont attaqué mardi la ville minière centrafricaine de Nzako (sud-est), dont des habitants ont été enlevés, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

"Ces individus armés, reconnus très vite par la population comme étant des +Tongo-Tongo+ (nom donné aux hommes de l'Armée de résistance du Seigneur, LRA) sont entrés dans la ville de Nzako vers 16H00 (15H00 GMT) en tirant des coups de feu en l'air", a expliqué un gendarme basé dans la ville de Bakouma.

Bakouma est à une soixantaine de kilomètres de Nzako. Cette région abrite des gisements d'uranium exploités par le groupe nucléaire français Areva.

Les tirs ont "provoqué la panique au sein de la population qui a pris la fuite vers la brousse et les régions voisines", a expliqué le gendarme, en précisant qu'aucun mort n'avait été "dénombré parmi les habitants".

L'attaque a été confirmée à l'AFP par un employé d'Areva qui se trouvait à Nzako au moment des faits. Cette source n'était cependant pas en mesure de fournir un bilan.

Selon le gendarme, le calme était revenu mercredi à Nzako, où ont été dépêchés des militaires centrafricains basés à Bangassou, grosse ville plus au Sud. Ces militaires "contrôlent la situation jusqu'à présent", a-t-il assuré.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. En 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases traditionnelles pour s'installer dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), frontalière de la Centrafrique.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés


NDLR : Avec une telle insécurité, comment voulez-vous sérieusement faire des élections sur le territoire de la République centrafricaine à l'heure actuelle ! Il s'agit objectivement d'un pays sous occupation. Celle des bandits de la LRA et de l'armée ougandaise au Sud Est et de différents  mouvements politico-armés au Nord (UFDR, MNSP, MLCJ, CPJP, FDPC, APRD).

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 01:04


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Bangui, 11 fév. (ACAP) – L’Ambassadeur du Royaume du Maroc, M. Moulay Abdelhadi El Alaoui Azizi, a remis un lot d’équipements informatiques d’un montant de trente millions de Francs Cfa au ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie, jeudi 11 février 2010 à Bangui.

Cet équipement, composé, entre autres, de 10 ordinateurs portables, 15 ordinateurs de bureau, 15 imprimantes, 15 onduleurs, 3 photocopieurs de moyen format avec 20 tubes d’encre, 1 photocopieur de grande capacité avec 10 tubes d’encre, 5 scanners HP, 100 cartouches d’impression noire HP a été réceptionné par Mme. Ambroisine Kpongo, ministre délégué dudit département

 «On ne reconnaît les vrais amis que par les gestes, car vous avez toujours été à l’écoute de notre ministère », a déclaré Mme Kpongo.

« Votre disponibilité est une preuve de l’amitié, plutôt de la fraternité que la République Centrafricaine et le Royaume du Maroc ont toujours entretenue, et durant votre séjour en Centrafrique, vous avez toujours fait montre d’attention à l’égard du gouvernement, en général, et à l’égard de notre ministère en particulier », a-t-elle ajouté.

 « Cette mise à disposition inaugure à mon sens l’inscription dans les faits de dispositions stipulées dans le protocole d’accord portant établissement d’un mécanisme de consultation conclu à Rabat, au Maroc au mois de septembre 2006 entre les ministères des Affaires Etrangères des deux pays en marge des travaux de la grande commission mixte de coopération centrafricano-marocaine», a fait savoir, M. Abdelhadi El Alaoui Azizi.

« La ferme disponibilité déterminée de l’ambassade du Maroc à affermir et à capitaliser sur l’esprit coopératif dont le ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie a fait de tout temps montre dans la gestion de la bilatéralité centrafricaino-marocaine », a-t-il souligné.

Il faut rappeler que les locaux du ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Régionale et de la Francophonie sont réhabilités par l’ambassade du Maroc.


NDLR : Un Etat qui est incapable de fournir du matériel de bureau à ses ministères est-t-il encore un Etat ! A quoi servent les lignes budgétaires des ministères ? A quoi tient en réalité, la prétendue souveraineté de l'Etat centrafricain ? Plusieurs ambassades de pays amis ne cessent de déverser mois après mois ce genre de matériel à différents ministères mais on se demande bien à quoi et à qui cela profite car chaque fois, de généreux diplomates font don de cartouches d'encre pour photocopieurs ou imprimantes ?  Les ministères centrafricains sont indigents au point de ne même pas pouvoir s'offrir des cartouches d'encre pour leur matériel bureatique ?

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:57


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(Le Pays 11/02/2010)



Les propositions du médiateur nigérian, le général Abdulsalami Abubacar, pourraient entériner le statu quo du régime de Mamadou Tandja. Si la tendance se confirme, l’opposition pourrait en effet se trouver à la tête du gouvernement, le Président Tandja demeurant toujours chef de l’Etat.

Une formule qui semble de plus en plus être privilégiée par ceux qui interviennent pour mettre fin aux crises multiformes qui ruinent les espoirs du continent. Suite aux pressions de la communauté internationale, on se rappelle que les dirigeants de Niamey avaient dû lâcher du lest pour entamer le dialogue avec une opposition tenace, convaincue de son bon droit et surtout soucieuse du respect des principes républicains les plus élémentaires.

Aujourd’hui, le scénario le plus probable pour une sortie de crise semble privilégier le maintien en selle de Mamadou Tandja. Ce dernier, qui a torpillé les textes, renié ses engagements et tourné résolument le dos à la communauté internationale, pourrait donc se voir réhabilité d’une manière ou d’une autre à la fin de la médiation en cours.

Tandja, le « jusqu’au-boutiste » est donc en passe de s’en tirer encore une fois. Cela n’augure rien de bon. Le risque est en effet grand de voir le chef de l’Etat nigérien, spécialiste du coup d’Etat institutionnel, faire des émules sur le continent. A plusieurs reprises, le dialogue entre pouvoir et opposition s’était enlisé dans les dunes du sahel nigérien. En décembre, la médiation dépêchée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est également trouvée dans l’impasse.

Il aura fallu des efforts colossaux de la part de l’ancien dirigeant nigérian Abdulsalami Abubacar pour parvenir à réunir les protagonistes autour de la table de négociation. Après les tiraillements en rapport avec le choix du lieu des échanges, les protagonistes nigériens doivent à présent tabler sur les propositions du médiateur de la CEDEAO qui voudra certainement présenter une image positive des pourparlers au prochain sommet d’Abuja.

La communauté internationale qui a exigé la reprise du dialogue politique inter-nigérien, accorde ses faveurs à une solution consensuelle de sortie de crise. Des pressions multiformes ont été exercées. Par exemple, l’Union européenne a suspendu sa coopération avec Niamey, à l’exception de l’aide humanitaire et des programmes bénéficiant directement aux populations et à la société civile. Un contact étroit existe entre la CEDEAO et l’Union européenne qui voudraient bien voir la médiation menée par le général Abdulsalami Abubacar déboucher sur du concret.

En tout cas, un certain flou transparaît quant à la durée probable de la transition. Combien de temps durera-t-elle ? Prendra-t-elle en compte la durée du mandat que le chef de l’Etat nigérien s’est lui-même octroyée au mépris des textes, du bon sens et des objections de la communauté internationale ? Observer une transition de plus d’un an signifierait pourtant avaliser le coup d’Etat de Mamadou Tandja. On devrait pourtant se garder d’accompagner cet homme dans sa forfaiture, laquelle est dans les faits un véritable coup d’Etat constitutionnel ! Car, si le calendrier reste problématique, le fond du problème lui, demeure le même.

Jusque-là, l’opinion africaine avait cru dans la CEDEAO qui avait donné le ton quant au respect des textes et au refus des coups d’Etat militaires ou constitutionnels. Par conséquent, l’on était en droit de voir l’organisation éconduire Tandja. Quel rapport la médiation livrera-t-elle donc au prochain Sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO à Abuja ? Dans la phase actuelle, l’on semble s’acheminer progressivement vers la reconnaissance du fait accompli. Selon toute vraisemblance, les propositions en provenance de la médiation sont peu audacieuses. Elles pourraient épargner l’actuel chef de l’Etat du Niger. Certes, il ne s’agit pour l’instant que des premières propositions du médiateur. Mais la vigilance exige que les choses soient scrutées à la loupe. Or, les propositions du médiateur nigérian inquiètent sérieusement.

De quelles marges de manœuvre disposera-t-on par exemple, pour faire échec à Tandja si celui-ci cherche à se prévaloir des nouveaux textes pour se succéder à lui-même ? Ce serait un précédent grave et un recul de la démocratie sur le continent que d’abdiquer devant un homme qui aura impunément choisi de nier l’évidence, de renier les textes sacrés et de trahir les siens. Une véritable insulte à l’opinion africaine pour qui, l’ère des coups d’Etat constitutionnels ou militaires semblait pourtant révolue.

Quelle pourrait donc être la position de l’opposition si Tandja devait être ménagé par la médiation ? Que pourrait-elle faire en réalité ? Et si Tandja qui a la boulimie du pouvoir décide de se succéder à lui-même après la période de transition ardemment négociée ? Tandja qui sait à quoi s’attendre par rapport à son opposition, va sans doute geler les choses autant qu’il peut et dans son seul intérêt. Il s’organisera sûrement de manière à la rendre suffisamment atone et aphone pour régner comme il l’entend sur le Niger. Avec même la complicité de certains ténors de la communauté internationale. Que pourront donc les opposants si la CEDEAO et l’U.A. choisissent de tolérer Tandja comme c’est le cas jusque-là ? Que feront-ils si la communauté internationale vient à s’aligner derrière le médiateur venu du pays voisin, le grand Nigeria ? Lui qui est un officier supérieur de son pays, comme Tandja !

Sans doute l’opposition nigérienne n’abdiquera-t-elle pas aussi facilement devant les propositions de la médiation. Accepter de gouverner avec Tandja en lui laissant des prérogatives dignes d’un monarque absolutiste, reviendra certainement à renoncer à la lutte et à ses acquis, à oublier l’énormité des sacrifices consentis.

Au pouvoir au-delà de deux mandats consécutifs, et en violation flagrante de la Constitution de son pays, Tandja pourrait donc dormir les poings fermés. Un véritable triomphe du chef de l’Etat auto-reconduit du Niger, mais surtout un échec cinglant de la CEDEAO. L’organisation démontrerait alors que les coups d’Etat sont toujours du domaine du possible.


"Le Pays"

© Copyright Le Pays

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:53


Mand-la.jpg


(BBC Afrique 11/02/2010)



L'Afrique du sud des années 1960 était bien différente de celle d'aujourd'hui. Blancs et noirs vivaient sur le même territoire mais n'avaient pas les mêmes droits.

 

Le système d'apartheid, de développement séparé, faisait que la minorité blanche occupait de facto un statut priviliégié par rapport à la majorité noire et indienne.

 
Nelson Mandela et le congrès National Africain ont essayé d'abord de combattre le système par des manifestations non-violentes. Nelson Mandela est arrêté une première fois en 1956.

Les audiences durent 5 ans. Le gouvernement n'arrive pas à prouver la culpabilité de Nelson Mandela et des autres membres de l'ANC. Il est obligé de le relâcher.


Cet épisode est loin de faiblir la campagne de l'ANC, qui face à la répression du gouvernement, change bien vite de stratégie et crée Umkhonto we Sizwe, le fer de lance de la nation, la branche armée de l'ANC, en 1961.

 

Très vite cette milice se lance dans des actions de sabotage et attaque des fermes appartenant des familles blanches. Pendant 17 mois, Nelson Mandela est en cavale. Il est rattrapé en août 1962.

Les autorités mettent également derrière les barreaux d'autres membres de la branche armée de l'ANC. Ils comparaissent pour trahison.


Mandela est confiant. Sa ligne de défense étonne et marque plusieurs personnes dans l'assistance.

Finalement Mandela échappe à la peine de mort. Il est condamné à perpétuité le 12 juin 1964. Et transféré dans la prison fortifiée de Roben Island qui a été pendant 3 siècles la prison la plus sûr en Afrique du Sud, d'où il était impossible de s'évader.


A l'arrivée de Nelson Mandela et de ses compagnons, des gardes sarcastiques les accueillent disant: "Bienvenus sur l'île. C'est ici que vous allez mourir". Mandela avait une autre lecture de la situation. Et il n'est pas question non-plus d'abandonner son leadership naturel.

La vie à Roben Island est dure. Mais Nelson refuse de se laisser dominer ou de laisser maltraiter ses codétenus, comme Indres Naidoo. Les longues années de détention ont finalement raison de sa santé.


Le 16 juin 1976, la manifestation de lycéens à Soweto, violemment réprimée, marque un tournant dans l'histoire sud africaine. Pendant que la population noire pleure les dizaines de jeunes, tués par les forces de l'ordre, le gouvernement se montre intransigeant.

Le mouvement ne faiblit pas. La lutte anti-apartheid et pour la libération de Nelson Mandela ont franchit les frontières de l'Afrique du sud. A Londres, en Angleterre, juillet 88, une foule s’est rassemblée pour le 70 ème anniversaire de Nelson Mandela.


Les autorités sud-africaines négocie avec Nelson Mandela, lui propose une liberté conditionnelle. Mais il refuse. Le gouvernement est de plus en plus inquiet.


Le 2 février 1990, le nouveau président, Fréderik De Klerk annonce que Nelson Mandela va être libéré sans conditions. 9 jours après, le dimanche 11 février 1990, le monde retient son souffle. L'homme qui a passé 27 ans en prison pour ses idées doit être libéré.

 
Mandela, accompagné de sa femme Winnie, compagne des jours difficiles, franchit la porte de la prison. Il est un homme libre. Il prononce son premier discours ce soir et exprime sa détermination de continuer le combat.


Mais la route est encore longue. Les Blancs du régime d'apartheid n'ont nullement l'envi d'accorder des libertés civiles aux noirs. Fréderick De Klerk espère toujours neutraliser Nelson Mandela et les caciques de son parti pensent que le dirigeant de l'ANC serait moins 'dangereux' libre qu'en prison.



© Copyright BBC Afrique

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 02:44


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Mon beau miroir / jeudi 11 février par Xavier Monnier bakchich.info

Un diplomate cache parfois l’âme d’un poète raffiné. Jean-Pierre Vidon, ambassadeur de France en Centrafrique, tresse des couronnes au président-putschiste Bozizé. L’uranium du pays vaut bien cette courtoisie.

Est-ce le doux air de Bangui la coquette ? Ou la volonté de cajoler un pays où le géant français Areva se goinfre d’uranium ? À quelques mois des élections présidentielles centrafricaines pudiquement prévues pour printemps 2010, l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon roule des yeux de Chimène pour l’actuel général-président François Bozizé. Quitte à dresser, dans un télégramme diplomatique transmis le 14 janvier 2010, un tableau un brin idyllique du bilan de Bozizé. Sans doute fâché avec les chiffres, Vidon évoque le quinquennat du Président. Quand Bozizé trône depuis sept ans. Quinquennat, septennat ? Peu importe.

Quand on aime, on ne compte pas… Encore plus sirupeuse se veut la description de son putsch en 2003, date où l’alors «  chef d’état-major des armées se résout à prendre le pouvoir par les armes ». Bien entendu, il « promet de rendre le pouvoir aux civils ». Seules des manifestations massives « encore jamais vues à Bangui » ont convaincu le satrape « de revenir sur sa promesse initiale de ne pas se présenter ». Ô bonheur, le bonhomme est élu en 2005. Et le mandat, évidemment s’est bien passé. « La situation politique s’est apaisée (…) tandis que la situation sociale et sécuritaire considérablement améliorée à Bangui. » Seuls bémols, les rébellions du nord du pays qui ont obligé la France à apporter un soutien militaire en 2006 et 2007 ; ou les « affres d’une trésorerie perpétuellement exsangue » imputée aux précédents régimes. En revanche, pas un mot sur les éventuels crimes du putschiste légalement élu. Sur les bords de l’Oubangui, on ne charrie pas pour si peu.


NDLR : C’est un scandale. On finit par se demander de quel pays parle ce diplomate. Si l’ambassadeur de France en Centrafrique passe en effet son temps à envoyer à sa hiérarchie parisienne des rapports aussi mensongers qui sont loin d’être le reflet de la réalité, il y a tout lieu de se poser des questions sur la pertinence des décisions des plus hautes autorités françaises quant aux relations de la France avec la RCA. Cet ambassadeur devrait se poser par exemple la question de savoir pourquoi depuis qu’il a pris ses fonctions à Bangui, aucun membre du gouvernement français n’a encore mis pied dans la capitale centrafricaine.

Les personnalités françaises snobent systématiquement l’escale de Bangui pour se rendre à Libreville, Kinshasa, Brazzaville ou maintenant Kigali. Il y a bien des raisons à cela. La visite du Secrétaire d’Etat à la coopération Alain Joyandet pourtant un moment prévu, est encore reportée sine die et pour cause, malgré la déchéance et l’incarcération à la prison de la Santé de son ex homologue, le malfrat Saifee Durbar. Bozizé et son clan ne sont pas fiables et n’inspirent pas confiance.

Par ailleurs, ce diplomate ferait mieux de s’édifier en lisant les nombreux rapports de Human Rights Watch, Amnesty International et la FIDH sur les responsabilités personnelles de Bozizé et son fils dans les incendies de villages dans le Nord et la présence de nombreux et innocents civils qui végètent encore en brousse et dans les camps de réfugiés de l’UNHCR au sud du Tchad et à l’Est camerounais.

De quel apaisement parle-t-il ? Où voit-t-il une quelconque amélioration de la situation sécuritaire? Presque chaque jour, ses affirmations sont démenties par les faits d’actualité. Au nez et à sa barbe, Bozizé et sa soldatesque ont torturé et assassiné Charles Massi. Qu’en pense-t-il ? Paris devrait remonter quelque peu les bretelles de cet ambassadeur qui fait un peu trop la part belle à un tyran qui est en train d’instaurer avec sa complaisance voire sa complicité, une dictature sanguinaire dns ce pays. Un tel ambassadeur
  fait honte à la France.  

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