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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 16:35

 

 

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Source : quotidienmutations.info   15 Juin 2010

Depuis mai, l’institution de Bretton Woods a suspendu ses décaissements en faveur des Etats-membres de la Cemac via leur banque centrale.

Lucas Abaga Nchama, le gouverneur équato-guinéen de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), a soufflé le chaud et le froid au cours du sommet extraordinaire de la Cemac de Brazzaville le 6 juin dernier. A en croire l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique dans son édition de cette semaine, le gouverneur de la Beac a été sauvé du limogeage par la poigne de son chef d’Etat, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui a été soutenu dans ce refus de l’humiliation (Abaga Nchama a arrivé à la tête de la Beac il y a à peine six mois) par son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

En effet, révèle Jeune Afrique «au cours de la réunion préparatoire du sommet des chefs d’Etat, cinq ministres des Finances sur six avaient évoqué sa démission [celle d’Abaga Nchama] comme seule voie de sortie à la crise feutrée, mais lourde de conséquences, qui oppose une Beac encore fragilisée par le scandale, en 2009, au bureau extérieur de Paris, au monstre froid de Washington qu’est le Fonds monétaire international». Que ce passe-t-il entre le Fmi et la Beac ? Selon les révélations de JA, par correspondance datée du 28 mai 2010 et adressée à Albert Besse, le président du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), la directrice Afrique du Fmi, la libérienne Antoinette Sayeh, fait savoir aux autorités monétaires de la zone Cemac que le Fmi suspend ses décaissements en faveur des six Etats de la Cemac, qui sont généralement effectués via la Beac.

Motif, peut-on lire dans JA, «non respect par la Beac du plan de retour à la crédibilité conclu à la fin de décembre 2009 avec le Fmi», qui, par la plume de sa directrice Afrique, reproche également à la Beac «l’absence de justificatifs pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros [environ… 3275 milliards de Fcfa], le déficit de contrôle par le siège de la Beac des opérations de change engagées par les directions nationales…» Au terme de ces récriminations, Antoinette Sayeh fait savoir au président du comité ministériel de l’Umac qu’«étant donné les montants en jeu, les services du Fmi ne peuvent recommander au conseil d’administration d’approuver de nouveaux décaissements à travers la Beac», et soutient qu’il est «nécessaire et urgent de redoubler d’efforts afin que la Beac soit un dépositaire sûr et crédible des réserves des pays membres de la Cemac».

Conséquences fâcheuses

Les conséquences de cette suspension des décaissements du Fmi des pays de la Cemac via la Beac sont inquiétantes. Principalement pour le Congo, dont le taux de croissance économique projetée cette année à 13%, pourrait baisser de manière drastique. Et pour cause, pour réaliser les nombreux projets à caractère économique devant tirer la croissance du pays vers le haut en 2010, le gouvernement congolais comptait sur la constatation par le Fmi des progrès réalisés dans son programme avec cette institution financière internationale. Lequel constat devait aboutir à des remises de dettes substantielles pour le pays, et catalyser ainsi l’investissement public. Mais malheureusement, la revue du programme économique Congo-Fmi initialement prévue au mois de mai, a été annulée et renvoyée sine die.

Le même sort a été réservé à la Centrafrique, pays dont la suspension des décaissements du Fmi via la Beac, pourrait avoir de conséquences fâcheuses sur l’agenda politique du pays. En effet, apprend-on, dans la perspective de l’élection présidentielle, la République centrafricaine comptait sur un décaissement au Fmi de plus de 10 milliards de Fcfa. Laquelle opération est désormais compromise suite à la décision prise en mai dernier par Antoinette Sayeh. Pour l’instant, la décision prise par le Fmi à l’encontre des Etats de la Cemac n’a pas d’incidences directes majeures sur des pays tels que le Cameroun, le Tchad et le Gabon. Mais elle restreint simplement la marge de manœuvre de ces pays qui, pour des besoins d’investissements, auraient pu solliciter des tirages du Fmi, dont les taux d’intérêts sont jugés préférentiels par rapport à ceux servis par la Beac par exemple. La Guinée Equatoriale, qui n’est pas sous programme avec le Fmi, est le seul pays de la zone Cemac éloigné de toute conséquence en rapport avec la suspension des décaissements décidés par le Fmi.


Brice R. Mbodiam

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 16:28

 

 

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Depuis mai, le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu ses décaissements en faveur de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale (Cemac), a écrit mardi Mutations. Selon le quotidien camerounais, le FMI reproche à la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), la banque centrale de la Cemac qui reçoit l’argent des écarts de gestion, notamment une absence de justificatifs pour des opérations totalisant près de 5 milliards d’euros. Les conséquences de cette suspension pourraient être graves pour certains pays comme la République du Congo et la Centrafrique, grands clients du FMI.

                                                                                   

BEAC : Le ménage continue

Jeune Afrique 16/06/2010 à 11h:37 Par Jean-Michel Meyer

La récente crise de la Banque des États d'Afrique centrale a entraîné une profonde refonte de l'équipe de direction. Sur les six dirigeants de l'établissement encore en place en janvier, il n'en reste aujourd'hui plus qu'un.

Conséquences des malversations du bureau parisien, rivalités de pouvoir entre États, conflits larvés entre les dirigeants de l’institution… Les raisons ne manquent pas, depuis le début de l’année, pour faire valser les têtes à la Beac. Après les limogeages de Philibert Andzembé, le gouverneur, et de Rigobert Roger Andély, le vice-gouverneur, lors du sommet des chefs d’État de la Cemac, à Bangui, du 15 au 17 janvier 2010, la direction de la Banque centrale a de nouveau reçu un violent coup de torchon.

Le dénouement a eu lieu à Brazzaville, le 7 juin, dans le huis clos de la réunion extraordinaire des six chefs d’État de la Cemac. Cette fois, ce sont le Tchadien Abbas Mahamat Tolli (secrétaire général), le Centrafricain Théodore Dabanga (directeur du contrôle général) et le Camerounais René Mbappou Edjenguele (directeur des études, des finances et des relations internationales) qui sont remerciés.

 

Des six membres du gouvernement de la Beac en poste au début de l’année, il ne reste que l’Équato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, ex-directeur général de l’exploitation nommé gouverneur à Bangui. « La conférence [des chefs d’État, NDLR] a constaté la persistance du dysfonctionnement au sein de l’institution d’émission. Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement de la Banque, elle a décidé des mesures individuelles », justifie le communiqué final. En clair, le ménage continue.

Une nouvelle équipe entoure le gouverneur au caractère bien trempé, dont la gestion ne fait pas l’unanimité. Priorité aux hommes du sérail. Quatre des cinq personnes désignées sont « de la maison », même si elles ne gravitaient pas dans les allées du pouvoir. Le Tchadien Tahir Hamid Nguilin, désormais vice-gouverneur et bras droit de Lucas Abaga Nchama, est un cadre des services généraux. Il ne figurait pas parmi les trente premiers dirigeants de la banque. Le Gabonais Joachim Lema Okili franchit un échelon hiérarchique en accédant à la direction générale des études et des relations internationales. Le poste de secrétaire général, troisième personnage de la Beac, revient au Congolais Daniel Ngassiki, jusque-là second adjoint à la direction nationale à Brazzaville. Quant à Jean-Michel Monayong Nkoumou, directeur général du contrôle, il dirigeait l’agence de Douala. « Le management du gouverneur consiste à envoyer les cadres du siège dans les bureaux nationaux et à faire venir à Yaoundé des cadres des instances décentralisées », constate l’un d’eux, contraint à l’expatriation.

 

Dans cette garde rapprochée taillée sur mesure pour le gouverneur, seul le Centrafricain Yvon Bertrand Songuet, le directeur général de l’exploitation, vient de l’extérieur. Et encore. Chargé de mission au ministère des Finances et du Budget à Bangui, il est l’un des huit membres du comité d’audit mis en place en 2009 par la Beac pour faire la lumière sur les malversations de son bureau parisien. « C’est un jeune, intègre mais un peu inexpérimenté », juge l’un de ses collègues.

Ce grand coup de balai a surpris jusqu’à certains des administrateurs de la Banque. Un groupe de travail devait présenter ses conclusions sur le mode de gouvernance de l’institution lors du prochain conseil d’administration de la Beac, le 24 juin. On devait y débattre d’un éventuel recours à une équipe restreinte, indépendante des États, recrutée en fonction de ses compétences, à l’instar de ce qui se fait dans toutes les banques centrales du monde. Une évolution recommandée par la France et par le FMI. Pas sûr que ces derniers apprécieront le tour de force du 7 juin, qui aboutit au maintien du système…

 

La Beac, ou l'histoire d'une longue convalescence

08/06/2010 à 13h:03 rédaction web de Jeune Afrique

Lors de leur sommet extraordinaire qui s’est ouvert à Brazzaville, lundi 7 juin, les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ont procédé à de nouvelles nominations. Objectif : « remédier » aux dysfonctionnements de la Beac.

La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), « poumon et souffle économique monétaire » de l’Afrique centrale, comme l’a appelé le président congolais Denis Sassou Nguesso, n’est pas encore sortie d’affaire. Réunis à Brazzaville depuis le 7 juin, les six présidents des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui devaient faire le bilan des décisions prises à Bangui en janvier, ont à nouveau pointé « des dysfonctionnements au sein de l’institution d’émission », à savoir la Beac.

Conséquences : ils ont procédé à de nouvelles nominations, comme celles du Congolais Daniel Ngassiki, qui devient secrétaire général de l’institution. Les six présidents se sont aussi mis d’accord sur « l’uniformisation de la durée des mandats [à la tête des institutions de la Cemac, NDLR] à cinq ans, à l'exception de la BEAC ».

 

L’intégration régionale au point mort

 

L’institution avait été ébranlée par le scandale des malversations opérées depuis le bureau parisien de la Banque centrale et révélées par Jeune Afrique (25 millions d’euros entre 2004 et 2009, d’après un rapport publié fin octobre) et la découverte de placements hasardeux par ses dirigeants. Lors du sommet extraordinaire du mois de janvier, une profonde réforme des statuts avait été actée, instituant le principe de rotation du poste de gouverneur entre les six États membres. Ce poste, auparavant dévolu à un Gabonais, était revenu à l’Équato-Guinéen Lucas Abaga Nchama.

Outre les nouvelles nominations, la création d’un « passeport Cemac », qui devrait permettre la libre circulation des biens et des personnes au sein de la zone, était également à l’ordre du jour. Le président congolais, hôte du sommet, a fait par de ses inquiétudes. « Il faut prendre des mesures de sauvegarde, il ne faudrait pas que les criminels profitent de ce passeport », a-t-estimé.

 

C’est aussi Brazzaville qui, d’après Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac, devrait hériter du siège de la future compagnie aérienne Air Cemac. On s’attendait à une date pour le début de l’exploitation mais Ntsimi a simplement indiqué qu’un « contact » a été pris avec le « partenaire stratégique South African Airways ».

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 07:16

 

 

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Au moins 10 soldats ougandais tués en Centrafrique fin mai

KAMPALA, 15 juin 2010 12h16 (AFP) - Au moins dix soldats ougandais ont été tués fin mai alors qu'ils pourchassaient en Centrafrique des éléments de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), une rébellion ougandaise, a-t-on appris de source militaire mardi.

Selon le porte-parole de l'armée, le lieutenant colonel Felix Kulayigye, les soldats ougandais n'auraient toutefois pas été tués par des rebelles de la LRA mais par des hommes armés provenant du Soudan voisin.

"Il pourrait y avoir plus de 10 morts. Nous sommes toujours en train d'enquêter pour déterminer leur nombre exact", a expliqué M. Kulayigye, ajoutant que, selon lui, les soldats avaient rencontré un groupe de chasseurs qui avait traversé la frontière en provenance du Soudan.

Des troupes ougandaises sont déployées depuis plus d'un an en Centrafrique où elles ont obtenu de Bangui l'autorisation de poursuivre les membres de la LRA qui s'y sont réfugiés.

La LRA, responsable de nombreuses atrocités, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda. Depuis 2005, elle s'est déplacée de cette région vers l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), le Sud-Soudan et l'est de la Centrafrique où, d'après une association centrafricaine, elle a causé la mort de plus de 200 personnes.

Le chef de l'armée ougandaise, le général Aronda Nyakairima, insistait mardi dans les colonnes du quotidien New Vision, proche du gouvernement, sur l'affaiblissement de la LRA à la suite d'une opération conjointe lancée en décembre 2008 par l'Ouganda, le Sud-Soudan et la RDC.

"La capacité de Kony (le chef de la LRA) de causer des troubles a été réduite", a-t-il assuré.

 

 

NDLR : Si les militaires de l'armée ougandaise à qui Bozizé a sous-traité la sécurité de la région du Sud-Est se font ratatiner de la sorte, cela donne une idée de l'insécurité qui règne dans cette zone. En dehors des éléments de la LRA, n'y aurait-il pas une autre rébellion qui sévit dans le secteur ? L'indifférence coupable affichée par Bozizé et son fils Francis qui n'ont jamais mis pied dans le coin ne serait-ce que pour assister les populations qui se font massacrer quasiment chaque semaine, accrédite certaines hypothèses selon lesquelles Bozizé serait lui-même complice du bandit criminel Joseph Kony.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 01:39

 

 

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Kabongo, Ai Bangui 14 Juin 2010 Africa Info (Douala)

 

Bangui 14 juin Ai-Rca — Le gouvernement centrafricain par le truchement du Ministère des Finances et du Budget a exonéré le 12 juin l'Institut Pasteur de Bangui de toutes les taxes sur la valeur ajoutée(TVA) qui est de 19%, appliquée depuis 2005, a appris l'agence Ai

«Je viens de recevoir un arrêté du Ministère des Finances m'annonçant que la TVA de 19% qui était appliquée à l'Institut Pasteur depuis 2005 est supprimée au profit de la convention de 2002 mentionnant qui fixe la TVA à 10 et 7 % » s'est réjouit le Directeur général de l'Institut Pasteur le Dr Mirdad Kazandji, joint au téléphone par l'agence Ai.

« Nous étions un peu cher. C'est pourquoi après cet arrêté, j'ai instruis les services concernés de prendre de mesures immédiates pour diminuer les prix des analyses médicales en faveur de toute la population», a-t-il dit, affirmant que, l'Institut allait appliquer bientôt des prix bas en tenant compte du nouveau taux.

Pour ce qui est des nouveaux tarifs, M Kazanji a fait savoir que, l'Institut pasteur, avant cet arrêté offrait deux prix à la clientèle, le prix des centrafricains et celui des expatriés.

 « Cette bonne nouvelle concerne aussi les personnes vivant avec le VIH/Sida» a réagi le Directeur général de l'Institut, réaffirmant que «le tarif de l'analyse du CD4 sera diminué de moitié».

«Nous allons, avec les médecins spécialisés dans traitement du Vih/Sida,voir dans quelle mesure on peut faire des tests gratuits à la charge de l'Institut Pasteur afin d' aider ce pays à sortir de cette crise qu'est le manque des réactifs CD4. Nous ferons tout le possible pour apporter notre appui aux personnes infectées par le Vih» a conclu M Kazanji.

Il convient de préciser qu'avec cet arrêté, les prix appliqués à l'Institut Pasteur pour presque toutes les prestations ont été réduits de moitié et certains sont désormais gratuits.

 

 

NDLR : Voilà au moins une bonne nouvelle dans cette jungle de Centrafrique du hors la loi et dépeceur Bozizé.

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 01:27

Bozizé pdt

 

 

D’aucun s’en sont douté sans trop s’avancer faute d’éléments pour en avoir le cœur net. En exclusivité, Centrafrique-Presse, selon des informations d’une source sûre proche de Bozizé qui a requis l’anonymat, peut affirmer que c’est bel et bien le désormais hors la loi et prédateur Bozizé qui a racheté l’immeuble Bangui 2000 avec le Libanais Ali Akhrass propriétaire du supermarché RAYAN comme  prête-nom.  Ce commerçant libanais est aussi bien corrupteur des dignitaires du pouvoir que financier bien connu du KNK, parti de Bozizé dont il est par couverture membre du comité des sages.

C’est la destruction du supermarché de ce Libanais dans un incendie dont l’origine n’est pas encore élucidée qui a donné le prétexte à Bozizé et son procureur Feindiro de déclencher une chasse aux sorcières pour arrêter le bâtonnier Symphorien Balemby et Jean Daniel Dengou. Dans l’incendie, d’importants stocks de gadgets électoraux pour la campagne de Bozizé sont également partie en fumée. C’est la principale raison pour laquelle Bozizé cherche à se rendre justice par le lynchage de Balemby et Dengou, étant convaincu de leur responsabilité, sans la moindre preuve pourtant, dans l’incendie du supermarché.  

Mais à défaut de mettre la main sur Me Balemby et Dengou, il a fait arrêter pêle-mêle leurs épouses, leurs parents et autres collaborateurs dans le but de les contraindre à se livrer. Bozizé et son appareil répressif renouent ainsi avec des méthodes fascisantes dignes de l’ère bokassienne qui rappellent de très mauvais souvenirs aux Centrafricains. Il est de plus en plus question que les forces de répression de Bozizé fassent une battue dans Bangui pour mettre absolument la main sur Me Balemby et Jean Daniel Dengou devenus en quelques heures, les ennemis publics de Bozizé.

Aussi curieux que cela puisse l’être, Bozizé gère la République centrafricaine comme si c’était un village. Pour lui, l’appareil judiciaire doit être à sa solde sinon comment expliquer que celui qui se prend pour un président de la République puisse faire une descente au parquet d’un tribunal comme il l’a fait jeudi dernier, pour ordonner l’arrestation de tel ou tel citoyen ; comment comprendre autrement l’existence de la prison spéciale de Bossembélé ? Ceux qui sont détenus sont ses prisonniers en quelque sorte, soumis à un régime spécial de détention plus dur, plus sévère que dans les centres de détention de la capitale. Tout cela montre qu’il n’y a plus d’Etat en Centrafrique actuellement. C’est une véritable jungle avec quelqu’un qui n’a plus de légitimité mais qui se prend toujours pour un président et qui veut faire régner la loi du plus fort.

Cette affaire de l’immeuble Bangui 2000, mêlée à celle de l’incendie du supermarché RAYAN, permet de se rendre compte de la véritable nature de Bozizé. Ses propres intérêts d’abord ! Il est prompt à tuer pour ses intérêts. Si Jean Daniel Dengou avait su que c’est Bozizé en personne qui avait racheté l’immeuble Bangui 2000 et non le Libanais, il n’aurait sans doute pas mené la vigoureuse fronde qu’il a initiée avec pétition à la clé. Il a donc commis sans le savoir un crime de lèse-majesté.

Cela dit, on ne peut qu’être scandalisé du manque de réaction et du silence assourdissant du Conseil Economique et Social dont il est pourtant le vice-président alors que le bâtonnier me Balemby bénéficie de l’appui total de sa corporation, le Conseil de l’Ordre des avocats centrafricain qui n’a pas hésité à manifester et faire même un sit-in au tribunal. Que pense le président du Conseil Economique et Social Martin Baba du sort actuellement fait à son vice-président ? Il ne peut continuer indéfiniment à se taire quand bien même on lui prête des accointances avec Bozizé et son KNK.  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 00:41

 

 

Tiangaye

 

 

Centrafrique : imbroglio autour du passeport d’un opposant

BANGUI, 15 juin 2010 16h22 (AFP) - L'opposant centrafricain Me Nicolas Tiangaye a affirmé mardi à l'AFP que son passeport avait été saisi le 10 juin par les autorités, mais celles-ci soutiennent qu'il a manqué "de patience" devant des formalités et a abandonné son document de voyage à l'aéroport.

De retour d'un séjour en France jeudi 10 juin, "j'ai été conduit au salon d'honneur de l'aéroport de Bangui, comme toutes les autres personnalités. Après avoir attendu pendant plus d'une heure (pour récupérer le passeport), je suis rentré chez moi", a expliqué à l'AFP Me Tiangaye, porte-parole du Collectif des forces du changement, coalition de l'opposition et d'ex-rébellions dont est membre son parti, la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS).

"Je suis revenu à deux reprises, vendredi et samedi, rencontrer le commissaire de l'aéroport qui m'a confirmé que mon passeport était confisqué par le directeur général de l'Immigration", a-t-il ajouté, rejetant les allégations d'"impatience" du porte-parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika.

Selon le ministre Gouandjika, interrogé par l'AFP, "il s'est agi d'une simple formalité policière" au retour de l'opposant à Bangui. "Mais Me Nicolas Tiangaye a été impatient et il est rentré chez lui".

"Tout le monde doit respecter les dispositions sécuritaires et se soumettre aux formalités", a martelé le ministre.

Me Tiangaye, ex-président du parlement de président du parlement de transition (2003-2005), a indiqué que son passeport ne lui avait pas toujours été remis mardi.

"Je me demande si nous sommes bien dans un Etat dit de droit et de liberté. Aux dernières nouvelles, mon passeport serait au Parquet, mais je ne suis pas un délinquant pour avoir à chercher mon passeport au Parquet", a-t-il commenté.

Fin mai, Cyriaque Gonda, limogé en avril de son poste de ministre de la Communication, avait été empêché de quitter la Centrafrique pour la France où il devait se rendre pour raisons de famille et de santé.

Début mai, l'opposant et ex-Premier ministre Martin Ziguélé, candidat à la présidentielle reportée à une date non fixée, s'est lui, vu, empêché de prendre son avion de Bangui pour Cotonou.

 

 

 

Bangui 15 juin Ai-Rca - Selon un communiqué de la Convention Républicaine pour le Progrès Social, (CRPS, parti d’opposition), le passeport de son président Me Nicolas TIANGAYE, porte-parole du Collectif des Forces du Changement en Centrafrique, (CFC) lui a été retiré de son retour de Paris en France où il s’était rendu le 5 juin pour animer une conférence débat sur la situation politique en RCA.

Selon le même communiqué, la CRPS rappelle que les différents actes posés ces derniers temps par le Général Bozizé en violation répétée de la Constitution, notamment les libertés d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire, sont aux antipodes des pratiques politiques dans un Etat de droit. 

«Considérant le caractère arbitraire et dictatorial de la confiscation du passeport de Me TIANGAYE,

Considérant que Me TIANGAYE n’a posé aucun acte illégal et répréhensif vis-à-vis des lois centrafricaines, la Fédération CRPS de France :

- Exige la restitution pure et simple et sans délai du passeport de maître TIANGAYE
- Demande à la ligue centrafricaine et aux défenseurs des droits de l’homme, aux partenaires bilatéraux et à tous les démocrates, de veiller au respect des droits fondamentaux du peuple centrafricain », a poursuivi ce communiqué.

Il est à noter qu’après le retrait du passeport de Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC), puis celui du Ministre d’Etat sortant à la Communication, président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (Pcnc), c’est au tour de Me Tiangaye d’être traqué par le pouvoir.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Comme à son accoutumée, le porte parole du gouvernement a donné une version totalement fantaisiste et mensongère des faits tels qu’ils se sont produits à l’aéroport lors de l’arrivée de Me Tiangaye qu’il a paradoxalement accusé d’avoir fait preuve d’impatience et d’être rentré chez lui sans attendre la restitution de son passeport. Ce que ce porte parole oublie à dessein de mentionner est que le lendemain de son arrivée à savoir le jeudi 10 juin, pourquoi ne lui-t-on pas restitué ce passeport, ainsi que le surlendemain vendredi ? Les mensonges de ce porte parole ne font que couvrir de ridicule aussi bien lui-même que son patron Bozizé dont c’est un secret de polichinelle que c’est lui-même qui tire dans l’ombre les ficelles de ces affaires de passeport d’opposants comme s’il n’avait rien d’autre de plus important à faire, lui qui se prend pour un président de la République alors qu'il n'est plus qu'un hors-la loi.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 00:22

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Juin 2010 14:01

La Centrafrique à l’instar des autres pays membres des nations unies célèbre ce 15 juin 2010 la journée internationale de lutte contre la faim.

Selon un constat fait ce jour par Radio Ndeke Luka, plusieurs personnes continuent de crier famine dans le pays pour diverses causes.

A Birao (extrême nord du pays) la majorité de la population souffre de faim à cause de l’instabilité de la zone, a-t-on appris du correspondant de la Radio dans la zone.

A Bangassou (Sud-est), l’insécurité, causée par les éléments rebelles de la LRA de Joseph Koni dans la zone, a provoqué la concentration de la population dans une même ville. Conséquences, les prix des denrées alimentaires ont augmenté. Le pouvoir d’achat étant faible, cette population est exposée à la faim.

A Bria (Centre-est), les activités agricoles sont laissées au profit des activités minières ce qui fait que certains produits agricoles deviennent rares sur le marché, a fait savoir le correspondant de Ndeke Luka dans la ville.

A M’Baïki (Sud), malgré la volonté des groupements agro-pastoraux de la ville, le manque des intrants fait que la production agricole décroit. Le prix d’une cuvette de manioc passe de 900 FCFA (environ 1,40 Euros) en 2009 à 1250 FCFA (environ 1,95 Euros) en 2010.

A Bouar (Nord-Ouest), 3 ménages sur 10 mangent à leur faim selon un responsable de l’agence du développement de l’agriculture en Centrafrique. Il poursuit que le non motivation des agriculteurs en est une des causes.

Selon un rapport publié en 2009 par le Fonds alimentaire mondial (FAO), 1,02 milliards de personnes souffrent de faim.

 

NDLR : Si le gouvernement centrafricain actuel de Bozizé et Touadéra luttait contre la faim, cela se saurait. Le constat fait par Radio Ndéké Luka est très  édifiant et objectif. Si Bozizé  mettait la détermination qu’il met actuellement à mettre la main sur ceux comme le bâtonnier Me Balemby et Jean Daniel Dengou qu’il croît avoir porté atteinte à ses intérêts, dans la lutte contre la faim qui sévit sur quasiment toute l’étendue du territoire centrafricain, ce fléau aurait pu être déjà éradiqué.

Malheureusement, son souci majeur et ses seules préoccupations sont la prédation des ressources du pays et de l’Etat, d’amasser le plus vite possible, diamant, argent et autres. Il n’a que faire des centaines de milliers d’enfants centrafricains en état de malnutrition sévère dont le sort défraye la chronique aujourd’hui. Il n’a que faire que l’image de la RCA à l’extérieur. Honte à Bozizé ! Vivement que les Centrafricains s’en débarrassent !  

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 14:29

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 14 Juin 2010 13:24

Les plaignants de Bangui sont sans défense ce lundi 14 juin 2010, dans les affaires les concernant en justice.

Ce constat est fait par Radio Ndeke Luka, suite au boycott des audiences par les avocats de Centrafrique. Ils protestent contre la procédure de l’arrestation des personnes soupçonnées d’être à l’origine de l’incendie du Supermarché Rayan le 9 juin dernier à Bangui.

Selon maître Barthélémy Mourouba, interrogé par Radio Ndeke Luka, le but du mouvement est de dénoncer la violation de la loi dans le cas d’espèce.

Il précise que la procédure du transfert dans la nuit de samedi 12 au dimanche 13 juin, d’une vingtaine de personnes arrêtées, dont la femme du bâtonnier à Bossembélé n’est pas normale.

Signalons que la cause de l’incendie dudit supermarché n’est toujours pas connue. D’après d’autres sources, au moins une soixantaine de personnes sont aussi mises sous les verrous à Bossembélé pour la même affaire.

 

 

 

NDLR : Aux dernières nouvelles, les avocats du barreau en sit-in devant le tribunal de Bangui ont été encerclés par les forces de répression. Pendant ce temps, on demeure toujours sans nouvelles du bâtonnier Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou d'ADMN. Certaines sources font même état de leur enlèvement par le pouvoir. la police politique du pouvoir ne cesse de passer et repasser au domicile familial des Dengou au quartier des Castors pour arrêter encore d'autres parents de Jean Daniel mais il n'y a plus personne. L'épouse de Jean Daniel Dengou, Laure Dokossi dont la soeur cadette a été arrêtée, est la fille du défunt colonel et ancien membre du CMRN Dokossi.

 

Quant à  l'épouse du bâtonnier, Mme Albertine Balemby née Kalayen ainsi que plusieurs de ses collaborateurs et la soeur cadette de Laure Dengou née Dokossi et son mari, transférés à la prison spéciale de Bozizé à Bossembélé surnommée Guantanamo, plusieurs informations font état des mauvais traitements et tortures qu'on leur a infligés.

 

Dans l'incendie du supermarché RAYAN, le stock des gadgets de campagne de Bozizé qui y était entreposé est aussi parti en fumée. C'est ce qui explique le courroux de Bozizé qui veut se rendre justice lui-même, persuadé de la culpabilité de Me Balemby et Jean Daniel Dengou dans le déclenchement de l'incendie.  

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 02:25

 

 

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 (9-12 juin 2010)

 

 BANGUI, République Centrafricaine, 8 juin 2010/African Press Organization (APO)/ — En entreprenant cette nouvelle mission, S.E. M. Jan Grauls, Ambassadeur, Représentant Permanent de la Belgique auprès des Nations Unies, et Président de la Configuration RCA de la Commission de Consolidation de la Paix souhaite poursuivre le Dialogue entamé en juillet 2008, avec le Gouvernement de la RCA et les autres partenaires dans le processus de consolidation de la paix en RCA.

 

Il s’agira également de discuter des progrès faits dans la mise en œuvre des priorités clés en matière de consolidation de la paix, telles que définies dans le cadre stratégique pour la consolidation de la paix, avec une attention particulière au processus du DDR. Le partage avec les interlocuteurs nationaux et internationaux à Bangui des initiatives de la Commission de Consolidation de la Paix pour certains éléments du processus de consolidation de la paix sera aussi à l’ordre du jour.

 

 La mission a également un certain nombre d’objectifs spécifiques, liés entre autres au rôle que la CCP pourrait jouer pour faciliter l’identification de solutions aux défis ou blocages éventuels, notamment dans le contexte des élections.

 

La délégation dirigée par M. Grauls écoutera les acteurs dans le processus de DDR, pour obtenir une meilleure compréhension des défis liés à sa mise en œuvre, et pour identifier, le cas échéant, la manière dont pourrait se rendre utile la CCP pour résoudre les problèmes qui se posent. La mission souhaite par ailleurs discuter du processus de revue semestrielle du cadre stratégique pour la consolidation de la paix.

 

 Enfin elle s’attachera à identifier des domaines spécifiques, avec des idées concrètes, dans lesquels la CCP pourrait mieux accentuer son rôle de mobilisateur de ressources.

 

SOURCE : NATIONS UNIES

 

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Déclaration de NDjaména sur les enfants soldats

Source: Voice of America (VOA) N'Djaména 11 Juin 2010 Par François Djékombé


Compte-rendu de la conférence de la conférence de N'Djaména sur les enfants soldats par notre correspondant François Djékombé. Les pays participants ont signé une déclaration dite de N'Djaména les engageant à mener "treize importantes actions" pour arrêter le recrutement des enfants-soldats.

Selon Marzio Babille, près de 250 000 enfants de moins de 18 ans participent dans une trentaine de conflis à travers le monde.

Fin de la Conférence internationale sur les enfants-soldats de N'Djaména

La rencontre de trois jours sur les enfants-soldats s'est terminée ce mercredi. Elle s'inscrit dans le cadre de la campagne de l'Unicef a lancé pour encourager les pays à ratifier le Protocole facultatif de la Convention internationale des droits de l'enfant, concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés.

Des représentants du Nigeria, du Tchad, du Soudan, du Niger et de la République centrafricaine ont participé à cette conférence. Les participants ont entendu de nombreux témoignages émouvants d'anciens enfants-soldats de venus de la RDC, du Liberia et de la Sierra Leone.

La Déclaration de N'Djaména qu'ils ont signée engage leurs pays respectifs à mener « treize importants actions » de nature à « arrêter finalement le recrutement des enfants-soldats dans les groupes armées et favoriser, côté financier, des programmes pour la baisse de la pauvreté, et donc pour l'emploi et l'éducation de ces enfants», a dit Marzio Babille, représentant de l'Unicef au Tchad.

Selon Marzio Babille, près de 250 000 enfants de moins de 18 ans participent dans une trentaine de conflits à travers le monde. Rien qu'au Tchad, ces trois dernières années, l'agence onusienne a aidé à démobiliser plus 800 enfants-soldats. Mais en République centrafricaine, la difficulté, a dit M. Babille c'est que les enfants rejoignent volontairement les groupes armés parce qu'ils n'ont pas d'autres choix et on leur fait croire qu'ils obtiennent un plus grand statu social. En République Démocratique du Congo certains « Kadogos » ou enfants-soldats n'ont même pas la taille du fusil mitrailleur qu'ils portent.

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 01:41

 

 

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La descente faite le jeudi 10 juin dernier au parquet du Tribunal de Bangui par le président de la République François Bozizé pour y ordonner l’arrestation du bâtonnier de l’ordre des avocats et un autre citoyen qu’il accuse d’être à l’origine de l’incendie d’un supermarché appartenant à son ami libanais a quelques apparentements avec celle effectuée en 2007 par l’ancien et défunt président guinéen Lansana Conté à la prison centrale de Conakry pour ordonner la libération de son ami Mamadou Sylla, un homme d’affaire qui y croupissait pour avoir été condamné à cause d’un détournement de plusieurs milliards de francs. Il s’agit d’actes similaires d’une extrême gravité, posés par deux généraux présidents soudards africains qui se ressemblent dans leur nullité, à mettre dans les annales du fonctionnement des républiques bananières. Bozizé vient donc de détrôner Lansana Conté qui seul, détenait jusqu’ici le bonnet d’âne en quelque sorte.

S’agissant de Bozizé, c’est la traduction de sa conception médiévale et autocratique de la justice et de l’appareil judiciaire. Ne connaissant absolument rien en droit, ne serait-ce que même quelques notions sommaires en culture générale, il aurait dû s’entourer de juristes dignes de ce nom et compétents pour le conseiller. Il a plutôt choisi par pures considérations tribalistes, de s’attacher les services d’un charlatan et apprenti sorcier corrompu comme Firmin Feindiro qu’il a nommé procureur de la République de Bangui depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003 et sur qui pèsent par dessus le marché, de graves soupçons de faux diplômes. Il se serait inscrit en master de droit à l’université de Grenoble puis en doctorat à celle de Toulouse avec le diplôme d’un tiers qu’il aurait falsifié. La multiplication des boulettes et autres bourdes juridiques et judiciaires de Bozizé s’explique en partie par ces raisons.

Quelque jours avant que même l’incendie eût détruit le supermarché du libanais Ali Akhrass, le procureur Feindiro avait dans une interview publiée par le journal proche du pouvoir La Plume, déclaré que le gérant de l’entreprise ADMN Jean Daniel Dengou devrait être arrêté pour incitation à la haine raciale contre les commerçants libanais en RCA à cause de la pétition qu’il a lancée pour défendre les droits des occupants expulsés manu militari de l’immeuble Bangui 2000 vendu dans des conditions scandaleuses mais sans doutes juteuses pour Feindiro et Bozizé, au Libanais Ali Akhrass.

A en croire certains membres du gouvernement de Bozizé, la façon dont il préside les conseils de ministres depuis qu’il est arrivé à la tête du pays peut donner une idée de la médiocrité et de la grave incapacité de l’homme à assumer réellement les charges de la fonction. Selon les confidences recueillies auprès de plusieurs ministres, les conseils de ministres débuteraient presque toujours par d’invraisemblables communications présidentielles où Bozizé passe son temps à attirer l’attention de tel ou tel ministre à propos des fiches de ses services de renseignement qui lui ont signalé la tenue la semaine précédente de plusieurs réunions nocturnes d’opposants. Parfois, il adresse de sévères mises en garde aux ministres au sujet de la mollesse et du manque de détermination de certains d’entre eux à combattre les opposants.

Toujours d’après ses ministres, aussi sidérant que cela puisse paraître, Bozizé occupe ses journées à gérer ses courriers privés et surtout contrôler lui-même l’identité des voyageurs à l’arrivée ou au départ de l’aéroport international Bangui Mpoko, en particulier ceux empruntant les vols d’Air France. C’est même un de ses fils, Franklin Bozizé, frère cadet de Francis, qu’il a placé comme chargé de sécurité à l’aéroport de Bangui outre le commissariat de police et la brigade de gendarmerie. C’est tout simplement hallucinant ! On peut comprendre ainsi la multiplication surtout ces derniers temps des tracasseries faites à certaines personnalités de l’opposition ou soupçonnées comme étant de l’opposition qui ont été empêchées d’embarquer avec à la clé la confiscation de leur passeport.

Selon un scénario quasi immuable, c’est le porte parole du gouvernement qui, devant l’indignation générale suscitée par la médiatisation des affaires  d’interdiction de voyage et de la retenue de passeport de ces personnes, a la dure tâche d’expliquer la survenue de l’incident, de présenter les plates excuses du gouvernement et d’annoncer où et quand le passeport peut être restitué. En réalité, c’est Bozizé en personne qui, dans les coulisses, tire les ficelles. Dans certains cas, ceux des candidats au voyage qu’il connaît et qui parviennent à le joindre au téléphone depuis l’aéroport, encore faut-il avoir son contact téléphonique direct, peuvent obtenir de lui l’autorisation in extremis de prendre leur vol. Un président qui n’a rien d’autre à faire que de s’occuper des gens qui prennent l’avion ! Du jamais vu, mais Bozizé n’est pas comme les autres et vrais présidents. C’est une gravissime calamité arrivée par accident à la tête de la République centrafricaine dont cherche à se débarrasser le pays. Tant qu’il sera là, il n’y aura hélas pas d’élections transparentes ni crédible. Comment faire ?  Les Centrafricains doivent y réfléchir sérieusement.

 

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