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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 02:03


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Paris 2 février 2010 (Pana) - L'ancien Premier ministre tchadien, Abdelkerim Fidèle Moungar, a affirmé que la corruption au Tchad est un problème structurel, réagissant à l'approbation jeudi dernier par le Parlement tchadien de la mise en accusation de trois membres du gouvernement, qui sont soupçonnés d'être impliqués dans un scandale de détournement de fonds.

"Au Tchad, les méthodes d'investissement ne répondent pas à un appel d'offres. Il n'y a pas de transparence. C'est tout le système de gestion du régime en place qui est en cause. Il faut s'attaquer à tous les symptômes si on veut guérir la maladie", a déclaré Abdelkerim Fidèle Moungar dans un entretien accordé à la PANA à Paris.

Le Gouvernement tchadien a entrepris depuis quelques mois, sous la houlette du ministère du Contrôle d'Etat et de la Moralisation, une lutte anticorruption qui a déjà touché de nombreuses hautes personnalités dont trois membres du gouvernement, soupçonnés d'être impliqués dans le scandale de la passation d'un marché de fourniture de matériel scolaire d'un montant de 2 milliards de FCFA.

M. Moungar, tout en saluant l'action du gouvernement, a estimé cependant qu'il faut faire attention, car, a-t-il indiqué, "si c'est une vraie opération de lutte contre le gaspillage et la corruption, c'est une bonne chose. Le Tchad en a besoin et il faut étendre cette lutte à tout le pays pour combattre la mal gouvernance", a dit Fidèle Moungar qui a été Premier ministre sous Idriss Déby Itno entre avril et novembre 1993.

"Mais si c'est un exercice de style, un ravalement de façade simplement destiné à l'opinion publique, alors je m'inquiète qu'on livre des lampistes à la vindicte populaire", a-t-il affirmé.

L'ex-Premier ministre a déclaré que "malgré les richesses du Tchad, le pays est mal classé. En 2008, il s'est classé 170ème sur 177 pays alors qu'en 2007 le Tchad avait empoché des recettes de l'ordre de 1,2 milliard de dollars US. Il n'y a eu pas de progrès et le niveau de vie a baissé".

"Le PIB par habitant au Tchad était de 650 en 2007 et un an plus tard, il est tombé à 550 dollars. Il y a une déréglementation totale dans le pays, l'Etat est défaillant et la corruption est la conséquence de cette défaillance", a souligné M. Moungar.

Abdelkerim Fidèle Moungar, chirurgien de profession, partage sa vie entre la France et le Tchad. Il est Secrétaire général du Parti action tchadienne pour l'unité et le socialisme (ACTUS) qui dispose d'un député à l'Assemblée nationale du Tchad. Il travaille dans des hôpitaux en France.





NDLR : L’analyse que développe ici l’ancien Premier Ministre tchadien est aussi valable pour appréhender le phénomène de la corruption en Centrafrique où l’opposition démocratique regroupée au sein de l’UFVN vient de prendre quasiment la main dans le sac, ces cinq délégués au sein de la commission électorale indépendante. Ceux-ci ont accepté de vendre leur âme pour des enveloppes de cinq cent mille F CFA que le pouvoir de Bozizé leur a distribuées pour s’assurer leur collaboration et complicité quant à leur travail à la CEI. C’est du reste sur cette propension à se laisser acheter par l’argent que compte Bozizé et son parti le KNK pour gagner les prochaines élections en Centrafrique. Il n’y a plus de valeurs morales devant la pauvreté et la misère ambiantes. Tout le monde cherche à « manger », quitte à tourner le dos ou s’asseoir sur les nobles idéaux et les valeurs. Bozizé qui est conscient de l’extrême faiblesse de ses compatriotes face à l’argent n’arrête pas d’acheter des silences et des individus. Son entourage est peuplé de faux-culs et de faux-jetons qui choisissent de fermer leur gueule pour « bouffer » soi-disant. Les personnages qu’il a choisis pour en faire des PM ne sont jusqu’ici que des « béni oui oui » et des gens qui ont un grand faible pour les espèces sonnantes et trébuchantes. L’actuel président de l’Assemblée nationale de Centrafrique, un certain Célestin Leroy Gaombalet est l’exemple le plus caricatural. Pour un ancien banquier déjà à la retraite, il n’en demandait pas tant quand Bozizé est allé le chercher pour en faire un Premier Ministre. Il a compris d’emblée qu’il n’y a pas lieu à contrarier en quoi que ce soit son bienfaiteur bien au contraire, l’aplatissement devant lui est la règle. Ce genre de situation, si elle fait le bonheur des heureux bénéficiaires, est loin de faire les affaires du pays qui pendant ce temps, s’enfonce inexorablement.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 01:31


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REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité - Dignité - Travail

 

COLLECTIF DES FORCES DU CHANGEMENT

DECLARATION RELATIVE A LA RENCONTRE DU SAMEDI 30 JANVIER 2010 AU PALAIS DE LA RENAISSANCE

 

Sous le Très Haut Patronage du Président de la République Chef de l'Etat, une rencontre réunissant les Institutions de la République, les Partis Politiques, les Associations et la Coordination Nationale de la Commission Electorale Indépendante (CEI) avait eu lieu au Palais de la Renaissance le 30 Janvier 2010 en présence des membres du Corps Diplomatique.

Cette rencontre portait sur 2 points :

. L'examen de la crise du processus électoral née du retrait temporaire de trois entités de la CEI

. L'affaire de la disparition non élucidée de Charles MASSI

A/ Concernant la crise de la CEI

Après les explications fournies par la CEI et le Collectif des Forces du Changement, il se dégage la conclusion suivante:

1)      Des fautes graves et des irrégularités indéniables ont été commises par la Coordination Nationale de la CEI

2)      Le Chef de l'Etat a décidé de la dissolution des comités locaux illégalement installés dans le pays ainsi que les Comités d'Ambassade et de Consulat.

3)      Le Chef de l'Etat a ordonné un audit de la gestion des fonds mis à la disposition de la Coordination Nationale de la CEI

4)      La saisine du Conseil National de la Médiation comme seul cadre institutionnel approprié pour les discussions portant sur les autres revendications du Collectif des Forces du Changement.

B/ S'agissant de l'Affaire de disparition du Colonel Pharmacien Charles MASSI

Le Collectif des Forces du Changement maintient son exigence de la mise en place d'une  commission d'enquête internationale dont la mission est de faire la lumière sur les circonstances de la disparition et du probable décès de Charles MASSI.

Le Collectif saisira officiellement dans les prochains jours, les Organisations Internationales Gouvernementales et non Gouvernementales en vue de la création de cette structure indépendante afin que la vérité soit connue.

En définitive, le Collectif des Forces du Changement:

1° Salue la sagesse du Chef de l'Etat et le félicite pour sa neutralité dans la recherche d'une solution de sortie de crise au niveau de la CEI.

2° Exprime sa disponibilité à poursuivre les discussions avec le Conseil National de la médiation.

3° Note avec satisfaction que le Chef de l'Etat n'est pas opposé à la mise en place d'une Commission d'Enquête Internationale chargée d'investiguer dans l'affaire Charles MASSI.

 

Fait à Bangui, le 1er Février 2010

 

1) ENTITE: OPPOSITION DEMOCRATIQUE

ADP        :        C E  KEZZA KOYANGBO

 

ASD        :       

 

LONDO    :

 

MLPC      :      Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU

 

2) ENTITE: AUTRES PARTIS

 

CRPS     :        Me Nicolas TIANGAYE

 

FC           :      Gl Timothée MALENDOMA

 

PATRIE  :



3) ENTITE: MOUVEMENT POLITICO - MILITAIRES

 

APRD   :     Jean Jacques DEMAFOUTH

 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 03:44


Ange-Patasse.jpg

LIBREVILLE (AFP) - 02.02.2010 22:57 - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a souhaité la mise en liberté provisoire de son ex-allié Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, dans un entretien à une télévision diffusé mardi.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a souhaité la mise en liberté provisoire de son ex-allié Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, dans un entretien à une télévision diffusé mardi.

L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé a souhaité la mise en liberté provisoire de son ex-allié Jean-Pierre Bemba, détenu par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, dans un entretien à une télévision diffusé mardi.

"Notre voeu, c'est que Bemba puisse recouvrer cette liberté provisoire", a déclaré M. Patassé, président de 1993 à 2003, dans cet entretien à la chaîne à vocation panafricaine Africa24.

"Moi, je fais confiance au procureur (de la CPI). Je pense que c'est un homme très équilibré, qui saura rendre justice", a-t-il ajouté, répondant à une question sur un éventuel soutien manifesté à M. Bemba durant sa détention.

Jean-Pierre Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) devenu parti d'opposition en République démocratique du Congo, avait appuyé le régime de M. Patassé pour contrer une tentative de coup d'Etat entre 2002 et 2003.

Arrêté en mai 2008 à Bruxelles sur la base d'un mandat de la CPI, M. Bemba est détenu à La Haye, où siège la Cour qui doit le juger pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique par les hommes du MLC.

Il réfute ces accusations. Son procès est prévu à partir du 27 avril. En août 2009, une instance de la CPI avait ordonné sa mise en liberté provisoire. Cette décision a été annulée en appel en décembre.

Lors des audiences de confirmation de charge en janvier 2009, M. Patassé avait été mis en cause par les avocats de M. Bemba. Ils ont nié toute responsabilité de leur client dans les crimes attribués à sa milice, expliquant que matériel de combat, véhicules, carburant et uniformes avaient été fournis sur instruction directe de M. Patassé.

Les avocats de M. Patassé soutiennent, eux, que leur client n'a aucune responsabilité pénale devant la CPI et qu'il n'est visé par aucune poursuite dans cette affaire.

Dans son entretien à Africa24, Ange-Félix Patassé a assuré n'avoir pas peur de se voir rattrapé par la justice dans le dossier.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 03:42


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APA-Addis Abeba 02-02-201 (Ethiopie) La 14e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), dont les travaux se poursuivent ce mardi à huis clos à Addis Abeba (Ethiopie), demande à la Commission de l’UA de réduire le nombre des activités prévues pour l’année en cours, a appris APA de source proche de l’organisation continentale.

Les activités visées sont notamment la session extraordinaire et les réunions et séminaires de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA ont demandé également l’annulation des sessions de la Commission du droit international de l’Union africaine, selon un projet de décision sur le projet 2010 de l’Union adopté par les ministres des Affaires étrangères (Conseil exécutif) et soumis pour approbation au sommet.

Le sommet dont les travaux prennent fin ce mardi dans la capitale éthiopienne, a également décidé de reporter à l’année prochaine la mise en œuvre effective des nouveaux organes et programmes de l’Union.

Il a aussi décidé de supprimer les crédits alloués au Parlement panafricain et à d’autres organes de l’Union, dans le souci ‘’d’harmoniser l’organisation des missions conjointes d’observation des élections avec d’autres organes’’.

Les chefs d’Etat et de gouvernement africains ont convenu également d’allouer un budget de 3.020.854 dollars au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) comme budget initial, pour son intégration dans les structures et processus de l’Union, en attendant notamment l’approbation de sa structure par les organes de décision.

Le projet de budget 2010 de l’UA qui s’élève à 250.453.697 dollars, a connu une sensible augmentation par rapport aux précédents.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 03:39


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AFP  02/02/2010 | Mise à jour : 18:12

Le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD) a déposé aujourd'hui une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" qui vise le président camerounais Paul Biya, soupçonné d'avoir constitué un patrimoine immobilier en France financé par des détournements.

Le CCD, une association de Camerounais vivant en France, a déposé plainte mardi au parquet de Paris, selon le récépissé de la plainte. Cette plainte, qui vise le chef de "recel de détournements de fonds publics", est dans la droite ligne
des plaintes déposées ces deux dernières années par plusieurs associations comme Transparency international visant trois chefs d'Etat africains: Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo.

La doyenne des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris, Françoise Desset, avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire après le dépôt de ces plaintes mais le parquet avait saisi la cour d'appel de Paris qui a finalement rejeté cette enquête au motif que les plaignants n'avaient pas subi de préjudice direct lié à d'éventuels détournements.

"Cette plainte contre M. Biya est le fait d'une association de Camerounais, et non d'une ONG française, nous sommes directement concernés par d'éventuels détournements," a expliqué le président du CCD, Robert Waffo-Wanto, au cours d'une conférence de presse.

Selon les plaignants, le patrimoine acquis en France par Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 03:35


Zobize-Yangou.jpg

 

Des opposants que l’on jette en prison ou trimbale devant les tribunaux, on en voit presque qu’à toutes les époques, de l’Antiquité greco-romaine à l’ère dite des grandes démocraties. L’exemple le plus récent nous vient de la France où le président de la République, Nicolas Sarkozy, par procureur interposé, n’en finit pas de faire des misères à un ex-Premier ministre, Dominique de Villepin, de surcroît cadre de l’UMP, parti au pouvoir. Si dans un pays considéré comme un parangon des pratiques démocratiques, des citoyens dont le seul péché est de prétendre à la succession au fauteuil présidentiel sont persécutés, il ne serait donc pas scandaleux qu’en Afrique où les vertus de l’Etat de droit sont encore au stade de balbutiement, les chefs d’Etat ne facilitent pas la tâche à leurs opposants.

Ce qui est plutôt regrettable, ce sont les méthodes utilisées qui n’ont d’autres objectifs que d’étouffer à jamais tout son de cloche qui ne proviendrait pas de la chapelle du pouvoir. En Afrique, plus particulièrement dans la partie centrale du continent, et à une époque où la force des arguments doit l’emporter sur l’argument de la force, la disparition mystérieuse des opposants semble être le sport favori de nombre de dirigeants. Les exemples toujours d’actualité sont ceux de la Guinée Equatoriale, du Tchad et de la Centrafrique. Dans ces pays d’Afrique centrale, ont respectivement cessé de se faire entendre, le colonel Cipriano Nguema Mba, ancien payeur de l’Armée, Ibni Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la CPDC, et le ministre d’Etat Charles Massi.

Les présidents des pays concernés ont beau tenter de convaincre l’opinion nationale et internationale qu’ils ne sont mêlés ni de près, ni de loin à ces enlèvements, les circonstances dans lesquelles ils se sont produits ainsi que leur manque d’entrain à faire la lumière dans ces différentes affaires font d’eux des suspects sérieux. Sans oublier que ces différents opposants étaient loin d’être de simples figurants dans le microcosme politique ou militaire de leurs pays, ce qui fait d’eux des entraves à la pérennisation au pouvoir des présidents Obiang Nguema, Idriss Déby et François Bozizé.

Entre autres comportements qui font peser davantage les soupçons sur ces potentats assoiffés de pouvoir, c’est le traitement qu’ils infligent à tous ceux, parents et proches des victimes, qui cherchent à en savoir plus sur ces drames. Et dans le cas centrafricain où certaines informations affirment la mort de Charles Massi, le président Bozizé aurait voulu prouver son implication dans cette affaire qu’il ne se serait pas pris autrement en expulsant Mme Massi de la Centrafrique. Comme justification de son acte, il avance le fait que le mari de celle-ci a pris les armes contre lui.

Un tel penchant des gouvernants africains à fournir des arguments bon marché pour expliquer leur négation des droits de l’homme, est encouragé par l’attitude trop passive de la communauté internationale. En effet, ni l’Occident, ni l’Union africaine n’a levé le petit doigt pour condamner comme il se doit ces pratiques inhumaines. N’en ont-ils pas les moyens ? Que neni ! Sans doute certains protègent-ils leurs intérêts, les pays des dirigeants incriminés regorgeant de ressources naturelles considérables et précieuses.

© Source : Le Pays : Honoré OUEDRAOGO

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 03:31


bozize-stylise

Incroyable mais vrai. François Bozizé a-t-il conscience des responsabilités qui sont les siennes, de la nature même de ses fonctions au regard de ses affirmations malencontreuses et de leur gravité ? Rien n’est moins sûr. La main sur le cœur, le verbe véhément, un tantinet agacé, il s’est livré ce week-end à une agression en règle de sa victime Charles Massi, dont on est sans nouvelles depuis le 18 décembre dernier.

Ayant reconnu, même implicitement et cyniquement le décès de Charles Massi des suites de tortures, « aujourd'hui, les organisations des droits de l'homme réagissent parce que Massi a été tué. Mais quand 15 de nos soldats ont été tués par des rebelles de Massi, où étaient les droits de l'homme », François Bozizé endosse désormais fort bien la responsabilité de ce crime odieux.

En ce plaçant en première ligne, même s’il n’a pas l’air de s’en rendre compte, le président centrafricain se trouve maintenant dans la situation inconfortable de l’accusé et aura forcément quelques réponses à fournir à la justice internationale sur le sort de son ancien ministre d’État.

Mais bien avant la justice internationale, l’Afrique centrale, à commencer par le président Denis Sassou N’Guesso du Congo qui a pris la présidence en exercice de la CÉMAC, doit demander et obtenir de Bozizé, des explications claires sur les supplices de Charles Massi et exiger que la dépouille de ce dernier soit rendue à sa famille. Il y va de la crédibilité de la sous-région.

Quelle que soit la méthode choisie, le temps où sa soldatesque massacrait impunément la populace centrafricaine est révolu. Cette vérité devrait pourtant lui apparaître avec une clarté aveuglante, lorsque la CPI (cour pénale internationale) a lancé un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar El Béchir.

Pour avoir oublié cette nouvelle règle pourtant essentielle de la vie en société et s’être cru intouchable pendant un moment, François Bozizé ne peut pour l’heure espérer sortir indemnes du piège qu’il s’est tendu lui-même. Le simple fait qu’il ait été interpellé par ses pairs sur le sort de son ancien frère de lumière durant le huis clos des chefs d’États de l’Union africaine, en dit long sur la suite qui sera réservée à cette affaire.

On ne peut plus allégrement fouler aux pieds les principes élémentaires des droits fondamentaux humains. Les assassinats politiques, comme stratégie de conservation du pouvoir et mode de règlement des différends politiques, n’ont plus droit de cité en ce millénaire. Si Bozizé ne l’a pas encore compris, rappelons-le que son maître à penser Bokassa 1er dont il accomplissait les basses besognes n’est plus. Ses pratiques aussi devraient l’être.

L’étau se resserre donc doucement mais surement sur le président centrafricain et ses sbires. Il a beau s’agacer, donner des leçons de rébellion (milieu où l’on se parle à coup de Kalachnikov) sic, pour avoir une posture d’accusateur, il lui faudrait dorénavant préparer sa défense en s’offrant le service des meilleurs pénalistes mondiaux. Car seul Dieu sait combien de preuves accablantes s’accumulent à son dossier déjà pendant devant les juridictions pénales internationales.

 

Mardi 2 Février 2010

Adrien Poussou

Source : http://www.lindependant-cf.com

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 00:47

C-lestin-Leroy-Gaombalet.jpg

En décidant de dénoncer, il y a un peu plus d’un mois, la gestion scabreuse de l’Assemblée nationale et de tenir pour personnellement responsable son Président, j’avais certes pour objectif l’information du public, mais je nourrissais surtout l’espoir secret que cette démarche pût produire en lui le déclic du redressement pour sauver ce qui peut encore l’être dans cette institution dont l’honorabilité et le rang ne laissent aucune place à l’amateurisme.

Mal m’en a pris puisque c’est dans le même temps que le Président de l’Assemblée va prendre un arrêté (voir copie) pour allouer des indemnités à une catégorie du personnel, à l’exclusion de certains autres dont l’appartenance ethnique ou politique supposée ne fait pas bon ménage au palais du peuple, creuset de l’unité nationale.

Un petit calcul rapide effectué sur la base d’une personne par catégorie porte le total de ces indemnités à 3.730.000 F CFA le mois et à 44.760.000 F CFA l’année. Où a-t-il trouvé soudainement cet argent? N'est-ce pas cet argent que pendant cinq ans il s'est refusé à mettre à la disposition des structures parlementaires pour travailler ou pour financer les missions de certains députés?

Pourquoi c’est seulement maintenant que cette allocation est décidée pour une partie du personnel et pas depuis 2005 et pour tous ? Brimade ou méchanceté, qu’est-ce qui peut justifier une telle discrimination ?

A certains égards, cette situation n’est pas sans rappeler la fable du riche laboureur qui, sentant….prochaine, réunit ses enfants non pas pour leur parler sans témoin mais pour leur partager le butin généré par la gestion patrimoniale de l’institution. Qui dit mieux ?

S’agissant des voitures de commandement ; le Président de l’Assemblée nationale s’est fait payer une 3ème (dernière née dans le haut de gamme de la firme nipponne) en cinq ans, sans qu’on sache ce qu’il est advenu des deux premières mais dont on prétend « qu’elles sont en panne ». Quelles sont ces pannes qu'on ne peut réparer? Ce qui est sûr, c’est qu’au moment d’écrire ces lignes, elles n’ont pas encore réintégré le parc auto des épaves de l’Assemblée nationale.

En l’état actuel des choses, on est plus en droit de s’interroger légitimement sur le poids de l’héritage qui sera légué à la prochaine législature d’ici la fin de la présente et dont le contribuable centrafricain, une fois de plus, fera seul les frais. Hélas !

Christophe NDOUBA

Député de Paoua 2




ASSEMBLEE NATIONALE                                REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

                                                                                             Unité - Dignité - Travail

PRESIDENCE  

 

 

QUESTURE

 

 

A R R E T E  N° 002 / 2010

 

 

FIXANT LES MONTANTS DE LA DOTATION MENSUELLE DE LOGEMENT ET DE SUJETION DE L'ASSEMBLEE NATIONALE

 

LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE

 

Vu La Constitution du 27 décembre 2004 :

Vu La Loi Organique n° 97.011 du 04 juillet 1997, relative à l'Assemblée Nationale :

Vu La Loi na 09.017 du 31 décembre 2009 arrêtant le budget de la République Centrafricaine pour l'exercice 2010 ;

Vu Le Règlement Intérieur de l'.Assemblée nationale approuvé par la Cour Constitutionnelle en date du 14 février 2006 ;

Vu Le procès verbal na 015 du \0 Juin 2005 relatif à l'élection du Président de l’Assemblée Nationale;

 

ARRETE

 

Art 1er : Les montants de la dotation mensuelle de Logement et de Sujétion alloués aux Cadres et Agents de l'Assemblée Nationale sont fixés comme suit:

 

 

1 - CADRES AGENTS


FONCTION

MONTANT MENSUEL SUJETION

MONTANT MENSUEL LOGEMENT

 

1

Directeur de Cabinet

250000

225 000

2

Secrétaire Général

250 000

225 000

3

Chef de Cabinet

225 000

200 000

4

Conseillers

220 000

200 000

5

Chargés de Mission

220 000

200 000

6

Assistant/SG

200 000

180 000

7

Directeurs Généraux

200 000

180 000

8

Directeurs

170 000

150 000

9

Directeur Adjt Sécurité

120 000

70 000

10

Chefs de Service

100 000

70 000

11

Chauffeur de commandement PAN

100 000

70 000

12

Rédacteurs

50 000

20 000

13

Chefs de Bureau

40 000

30 000

14

Agents cabinet PAN

25 000

30 000

15

Plantons cabinet PAN

20 000

25 000

16

Chauffeurs (Cabinet, Bureau)          

20 000

20 000

17

Agents Adm

30 000

 

18

Chauffeurs Adm

25 000

 

19

Filles de salle /Manœuvres

20 000

 

 

 

Art 2 : Le présent arrêté qui abroge toutes dispositions antérieures contraires el qui prend effet à compter du 1er janvier 2010, sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.

 

Fait à Bangui, le 08 janvier 2010

Le Président de l’Assemblée Nationale

 

Célestin Leroy GAOMBALET


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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 23:57


-beac.jpg

Societe-Generale-logo.jpg


(Quel avenir pour la Guinée Equatoriale? 01/02/2010)

Les six chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) n’ont pas digéré la perte de 16,4 milliards de F CFA (25 millions d’euros) subie par la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) à la suite d’un placement toxique de 500 millions d’euros « vendu », en 2007, par la Société générale.

Réunis du 15 au 17 janvier à Bangui, ils ont affiché leur volonté de récupérer cette somme. Ils s’apprêtent à déposer un recours à l’amiable auprès de la banque française et n’hésiteront pas, le cas échéant, à saisir les tribunaux.

Depuis près d’un an, les responsables de la Beac tentent sans succès d’obtenir des informations sur la composition de cet investissement structuré. Le document qui leur a été remis par la Société générale tient en effet en une page ! Ni la nature des produits dérivés retenus, ni la sensibilité du placement à l’évolution des marchés, ni son rendement ne sont mentionnés.
Dans ce contexte de défiance, la Beac pourrait par ailleurs demander à renégocier les modalités du fonds (détenu à parts égales par la Société générale et la Banque de France) qui gère une partie des retraites des agents de la Beac.

© Copyright Quel avenir pour la Guinée Equatoriale?

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 19:33


Jean-Ping-UA.jpg

 

APA-Addis Abeba 01-02-2010 (Ethiopie) L’UA a décidé de ne plus autoriser les auteurs de changement anticonstitutionnel à se présenter à des élections organisées pour restaurer l’ordre constitutionnel, a appris APA, lundi à Addis Abeba (Ethiopie) de source proche de l’organisation continentale.

Selon le projet de décision sur ‘’la prévention des changements anticonstitutionnels de gouvernement et le renforcement des capacités de l’UA à gérer de telles situations’’, adopté par le Conseil exécutif (ministres des Affaires étrangères) et soumis pour approbation au 14e sommet de l’UA, la Conférence note qu’elle se réserve aussi le droit de suspendre le pays concerné.

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui poursuivent leurs travaux à huis clos dans la capitale éthiopienne, ont accepté aussi, selon le projet de rapport, d’appliquer des sanctions à l’encontre de tout Etat membre dont il est prouvé qu’il a été à la base ou soutenu un changement anticonstitutionnel dans un autre Etat.

Le Conseil exécutif rappelle que l’UA est dotée des instruments requis pour faire face au fléau des changements anticonstitutionnels de gouvernement et que l’objectif doit être de favoriser la mise en œuvre effective de ces textes en leur apportant, le cas échéant, les précisions, enrichissements et adaptations utiles, plutôt que d’élaborer de nouveaux instruments.

 

NDLR : L’UA devrait appliquer rétroactivement cette décision contre l’auteur du changement anticonstitutionnel intervenu en République centrafricaine un certain 15 mars 2003 qui s’appelle François Bozizé. Malgré le refus qui lui avait été opposé à l’époque par l’ancien président de la Commission de l’UA, le président Alpha Omar Konaré, lorsqu’il voulait être candidat à l’élection présidentielle de 2005, le dictateur sanguinaire de Bangui s’était entêté jusqu’au bout à défier l’UA. Est-ce l’ironie du sort qui voudrait qu’aujourd’hui, ce soit le même Bozizé qui participe au sommet de l’UA qui se prépare à prendre des mesures préventives contre les auteurs de changement anticonstitutionnel pour ne pas dire tout simplement coup d’Etat ?

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