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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:03

 

 

 

Ntsimi 2012

 

 

Accablé Antoine Ntsimi

Quotidienlejour.com Mercredi, 11 Avril 2012 11:09  Beaugas-Orain Djoyum

 

Cémac. Refoulé de Bangui, le président de la Commission est devenu la cible d’accusations de gabegie. Le diplomate camerounais se terre à sa résidence dans son village. Son silence nourrit davantage les soupçons.

 

Chicago boy, California boy, 7ème président de la Cémac, père de la Cémac, etc., bien nombreux sont les qualificatifs pour désigner le président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). 

Mais le très bouillonnant Antoine Ntsimi ne dit plus rien. Rien aussi au sujet de la campagne qu’il avait récemment lancée sur son site web pour sa reconduction à la tête de la Cémac en 2012 pour un nouveau mandat de cinq ans. Terré dans sa luxueuse demeure au village Ezezang, à 10 km de Yaoundé, Antoine Ntsimi se repose. C’est de là qu’il lit, depuis le 22 mars 2012, au lendemain de son refoulement au Cameroun, les articles de la presse nationale et internationale au sujet de l’affaire qui, désormais, porte son nom. Le 7ème président de la Cémac, comme l’aurait appelé Paul Biya au cours d’une cérémonie officielle, est dans de beaux draps. Chez lui, il ne reçoit que sur rendez-vous. Surtout pas de journalistes. 

 

Retraite

Inutile d’insister auprès du militaire armé qui ouvre le portail de la clôture en béton armé, d’environ 3,5m de hauteur et parée de fils barbelés qui empêchent de contempler le luxe de la résidence. Les articles et les révélations que les journalistes ont écrits au sujet de cette affaire y sont pour quelque chose. Les médias n’ont pas été tendres envers lui. Notamment Jeune Afrique. Même la presse nationale ne lui a pas fait de cadeau. « Comment Le Jour peut-il relayer les fausses informations que donne Jeune Afrique ? », s’interroge un proche d’Antoine Ntsimi. « Nous voulons donner la bonne information en sollicitant un démenti de sa part. Un rendez-vous pour une interview sur les révélations de Jeune Afrique et sur sa version des faits concernant son refoulement de la République centrafricaine ne serait pas plus mal », répond le journaliste à ce proche. « Il ne parle pas. Actuellement, il est muet comme une tombe », rétorque notre interlocuteur.

 

Tout commence le 21 mars 2012 à l’aéroport de Bangui-Mpoko. Alors que l’homme fort de la Cémac débarque à peine du vol d’Ethiopian Airlines en provenance de Douala, le commissaire de l’aéroport lui indique que, sur hautes instructions du président de la Rca, François Bozizé, il lui est demandé de ne plus fouler le sol centrafricain où se trouve le siège de la Cémac. Cinq jours plus tard, le ministre des Affaires étrangères de la Rca publie un communiqué le déclarant persona non grata en Rca, " afin de préserver les bons rapports entre l'Etat de siège (la Centrafrique) et la Commission de la Cémac, et d'assurer le maintien des relations fraternelles et cordiales entre la République centrafricaine et les autres Etats membres de la Communauté ". C’est ainsi qu’éclate au grand jour la guerre ouverte entre Antoine Ntsimi et le président François Bozizé, qui accusait déjà le Camerounais, sur les antennes de la télévision Vox Africa, « de ne pas respecter les textes et de faire traîner les choses ». 

 

Méprise 

Si l’acte de François Bozizé est diversement apprécié par les Camerounais, un bon nombre désapprouve les comportements prêtés à leur compatriote de diplomate qui a été, de 1990 à 1995, le ministre des Finances du Cameroun. D’abord, son attitude à l’endroit du président de la République centrafricaine. « Il n’a aucun respect pour le chef de l’Etat centrafricain », affirme Mathurin Momet, le directeur de publication du Confident, un journal centrafricain. Joint au téléphone, ce patron de presse ajoute qu’Antoine Ntsimi n’a jamais répondu aux invitations de François Bozizé. « Antoine Ntsimi n’a jamais rencontré le ministre des Affaires étrangères de la Rca. Or, tout diplomate qui arrive à Bangui rencontre ce ministre. Idem pour le président de la République qu’il refuse de rencontrer ». En effet, explique le journaliste, le mis en cause refuse de venir au palais présidentiel quand Bozizé l’invite. « Ils se rencontrent seulement lors des cérémonies officielles comme ce fut le cas lors du dernier sommet de la Cémac à Bangui », indique Mathurin Momet. Une attitude que le président centrafricain considère comme méprisante, d’après notre interlocuteur. Et ce mépris commence à la veille du sommet de Bangui, apprend-on. L’arrogance de l’ancien député de la Lékié est également décriée par des Camerounais résidant à Bangui. Dans une tribune publiée au Journal du Cameroun, Georges Njamkepo, sans précisions aucune, affirme que « dès les premiers jours de son magistère à Bangui en 2008, il s’est permis d’insulter copieusement, consciencieusement et avec une fréquence de métronome, le président Bozizé, chef d’un Etat frère ».

 

Autre accusation portée par les Centrafricains à l’encontre d’Antoine Ntsimi, son manque d’estime à l’égard du peuple centrafricain. « Pour Antoine Ntsimi, il n’y a pas d’intellectuels en Rca. Or, nous avons des hauts cadres qui occupent des fonctions importantes dans les organisations internationales », note le directeur de publication du Citoyen. D’après lui, Antoine Ntsimi justifie son attitude par deux arguments : « La Rca n’est pas à jour de ses cotisations à la Cémac et il n’y a aucun intellectuel centrafricain pour le remplacer à la tête de la Communauté ».

Les histoires concernant l’arrogance d’Antoine Ntsimi au Cameroun ont refleuri dans la presse camerounaise au lendemain de son refoulement de Bangui. Ainsi donc, rapporte le Messager, l’ancien député de la Lékié, au lendemain de son élection à l’Assemblée nationale, aurait jeté un journal à la figure de son directeur de la publication. Celui-ci venait fièrement lui montrer son tabloïd dans lequel le nouveau député figurait à la une. Mais Antoine Ntsimi n’a pas apprécié que figure sur la même une le Dg d’une société en charge de la production de l’eau. «Qui t’a dit que quand on parle de moi, on parle de celui-là ?», aurait-il lancé au journaliste ébahi.

 

Dépensier

Autre fait caractérisant Antoine Ntsimi, son goût prononcé pour le luxe. Une qualité qu’on peut lui reconnaître. « Ce qu’on peut retenir d’Antoine Ntsimi, c’est qu’il est arrogant et qu’il vit dans un luxe insolent. D’après lui, la maison dans laquelle il habite n’est pas digne d’être celle d’un président de la Cémac. Or, tous les Camerounais qui ont dirigé la Cémac ou l’Udéac ont vécu dans cette maison sans problème. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles il est toujours entre deux avions », affirme le journaliste Mathurin Momet. Le luxe, c’est aussi dans ses déplacements en jet privé et ses déjeuners princiers. Jeune Afrique (n°2673) a récemment exposé quelques reliefs. D’après ce magazine, Antoine Ntsimi aurait présenté à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Béac) une facture faramineuse de 19.940 euros (13.079.782 F.Cfa) qui aurait servi à payer, au restaurant l’Orénac de l’hôtel Méridien Etoile à Paris, « une réception donnée le 14 février 2012 par le président de la Commission de la Cémac en l’honneur au directeur général de l’Agence française de développement, Dov Zerah, à l’occasion de la signature d’une convention budgétaire globale Afd-Cémac ». Réception dont Dov Zerah ne se souvient pas d’ailleurs. Pour ses déplacements privés, pour le seul mois de février 2012, il aurait ordonné le décaissement dans le compte de la Cémac à la Béac de la somme de 322 millions F.Cfa.

 

Mutisme

A toutes ces accusations et révélations, Antoine Ntsimi ne souhaite pas réagir. Samedi dernier, 07 avril 2012, après avoir emprunté une motocyclette au lieu-dit « Olembe dispensaire » à Yaoundé, l’on arrive, au bout de dix minutes de route environ, à son domicile au village Ezezang. Le militaire qui nous reçoit affirme qu’il est incompétent pour satisfaire notre demande. Il fait venir un gendarme qui explique au reporter du Jour que « Antoine Ntsimi ne reçoit que sur rendez-vous. Surtout pas les journalistes. Il a décidé de ne pas parler de la Cémac. Il y aura un temps pour cela. Il ne peut donc vous recevoir ». Un silence diversement interprété.

 

Dévaluation 

Mis de côté ses dépenses faramineuses et son comportement décrié, Antoine Ntsimi reste un diplomate dont les actions au Cameroun restent palpables et bénéfiques pour les finances nationales. Formé à la prestigieuse Chicago Booth School of Business, d’où il obtient un Mba en Finance, il a été, de 1990 à 1995, ministre des Finances du Cameroun. C’est à cette période qu’il s’illustre. Nommé dans un contexte de crise économique, il a pour mission de redresser l’économie camerounaise. On lui doit ainsi la restructuration du système bancaire camerounais au début des années 1990 après la faillite en cascade de plusieurs banques locales, l’instauration de la taxe sur la valeur ajoutée(Tva) en lieu et place d’une kyrielle de taxes, la réduction de la masse salariale des fonctionnaires et agents de l’Etat, l’instauration du système de péage routier et de la taxe à l’exportation des grumes, qui continuent de rapporter d’importantes recettes à l’Etat. Le succès de ces mesures crédibilise davantage le Cameroun auprès des bailleurs de fonds.

 

C’est également Antoine Ntsimi qui, le 14 janvier 1994, à Dakar au Sénégal, assis aux côtés des chefs d’Etat africains, annonce la dévaluation du FCfa. Deux ans après son limogeage du gouvernement, il est élu député de la Lékié. Il occupera le poste de vice-président de l’Assemblée nationale. Le 5 avril 2005, il est nommé, par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cééac), secrétaire général adjoint chargé du département de l’Intégration physique, économique et monétaire. En avril 2007, Antoine Ntsimi  devient le premier président de la Commission de la Cémac à la suite de la réforme communautaire. 

 

Aujourd’hui âgé de 57 ans, il veut briguer un second mandat de cinq ans. Il brandit pour cela le Programme économique régional (Per). Il a récemment signé une convention d’aide globale avec l’Agence française de développement d’un montant d’environ 13,5 milliards F.Cfa pour le financement du Per. Son challenge ne sera pas évident dans la mesure où les présidents Bozizé de la Rca, Ali Bongo du Gabon militent depuis plusieurs années pour son éviction. Qu’importe ! Il s’est déjà assuré un parachute doré. Une indemnité pour services rendus à la Cémac d’un montant équivalent à 52 mois du dernier salaire brut. Soit environ un milliard de  F.Cfa. Qui dit mieux ? 

 

Beaugas-Orain Djoyum

 

 

Afrique Centrale : Sortir la CEMAC de l’impasse

 

Meyya Furaha/ 11/04/2012 2:11

 

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) serait dans l’impasse avec un statuquo inquiétant, d’après des sources proches du président de la commission Antoine Ntsimi qui a été interdit de séjour en Centrafrique, pays de siège.  Mais aujourd’hui  en plus d’avoir un président errant, le bilan des activités de la CEMAC est loin d’être satisfaisant. En effet  les grands chantiers annoncés depuis plus de deux ans n’ont guère avancé et ne semblent même pas l’être dans un futur proche. On en veut pour preuve, la compagnie régionale Air Cemac qui selon les prévisions devrait décoller avant l’été 2010, avec l’appui technique de South African Airways (SAA).

 

Pour le moment dans les ciels de l’Afrique centrale, toujours pas de traces d’avions. De plus l’organisation régionale a rompu son contrat avec la SAA mais l’optimisme semble toujours de mise au sein de la CEMAC puisque le vice-président se veut rassurant en déclarant : « Une solution alternative  est en négociation ».  Ajouté à tout ceci un projet qui sommeil depuis près de dix ans dans les placards est celui du passeport unique. Il devait être progressivement adopté à partir du 1er avril 2010. Mais ce n’est qu’en juillet 2011 que les derniers détails ont été arrêtés (armoiries, codes couleurs, passeports diplomatiques…), et des spécimens seraient disponibles au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale uniquement.

 

Par ailleurs l’ambitieux projet du rapprochement des Bourses de Libreville et de Douala, qui devait être réalisé début 2011, stagne aussi. Pour booster le dossier la Banque africaine de développement (BAD) a d’ailleurs décaissé 1,5 million d’euros. Et enfin, le programme « CEMAC 2025 : vers une économie régionale intégrée et émergente », a encore du mal à émerger.

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 18:03

 

 

 

 

Socrate-Bozize-et-Jean-Jacques-Demafouth.JPG

Jean-Jacques Demafouth ici à droite avec Socrate Bozizé lors de l'investiture de Bozizé ldu 15 mars 2011

 

Bangui, 11 avril (C.A.P) – Le président de l’APRD et vice-président du Comité de pilotage du DDR, Jean Jacques Demafouth vient d’être mis en liberté provisoire par le doyen des juges d’instruction apprend on auprès d’une source proche de l’intéressé.

Après avoir fait l’objet d’une arrestation rocambolesque dans le cabinet même du ministre de la justice, le demi-dieu Firmin Findiro qui l’y avait convoqué le 6 janvier dernier, Jean Jacques Demafouth a toujours clamé son innocence et était détenu jusque-là dans les geôles de la Section Recherche et Investigation (SRI), police politique du pouvoir bozizéen.

C’est plus d’un mois seulement après son arrestation qu’il a été inculpé d’ « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » mais ses avocats, Me Nicolas Tiangaye et Mathias Morouba souvent empêchés de rendre visite à leur client, n’ont cessé de dire que son dossier d’accusation était totalement vide.

Selon nos informations, le seul élément de ce dossier tenait à une fiche d’environ deux à trois pages qu’un des spécialistes des fiches mensongères de la bozizie a rédigée contre Demafouth, prenant prétexte sur un entretien qui aurait eu lieu entre le chef rebelle de l’UFDR Zakaria Damane et le délégué de l’Union Européenne à Bangui Guy Samzun qui aurait porté uniquement sur les questions de DDR.

La mise en liberté  de Jean-Jacques Demafouth qui aujourd’hui après une aussi grave accusation et toutes les pressions tant nationales qu’internationales de toute nature, est bien la preuve que son affaire était bel et  bien un pur montage politique de toute pièce en dépit des rodomontades des grossières accusations sans la moindre preuve de Bozizé et Findiro dont la seule préoccupation était de régler de vieux comptes avec lui.

Autre point qui atteste de ce que cette affaire n’en était vraiment pas une, toujours d’après nos informations, c’est carrément le doyen des juges d’instruction qui a pris les devants en demandant aux conseils de Demafouth de déposer une demande de mise en liberté provisoire pour leur client, ce qui est franchement le comble du ridicule dans cette affaire digne de l’arbitraire et de la dictature si courants en bozizie.  L'ancien et le nouveau député de Birao 2 arrêtés en même temps que Demafouth,  déportés et détenus eux à la prison spéciale et personnelle de Bozizé de Bossembélé appelée "Guantanomo", ont également bénéficié de la mesure de mise en liberté provisoire.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 02:41

 

 

 

 

 

supermarche-RAYAN-nouveau-chantier-3-.JPG

avec l'exonération fiscale que Bozizé lui a accordée, Ali El AKHRASS construit deux immeubles à la fois en plus de l'immeuble qu'il a prétendu avoir acheté avec la complicité du demi-dieu  Findiro

 

 

 

supermarche-RAYAN-nouveau-chantier.JPG

 

L’incendie le 9 juin 2010 du supermarché RAYAN à Bangui dont l’auteur comme l’ont montré les conclusions de l’enquête de gendarmerie qui été diligentée, n’est autre que le propriétaire libanais Ali AKRASS lui-même, a donné l’occasion à ce dernier qui est par ailleurs et comme par hasard, membre du comité des sages du KNK et ami personnel de Firmin FINDIRO et BOZIZE, l’occasion d’obtenir de ses amis au pouvoir, une exonération fiscale pendant cinq (5) ans pour l’importation des matériaux de construction pour réhabiliter son supermarché et aussi pour les marchandises à y entreposer. Selon nos informations, d’autres commerçants libanais de la place profitent maintenant de cette exonération fiscale pour importer gratuitement leurs marchandises.

Au vu des photos ci-dessous, en moins de deux ans, ce pyromane a pratiquement déjà fini l’édification de deux immeubles jouxtant celui qui a été ravagé par l’incendie du 9 juin 2010 qui a servi de prétexte à BOZIZE de réclamer à ses services de sécurité le « dépeçage » de ceux-là mêmes, Jean Daniel DENGOU et l’ex-bâtonnier Symphorien BALEMBY qu’il a désignés d’office sans la moindre preuve comme les auteurs de l’incendie et ainsi contrait depuis lors à quitter précipitamment le pays pour s’exiler en France.

A ce jour, les personnes arbitrairement arrêtées dans la foulée de cet incendie dont Mme BALEMBY et des collaborateurs de son mari ainsi que ceux de Jean Daniel DENGOU et ses parents, déportées et détenues plus d’une année dans un premier temps à la prison de Bossembélé et ramenées dans les prisons de Bangui après moult pressions, continuent de croupir toujours dans les geôles en dépit de l’ordonnance de mise en liberté de la chambre d’accusation de la cour d’Appel.

La détention de ces personnes jusqu’à présent ne s’explique que par la seule volonté et le droit divin de FINDIRO et BOZIZE. C’est un véritable scandale, un déni de justice et une grave violation des droits de l’homme mais ces demi-dieux n’en rien à foutre tandis que leurs victimes continuent de souffrir pour rien en prison. C’est tout aussi scandaleux et insupportable de voir l’auteur de l’incendie de son propre supermarché bénéficier de toutes les facilités fiscales du pouvoir et faire étalage de sa fortune pour narguer les Centrafricains de la sorte. 

Faut-il rappeler que ce monsieur a fait un don d’une enveloppe de 600 millions de F CFA au KNK comme contribution à la campagne électorale de BOZIZE de 2010 -2011. Certaines informations à Bangui font état de ce que BOZIZE serait personnellement actionnaire, ce qui ne serait pas très étonnant compte tenu de la propension maladive de ce dernier à être systématiquement actionnaire dans tout ce qui bouge dans le monde des affaires et des entreprises de ce pays, dans le business de Ali AKHRASS.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 02:38

 

 

 

 

route-Bgui-Damara.jpg

Radio Ndéké Luka Mardi, 10 Avril 2012 15:16

Les habitants du village Libi, localité située à 125 kilomètres au nord de Bangui ont barricadé la route nationale numéro II pour attirer  l’attention des autorités civiles et militaires de Bangui sur l’insécurité persistante dans cette région. Cette insécurité est provoquée par des éléments du général rebelle tchadien Baba Ladé.

Des témoins ont indiqué que l’origine de cette grogne de la population,  c’est l’invasion   du village Bossélé le vendredi dernier à 14 heures, par des éléments habillés en tenues militaires, portant des bérets rouges,  dont on ne connait pas encore  l’appartenance. Ces éléments ont été assimilés aux rebelles de Baba Ladé.

Ces bandits  ont de ce fait, arrêté trois véhicules  dans lesquels se trouvaient des passagers. Ils les ont dépouillés de tous les biens qu’ils avaient sur eux, argents et d’autres  objets de valeur, avant de se retirer dans la forêt, leur lieu de refuge.

Mais puisqu’il n’a jamais un sans deux, dans la nuit de dimanche 08 avril, les mêmes rebelles ont réinvesti le village Bossélé. Cette fois-ci, ils ont fait des fouilles minutieuses dans chaque. Des magasins du village ont été cassés, de la  farine a été emportée ainsi qu’une somme d’argent dont le montant avoisine 300 000 francs CFA.

Face à cette situation, les jeunes et les notables de la localité ont envoyé un mémorandum aux autorités de Bangui pour les supplier de mettre sur pied une base militaire dans leur village pour assurer leur sécurité. Seulement, aucune réponse favorable n’a été donné à ces habitants.

Mécontente des forfaits répétés et au mutisme du gouvernement centrafricain, une partie des habitants du village s’est organisée en autodéfense, et s’est mise à la poursuite des assaillants.. Malheureusement un des jeunes du village qui fait partie du groupe d’autodéfense constituée pour le besoin de la cause,  a pris une balle des rebelles. La victime a succombé de ses blessures.

D’autres sources proches des manifestants ont affirmé ce mardi que la population qui était en effervescence lundi a démantelé provisoirement  les barricades érigées. Elle entend la réponse des autorités de Bangui,  sur les points de revendications contenus dans leur mémorandum. Ils ont déclaré qu’au  cas où la réponse des autorités de Bangui ne leur donne pas satisfaction, ils envisagent d’ores et déjà  d’autres actions tendant à perturber la libre circulation  des personnes et des biens sur le trajet Bangui-sibut-Sibut-Bangui.

A titre de rappel il y’a quelques jours, le village Kassia situé sur l’axe Ndjoukou-Galafondo dans la préfecture de Kémo a fait l’objet de l’invasion des rebelles non identifiés. Ces rebelles auraient  dépouillé des voyageurs de tous leurs biens, avant de les libérer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 02:27

 

 

 

 

 

Patrice Edouard Ngaissona

 

Bangui, 4 mars. (ACAP) - Le Président de la Fédération Centrafricaine de Football (FCF), Patrice Edouard Ngaïssona, a demandé au ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture Jean Serge Bokassa, de revenir sur sa décision visant à mettre en place une structure dont la mission est de contrôler la bonne utilisation des fonds alloués à la Fédération Centrafricaine de Football, au cours d’un point de presse, mardi 3 avril 2012, à Bangui.

La réaction du Président Patrice Edouard Ngaïssona fait suite à une décision du Ministre de la Jeunesse visant à contrôler la gestion des subventions de l’Etat et de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) allouées à la Fédération Centrafricaine de Football.
 
Dans son analyse, Patrice Edouard Ngaïssona considère que le gouvernement est en train de s’immiscer dans les affaires de l’organisation footballistique  et  cela a  pour conséquence la menace de suspension de l’équipe nationale de football des prochaines compétitions de la FIFA.
 
Pour Patrice Edouard Ngaïssona, cette décision du gouvernement est de nature à entraver la bonne marche du développement du football centrafricain.

Le Président de la Fédération Centrafricaine de Football a saisi l’opportunité pour annoncer la rencontre qui mettra aux prises les Fauves juniors de la République Centrafricaine aux Léopards de la République Démocratique du Congo en match aller des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations le 22 avril prochain.

 

NDLR : C’est à la faveur du coup d’Etat de son parent Bozizé de mars 2003 que ce Patrice Edouard Ngaissona a retrouvé la liberté alors qu’il dormait en prison à Ngaragba. S’il a tout fait pour s’imposer à la tête de la Fédération centrafricaine de Football, ce n’était pas pour rien. S'il n'a rien à se reprocher pourquoi craindrait-il le contrôle des subventions de l'Etat à la fédération de football ? De quoi a-t-il peur ? Ce monsieur est une véritable sangsue pour l’Etat centrafricain. Toute sa prétendue fortune a été bâtie sur le dos du trésor national.

Le ministre des sports Jean Serge Bokassa perd son temps sachant que ce Ngaissona bénéficie du parapluie de son parent Bozizé pour procéder à la succion du sang de l’Etat. Pour avoir la chance de se faire payer le moindre OP, il faut passer par le canal de Ngaissona qui te prendra sa commission au passage.

Tous les DAF et autres chefs de service financier des ministères sont ses obligés pour l’obtention de la moindre rame de papier et autres fournitures de bureau pour le fonctionnement de l’administration. Tout Bangui le sait mais Ngaissona est toujours là. C’est un fournisseur de motocyclettes pour les agents de l’Etat, motos qu’il fait venir de Douala sans acquitter la moindre taxe douanière. Bozizé lui-même sait que c’est un escroc notoire, un voleur tout en étant aussi un "député" de la bozizie. C’est tout cela à la fois, patrice Edouard Ngaissona.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 01:39

 

 

 

RCA carte-2

 

 

Boali : Pénurie de manioc constaté sur le marché

manioc-au-soleil.JPG

 

Le prix du manioc est passé de 1750 Fcfa à 3000 Fcfa ces dernières semaines à Boali, a rapporté ce matin la radio ICDI.

« J’ai 15 personnes en ma charge, avec l’augmentation du prix du manioc, mes enfants ne mangent plus à leur faim », a déploré Frédéric Dabilengué, un chef de ménage de la ville de Boali interrogé par radio ICDI. Pour ce dernier, l’administration communale doit prendre ses responsabilités en réglementant les prix des produits de première nécessité sur le marché local.

Harminaud Sanzet cultivateur à Boali estime que ce sont les vendeurs de manioc qui augmentent impunément les prix des cuvettes pour se faire plus d’argent.

Un personnel de la mairie de Boali qui a requis l’anonymat a souligné que cette hausse du prix du manioc est constatée dans plusieurs communes dans toute la préfecture de l’Ombella M’poko, notamment à Bossembele, à Yaloké, et à Lambi parce que la population ne s’intéresse pas beaucoup à l’agriculture.

Il a annoncé une réunion dans les prochains jours avec les chefs de quartiers et les chefs de villages pour réfléchir à cette situation.

 

Boda : une pluie diluvienne fait des sans-abris

Une pluie diluvienne accompagnée d’un vent violent s’est abattue sur la ville de Boda (sud) dans la nuit du 9 au 10 avril, faisant de nombreux sans-abris, a rapporté ce matin radio Songo de Mbaïki.

D’après les nouvelles annoncées par radio Songo, plusieurs maisons ont été détruites et on compte des centaines de victimes qui ont perdu leur maison. La toiture du lycée de Boda a été également emportée par le vent. On ne connait pas encore le bilan de cette catastrophe.

 

 

 

Bangui : Les employés mécontents de leur substitution par des élèves gendarmes

Certains receveurs et certaines hôtesses de la Société nationale de transport urbain (SONATU) ont critiqué ce matin l’utilisation des élèves gendarmes à leur place depuis la fin de la semaine passée.

« Le samedi passé, nous étions programmés comme d’habitude pour aller travailler. Mais arrivé sur le terrain, on nous a écarté au profit des élèves gendarmes, ce n’est pas normal », a confié une hôtesse.

Un autre a fait savoir que cette décision aurait été prise par la gendarmerie sur la base des rameurs qui accusent les receveurs et les hôtesses de ne pas faire de bonnes recettes. « Je pense que autorités de la gendarmerie ont cédé à des rumeurs. Je sais que nos recettes ont diminué parce que les élèves sont en vacances de Pâques».

« Je pense que ce n’est pas la solution, mon souhait est que l’on arrive à mettre en place rapidement un autre conseil d’administration pour veiller au redressement de la société, les gendarmes ne doivent pas être transformés en receveurs ou en hôtesses », a estimé une autre hôtesse aussi a elle aussi gardé l’anonymat.

Le RJDH n’a pas pu joindre la gendarmerie pour avoir sa version des faits. Signalons que dans un entretien exclusif avec le colonel directeur général de la gendarmerie, Pierre Chrysostome Sambia, réalisé dans la dernière semaine du mois de mai, ce dernier avait annoncé la mise en chômage technique d’une partie du personnel à cause de la crise. Mais cette décision n’a pas encore été rendue publique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 01:34
 
 
 
 
CEMAC.gif
Source : (Le Pays) mardi 10 avril 2012
Le président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le Camerounais Antoine Ntsimi, n’en finit pas de défrayer la chronique. Après avoir fait la Une de l’actualité le 22 mars 2012 pour avoir été refoulé de Bangui, en Centrafrique (où se trouve le siège de la CEMAC), il est une fois de plus sous les projecteurs. Cette fois, c’est pour un dîner à la note jugée suffisamment salée, environ 20 000 euros, soit plus de 13 millions de F CFA, qui aurait été organisé le 14 février dans un restaurant parisien à l’occasion de la signature d’une convention de financement entre la CEMAC et l’Agence française de développement (AFD). On en serait resté là sur cette affaire de dîner copieux si, après que l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique s’en est fait l’écho, le directeur général de l’AFD, Dov Zerah, n’avait pas nié avoir été parmi les convives.
Plus grave, il entend saisir la justice pour tirer au clair cette affaire d’utilisation de son nom et de son titre à des fins qu’il ignore. Manifestement, beaucoup de faux transpirent de cette affaire : faux dîner, faux convives, fausse note de restaurant, fausse cérémonie de signature qui, en réalité et selon le directeur général de l’AFD, a eu lieu le 23 février non pas à Paris mais à Bangui en présence du représentant local de l’agence. Un « deal » sans doute mal goupillé qui rejaillit négativement sur le premier responsable et, partant, sur la CEMAC elle-même. Et voilà un organe de l’intégration en Afrique centrale secouée par un scandale de gestion après les détournements de fonds à l’agence parisienne de la Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), révélés au grand jour par le même Jeune Afrique.
Ce mic-mac tombe mal pour le président de la commission de la CEMAC. En effet, l’affaire éclate au moment où M. Ntsimi fait l’objet de critiques virulentes de la part de la presse et des autorités centrafricaines. Le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, ne cache pas son aversion pour ce Camerounais élu en 2007 pour un mandat de 5 ans et qui compte bien rempiler. Son mandat, bien qu’il s’achève cette année, paraît une éternité pour les autorités de Bangui qui ne veulent même plus le voir en peinture.
Antoine Ntsimi est incontestablement une victime de la farouche volonté de la Centrafrique de voir appliqué le principe de la rotation par ordre alphabétique à la tête des organisations régionales, qui lui permettra de prendre les commandes de la CEMAC. Si fait que des personnes pensent à une cabale montée pour débarquer l’indésirable, le salir et compromettre ses chances de réélection au cas où le principe ne serait pas appliqué. Info ou intox ? Il y a un fait qu’au-delà de la CEMAC, les institutions sous-régionales ou régionales africaines sont loin d’être de bons exemples en matière de bonne gouvernance.
Ces institutions se révèlent être beaucoup plus des officines de placement d’amis et de proches de chefs d’Etat que des organes d’intégration. En effet, il n’est un secret pour personne que pour être le premier responsable de ces institutions, il faut d’abord être en odeur de sainteté avec le chef de l’Etat de son pays qui, d’ailleurs, porte la candidature. Des arrangements politiques sont souvent même faits pour confier les rênes de ces institutions à de malheureux candidats aux grandes élections politiques dans leurs pays. Histoire de les éloigner un bout de temps de leur pays pour qu’ils ne « gênent » pas les présidents et autres autorités en place. Les accointances passent d’abord avant la compétence.
La conséquence de cet état de fait est la gestion irresponsable, la gabegie, les détournements de fonds, auxquels n’hésitent pas à se livrer ceux qui sont nommés à la tête de ces organisations d’intégration régionale. Ils sont assurés d’une certaine impunité et n’ont de comptes à rendre à personne sinon qu’à leurs mentors de chefs d’Etat à qui ils se sentent redevables. Ce sont des nids de protégés de chefs d’Etat. Le fameux « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » n’ a pas sa place. Et on ne doit pas être étonné que des scandales émaillent le fonctionnement de ces institutions.
Séni DABO
 
 
 
Cemac  le Tchad et le Cameroun sur le départ ?
 
Afrik.com  10 avril, 2012
 
En marge de la prestation de serment du nouveau président sénégalais, Macky Sall, le Premier ministre tchadien, Emmanuel Ndingar, a, selon le bloggueur, Evariste Koné Djeketé, initiateur du GRAT (Groupe de réflexion et d’Action du Tchad), déclaré que l’adhésion du Tchad « à la Cédéao est en bonne voie ».
 
A strictement parler, le Tchad est bel et bien situé en Afrique de l’Ouest si l’on considère comme telle la région qui, sur le flanc atlantique, s’étend des pays côtiers au nord du golfe de Guinée au Fleuve Sénégal.
 
Le Cameroun est lui aussi situé sur le golfe de Guinée, à la charnière de l’Afrique centrale et de l’Afrique occidentale, il ne peut logiquement pas prétendre à intégrer l’Union européenne ou l’Alena (Accord de Libre Echange Nord Américain). Cela dit, tout militerait en faveur de sa candidature s’il se résolvait à devenir membre de la communauté ouest-africaine, la Cédéao, dont le PIB cumulé, en parité de pouvoir d’achat, en fait la 25ème puissance mondiale.
 
Il n’y a pas dans cette organisation de numerus clausus statutaire. La Mauritanie l’a quittée pour rejoindre l’UMA (l’Union du Maghreb Arabe), le mouvement inverse d’inclusion ou d’élargissement serait plutôt bien accueilli par ses membres permanents.
 
La Cémac brûle, ils regardent ailleurs
 
Si le panafricanisme devait se réaliser, il passerait par-dessus la tête des peuples de la Cémac ; et s’il s’y arrêtait, ce serait sans doute en raison d’une sorte de crash. L’Afrique centrale a échoué dans la création d’un marché intégré, le lancement d’une compagnie aérienne a passé ses forces, la BVMAC (Bourse des Valeurs mobilières) pour laquelle Omar Bongo et son homologue camerounais Paul Biya s’étaient fâchés n’a finalement jamais eu la cote, la libre circulation des biens et des personnes, c’est pas demain la veille qu’elle verra un début d’effectivité, bref rien à se mettre sous la dent.
 
Rien si ce n’est des bisbilles : X veut faire la peau à Y, X a sorti ses muscles pour faire valoir son droit, X croit que la Cémac est une fondation et que de ses bonnes œuvres émergera le développement de la Communauté, X est le plus gros débiteur de la Communauté et se fait accorder des prêts exceptionnels à la BEAC, etc.
 
Que peut Paul Biya, entouré qu’il est par des chefs de guerre ? Que peut-il sinon s’emmurer dans la stagnation ? Plus c’est pareil, plus il est heureux. Trois pays de la Cémac, le Congo, la RCA, et le Tchad, ferment le classement Doing Business 2011 de la Banque mondiale. En Afrique subsaharienne, sur les 46 pays considérés, le Cameroun occupe la peu glorieuse 31ème place, devant néanmoins la moitié des pays de la Cédéao. Il apparaît que la Cémac ne peut que la tirer vers le bas. L’on ne s’associe pas avec les plus mauvais si l’on veut être le plus performant.
 
La RCA (157ème PIB selon le World Economic Outlook Database, 2011 du FMI) par exemple fait ce qu’elle peut, mais n’exporte pas de produits à forte valeur ajoutée, le Cameroun (93ème économie mondiale) ne gagne strictement rien de son association avec ce beau pays, qui ne sert pas ses intérêts, dans le cadre de la Communauté. Alors, c’est priorité à gauche, c’est au Nigeria, c’est-à-dire à la Cédéao, que le Cameroun doit s’ouvrir.
 
Un mariage de raison
 
Si la Cédéao était le paradis que l’on imagine, la Mauritanie l’aurait réintégrée… C’est surtout au plan politique (bras séculier de la France) que les critiques sont les plus cinglantes, quand l’intérêt serait surtout économique, notamment pour les peuples tchadiens et camerounais.
 
La Cédéao, avec ses dictateurs tranquilles et ses démocraties parachutées à coups de canons, ne fait pas forcément envie au plan politique… Le Cameroun pourrait devenir membre de la Cédéao, sans intégrer l’UEMOA. Cette dernière est aussi parfaitement inutile que la Cémac, dont la seule véritable institution pérenne et unitaire est la BEAC. Au moment de la signature de l’accord intérimaire avec l’Union européenne (APE) et lors de la création de la DSX (Douala Stock exchange), le Cameroun avait déjà affirmé la valeur qu’elle attache à son indépendance et ses intérêts.
 
S’il faut donc considérer les seuls intérêts nationaux, il est grand temps de rejoindre une institution sérieuse, qui la dissuadera par exemple, de céder aux appétences des militaires pour le pouvoir, au cas où, après Paul Biya, ses fidèles auraient la mauvaise idée de faire un tour de passe-passe aux Camerounais. Car la Cémac est en feu et la prochaine Conférence des Chefs d’Etats sonnera la révolte ou la débâcle.
 
 
 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 00:56

 

 

 

 

logo cemac

 

J

eune Afrique 10/04/2012 à 18h:50 Par Jean-Michel Meyer

Air Cemac, passeport unique, fusion des Bourses... La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale semble avoir fait sienne la fameuse devise "Il est urgent de ne rien faire".

Douala, Yaoundé, Libreville... Empêché, depuis le 23 mars, de rejoindre son bureau au siège de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), à Bangui, Antoine Ntsimi est un président nomade. Et c'est entre le Cameroun, son pays d'origine, et le Gabonqu'il s'est replié depuis que François Bozizé, le chef de l'État centrafricain, lui a interdit de poser le pied à Bangui.

En fonction depuis mai 2007 et candidat à sa propre succession, Antoine Ntsimi achève donc son mandat de cinq ans dans la confusion. Joint par Jeune Afrique, il a refusé de « commenter des décisions de chefs d'État ». Dans son entourage, on indique que « l'institution est dans l'impasse » et que « c'est une crise gravissime ».

La Cemac n'avait pas besoin de cela. Les grands chantiers annoncés lors du sommet des chefs d'État à Bangui en janvier 2010 n'ont guère avancé. La compagnie régionale Air Cemac devait décoller avant l'été 2010, avec l'appui technique de South African Airways (SAA). Depuis ? Des artisans s'affairent à l'aménagement intérieur du siège d'Air Cemac, à Brazzaville, mais toujours pas d'avions en vue. Le 19 février dernier, les six États de l'organisation régionale et SAA ont même officialisé, via un communiqué, leur rupture : le géant sud-africain souhaitait en effet qu'Air Cemac s'installe à Douala, où le trafic aérien est plus dense. Le choix de Brazzaville, en 2010, l'a braqué et il a jeté l'éponge. « Une solution alternative [à SAA] est en négociation », affirme Jean-Marie Maguena, le vice-président de la Cemac en charge du dossier.

Dans l'entourage du président, on reconnaît volontiers que la crise est gravissime.

Autre projet vieux de dix ans : le passeport unique. Il devait être progressivement adopté à partir du 1er avril 2010. Mais ce n'est qu'en juillet 2011 que les derniers détails ont été arrêtés (armoiries, codes couleurs, passeports diplomatiques...), et des spécimens seraient prêts au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale uniquement.

Cale sèche aussi pour le rapprochement des Bourses de Libreville et de Douala, qui devait être effectif début 2011... Pour faire avancer le dossier, l'arbitrage de la Banque africaine de développement (BAD), qui a déjà débloqué 1 milliard de F CFA (1,5 million d'euros), a été requis. Enfin, le programme « Cemac 2025 : vers une économie régionale intégrée et émergente », présenté à Bangui, peine à... émerger. Ce n'est que dans deux mois que sera organisée sous la houlette de la Banque mondiale une table ronde avec les bailleurs de fonds pour trouver les 20 000 milliards de F CFA à mobiliser d'ici à 2025.

 

 

CEMAC Récidive: Antoine Ntsimi, l'habitude de la gabégie et de l'autoritarisme

 

© Faustin BALLA | L'Anecdote  YAOUNDÉ - 10 Avril 2012

 

Le père des «30%» au ministère camerounais des finances a voulu exporter ses méthodes de prévarication. Il s'est heurté à Bozizé. A la source de ce désaveu, une malédiction venue du village.

 

Le député Roger Nkodo Dang du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Rdpc qui s'exprimait samedi à l'émission «média club» sur Vision4 tv, informait qu'il avait voyagé, il y a quelques semaines, par vol commercial pour partir de Bangui à Yaoundé. Antoine Louis Ntsimi Menye, le président de la Commission de la Cemac était bien avec lui en classe affaire, selon ses déclarations. Cette réaction, si elle avait tout le mal à passer dans l'opinion pour contredire les révélations qui viennent de Bangui, avait tout simplement le mérite de démontrer comment au Cameroun, on apprend déjà à se rendre solidaire des compatriotes en difficulté hors du pays. Même lorsque ceux-ci reçoivent tout simplement la contrepartie de leurs propres turpitudes. Mais le langage de la vérité doit être autre.

 

Dans sa livraison numéro 2673, le magazine panafricain Jeune Afrique, réalisait sous la plume de François Soudan, une enquête sur la gestion des finances de la commission de la Cemac sous Antoine Ntsimi. On lui reproche entre autres, «Une série de locations d'avions privés à des tarifs exorbitants, des frais de missions aux montants tout aussi étonnants, une réception donnée en l'honneur du directeur de l'Agence française de développement (AFD) Dov Zerah - laquelle n'aurait d'ailleurs jamais eu lieu - facturée à 19 940 euros (ndlr soit plus de 13.080.000 francs Cfa !)...», lit-on dans Jeune Afrique. Sur le chapitre ci-dessus l'on note de nombreuses surfacturations. Il faut aussi ajouter à ce tableau, ce que les journalistes de Jeune Afrique appellent la «multiplication hors normes des retraits en espèces à partir du compte ouvert par la Cemac auprès de la Banque des Etats d'Afrique centrale» (BEAC)... Dans le même esprit, on relève la perception par sieur Ntsimi des frais de missions très importants, de gros retraits en liquide à la BEAC par un de ses Hommes de confiance.

 

Arrogant.

Des recoupements effectués par l'Anecdote auprès de certains diplomates de la sous-région confirment des déclarations de Jeune Afrique. Le caractère implacable de ces agissements a dissuadé l'incriminé de tenter une réplique quelconque même sur son site Internet www.antoinentsimi.com. Cette peinture faite des options managériales de M. Ntsimi épousent bien ce qu'on retient de son passage au ministre des finances. Il était de notoriété que le paiement de toute facture était conditionné par le reversement de 30% de sa valeur aux fonctionnaires en charge du dossier.

 

Des sources à Bangui relèvent également que le Camerounais s'illustrait par un train de vie plus que princier. Ses cortèges ne passaient pas inaperçus, du fait du nombre de véhicules qui les composaient d'ordinaire. On parle à ce propos d'une dizaine. Toutes choses qui tranchent avec la sobriété des dirigeants de la Rca. Ceux qui ont visité ce pays peuvent en témoigner en prenant l'exemple de François Bozizé lui-même. Les puristes des règles diplomatiques relèvent qu'il est maladroit de ne pas épouser les réalités de son pays d'accueil.

 

On n'oublie pas également que des confidences font état de ce qu'il n'était pas en odeur de sainteté avec plusieurs chefs d'Etat de le Cemac. Pour cause, il se comporterait avec arrogance comme le 7ème chef d'Etat de cette organisation. C'est aussi le même comportement qui l'aurait poussé à se battre pour rempiler alors que la rotation des postes de responsabilité a été décidée à Bangui en 2010.

 

Malédiction.

L'amour du pouvoir de Ntsimi et cette idée présidentielle qu'il a de lui-même, ne sont pas une fumisterie. Dans son village à Ezezang Mendoum, à quelques kilomètres de Messassi au nord de Yaoundé, ses parents vivent un enfer. Sur un rayon de deux kilomètres, impossible d'organiser une fête sans son avis favorable et préalable. Il y a quelques mois, un de ses oncles qui a enfreint cette règle a reçu ses sbires en pleine nuit des festivités, aux fins d'y mettre un terme. La résistance du patriarche lui a valu une interpellation, le matin venu. Il aura fallu que les villageois exacerbés barrent la route et que le préfet descendu sur le terrain ordonne la libération immédiate de l'oncle incarcéré pour que le calme revienne.

 

Il faut aussi, par exemple, souligner ici l'interdiction formelle au gré de Ntsimi de faire du feu dans cette zone où l'on pratique pourtant l'agriculture sur brûlis. L'utilisation des tronçonneuses est également proscrite sous peine de confiscation de l'engin. Il y a un accident sur la route, Ntsimi bloque la circulation une journée durant sur cette route dont il se réclame le bitumage. Pour tout ce qui précède, la sentence a été sans appel devant le préfet au terme de l'incident avec son oncle ci-dessus. Ses parents de Ntsimi lui ont promis des moments durs dans l'avenir. Là-bas, on analyse ces dernières nouvelles de Bangui comme le début de la descente aux enfers d'un enfant ... insolent. Au moment où nous mettions sous presse, des sources introduites confiaient que les chefs d'Etat se sont déjà entendus sur le sort déjà scellé de Ntsimi.

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 00:45

 

 

 

 

Abou Moussa UNOCA

 

 

MM. Abou Moussa et Francisco Madeira effectuent une visite conjointe de travail du 10 au 15 avril en République démocratique du Congo (RDC) et en République Centrafricaine (RCA), deux des quatre pays affectés par les atrocités de la LRA, groupe jugé « terroriste » par l’UA et dirigé par Joseph Kony, un rebelle sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.


 UNOCA/Kinshasa (République démocratique du Congo), 09 avril 2012 - Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), M. Francisco Madeira, séjourneront en RDC du 10 au 13 avril dans le cadre des actions conjointes qu’ils mènent depuis décembre 2011 contre la LRA. Ils auront une séance de travail avec les autorités de Kinshasa ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux impliqués dans la lutte contre ce groupe jugé « terroriste » par l’UA.

 
Les deux personnalités se rendront également à Dungu, dans la province orientale, où est basé un des trois quartiers généraux de secteur de l’Etat-major de la Force régionale d’intervention (EM-FRI) autorisée par l’UA. La visite de Dungu (12-13 avril), à laquelle participera le Colonel Dick Prit Olum, Commandant de ladite Force, permettra de faire un état des lieux avec les hommes déjà présents sur le terrain et d’évaluer les besoins nécessaires pour renforcer leur efficacité. « Nous sommes très préoccupés par les attaques répétées de la LRA dans cette région et ailleurs. Il faut que cela cesse », souligne M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de l’UNOCA. Depuis le début de l’année, la province orientale a en effet enregistré plus de 4200 personnes déplacées du fait de la LRA, d’après le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La zone de Dungu est l’une des plus touchées avec près de 1200 déplacés.


  Les délégations de l’ONU et de l’UA quitteront Dungu (RDC) le 13 avril pour Obo, dans le Sud-est de la République Centrafricaine, où est également installé un des quartiers généraux de secteur de l’EM-FRI. Elles s’entretiendront avec les forces armées centrafricaines et ougandaises qui y mènent des opérations anti-LRA et qui bénéficient du soutien des troupes américaines déployées dans cette région en octobre 2011. « Nous avons appris que la situation s’est un peu améliorée à Obo. Mais nous devons rester très vigilants, d’autant plus que plusieurs autres villes du Sud-est continuent à subir les assauts de la LRA », affirme M. Abou Moussa. Le HCR estime à onze le nombre d’attaques perpétrées par ce groupe armé entre janvier et mars 2012. Ces attaques ont occasionné la mort de quatre personnes tandis que 31 autres ont été enlevées.


« Nous sommes peinés face à la catastrophe humanitaire causée par les rebelles de la LRA. Nous leur demandons, une fois de plus, de déposer les armes. Nous continuerons de nous investir afin que la sécurité revienne dans les zones concernées et que les populations puissent jouir de leur liberté et de leurs terres », conclut le chef de l’UNOCA.

 
MM. Abou Moussa et Francisco Madeira réitéreront cette détermination à tous leurs interlocuteurs à Bangui, la capitale de la RCA, où leur visite de travail s’achève le 15 avril.

 
CONTEXTE - La mission en RDC et en RCA se tient plus de deux semaines après la cérémonie officielle de lancement, le 24 mars à Juba (Soudan du Sud), de l'Initiative de coopération régionale de lutte contre la LRA (ICR-LRA) et sa composante militaire, l'Etat-major de la Force régionale d'Intervention (EM-FRI). L'Union africaine a fixé le nombre d'hommes devant composer cette Force à 5000 maximum, sans imposer de quota aux pays pourvoyeurs de troupes, notamment la République Centrafricaine, la RD Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le quartier général de l’EM-FRI est basé à Yambio (Soudan du Sud) et est placé sous le commandement d’un officier ougandais (Colonel Dick Prit Olum). Des quartiers généraux de secteur ont été installés à Dungu (RDC), Obo (RCA) et Nzara (Soudan du Sud). Une mission conjointe ONU/UA s’était rendue dans cette dernière ville et à Yambio en mars 2012.

Le travail du Commandant de l'EM-FRI, qui consiste à rechercher et à capturer Joseph Kony et ses hommes, est soutenu par une forte activité politico-diplomatique que mènent depuis décembre 2011 l'Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA et le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA). Ce dernier agit sur la base d'un mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 14 novembre 2011.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 10:53

 

 

 

 

 Ntsimi 2012

Par RFI mardi 10 avril 2012

 

L'affaire Antoine Nstimi, diplomate camerounais, président de la commission de la Cémac qui a été interdit de séjour en Centrafrique alors que le siège de la Cémac se trouve à Bangui, connaît un nouvel épisode. Alors que la Cémac, Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, cherche à régler la crise diplomatique ouverte par cette expulsion, une nouvelle «affaire dans l'affaire» éclate à présent : l'AFD, l'Agence française de développement affirme que son directeur général Dov Zerah a décidé de porter plainte contre Antoine Nstimi. Cette plainte intervient après des révélations de l'hebdomadaire Jeune Afrique.

L’hebdomadaire, dans sa première livraison d'avril, a en effet publié toute une série documents bancaires où l'on découvre une «multiplication hors normes» de retraits en espèces ainsi que des locations d'avions et des frais de missions présentés par le diplomate camerounais. Jeune Afrique publie ainsi une note de frais de près de 20.000 euros pour une réception qui aurait été donnée en l'honneur et en présence du patron de l'AFD. Or Dov Zerah nie avoir participé à ce repas. On soupçonne une fausse facture.

Si l'on en croit la facture publiée par Jeune Afrique, onze convives se trouvaient autour de la table le 14 février dernier dans le restaurant de l'hôtel Méridien Etoile de Paris. Parmi eux Dov Zerah, le patron de l'Agence française de Développement.

Mais le document pose question. D'abord le nom du restaurant : il est écrit «Arnoc» au lieu de «L'Orenoc.» Puis bien sûr le montant exorbitant de la facture : 19.940 euros (plus de 13 millions de Francs CFA), payés cash par Antoine Ntsimi en personne. Jeune Afrique s'est amusé à faire un petit calcul d'après la carte du restaurant : imaginant que chacun des 11 convives aient dégusté les plats les plus chers et bu chacun 2 bouteilles de vin ou de champagne des meilleurs, la facture n'aurait pas dépassé les 7.000 euros. On est loin des 20.000 présentés comme note de frais.

Autre problème : il est écrit sur le document que la réception a été donnée dans le cadre de la signature d'une convention de financement AFD-CEMAC. Or aujourd'hui, l'AFD explique que cette convention n'a été signée que neuf jours plus tard à Bangui, par le représentant local de l'Agence, que Dov Zerah n’a jamais participé à ce repas, que son titre a été utilisé à ses dépens et qu'il compte porter l'affaire en justice.

 

 

CEMAC : Antoine Ntsimi poussé vers la sortie ?

mardi 10 avril 2012  par L’Agence de Presse Xinhua

En empêchant le Camerounais de débarquer d’avion dans leur capitale « de retour d’un voyage à l’étranger », selon les termes d’un communiqué officiel du pouvoir camerounais publié le 22 mars, les autorités centrafricaines ont révélé au grand jour des velléités jugées par les observateurs sans élégance et inopportunes pour le contrôle de la gestion des institutions régionales.

« On peut reprocher des choses à Antoine Ntsimi comme individu et comme président de la Commission de la CEMAC. L’Etat de droit suppose que la procédure doit être suivie comme c’est prévu. Le mandat est supérieur est à l’individualité », analyse le politologue Joseph Vincent Ntuda Ebodé.

Des sources concordantes annoncent que le pouvoir centrafricain réclame le départ d’Antoine Ntsimi, nommé en 2007 pour cinq ans, au profit d’un Centrafricain, en application du principe de rotation géographique consacré par le sommet des chefs d’Etat de la région en janvier 2010 à Bangui pour les postes de responsabilité au sein des institutions régionales.

Deux noms sont mêmes avancés pour remplacer le Camerounais. Celui de l’ex-Premier ministre Elie Doté, jugé proche du président François Bozizé, et celui d’Enoch Dérant-Lakoué. Certes, Ntsimi est déclaré candidat à sa propre succession, mais quelques indicateurs pourtant perceptibles dans certaines décisions des instances supérieures de la CEMAC laissent peu penser à son maintien.

Par exemple, le communiqué final publié au terme de la 22e session ordinaire du Conseil des ministres le 19 décembre 2011 à Brazzaville au Congo, pays assurant actuellement la présidence tournante de l’organisation régionale, a fait état de la réaffirmation de ce principe « tel qu’adopté par la Conférence des chefs d’Etat ».

En outre, après avoir adopté le budget 2012 de l’institution, ces assises présidées par le ministre d’Etat congolais, coordonnateur du Pôle économique, ministre de l’Economie, du Plan, de l’Aménagement du territoire et de l’Aménagement, Pierre Moussa, ont indiqué que « ce budget doit prendre en compte (..) l’impact de l’indemnité de départ des responsables des institutions, organes et institutions spécialisées ».

En clair, à la suite de la nomination à la tête de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC, basée à Yaoundé) de l’Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama, premier bénéficiaire du processus institué par les chefs d’Etat, qu’il s’agisse d’Antoine Ntsimi ou des autres responsables des institutions de la CEMAC, les possibilités de renouvellement de mandat sont vraisemblablement peu probables.

Pour rappel de mémoire d’ailleurs, une disposition (art.2) de la Déclaration du sommet des chefs d’Etat du 17 janvier 2010 avait clairement affirmé « l’application de la règle de rotation par ordre alphabétique équitable des postes entre les Etats membres, notamment la bonne gouvernance et le non cumul desdits postes par un Etat ».

« Le présent Acte Additionnel qui abroge toutes les dispositions antérieures contraires, notamment le consensus de Fort-Lamy, entre en vigueur pour compter de la date de son adoption », avait par ailleurs précisé le texte.

Mais en marge du débat déclenché par l’affaire Ntsimi, le politologue Ntuda Ebodé estime que les leaders d’Afrique centrale ont accompli un travail partiel en omettant de porter leur réflexion sur la rotation infrastructurelle. « Il ne peut pas y avoir de rotation du personnel sans rotation des sièges. Dans chaque capitale, on doit construire un siège de la CEMAC », dit-il.

Pour l’universitaire camerounais enseignant à l’Université de Yaoundé II, « si on veut promouvoir la gouvernance sous-régionale, on doit tenir compte du fait que le non-respect des textes ( concernant le refoulement de Bangui du président de la Commission de la CEMAC, ndlr) vient davantage du côté de l’exécutif centrafricain. S’il faut maintenir le siège de la CEMAC à Bangui, les autorités centrafricaines doivent considérer que ce qui est à Bangui est pour la sous-région ».

Le malaise créé par cet incident a entraîné un ballet diplomatique entre les capitales de la région. A Yaoundé, le ministre d’Etat congolais Pierre Moussa et le ministre secrétaire général de la présidence centrafricaine Albert Besse ont tour à tour été reçus le 29 mars et le 2 avril par le président Paul Biya pour faire baisser la tension.

Un communiqué du ministre camerounais des Relations extérieures Pierre Moukoko Mbonjo annonçait déjà le 22 mars que « le président Denis Sassou Nguesso du Congo, président en exercice de la CEMAC, a été saisi aux fins de règlement de la situation ainsi créée, dans le souci de préserver la dynamique de l’intégration régionale chère à nos pays et à nos peuples ».

Depuis lors, la gestion du dossier se fait directement au palais de l’Unité, à en croire des sources proches du pouvoir de Yaoundé. Ici comme dans les autres pays de la région, tous les regards sont tournés vers le prochain sommet des chefs d’Etat dont aucune date n’est encore fixée, pour trancher le débat sur le maintien ou le départ d’Antoine Ntsimi et d’autres responsables en fin de mandat.

 

 

 

 

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