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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 21:00

 

 

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29 avril 2010 à 11h09  Mis à jour à 11h11 (Agence France-Presse Bangui) Christian Panika

Le président centrafricain François Bozizé a annoncé jeudi le deuxième report des élections présidentielles et législatives prévues cette année, sans annoncer de nouvelle date, après de multiples appels en ce sens de sa classe politique et de la communauté internationale.

Ces scrutins, initialement programmés pour le 25 avril, avaient été repoussés au 16 mai sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI) mais contre l'avis de plusieurs acteurs de la politique centrafricaine, incluant la majorité présidentielle, qui avaient réclamé un nouveau report.

«Les élections ne vont pas se tenir le 16 mai», a déclaré M. Bozizé à la fin d'une réunion avec la CEI, les partis de toutes tendances, des ex-rébellions, des diplomates et la société civile.

«Lorsque toutes les parties impliquées dans ces élections, y compris la communauté internationale, seront prêtes, nous iront à ces élections», a-t-il affirmé, sans fournir de nouvelle date.

Il a toutefois laissé entendre que le nouveau délai pourrait dépasser le 11 juin, date officielle de fin de son premier mandat.

«Il ne nous reste plus qu'à confier la suite à l'Assemblée nationale, car il se pourrait que le 11 juin soit dépassé», a ajouté François Bozizé, porté au pouvoir par un coup d'État en mars 2003, élu président à l'issue d'un scrutin organisé en mai 2005 et candidat cette année à sa propre succession.

«Donc, notre Assemblée doit nous proposer des textes. Sans cela, nous rentrerons dans la +Somalisation+», a-t-il ajouté, en référence à la Somalie,  en guerre civile depuis 1991.

L'Assemblée nationale «va se mettre au travail», a assuré son président, Célestin Leroy Gaombalet, sans fournir non plus de calendrier.

Les partisans du report avaient soulevé plusieurs questions sur la préparation des scrutins, la méthode d'établissement du fichier électoral et surtout la sécurité, au moment où le programme de désarmement démarré en 2009 est paralysé. Le blocage est lié au paiement de primes aux ex-combattants.

La commission électorale, ayant longtemps soutenu qu'elle respecterait le calendrier officiel, a reconnu jeudi lors de la réunion que «tenir le délai» du 16 mai était désormais pour elle une mission impossible «techniquement».

«Rien que les opérations de saisie des nouvelles listes électorales jusqu'à leur certification prendront des délais que la CEI n'est pas en mesure de fixer actuellement», a expliqué son porte-parole et rapporteur général, Rigobert Vondo.

Auparavant, le président de la CEI Joseph Binguimalé avait fait état à l'AFP de difficultés financières pour la commission, qui a besoin de 3,5 milliards de FCFÀ (plus de 5,3 millions d'euros), soit la moitié du budget prévisionnel global pour l'organisation des élections.

Selon lui, Bangui a versé 3,5 milliards (5,3 millions d'euros), la France 130 millions de FCFÀ (198.000 euros) et le Programme des Nations unies pour le développement 80 millions de FCFÀ (122.000 euros). Le reste du financement doit émaner de la communauté internationale.

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 13:16

 

 

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Centrafrique: impossible d'organiser les élections le 16 mai

BANGUI - AFP / 29 avril 2010 13h47 - La Commission électorale indépendante (CEI) centrafricaine "ne pourra plus techniquement tenir le délai d'organisation des élections" présidentielle et législatives fixées au 16 mai, a affirmé jeudi son porte-parole lors d'une rencontre avec le chef de l'Etat à Bangui.

"La CEI se trouve aujourd'hui dans l'obligation de dire qu'elle ne pourra plus techniquement tenir le délai d'organisation des élections", a déclaré Rigobert Vondo, lors d'une réunion convoquée par le président François Bozizé et rassemblant notamment la classe politique et des ex-rébellions.

"Rien que les opérations de saisie des nouvelles listes électorales jusqu'à leur certification prendront des délais que la CEI n'est pas en mesure de fixer actuellement", a expliqué M. Vondo, également rapporteur général de cette structure.

La CEI "demande à toutes les entités concernées par l'organisation des élections de faire des propositions justes, réalistes et adaptées au contexte centrafricain", a-t-il indiqué.

Cette déclaration intervient après de multiples appels à un report des élections dans la classe politique centrafricaine, y compris la majorité, mais aussi dans la communauté internationale contribuant au financement du processus électoral.

A l'ouverture de la rencontre, le président Bozizé avait expliqué avoir convoqué cette rencontre pour permettre "au peuple (...) d'appréhender la réalité des choses et de se faire une idée exacte de la situation du pays, surtout en cette période pré-électorale".

Plusieurs interventions sont prévues lors de cette réunion, qui a débuté peu avant 11H00 locales (10H00 GMT) et qui se poursuivait en début d'après-midi. Parmi les participants, figurent aussi des diplomates, représentants de syndicats et de la société civile.

La CEI a besoin de 3,5 milliards de FCFA (plus de 5,3 millions d'euros), soit la moitié du budget prévisionnel global pour l'organisation des élections du 16 mai, d'après son président, le pasteur Joseph Binguimalé.

Sur ce montant, "il nous faut au moins 700 millions de FCFA (près de 1,07 million d'euros) pour l'édition des cartes d'électeurs, somme dont nous ne disposons pas", avait auparavant déclaré à l'AFP M. Binguimalé.

Selon lui, l'Etat centrafricain devait contribuer à ce budget global pour 2,5 milliards de FCFA (3,8 millions d'euros) mais a versé 3,5 milliards (5,3 millions d'euros).

Le reste devait être assuré par la communauté internationale. La France a octroyé 130 millions de FCFA (198.000 euros) et le Programme des Nations unies pour le développement a accordé 80 millions de FCFA (122.000 euros), avait-il précisé.

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 02:23

 

 

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Le président du CSRDPI, Henri Maïdou déplore la non réussite du DDR, l’ossature du processus électoral

Bangui, 28 av (ACAP) Le Président du Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Politique Inclusif (CSRDPI), également ministre d’Etat, Conseiller spécial du président de la République, Henri Maïdou, a déploré mercredi 28 avril, la non réussite du programme Désarmement Démobilisation de Réinsertion (DDR) des ex-combattants.

"Le DDR qui semble être la pièce maîtresse pose aujourd’hui problème à la réalisation du processus qui autoriserait des élections normales et transparentes dans le pays", a indiqué M. Maïdou, lors de la restitution de la mission du CSRDPI de quinze jours à l’intérieur du pays en vue d’évaluer l’état d’avancement des travaux de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et la réalisation du DDR.

Le président Henri Maïdou, a relevé plusieurs irrégularités dans les villes de provinces: " toutes les barrières érigées par les ex-rebelles sont restées en l’état. Les forces de défenses et de sécurité maintiennent eux aussi des barrières illégales pour rançonner la population ; les comités locaux de la CEI travaillent sans crédit de fonctionnement, leurs indemnités ne sont pas payées ou ne parviennent pas aux vrais destinataires", a t-il cité entre autres.

En revanche, le CSRDPI a suggéré de faire payer la Prime Globale d’Alimentation (PGA) aux ex-rebelles par les Comités Locaux du DDR et non les autorités administratives.

 

NDLR : Les propos de ce très proche collaborateur de Bozizé sonnent comme un véritable coup de grâce qu’il assène aussi bien au président de la CEI, le vrai faux pasteur Binguimalé, qu’à Bozizé lui-même quant à leurs illusions de voir se tenir les élections le 16 mai. Sans le dire explicitement, le président du CSRDPI plaide aussi pour le report des élections tout en mettant également le doigt sur ce cancer que sont les barrières illégales dans ce pays, tant du côté des mouvements rebelles que de la part de la garde présidentielle et des prétendues forces de défense et de sécurité. En réalité ces barrières servent presque uniquement à rançonner la population. C’est une véritable entrave à la liberté d’aller et venir qui fait pourtant partie des préceptes de la démocratie et de l’Etat de droit.

Nous apprenons par ailleurs que Bozizé convoque ce jeudi à 12 H 30 à la Présidence, toute la classe politique, les diplomates, les syndicats, les confessions religieuses, la CEI, etc... à une réunion qu'il présidera lui-même. Quelle décision va-t-il prendre et annoncer ? On lui prête l’intention de ne vouloir accepter le report des élections que pour quinze jours seulement, ce qui ne règlera rien du tout car le report est censé permettre de bien préparer les élections. Ce n’est pas en quinze jours que tous les problèmes de l'impréparation des élections unanimement soulevés tant par l’opposition que le propre camp de Bozizé ainsi que ses collaborateurs comme Henri Maidou vient encore de le faire, seront réglés. Wait and see…

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 22:49

 

 

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Source: International Crisis Group (ICG)


Rapport Afrique Nº157 28 avr. 2010

SYNTHESE ET RECOMMANDATIONS

L'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, ou LRA) est devenue un problème régional qui nécessite une solution régionale. L'opération Lightning Thunder, lancée en décembre 2008, est la dernière tentative de l'armée ougandaise pour éradiquer militairement le groupe rebelle originaire du nord de l'Ouganda. Cette opération a été un échec. Après l'attaque initiale, de petits groupes de combattants de la LRA se sont dispersés en République démocratique du Congo (RDC), au Sud-Soudan et en République centrafricaine (RCA), où ils survivent maintenant en attaquant des civils. Alors que dans ces pays les forces de sécurité nationales sont trop faibles pour protéger leurs populations, l'armée ougandaise, bénéficiant du soutien américain, est exclusivement orientée vers la traque de Joseph Kony, le chef de la LRA. Les Ougandais ont progressivement affaibli les forces de la rébellion et rendu la communication interne au sein du groupe plus difficile. Cependant, bien que désorganisés, les combattants de la LRA restent un terrible danger pour la population civile vivant dans cette zone transfrontalière incontrôlée. Les armées nationales, l'ONU, et la population civile doivent donc mettre en commun leurs renseignements et coordonner leurs efforts de manière innovante, s'ils veulent en finir avec la LRA une fois pour toute.

Alors que le processus de paix de Juba aboutissait à une impasse, le président ougandais Museveni s'est efforcé de convaincre le Sud-Soudan et la RDC de participer à une opération militaire conjointe contre la LRA. Pour cela, il a dû surmonter leur défiance à l'égard de l'armée ougandaise, notoirement connue pour ses exactions contre les civils et l'exploitation illégale de ressources naturelles sur le territoire de ses voisins. Les Etats-Unis ont également usé de leur poids diplomatique pour faire avancer les discussions. Même si le Sud-Soudan et le Congo ont finalement donné leur accord, l'Ouganda a compromis ses propres chances de succès en négligeant de coordonner son action avec ses partenaires, leur donnant ainsi peu de raison de s'engager dans la lutte contre la LRA. En l'occurrence, le mauvais temps et des fuites ont fait échouer l'opération Lightning Thunder dans son objectif premier, à savoir l'élimination de Kony. Un manque de planification à long terme a ensuite permis à la LRA d'effectuer une sanglante démonstration de force contre les civils congolais.

La LRA a depuis profité de l'incapacité du Congo, du Sud-Soudan et de la Centrafrique à contrôler leurs zones frontalières. Des groupes peu nombreux et rapides de la LRA attaquent ainsi les villages non protégés pour se ravitailler en nourriture et en habits et capturer de nouvelles recrues, avant de retourner se cacher dans la forêt. Les tueries et les mutilations font partie de la stratégie de terreur de la LRA visant à dissuader les survivants de coopérer avec l'armée ougandaise ou les autres armées nationales. Même avec l'aide de l'imagerie satellitaire et des moyens d'écoute américains, l'armée ougandaise, la seule force véritablement engagée dans cette chasse à l'homme, a connu de grandes difficultés pour suivre la trace de ses cibles. Censée être une attaque soudaine et fatale, la mission d'origine s'est progressivement transformée en une lente et très coûteuse campagne d'usure à travers trois pays. Elle a aussi engendré des coûts humains inacceptables au sein de la population civile locale, et n'a pratiquement pas été tenue responsable de l'absence de protection des civils. En raison de la faiblesse de ces trois forces de sécurité étatiques et des moyens limités des missions des Nations Unies au Congo et au Sud-Soudan, les civils n'ont eu d'autre choix que de se débrouiller par eux-mêmes, ce qu'ils ont réussi à faire dans bien des cas.

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 18:22

 

 

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Le satisfecit semble général à l’issue de la signature ce 28 avril à Libreville de la nouvelle convention de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) par les ministres de tutelle des 18 pays membres. Les dissensions internes relatives notamment à l’ancien directeur général semblent avoir été résolues, résorbant ainsi les failles qui faisaient craindre l’éclatement de l’agence.

Réunis à Libreville depuis la veille, les ministres de tutelle des 18 pays membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et Madagascar (ASECNA) ont paraphé la nouvelle convention de l’agence sensée arrimer celle-ci aux nouveaux standard de l’aviation civile internationale.

 Face à la caducité patente des textes organiques signés à Dakar en 1974, la nouvelle convention dite de Libreville, doit donner un nouveau souffle à l’agence qui peine encore à répondre à toutes les exigences de sécurité des partenaires internationaux, en raison notamment des problèmes internes qui freinent son essor.

 «Au moment où l’aviation civile internationale est à l’heure des grands défis, il était nécessaire d’adapter l’ASECNA à l’évolution du secteur aérien», a déclaré le chef de l’Etat gabonais qui présidait la cérémonie.

«Si tout ce travail d’adaptation n’était pas fait, l’Afrique courrait le risque d’être marginalisée. (…) les prémisses de cette marginalisation sont déjà là avec l’inscription, par l’Europe, de certaines compagnies africaines sur la liste noire du Transport aérien», a-t-il ajouté.

Des dizaines de compagnies aériennes africaines, ou certains de leurs avions, sont interdits de vol dans l’espace européen en raison du non respect de certaines normes sécuritaires. Pour certains pays comme la République démocratique du Congo, c’est l’ensemble des compagnies qui sont concernés ; au Gabon seules trois des neuf compagnies sont autorisées à se poser en Europe uniquement avec certains appareils.

 Le président du Comité des ministres de tutelle, le ministre burkinabé des Transports, Gilbert Ouedraogo, a par ailleurs rappelé que la signature de la Convention révisée de Dakar était «le couronnement d’un travail de dur labeur entrepris depuis juillet 2006 à Bamako, au Mali». Un travail de médiation entre les pays membres notamment, dans lequel le défunt président Omar Bongo avait joué un rôle majeur.

 Pour Karim Wade, le ministre sénégalais des Transports aériens, dont le pays a plusieurs fois menacé de quitter l’agence en raison des dissensions internes, cette nouvelle convention «ouvre pour l’ASECNA une nouvelle ère de transparence, de bonne gouvernance et de modernité». Il a salué à cet effet «la sagesse des plus hautes autorités tchadiennes qui ont décidé de ne pas suivre le Directeur Général sortant dans sa tentative de faire prolonger son mandat en violation des textes statutaires de l’ASECNA». Le Sénégal avait clairement conditionné la signature la nouvelle convention au départ de l’actuel directeur général de l’agence.

«Avec la désignation, en juillet prochain à Moroni (Comores), de son prochain directeur général, l’ASECNA pourra enfin entreprendre les reformes nécessaires, notamment la mise en œuvre des recommandations de l’audit comptable et financier décidé par les Etats membres», a conclu le ministre sénégalais des Transports aériens.

28-04-2010    Source : Gaboneco 

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 17:35

 

 

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Communiqué de presse n° 109 du FDPC

 

Dans la matinée du mardi 27 avril 2010, les éléments du FDPC du général Abdoulaye Miskine ont essuyé une violente attaque conjointe des FACA et de la garde présidentielle du général François Bozizé, de 8 heures (heures locale) jusqu’à 9 heures 45 minutes, dans les villages MBO et BOKAYANGA sur l’axe KABO – SIDO.

Le FDPC a mis en déroute totale les assaillants mais déplore dans ses rangs 1 élément grièvement blessé et 3 autres blessés légers. Nous ignorons le nombre de victimes qui doit être élevé chez les assaillants.

 Le FDPC saisit l’occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur la volonté de belligérance du général Bozizé et son refus total de voir une paix véritable s’instaurer dans la région. Il ne cesse de parler d’élections mais il préfère en réalité la guerre pour faire couler le sang des fils du pays.

Le FDPC qui continue de payer de lourds sacrifices au régime sanguinaire du général Bozizé ne se laissera pas faire et mènera la lutte pour la justice et une véritable paix en République centrafricaine.

Fait le 28 avril 2010

Pour le général Abdoulaye MISKINE

Le porte parole

 

Abakar HONGRAM

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 23:12

 

 

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Par la Grâce de Dieu, rendez-nous Charles Massi

Suite aux révélations faites par le Président tchadien Idriss Deby faisant état de la mort de Charles MASSI, nous demandons au Président François BOZIZE et à son fils Francis, de rendre le corps de notre père, parent et ami, le Pharmacien-Colonel Charles MASSI et de dire la vérité.

En effet, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique, n° 2571 du 19 au 24 avril 2010, le Président tchadien Idriss DEBY ITNO a affirmé que Charles MASSI « a été tué au cours d’un accrochage avec l’armée [centrafricaine]. » et que «  C’est, ce que nous a dit le président Bozizé lors du compte rendu qu’il a fait à ma demande devant les chefs d’État, en marge du sommet de Bangui, le 16 janvier [2010]».

Cette affirmation du Président Idriss DEBY ITNO contredit les déclarations précédentes du Président François BOZIZE et de son fils Francis, qui ont toujours nié, détenir une quelconque information sur le sort qu’ils ont réservé à Charles MASSI ; et ce, malgré des informations émanant de plusieurs sources issues de leur proche entourage, confirmant l’enlèvement, la torture et l’exécution de Charles MASSI.

Sauf à affirmer que les révélations faites par le Président Idriss DEBY ne sont que pures mensonges, François BOZIZE et son fils Francis, doivent maintenant se rendre à l’évidence qu’ils ne peuvent plus cacher la vérité.

Charles MASSI ne représentant plus une menace pour leur pouvoir, le Président de la République François BOZIZE et son fils Francis, doivent rendre son corps à sa famille pour qu’elle puisse dans la dignité, l’accompagner dans son dernier voyage.

Nul n’est plus puissant que l’Eternel !

Eternel nous te prions aujourd’hui, afin que dans ton infinie bonté, tu donnes la lumière à François BOZIZE et à son fils Francis, pour qu’ils accomplissent ta volonté, pour le bien et la paix de tous.

Fait à Paris, le 26 avril 2010.

Pour la famille                                 

M. Eric NERIS-MASSI                                                            

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:55

 

 

Le pasteur Thomas Touangaye de l’Eglise baptiste du quartier Kina de Bangui est décédé ce jour à 13 heures des suites d’une courte maladie. C’est ce pasteur qui fut à l’origine de la scandaleuse décision de Bozizé d’ordonner que soient également incendiées en retour, les maisons des diacres de son église qui avaient cru devoir mettre le feu à la maison du pasteur.

L’attitude de Bozizé avait à l’époque une grande indignation dans le pays parce qu’il avait publiquement revendiqué avoir ordonné exprès la réalisation de cette loi du talion. En réalité, Bozizé avait pris fait et cause pour le pasteur Touangaye non seulement parce qu’il était de la même ethnie que lui mais surtout parce que c’est au domicile de celui-ci qu’il s’était planqué lorsqu’il était activement recherché sous le régime de Patassé à l’issue de son coup d’Etat manqué de novembre 2001.

Dieu saura reconnaître les siens !

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:53

 

 

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(Xinhua) - mardi 27 avril 2010 - Le calendrier électoral fixant les élections présidentielle et législatives le 16 mai en Centrafrique, après un premier report par rapport à la date initiale le 25 avril, subira une nouvelle modification, a révélé lundi à Xinhua une source présidentielle centrafricaine à Bangui qui avait déjà évoqué cette éventualité il y a deux semaines.

Le nouveau report pourrait être soit de deux semaines, soit d’un délai relativement quelque peu plus long. Le président François Bozizé, candidat à sa propre succession, devrait faire une annonce officielle au cours de cette semaine pour communiquer les raisons de cette décision qui ne surprend guère, selon la même source. « S’il est confirmé, c’est un report raisonnable », a souligné une source diplomatique centrafricaine à Yaoundé, faisant allusion aux contraintes de l’organisation qui ne permettent pas d’envisager la tenue des opérations de vote le 16 mai dans de bonnes conditions.

Des sources concordantes à Bangui font état d’un retard dans la fabrication du matériel électoral. Elu une première fois en 2005, François Bozizé affrontera l’ex- président Ange-Félix Patassé qu’il avait renversé par un coup d’Etat le 15 mars 2003. Son pays est l’un des plus pauvres du monde. A part élire leur président, les Centrafricains se rendront également aux urnes pour renouveler leur Parlement.

 

NDLR : Nous apprenons par ailleurs que le vrai faux pasteur Binguimalé devrait pouvoir enfin remettre demain son médiocre rapport à Bozizé qui devrait à son tour convoquer une grande réunion avant de rendre sa décision de reporter la date des élections. En privé, le même Binguimalé déclare qu'il est impossible de tenir les élections avant au moins le mois de septembre prochain mais dit-t-il la même chose à Bozizé ? Certains bozizistes indécrottables affirment aussi en privé à leurs interlocuteurs que c'est à partir de semptembre que les élections peuvent raisonnablement avoir lieu mais ils n'osent point répéter cela devant Bozizé. Une chose est sûre, tous les autres rapports soulignent le travail bâclé de la CEI dans les provinces et recommandent un report de plusieurs mois des élections. De combien de mois Bozizé décidera ce report ? Tout dépendra sans doute de ce que lui dira son gourou béninois qui aime marcher pieds nus. On ne devrait pas tarder à le savoir.     

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 20:48

 

 

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LA HAYE (AFP) - 27.04.2010 14:33 - Des avocats de la République centrafricaine ont demandé jeudi aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas renoncer au procès de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, comme l'a requis la défense de l'accusé.

Des avocats de la République centrafricaine ont demandé jeudi aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas renoncer au procès de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, comme l'a requis la défense de l'accusé.

"Je pense que c'est parce que notre humanité aujourd'hui n'est pas en mesure de supporter l'impunité de tels actes que la CPI a été instituée", a déclaré l'avocat de la République centrafricaine Emile Bizon.

Emile Bizon a rappelé que la République centrafricaine, qui avait soumis en 2005 l'affaire à la CPI, n'avait pas la capacité matérielle de juger elle-même M. Bemba, 47 ans, accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique.

Jean-Pierre Bemba est selon l'accusation responsable de meurtres, viols et pillages commis entre octobre 2002 et mars 2003 par les hommes de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), envoyés en Centrafrique pour appuyer le régime du président Ange-Félix Patassé.

"On ne peut plus nous poursuivre", a affirmé Nkwebe Liriss, l'avocat de Jean-Pierre Bemba, soutenant que son client avait bénéficié d'un non-lieu en Centrafrique et qu'il ne peut donc pas être à nouveau poursuivi pour les mêmes faits.

Emile Bizon a accusé la défense d'utiliser une stratégie "dilatoire", affirmant que les enquêtes menées en Centrafrique à l'encontre de M. Bemba n'avaient pas abouti à un procès.

"Les victimes souhaitent que le procès se déroule devant la CPI", a expliqué l'avocate des victimes, Paolina Massidda.

Elle a avancé "une crainte de sécurité (...) due à la proximité du territoire centrafricain avec la RDC, où des milices du MLC se trouvent encore et agissent encore", si le procès de M. Bemba avait lieu en Centrafrique.

M. Bemba, qui avait fui la RDC en avril 2007 après avoir perdu les élections présidentielles de 2006 face à Joseph Kabila, avait été arrêté en mai 2008 à Bruxelles.

© 2010 AFP

 

  

Bemba : pétition à la Belgique (La Libre 27/04/2010)

 Des parlementaires congolais prient Bruxelles d’accueillir le sénateur. Ils espèrent ainsi faciliter sa libération sous conditions par la Cour pénale.

 Selon l’agence de presse privée congolaise APA, des parlementaires congolais ont déposé samedi dernier une pétition à l’ambassade de Belgique à Kinshasa.

Le texte, émanant de l’opposition et qui serait signé par plus de 120 parlementaires "toutes tendances confondues", demande à la Belgique d’accepter de recevoir sur son territoire le sénateur Jean-Pierre Bemba au cas où ce dernier bénéficierait d’une mise en liberté provisoire par la Cour pénale internationale.

Interrogé par Radio Okapi, émetteur patronné par l’Onu, le député d’opposition Clément Kanku a déclaré qu’il n’était "pas normal que la Belgique puisse jouer le jeu des politiciens qui tend toujours à éloigner Jean-Pierre Bemba de Kinshasa ou de le garder en prison".

Il a ajouté que les parlementaires congolais seraient reçus en Belgique pour plaider en faveur de l’accueil de M. Bemba. Aux Affaires étrangères belges, on confirme qu’une délégation de parlementaires congolais sera bien à Bruxelles jeudi et vendredi. "Elle sera reçue par des députés et sénateurs du Groupe Afrique, ainsi que, aux Affaires étrangères, par l’envoyé spécial pour les Grands lacs, l’ambassadeur De Koninck", a indiqué à "La Libre Belgique" le porte-parole du ministère, Patrick Deboeck.

Sur le fond, les Affaires étrangères belges soulignent que ce n’est qu’en juillet que la CPI réexaminera le dossier Bemba. "La question (d’un accueil éventuel en Belgique) est donc prématurée. On ne veut pas préjuger de ce que serait notre réponse à une éventuelle demande en ce sens de la CPI à ce moment-là", indique M. Deboeck. C’est en effet au 5 juillet 2010 qu’a été fixée l’ouverture officielle du procès.

Jean-Pierre Bemba n’a jamais siégé au Sénat congolais depuis son élection en raison de son départ en exil, en avril 2007, après la défaite de ses troupes dans des combats avec l’armée du président Kabila, puis de son incarcération dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

Cette dernière date de juillet 2008. La Belgique l’avait arrêté le 24 mai sur son territoire, à la suite d’un mandat d’arrêt de la CPI, qui l’accuse de crimes de guerre et contre l’humanité en Centrafrique, en 2003. Il avait alors prêté des troupes au président centrafricain de l’époque, Ange Patasse, à la demande de ce dernier; la zone rebelle que dirigeait Jean-Pierre Bemba, l’Equateur, est en effet voisine de la capitale centrafricaine, Bangui. Les troupes de M. Bemba avaient commis des crimes en Centrafrique et c’est à ce titre que M. Bemba est poursuivi - sans, curieusement, que l’homme sous l’autorité desquelles les troupes bembistes étaient placées, Ange Patasse, fasse l’objet de poursuites.

S’appuyant sur l’abandon de certains motifs d’inculpation pour insuffisance de preuves, les avocats du détenu ont demandé à plusieurs reprises sa libération; elle avait été accordée en août 2009, avant que cette décision soit renversée en appel. Dans l’éventualité d’une telle libération, la CPI avait alors sondé la Belgique et trois autres pays pour savoir s’ils accepteraient d’accueillir Jean-Pierre Bemba en cas de mise en liberté sous conditions. La Belgique avait fait valoir qu’un tel accueil serait susceptible de causer des désordres, en raison de la présence, sur son territoire, de nombreux partisans de Jean-Pierre Bemba. Et de citer en exemple la manifestation en faveur de "Bemba président!" qui s’était organisée dans et devant la cathédrale Sts-Michel-et-Gudule, à Bruxelles, durant la messe de funérailles du père du détenu, Jeannot Bemba Saolona, à laquelle Jean-Pierre Bemba avait pu assister sous escorte policière en juillet 2009.

Marie-France Cros  27/04/2010

© Copyright La Libre

 

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