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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 18:19




Bangui - (Xinhuanet 10/11/2009) - La tenue dans le délai des élections présidentielles et législatives en 2010 en République centrafricaine est encore possible, a annoncé lundi le président de la Commission électorale indépendante (CEI) du pays, le pasteur Binguimalé, dans un communiqué.


Le président de la CEI a voulu ainsi "rassurer l'opinion nationale et internationale" et couper court à ce qu'il considère être "des bruits incessants, des préjugés et des appréhensions des uns et des autres tendant à faire croire à un quelconque report des élections", prévu pour mars 2010.


Cette mise au point du pasteur Binguimalé intervient au lendemain d'une audience accordée au 31 membres de la coordination nationale de la CEI par le président de la République François Bozizé, qui s'est également entretenu en tête-à-tête avec le président de la CEI au sujet des difficultés rencontrées par cet organe chargé d'organiser les élections.


"C'est un grand jour aujourd'hui de vous recevoir pour marquer aux yeux de l'opinion nationale et internationale que la Commission électorale indépendante centrafricaine est en place et à pied d'œuvre", a déclaré Bozizé lors de cette rencontre, promettant que "le gouvernement pour sa part fera de son mieux pour répondre et pour accompagner [la CEI] dans cette mission".


Depuis une dizaine de jours, la presse se fait l'écho des critiques de l'opposition reprochant au gouvernement de ne pas donner à la CEI les moyens nécessaires pour devenir opérationnelle et de chercher plutôt à faire prolonger le mandat du président Bozizé.


L'opposition relève notamment le fait que la CEI ne dispose pas de locaux pour se réunir, que le fichier électoral ayant servi aux élections précédentes est inexistant et que les groupes armés gardent encore leurs armes en raison de ce que le programme de désarmement lancé depuis le 13 août 2009 a pris du retard.

 

© Copyright Xinhuanet

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 22:49




 

BANGUI, 9 nov 2009 (AFP) - L'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, rentré fin octobre dans son pays après 7 ans d'exil au Togo, a réaffirmé mardi à l'issue d'un entretien avec l'actuel chef de l'Etat François Bozizé, qu'il était candidat à l'élection présidentielle prévue en 2010.

"Je réaffirme ici que je serai candidat à la présidentielle de 2010", a dit M. Patassé dans une déclaration à la presse présidentielle, dont l'AFP a obtenu copie.

"Je voudrais (...) dire merci au chef de l'Etat qui m'a longuement reçu en audience. Nous avons eu à partager les problèmes de notre pays sous tous les angles", a précisé M. Patassé, qui n'avait encore fait aucun discours ou de déclaration publique depuis son retour à Bangui le 30 octobre, à sa sortie du palais de l'Assemblée nationale.

"Nous nous félicitons, lui et moi, de cette ambiance fraternelle. Nous avons été directs et clairs, on s'est parfaitement compris. C'est ce que j'ai souhaité en retournant au pays", a-t-il ajouté.

"Je suis rentré définitivement après sept années d'exil. Vous comprendrez la joie que je ressens en me retrouvant parmi les miens", a souligné l'ex-président.

M. Patassé, qui avait annoncé fin août son intention de revenir dans son pays disputer la présidentielle, a présidé la Centrafrique de 1993 à mars 2003, quand il a été renversé par le général François Bozizé.

M. Patassé, 72 ans, a été exclu en juin par son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui a désigné l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé comme candidat à la présidentielle.


Centrafrique : Patassé candidat en 2010

Source : Courrier international lundi, 09 novembre 2009

La déclaration D'Ange-Félix Patassé à la presse présidentielle centrafricaine est sans équivoque : "je réaffirme ici que je serai candidat à la présidentielle de 2010". Quelques semaines après son retour de 7 ans d'exil au Togo, Ange-Félix Patassé est décidemment prêt à prendre sa revanche pour les prochaines élections.

Ange-Félix Patassé s'est entretenu avec François Bozizé, le président actuel. "Nous nous félicitons, lui et moi, de cette ambiance fraternelle. Nous avons été directs et clairs, on s'est parfaitement compris. C'est ce que j'ai souhaité en retournant au pays", a ajouté l'ancien président. Ange-Félix Patassé avait annoncé fin août son intention de revenir dans son pays  pour y disputer la présidentielle. Il a présidé la Centrafrique de 1993 à mars 2003, quand il a été renversé par le général François Bozizé. A 72 ans, Ange-Félix Patassé a été exclu en juin par son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), qui a désigné l'ancien Premier ministre Martin Ziguélé comme candidat à la présidentielle.

Alors qu'Ange-Félix Patassé revient en Centrafrique pour se présenter aux élections présidentielles 2010, Jean-Pierre Bemba doit regarder ce spectacle avec circonspection. Accusé de crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour des actes commis par ses troupes venues en aide au Président Patassé en 2003, Jean-Pierre Bemba attend son procès au fond d'une prison de La Haye, alors que Patassé n'est nullement inquiété par la justice internationale. Ironie du sort, Jean-Pierre Bemba ne pourra vraisemblablement pas se présenter aux prochaines élections présidentielles en RDC, prévues en 2011.

Christophe Rigaud

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 22:45




 

APA-Addis-Abeba 09-11-2009 (Ethiopie) La Commission consolidation de la paix (CCP) des Nations Unies a débloqué un budget de 300 millions de dollars pour initier des initiatives de consolidation de la paix dans quatre pays post-conflits en Afrique, ont indiqué lundi les autorités onusiennes.

Le Burundi, la Sierra Leone, la Guinée Bissau et la République centrafricaine sont les quatre pays bénéficiaires des initiatives de la CCP.

Sur les 350 millions de dollars, à ce jour, 162 millions de dollars millions ont été accordés à ces pays qui entreprennent divers projets, a déclaré à la presse le chef de la commission, Heraldo Munzo, à l’issue d’une rencontre avec les membres du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

La Commission de consolidation de la paix (CCP) est un nouvel organe consultatif intergouvernemental des Nations Unies qui appuie les efforts de paix dans les pays sortant d’un conflit.

Selon l’ambassadeur Munzo, la commission, créée en 2005, a convenu avec la Commission de l’Union africaine de collaborer étroitement dans le domaine des efforts de rétablissement de la paix sur le continent, principalement dans les pays sortant de conflits.

C’est la première fois que la Commission de consolidation de la paix discute avec l’UA.

« Nous avons convenu de travailler ensemble et de partager nos expériences dans les efforts de paix. Ceci constitue le premier pas vers un échange de points de vue », a déclaré Munzo.

Le vice-président de la Commission de l’UA, Eastus Mwencha, a, pour sa part, déclaré que les deux parties avaient convenu de renforcer leur collaboration dans le domaine des efforts de paix sur le continent.

Le CCP est une structure de l’Organisation des Nations Unies qui a pour mandat d’appuyer les efforts de consolidation de la paix dans les pays post-conflits, y compris les initiatives de reconstruction post-conflit.

 « Nous avons l’intention de partager nos expériences et, cela ne sera pas limité à ces quatre pays, mais nous comptons aussi couvrir tous les pays du continent », a précisé le commissaire de la Commission paix et sécurité de l’UA, l’Algérien Ramatane Lamamra.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 22:43




 

Petit à petit, la Chine prend le dessus

Afrik.com lundi 9 novembre 2009  par Bedel Baouna

Non, la Françafrique n’agonise pas ; elle n’est pas en mauvaise santé. Loin de là. Cependant, la Chinafrique lui assène des uppercuts imparables, si bien que les hématomes sont très visibles. Le lion est défié par le tigre sur son territoire, la savane africaine. Pas plus tard qu’hier, le premier ministre chinois Wen Jiabao annonçait que la Chine fournirait dix milliards de dollars de prêts bonifiés à l’Afrique, lors de la première journée du Forum Chine-Afrique à Charm el-Cheikh, en Egypte.

En mars 2009, Nicolas Sarkozy effectuait une tournée dans trois pays africains, francophones et dotés de richesses minières - le Congo-Kinshasa, le Congo-Brazzaville et le Niger. Cette visite sonnait comme une façon de montrer à la Chine que la France est toujours présente en Afrique. Certes, le lion a perdu sa crinière ! Mais il veille sur ses lionceaux. Et pour cause : peu de temps après, Mamadou Tandja fait un coup d’Etat, en s’accordant trois ans supplémentaires, sans réaction violente de la France. Denis Sassou Nguesso est réelu en juillet, dans les conditions que l’on sait. Joseph Kabila, lui, est ambigu : un pas vers la France ; deux pas vers la Chine. Les Bongo sont encore là ; Paul Biya dort sur ses deux oreillers. Seuls Idriss Deby et François Bozizé restent à portée de buffles locaux, malgré la vigilance du lion.

Mais rien n’arrête le tigre. Son appétit est si immense qu’il a même acquis 1,6 pour cent de Total, symbole de puissance du lion gaulois. Autre démonstration de force en date (ou plutôt du cynisme chinois), la signature d’un contrat de 7 milliards de dollars avec la Guinée de l’imprévisible Dadis Camara, au moment même où l’Union européenne accuse le capitaine de "crime contre l’humanité". Et, aux termes de l’accord conclu à Conakry le 9 octobre, la Chine, via le China International Fund Limited, prospectera les réserves de pétrole offshore et exploitera les gisements de bauxite - la Guinée en est le premier producteur mondial. En retour, selon Le Financial Times, les Chinois bâtiront les hôpitaux, les routes, les ports... Ce que la France a été incapable de faire dans les pays où elle est passée. Le ministre des Mines guinéen, Mohamed Thiam, ne cache pas sa joie dans le Figaro du 15 octobre : "Le deal porte sur une durée de cinq ans. (...) La Guinée est l’un des pays dont les réserves naturelles sont les plus importantes du monde, et la Chine, l’un des pays qui ont le plus besoin de ressources." Un contrat qui donne des ailes à la junte et qui nargue les Européens, en particulier le lion. Une pluie inespérée dans le désert politico-économique qu’est la Guinée. Nul doute que les pâturages seront luxuriants. Comme pour le Soudan - l’un des principaux fournisseurs en pétrole de la Chine -, saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU est une perte de temps : la Chine opposera son veto. Ils sont en Angola depuis longtemps ; les Chinois ont associé les Angolais à l’exploitation du pétrole guinéen. Le drapeau rouge flotte sur le Congo-Brazzaville, une ancienne "propriété française". Les Chinois y sont même des chauffeurs de bus. A Bacongo, un arrondissement de Brazzaville, ils ont bâti des maisons inabordables et inhabitables. Outre le Maghreb, les Chinois ont conquis la Guinée équatoriale et le Nigeria.

Mais, ici et là, la résistance s’organise. Aussi, dans sa chasse aux antilopes, le grand fauve asiatique a essuyé un revers de taille, début septembre : le Nigeria, un mastodonte africain, a refusé de lui vendre six millions de barils de pétrole. Toujours selon le Figaro, le ministre du pétrole nigérian, Odein Ajumogobia, tonne : "... nous n’allons pas leur donner tout ça." D’aucuns se méfient de l’argent chinois, un déluge de postillons fétides, qui pourrait davantage inonder l’Afrique de dettes. Le yen n’endigue en rien le chômage ou la pauvreté ; les économies locales n’en voient pas la couleur. La Chine apporte sa propre main d’oeuvre. "L’Angola-mode" - matières premières contre l’aide financière, l’assistance technique, bourses aux étudiants angolais, etc - effraie-t-elle ?

Dans la foulée, Alain Joyandet, secrétaire d’Etat français à la coopération, annonce dans une interview au Figaro que l’aide publique au développement passera à 3,5 milliards d’euros pour 2010, afin "d’y maintenir le drapeau français et d’y conserver une influence qui permette, ensuite, à nos entreprises de s’y développer". Une aide essentiellement destinée en Afrique subsarienne, dans 14 pays. L’éducation et la santé en seront les secteurs prioritaires. Mais sera-ce suffisant pour canaliser les appétits du tigre chinois ?

La France fait le forcing

Au dix-neuvième siècle, un Suisse, Henri Frédéric Amiel, dressa dans un livre un portrait implacable du Français. Extrait : " Il (le Français) évite les descriptions pour mieux se lancer dans les généralisations. Il imagine qu’il comprend l’homme dans sa globalité alors qu’il ne casse même pas la dure coquille de sa personnalité et qu’il ne comprend aucune autre nation que la sienne." Oui, le Français a du mal à comprendre l’Autre, aussi a-il cette facilité de donner trop souvent des leçons. Une morale qui relève du bruit d’assiète : il ne va pas assez loin. Fier, prétentieux, arrogant, le Français veut apparaître le meilleur partout, mais il est limité. Il met "une formule, une école de pensée au-dessus de la réalité". Et sait que la France n’existe plus, en dépit du forcing de Nicolas Sarkozy (parfois avec talent — la présidence française a été très visible et active, quoique très coûteuse). Le président iranien nargue la France. Eduardo Santos n’a que faire de la morale française : la Sonangol, la société pétrolière d’Etat, n’a pas hésité une seconde à s’allier avec le CIF chinois pour exploiter le pétrole guinéen. Le plus dramatique, c’est que quelques dirigeants de pays francophones ont rejoint la meute de la raillerie : Laurent Gagbo boude la France ; Paul Kagamé, lui, répugne désormais à la langue de Molière (A quoi sert la Francophonie ? A rien !)

Economiquement, la France est un maillon faible. Elle a bradé son tissu industriel et n’a conservé que la haute technologie — Airbus, Rafale, etc. Le made in France, peu à peu, disparaît ; la France s’est plus éprise de la logistique que de la production.

Politiquement, le temps où les Jospin, Chevènement, Juppé, Léotard, Seguin et d’autres encore faisaient jouir les téléspectateurs ou les auditeurs, dans les émissions politiques, est révolu. Place à l’ennui. Avec les hommes politiques comme Frédéric Lefebvre et Arnaud Montebourg, la France est à pleurer. Aucune profondeur politique. Ni de constance - du moins pour le second. Bien que de bords différents, ces deux jeunes hommes, au demeurant sémillants, sont plus sarkozistes que Sarkozy lui-même : facétieux, éparpillés, volubiles... Des disciples de Socrate - ils ont réponse à tout !

Mais l’Afrique s’amputerait elle-même en éconduisant la France, sous prétexte qu’elle n’existe plus. La France est comme une Mère nourricière. L’histoire et la géographie sont plus proches de la France que de la Chine. Des siècles d’amour haineux. Le 14 juillet 2010, plusieurs armées africaines défileront sur les Champs-Elysées pour leurs cinquante ans d’indépendance. Ce n’est pas la Chine qui aurait eu cette belle initiative. Aucun pays africain n’a le mandarin pour langue officielle. La France doit être une l’épouse légitime — un mariage fondé sur des rapports transparents - ; la Chine ; une maîtresse incontournable. L’Inde - une panthère - et le Brésil - un puma - ont, eux aussi, leur place dans la riche savane africaine.

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 22:39




 

 

LIBREVILLE (AFP) - lundi 09 novembre 2009 - 21h18 - Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements (25 millions d'euros) à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC).

"Pour des raisons d'éthique et de préservation de bonne gouvernance prônée par le chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba, j'ai décidé de me décharger de mes fonctions actuelles aux côtés du président afin de me consacrer entièrement à ma défense dans cette affaire", a affirmé Jean-Pierre Oyiba, dans une déclaration lue en direct pendant le journal télévisé de la première chaine publique RTG1.

L'hebdomadaire Jeune Afrique affirme dans son édition du 8 au 14 novembre que M. Oyiba a été l'un des bénéficiaires des détournements de fonds et aurait touché "65,6" millions de Francs CFA (100.000 euros).

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:02




 

APA Ban­gui 9 novembre 2009 - (Cen­tra­frique) Le pré­sident du Mou­ve­ment de li­bé­ra­tion du peuple cen­tra­fri­cain (MLPC), Mar­tin Zi­gué­lé, a de­man­dé au pré­sident cen­tra­fri­cain Fran­çois Bo­zi­zé, de re­mettre au pro­gramme Désar­me­ment, dé­mo­bi­li­sa­tion et ré­in­ser­tion (DDR) les 5 mil­liards de FCFA qui lui ont été oc­troyés par les pays de la Com­mu­nau­té éco­no­mi­queet mo­né­taire de l’Afrique cen­trale (CEMAC), a ap­pris APA.

 

Au cours d’une as­sem­blée gé­né­rale de son parti, sa­me­di der­nier à Ban­gui, M. Zi­gué­lé a in­vi­té le chef de l’Etat à pla­cer cet ar­gent sur le compte du Co­mi­té de pi­lo­tage du DDR qui est dans l’im­passe. Le pré­sident du MLPC a dé­plo­ré que les re­belles aient ré­ins­tau­ré une ad­mi­nis­tra­tion pa­ral­lèle dans les zones de conflits à cause du re­tard en­re­gis­tré dans la mise en œuvre du pro­ces­sus du DDR qui pré­co­nise la prise en charge des ex-​re­belles.

 

Selon lui, l’abou­tis­se­ment du pro­ces­sus du DDR dans les zones de conflits de­vrait fa­vo­ri­ser le re­tour mas­sif des ré­fu­giés et des dé­pla­cés dans leurs lo­ca­li­tés res­pec­tives, pour per­mettre à la Com­mis­sion élec­to­rale in­dé­pen­dante (CEI) de pro­cé­der à un re­cen­se­ment élec­to­ral fiable et trans­pa­rent dans la pers­pec­tive des élec­tions de 2010.

 

Mar­tin Zi­gué­lé a dé­non­cé avec force le re­cen­se­ment clan­des­tin dans un cercle très res­treint et sé­lec­tif or­ga­ni­sé par le mi­nistre de l’ad­mi­nis­tra­tion du ter­ri­toire et de la dé­cen­tra­li­sa­tion au­près de l’ad­mi­nis­tra­tion lo­cale.

 

Il a rap­pe­lé que la Consti­tu­tion en son ar­ticle 108 sti­pule que «le man­dat du pré­sident de la Ré­pu­blique ne peut être pro­ro­gé». Il se­rait ju­di­cieux que les élec­tions se tiennent en mars 2010, pour évi­ter un vide ju­ri­dique, a-​t-​il ex­pli­qué.

Enfin, le lea­der du MLPC a ap­pe­lé à «une vi­gi­lance poin­tue» les pré­si­dents des cel­lules et des sec­tions de son parti.




NDLR : Voilà un message qui a le mérite de la clarté. Cette enveloppe de cinq milliards de F CFA est destinée au financement DDR donc n'a pas vocation à croupir à la BEAC par la seule volonté de Bozizé. Cet argent, si tant est qu'il existe encore, doit en effet être versé au compte du BONUCA censé gérer le DDR.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 13:11




APA – Douala 09-11-2009 (Cameroun) La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), a décidé de placer sous administration provisoire, la Commercial bank Cameroon (CBC) et la Commercial bank Centrafrique (CBCA), a appris APA lundi de source officielle.

La COBAC souligne, dans son communiqué, qu’il s’agit d’une « mesure de sauvetage de la banque, afin d’éviter autant que faire se peut la liquidation de la banque car le coût exorbitant d’une faillite bancaire est exorbitant en l’absence d’un fonds de garantie actif ».

Le gendarme du secteur bancaire en Afrique centrale affirme que cette décision permet de « prévenir le risque systémique car la défaillance d’un établissement de crédit peut mettre en péril les autres banques des effets de contagion, d’éviter que le statu quo participe à la survie artificielle d’une entreprise non compétitive ».

La nomination d’une administration provisoire ouvre un plan de restructuration dont l’un des principaux objectifs est de mobiliser en moyenne 25 milliards de francs CFA au cours des trois prochaines années.

Le communiqué de la COBAC contre signé par le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Philibert Andzembé en sa qualité de président statutaire et de son adjoint Rigobert Andely, nomme respectivement le Camerounais Martin Luther Njang Njoh et le Centrafricain Tagatio dans les fonctions de CBC et de la CBCA.



NDLR : Il y a comme un climat de forte turbulence dans le secteur bancaire de la zone CEMAC. Selon nos informations, une réunion du Conseil d'administrtion de la filiale centrafricaine,  la CBCA,  qui devrait se tenir à Douala le 15 novembre prochain a été purement et simplement annulée à cause de cette situation nouvelle, les membres du conseil d'administration n'ayant plus aucune légitimité. On attend beaucoup du prochain sommet de Bangui de la CEMAC pour voir un peu plus clair dans tout ce magma des banques sous régionales.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 13:08




09/11/2009 08:47:47 | Jeune Afrique | Par : Marianne Meunier

 

Détenu depuis un an et demi, l’ex-vice président du Congo et chef de guerre n’a toujours pas été jugé. La CPI ne veut rien négliger, son procès est aussi celui où se joue la crédibilité de la justice internationale.

De notre envoyée spéciale à La Haye et Bruxelles

Deux tours crénelées, des murailles de brique, un ciel toujours gris: devant la prison de Scheveningen, même la plus blanche des oies se sent coupable. La forteresse pourrait être le palais d’un dictateur paranoïaque. C’est la nouvelle maison de Jean-Pierre Bemba.

Depuis le 3 juillet 2008, le bouillonnant patron du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’en a franchi les portes que pour deux raisons: des comparutions à la Cour pénale internationale (CPI), à quelques kilomètres de là, dans le centre de La Haye, et les obsèques de son père, Jeannot Bemba Saolona, en juillet 2009. Le reste de son temps – c’est-à-dire la majeure partie –, Jean-Pierre Bemba le passe entre ces murs fouettés par le vent du nord.

 La prison de Scheveningen a la réputation d’un bon hôtel: cellules individuelles, salles de sport, plateaux-repas – ou possibilité de cuisiner soi-même. Les visites sont autorisées et, tous les dimanches, Bemba passe quelques heures avec son épouse Liliane et leurs cinq enfants. Ils viennent en voiture de Rhode-Saint-Genèse, dans la banlieue de Bruxelles. Son épouse lui apporte des magazines – Le Point, L’Express, J.A., Gala –, son fils aîné, des DVD.

Richissime seigneur de l’Équateur pendant la deuxième guerre du Congo, à quelques centimètres de la victoire à la présidentielle de 2006 (Bemba a obtenu 42 % des voix au second tour), l’ex-vice-président (2003-2006) rêvait cependant d’un autre château.

Ses avocats et ses partisans parfois idolâtres le répètent: la bastille de Scheveningen n’est pas la dernière demeure de « Jean-Pierre ». Pour eux, les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont farfelues. Et le dossier de Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la CPI, un mille-feuille de mensonges. Les rebondissements du « feuilleton Bemba » les confortent. En juin, les juges retiraient trois chefs d’accusation de la liste. Actuellement, ils examinent la possibilité d’une mise en liberté provisoire. Détenu depuis un an et demi, Bemba n’a toujours pas été jugé… « Nous nous interrogeons sur l’implication des adversaires de Jean-Pierre Bemba pour l’empêcher de jouer un rôle de leader politique au Congo », en conclut Aimé Kilolo, l’un de ses avocats.

Du côté du procureur, l’analyse est bien différente. Normal que le procès n’ait pas commencé, répète-t-on. La CPI, créée en 1998, est encore un laboratoire. L’examen tatillon du dossier par les juges n’inquiète pas. Au contraire, ils sont, aux yeux du procureur, la marque de l’impartialité de la justice et ne rendront le procès et son issue que plus crédibles.

Comme dans les parties de ping-pong qui occupent Bemba dans sa prison, défense et accusation se renvoient toutes les balles. Un petit jeu inhérent à toute affaire judiciaire. Mais dans celle-ci se jouent la crédibilité de la justice internationale et la fin de l’impunité pour les puissants. Retour sur un casse-tête.

 Les crimes 2002-2003

En octobre 2002, le président centrafricain Ange-Félix Patassé affronte une rébellion menée par son ancien chef d’état-major, le général François Bozizé. Les troupes loyalistes ne font pas le poids. Bemba met 1500 hommes du MLC – les « Banyamulenge » – à disposition de Patassé, son allié. Ils quitteront la Centrafrique défaits, à la victoire de Bozizé, en mars 2003. Et laisseront derrière eux un massacre: des hommes, des femmes et des enfants ont été violés, torturés et tués, souvent en public; des maisons ont été dépouillées. Bangui et ses alentours sont traumatisés.

 Les débuts de l’enquête mai 2007-mai 2008

Saisi par la Centrafrique en 2004, Luis Moreno-Ocampo ouvre une enquête en mai 2007. S’appuyant sur des rapports de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), son équipe va chercher des témoignages de victimes à Bangui. D’ex- « insiders » – les membres du premier cercle de Bemba – parlent aussi. Leur identité, comme celle des victimes, est ultra-protégée.

Le dossier de Moreno-Ocampo s’épaissit. Certains passages sont accablants. Notamment les propos rapportés par le témoin 36, qui a entendu un commandant parler à ses hommes: « Vous n’avez pas de parent, vous n’avez pas d’épouse, vous allez là-bas et vous détruisez tout. C’est la guerre. […] Jean-Pierre Bemba vous a envoyés pour tuer et pas pour vous amuser. »

Au final, Moreno-Ocampo en est sûr: Bemba et Patassé ont ordonné à leurs soldats de terroriser les civils pour les dissuader de s’allier aux rebelles de Bozizé. Ils ont commis un massacre à grande échelle. Plus de 500 victimes sont concernées. Pour le procureur, il s’agit de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 L’arrestation 24 mai 2008

Craignant pour sa sécurité après les affrontements entre ses hommes et ceux de la garde présidentielle de Joseph Kabila, Bemba quitte le Congo en avril 2007. Il se partage alors entre ses opulentes villas de Faro, au Portugal, et de Rhode-Saint-Genèse, en Belgique. Les deux États sont membres de la CPI, donc tenus de coopérer. Les services secrets locaux transmettent leurs informations à La Haye.

Au bureau du procureur, une petite cellule traque les faits et gestes de Bemba: les mouvements sur ses comptes bancaires et ceux de sa famille, ses voyages, aux États-Unis ou en France, ses rendez-vous, ses appels. Les limiers disposent d’une visibilité de deux semaines sur son emploi du temps. Lui se sait surveillé.

Il faut prouver deux choses aux juges pour qu’ils émettent un mandat d’arrêt: que le suspect risque de se soustraire à la justice et de porter atteinte aux témoins. Le 22 mai, une opportunité surgit pour le procureur: à La Haye, les enquêteurs ne voient plus clair dans l’agenda de Bemba. Va-t-il se rendre au Congo pour l’élection du porte-parole de l’opposition? Ou dans un État africain qui n’a pas signé le statut de Rome donnant naissance à la CPI, la Libye par exemple, soutien de Bemba pendant la rébellion? Le doute est suffisant pour convaincre les juges d’agir. Le 23 mai, dans le plus grand secret, ils émettent un mandat d’arrêt pour trois crimes de guerre et cinq crimes contre l’humanité.

Dès le lendemain, des policiers sonnent au portillon en bois de la villa de Rhode-Saint-Genèse, dans la banlieue de Bruxelles. À l’intérieur, Jean-Pierre Bemba, Liliane et deux de leurs cinq enfants se préparent pour retrouver Jeannot, le grand-père, et leurs trois autres enfants dans un restaurant italien. La petite soirée en famille tourne court.

À la nuit tombée, Bemba est embarqué. Il fera un premier séjour avec des détenus anonymes à la prison Saint-Gilles de Bruxelles, avant d’être transféré, le 3 juillet, à Scheveningen. Un pénitencier beaucoup plus « sélect »: là, les voisins de cellule de Jean-Pierre Bemba s’appellent Charles Taylor (l’ex-président du Liberia) ou Thomas Lubanga (chef de milice congolais). Dès lors, les partisans de Bemba s’interrogent. Pourquoi Patassé n’est-il pas arrêté lui aussi? Argument du procureur: il dispose d’un plus grand nombre de preuves contre le chef du MLC. La défense n’est toujours pas convaincue: pour Aimé Kilolo, la saisie de la CPI par Bangui et la non-arrestation de Patassé prouvent que « cette affaire est une cabale politico-judiciaire contre Jean-Pierre Bemba ».

 Audiences décisives

12-16 janvier 2009

Pour sa défense, le nouveau pensionnaire de Scheveningen a essayé de se constituer une équipe de choc: le Britannique Karim Khan, ancien défenseur de Charles Taylor, les Belges Aimé Kilolo (fils d’un ministre de la Fonction publique de Mobutu) et Pierre Legros, le Congolais Nkwebe Liriss. Lors de « conversations privilégiées » – des visites sans gardien – ou au téléphone, ils élaborent une stratégie avec leur client, « très participatif », selon Aimé Kilolo.

Après plusieurs reports, l’heure de vérité a lieu en janvier, quand commencent les « audiences de confirmation des charges ». Les deux camps déroulent leurs arguments pour convaincre les juges, qui doivent décider si procès il y aura. De chaque côté, les lignes sont claires. Pour le procureur, Bemba a élaboré un plan commun avec Patassé. Il s’est très rarement rendu à Bangui, mais savait ce que faisaient ses hommes. Riposte de la défense: il n’y a pas eu de plan commun, les Banyamulenge n’étaient pas sous la responsabilité de Bemba mais de celui qui les avait appelés, c’est-à-dire Ange-Félix Patassé; quand Bemba a eu vent de viols, il les a fait punir par une cour martiale. Les juges ont soixante jours pour rendre leur décision.

 Le procureur doit revoir sa copie 3 mars 2009

Dix jours avant l’échéance, coup de théâtre: les juges prient le procureur de modifier le document de « notification des charges ». Ils supposent que Bemba est responsable des exactions commises par ses hommes en Centrafrique, mais la thèse du « plan commun » ne les convainc pas. Pour eux, c’est la seule responsabilité du chef militaire qui est en jeu: Bemba savait mais n’a rien fait pour empêcher les massacres. Ils demandent donc au procureur de présenter un autre acte d’accusation, dans ce sens.

Selon la défense, c’est un camouflet pour Luis Moreno-Ocampo. « Les juges lui ont signifié qu’il y allait un peu trop fort », estime Aimé Kilolo. En face, on affiche toujours la même sérénité: « Nous avons aussi des preuves pour montrer que Bemba savait et n’a rien fait, dit Béatrice Le Fraper, conseillère politique du procureur. Les gens qui lui envoyaient des rapports viendront témoigner. »

 Bemba devient « l’accusé » 15 juin 2009

Deux mois et demi après avoir reçu la nouvelle copie du procureur, les magistrats annoncent leur décision, en juin: l’affaire sera jugée et Bemba devient « accusé ». Mais c’est pour sa responsabilité de supérieur hiérarchique, et non de coauteur, qu’il comparaîtra. Trois chefs d’accusation ont été retirés de la liste des charges (sur un total de huit): deux pour « tortures » et un pour « atteinte à la dignité de la personne ». « Une grande réhabilitation morale », estime Aimé Kilolo. Autre interprétation possible: les viols, pour lesquels les accusations ont été maintenues, comprennent déjà les tortures et les atteintes à la dignité.

 Liberté provisoire? 14 août 2009

Tous les cent vingt jours, les juges doivent se demander si l’incarcération est nécessaire. L’audience a lieu fin juin. En août, ils rendent leur décision: Bemba doit être mis en liberté provisoire. Pour eux, le patron du MLC est un prisonnier modèle. Il ne se soustraira pas à la justice et ne se comportera pas en criminel. La preuve: aux obsèques de son père, auxquelles il a été autorisé à assister à Bruxelles, aucun incident n’a été déploré.

Ses avocats crient victoire. Reste un casse-tête: le pays d’accueil. La Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et l’Afrique du Sud sont sollicités. Membres de la CPI, ils sont tenus de coopérer. Mais aucun n’a intérêt à prendre ce risque diplomatique.

Autre embûche: le procureur a immédiatement fait appel de la décision des juges. « Une erreur en droit », dit Béatrice Le Fraper. Pour le bureau du procureur, les conditions nécessitant l’incarcération de Bemba n’ont pas changé. Il prétend que certains témoins, dont les noms ont filtré, ont déjà subi des intimidations. L’appel suspend la mise en liberté. La réponse de la Cour est attendue fin novembre.

D’ici là, les avocats et les soutiens de Bemba feront du lobbying auprès de certains États pour qu’ils acceptent le paria. Ils comptent faire appel à des pays « plus neutres », en Europe du Nord, par exemple, et envisagent de demander au Congo d’accueillir son ancien « vice-président ». Après tout, le pays est membre de la CPI et ne peut interdire son sol à l’un de ses ressortissants.

À Bangui, les victimes ne comprennent pas: « De leur point de vue, une libération, même provisoire, vaut acquittement », explique Mariana Pena, représentante de la FIDH à La Haye.

 Le procès bientôt

Un procès aura lieu. La question est maintenant: quand? Le procureur doit encore interroger quelques témoins et achever la transmission du dossier – 12000 pages pour le moment – à la défense. Théoriquement, ce sera fait fin novembre. Les avocats de Bemba termineront ensuite leur enquête. Ils pensent en avoir pour quatre mois. Peut-être un début de procès en avril, avance Aimé Kilolo. Il faudra d’ici là résoudre la question de l’identité des témoins – faut-il ou non la révéler?

Autre sujet: les frais de la défense. Depuis son arrestation, les biens et les avoirs de Bemba sont gelés. Officiellement, il n’a pas les moyens de payer ses avocats. Pierre Legros et Karim Khan ont d’ailleurs démissionné. Nkwebe Liriss et Aimé Kilolo disent travailler gracieusement. Ils seront bientôt payés. Le greffe a décidé la semaine dernière d’avancer 30150 euros par mois pour sa défense, frais qu’il devra rembourser à l’issue de la procédure.

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:45



Dossier Jean-Pierre Bemba : brusque coup d’accélérateur à la CPI





Sans y voir nécessairement une quelconque relation de cause à effet, on est tout de même obligé de se rendre compte que les choses semblent bouger et s’accélérer du côté du siège de la Cour Pénale Internationale à La Haye dans le dossier du président du MLC Jean-Pierre Bemba Gombo depuis le retour au bercail de l’ancien président Patassé. Comme par hasard, la CPI vient de fixer la date de démarrage du procès de l’ancien Vice président et Sénateur congolais au 27 avril 2010. Par ailleurs, selon des informations d’une source crédible désirant conserver l’anonymat, le tristement célèbre Procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui Firmin Féindiro serait en route pour La Haye aux Pays-Bas avec en poche, une convocation de la Cour Pénale Internationale pour être entendu comme témoin à charge contre Jean-Pierre Bemba et l’ex président Ange-Félix Patassé. Firmin Féindiro considère qu’Ange-Félix Patassé est l'auteur principal des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine par les troupes du MLC en 2002 et 2003 et imputés à leur chef Jean-Pierre Bemba Gombo qui en est également co-auteur.


Ainsi donc, il apparaît clairement que le marché conclu entre Bozizé et Patassé pour que l’ancien président rentré d’exil apporte son soutien à celui-ci afin de semer la zizanie au sein du MLPC et barrer la route au candidat Martin Ziguélé, s’avère bien être pour l’ancien président Patassé, un véritable marché de dupes. 

 



Bozizé veut prendre exemple sur la désastreuse élection d’Hamid Karzai en Afghanistan

 



Le président François Bozizé clame urbi et orbi qu'il tiendra bien les élections présidentielles et législatives en mars 2010, même sans l’achèvement du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). A l’appui de sa résolution, il évoque l’exemple des désastreuses élections qui viennent d’avoir lieu en Afghanistan où malgré les nombreuses et grotesques fraudes, Hamid Karzai a fini par être élu après le retrait de son adversaire au second tour. C’est scandaleux de vouloir s’inspirer d’un si mauvais exemple en matière d’élections car même les Nations Unies et les différents pays occidentaux impliqués sur place en Afghanistan ont unanimement reconnu avec beaucoup d’embarras le côté calamiteux de ces élections et le fait que Karzai ait été mal élu. C’est ce cas de figure que souhaite Bozizé pour la République centrafricaine. C’est tout simplement honteux. Pour lui, pourvu qu’il soit, peut importe comment !

 

Bozizé et la CEI

 

Bozizé a reçu les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) le samedi 8 novembre  pendant 8 minutes chrono en main, pour juste les saluer et leur souhaiter bonne chance sans un mot de plus. La CEI, depuis qu’elle a été mise en place,  continue de camper sans bureau et sans le moindre sou. Comment tenir les délais du calendrier électoral dans ces conditions avec une CEI sans siège, ni bureau ni moyens. That's the question !

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:41




 

Source : Syfia 03-11-2009

Centrafrique

Jules Yanganda

(Syfia Centrafrique) Une Centrafricaine, enlevée à 16 ans à Bangui et enrôlée de force dans la rébellion de Jean-Pierre Bemba, est de retour dans son pays. Au moment où ce dernier comparaît devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, elle témoigne des atrocités qu’elle a endurées et qu’elle aussi parfois été obligée de commettre.

En septembre dernier, Christine* a regagné la Centrafrique après six ans passés dans la rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba en RD Congo et dans l’armée régulière congolaise dans le cadre du programme DDR (Désarmement, démobilisation, réintégration). Enlevée à Bangui à 16 ans par le MLC venu en Centrafrique à la rescousse du régime d’Ange-Félix Patassé, elle a été violée, contrainte de prendre les armes, de tuer et de se nourrir de chair humaine.

Syfia International : Dans quelles circonstances avez-vous été enlevée ?

Christine : J’ai été kidnappée en 2003 par quatre éléments du MLC alors que je vendais de la bouillie au bord de la route à Bangui. Tous les quatre m'ont violée et m'ont traînée dans l’une de leur base à Damara (ville située à 75 km au nord de la capitale centrafricaine). Nous avons ensuite traversé le fleuve Oubangui pour rejoindre Jean-Pierre Bemba à Gbadolite, dans le nord-ouest de la RDC.

S.I. : Pour quoi faire?

Christine : Avec d’autres Centrafricaines enlevées et enrôlées de force dans le MLC, nous avons ensuite été conduites à l’est de la RDC, où la guerre faisait rage. Pendant quatre mois, nous avons combattu les "Rwandais" de Laurent Nkunda.

S.I. : Avez-vous tué ?

Christine : (Elle baisse la tête et fond en larmes). J’ai abattu six personnes et blessé plusieurs autres… Je l'ai fait pour me défendre.

 S.I. : Quelle était votre vie au front ?

Christine : Les viols étaient monnaie courante. Pour éviter d’être constamment abusée par plusieurs éléments, j’ai été obligée de m’accrocher à un adjudant avec qui j’ai fait trois enfants. Deux sont morts à cause du froid.

Chaque soldat ne percevait que 10 000 Francs congolais (8 €) par semestre. Nos soins de santé n'étaient pas payés. Les éléments du MLC punissaient toute désobéissance. Il leur arrivait d'enterrer vivant l’élément fautif jusqu'au cou et il finissait par mourir. À Zongo, en RDC, ville frontalière de Bangui, et à Gbadolite, des Centrafricains et des Tchadiens enlevés en Centrafrique étaient tabassés à mort. La nourriture était difficile à trouver. On buvait de l’eau sale. Lorsqu’on avait fini de tuer tous les cabris et les volailles dans les villages, nos chefs envoyaient des éléments capturer des hommes et des femmes pour les traîner jusqu'au camp. Ces captifs étaient d’abord soumis aux corvées. Puis, on les ligotait, leur bandait les yeux et les conduisait hors du camp où ils étaient tués à coups de gourdin sur la nuque. Ensuite, nous préparions leur chair pour la manger.

S.I. : Comment vous êtes-vous échappée ?

Christine : Les combats à l’est de la RDC étaient très durs. Nos ennemis, les "Rwandais" de Laurent Nkunda, étaient très aguerris. Ils nous ont causé de nombreuses pertes en vies humaines. Beaucoup de nos éléments ont déserté. Puis, Jean-Pierre Bemba a décidé de nous amener à Kinshasa pour intégrer l'armée régulière (Programme Désarmement, démobilisation, réintégration (DDR), Ndlr). Mais il m’était très difficile d'y vivre avec mon enfant. Un jour, j’ai décidé de fuir. Certaines personnes m’ont aidée à traverser le fleuve Congo et je me suis retrouvée au commissariat du port de Brazzaville où les policiers m’ont confiée au capitaine d’un bateau qui m’a ramenée à Bangui en septembre 2009.

 S.I. : Que retenez-vous de ces années-là ?

 Christine : Je garde un souvenir traumatisant du MLC. Je souhaite que la Justice internationale condamne Jean-Pierre Bemba, car il a fait trop de mal aux civils. Il a détruit ma vie. J’étais au lycée quand on m’a enlevée. Aujourd’hui, je ne peux plus étudier, car j’ai pris de l’âge et je souffre de maux de ventre. Je plaide pour que le gouvernement centrafricain cherche à retrouver les filles qui sont encore dans l’armée congolaise régulière afin qu’elles retrouvent la liberté et la paix.

Source : http://www.syfia.info/printArticles.php5?idArticle=5206

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